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unknown - BP 2020 Budget principal
unknown - 20230411 6 Budget principal exercice 2023 vote du
Déliberation - BP 2017 budget principal
Déliberation - R2026 1 1 2 budget principal DOB2026
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune de Créteil.
Lien du pdf (Déliberation - R2026 1 1 2 budget principal DOB2026)
Thèmes du document : Économie et finances, Handicap et inclusivité, Investissement et développement économique,
1
CONSEIL MUNICIPAL
DU MARDI 17 FÉVRIER 2026
Affaire n° : R2026-1-1-2
Service : Service budget et prospective financière Rapporteur : Joël PESSAQUE
Commission : Finances
Date : vendredi 6 février 2026 à
18h30
Avis autre commission :
Décision : Dont acte
Décision du conseil municipal
RAPPORT AU CONSEIL MUNICIPAL
OBJET : Budget principal de la Commune : débat sur les orientations budgétaires de l'exercice 2026
Conformément aux articles L. 1612-26 et L. 2312-1 du code général des collectivités territoriales, il appartient au maire, préalablement à l’adoption du budget primitif, et dans un délai de dix semaines, d’organiser un débat au sein du conseil municipal concernant les orientations budgétaires, les engagements pluriannuels envisagés ainsi que la structure et la gestion de la dette.
Ce débat donne lieu à une délibération particulière.
Il est proposé en conséquence au conseil municipal de débattre des orientations budgétaires de l’exercice 2026 du budget principal de la Commune, à l’appui du rapport de présentation ci-joint, et de prendre acte de la tenue de ce débat.Rapport d’orientations budgétaires 2026
Introduction
L’année 2026 s’ouvre dans un environnement macroéconomique profondément marqué
par l’instabilité géopolitique, le ralentissement de la croissance et le durcissement des orien-
tations budgétaires européennes. Les tensions persistantes en Europe de l’Est et au
Moyen-Orient continuent d’alimenter la volatilité des marchés de l’énergie, tandis que les
grandes économies avancées évoluent dans un cycle de croissance modérée.
En France, cette conjoncture se traduit par une croissance limitée, un déficit public impor-
tant et une dette en hausse.
Dans un contexte parlementaire complexe, l’absence de cadre budgétaire national pour
2026 constitue une situation particulière, limitant considérablement la visibilité des
collectivités sur leurs ressources et leur capacité de programmation financière.
A la date d’achèvement de la rédaction du présent rapport d’orientations budgétaires,
l’examen parlementaire sur un nouveau projet de loi de finances pour 2026 a repris le 13
janvier 2026 à l’assemblée nationale. Après le rejet des motions de censure du
gouvernement, la chambre des députés a adopté le budget de l’Etat pour 2026. La
deuxième lecture au Sénat a débuté pour envisager un texte définitif dans début février.
Aussi, dans l’attente de cet examen, le rapport d’orientations budgétaire qui vous est
présenté, est élaboré au vu des mesures annoncées dans le projet initial de loi de finances
pour 2025, ajustées des assouplissements intervenus, le cas échéant, à l’Assemblée
Nationale ces derniers jours. Les éléments prévisionnels présentés dans ce rapport sont
susceptibles d’évolutions au vu des dispositions de la loi de finances pour 2026 telle qu’elle
sera définitivement adoptée.
Sur le fond, si les dispositions initiales prévoyaient une mobilisation à hauteur de 5 milliards
d’euros, la récente adoption du texte par l’Assemblée Nationale a conduit à une réduction
de la contribution directe demandée aux collectivités autour de 2 milliards d'euros. En
réalité, cet effort s’avère bien supérieur dès lors que sont comptabilisés le désengagement
de l’Etat en matière d’accompagnement des politiques publiques locales, la baisse des
crédits alloués au Fonds Vert ainsi que la hausse conséquente et durable des cotisations
auprès de la CNRACL.
C’est dans ce cadre exigeant que s’inscrit le débat d’orientations budgétaires 2026 de la
Ville de Créteil.
Depuis 2020, la Ville a affronté une succession de chocs - sanitaire, énergétique et
inflationniste - qui ont incontestablement pesé sur les dépenses courantes – notamment les
coûts de l’énergie. Mais elle a su canaliser leurs effets grâce à sa gestion responsable, tout
en honorant ses engagements en matière de renforcement des services publicsmunicipaux, de maintien du soutien au tissu associatif ou bien encore en terme de
développement de l’offre d’équipements à destination de la population cristolienne.
En 2026, la ville réaffirme son engagement pour une gestion maîtrisée et responsable au
service d’un territoire ambitieux et solidaire. Grâce à des efforts de gestion, une capacité
d’adaptation éprouvée et une vision stratégique, la Ville dispose des leviers nécessaires
pour poursuivre son développement, assurer aux cristoliens des services publics attentifs
à leurs besoins et soutenir leur pouvoir d’achat. En témoigne notamment le gel régulier des
tarifs de la restauration scolaire ou des activités périscolaires.
Parallèlement, elle poursuit la réalisation d’un programme conséquent d’investissements,
qui témoignent du choix de porter des équipements d’avenir au service des habitants, et de
la volonté d’accompagner la transition énergétique.
Dans ce cadre, la ville porte financièrement la construction de deux groupes scolaires et
d’une crèche.
Ainsi, pour soutenir l’accroissement d’une offre équilibrée de logements, le budget
d’investissement 2026 intègrera une nouvelle tranche significative de financements au titre
de la construction du groupe scolaire et de la crèche dont la ville assure la maitrise
d’ouvrage dans le quartier de l’Echat au sein duquel verront progressivement le jour plus
de 1 000 logements.
Traduisant l’effort mené en matière d’offre d’équipement scolaire, la ville contribuera
également au financement de la réalisation du Carrefour éducatif.
Par ailleurs, la finalisation des travaux de voirie d’envergure de la rue Gustave Eiffel viendra
accompagner la livraison de la nouvelle gare du Grand Paris, prévue début 2027.
De plus, dans le cadre du schéma d’amélioration énergétique, un programme ambitieux de
rénovation de l’éclairage public sera proposé dans le cadre de ce budget.
Le budget 2026 portera également une enveloppe dédiée à l’acquisition du lieu d’exception
que constitue Le Domaine Sainte Catherine de sorte que le devenir de cette propriété
implantée dans un cadre singulier puisse être maitrisé et bénéficier au plus grand nombre.
Enfin, des travaux d’aménagement des espaces publics et de requalification des
équipements publics sont programmés par GPSEA sur le territoire de la commune au titre
desquels figurent notamment la réalisation des travaux de requalification des places du
quartier du Port, la poursuite du projet de réalisation d’un nouveau centre aquatique et un
programme conséquent de réfection de voiries sur le territoire cristolien.
A l’instar de l’ensemble des collectivités, la ville de Créteil devra établir les équilibres
budgétaires 2026 avec précaution en tenant compte du maintien à un niveau élevé des
factures d’énergie, des prix des services et de la progression des charges de personnel,
sous l’effet notamment de la hausse de la cotisation patronale à la CNRACL. Les services
municipaux sont appelés à consentir des efforts de gestion afin de contenir l’évolution des
dépenses de fonctionnement. En matière de ressources, et au-delà de l’actualisation
forfaitaire des bases de fiscalité estimée à 0,8%, une hypothèse de stagnation des dotations
de l’Etat est à ce stade retenue.Aussi, la ville souhaite articuler la stratégie budgétaire pour 2026 de sorte qu’elle puisse
garantir au maximum le socle de service public et porter les investissements structurants
au bénéfice de tous les Cristoliens.
Est également recherchée une confortation du niveau d’autofinancement par une
mobilisation active de cofinancements afin d’établir un niveau d’endettement nécessaire au
financement des investissements, cohérent avec la nature des équipements financés.
Dans l’attente de la notification des bases fiscales, cet équilibre budgétaire 2026 qui sera
soumis au Conseil Municipal du 27 avril prochain et qui concilie soutenabilité de
l’endettement, maitrise des charges de fonctionnement et volontarisme, repose sur une
hypothèse de stabilité des taux d’imposition des taxes foncières sur les propriétés bâties et
non bâties.
I Un contexte d’élaboration du budget 2026 marqué par des
incertitudes macroéconomiques
1. L’économie mondiale : la croissance résiste malgré les risques géopolitiques aux effets économiques mondiaux
L’environnement géopolitique mondial reste marqué par une forte instabilité, susceptible
d’impacter durablement les perspectives économiques.
Plusieurs foyers de tension continuent d’alimenter l’incertitude au titre desquels figurent
principalement la guerre en Ukraine, les conflits et tensions au Moyen-Orient et la rivalité
sino-américaine.
Ces incertitudes géopolitiques renforcent la prudence des investisseurs, ralentissent les
flux commerciaux et compliquent la coordination des politiques économiques
internationales. Elles constituent un facteur de risque majeur pour la stabilité économique
mondiale en 2026.
Aussi, sur le plan international, selon le Fonds monétaire international (FMI), la croissance
mondiale devrait ralentir, de 3,3 % en 2024 à 3,2 % en 2025 et 3,1 % en 2026, et s’établir
autour de 1,5 % dans les pays avancés (1,1 % pour les pays européens), et juste au-dessus
de 4 % dans les pays émergents et les pays en développement.
L’inflation devrait poursuivre sa baisse à l’échelle mondiale, mais varier selon les pays :
supérieure aux objectifs aux États-Unis et plutôt orientée à la hausse et modérée ailleurs ;
après 6,7 % en 2023 et 5,8 % en 2024, elle devrait passer de 4,2 % en 2025 à 3,7 % en
2026.2. La Zone Euro : une croissance en ordre dispersé
En zone euro, la Banque Centrale
Européenne (BCE) estime que la
croissance économique devrait s'établir à
1,3 % en 2025, puis décélérer à 1,2 % en
2026 avant de progresser légèrement à
1,3 % en 2027.
Ces perspectives s’expliquent selon elle
par les deux principaux facteurs suivants :
la hausse des salaires réels et de l’emploi
ainsi que les nouvelles dépenses
publiques en matière d’infrastructures et
de défense, principalement en Allemagne,
qui devraient stimuler la demande
intérieure dans la zone euro.
S’agissant de l’inflation, elle devrait
s’établir en moyenne à 2,1 % en 2025
avant de diminuer à 1,7 % en 2026, puis
d’augmenter à 1,9 % en 2027.
Avec son objectif de niveau d’inflation atteint (2%), la Banque Centrale Européenne a
maintenu en septembre son taux directeur inchangé à 2 %, marquant ainsi une deuxième
pause consécutive dans le cycle de baisse des taux amorcée en juin 2024 et qui avaient
culminé à 4,5% en septembre 2023. Un ralentissement marqué de l’activité en 2026 pourrait
inciter la BCE à positionner son taux directeur sous ce niveau, mais ce n’est pas ce qui est
anticipé à ce stade.
Les perspectives sont désormais celles d’une stabilité de ces taux sur l’année 2026.
3. Une économie nationale caractérisée par une faible croissance et une inflation modérée
En France, dans ses projections macroéconomiques de décembre dernier, la Banque de
France estime que la croissance du produit intérieur brut (PIB) s’établirait finalement à
+0,9% en 2025, après +1,1% en 2024, avec une activité soutenue par la demande intérieure
et un commerce extérieur pesant négativement sur la croissance (sous l’effet de la hausse
des droits de douane américains sur les exportations européennes).
En 2026, la croissance se raffermirait pour atteindre 0,9 / 1,0 % puis serait de 1,2 % en
2027, à la faveur d’un renforcement de la consommation et de l’investissement privé, puis
des exportations.
En matière d’inflation, la Banque de France estime qu’elle resterait inférieure à 2 % sur
l’horizon de prévision. Après 2,3 % en 2024, l’inflation totale (IPCH) en moyenne annuelle
atteindrait un point bas en 2025 à 1 %, lié au recul marqué des prix de l’énergie consécutif
à la baisse des tarifs réglementés de l’électricité et du prix du pétrole.Elle remonterait ensuite pour atteindre
1,3 % en 2026, puis 1,8 % en 2027.
L’inflation hors énergie et alimentation,
principalement liée à l’inflation dans les
services, resterait à peu près stable sur
l’horizon de projection (autour de 1,6 -
1,7 %).
Dans ce contexte de reflux de l’inflation, la croissance des bases locatives devrait être plus
limitée qu’en 2025, en lien avec le recul de l’inflation. Ainsi, la revalorisation forfaitaire des
bases des valeurs locatives s’établit à 0,8% en 2026.
Par ailleurs, est anticipée une nouvelle
hausse du taux de chômage : ce dernier
devrait se situer à 7,8 % en 2026
(source : INSEE). Ainsi, faute de
visibilité, de nombreuses entreprises
semblent aujourd'hui reporter leurs
projets d'investissements et de
recrutements, certaines allant même
jusqu'à licencier ou fermer des sites.
Les récents plans sociaux dans les
secteurs industriel et commercial
révèlent ces fragilités économiques
persistantes.
4. La poursuite de la dégradation des comptes publics en 2024 et 2025
Au plan national, rappelons que l’année
2024 avait été marquée par un dérapage
significatif du déficit public, qui avait
conduit le gouvernement à actualiser
dans son projet initial de loi de finances
pour 2025, sa prévision de déficit public à
5,8% du PIB pour l’exercice 2024, alors
que la loi de programmation des finances
pour la période 2023 – 2027 (promulguée
un an auparavant) prévoyait un déficit
public de 4,4% pour 2024. Source : Ressources Consultants finances – Présentation du PLF 2026 – Données EurostatPour 2025, le déficit public a plutôt été contracté à hauteur de ce que prévoyait la loi de
Finances pour cette même année (5,4% du PIB).
La dernière version du projet de loi de finances pour 2026 présentée le 21 janvier dernier,
table sur un déficit à hauteur de 5% du PIB sur l’exercice 2026.
Concernant l’endettement public, après un
premier pic à 113,2% en fin 2024, il atteint
un niveau de 115,9 % du PIB au
troisième trimestre 2025, soit
3 461 milliards d’euros.
L’hypothèse établie dans le cadre du
Projet de Loi de Finance Initial pour 2026
situe le niveau d’endettement public de la
France à 3 608 Md€, soit près de 118%. Source : Ressources Consultants finances – Présentation du PLF 2026 –
Données Eurostat
Dans ce contexte, il n’est pas inutile de rappeler les données officielles publiées par
l’INSEE, qui démontrent la faible part prise par les administrations publiques locales (APUL)
dans le déficit public. Le déficit des administrations publiques locales n’en représente que
9,8 % (16,7 Mds€) à fin 2024.
De la même façon, la dette locale n’en
représente que 8 % (252 Md€), alors
même que les collectivités assurent de
l’ordre de 70 % des investissements
publics.
5. Une loi de finances pour 2026 sous le signe d’une mise à contribution accrue des collectivités territoriales
Dans un environnement politique marqué par une grande instabilité, le projet de loi de
finances pour 2026 n’a pu être adopté avant le 31 décembre 2025.
Cette absence de cadre budgétaire national pour 2026 constitue une situation particulière,
limitant considérablement la visibilité des collectivités sur leurs ressources et leur capacité
de programmation financière.
Pour la deuxième année consécutive, l’adoption d’une loi spéciale, publiée le 27 décembre
dernier, a permis la mise en place de dispositions transitoires pour garantir la continuité des
recettes fiscales et le fonctionnement des services publics.L’examen parlementaire d’un nouveau projet de loi de finances pour 2026 a repris le 13
janvier 2026 à l’assemblée nationale. Le premier Ministre a engagé la responsabilité de son
gouvernement tant sur le volet recettes que sur le volet dépenses du PLF.
La deuxième lecture au Sénat devrait débuter le 27 janvier prochain pour envisager un texte
définitif début février.
Dans ce contexte d’évolution quotidienne du texte de loi, les orientations budgétaires
reposent à ce stade sur les mesures de consolidation des comptes publics présentées dans
la version initiale du PLF pour 2026, complétés des ajustements connus, introduits depuis
la reprise de son examen depuis le 13 janvier dernier, limitant l’effort des collectivités locales
à environ 2 Mds€.
Parmi les principales mesures du texte initial, figurent :
La reconduction du dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités territoriales (Dilico)
Mis en place par la loi de finances pour 2025 à hauteur de 1 milliard d’euros, ce
mécanisme de prélèvement d’une part des recettes des collectivités éligibles
(plafonné à 2% des recettes réelles de fonctionnement des budgets 2024) est
reconduit par le PLF pour 2026 – et désormais porté à 740 millions d’euros dans sa
dernière version - exonérant totalement les communes du dispositif alors que le
projet initial comportait une contribution de 2 milliards d’euros.
Une stabilité nominale des concours financiers de l’Etat
Les concours financiers de l’Etat aux collectivités territoriales devaient connaître une
stabilité de leur montant en 2025. L’enveloppe de la DGF ne connaitrait pas de
revalorisation. (27,4 milliards d’euros). Ainsi, en euros constants, la DGF serait donc
en baisse.
Seules les composantes de péréquation verticale de la DGF, c’est-à-dire la Dotation
de Solidarité Urbaine (DSU) et la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) devaient être
revalorisées par redéploiement des enveloppes : elles devaient être augmentées
respectivement de 140 M€ et 150 M€.
La diminution des compensations fiscales au titre de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et de la cotisation foncière des entreprises (CFE) des locaux industriels
Les communes et intercommunalités bénéficient jusqu’ici d’une compensation des
exonérations fiscales au titre de l’abattement de 50% applicable aux valeurs
locatives des établissements industriels, décidé lors de la réforme des impôts de
production de 2021.
Le PLF initial pour 2026 prévoit la réduction de cette compensation de 25% - pour
une perte totale estimée à environ 1,2 milliard d’euros pour les collectivités
concernées.Cette mesure qui pénalise fortement les territoires industriels rompt avec
l’engagement de l’Etat d’une compensation intégrale de la perte de recettes fiscales
subie.
La réduction des crédits affectés au fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires
Valorisé dans le cadre de la Loi de finances pour 2024 à hauteur de 2,5 milliards
pour soutenir les collectivités dans leurs projets d’amélioration des performances
environnementales et d’adaptation au changement climatique, le Fonds vert subit
une nouvelle fois une baisse importante, portant ainsi l’enveloppe consacrée au
soutien apporté par l’État en faveur de la transition écologique à 850 millions d’euros
(650 millions d’euros dans la version initiale du PLF).
En complément de ces mesures particulièrement impactantes pour les collectivités
territoriales prévus dans le projet de loi de finances pour 2026, figurent les effets du décret
du 30 janvier 2025 qui prévoit - chaque année entre 2025 et 2028 - une hausse de trois
points du taux de cotisations vieillesse des employeurs à la Caisse nationale de
retraites des agents des collectivités locales (CNRACL).
Prévue pour permettre une trajectoire de
retour à l’équilibre de la caisse de retraite,
cette hausse représentera une charge
globale pour les collectivités, estimée à
plus de 2,2 milliards d’euros en 2026.
6. Evolution des marchés financiers
Pour janvier 2026, les marchés s’attendent majoritairement à une stabilité des taux, en raison
notamment d’un marché du travail encore relativement solide et d’un arbitrage prudent face
aux risques inflationnistes.
La BCE a maintenu l’ensemble de ses taux
directeurs inchangés à l’issue de sa réunion
de décembre 2025, conservant le taux de
dépôt à 2 %, niveau en place depuis juin
2025. Cette décision traduit une inflation
désormais alignée avec l’objectif de la
banque centrale et une dynamique de
croissance toujours modérée.9
Pour 2026, les économistes anticipent désormais une évolution haussière des taux longs,
reflétant un changement significatif de prévision par rapport à octobre dernier.
II Des choix budgétaires responsables pour faire face à la situation
économique et continuer à préparer l’avenir du territoire
La structure du budget 2026 devra permettre de financer les charges de la ville dans un
contexte de tension budgétaire nationale sans compromettre le développement de l’action
municipale.
1. Des recettes de fonctionnement fortement impactées par le contexte économique et les dispositions du budget de l’Etat
a. Les Dotations de l’Etat
Au vu des dispositions du Projet de loi de finances pour 2026, qui prévoit une stabilité de
l’enveloppe nationale de la DGF, se traduisant par une diminution de la Dotation Forfaitaire
et une bonification des enveloppes nationales de la DSU et de la DSR, les hypothèses de
construction budgétaire pour la ville de Créteil reposent sur les anticipations suivantes :
- Une perte de produit de la Dotation forfaitaire de l’ordre de 300 K€ malgré l’évolution
de la population communale constatée au 1er janvier 2026, (+525 habitants),
- Une augmentation de la DSU d’environ 400 K€.
- La réduction de 25% de la compensation fiscales au titre de la taxe foncière sur les
propriétés bâties (TFPB) des locaux industriels représente une perte de l’ordre de
400 K€ pour la commune.
b. Une modération de la politique tarifaire qui reflè te la volonté de soutenir le pouvoir d’achat
Dans un objectif de soulager le quotidien des familles, la ville a reconduit pour 2026 les
tarifs en vigueur en 2025 s’agissant des prestations de restauration scolaire tout comme
des activités périscolaires.
c. Une stabilisation des produits de droits de mutation
Selon les observateurs, la situation du marché immobilier s'est améliorée en 2025 par
rapport à l'année précédente, tiré par le marché de l’ancien. Mais cette tendance reste
fragile.
Dans cette perspective, l’estimation des Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO),
directement liée au marché immobilier, doit être prudente : malgré le niveau des10
encaissements constatés en 2025 (à hauteur de 2,4 M€), il est ici proposé une reconduction
de l’enveloppe inscrite en 2025 au titre du budget primitif 2025, soit 2,2 M€.
d. Une revalorisation nationale des bases de fiscalité en l igne avec le niveau d’inflation
Comme le prévoit la réglementation, les valeurs locatives foncières sont revalorisées en
fonction de l’inflation constatée, calculée en fonction de l’évolution de l’indice des prix à la
consommation harmonisé (IPCH) entre le mois de novembre N-1 et le mois de novembre
N-2 (pour application en année N).
Après plusieurs années marquées par des hausses, la revalorisation des bases a diminué
en 2025, pour atteindre les 1,7%.
Il est prévu une revalorisation des bases cadastrales à hauteur de 0,8% en 2026.
Pour rappel, la revalorisation forfaitaire des bases concerne la taxe foncière (hors locaux
professionnels et commerciaux), la TEOM et la taxe d’habitation sur les résidences
secondaires.
Cette revalorisation forfaitaire génère – à bases et taux constants un produit
complémentaire de 300 K€.
2. Une maitrise des dépenses de gestion malgré les obligations réglementaires
a. Un pilotage rigoureux de la masse salariale permettant d’absorber l’augmentation massive des cotisations patronales à la CNRACL
Le budget 2026 dédié aux dépenses de personnel intègrera des mesures en faveur de
l’amélioration du pouvoir d’achat des agents communaux au titre desquelles figure, à titre
principal, la deuxième tranche de mise en place du régime indemnitaire tenant compte des
fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) tel
qu’adopté par le Conseil municipal dans sa séance du 9 décembre 2024.
Elle s’inscrit dans la continuité des mesures mises en œuvre en 2025 au titre desquelles
figurent principalement une réévaluation pour l’ensemble des postes d’un montant de 200
€ brut annuel, une harmonisation des régimes indemnitaires au regard du métier exercé, la
valorisation de missions particulières réalisées (intérim d’un supérieur hiérarchique, prise
en charge d’enfants en situation de handicap, accompagnement d’agents en reconversion
professionnelle…).
Elle intègre pour 2026 l’harmonisation des régimes indemnitaires des encadrants s’agissant
de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) et le versement d’un
complément indemnitaire annuel (CIA) au titre de l’atteinte des objectifs fixés en 2025, ainsi
que la reconnaissance de l’engagement des agents formateurs accompagnant leurs pairs.11
Par ailleurs, la collectivité reconduira en 2026 le dispositif de participation financière de la
collectivité à hauteur de 50 % du montant de la cotisation acquittée par l’agent dans le cadre
de la mise en place d’un contrat collectif de Prévoyance.
Le budget 2026 comporte également l’effet sur année pleine de l’augmentation du SMIC de
+ 1,18% intervenue au 1er janvier 2026.
Enfin, comme évoqué précédemment, la hausse sans précédent des cotisations patronales
auprès de la CNRACL représenterait une enveloppe évaluée autour de 1,2 M€ sur année
pleine pour la ville de Créteil.
Combinés à une action volontariste d’optimisation de l’organisation de la collectivité, ces
éléments devraient amener à une prévision pour 2026 autour de 96,5 M€ de dépenses de
personnel, soit une évolution contenue de 2M€ par rapport au budget primitif 2025.
b. Des enveloppes de gestion contenues grâce à un travail d’optimisation
A l’instar de l’exercice 2025, la campagne de préparation budgétaire 2026 s’inscrit dans
une stratégie financière en faveur du maintien d’un haut niveau de services répondant aux
besoins des cristoliens.
Dans le cadre de ce dialogue de gestion, il est recherché une optimisation des charges
générales de la collectivité.
S’agissant de l’enveloppe dédiée aux fluides (eau, gaz, électricité et chauffage urbain), la
communication des prestataires quant aux tarifs d’approvisionnement projetés sur 2026,
associée à la mise en œuvre du plan Sobriété, conduisant à la réduction des
consommations énergétiques, permet de prévoir une diminution de son montant de l’ordre
de 600 K€, le portant à environ 6,1 M€.
En outre, la ville est déterminée à maintenir en 2026 le niveau global de soutien aux
associations actives sur le territoire de la commune : l’enveloppe dédiée aux subventions
aux associations, devrait être reconduite à un niveau équivalent à ceux des dernières
années, soit autour de 8,7 M€.
Bien évidemment, une systématisation de co-financements et d’optimisation des politiques
publiques sera recherchée.
3. Une dynamique de projets pour poursuivre le développement du territoire communal
En complément des opérations majeures en faveur de l’entretien du cadre de vie et de
l’environnement quotidien des Cristoliens, le budget 2026 qui sera proposé au Conseil12
Municipal en avril prochain sera un budget de développement, intégrant des enveloppes
budgétaires conséquentes en faveur de la construction d’équipements structurants.
A ce stade de l’élaboration du budget 2026, le programme d’équipement intègre parmi les
opérations d’envergure, les projets suivants :
La participation de la ville à la construction du carrefour éducatif, dont la maitrise
d’ouvrage est portée par Créteil Habitat,
Une tranche conséquente des travaux de construction des équipements publics de
l’Echat, à savoir un groupe scolaire de 12 classes et un équipement Petite Enfance de
60 berceaux,
La requalification de la Rue Gustave Eiffel sur la portion Sud restante,
La confortation du groupe scolaire Defferre,
L’’acquisition du domaine Sainte-Catherine,
La poursuite du programme de modernisation du réseau d’éclairage public et du
programme de sobriété énergétique,
La poursuite du plan de végétalisation des cours d’école,
Des travaux au sein d’équipements culturels et sportifs : réfection de la façade du
Colombier, lancement des études de maitrise d’œuvre en vue de la réfection de l’Eglise
Saint Christophe, revêtement du gymnase Issaurat,
Le lancement du concours de maitrise d’œuvre concernant la réalisation de la ferme
pédagogique,
L’extension du dispositif de vidéo protection,
Une nouvelle campagne du Budget participatif.
Ce budget d’investissement sera financé en s’appuyant sur les trois leviers suivants :
l’autofinancement de la Ville, l’emprunt bancaire et la sollicitation de l’ensemble des
partenaires financiers à travers des demandes de co-financement, en particulier dans le
cadre du fonds vert, de la dotation de soutien à l’investissement local et auprès de la
Métropole du grand Paris, de la Région Ile de France ou encore du SIPPEREC et de la
CAF.
En complément de ces opérations, la commune bénéficiera du programme d’investissement porté par GPSEA sur le territoire cristolien au titre duquel figurent notamment :
- La poursuite des travaux de requalification des places du quartier du Port,
- Un programme de réfection des voiries dont la Rue des Emouleuses et la Rue des Platrières,
- Une campagne de travaux de requalification des réseaux d’eaux pluviales et d’eaux usées,
- La poursuite du projet de réalisation d’un nouveau centre aquatique.13
4. Un objectif de maîtrise de l’encours de dette
Au niveau local, en 2026, la logique du recours à l’emprunt sera contenue au strict besoin
de financement du solde de la section d’investissement, en cohérence avec la stratégie
financière de long terme de maîtrise de l’encours de dette au vu du volume des
investissements à supporter sur les années à venir.
Elle répondra à une double exigence :
- De sécurisation et d’optimisation du recours à l’emprunt, en recherchant lors de chaque
consultation, le meilleur équilibre entre optimisation financière et limitation des risques ;
- De repérer, par une veille active, les opportunités de marché à même de permettre à la
Ville d’optimiser la charge de sa dette existante.
Dans le respect de ces orientations et dans la continuité de la politique communale menée
dans ce domaine depuis plusieurs années, il sera recherché un équilibre du budget
prévisionnel 2026 comportant un niveau d’emprunt en adéquation avec la nature des
équipements structurants que comportera le programme d’investissement proposé.
Les caractéristiques de l’encours communal : une dette saine et sécurisée
L’encours est composé de 73 emprunts et s’élève au 1er janvier 2026 à 132,75 millions d’euros pour une durée de vie résiduelle (durée restant avant l’extinction totale de la dette) de 13 ans et 1 mois.
Contractée auprès de 10 établissements bancaires, la dette de la collectivité est particulièrement saine, notée à 99,54 % en « 1A » selon les ratios prudentiels établis dans la charte de bonne conduite dite « Gissler ». Aucun emprunt de l’encours n’est considéré à risque et hors charte.
Prêteur CRD % du CRD
Agence France Locale 54 405 833 € 40,98 %
ARKEA 17 776 769 € 13,39 %
BANQUE POSTALE 16 476 250 € 12,41 %
SFIL CAFFIL 11 858 742 € 8,93 %
SOCIETE GENERALE 9 277 500 € 6,99 %
CAISSE D'EPARGNE 7 190 692 € 5,42 %
CREDIT FONCIER DE FRANCE 6 386 061 € 4,81 %
CREDIT MUTUEL 4 099 593 € 3,09 %
CREDIT AGRICOLE 3 973 745 € 2,99 % CAISSE DES DEPOTS ET
CONSIGNATIONS 1 302 083 € 0,98 %
Ensemble des prêteurs 132 747 269 € 100,00 %14
La structure de cet endettement est sécurisée puisque cet encours est majoritairement composée d’emprunts à taux fixe (52 %).
L’endettement demeure également optimisé comme en témoigne son taux moyen qui s’établit à 2,51 % (contre 2,89 % en 2025 et 3,22 % en 2024). Le taux moyen de 2026 suit la tendance baissière des taux directeurs, générant une meilleure maîtrise des frais financiers pour la ville.
Type Encours % d'exposition Taux moyen (Annuel)
Fixe 68 686 630 € 51,74 % 2,23 %
Fixe à phase 1 750 000 € 1,32 % 0,84 %
Variable 60 817 706 € 45,81 % 2,85 %
Livret A 876 254 € 0,66 % 3,43 %
Barrière hors zone EUR 616 679 € 0,46 % 2,23 % Ensemble des risques 132 747 269 € 100,00% 2,51 %
III Des priorités d’action pour la construction du budget 2026 :
solidarité, vivre ensemble et préparation de l’avenir
Les orientations budgétaires pour 2026 s’inscrivent dans la continuité des politiques
publiques engagées en 2025.
1. Un engagement continu en faveur des solidarités et de la citoyenneté
a. Pour les tout-petits, renforcer une offre d’accueil répondant aux besoins dans un cadre sécurisé et épanouissant
Les objectifs poursuivis à l’égard des jeunes enfants visent à agir sur la qualité et sur l’offre
d’accueil, en créant des places supplémentaires.
Assurer une qualité et une sécurité d’accueil des tous petits
Un plan d’action a été engagé en 2025 avec le double objectif de renforcer la qualité de
vie au travail des professionnels et la qualité d’accueil des petits.
Il comporte des actions pour renforcer les effectifs dans les équipements d’accueil
(création d’une équipe volante, campagnes de recrutement…) ainsi qu’un programme
d’interventions concernant l’entretien et la rénovation des structures Petite Enfance.
Renforcer l’offre municipale de places en crèches
En complément de l’ouverture en 2023 de la crèche des Oliviers d’une capacité de 40
places et de la réouverture en janvier 2025 de la crèche de la Brèche permettant l’accueil
de 20 berceaux supplémentaires, la construction lancée en 2025 de la crèche à l’Echat15
complètera cette offre en septembre 2027, avec une capacité de 60 places
complémentaires.
Ces différentes actions engagées dans le domaine de la petite enfance sont encouragées
par la convention d’objectifs et de gestion 2023-2027 signée par la caisse nationale
d’allocations familiales, qui ouvre des financements supplémentaires au CCAS.
b. Le maintien à domicile de séniors et la lutte contre l’isolement social
Parmi les axes forts de ces orientations pour 2026, figurent les actions en faveur du
maintien à domicile tout en prévenant les situations d’isolement social.
Le renforcement du programme d’activités proposé à la maison des séniors, équipement
d’accueil et d’information, de convivialité et d’activité ouvert en 2024, passera par le
déploiement d’interventions à domicile auprès des personnes ne pouvant pas se déplacer.
Ce programme complète l’offre d’activités régulières mises en place par les clubs seniors
dans le domaine sportif (activités adaptées) et culturel.
c. Le soutien du pouvoir d’achat des situations de fragilités socio - économiques
Seront reconduites en 2026 les interventions du secteur de l’action sociale permettent de
soutenir les personnes rencontrant des situations de fragilité socio-économiques afin de les
accompagner dans les démarches et d’offrir un soutien financier ponctuel en fonction des
difficultés (action d’insertion, aides alimentaires d’urgence…). Des dispositifs spécifiques
visent la prévention des expulsions et la lutte contre la précarité énergétique.
Les dispositifs existants au titre de la mutuelle communale et de l’assurance multirisques
habitation seront maintenus.
d. L’accès aux soins et l’intégration des personnes en situation de handicap
Les actions menées dans le cadre du contrat local de santé et du conseil local de santé
mentale se poursuivront en 2026 par le renforcement des consultations au CAMI (Centre
d’Accueil Médical Initial).
Par ailleurs, dans le domaine du handicap, une concertation a été menée en 2025 sur les
questions d’accessibilité dans le cadre de la Commission d’Intégration des Personnes
Handicapées, associant des représentants des différents types de handicap. Un livret de
recommandations a été élaboré, qui feront l’objet d’une analyse technique en 2026.
e. Une expression citoyenne vivante et engageante : le budget participatif
Mis en place dans une dynamique d’amélioration continue au service de la qualité de vie,
le Budget participatif constitue à nouveau un axe essentiel des aménagements relatifs au
cadre de vie.16
2. Une volonté affirmée de maintenir un haut niveau de qualité de service et d’inclusion
a. Une gestion de la relation avec les usagers modernisée et centrée sur les enjeux de proximité et de simplification
Dans un contexte économique et social complexe et incertain, où le rôle des services
publics dans l’accompagnement des démarches du quotidien est plus essentiel que jamais,
la qualité du service rendu aux Cristoliens constitue un axe essentiel de ces orientations
budgétaires 2026, basée sur la diversification de l’offre de service dans les accueils
municipaux de proximité, la simplification de l’information délivrée sur les démarches
administratives et la modernisation des canaux d’échanges avec les administrés.
Deux axes forts font l’objet d’une priorisation :
La modernisation de la relation usagers pour une meilleure prise en charge des
demandes des cristoliens par le renforcement des possibilités de prise de rendez-vous
et de fluidification des files d’attente et aussi par le développement de l’offre de
démarches en ligne, notamment au travers du Portail Usager qui permet d’accéder à
une classification simplifiée de l’ensemble des démarches et services en lignes
proposés par la Ville et ses partenaires dont Grand Paris Sud Est Avenir.
Dans cette optique, un outil de Gestion électronique des correspondances (GEC) a
également été déployé pour assurer un meilleur suivi des courriers reçus par les
services municipaux et diminuer les temps de réponse aux usagers.
Enfin, pour renforcer l’accessibilité des accueils de la collectivité aux personnes
sourdes ou malentendantes, l’utilisation de la solution Acceo permet de faciliter la prise
en charge des administrés lors de la réalisation de leurs démarches administratives en
sollicitant le concours d’un interprète en langue des signes française via un appel en
vidéo.
Un accompagnement de proximité qui continue de s’étoffer dans les relais-mairie
L’année 2025 aura permis d’étoffer encore l’offre de service d’accompagnement
proposée au sein de ses trois accueils de proximité implantés dans les quartiers du
Palais, des Bleuets-Bordières et du Centre ancien.
A cet égard, et au-delà des démarches administratives proposées, un dispositif intitulé
« aidants numériques » a été mis en place pour faciliter la réalisation des formalités en
ligne des cristoliens. Les agents de ces équipements ont ainsi été formés afin qu’ils
soient en mesure d’accompagner, de manière pédagogique, les usagers dans leurs
démarches municipales en ligne du quotidien.
En matière d’accès aux droits, la programmation des permanences au sein des relais-
mairie s’est encore renforcée en 2025 avec plus de 4 000 créneaux proposés
gratuitement aux cristoliens. Cette offre permet chaque semaine aux cristoliens, qui
rencontrent des difficultés juridique ou administrative, de disposer d’un17
accompagnement soutenu grâce au concours de divers professionnels : avocat,
notaire, conciliateur de justice, écrivain public, juristes de l’association Nouvelles voies,
délégué du Défenseur des droits, Permanences Mutuelle ….
b. Inclusion Numérique: une dynamique renforcée par la création du Fablab de Créteil
Le renforcement des dispositifs d’inclusion numérique se déploie au travers de deux axes
forts :
Démocratiser l’accès aux outils numériques
La mise en place d’ateliers numériques proposés mensuellement dans les relais-mairie et
à l’Hôtel de Ville illustre la volonté de démocratiser l’accès aux outils numériques et de
répondre aux besoins diversifiés des habitants.
Par ailleurs, le soutien aux familles vulnérables s’organise également grâce au partenariat
avec Emmaüs Connect qui propose une offre d’équipements numériques qui leurs est
destinée.
Le Fablab de Créteil : un levier pour l’innovation et l’inclusion
Le Fablab de Créteil, inauguré en novembre 2024, est un pilier de la politique numérique
portée par la collectivité. Cet équipement propose des espaces de travail adaptés, des
formations gratuites et le prêt de machines-outils (imprimantes 3D, découpe laser, outils
électroniques), permettant de développer des compétences numériques avancées.
Depuis son ouverture, le Fablab a accueilli plus de 5000 usagers au sein de l’équipement
et hors les murs dont plus de 1300 jeunes, notamment au travers d’interventions sur le
temps scolaire.
3. Un budget orienté vers le vivre-ensemble
a. Un cadre éducatif pour préparer les générations futures
Une offre éducative soutenue
Investir et se mobiliser en faveur de l’éducation, c’est préparer l’avenir des plus jeunes afin
qu’ils trouvent leur place dans la ville et dans la société. Promouvoir la réussite éducative
pour tous implique de mettre à disposition des 48 écoles cristoliennes les moyens
nécessaires à un fonctionnement optimal, tant en matière de locaux, de matériels que de
ressources humaines. Cela suppose également de développer toutes les mesures
d’accompagnement de la scolarité, à travers de dispositifs adaptés, allant bien au-delà des
seules obligations légales.18
Chaque jour, dans les structures périscolaires rattachées aux 48 écoles, les animateurs et
personnels se mobilisent pour organiser les loisirs éducatifs et ludiques des nombreux
enfants fréquentant l’accueil du matin, ou du soir.
Les mercredis, les accueils de loisirs (pour les 3-11 ans) nouent des partenariats avec
l’ensemble des ressources du territoire pour conduire des projets diversifiés offrant un
parcours de découverte artistique, culturelle et sportive à chaque enfant accueilli.
Par ailleurs, le Programme de Réussite Educative - accompagnement des 2-16 ans –
propose des solutions individualisées en privilégiant tous les aspects et temps de l’enfant
grâce à un réseau coordonné d’acteurs institutionnels et associatifs.
La Cité Educative : des actions concrètes auprès des enfants
En 2026, seront poursuivies les actions en faveur de la démarche Cité Educative qui permet
de soutenir de nombreuses initiatives auprès des établissements scolaires du Mont-Mesly
et des Bleuets, favorisant de cette manière le renforcement des liens partenariaux avec les
acteurs du territoire et valorisant l’investissement des professionnels qui y travaillent.
Chaque année, une trentaine d’actions sont réalisées grâce à plus de 40 partenaires pour
sensibiliser à la citoyenneté, à l’égalité, au développement durable, et développer les
pratiques sportives et culturelles pour les enfants.
L’inclusion des enfants et des jeunes en situation de handicap
Une attention particulière est portée à l’inclusion des enfants et des jeunes en situation de
handicap, tant dans le cadre des accueils collectifs de loisirs et des temps périscolaires que
des séjours de vacances afin d’apporter de réponses adaptées aux besoins des enfants,
des jeunes et de leurs familles.
Grandir et s’épanouir en collectif
Les mini-séjours répondent à de nombreux enjeux comme la continuité éducative, le
développement de l’autonomie et l’éveil à la vie en collectivité., L’encadrement par les
équipes d’animation de la ville est un véritable gage de confiance pour les parents mais
aussi pour et les enfants/adolescents qui partent ainsi avec leurs encadrants habituels.
b. Le sport, vecteur d’émancipation, de santé et de cohésion sociale
Des équipements sportifs structurants, modernes et accessibles
Forte de plus de 30 équipements sportifs municipaux, ouverts aux écoles, clubs et
associations, la collectivité poursuit son rôle de facilitateur de l’accès à la pratique sportive
pour tous les publics.
En 2026, le plan d’investissement intègrera la poursuite du plan de rénovation, d’entretien19
et de modernisation des équipements sportifs afin de répondre aux attentes des usagers et
au dynamisme du mouvement sportif cristolien.
Soutien aux dynamiques sportives locales et l’engagement associatif
La collectivité poursuivra son accompagnement financier, logistique et technique aux
associations sportives dans un objectif de pérennisation des structures et de
développement des projets éducatifs et sportifs.
La création en 2025 d’une 31ᵉ association affiliée à l’US Créteil général, avec l’ouverture
d’une section de boxe anglaise, permet de proposer une pratique encadrée, accessible aux
enfants comme aux adultes de cette discipline au sein d’une salle municipale dédiée.
Faciliter l’accès au sport pour tous : inclusion, santé et proximité
Seront poursuivis en 2026 les dispositifs favorisant l’inclusion, la santé et la proximité, à
savoir :
La consolidation des dispositifs « Créteil sport ensemble » et « Savoir nager »,
La poursuite des partenariats avec l’Éducation nationale, la Cité éducative et les
associations locales,
La poursuite du parrainage des écoles, favorisant les rencontres entre jeunes et
figures sportives locales.
c. La culture comme moteur du Vivre Ensemble
Maintenir l’identité culturelle et le lien social
En 2026, la collectivité poursuivra une politique culturelle accessible à tous, en s’appuyant
sur le partenariat constitué avec les acteurs culturels et socioculturels du territoire.
Le soutien aux associations culturelles sera maintenu afin de préserver les actions
d’expression, de création et de médiation artistique à destination de tous les publics.
Cette politique s’articule autour de trois axes majeurs :
Valoriser la diversité des pratiques culturelles, les identités et les patrimoines locaux ;
Soutenir la création artistique et encourager des projets innovants à fort rayonnement;
Renforcer les coopérations entre équipements et acteurs culturels pour une offre har-
monisée et lisible à l’échelle de la ville.
Dans ce cadre, sera également soutenue la consolidation d’une programmation culturelle
de proximité, régulière et plurielle au sein du service de l’action socioculturelle au plus près
des habitants.
La reconduction de manifestations culturelles rassembleuses et populaires
La vitalité culturelle cristolienne repose sur des équipements territoriaux majeurs à
rayonnement régional et national – le Conservatoire à Rayonnement Régional Marcel Dadi,
le Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne et la Maison des Arts et20
de la Culture, scène nationale – mais aussi sur des événements populaires tels que Jour
de fête, Festival Antirouille et Créteil Village fête Noël.
Des pratiques artistiques et amateurs accompagnées dès le plus jeune âge
L’éducation artistique demeure un engagement fort pour 2026 qui se traduit par des actions
en direction de la petite enfance (malle pédagogique, spectacles et ateliers en crèches)
ainsi qu’un soutien aux pratiques amateur.
Des actions transversales seront reconduites telles que la poursuite du dispositif Vis
ta différence, dédié à la sensibilisation au handicap et à la diversité ou des initiatives de
valorisation du patrimoine local, destinées à mieux faire connaître l’histoire et les richesses
culturelles du territoire.
Une offre cinématographique consolidée, accessible et diversifiée
Depuis novembre 2025, le regroupement de l’exploitation du cinéma La Lucarne et des
Cinémas du Palais permet de renforcer l’offre cinématographique de proximité et de
proposer une programmation riche, exigeante et diversifiée, avec une attention particulière
portée aux jeunes publics et à l’éducation à l’image.
4. Une transition écologique et énergétique qui se poursuit
a Un schéma directeur énergétique pour un programme de travaux
d’économie d’énergie sur le patrimoine communal
Une stratégie déployée pour renforcer l’efficacité énergétique du patrimoine communal
Des audits énergétiques ont été réalisés dans 45 bâtiments de plus de 1000 m² dont 20
groupes scolaires, 8 équipements sportifs, 1 équipement socio-culturel, 2 bâtiments
administratifs et 2 crèches.
Ces audits offrent non seulement une vision complète de l’état actuel de l’ensemble des
sites audités (performance/ vétusté) mais également sur l’ensemble des éclairages,
permettant de bâtir une programmation pluriannuelle d’investissement afin de réduire
considérablement les consommations énergétiques émissions de gaz à effet de serre (entre
-20 et - 40% selon les sites).
Enfin, le dernier objectif de cette démarche est de sensibiliser aux usages et à la sobriété
énergétique les occupants de chacun des sites tout en améliorant le confort au quotidien.
Après trois ans de mise en œuvre, il est possible aujourd’hui de noter une baisse de 19%
des consommations énergétiques notamment de gaz, de la commune.21
Une réduction des consommations par des actions concrètes de sobriété énergétique
A partir de cette démarche, des premières actions efficientes tant énergétiquement que
financièrement ont pu être mises en œuvre. De nature différente, elles concernent aussi
bien des interventions dans les chaufferies ou les modalités de gestion des bâtiments que
sur le bâti avec notamment des opérations d’isolation, de réfection de l’étanchéité ou de
changements des menuiseries des équipements.
Sur cette base et afin de structurer mieux encore cette démarche, un marché de perfor-
mance énergétique portant sur les systèmes de chauffage et de régulation de nombreux
groupes scolaires a été lancé. Le prestataire qui sera finalement retenu courant 2026, devra
s’engager sur un % d’économies d’énergie à réaliser au regard d’un programme de travaux
défini conjointement. Au-delà des économies attendues, ces interventions doivent per-
mettre à terme d’offrir de meilleures conditions d’accueil aux enfants, aux enseignants et
aux personnels.
b La poursuite du plan de végétalisation et du plan rafraichissement
Face aux enjeux d’atténuation des effets du réchauffement climatique, de déminéralisation
des surfaces aujourd’hui imperméables pour favoriser l’infiltration des eaux de pluie, mais
également à effet d’offrir un cadre extérieur favorable à la biodiversité et aux activités
d’éducation à l’environnement, la végétalisation des cours d’école fait partie désormais des
démarches importantes initiées par la collectivité.
Cette végétalisation passe par diverses actions complémentaires : la
désimperméabilisation de surfaces actuellement traitées en enrobés par créer des
jardinières, des zones de pelouse, des noues et bien évidemment des arbres, la création
de zones de jeux ou de temps d’activités calmes en matériaux naturels avec des sols en
copeaux.
Après la réalisation de trois campagnes ayant permis de végétaliser 10 écoles élémentaires
ou maternelles, la tranche proposée en 2026 devrait concerner les cours des écoles
maternelles Beuvin et Le Cleac’h et de l’école élémentaire Orville.
Cette démarche visant à offrir des conditions d’enseignement les plus confortables
possibles aux jeunes Cristoliens passe également par la mise en œuvre du plan
rafraîchissement qui a permis, par tranches successives, de climatiser une salle dans
chaque accueil des centres de loisirs et d’installer des stores extérieurs motorisés ou des
films solaires dans de nombreux groupes scolaires.
c Des services de mobilités durables qui se renforcent pour les déplacements des cristoliens
Créteil promeut depuis de nombreuses années les nouvelles formes mobilités en
développant sur son territoire des modes de circulations durables et respectueux de22
l’environnement à même de permettre aux Cristoliens de privilégier des mobilités douces
et alternatives à la voiture thermique pour leurs déplacements du quotidien.
L’engagement conjugué de la Ville et GPSEA pour développer les infrastructures cyclables et favoriser la pratique du vélo
Dans le cadre de sa compétence en matière de transports et de déplacements, GPSEA a
adopté en décembre 2021 un plan local de mobilité (PLM) qui donne un socle à la politique
mise en œuvre dans ce domaine à l’échelle du territoire et un plan vélo qui, quant à lui, a
pour objet de développer et d’encourager les déplacements à vélo.
Sur les 40 km d’itinéraires cyclables recensés et projetés par ce plan pour le territoire
communal à horizon de 10 ans, 47% des aménagements prévus existent à date et 25%
des 138 kilomètres de voirie cristoliennes sont aujourd’hui dotés d’un aménagement
cyclable.
Si environ 20 km de pistes cyclables sont encore à réaliser à Créteil, ce sont 3,7 kilomètres
qui ont déjà été aménagées par la Ville et GPSEA ces dernières années dans le cadre d’un
premier plan triennal avec notamment l’avenue Jean-Baptiste Oudry, l’avenue des Petites
Haies, l’avenue Paul Casalis, l’avenue de la France Libre et la requalification en cours de
la rue Gustave Eiffel.
En 2026, un second plan triennal sera élaboré, pour poursuivre cette dynamique, définir
des perspectives d’actions, s’assurer de l’engagement de l’ensemble des acteurs
notamment le Département, et favoriser la pratique du vélo sur un réseau cyclable continu
et sécurisé.
Parallèlement, est engagé le renforcement des infrastructures de stationnement vélo
(arceaux en libre accès, consignes sécurisées) aux abords des gares, en partenariat avec
la RATP et Ile-de-France Mobilités, et des équipements publics notamment les groupes
scolaires dans le cadre du plan pluriannuel d’équipement engagé en 2023 et qui permet
d’équiper trois écoles par an (10 écoles dotés d’abris vélo à ce jour).
La poursuite du déploiement du service de vélo en libre-service Vélib’
Un réseau de 18 stations a été arrêté afin de proposer aux Cristoliens 510 points d’attache,
240 vélos en libre-service dont une centaine avec assistance électrique.
Ce service a ouvert en janvier 2025 et voit une très bonne appropriation par les Cristoliens.
Il est prévu, en 2026, l’installation de deux stations supplémentaires situées à proximité du
nouveau campus étudiant rue Marc Seguin et sur le parvis de la nouvelle Gare du Grand
Paris Express dans le quartier de l’Échat.
La finalisation du déploiement du réseau de « la Borne Bleue »
En 2025, ce sont 15 208 charges qui ont été réalisées sur le territoire communal (soit une
augmentation de 7% par rapport à 2024). Depuis la mise en place du réseau à l’été 2022,
le service de la « Borne bleue » a enregistré un nombre de 45 404 charges à Créteil, ce qui23
représente 4,4 millions de kilomètres parcourus par les utilisateurs et un équivalent de 486
373 kilogrammes d’émission de Co2 évités.
En 2026, seront envisagées l’installation de stations supplémentaires, notamment dans les
parkings municipaux de l’Hôtel de ville et de la Haye aux Moines, et une étude de faisabilité
sera engagée pour permettre l’installation d’une borne de recharge électrique puissante
(100 kW) à proximité de l'A86.
d Des pratiques vertueuses qui se renforcent pour permettre le tri à la
source et la valorisation des déchets alimentaires
Dans le cadre de la loi AGEC (relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie
circulaire), la collecte et la valorisation des déchets alimentaires sont obligatoires pour tous
depuis le 1er janvier 2024. Aussi, GPSEA s’est doté d’un marché de collecte et de
valorisation des déchets alimentaires et a proposé à ses communes membres la mise en
place de ce service dans les lieux identifiés comme particulièrement générateurs de
déchets alimentaires.
Entre 2023 et 2024, la Ville a ainsi équipé ses offices de restauration de tables de tri dans
ses 24 groupes scolaires et ses 2 restaurants administratifs. Une solution de tri a également
été mise en place et proposée aux commerçants du marché du Mont-Mesly.
Au global, ce dispositif couvre aujourd’hui 48 sites producteurs sur le territoire cristolien et
a permis de collecter 490 tonnes de déchets alimentaires depuis septembre 2023 (dont
342,5 tonnes dans les équipements municipaux).
En 2026, cette démarche vertueuse sera étendue aux structures du CCAS proposant une
offre de restauration collective : les crèches et les résidences autonomie. Il s’agira, en
partenariat avec GPSEA, et grâce au soutien financier du SMITDUVM, d’équiper de
matériels de tri adaptés les 21 établissements de la petite enfance (crèches collectives,
mini-crèches, multi-accueils…), les 3 résidences autonomie et la Maison des Seniors
Margot Fabre.
5. Un développement de la ville qui préserve le cadre de vie et conforte son attractivité
a Des aménagements d’envergure qui témoignent de la position attractive de Créteil
En 2026, comme sur les exercices précédents, la politique urbaine de Créteil sera orientée
vers deux objectifs prioritaires : la réponse aux besoins immédiats de ses habitants et le
renforcement du positionnement de la ville face aux enjeux structurants de l'Île-de-France,
principalement en matière de logement, de transports, d’emploi, et d’économie.
Plusieurs opérations d’aménagement impacteront le programme d’investissement de la
collectivité pour 2026.24
L’opération de rénovation urbaine Du Haut Du Mont-Mesly et la construction du
Carrefour Educatif
Contractualisée avec l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), cette opération
d’envergure porte sur deux sites dénommés respectivement « La foret habitée » et le
« Parc habité », ce dernier correspondant au secteur de l’Allée du Commerce. Elle prend
en compte simultanément les enjeux sociaux, économiques, environnementaux, au travers
le renforcement de la mixité sociale, en proposant une nouvelle offre de 1 000 logements
diversifiés, dans le cadre d’une densification maîtrisée tout en offrant aux habitants une
requalification des espaces publics et espaces verts et des services publics, commerces et
équipements structurants de qualité.
Sur le secteur de la Forêt Habitée, ce seront fin 2026 près de 700 logements diversifiés qui
auront été construits sur les 1 000 logements programmés.
En matière d’espaces publics, après leur requalification, le parc Métivet, le jardin partagé
Monteilleux bénéficient d’ores et déjà aux habitants.
S’agissant des équipements publics, 2026 marquera une phase très importante des travaux
de la première phase de construction du Carrefour Educatif qui regroupera les 2 groupes
scolaires Albert Camus et Paul Casalis et qui comprendra aussi un relais d’assistantes
maternelles, un SESSAD pour enfants polyhandicapés et porteurs de troubles autistiques.
Cet équipement participera à la réussite de tous les enfants de ce quartier, à travers une
carte scolaire adaptée.
Sur le secteur du Parc Habité, des études complémentaires relatives aux programmes de
logements et à la composition de la nouvelle place du Commerce seront réalisées en 2026.
La requalification du Quartier du Port
L’objectif de cette opération, portée par GPSEA, est de requalifier la transition entre la ville
de Créteil et son lac. Au centre de cette liaison se trouvent la place du Port et les deux
places attenantes. Actuellement, celles-ci sont occupées principalement par du
stationnement de surface.
L’axe principal est le réaménagement des places de façon à les rendre agréables, plus
végétales et conviviales. Ceci passe par une définition claire des usages et des fonctions
de façon à assurer une intégration de ces différents espaces dans le quartier du Port. Il
s’agit de mettre en valeur et renforcer le lien avec le lac de Créteil afin de profiter des
perspectives qu’il peut offrir.
Aussi, le projet vise à apporter une nouvelle visibilité et attractivité aux commerces situés
sur ces places. C’est dans cette perspective qu’une nouvelle offre de stationnement sera
proposée. En effet, un nouveau parking public accessibles pour tous sera aménagé pour
répondre aux difficultés de stationnement dans le quartier. Quatre-vingt places gardiennées
devraient être ouvertes à partir de début 2027 dans le quartier
Enfin, une attention particulière sera portée à la végétalisation des trois places et à un
éclairage urbain de qualité. Les travaux débutés en novembre 2025 par la place du Port25
(pour 6 mois) se poursuivront par l’aménagement du parking public en 2026 puis des places
Moloïse et Falkirk en 2027.
b Des interventions quotidiennes pour améliorer le cadre de vie des habitants
La modernisation du système de vidéoprotection
Le plan d’action 2026 intègre une nouvelle phase de déploiement de la vidéoprotection, en
étroite collaboration avec la Police nationale.
Voirie, signalisation
En tant que ville Préfecture, Créteil, est irriguée de nombreuses voies structurantes qui
nécessitent des interventions d’entretien soutenues. Des investissements importants sont
reconduits annuellement afin de permettre ces entretiens : le programme annuel
comprendra la mise aux normes des trottoirs, la réfection de la chaussée, la création de
places de stationnement et la mise en œuvre d'un double sens cyclable.
Eclairage, signalisation
La ville poursuit la mise en œuvre du schéma de modernisation de son réseau d’éclairage
public et ses 10 514 points lumineux (250 km de linéaire total) qui s’est notamment traduit
par le remplacement d’anciens candélabres par des diodes électroluminescentes (LED)
beaucoup moins énergivores, permettant d’atteindre désormais plus de 40% de sources
LED et de réduire significativement la consommation énergétique du réseau de 35%.
Espaces verts
La protection et le développement des espaces verts sont au cœur des actions menées au
quotidien par les jardiniers communaux. Il peut être cité à titre d’exemple la gestion du
patrimoine arboré avec annuellement des interventions d’élagage, d’abattage et surtout de
plantation de nouveaux sujets avec le souci de toujours planter plus de sujets que ceux
abattus et de privilégier des essences adaptées à l’environnement cristolien tout en
maintenant une certaine diversité.
Afin de mieux gérer la ressource en eau si précieuse, des interventions sont reconduites
pour mieux gérer les bassins et fontaines, les arrosages ou les disconnecteurs.26
6. Une politique de ressources humaines soucieuse de la place de chaque agent pour un service public de qualité
a Des services de proximité engagés dans une amélioration continue des services à rendre
La collectivité réaffirme son engagement quotidien envers ses 1 837 agents permanents
(données RSU 2024), qui constituent un levier essentiel de la qualité du service public rendu
à la population.
Par ailleurs, la collectivité poursuit et renforce son engagement en faveur de ses agents à
travers plusieurs dispositifs structurants, et notamment :
La poursuite de la mise en œuvre du régime indemnitaire tenant compte des fonc-
tions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP),
L’augmentation du nombre d’agents adhérents au contrat collectif de prévoyance,
leur permettant de bénéficier de la participation financière de la collectivité à hauteur
de 50 % du montant de la cotisation acquittée par l’agent.
b Une politique de prévention santé sécurité au travail ambitieuse
La préservation de la santé, sécurité au travail et l’amélioration des conditions de travail
demeurent, comme en 2025, des priorités de la collectivité auprès de l’ensemble des
agents.
En complément du dispositif d’accompagnement des agents à la souscription du contrat
collectif de prévoyance, l’année 2026 s’inscrira également dans la volonté de poursuivre la
mise en œuvre et le suivi de l’ensemble des actions engagées en 2025 en faveur de la
promotion et du déploiement d’une politique globale de prévention des risques
professionnels et de l’amélioration des conditions de travail.
Cette volonté se traduira à travers la mise en œuvre de plusieurs actions portées
régulièrement par la collectivité comme :
L’organisation de temps forts dédiés à la promotion de la santé sécurité au travail
et de la qualité de vie au travail : forum de la prévention, semaine de la qualité de
vie au travail, actions en faveur du bien-être, semaine de l’égalité professionnelle
femmes/hommes sur le thème de la santé ;
La poursuite de l’accompagnement proposé à destination des agents et des
encadrants en matière de prévention des risques professionnels ;
Le maintien en compétences des agents à travers l’organisation de formations
réglementaires liées aux risques professionnels spécifiques et aux habilitations ;
Le renforcement et la montée en compétences des agents du réseau des relais
prévention au sein des directions de la collectivité et du CCAS ;
La poursuite des dispositifs d’accompagnement médico-sociaux mis en place
auprès des agents.27
c Une administration partie prenante des enjeux environnementaux
Le dispositif du forfait « mobilités durables », dispositif d’incitation aux déplacements doux
et à la pratique du co-voiturage, adopté en 2022 et modifié en 2023 se poursuit en 2026.
Le versement du forfait demeure conditionné par l’utilisation des moyens de transport
éligibles pendant au moins 30 jours dans l’année et cumulable avec le remboursement du
pass Navigo. Près de 400 agents de la ville et du CCAS en ont bénéficié en 2025.
d Renforcer l’attractivité
La fonction publique en général pâtit d’un manque d’attractivité, et des tensions se font jour
dans certains secteurs d’activité, comme la petite enfance, les finances, les ressources
humaines, les systèmes d’information, mais aussi sur le secteur des espaces verts ou bien
encore dans le secteur des métiers du bâtiment.
La collectivité poursuit sa stratégie d’attractivité par la diffusion de ses annonces de
recrutement sur les réseaux sociaux et plateformes de recrutement.
Pour contrevenir aux difficultés de recrutement auxquelles sont confrontées toutes les
collectivités, la création d’une école de formation interne orientée espaces verts, initiée en
2023, a été finalisée et ouvre ses portes en 2026. Une phase de préparation à la création
des référentiels de formation des formateurs internes aux techniques d’enseignement et de
pédagogie a été menée tout au long de l’année 2025.
Cette école a pour objectif de former les futures recrues aux fonctions de jardiniers dès lors
qu’ils ne disposeraient pas de toutes les qualifications nécessaires pour mener à bien leurs
missions.
En ce qui concerne les postes d’encadrants, la collectivité tient à valoriser les fonctions
faisant appel au management d’équipe. La mise en place d’un programme de formation
dédié aux nouveaux encadrants sera une plus-value pour ces professionnels.
La ville poursuit également la politique de déprécarisation des agents de sorte que ces
derniers bénéficient de contrats plus stables. C’est précisément le cas sur le secteur
enfance-jeunesse où une politique d’intégration des animateurs en poste est menée depuis
plusieurs années.
Cette année encore, l’apprentissage devrait aider à intéresser la jeune génération dont les
candidatures à l’issue de leur contrat seront orientées vers les métiers en tension.
De plus, la ville a sollicité le renouvellement de son agrément pour accueillir des jeunes
volontaires au service civique dans le cadre de missions au sein de différentes directions.
Enfin, la ville poursuivra en 2026, les journées de découverte interne des métiers afin de
faciliter à terme des mobilités internes vers les métiers en tension.