Dé 200)
esdames, Messieurs,
Chers Concitoyens,
Plus de six mois se sont écou-
lés depuis les dernières élections municipales.
Permettez-moi de vous re-
mercier au nom du conseil mu-
nicipal pour la confiance que
vous nous avez témoignée. Je
m'efforcerai avec ma nouvelle
équipe de réaliser les projets
tels qu'ils figurent sur notre
programme et tout particu-
lièrement:
- la poursuite de l'enfouissement
des réseaux secs avec la mise
en place de l'éclairage public dans le prolongement de la rue
de la Chapelle
- la réâlisation du projet Sem- dohr dontle permis de construi-
re Vient d'être accordé
- l'étude de solutions pour la création d'une structure péri-
scolaire efficace
- là finälisation des travaux de
voirie nouvelle.
Cette année nouvelle verra
également la fin de l'aména- gement du « Jardin du souvenir»
dans notre cimetière communal.
Il est évident que ces travaux ne pourront être menés à terme
qu'avec la contribution de nos partenaires financiers: le Dépar-
tement, la Région, l'Etat et EDF par le biais du Syndicat mixte
d'électricité et de gaz du Haut-
Rhin.
L'année 2008 aura été mar-
quée par la révision du Plan de
Prévention des Risques d'non-
dations (PPR.L) de la Fecht où la
commune, après de nombreuses
et longues discussions avec les
services de l'Etat, a obtenu la mo-
dification du plan de zonage de
notre POS avec la possibilité de
construction partielle sur notre
aire de jeux (arrêté préfectoral
n°2008-18312 du 01/07/2008).
Elle aura également vu la fin des travaux d'enfouissement des
réseaux secs avec l'éclairage pu-
blic dans la rue des Merles ainsi que la dépose de la ligne haute
tension 20 KW du transformateur « La Vallée » au poste «Straesslé»
prise en charge par EDF.
Que 2009 apporte le plus grand réconfort à-cellesiet ceux
qui souffrent physiquement, ma-
tériellement,_ moralement, mal- gré les temps difficiles que nous
traversons: Que toutes celles et
ceux qui en ressentent la néces- sité n'hésitent pasà frappér à ma
porte Car ils trouveront toujours
à le mairie une oreille attentive.
Que cette nouvelle année
permette aussi d'améliorer la
vie de notre commune avec
votre concours et celui des en- treprises, des associations, des
administrations locales, du personnel d'aide ménagère à
domicile, du personnel ensei- gnant, du personnel communal
et du conseil municipal.
J'espère de tout cœur que
vous avez bien terminé l'an-
née 2008, et que cette année
2009 soit pour vous une année
de prospérité et de bonheur.
Votre maire,
Emile OTTMANN
71eLa vie municipale et les décisions de vos élus
LES PRINCIPALES DÉCISIONS DE VOTRE CONSEIL MUNICIPAL
Entre les mois de décembre 2007 et de décembre 2008, voici les décisions qui ont été arrêtées par votre conseil municipal.
* LE 19 DÉCEMBRE 2007
nn
Le conseil municipal décide de renouveler
l'adhésion de la commune à la politique de qualité
de la gestion durable des forêts définie par l'entité
régionale PEFC. Alsace, ouvrant le droit d'usage de
la marque PEFC. pour une durée de 5 ans.
RE grade d'un sapeur-pompier
Le conseil municipal donne un avis favorable à la
promotion du Caporal Frank PICCINELLI au grade de
Sergent à compter du 1“ janvier 2008.
De du Brand
Le conseil municipal accepte le don du Crédit
Mutuel du Brand de Turckheim, d'un montant de
600€, pour le repas organisé par la municipalité
en 2008 en faveur des personnes âgées de la com-
mune.
GC onvention fourrière SPA de Colmar
& environs
Le conseil municipal autorise M. le maire à signer
une convention fourrière avec la SPA de Colmar & Envi-
rons à compter de ce jour (divagation des animaux).
De En
Le budget primitif du service de l'eau de l'exercice
2008 est le suivant:
Dépenses et recettes d'EXPLOITATION:
146215,53€
Dépenses et recettes d'INVESTISSEMENT:
8047062€
ne
rue de la Chapelle au budget primitif 2008
Le conseil municipal décide d'inscrire au budget
primitif 2008 les sommes suivantes pour les travaux
d'enfouissement des réseaux secs rue de la Chapelle:
35000€ HT:basse tension
23 000€ HT:éclairage public
15 000€ HT:réseaux France Télécom
Lo
de la Chapelle au budget primitif 2008
Lelconseil municipal. décide d'inscrire au bud:,
AE RE Ere dem 0m00€ KT pour
nt d Dre neLa vie municipale et les décisions de vos élus
ixation de tarifs pour l’année 2008
NATURE MONTANT EN €
Prix du m3 d'eau potable 3€T.
Location annuelle Petit modèle : 15 €
des compteurs d'eau Grand modèle : 30 €
Loyer annuel de l'abri 20€
de chasse
Concessions au cimetière Tombe simple :200 €
communal Tombe double :400 €
Taxe d'habitation (+ 2,5%) 10,97 %
Foncier bâti (+ 2,5%) 10,30 %
Foncier non bâti (+ 2,5%) 71,98 %
Taxe professionnelle (+ 2,5%) 18,43 %
+ LE 25 FÉVRIER 2008
1 ménagement d’un verger communal
Le conseil municipal décide d'inscrire au budget
primitif 2008, en section d'investissement, l'aménage-
ment d'un verger communal pour un coût total de
15 000,00€ T.T.C à l'arrière de la 4° tranche du lotisse-
ment Val-Saint-Grégoire, au début du parcours de santé.
__ J'udget primitif de la commune
Exercice 2008
Le budget primitif de la commune de l'exercice
2008 s'équilibre comme suit:
Dépenses et recettes de FONCTIONNEMENT:
502 350,00€
Dépenses et recettes d'INVESTISSEMENT :
456 506,27€
+ LE 15 MARS 2008
nstallation du nouveau conseil municipal
: Pierre Wittmer, Brigitte Butterlin,
Jean-Luc Rebstock, Francis Fehrenbach, Jean-Jacques
Otmann, Christophe Missenard, Rosalie Ginglinger,
Emile Ottmann, Nicole Spitz, Jacques Muller, Jean-
Claude Maurer, Thomas Hess, Régine Schwartz, Jean-
Christophe Meyer et Nadine Richard.
J es commissions communales
FINANCES:
Emile Ottmann, j-Claude Maurer, Régine Schwartz,
Jacques Muller, Brigitte Butterlin, Rosalie Ginglinger,
Thomas Hess, J-Christophe Meyer, J-Luc Rebstock et
Nadine Richard
EAU ET VOIRIE COMMUNALE:
J-Claude Maurer, Emile Ottmann, Jacques Muller,
Francis Fehrenbach, J-Luc Rebstock et Pierre Wittmer
BATIMENTS COMMUNAUX, ÉCLAIRAGE PUBLIC:
Jacques Muller, Emile Ottmann, J-Claude Maurer,
Thomas Hess et Christophe Missenard
FÊTES ET CEREMONIES:
Régine Schwartz, Francis Fehrenbach, Rosalie
Ginglinger, Thomas Hess, J-Christophe Meyer, Nadine
Emile Ottmann,J-Claude Maurer, Francis Fehrenbach,
Christophe Missenard et Jacques Ottmann
# 2. 3La vie municipale et les décisions de vos élus
VOIRIE RURALE ET FORESTIERE:
Jacques Muller, Francis Fehrenbach, Thomas Hess,
J-Christophe Meyer et Christophe Missenard
AFFAIRES SCOLAIRES, SPORT ET LOISIRS:
Régine Schwartz et Thomas Hess
CIMETIERE:
J-Claude Maurer et Christophe Missenard
URBANISME, P.O.S.:
Emile Ottmann, J-Claude Maurer, Régine Schwartz,
Jacques Muller, Brigitte Butterlin, Francis Fehrenbach,
Thomas Hess, J-Luc Rebstock et Pierre Wittmer
INFORMATIONS / COMMUNICATIONS:
Jacques Muller, J-Claude Maurer, Régine Schwartz,
‘Thomas Hess et Nadine Richard
CONTRIBUTIONS CADASTRE:
Emile Ottmann, J-Claude Maurer, Régine Schwartz,
Jacques Muller, Brigitte Butterlin, Rosalie Ginglinger,
J-Christophe Meyer, J-Luc Rebstock et Jérôme Tappe
de Sigolsheim
SALLE DES FETES:
Emile Ottmann, j-Claude Maurer, Régine Schwartz,
Jacques Muller, Brigitte Butterlin, Rosalie Ginglinger,
Thomas Hess, J-Christophe Meyer, Christophe Misse-
nard,J-Luc Rebstock, Nicole Spitz et Pierre Wittmer
COMITE CONSULTATIF DES SAPEURS-POMPIERS:
Emile Ottmann, J-Claude Maurer, Régine Schwartz,
Thomas Hess, J-Luc Rebstock, Nicole Spitz et Pierre
Wittmer
CONSEIL LOCAL DE SECURITE DELINQUANCE:
Emile Ottmann et Pierre Wittmer.
+ LE 25 MARS 2008
JON
Le conseil municipal accepte de subventionner le
projet pédagogique de l'école Charles Perrault pour,
ur montant de 6000€ (forfait pédago-
gique: 2400€ et pariiption à diverses +
+ LE 15 SEPTEMBRE 2008
oût horaire de mise à disposition du tracteur
communal - débroussailleuse et main-d'oeuvre
Suite à la demande de mise à disposition du
tracteur communal pour des travaux de débrous-
saillage à des tiers, le conseil municipal décide de
fixer à 70€/l'heure la location.
+ LE 20 OCTOBRE 2008
prévisions coupes de bois 2009
Le conseil municipal accepte les propositions
de Monsieur Jean LUTZ, Chef de Triage O.F, les
programmes de travaux patrimoniaux et d'exploita-
tion ainsi que l'état de prévision des coupes en forêt
communale.
a
(L_/cole Charles Perrault:
nouveaux horaires scolaires
Le conseil municipal donne son accord pour fixer
les horaires à l'école Charles Perrault de Zimmerbach,
à partir de la rentrée 2008 (selon les décisions gou-
vernementales) de la manière suivante :
< horaire du matin : de 8h05 à 11h45
<+ horaire de l'après-midi : de 13h45 à 16h05
ON
(_/nsemble immobilier Semclohr
Le conseil municipal décide de nommer l'ensem-
ble immobilier qui sera réalisé par la SEMCLOHR situé
à l'orée de la forêt, en haut du village, «LES TERRASSES
DU HOHNACK»
Si vous souhaitez consulter toutes les délibérations de l'année
2008, vous pouvez les visualiser sur le site internet de la
commune www.zimmerbach.fr ou www.zimmerbach.com, par ailleurs toutes ces informations sont affichées sur les pan-
neaux du village et transmises aux journaux: DNA et l'Alsace.
EL gg nn UE NRE |Vie associative, culturelle et scolaire
essieurs Jean-Paul MARCHAND et Jean-Jacques PIERREZ ont été
nommés adjoints au maire honoraires par Monsieur le Préfet du Haut-Rhin
pour leur dévouement pour la collectivité.
Monsieur Marchand a été conseiller municipal de 1977 à 1983, 3° adjoint au
maire de 1983 à 1995 puis 1” adjoint jusqu'en 2008.
Monsieur PIERREZ a été conseiller municipal de 1983 à 1995, puis 2° adjoint
au maire.
Le 23 février dernier, avant la fin de son dernier mandat, Jean-Paul
MARCHAND a célébré le mariage de son fils Frédéric.
RENCONTRE DES SENIORS
Z_7 epuis deux ans un groupe de seniors de
notre village se rencontre tous les 2° et 4° jeudis du
mois à la Salle des Prévôts de notre commune.
Ils se distraient de 14 h à 17 h 30, par des jeux
de sociétés, des histoires vécues, des thèmes très
différents racontés selon la saison ou des périodes
de fête, des chants.
L'animation est toujours variée. Les «Aînés du
Jeudi»,comme ils se nomment eux-mêmes, ont tou-
jours de quoi occuper leur après-midi de rencontre.
Toujours avides de découvertes, une sortie en
bus a été organisée en juin pour leur faire visiter
DISTINCTIONS POUR DEUX ANCIENS ADJOINTS!
le Sundgau: visite guidée de l'Oelenberg, un repas
à Dannemarie pour déguster les spécialités de car-
pes frites, petit train de la Cité de Belfort et enfin
découverte fantastique d'une fabrication de pièces
soufflées en sucre.
La période de Noël approche! Les seniors
souhaitent partager un repas en commun.
« Les Aînés du Jeudi » seraient ravis de partager
quelques heures de convivialité avec ceux ou celles
qui le souhaitent. Rendez-vous les 2° et 4° jeudis
du mois à la Salle des Prévôts de la Mairie de 14 h à
17 h 30. Pour plus de renseignements, contactez
Brigitte Butterlin au 03.89.71.13.24.
L'EXPOSITION DES VÉHICULES ANCIENS (13 SEPTEMBRE 2008)
Aer L 7 ‘Association 2ACZ nouvellement eréée regroupe les associations locales de notre
commune, dont le but est de promouvoir culture et animation de notre localité.
Notre première activité. qui se déroule depuis 5 ans, l'exposition des Véhicules Anciens,
remporte un franc succès. Chaque année: 2ACZ s'efforce de trouver un thème différent pour la manifestation. Cette année le toboggan géant, réservé aux enfants, ainsi que les motos anciennes ont été très appréciés. pere ae TE otVie associative, culturelle et scolaire
UNE NOUVELLE DIRECTRICE
À L'ÉCOLE CHARLES PERRAULT
De ps Martine BETTER prend la direction de l'école élémentaire de
Zimmerbach.
La nouvelle directrice, âgée de 36 ans,a débuté sa carrière professionnelle en 1996
dans la région mulhousienne.
Ces quatre dernières années, elle était en poste à l'école élémentaire Charles Grad de Turckheim.
Madame Better, habite Zimmerbach et a en charge la classe de CE2 / CM1 avec un effectif de 25 élèves.
LA CARTE SCOLAIRE
P à carte scolaire est assouplie et sera supprimée dans les années à venir.
Notre collège de référence restera le collège « Lazare de Schwendi » d'ingersheim.
Notre commune fait partie du canton de Wintzenheim; si vous souhaitez la scolarisation de vos enfants au collège Prévert de Wintzenheim, des dérogations pourront être accordées.
Cette démarche peut être effectuée pour tous les élèves fréquentant le collège Lazare de Schwendi.
Pour la rentrée 2009, vous pouvez contacter Madame STEINHAUER, Principale du collège PREVERT de
Wintzenheim.
ASSOCIATION «LES ENFANTS D'ABORD»
‘association « les enfants d'abord » a été - vente de bulbes d'automne
créée il y a 3 ans à l'initiative de parents volontai- - vente de chocolats à Pâques
res. Notre association à pour but de promouvoir et vente d'aluminium et film étirable,etc… }
de soutenir tout ce qui concerne l'intérêt des élèves Notre association organise aussi diverses manifes-
du RPI de Walbach - Zimmerbach au point de vue 2 intellectuel et matériel en vue de favoriser eur 12tions comme la fête de Noël pour es enfants du RPI 7 contes et spectacle de magie.) stand de chocolat ‘chaudiet crêpes au marché de Noël, loto des écoles,
out au long de l'année scolaire, nous organisons,» se “ e
sà 3. cs ÀRétrospective 2008, en imagesLes informations pratiques
LE SOUTIEN À DOMICILE DE L'APA :
UNE NOUVELLE ORGANISATION
AU SERVICE DU CLIENT
Se epuis le printemps 2008,
l'APA a doté son service «soutien à domicile» d'une
nouvelle organisation, toujours plus au service du
client.
Celle-ci se traduit concrètement par une meil-
leure qualité de service avec :
un accueil téléphonique modemisé: un seul
numéro, un temps d'attente réduit
une plus grande proximité entre le client et
F'APA avec un interlocuteur unique,
le responsable de groupe,
des intervenants à domicile mieux formés
et spécialisés selon 3 grandes thématiques
dans les services à domicile.
Le pôle Soutien à Domicile se structure désor-
mais selon 2 types de clients.
La personne âgée ou en situation de handicap
pour qui l'intervention est nécessaire à son maintien
à domicile : portage ou préparation de repas, aide à
la toilette, accompagnement aux coursesiet dépla-
VOS ACTES D'ÉTAT CIVIL EN LIGNE
D obtenir une copie ou un extrait d'acte d'état civil, pour une personne née en France métropolitaine ou dans
les DOM-TOM, la demande peut se faire en ligne sur le site :
https://wwwacte-naissance.fr auprès de la commune
concernée. Suivant la commune, celle-ci peut vous demander
de faire la demande de façon électronique ou par courrier
postal. Le document sera ensuite expédié par la commune
de naissance par courrier postal. Ce service est ouvert
exclusivement aux particuliers.
cements, soins infirmiers à domicile... ces services
sont assurés 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
Et, associé à Fami Emploi 68 et à Domicile Ser-
vices Haute-Alsace, le pôle soutien à domicile
s'adresse également au client « actif» en attente de
prestations dites de confort : garde d'enfant, mé-
nage, repassage, courses... une gamme complète
pour faciliter le quotidien à laquelle s'ajoute de nou-
veaux services ponctuels ou réguliers tels que le jar-
dinage, la vitrerie, le bricolage. En outre, de nouvel-
les formules de repas livrés à domicile régaleront les
papilles avec les menus « Saveur » pour les gourmets
et le menu « Simplicité » pour ceux qui sont pressés.
Forte de ses 60 ans d'expérience (dont 54 dans le
domaine de l'aide à domicile) et de sa présence aux
quatre coins du département, l'APA poursuit enco-
re, avec cette nouvelle étape, ses efforts de qualité :
enquêtes de satisfaction, livrets d'accueil, représen-
tation des bénéficiaires. avec toujours le même
cheval de bataille:la satisfaction des usagers !
Renseignements : APA, Fami Emploi 68
et Domicile Services Haute-Alsace
Soutien à Domicile
Tél:03 89 32 7878
HALTE AUX CANALISATIONS BOUCHÉES
2Ë à cuvette des WC n'est pas une poubelle. Un geste lourd de conséquences : tampons hygiéniques, Er CPE PEUT
assainissement personnel et collectif. Pour éviter de boucher les canalisations ne jetez rien dans les toilettes. HR a EU CS UE SOU M OUTLes informations pratiques
OBJETS TF ÉS ET DÉPOSÉS
LR) 1e RIAT DE LA MAIRIE
ï !
Site internet sur Zimmerbach!
d'informations sur le village. Ce
site est
tre, faites-nous part de vos
suggestions. Branchez-vous
donc sur:
zimmerbach.fr
ou
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Va
(Ér Centre-Alsace Initiative est une Plate-Forme d'initiative Locale. Elle regroupe de nombreux partenaires économiques : chefs d'entreprises, experts-comptables, établissements financiers, organismes de développement économique et collectivités locales.
Notre objectif est de favoriser et de pérenniser les créations et reprises d'entreprises sur notre zone d'intervention.
Vous pouvez trouver la suite de cet article sur notre site internet : wwwzimmerbach.fr, ou directement sur www.alsace-initiative.com
UN GESTE POUR L'ÉCOLE
| RECHERCHE C7?)
D’ANCIENNES PHOTOS Z partir de janvier 2009, le Syndicat DEZIMMERBACH Intercommunal d'Enlèvement des Ordures
/ Ménagères des Environs de Colmar rever-
. ivous avez d'anciennes photos sur Zimmerbach sera à l'école la somme de 300€ pour une (maisons, rues, paysages, autres.…) vous pouvez prendre progression de 5% de récupération des ‘contact avec M. Jean-Claude MAURER journaux, papiers, cartons (bacs de tri du 2. Tél:03 89 71 10 14 Æ* © dépôt communal et de la route de Walbach). Em . Mn L'école vous remercie par avance pour votre se participation. if
…— — 9Le dossier
En août 1914, Léon SIBEN et les siens assistent, ivres
de joie, à l’arrivée des Français à ZIMMERBACH
Juillet-août
1914. Entouré
d'une _nom-
breuse famille,
Léon SIBEN,un
haut magistrat
parisien, sé-
journe depuis
le 27 juillet à
Zimmerbach
où il vient de se faire construire
une superbe villa. Achevée seule-
ment l'année précédente, ce dont
témoigne le millésime 1913 gravé
dans le linteau de la grande porte,
la nouvelle résidence sent encore
la peinture fraîche. Ce sont en
quelque sorte des vacances inau-
gurales que la famille SIBEN se pro-
pose d'y passer.
Oui, mais le 28 juin, a retenti à Sarajevo le funeste coup de pisto-
let qui a envoyé l'archiduc Fran-
çois Ferdinand de Habsbourg ad
patres et qui mettra l'Europe à feu
et à sang. La guerre, qui éclate le 3 août, prend Léon SIBEN et les siens
au piège. Lorsqu'ils se décident
enfin à plier bagages et à retour-
ner à Paris, il est trop tard. Les fron-
tières entre l'Allemagne - et donc
l'Alsace - et la France, sont bou-
dées et les trains qui reliaient les
deux pays restent à l'arrêt dans les gares.
C'est alors que Léon SIBEN déci-
de de tenir un journal et d'y racon-
ter au jour le jour les événements
tels que lui, son épouse, ses cinq
enfants et les « bonnes » (on re-
marquera le pluriel.) allaient les
vivre à Zimmerbach en ce fatidi-
que mois d'août 1914. Pieusement
conservé par la famille, le précieux
document aimablement mis à no-
tre disposition par Madame Jac-
10
queline TOURANGIN, petite fille de Léon SIBEN, va nous permettre
d'évoquer ici une page insolite et
inconnue (du moins dans ses dé-
tails) de l'histoire de Zimmerbach.
Pour les distinguer des explica-
tions et des résumés qui sont de
notre plume, les extraits que nous
en publions paraissent en caractè-
res italiques. Les trois points entre
parenthèses (…) signalent les pas-
sages que nous avons été obligés
de supprimer en raison de la lon- gueur du document.
(Pour mémoire, rappelons que
dès les premiers jours du mois
d'août 1914 une armée comman- dée par le général Pau a franchi la
crête des Vosges et la Trouée de
Belfort et a poussé des incursions en direction de la plaine, et plus
particulièrement de Colmar et de
Mulhouse)
L'état de siège
est proclamé
C
_T°T Zimmerbach, les SIBEN, ci-
toyens français, ne l'oublions pas,
vivent dans l'attente angoissée
des lendemains, alors que les évé-
nements se précipitent. Le gouver-
nement allemand proclame l'état
de siège, les autorités civiles sont
dessaisies de certains pouvoirs au
bénéfice de l'administration mili-
taire, les hommes en âge de servir
sont mobilisés; placardées dans
toutes les communes, des affiches
font connaître à la population tou-
tes sortes de mesures spéciales et
souvent contraignantes prévues
pour le temps de guerre. Parlant de
l'administration allemande, Léon
SIBEN note: «C'est une admirable
machine à faire des armées (...) Ils ont fait de la préparation à la
guerre une véritable industrie na-
tionale et y ont apporté leurs in-
comparables qualités de méthode
rigoureuse, d'ordre mécanique ».
Etcomme toujours en pareil cas,
c'est la foire aux nouvelles, aux ra-
contars et aux rumeurs. Turckheim
et Walbach sont envahis par les
troupes; on y creuse, paraît-il, des
retranchements, on y barre les rou-
tes à l'aide d'arbres abattus ;on his-
se des canons sur les hauteurs (..) Les routes ne sont plus sillonnées,
de temps en temps, que par des
autos occupées par des officiers
qu'on voit filer comme des rats dans la direction de Munster(.…).
7 août.- Aucune nouvelle de
France. Que deviennent parents,
amis, pays.…mystère(….) Le curé
de Zimmerbach qui alimente la fa- mille en nouvelles,
escarmouche s'était produite à la
Schlucht: un soldat français, rame-
né blessé à l'hôpital de Munster y
serait mort»; un autre, des nôtres, avait été emmené blessé dans une
voiture d'ambulance à Colmar.»
8août.-La nouvelle court le
village, qu'une bataille a été livrée
à Dannemarie, que les Français
sont à Mulhouse,à Bollwiller; mais
ce serait trop beau et nous nous
méfions de ces racontars. Déjà di-
manche, en arrivant à l'église, on
nous a affirmé que les Français
étaient à Soultzeren (...).
9 août etles jours suivants.-Les
événements, ou ce qui s'en racon-
te, tantôt, plongent les SIBEN dans
un noir désespoir tantôt, suscitent
des bouffées d'optimisme. La Bel-gique est envahie, l'armée fran-
çaise bat en retraite. Il se confir-
merait que les Français ont pro-
gressé jusqu'à Mulhouse, mais
qu'ils auraient été rejetés vers
l'Ochsenfeld où se livrerait une
âpre bataille. Le ejournal alle-
mand » (on ne sait pas lequel) cest
rempli de bulletins de victoires ».
10 août. - À Colmar «Blumen-
thal et d'autres Alsaciens sus-
pects de sympathies françaises
ont été arrêtés »{...) Un homme
de Wintzenheim , dont la mère à
fui hier Mulhouse, annonce que
les Français sont à Mulhouse et
à Saint-Louis(...) Les França
auraient poussé leurs avant-
gardes jusqu'à Rouffach, puis
auraient été refoulés sur l'Ochsen-
feld{…)
Mauvaises nouvelles
11 août. - «Journée atroce en-
tre toutes! Nous sommes plongés
dans la plus sombre désespéran-
ce: 20.000 Français auraient été
faits prisonniers par l'armée (alle-
mande) de Metz et l'armée (fran-
çaise) qui avait envahi l'Alsace et
occupé Mulhouse aurait été refou-
lée jusqu'à Belfort(...) Sommes-
nous donc voués à la défaite et
allons-nous revivre le calvaire dou-
loureux de la guerre de 70?»
12 août. - «Nous sommes un
peu soulagés: les événements
sont moins graves que nous le re-
doutions: d'abord, la capture de
20.000 prisonniers par l'armée de
Metz est démentie ; puis il semble
bien que la bataille de Cernay n'ait
pas eu l'importance qu'on lui avait
attribuée. Les Français ont poussé
une pointe jusqu'à Mulhouse où
la population leur a fait l'accueil
le plus chaleureux, tirant elle-mê-
me sur des soldats allemands qui
se préparaient à défendre la ville
C)»
13 août. - «Ce qui contribue
hélas à nous démoraliser profon-
dément, c'est l'état ambiant des
esprits : il est manifeste que l'AI-
sace se détache de la France et
qu'une éclatante victoire seule
nous la ramènerait. Toutes les for-
ces allemandes sont contre nous
et tendent à déchaïner contre
nous l'opinion publique: les voix
françaises sont bäillonnées ou paralysées par la peur...»
15 août. - «Depuis ce matin, le
canon ne cesse de tonner dans la
direction d'Orbey (...). Nous avons
vu défiler, hier soir sur la route, se
dirigeant vers Munster, une bat-
terie d'artillerie qui nous a paru
être une batterie de mortiers ou
d'obusiers. Nous rapprochons ces
préparatifs d'un propos tenu hier
soir chez Gerig par un officier venu
en reconnaissance: les Français se-
ront demain à Colmar. Nous nous
demandons si les Allemands ne favorisent pas leur arrivée pour les
faire tomber dans une embuscade,
les cerner les écraser et en faire une
hécatombe. Va-t-on recommencer
l'aventure de Cernay et faire, à Col
mar, ce qu'on afaità Mulhouse?»
16 août. - Depuis six heures du
matin, c'est un défilé interminable
d'infanterie et d'artillerie sur les
deux routes de chaque côté de la
vallée descendant de Munster vers
la plaine: manifestement des Al-
lemands se replient et se concen-
trent autour de Colmar pour y of-
frir la bataille aux Français. Ils en
ont minutieusement préparé le
terrain qui est, en tous sens, sillon-
né de tranchées, hérissé de fer
tendus, aménagé en champ de tir.
..) SCHOCH, notre excellent jar-
dinier, vient d'apprendre que son
fils se trouvait dans un des régi-
ments qui passent et s'apprête à
lui donner une bouteille de vin.
Comment peut-on songer à de-
mander à cet homme, qui était un
excellent Alsacien il y à quelques
Le dossier
jours, de souhaiter les succès des
armes françaises alors que son fils est exposé à leurs coups ? (..)
À 9h, le défilé cesse. Plus un
soldat, c'est le silence complet; la
campagne est absolument déser-
te; nous avons l'affreuse angoisse
d'un piège tendu et nous n'osons
plus espérer l'arrivée des nôtres
tant nous craignons qu'attirés par l'appât, ils tombent dans une sou-
ricière.(..)
5h, la journée s'achève dans le
calme le plus complet: les Français
ont-ils, à leur tour, leur concentra- tion? S'apprêtent-ils à se ruer en
masses compactes sur l'ennemi. ci
on se prépare à la bataille. Le maire
vient de faire procéder à l'inspec-
tion des pompes pour le cas où le
village bombardé flamberait. Nous songeons à envoyer Mimi chez les
SCHOCH en cas de grave alerte, no-
tre maison en pleine vallée, nous
paraissant plus exposée...)
17 août. - Rien. (...) Plus un
coup de canon, plus une alerte,
tout est tombé dans le calme et
le silence...) Les Français sont à
Munster
18 août. - Hier soi,à 8 h, nous
avons appris que les Français sont
à Munster en nombre.À la tombée
de la nuit, nous apercevons sur
la route de Walbach, une troupe en marche dans notre direction.
Est-ce la première pointe d'avant-
garde? Les enfants se précipitent
au village, mais nous reconnais-
sons bien vite notre erreur en en-
tendant des voix allemandes: c'est
l'extrême arrière-garde qui se re-
plie...)
Entre 7 et 8 h, brusque inonda-
tion sous le flot des troupes alle-
mandes; dans les prés, les vergers,
sur les routes en longues files, en
ordre dispersé, par tout c'est un fourmillement d'hommes en mar-
che, lourds, momes et silencieux.
( Puis, à 9 h, le flot semble tari,
11Le dossier
tout rentre dans le calme: nous
observons la vallée, l'horizon, plus
un soldat, la solitude et la nuit
tombe, sereine et mystérieuse.
19 août. - «Nous nous levons
à 4 h %. Le temps est radieux. En
prévision d'un bombardement et
de l'incendie, nous nous décidons
à précipiter dans les malles et à
faire transporter au village les ré-
serves indispensables de vê-
tements, l'argenterie, nos pa-
piers. Je vais faire monter au
grenier par SCHOCH, de l'eau
qu'on meta dans des cu-
veaux pour pouvoir éteindre un
commencement d'incendie si des
obus tombaient sur le toit.
Il est maintenant 7 h (..), le vil-
lage est envahi par les troupes ;on
voit, à flanc de coteau, sur le revers,
dans les vignes, les chevaux de trait
d'une batterie.
A 10 h %, on entend, dans la di-
rection de Munster, les premiers
coups de fusil et de canon qui
cessent puis reprennent sans dis- continuer. On a tambouriné au vi
lage pour recommander aux habi-
tants de ne pas s'aventurer dans la
campagne ; nous allons nous transporter chez SCHOCH et chez
Pauline pour y passer l'après-
midi, abandonnant la chère mai-
son, trop exposée aux feux qui se
croiseront de chaque côté de la vallée (..).
5 h. Nous rentrons à la maison; elle est intacte et, pour la pre-
mière fois, nous sommes secoués
jusqu'au plus profond de notre
être par une émotion joyeuse. Is
ont été pilés,ils ont été pilés ! Nous les avons vu battre en retraite, en
pleine déroute. Nous les avons vu
faire dégringoler en hâte la bat-
terie installée sur le coteau à 100
m de notre maison : nous étions couchés sur l'herbe dans le verger
de Pauline pendant la bataille et
les échos nous en arrivaient par
les gens du village. Petit à petit,
12
les nouvelles se sont précisées,
puisées à la meilleure des sources,
auprès des soldats qui venaient de
se battre : un régiment wurtem-
bergeois s'avançait vers Munster;
arrivé à la hauteur de Gunsbach, à été massacré par des alpins qui
s'étaient si habilement dissimulés
que les Allemands ont été surpris
à 500 m, par ses feux. On parle de
pertes énormes, d'amoncellement
de cadavres, de 500 prisonniers, de 4 canons pris. Les Allemands
se plaignent d'être mal dirigés,
d'avoir manqué de munitions,
d'être exténués par des marches
et contre-marches interminables,
de ne pas être nourris, et, de fait, ils
se ruent sur le pain qu'on leur ap-
porte du village à leur passage, sur les seaux d'eau, paraissent exté-
nués, découragés et donnent l'im-
pression de troupes débandées.
Ils vantent l'habileté des chefs
français, le courage, la souplesse des alpins, rampant à quatre pat-
tes, bondissant comme des chats.
Bref, nous éprouvons une sensa-
tion de détente délicieuse. Certes, ce n'est pas une grande victoire
remportée à la suite d'une bataille
rangée, mais c'est un brillant fait
d'armes où se sont déployées les qualités d'intelligence, de souples-
se, de furia, d'élan qui caractérisent
officiers et soldats français.
Les voilà!
20 août. - À 9 h. apparaissent sur la route, à l'entrée du village,
les premiers cavaliers français : de
ravissants chasseurs à cheval qui
s'avancent prudemment; puis on
aperçoit des escouades de fan- tassins à la ferme de Walbach. Un
aéroplane allemand survole la ré-
gion. Les Français tirent dessus du
fond de Walbach, des coteaux du haut du Staufen.Le canon a tonné
dans la direction des Trois-Epis que
les Français occupent, dit-on au
village.
21 août. - Ah! quelle journée
que celle d'hier et quelle date
pour nous. Nous les avons vus,
nous avons vu de nos yeux, vu des
soldats français à Zim! Ce n'était
qu'un peloton de chasseurs à che-
val, en reconnaissance d'avant-
garde, mais ces cavaliers avaient
si bonne mine, si parfaite tenue !
Leurs petits chevaux étaient si fringants, si souples, caracolant
élégamment: l'un d'eux — Dieu
me damne - a fait du pas espa-
gnol sur la route! Et c'étaient des
Franzose, les Français! Nous ne
pouvions pas en croire nos yeux.
[=]
Ce matin, nous apercevons sur
la grande route des patrouilles de
chasseurs et quelques zouaves
dans les prés. Le canon gronde
dans la direction de Rouffach.
Les cavaliers aperçus appartien-
nent au 11° Chasseurs de Vesoul.
Allons-nous recevoir la visite du
Commandant JACQUES? (...)
Le facteur, qui avait été gar-
dé hier par les Français à Wal-
bach est rentré au village, trans-
porté de joie: «Heureux comme
je l'ai été hier, je ne le serai plus
jamais». Textuel et document his-
torique H...)
Dans la matinée, un bataillon
de chasseurs alpins arrive au vil
lage, y fait la grand-halte: feux de
bivouac, popote. On envoie huit
bouteilles de bon vin à la cantine
et les enfants fraternisent avec
les soldats. Geo prend plusieurs
photos.À 2 h, nous suivons le ba-
taillon en route pour Turckheim et
revenons par St-Gilles; mais nous
n'avons vu, en tout et pour tout,
qu'un régiment d'infanterie, un
bataillon de chasseurs, quelques
zouaves, des batteries d'artillerie
de montagne, et nous sommes re-
pris d'inquiétude à la pensée que
ces troupes, d'un effectif insigni-
fiant, sont en présence des formi-
dables forces allemandes {.…)Un pioupiou
nommé Hansi!
Dans l'après-midi, au moment
où nous étions le plus inquiets,
nous regagnions le logis dans la
crainte d'un combat sur notre
terrain, quand nous voyons ve-
nir à nous un fantassin, marchant
lourdement la canne à la main.
Stupéfaction! C'était Hansi en ma-
gnifique tenue pioupiou. Il nous
tranquillise plutôt; après avoir
échangé de vigoureuses étreintes,
nous le laissons gagner le village.
Le soir, à 8 h, nous sommes
rassurés par un gentil lieutenant
de houzards (sic) en reconnaissan-
ce avec 20 hommes, qui décline
notre invitation et préfère la paille
à notre bon lit pour ne pas quitter
ses hommes (...) À 1h du matin,
réveil pour recevoir le major du
30° Bataillon alpin qui inaugure
une chambre d'ami.
23 août. - Temps radieux. Ré-
veil en gaieté; le village est grouil-
lant de troupes. Le 30° Bataillon
alpin, qui n'a pas cessé d'être au
feu depuis 12 jours, s'est vaillam-
ment battu et a éprouvé des per-
tes à Gunsbach et hier encore, a
été ramené en arrière, de Turck-
heim à Zim pour se reposer. Le vil-
lage est d'une animation joyeuse,
le barbier rase les hommes en
plein air, on panse mulets et che-
vaux, on vérifie les armes, on lave le linge, on fait la popote, tout cela
gaiement, sans agitation.
A 9h, nous allons à la messe et,
à sa descente d'automobile, j'abor-
de le général Bataille pour lui dire
notre émotion etnotre joie et pour
lui souhaiter la bienvenue dans
notre petit village où il fixe son
quartier général.
Nous recevons à table à dé-
jeuner le Lieutenant GRANGE, du
14 Chasseurs à cheval en garni-
son à Dôle et venu pour faire la
liaison entre sa division de cava-
lerie du 7° corps avec la brigade
de l'extrême aile droite du 14
Corps. Très gentil garçon, simple,
distingué, d'esprit lucide et calme :
il est plein de confiance et apaise
nos alarmes. Il apprécie (c'est-è-
dire: il juge et désapprouve)
comme nous la folle témérité de
la première équipée de Mulhou-
se et nous apprend qu'elle a en-
traîné la mise à la disposition
du Ministre des trois généraux
coupables d'une si grave impru-
dence.
Nous logeons un major du 39°
bataillon de chasseurs alpins, M.
BERNARD, qui nous fait une excel-
lente impression.
Le dossier
Il faut partir, et vite !
24 août.- (...) J'ai réfléchi, à
mon réveil, sur les dangers aux-
quels nous exposait l'installation
du quartier général à Zim. et sur
les risques d'un bombardement
par les obusiers allemands et j'ai
été consulter le lieutenant-colonel
des Alpins qui me rassure: nous
restons donc, mais nous nous pré-
parons, en cas d'alerte, à nous ré-
fugier sur une voiture du train et à
gagner Gérardmer par la Schlucht.
Cependant qu'elle enregistre
succès et gains de terrain en AÏ-
sace, l'armée française, qui a perdu
la «bataille des frontières », bat en
retraite sur le front du Nord. Paris
est menacé, au point que le gou-
vernement décide de se réfugier
à Bordeaux. Le commandement
ordonne alors le retrait de la plus
grande partie des forces engagées
en Alsace pour les jeter dans la ba-
taille qui sauvera la capitale. Dans
la vallée de Munster, les unités qui
ont progressé jusqu'aux abords
de Colmar, vont se retirer sur les
Vosges. Les Allemands ne tarde-
ront pas à revenir. Mais cette fois,
Léon SIBEN et les siens ne se lais-
seront plus surprendre.
5 h,le major BERNARD arrive et
nous prévient qu'il faut partir sur
le champ: le 7° Corps est appeléLe dossier
au Nord, l'occupation de la Haute
Alsace est suspendue; nous ne
pouvons pas nous exposer aux
terribles représailles dont nous serions les premières victimes au
retour des Allemands.
Le colonel GOYBET m'envoie
un de ses officiers d'état-major, le
lieutenant PRESTAT qui accourt à
travers champs pour me conduire
auprès du général Bataille. Dans
la cour, je trouve l'instituteur et
le pauvre cher curé dont la dé-
solation, en apprenant notre dé-
part, me serre le cœur. J'entre
auprès du général que je trouve
caîme, souriant, la main tendue.
Il discute sur l'emplacement de
batteries avec HELMER et le Dr.
BUCHER en uniforme d'aide major
français. l'échange quelques mots
avec HELMER qui me remet un
exemplaire du journal «L'Alsace»
et j'adresse au général BATAILLE
mes remerciements pour le se-
cours qu'il me prête. Nous échan-
geons de cordiales poignées de
main, j'emporte mon laissez-pas-
ser, une lettre pour la Générale
('épouse du général BATAILLE,
probablement) et je vais rejoindre,
sur la route toute ma smala qui se
hisse, péle-mêle, sur un fourgon
automobile du service de ravitaille-
ment.En dix minutes tout était fini,
nous étions partis abandonnant
notre cher logis et tout son conte-
nu à la garde du brave SCHOCH et
à la grâce de Dieu.
Jusqu'à Munster, nous traver-
sons les cantonnements des trou-
pes françaises, échelonnées dans
les villages, Gunsbach dont les
maisons sont criblées de balles, éventrées par la mitraille, Muns-
ter occupé encore par l'artillerie
et nous faisons, à travers la forêt,
la montée de la Schlucht par le
plus beau des couchers de soleil, traversant un véritable champ de
bataille semé de croix faites de
branches de sapins plantées sur les tombes.
14
C'est la fin du rêve alsacien,
provisoirement du moins. Après
une nuit passée à Gérardmer,
la « smala » arrive le 26 au soir à
Paris. Le lendemain, 27 août, Léon
ME y
pour un long mois de vacances
alsaciennes.Il reviendra en Alsace
cinq années plus tard pour y oc-
cuper le siège prestigieux de Pre-
SIBEN est « de retour au Palais », ie Président de la Cour d'Appel entendez la cour d'Appel de Pa- de Colmar.
ris, qu'il avait quittée fin juillet Paul ESCHBACH
Premier Président
de la Cour d'Appel de Colmar
éon SIBEN était né en 1861 à Pistroia près de Florence. Son père ingénieur des Ponts et Chaussées, d'origine lorraine, se trouvait
alors passagèrement en ltalie pour y diriger la construction de la ligne de chemin de fer de Florence à Bologne.
Après ses études en droit, faits à Paris, Léon SIBEN entra dans la magistrature où il fi rapidement carrière:procureur de la République
à 29 ans, substitut du procureur général près la cour de Paris en 1907, ily occupait à la veille de la Première Guerre mondiale, le siège d'avo-
cat général, après un passage à la Chancellerie comme directeur du
personnel.
Ses liens avec l'Alsace étaient anciens puisqu'il avait épousé en
1894 à Colmar, Marie Emilie WIMPFFEN fille d'un médecin colmarien.
Prémonition, inconscience, fol espoir ? haut magistrat à Paris, c'est
en Alsace allemande, à Zimmerbach, qu'en 1912, il fit construire une
superbe résidence secondaire qui deviendra sept années plus tard
sa résidence principale. Dans l'attente, il payera à la guerre un dou-
loureux tribut puisque deux de ses fils, Georges et Pierre, tomberont,
l'un en 1916, l'autre en 1917, au champ d'honneur devant Verdun.
Ils avaient 20 ans tous les deux, ils étaient sous-lieutenants et leurs
noms figurent au monument aux morts de Zimmerbach.
Le 2 décembre 1918, Léon SIBEN, de retour en Alsace, était
nommé président du Tribunal Supérieur d'Alsace et de Lorraine, la
future Cour d'appel de Colmar dont il occupera l'année suivante le
siège de Premier Président. I avait en cette qualité autorité sur toute
la juridiction de l'Alsace et de la Moselle, où il lui incombait de réin-
troduire la législation française, les trois départements ayant été
pendant presque 50 ans annexés au Reich allemand. Son esprit de
rigueur, son professionnalisme, la connaissance qu'il avait de l'his- toire et de l'âme alsaciennes, lui ont facilité la tâche. Monarchiste,
ami de Barrès, catholique intransigeant, il s'accommodait cependant
mal, et même pas du tout, de la politique gouvernementale de son
temps et lorsqu'il fut question d'introduire en Alsace les lois laïques,
il préféra faire valoir ses droits à la retraite. La Deuxième Guerre
mondiale le chassa une nouvelle fois de Zimmerbach, où il s'était
retiré, et c'est à Saint-Dié, le 20 février 1941 qu'il décéda sans avoir
vécu la seconde libération de l'Alsace.Etat civil et dates à retenir
À VOS AGENDAS
JANVIER 2009
Vente de fromages (Les Enfants
d'Abord)
17: Soirée moules
(Comité de jumelage)
24: (20h30), «Schlupf emol nin»
(Chorale)
FÉVRIER 2009
01: (14h30) «ScHfupfémol in»
(Chorale)'
07: (20h30) xSchlupf emol nin»
(Chorale)
20: (20h30) «Schlupf emol nin»
(Chorale)
28: (20h30) «Schlupf emol nin»
(Chorale)
MARS 2009
Vente de chocolat (Les Enfants
d'Abord)
‘06: (20h30) «Schiupf emol nin»
(Chorale)
07: (20h30) «Schlupf emol nin»
(Chorale)
28: Loto à Walbach (Les Enfants
d'Abord)
Théâtre:
Les réservations seront à faire
auprès de M. Jean-Jacques
OTTMANN -Tél: 03 89 71 14 51
MAI 2009
08:64ème anniversaire de la victoire
de 1945 au monument aux Morts
JUIN 2009
20 ou 28: Kermesse scolaire au
Zimmerplatz (Les Enfants d'Abord)
27: (19h00) Fête forestière (Sapeurs
pompiers)
13: (de 10h à 16h) Exposition de voi-
‘tures et motos anciennes à l'aire de
jeux de Zimmerbach (Association Ani-
mation Culturelle de Zimmerbach)
NOVEMBRE 2009
11 : 91% anniversaire de l'Armis-
tice de 1918 au monument aux
Morts
M.et Mme Charles SCHILLINGER,
le 1“ février
M.et Mme Paul KAYSER, le 2 mai
ee cernes
M.et Mme Louis MEYER, le 9 mai
M.et Mme Gérard HESS, le 23 mai L'ÉTAT CIVIL
(du 01/01/2008 au 31/12/2008) M.et Mme Philippe DELAPORTE, le 16 juin
rer D | ThomasAictor SIMON/le 1“ août Gabrielle, Agnès KAUFENSTEIN
er épouse BUEB, le 6 février à Colmar
Frédéric Jean-Paul MARCHAND Ses ric Jean-Paul
et Charlotte Renée Bernadette Hubert CRIE NÉS te le 13 juillet à Zimmerbach
Pascal Hakim BOUTOUATOU ne pr ;: PEUR et Maïté Emmanuelle Camille ë pre
TOUSSAINT, le 7 juin Jean-Pierre, Raymond GERIG,
le 25 août Miles gl mére 125200 ORE
Bénédicte Anne Hélène Jeannine nnÿ,Anna PUSCHMANN veuve ZEH le 8 août TROST, le 8 novembre à Colmar
A Toby Charles BEECROFT, Alex Jér LAUTH et A ë ane “Le le 26 décembreà Zimmerbach Sylvie GOETZ, le 9 août
A VENDRE...
Depuis quelques temps déjà la vieille maison est fermée.
Ses derniers habitants, au début de l'hiver l'ont désertée.
Une petite affiche fixée sur un volet à la peinture écaillée
Annonce que la modeste demeure était à céder.
Vents et pluies de leurs assauts incessants l'ont harcelée.
Plus longtemps murs et toiture n'ont pu résister !
La bise venue, solives et poutres de douleur semblent gémir.…
Pourtant, pourtant elles ne veulent pas encore mourir !
Les aïeux ne sont plus ; leurs enfants, le village ont quitté.
Sans détour, il pensent à se défaire du bien hérité….
L'humble masure des jours passés se souvient,
Source: Ecomusée Al 3 Ungersheim
Espérons que les futurs propriétaires sauront lui rendre toute sa gloire!
Charles MERKEL
F
15Jeux
A VOS CRAYONS !
Solution des mots croisés du bulletin n° 22 :
PERRAULT
Ils ont trouvé la bonne réponse : Colette AMBEIS, Nicole DIMEY, Françoise
DUBOURDIEU, Bernadette GUELDRY, Gérard HESS, Paul KAYSER, Béatrice KELLER, Mélanie LEFEBVRE, Marjolaine LOSITO, Jacqueline PIERREZ et Laure TANNACHER.
MOTS CROISÉS proposés par Paul ESCHBACH
Al'issue du tirage au sort, Monsieur
Gérard HESS a été l'heureux gagnant.
Un présent lui a été remis lors de la
réception de remise de récompense le
31 octobre 2008.
HORIZONTALEMENT VERTICALEMENT 1° Magistrat parisien qui a vécu en août 1914 l'arrivée des Français à 1° A Zimmerbach, en août 1914, on la croyait arrivée
Zimmerbach (deux mots) 2" Fabrique de cadres. Rassembler 2° Suggèrent 3° C'était l'avant-port de la Rome antique. Destinée 3° Le nom du général qui a brièvement établi son PC 4° Contesta. Célèbre imagier et polémiste alsacien de | ‘à Zimmerbachen août 1914 passage à Zimmerbach en août 1914 4° Chats ou tigres 5° Renifiant (de la colle ?) ( 5° À Zmmerbach il y en a une qui porte le nom dû
Poissons rouges € Tranche de vie Le copaiide Getelé
T' Pour bien dormir. C'était, en abrégée grade de deux Yé i français tombés devant Verdunidont les noms e figurent au monument aux morts de Zimimerbach » 8° Se rendront Cardinaux opposés * :