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Déliberation - AR Annexe delib. N.01 Rapport dorientations budgetaires 2026 actualise suite loi finances 02 02 2026 visee
Document publié le Lundi 2 février 2026 par la commune de Montmerle-sur-Saône.
Lien du pdf (Déliberation - AR Annexe delib. N.01 Rapport dorientations budgetaires 2026 actualise suite loi finances 02 02 2026 visee)
Thèmes du document : Fiscalité, Économie et finances, Institutions publiques,
1
RAPPORT
D’ORIENTATIONS
BUDGETAIRES 2026
Février 2026
Accusé de réception en préfecture
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Date de télétransmission : 09/02/2026
Date de réception préfecture : 09/02/20262
TABLE DES MATIERES
Préambule .............................................................................................................................................................. 4
I. ELEMENTS DE CONTEXTE ............................................................................................................................... 5
A. TENDANCES MACROECONOMIQUES ................................................................................................... 5
1. A l’échelle mondiale et européenne ................................................................................................ 5
2. A l’échelle nationale ........................................................................................................................ 5
B. LOI DE FINANCES 2026 : LES HYPOTHESES RELATIVES AUX COLLECTIVITES LOCALES ............................ 7
1. Un effort certain attendu des collectivites, des incertitudes sur son ampleur et ses modalites ....... 8
2. Les mesures qui pourraient impacter la commune ........................................................................ 11
C. A L’ECHELLE INTERCOMMUNALE, DES EVOLUTIONS SUR DES POINTS PARTICULIERS,
SANS AVANCEE GLOBALE NOTOIRE .................................................................................................... 15
1. Un pacte financier et fiscal non abouti .......................................................................................... 15
2. Des points particuliers à prendre en compte ................................................................................. 16
II. AXES STRUCTURANTS DE l’ELABORATION BUDGETAIRE ...................................................................... 19
A. PRESERVER LES SERVICES A LA POPULATION ET LA QUALITE DU CADRE DE VIE ................................. 19
1. La consolidation des services publics locaux .................................................................................. 19
2. Un cadre de vie et des équipements de qualité, pour tous............................................................ 20
B. « FAIRE GRANDIR » LA COMMUNE EN DEVELOPPANT SES ATOUTS PROPRES ................................... 20
1. Valoriser le patrimoine et l’ancrer dans le futur ............................................................................ 21
2. Poursuivre la construction d’une petite ville harmonieuse et attractive ....................................... 22
III. LA TRADUCTION BUDGETARE DES ORIENTATIONS 2026 ...................................................................... 24
A. UNE HAUSSE CONTENUE DES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT ...................................................... 24
1. Charges à caractère général........................................................................................................... 24
2. Dépenses de personnel ................................................................................................................. 25
3. Autres charges de gestion courante............................................................................................... 27
4. Charges financières ....................................................................................................................... 28
B. UNE LEGERE REVALORISATION DES RECETTES ................................................................................... 28
1. Recettes fiscales ............................................................................................................................ 28
2. Dotations, participations et subventions ....................................................................................... 29
3. Autres recettes.............................................................................................................................. 30
C. UNE CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT STABLE .................................................................................. 31
1. Prospectives globale Dépenses / Recettes ..................................................................................... 31
2. Capacité d’autofinancement ......................................................................................................... 32
D. LES PERSPECTIVES DE LA SECTION D’INVESTISSEMENT ...................................................................... 33
1. Les choix d’investissement ............................................................................................................ 33
2. Les sources de financement, hors capacité d’autofinancement et recours à l’emprunt ................. 33
3. L’évolution de la dette ................................................................................................................... 35
E. ZOOM SUR LE BUDGET ANNEXE « GITE CASTEL DE VALROSE » ......................................................... 37
Accusé de réception en préfecture
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Date de réception préfecture : 09/02/20263
PRINCIPALES SOURCES
Le présent rapport d’orientations budgétaires, pour ce qui concerne notamment les
éléments de contexte en partie 1, est élaboré à l’appui des sources suivantes :
- Débat d’Orientations Budgétaires 2026, support à la préparation de votre DOB 2026,
Caisse d’Epargne, novembre 2025 ;
- Analyse financière du bloc communal, Quelles sont les tendances pour 2025 et 2026 ?,
AMF, novembre 2025 ;
- Projet de loi de finances 2026 : quels enjeux, quels points d’attention ?, Banque des
territoires, novembre 2025 ;
- Articles d’actualité :
o Déficit public : la Cour des comptes réclame toujours un effort des collectivités « dans la
durée » et « en fonction de leur capacité », Maire-info (Association des maires de France),
01/10/2025.
o Budget 2026 : 4,6 milliards d’euros d’efforts pour les collectivités, selon le gouvernement,
« purge massive » à plus de 8 milliards d’euros selon les élus locaux, Maire-info (Association
des maires de France), 16/10/2025.
o Taxe d’aménagement : le Sénat met la pression sur Bercy, La Gazette des communes,
24/11/2025.
o Projet de loi de finances pour 2026, Vie publique, 23/12/2025.
o Loi spéciale du 26 décembre 2025, Vie publique, 27/12/2025.
o L’Assemblée nationale adopte le budget 2026, sans DILICO pour les communes, La Gazette
des communes, 27/01/2026.
Accusé de réception en préfecture
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PREAMBULE
Dans les communes de 3 500 habitants et plus, conformément à l’article L.2312-1 du Code
Général des Collectivités Territoriales (CGCT), précisé par l’article D.2312-3, le maire présente
au conseil municipal, dans un délai de deux mois précédant l'examen du budget, un
rapport sur les orientations budgétaires, les engagements pluriannuels envisagés
ainsi que sur le niveau, la structure et la gestion de la dette.
Depuis la loi n°2018-32 du 22 janvier 2018 de programmation des finances publiques pour les
années 2018 à 2022, les collectivités territoriales doivent également, à cette occasion,
présenter leurs objectifs d’évolution des dépenses réelles de fonctionnement et du
besoin de financement annuel (remboursement des emprunts). Cette disposition a été
renouvelée dans la loi n°2023-1195 du 18 décembre 2023 de programmation des finances
publiques pour les années 2023 à 2027.
Le rapport d’orientations budgétaires donne lieu à un débat au conseil municipal. Ce débat,
sans caractère décisionnel, est acté par une délibération.
De manière générale, le rapport permet aux conseillers d’avoir un éclairage sur le contexte
économique de préparation du budget, ainsi que sur les orientations et la stratégie
de la municipalité.
Il est à noter que les objectifs d’évolution de dépenses et de recettes affichés dans le présent
rapport constituent la « trajectoire » guidant l’élaboration du budget primitif 2026.
Les valeurs définitives seront affinées et présentées lors du vote du budget.
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I. ELEMENTS DE CONTEXTE
Le contexte économique, les décisions prises par l’Etat, en particulier à travers les lois de
finances annuelles, et les évolutions institutionnelles à l’échelle locale sont sources potentielles
d’impacts sur les finances communales. Il s’agit de les identifier au mieux, dans un souci de
bonne gestion et d’anticipation.
Le présent Rapport d’Orientations Budgétaires s’inscrit par ailleurs dans un
contexte particulier, en raison de l’absence d’adoption d’une loi de finances pour
2026 au 31 décembre 2025.
A. TENDANCES MACROECONOMIQUES1
1. A L’ECHELLE MONDIALE ET EUROPEENNE
Confrontée à des droits de douane inédits mis en place par l’administration américaine et
à un climat d’incertitude, la croissance mondiale résisterait plutôt bien en 2025. Le
ralentissement serait léger, à + 2,9%, contre 3% en 2024. Cependant, les risques sur
l’économie mondiale demeurent élevés : les effets de la hausse des droits de douane ne
sont pas encore pleinement ressentis et les tensions géopolitiques avec la Russie et au
Moyen-Orient sont particulièrement marquées.
En zone Euro, la croissance connaît une embellie, estimée à 1,3% en 2025, après des
performances médiocres en 2024 et 2023, inférieures à 1%. Ce chiffre masque néanmoins de
forts contrastes, la croissance étant principalement tirée par les pays du Sud (+ 2,9% en
Espagne). En 2026, le plan de relance massif adopté en Allemagne, combiné à un effort
commun en matière de défense, bénéficierait à l’ensemble de la zone Euro. Les prévisions
tablent sur une croissance de l’ordre de 1,2%.
2. A L’ECHELLE NATIONALE
Bien que freinée par l’incertitude politique, la croissance française résiste, tandis
que la dégradation des finances publiques se poursuit, sans perspective réelle de
redressement. Les principaux indicateurs peuvent être synthétisés comme suit :
➢ Une augmentation du PIB de l’ordre de 0,9%, soit au niveau de 2023, faisant suite
à un léger regain en 2024 (+ 1,2%). La croissance se maintiendrait à un niveau similaire
en 2026, à hauteur de 1%.
➢ Un taux de chômage en légère progression, qui s’établit à 7,7% au 3ème trimestre
2025, contre 7,3% au dernier trimestre 2024. L’emploi salarié privé connaît un coup de
frein (- 112 000 emplois sur un an).
1 Chiffres INSEE ; support Caisse d’Epargne.
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➢ Une inflation en recul, à hauteur de 1%, confirmant la tendance observée en 2024
(2%, contre 4,9% en 2023 et 5,2% en 2022). Pour 2026, les économistes s’accordent sur
une inflation modérée, à un niveau de 1,5%.
➢ Un déficit public estimé à 5,4% du PIB en 2025, un niveau conforme au budget
adopté en début d’année. Pour mémoire, l’année 2024 avait été marquée par un fort
dérapage, le déficit s’élevant à 5,8%, contre un objectif initial de 4,4%. Le projet de loi de
finances pour 2026, non adopté, prévoyait de ramener le déficit à 4,7%, alors que l’objectif
affiché demeure de passer sous les 3% de déficit en 2029.
➢ Une dette publique qui continue d’augmenter, atteignant 117,4% du PIB à la
fin du 3ème trimestre 2025. La trajectoire de la dette ne marquerait pas de décrue dans
les prochaines années, alors qu’elle excède 3 500 milliards d’euros en 2025.
Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en points de PIB
(source : Comptes nationaux – INSEE, DGFiP, Banque de France)
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B. LOI DE FINANCES 2026 : LES HYPOTHESES RELATIVES AUX
COLLECTIVITES LOCALES
ACTUALISATION 04/02/2026
Sources
Calendrier
Dans un contexte d’absence de loi de finances pour 2026 au 31 décembre 2025, la présente
partie du ROB a été rédigée à l’appui du projet de loi de finances présenté le 14 octobre 2025,
dont les éléments demeurent utiles à la compréhension du contexte, présent et futur.
Cependant, le 13 janvier 2026, l’Assemblée Nationale a repris l’examen du projet de loi de
finances, texte sur lequel le Gouvernement a finalement décidé d’engager sa responsabilité le
20 janvier, en ayant recours à l’article 49.3 de la Constitution. Après l’échec de motions de
censure sur les parties « recettes », puis « dépenses », le texte a été considéré comme adopté
par l’Assemblée Nationale le 27 janvier. Il est débattu au Sénat à compter du 29 janvier. Après
retour à l’Assemblée nationale, son adoption définitive passerait par un nouveau recours au
49.3, début février. La loi de finances a été définitivement adoptée le lundi 2 février, après le
rejet de deux nouvelles motions de censure déposées à la suite du recours au 49.3 par le
Premier ministre. Elle doit désormais être examinée par le Conseil constitutionnel.
Dans sa version finale, la loi de finances 2026 devrait confirmer l’effort demandé aux
collectivités, cependant dans des proportions moindres qu’initialement envisagé (exonération
des communes du DILICO, maintien du FCTVA en fonctionnement, baisse de la réduction de
la compensation de l’abattement de 50% sur les valeurs locatives des locaux industriels de 25
à 19%, léger abondement du Fonds vert).
A l’issue du parcours législatif de la loi de finances, ces nouvelles orientations pourront être
prises en compte dans l’élaboration budgétaire.
Commenté [CB1]: •Budget 2026 : ce que le 49.3 de
Sébastien Leconru réserve aux collectivités, La Gazette des
communes (20/01/2026)
•L’Assemblée nationale adopte le budget 2026, sans Dilico
pour les communes, La Gazette des communes
(27/01/2026)
•Loi de finances pour 2026 et collectivités locales : vers un
effort divisé par deux !, Weka (28/01/2026)
•PLF 2026 définitivement adopté : à quelle sauce les
collectivités vont-elles être mangées ?, La Gazette des
communes (02/02/2026)
•Budget 2026 : ni cohérence, ni visibilité pour les
collectivités locales une nouvelle fois ponctionnées, AMF
(03/02/2026)
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1. UN EFFORT CERTAIN ATTENDU DES COLLECTIVITES,
DES INCERTITUDES SUR SON AMPLEUR
ET SES MODALITES
A) AUTOMNE 2025 : D’UN PROJET DE LOI
DE FINANCES (PLF) A UNE LOI SPECIALE
Présenté le 14 octobre 2025, le projet de loi de finances pour 2026 visait, selon le
Gouvernement, trois priorités2 :
- Financer les ambitions stratégiques du pays,
- Préserver le modèle social,
- Redonner à l’État des marges de manœuvre budgétaires.
Ce projet poursuivait un objectif de réduction du déficit public à 4,7% du PIB.
Il a été soumis au Parlement dans un contexte particulier, le Premier ministre Sébastien
LECORNU ayant annoncé qu’il ne recourrait pas à l’article 49.3 de la Constitution pour
le faire adopter.
Après examen de la seule partie « recettes » par l’Assemblée nationale et son rejet à la quasi-
unanimité (une seule voix pour), les sénateurs ont adopté un budget largement remanié par
leurs soins, tant en dépenses qu’en recettes.
Ce budget a été rejeté en commission mixte paritaire le 19 décembre 2025.
L’adoption, puis la promulgation du budget de l’Etat dans les délais prévus, soit au
plus tard au 31 décembre 2025, n’étaient alors plus possibles.
Par conséquent, une loi spéciale a été soumise au Parlement, qui l’a approuvée à l’unanimité
le 23 décembre 2025. Elle a été promulguée le 26 décembre 2025. Dans l’attente de
l’adoption d’une loi de finances initiale pour 2026, la loi spéciale permet à l’Etat de
maintenir la continuité des services publics, de prélever les impôts et d’emprunter
pour assurer le fonctionnement courant des ministères.
A la suite de la censure du gouvernement Barnier le 4 décembre 2024, le gouvernement avait
déjà recouru à une loi spéciale en 2024. A l’issue d’un parcours inédit, et après engagement
de la responsabilité du gouvernement sur le texte, la loi de finances pour 2025 avait été
promulguée le 14 février 2025.
Contrairement à 2025 en revanche, la loi de financement de la Sécurité sociale pour
2026 (PLFSS) a été définitivement adoptée le 16 décembre 2025.
2 https://www.info.gouv.fr/toute-l-actualite/budget-dette-de-la-france-et-finances-publiques
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B) QUELLE CONTRIBUTION DES COLLECTIVITES
AU REDRESSEMENT DES COMPTES PUBLICS ?
En dépit des incertitudes majeures qui pèsent sur la prochaine loi de finances pour
2026, les collectivités locales seront appelées, sans aucun doute possible, à contribuer
au redressement des finances publiques. Dans quelles proportions ? A l’heure de
l’élaboration de leur budget, les collectivités sont confrontées sur cette question à un manque
total de visibilité.
Cependant, les principales mesures contenues dans le projet de loi de finances
présenté le 14 octobre 2025, comme les mesures mises en œuvre en 2025, éclaireront
utilement le débat. Ces mesures et leur « coût » pour les collectivités peuvent être synthétisées
comme suit :
20253 Projet de loi de
finances 2026
du 14/10/20254
Loi de finances 2026
adoptée sans vote le
02/02/2026
DIspositif de LIssage des recettes
fiscales des COllectivités territoriales
(DILICO)
Mesure minorée
- Exonération totale des communes
(- 720 M€)
- Réduction du prélèvement pour les
départements (140M€) et pour les
régions (350M€)
- Maintien de la contribution des
intercommunalités (250 M€)
1 Md€
2 Md€
740 M€
Gel des fractions de TVA 1,2 Md€
Réduction des dotations
à l’investissement
200 M€
200 M€ (DSIL)
Réduction du fonds vert
Mesure minorée 1,3 Md€
500 M€
312 M€
3 Cour des comptes – rapport sur les finances locales pour l’année 2025, 30/09/2025.
4 Ministère de l’Economie.
Commenté [CB2]: Certains estiment que l’exonération
d’une catégorie de collectivités pourrait être jugée
inconstitutionnelle.
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Baisse des variables d’ajustement
(Dotation de Compensation de Réforme de
la Taxe Professionnelle, Fonds
Départemental de Péréquation de la Taxe
Professionnelle)
Mesure confirmée
487 M€ 527 M€ 527 M€
Réduction de la compensation de
l’abattement de 50% applicable aux
valeurs locatives des locaux industriels
Mesure minorée
800 M€
307M€
Recentrage du FCTVA
Mesure supprimée
700 M€
Suppression
Hausse du taux de cotisation à la
CNRACL5
Pas de modification
(mesure prise par décret du 30/01/2025)
1,4 Md€ 1,4 Md€ 1,4 Md€
TOTAL DE L’EFFORT
DES COLLECTIVITES 5,4 Md€
6,1 Md€
3,5 Md€
Report d’un an du versement du
FCTVA pour les intercommunalités « Gel du FCTVA » 700 M€
Dans leur présentation en Conseil des ministres, Roland LESCURE et Amélie DE
MONTCHALIN, respectivement ministre de l’Economie, des Finances et de la
Souveraineté industrielle, et ministre chargée des Comptes publics, annonçaient
« une participation juste des collectivités à l’effort de redressement, en miroir
d’une réduction du poids des normes » 6 . Cette interprétation est fortement
contestée par les élus locaux. Ceux-ci chiffrent en outre, pour leur part, le coût de
l’ensemble des mesures pesant sur les collectivités à hauteur de 8 milliards (André
LAIGNEL, Président du Comité des finances locales), voire 10 milliards (Association des
petites villes de France).
5 Dans ses présentations, le Gouvernement exclut de l’effort demandé aux collectivités la hausse du taux de
cotisation à la CNRACL, fixée par décret du 30/01/2025, et non par les lois de finances.
6 https://www.budget.gouv.fr/reperes/loi_de_finances/articles/projet-loi-finances-2026
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2. LES MESURES QUI POURRAIENT IMPACTER
LA COMMUNE
En l’absence de visibilité sur la prochaine loi de finances, les éventuels impacts
pour la Commune sont évalués à l’aune du projet de loi de finances présenté le 14
octobre 2025.
A) DOTATION GLOBALE DE FONCTIONNEMENT (DGF)
Au sein de la DGF, comme lors des trois exercices précédents, il était prévu que les dotations
de péréquation des communes fassent l’objet d’une hausse :
➢ Dotation de Solidarité Rurale (DSR) : + 150 M€.
➢ Dotation de Solidarité Urbaine (DSU) : + 140 M€.
Cependant, contrairement aux années précédentes, qui avaient vu l’enveloppe de la DGF faire
l’objet d’une hausse (+ 320 M€ en 2023 et 2024, + 150 M€ en 2025), le montant total de
la DGF serait maintenu à l’identique de 2025. Cette hausse de la péréquation sera
financée par un écrêtement de la dotation forfaitaire attribuée aux communes.
Confirmation de la stabilisation de la DGF
Confirmation des hausses des dotations de péréquation
ANALYSE A L’ECHELLE DE LA COMMUNE
La Commune perçoit une dotation forfaitaire, une Dotation de Solidarité Rurale
(DSR) et une Dotation Nationale de Péréquation (DNP), dont l’historique est le
suivant :
Dotation
forfaitaire DSR DNP TOTAL EVOLUTION ANNUELLE
2020 332 027 € 248 947 € 72 693 € 653 667 € -7 239 € - 1,11%
2021 332 698 € 259 558 € 72 134 € 664 390 € + 10 723 € + 1,61%
2022 332 178 € 271 155 € 73 620 € 676 953 € + 12 563 € + 1,86%
2023 331 398 € 293 017 € 72 150 € 696 565 € + 19 612 € + 2,82%
2024 334 346 € 318 877 € 70 711 € 723 934 € + 27 369 € + 3,78%
2025 334 953 € 327 687 € 70 977 € 733 617 € + 9 683 € + 1,32%
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Les évolutions constatées sont cohérentes avec les trajectoires retenues à l’échelle
nationale :
➢ Une stagnation de la dotation forfaitaire et de la Dotation Nationale de
Péréquation. Le léger rebond démographique constaté en 2024 (+ 33 habitants) a
pu avoir un effet positif sur la dotation forfaitaire, l’indicateur démographique n’étant
cependant pas le seul pris en compte. En 2025, la hausse de la population a été limitée
à 6 habitants ; en 2026, la population est identique à la population 2025.
➢ Une hausse constante de la Dotation de Solidarité Rurale, néanmoins dans des
proportions nettement inférieures à l’inflation sur les années 2022 et 2023. La
progression constatée en 2025 est en outre moins marquée que les années
précédentes.
Les évolutions futures des dotations de l’Etat ne peuvent être considérées qu’avec
prudence et vigilance, compte tenu de la dégradation continue des finances publiques.
B) FISCALITE LOCALE
➢ Une revalorisation limitée des bases fiscales
Les bases de fiscalité sont revalorisées en fonction de l’évolution de l’indice des prix à la
consommation. En 2026, un coefficient de + 0,8% sera appliqué, ce qui, hors évolution
« physique » des bases, se traduira par une très légère majoration des recettes fiscales.
Cette revalorisation est en retrait par rapport aux années de forte inflation (+3,4% en 2022,
+7,1% en 2023 et +3,9% en 2024), ainsi que par rapport à 2025 (+ 1,7%).
Cette revalorisation des bases, servant au calcul de la taxe foncière sur les propriétés
bâties, ainsi que de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et sur les
logements vacants, concerne les locaux d’habitation et les locaux industriels.
➢ La baisse de la compensation par l’Etat de l’avantage fiscal accordé depuis
2021 aux établissements industriels
Dans le cadre de sa politique en faveur d’une réduction des impôts dits « de
production », l’Etat a décidé en 2021 un abattement de 50% des valeurs locatives
servant de base à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et à la cotisation
foncière des entreprises (CFE) des locaux industriels.
L’Etat s’était engagé à compenser cette perte de ressources pour les collectivités, à l’euro près,
et dans le plein respect de la dynamique liée à la revalorisation des bases. Cependant, à
l’automne 2025, une réduction à hauteur de 25% de la compensation assurée par
l’Etat a été annoncée pour 2026.
Réduction de la compensation par l’Etat limitée à 19,3%
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ANALYSE A L’ECHELLE DE LA COMMUNE
➢ Le conseil municipal sera appelé à voter sur le taux de taxe foncière sur les
propriétés bâties, le taux de taxe foncière sur les propriétés non bâties, ainsi que
sur le taux de taxe d’habitation sur les résidences secondaires et les logements
vacants. Pour information, les taux sont fixés comme suit :
Taux de taxe
foncière sur
les propriétés
bâties
Taux de taxe
foncière sur les
propriétés non
bâties
Taux de taxe
d’habitation sur les
résidences
secondaires et les
logements vacants
Taux communal
(2024, inchangé en 2025) 35,27 % 46,94 % 16,98 %
Taux moyen national
(2024) 38,22 % 50,57 % 16,56 %
Taux moyen
départemental (2024) 29,06 % 50,91 % 12,97 %
Taux moyen de la
strate (2024 ; 3 500 –
9 999 habitants)
38,32 % 50,48 % 16,56 %
➢ Le produit des impôts directs locaux s’est élevé en 2025 à
2,2 M€ :
o Le produit de la taxe sur le foncier bâti constitue l’essentiel de ce produit, à
hauteur de 1 670 000 €, alors que le produit de la taxe sur le foncier non bâti est
de l’ordre de 11 000 €.
o Le « versement correcteur », compensant la différence entre le produit
« perdu » de taxe d’habitation et le produit issu de la part départementale de taxe
foncière sur les propriétés bâties, s’élève à 471 000 €, pour un coefficient
correcteur établi à 1,275409.
o La taxe d’habitation sur les logements vacants depuis plus de 2 ans,
instituée par délibération du 15 septembre 2006, et la taxe d’habitation sur les
résidences secondaires produisent une recette à hauteur de 48 000 €.
➢ Les allocations compensatrices liées aux locaux industriels ont représenté en
2025 un montant de 89 300 €, sur un montant total d’allocations de 91 500 €.
C) AUTRES IMPACTS EN FONCTIONNEMENT
➢ La suppression du Fonds de Compensation de la TVA (FCTVA)
en fonctionnement
Le projet de loi de finances 2026 envisageait de supprimer le FCTVA bénéficiant à
certaines dépenses de fonctionnement (entretien et réparation de bâtiments publics,
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voiries et réseaux, solutions informatiques…). Cette suppression avait déjà été proposée dans
le projet de loi de finances 2025, avant d’être abandonnée.
Maintien du FCTVA en fonctionnement
➢ La hausse du taux de cotisation employeur à la Caisse Nationale de Retraite
des Agents des Collectivités Locales (CNRACL)
La CNRACL gère les retraites des agents titulaires de la fonction publique
territoriale, ainsi que de la fonction publique hospitalière, soit 1,61 million de
pensionnés pour 2,15 millions de cotisants (chiffres 2024). Cette caisse est en déficit depuis
plusieurs années, en raison du vieillissement de la population, mais également de la
« compensation démographique » qui lui est imposée depuis 50 ans, visant à soutenir d’autres
caisses de retraites également déficitaires.
En 2024, le taux de cotisation employeur à la CNRACL était fixé à 31,65 %. Afin de
pallier un déficit appelé à s’accroître, une hausse de 12 points du taux de cotisation a été fixée
par décret en date du 30 janvier 2025, au rythme de 3 points par an entre 2025 et 2028.
Cette hausse est inédite, la hausse ayant été limitée à 4 points entre 2012 et 2024.
(graphique : webinaire CNFPT, janvier 2025)
ANALYSE A L’ECHELLE DE LA COMMUNE
➢ Les recettes de FCTVA perçues par la Commune en fonctionnement sont à
hauteur de 7 000 à 9 000 € par an.
➢ La hausse du taux de cotisation employeur à la CNRACL grèvera la masse salariale
de la collectivité, sans marges de manœuvre. Pour 30 agents fonctionnaires, hors prise en
compte du « Glissement Vieillesse Technicité », le surcoût est estimé à 22 000 €/an,
soit des dépenses supplémentaires de l’ordre de 220 000 €, sur 4 ans :
- 2025 : + 22 000 €,
- 2026 : + 44 000 €,
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- 2027 : + 66 000 €,
- 2028 : + 88 000 €.
D) DOTATIONS D’INVESTISSEMENT
Tel que présenté en octobre 2025, le PLF 2026 portait un coup rude au soutien de l’Etat
à l’investissement des collectivités locales.
Dans un objectif de simplification, trois dotations seraient fusionnées au sein d’un fonds
unique, dénommé « Fonds d’Investissement pour les Territoires » (FIT). Ce fonds
regrouperait :
- La dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR),
- La dotation de soutien à l’investissement local (DSIL),
- La dotation politique de la ville (DPV) – cette dotation ne concerne pas la Commune.
Alors que la volonté de simplification est louable, cette fusion se traduirait cependant par une
enveloppe en baisse de 200 M€, passant de 1,6 Md€ en 2025 à 1,4 Md€ en 2026.
Renonciation à l’instauration d’un FIT
En outre, le Fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires, ou « Fonds
vert », connaîtrait une chute brutale, le portant à 650 M€. Pour mémoire, à sa création en
2023, le « Fonds vert » s’élevait à 2 Md€ ; il avait atteint 2,5 Md€ en 2024, avant d’être
réduit à 1,15 Md€ en 2025. La suppression prochaine de ce fonds, levier majeur de
l’investissement local en faveur de la transition écologique, au plus près des habitants, paraît
plus que probable.
Léger abondement du Fonds vert, porté à 837,5 M€,
cependant en recul par rapport à 2025
Dans ces conditions, la diminution des concours apportés par d’autres collectivités
locales, eux-aussi confrontés aux coupes budgétaires de l’Etat, est à prévoir.
C. A L’ECHELLE INTERCOMMUNALE, DES EVOLUTIONS
SUR DES POINTS PARTICULIERS, SANS AVANCEE GLOBALE
NOTOIRE
1. UN PACTE FINANCIER ET FISCAL NON ABOUTI
Au cours de l’année 2022, la CCVSC s’était engagée dans l’élaboration d’un pacte fiscal
et financier.
Outil de gestion d’un territoire, dans un contexte de raréfaction de la ressource publique, un
pacte fiscal et financier vise à mieux connaître le territoire d’un point de vue financier
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et fiscal et à en analyser les capacités budgétaires au regard des projets du bloc
communal (communes et EPCI). Il s’articule avec le projet de territoire.
L’élaboration d’un pacte financier et fiscal s’attache à apporter des éléments d’analyse et
de prospective, autour de plusieurs questions centrales, comme l’évaluation des charges
transférées, le niveau de solidarité de la communauté vers les communes, le niveau de
pression fiscale et la faisabilité des projets. Il peut également contribuer à la réflexion sur la
prise en charge des charges de centralité.
A l’exception de deux mesures de reversement de fiscalité issue des parcs d’activité
communautaires (cf. point 2), ce travail n’a pas donné de résultats concrets au terme de ce
mandat. La réflexion sur l’harmonisation des compétences d’une part, les attributions
de compensation d’autre part, n’a ainsi pas été finalisée.
La Commune de Montmerle-sur-Saône, qui avait défendu l’examen de la compétence
relative aux équipements sportifs et de la définition de l’intérêt communautaire y
afférent, s’est retrouvée isolée. En dépit de cet « échec », cette question demeure d’une
grande pertinence et il serait d’intérêt qu’elle soit de nouveau portée lors du mandat à venir.
2. DES POINTS PARTICULIERS A PRENDRE EN COMPTE
A) REVERSEMENT DE FISCALITE ISSUE DES PARCS
D’ACTIVITES
Afin de contribuer au financement du développement et de l’entretien des parcs
d’activités communautaires, deux mesures de reversement de fiscalité issue de ces parcs
ont été adoptées :
- Le premier reversement à la CCVSC concerne la taxe d’aménagement issue des
constructions réalisées au sein des parcs d’activités communautaires.
Montmerle-sur-Saône, commune d’implantation du parc Visionis 5, est concernée,
comme le sont les communes de Guéreins, Montceaux et Saint-Didier-sur-Chalaronne.
Le reversement du produit de taxe d’aménagement est total. Il s’applique aux
permis de construire, permis d’aménager et déclarations préalables de travaux, y
compris concernant les extensions des constructions existantes, déposés à partir du
1er juillet 2022. Le montant est très variable d’une année sur l’autre ; il s’est élevé à
14 500 € en 2025, contre 22 100 € en 2024.
- Le second reversement est relatif au produit de foncier bâti perçu par les
communes sur les nouvelles implantations des parcs d’activités
communautaires, à hauteur d’un taux de 20%. La convention fixant le principe
et les modalités de ce reversement a pris effet au 1er janvier 2023. En 2024, la
Commune a reversé à la CCVSC 1 200 € ; en 2025, 3 300 €.
B) AIDE DE L’ETAT A L’ACCUEIL DU JEUNE ENFANT
ET ATTRIBUTION DE COMPENSATION
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La loi n°2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi a mis en place la notion
d’Autorité Organisatrice de l’accueil du Jeune Enfant et 4 compétences associées,
communément connues sous le nom de « Service Public de la Petite Enfance (SPPE) ».
A l’échelle locale, le SPPE relève de la Communauté de communes Val de Saône Centre,
qui a pris cette compétence par délibération du 10 décembre 2024 et l’exerce depuis le 1er
janvier 2025.
L’exercice des compétences liées au SPPE fait l’objet d’une aide financière de l’Etat,
attribuée aux communes de plus de 3 500 habitants, sans qu’aucune disposition ne
permette un versement direct aux EPCI compétents. Le cas échéant, en l’absence d’une telle
disposition, les communes ont été invitées à utiliser le mécanisme de la révision libre
des attributions de compensation pour reverser l’aide financière aux EPCI exerçant
la compétence.
Dans ce cadre, la Commune s’est vu attribuer en 2025 une aide financière de
24 393,75 €, alors qu’elle avait perçu une attribution de compensation d’un montant
de 59 887 €. Aussi, par délibérations concordantes prises respectivement les 16 et 18
décembre 2025, la CCVSC et la Commune ont décidé de réviser l’attribution de
compensation attribuée à la Commune à hauteur de 35 494 €.
En l’état, cette aide et ce reversement, neutres d’un point de vue budgétaire, seront
à prendre en compte. Il convient toutefois de préciser que ce dispositif pourrait être amené
à évoluer au cours des années futures, en fonction des décisions prises par l’Etat quant à
la pérennisation de l’aide en faveur du SPPE et de ses modalités de versement.
C) HAUSSE DES TARIFS DU SERVICE COMMUN
D’INSTRUCTION DES AUTORISATIONS DU DROIT
DES SOLS
En 2026, les tarifs d’instruction des autorisations d’urbanisme par le service
commun connaîtront une forte augmentation, motivée par la volonté de la CCVSC de
« réduire le reste à charge du coût du service pour la communauté de communes ».
Celui-ci est évalué aujourd’hui à 76% et serait réduit à 50%.
Après une première revalorisation ayant pris effet au 1er mai 2024, cette seconde hausse se
traduira principalement comme suit :
- Pour la part fixe, une adhésion annuelle portée à 200 € par commune, contre
150 €, et une part par habitant portée à 1€, contre 0,60 €.
- Pour la part variable, « à l’acte », un doublement de la plupart des tarifs (ex.
pour un permis de construire, de 90 à 180 €, et pour une déclaration préalable, de 30
à 60 €).
En 2024, pour le budget communal, le coût de l’instruction des autorisations
d’urbanisme par le service commun s’est élevé à 5 500 € ; en 2025, il est de l’ordre de
9 200 €. A terme, il pourrait atteindre 20 000 € (il convient de préciser que, en année N, la
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facturation du service porte sur le 2nd semestre de l’année N-1 et le 1er semestre de l’année
N ; en 2026, l’impact de la nouvelle tarification sera ainsi limité à un semestre).
La Commune s’est toujours montrée favorable aux démarches de mutualisation, qui
favorisent les économies d’échelle, le renforcement de l’expertise et la continuité
du service, et maintient cette position. Cependant, cette hausse conséquente fait courir le
risque d’un moindre recours au service commun par les communes, déjà inégal :
qu’adviendra-t-il si les recettes liées à la part variable, perçues par la CCVSC, chutent alors
que le coût du service pour la CCVSC demeure ? Il semble légitime de s’interroger.
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II. AXES STRUCTURANTS DE L’ELABORATION BUDGETAIRE
Le budget d’une commune se doit de traduire les orientations municipales, aussi
bien en termes de fonctionnement « quotidien » (services à la population, gestion des
équipements, subventions aux associations…) que de choix d’investissement stratégiques,
contribuant au développement et à l’avenir de la commune.
Dernier budget d’un mandat 2020-2026 qui fut un mandat d’action, dans la continuité du
précédent mandat, le budget 2026 sera un budget de transition et d’anticipation, qui
prendra en compte les enjeux nationaux comme locaux. Ainsi, les objectifs suivants seront
poursuivis :
- Dans un contexte d’incertitudes et de manque de visibilité sur la contribution des
collectivités au redressement des finances publiques, être en mesure de faire face à
un possible « choc », en maintenant une trajectoire financière saine et prudente,
- Donner à la collectivité les moyens d’assurer son fonctionnement courant, garants
de la continuité du service public local et de la préservation du cadre de vie,
- Dégager des marges de manœuvre pour les projets d’avenir, structurants et
stratégiques, dans le respect des lignes directrices fixées lors des exercices précédents.
Déclinaison concrète des objectifs ainsi fixés, les axes développés ci-après marquent la
constance et la cohérence des orientations ayant guidé l’élaboration budgétaire depuis
2021.
A. PRESERVER LES SERVICES A LA POPULATION
ET LA QUALITE DU CADRE DE VIE
1. LA CONSOLIDATION DES SERVICES PUBLICS LOCAUX
Les services à la population sont indispensables au quotidien des habitants et au
vivre ensemble. Tout au long du mandat, afin de répondre aux besoins des habitants, la
collectivité s’est attachée à stabiliser, structurer et professionnaliser les services municipaux,
ainsi qu’à les étoffer dans des domaines d’intervention ciblés (éducation, prévention-sécurité).
En 2026, comme précédemment, la Commune maintiendra ses services publics du
quotidien, en leur allouant des moyens budgétaires adaptés. L’accueil périscolaire, le
restaurant scolaire, l’offre culturelle de la médiathèque, le soutien à la vie
associative, les actions de prévention et de sécurité de proximité demeurent des
politiques prioritaires, à préserver et à consolider.
En matière d’action sociale, une attention particulière sera portée à la subvention
nécessaire à l’équilibre du budget du Centre Communal d’Action Sociale, qui
intervient auprès des publics fragiles (subventions aux associations, aides financières aux
personnes en situation de précarité) et des aînés (repas et colis de fin d’année).
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Temps forts de la vie locale, attendus par les habitants comme par un public extérieur, le feu
d’artifice du 14 juillet et la Foire de Montmerle bénéficieront d’enveloppes
« sanctuarisées ».
2. UN CADRE DE VIE ET DES EQUIPEMENTS
DE QUALITE, POUR TOUS
La préservation de la qualité du cadre de vie constitue une priorité municipale, réaffirmée
chaque année. La mise en œuvre de cette priorité passe par l’allocation de crédits adaptés
au bon fonctionnement des services techniques municipaux, en moyens humains
comme matériels, ainsi que par la réservation de crédits pour la conduite d’opérations
récurrentes en voiries, réseaux, bâtiments et espaces verts.
Au-delà de l’entretien courant du patrimoine communal, des crédits seront alloués à des
aménagements de voirie, afin de faciliter les flux et le stationnement en centre-
bourg :
- L’aménagement de la levée du pont Nord est en cours de mise en œuvre.
- Une étude sera réalisée en vue de l’aménagement d’un parking rue des Minimes,
en lieu et place de la Maison Poncet démolie. Cette étude portera également sur le
stationnement en voirie et les conditions de circulation des usagers de la voie.
Les jeux du parc de la Batellerie, plébiscités par les enfants montmerlois comme des
alentours, nécessitent une intervention lourde afin de sécuriser leur utilisation. Un
effort budgétaire sera fait en ce sens, afin de permettre leur réouverture au public.
Entre 2023 et 2025, une opération majeure de mise en séparatif des réseaux d’eaux
usées et d’eaux pluviales a été réalisée dans le secteur des Mûriers. Ces travaux étaient
un préalable indispensable à la levée de la trame d’inconstructibilité dont ce secteur
fait l’objet dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) approuvé en 2019. L’obstacle technique étant
levé, une procédure de modification du PLU est désormais nécessaire ; les crédits
correspondants à la mise en œuvre de cette procédure seront inscrits au budget 2026.
B. « FAIRE GRANDIR » LA COMMUNE EN DEVELOPPANT
SES ATOUTS PROPRES
« A la croisée des chemins », le mandat qui s’achève a clos certains chapitres et en
a ouvert d’autres. Les priorités budgétaires du BP 2026 seront fidèles à ce fil directeur :
préserver les aménités, ainsi que l’identité de Montmerle-sur-Saône, tout en les
renouvelant à l’aune des enjeux et des besoins de notre temps, être résolument
tourné vers l’avenir et continuer d’agir dans un environnement en mutation.
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1. VALORISER LE PATRIMOINE ET L’ANCRER
DANS LE FUTUR
Au cours du mandat, la Commune a ouvert deux Autorisations de Programme / Crédits
de Paiement (AP/CP), outil budgétaire qui permet une programmation pluriannuelle des
crédits, garante d’une bonne gestion et du financement à court et moyen terme des
projets.
L’AP/CP « Valorisation et mise en sécurité du site des Minimes », créée en 2021,
verra son terme fixé à 2026, avec la réfection de la flèche de la chapelle. En 6 ans, ce sont
près de 345 000 € TTC qui auront été consacrés à la sauvegarde et à la mise en valeur
de la chapelle et de ses abords, patrimoine emblématique de la commune. Des
subventions, attribuées par l’Etat, le Département de l’Ain et la Communauté de communes
Val de Saône Centre ont été obtenues à hauteur de 100 000 €. Un projet global de mise en
valeur du site pourrait à l’avenir utilement faire l’objet d’une seconde AP/CP.
Ouverte en 2023, l’AP/CP « Sobriété énergétique » s’est achevée en 2025 pour sa
partie « Dépenses » ; elle sera clôturée en 2026, après versement des dernières subventions.
D’un montant total de 260 000 € TTC, cette AP/CP a financé le remplacement des chaudières
gaz du Centre Technique Municipal et du 29 rue des Minimes par des pompes à chaleur
air-eau et le passage en LED des éclairages extérieurs du Parc des Sports. Elle a bénéficié
de subventions de l’ordre de 68 000 €, en provenance de l’Etat, du Département de l’Ain
et de la Communauté de communes Val de Saône Centre.
Cette AP/CP s’est inscrite dans une politique globale en faveur de la transition
énergétique, portée de manière volontariste depuis 2015. La mise en service d’une
chaufferie bois mutualisée dans le cadre de la reconstruction du groupe scolaire Mick
Micheyl et l’extinction nocturne de l’éclairage public en ont été les marqueurs principaux,
mais non uniques.
Le cap de la transition énergétique est un impératif incontournable des politiques
publiques face à l’accélération du changement climatique et à la raréfaction des
ressources. Il sera maintenu par la création d’une opération annuelle, récurrente, dédiée aux
travaux d’économies d’énergie dans les bâtiments communaux. En 2026, l’effort se
portera sur des dispositifs de contrôle à distance des consommations de chauffage
d’une part, d’eau d’autre part.
En outre, le programme de remplacement des menuiseries au gîte Castel de Valrose
(équipement en double vitrage), qui a fait l’objet d’une inscription de crédits en 2024 et 2025,
est appelé à se poursuivre en 2026. L’objectif est de financer la 3ème et dernière tranche
de travaux, sous réserve du niveau de subvention alloué au budget annexe par le budget
principal et des subventions obtenues.
Outre ces travaux, il convient de souligner que l’impératif de transition écologique, qui
vise aussi à maintenir la biodiversité, constitue une dimension transversale, à prendre
en compte dans l’ensemble des actions à mener par la collectivité.
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2. POURSUIVRE LA CONSTRUCTION D’UNE PETITE
VILLE HARMONIEUSE ET ATTRACTIVE
La poursuite de la construction harmonieuse de la « petite ville de demain »
conduira à anticiper le financement des opérations structurantes, indispensables
au confortement de la centralité montmerloise et de son attractivité.
➢ Construction d’un nouveau restaurant scolaire
Lancée en 2017 et achevée en 2024, la construction des nouvelles écoles maternelle et
élémentaire publiques Mick Micheyl a constitué un investissement majeur, au bénéfice
direct des jeunes Montmerlois, de leurs enseignants et des personnels éducatifs, mobilisant
7,5 millions d’euros de crédits sur 2 mandats.
Une seconde étape, certes de moindre ampleur mais toute aussi importante pour la qualité
de l’offre éducative, est aujourd’hui à lancer, avec la construction d’un nouveau
restaurant scolaire, en extension de la nouvelle école élémentaire. Ce principe a été
approuvé par le conseil municipal à l’issue des études préalables au projet de confortement et
de renouvellement du centre-bourg, menées en 2023.
Cette construction est nécessaire au regard de la fréquentation du restaurant scolaire et
des locaux actuels, fortement contraints, et revêt une importance accrue au regard de la
hausse annoncée des effectifs de l’école maternelle à la rentrée 2026.
Ce projet devra également répondre au besoin d’une meilleure adaptation des locaux
aux usages (restauration en mode self pour les élèves de l’école élémentaire, tri des bio-
déchets, organisation d’activités d’animation avant ou après le repas…), ainsi que d’espaces
supplémentaires pour les accueils périscolaires du matin et du soir.
Les crédits nécessaires aux études de faisabilité et de programmation, ainsi qu’une
anticipation progressive des crédits nécessaires aux travaux, sont à prévoir.
➢ Aménagement du site des Mûriers
En 2025, en vue de la création d’une zone de détente et de loisirs sur le site des Mûriers, la
Commune a lancé la réalisation d’un schéma directeur d’aménagement du site (8,3
hectares), confié à des prestataires spécialisés en urbanisme, architecture paysagère et
tourisme. L’élaboration du schéma, qui fait l’objet de points d’étape réguliers en conseil
municipal depuis juillet 2025, est en cours de finalisation.
Afin de disposer d’une capacité budgétaire suffisante, il s’agira d’inscrire progressivement
les crédits nécessaires à la mission de maîtrise d’œuvre et aux travaux
d’aménagement.
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2026 verra également l’achèvement de la séparation des réseaux de distribution
électrique entre le site des Mûriers et le Parc des Sports. Cette opération, complexe et
coûteuse, a débuté en 2024 ; sa réalisation, d’un coût global à hauteur de 190 000 €, financé
sur 3 exercices, était une condition technique indispensable à tout aménagement
futur du site des Mûriers.
➢ Vers un scénario de montage de l’opération « Centre-bourg »
Le projet de renouvellement et de confortement du centre-bourg, qui revêt un intérêt
stratégique pour l’avenir et l’attractivité du territoire, recouvre de multiples dimensions
(offre de logements, dynamisation commerciale, qualité environnementale et du cadre de vie,
organisation des flux et des modes de déplacements en centre-bourg…).
Au dernier trimestre 2025, une étude visant à la définition du montage de l’opération
(sur les volets foncier, réglementaire, financier et lié au mode de réalisation) et à
l’établissement d’une feuille de route opérationnelle a été confiée à la société EGIS.
Cette étude, en cours de réalisation, est menée avec le soutien financier et technique de
l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) et des services de la
Direction Départementale des Territoires de l’Ain (DDT). Une inscription de crédits sera
à envisager après restitution et choix d’un scénario.
Au BP 2026, la collectivité continuera de porter la politique de maîtrise foncière qu’elle a
initiée en 2019, avec l’appui de l’Etablissement Public Foncier de l’Ain. Trois premiers portages
fonciers sont arrivés à terme en 2025, un quatrième le sera en 2026, ce qui redonnera à la
collectivité quelques marges de manœuvre. La maîtrise foncière au sein de l’îlot Saône
et du quartier des écoles constitue une des clés de réussite de ce projet d’envergure.
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III. LA TRADUCTION BUDGETAIRE DES ORIENTATIONS 2026
La Commune doit établir son budget primitif (BP) en tenant compte de l’analyse du contexte
et des priorités politiques fixées pour 2026. L’objet du Rapport d’Orientations Budgétaires est
de « donner le cap » pour l’élaboration du budget.
La Commune inscrivant son action dans la continuité des exercices précédents et la
situation financière demeurant saine, les objectifs affichés lors des DOB 2024 et 2025
seront reconduits, à savoir :
- d’une part, répondre aux attentes de préservation du cadre de vie et de maintien
d’une offre de services et d’équipements de qualité, lesquelles nécessitent des
moyens humains et des matériels adaptés,
- d’autre part, préserver une capacité d’autofinancement qui permette de
poursuivre les investissements, gages de soutien à l’activité économique et de
développement de la ville à moyen et long terme.
La vigilance sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement, de mise depuis plusieurs
années, sera bien entendu maintenue, les mesures de redressement des finances publiques
engagées par l’Etat étant appelées à produire des effets à court, moyen et long terme sur les
collectivités. En investissement, l’anticipation des projets d’avenir, stratégiques et
structurants, et la préservation des marges de manœuvre nécessaires à leur mise
en œuvre traceront la voie.
A. UNE HAUSSE CONTENUE DES DEPENSES
DE FONCTIONNEMENT
1. CHARGES A CARACTERE GENERAL
Pour rappel, ce chapitre de dépenses intègre l’ensemble des charges nécessaires au
fonctionnement courant de la collectivité (par exemple, entretien des bâtiments, voiries et
réseaux, fluides, fournitures et petits équipements, contrats de prestations de services
(restauration scolaire, photocopieurs…), assurances, affranchissement et télécommunications,
manifestations…).
Les mesures mises en place au cours du mandat pour limiter les effets de l’inflation,
en matière d’énergie notamment, ont porté leurs fruits. L’effort en faveur
d’investissements générateurs d’économies sera poursuivi, afin de contrôler à distance
les consommations de fluides (chauffage, eau) et de limiter d’autant les dépenses de
fonctionnement.
L’objectif permanent de planification, d’optimisation de mutualisation des achats a
également permis d’absorber des hausses sur des postes spécifiques (restauration
scolaire, entretien des bâtiments, assurances, contrats de maintenance, …).
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Cette voie sera maintenue, afin de contenir la hausse des crédits alloués au
fonctionnement courant à un niveau inférieur à l’inflation (dont le taux prévisionnel
est estimé à 1%).
En 2026, les efforts budgétaires se porteront sur les priorités suivantes, qu’elles
soient contraintes ou relèvent de choix politiques :
- Les coûts de maintenance, de supervision et de consommation d’électricité liés
à la mise en service de la borne de recharge pour les véhicules électriques, place
du Marché (estimés à 2 000 €). Ce nouvel équipement, à la disposition des habitants
comme des visiteurs de passage, sera générateur de recettes, dont le montant est toutefois
difficilement prévisible s’agissant d’une première année d’exploitation.
- Le financement de formations au bénéfice du service Education (premiers
secours, BAFA session pratique). Le montant global en sera peu élevé (1 000 €),
l’antenne locale de la Fédération des Sauveteurs Secouristes assurant la formation aux
premiers secours des agents en contrepartie de la mise à disposition d’un local. Il est
cependant symbolique de la démarche de professionnalisation continue impulsée au sein
des services municipaux, comme de la démarche d’amélioration de l’offre d’accueil au sein
du service périscolaire.
- La prise en charge d’un « surloyer » appliqué pendant 5 ans par la SEMCODA,
propriétaire-bailleur des logements mis à disposition de la gendarmerie, en
raison des travaux effectués au sein desdits logements. Cette dépense supplémentaire (+
11 000 €, portant le loyer annuel à 36 000 €) est compensée par un « surloyer »
équivalent, facturé à l’Etat.
- La prise en compte de la forte augmentation des tarifs d’instruction des
autorisations d’urbanisme par le service commun de la Communauté de communes
Val de Saône Centre, telle qu’exposée en pages 15 et 16 (+ 11 000 €).
- La nécessité de réviser à la hausse les crédits affectés à l’entretien des
bâtiments communaux, externalisé dans le cadre d’un marché pluriannuel. Les crédits
seront ajustés en tenant compte des crédits consommés en 2025, qui a vu l’impact en
année pleine de l’entretien de la nouvelle école élémentaire Mick Micheyl, dont les surfaces
de sols et de vitres sont supérieures à l’ancienne école.
Considérant l’ensemble de ces évolutions, le cap serait ainsi fixé :
BP-DM
2022
BP-DM
2023
BP-DM
2024
BP-DM
2025
CAP
2026
920 000 € 950 000 € 1 023 000 € 1 100 000 € 1 106 000 €
2. DEPENSES DE PERSONNEL
Pour rappel, ce chapitre de dépenses intègre l’ensemble des charges relatives aux fonctions
d’employeur de la Commune (par exemple : rémunérations, charges sociales y compris
CNRACL, médecine du travail, Centre de Gestion de l’Ain, Comité National d’Action Sociale…).
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De manière plus générale, les dépenses de personnel correspondent à des
ressources humaines qui permettent à la collectivité de remplir toutes ses missions
auprès d’une population qui devrait augmenter et qui sollicite et sollicitera des
services.
Lors des Débats d’Orientations Budgétaires successifs depuis 2021, la Commune a affiché et
réaffirmé son objectif de disposer de ressources humaines en capacité de répondre
aux enjeux d’une « petite ville » et de mettre en œuvre les politiques voulues par
l’exécutif municipal, aussi bien en matière de projets d’aménagement et d’équipement que
de services à la population. La collectivité est désormais dotée d’une armature solide,
équilibrée entre services et couvrant l’ensemble des catégories de la fonction
publique territoriale (A, B et C), toutes nécessaires à son bon fonctionnement.
Après plusieurs années marquées par des vacances de poste, tous les postes étaient pourvus
au 01/01/2025. Cependant, depuis le 2nd semestre 2025, la collectivité est de nouveau
confrontée à des difficultés de recrutement. Cette « fragilité », bien que partagée par de
nombreuses collectivités, devra inciter à engager à court terme le chantier de la refonte
du Régime Indemnitaire tenant compte des Fonctions, des Sujétions, de l’Expertise
et de l’Engagement Professionnel (RIFSEEP), mis en place en 2016. Ce cadre initial,
ainsi que les ajustements qui y ont été apportés, ont permis des revalorisations individuelles
ou collectives de régime indemnitaire au cours du mandat, mais il s’avère aujourd’hui
nécessaire de redonner des perspectives, afin de conserver une attractivité et une
capacité de fidélisation.
En 2026, les dépenses de personnel seront impactées à la hausse par :
- La hausse de 3 points de la cotisation patronale à la CNRACL, comme exposé en
page 12 du présent ROB. Chaque année entre 2025 et 2028, la Commune devra supporter
une contribution supplémentaire estimée entre 22 et 25 000 €.
- Le recrutement de 8 agents recenseurs, pour un coût estimé à 16 000 €, partiellement
compensé par une dotation de l’Etat (6 700 €).
- Le « Glissement Vieillesse Technicité », qui conduit à une augmentation
« mécanique » des dépenses de personnel, en lien avec le déroulement des carrières.
Considérant l’ensemble de ces éléments, le cap serait ainsi fixé :
BP-DM
2022
BP-DM
2023
BP-DM
2024
BP-DM
2025
CAP
2026
1 300 000 € 1 350 000 € 1 493 000 € 1 511 000 €* 1 585 000 €
*A partir de 2025, les frais d’assurance statutaire (44 000 € en 2024, 57 000 € en 2025)
sont imputés en charges à caractère général.
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3. AUTRES CHARGES DE GESTION COURANTE
Pour rappel, ce chapitre de dépenses intègre les indemnités des élus et cotisations afférentes,
les subventions aux associations locales, la contribution à l’école privée Saint Joseph
(versement du forfait communal, dans le respect des règles de financement des écoles privées
sous contrat d’association avec l’Etat par les communes d’accueil), au SIEA et au service
incendie (allocation vétérance), les dépenses d’informatique, ainsi que les subventions au
CCAS et au budget annexe « Gïte Castel de Valrose ».
Les prévisions établies à ce jour prennent notamment en compte :
- Le renouvellement du soutien aux associations locales, à travers l’attribution de
subventions de fonctionnement et le versement du « Ticket Sport Culture », revalorisé de
20 € à 50 € en 2021,
- Une majoration de la subvention au CCAS, qui serait fixée à 20 000 € (contre
18 000 € en 2025),
- Une subvention au budget annexe « Gîte Castel de Valrose » qui, après reprise
du résultat 2025, serait reconduite à un niveau similaire à 2025 (42 500 €). Ce
niveau sera à fixer en fonction du niveau d’investissement qui sera retenu et de l’état
prévisionnel des réservations constaté au stade de l’élaboration du BP.
- Une cotisation globale au SIEA de l’ordre de 70 000 €. La cotisation au SIEA
comporte une part fixe liée aux compétences du SIEA, laquelle s’est élevée à 30 000 € en
2025 (dont 15 500 € pour l’éclairage public, sur la base d’un coût de 17 € par point
lumineux), et une part variable, liée à la consommation d’électricité de l’éclairage public
(38 000 € en 2025). Sur la base de la consommation 2022 (dernière année pleine avant
extinction nocturne de l’éclairage public, mise en œuvre en octobre 2023) et du coût du
kWh constaté en 2025, le coût lié à la consommation d’électricité aurait bondi à plus de
86 000 €. L’extinction partielle de l’éclairage public, outre son bénéfice
environnemental et la préservation des ressources, représente ainsi une
économie annuelle d’environ 48 000 €.
- La nécessité d’un effort budgétaire en faveur de la sécurisation des équipements
et des usages informatiques de la Commune. Conformément aux préconisations de
l’Etat en matière de lutte contre le piratage, une enveloppe de 5 000 € sera consacrée
à la mise en place d’une seconde sauvegarde, sur un sauveur externe dit
« immuable », qui permettra de limiter les risques de demandes de rançons et une perte
d’exploitation. Cette enveloppe devra être reconduite annuellement.
Considérant l’ensemble de ces éléments, le cap serait ainsi fixé :
BP-DM
2022
BP-DM
2023
BP-DM
2024
BP-DM
2025
CAP
2026
435 000 € 425 600 € 486 000 € 392 500 € 400 000 €
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4. CHARGES FINANCIERES
En début de mandat, les intérêts de la dette étaient particulièrement bas, en lien
avec la stratégie de désendettement menée sous le mandat précédent, stratégie
adoptée afin de pouvoir retrouver une capacité d’endettement, nécessaire à la réalisation de
l’opération « Ecoles ».
Après extinction au 1er trimestre 2025 de l’emprunt contracté en 2015 pour la rénovation de
la mairie, l’encours de dette est aujourd’hui constitué :
- D’un emprunt à taux 0 réalisé en 2018, ayant contribué au financement des travaux de
réhabilitation de la salle des fêtes. Cet emprunt ne génère aucun intérêt.
- D’un emprunt à un taux particulièrement favorable de 0,63%, réalisé en 2021
pour la reconstruction de l’école maternelle Mick Micheyl,
- D’un emprunt à taux révisable adossé sur le livret A (taux + 0,2), réalisé en 2023
pour la reconstruction de l’école élémentaire Mick Micheyl.
En 2025, les baisses successives du taux du livret A, passé de 3% à 2,4% au 01/02/2025,
puis à 1,7% au 01/08/2025, ont impacté favorablement le montant des intérêts lié à ce dernier
emprunt. D’un montant proche de 48 000 € en 2024, ils se sont élevés à 37 000 € en
2025. Avant prise en compte de la nouvelle baisse du taux du livret A, fixé à 1,5% au
01/02/2026, ces intérêts sont annoncés à 27 000 € en 2026.
Considérant l’ensemble de ces éléments, le cap serait ainsi fixé :
BP-DM
2022
BP-DM
2023
BP-DM
2024
BP-DM
2025
CAP
2026
9 000 € 35 000 € 60 000 € 50 000 € 34 000 €
B. UNE LEGERE REVALORISATION DES RECETTES
Les estimations de recettes prévisionnelles se veulent particulièrement prudentes,
en raison de l’absence, d’une part, de loi de finances pour 2026, d’autre part, de notification
par l’Etat des bases prévisionnelles d’imposition, composante majeure des recettes
communales (l’état des bases prévisionnelles sera communiqué au plus tard le 31 mars 2026).
La trajectoire retient une hypothèse d’augmentation des recettes réelles proche de
1,7%, qui pourra être revue à la hausse au BP.
1. RECETTES FISCALES
En matière de recettes, le principal levier de la Commune est constitué de la fiscalité issue
de la taxe sur le foncier bâti, dont le produit s’élève en 2025 à 1,67 M€, sur un total
de recettes réelles de 3,86 M€.
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La revalorisation forfaitaire des bases fiscales, fixée par l’Etat, a été établie à 0,8%,
contre 1,7% en 2025 et 3,90% en 2024 ; pour mémoire, cette revalorisation est liée au niveau
de l’inflation. Elle est indépendante d’une possible évolution « physique » des bases du
foncier bâti. Cette évolution dépend du dynamisme des constructions et, par conséquent, du
nombre de contribuables.
Cette revalorisation conduira à une hausse très modérée des recettes fiscales,
indépendamment des taux. Après une hausse d’un point décidée en 2023, le taux de taxe
foncière sur les propriétés bâties a été reconduit à l’identique en 2024 et 2025. Les prévisions
budgétaires sont établies avec une nouvelle hypothèse de maintien des taux, qui devra
être confirmée lors du vote du budget primitif.
En 2025, les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) sont repartis à la hausse
(118 900 €), après avoir connu une inflexion à la baisse en 2024 (106 900 €), précédée d’un
pic inédit en 2023 (145 000 €). Pour mémoire, les DMTO générés sur le territoire des
communes de moins de 5 000 habitants sont placés dans un fonds de péréquation
départemental ; le montant du fonds est réparti par délibération du Conseil départemental,
en fonction de plusieurs critères (notamment la population, critère majoré depuis 2025, l’effort
fiscal et les dépenses d’équipement). L’imprévisibilité de cette recette, tout comme la
réception tardive des informations relatives au niveau de cette ressource, notifiée
chaque année par un courrier du Département à l’automne, inviteront à retenir une prévision
prudente, cependant revue à la hausse dans des proportions raisonnables,
considérant les recettes perçues sur les derniers exercices (80 000 €, contre 70 000 €).
L’attribution de compensation versée par la CCVSC serait maintenue à l’identique du
montant révisé de l’attribution 2025 (35 000 €), révision intervenue dans le contexte de
l’attribution par l’Etat d’une aide en faveur du Service Public de la Petite Enfance, comme
exposé en page 15.
Considérant l’ensemble de ces éléments, le cap serait ainsi fixé :
BP-DM
2022
BP-DM
2023
BP-DM
2024
BP-DM
2025
CAP
2026
2 020 000 € 2 214 000 € 2 340 000 € 2 389 000 € 2 406 000 €
2. DOTATIONS, PARTICIPATIONS ET SUBVENTIONS
A la lecture du projet de loi de finances pour 2026 présenté en octobre 2025, ce chapitre
bénéficierait d’une revalorisation de la Dotation de Solidarité Rurale. En revanche, il
serait impacté à la baisse par la suppression du FCTVA en fonctionnement (- 8 000 €) et
par la réduction de 25% de la compensation assurée par l’Etat concernant les
allocations compensatrices liées aux locaux industriels (- 25 000 €).
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Date de réception préfecture : 09/02/202630
En revanche, ce chapitre enregistrera :
- la participation de l’Etat au titre du Service Public de la Petite Enfance
(24 000 €), qui viendrait en « complément » de l’attribution de compensation de la CCVSC,
- la dotation forfaitaire de recensement de la population, également versée par l’Etat
(6 700 €).
Considérant ces éléments, le cap serait ainsi fixé :
BP-DM
2022
BP-DM
2023
BP-DM
2024
BP-DM
2025
CAP
2026
784 000 € 800 000 € 795 000 € 823 000 € 835 000 €
3. AUTRES RECETTES
Avec des effets bien moindres qu’en matière fiscale, la Commune est en mesure d’intervenir
sur le niveau des tarifs des services publics locaux et des redevances d’occupation
du domaine public (restaurant scolaire, accueil périscolaire, médiathèque, droits de place,
locations de salles…). Ces recettes sont de l’ordre de 220 000 à 240 000 €, dont plus de 80%
liés au restaurant scolaire et à l’accueil périscolaire.
En 2024, en lien avec la conclusion d’un nouveau marché de restauration scolaire, qui
s’est traduit par une forte hausse du coût de cette prestation, les tarifs du restaurant
scolaire et de l’accueil périscolaire ont été révisés à la hausse. Ces tarifs étaient
inchangés depuis 2018. Les nouveaux tarifs sont entrés en vigueur au 1er septembre
2024 ; ils produisent leur effet en année pleine depuis 2025. A ce stade, il n’est pas prévu
de révision des tarifs pour la rentrée 2026. Cependant, il conviendrait de consolider la
politique tarifaire par un examen comparatif régulier des coûts supportés par la
collectivité, en hausse chaque année, et de la participation financière des familles.
Les revenus des immeubles seront en augmentation, considérant :
- Le « surloyer » appliqué à l’Etat pour la location des logements de la
gendarmerie, compensant le « surloyer » appliqué à la Commune par la SEMCODA,
propriétaire-bailleur (+ 11 000 €).
- La mise en location de nouveaux biens acquis par la Commune dans le cadre de
son projet de renouvellement urbain et de confortement du centre-bourg, portés
par l’Etablissement Public Foncier de l’Ain (EPF). 5 biens, situés rue du Marché, rue de
Lyon, quai Sud et rue de Saint Trivier, sont désormais loués par la collectivité à des
particuliers, ce qui est source de recettes (38 000 € en 2025). Ces recettes seront inscrites
en prenant en compte un risque, mesuré, de vacances locatives.
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C. UNE CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT STABLE
1. PROSPECTIVE GLOBALE DEPENSES / RECETTES
0 €
500 000 €
1 000 000 €
1 500 000 €
2 000 000 €
2 500 000 €
3 000 000 €
3 500 000 €
PREV. 2025 CAP 2026
DEPENSES REELLES DE FONCTIONNEMENT
Charges à caractère général Charges de personnel Autres charges gestion courante
Charges financières Autres charges
0
500000
1000000
1500000
2000000
2500000
3000000
3500000
4000000
PREV. 2025 CAP 2026
RECETTES REELLES DE FONCTIONNEMENT
Impôts et taxes Dotations, participations et subventions
Produits des services Autres produits de gestion courante
Autres produits
3,07 M€ 3,14 M€
3,53 M€ 3,59 M€
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Date de réception préfecture : 09/02/202632
En 2026, la tendance serait à un accroissement des dépenses légèrement plus marqué
que celui des recettes. L’estimation des recettes est cependant soumise aux décisions
définitives qui seront prises par l’Etat en matière de loi de finances 2026, les
hypothèses les plus basses ayant été retenues pour le présent ROB.
2. CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT
La capacité d’autofinancement, correspondant au solde entre recettes et dépenses
réelles de fonctionnement, sert au financement des investissements de la Commune par
ses propres moyens. Elle constitue l’épargne brute, qui devient épargne nette après
déduction du remboursement en capital des emprunts.
Le remboursement en capital des emprunts sur l’exercice 2025 est en léger recul,
à 130 000 € contre 136 000 € au BP 2025, en raison de l’extinction totale de l’emprunt
contracté en 2015 pour les travaux de rénovation de la mairie, qui avait fait l’objet
d’une seule et dernière échéance trimestrielle en 2025.
Considérant les évolutions prévisionnelles des dépenses et des recettes affichées au présent
DOB, ainsi que la diminution du remboursement en capital des emprunts, la capacité
d’autofinancement serait d’un niveau équivalent en 2026 par rapport au BP 2025.
L’atteinte d’une capacité d’autofinancement brute à hauteur de 450 000 € est un
objectif minimal, qui sera à ajuster lors de l’élaboration du BP 2026.
Précision : En 2024, une subvention exceptionnelle a été versée au budget annexe « Gîte
Castel de Valrose », compensée par une recette en investissement d’un montant identique, au
titre de régularisations comptables. A des fins comparatives, les chiffres 2024 sont ici présentés
après neutralisation de ladite subvention.
417 350 €
390 700 €
495 100 €
434 000 €
460 700 € 449 700 €
317 350 €
278 700 €
361 100 €
274 000 €
324 700 € 319 700 €
0 €
100 000 €
200 000 €
300 000 €
400 000 €
500 000 €
600 000 €
BP - DM 2021 BP - DM 2022 BP - DM 2023 BP - DM 2024 BP - DM 2025 CAP 2026
Evolution de l'épargne brute et de l'épargne nette
Epargne brute Epargne nette
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D. LES PERSPECTIVES DE LA SECTION D’INVESTISSEMENT
1. LES CHOIX D’INVESTISSEMENT
Les arbitrages définitifs sur le programme d’investissements 2026 seront rendus dans
le cadre du vote du budget. Les investissements retenus devront bien entendu être
conformes aux capacités budgétaires de la Commune et prendre en compte les contraintes
qui pèsent aujourd’hui, et pèseront demain, sur les finances des collectivités.
Dans le respect des axes politiques définis en partie II du présent ROB, les dépenses
d’équipement seront priorisées selon plusieurs critères :
- Anticipation des projets stratégiques et structurants,
- Contribution à la transition écologique,
- Valorisation du patrimoine et préservation du cadre de vie,
- Opérations répondant à des obligations techniques ou réglementaires.
Bien que les sources de financement extérieures soient en voie de raréfaction (Etat,
collectivités locales, autres organismes…), l’effort d’identification et de sollicitation des
dispositifs d’aides financières sera poursuivi sans relâche afin d’optimiser le co-financement
des projets.
Cet objectif de priorisation est traduit dans le schéma annexé au présent ROB.
2. LES SOURCES DE FINANCEMENT, HORS CAPACITE
D’AUTOFINANCEMENT ET RECOURS A L’EMPRUNT
FCTVA
Pour 2026, le montant du FCTVA, calculé sur les dépenses d’équipement réalisées
en N-2, soit 2024, est estimé à 300 000 €. Sur la période 2023-2026, la section
d’investissement a bénéficié d’un montant de FCTVA relativement élevé (compris entre
250 000 € et 530 000 €), en lien avec les dépenses de reconstruction des écoles.
A partir de 2027, ce montant sera en recul, les opérations d’équipement actuellement menées
étant de moindre ampleur et/ou en phase études.
Taxe d’aménagement
Les estimations en matière de recettes de taxe d’aménagement ont toujours revêtu une
certaine complexité, compte tenu du décalage entre la réalisation des constructions
et le reversement effectif à la Commune, par l’intermédiaire des services de l’Etat. Cette
complexité se double dorénavant d’une chute du rendement de la taxe d’aménagement,
dont s’est alarmé le Sénat à l’occasion d’une mission flash menée à l’automne 2025. Cette
mission flash a identifié trois causes principales au ralentissement de la collecte :
Cadre de vie
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Date de réception préfecture : 09/02/202634
- L’atonie de la construction depuis 2021, avec une baisse de délivrance des permis de
construire,
- Les dysfonctionnements entraînés par le transfert du recouvrement des
Directions Départementales des Territoires (DDT) aux services de la Direction Générale
des FInances Publiques (DGFIP),
- Le report de la date d’exigibilité de la taxe, auparavant fixée à douze mois après la
délivrance de l’autorisation d’urbanisme, aujourd’hui due à la date d’achèvement des
travaux.
Cette chute se retrouve à l’échelon communal, comme suit :
2020 75 794 €
2021 60 950 €
2022 42 877 €
2023 130 598 €
2024 99 261 €
2025 40 506 €
Considérant ces données, il conviendra de rester prudent dans l’estimation du produit
de la taxe d’aménagement, projeté à hauteur de 40 000 €.
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Subventions
La Commune a développé une politique active de recherche de financements auprès
des partenaires extérieurs et, jusqu’à présent, est parvenue à un taux de subventions
conséquent pour certains projets.
Cette orientation sera poursuivie, afin de maximiser les possibilités de co-financement, la
collectivité se devant néanmoins d’être consciente des capacités de financement en baisse de
l’Etat et des collectivités locales. En outre, l’état d’avancement des « grands projets »,
en phase études, limitera le montant des recettes de subventions à inscrire au BP
2026, estimé à ce stade à 36 000 €. Ce montant résulte des subventions dûment obtenues,
d’autres dossiers de demandes étant en cours d’instruction.
Cession foncière
Aucune cession foncière n’est à constater pour 2026.
3. L’EVOLUTION DE LA DETTE
Aux fins de financement de l’opération « Ecoles », la Commune a recouru sur la période
2020-2023 à 2 emprunts de long terme, l’un de 1 M€ (école maternelle), l’autre de 1,5 M€
(école élémentaire). Ce recours à l’emprunt a été permis par la situation financière de la
Commune, saine, et par la stratégie de désendettement menée sous le précédent mandat.
La dette est aujourd’hui structurée comme suit :
En 2026, ces emprunts porteront le montant de l’annuité totale à 163 000 €,
l’annuité étant constituée du remboursement en capital, en section d’investissement
(130 000 €), et du paiement des intérêts, en section de fonctionnement (33 000 €, hors Intérêt
Courus Non Echus). Les taux fixes et le taux adossé au livret A préservent la collectivité de
toute volatilité. Le montant des intérêts d’emprunt est ici présenté avant
actualisation du tableau d’amortissement prenant en compte la baisse du taux du
livret A au 01/02/2026.
Accusé de réception en préfecture
001-210102638-20260209-DB2026-02-05-01-DE
Date de télétransmission : 09/02/2026
Date de réception préfecture : 09/02/202636
L’encours de dette s’élève au 1er janvier 2026 à 2 705 132 € :
Pour mémoire, en 2023 et 2024, une recette d’emprunt de court terme, dit « emprunt
FCTVA », avait été inscrite au BP. Compte tenu de l’exécution budgétaire constatée au cours
de ces deux exercices, cet emprunt n’avait pas été réalisé. Le fait d’avoir pu financer la
construction des nouvelles écoles sans recours aux emprunts de court terme
initialement envisagés en 2023 et 2024 permet de bénéficier pleinement des
recettes de FCTVA sur les exercices 2025 et 2026.
Le BP 2026 n’aurait pas recours à l’emprunt.
0 €
50 000 €
100 000 €
150 000 €
200 000 €
250 000 €
300 000 €
350 000 €
400 000 €
2010 2015 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026
Montant de l'annuité
0 €
500 000 €
1 000 000 €
1 500 000 €
2 000 000 €
2 500 000 €
3 000 000 €
3 500 000 €
2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Encours de la dette
Accusé de réception en préfecture
001-210102638-20260209-DB2026-02-05-01-DE
Date de télétransmission : 09/02/2026
Date de réception préfecture : 09/02/202637
E. ZOOM SUR LE BUDGET ANNEXE « GITE CASTEL
DE VALROSE »
Au 1er janvier 2024, le budget annexe « Hébergements touristiques » est devenu budget
annexe « Gîte Castel de Valrose ». Depuis deux exercices, cette évolution permet de
mieux identifier les charges et les recettes propres à cet hébergement et, par
conséquent, le poids financier qu’il représente pour la Commune.
Le gîte sera ouvert de février à décembre 2026, une période identique à l’année 2025.
Les tarifs, inchangés depuis 2023, ont été revalorisés au 1er janvier 2026, à hauteur
de 4%. Une réduction de 5% sur les tarifs des nuitées, hors périodes de vacances scolaires
et jours fériés, au bénéfice des Montmerlois, a par ailleurs été mise en place. Les recettes
seront reconduites à hauteur de 70 000 €, sauf planning de réservations « défavorable »
au stade du BP.
Depuis 2023, les principales tâches nécessaires à l’exploitation du gîte et à l’accueil
des clients (commercialisation, conciergerie, blanchisserie, entretien des locaux, des espaces
verts et de la piscine) sont externalisées. Cette organisation mise en place par la Commune
donne des résultats satisfaisants. Le contrat avec la société de conciergerie est
renouvelé au 1er février 2026, ce qui entraînera une hausse du coût des prestations,
qui n’avait pas évolué pendant 3 ans (+25% en moyenne, à appliquer à un coût annuel
de l’ordre de 14 000 €).
Les dépenses contraintes sont de deux ordres :
- Le versement d’une rente, prévue dans les conditions portant sur le legs du gîte, d’un
montant révisé chaque année, porté à hauteur de 30 000 € en 2026.
- L’annuité de l’emprunt de 150 000 € contracté en 2018 pour l’aménagement du gîte,
d’une durée de 15 ans, à taux fixe de 1,27%, cette annuité s’élevant à 11 000 €.
En investissement, compte tenu du caractère très énergivore du bâtiment, la collectivité
s’est engagée dans une opération de remplacement des menuiseries du gîte
(équipement en double vitrage), d’un coût total de 90 000 € HT. Les deux premières
tranches de travaux ont été financés sur 2024 et 2025 ; une 3ème et dernière tranche serait à
financer en 2026. L’Etat et le Département ont attribué à la Commune une subvention pour la
réalisation de l’ensemble du programme, respectivement à hauteur de 16 700 € et 10 800 €.
Le déficit d’exploitation du gîte étant récurrent, le versement d’une subvention du budget
principal au budget annexe est nécessaire, pour couvrir les dépenses de fonctionnement
(de manière partielle) et d’investissement (dans leur intégralité, hors subventions). A ce stade,
le montant de cette subvention est envisagé à un montant équivalent à 2025, soit
42 500 €.
Accusé de réception en préfecture
001-210102638-20260209-DB2026-02-05-01-DE
Date de télétransmission : 09/02/2026
Date de réception préfecture : 09/02/2026