Offres
API
Connexion
Documents similaires
Conseil Municipal - rapport d orientation budgetaire 2022
Conseil Municipal - rapport d orientation budgetaire 2024
Déliberation - 16 RAPPORT ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2025 certifie
Conseil Municipal - Rapport d orientation budgétaire 2024
Conseil Municipal - RAPPORT ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2020
Acte - rapport orientation budgetaire 2021
unknown - RAPPORT SUR LES ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2020
Acte - Rapport d'Orientations Budgétaires 2025
Déliberation - deliberation 2024 02 rapport orientations budgetai
Déliberation - RAPPORT ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2021
Déliberation - DEL2024.003anx Rapport d Orientations Budgétaires 2024
Document publié le Jeudi 8 février 2024 par la commune de Montévrain.
Lien du pdf (Déliberation - DEL2024.003anx Rapport d Orientations Budgétaires 2024)
Thèmes du document : Économie et finances, Fiscalité, Banque,
1
RAPPORT
D’ORIENTATIONS
BUDGÉTAIRES 2024
Conseil municipal du 8 février 20242
SOMMAIRE
SOMMAIRE ...................................................................................................................................................... 2
INTRODUCTION ................................................................................................................................................ 3
I. CONTEXTE GÉNÉRAL ET SITUATION MACROÉCONOMIQUE ............................................................................ 4
1. L’ENVIRONNEMENT MACROECONOMIQUE ........................................................................................................... 4 1.1. Un mouvement de désinflation désormais bien engagé ................................................................. 4 1.2. Des perspectives économiques moroses ......................................................................................... 6 2. LA SITUATION DES FINANCES PUBLIQUES LOCALES ET NATIONALES ............................................................................. 8 2.1. Une situation financière favorable dans les collectivités locales fin 2022, avant une probable inflexion en 2023............................................................................................................................................ 8 2.2. La trajectoire de finances publiques .............................................................................................. 10
II. LES PRINCIPALES DISPOSITIONS DE LA LOI DE FINANCES POUR 2024 INTÉRESSANT LA COMMUNE DE MONTÉVRAIN ................................................................................................................................................ 15
1. LA FISCALITE ............................................................................................................................................... 15 2. LES DOTATIONS D’ETAT ET LA PEREQUATION ....................................................................................................... 15 2.1. Les arbitrages afférents aux dotations d’Etat................................................................................ 15 2.2. Les arbitrages internes à la DGF .................................................................................................... 16 2.3. La péréquation horizontale ........................................................................................................... 18 2.4. Les autres mesures touchant aux dotations d’Etat ....................................................................... 19 3. LES AUTRES MESURES.................................................................................................................................... 20
III. LA SITUATION FINANCIÈRE DE LA COMMUNE ............................................................................................ 21
1. L’EPARGNE BRUTE ........................................................................................................................................ 21 1.1. Structure du compte administratif 2023 ....................................................................................... 21 1.2. Niveau et évolution récente de l’épargne brute ............................................................................ 22 2. LES RECETTES DE FONCTIONNEMENT ................................................................................................................ 23 2.1. La fiscalité ...................................................................................................................................... 23 2.2. Les concours extérieurs .................................................................................................................. 25 2.3. Les autres recettes de fonctionnement.......................................................................................... 26 3. LES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT ............................................................................................................... 26 3.1. Les dépenses de gestion ................................................................................................................ 26 3.2. Les frais financiers ......................................................................................................................... 30 4. L’INVESTISSEMENT ET LA DETTE ....................................................................................................................... 31 4.1. Les dépenses d’équipement et leur mode de financement ............................................................ 31 4.2. Evolution et composition de la dette municipale ........................................................................... 32
IV. LES ORIENTATIONS BUDGÉTAIRES POUR L’EXERCICE 2024 ......................................................................... 34
1. L’OBJECTIF D’EVOLUTION DES DEPENSES MUNICIPALES ......................................................................................... 34 2. L’EVOLUTION PROJETEE DES GRANDES MASSES DU BUDGET 2024 .......................................................................... 35 3. FOCUS SUR LES GRANDS PROJETS D’INVESTISSEMENT ........................................................................................... 36 4. L’ESTIMATION DES RESULTATS DE L’EXERCICE 2023 ............................................................................................. 383
INTRODUCTION
L’article L.2312-1 du Code général des collectivités territoriales dispose que dans les communes de 3.500 habitants et plus, un débat a lieu au sein du conseil municipal, dans un délai de deux mois précédant l’examen du budget de l’exercice, sur ses orientations générales, les engagements pluriannuels envisagés ainsi que sur la structure et la gestion de la dette.
Le contenu du rapport présenté à cette occasion par le maire au conseil municipal a été précisé par un décret du 24 juin 2016, adopté en application de la loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République et codifié à l’article D.2312-3 du CGCT. Les informations suivantes doivent y figurer :
Extrait du Code général des collectivités territoriales
En pratique, le rapport doit être transmis par la commune au président de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre dont elle est membre dans un délai de quinze jours à compter de son examen par l’assemblée délibérante. Il est mis à disposition du public à l’hôtel de ville dans les quinze jours suivant la tenue du débat d’orientation budgétaire – le public étant avisé de la mise à disposition de ces documents par tout moyen.
Le débat d’orientation budgétaire constitue donc un moment essentiel de la vie d’une collectivité locale. Ce débat permet à la collectivité de définir sa stratégie financière et sa politique d’investissement ainsi que les engagements pluriannuels envisagés. Il s’agit de la première étape du cycle budgétaire, qui participe à l’information des élus et doit éclairer l’examen du projet de budget par le conseil municipal.
Le vote du budget primitif 2024 de la Commune de Montévrain est programmé le 27 mars 2024.4
I. CONTEXTE GÉNÉRAL ET SITUATION MACROÉCONOMIQUE
1. L’environnement macroéconomique
1.1. Un mouvement de désinflation désormais bien engagé
Alors que l’année 2022 avait été marquée par une forte remontée de l’inflation, un mouvement de recul s’est amorcé depuis le point haut atteint en octobre 2022 (indice des prix à la consommation harmonisé en hausse de +10,6% en glissement annuel en zone euro), lequel s’est en outre accéléré au cours des derniers mois de 2023. Ainsi, fin décembre :
- L’inflation (toujours au sens de l’IPCH) était revenue à +2,9% en zone euro et +4,1% en France (après +3,9% en novembre)
- Surtout, sa composante « sous-jacente » – calculée après retraitement des prix les plus volatils : énergie, alimentation – poursuivait sa baisse, à +3,4%.
Sources : Eurostat, Cabinet Michel Klopfer
Les prévisions économiques les plus récentes (décembre 2023) tablent en outre sur une poursuite de ce mouvement de désinflation :
- La Banque centrale européenne anticipe un « atterrissage » à +5,4% en zone euro en 2023, puis +2,7% en 2024, +2,1% en 2025 et un retour en-deçà de l’objectif de +2% défini par les traités européens en 2026 (+1,9%).
- La Banque de France prévoit de son côté un taux de +5,7% en moyenne en France en 2023, puis +2,5% en 2024, +1,8% en 2025 et +1,7% en 2026. Cette trajectoire converge largement avec privilégiée par la loi de programmation des finances publiques, qui repose sur une hypothèse d’inflation hors tabac de +4,8% en 2023, censée revenir à +2,5% en 2024, +2,0% en 2025 et +1,75% par an à partir de 2026.
Derrière ces chiffres se dissimule une interrogation de fond quant à la nature du phénomène inflationniste.
déc.-23
2,9%
oct.-22
10,6%
déc.-23
3,4%
0,0%
2,0%
4,0%
6,0%
8,0%
10,0%
12,0%
janv.-20 janv.-21 janv.-22 janv.-23
Inflation en zone euro
(taux en glissement annuel)
IPCH global
inflation sous-jacente
Objectif BCE : 2%5
La majorité des économistes privilégient une explication conjoncturelle : effets de base et pénuries sectorielles liées à la sortie du contexte pandémique et à la désorganisation des chaîne de production qui affecté la période de reprise post-Covid, sur lesquels est ensuite venue se greffer la crise énergétique consécutive à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Mais des facteurs plus structurels pourraient également entretenir les tensions sur les prix, et compliquer la normalisation des taux d’inflation. D’une part le risque est toujours présent que ces dernières débouchent sur des effets dits « de second tour » (boucle prix-salaires), même si le mouvement de décrue précité incite désormais à relativiser cette perspective. D’autre part la transition écologique, combinée aux efforts de relocalisation (encore balbutiants …) de certaines chaînes de production, pourrait également entretenir des pressions inflationnistes à moyen terme.
Sources : Banque centrale européenne, Cabinet Michel Klopfer
En tout état de cause ce « retour de l’inflation » a conduit les banques centrales à piloter un cycle de resserrement monétaire inédit tant par son ampleur que par sa rapidité d’exécution – ce après une période d’assouplissement tout aussi historique.
Source : Cabinet Michel Klopfer
0,0%
1,0%
2,0%
3,0%
4,0%
5,0%
6,0%
7,0%
8,0%
9,0%
déc.-21 mars-22 juin-22 sept.-22 déc.-22 mars-23 juin-23 sept.-23 déc.-23
Evolution du Pronostic BCE sur l'inflation en zone Euro
2022 2023 2024 2025 2026
prévision d'inflation pour 2024 ramenée
de 3,20% à 2,70% dans la foulée de la
baisse plus rapide que prévu au S2 2023
Retour à une inflation classique à compter de 2025
(tout risque de déflation écarté ?...)
-1,00%
0,00%
1,00%
2,00%
3,00%
4,00%
5,00%
6,00%
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Évolution des taux directeurs de la banque centrale européenne
et de la réserve fédérale américaine depuis 2007
taux Refi de la BCE taux de dépôt de la BCE cible des Fed Funds
fin septembre 2023 :
. 11 relèvements des Fed Funds entre mars 2022 et juillet 2023,
cible passée de 0,00%-0,25% à 5,25%-5,50%
. 10 relèvements des taux directeurs de la BCE en un an, taux de
dépôt porté de -0,50% en juil. 2022 à 4,00% en sept. 20236
La Banque centrale européenne a ainsi tout à la fois :
- ajusté très rapidement ses taux directeurs : son principal taux de refinancement a été porté de 0,00% à 4,50% entre juillet 2022 et septembre 2023, tandis que le taux de dépôt (auquel sont rémunérés les excédents de liquidités placés par les banques auprès de la BCE) a été relevé de -0,50% à 4,00% ;
- interrompu les programmes d’achats de titres financiers qu’elle avait précédemment mis en œuvre : le principal programme d’assouplissement quantitatif (« l’APP ») initié en janvier 2015 a ainsi été arrêté en juin 2022, tandis que la fin du programme spécial pandémie (le « PEPP »), qui avait quant à lui débuté au printemps 2020, est intervenue en mars 2022.
1.2. Des perspectives économiques moroses
Le ralentissement de la hausse des prix s’accompagne d’une détérioration des perspectives de croissance, ce même si l’économie française pourrait échapper à la récession dans les mois à venir.
Les années 2021 et 2022 avaient été marquées par un franc rebond post-Covid, qui avait abouti à des taux de croissance en volume de – respectivement – +6,8% et +2,6% en France, ainsi que par une décrue marquée des taux de chômage (retombé à 7,2% au 2ème trimestre 2023).
Cette dynamique s’affaiblit toutefois nettement depuis le milieu de l’année, en France comme dans le reste de la zone euro. Une pluralité de facteurs sont à l’œuvre : difficultés d’approvisionnement et renchérissement de certaines matières-premières en raison du contexte géopolitique, effets défavorables du choc d’inflation décrit précédemment et de la hausse des taux d’intérêt sur la consommation des ménages, tandis que le contexte d’incertitude a conduit à une hausse historique des taux d’épargne (près de 19% des revenus disponibles au 2ème trimestre 2023).
Sources : OCDE, Cabinet Michel Klopfer
7,3%
10,3%
12,1%
7,4%
8,6%
6,4%
5,0%
9,9%
3,5%
13,0%
3,8% 3,0%
5,0%
7,0%
9,0%
11,0%
13,0%
15,0%
t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3t4t1t2t3
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Taux de chômage en zone euro et aux Etats-Unis
(% de la population active, données trimestrielles OCDE)
Etats-Unis
Zone Euro7
L’évolution défavorable de plusieurs indicateurs reflète ce climat général :
- La croissance du PIB, attendue à +1,0% par le gouvernement (hypothèse sur laquelle ont été bâtis l’ensemble des textes financiers de fin d’année) pourrait s’avérer un peu plus faible que prévu : +0,8% selon les dernières prévisions de la Banque de France (décembre 2023).
- Le taux de chômage a enregistré une inflexion au 3ème trimestre, au terme duquel il s’établissait à +7,4%, soit une hausse de +0,2 point par rapport au 2ème semestre (7,2% en France donc, et 6,4% en zone euro).
- Les indices « PMI », qui reflètent les intentions des directeurs d’achats et permettent de détecter une inflexion de la conjoncture, émargent en-dessous de 50 – niveau qui signale une dégradation de la situation économique par rapport au mois précédent.
En conséquence les prévisions de croissance ont été révisées à la baisse en France comme dans la plupart des économies développées :
- La Banque de France anticipe une croissance du PIB limitée à +0,9% en 2024, suivie d’une remontée progressive en 2025 (+1,3%) et 2026 (+1,6%) – niveaux qui se rapprochent du potentiel de croissance de l’économie française (généralement évalué autour de +1,35% par an).
- La tendance serait encore plus morose au sein de la zone euro : +0,6% en 2023, +0,8% en 2024 et +1,5% en 2025 et 2026 selon la Banque centrale européenne. - L’OCDE partage le même pessimise, avec une croissance mondiale anticipée à +3,0% en 2023 et +2,4% en 2024.
58,8
54,9
45,3
60,2
46,5
44
46
48
50
52
54
56
58
60
62
j a o d f a j a o d f a j a o d f a j a o d f a j a o d f a j a o d f a j a o d f a j a o d f a j a o d f a j a o d f a j a o d f a j a o
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Indice PMI composite zone Euro
(source : Markit)
avril 2020 : 13,5 !
0,0%
0,5%
1,0%
1,5%
2,0%
2,5%
3,0%
3,5%
4,0%
4,5%
5,0%
déc.-21 mars-22 juin-22 sept.-22 déc.-22 mars-23 juin-23 sept.-23 déc.-23
Evolution du Pronostic BCE sur la croissance en zone Euro
2022 2023 2024 2025 2026
Affaissement marqué du pronostic de
croissance pour 2024, qui va accentuer
la pression pour l'enclenchement du
cycle de déserrement monétaire8
Sources : Markit, INSEE, Banque centrale européenne, Cabinet Michel Klopfer
Ces prévisions tranchent en partie avec les hypothèses qui sous-tendent la loi de programmation des finances publiques adoptée le 18 décembre 2023, et sur lesquelles repose donc en creux la stratégie budgétaire en France : +1,4% en 2024, +1,7% en 2025 et 2026 et +1,8% en 2027. Le rapport qui lui est annexé pointe toutefois les aléas qui entourent ce scénario. Au-delà du risque inflationniste (a priori en cours de résorption) et de la question de l’approvisionnement énergétique (moins prégnante que durant l’hiver 2022-2023), c’est surtout le rythme de transmission du resserrement monétaire piloté par la BCE à l’économie réelle qui y est évoqué, ainsi que l’évolution de l’activité en Chine. En outre les prévisions macroéconomiques restent largement tributaires du contexte géopolitique, qui restait lui- même profondément incertain fin 2023.
2. La situation des finances publiques locales et nationales
2.1. Une situation financière favorable dans les collectivités locales fin 2022, avant une probable inflexion en 2023
Les collectivités locales conservaient dans leur ensemble une situation financière favorable fin 2022 (derniers comptes connus). Deux indicateurs en témoignent tout particulièrement :
- leur taux d’épargne brute, qui atteignait 17,6% en consolidé, et par échelon de collectivités entre 15,1% (communes) et 21,1% (régions) ;
- leur capacité de désendettement, qui s’élevait quant à elle à 4,4 ans en moyenne.
-0,5%
+5,3%
+4,0%
+3,3% +3,4% +3,5% +3,3% +3,1% +3,7% +3,6%
+2,8%
-3,2%
+5,9%
+3,3% +3,0%
+2,7%
moyenne = 2,95%
-4%
-2%
0%
2%
4%
6%
8%
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 (e)
2024
(p)
Croissance économique mondiale depuis 2009
(source : OCDE)9
Pour rappel, l’épargne brute est la différence entre les recettes et les dépenses réelles de fonctionnement et mesure les marges de manœuvre courantes d’une collectivité publique locale, ainsi que sa capacité à autofinancer tout ou partie de ses investissements. Rapporté aux recettes de fonctionnement (taux d’épargne brute) elle est généralement appréciée au regard d’un seuil plancher de 7% et d’une zone d’alerte positionnée entre 10% et 12%.
La capacité de désendettement, qui correspond au rapport entre l’encours de dette au 31 décembre d’un exercice et l’épargne brute dégagée la même année en section de fonctionnement, mesure la solvabilité (c’est-à-dire : la capacité de remboursement) d’une collectivité locale. La loi de programmation des finances publiques 2018-2022 a défini des seuils plafonds (non contraignants) par catégories de collectivités : 12 ans pour le bloc communal, 10 ans pour les départements et 9 ans pour les régions.
De fait, les comptes locaux ont fait montre d’une certaine résilience face aux crises sanitaire et énergétique. Plusieurs dépenses locales sont certes fortement élastiques à l’inflation : fluides, alimentation, marchés via les clauses de revalorisation indiciaire, … Mais une part importante des recettes des collectivités suit également l’évolution des prix : bases foncières (hors locaux professionnels) sous l’effet du coefficient de revalorisation forfaitaire qui est calé sur l’IPCH observé en glissement annuel en novembre de l’année précédente, quotes-parts de TVA nationale pour les EPCI, les départements et les régions, …
13,4% 14,0% 14,1% 14,3%
15,4% 15,6% 14,7% 15,6% 15,1%
18,3% 18,2%
17,0% 17,6%
17,9% 18,8% 17,6% 18,3% 19,3%
10,2% 9,9%
11,8% 11,8% 12,0%
14,0%
12,1%
16,4% 16,2%
21,1%
20,1% 19,9% 20,1% 20,5%
22,2%
18,8%
20,3%
21,1%
0%
5%
10%
15%
20%
25%
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Evolution des ta ux d'épa rgne brute consolidés
(ra tio ép a rg ne b rute / rec ettes réelles d e fonc tio nnem ent)
Communes EPCI Départements Régions
6,0 5,8 5,8 5,8
5,3
5,0
5,4
4,9 4,9 4,8
4,7
5,0
4,8 4,6
4,3
4,8
4,6 4,1
5,0 5,3
4,3 4,2
4,1
3,4
4,1
2,8 2,7
4,6
5,2 5,5
5,0 4,8
4,3
6,0 5,7
5,5
0
1
2
3
4
5
6
7
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Evolution des ca pa cités de désendettement consolidées
(ra tio d ette / ép a rg ne b rute - exp rim é en a nnées)
Communes EPCI Départements Régions10
L’année 2023 devrait néanmoins marquer une césure :
- Une baisse de l’épargne brute est anticipée en raison tout à fois de certains effets différés de la crise inflationniste (prise en compte en année pleine des mesures de revalorisation salariale décidées au début de l’été 2023 …) et du fléchissement de plusieurs recettes locales, au premier rang desquelles les droits de mutation. De ce fait la chute pourrait être particulièrement marquée dans les départements, dont le taux d’épargne brute tomberait de 16,2% à 10,7%, tandis que dans les communes l’indicateur passerait de 15,1% à 13,6% selon les prévisions formées par la Banque postale en septembre 2023.
- Les investissements locaux resteraient cependant élevés en 2023. Dans un contexte de contraction de l’épargne brute, leur maintien voire leur hausse serait financée par un surcroît d’endettement et la consommation d’une partie des excédents accumulés au cours des exercices passés. Toujours selon ces données prévisionnelles (Banque postale) les trésoreries locales resteraient très élevées fin 2023 : autour de 64 Md€ au total, ce qui représente 31% de l’ensemble de la dette des collectivités (elle-même projetée à 206,7 Md€).
2.2. La trajectoire de finances publiques
En 2022, les finances publiques françaises faisaient apparaître un déficit public consolidé (toutes administrations confondues) de -4,8% et une dette publique égale à 111,6% du PIB. Examinées isolément, les collectivités locales présentaient quant à elle des comptes équilibrés, et une dette égale à 9,3% du PIB (soit un peu plus de 8% de l’ensemble de la dette publique).
La loi de programmation des finances publiques 2023-2027 table sur :
- une quasi-stabilité du déficit public en 2023 (-4,9%), lequel reviendrait toutefois ensuite progressivement à -2,7%, de 2024 à 2027 : la part conjoncturelle du déficit – appelée à se résorber « naturellement » dès lors que l’économie croît à son niveau potentiel – est estimée à -0,7%, contre -4,1% pour sa composante structurelle ; - une légère réduction du ratio d’endettement public, qui reviendrait autour de 108% au terme de la période couverte par programmation.
135,5 136,4 133,6 134,6 142,7
57,0 61,2 66,9 67,9 64,0
192,5 197,6 200,5 202,5 206,7
0
50
100
150
200
250
2019 2020 2021 2022 2023
Endettement net des collectivités au 31/12 (M€)
dette nette compte au Trésor dette brute
source : note de conjoncture LBP (septembre 2023)11
Cette trajectoire a été jugée par le Haut Conseil des finances publiques tout à la fois optimiste – en ce qu’elle repose sur des hypothèses de croissance optimisées par rapport à celles privilégiées par les économistes et les instituts de prévision (comme indiqué supra : +1,4% en 2024 contre +0,8%/+0,9%) – et peu ambitieuse au regard des engagements européens de la France. Par ailleurs le HCFP pointe dans son avis le non-respect récurrent des précédentes programmations.
-0,2 -0,4 -0,2 0,0 0,1 0,1 0,1 0,0 -0,1 0,0 0,0
-5,0 -4,1
-3,9 -3,6 -3,6
-3,0
-2,3
-3,1
-9,0
-6,5
-4,8 -4,9
-4,4
-3,7
-3,2
-2,7
-10
-8
-6
-4
-2
0
2
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Evolution du déficit public (en % du PIB)
E n roug e : tra jec toire d e la LPFP 2023-2027
Collectivités territoriales Sécurité sociale Etat
8,5 8,7 8,8 8,9 9,0 8,8 8,7 8,6 9,9 9,8 9,3
90,6 93,4 94,9
95,6 98,0 98,2 97,7 97,4
114,6 112,9 111,6
109,6 109,5 109,4 109,2 108,3
0
20
40
60
80
100
120
140
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Evolution de la dette publique (en % du PIB)
E n roug e : tra jec toire d e la LPFP 2023-2027
Collectivités territoriales Sécurité sociale Etat12
Source : Cabinet Michel Klopfer
« En temps normal » les finances publiques des Etats membres de la zone euro sont encadrées par deux règles prudentielles :
- Le « pacte de stabilité et de croissance » de 1997, lui-même inspiré des critères de convergence qui avaient été introduits par le Traité de Maastricht en 1992, leur impose d’afficher un déficit public nominal inférieur à 3% du PIB. Une seconde règle – quant à elle non directement sanctionnée – concerne le stock de dette publique, qui en principe ne doit pas excéder 60% du PIB.
- Le Traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance de 2012 fixe quant à lui un objectif de déficit structurel inférieur à 0,5% du PIB, avec l’obligation pour les Etats qui se positionneraient au-delà de s’engager sur une trajectoire d’ajustement de 0,5 point de PIB par an.
Ces règles avaient été suspendues depuis le 23 mars 2020, comme le permet, « en cas de grave récession économique », une clause de sauvegarde introduite en 2011. Elles doivent désormais être réactivées, dans un cadre renouvelé. Les aménagements apportés, qui ont fait l’objet d’âpres discussions entre les Etats membres tout au long de l’année 2023 et doivent encore être soumis au Parlement européen pour validation, seraient les suivants :
- Les objectifs de 3% et de 60% sont maintenus, étant entendu qu’en 2022 12 Etats membres de l’Union européenne (sur 27) se positionnaient au-delà du seuil de 3%, et que 13 affichaient une dette publique supérieure à 60% …
- Est également conservée l’obligation pour les Etats en situation de déficit public excessif d’accomplir un effort de résorption égal à 0,5 point (lorsque leur dette est comprise entre 60% et 90%) ou 1 point de PIB (au-delà de 90%). Par ailleurs tous seront soumis à un objectif de réduction de leur déficit structurel de 1,5 point de PIB par an, même hors situation de déficit excessif. L’accord prévoit toutefois une application souple de cette règle entre 2025 et 2027, période durant laquelle le calcul sera effectué après retraitement des charges d’intérêts supplémentaires induites par la remontée des taux.
- A cet effet les Etats membres devront présenter des plans d’ajustement budgétaires décrivant une trajectoire sur 4 ans, elle-même validée par la Commission européenne. Ce délai pourra en outre être porté à 7 ans en cas d’engagement sur un programme de réformes répondant aux priorités européennes.
-3,3%
-7,2%
-6,9%
-5,2% -5,0%
-4,1% -3,9%
-3,6% -3,6%
-2,9%
-2,3%
-3,0%
-9,0%
-6,5%
-4,8% -4,9%
-10%
-9%
-8%
-7%
-6%
-5%
-4%
-3%
-2%
-1%
0%
2 0 0
8
2 0 0
9
2 0 1
0
2 0 1
1
2 0 1
2
2 0 1
3
2 0 1
4
2 0 1
5
2 0 1
6
2 0 1
7
2 0 1
8
2 0 1
9
2 0 2
0
2 0 2
1
2 0 2
2
2 0 2
3
2 0 2
4
2 0 2
5
2 0 2
6
2 0 2
7
Solde public français en % du PIB : comparaison entre les
programmations successives en LPFP et les réalisations
LPFP 2009 LPFP 2012 LPFP 2014 LPFP 2018 LPFP 2024 Solde effectif13
- Le suivi des finances publiques des Etats membres sera recentré sur un nouvel indicateur de dépense, calculé hors intérêts, hors dépenses cycliques d’assurance-chômage et hors charges gagées par des recettes nouvelles.
- Les sanctions financières seront enfin allégées, de sorte à renforcer leur crédibilité.
Dans le cadre de la loi de programmation du 18 décembre 2023, l’essentiel de l’effort de résorption du déficit public repose sur sa composante structurelle, supposée passer de -4,1% (niveau prévisionnel de 2023) à -2,7% en 2027 – le déficit conjoncturel étant quant à lui par hypothèse ramené à zéro sur cette même période.
Extraits de la loi de programmation des finances publiques 2023-2027
En outre, pour respecter cette trajectoire, la loi de programmation table comme ses prédécesseuses sur une importante contribution du monde local :
- En consolidé, les comptes locaux devraient ainsi passer d’un déficit de -0,3% (en 2023 toujours) à un excédent de +0,4% (en 2027), ce qui représente un effort total de 0,7 points de PIB. Implicitement, la réalisation de ces prévisions supposerait une réduction de l’encours de dette des collectivités, qui passerait de 9,0% à 7,6% du PIB (soit -8 Md€ en volume) et une quasi-année blanche d’emprunt en 2027.
- La dépense locale ferait l’objet d’une maîtrise stricte : les taux d’évolution renseignés dans la loi de programmation déterminent une réduction moyenne annuelle de -0,5% en volume, contre +0,8% (avant inflation toujours) pour les administrations d’Etat et la sécurité sociale.
Source : Cabinet Michel Klopfer
PLPFP 2 0 2 4 - 2 0 2 7 : é v olu tion de la dé pe n se pu bliqu e e n v olu m e
2 0 2 3 2 0 2 4 2 0 2 5 2 0 2 6 2 0 2 7 2 7 / 2 4
Dép en se g lo b ale - 1 ,3 % 0 ,5 % 0 ,8 % 0 ,5 % 0 ,5 % 0 ,6 % dont Etat -3,6% -1,4% 1,9% 1,5% 1,2% 0,8% dont monde local 1,0% 0,9% 0,2% -1,9% -1,0% - 0,5% dont sécurité sociale -0,5% 1,7% 0,3% 0,7% 0,6% 0,8%14
Si la version initiale du texte – présentée au Parlement à l’automne 2022 – prévoyait de réactiver le dispositif de contractualisation mis en œuvre entre 2018 et 2020 dans un format élargi et en partie remanié, la loi effectivement adoptée le 18 décembre 2023 reste quant à elle peu diserte sur les mesures qui doivent inciter les collectivités à respecter cette trajectoire. Deux « leviers » sont toutefois actionnés à cet effet.
En premier lieu la loi de programmation introduit une obligation pour toutes les collectivités de plus de 3.500 habitants de décliner dans leur rapport d’orientations budgétaires l’objectif précité, au niveau de leur budget principal et de chaque budget annexe, ce à titre indicatif. Compte tenu des hypothèses d’inflation qui sous-tendent la programmation, une réduction de -0,5% en volume des dépenses réelles de fonctionnement des collectivités aboutirait à une progression en valeur limitée à +4,8% en 2023, +2,0% en 2024, +1,5% en 2025 et +1,3% en 2026 et en 2027.
Extrait de la loi de programmation des finances publiques 2023-2027
En second lieu, la loi de programmation encadre l’évolution des principales dotations aux collectivités, selon un schéma proche de celui mis en œuvre dans le cadre des précédentes programmations. La norme portera sur les prélèvements sur recettes et les crédits de la mission « relations avec les collectivités territoriales », hors FCTVA et TVA-DGF des régions. L’augmentation des dotations sous enveloppe sera plafonnée à environ +250 M€ par an de 2024 à 2027, étant entendu que la progression spontanée de certaines d’entre elles (notamment la compensation versée aux communes et aux EPCI au titre de l’allègement des valeurs locatives industrielles) devrait d’ores et déjà absorber la majeure partie de cette enveloppe. Mais ce mécanisme de plafonnement a fait l’objet d’une application (très) souple ces dernières années, les lois de finances pour 2023 et pour 2024 abondant ainsi les dotations aux collectivités nettement au-delà de la norme d’évolution préfixée (voir plus loin).15
II. LES PRINCIPALES DISPOSITIONS DE LA LOI DE FINANCES POUR 2024 INTÉRESSANT LA COMMUNE DE MONTÉVRAIN
1. La fiscalité
La principale mesure fiscale qui figure dans la loi de finances pour 2024 concerne la possibilité ouverte aux communes dont le taux de taxe d’habitation sur les résidences secondaires est inférieur à 75% du taux moyen du département et aux EPCI dont le taux est inférieur à 75% de la moyenne nationale (toutes catégories confondues) de l’augmenter « en déliaison », à hauteur de 5% du taux moyen et sans pouvoir dépasser ce seuil. Pour mémoire le taux de THRS, bloqué pour des raisons techniques entre 2021 et 2023 – période de suppression définitive de la TH sur les résidences principales – était jusqu’ici lié strictement au taux de TFB, et ne pouvait être relevé que dans la limite de l’augmentation de ce dernier, constatée l’année précédente.
→ La Commune de Montévrain, qui appliquait en 2023 un taux de THRS de 22,98%, n’est toutefois pas concernée par cette nouvelle faculté d’augmentation puisqu’elle se positionne pratiquement au niveau de la moyenne des communes du département (22,99%).
Plusieurs autres dispositions du texte concernent la fiscalité locale. En particulier :
- La loi de finances pour 2024 étend l’exonération de TFB de 15 ans dont bénéficient les logements sociaux neufs aux logements sociaux qualifiés comme tels depuis au moins 40 ans et sujets à rénovation énergétique lourde.
- Le texte met également à jour les critères d’accès aux exonérations de TFB accordées aux logements neufs dont le niveau de performance énergétique est supérieur à celui imposé par la réglementation (5 ans) et aux logements anciens faisant l’objet de dépenses d’optimisation énergétique (3 ans). Alors que ces mécanismes avaient initialement vocation à s’appliquer de droit – avec possibilité pour les collectivités d’en limiter l’application voire de les supprimer – la version finale du texte maintient leur caractère facultatif : communes et EPCI auront en outre la possibilité de délibérer à cet effet jusqu’au 29 février 2024 pour les impositions établies cette année.
Par ailleurs la révision des valeurs locatives des locaux professionnels, censée se dérouler à un rythme sexennal, fait l’objet d’un nouveau report, de 2025 à 2026.
2. Les dotations d’Etat et la péréquation
2.1. Les arbitrages afférents aux dotations d’Etat
A rebours des règles d’encadrement édictées par la loi de programmation des finances publiques 2023-2027, une partie seulement des augmentations de dotations votées en loi de finances pour 2024 (voir ci-dessous : augmentation de la DGF, majoration du fonds vert, …) sont répercutées sur les collectivités.
Précisément, la ponction opérée à ce titre sur les dotations utilisées comme variables d’ajustement se limite cette année à -47 M€, et portera sur la DCRTP du bloc communal (-14 M€) et les dotations versées au titre des anciens FDPTP (-13 M€), ainsi que sur la DCRTP des départements (-20 M€). Inversement les régions seront exemptées de toute contribution, alors que la version initiale du texte prévoyait également de prélever -20 M€ sur leur DCRTP. Comme les années précédentes le calcul des ponctions individuelles sera effectué en proportion des recettes réelles de fonctionnement, nettes des prélèvements sur recettes – ce dans la limite de la dotation reçue.16
→ Alors que la DCRTP de la Commune de Montévrain était restée stable ces deux dernières années (à 134 k€) la dotation sera donc légèrement rabotée en 2024, dans une proportion comprise entre -1% et -3%. Si les dispositions de la loi de programmation des finances publiques étaient appliquées à la lettre cette érosion pourrait en outre s’accroître les années suivantes : entre -6% et -8% par an dans un scénario pessimiste.
2.2. Les arbitrages internes à la DGF
Pour la 2ème année consécutive la loi de finances pour 2024 abonde la DGF du bloc communal de +320 M€. Sur ce montant 290 M€ viennent abonder les composantes péréquatrices de la dotation – dont 150 M€ fléchés vers la dotation de solidarité rurale et 140 M€ sur la dotation de solidarité urbaine – le solde de 30 M€ étant quant à lui fléché vers la dotation d’intercommunalité.
Parallèlement, le texte procède à une refonte des circuits internes de la DGF du bloc communal.
La dotation d’intercommunalité sera désormais augmentée de +90 M€ chaque année, contre +30 M€ précédemment. Le financement de cette mesure sera en outre exclusivement financé par l’écrêtement qui est appliqué chaque année (de manière uniforme) sur la dotation de compensation, dont la loi de finances pour 2024 prévoit qu’elle soit systématiquement transférée à l’EPCI, ce même dans les territoires en fiscalité additionnelle où une partie pouvait subsister dans les dotations forfaitaires des communes.
La couverture des besoins de financement de la DGF des communes (effet population, abondement des dotations de péréquation lorsque celui-ci n’est pas pris en charge par l’Etat) devrait rester assuré comme actuellement via l’écrêtement (quant à lui péréqué) de la dotation forfaitaire (60%) et par un prélèvement complémentaire sur la dotation de compensation (pour 40%) – sous réserve des arbitrages qui seront rendus in fine par le Comité des finances locales.
Plusieurs autres ajustements sont apportés à la DGF des communes :
- Le plafond d’évolution des dotations d’intercommunalité individuelles est relevé de 110% à 120%. Cette mesure et celle mentionnée ci-dessus font écho à deux objectifs que poursuivaient la réforme avortée de 2015 et celle de 2019, quant à elle bien entrée en vigueur : la réallocation de la dotation de compensation entre les territoires et l’accélération du transfert des centres urbains vers les EPCI ruraux, qui compteront parmi les principaux bénéficiaires du déplafonnement.
- Une garantie est introduite en cas de perte d’éligibilité à la part majoration de la dotation nationale de péréquation, qui correspondra à 50% de la dotation perdue (pendant une année).
- Le revenu par habitant qui entre dans le calcul de l’indice synthétique conditionnant l’accès à la DSR cible sera désormais calculé sous la forme d’une moyenne triennale, de sorte à atténuer les variations de l’indicateur.
- La loi de finances pour 2024 prévoit également que 60% de l’augmentation de la DSR soient fléchés vers sa part péréquation, et que les communes situées en zone « France ruralités revitalisation » (nouveau zonage qui se substitue aux anciennes zones de revitalisation rurale) bénéficient d’une majoration de +20% de leur dotation.17
Enfin, le calendrier de transition vers les nouvelles formules de calcul des efforts fiscaux (issue des lois de finances pour 2021 et 2022, et qui tenaient compte notamment de la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales) est aménagé : alors que leur impact avait été intégralement neutralisé en 2023, elles seront prises en compte à hauteur de 10% en 2024 sans modification à ce stade du rythme de transition prévu les années suivantes, qui doit en principe aboutir à un basculement intégral d’ici 2028. Les « nouveaux » potentiels financiers entreront quant à eux vigueur conformément au calendrier prévu initialement : 20% en 2024.
→ La réforme des indicateurs de richesse aura des effets contrastés pour Montévrain. La Commune devrait voir son potentiel financier s’apprécier assez nettement par rapport à la moyenne de sa strate démographique comme par rapport au potentiel financier moyen des communes d’Ile-de-France – ce qui lui sera défavorable en termes de péréquation. Inversement son effort fiscal devrait un peu s’apprécier au regard de la moyenne de la strate … sous réserve que la réforme – qui sur ce plan reste largement discutée – aille bien jusqu’à son terme.
2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
Neutralisation potentiels fiscaux 100% 90% 80% 60% 40% 20% 0%
Neutralisation efforts fiscaux 100% 100% 90% 60% 40% 20% 0%
Chiffres en €/ ha b . 2022 2028
Potentiel fiscal de Montévrain * 620 671
Moyenne nationale (n-1) 662 691
E c a rt -6% -3%
Potentiel financier de Montévrain 994 1 098
Moyenne strate démographique ** 1 152 1 243
E c a rt -14% -12%
Moyenne Ile-de-France 1 532 1 523
E c a rt -35% -28%
* Calculé sur la base d'une population logarithmiquement pondérée
** 10.000-15.000 habitants puis 15.000-20.000 habitants
Chiffres en €/ ha b . 2022 2028
Effort fiscal de Montévrain 1,49 1,41
Moyenne strate démographique 1,24 1,11
E c a rt +20% +27%18
→ Si sa progression devrait être modérée en 2024, la DGF de la Commune de Montévrain pourrait en revanche connaître une croissance importante les années suivantes, ce pour deux raisons principales. D’une part la dotation forfaitaire devrait être tirée à la hausse par l’augmentation attendue de la population municipale (au-delà de 2024 donc), qui compenserait largement l’impact de l’écrêtement péréqué. D’autre part la Ville étant éligible à une dotation nationale de péréquation « spontanée » supérieure au montant dont elle bénéficie aujourd’hui, son attribution est vouée à progresser durablement de +20% par an (soit : le plafond d’évolution fixé par la loi pour cette dotation).
2.3. La péréquation horizontale
Comme pour la DGF, la réforme des efforts fiscaux agrégés qui rentrent dans la formule de répartition du FPIC, et dont l’impact avait été intégralement neutralisé en 2023, commencera à être prise en compte en 2024, à hauteur de 10%.
La loi de finances pour 2024 confère également un caractère pluriannuel aux délibérations adoptées afin de définir une méthode de répartition dérogatoire du FPIC, sous plusieurs conditions :
- Chaque conseil municipal conserva la possibilité de s’opposer à la reconduction de la méthode décidée localement, ce chaque année et dans un délai de 2 mois suivant la notification du fonds.
- La reconduction ne sera en outre pas possible en cas de changement de périmètre intercommunal, impliquant une nouvelle délibération ou un retour à la méthode de droit commun.
- Enfin elle devra respecter les exemptions de prélèvement dont bénéficient les 250 premières communes de plus de 10.000 habitants et les 30 premières communes de moins de 10.000 habitants du classement de la DSU ainsi que les 2.500 premières communes du classement de la DSR cible.
Le calcul sera effectué au prorata des contributions/reversements des années précédentes, sans pondération par la population.
→ La Commune de Montévrain est exposée à d’importantes pertes en matière de péréquation horizontale. Sous l’effet de la réforme des potentiels financiers le prélèvement FPIC du territoire de Marne et Gondoire – ainsi que, partant, la quote-part supportée par Montévrain, calculée jusqu’ici conformément à la méthode de répartition de droit commun – devrait progresser dans les années qui viennent. Par ailleurs, en raison de l’évolution prévisionnelle de son potentiel financier, la Commune est exposée à un risque de perte d’éligibilité au FSRIF sous 2-3 ans, voire plus tôt en cas d’évolution défavorable des autres critères qui régissent la répartition du fonds.
Chiffres en k€ 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
Dotation forfaitaire 477 573 562 558 563 581 622
Dotation nationale de péréquation 57 69 82 99 118 142 170
T OT AL DGF 534 642 644 656 681 723 793
Variation +20,2% +0,3% +2,0% +3,8% +6,2% +9,6%19
2.4. Les autres mesures touchant aux dotations d’Etat
La loi de finances pour 2024 contient plusieurs mesures visant à relancer le mouvement des communes nouvelles :
- Le montant de la dotation d’amorçage, versée durant les trois premières années qui suivent la fusion, est relevé à 15 € par habitant (contre 6 à 10 € précédemment). - Les communes fusionnées bénéficieront désormais d’une garantie permanente de DGF, calculée au regard de la somme des attributions des communes préexistantes et indexée sur l’évolution de l’enveloppe nationale (alors que jusqu’à présent la garantie était limitée à leur trois premières années d’existence).
- Elles bénéficieront également d’une garantie de leur dotation élu local couvrant deux mandats (au lieu d’un).
- Enfin des précisions sont apportées quant au calcul de la DSU, effectué au regard des attributions consolidées des communes préexistantes dès lors qu’au moins l’une d’elle y étaient également éligible, ainsi que sur le cas des communes nouvelles créées à l’échelle d’un EPCI.
Ces différentes mesures restent soumises à une condition démographique : la commune issue de la fusion devra ainsi compter moins de 150.000 habitants lors de sa 1ère année d’existence. Leur financement sera assuré hors DGF, via un prélèvement sur recettes dédié, lequel est en l’espèce abondé de 17,6 M€ en 2024.
De nouveaux pas sont en outre accomplis, dans le sillage de la précédente loi de finances, vers un « verdissement » des dotations d’Etat (selon l’expression consacrée …) : outre la réforme de la dotation biodiversité le montant du fonds d’accélération de la transition énergétique dans les territoires » (nom officiel du « fonds vert ») est porté de 2,0 M€ à 2,5 Md€, dont 1,1 Md€ de crédits ouverts sur 2024. Une priorité sera en outre donnée à la rénovation énergétique des écoles (vers laquelle seront fléchés 500 M€), ainsi qu’à l’élaboration et à la mise en œuvre des plans climat air énergie des territoires (250 M€).
Quelques aménagements sont enfin apportés à certaines dotations existantes :
- La condition de potentiel financier qui régit l’attribution de la dotation élu local est supprimée.
- Le montant de la dotation titres sécurisés est porté de 70 M€ à 100 M€ dès 2023, cette enveloppe étant reconduite en 2024. Ses critères de calcul sont en outre révisés.
Chiffres en k€ 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
FPIC -213 -187 -187 -195 -203 -211 -218
FSRIF 188 279 235 171 86
T OT AL PÉ R É QUAT ION HOR IZONT AL E -25 92 48 -24 -118 -211 -218
Variation - 47,7% - 149,3% +394,1% +79,3% +3,4%20
3. Les autres mesures
La loi de finances pour 2024 introduit deux nouveautés, qui s’inscrivent également dans la perspective d’une forme de « verdissement » des finances locales :
- A compter de 2025 (comptes 2024) les collectivités de plus de 3.500 habitants auront l’obligation de classer leurs dépenses d’investissement en fonction de leur impact environnemental au sein d’un nouvel état intitulé « impact du budget pour la transition écologique », selon un modèle et des critères qui doivent être fixés par arrêté, après concertation avec les associations d’élus.
- Les mêmes collectivités auront en outre la possibilité d’isoler la part de leur dette finançant les investissements identifiés dans l’état précité au sein d’un autre état annexé intitulé quant à lui « état des engagements financiers concourant à la transition écologique ».
Parallèlement, l’échéance retenue pour la généralisation du compte financier unique est fixée à 2027 (pour les comptes 2026), le gouvernement étant habilité dans l’intervalle à procéder aux adaptations nécessaires sur les dispositions en vigueur.
Des précisions ont enfin été apportées en fin de parcours législatif sur le financement de la filière déchets :
- La possibilité pour les EPCI qui perçoivent la taxe d’instaurer une TEOM incitative au terme de la période d’expérimentation sera limitée aux communes comptant moins de 20% de logements collectifs.
- Les EPCI issus d’une fusion auront la possibilité de maintenir les modes de financement préexistants sans limitation de durée, alors que jusqu’à présent cette souplesse était limitée à 7 ans.21
III. LA SITUATION FINANCIÈRE DE LA COMMUNE
La Commune de Montévrain comptait en 2023 14.120 habitants selon le dernier recensement de l’INSEE et 14.776 habitants au sens DGF – y compris les résidences secondaires. Au cours des dix dernières années la démographie municipale s’est accrue de +66%, dont +49% sur la seule période 2017-2023.
L’ensemble des recettes et des dépenses de la Commune sont retracées sur son budget principal, lui-même établi conformément aux règles de l’instruction comptable M14 : inversement aucun budget annexe n’a été ouvert pour retracer l’activité de certains services municipaux.
Ces données font en outre l’objet d’un travail de retraitement préalable, destiné à leur conférer une plus grande pertinence financière. En particulier :
- Les flux de fonctionnement à caractère exceptionnel sont basculés en section d’investissement : produits de cessions, attribution de DETR en 2021, redevances d’occupation du domaine public encaissées en 2022 (du fait de l’installation d’une palissade de chantier et d’une bulle de vente), …
- Les doubles comptes sont neutralisés en recettes et en dépenses : ainsi le prélèvement acquitté chaque année par la Commune dans le cadre du FPIC est-il directement déduit de ses recettes de fonctionnement.
- L’aide de 565 k€ obtenue par Montévrain auprès du fonds de soutien mis en place pour financer la désensibilisation des emprunts structurés les plus risqués et dont le versement est prévu jusque 2028 est défalquée de l’encours de dette ainsi que des annuités réglées au titre de chaque exercice.
N.B. : les données financières de l’exercice 2023 indiquées dans les propos ci-dessus sont celles connues au 23 janvier 2024, date à laquelle la clôture de l’exercice n’est pas encore intervenue, elles sont donc encore sujettes à variation potentielle avant présentation du compte administratif.
1. L’épargne brute
1.1. Structure du compte administratif 2023
La structure du compte administratif 2023 de la Commune peut être schématisée comme suit (après retraitement, et hors opérations d’ordre) :
- Les recettes réelles de fonctionnement s’élèvent à 19,2 M€, en progression de +11% par rapport à 2022.
- Les dépenses de fonctionnement atteignent quant à elles 16,1 M€ hors intérêts, soit une augmentation de +13% après une première hausse de +10% entre 2021 et 2022. - L’épargne brute s’établit donc à 2,4 M€.
- Les dépenses d’équipement s’élèvent quant à elles à 3,9 M€ (hors dette). Sur ce
montant, 62% ont été autofinancés. Le solde est couvert par les recettes d’investissement propres de la Commune (subventions, FCTVA, …) : de ce fait l’emprunt de 1,4 M€ souscrit en décembre auprès d’Arkéa est intégralement venu abonder le fonds de roulement (l’exercice s’achevant sur un excédent de clôture de 1,6 M€).
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 CUMUL
Population INSEE 8 775 9 053 9 333 9 737 9 856 10 451 11 067 11 669 12 870 13 628 14 120 +5 345
Popula tion DGF 8 909 9 113 9 398 9 808 9 932 10 530 11 225 11 801 12 976 13 820 14 776 +5 867
Variation +4,4% +1,3% +6,0% +6,6% +5,1% +10,0% +6,5% +6,9% +66%22
Ainsi, au terme de l’exercice 2023 :
- La dette bancaire de Montévrain s’élevait à 20,9 M€ nets, c’est-à-dire après déduction du solde des aides restant à percevoir dans le cadre du fonds de soutien. - Son fonds de roulement progresse de 6,6 M€ (son niveau de fin 2022) à 8,2 M€, soit 31% de la dette portée par le budget principal.
1.2. Niveau et évolution récente de l’épargne brute
Les 2,4 M€ d’épargne brute dégagés par la Commune en 2023 représentent 12,6% de ses recettes réelles de fonctionnement.
Intérêts 0,7
É PAR GNE B R UT E 2,4
Capital dette 1,6
Recettes
d'investissement 3,2
Emprunt 1,5
DE P E NS E S RE CE T T E S
F O
N C
T I O
N N
E M
E N
T
Dépenses de
gestion 16,1
Recettes de
fonctionnement 19,2
É P AR GNE B R UT E 2,4
I N
V E
S T
I S S
E M
E N
T
Investissements 3,9
Exc éd ent d e
c lôture : 1,6 M€
1,2 1,2 1,6
2,5
3,1
2,4 2,4
14,0
15,0 15,4
15,8
16,6
17,3
19,2
12,8
13,8 13,8 13,4 13,4 14,8
16,7
0,0
0,5
1,0
1,5
2,0
2,5
3,0
3,5
4,0
4,5
5,0
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18
20
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Evolution de l'épa rgne brute (en M€)
Epargne brute (échelle de droite) Recettes réelles de fonctionnement
Dépenses réelles de fonctionnement23
Source : Cabinet Michel Klopfer
Ce ratio reste correct, mais son évolution appelle une certaine vigilance. Il peut effectivement être rapproché :
- des seuils acceptables dans l’absolu : 7% pour un budget principal de commune, avec une zone d’alerte positionnée généralement autour de 10% (comme indiqué supra) ; - de la trajectoire suivie ces dernières années : la période 2017-2021 correspond ainsi à une phase de consolidation de l’épargne brute de la Commune, passée de 8,6% à 18,8% de ses recettes de fonctionnement, elles-mêmes en forte progression du fait de l’accroissement de la population ; inversement 2022 et 2023 font apparaître une dégradation de l’indicateur, principalement du fait de la forte progression des dépenses courantes, dans un contexte de reprise de l’inflation.
2. Les recettes de fonctionnement
2.1. La fiscalité
En 2023 les recettes fiscales de Montévrain s’élèvent à 12,4 M€, soit 64% de l’ensemble des recettes de fonctionnement municipales.
La fiscalité ménages en représente la part principale : 11,0 M€ (hors rôles supplémentaires). Ce montant se répartit entre :
- la taxe foncière sur les propriétés bâties, qui depuis la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales constitue le principal impôt modulable de la Commune : 10,6 M€ en 2023 incluant un produit spontané de 10,0 M€ et un surplus de +0,6 M€ lié à l’application du coefficient de correction, lequel redresse chaque année de +6% les recettes de TFB municipales ;
- la taxe d’habitation résiduelle sur les résidences secondaires : 0,3 M€ ; - la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,1 M€.
Les autres produits fiscaux de la Commune proviennent des droits de mutation à titre onéreux et de la taxe sur la consommation finale d’électricité.
8,6% 8,3%
10,1%
15,5%
18,8%
14,1%
12,6%
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
14%
16%
18%
20%
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Evolution du ta ux d'épa rgne brute
Seuil minimal : 7%
Zone d'alerte : 10%24
Dans leur ensemble, les recettes fiscales ont été dynamiques sur la période passée : +3,1 M€ de hausse cumulée entre 2017 et 2023, dont l’essentiel provient de la progression de la fiscalité ménages (+2,8 M€).
Ce dynamisme s’explique par la progression rapide des bases imposables, qui reflète l’évolution démographique du territoire sur la même période. Hors effet des revalorisations forfaitaires annuelles, leur croissance physique atteint :
- +2,2% par an en moyenne, toujours sur la période 2017-2023, pour la taxe sur le foncier bâti ;
- +7,0% par an en moyenne pour la taxe d’habitation de 2017 à 2020, tandis que l’évolution de la TH sur les résidences secondaires a été plus erratique à partir de 2021 : en baisse en 2022, les bases de la Commune ont en revanche enregistré un net ressaut en 2023, a priori exceptionnel en ce qu’il s’expliquerait largement par les difficultés rencontrées par l’administration fiscale pour évaluer correctement la matière taxable.
Montévrain a en revanche maintenu ses taux d’imposition inchangés ces dernières années. En 2023, ils s’établissaient aux niveaux suivants :
- taxe sur le foncier bâti : 52,08%, qui incluent le taux « historique » de la Commune (34,08%) et l’ancien taux départemental qui lui a été ajouté en 2021 (18,00%) : Montévrain se positionne ainsi en 2023 au 4ème rang d’un échantillon composé des communes seine-et-marnaises de 10.000 à 15.000 habitants membres d’un groupement à fiscalité professionnelle unique ;
- taxe d’habitation sur les résidences secondaires : 19,09% ;
- taxe sur le foncier non bâti : 97,48%.
Au taux communal de TFB s’ajoutent en outre le taux additionnel de la Communauté d’agglomération Marne-et-Gondoire (0,87%), la taxe GEMAPI (1,37% en 2023) et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (7,09%).
C hiffre s e n M€ 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 ∆
Fiscalité ménages 8,2 8,5 9,1 9,8 9,7 10,2 11,0 +2,8
Taxe sur l'électricité 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2
Droits de mutation 0,8 1,5 0,9 1,1 1,3 1,1 0,8 -0,04
Autres recettes fiscales 0,03 0,04 0,1 0,01 0,02 0,02 0,4
T ota l fis c a lité 9,2 10,3 10,3 11,1 11,2 11,6 12,4 +3,1
Variation +11,4% - 0,3% +7,6% +0,9% +3,9% +6,5%
Chiffres en M€ 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 Va r. *
Bases de taxe d'habitation 14,5 15,4 16,4 18,6 0,8 0,7 1,4 +25,3%
Bases de taxe sur le foncier bâti 15,2 15,8 16,8 17,8 16,9 18,0 19,2 +2,2%
Bases de taxe sur le foncier bâti 0,2 0,2 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 -5,2%
* Hors effet "loi de finances" et à périmètre constant25
Source : www.data.gouv.fr, Cabinet Michel Klopfer
2.2. Les concours extérieurs
Dans leur ensemble, les concours extérieurs totalisent 4,8 M€ en 2023, soit 25% des recettes de fonctionnement.
Cette catégorie de recettes présente un caractère particulièrement composite. Elle juxtapose effectivement :
- la DGF de la Commune, qui a progressé de +0,2 M€ au total sur la période : cette progression honorable – ce alors même que l’enveloppe nationale est restée gelée de 2017 à 2021 – tient à la fois aux effets de la démographie municipale sur la part forfaitaire de la dotation et au dynamisme de sa composante péréquatrice ;
40,24% 41,73%
42,76% 43,84%
46,01% 46,16% 46,87%
48,72% 49,46% 49,50%
52,08% 52,75%
55,65% 57,00%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
M O
RE
T-L
O IN
G -
ET-
O R
V .
P R
O V
IN S
A V
O N
ST-
FA
R G
E A
U -P
O N
TH .
V A
IR E
S-S
U R
-M
A R
N E
C L
A Y
E-S
O U
IL L
Y
N E
M O
U R
S
LIE
U S
A IN
T
V A
U X
-LE
-PE
N IL
D A
M M
A R
TIN
-E N
-G
O E
LE
M O
N T
EV
RA
IN
TH O
R IG
N Y
-SU
R -M
A R
N E
LO
G N
ES
C E
SSO
N
Ta ux de ta xe sur le foncier bâ ti 2023
C hiffre s e n M€ 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 ∆
DGF 0,4 0,3 0,3 0,4 0,5 0,5 0,6 +0,2
Prélèvement FPIC -0,2 -0,2 -0,2 -0,2 -0,1 -0,2 -0,2 -0,01
Attribution FSRIF 0,2 0,3 +0,3
Attribution de compensation 2,0 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 -0,1
DCRTP & FNGIR 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4
Compensations fiscales 0,1 0,1 0,1 0,1 0,5 0,5 0,5 +0,5
Autres dotations et participations 0,9 0,8 0,9 1,0 0,9 0,6 1,3 +0,4
T ota l dota tions 3,5 3,3 3,5 3,7 4,0 3,9 4,8 +1,3
Variation - 6,6% +6,4% +4,0% +9,4% - 1,8% +23,2%26
- les flux afférents à la péréquation horizontale (régionale et nationale) : depuis 2022 Montévrain est éligible au FSRIF, son attribution compensant le prélèvement qu’elle acquitte chaque année dans le cadre du FPIC, auquel le territoire de Marne et Gondoire est globalement contributeur ;
- l’attribution de compensation que reçoit Montévrain de la Communauté d’agglomération, et qui cristallise les transferts de ressources et de charges mis en œuvre sur le territoire : en principe fixe, cette dernière a néanmoins été réduite (à la marge) en 2018 et en 2023 pour neutraliser le transfert de compétences communales ; - les dotations mises en place dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle, et destinées à en assurer la neutralité (FNGIR et DCRTP) ;
- les compensations d’exonérations fiscales : ces dernières ont connu un ressaut en 2021, qui correspond à un effet périmètre : l’allègement des bases industrielles de TFB ; - les autres dotations et participations diverses dont bénéficie chaque année la Commune en section de fonctionnement, et dont le montant a oscillé de 0,6 M€ à 1,3 M€ selon les années.
2.3. Les autres recettes de fonctionnement
Les autres recettes courantes de la Commune, qui représentent 2,0 M€ en 2023, ne pèsent que 11% dans l’ensemble des recettes de fonctionnement. Elles comprennent :
- les redevances perçues en contrepartie de certains services publics municipaux (stationnement, accueil périscolaire, sports et loisirs, …) : 1,7 M€ ; - les revenus des immeubles : 83 k€ (auxquels s’ajoutent 82 k€ de produits divers de gestion courante) ;
- les atténuations de charges (remboursements SS sur rémunérations) : 35 k€ ; - les produits exceptionnels : 42 k€ après retraitement.
3. Les dépenses de fonctionnement
3.1. Les dépenses de gestion
• Structure et évolution récente.
Les dépenses de gestion de la Commune de Montévrain ont donc atteint 16,7 M€ en 2023. Au total depuis 2017 elles ont progressé de +3,9 M€, ce qui correspond à un rythme de croissance annuel moyen de +4,5%.
Chiffres en M€ 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 ∆
Charges générales 3,7 4,3 4,0 3,5 3,9 4,4 5,6 +2,0
Frais de personnel 8,1 8,5 8,8 8,9 8,6 9,3 9,9 +1,9
Subvention versée au CCAS 0,06 0,06 0,04 0,03 0,05 0,06
Subventions aux associations 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1
Autres participation & indemnités 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,3 0,3 +0,1
Autres dépenses courantes 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1
Charges financières 0,7 0,7 0,6 0,6 0,6 0,6 0,7 -0,0
T ota l dé pe ns e s de fonc tionne me nt 12,8 13,8 13,8 13,4 13,4 14,8 16,7 +3,9
Variation +7,4% +0,2% - 3,4% +0,6% +10,3% +13,0%27
Une part importante de cette progression se concentre toutefois sur les exercices 2022 et 2023, au cours duquel les dépenses municipales ont bondi de +10,3% puis +13,0%. A l’inverse, leur croissance sur la période 2017-2021 se limite à +1,1% par an en moyenne.
Les différents postes ont en outre suivi des trajectoires différenciées :
- L’augmentation précitée s’explique notamment par la forte croissante des charges générales : +14% en 2022 et +27% en 2023. Inversement la crise sanitaire avait permis précédemment à la Commune de réaliser d’importantes économies, elles-mêmes diluées sur plusieurs postes : fermeture de certains équipements, réduction du nombre de repas servis, moindre utilisation du matériel roulant, …
- L’évolution des dépenses de personnel a suivi celle des effectifs municipaux – exception faite de l’exercice 2021, caractérisé par une forte hausse des taux de vacance. Leur augmentation en 2022 et 2023 s’explique également par les effets des mesures de revalorisation salariale décidées au cours de ces deux exercices (hausse du point d’indice …) ainsi par le glissement vieillesse technicité. - La contribution annuelle de la Commune au financement du centre d’action sociale a oscillé entre 31 k€ et 59 k€ selon les années, tandis que les subventions aux associations locales sont restées globalement stables, si l’on excepte la fin du financement de l’amicale du personnel.
• Focus sur les dépenses de personnel.
Les frais de personnel sont en augmentation de 586K€ de réalisé 2022 à réalisé 2023 passant ainsi de 9 349 K€ à 9 935 K€.
Cette augmentation d’un peu plus de 6% est cohérente puisque les dépenses de personnel étaient inscrites en augmentation de 6,66% au moment du BP 2023.
Cette hausse s’explique de différentes manières et notamment par 4 mesures réglementaires successives à savoir :
- Au 1er janvier 2023 :
Relèvement de l’indice minimum de traitement. +1 point
Cette mesure a impacté :
o Les 7 premiers échelons de la grille C1
o Les 3 premiers échelons de la grille C2
o Les 3 premiers échelons de la grille des agents de maîtrise
- Au 1er mai 2023 :
Relèvement de l’indice minimum de traitement. +8 points
Cette mesure a impacté :
o Les 8 premiers échelons de la grille C1
o Les 5 premiers échelons de la grille C2
o Le premier échelon de la grille C3
o Les 4 premiers échelons de la grille des agents de maîtrise o Le premier échelon des grilles des agents de maîtrise principaux, des BCP et des chefs de police
o Les 2 premiers échelons du 1er grade de la Catégorie B
o Le premier échelon du grade des auxiliaires de puériculture28
- Au 1er juillet 2023 :
Augmentation de la valeur du point de 1.5 %
Cette mesure a impacté l’intégralité du personnel.
Ajout de points d’indice majoré à certains agents classés en catégories C et B
Cette mesure a impacté en Catégorie C :
o Les 9 premiers échelons de la grille C1 : +1 à 8 points
o Les 7 premiers échelons de la grille C2 : +1 à 8 points
o Le premier échelon de la grille C3 : +3 à 9 points
o Les 6 premiers échelons de la grille des agents de maîtrise : +3 à 9 points
o Les 2 premiers échelons de la grille des agents de maîtrise principaux : +7 à 8 points
o Les 2 premiers échelons de la grille des BCP : +4 à 7 points o Les 2 premiers échelons de la grille des chefs de police : +1 à 8 points
Cette mesure a impacté en Catégorie B :
o Les 5 premiers échelons du 1er grade du NES : +3 à 9 points o Les 2 premiers échelons du 2ème grade du NES : +3 à 8 points o Les 3 premiers échelons du grade des auxiliaires de puériculture de classe normale : +1 à 9 points
La ville de Montévrain favorise l’évolution de ses agents tant d’un point de vue des missions que d’un point de vue statutaire.
Ainsi, il a été procédé à 73 avancements à l’échelon supérieur et à 10 avancements de grade.
8 dossiers de Promotion interne ont été présentés au Centre de Gestion et 2 agents ont été inscrits sur la liste d’aptitude pour l’accès au grade d’agent de maîtrise. Ces 2 agents ont été nommés dans leur nouveau grade par voie de promotion interne en fin d’année 2023.
Au 31 décembre 2023, 284 postes figurent au tableau des effectifs incluant 10 créations durant l’année et prévues dès le budget primitif 2023.
Ces postes sont répartis en fonction de grades et de filières comme suit :29
Sur l’année, c’est ainsi une moyenne mensuelle de 279 bulletins de salaire qui ont été établis.30
La répartition Femmes/Hommes s’établit ainsi qu’il suit :
3.2. Les frais financiers
Les intérêts acquittés par la Commune sur ses emprunts bancaires s’élèvent à 0,7 M€ en 2023, soit 3% de ses recettes de fonctionnement. Leur montant est resté stable ces dernières années, ce qui est à relier à la fois à l’évolution de l’encours – contenue – et à sa structure – exclusivement composée de taux fixes, ce qui n’a donc pas permis à Montévrain de bénéficier de la baisse historique des taux d’intérêt, jusque début 2022.31
4. L’investissement et la dette
4.1. Les dépenses d’équipement et leur mode de financement
• Evolution des dépenses d’équipement.
En 2023, la Commune de Montévrain a donc réalisé 3,9 M€ d’investissements (hors dette), soit 277 € par habitant. La quasi-totalité de ces dépenses constituent en outre des dépenses directes, prises en charge par la collectivité elle-même.
Source : Cabinet Michel Klopfer
Ce montant se situe dans la continuité de la période 2017-2022, où les dépenses d’équipement municipales ont oscillé entre 2,2 M€ et 5,2 M€.
• Structure de financement.
Le taux d’autofinancement des dépenses d’équipement 2023 – c’est-à-dire : la part couverte par l’épargne brute dégagée en section de fonctionnement – atteint 62%, un niveau qui excède celui enregistré en moyenne sur la période passée : 52% de 2017 à 2022, avec un point bas à 30% en 2019 (année caractérisée il est vrai par une augmentation importante des investissements municipaux).
Source : Cabinet Michel Klopfer
2,4 2,2
5,2
3,6
4,4
5,3
4,1
0
1
2
3
4
5
6
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Evolution des dépenses d'équipement (en M€)
2,4 2,2
5,2
3,6
4,4
5,3
3,9
1,2 1,2
1,6
2,5
3,1
2,4 2,4
4,3
1,2 1,2
2,2
1,4
3,9
3,0
-1,1 -1,1
1,2 1,1
0,3
0,0
-0,1
-2,6
0,7
1,0
-2,5
-0,6
-1,6 -1,6
0,6
0,2 0,2 0,4 0,2 0,5
0,2
-3
-2
-1
0
1
2
3
4
5
6
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Mode de fina ncement des investissements (en M€)
TOTAL INVESTISSEMENTS Epargne brute
Ressources externes Variation de dette budgétaire
Variation du fonds de roulement Divers (cessions ...)32
Comme indiqué ci-dessus le solde a été couvert par les autres recettes d’investissement de la Commune : 3,0 M€ dont 1,8 M€ provenant du FCTVA et des subventions d’équipement et 1,2 M€ de la taxe d’aménagement. Les ressources disponibles couvrant les dépenses à financer l’emprunt de 1,4 M€ contracté en fin d’année est venu générer un excédent de clôture.
Plus largement la contribution de l’endettement au financement des investissements a été pratiquement nulle sur l’ensemble de la période 2017-2023 – malgré des variations à la hausse ou à la baisse sur certains exercices – tandis que la Commune a donc accumulé 8,2 M€ de fonds de roulement, dont 1,6 M€ d’excédents 2023.
4.2. Evolution et composition de la dette municipale
Au 31 décembre 2023 la Commune de Montévrain détenait un encours de dette de 21,1 M€ sur son budget principal, et 20,9 M€ en termes nets – c’est-à-dire déduction faite du solde des aides restant à percevoir au titre du fonds de soutien.
Ce montant comprend :
- 20,1 M€ de dette bancaire (nette toujours), répartie entre 11 contrats d’emprunts ; - 0,8 M€ d’avances à taux zéro (emprunts CAF notamment).
Les 11 emprunts bancaires ont été contractés à taux fixe. La seule exception concerne l’emprunt Crédit agricole entré dans l’encours en 2022, qui repose sur une formule mixte (dite « à barrière ») : la collectivité est redevable d’un taux fixe de 2,84% tant que l’Euribor 3 mois est inférieur à 5%, et bascule au contraire sur une indexation Euribor au-delà de ce seuil. De ce fait 94% de la dette municipale relève de la catégorie « 1A », c’est-à-dire la moins risquée du point de vue de la grille « Gissler » (qui classe les emprunts locaux en fonction de leur niveau de risque). Seul l’emprunt précité, qui représente donc 6% de l’encours, relève de la catégorie « 1B ».
Source : Cabinet Michel Klopfer
19,7 18,6
17,4 18,5
19,7 20,0 20,1 20,1
1,2
1,1
1,0
1,1
1,0 1,0 0,9 0,8
20,9
19,7
18,5
19,6 20,7
21,0 21,0 20,9
0
5
10
15
20
25
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Evolution de la dette municipa le (en M€)
Dette bancaire Avances CAF33
Sur la période récente la dette municipale a peu évolué, oscillant selon les années entre 18,5 M€ (2018) et 21,0 M€ (2021 et 2022).
Surtout, l’encours reste proportionné aux capacités de remboursement de la Commune, comme en témoigne le niveau de sa capacité de désendettement, revenue de 16,4 ans en 2017 à 8,7 ans fin 2023. Ce ratio est à rapprocher des seuils acceptables dans l’absolu, tels qu’évoqués supra : 15 ans pour un budget principal de collectivité locale, avec un objectif- plafond (non contraignant) de 12 ans assigné au bloc communal par la loi de programmation des finances publiques 2018-2022.
Source : Cabinet Michel Klopfer
16,4
14,9
12,6
8,4
6,7
8,6 8,7
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Evolution de la ca pa cité de désendettement (en a nnées)
Seuil maximal : 15 a ns
Objectif fixé par la loi de
programmation : ratio
inférieur à 12 a ns34
IV. LES ORIENTATIONS BUDGÉTAIRES POUR L’EXERCICE 2024
Le budget de l’exercice 2024 sera adopté après approbation des comptes de l’exercice 2023 et permettra, en conséquence, de reprendre tant les résultats des deux sections budgétaires que les restes à réaliser d’investissement (dépenses d’équipement engagées et non mandatées au 31 décembre 2023).
Le projet de budget sera construit sur la base des principes généraux suivants :
- Absence d’augmentation de la pression fiscale et prévision prudente du produit de la fiscalité directe locale (un retraitement du produit de la TH sur les résidences secondaires par l’administration fiscale pourrait aboutir à un remboursement d’un trop perçu par la Ville au cours de l’année 2023)
- Une révision à la baisse des charges générales du budget de fonctionnement - Le maintien d’un effort important sur les effectifs des services qui nécessitent des moyens humains renforcés
- La poursuite du programme pluriannuel d’investissement de la mandature, en optimisant l’autofinancement des travaux et en limitant au maximum le recours à l’emprunt
1. L’objectif d’évolution des dépenses municipales
Comme indiqué ci-dessus, la loi de programmation des finances publiques impose aux collectivités de décliner à l’échelle de chacun de leur budget (budget principal et chaque budget annexe) l’objectif d’évolution des dépenses réelles de fonctionnement locales, lui- même fixé à inflation – 0,5%.
Extrait de la loi de programmation des finances publiques 2023-2027
En 2023, les dépenses réelles de fonctionnement du budget principal de la Commune de Montévrain s’élevaient donc à 16,0 M€ hors prélèvement FPIC. L’application des taux d’indexation fixés par la loi de programmation des finances publiques dégagerait une marge de manœuvre annuelle comprise entre +0,2 M€ et +0,3 M€ de 2024 à 2027, soit +1,0 M€ en cumulé sur cette période.
Chiffres en M€ 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 CUMUL
Dépenses réelles de fonctionnement 13,4 14,8 16,7 17,1 17,3 17,6 17,8
Va ria tion +10,3% +13,0% +2,0% +1,5% +1,3% +1,3%
∆ (en volume) +1,4 +1,9 +0,3 +0,3 +0,2 +0,2 +1,0
Objectif d'évolution des dépenses locales +4,8% +2,0% +1,5% +1,3% +1,3%35
2. L’évolution projetée des grandes masses du budget 2024
Le montant global de la section de fonctionnement 2024 devrait se situer aux alentours de celui de l’exercice précédent (22,5 m€ y compris autofinancement).
En dépenses de la section, les charges générales s’établiront à un niveau inférieur à celui de l’année 2023 en tablant sur une stabilisation de l’inflation, et un effort particulier sera prévu sur la masse salariale du personnel municipal, même si des arbitrages restent à rendre sur ce poste important du budget de fonctionnement. Au regard du vieillissement de la dette communale, les frais financiers seront moindres en 2024, malgré le recours à l’emprunt à hauteur de 1 400 000 € en toute fin d’année 2023.
Du côté des recettes, le principe de prudence énoncé plus haut devrait conduire à prévoir des produits d’un montant équivalent voire légèrement inférieur à celui budgété en 2023 et, ce, sur tous les postes (recettes des services municipaux, fiscalité directe et indirecte, et surtout dotations et compensations versées par l’Etat).
A ce stade de la préparation budgétaire, les dépenses de fonctionnement prévisionnelles 2024 s’élèvent à 20,1 M€, dont 18,8 M€ de dépenses réelles de fonctionnement – en hausse de +1% par rapport aux inscriptions du budget primitif 2023.
Leur répartition est la suivante :
Dans le détail :
- Les prévisions de charges à caractère général se réduiraient de -8%, après le pic inflationniste de 2022-2023.
- A l’inverse les autres charges de gestion courante – incluant les contributions obligatoires ainsi que les subventions de fonctionnement versées au CCAS et aux associations – et les dépenses de personnel progresseraient de (respectivement) +10% et +8%. Cette dernière hausse reflète les effets différés (impact en année pleine) des mesures de revalorisation décidés à l’été 2023 ainsi que la poursuite du programme de recrutement municipal.
Chiffres en k€ BP 2023 (rappel) BP 2024 Va r.
011 - Charges à caractère général 6 777 6 225 -8%
012 - Frais de personnel 10 376 11 221 +8%
014 - Atténuations de produits 272 290 +7%
65 - Autres charges de gestion courante 446 490 +10%
66 - Frais financiers 719 512 -29%
67 - Charges exceptionnelles 51 26 -49%
68 - Provisions 2
T ota l dé pe ns e s ré e lle s de fonc tionne me nt 18 641 18 764 +1%
Do ta tio ns a ux a mo rtisse me nts 1 741 1 334 -23%
T OT AL DÉ PE NS E S DE FONCT IONNE ME NT 20 382 20 098 -1%36
Les recettes de fonctionnement sont quant à elles projetées à 18,2 M€ : par rapport au budget primitif 2023 elles se réduiraient de -3%.
Toujours à ce stade de la préparation budgétaire, la Commune de Montévrain envisage l’inscription de 7,2 M€ de crédits nouveaux en section d’investissement (hors dette), auxquels s’ajouteraient les restes à réaliser 2023 qui s’élèvent à 3,9 M€.
Les principales recettes d’investissement qui seraient inscrites au budget sont les suivantes : - FCTVA : 563 k€,
- taxe d’aménagement : 650 k€,
- subventions d’équipement : 2.340 k€.
Si l’abondement des crédits du chapitre des frais de personnel au budget 2024 est confirmé, l’autofinancement potentiel dégagé par la section de fonctionnement devrait s’en trouver réduit de l’ordre de 650 k€ (4 052 k€ en 2023 pour 3 400 k€ envisagé en 2024).
En l’état de la préparation du budget 2024 et avant les derniers arbitrages à rendre, il resterait de l’ordre de 2,0 m€ de dépenses d’investissement non financées par nos ressources propres ou des concours extérieurs.
La section de fonctionnement ne permettra naturellement pas de dégager un autofinancement supplémentaire de cette ampleur, il restera, donc, à envisager, un recours prévisionnel à l’emprunt, prêt qui ne serait mobilisé qu’en cas de besoin au regard du rythme de réalisation des opérations.
3. Focus sur les grands projets d’investissement
Depuis 1982, Montévrain a vu sa population multipliée par 10. En 2020, la ville occupe la deuxième place du classement seine-et-marnais en termes d’accroissement de population avec +25%.
La croissance démographique continue que connaît le territoire nécessite d’anticiper les besoins futurs en matière d’équipements. L’augmentation du nombre d’habitants soulève de nombreux enjeux quant à la nature et aux capacités d’accueil des équipements existants. La commune de Montévrain a donc été amenée à porter, sur la durée du mandat en cours, un grand nombre d’investissements structurants du fait de sa situation unique en Ile-de-France, voire sur l’ensemble du territoire national.
Chiffres en k€ BP 2023 (rappel) BP 2024 Va r.
70 - Produits des services 1 700 1 666 -2%
73 - Impôts et taxes 14 794 14 354 -3%
74 - Dotations et participations 1 794 1 958 +9%
75 - Autres produits de gestion courante 78 243 +212%
76 - Produits financiers 139 0 -100%
77 - Produits exceptionnels 170 0 -100%
013 - Atténuations de charges 50 22 -56%
T OT AL R E CE T T E S DE FONCT IONNE ME NT 18 726 18 244 -3%37
Les projets inscrits au Programme Pluriannuel d’Investissement (PPI) sont à l’image du dynamisme démographique de la ville.
3 opérations structurantes inscrites au PPI ont d’ores et déjà été livrées :
- Requalification des espaces publics du centre bourg
- Ecole du Verger : Agrandissement de l'école + construction d'un ALSH - Création d'un nouveau cimetière + parking
Pour cette année 2024, les grands projets d’investissement sont :
- La construction d’un stade municipal omnisports avec piste d’athlétisme dont la livraison prévue sur le 2ème semestre 2024.
Situé dans l’écoquartier labellisé de Montévrain, ce stade sera situé au cœur d’un véritable campus scolaire : à proximité immédiate du complexe sportif Montévrain Sports Académie, du collège Lucie Aubrac, du groupe scolaire Louis de Vion mais aussi du futur lycée.
Les enjeux du projet sont de créer un équipement polyvalent, de renforcer l’offre sportive du territoire dans sa globalité et d’accroître le rayonnement de la ville au sein de la Communauté d’Agglomération de Marne et Gondoire et au-delà.
Cette nouvelle infrastructure contribuera à renforcer la pratique sportive d’athlétisme et de football sur le territoire de Marne & Gondoire puisque ce sera le 1er stade 8 couloirs avec tribunes pouvant accueillir des compétitions nationales sur le territoire du Nord Seine-et-Marne.
Effet budgétaire 2024 :
Le budget 2024 pour ce projet est de 4 039 K€.
Le montant des subventions à percevoir cette année s’élève à 1 620 K€ soit 204 K€ via la Région, 760 K€ provenant du Fonds d’Aménagement Communal (FAC) du Département et 656 K€ de l’EpaMarne au titre des participations.
- Le démarrage des travaux de restauration de l’église Saint-Rémi, classée au titre des « Monuments Historiques » depuis 1928.
Actuellement et depuis une dizaine d’années, du fait de l’état sanitaire très dégradé des maçonneries, l’église Saint-Rémi n’est ouverte et utilisée que très occasionnellement pour des cérémonies religieuses. Actuellement, le chœur, l’avant-cour, le clocher et la chapelle nord sont fermés et interdits au public. L’équipe municipale, attachée au patrimoine de la commune, souhaite relancer les travaux et achever la restauration de l’église afin de pouvoir la rouvrir dans son intégralité.
L’objectif principal est de réaliser des travaux permettant de garantir l’équilibre statique ainsi que l’intégrité et la pérennité des structures porteuses (maçonnerie-charpente-couverture) de l’église.
La restauration de ce joyau du patrimoine assurera la transmission aux générations à venir.
Effet budgétaire 2024 :
Le budget 2024 pour ce projet est de 821 K€.
La Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) apporte son soutien à ce projet à hauteur 250 K€ (La participation de la DRAC sur l’ensemble du projet représente 60% du montant total des travaux).
La « Mission Patrimoine » a fait récemment savoir qu’elle allait subventionner ce projet pour 300 K€. Les modalités et le calendrier de versement seront prochainement connus.38
- Le raccordement de la vidéoprotection sur le réseau fibre optique (21 caméras) ainsi que le remplacement du matériel obsolète et l’extension des capacités de stockage.
Le projet porte 3 objectifs :
• Interconnecter 21 caméras actuellement déployées sur le réseau de fibre optique ;
• Optimiser et sécuriser le rapatriement des images au CSU ;
• Fiabiliser le dispositif de vidéoprotection
En 2023, la ville à interconnecté tous les bâtiments municipaux en fibre optique. Ce réseau est entièrement géré et administré en interne par le service des systèmes d’information.
Le système de liaison hertzien utilisée pour le rapatriement des images des caméras de vidéoprotection est très peu fiable et très sensible à l'activité électromagnétique naturelle (conditions climatiques), ainsi qu’aux obstacles (végétation, bâtiments, etc.). De plus, même dans des conditions optimales, le débit de cette technologie montre ses limites et toutes les caméras ne peuvent fonctionner en même temps.
Effet budgétaire 2024 :
Le budget 2024 pour ce projet est de 401 K€.
Des demandes de subvention seront faites auprès de l’Etat via le Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance (F.I.P.D.) ainsi qu’auprès de la Région et du Département au titre de leur dispositif « bouclier de sécurité ».
- Le remplacement de l'éclairage public de l’écoquartier des Roseaux soit 215 candélabres existants en lanternes LED
Depuis 2017, la ville a conclu un marché à performances énergétiques dans le but de réduire l’ensemble de la consommation énergétique de l’éclairage public. Chaque année, la commune alloue un budget au remplacement des équipements énergivores par de la technologie LED.
Effet budgétaire 2024 :
Le budget 2024 pour ce projet est de 315 K€.
L’EpaMarne consent à apporter à la commune une participation financière d’un montant de 300 K€
4. L’estimation des résultats de l’exercice 2023
En l’état de la connaissance des comptes de l’exercice 2023, il apparaît que la section de fonctionnement dégagera un résultat positif d’un peu plus de 1 000 k€ qui viendra s’ajouter au résultat antérieur reporté d’un montant de 3 452 k€, le résultat cumulé de clôture devrait donc s’établir à 4 600 k€ en attente d’affectation au budget 2024 entre report à nouveau de fonctionnement et/ou affectation en réserve d’investissement.
Le solde d’exécution de la section d’investissement ressortira, lui aussi à un montant positif de l’ordre de 970 k€. Ajouté au solde antérieur de la section de 2 596 k€, l’exercice se soldera par un excédent global de 3 570 k€ à fin 2023, à mettre toutefois en rapport avec le besoin de financement des restes à réaliser (- 3 855 k€).39
charges de l'exercice 18 379,880 19 551,571 produits de l'exercice
résultat de l'exercice - 1 171,691
3 452,529 résultat antérieur reporté
4 624,220 résultat cumulé de clôture
emplois de l'exercice 5 845,956 6 818,139 ressources de l'exercice
solde d'exécution de l'exercice - 972,183
solde d'exécution reporté - 2 596,731
solde cumulé d'exécution - 3 568,914
restes à réaliser de dépenses 3 854,936 - restes à réaliser de recettes
besoin de financement des RàR 3 854,936 - - excédent de financement des RàR
solde global d'exécution 286,022 - -
résultat antérieur reporté R002 4 338,198
solde d'exécution de la section d'inv estissement R001 3 568,914
affectation du résultat en réserv e d'inv t R1068 286,022
section de fonctionnement
section d'investissement
solde global de clôture
4 338,198
estimation de reprise des résultats de l'exercice 2023 au BP 2024