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unknown - 27 ANNEXE Plan de gestion Eglise Sainte Marie
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune d'Oloron-Sainte-Marie.
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Thèmes du document : Culture et patrimoine, Histoire et mémoire, Aménagement du territoire,
OLORON-SAINTE-MARIE - PYRÉNÉES-ATLANTIQUES - NOUVELLE-AQUITAINE
Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 1
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
PLAN DE GESTION LOCAL Eglise Sainte-Marie
Composante n°868-037 du bien culturel en série « Chemins de Saint-Jacques-de- Compostelle en France »Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 2
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
SOMMAIRE
I - CONNAÎTRE, PROTÉGER ET METTRE EN VALEUR
A- PRÉSENTATION DE LA COMPOSANTE
A.1 - Localisation de la composante
A.2 - Contexte historique et géographique
A2 - 1. Contexte historique
A2 - 2. Contexte sociogéographique
A.3 - Apport de la composante à la valeur exceptionnelle du bien
B- PROTECTION, CONSERVATION ET RESTAURATION
DE LA COMPOSANTE
B.1 - Inscription et classement
B.2 – État de conservation
B2-1. État de conservation de l’édifice
B2-2. État de conservation du mobilier protégé et des œuvres d’art
B.3 – Zone tampon et protections réglementaires
B.4 – Aménagement des abordsChemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 3
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
II - FAIRE CONNAÎTRE ET PARTAGER
A - COMMUNICATION
A.1 - Supports de communication
B - MÉDIATION ET ACCUEIL DU PUBLIC
B.1 - Outils de médiation
B.2 - Sensibilisation et implication des habitants
B.3 - Actions de médiation
C - COOPÉRATION ET RÉSEAU
C.1 - Réseaux
C.2 - Jumelages
C.3 - Action de coopération
D - DÉVELOPPER LE TERRITOIRE AVEC UNE POLITIQUE TOURISTIQUE DE QUALITE
D.1- Lieu d’information touristique
D.2- État des lieux des services
D.3- Dispositif d’observation
III - PROGRAMME D’ACTIONS ET MODALITES DE SUIVI ET
D’ÉVALUATION
IV - IDENTIFICATION DES ACTEURS ET GOUVERNANCE LOCALE
ANNEXES : FICHES ACTIONSChemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 4
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
LE PLAN DE GESTION LOCAL
I - CONNAÎTRE, PROTÉGER ET METTRE EN VALEUR
A - PRÉSENTATION DE LA COMPOSANTE
A.1 - Localisation de la composante
43°11'16.3"N 0°36'57.5"W
43.187872, -0.615960
Itinéraires de rattachement :
- Chemin d'Arles
- Chemin des Piémonts
GR® :
- GR®653
- GR®78
Numéro de parcelles :
BC 120
Commune :
Oloron-Sainte-Marie
Département :
Pyrénées-AtlantiquesChemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 5
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
A.2 - Contexte historique et géographique
A.2 – 1 Contexte historique
L’église Sainte-Marie est le résultat de multiples campagnes de travaux qui ont conféré au monument son aspect hétérogène très caractéristique, d’un grand intérêt. De l’église du XIIe siècle, ne subsistent que le portail, une partie du transept et les piliers de la tour-porche. Les voûtes de la nef et du transept ont été restaurées au XIIIe siècle, tandis que le chevet à chapelles rayonnantes et déambulatoire, proche dans sa conception de celui de la cathédrale de Bayonne, est postérieur à l’incendie de 1302. Ce chevet gothique est exceptionnel en Béarn : il est le seul à être muni d’un déambulatoire ce qui explique la présence elle aussi exceptionnelle d’arcs-boutants. Ses dimensions sont généreuses, la nef est flanquée de collatéraux et de chapelles latérales, le chœur étant entouré d’un déambulatoire avec cinq chapelles absidiales. La sacristie surmontée d’un étage ajoutée au bras sud du transept, remonte également au XIVe siècle. Les chapelles flamboyantes placées aux extrémités des deux croisillons datent du XVIe siècle et les chapelles latérales du siècle suivant. Au sud, il ne reste rien du cloître ni des anciens bâtiments épiscopaux. Des fouilles archéologiques réalisées au sud du chevet ont mis au jour un cimetière.
Protégé par le clocher-porche aux piliers massifs, le portail de l’église Sainte-Marie est un témoignage exceptionnel de la sculpture romane en Béarn. Du début du XIIe siècle date la conception architecturale de la porte : un grand tympan divisé par deux demi- cercles qui renferment deux tympanons, une baie partagée en son milieu par la colonne d’un trumeau. Les deux tympanons ont été remplacés au XIXe siècle mais au tympan principal la descente de croix inspirée de l’iconographie byzantine est un cas unique dans la région. Sur les voussures, la sculpture apparait légèrement plus tardive, vers le milieu du XIIe siècle. Sont représentés les vingt- quatre Vieillards et des scènes de la vie quotidienne, saisonnières ou domestiques dont les vendanges.
▪ Construction
- L’église romane
L’actuelle église d’Oloron Sainte-Marie a été édifiée selon la tradition sous l’épiscopat de Roger de Sentis, avec l’appui du Vicomte de Béarn, Gaston IV, dit le Croisé. Il est vraisemblable qu’un premier édifice chrétien préexistait sur les substructions romaines qui sont omniprésentes et qui subsistent très peu profondément.
Toute la partie occidentale, avec le portail et son superbe tympan entouré des voussures sculptées, est romane ; les récents travaux tendraient à montrer qu’il y a eu plusieurs campagnes dont les premières datent au moins du XIe siècle. La dépose de l’une des plaques en marbre constituant le tympan a permis de constater qu’il s’agissait d’un remploi antique puisque le Dieu Mars y est figuré alors que le sculpteur roman a représenté la Vierge Marie sur l’autre face. - L’église gothique
Les structures des XIe ou XIIe siècles (voûtes ou plutôt charpentes), la nef et les bas-côtés de la cathédrale Sainte-Marie ont fait l’objet de multiples transformations dès le XIIIe siècle. Cette évolution s’est traduite par un voûtement sur croisée d’ogives et le choix d’un parti architectural rarissime pour la région, à savoir une alternance de piles fortes et de piles faibles. A la fin du XIIIe siècle puis à la suite du grand incendie de 1302, les travaux se poursuivent sur la nef qui reçoit un voûtement sur croisée d’ogives. Toute la partie orientale de l’édifice est reconstruite. Ainsi, le chœur et le transept sont du début du XIVe siècle. Le déambulatoire et les chapelles rayonnantes seront édifiés de façon coordonnée, comme en témoignent les arcs, les liernes et tiercerons qui leur sont communs. Toutefois, une différence dans la disposition du système de la voûte de la chapelle rayonnante nord (par rapport aux 4 autres chapelles) montre une évolution du parti architectural lors de l’édification du chevet. A la fin du XVe siècle (début XVIe ?), deux chapelles sont accolées à l’édifice, l’une au nord du transept, l’autre au sud de la sacristie.Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 6
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
- L’église du XVIe au XVIIIe
Après la période trouble des désordres religieux, l’église, pillée en 1569, fait à nouveau l’objet de gros travaux. Au XVIIe siècle, notamment sous l’impulsion de l’évêque Gérard Roussel, les réparations concernent les voûtes de la nef et des collatéraux auxquels on commence à accoler des chapelles latérales. C’est également au début du XVIIe siècle que la porte occidentale est munie de deux vantaux de bois et que l’église recommence à recevoir un décor. A la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècles, les interventions concernent essentiellement le mobilier mis en place sous l’épiscopat de François de Révol ; les éléments les plus remarquables en sont : les orgues, la chaire, les différents tableaux de grande dimension placés très haut dans la nef, les 5 panneaux sculptés représentant la vie de saint Grat et le buste reliquaire qui sont dispersés dans l’église, une crèche, des éléments de retables dispersés eux-aussi, une lampe à sanctuaire, des anges appartenant vraisemblablement à l’autel majeur du XVIIIe… A cela, il faut ajouter une très belle collection d’habits sacerdotaux des XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. D’après la tradition, les premiers auraient été ramenés d’Italie par François Ier et Marie de Medicis puis offerts par Henri IV à l’évêque de Maytie. L’orfèvrerie est elle-aussi de qualité (la collection fait partie des éléments dérobés en novembre 2019). - L’église au XIXe siècle
L’église a été classée en 1841 ; fait assez rare, elle a été déclassée en 1886 à la suite de travaux non autorisés consistant à : restaurer le portail, déposer une partie du riche mobilier du XVIIIe siècle, repeindre l’intérieur de l’église, réaménager le chœur liturgique, remplacer les autels des chapelles, mettre en place le tambour d’entrée et bâtir une nouvelle tribune d’orgues. Ces grosses réparations sont entreprises en 1859 sous l’impulsion de l’abbé Xavier Montaut et réalisées sous la direction de l’architecte Loupot. Extérieurement, la plus grosse modification concerne les toitures des chapelles absidiales qui étaient rayonnantes, à pente unique. Ce système fort simple et efficace est abandonné au profit de toitures individualisées correspondant à chaque chapelle, cantonnées de pinacles au droit de chaque refend. Après la reprise générale du clos et du couvert, Loupot entreprend la restauration intérieure. Cela concerne les maçonneries des voûtes mais également les maçonneries verticales. Certains piliers sont repris en pierre de taille mais surtout ils sont « chemisés » avec des enduits très épais. Par ailleurs, il établit une nouvelle tribune d’orgues en maçonnerie. Enfin, à partir de 1869, il va entreprendre « l’unification » intérieure du monument en le recouvrant d’un décor général. Ces peintures ont été restaurées à maintes reprises par des artistes locaux, au fur et à mesure des dégradations provoquées par les infiltrations venant des toitures et des remontées d’humidité qui ont été enregistrées très tôt après la restauration du XIXe siècle.
▪ Principales dimensions
Longueur hors tout : 57m dont 11m pour le porche
Largeur hors tout : 33m
Longueur intérieure de la nef compris le carré du transept : 28m
Largeur de la nef : 14,50m
Hauteur de la nef : 14,50m
Largeur cumulée de la nef et des collatéraux : 23m
Hauteur des bas-côtés : 7m
Hauteur du chœur : 18,50m
Profondeur des chapelles rayonnantes y compris largeur du déambulatoire : 8m Hauteur du déambulatoire et des chapelles : 11m
▪ L’extérieur du monument
L’extérieur du monument traduit son évolution et apparaît hétérogène. Cela est dû aux proportions et aux toitures très simples de la nef et des collatéraux, qui contrastent avec un chevet beaucoup plus complexe. Toutes les toitures sont en ardoises. Les toitures de la nef, du carré et du chœur reprennent des formes géométriques simples. Les toitures des collatéraux et des chapelles latérales ont des pentes très faibles pour des ouvrages en ardoises. Elles sont traversées par les culées des arcs-boutants dont les maçonneries ne sont pas étanches. Les toitures du déambulatoire et des chapelles rayonnantes présentaient une géométrie simple, à pente unique, jusqu’au milieu du XIXe siècle ; le matériau utilisé étant le bardeau. Ces ouvrages correspondent aujourd’hui aux chapelles et sont assez complexes avec de nombreux chéneaux. La zone qui correspond au déambulatoire a une pente trop faible pour de l’ardoise.
▪ Le décor intérieur
Les parements intérieurs peints sont dans un mauvais état de conservation. Ils confèrent une certaine cohérence à l’édifice alors qu’ils ont été jugés inacceptables par la Commission des Monuments Historiques de 1886. La restauration des décors peints de la chapelle axiale et celle de saint Grat a permis de faire un sondage sur les différents décors réalisés entre le XVIe et le XIXe siècle et de proposer une restitution de ceux qui était les plus représentatifs.
Les décors recouvrent la totalité des murs et des voûtes :
- peintures très organisées des chapelles latérales, du déambulatoire et du chœur, - décors plus simples de la nef et des bas-côtés.
D’autres éléments d’ornement prennent également place dans l’édifice :
- toiles de grandes dimensions avec cadres dorés datant du début du XVIIIe siècle, placées sur les murs de la nef, - beau buffet d’orgue peint qui se déploie au revers de la façade occidentale, - vitraux qui garnissent les fenêtres.Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 7
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
Trois ensembles sont considérés par l’Architecte en Chef des Monuments Historiques qui a étudié les décors peints en 2007 : LE CHEVET – Le chœur, les chapelles rayonnantes et le déambulatoire ont reçu un riche décor peint qui souligne fortement l’architecture : colonnes et colonnettes, arcs doubleaux, ogives et tiercerons, voûtains, panneaux, soubassements. Le mur oriental rattrape » la différence de hauteur entre chœur et carré du transept où se développe la seule peinture murale figurative de l’église.
LE CARRÉ DU TRANSEPT, LA NEF ET LES BAS-CÔTÉS – Les murs et les voûtes sont traités en totalité en pierre feinte. Le décor des murs est très simple : soit un appareil moyen composé d’un trait clair figurant un joint à la chaux, encadré de deux traits gris clair plus épais figurant des ciselures de pierres de taille, soit en certains endroits un calepin plus modeste dont les joints sont réalisés avec un trait unique, sans ciselure. Dans les deux cas, la couleur générale, gris clair, imite la pierre marbrière des carrières de la région notamment celle du marbre des carrières d’Arudy. Les voûtes sont traitées d’une façon plus sophistiquées : elles ont reçu un badigeon plus ocré ; chaque claveau, régulier, ayant en son centre une fleurette. LES CHAPELLES LATÉRALES – La chapelle n°3 a été décorée plus tardivement (début du XXe siècle ?). Il s’agit d’un décor finement travaillé avec rehauts dorés, actuellement très altéré. Cela a entraîné la pose de toiles de jute, censées cacher la misère des murs ouest, nord et Est d’une chapelle qui est utilisée quotidiennement. La chapelle n°9 n’a plus de décors puisque les enduits anciens ont été entièrement éliminés et refaits. Les chapelles 1, 2 et 10 ont été restaurées à l'identique avant l'étude de 2007. A noter les peintures du peintre décorateur palois Carlos et des repeints dignes d’être conservés de Pascal Thouet ou Touet et d’Eugène Bergès dont les signatures ont été retrouvées sur les corniches des chapelles 6 et 7.
▪ Les vitraux
Toutes les ouvertures des chapelles sont munies de vitraux contemporains des peintures. Ils sont datés de 1867 et sont signés Thibault. En revanche, les vitraux des fenêtres hautes du chœur ont été établis durant l’entre deux guerres et il en est de même pour la verrière de la chapelle 10.
▪ Le sol
Les dalles de grande dimension, réalisées en pierre dure du pays ont été utilisées pour la nef et les bas-côtés. Pour le chœur et le déambulatoire, les dalles en pierres claires et gris foncé alternées sont disposées en damier losangé. Dans l’ensemble, le sol est de qualité.
▪ Orgues
En 1650, l'évêque Pierre de Gassion dote l'édifice d'un orgue et d'une tribune. La tradition attribue l’instrument au facteur d’orgue Cliquot, néanmoins des interrogations subsistent. L’atelier Brunel, présent à Sainte-Marie, pourrait avoir réalisé l’instrument d’origine puisqu’il a livré ceux de Nay et de Saint-Jean-de-Luz. La partie instrumentale est démontée durant la Révolution afin de récupérer le métal des tuyaux (14,5 quintaux). L’instrument actuel a été entièrement réalisé en 1870 et installé dans le buffet existant par le grand facteur du XIXe siècle : Aristide Cavaillé-Coll.
▪ Trésor
Suite au récolement pratiqué en 2002 avec le Conservateur des Antiquités et Objets d’Art, le projet de constitution d’un Trésor a été commandé à l’Architecte des Bâtiments de France avec l’aval de la DRAC. L’idée était de regrouper les éléments mobiliers et vêtements notables présentées lors de visites menées par les paroissiens afin de les valoriser au mieux. Placé dans deux chapelles collatérales côté nord, le Trésor a été conçu en deux espaces distincts. Afin de contrôler au mieux l’hygrométrie et la température nécessaires à la bonne conservation des vêtements et de la crèche, la chapelle située le plus à l’ouest a été dotée de systèmes adaptés. Les objets d’orfèvrerie les plus remarquables, toujours dédiés au culte, ont été regroupés dans des vitrines. L’inauguration du Trésor a eu lieu en juin 2004 et l’organisation de visites réalisées par le service municipal et l’Office de tourisme a permis d’ajouter de l’attractivité au site. Depuis le cambriolage de novembre 2019, le Trésor est fermé au public.
A.2 – 2 Contexte sociogéographique
La commune d’Oloron Sainte-Marie se situe sur le tracé de l’ancienne voie antique passant par Beneharnum (Lescar) et menant à Caesar Augusta (Saragosse) par le Summun Pyrenaeum (Le Somport). A l’entrée des vallées béarnaises, Oloron et Sainte-Marie sont deux communes distinctes jusqu’en 1858, année de leur réunification. Oloron, bourg vicomtal installé sur une butte entre les deux gaves dominait la cité épiscopale de Sainte-Marie qui occupait la plaine alluviale. Primitivement implanté en Oloron, l’évêché est transféré dans le bourg de Sainte-Marie au début du XIIIe siècle. L’église construite vers 1102 est alors érigée en cathédrale et le reste jusqu’à la Révolution. L’édifice conserve les reliques de son premier évêque, Gratus, signataire du concile d’Agde en 506, devenu saint Grat. Il occupe une part importante du patrimoine légendaire de la commune qui possède dans ses collections des représentations et des reliques illustrant le pèlerinage dont faisait l’objet ce personnage à la fois historique et légendaire.
Le vaste territoire communal se déploie sur un site remarquable au pied des Pyrénées, à la confluence des gaves d'Aspe et d'Ossau et au débouché des vallées du même nom. Il comprend trois grands types : - un secteur rural et villageois
- un secteur thermal très réduit
- un secteur urbain.Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 8
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
Le paysage du secteur rural et villageois est sensible. Très valorisé du point de vue agricole depuis le Moyen Age, les structures passagères et construites encore en place rendent compte d’une logique d’occupation en équilibre. Il doit faire dans le cadre du document d’urbanisme l’objet de dispositions particulières pour viser à sa sauvegarde et éviter tout mitage supplémentaire y compris agricole.
Le secteur thermal, en limite avec la commune de Lurbe Saint-Christau, est à protéger dans l’esprit qui a présidé à sa naissance (fin XIX°). Des documents d’urbanisme opérationnel adéquats seront à envisager pour préserver ce lieu.
Le secteur urbain s’impose dans ce territoire comme le lieu qui concentre tous les intérêts patrimoniaux : ▪ formation historique et développement
La ville d’Oloron est exemplaire pour : sa fondation antique - Sainte-Marie -, sa bipolarité - ville de l’évêque (Sainte-Marie) et ville du Vicomte (Sainte-Croix) qui n’ont fusionné dans un même territoire communal qu’en 1858 -, sa morphologie urbaine et paysagère médiévale permanente conservée dans les relations à la topographie du site ainsi qu'aux gaves et au terroir rural, ses caractères propres au tissu bâti en relation avec le site et le gave. Au premier regard, la ville foisonne de motifs urbains, architecturaux et paysagers. À l’analyse, cette diversité résulte de l’application de motifs régulateurs, d’ordre urbain qui assurent la cohésion de la ville au cours de ses différentes étapes de développement.
▪ patrimoine paysager
Il relève de trois thématiques caractéristiques : le paysage lié à l’eau des gaves et de leurs affluents à leur berges et aux ouvrages qui les accompagnent, les paysages remarquables et singuliers identifiables (parcs paysagers, paysage urbain de la ville sur elle- même), le paysage des grandes vues remarquables et majeures mettant en relation le spectateur et les édifices majeurs de la ville dans un paysage tel qu’il permet de comprendre le site dans lequel on se trouve. ▪ patrimoine urbain
Les structures urbaines sont identifiables et caractérisent les qualités urbaines d’Oloron Sainte-Marie : le parcellaire, l’occupation de la parcelle, l’usage de la venelle, le rapport de la façade avant à la façade arrière, les alignements, les pièces urbaines, la hiérarchie et l’articulation d’espaces publics qualifiés et typés, l’épannelage des silhouettes urbaines, ... ▪ patrimoine architectural:
Il est présent dans toute la ville historique et se développe dans de nombreux motifs architecturaux exprimés à différentes périodes. Il recouvre un patrimoine d’exception (protégé et méritant protection), un bâti industriel et artisanal de qualité, des éléments identifiables à la parcelle, plusieurs typologies de maisons de ville identifiables, des composants de l’enveloppe du bâti dont les variations renvoient aux typologies identifiées.
A.2 – 3 Contexte sociodémographique
Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV), terre de sport et de culture, à la convergence des vallées d’Aspe, de Barétous et de Josbaig, Oloron Sainte-Marie fut la première commune labellisée Ville d’art et d’histoire dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Elle appartient aujourd’hui au Pays d’art et d’histoire Pyrénées béarnaises auquel elle apporte la richesse et la diversité de son patrimoine et de sa politique culturelle territoriale. Le périmètre du Pays d’art et d’histoire Pyrénées béarnaises, labellisé en 2013, recouvre les communautés de communes de la Vallée d’Ossau et du Haut-Béarn. La diversité du patrimoine bâti (des cabanes de bergers en estive aux 80 Monuments Historiques répertoriés) et de ses paysages (des plaines céréalières aux sommets pyrénéens) est l’une de ses particularités. L’extension du label Ville à Pays d’art et d’histoire avait en effet pour objectif d’embrasser une large variété d’architecture et de patrimoine et de valoriser notamment les chemins de Compostelle – voies d’Arles et du Piémont – qui le traversent. Située à 80 kilomètres de la frontière espagnole, Oloron Sainte-Marie est jumelée avec Jaca (Espagne, Province de Huesca, Communauté d’Aragon) avec qui elle partage, notamment, la légende de saint Grat, le premier évêque connu d’Oloron. Les deux communes se situent sur la voie d’Arles et sont ainsi liées par les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. La labellisation d’Oloron Sainte-Marie dans le cadre du programme « Petites villes de demain » va permettre à la commune de jouer un rôle central sur le bassin de vie du Haut-Béarn et ses habitants. L’amélioration de leur cadre de vie passera sans nul doute par une dimension culturelle et patrimoniale en créant du lien entre les différents quartiers historiques, dont celui de l’église Sainte-Marie.
Depuis 2020, l’heure est au renouveau démocratique. Désormais, les citoyens oloronais peuvent proposer un projet et le soumettre au vote de l’ensemble des habitants par le biais du budget participatif. L’enveloppe de 50 000 euros permet chaque année de financer des projets ayant un intérêt général sous réserve de leur faisabilité technique. Les citoyens peuvent également participer aux différents comités de quartier dont la cartographie épouse désormais les particularités géographique de la commune.
Incontournable du patrimoine oloronais, l’église Sainte-Marie est donc inscrite sur la Liste du Patrimoine mondial au titre du bien culturel « Chemins de Saint-Jacques en France ». Elle est également protégée au titre des Monuments historiques depuis 1939. C’est un site majeur du Haut-Béarn très apprécié de la population locale. En novembre 2019, lorsque le trésor de cette ancienne cathédrale a fait l’objet d’une effraction et d’un vol, l’ensemble des habitants s’en est ému. Au-delà du fait divers particulièrement traumatisant pour le territoire, le vol a été l’occasion pour la population de se réapproprier l’édifice et de raconter son histoire. Un regain d’intérêt qu’il convient de prendre en compte désormais pour tous les projets à venir.Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 9
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
Le plan de gestion constitue pour la commune d’Oloron Sainte-Marie, un outil de portage, stratégique du programme de développement 2023-2027 pour la valorisation, la restauration et la programmation culturelle, artistique et scientifique de l’église Sainte-Marie.
▪ Superficie de la commune : 6831 hectares
▪ Nombre d'habitants : 10 629 (2018, INSEE)
▪ Activités économiques
Parmi les secteurs d’activités du territoire, nous retrouvons :
- L’industrie : avec la métallurgie (SAFRAN LANDING SYSTEMS, PCCF…), l’agroalimentaire (Lindt et Sprüngli, la Société des Eaux Minérales d’Ogeu…),
- L’économie commerciale/transports, services et construction,
- L’administration publique, les secteurs de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale, - L'agriculture : élevage, culture du maïs...,
L’activité économique fait de ce territoire un lieu attractif. Le Haut-Béarn compte 3 800 établissements qui emploient environ 13 000 personnes. Ce tissu fait l’assise du pôle économique du territoire et suscite des installations résidentielles nouvelles.
A.2 – 4 Critères valeur universelle exceptionnelle
- Dévotion à Saint-Jacques, à la Vierge et aux Saints - Échanges culturels et religieux entre la France et l'Espagne
A.3 - Apport de la composante à la valeur exceptionnelle du bien
« La Valeur Universelle Exceptionnelle signifie une importance culturelle et/ou naturelle tellement exceptionnelle qu’elle transcende les frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité. À ce titre, la protection permanente de ce patrimoine est de la plus haute importance pour la communauté internationale toute entière. Le Comité définit les critères pour l’inscription des biens sur la Liste du patrimoine mondial. »
« Pour être considéré d’une valeur universelle exceptionnelle, un bien doit également répondre aux conditions d’intégrité et/ou d’authenticité et doit bénéficier d’un système adapté de protection et de gestion pour assurer sa sauvegarde. » | Orientations devant guider la mise en œuvre de la convention du Patrimoine mondial, Unesco.
« Tout au long du Moyen Âge, Saint-Jacques-de-Compostelle fut une destination majeure pour d’innombrables pèlerins de toute l’Europe. Pour atteindre l’Espagne, les pèlerins traversaient la France. Quatre voies symboliques partant de Paris, de Vézelay, du Puy et d’Arles et menant à la traversée des Pyrénées résument les itinéraires innombrables empruntés par les voyageurs. Églises de pèlerinage, ou simples sanctuaires, hôpitaux, ponts, croix de chemin jalonnent ces voies et témoignent des aspects spirituels et matériels du pèlerinage. Exercice spirituel et manifestation de la foi, le pèlerinage a aussi touché le monde profane en jouant un rôle décisif dans la naissance et la circulation des idées et des arts. De grands sanctuaires tels que la basilique Saint-Sernin à Toulouse ou la cathédrale d’Amiens, – certains cités dans le Codex Calixtinus – ainsi que d’autres composantes, illustrent matériellement les voies et les conditions du pèlerinage pendant des siècles. Soixante et onze éléments associés au pèlerinage ont été retenus pour illustrer leur diversité géographique, le développement chronologique du pèlerinage entre le XIe et le XVe siècle, et les fonctions essentielles de l’architecture »
|Extrait de Déclaration de Valeur universelle exceptionnelle « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France »
▪ Rappel des critères
Critères (ii) : témoigner d’un échange d’influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création des paysages.
La route de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle a joué un rôle essentiel dans les échanges et le développement religieux et culturel au cours du Bas Moyen Âge, comme l’illustrent admirablement les monuments soigneusement sélectionnés sur les chemins suivis par les pèlerins en France.
Critère (iv) : offrir un exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l’histoire humaine.
Les besoins spirituels et physiques des pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle furent satisfaits grâce à la création d’un certain nombre d’édifices spécialisés, dont beaucoup furent créés ou ultérieurement développés sur les sections françaises. Critère (vi) : être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle. La route de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un témoignage exceptionnel du pouvoir et de l’influence de la foi chrétienne dans toutes les classes sociales et dans tous les pays d’Europe au Moyen Âge.Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 10
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
▪ Spécificités de la composante
(ii)
- « De par sa situation géographique, Oloron Sainte-Marie est une terre de convergence depuis sa fondation antique. Voies majeures et secondaires menant à Compostelle s’y rejoignent et en partent, faisant de la ville une étape majeure. » | Extrait du Focus Les chemins de Compostelle dans les Pyrénées béarnaises ;
- « Oloron » et « Sainte-Marie d’Oloron » sont cités par Pierre Haristoy en 1900 dans son ouvrage dédié au pèlerinage de Saint- Jacques de Compostelle ;
- « Oloron » est cité par l’abbé Daux dans son ouvrage dédié au pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ; - La descente de croix figurant sur le tympan de l’église Sainte-Marie s’inspire de l’iconographie byzantine et rappelle le travail sur plaque d’ivoire de l’époque ;
- « Le chemin d’Arles via Toulouse, Auch et Lescar est le seul des quatre grands itinéraires de Saint-Jacques qui emprunte le col du Somport. Cette voie de passage qui longe le cours du gave d’Aspe vers les Pyrénées était connue dès l’Antiquité. Elle est commandée par la ville d’Oloron. Au IIIe siècle, l’itinéraire d’Antonin mentionne Oloron sous le nom d’« Iluro » et, à la fin du siècle suivant, la Notice des Dignités fait état de la Civitas Eloronensium. »[1] ;
- « La Descente de Croix représentée dans le tympan est un cas unique dans le Béarn. Le modèle de l’iconographie est de type byzantin : Joseph d’Arimatie soutient le corps du Christ que Nicodème achève de découler, la Vierge reçoit la main pendante de son fils sur les siennes voilées en présence de Saint-Jean, généralement à droite. « La croix est pattée à ses extrémités et parsemée de gros cabochons. Rappel d’ivoires ou de miniatures de l’époque carolingienne. Les petits personnages du soleil et de la lune (…) disposés au-dessus des branches de la Croix rappellent les ténèbres qui envahirent la terre à la sixième heure » et sont une « contamination de l’iconographie de la descente de croix par celle de la crucifixion. » » ; « L’ornementation de cette porte n’est pas la réalisation d’une seule période et d’un seul artiste (…). Le tympan ne cadre pas exactement avec l’arc dans lequel il est inclus et l’extrémité de la croix est légèrement tronquée pour épouser la courbure de cette moulure. » « Les voussures sont comparables avec le type général des reliefs romans du deuxième quart et du milieu du XIIe siècle et on aperçoit d’emblée la ressemblance avec l’art des ivoiriers.»[2].
(iv)
- L’église Sainte-Marie est un édifice gothique exceptionnel en Béarn : il est le seul à être muni d’un déambulatoire ce qui explique la présence elle-aussi exceptionnelle d’arcs- boutants ;
- Le portail a fait l’objet d’une étude publiée par J. Lacoste et à laquelle sont empruntées les citations suivantes. Il consiste en deux portes séparées par un trumeau reposant sur des atlantes et supportant un tympan en demi-cercle comprenant à sa base deux tympanons. Ce tympan, dont le décor est sculpté en faible relief sur des plaques de marbre, est surmonté de voussures sculptées. « Sur les écoinçons de la façade, au-dessus de l’archivolte, sont disposés deux personnages de grande taille (…) deux hommes d’armes (…) figés dans la contemplation étonnée d’un événement que l’un désigne du doigt au-dessus de lui » mais que les restaurations du XIXe siècle ont fait disparaitre ce qui a pu être une représentation de la Résurrection. Au bas de l’arc des grands reliefs presque en ronde-bosse sont projetés hors du portail, « à droite le cavalier dont la monture foule un malheureux, (…) [peut-être figurant Constantin triomphant du paganisme] et à gauche un lion androphage dévorant sa proie dont les jambes sortent encore de sa gueule… ».
La conception architecturale de la porte, un grand tympan divisé par deux demi-cercles qui renferment deux tympanons, une baie partagée par le milieu par la colonne d’un trumeau évoque, Emile Mâle l’avait déjà remarqué, la disposition des canons liturgiques dans de nombreux manuscrits pré-romans. Les voussures, le tympan principal, les atlantes du trumeau sont originaux, de même que les deux personnages de grande taille sculptés sur des plaques encastrées dans les écoinçons au-dessus de l’archivolte.[3]. (vi)
- Présence d’un saint local : saint Grat, le premier évêque connu d’Oloron, décédé à Jaca au VIe siècle,
[1] [2] [3] Sources : dossier d’inscription du Bien culturel 868 « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
B - PROTECTION, CONSERVATION ET RESTAURATION DE LA COMPOSANTE
B.1 – Inscription et classement
Les qualités architecturales de l’édifice sont à l’origine d’une protection précoce : il est classé au titre des Monuments historiques une première fois en 1841, puis en 1939. Une importante restauration conduite dans les années 1860 a notamment concerné le volume intérieur. Le but était de lui conférer une cohésion jugée insuffisante. C’est cette restauration, très critiquée par la Commission des Monuments historiques de 1886 qui motiva le « déclassement » de la cathédrale.
Classement Monument Historique
- par arrêté du 7 mars 1939 : église Sainte-Marie y compris la sacristie et une amorce de la galerie du XIVe siècle qui reliait l’église à l’évêché.Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 11
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
Site patrimonial Remarquable à Oloron
- Avec un développement constant de son urbanisme depuis l’époque gallo-romaine, la Ville d’Oloron Sainte-Marie présente une grande richesse typologique et une variété architecturale allant du Moyen-âge à nos jours. Une étude minutieuse a permis d’identifier plus de 680 maisons de caractère au sein du périmètre historique de la ville. Chacune de ces demeures fait l’objet d’une fiche d’identité permettant de connaître la période de construction, les matériaux et typologie d’architecture mais aussi les préconisations en matière de restauration. Ces éléments permettent également de mieux comprendre la sociologie de la ville où cohabitaient de riches négociants et de puissants industriels avec de modestes artisans attachés au travail de la laine. Un périmètre de protection patrimoniale a été mis en place sur la base de cette étude dès janvier 2003 avec le concours de la Direction Régionale des Affaires Culturelles. Suite à l’évolution de la réglementation, cette zone couvrant 540ha divisée en sous-secteurs divers dont 86ha en zone historique, a pris tour à tour le nom de Zone de Protection du Patrimoine Urbain et Paysager (ZPPAUP) puis d’Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP) valant Site Patrimonial Remarquable en 2019. La zone historique fait l’objet d’un suivi par l’Architecte des Bâtiments de France pour tout type de travaux afin de préserver la qualité urbaine et architecturale de la ville. Une permanence mensuelle permet de traiter les différentes demandes dans la zone historiques.[1] Le service Urbanisme de la commune met à disposition son SIG qui regroupe les données cartographiques et réglementaires accessibles en ligne via son site internet : AVAP (valant SPR, Secteur Patrimonial Remarquable), Règlement local de publicité (RLP, zonages et réglementation), PLU, PLU avec servitudes.
[1] Sources : https://pah.pyreneesbearnaises.fr/fr/patrimoine-du-quotidien/site-patrimonial-remarquable-a-oloron.html
B.2 – État de conservation :
B.2-1. État de conservation de l’édifice
État sanitaire du monument (2007)
-Stabilité générale du monument
A la suite des travaux qui ont été réalisés sur le clocher porche, sur le mur ouest et sur les charpentes des premières travées occidentales de la nef, la stabilité générale du monument est assurée ; aucun désordre significatif n’ayant été repéré depuis la fin des travaux susdits.
-État du clos et du couvert
Les toitures : ces dernières, bien que relativement récentes, sont dans un état moyen ; d’autres sont très déficientes. Les toitures hautes : les toitures du clocher occidental, du clocher méridional, de la nef, des parties hautes du chœur et de la sacristie ne relèvent pour l’instant que de l’entretien courant.
Les toitures des bas-côtés : elles sont très peu pentues, elles ont été grêlées (les réparations sont loin d’avoir un aspect satisfaisant) ; de plus, elles sont « traversées » par les culées d’arcs-boutants dont les maçonneries ne sont pas totalement étanches. A noter que l’extrémité ouest du bas-côté nord présente une disposition qui favorise les entrées d’eau dans la façade occidentale, puisque les eaux de la toiture ruissellent sur les parements au droit de la culée du contrefort occidental. Les toitures des chapelles absidiales : au XIXe siècle, la toiture du chevet avait la forme d’un tronc, de cône unique qui couvrait la totalité des chapelles. Comme les toitures des bas-côtés, elle était traversée par les culées des contreforts. Ce système a été remplacé par des toitures individualisées, pour chaque chapelle, les culées ayant été prolongées par des pinacles. Cela a induit des ouvrages compliqués, source des désordres sur les peintures, qui se répètent depuis plus d’un siècle. Les maçonneries : celles des arcs-boutants ne sont pas étanches et sont dépourvues de couvertures dignes de ce nom. L’eau stagne entre les contreforts au niveau des soubassements périphériques du chevet. L’eau ruisselle sur les têtes des contreforts et inonde les façades par temps de pluies fouettantes et pénètre les murs. Certains tuyaux de descente pénètrent dans les maçonneries à la base des murs y favorisant les entrées d’eau. Les rares débords de maçonneries ne sont pas protégés de la pluie et des ruissellements.
Les vitraux : ils ne relèvent que d’un entretien courant mais on fait l'objet d'une étude en 2019.
-État des parements intérieurs et des peintures
État général : en quasi-totalité, les peintures ont souffert et souffrent d’entrée d’eau provenant des toitures et des maçonneries que ce soit par défaut d’étanchéité des joints ou par remontées capillaires. L’analyse des dégradations montrent que leurs causes sont multiples et que parfois elles se conjuguent. Cela va parfois jusqu’à entraîner des altérations sur la totalité des parois depuis le sol jusqu’au sommet des voûtes. Les zones plus particulièrement concernées sont les suivantes : les murs gouttereaux, les voûtes des collatéraux, les voûtes des chapelles latérales et absidiales, toutes les zones inférieures des maçonneries, les glacis inférieurs des fenêtres.
Aucune menace n’est identifiée au regard de la préservation de la VUE.Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 12
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
a. Au 19e siècle jusqu’à aujourd’hui
TRAVAUX RÉALISÉS SUR LA COMPOSANTE
2012, Restauration, Couverture et chevet dont maçonnerie, Mairie d'Oloron Sainte-Marie, Bernard Voinchet (Architecte en chef des monuments historiques), Dagand et Camblong
2013, Restauration, Couverture et chevet dont maçnnerie, Mairie d'Oloron Sainte-Marie, Bernard Voinchet (Architecte en chef des monuments historiques), Dagand et Camblong
2014, Restauration, Couverture, Mairie d'Oloron Sainte-Marie, Bernard Voinchet (Architecte en chef des monuments historiques), Camblong
2015, Restauration suite à intempérie, Mairie d'Oloron Sainte-Marie, Bernard Voinchet (Architecte en chef des monuments historiques), Camblong
RECAPITULATIF - 2012 - 2015, Restauration, Couverture et chevet, Mairie d'Oloron Sainte-Marie, Bernard Voinchet (Architecte en chef des monuments historiques), Dagand, Camblong, coût total 2012-2015 = 384 393,08 euros HT
b. Études et travaux de conservation à intervenir pour la période 2020-2030 :
TRAVAUX À RÉALISER SUR LA COMPOSANTE
2024, étude préalable, Diagnostic de l'édifice pour reprise des restaurations, Mairie Oloron Sainte-Marie, à déterminer, à déterminer
B.2-2. État de conservation du mobilier protégé et des œuvres d’art
INTERVENTIONS SUR LE MOBILIER
2002, Récolement, Ville d'Oloron Sainte-Marie, CAOA
2004, Création d'un espace Trésor valorisant le mobilier protégé (orfèvreries, vêtements liturgiques, crèche) après restauration, Ville d'Oloron Sainte-Marie, Conservateur Régional des Monuments historiques + CAOA, Cazenave (maçonnerie et menuiserie), Dufon (décors), Poyer (électricité) 313 266,49 euros
2019, Récolement d'une partie des collections, intervention de la CAOA suite au vol du 4 novembre 2019, Ville d'Oloron Sainte- Marie
B.3 – Zone tampon et protections réglementaires
La délimitation proposée englobe l’église Sainte-Marie, soit la totalité de la parcelle BC 120 (plan cadastral 2013) sur laquelle elle se situe, et l’ensemble des banquettes reliant les contreforts du chevet.
[Source : Atlas des biens français inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, en application de la convention de l’Unesco sur le patrimoine culturel et naturel / conception et réalisation Ministère de la Culture et de la Communication, Agence Bailly-Leblanc]
La proposition de délimitation de la zone tampon privilégie l’environnement urbain de l’église et ses vues lointaines ; elle prend en compte la topographie particulière de la ville sur ses deux collines en face à face ; elle englobe le centre historique des trois quartiers de la ville. Elle englobe ainsi le pont qui, sur le tracé de la « Via Tolosana », enjambe le gave d’Aspe pour relier Sainte- Marie à Oloron. Elle est incluse dans le périmètre du site patrimonial remarquable (SPR). La zone tampon de la composante "église Sainte-Marie" d'Oloron a fait l’objet d’une délibération datée du 29 février 2016. L’intégration dans un secteur AVAP ne génère aucune servitude ni aucune contrainte supplémentaire.
Plusieurs dispositifs permettent la protection de la zone tampon :
- l’Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP)
- le Plan Local d’Urbanisme (PLU)
- un règlement local de publicité[1]
- la Charte Architecturale et Paysagère, Pays d’art et d’histoire Pyrénées béarnaises
L’application des dispositifs protégeant la composante est assurée par les services Urbanisme du territoire et l’Architecte des Bâtiments de France qui tient permanence sur la commune d’Oloron Sainte-Marie.Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 13
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
Des temps de réappropriation, de formation ou bien encore de médiation en direction des acteurs locaux devraient permettre une meilleure connaissance des dispositifs facilitant ainsi leur application.
[1] Révision du règlement : approbation par délibération du Conseil Communautaire de la CCHB (10 septembre 2020) ; Composante en ZPR1 soit le cœur historique de la ville (document à mettre en annexe https://www.geo64.fr/wp-content/uploads/filebase/rlp/oloron/2.-Reglement.pdf )
Date déliberation ZT : 2016-02-29
B.4 – Aménagement des abords
▪ Les abords immédiats de la composante
L’église Sainte-Marie d’Oloron est située au cœur du quartier Sainte-Marie sur la place de la Cathédrale qui a été intégralement réaménagée entre 2005 et 2010. Des fouilles archéologiques préventives ont permis de retrouver des thermes du IIIe siècle. Des banquettes ont été réalisées entre les contreforts du chevet mais qu’on ne retrouve pas en façades nord et sud de la nef, et des parterres ont été aménagés de façon contemporaine, notamment pour recomposer l’ancien cimetière. L’église Sainte-Marie se résume donc à son actuelle emprise au sol. Sous la partie réservée au stationnement, les vestiges mis au jour permettent d’envisager l’existence d’un petit lieu de culte autour duquel plusieurs sépultures ont été réalisées. Cette théorie est confortée par la présence de sépultures mérovingiennes abritant de personnages de haut rang, dans lesquels vases en verre, plaques de boucle damasquinées, bijoux et pièces en or ont été retrouvées.
[Source : Atlas des biens français inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, en application de la convention de l’Unesco sur le patrimoine culturel et naturel / conception et réalisation Ministère de la Culture et de la Communication, Agence Bailly-Leblanc]
TRAVAUX RÉALISÉS DES ABORDS
2005-2010, réaménagement, organisation d'un parvis piéton et dégagement de l'édifice (terrassement/maçonnerie, pavage/cloutage/dallage, plantation/espaces verts, éclairage/siagnalétique), Ville d'Oloron Sainte-Marie, 1 076 400 euros (estimation indiquée dans l'étude de 2004 )
TRAVAUX À RÉALISER DES ABORDSChemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 14
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
II – FAIRE CONNAITRE ET PARTAGER
A - COMMUNICATION
A. 1. Supports et outils de communication
États des lieux des outils de communication existants
La commune d’Oloron Sainte-Marie dispose de supports et d’outils de communication dédiés à l’église Sainte-Marie et facilitant la connaissance du bien et de la composante.
▪ « Laissez-vous conter l’église Sainte-Marie », support à 4 volets édité en français uniquement dans un premier temps puis dans une version multilingues avec un volet supplémentaire (français, anglais, espagnol, occitan) – présentation de la composante à l’attention du grand public qui découvre le site en autonomie. Ce support, aujourd’hui épuisé, devra être révisé afin de respecter la charte graphique du réseau, le logo étant absent des versions précédentes.
▪ Pages dédiées à la composante dans les brochures du Festival Quartiers d’été avec adaptation du discours – la commune inscrit le patrimoine dans sa politique culturelle avec l’intégration des musées et des visites guidées dans sa programmation estivale.[1] Ainsi, une double page est dédiée à l’église Sainte-Marie et à la présentation du bien, incitant le public à découvrir la composante en autonomie. Ce support de communication est diffusé dans les 6800 boîtes aux lettres des oloronais et auprès de plusieurs partenaires (commerçants, Offices de tourisme, équipements culturels) soit un total de 12 000 exemplaires par an, hors diffusion numérique.
▪ Présentation de la composante sur les sites internet de la commune et de l’Office de tourisme – le discours n’a pas forcément la bonne forme. Tous les communicants ne maîtrisent pas la rigueur de la communication autour du bien et de ses composantes. Il revient à la commune de les sensibiliser par l’usage des outils mis en place par l’Agence française des Chemins de Compostelle.
▪ Réseaux sociaux dédiés au patrimoine oloronais sur lesquels il est question de la composante. Intitulés « Oloron patrimoine », ces comptes Facebook Twitter et Instagram rassemblent une communauté dynamique qui n’hésite pas à partager les publications.
La politique de communication mise en place autour du bien et de notre composante souligne l’importance de la promotion via l’Office de tourisme, véritable porte d’entrée pour l’attractivité du territoire et son développement touristique. La commune d’Oloron Sainte-Marie a concentré sa communication en direction des habitants du territoire jusqu’ici. Les outils de communication à venir permettront d’élargir le public sensibilisé à la composante.
Application de la charte d’utilisation de l’appellation Patrimoine mondial
Afin de correspondre à la rigueur attendue dans la communication de la composante, la commune d’Oloron Sainte-Marie précise la mention suivante sur ses outils de communication : « composante du bien « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » inscrit sur la Liste du patrimoine mondial ». Il est vrai que la commune n’a pas toujours respecté l’identité visuelle du bien avec l’association de l’emblème de l’UNESCO, du logo du patrimoine mondial et l’intitulé du bien. Néanmoins, les acteurs locaux ont amélioré leur connaissance et leur maîtrise de la charte en participant à une formation dédiée aux communicants organisées par l’Agence française des Chemins de Compostelle, et en utilisant les outils mis à disposition par l’Agence. La prochaine étape consiste donc à appliquer mais aussi à faire appliquer la charte d’utilisation de l’appellation Patrimoine mondial à l’ensemble des acteurs locaux concernés. A cet effet, la commune souhaite travailler sur la proposition d’un kit destiné à ces acteurs locaux, l’idée étant de faciliter la communication sur la composante. Ce kit, composé des outils mis à disposition par l’Agence mais aussi de supports physiques et numériques visant à améliorer la communication existante (celle des associations par exemple) permettra de respecter les attentes de format et de contenu.
[1] Ouverture des musées municipaux du 1er juillet au 31 août avec entrée gratuite pour le public individuel, accès gratuit à plusieurs visites guidées conduites par une guide-conférencière toujours pour le public individuel. L’Office de tourisme propose des visites guidées à destination des autocaristes et des groupes déjà constitués.
B - MÉDIATION ET ACCUEIL DU PUBLIC
B.1- Gestion du public et outils de médiationChemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 15
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
Le service Culture et Patrimoine de la commune d’Oloron Sainte-Marie a constitué un dossier site dédié à la composante, alimenté au fil des recherches, dans lequel toutes les informations historiques sont rassemblées. Il s’agit d’un dossier à destination des techniciens et des agents communaux qui participent de près ou de loin à faire connaître et à partager la composante.
La commune d’Oloron Sainte-Marie a initié la mise en place d’une signalétique patrimoniale avec la pose d’une plaque d’inscription rappelant la mention Patrimoine mondial et l’installation d’un panneau dédié à la voie d’Arles à proximité du chevet de l’église Sainte-Marie.
La composante église Sainte-Marie a abrité le « Trésor de la cathédrale » jusqu’en 2019.[1] Il s’agissait d’un espace dédié à l’art sacré et à la légende de saint Grat. Des visites guidées tout public, des visites dédiées aux enfants et aux familles et l’organisation d’événements type « Nuit des musées » ont profité au plus grand nombre.
Des fiches de visite sont disponibles sur place à destination du grand public qui souhaite visiter la composante en autonomie – le visiteur retrouve l’histoire de l’église Sainte-Marie, la description de son portail roman sculpté et des principales caractéristiques qui en font un site d’exception. La fiche précise l’année de l’inscription mais ne va pas au-delà en ce qui concerne la présentation du bien.
[1] En novembre 2019, le Trésor a fait l’objet d’un cambriolage et le site est fermé : vol des collections, dégradations.
B.2- Sensibilisation et implication des habitants
État des lieux de l’existant
La commune d’Oloron Sainte-Marie a participé à plusieurs actions pour faire connaître et partager la connaissance du bien auprès des habitants :
▪ L’édition d’un focus dédié aux Chemins de Saint-Jacques par le Pays d’art et d’histoire Pyrénées béarnaises et l’organisation de cafés patrimoine toujours en partenariat avec le PAH dans le cadre de la programmation « 20ème anniversaire »,
▪ La commande d’études de conservation, notamment pour les vitraux de l’église Sainte-Marie, afin de sensibiliser les services techniques municipaux sur la nécessité d’une restauration,
▪ L’accompagnement de projets associatifs autour de l’histoire et du patrimoine local, avec notamment l’organisation d’un colloque par l’association Trait d’Union ayant donné lieu à des Actes[1],
▪ L’organisation de visites flash hors saison touristique dans un contexte plus tranquille : en 30 minutes maximum, une guide- conférencière propose de découvrir la composante à travers son histoire, son architecture, ses dévotions locales… L’orientation de la visite peut varier en fonction de l’actualité ou de la demande,
▪ L’organisation de visites des « entrailles » de la composante avec la découverte des lieux non ouverts au public en temps normal (transept sud, charpente, combles…) à l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2019,
▪ L’accompagnement de projets associatifs autour de l’orgue de l’église Sainte-Marie avec notamment l’organisation de visites guidées de l’instrument par Oloron.Orgues à l’occasion des Journées européennes du patrimoine depuis 2019,
▪ Une résidence d’artistes aboutissant à un concert dessiné autour de l’histoire de la composante (Pittura Musical, Pascal Ducourtioux, 2021),
▪ La création de contenus et l’animation des réseaux sociaux « Oloron patrimoine » gérés directement par la chargée de mission Patrimoine de la commune d’Oloron Sainte-Marie permettant un lien direct avec la communauté locale, sans qu’elle ait l’appréhension de s’adresser à une institution.
[1] TRANSPYRENALIA, 2018 : "L'olifant de Gaston IV le Croisé" par David Simon, "Allégories de l'histoire et échanges somptuaires : les profils artistiques d'un royaume en expansion" par Francisco de Asis Garcia, "Gaston Centulle entre histoire et épopée" par Dominique Bidot-Germa, "La cathédrale Sainte-Marie des origines jusqu'à la prise de Saragosse" par Peter Scott, "Échanges d'ateliers et de modèles iconographioques dans la sculpture romane entre le royaume d'Aragon et le Sud-Ouest de l'Aquitaine" par Juan Antonio Olaneta Molina (entre autres)Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 16
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
B.3 - Actions de médiation
En 2018, le Pays d’art et d’histoire et la mairie d’Oloron Sainte-Marie, en partenariat avec l’Agence Française des Chemins de Saint- Jacques, ont co-organisé une programmation culturelle « 20ème anniversaire ». Dans le cadre d’une convention de partenariat d’une durée d’un an entre les deux collectivités, plusieurs actions ont été mises en place pour faciliter la transmission des connaissances : - une exposition itinérante bilingue intitulée « Le long du chemin... », présentée au sein de la composante, - une conférence et un concert de l’ensemble Cum Jubilo à l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2018, - des marches jacquaires sur les sentiers du territoire en partenariat avec les associations locales, - des ateliers pédagogiques intégrant la présentation du bien et des ateliers vacances à destination des familles, - un cycle de conférence sous la forme d’une journée d’étude,
- des événements nationaux et européens à l’occasion desquels la thématique jacquaire est valorisée.
La commune a également mis en place plusieurs projets d’interprétation et de valorisation autour de la composante : - des visites guidées de la composante en compagnie d’une guide-conférencière durant la période estivale, - l’ouverture du Trésor de la cathédrale et visites guidées de l’espace par des étudiants en histoire, en histoire de l’art, en archéologie ou en patrimoine,
- des visites et des commentaires organisés par les associations culturelles et patrimoniales du territoire, - une médiation originale autour de la composante avec notamment l’organisation d’une visite du Trésor à la lampe torche et la mise en lumière de l’architecture intérieure pour la Nuit européenne des musées 2016, la programmation d’une visite moche du quartier durant l’été 2017, la création et l’animation d’une visite « jeu » du Trésor et d’une visite théâtralisée des abords du monument à l’occasion de la Nuit des musées 2018, la mise en place d’une visite archéologique sur les abords du site pour les Journées européennes de l’archéologie 2018, la programmation d’une visite « Myth’O » aux abords du monument durant l’été 2018 et une visite « Jeu » autour de la composante durant l’été 2021,
- une exposition « Oloron voyage dans le temps » organisée par une étudiante en Master Valorisation du patrimoine de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour,
- des visites flash d’une durée de 30 minutes maximum durant l’été 2020 visant à maintenir une médiation autour de la composante malgré l’annulation de nombreuses manifestations en raison de la pandémie Covid-19.
▪ Évènements
L'église Sainte-Marie accueille une programmation riche et diversifiée mais peu d'évènements sont récurrents.
Parmi les évènements récurrents
Les fêtes traditionnelles et religieuses de la saint Grat, saint protecteur de l'édifice et 1er évêque connu d'Oloron : au mois d'octobre autour du 19 plus précisément, tous les ans (messe, procession, repas villageois, bal, concerts). Les concerts d'orgues organisés par l'association Oloron.Orgues avec Pierre Ouilhon organiste titulaire : au moins 2 concerts par an et participation au festival Quartiers d'été (retransmission sur écran géant de l'organiste jouant depuis la tribune). Les concerts organisés par l'association Pierres Lyriques : au moins une fois par an et participation au festival Quartiers d'été (musique et art lyriques).
Les concerts organisés par l'association La Pastorale Samaritaine : au moins une fois par an et participation au festival Quartiers d'été (chants traditionnels).
Parmi les évènements ponctuels
Diverses expositions temporaires sont organisées au sein de la composante. Elles traitent de l'histoire de la composante, d'un personnage illustre en lien avec la composante, ou approfondissent une thématique (ex : Histoire de saint Grat, Chemins de Saint- Jacques..).
La composante accueille des visites dans le cadre de Journées d'études ou de colloques, comme ce fut le cas en 2018 pour les 20 ans de l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial ou en 2022 pour les Journées d'études organisées par l'ESCPau et l'Agence Française des Chemins de Compostelle.
Des spectacles sont parfois organisés dans le cadre des évènements européens du type Journées du patrimoine (Ex : Cum Jubilo en 2018, Pittura Musica en 2021...).
Les abords de la composante accueillent également une programmation régulière.
Parmi les évènements récurrents
Un marché est organisé tous les dimanches matins sur le parvis de l'église Sainte-Marie. Il s'agit d'un marché éthique proposant des produits dont la provenance biologique ou agro-écologique (sans engrais ni pesticides de synthèse) en circuit court est certifiée par la signature d'une charte. Ce marché s'inscrit dans une dynamique de valorisation économique et touristique du territoire. Il est aussi un temps d'échanges et de convivialité qui permet de soulager la sensation d'isolement souvent éprouvée dans le monde agricole. Ce marché crée un lien social et perpétue la tradition agricole d'entraide et d'appui.Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 17
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
Un marché gourmand samaritain est organisé tous les ans le 14 août sur le parvis de l'église Sainte-Marie. Il s'agit d'un repas gourmand et convivial à base de spécialités préparées par les producteurs locaux et organisé par le Comité des Fêtes de la saint Grat. En général, le repas est accompagné d'un groupe musical mobile qui permet d'installer une ambiance festive. Dans le cadre du festival Quartiers d'été, au moins un concert est organisé tous les ans sur le parvis de l'église Sainte-Marie. A l'occasion des Fêtes de la saint Grat, en lien avec la fête religieuse précédemment cité, les cafés investissent l'espace du parvis et le comité des fêtes organisent un bal ou un concert aux abords de l'édifice.
Parmi les évènements ponctuels
Des expositions itinérantes peuvent être présentées sur le parvis de l'ancienne cathédrale Sainte-Marie, comme ce fut le cas en 2013 à l'occasion des Journées européennes du patrimoine (exposition "1913-2013, 100 ans de protection). Lorsqu'une visite guidée est organisée dans le quartier, elle passe par le parvis de l'église Sainte-Marie, l'occasion d'aborder l'histoire des abords de l'édifice.
Des spectacles peuvent également investir le parvis de la composante : en 2013, le collectif ça-i, en 2022 "Mille diables rient vers Compostelle".
C - COOPÉRATION ET RÉSEAU
C.1 – Réseaux
La commune d’Oloron Sainte-Marie fait partie des 66 communes du Pays d’art et d’histoire Pyrénées béarnaises créé en 2013 et qui correspond aux communautés de communes de la vallée d’Ossau et du Haut-Béarn. Il s’agit à la fois de la reconnaissance de la qualité et de la richesse des éléments patrimoniaux, architectural – urbain – paysager- technique – ethnologique, de notre territoire. Il qualifie notre territoire comme s’engageant dans une démarche active de connaissance, de conservation, de médiation.
Le Pays d'art et d’histoire s’engage à développer une politique culturelle et touristique à partir du patrimoine, articulée avec les structures culturelles, qui se décline notamment en :
- sensibilisation des habitants et des professionnels à leur environnement et à la qualité architecturale, urbaine et paysagère ; - présentation du patrimoine dans toutes ses composantes et promotion de la qualité architecturale ; - initiation du jeune public à l’architecture, à l’urbanisme, au paysage et au patrimoine ; - offre au public touristique de visites de qualité par un personnel qualifié. La convention décennale établie entre la Direction Régionale des Affaires Culturelles et les deux collectivités arrive à terme en 2023, le processus de renouvellement du label et du projet qui lui est rattaché est en cours. Le rôle d’accompagnement de la cheffe de projet Pays d’art et d’histoire dans l’élaboration et la mise en œuvre du plan de gestion local fera l’objet d’une réflexion au sein même du dossier de renouvellement.
De plus, le Pays d’art et d’histoire Pyrénées béarnaises coordonne un ensemble de sites muséographiques constituant le Réseau d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (RIAP).
Il est composé des structures muséographiques suivantes, dont certaines ont une ouverture saisonnière : · La Falaise aux Vautours, Commune d’Aste-Béon (créé en 1996), centre d’interprétation · La Maison d’Ossau (Musée de France), Commune d’Arudy (créé en 1982), Musée de France · La Maison du Barétous, Commune d’Arette (créé en 2011), centre d’interprétation · La Maison de la Mémoire, Commune d’Aydius (créé en 2018), centre d’interprétation · L’Écomusée de la Vallée d’Aspe à Lourdios-Ichère et Sarrance, sous gestion CCHB (créés en 1992 et 1995), · La Villa Bedat – Centre culturel et patrimonial du Haut-Béarn, équipement intercommunal CCHB (créé en 2015), · Les musées d’Oloron Sainte-Marie : la Tour de Grède (créée en 2004), la Maison du patrimoine (créée en 1985), la Trésor de la cathédrale (crée en 2004),
L’appartenance au réseau du Trésor de la cathédrale permet de l’inclure dans un dispositif d’observatoire des publics quantifiant et qualifiant les visiteurs. Malheureusement, le vol par effraction commis en novembre 2019 a mis temporairement fin au collectage de ces données, les seules véritablement mesurables au sein de la Composante. Le projet de réinvestir les locaux du Trésor pour le faire évoluer en espace d’interprétation permettra d’intégrer à nouveau le système mis en place.
C.2 – Jumelages
Oloron Sainte-Marie est historiquement rattachée à Jaca, en Haut-Aragon. En effet, les nombreux échanges pyrénéens selon un axe nord-sud a permis d’établir des relations pérennes depuis des siècles. D’abord, la légende de saint Grat, premier évêque d’Oloron, fait largement référence aux relations étroites entre les deux cités. De plus, les traces archéologiques du Haut- Moyen-âge certifient des liens existants : ainsi, les sépultures mérovingiennes mises au jour autour de la cathédrale de Jaca et de l’église Sainte-Marie, ont fait valoir que les membres de rang social élevé étaient inhumés avec les mêmes typologies d’objet (vase enChemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 18
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
albâtre, plaque-boucles damasquinées…). Les témoignages issus des périodes médiévale et moderne tendent à démontrer le renforcement des liens artistiques, commerciaux et politiques entre les deux cités. Sur la période contemporaine, l’immigration de nombreux républicains espagnols à Oloron Sainte-Marie suite à l’arrivée au pouvoir de Franco contribue à démontrer les liens forts existants entre les populations situées des deux côtés des Pyrénées. La rupture entre l’État français et le régime dictatorial a une incidence locale dans les liens entre Oloron Sainte-Marie et Jaca. Les premières traces de relations entre les deux territoires remontent ensuite à 1963 pour l’organisation d’un festival pyrénéen entre les deux villes. Finalement, il faut attendre 1986 pour que soit établie une convention de jumelage toujours active.
C.3 - Actions de coopération
En 2018, la commune a participé, en partenariat avec le Pays d’art et d’histoire Pyrénées béarnaises, à la programmation d’actions de sensibilisation à l’occasion des 20 ans de l'inscription par l’UNESCO des Chemins de Compostelle en France sur la liste du Patrimoine mondial : visites de la composante, marche sur les chemins à l’échelle du Pays d’art et d’histoire, temps de rencontre et d’échanges autour de la VUE ont ainsi égrené l’année.
La commune participe activement à l’élaboration du Plan de Gestion National et s’impliquera dans sa mise en œuvre en intégrant commissions, espaces de gestion, d’échanges d’expériences et de coopération nationale tel que stipuler dans l’axe 4 « Animer la gestion du bien, sa gouvernance, encourager la coopération ».
Oloron Sainte-Marie a accueilli les vendredi 3 et samedi 4 juin une rencontre organisée par l’ESC Pau et l’Agence Françaises des Chemins de Compostelle, avec le soutien de la Commune d’Oloron Sainte-Marie, de la Communauté de communes Haut-Béarn et du Département des Pyrénées Atlantiques.
Communications universitaires, table-ronde ont porté sur les « Modalités de gestion et d’animation des chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France : regards croisés » ainsi que des perspectives européennes avec les projets transfrontaliers et les exemples d'organisation des acteurs en Espagne.
Parallèlement la Communauté de Communes du Haut-Béarn s’est positionnée pour une valorisation culturelle et touristique des chemins de Compostelle au travers, notamment, d’une participation au projet Interreg « Arles-Aragon ». Ainsi, le service Pays d’art et d’histoire, a proposé en 2018, 2019 et 2021, une exposition bilingue sur le patrimoine jalonnant la voie d’Arles et le camino frances en Aragon, spectacles et marches transfrontalières en partenariat avec les associations jacquaires d’Oloron et de Jaca. Ces actions ont été valorisées par l’Agence Françaises des Chemins de Compostelle. En 2021 et 2022, le Pays d’art et d’histoire a participé au programme culturel de l’Agence en ayant notamment recours à ses conférenciers et aux spectacles qu’elle avait référencé.
D - DÉVELOPPER LE TERRITOIRE AVEC UNE POLITIQUE TOURISTIQUE DE QUALITE
D.1 – Lieux d’information touristique
L’Office de Tourisme du Haut Béarn, en Nouvelle-Aquitaine, accueille le public toute l’année pour répondre à leurs demandes d’informations touristiques sur le territoire et pour leur fournir des données et des plans.
4 bureaux à disposition sur le territoire :
Bureau d’information de Bedous
Situé en vallée d’Aspe, bureau ouvert toute l’année et à proximité des randonnées Pyrénéennes, des lacs de montagne comme Estaens, de la station de ski nordique du Somport ou encore du spectaculaire Fort du Portalet. Toute l’année du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h.
En saison estivale du lundi au samedi de 9h à 12h30 et de 14h à 18h30, le dimanche de 9h à 13h. Adresse postale : 5, place François Sarraillé 64490 BEDOUS / 05 59 34 57 57
Bureau d’information d’Arette
Situé en vallée de Barétous, bureau ouvert toute l’année ou l’on évoque les Mousquetaires. Point de départ de randonnées. Station nordique et site d’Issarbe.
Toute l’année du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Fermé le mardi de décembre à avril. En saison estivale du lundi au samedi de 9h à 12h30 et de 14h à 18h30, le dimanche de 9h à 13h. Adresse postale : 45, rue Marcel Loubens 64570 ARETTE / 05 59 88 95 38
Bureau d’information de La Pierre Saint-Martin
Situé sur la station de la vallée de Barétous, espace d’information ouvert en saison estivale et de décembre à avril. En saison hivernale tous les jours de 9h à 17h30.
En saison estivale les lundi, mardi, mercredi et samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h30, le dimanche de 9h30 à 12h30. Adresse postale : Maison de La Pierre 64570 ARETTE / 05 59 66 20 09Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 19
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
Bureau d’information d’Oloron Sainte-Marie
Situé au cœur du Pays d’Art et d’histoire des Pyrénées béarnaises, bureau ouvert toute l’année. Ville de Piémont, aux trois quartiers historiques, parcours de pêche No Kill sur le gave. Vallée de Josbaig. Coteaux de Jurançon. Toute l’année du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h.
En saison estivale du lundi au samedi de 9h à 12h30 et de 14h à 18h30, le dimanche de 9h à 13h. Adresse postale : Allées du Comte de Tréville 64400 OLORON SAINTE-MARIE / 055 59 39 98 00
D.2 - État des lieux des services
« Parce que tout le monde ne cherche pas la même chose, parce que l’on est tous différents, les Pyrénées béarnaises proposent une gamme d’hébergements adaptés au séjour, à l’escapade, à l’itinérance… Que l’on vienne de Bordeaux pour quelques jours, de Paris ou de Nantes pour une semaine, de Pau pour une nuit, ou que l’on soit de passage pour l’Espagne, on trouve où dormir, été comme hiver, à l’automne comme au printemps ! »
Les différents types d’hébergements
- Locations de vacances
- Hôtels
- Chambres d’hôtes
- Gîtes de groupes et refuges
- Aires de camping-car
- Campings.
Les hébergements touristiques disponibles sur Oloron Sainte-Marie
- Les meublés et gîtes : L’escargot bleu (plusieurs gîtes), le Meublé Coig, Maison Villanueva, Appartement Lemaire, L’Eglantine, Gîte Marmota, Onigourmand , Meublé Betbeder, Gîtes d’Aspe, Gîte des trois pommes. - Les hôtels : Le central Hôtel-Bar, Alysson Hôtel, Hôtel de la Paix, Le Bristol. - Les chambres d’hôtes : Chambre d’hôtes Amphitryon, Chambres d’Hôtes L’Oustal, La suite du peintre, Onigourmand. - Gîtes de groupes et refuges : Gîte du Centre Nautique de Soeix, Le Bastet-Accueil pèlerin. - Aires de camping-car : Aire de camping-cars d’Oloron Sainte-Marie.
- Campings : Camping Pyrénées Nature.
De nombreux commerçants et services permettent d’enrichir le séjour des visiteurs, et d’agrémenter le quotidien des locaux. Parmi eux, ces quelques adresses présentées entre guillemets par leurs propriétaires : - Maison du vin et du fromage : « Philippe Anchen sélectionne pour vous des produits de qualité. Fromages fermiers, charcuteries, vins fins, spiritueux, champagnes, conserves artisanales, confitures, miels, assortiments de thés aiguiseront vos appétits. » - Tot de casa : « situé à Oloron Sainte-Marie, à deux pas du marché, sur la voie d'Arles du chemin de Saint-Jacques de Compostelle, le magasin de producteur TOT de CASA valorise les paysans Béarnais attachés à leur terre et à leurs traditions. » - Sylvain Loustau Maraîcher : « Intéressés par un meilleur équilibre de vie, nous avons créé en 2012, mon père et moi, notre potager à Oloron Sainte-Marie afin de proposer des légumes locaux, au goût frais et authentique. Depuis 2014, nous produisons en agriculture biologique.»
- Pâtisserie Artigarrède : « A Oloron Sainte-Marie, face à la Cathédrale classée à l'UNESCO venez découvrir le seul et unique spécialiste du "gâteau russe". Une fabrication artisanale associant l'amande et la noisette. Un secret de fabrication transmis de génération en génération.»
- Ferme Bergeras : « Nous sommes naisseurs-engraisseurs, les porcs sont nourris avec le maïs cultivé par nos soins en agriculture raisonnée. Venez découvrir les produits élaborés à la ferme selon les recettes traditionnelles héritées de nos parents et grands- parents. »
- Cave Le Tire Bouchon : « Vente de vins, et bouteilles de différentes régions françaises. Venez découvrir le vin du mois avec dégustation. »
- Maison Constanti Boulanger-Pâtisserie Chocolatier : « Maison fondée en 1923. Maître artisan boulanger pâtissier chocolatier et salon de thé à Oloron Sainte-Marie et à Lanne en Barétous. Vous pourrez aussi déguster nos confiseries, nos biscuits ainsi que nos pâtes à tartiner. »
- Panier de Flo : « Epicerie fine, une boutique à connaitre absolument : fromages fermiers des bergers des vallées d'Aspe, Ossau et Barétous salés à la main et cuits au chaudron. Près de 50 variétés de fromages artisanaux et fermiers. » - Ferme Saint Grat : « A Oloron Sainte-Marie, la Ferme Saint Grat a su évoluer avec son temps, sans pour autant négliger son terroir et ses traditions. C'est ainsi que l'ensemble de nos produits est issu de canards que nous élevons en extérieur, et sont exclusivement gavés dans notre ferme au maïs grain entier.»
- La Zytosphère : « un PUB et un BIERGARTEN proposant bières artisanales, cidres de terroir, vins, rhums, whiskies, softs artisanaux et tapas locales.»
- Salaisons Michel Loge : « Au pied des Pyrénées, à deux pas de la Cathédrale Sainte-Marie d'Oloron, classée par l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, venez découvrir les salaisons Loge. Notre entreprise familiale est spécialisée dans l'élaboration de charcuteries du pays.»
- Magasine d’usines des Maîtres Chocolatiers : « A deux pas de la chocolaterie sur la commune d’Oloron Sainte-Marie, le magasin d’usine vous propose un large choix de chocolats irrésistibles, crées avec passion par nos Maîtres Chocolatiers. »Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 20
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
- Boulangerie Pâtisserie Navarrine : « Laissez-vous séduire par le pastis bourrit et sa recette originelle, tel qu'il était réalisé dans nos vallées béarnaises, et vivez un moment simple et savoureux comme savaient si bien apprécier nos anciens. » - Arts et Délices : « Une boutique et aussi un espace restaurant. Vente de produits du terroir : garbure, foie gras, confits, salmis de palombe, poule au pot, civet de sanglier et chevreuil, axoa... Charcuterie béarnaise, confitures et miels. Chocolats maison et artisanaux. Pâtisseries et biscuits maison. »
- Boulangerie Pâtisseries Roques : « Elu meilleur boulanger du Béarn, il sait tirer parti de la production locale de myrtilles. Sa tarte au chocolat et aux fruits rouges en est un excellent exemple. Spécialité tradition française Garfou (ancienne recette de Rois Béarnais). »
- Cordonnerie Lys : « Située à Oloron Sainte-Marie, à deux pas du quartier historique de Sainte-Croix et à dix minutes de la cathédrale Sainte-Marie inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité en tant que composante du bien culturel "Chemins de Saint-Jacques en France" , la cordonnerie Clés Lys vous propose une large gamme d'Espadrilles ESPASOULE fabriquées au pays Basque. »
- Sports Loisirs E.Leclerc : « Le magasin Sports Loisirs E.Leclerc se site à Oloron Sainte-Marie, à deux pas de la Cathédrale Sainte- Marie classée à l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.Nous vous proposons la location de raquettes à neige, cycles, combinaison canyoning, via ferrata ainsi que la réparation et ventes d'accessoires. Nous pouvons effectuer la livraison sur votre lieu d'hébergement. Nous mettons à votre disposition des porte-vélos. » - Station de location de vélos électriques : « Le vélo électrique est la solution pour une découverte des trois quartiers de la ville d’Oloron Sainte-Marie. La station vélo située à la gare SNCF propose 6 vélos. Sans effort et à prix très raisonnable, l’option visite de la ville à vélo fait oublier la montée au quartier médiéval de Sainte-Croix. Découvrir la ville en vélo électrique c’est aussi s’affranchir des contraintes de stationnement pour s’arrêter devant une boutique gourmande, nombreuses dans la ville : pâtissier, chocolatier, boulanger, cavistes, spécialités locales. »
- L’Escapade : « Librairie indépendante généraliste située à proximité de la Cathédrale Sainte-Marie à Oloron, L'Escapade propose aux côtés des rayons littéraires traditionnels une ouverture locale : pyrénéisme, randonnées, Compostelle, Histoire -principalement sur l’Histoire locale et la guerre civile espagnole-, livres en béarnais/occitan. » - Pyrénées Cycles : « Pyrénées Cycles situé à Oloron Sainte-Marie, sur la route de La Pierre Saint-Martin, vous propose un service d'entretien, réparation, restauration et réglage cycles toutes marques. »
- Le panier de Martine : « Petite épicerie situé à quelque mètre de la voie du Piémont. » - Souvirons Palas : « Après une galerie dominant le gave d'Ossau, on découvre différents univers au fil de la promenade. 500 m2 pour trouver son bonheur : prêt à porter homme, femme, blanc, ameublement, décoration... un grand choix de marques de qualité vous est proposé. Ainsi vous trouverez dans ce lieu une part d'histoire, d'authenticité, de modernité et de savoir-faire. Très fier de ses origines, Edouard Souviron est le dépositaire des bérets Laulhère, des parapluies de berger, fabriqués en Béarn et des lainages des Pyrénées. »
- Le pain d’ici : « Le pain d’ici est la première boulangerie Bio à Oloron-Sainte-Marie. Nous utilisons des blés produits localement et moulus dans un moulin situé dans le Béarn, entre Oloron et Peyrehorade. » - Crea64 : « C’est est une boutique située dans le quartier historique d’Oloron, à deux pas de la cathédrale Sainte-Marie. Vous y découvrirez un univers cadeaux avec de l’artisanat issus de créateurs locaux ainsi qu’une gamme de souvenirs d’Oloron et du Béarn. »
En ce qui concerne les sites touristiques,
- La Villa du Pays d’Art et d’Histoire présente le riche patrimoine du territoire labellisé des Pyrénées béarnaises, - La Tour de Grède permet d’accéder à un belvédère qui offre une vue à 360 degrés sur la ville et les Pyrénées, - La Maison du patrimoine propose un petit musée archéologique, historique et ethnographique, - Les principales églises de la commune d’Oloron sont ouvertes au public : Sainte-Croix (XIIe siècle), Sainte-Marie (XIIe – XIVe siècle), Notre-Dame (XIXe siècle),
- Les quartiers historiques, au grès des gaves,
- L’Office de tourisme installé dans la Villa Bourdeu,
- Le parc Pommé et le Jardin Public, deux parcs publics, véritable patrimoine naturel, - L’espace découverte hydroélectricité présente son fonctionnement,
- La Galerie Révol propose un lieu d’exposition municipal ouvert aux associations.Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 21
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
D.3 - Dispositif d’observation :
VISITEURS ANNUELS
Date Source Total visiteurs reçus Lieux de collecte Nombre de français Nombre d'étrangers Nombre de marcheurs
Nombre de touristes
Autres données de fréquentation
Date Source Total visiteurs reçus Lieux de collecte Nombre de français Nombre d'étrangers Nombre de marcheurs
Nombre de touristes
2018-12-31 OFFICE DE TOURISME
DU HAUT BÉARN
24528 OFFICE DE TOURISME
OLORON
2018-12-31 MAIRIE OLORON
SAINTE-MARIE
676 TRÉSOR DE LA
CATHÉDRALE
2019-12-31 OFFICE DE TOURISME
DU HAUT BÉARN
22336 OFFICE DE TOURISME
OLORON
2019-12-31 MAIRIE OLORON
SAINTE-MARIE
3244 TRÉSOR DE LA
CATHÉDRALE
▪ Analyse des retombées économiques
Les chiffres clés du tourisme Haut-Béarn 2021
Mémo de l'offre
Capacité d'accueil
- hôtels : 550
- chambres d'hôtes : 356
- meublés de tourisme : 69
- hébergements collectifs : 933
-terrains de camping : 2101
Nombre de lits touristiques marchands : 7481
Avec une hausse de 22% de fréquentation, près de 1,4 millions de visiteurs et plus de 100 millions de retombées économiques sur notre territoire en 2021, ces chiffres confortent la Communauté de communes du Haut-Béarn, et son Office de Tourisme, à investir et poursuivre avec détermination les actions de développement et de promotion, en faisant de nos filières et de leurs spécialités des éléments d'attractivité de la destination Pyrénées béarnaises. Pour asseoir ses retombées sur l'ensemble du territoire toute l'année, la Communauté de communes et l'Office de Tourisme ont inscrit comme axe prioritaire majeur la requalification du parc d'hébergement locatif. Cette démarche se traduit par la mise en place de deux dispositifs : le premier "Repenser ma maison de vacances", déployé auprès de tous les propriétaires de meublés de tourisme du Haut-Béarn et partenaires de l'Office de Tourisme. Le deuxième "La Pierre Saint-Martin 2025", le territoire a répondu à un Appel à Manifestation d'Intérêt piloté par Atout France visant à rénover l'immobilier de loisirs en station de montagne. Dans ces deux dispositifs, l'accompagnement des porteurs de projets est renforcé. L'Office de Tourisme sera l'interlocuteur unique pour proposer un projet de réhabilitation (plans 3D avant/après), améliorer la commercialisation, mettre en place des services de conciergerie à l'attention des propriétaires et des clients, classement ; des réponses seront également apportés sur le financement des investissements. L'objectif est donc d'établir des partenariats et de mobiliser les propriétaires pour maintenir le niveau qualitatif du parc locatif dans les années à venir afin d'attirer une nouvelle clientèle et de mieux louer toute l'année.
La fréquentation touristique en Haut-Béarn
1 419 000 visiteurs (+22%)
répartis comme suit : 2 63 000 touristes (+19%), 1 156 000 excursionnistes (+23%) Les touristes sont répartis comme suit : 272 000 nuitées marchandes (+32%) et 627 000 nuitées non marchandes (+10%) / 14% de touristes étrangers et 86% de touristes français
Les excursionnistes sont répartis comme suit : 808 000 français (+30%) et étrangers (+9%). Total des retombées économiques sur le territoire : 108 540 000 euros (+ 19 000 000 euros)
Origines des touristes français
- Nouvelle Aquitaine 40 % (+18%)
- Ile de France 19% (+24%)
- Occitanie 14% (+17%)
- Pays de la Loire 8% (+29%)
- Autre 18%
Origines des touristes étrangers
- Espagne 43 % (-5%)
- Royaume Uni 9% (-23%)
- Belgique 8% (+33%)
- Allemagne 8% (-13%)
- Pays-Bas 5% (-46%)Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 22
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
III. PROGRAMME D’ACTIONS ET MODALITES DE SUIVI ET
D’ÉVALUATIONChemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 23
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
PROGRAMME D’ACTIONS
Axe Actions Chef de file Échéances Coût estimé Observation Suivi-évaluation Conserver, restaurer, protéger
le bien, ses composantes et
leurs territoires
Etude préalable aux travaux Oloron Sainte-Marie
(propriétaire)
2025-12-31 35000 € Cf. fiche action correspondante
Cf. Indicateurs dans fiche
action
Conserver, restaurer, protéger
le bien, ses composantes et
leurs territoires
Plan de sécurité globale Oloron Sainte-Marie
(propriétaire)
2023-12-31 € Cf. fiche action correspondante
Cf. Indicateurs dans fiche
action
Connaître et diffuser la
connaissance du bien
Plan de sensibilisation Oloron Sainte-Marie
(propriétaire)
2025-12-31 € Cf. fiche action correspondante
Cf. Indicateurs dans fiche
action
Connaître et diffuser la
connaissance du bien
Plan de gestion des visiteurs Oloron Sainte-Marie
(propriétaire)
2025-12-31 € Cf. fiche action correspondante
Cf. Indicateurs dans fiche
action
Connaître et diffuser la
connaissance du bien
Programme de recherches Oloron Sainte-Marie
(propriétaire)
2025-12-31 € Cf. fiche action correspondante
Cf. Indicateurs dans fiche
action
Développer le Bien, ses
composantes, leurs territoires
et communiquer
Plan de communication Oloron Sainte-Marie
(propriétaire)
2025-12-31 € Cf. fiche action correspondante
Cf. Indicateurs dans fiche
action
Animer la gestion du Bien, sa
gouvernance, encourager la
coopération
Mettre en place et animer une
commission locale
Oloron Sainte-Marie
(propriétaire)
2023-12-31 € Cf. fiche action correspondante
Cf. Indicateurs dans fiche
action
Animer la gestion du Bien, sa
gouvernance, encourager la
coopération
Coopérations et réseaux Oloron Sainte-Marie
(propriétaire)
2025-12-31 € Cf. fiche action correspondante
Cf. Indicateurs dans fiche
action
MODALITES DE SUIVI ET D’EVALUATION
Les indicateurs sont précisés dans chacune des fiches actions.Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 24
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
IV. IDENTIFICATION DES ACTEURS ET GOUVERNANCE LOCALE
Référent départemental :
Propriétaires :
Commune d'Oloron Sainte-Marie
Mairie
Gestionnaires :
M. Bernard UTHURRY - le Maire
Élus référents :
Mme Anne BARBET, adjointe aux Dynamiques associatives
Mme Brigitte ROSSI, adjointeen charge de l'Urbanisme et de l'Aménagement durable
Techniciens référents :
Mme Virginie ARRUEBO, Chargée de mission Patrimoine, Mairie Oloron Sainte-Marie
Mme Alix BASTIAN, Chef de projet du Pays d'Art et d'Histoire, Communauté de Communes
du Haut-Béarn
UDAP : M. Xavier CLARCKE DE DROMANTIN
Référent DRAC : Christine Diacon, directrice adjointe déléguée en charge des patrimoines et de l’architecture
DRAC Nouvelle-Aquitaine 05 57 95 01 49 Christine.diacon@culture.gouv.fr
Référent DREAL :
EPCI : Communauté de Communes du Haut-Béarn
Commission départementale : Non
CONTACT
Nom du contact : M. Bernard UTHURRY, le Maire
Adresse : Mairie Oloron Sainte-Marie - 2 place Clemenceau - CS30138 - 64404 Oloron Sainte-Marie
Courriel : patrimoine@oloron-ste-marie.fr
Téléphone : 05 59 39 99 99
Site(s) internet : - https://www.oloron-ste-marie.fr/Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 25
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
BIBLIOGRAPHIE ET ARCHIVES
TRAVAUX SCIENTIFIQUES
Quelques études historiques et archéologiques ont été consacrées en tout ou partie à l'église Sainte-Marie. Toutefois, la quantité limitée des sources avérées laisse dans l'ombre la chronologie de nombreuses phases de construction. Sur de nombreux points, les auteurs s'opposent. Par exemple, la fondation de l'édifice est-elle datée de 1058 ou de 1102 ? La construction des chapelles latérales remonte-t-elle au XVIe, au XVIIe ou même au XVIIIe siècle ? La nature des dommages ou des travaux de restauration à différentes époques est également mal connue. Ainsi, l'importance des dommages survenue en 1212, 1302 ou 1569 ou bien encore la nature des réparations de 1617. A noter que les restaurations entreprises à partir de 1860 ont été très lourdes rendant difficile la lecture archéologique de l'édifice. Un essai intégré dans l'Étude préalable à la restauration intérieure rédigée en 2007par Monsieur B. Voinchet, Architecte en Chef des Monuments historiques, éclaire partiellement l'évolution spatiale du monument. Les anomalies des tracés de la nef et des collatéraux témoignent des modifications de parti architecturel au XIIIe siècle ; d'importants problèmes de raccords spatiaux et structurels semblent s'être posés du fait de la conservation du porche et du transept romans lors de la transformation et du coûtement de la nef :
-difficulté d'adaptation du tracé du XIIIe siècle qui parait tronqué à l'ouest, -système de voûtement à cheval sur deux structures correspondant à deux parties et de deux campagnes de construction différentes (raccord nef-transept),
-travée plus courte pour le raccordement avec les collatéraux,
-construction des piles à effet d'alternance, peut-être un projet de voûtement sexpartite qui pourrait alors avoir englobé des maçonneries romanes et présentant ainsi une structure hétérogène (noyaux primitifs et parements constitués par chemisage). Le chevet échappe à cette complexité ; il est d’une seule venue sur un tracé très géométrique, cependant il s’articule tant bien que mal avec le plan précédent. A partir du XVIe siècle et plus vraisemblablement au XVIIe siècle, les chapelles latérales vont élargir l’édifice au niveau des collatéraux et lui donner son aspect actuel.
OUVRAGE GRAND PUBLIC
Le grand public se réfère essentiellement à l'ouvrage d'un ancien professeur d'histoire, membre de l'association patrimoniale Trait d'Union :
Pierre-Louis GIANNERINI, La cathédrale Sainte-Marie, 2002.
L'ouvrage est d'ailleurs disponible à la consultation au sein même de l'édifice.
BIBLIOGRAPHIE
GOUVERNANCE DU BIEN ET LE PLAN DE GESTION
CABANIS André, « Les ambiguïtés du classement UNESCO : les chemins de Saint-Jacques », Les chemins de Saint-Jacques à l’épreuve des temps | DELVIT Philippe, GARNIER Florent, Presse de l’Université de Toulouse 1, 2019, p91-104. JOBART Jean-Charles, « Gouvernance et plan de gestion du bien des chemins de Saint-Jacques de Compostelle : l’exemple du Gers », Les chemins de Saint-Jacques à l’épreuve des temps | DELVIT Philippe, GARNIER Florent, Presse de l’Université de Toulouse 1, 2019, p9-34.
WATREMEZ Anne, « Les plans de gestion patrimoine mondial de l’Unesco : un outil de développement territorial au service des collectivités locales ? », La Lettre de l’OCIM, 27 septembre 2013.
HISTOIRE LOCALE
ALLEGRE V, Dictionnaire des églises de France,
ALLEGRE V, Les vieilles églises du Béarn,
ANDRAL G, Monographie d’Oloron, Congrés archéologique, Paris, 1941.
DUMONTEIL, Jacques, Oloron Sainte-Marie, Pyrénées-Atlantiques, coll. Atlas historique des villes de France, Bordeaux, 2003. GARDELLE Jacques, Aquitaine gothique, éd. Picard, Paris, 2001, 285p.
GIANNERINI, Pierre-Louis, La cathédrale Sainte-Marie d’Oloron, 2002.
LE CŒUR, Promenades archéologiques en Béarn
LACOSTE Jacques, « Le portail roman de Sainte-Marie d’Oloron », Revue de Pau et du Béarn, n°1, 1973 ; p63-66. LACORTE (L’Abbé), Archéologie de la cathédrale. Porte et Portail, Pau, 1889 MARCA, Histoire du Béarn
MALE E, Histoire de l’art religieux en France au XIIe siècle
MARQUE Maurice, Essai sur l’histoire de la ville d’Oloron, 1928
MENJOULET (L’Abbé), Chroniques du diocèse et du pays d’Oloron, 1865
MONTAIGNE R, Revue historique et archéologique du Béarn et du Pays Basque, 1936 PARDIES J, ROUX C, L’art roman à Oloron Sainte-Marie, 1974Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, patrimoine de l’humanité 26
Oloron-Sainte-Marie - Eglise Sainte-Marie
VOINCHET Bernard, Pyrénées-Atlantiques, Oloron Sainte-Marie, Église Sainte-Marie, Étude préalable à la restauration intérieure, 2007
SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE
HARISTOY Pierre, Pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle : les voies romaines, les chemins romius et les établissements hospitaliers dans le Pays basque, Pau, 1900.
DAUX Camille, Le pèlerinage à Compostelle et la confrérie des pèlerins de monseigneur saint Jacques de Moissac, Paris, 1898. PAYS D’ART ET D’HISTOIRE PYRENEES BEARNAISES, Les chemins de Compostelle dans les Pyrénées béarnaises, Coll. Focus, 2018.
ARCHIVES COMMUNALES
AA.2 / 1 AA.2
Coutumes et statuts de la communauté de Sainte-Marie.
Cahier 6 feuillets, mauvais états. Texte en béarnais, de 1502, précisant les droits et les devoirs des habitants de Sainte-Marie à l’égard de leur seigneur, l’évêque d’Oloron.
AA.3 / 2 AA.4
Serment de fidélité prêté par les habitants de la ville de Sainte-Marie à l’évêque d’Oloron, seigneur de Sainte-Marie (1602)
Dans DD.1, 6, 8-9, 11-12, 13 ; dans FF.11 ; dans GG.34, 39 et N.C. / 6DD.14 Documents sur les édifices publics de Sainte-Marie
c) cathédrale de Sainte-Marie : réparations au Temple ‘ex-cathédrale) (1576/copie-1577) ; presbytère : projet de démolition de la maison Cabrol, ex presbytère ( ?), en fonction du passage de la mâture (1749-1770) d) palais épiscopal : réparations (1735)
GG.17-29 bis / 1GG.56-57
Paroisse Ste-Marie : baptêmes, mariages, sépultures de l’église cathédrale de Sainte-Marie (1622-1791), 14 registres
Dans GG.34, 37, 39-40 et N.C. / 2GG.2 et 2GG.4
Testament de l’évêque d’Oloron Arnaud-François de Maytie (1681)
Concessions de sépulture par les évêques d’Oloron dans l’église cathédrale de Sainte-Marie (1639-1750)
GG.38 et N.C. / 2GG.22-23
Délibérations des administrateurs de la fabrique de l’église cathédrale de Ste-Marie (1704-1713 ; 1745). 1 cahier
Dans GG.39 / 4HH.7
Lettre du curé de Sainte-Marie [à l’évêque d’Oloron] sur une demande de prières publiques pour obtenir le retour du beau temps (1713)
4M.9b (1)
Document sur restauration de la cathédrale de Sainte-Marie, Oloron Sainte-Marie (1861-1862)
4M.10b (1)
Document sur réparations à l’ancien palais épiscopal de Sainte-Marie pour en faire un presbytère, Oloron Sainte-Marie (1862)
5M.5a (1)
Procès verbal des dégradations commises au portail du cimetière de Sainte-Marie (1792)
2O.4Fa (1-2) et 2O.4Fb (2-4)
Voirie urbaine pour le quartier de la cathédrale (1791 - 1896)
4O.4Fb (1)
Petite voirie pour le quartier de la cathédrale (1905)
13P.2 (1)
Documents sur cultes, période révolutionnaire, Sainte-Marie (1790-1794)