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unknown - Communauté de communes - Haut-Allier - 2.1 rapport de presentation Tome1
Document publié le Mercredi 1 janvier 2025
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Haut-Allier - 2.1 rapport de presentation Tome1)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Logement, Transports,
contact@octeha.fr
à Rodez :
31 Avenue de la Gineste
12000 RODEZ
Tél.: 05 65 73 65 76
VISA
Date : 15 mai 2025
Le Président,
Francis CHABALIER
PREFECTURE DE LA LOZERE
COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU
HAUT ALLIER MARGERIDE
Révision du PLUi
Arrêtée le :
14 mai 2025
Approuvée le :
2.1
Rapport de présentation
Tome 1 Bilan de l’existant et analyse des besoins
PLAN LOCAL D’URBANISME INTERCOMMUNALPLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
S ommaire Préambule 9
1. Réglementation actuelle 9
2. Objectifs de la procédure 10
Introduction 11
1.Situation géographique 11
2. Contexte administratif de la Communauté de Communes 12 3. Autres documents définissant le contexte institutionnel de la communauté de communes 14
A- Une attractivité démographique et résidentielle 15 A.1 Evolution générale de la population intercommunale 16 A.1.1 Evolution générale 17 A.1.2 Décryptage des évolutions démographiques 21
A. Le profil des habitants du territoire
A.2.1 Evolution de la population par tranche d’âge 23
A.2.2 Le profil des 15 à 64 ans 26
A.2.2.1 Répartition par type d’activité 26
A.2.2.2 L’indice de dépendance économique 27
A.2.2.3 Les revenus 28
A.2.2.4 Les diplômes 29
A.2.3 Les ménages 30
A.2.3.1 Nombre et taille des ménages 30
A.2.3.2 Composition des ménages 31
A. Les migrations résidentielles
A.3.1 Les migrations résidentielles 32
A.3.1.1 Tendance générale 32
A.3.1.2 Profil des nouveaux arrivants 34
A.3.1.3 Profil des sortants 34
A.4 Enjeux 64 Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
B- Diagnostic du cadre foncier et du parc de logements 7 B.1 Structure et caractéristiques du parc de logements 9 B.1.1 Description générale 39 B.1.2 Les résidences principales 41
B.1.3 Les résidences secondaires et logements occasionnels 42 B.1.4 Les logements vacants 44
B.1.5 La maison individuelle prédominante 46
B. Caractéristiques des résidences principales 48
B.2.1 Le statut d’occupation 48
B.2.2 Epoque d’achèvement des résidences principales 51 B.2.2.1 Un parc ancien de résidences principales 51
B.2.2.2 Les enjeux liés à l’ancienneté des logements 52 B.2.3 Le parc des résidences principales, gisement en économie d’énergie 52 B.2.4 État du parc de logements 54
B.2.5 Taille des résidences principales 57
B.2.6 Le logement locatif social 59
B.2.7 La demande locative publique 60
B.2.8 Le locatif privé 62
B. Programmes pour l’habitat 6
B.4 Le marché immobilier et le parcours résidentiel de la population 64
B.4.1 Rythme de la construction 64
B.4.2 Localisation de l’urbanisation récente 67
B.4.3 Comportement du marché immobilier résidentiel 70
B.5 Enjeux 7
C- Diagnostic du cadre socio - économique 75 C.1 Le tissu économique 765 Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
C.1.1 Répartition par secteurs 76
C.1.2 Sphère présentielle et sphère productive 79
C.1.3 Le maillage entrepreneurial 80
C. Population active et emploi 81
C.2.1 Taux d’activité et taux de chômage 81
C.2.2 Dispersion des actifs sur le territoire 83
C.2.3 Caractéristiques de l’emploi 84
C.2.3.1 Portrait général de l’emploi représenté sur la Communauté de Communes 84 C.2.3.2 Le profil type du travailleur vivant sur la Communauté de Communes 87 C.2.4 Les Mobilités professionelles 88
C.2.4.1 Concentration de l’emploi 88
C.2.4.2 Les flux « Domicile-Travail » 89
C. Les différentes activités économiques 91
C.3.1 Démographie des entreprises 91
C.3.2 Les commerces 91
C.3.3 Le secteur du tourisme 93
C.3.3.1 Une activité importante pour le territoire intercommunal 93 C.3.3.2 Un tourisme de pleine nature 93
C.3.3.3 Un tourisme patrimonial et culturel 95
C.3.3.4 L’offre en hébergement touristique 96
C.3.4 Les services 98
C.3.5 Les établissements industriels 98
C.3.6 Le secteur de la construction 98
C.4 Agriculture et sylviculture 99
C.4.1 Introduction 99
C.4.2 L’activité agricole 100
C.4.2.1 Le nombre d’exploitations 100
C.4.2.2 Statut des exploitations et démographie 100
C.4.2.3 Production agricoles et valorisation 102
C.4.3 Surfaces agricoles 104
C.4.3.1 Augmentation de la surface agricole utile 104
C.4.3.2 Caractérisation du foncier 105
C.4.3.3 Autonomie des exploitations 106
C.4.3.4 Sécurisation du foncier 106
C.4.3.4 Accessibilité et répartition 1076 Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
C.4.4 Situation economique et dynamique agricole 109 C.4.4.1 Situation économique 109
C.4.4.2 Dynamique agricole 109
C.4.5 Projet agricole et craintes 111
C.4.5.1 Projets agricoles 111
C.4.5.2 Craintes 112
C.5 Aménagement économique du territoire 114
C.6 La caractérisation des différentes polarités économiques 1
C.7 Enjeux 14
D- Equipements et services 15 D.1 Services et équipements, socles de la vie du territoire 16 D.1.1 Équipements sur la Communauté de communes du Haut Allier Margeride 126 D.1.2 Des services publics et administratifs bien répartis 129
D.1.3 Les équipements liés à l’enfance 131
D.1.3.1 Les équipements liés à la petite enfance 131
D.1.3.2 Les équipements scolaires 132
D.1.4 Les équipements sportifs, culturels et de loisirs 134 D.1.5 Le milieu associatif, un acteur majeur de la dynamique événementielle, culturelle et sportive 136 D.1.6 Services et équipements liés à la santé 137
D.1.7 L’action sociale 140
D. Petites Villes de Demain 141
D. Enjeux 147 Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
E- Accessibilité 144 E.1 Déplacement et offre de transport / de mobilité 146 E.1.1 Le réseau routier 146 E.1.1.1 Les liaisons intercommunales 146
E.1.1.2 Les liaisons secondaires 146
E.1.1.3 Accidentologie et points noirs 148
E.1.1.4 Le stationnement 150
E.1.2 Les chemins ruraux et sentiers de randonnée 151 E.1.4 Le réseau de transport en commun 152
E.1.4.1 Les lignes de bus 152
E.1.4.2 Le Transport ferroviaire 152
E.1.4.3 Le Transport A la Demande (TAD) 154
E.1.5 L’offre privée de mobilité sur le territoire 155
E.1.6 Les mobilités partagées 155
E.1.6.1 Le covoiturage 155
E.1.6.2 Les bornes de recharge électrique 155
E. Les pratiques de déplacement 156
E.2.1 Modes de transport utilisés 156
E.2.2 Les distances et temps moyen de déplacement 157
E. Les réseaux de télécommunication 158
E.3.1 La téléphonie mobile 158
E.3.2 Le réseau internet 159
E.3.3 Les outils et usages du numérique 161
E.4 Enjeux 168 Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE9 Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
Préambule La Communauté de Communes du Haut
Allier Margeride a été créée le 1er Janvier
2007.
Neuf communes formaient alors la
Communauté de Communes : Auroux,
Chastanier, Cheylard l’Eveque, Fontanes,
Langogne, Luc, Naussac, Rocles, Saint-
Flour-de-Mercoire.
Le PLUi de l’intercommunalité a été
approuvé le 20 février 2014 par délibération
du conseil communautaire.
Le 1er janvier 2016, les communes de
Fontanes et de Naussac fusionnent pour
constituer Naussac-Fontanes.
Le 1er janvier 2017 , les communes de
Chambon-le-Château, Laval-Atger,
Saint-Bonnet-de-Montauroux et Saint-
Symphorien rejoignent la Communauté
de Communes par arrêté préfectoral.
Les communes de Laval-Atger et Saint-
Bonnet-de-Montauroux fusionnent pour
constituer Saint-Bonnet-Laval à cette
même date.
Le 1er janvier 2019 ce sont les communes
de Chambon-le-Château et Saint-
Symphorien fusionnent pour constituer
Bel-Air-Val-d’Ance.
Actuellement la Communauté de
Communes est constituée de dix
communes : Auroux, Bel-Air-Val-
d’Ance, Chastanier, Cheylard-l’Evêque,
Langogne, Luc, Naussac-Fontanes,
Rocles, Saint-Bonnet-Laval, Saint-Flour-
de-Mercoire.
Une étude a récemment démontré
que le Lac de Naussac a une surface
inférieure à 1 000 hectares, conséquence
de quoi, la Loi Littoral ne s’applique pas à
l’urbanisme local.
L’intercommunalité souhaite donc
engager la révision générale de son
Plan Local d’Urbanisme intercommunal
(PLUi), en prenant en considération,
l’élargissement du périmètre de la
Communauté de communes, la mesure
du lac de Naussac et la non-application
de la Loi Littoral et également les
évolutions législatives et réglementaires
récentes.
Par cette démarche, elle a saisi
l’opportunité de porter un regard
prospectif sur l’avenir de son territoire
et de se donner les moyens de
mettre en cohérence ses objectifs de
développement avec la réalité des
enjeux du territoire.
1. R églementation actuelle
L’objectif est de réviser en totalité le
PLUi de l’intercommunalité en prenant
en compte la réglementation actuelle
notamment :
• La Loi Montagne
Les 10 communes de la Communauté
de Communes sont situées en zone dite
«de Montagne» identifiées par la Loi du
même nom.
Cette Loi vise à préserver le territoire en
tant que qualité du bâti, des espaces
naturels et des paysages. L’article L122-
5 du Code de l’Urbanisme précise que :
«L’urbanisnation soit réalisée en continuité
avec les bourgs, villages, hameaux,
groupes de constructions traditionnelles
ou d’habitations existantes».
• La Loi Climat et Résilience
La Loi Climat et Résilience du 22 Août 2021
renforce les objectifs de sobriété foncière
et de lutte contre l’artificialisation des sols
dans les documents d’urbanisme.
Ces objectifs doivent être fixés dans le Projet
d’Aménagement et de Développement10 Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
Durables (PADD), ils doivent notamment
prévoir une diminution du rythme de
la consommation d’espaces agricoles
naturels et forestiers en vu d’atteindre le
zéro artificialisation nette en 2050.
2. objectifs de la pRocéduRe
Cette révision générale aura aussi pour
but de mener une réflexion approfondie
sur le développement territorial de la
Communauté de communes pour les
années à venir.
La révision générale du Plan Local
d’Urbanisme Intercommunal a pour
objectifs de :
Prendre en compte de l’étude de
mesure du Lac de Naussac ayant
conclu à une surface inférieure à 1000
hectares, seuil au-dessous duquel la Loi
Littoral ne s’applique pas,
Elargir le périmètre du Plan Local
d’Urbanisme intercommunal à
l’ensemble du territoire de l’EPCI suite
à la modification du périmètre de la
Communauté de communes du Haut
Allier au 1er janvier 2017,
Rendre compatible le PLUi avec les
évolutions législatives et réglementaires,
Assurer une évolution maîtrisée, organiser
et durable du territoire,
Favoriser le développement des énergies
renouvelables sur le territoire,
Renforcer l’attractivité du territoire.
-
-
-
-
-
-
L’élaboration d’un tel document
permet le dressage d’un diagnostic
territorial sur des enjeux importants que
sont la démographie, le logement,
l’économie, le patrimoine ou encore
l’environnement. Le constat transversal
permettra de ré-interroger les actions
initialement adoptées sur le territoire et
de les adapter aux nouveaux enjeux. Ces
derniers découlent des mesures récentes
provenant de l’État et vont dans le sens
du développement durable (limitation
de l’artificialisation des sols, une offre de
logements plus complète, préservation
des éléments de patrimoine bâti et
naturels, développement des énergies
renouvelables).
Outre la contemporanéité des enjeux,
la Communauté de Communes du
Haut Allier par la révision de son PLUi,
saisit l’opportunité d’homogénéiser la
gouvernance en matière d’urbanisme
pour l’ensemble des communes de son
territoire.11 Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
1.situation géogRaphique
La Communauté de Communes du Haut
Allier Margeride couvre une superficie de
282,8 km², soit 28 280 hectares.
Elle se situe au Nord-Est du département
de la Lozère dans le Haut Plateau de la
Margeride, à la frontière des départements
de l’Ardèche et de la Haute-Loire et des
deux grandes régions d’Occitanie (où elle
situe administrativement) et d’Auvergne
Rhône-Alpes.
Situé entre Mende et le Puy-en-Velay /
Aubenas, ce territoire rural est limitrophe
des intercommunalités suivantes :
Au Sud : CC des Monts Lozère;
A l’Ouest : CC du Randon Margeride ;
A l’Est : CC des Pays de Cayres et de
Pradelles ;
Au Sud-Est : CC de la Montagne
d’Ardèche;
Au Nord : CC Rives du Haut Allier.
A une altitude moyenne de 900 m / 1000
m ce haut plateau granitique vallonné
de la Communauté de Communes
accueille en son sein le Lac de Naussac,
lac d’altitude artificiel de près de 10 km²,
principal affluant de la rivière Allier.
-
-
-
-
La commune est principalement desservi par la N 88 reliant Lyon à Toulouse. La population intercommunale était de 5 188 habitants en 2019 lors du dernier recensement de l’INSEE, affichant une densité de population de 18.3 hab/km².
Introduction1 Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
2. contexte administRatif de la
communauté de communes
Les compétences obligatoires :
Aménagement de l’espace
Schéma de cohérence territoriale et
schéma de secteur;
Plan local d’urbanisme, document
d’urbanisme en tenant lieu et carte
communale;
Aménagement de l’espace pour
la conduite d’actions d’intérêt
communautaire dont :
Organisation, dans le cadre d’une
délégation de compétence
de la Région, d’un service de
transport à la demande (T.A.D) de
personnes. La Communauté de
communes, intervenant en tant
qu’organisateur secondaire, fixera
les conditions, les caractéristiques
techniques et financières du service
et procédera à la recherche de
l’exploitant.
Actions de développement économi-
que et touristique
Actions de développement écono-
mique dans les conditions prévues
à l’article L.4251-1 du CGCT :
•
-
-
-
-
•
-
- Adhésion au Syndicat Mixte
pour l’Aménagement et le Déve-
loppement Economique autour de
la R.N. 88 (SMADE);
Adhésion au Syndicat Mixte
Interdépartemental des Monts de
la Margeride (SMIMM);
Création, aménagement, entretien
et gestion des zones d’activité;
construction, extension et gestion des
bâtiments relais destinée à favoriser
l’installation et le développement
d’entreprises artisanales, industrielles
ou tertiaires ;
Soutien des activités agricoles et
forestières;
Politique locale du commerce et
soutien aux activités commerciales
d’intérêt communautaire dont :
Aides financières en faveur des
projets et des manifestations initiées
par les associations regroupant
des Commerçants,
Aides financières pour devantures
de magasins en complément des
dispositifs d‘aide existants,
Soutien des actions inscrites
dans le cadre du Document
d’Aménagement Commercial,
Promotion du tourisme, dont la création
-
-
-
-
-
-
-
-
d’office du tourisme.
Aménagement, entretien et gestion des
aires d’accueil des gens du voyage
Collecte et traitement des déchets
Gestion des milieux aquatiques et pré-
ventions des inondations (GEMAPI)
Les compétences optionnelles :
Construction, entretien et fonctionne-
ment d’équipements culturels et sportifs
d’intérêt communautaire (parmi la liste
actuelle) :
Piscine intercommunale «OREADE»;
Cinéma «René RAYNAL»;
Bibliothèque du Haut Allier.
Action sociale d’intérêt communautaire
(parmi la liste actuelle)
Maison de santé pluri-professionnelle
de Langogne - Haut Allier (et toutes
actions dans le domaine de la santé)
;
Maison de l’enfance de Langogne
- Haut Allier (gestion de la crèche,
gestion du centre de loisirs multi-
sites, animation des temps d’activités
•
•
•
•
•
-
-
-
•
-
-1 Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
péri-scolaires dans le cadre d’une
mutualisation de moyens avec les
communes gestionnaires d’écoles
publiques;
Actions en faveur de l’enfance et de
la jeunesse (Projet Educatif Territorial
(PEDT) Contrat enfance et jeunesse,
contrat éducatif local);
Logement social d’intérêt
Communautaire (opération de plus
de 2 logements) et action, par des
opérations d’intérêt communautaire,
en faveur du logement des personnes
défavorisées.
Création et gestion de maisons de servi-
ces au public
En matière de politique de la ville : éla-
boration du diagnostic du territoire et
définition des orientations du contrat
de ville; animation et coordination des
dispositifs contractuels de développe-
ment urbain, de développement local
et d’insertion économique et sociale
ainsi que des dispositifs locaux de pré-
vention de la délinquance; program-
me d’actions définis dans le contrat
de ville.
-
-
•
•
•
Les compétences facultatives :
Sécurité et Prévention : soutien des ac-
tions menées par le S.D.I.S. de la Lozère
Prise en charge des contributions
communales au fonctionnement
du S.D.I.S. prévus aux articles L 1244-
35 et L 1424-36 du code général des
collectivités territoriales;
Construction et mise à disposition de
locaux pour le centre de secours de
Langogne - Haut Allier.
Autres prestations au profit des Commu-
nes membres
La communauté de communes
pourra répondre aux demandes des
communes membres, y compris dans
le cadre d’une mutualisation de
moyens matériels et humains, dans les
domaines suivants:
Prestation de déneigement,
débroussaillement et balayage
au travers le centre technique
communautaire),
- Prestation intellectuelles dans le
domaine des marchés publics et
analyses juridiques.
La mise en oeuvre de ce type de
ces prestations donnera lieu à
l’établissement de conventions entre
•
-
-
•
-
-
-
la Communauté de communes
et les communes intéressées. Ces
conventions fixeront les modalités de
réalisation de ces prestations ainsi
que les moyens matériels et humains
nécessaires.
Mise à disposition de matériel pour
festivités : location de barnums, ta-
bles, chaises au profit des communes
membres et de leurs associations dont
le siège social se situe sur celles-ci.
Aménagement, balisage, entretien et
promotion des itinéraires de randonnée
en lien avec la compétence obligatoire
«Promotion du Tourisme (à l’exclusion
d’infrastructure voirie).
Adhésion aux structures des arts et de la
musique (Association Départementale
de Développement des Arts Scènes
Croissées, Ecole Départementale de
Musique de la Lozère).
La Communauté de Communes adhère
aux syndicats suivants :
Association Pays Terres de vie en Lozè-
re
Le programme LEADER;
•
-
-
•
-14 Préambule PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
Accueil de la population;
Approche Territoriale Intégrée;
Valorisation des zones Natura 2000;
Porte le Contrat de Relance et de
Transition Ecologique (CRTE).
Office de Tourisme de Langogne Haut
Allier
Syndicat Mixte pour l’Aménagement et
le Développement Economique autour
de la RN 88 (SMADE RN88)
Gestion de la zone d’activités
économique des «Choisinets» sur la
commune de Langogne
SICTOM des Hauts Plateaux
Gestion des déchetteries
Et indirectement :
Syndicat départemental d’électrifi-
cation et d’équipement de la Lozère
(SDEE)
Collecte du tri sléectif;
Valorisation des déchets;
Plan Local des Préventions et de
-
-
-
-
•
•
-
•
-
•
-
-
-
Gestion des Déchets non dangereux.
Syndicat Intercommunal des Eaux de la Clamouse (Communes de Langogne, Rocles, Naussac-Fontanes, Saint-Bonnet-Laval, Auroux, Chastanier)
Alimentation en eau potable
3. autRes documents définissant le contexte institutionnel de la communauté de communes
Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET Occitanie 2040) : La loi Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) du 7 août 2015 permet aux régions d’élaborer leur stratégie régionale avec le SRADDET dans plusieurs domaines de l’aménagement et du territoire (équilibre et égalité des territoires, implantation des différentes infrastructures d’intérêt régional, désenclavement des territoires ruraux etc) ; Schéma Départemental d’Amélioration de l’accessibilité des services au public. (2016-2022);
Labellisation des communes de Bel-Air-Val-d’Ance et de Langogne au titre du programme Petites Villes de Demain. Le Programme Petites Villes de Demain est un programme porté par l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) dans le but d’établir dans chaque territoire un programme d’action local visant à améliorer la qualité de vie des habitants des petites communes jouant un rôle de centralité dans les territoires ruraux.
•
-
-
-
-Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 15
A- Une attractivité démographique et résidentielleBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 16
A.1 Evolution générale de la population intercommunale Focus
De 7 444 habitants en 1968 à 5 188
habitants en 2019 (-2 256 habitants
en cinquante ans). Hausse de
la population de 1999 à 2008
puis diminution modérée de la
population après 2008. En 2021, le
nombre d’habitants s’élevait à 5 173,
soit - 2 271 habitants en cinquante
ans.
Un territoire rural organisé autour
de la centralité de la ville de
Langogne.
- 0.44% / ande baisse démographique
entre 2013 et 2019.
Une décroissance portée par une
diminution croissante des naissances
sur le territoire malgré un solde
migratoire positif depuis 2008.
De fortes disparités intercommunales
en termes d’évolution
démographique
•
•
•
•
•
Note : Sauf mention contraire, toutes les données sont issues du recensement 2019 de l’INSEE (2022).
La donnée démographique de la
Communauté de Communes du Haut Allier
Margeride a été actualisée (INSEE - 2021)
et est mise en évidence en vert, dans le
rapport de présentation.
L’analyse de l’évolution de la population
est un élément important du diagnostic
intercommunal. Cela permet à la Communauté de Communes de définir sa politique en matière d’accueil de nouveaux habitants.
Sur la Communauté de Communes, la population totale s’élève à 5 188 habitants en 2019. En 2021, 5 173 habitants sur le territoire, soit 15 habitants de moins ; soulignant cependant une certaine stabilité.
Saint Bonnet-Laval
Saint-Flour-de-Mercoire
Bel-Air-Val-d’Ance
Communauté de communes du Haut Allier
Nombre d'habitants
Moins de 250
Entre 250 et 500
Entre 500 et 750
2887
PoPulation de la Communauté de Communes du Haut allier margeride en 2019
Communes Population (2019)
Auroux 372
Bel-Air-Val-d’Ance 543
Chastanier 77
Cheylard-L’Eveque 63
Langogne 2 887
Luc 209
Naussac-Fontanes 369
Rocles 229
Saint-Bonnet-Laval 251
Saint-Flour-de-Mercoire 188
CCHAM 5 188Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 17
a.1.1 evolution généRale
L’analyse démographique de la population
intercommunale reflète bien la tendance
globale de l’évolution de la population
dans le département de la Lozère de 1968
à 2019. « Après une période de déclin
démographique, la population de la
Lozère retrouve une croissance de 1999
à 2008 et se stabilise par la suite de 2008
à 2019. Toutefois on pourra noter que les
baisses démographiques sont plus marqué
pour le territoire du Haut Allier que celui de
la Lozère.
La population intercommunale est passée
de 7 444 habitants en 1968 à 5 188 habitants
en 2019, soit une différence de 2 256
habitants (-44.24 hab/an en un peu plus de
50 ans).
Après une longue période de déclin
jusqu’en 1999, la Communauté de
Communes renoue avec la croissance
dans les années 2000 et profite sans doute
du regain de croissance du département
de la Lozère qui lui a commencé à croître
depuis 1990. Si la population Lozérienne
tend à se stabiliser depuis 2008, celle du Haut
evolution de la PoPulation entre 2008 et 2019
Allier décroît plus modérément depuis 2013
(-19hab/an) jusqu’en 2019. L’actualisation
de la donnée indique qu’entre 2015 et 2021,
cette décroissance se ralentit, s’élevant à
une perte de 7 hab/an.
La période de forte chute démographique
peut s’expliquer par 2 événements majeurs
sur le territoire du Haut Allier :
La fermeture des mines d’uranium sur
le territoire et à proximité; entreprises
pourvoyeuses d’emplois qui ont dûes
cessées et contraint les ménages à
déménager.
La mise en eau du barrage en 1980,
avec des travaux commencés 4 ans
plus tôt, ouvrage très contesté dans la
région, de nombreux ménages ont été
contraints de déménager.
•
•Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 18
evolution démograPHique entre 2008 et 2019 selon la Commune (PourCentage ) Si la période entre 2008 et 2019 est une période de légère baisse démographique, elle ne l’est pas pour
toutes les communes. En effet certaines communes
sont marquées par une croissance démographique
comme Naussac-Fontanes, Saint-Flour-de-Mercoire,
Rocles et dans une moindre mesure Cheylard-l’Eveque.
A titre de comparaison la commune de Langogne a
perdu 7.7% de sa population en 11 ans.
En 2019, Langogne abrite 55.6% de la population
intercommunale, elle est la commune qui influence le
plus la ou les tendances intercommunales en matière
de démographie (même constat en 2021).
Certainescommunes ont ainsi connu une augmentation
du nombre d’habitants, telles que les communes de
Naussac-Fontanes (+15.7%), Saint-Flour-de-Mercoire
(+11.2%), Rocles (+9.6%) et Cheylard-l’Eveque (+1.6%).
L’actualisation de la donnée permet de confirmer ce
constat en 2021, sur certaines de ces communes, à
l’instar de Naussac-Fontanes (+14.9%), Rocles (+8.8%),
Saint-Flour-de-Mercoire (+1.1%) et Bel-Air-Val-d’Ance
(+1.1%).
Plusieurs éléments peuvent expliquer les dynamiques
sur l’ensemble du territoire. Ces les éléments sont :
Proximité de l’axe Mende-Le-Puy-en-Velay RN 88 ;
Eloignement du pôle d’offre de services et de
commerces (centralité de Langogne) notamment
pour les communes de Bel-Air-Val-d’Ance et Saint-
Bonnet-Laval ;
Cadre de vie autour du Lac de Naussac.
•
•
•
!
!
"
Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 19
densité de la PoPulation en 2019 Le territoire de la Communauté de
Communes du Haut Allier Margeride se
caractérise par une densité moyenne de
population modérée, avec 18.3 habitants
au km² sur l’ensemble du territoire en 2019
(même constat en 2021). Le département
de la Lozère affiche lui une densité de
population de 14.8 habitants au km² .
La commune de Langogne concentre la
plus forte densité moyenne d’habitants
au kilomètre carré (91.9 hab/km²). Elle
se détache ainsi largement du reste du
territoire.
Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 0
evolution annuelle moyenne de la PoPulation
entre 2013 et 2019 Par ePCi (taux)
evolution annuelle moyenne de la PoPulation
entre 2008 et 2013 Par ePCi (taux)
CCHAM: -0.73%/an
Dpt (48): -0,10%/an
La population du Haut Allier décroît plus vite que celle du département, malgré un tassement sur la période 2013/2019. Cette même tendance s’observe sur la période 2015/2021, avec un taux s’élevant à -0.1%.
CCHAM: -0,44%/an
Dpt (48): -0,02%/anBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 1
Méthodologie et définition
Solde naturel : Comparaison entre le taux de mortalité et le taux de natalité. S’il est positif, le taux de mortalité est inférieur au taux de natalité. S’il est négatif, le taux de natalité est inférieur au taux de mortalité.
Solde migratoire : Comparaison entre le nombre de personnes sorties du territoire et le nombre de personnes entrées sur le territoire. S’il est positif, le taux de personnes entrant sur le territoire est supérieur à celui de personnes sortant. S’il est négatif, le taux de personnes sortant du territoire est supérieur à celui entrant sur le territoire.
evolution des soldes naturel et migratoire entre 1968 et 2019 a.1.2 décRyptage des évolutions
démogRaphiques
La croissance observée depuis les années
1968 est portée par un solde migratoire en
augmentation, traduisant le ralentissement
de l’exode rural, et l’arrivée de nouveaux
habitants sur le territoire depuis les années
1999 où le solde migratoire est positif depuis
lors.
De 1999 à 2008, le territoire de la
Communauté de Communes du Haut
Allier Margeride gagne 220 habitants,
toujours porté par son solde migratoire
(même constat sur la période 1999 à 2010,
avec un gain de population s’élevant à
+91 habitants et un solde migratoire positif
s’élevant à 0.9%).
Le solde naturel quant à lui reste négatif sur
toute la période de 1968 à 2019 et est à
la baisse de ce solde depuis 1968 (même
constat sur la période 1968 à 2021). Ce
qui signifie que les naissances diminuent
sur le territoire. Cette accélération du
vieillissement de la population locale
pèse de plus en plus sur la structure
démographique intercommunale.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
variation annuelle moyenne de la PoPulation entre 2013
et 2019 due au solde naturel (PourCentage )
variation annuelle moyenne de la PoPulation entre 2013
et 2019 (PourCentage )
variation annuelle moyenne de la PoPulation entre 2013
et 2019 due au solde migratoire (PourCentage )
Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
A. Le profil des habitants du territoire a.2.1 evolution de la population paR
tRanche d ’ âge
L’analyse de la pyramide des âges de la
Communauté de Communes entre 2008 et
2019 illustre la diminution de la population
au sein des différentes tranches d’âge :
Elle révèle une baisse importante de la
part des 0-14 ans et des 30-44 ans (soit
respectivement 13.2% et 14.4% en 2019
contre 15% et 19% en 2008) ;
•
Focus
145.6 : Indice de vieillissement sur la
CCHAM en 2019, contre 161 en 2021
(Lozère : 121 contre 128,7 en 2021).
Les classes d’âge majoritaires sont
les classes de 45-59 ans et 60 à
74 ans (21,6 % - 20,3 % en 2021
et 21,9 % - 24,6 % en 2021 de la
population).
2 400 ménages sur le territoire en
2019, contre 2 465 ménages en
2021. Progression du nombre de
ménages : +16 ménages entre 2013
(2 384 ménages) et 2019. Même
constat entre 2015 (2 387 ménages)
et 2021 : +78 ménages.
1.98 personnes par ménage en
moyenne (2,10 pour la Lozère contre
2,01 en 2021) en 2019, contre 1,93 en
2021.
28.7 % de ménages d’un couple sans
enfant (contre 29,2 % en 2021) et
43.2 % de ménages d’une personne
(contre 44,7 % en 2021).
•
•
•
•
•
A l’inverse la part des 60 à 74 ans est en
augmentation et représente 21.9% de
la population en 2019 (contre 17.1% en
2008) ; illustrant ainsi le vieillissement de
la population ;
Les autres classes d’âges 15-29 ans, 45-
59 ans connaissent elles aussi une baisse
mais plus modérée ;
Tandis que la classe d’âge des 75 ans
•
•
•
evolution de l ’effeCtif de la PoPulation Par tranCHe d ’âge entre 2008 et 2019Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 4
et plus connaît une légère augmentation entre 2008 et 2019 (+0.3%).
La pyramide des âges se creuse autour des 0 - 44 ans traduisant l’exode des jeunes lors de leurs études et leur arrivée sur le marché de l’emploi.
A l’inverse, l’importance de la tranche d’âge des 45-59 ans, puis celle des 60-74 ans signale un double mouvement; vieillissement de la population locale, et apport régulier de ménages pré-retraités ou retraités (installation nouvelle ou investissement en résidence, secondaire).
L’étude de l’Indice de Vieillissement (IV) permet d’affiner le
vieillissement sur chaque commune. L’intercommunalité affiche un IV s’élevant à 145.6 en 2019 contre 126.4 en 2008 (161 en 2021 contre 124,5 en 2010), ce qui témoigne d’une tendance au vieillissement de la population.
Comme le montre la carte ci-contre, on note de fortes disparités entre les communes du Haut Allier.
La Commune de Auroux par exemple constatent l’IV le plus important du territoire (508) suivi par Saint-Bonnet-Laval (392) et Luc (314). Le constat est sensiblement le même sur l’année 2021puisque l’IV le plus important du territoire se trouve sur la commune de Saint-Bonnet-Laval (519,4), suivi de Auroux (514,1). Ces IV très élevés peuvent en partie s’expliquer par la présence d’Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées
Dépendantes (EHPAD) sur les communes de Auroux et Luc et d’un ESAT sur la commune de Saint-Bonnet-Laval. La présence de ces structures impacte, de fait, l’IV des communes. Quant à la commune de Luc, l’actualisation de la donnée permet d’afficher un IV inférieur à celui indiqué en 2019 (235,1 en 2021 contre 314).
indiCe de vieillissement en 2019
L’indice de vieillissement (IV) permet d’avoir une
idée de la tendance d’évolution de la population.
Il se calcule selon la formule suivante :
IV=[(+65 ans) / (-20 ans)] x 100
Si IV>100: population vieillissante
Si IV<100: population rajeunissantePLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 5
Cette diminution pourrait s’expliquer par la fermeture de l’EPHAD présent sur cette commune.
D’autres communes affichent des taux également hauts comme Cheylard-L’Eveque (275) ou encore Chastanier (186). Le constat est identique sur ces communes en 2021 puisque les taux s’élèvent à 275 pour Cheylard-L’Eveque et 233,3 pour Chastanier.
Seulement 2 communes affiche un taux de vieillissement inférieur à 100, ce sont les communes de Saint-Flour-de-Mercoire (55) et Naussac-Fontanes (90). Le constat est identique sur ces communes en 2021 puisque les taux s’élèvent à 54,7 pour Saint-Flour-de- Mercoire et 94 pour Naussac-Fontanes. La commune de Rocles quant à elle est à 100 d’IV.
Ce taux assez bas sur la commune de Saint-Flour-de-Mercoire peut s’expliquer par l’arrivée de nouvelles population jeunes de 1975 à 2013.
IV 2008 IV 2019 IV 2021
CCHAM 126.4 145.6 161
Dpt 48 100.1 121 128,7Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 6
La population des 15 à 64 ans, soit les individus en âge de travailler, a diminué depuis 2008, passant de 3 262 à 3 030 personnes en 2019 (même constat sur la période 2010 à 2021). Ceci s’expliquant notamment par le vieillissement de la population et l’augmentation de la tranche d’âge 60-74 ans.
Toutefois la part des actifs est restée stable. Cette population active se scinde en deux catégories, à savoir :
les « Actifs ayant un emploi » dont la part s’élève à 62.1% en 2019 (64,5% en 2021) contre 64.2% en 2008 (62% en 2010) ;
les « Chômeurs » dont la part a augmenté de presque 2 points passant de 5.4% en 2008 à 7.3% en 2019. A l’inverse,
l’actualisation de la donnée met en évidence que la part des « chômeurs » décroît légèrement, passant de 5.5% en 2010 à 4,9% en 2021, soit une baisse de -0.6 point.
En ce qui concerne les inactifs :
les « Élèves, étudiants et stagiaires » ont augmenté, passant de 8.4% en 2008 à 10.1% en 2008. L’actualisation de la donnée
en 2021 semble indiquer que la part des « Élèves, étudiants et stagiaires » se stabilise entre 2010 (9.4%) et 2021 (9.5%) ;
les « Retraités ou pré-retraités », dont la part a diminué passant de 11.1% en 2008 à 9% en 2019. Cette tendance est la même
en 2021 puisque la part des « Retraités ou pré-retraités » est passée de 12.4% en 2010 à 8.6% en 2021, soit une diminution de 3.9 points ;
les « Autres inactifs » dont la part s’élève à 11.5% en 2019 contre 10.9% en 2008. Celle-ci s’élève à 12.5% en 2021 contre 10.7%
en 2010.
•
•
•
•
•
•
a.2.2 le pRofil des 15 à 64 ans
a.2.2.1 R épaRtition paR type d ’ activité
évolution de la PoPulation en âge de travailler selon le tyPe d ’aCtivité
entre 2008 et 2019
2008 2019 2021
Ensemble 3 262 3 030 2 957
Actifs 69.6% 69.4% 69.4%
Actifs ayant un emploi 64.2% 62.1% 64.5%
Chômeurs 5.4% 7.3% 4.9%
Inactifs 30.4% 30.6% 30.6%
Elèves, étudiants et stagiaires
non rémunérés 8.4% 10.1% 9.5%
Retraités ou pré-retraités 11.1% 9% 8.6%
Autres inactifs 10.9% 11.5% 12.5%
Une population relativement stable en termes d’activité sur le territoire.
Si l’on regarde de plus près l’augmentation du taux de chômage sur le territoire de 2008 à 2019, on s’aperçoit que ce sont
majoritairement les 15-24 ans qui sont impactés par le chômage. Dans cette classe d’âge, le taux de chômage a pris 10 points en une dizaine d’année, passant de 13.8% en 2008 à 23.9% en 2019 soit presque 1 sur 4. A l’inverse, le taux de chômage sur le territoire, entre 2010 et 2021 connaît une diminution de 1 point (7.1% en 2021 contre 8.1% en 2010). Par conséquent, les 15-24 ans sont moins impactés par le chômage qu’auparavant puisque la part s’élève à 15.8% en 2021 contre 23.9% identifiés en 2019.
Cela témoigne d’un territoire qui peine à maintenir de l’emploi sur son territoire.PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 7
I ndice de concentration économique
Moins de 75
De 75 à 100
De 100 à 130
De 130 à 160
Plus de 190
Légende
87.8
209.9
142.9
122.7
120.3
85.7
229.6 140
209.7
40.3
a.2.2.2 l’ indice de dépendance économique
A l’échelle de la Communauté de Communes le taux de
dépendance économique est de 128, contre 132 en 2021.
Ce qui signifie que le territoire compte davantage de jeunes
et de seniors que de personnes en âge de travailler.
Ce taux est aussi supérieur à celui du département qui est
de 115 pour la Lozère, contre 118 en 2021.
Comme le montre la carte ci-contre, cet indice diffère selon
les communes du territoire. Certaines communes comme
Luc, Auroux ou encore Bel-Air-Val-d’Ance ont un indice de
dépendance économique supérieur à 200. A contrario, en
2021, seule la commune de Luc possède un indice supérieur
à 200.
Seulement 3 communes ont un indice de dépendance
économique inférieur à 100. Il s’agit des communes de
Saint-Bonnet-Laval (40.3), Saint-Flour-de-Mercoire (85.7)
et de Naussac-Fontanes (87.8). En 2021, seule la commune
de Saint-Bonnet-Laval possède un indice de dépendance
économique inférieur à 100.
indiCe de déPendanCe éConomique en 2018
L’indice de dépendance économique
est le rapport entre la population des
jeunes et des personnes âgées (moins de
20 ans et 60 ans et plus) et la population
en âge de travailler (20 à 59 ans). Il est
défavorable lorsqu’il est supérieur à
100 (ou «fort»), c’est-à-dire lorsqu’il y a
davantage de jeunes et seniors que de
personnes en âge travailler.
IDE 2008 IDE 2019 IDE 2021
CCHAM 108 128 132
Dpt 48 96 115 118Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 8
revenu médian disPonible Par uC en 2019 a.2.2.3 les Revenus
La population de la Communauté de Communes dispose
de ressources inférieures aux niveaux départemental et
régional. En 2019, le revenu annuel médian disponible par
Unité de Consommation (UC) est de 18 877 euros à l’échelle
intercommunale (20 970 euros en 2021) contre 20 550 euros
à l’échelle du département (21 580 euros en 2021) et 20 980
euros à l’échelle de la région (22 010 euros en 2021).
L’étude du revenu médian en 2019 par UC selon la commune
ne révèle pas de fracture particulière. Les différences sont
modérées à l’échelle intercommunale.
Une Unité de Consommation (UC) est un système
de pondération attribuant un coefficient à chaque
membre du ménage et permettant de comparer les
niveaux de vie de ménages de taille et de composition
différentes. L’échelle actuellement la plus utilisée retient
la pondération suivante :
- 1 UC pour le premier adulte du ménage ;
- 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ;
- 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.
Médiane Occitanie : 20 980 €
Médiane Département Lozère: 20 550 €
Médiane CCHAM : 18 877 €
PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 9
a.2.2.4 les diplômes
Le niveau de diplôme de la population
résidant sur la Communauté de Communes
augmente au fil des générations. La
part de la population n’ayant aucun
diplôme ou certificat d’études primaires
a considérablement diminué, passant de
39.7% en 2008 à 27.1% en 2019 (la tendance
observée est la même suite à l’actualisation
de la donnée puisque cette part est passée
de 35.7% en 2010 à 23.6% en 2021). Ainsi,
en 2019, la part de la population ayant
un diplôme de l’enseignement supérieur
s’élève à 19.4% (contre 14.9% en 2008), un
taux inférieur à celui du département (26%
en 2019). En 2021, cette part s’élevait à
22.2% contre 16.6% en 2010, soit une hausse
de 5.6 points.
diPlôme le Plus élevé de la PoPulation non sColarisée de 15 ans ou Plus (PourCentage )Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 0
a.2.3 les ménages
a.2.3.1 nombRe et taille des ménages
La Communauté de Communes enregistre
une faible augmentation du nombre de
ménages sur son territoire passant de 2 380
en 2008 à 2 400 en 2019 (même constat sur
la période 2010 à 2021 puisque le nombre
de ménages est passé respectivement de
2 364 à 2 465, soit +101 ménages).
Cette hausse ne pouvant pas s’expliquer
par l’augmentation de la population sur
le territoire, elle s’explique plutôt par la
réduction de la taille des ménages.
En effet, le nombre moyen de personnes par
ménage est de 1.98 en 2019 (1,93 en 2021),
inférieur à la moyenne départementale
(2,10 en 2019 contre 2,01 en 2021). Il
existe cependant des nuances entre les
communes, témoignant selon les cas de la
composition familiale des ménages ou du
vieillissement de la population.
Suivant la tendance nationale, depuis la
fin des années 1960, la taille des ménages
a diminué considérablement : passant de
3,04 occupants en moyenne en 1968 à
1.98 en 2019 sur le territoire du Haut Allier
(même constat suite à l’actualisation des
données puisque la taille des ménages est
passée de 1.98 en 1968 à 1.93 en 2021).
La diminution de la taille des ménages est liée au vieillissement de la population et aux changements dans les modes de vie (moins de familles avec enfants, mises en couple plus tardives, décohabitation des générations, unions plus fragiles entraînant de la monoparentalité, etc.) sur le territoire. À population quasiment constante, la réduction de la taille des ménages explique un besoin en logements et notamment en logements adaptés.
taille moyenne des ménages en 2019 taille moyenne des ménages en 2008 et 2019
2008 2019
Auroux 2.24 1.94
Bel-Air-Val-d’Ance 2.16 2.12
Chastanier 2.16 2.03
Cheylard l’Eveque 1.77 1.85
Langogne 2.04 1.9
Luc 2.26 1.9
Naussac-Fontanes 2.34 2.18
Rocles 2.16 2.13
Saint-Bonnet-Laval 2.19 1.92
Saint-Flour-de-Mercoire 2.71 2.58
CCHAM 2.12 1.98Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 1
Méthodologie et définition
Ménage : Regroupement de l’ensemble des occupants
d’une résidence principale, qu’ils aient ou non des liens
de parenté.
Autres ménages sans familles : Ménages composés de
plusieurs personnes isolées : personnes résidant en internat,
en foyer de jeunes travailleurs, en maison de retraite, en
habitation mobile ou qui sont sans domicile.
syntHèse de la ComPosition des ménages a.2.3.2 composition des ménages
En 2019, les couples, mariés ou non,
représentent la majorité des ménages
(54.5%, le taux s’élève à 54% en 2021) sur
l’intercommunalité.
43.2% des ménages sont composés d’une
seule personne (le taux s’élève à 44.7% en
2021). Parmi ces ménages, 80% sont des
personnes âgées de plus de 65 ans (le taux
s’élève à 80,9% en 2021).
Entre 2008 et 2019, les petits ménages et
les couples sans enfants sont donc en
progression, contrairement au nombre de
familles monoparentales ou de couples
avec enfant(s) en diminution (même
constat suite à l’actualisation des données
en 2021).
evolution de la ComPosition des ménages entre 2008 et 2019
2,1
33,20% 23,90%
32,10% 5,30%
Amidev, Atelier Sol et Cité, Chemins de paysages
25
Plan Local d’Urbanisme Intercommunal Ouest Aveyron Communauté
Diagnostic territorial
Le profil des habitants du territoire
30,2%
34,1% 26,5%
2,22
personnes
par
ménage
7,4%
Ménages composés de familles
avec enfant(s)
2/3 (62%) des
personnes
vivant seules
ont plus de 65
ans
Ménage d’une personne seule
+ d’1 habitant sur 4 a moins de 30 ans
(28%)
+ d’1 habitant sur 3 a plus de 60 ans (36%)
les classes de populations jeunes et âgées
ont augmenté entre 2010 et 2015
Ménages composés de couples
sans enfant
Ménages composés de familles
monoparentales
En moyenne
7,2 %
21,2 %
33,5 % 2,1 %
19,6 %
16,5 %
26 %
9,6 %
15,4 %
20,4 %
2,3 % 26,2 %
54 40.65%
1.98
20.8% 28.7%
5,4% 43.2%
Couples avec enfant(s) Couples sans enfant
Ménages d’une personne
seule
Familles monoparentales
2008 2019
Ensemble des ménages 2 380 2 400
Ménages d’une personne 902 1 038
Couples sans enfant 659 688
Couples avec enfant(s) 563 499
Famille monoparentale 187 130
Autre ménage sans famille 70 45
Taille des ménages 2.12 1.98Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
A. Les migrations résidentielles
a.3.1 les migRations Résidentielles
Analyse réalisée à partir des données INSEE,
donnant une tendance sur une période de
5 ans du 01/01/2015 au 01/01/2020.
a.3.1.1 tendance généRale
De 2015 à 2019, 336 individus ont emménagé
sur le territoire.
La plupart arrivent depuis la région
Occitanie (47.62%) et le département de
la Lozère (18.6%).
Ce sont majoritairement des couples
(49.9%) ou de personnes seules (32.1%).
Focus
En 2019, 88.2% des habitants n’ont pas
changé de logement.
En 2019, 336 individus ont emménagé
sur la CCHAM 62 viennent du
département de la Lozère, soit 18.6%
des nouveaux arrivants.
Les principaux arrivants sont des jeunes
couples d’actifs âgés de 25 à 54 ans
ou des personnes seules et locataires
de leur résidence principale.
332 individus ont déménagé de
la CCHAM, 22.6% des sortants
déménagent vers une autre commune
du département de la Lozère.
•
•
•
•
Pour la plupart, ils sont âgés de 25 à 54 ans
(75.4%).
Les profils d’activités sont assez variés, 26.8%
sont des actifs ayant un emploi (y compris
apprentissage ou stage rémunéré). 30.1%
sont des enfants de moins de 14 ans ou
des élèves, étudiants et stagiaires non
rémunérés de 14 ans et plus. Ce qui fait
presque un nouvel arrivant sur 3.
Ce chiffre est intéressant pour l’avenir du
territoire.
20.2% sont des retraités, pré retraités
ou «autres inactifs», il y a aussi autant
de chômeurs : 20.2%. Cela signifie que
le territoire n’attire pas forcément des
populations pour le travail mais plutôt pour
le cadre de vie. Une bonne majorité sont
locataires : 64%.
88.2% des habitants de la Communauté
de Communes n’ont pas changé de
logement depuis l’année précédente. Une
faible minorité a déménagé sur la même
commune (3.64%) du territoire ou arrive
d’une autre commune du département de
la Lozère (2.66%). Ces chiffres soulignent
une certaine stabilité de la population en
place.
En ce qui concerne les sortants, ils sont
légèrement moins nombreux sur la période,
332 individus.
Les principales destinations sont en petite
majorité dans un autre logement de la
même commune (31.2%) ce qui témoigne
d’une certaine stabilité. Ils sont 25% à
déménager dans une autre commune du
département de la Lozère.
Pour autant les sortants restent en grande
majorité moins de 2 ans sur le territoire, ce
sont 77.7% des sortants qui ont emménagé
depuis moins de 2 ans.
Le profil des sortants est majoritairement
composé d’actifs ayant un emploi (40.4%),
seuls (55.1%) ou en couple (35.5%) âgés de
25 à 54 ans (45.5%) et étant locataires ou
sous-locataires de leur résidence principale
(73.8%).
Ainsi il y a plus d’entrant sur cette tranche
d’âge que de sortant, cela signifie que le
territoire semble toutefois convenir à une
certaine catégorie de personne.
Au delà de 55 ans, les départs du territoire
se font plus rares, ils ne représentent que
12.9% des sortants.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
Méthodologie
Les données de l’INSEE permettent
d’étudier les individus entrants dans le
territoire du Haut Allier et ceux en sortant
sur les années 2015-2019. Ces données
sont issues d’enquêtes statistiques. L’INSEE
met en garde quant à leurs utilisations, en
particulier les effectifs inférieurs à un certain
seuil (≈ 200), ces chiffres se révélant alors non
significatifs. Il est cependant possible de les
exploiter en faisant ressortir les tendances
générales. Pour la constitution de ce
dossier, ces données ont été exprimées en
pourcentage en grande majorité.
migrations résidentielles entrantes de la Communauté de Communes du Haut allier margeride de 2015 à 2019Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 4
A.3.1.2 P rofil des nouveAux ArrivAnts
Rapporté à la population moyenne du
département, l’INSEE plaçait la Lozère au
1er rang des départements d’Occitanie
en taux annuel de migration nette (9.5
pour 1 000) en 2016 (Source : INSEE,
migrations résidentielles en Occitanie,
INSEE dossier Occitanie n°10, décembre
2020), soit 44 habitants pour 1000.
Selon l’INSEE, la Lozère est un département
attractif puisque qu’il constate « Plus
d’arrivées en Lozère que de départs»,
il est «très attractif pour les seniors et les
natifs d’Occitanie» avec toutefois «six
entrant sur dix qui viennent d’une autre
région ou de l’étranger».
«Peu de mobilité résidentielles entre
EPCI au sein du département» et «un
nouvel arrivant sur cinq s’installe dans la
Communauté de communes Coeur de
Lozère».
À l’échelle du Haut Allier, l’arrivée de
nouveaux ménages peut s’expliquer
notamment par un cadre de vie agréable,
la bonne desserte du territoire ainsi qu’un
prix du foncier abordable. La présence
d’équipements variés, notamment pour
la petite enfance, les écoles, les soins,
les commerces et la culture facilement
accessibles constituent des facteurs
d’attractivité majeurs.
Les données INSEE permettent d’identifier
le profil des nouveaux arrivants sur le
Haut Allier. Ainsi en 2019 et avec une
ancienneté d’aménagement de moins de
2 ans, il s’agit principalement de jeunes
couples d’actifs ou inactifs (50,6%) âgés
de 25 à 39 ans (42.8%) et étant locataires
de leur résidence principale (79%).
Leur statut de locataire suggère une
installation éphémère, le temps d’un
contrat de travail, en témoigne aussi
l’ancienneté d’aménagement s’élevant
principalement à deux ans maximum
(71.3%).
a.3.1.3 pRofil des soRtants
L’INSEE permet également de dresser le
profil des sortants du territoire. Ainsi en 2019
et avec une ancienneté d’aménagement
et moins de 2 ans, il s’agit principalement
d’actifs ayant un emploi (41.9%) seuls
(51.7%) âgés de 25 à 39 ans (42.4%) et
étant locataires ou sous-locataires de
leur résidence principale (88.4%).Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 5
migrations résidentielles sortantes de la Communauté de Communes du Haut allier margeride de 2015 à 2019Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 6
A.4 Enjeux Constats Enjeux/Questionnements
5 188 habitants en 2019 contre 5 499 habitants en 2008 (-311 habitants par an en un peu plus de 10 ans). La même tendance est observée entre 2010 et 2021 puisque le nombre d’habitants est passé de 5 370 à 5 173, soit une perte de 51 habitants par an ;
Une évolution démographique en augmentation depuis 1968, mais toujours en négative (hormis pour la période 1999-2008 : +0.5% de variation annuelle sur la période, cette variation est de +0,2% entre 1999 et 2010). Un solde naturel en diminution constante voir même accentué depuis 1968 (même tendance suite à l’actualisation des données en 2021). Un solde migratoire positif depuis 1999 mais n’arrivant pas à compenser le solde naturel négatif (même tendance suite à l’actualisation des données en 2021). Toutefois une amélioration semble se dessiner depuis 2008 (l’actualisation de la donnée rélève également une amélioration depuis 2010).
IV = 145.6 en 2019 contre 161 en 2021 (126.4 en 2008, contre 124.5 en 2010) : une tendance au vieillissement plus forte que celle du département : 100.1 en 2008 (101.8 en 2010) et 121.0 en 2019 (128.7 en 2021) avec de fortes inégalités inter-communales.
Tranches de population dominantes : les 45 - 59 ans et 60 - 74 ans (même constat suite à l’actualisation des données en 2021)
En 2019, le nombre moyen de personnes par ménage est de 1.98, contre 1.93 en 2021. Taille des ménages en réduction constante, s’expliquant par une progression des petits ménages (43.2% de ménages d’une personne seule en 2019 - ce taux s’élève à 44,7% en 2021, contre 37.9% en 2008 - ce taux s’élèvait à 39.9% en 2010), tandis que le nombre de familles avec enfants décroît (de 31.6% en 2008 - ce taux s’élève à 29.4% en 2010 - à 26.2% en 2019 - ce taux s’élève à 24,7% en 2021).
Un revenu médian disponible par UC nettement inférieur à la moyenne départementale et régionale : 18 877€ (20 970€ en 2021) contre 20 550€ pour le département (21 580€ en 2021).
•
•
•
•
•
•
Renforcer l’attractivité du territoire pour favoriser
l’accueil des nouveaux ménages, condition nécessaire
au maintien, voire au renforcement d’un maillage
suffisant en équipements, commerces et services.
Poursuivre l’inversion favorable des tendances
démographiques à l’échelle de l’ensemble du
territoire : favoriser l’accueil de jeunes ménages pour
éviter le creusement du solde naturel, voire le rendre
positif.
Adapter le territoire au vieillissement de la population
en maintenant et développant l’offre en équipements
et services (logements adaptés, proximité des services
et équipements, accompagnement à la mobilité, lutte
contre l’isolement, etc.).
•
•
•7 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
B- Diagnostic du cadre foncier et du parc de logementsBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 8Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 9
b.1.1 descRiption généRale
B.1 Structure et caractéristiques du parc de logements Note: Sauf mention contraire, toutes les données sont issues du recensement 2019 de l’INSEE
Focus
4 667 logements en 2019, en
augmentation constante depuis
1968 (+ 1 172 logements).
La part de résidences principales
s’élevant à 51.5 % en 2019.
74.1% des résidences principales
sont des maisons individuelles en
2019.
La part des résidences secondaires
et occasionnelles étant à 36.1% en
2019.
Un taux de vacance s’élevant à
12.4 % en 2019, soit 580 logements.
•
•
•
•
•
L’analyse du parc de logements de la
Communauté de Communes donne les
grandes lignes du développement et de
l’urbanisation des dernières décennies. Il
s’agit d’un préalable indispensable dans la
réflexion sur le développement souhaité du
territoire.
En 2019, l’intercommunalité comptait un total de 4 667 logements sur son territoire. Cet effectif comprend les résidences principales (51.5%), les logements secondaires et occasionnels (36.1%) ainsi que les logements vacants (11,8%).
En somme, l’effectif des logements sur le territoire intercommunal est en augmentation constante depuis l’année 1968, soit une hausse de 33.5% en un peu plus de 50 ans (1 172 logements supplémentaires), 23 logements sont donc créés par année en moyenne entre 1968 et 2019. Si la part des résidences principales sur l’ensemble du parc de logements a diminué depuis 1968, passant de 67 % à 51.5 % en 2019, son nombre, lui, est resté globalement stable de 2 341 en 1968 à 2 403, soit +62 RP en 51 ans.
evolution du ParC de logement selon le tyPe d ’oCCuPation dePuis 196840 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
La part des résidences secondaires et logements occasionnels a fortement augmenté, passant de 23.5% en 1968 à 36.1% en 2019, soit +862 logements secondaires et occasionnels en 51 ans (soit +16.9 RS/an).
ComPosition du ParC de logements en 2019 (PourCentage )
evolution du nombre de logements selon le tyPe d ’oCCuPation (base 100)
Ce constat n’est pas exclusif au territoire du Haut Allier. En effet, la hausse exponentielle des logements secondaires et occasionnels se remarque sur le parc de logements départemental et régional. En effet, la part des logements vacants sur l’ensemble du parc intercommunal a augmenté et a suivi la tendance départementale depuis la baisse de 1999.
En comparaison directe du parc de logements du Haut Allier et celui du département et de la région Occitanie, on constate un taux de résidences principales de 51.5% soit presque 1 logement sur 2, beaucoup moins que la part régionale (76.1%), ceci
s’expliquant notamment par la part de résidence secondaires et logements occasionnels assez élevé : 36.1 (plus d’un logement sur 3) et un taux assez élevé également de logements vacants 12.4% contre 10.4% pour le département de la Lozère ou encore 8.4% pour la région Occitanie.
Toutefois le maintien d’un parc de logements vacants est
essentiel à la fluidité du parcours résidentiel. Un taux de vacance acceptable s’élevant aux alentours de 7% à 8%. Ici le chiffre de 12.4% de logements vacants plutôt élevé cela peut s’expliquer par l’exode de la population ou encore un parc de logement vétuste / indigne.
0,0
50,0
100,0
150,0
200,0
250,0
300,0
350,0
400,0
450,0
500,0
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2019
Résidences principales CCHA Résidences secondaires CCHTA Logements vacants CCHTA
Résidences principales Lozere Résidences secondaires Lozere Logements vacants Lozere
Résidences principales Occtanie Résidences secondaires Occitanie Logements vacants OccitanieBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 41
b.1.2 les Résidences pRincipales
À l’échelle de l’intercommunalité, la part
des résidences principales en 2019 est
légèrement majoritaire sur l’ensemble du
parc de logements, une part s’élevant à
51.5% (soit 2 403 logements).
Seules 3 communes ont une part supérieure
à 50%, il s’agit des communes de Langogne
(62%) avec 1 407 logements, Naussac-
Fontanes (65%) avec 169 logements et
Saint-Flour-de-Mercoire (62%) avec 73
logements.
Ces communes bénéficient notamment
de la proximité avec le bassin d’emplois de
Langogne. De plus, elles sont bien desservies
sur l’axe Mende-Le-Puy-en-Velay et la RN
88.
L’analyse de l’évolution au cours du temps
du nombre de résidences principales
diminue depuis 1968 jusqu’a 1990. Ainsi
la part de résidences principales sur
l’ensemble du parc de logement diminue
aussi fortement (de 67% à 55.9%). Après
1990, le nombre de résidences principales
augmentent, ayant pour effet une certaines
stabilisation de la part de résidences
principales sur l’ensemble du parc de
logement, pour arriver autour des 51% de
part de résidences principales en 2019.
Part et effeCtif des résidenCes PrinCiPales sur l ’ensemble du ParC de logements en 2019
Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 4
b.1.3 les Résidences secondaiRes et logements occasionnels
Sont considérées comme résidences
secondaires ou logements occasionnels
les « logements utilisés pour des séjours
de courte durée (week-ends, loisirs, ou
vacances). Les logements meublés mis
en location pour des séjours touristiques
sont également classés en résidences
secondaires » (INSEE, 2021).
La résidence secondaire est donc à
différencier de la résidence principale,
cette dernière constituant le logement
habituel du ménage. La part des logements
secondaires dans le parc de logements de
la CCHAM s’élevait à 36.1% en 2019 (soit
1 685 logements). L’intercommunalité se
distingue alors du reste du département
par un taux s’élevant à 32.2 %.
La commune de Langogne et les
communes de Saint-Flour-de-Mercoire
et Naussac-Fontanes situées à proximité
immédiate de la Ville de Langogne affiche
un taux de résidences secondaires moins
important que le reste du territoire. Ceci
est à mettre en avant par la fonction de
polarité de services proposée par Ville de
Langogne.
Part et effeCtif des résidenCes seCondaires sur l ’ensemble du ParC de logements en 2019
Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 4
A l’inverse les communes plus éloignées de
Langogne ou Grandieu (pour la commune
de Bel-Air-Val-d’Ance) affiche des taux de
résidences secondaires très élevé comme
Luc (71.7% soit 267 logements) ou Saint-
Bonnet-Laval (64.2% soit 184 logements).
Cette forte représentation des logements
secondaires et occasionnels sur la
Communauté de Communes s’explique
par l’aspect touristique du territoire mit en
avant par le Lac de Naussac et ses activités
de loisirs et le cadre de vie «paisible» du
territoire.
Il semble évident que ce territoire est
marqué par une forte saisonnalité et que le
nombre de «résidents» en période estivale
peut être multiplié par 1.5 à 2 fois.
L’analyse de l’évolution au cours du
temps de la part et de l’effectif des
résidences secondaires confirme bien
cette observation: La part de résidences
secondaires à bondi entre 1975 et 1982
gagnant presque +10% en 7 ans. De même
que l’effectif de résidences secondaires
qui a doublé entre 1975 et 2008.
evolution de la Part et de l ’effeCtif des résidenCes seCondaires sur l ’ensemble du ParC de logementsBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 44
b.1.4 les logements vacants
Un logement est dit vacant « s’il est
inoccupé et :
proposé à la vente, à la location ;
déjà attribué à un acheteur ou un
locataire et en attente d’occupation ;
en attente de règlement de succession
;
conservé par un employeur pour
un usage futur au profit d’un de ses
employés ;
sans affectation précise par le
propriétaire (logement vétuste, etc.)»
(INSEE, 2021).
La CCHAM présentait en 2019 une part de
12.4% de logements vacants dans son parc
de logements. Celle-ci peut s’expliquer
par:
des travaux en cours ou en projet ;
des délais de commercialisation trop
longs (vente, location) ;
diminution de la population;
l’état du logement.
En tout état de cause, le potentiel que
constitue les logements vacants doit être
pondéré car l’accessibilité, l’état, les coûts
et la morphologie de ces logements peut
constituer un frein à leur remise en valeur.
Selon l’INSEE, l’effectif des logements
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Part et effeCtif des logements vaCants sur l ’ensemble du ParC de logements en 2019
vacants au sein du parc de logements de
la CCHAM augmente de façon linéaire
depuis 1999, la part s’élevant initialement à
6.1% pour 251 logements et atteignant 580
logements soit 12.4% du parc.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 45
contre 580 en 2019 au vu de la dynamique d’évolution partagée par l’INSEE. 70% de ces logements vacants seraient situés sur la commune de Langogne. Les données provenant du CEREMA permettent d’identifier les logements vacants depuis plus de deux ans (458) et plus de cinq ans (334). La localisation de ces logements vacants sur le long terme, dite vacance structurelle, est davantage intéressante dans le sens où elle pourrait révéler des problématiques inédites selon le secteur telles que l’ancienneté, l’état ou encore le confort du bâti.
Dans le cadre de ce document, l’analyse des logements vacants a été affinée lors d’entretiens communaux. À partir de la localisation des fichiers fonciers et de la connaissance des élus locaux, cet inventaire a été corrigé et mis à jour pour l’année 2023, la vacance sur le territoire du Haut Allier serait de 585 logements soit 11.7%.
Comme vu précédemment, la période
avant 1999 est une période où les résidences
secondaires augmentent fortement.
On peut en déduire que beaucoup de
logements vacants ont été transformés en
résidences secondaires.
En 2019, la vacance des logements semble
se concentrer sur la commune de Langogne
avec une part s’élevant à 18.5%.
Ainsi, la desserte des axes routiers
importants ou encore la proximité avec les
commerces et les services ne semblent pas
être des facteurs déterminants de cette
dynamique tels qu’ils ont pu l’être pour la
part des résidences principales.
Les données provenant des fichiers fonciers
du CEREMA permettent de compléter les
chiffres de l’INSEE. Cette nouvelle source
renseigne la vacance sur le territoire pour
l’année 2022. Cependant, ces données
sont à manipuler avec précaution dans le
sens où il s’agit de données déclaratives
extraites à un instant précis. Elles doivent être
couplées à d’autres sources de données,
ce qui permettra de justifier leur fiabilité.
Ainsi, confronter les données du CEREMA
et de l’INSEE conforte leur usage dans le
sens où la différence entre ces chiffres est
loin d’être aberrante.
La vacance du parc de logements du
Haut Allier était de 698 logements en 2022
evolution de la Part et de l ’effeCtif des logements vaCants sur l ’ensemble du ParC de logementsBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 46
b.1.5 la maison individuelle
pRédominante
Le caractère rural de la Communauté
de Communes explique l’effectif de
maisons individuelles majoritaire. En effet,
sur l’ensemble du parc de logements de
l’intercommunalité, la part des maisons
individuelles s’élevait à 74.1% en 2019. Les
appartements, représentant 25.5% du parc
de logements, se concentrent dans les
centre-bourgs notamment.
Cette part de maisons individuelles est
inférieure à celle du département de la
Lozère s’élevant à 78.1%, et supérieur à celle
de la région Occitanie, s’élevant à 60,9%
en 2019. À l’échelle intercommunale c’est
la commune de Langogne qui concentre
le plus de logements de type appartement
: 43.4% du parc.
S’en suivent les communes de Auroux
(14.8%) et de Naussac-Fontanes (13.1%).
Part du tyPe d ’Habitation dans le ParC de logements selon
l ’éCHelle territoriale en 2019 (PourCentage )
Part du tyPe d ’Habitation dans le ParC de logements selon la Commune en 2019Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 47
evolution du nombre d ’Habitations de tyPe maison individuelle Par Commune
entre 2008 et 2019
evolution du nombre d ’Habitations de tyPe aPPartement Par Commune
entre 2008 et 2019
De manière générale, le nombre de maisons
individuelles et d’appartements sont
assez stable. La commune de Langogne
augmente son parc de logements de type
appartement de 3.2 points de pourcentage
entre 2008 (40.2%) et 2019 (43.4%).Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 48
B. Caractéristiques des résidences principales
Focus
En 2019, 66.2% des habitants sont
propriétaires de leur résidence
principale (1 591 logements).
30.7% de locataires en 2019 (739
logements).
73 ménages logés gratuitement
(3.0%).
39.4% de locataires sur la commune
de Langogne en 2019.
72.4% de résidences principales de
grande taille (4 pièces ou plus).
11.7% de petits logements (2 pièces
ou moins).
•
•
•
•
•
•
b.2.1 le statut d ’ occupation
evolution du statut d ’oCCuPation de la résidenCe PrinCiPale entre 2008 et 2019Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 49
Les propriétaires
La part des habitants propriétaires de
leur résidence principale sur le Haut Allier,
s’élevant à 66.2% en 2019, est légèrement
supérieure à celle du département de
la Lozère (65.6%). En effet, il s’agit d’un
territoire rural, un lieu où les ménages
souhaitent s’installer afin de bénéficier
d’un cadre exceptionnel et reposant ainsi
qu’une offre en logement plus grand qu’en
milieu urbain, nécessaire pour les familles
nombreuses.
Part et effeCtif des résidenCes PrinCiPales oCCuPées Par leur ProPriétaire en 2019
Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 50
Les locataires
Les appartements découlent de la
construction verticale en milieu urbain
et sont plus favorables à une mise en
location.
Sur le territoire de la Communauté de
Communes du Haut Allier Margeride, la
part de locataires est resté stable, 30.7% en
2008 (728) et 30.7% en 2019 (739).
Ce sont les communes les plus peuplées
du territoire qui présentent davantage de
résidences principales en location. Elles
constituent des centralités en termes de
logements, d’équipements et de services.
Ces logements permettent notamment
de soutenir la décohabitation des jeunes,
l’installation de nouveaux actifs sur le
territoire et en parallèle l’alimentation des
écoles en enfants ou encore de permettre
à des seniors de trouver des logements
accessibles au plus proche des commerces
et équipements.
Hormis à Langogne, les habitants de
l’intercommunalité sont donc pour
l’essentiel des propriétaires, mais de plus
en plus de locataires s’installent sur le
territoire.
Part et effeCtif des résidenCes PrinCiPales oCCuPées Par un loCataire en 2019
Source : INSEE, statistiques-locales.insee.fr, 2022Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 51
b.2.2 epoque d ’ achèvement des Résidences pRincipales
b.2.2.1 un paRc ancien de Résidences pRincipales
L’analyse de l’époque d’achèvement des logements en résidences principales fait apparaître un parc relativement ancien, avec seulement 46.8% des résidences principales achevées à partir des années 1970, soit l’orée des premières réglementations thermiques.
76.5% des résidences principales ont été achevées avant 1999. Le parc de logements de type «appartement» apparaît comme globalement ancien (61 % ont été édifiés avant les années 70).
evolution du nombre de résidenCes PrinCiPales de l ’interCommunalité
selon leur tyPe et leur Période d ’aCHèvement avant 2016
Les logés à titre gratuit
L’INSEE distingue un troisième statut
d’occupation de résidence principale :
le logement à titre gratuit. Ce sont « des
ménages qui ne sont pas propriétaires de
leur logement et qui ne paient pas de loyer
[...]. Il s’agit par exemple de personnes
logées par leur employeur ou par un
membre de leur famille à titre gracieux »
(INSEE, 2019).
La part des logés à titre gratuit est en
diminution depuis 2013 : elle représente 3%
en 2019 contre 4.3% et 4.4% en 2013 et 2008
respectivement.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 5
b.2.2.2 les enjeux liés à l ’ ancienneté des
logements
L’ancienneté assez prononcée de certains
biens peut freiner leur réappropriation. Les
travaux de remise en état peuvent être
lourds, et entraîner un surcoût important
nécessitant une estimation de départ
adaptée. Le logement ancien constitue
une forme de logement transitoire
relativement importante pour les primo-
accédants ou pour les personnes âgées
valides notamment. Aussi, la valorisation
de l’existant est primordiale pour maintenir
une offre variée et qualitative.
La première réglementation thermique
date de 1974. Les logements ayant été
construits avant cette date ne tiennent pas
compte de ces réglementations (60.58%
des logements sur la CCHAM datent
d’avant 1975 selon les fichiers fonciers du
CEREMA) et sont plus susceptibles d’être
sensibles au froid et à la chaleur.
Ce poids important des logements
anciens est à mettre en perspective avec
les potentielles situations de précarité
énergétique que peuvent connaître les
ménages du territoire, notamment au sein
des communes où l’usage de la voiture
est important et où les revenus sont les plus
limités.
Le territoire présente donc un enjeu fort
d’adaptation de l’habitat aux conditions
climatiques futures d’autant plus que la
proportion de la population sensible aux
aléas climatiques y est importante.
b.2.3 le paRc des Résidences pRincipales , gisement en économie d ’ éneRgie
Dans un logement, la consommation
énergétique varie selon :
l’état de l’isolation du toit et des murs (les
deux principales sources de déperdition
de la chaleur) ;
l’état des menuiseries, dont l’influence
varie selon la surface vitrée ;
l’état de l’installation de chauffage
et du système de production d’eau
chaude, et l’énergie utilisée ;
la ventilation du logement.
•
•
•
•Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 5
Réglementation
thermique
Etiquette
énergétique
Aucune Aucune Aucune Aucune RT 1975 RT 1982 RT 1988 RT 2000 RT 2005
RT 2012
Aucune G G G F E C C > A
L’évolution des réglementations thermiques a
permis de produire des logements de mieux en
mieux isolés et consommant de fait de moins en
moins d’énergie. Le parc de logements actuel
est donc constitué de logements économes
mais également de nombreux logements plus
ou moins énergivores selon leur période de
construction.
Le parc de logements représentant l’enjeu
majeur de l’amélioration de la performance
énergétique est celui construit avant 1975, car
aucune réglementation thermique n’existait lors
de sa construction.
La représentation suivante met en relation les
réglementations thermiques en vigueur et le
parc de résidences en fonction de leur période
de construction. Elle permet d’obtenir une image
théorique de la consommation énergétique
actuelle du parc des résidences principales sur
le territoire. Elle ne tient toutefois pas en compte
des travaux de rénovation énergétique qui ont
pu être entrepris par les propriétaires.
Depuis le 1er janvier 2013, les nouvelles
constructions de logements doivent respecter
la RT 2012, qui exige une consommation
énergétique inférieure à 50 KWh/m² (étiquette
énergie A). Dans le futur, l’objectif sera la
construction de logements à énergie positive
(logements produisant plus d’énergie qu’ils n’en
consomment).
evaluation énergétique tHéorique du ParC de logements selon l ’éPoque de ConstruCtion
sourCe : fiCHiers fonCiers du Cerema, 2021Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 54
b.2.4 état du paRc de logements
La base de données des fichiers fonciers
traités par le CEREMA permet d’identifier
l’état des logements. Chaque local,
dont les logements, se voit attribuer une
catégorie de classement cadastral. Il s’agit
d’un indicateur de la qualité du local selon
un classement en 8 catégories, allant du
«Grand luxe» (1) au «Taudis» (8).
À l’échelle intercommunale, 99.13% du
parc de logements du Haut Allier se révèle
«Assez confortable» ou moins bien classé en
2022, soit une note de 5 ou moins. 48.88%
des logements sont considérés comme «
Ordinaires », soit la note de 6.
Et 19.93% des logements sont classés
médiocres ou taudis (7 ou 8).
Cet état du parc de logements
intercommunal peut s’expliquer par son
caractère plutôt ancien.
état du bâti à voCation d ’Habitat selon le territoire
sourCe : fiCHiers fonCiers du Cerema, 2021Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 55
Part du logement Potentiellement dégradé selon la Commune
1 2 3 4 5 6 7 8
Grand
luxe Luxe
Très
confortabl
e
Confortable Assez confortable Ordinaire Médiocre Taudis
Auroux 4 0 0 1 111 220 62 4 402 16,42
Bel-Air-Val-
d'Ance 1 0 0 3 118 323 95 20 560 20,54
Chastanier 0 0 0 0 32 56 12 2 102 13,73
Cheylard l'Eveque 0 0 0 0 2 77 18 2 99 20,20
Langogne 2 0 0 14 849 1070 527 57 2519 23,18
Luc 0 0 0 3 82 223 93 7 408 24,51
Naussac-
Fontanes 0 0 0 3 113 141 15 1 273 5,86
Rocles 0 0 0 8 152 85 14 3 262 6,49
Saint-Bonnet-
Laval 1 0 0 0 30 223 53 5 312 18,59
Saint-Flour-de-
Mercoire 0 0 0 4 46 57 14 5 126 15,08
CCHA 8 0 0 36 1535 2475 903 106 5063 19,93
% 0,16 0,00 0,00 0,71 30,32 48,88 17,84 2,09 100 100
% du parc de logement
classé 7 et 8 / parc de
logement communal
Total
sourCe : fiCHiers fonCiers du Cerema, 2021
En 2022, le parc de logements intercommunal présentait 1 009 logements estimés comme potentiellement dégradés (classement cadastral 7 ou 8), soit presque 20% du parc.
Parmi ces logements 424 seraient considérés comme potentiellement indigne (Nombre de logements dégradés - nombre de logements vacants).
Selon la fondation abbé pierre la Lozère compterait entre 8 et 10% de parc privé potentiellement indigne avec 3 090 logements. Le territoire du Haut Allier Margeride compterait théoriquement 13.7% de ce parc.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 56
Définition
« La notion d’habitat indigne recouvre
l’ensemble des situations d’habitat qui
sont un déni au droit au logement et
portent atteinte à la dignité humaine.
Cette notion recouvre les logements,
immeubles et locaux insalubres, locaux
où le plomb est accessible (saturnisme),
immeuble menaçant ruine, hôtels
meublés dangereux, habitats
précaires, et dont la suppression ou la
réhabilitation relève des pouvoirs de
police administrative exercés par les
maires et les préfets ».
(Source : Ministère de l’Ecologie) S ource : Nouvelle police de la Sécurité et de la Salubrité - ccHaM : articleS l.511-1 à l.522-2 et r.511-1 à r.511-13
l ’Habitat indigne, une ComPétenCe Partagée
SECURITE SANTE CONFORMITE
MAIRE ou PRESIDENT D’EPCI PREFET (ARS ou SCHS) MAIRE DROIT PRIVE
Pouvoir de police spéciale
(Nouvelle police de la sécurité et de la salubrité)
CCH
Pouvoir de police générale
RSD
Décret décence
Péril
Insalubrité
Habitat
indigne
Manquement
aux règles
d’hygiène
Non
décence
SaturnismeBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 57
En comparant avec les données de 2008,
la part des deux pièces a légèrement
augmenté, passant de 8.1% à 9.4% en
2019. Cette augmentation s’accompagne
d’une diminution de la part des logements
de type T5 notamment, passant de 46.3%
en 2008 à 44.1% en 2019 (-1,1 point). La
part de T3 est restée la même : 15.8%.
Les logements d’une pièce sont faiblement
représentés (2.3% du parc de résidences
principales en 2019), une proportion plus
faible que celle du département (3.2%).
À noter que le territoire compte 72.04%
de logements faisant l’objet d’une sous-
occupation, un niveau supérieur à celui du
département (66,58%).
En 2019, sur les 2 403 résidences principales
de la Communauté de Communes,
1 741 comportent quatre pièces ou plus
soit 72,4% (contre 69,2% à l’échelle du
département).
b.2.5 taille des Résidences pRincipales raPPel de la ComPosition des ménages
evolution de l ’effeCtif des résidenCes PrinCiPales selon le
nombre de PièCes entre 2008 et 2019
2,1
33,20% 23,90%
32,10% 5,30%
Plan Local d’Urbanisme Intercommunal Ouest Aveyron Communauté
Diagnostic territorial
Le profil des habitants du territoire
30%
33% 28%
2,2
personnes
par
ménage
8%
Ménages composés de familles
avec enfant(s)
2/3 (62%) des
personnes
vivant seules
ont plus de 65
ans
Ménage d’une personne seule
+
(2
+
le
o
Ménages composés de couples
sans enfant
Ménages composés de familles
monoparentales
En moyenne
1.98
20,8% 28.7%
5,4% 43.2%
Couples avec enfant(s) Couples sans enfant
Ménages d’une personne
seule
Familles monoparentales
40.65%
oCCuPation du ParC de résidenCes PrinCiPales selon la taille des ménages en 2019 (PourCentage )
1 personne 2 personnes 3 personnes 4 personnes 5 personnes 6 personnes ou plus
1 pièce 2,1 0,2 0,0 0,0 0,0 0,0
2 pièces 7,3 1,1 0,2 0,0 0,0 0,0
3 pièces 9,9 4,0 1,0 0,3 0,1 0,0
4 pièces 12,3 10,7 3,1 3,0 0,5 0,3
5 pièces 6,4 9,0 3,4 2,5 0,5 0,4
6 pièces ou plus 6,4 8,1 2,5 3,4 1,2 0,2
Sous-occupation SuroccupationBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 58
Des parcours de vie multiples
La logique de parcours résidentiels linéaires
ascendants semble évoluer pour une partie
des ménages. Le modèle « classique »
selon lequel, après une phase de location,
le couple accède à la propriété, achetant
d’abord un logement de petite taille, puis
un plus grand, souvent une maison, lorsque
la famille s’agrandit, s’applique de moins
en moins.
Les besoins en logements se diversifient à
toutes les étapes de la vie et concernent
tous les types de ménages, en lien avec
l’évolution des modes de vie et l’instabilité
professionnelle: le célibat prolongé, la
analyse du ParC de logement au regard du Profil des ménages du territoire en 2019
hausse des séparations, une proportion de
personnes vivant des unions successives
au cours de leur vie qui augmente, les
familles monoparentales, l’émergence
des familles recomposées, les difficultés
d’accès à l’emploi, le chômage ou encore
le vieillissement.
Autant de facteurs qui engendrent la
croissance de ménages plus petits ou
complexes et qui génèrent des besoins en
logements supplémentaires.
L’analyse du parcours résidentiel permet
d’identifier un besoin en logement suivant
le profil des ménages.
Les ménages
du territoire
Le parc de
logement
1 personne
44.4%
2 personnes
33.0%
3 personnes
10.2%
4 personnes
9.1%
5 personnes
2.4%
1 pièce
2.3%
2 pièces
8.5%
3 pièces
15.4%
4 pièces
29.9%
5 pièces
22.2%
6 personnes ou +
0,9%
6 pièces et +
21.8%
Au vu des dynamiques démographiques
à l’oeuvre sur le territoire et qui tendent à
une diminution de la taille des ménages
(2.19 personnes par ménage en 1999 à
1.98 en 2019), ces situations pourraient
s’accentuer. L’offre en logements doit
donc être questionnée pour envisager
des réadaptations. De même, la nouvelle
offre doit poursuivre sa diversification afin
de répondre à la demande des petits
ménages en hausse et ainsi favoriser les
mobilités résidentielles du territoire.
Un logement peut être considéré
comme inadapté dès lors qu’il existe
un différentiel de deux pièces avec le
nombre de personnes du ménages.
NB : ces données sont à rapprocher
d’une réalité tangible et ne traduisent
pas obligatoirement des difficultés. Par
exemple une sous-occupation peut
être liée à l’éclatement des cellules
familiales (garde alternée, retour des
enfants le week-end, etc.).Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 59
b.2.6 le logement locatif social
Le logement locatif social est un
logement locatif dont le loyer et les
ressources du locataire sont encadrés
conventionnellement. Deux types de parcs
sociaux sont distingués: le parc locatif social
public et le parc locatif social privé.
Les logements locatifs publics sont financés
par des fonds publics (à l’aide d’un prêt
de l’Etat), réalisés et gérés par des bailleurs
publics, ou des collectivités (communes,
EPCI). Notons que de nombreuses
rénovations ont été faites ces dernières
années.
Le secteur privé peut également réaliser des
logements locatifs sociaux en signant avec
l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat)
une convention par laquelle le bailleur privé
s’engage à respecter un plafond de loyer
et à louer à des locataires ne dépassant
pas un certain plafond de revenus. Dans
le cas où des travaux d’amélioration sont
nécessaires, l’ANAH peut accorder des
subventions.
Les locataires d’un logement social (public
ou privé) peuvent bénéficier, suivant la
composition de leur ménage et de leurs
ressources, de l’APL (Aide Personnalisée au
Logement). Pour le logement locatif social,
plusieurs types de loyers et de plafonds
de revenus pour les locataires existent sur
l’intercommunalité. Les financements en
PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) et en PLAI
(Prêt Locatif Aidé d’Intégration) sont les plus
utilisés par les bailleurs publics. Si le barème
de revenus pour le loyer très social (PLAI ou
ANAH très social) est sélectif (barème en
dessous du SMIC pour une personne seule),
celui pour le loyer social (PLUS ou ANAH
social) est plus large.
En 2022, ce sont 200 logements locatifs
sociaux qui sont proposés sur le territoire
du Haut Allier, soit 4.29% sur l’ensemble du
parc de logements. Ces logements sont
globalement de grande taille, en effet,
plus de 82% des logements possèdent trois
pièces ou plus.
D’autre part, 1% du parc de logements
sociaux se situe en classe énergétique
F à G (DPE énergie), (F et G considéré
énergivore) ce qui est plutôt positif.
Ensuite ce parc de logements est
essentiellement situé à Langogne, qui
concentre 83% de l’offre. Notons tout de
même que la commune de Bel-Air-Val-
d’Ance pèse aussi, avec la concentration
de 10.5% de l’offre en logements locatifs
sociaux. Cela est notamment due au
centre d’hébergement pour demandeur
d’asile présent sur la commune.
Le parc locatif très social
En 2022, le parc locatif « très social » des
bailleurs publics compte 17 logements, soit
9% du parc total de logements sociaux du
Haut Allier. Il s’agit de logements financés
en PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Intégration).
Compte tenu des revenus des locataires
de ces logements et du manque fréquent
d’autonomie en termes de transport, les
logements « très sociaux » sont construits de
préférence dans les communes présentant
les meilleurs niveaux d’équipements et de
services. Ainsi, ces 14 de ces 17 logements
locatifs « très sociaux » sont situés sur la
commune de Langogne.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 60
b.2.7 la demande locative publique
La demande locative publique est connue
grâce au Système informatique National
d’Enregistrement (SNE). Les données
analysées découlent de la comparaison
entre le début d’une année et la fin de
celle-ci. Elles comprennent l’ensemble des
personnes ayant formulé une demande
de logement locatif social sur le territoire
intercommunal, y compris les ménages
souhaitant changer de logement au sein
même du parc social.
La Communauté de Communes du Haut
Allier Margeride enregistrait 52 demandes
de logements locatifs publics entre janvier
2022 et décembre 2022. Entre 2017 et
2021, la demande en logement locatif
fluctue entre 23 (2018 et 2019) et 52 (2022)
demandes annuelles.
Sur l’année 2022, les principales raisons
motivant les personnes à demander un
logement ne sont pas renseignés (11).
Toutefois l’inadaptabilité du logement
arrive en tête avec : le logement trop petit
(6) et inadapté au handicap (6). Ensuite ce
sont les motifs de séparation, divorce (5) et
de logement non décent (4) qui sont les
plus évoqués.
Entre la demande et l’attribution, il arrive régulièrement que les ménages trouvent des solutions par eux même, quitte à tomber sur des « mauvaises solutions » et parfois à se tourner de nouveau vers les organismes HLM lorsque la solution trouvée ne devient plus tenable (en termes de prix, de confort). Les abandons et les non renouvellements sont aussi très fréquents, face aux nombreuses opportunités mobilisables. La gamme élargie, des solutions disponibles, autorise à être sélectif et exigeant.
motif des demandes de logements loCatifs PubliCs reCHerCHés au
31/12/2022 sur la CCHam
sourCe : sne (Janvier 2022 à fin déCembre 2022)
evolution des demandes de logements loCatifs entre 2017 et 2021
sourCe : sne (Janvier 2022 à fin déCembre 2022)Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 61
sourCe : sne (Janvier 2022 à fin déCembre 2022)
Historiquement, le parc HLM est à vocation familiale, tourné vers l’offre de moyens et grands logements. Aujourd’hui, cette tendance est fragilisée par : d’une part, les centres qui perdent de leur attractivité à l’égard des familles au profit de la périphérie,
d’autre part, la précarité financière qui caractérise de plus en plus la demande HLM est souvent associée à des personnes seules.
•
•
sourCe : sne (Janvier 2022 à fin déCembre 2022)
réPartition de l ’offre et de la demande Par tyPologie de logement en 2022
En effet, 51.07% des demandeurs ont un
revenu mensuel moyen, selon l’unité de
consommation, inférieur à 999€. Cette
part est supérieure de la moyenne du
département de la Lozère (45.73%).
2.13% des demandeurs ont un revenu
mensuel moyen supérieur à 2 000€, selon
l’unité de consommation en 2022. Une part
moins importante à l’échelle de la CCHAM
qu’à l’échelle du département de la Lozère
(4.13%). Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage T1 6 12,77 5 50,00
T2 12 25,53 0 0,00
T3 18 38,30 1 10,00
T4 7 14,89 4 40,00
T5 4 8,51 0 0,00
Total 47 100 10 100
Type de logement
recherché
Type de logement social
public attribué
Ces évolutions générales se font sentir sur le territoire. En effet, 38.30% des demandes en 2022 portent sur des logements de type 1 et 2. Ce type de logements représente pourtant une part faible du parc HLM. En 2022, seulement 5 logements de type 1 ont pu être attribué et aucun de type 2. D’ailleurs au total seulement 10 logements ont pu être attribués cette année là. Ainsi, 40% du parc de logement social attribué en 2022 concernait des logements de type 4.
Notons toutefois que la majorité des demandeurs, en 2022, sur le territoire sont des petits ménages : 78.72% sont des ménages d’une ou deux personnes et plus d’une demande sur 2 concerne un ménage d’une seule personne : 55.32%.
réPartition des demandes de logement soCial en Cours Par
revenu selon l ’unité de Consommation en 2022Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 6
b.2.8 le locatif pRivé
Par conséquent, le parc locatif privé
représente 450 résidences principales en
2022 sur la Communauté de Communes
du Haut Allier Margeride. Ce parc participe
ainsi de façon importante aux parcours
résidentiels des ménages du territoire.
D’après les entretiens communaux, sur
la majorité des communes, l’offre de
logements locatifs est insuffisante. En effet,
ce manque de logements locatifs se fait
notamment ressentir pour les logements
familiaux (T3/T4, en maison individuelle)
mais également pour des petits logements
meublés sur Langogne.
syntHèse du ParC de logements loCatifs sur le territoire interCommunal
Ménages
locataires (INSEE-
2019)
Logements
communaux
(Questionnaires)
Logements sociaux
publics (Données
RPLS au
02/12/2022)
Logements
locatifs privés
Auroux 31 6 4 21
Bel-Air-Val-d'Ance 55 19 21 15
Chastanier 4 2 0 2
Cheylard-l'Eveque 4 3 0 1
Langogne 554 16 166 372
Luc 19 11 3 5
Naussac-Fontanes 41 15 0 26
Rocles 15 4 5 6
Saint-Bonnet-Laval 11 11 0 0
Saint-Flour-de-Mercoire 5 2 1 2
Total 739 89 200 450Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 6
B. Programmes pour l’habitat
En 2018, le Conseil Départemental a
signé avec l’ANAH (Agence Nationale de
l’Amélioration de l’Habitat) et l’État, une
convention pour un Programme d’Intérêt
Général (PIG) labellisé « Habiter Mieux ».
Cette convention a été renouvellée en
2022 pour la période 2023-2026, elle est
dédié à :
La lutte contre l’habitat indigne et
dégradé ;
La précarité énergétique ;
L’adaptation des logements liée au
maintien à domicile et l’autonomie de
la personne.
Il s’applique sur l’ensemble du territoire
de la Lozère, à l’exclusion des périmètres
couverts par une Opération Programmée
pour l’Amélioration de l’Habitat (OPAH).
-
-
-
Focus
PIG départemental à vocation
Energie lancé pour la période 2018-
2021.
PIG départemental renouvelé pour
la période 2023-2026.
Entre 2018 et 2021, 392 dépôts de
dossier agrées
Diverses opérations pour améliorer
le cadre de vie.
•
•
•
•
réPartition géograPHique du nombre
de dossiers annuel (2018-2021)
sourCe : oC’teHa, bilan Pig déPartement lozère, 2023
En terme de bilan de l’animation de 2022,
83 dossiers ont été déposés. (16 sur le
territoire du Haut Allier).
72% des ménages concernés sont des
ménages très modestes.
Pour la nouvelle convention, les objectifs
quantitatifs globaux sont définis et fixés à
hauteur de 820 logements sur la période
2023-2026 de la façon suivante :
- 740 logements de ménages
propriétaires occupants aux ressources
réPartition géograPHique des dossiers, Pig 2022
sourCe : oC’téHa, bilan Pig déPartement lozère, 2023
modestes ou très modestes, soit 185
logements par an.
- 80 logements de propriétaires
bailleurs, soit 20 logements par as.
Ce programme apporte une réponse
et des solutions à l’ancienneté du parc
de logements. Il facilite également
le réinvestissement par les nouveaux
arrivants.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 64
B.4 Le marché immobilier et le parcours résidentiel de la population Focus
128 logements autorisés entre 2013 et
2022 inclus: 98 logements neufs et 30
par construction sur bâti existant. A
partir de 2023, le nombre de nouveaux
logements s’élève à 28.
Le nombre moyen de logements
autorisés est de 14.2 logements par
an, soit environ 1.4 logements par
commune et par an.
•
• effeCtif des logements Créés Par année entre 2013 et 2022 sur le territoire de la CCHam
b.4.1 R ythme de la constRuction
L’étude de la base de données SITADEL
permet de compléter le recensement
2019 de l’INSEE. Cette base, mise à jour
mensuellement par les services de l’Etat à
travers le Service des Données et Etudes
Statistiques (SDES), propose une liste se
voulant exhaustive des permis de construire
pour toutes les communes françaises depuis
2013.
La base de données enregistre un total de
128 logements créés entre 2013 et 2022 pour
la Communauté de Communes du Haut
Allier Margeride (soit 14.2 logements créés
par an en moyenne sur cette période),
dont 98 étant de nouvelles constructions
(77%) et 30 à partir d’un bâti déjà existant
(23%).
De manière générale, la création annuelle de logements sur le territoire intercommunal a fluctué entre 2013 et 2022. La tendance de la création de logements est globalement à la diminution entre 2013 et 2019. Toutefois depuis 2019 la tendance est globalement à l’augmentation des logements créés
Il est également intéressant de voir que la production de logements à partir de bâti existants est en progression depuis 2020.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 65
Pour rappel, le bâti est relativement ancien sur le territoire
intercommunal (voir Partie B.2.2).
En effet, 60.58% des logements sur la CCHAM datent
d’avant 1975, selon les fichiers fonciers du CEREMA en 2021,
soit l’orée des premières réglementations thermiques en
France. La loi Climat et Résilience peut se traduire comme
étant une invitation à réinvestir ces vieilles bâtisses. La
CCHAM a tout intérêt à intégrer ce potentiel comme une
solution à l’accueil des populations et pour la lutte contre
la vacance.
Création de logements dePuis un bâti existant entre 2013 et 2022
effeCtif de logements Créés entre 2013 et 2022 selon la Commune
Création de logements depuis un bâti existant
Aucun
Moins de 5
Entre 5 et 10
Plus de 10Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 66
logements neufs autorisés entre 2013 et 2022 selon la voCation Ce sont les communes de Langogne et de Naussac-Fontanes qui accueillent le plus de nouveaux logements à vocation de
résidence principale sur la période, respectivement 28 et 20
logements.
Notons également que 19 créations de logements n’ont pas de
vocation (résidence principale ou secondaire) de renseignés.
Langogne, Petite Ville de Demain, est la mieux desservie des
communes du territoire et concentre la quasi-totalité des
commerces et des services, un atout qui séduit les ménages
souhaitant s’installer sur le territoire.
De la même manière, la commune de Naussac-Fontanes
à proximité immédiate de Langogne se distingue par sa
production de logements neufs à vocation résidentielle.
Cette prédominance du Bourg-Centre en termes de logements
créés se remarque tant du côté des nouvelles constructions
que de celui du potentiel que constitue le bâti existant.
La production de logements est principalement portée par la
construction de logements neufs sur le territoire. Le bâti récent
permet d’attirer les ménages ; un bâtiment neuf répond sans
doute à davantage de critères de sélection que sont les
performances énergétiques, l’isolation ou encore le confort.
La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le
dérèglement climatique et renforcement de la résilience
face à ses effets, dite « Loi Climat et Résilience » donne pour
objectif aux territoires le zéro artificialisation nette d’ici 2050.
À terme, l’urbanisation se verra fortement limitée. En outre, la
création de logement devra s’opérer majoritairement via le
bâti existant.
Création de logements
Logements neufs autorisés à vocation de résidence
prinicpale
Logements neufs autorisés à vocation de résidence
secondaire
Non renseignéBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 67
b.4.2 localisation de l ’ uRbanisation Récente
Au total, 26.3 hectares ont été consommés dont 17.5 ha à vocation d’habitat entre 2011 et 2021 sur l’ensemble du territoire intercommunal. Quelques projets sont en cours sur le territoire et devraient réduire les surfaces libres du présent PLUi, même avant son approbation.
La part de surfaces consommées entre 2011 et 2021 est plus élevée sur la commune de Langogne (39.1%) notamment pour les surfaces à vocation résidentielle et d’activité. Ensuite la commune de Bel-Air-Val-d’Ance, représentant 14.18% de la consommation communautaire, puis les communes de Rocles, Auroux et Luc autour des 10%.
La densité moyenne observée en « Résidentiel » et «nouvelle construction» entre 2013 et 2021 est d’environ 6.5 lgts/ha (soit environ 1 550 m² /lgt en moyenne à l’échelle de la Communauté de Communes du Haut Allier Margeride).
Source : Observatoire de l’artificialisation, CEREMA
Résultats obtenus par une analyse sur la consommation de l’espace entre 2011 et 2021
Résidentiel Activité Mixte Inconnu
Auroux 1,52 0,83 0 0,45 2,80 10,64
Bel-Air-Val-d'Ance 3,22 0 0 0,51 3,73 14,18
Chastanier 1,09 0 0 0 1,09 4,16
Cheylard-l'Eveque 0,08 0 0 0 0,08 0,31
Langogne 6,54 3,39 0,35 0 10,28 39,10
Luc 1,37 0,25 0 0,93 2,55 9,71
Naussac-Fontanes 1,59 0 0 0 1,59 6,06
Rocles 1,46 0,5 0 0,87 2,83 10,75
Saint-Bonnet-Laval 0,17 0,05 0 0,48 0,70 2,67
Saint-Flour-de-Mercoire 0,48 0,05 0 0,1 0,63 2,41
CCHA 17,52 5,07 0,35 3,34 26,29 100
Part de la consommation
communautaire (en%) Total (en ha)
Surfaces consommées (en ha) entre 2011 et 2021
CommuneBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 68
réPartition du flux de Consommation d ’esPaCes (Ha) Par destination entre
2011 et 2021 sur le territoire du Haut allier
Analyse de la consommation de l’espace par le CEREMA
En collaboration avec le Gouvernement français, le CERE-
MA met à disposition du grand public sa plateforme « Portail
de l’artificialisation ». Il permet de visualiser l’évolution de la
consommation d’espaces Naturels, Agricoles et Forestiers
(NAF) entre 2009 et 2021 à différentes échelles de territoire.
Ainsi, pour le Haut Allier, 26.3 hectares auraient été consom-
més entre 2011 et 2021. Une typologie est de rigueur afin de
catégoriser ces différents espaces consommés. L’habitat
constitue la part majoritaire avec 17.5 hectares consommés
entre 2011 et 2021. Viennent ensuite l’activité avec 5.1 hec-
tares, une part « inconnue » avec 3.3 hectares et enfin une
consommation mixte avec 0,4 hectares.
La consommation agricole est absente de cette analyse. Ceci
se justifie par le fait que les données sont issues des fichiers
fonciers, or les bâtiments agricoles ne sont pas soumis à une
taxation foncière, ils ne sont donc pas recensés.
Source : artificialisation.developpement-durable.gouv.fr, 2023
À noter que la consommation qu’engendre l’agriculture n’est
pas considérée car elle n’affecte aucunement les espaces
NAF définis par la loi Climat et résilience, les surfaces restent
inchangées et l’activité agricole prospère.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 69
Cette densité moyenne est calculée sur la base d’un
échantillon représentatif de parcelles récemment bâties.
C’est la commune de Chastanier qui présente la taille
moyenne de lot résidentiels la plus importante. Une seule
construction neuve aurait été autorisé sur la période, pour
plus d’un hectare de consommation foncière à vocation
résidentielle entre 2013 et 2021.
Les communes de Cheylard l’Eveque et Saint-Flour-de-Mer-
coire sont les communes ayant des surfaces moyennes de
lots résidentiels les plus basses, respectivement 206.5 m² et
310 m². Ceci peut s’expliquer par une urbanisation à hau-
teur des bourgs où les terrains sont, de fait, plus restreints
que sur les hameaux plus ruraux.
Pour la commune de Saint-Bonnet-Laval, les données sont
absentes, il y a bien eu de la consommation foncière sur la
période mais cela ne se confirme pas via l’autorisation des
permis de construire.
Ainsi il est possible que sur la commune de Chastanier, ce
décalage s’observe aussi (1 seule construction neuve pour
1.09 hectare), toutefois on notera les communes de Bel-
Air-Val-d’Ance et de Langogne, qui semble avoir des sur-
faces moyennes des terrains bâtis à vocation de logement
supérieur à la moyenne, et pour plus d’une autorisation de
construire, 8 et 30 respectivement sur la période.
surfaCes moyennes des terrains bâtis à voCation de logement, de 2013 à 2021
Source : Observatoire de l’artificialisation, CEREMA
et SITADELBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 70
b.4.3 compoRtement du maRché
immobilieR Résidentiel
D’après l’étude du fichiers DV3F du CEREMA,
1 620 transactions ont eu lieu entre 2010 et
2021.
Les mutations de type « vente » représentent
1 563 transactions sur la période. Elles sont
catégorisées en trois parties :
Vente : 1 558 mutations, dont 775 terrains
(49.73%), dont 53 de type TAB.
Vente de terrain à bâtir : 5 mutations
Vente en l’état futur d’achèvement : 0
mutations
L’année 2020 à été l’année la plus
importante en matière de vente de
logements : 109 ventes ont été réalisées,
70 maisons et 39 appartements, plus du
double que l’année 2015. Ceci peut
s’expliquer par le contexte COVID-19 et
des deux périodes de confinement, suite
•
•
•
évolution des transaCtions immobilières de 2010 à 2021
sourCe : dv3f, Cerema 2023
nombre de logements résidentiels vendus entre 2010 et
2021
à ces épisodes, beaucoup de ménages
ont exprimés un désir de grands espaces
et de «vivre à la campagne». C’est aussi le
ressenti des élus sur le Haut Allier, où l’après
épisode sanitaire semble bien profiter au
territoire communautaire.
Une mutation peut correspondre à plusieurs
logements. Parmi les 795 transactions de
biens bâtis (hors terrains), le nombre de bâtis
vendus sont majoritairement des maisons
(61%), puis des appartements (22.4%), des
locaux d’activité (6.8%), des bâtis mixtes
(6.8%) et enfin des dépendances ou
garages (3%) qui ont muté. Ainsi, sur ces
795 mutations, 714 concernent seulement
des logements résidentiels : 485 mutations
de maisons, 178 mutations d’appartements
et 54 bâtis mixte logements, ou logement/
activités.
Maison Appartement Total Général
Vente 515 413 928
51 mutations de type « échange » ont
été relevées sur cette période de dix
ans. La majorité de ce type de mutation
concerne des terrains (agricole mixte,
terre et pré, forestier, verger, etc.): 43
mutations et seulement 8 concernent des
maisons.
Ventes
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2019 2017 2018 2019 2020 2021 Total
Ventes 116 123 153 126 121 122 126 135 143 133 162 103 1460
Ventes 116 122 153 125 121 121 126 134 143 133 162 102 1558
Ventes de terrain à bâtir 0 1 0 1 0 1 0 1 0 0 0 1 5
Echanges 2 4 5 5 3 10 3 2 1 10 6 0 51
Adjudications 0 2 0 1 0 1 1 1 0 0 0 0 6
Total 118 129 158 132 124 133 130 138 144 143 168 103 1620Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 71
Pour identifier les terrains vendus à vocation habitat, un croisement entre le zonage réglementaire en vigueur et les terrains vendus a été réalisé. Les mutations, même si concernées que partiellement par un zonage où les constructions résidentielles sont autorisées, sont prises en compte.
Les transactions effectuées avant l’année d’approbation du document d’urbanisme ont été enlevées de l’analyse. L’analyse n’a pas pu être réalisée sur les communes de Bel-Air-Val-d’Ance et Saint-Bonnet-Laval qui sont soumises à un RNU.
Au total, sur les 779 terrains vendus, de type « terre et pré », « landes et eaux », « à bâtir », « verger », « forestier », « viticole », etc., 145 sont à vocation habitat, au sens des documents d’urbanisme en vigueur et font plus de 700m²
Le nombre de mutations de terrain à vocation habitat est plus important sur les communes de Naussac-Fontanes et de Langogne comptabilisant respectivement 38 et 30 transactions.
Le nombre de transactions est le reflet du dynamisme et de l’attractivité du territoire.
terrains vendus situés en zone ConstruCtible résidentielle
sourCe : dv3f, Cerema 2023
Communes Réglentation
Nombre de mutations (de 2010 à 2022) de type terrain
de plus de 700m² ayant au moins une partie en zone
constructible
Auroux PLUi de 2014 13
Chastanier PLUi de 2014 9
Cheylard-l'Eveque PLUi de 2014 2
Langogne PLUi de 2014 33
Luc PLUi de 2014 21
Naussac-Fontanes PLUi de 2014 38
Rocles PLUi de 2014 20
Saint-Flour-de-Mercoire PLUi de 2014 9
Total 145Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 7
Selon la source Immobilier.notaires, entre avril 2021 et mars 2023, le prix de vente médian sur le territoire du Haut Allier est de 900 €/m² pour un logement (appartement ou maison) contre 1 170 €/m² à l’échelle du département de la Lozère.
Les prix sont compris dans une fourchette allant de 590 €/m² à 1 180 €/m² sur l’intercommunalité. Les prix sur la Lozère, eux, oscillent dans une fourchette comprise entre 740 €/m² et 1 660 €/m². Le prix au m² est donc relativement moins cher dans le Haut Allier, qu’en Lozère d’une manière générale.
La comparaison avec des intercommunalités voisines est davantage intéressante. Ainsi, le prix médian d’un logement sur le territoire de la Communauté de Communes Coeur de Lozère était de 1 570 €/m² et de 1 450 €/m² pour la Communauté de Communes Gorges Causses Cévennes sur la période allant d’avril 2021 à mars 2023. Toutefois, il est intéressant de regarder la tendance récente, sur l’année 2022; d’avril 2022 à mars 2023 le prix des maisons et appartements a augmenté d’en moyenne +100€/m² (1 000€/m²). Même constant encore plus flagrant à l’échelle du département de la Lozère affichant un prix médian de 1 240€/m² entre avril 2022 et mars 2023.
Communauté de Communes du Haut allier margeride
sourCe : immobilier.statistiques.notaires
déPartement de la lozère
sourCe : immobilier.statistiques.notaires
Située à mi-chemin entre Mende et Le Puy-en-
Velay, la CCHA propose des prix de l’immobilier plus
accessibles que sur ces agglomérations. Cela peut
également constituer un facteur d’attractivité.
Sur le territoire, la concurrence semble bien réelle
entre habitants et résidents secondaires, que la cri-
se sanitaire semble accentuer, avec une augmen-
tation des prix de vente et une pression sur l’offre qui
desservent les acheteurs locaux, et le risque de l’aug-
mentation des volets fermés hors périodes estivales.
Prix au m² des ePCi en lozère d ’avril 2021 à mars 2023Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 7
B.5 Enjeux Constats Enjeux et questionnements
4 667 logements en 2019, en augmentation constante depuis 1968 (+ 1 172 logements).
Une part de résidences principales s’élevant à 51.5% en 2019.
74.1% des résidences principales sont des maisons individuelles en 2019.
Selon les données INSEE : vocation résidentielle marquée par une proportion dominante de résidences principales (51.5%), puis
les logements secondaires et occasionnels (36.1%) ainsi que les logements vacants (12.4%).
Suite aux entretiens communaux, 585 logements vacants en
2023.
Une part de logements vacants (12.4%, 580 logements) supérieure à la moyenne départementale (10,2%) en 2019.
En 2019, 66.2% des habitants sont propriétaires de leur résidence principale.
128 logements autorisés entre 2013 et 2022 inclus, dont 98 logements neufs et 30 sur un bâti existant.
Des logements globalement anciens et d’un état assez confortable à taudis
Des résidences principales très grandes (72.4% comportent 4
pièces ou plus) et des ménages plutôt «petits» : 1.98 personne par ménages en 2019, ayant pour conséquence une forte sous- occupation des logements.
Sur 26.3 ha consommés entre 2011 et 2021, 17,5 ha concernent de l’habitat.
1 620 transactions (ventes et échanges) sur le territoire entre 2010 et 2021, dont 928 ventes de logements existants et 145 terrains constructibles, au sens des documents d’urbanisme.
•
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•
Adapter l’offre en logements aux besoins de la population
en place et attendue (vieillissement, accueil de jeunes
ménages, etc.).
Définir la stratégie territoriale en matière de sobriété
foncière.
Poursuivre la valorisation de l’existant (logements vacants,
changement de destination, rénovation énergétique,
renouvellement urbain).
Veiller à l’équilibre du marché immobilier entre résidences
principales et résidences secondaires.
Favoriser la mixité sociale, notamment en centre-bourg.
•
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•Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 7475 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
C- Diagnostic du cadre socio - économiqueBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 76
c.1.1 R épaRtition paR secteuRs
L’INSEE recense 517 établissements au 31 décembre 2020 (ce chiffre comptabilise toutes les activités marchandes hors agriculture). Ce sont près de 41 établissements qui sont créés chaque années entre 2012 et 2021, contre 59 sur la Communauté de Communes des Monts Lozère ou 108 pour la Communauté de Communes Gorges Causses Cévennes par exemple.
Sur le Haut Allier, la part « Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration» est la plus importante, à hauteur de 33.1% soit 171 établissements. Viennent ensuite les catégories «Industrie manufacturières, industries extractives et autres» à hauteur de 15.1% soit 78 établissements et « Construction » à hauteur de 13.9% soit 72 établissements.
Définition
Établissement (source INSEE) :
l’établissement est une unité de
production géographiquement
individualisée, mais juridiquement
dépendante de l’entreprise. Un
établissement produit des biens
ou des services. La population des
établissements est relativement stable
dans le temps et est moins affectée
par les mouvements de restructuration
juridique et financière que celle des
entreprises.
C.1 Le tissu économique Focus
1 036 établissements en 2023
d’après la liste SIRENE.
Langogne regroupe 53.5% des
établissements du territoire de la
CCHAM en 2023.
Un solde positif de création
d’établissement depuis 2012 (+ 62
en 2021).
74.9% des établissements comptent
moins de 10 salariés.
•
•
•
•
réPartition des établissements Par aCtivités au 31 déCembre 2020Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 77
L’extraction de la liste SIRENE est
davantage représentative de la
dynamique économique du territoire, en
tenant compte de l’activité agricole. Cette
source recense ainsi 1 036 établissements
sur le territoire intercommunal en 2022.
La commune de Langogne présente le
plus d’établissements sur l’ensemble de la
Communauté de Communes (53.5%) soit
554 en 2022. Ce constat sacralise celle-ci
en tant que véritable centralité du territoire
intercommunal.
réPartition des établissements Par aCtivité en 2022
réPartition des établissements Par Commune en 2022
Source : Liste SIREN, au 01/04/2023
Source : Liste SIREN, au 01/04/2023Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 78
Création des établissements Par aCtivité dePuis 1977 La création d’établissements par an croît de façon globale depuis 1977. En effet, l’effectif
annuel de création d’établissement est
passé de 3 établissements à 76 en 2022, ce
dernier étant le record actuel.
Le graphique ci-contre révèle l’émergence
des activités sur le territoire du Haut Allier.
Ainsi, la catégorie « Agriculture, sylviculture
et pêche » constitue une activité historique
du territoire, un phénomène observable
dès les années 1980, et prospèrent jusqu’en
2022. Egalement les «activités immobilières»
semblent avoir toujours été présentes sur le
territoire avec des périodes plus ou moins
actives.
Depuis les années 2000 les activités de
«commerce; réparation d’automobiles de
motocycles» prennent un place importante
de même que les activités de «construction»
quelques années plus tard (2005).
Un peu plus tardivement apparaissent
en plus grand nombre les activités
«d’herbergement et de restauration»
et les activités de «santé humaine et
action sociale» à partir des années 2012.
Aujourd’hui avec «l’agriculture, sylviculture
et pêche», «construction» et «commerce;
réparation d’automobiles et de motocycles»
elle ont une part importante des créations
d’entreprises en 2022.
Source : Liste SIREN, au 01/04/2023
sur base des établissement encore en
activité en 2023
On notera que la création d’activité de type
«hébergement et restauration» était déjà
bien présente de 1999 à 2004 et a ensuite
diminué fortement pour repartir après 2012.
Cela peut s’expliquer par différente phases
de développement touristique du territoire,
à savoir la mise en eau du Lac de Naussac
et la construction du barrage, et après
2012, des premiers aménagements aux
abords du lac.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 79
Définition
Les activités présentielles : activités
mises en œuvre localement pour la
production de biens et de services visant
la satisfaction des besoins de personnes
présentes dans la zone, qu’elles soient
résidentes ou touristes.
Les activités productives : activités qui
produisent des biens majoritairement
consommés hors de la zone et
des activités de services tournées
principalement vers les entreprises de
cette sphère.
c.1.2 sphèRe pRésentielle et sphèRe pRoductive
En 2019, le moteur du développement
économique de la Communauté de
Communes s’appuie principalement sur la
sphère présentielle (commerces, services
aux personnes, etc.), sa part s’élevant à
74.5% des établissements employeurs et
86.4% des salariés.
La sphère présentielle a pour
caractéristique de s’auto-alimenter;
les emplois se développent avec la
présence (permanente, mais aussi de
passage) d’habitants. Il s’agit d’emplois
qui permettent aux habitants de rester
ou d’arriver sur le territoire. À leur tour, ils
consomment les activités et les services
proposés pour répondre à leurs besoins.
Il s’agit d’un facteur de stabilité pour le
territoire mais présente une faiblesse : dans
le cas où la population ne se renouvellerait
pas sur le territoire, cette sphère serait
fortement fragilisée au cours des prochaines
années. Par ailleurs, un territoire dont le
développement s’appuie uniquement sur
une base présentielle est susceptible de
voir son économie dépendre fortement de
l’apport de populations extérieures. C’est
ce qui semble être le cas pour le Haut
Allier.
Au vu de la croissance démographique
observée ces dernières années, il est
important pour les communes de favoriser
le maintien, voire le développement de
la sphère productive afin de renforcer
l’attractivité du territoire et attirer de
nouveaux ménages.
sPHère Présentielle et sPHère ProduCtive en % de salariésBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 80
c.1.3 le maillage entRepReneuRial
Le dynamisme économique repose également sur un tissu de petites entreprises, notamment dans le commerce et l’artisanat. Selon les données extraites de la liste SIRENE, les « Entrepreneurs individuels » représentent la forme juridique majoritaire des établissements (55%) devant les « Associations déclarées » (18%) et les « Société à responsabilité limitée » : 14.9%.
Projets communaux
Certaines communes lancent des projets
économiques pour dynamiser ou re-
dynamiser leur commune.
Par exemple la commune de Langogne
avec la Communauté de communes via
le programme Petites Villes de Demain,
a un projet de création d’un tiers-lieu
dans le centre de Langogne «Espace
Gargantua» qui comprendra une pépinière
commerçante. Un lieu qui aura pour rôle de
donner la possibilité à d’éventuels porteurs
de projets de tester leur commerce.
réPartition des établissements selon la forme Juridique en 2022Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 81
C. Population active et emploi
c.2.1 taux d ’ activité et taux de
chômage
En 2019, sur les 3 030 individus en âge de
travailler (entre 15 et 64 ans) et ayant un
emploi, le taux d’actifs ayant un emploi
s’élève à 62.1% sur la Communauté de
Communes soit 1 882 actifs ayant un
emploi. Le taux d’activité lui est de 47.5%,
il est inférieur au taux départemental de
la Lozère qui est de 53%. De plus on peut
observer une tendance au creusement
de cet écart avec le département depuis
2008 : 4.1 points d’écart en 2008 contre 5.5
en 2019. Ce creusement et cette diminution
du taux d’activité s’explique notamment
par le fait que le territoire accuse d’une
tendance au vieillissement, diminuant ainsi
la part des actifs.
Focus
47.5% taux d’activité en 2019.
10.5% de chômage en 2019 contre
7.8% en 2008.
23.9% taux de chômage des jeunes
de 15 à 24 ans, et bondissement de
ce taux entre 2008 et 2019 (+10.1
points)
62.1% de la population des 15-64
ans ayant un emploi en 2019 soit 1
882 actifs ayant un emploi.
-215 emplois entre 2008 et 2019
•
•
•
•
•
Définition
Taux de chômage au sens du
recensement (source INSEE) : Le taux
de chômage est le pourcentage de
chômeurs dans la population active
(actifs occupés + chômeurs).
Taux d’activité : rapport entre le
nombre d’actifs (personnes en emploi
et chômeurs) et l’ensemble de la
population correspondante.
Note : Sauf mention contraire, toutes les données sont issues du recensement 2019 de l’INSEE.
Le taux de chômage est de 10.5% dans
le Haut Allier il est supérieur au taux
départemental de 9.5% en 2019. Sur le
territoire intercommunal, ce taux s’élevait
à 7.8% en 2008, soit un gain de 2.7 point en
un peu plus de 10 ans.
evolution du taux d ’aCtivité sur les individus en âge de
travailler entre 2008 et 2019 (PourCentage )
evolution du taux de CHômage sur les individus en âge de
travailler entre 2008 et 2019 (PourCentage )
L’analyse du taux de chômage se
distingue sur les tranches d’âge. C’est
la tranche d’âge des 15-24 ans qui est la
plus représentée dans la population des
chômeurs soit 23.9% en 2019. Elle augmente
très fortement de 2008 à 2013 (de 13.8% à
22.2%) alors que le nombre de chômeurs
sur la période reste plus ou moins stable (de
176 à 181 personnes).Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 8
En un peu plus de 10 ans le taux de chômage
des jeunes de 15 à 24 ans a bondi de plus
de 10 points.
Ceci est à mettre en relation avec le
nombre d’emplois qui diminue également
sur cette même période sur le territoire du
Haut Allier.
taux de CHômage sur l ’ensemble des individus en âge de travailler en 2019
taux de CHômage Par tranCHes d ’âge et nombre de CHô-
meurs en 2019
Les communes avec les taux de chômage
les plus importants sont Langogne et
Auroux, respectivement 13.9% et 13%. La
commune de Langogne peut s’expliquer
par une plus forte proportion de jeunes, eux
même qui semblent assez impactés par le
chômage (30.1%), soit près d’un tiers des 15-
24 ans en activité. De plus c’est également
cette commune qui concentre le plus de
chômeurs : 157. Cela est notamment à
mettre en relation avec le fait que c’est la
commune la plus peuplée.
Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 8
c.2.2 dispeRsion des actifs suR le
teRRitoiRe
Tout comme le taux d’activité, la part de
la population ayant un emploi sur le Haut
Allier est inférieure à celle du département
de la Lozère, respectivement 62.1% contre
67.3%. Cela s’explique avant tout par le fait
que la population est vieillissante et que
par conséquent il y a moins d’actifs ayant
un emploi sur le territoire.
Une des conséquence à cela est le nombre
d’emplois qui diminue sur le territoire du
Haut Allier : -215 emplois en 11 ans.
évolution de la Part des aCtifs sur l ’ensemble des individus en âge de travailler entre 2008 et 2019 La commune présentant le taux d’actifs ayant un emploi le plus bas correspond à
celle de Auroux soit une part s’élevant à
52.6%. En cause, une population vieillissante
(IV = 508) la population de 15 à 64 ans est
passé de 247 à 193 en 11 ans. Mais cela est à
nuancer avec la présence sur la commune
de résidences pour personnes agées.
À l’inverse, les taux d’actifs ayant un emploi
les plus élevées sont ceux des communes de
Saint-Bonnet-Laval (87.6%) et de Naussac-
Fontanes (79.5%).
évolution du nombre d ’emPlois entre 2008 et 2019Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 84
c.2.3 caRactéRistiques de l ’ emploi
c.2.3.1 poRtRait généRal de l ’ emploi Re-
pRésenté suR la communauté de communes
De manière générale la Communauté
de Communes du Haut Allier perds des
actifs ayant un emploi, au total -215 sur 11
ans. Portant ainsi aujourd’hui le nombre
d’emplois à 2 173.
Toujours sur cette même période, les
communes de Luc et de Cheylard-l’Eveque
semblent les plus impactées. Toutefois c’est
bien la commune de Langogne qui perd le
plus grand nombre d’actifs : -164 emplois.
Seules 3 communes ont gagnés des actifs
ayant un emploi, Bel-Air-Val-d’Ance (+
2 emplois), Saint-Flour de Mercoire (+ 2
emplois) et Rocles (+5 emplois).
Cette évolution du nombre d’emplois met
en évidence le manque d’emplois sur le
territoire.
evolution du nombre d ’emPlois entre 2008 et 2019
Evolution du nombre d’emploisBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 85
En 2019, la part de salariés est plus importante (80,7%) que celle des non-salariés (19,3%), une tendance stable depuis 2008. Parmi les 2 173 emplois en 2019, les femmes sont représentées à 43,2% sur l’ensemble des salariés et à 11,5% des non-salariés.
Le secteur d’activité comportant le plus d’emplois sur la
Communauté de Communes correspond à la catégorie
« Administration publique, enseignement, santé, action sociale » avec 1 107 emplois (49.7%) en 2019 et en progression depuis 2008 (998 emplois, 42.5%). Viennent ensuite le secteur du « Commerce, transports, services divers » à 27.6% en décroissance depuis 2008 (32.7%). Les autres secteurs d’activités «Agriculture» 8.5%, «Industrie» 8.1% et «Construction» 6.1% sont globalement stables.
evolution du nombre d ’emPlois Par seCteur d ’aCtivité entre 2008 et 2019 (base 100)
nombre d ’emPlois Par seCteur d ’aCtivité en 2019Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 86
En 2019, la part des « Employés » était la plus importante, à hauteur de 32.3% de l’ensemble des emplois sur la Communauté de Communes (soit 720 emplois). S’en suivent les « Ouvriers » (23.8%), les « Professions intermédiaires » (21.1%). Les «Artisans, commerçants et chefs
d’entreprises» représentent une part non négligeable de 10.1% soit 226 emplois.
À noter que la part des « Cadres et professions intellectuelles supérieures» représente la plus petite part avec 5.5%. Toutefois ils semblent être répartis de manière assez inégale sur le territoire, comme le montre la carte ci-après.
nombre d ’emPlois Par Catégorie soCioProfessionnelle en 2019
ratio entre les Cadres et les ouvriers Par Communes
La concentration de cadre semble se faire essentiellement
sur les communes de Rocles et de Naussac-Fontanes.
Toutefois, compte tenus du faible nombre d’actifs sur ces
communes, ces chiffres sont à prendre avec précaution.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 87
c.2.3.2 le pRofil type du tRavailleuR vivant
suR la communauté de communes
L’INSEE comptabilise 1 915 travailleurs sur
le territoire en 2019, (population de 15 ans
ou plus ayant un emploi) dont 78.5% sont
salariés soit 1 505.
La majorité de ces emplois salariés
correspond à la fonction « Titulaire de la
fonction publique et contrats à durée
indéterminée », une part qui s’élève à
67.1%. Ce constat témoigne d’une toute
petite pérennité vis-à-vis de l’installation
des individus sur le territoire, la moyenne
française étant de 73.5%
Les femmes représentent 52.5% des salariés
et elles sont majoritaires dans en tant que
«titulaires de la fonction publique et de
contrat à durée indéterminée».
Concernant les emplois non-salariés, la part
des hommes est majoritaire sur les catégories
« Indépendants » et « Employeurs », une part
s’élevant à 16% et 12.8% respectivement des
28.9% de «non-salariés» chez les hommes.
Ces chiffres démontrent que les hommes
sont davantage à la tête d’entreprises sur
le territoire et dont la création semble plus
favorable que pour les femmes.
réPartition des emPlois salariés Par genre en 2019
La préservation de l’emploi et des contrats
de travail de longue durée sont des atouts
majeurs pour le maintien de la population
sur le territoire intercommunal ainsi que
sur la sauvegarde d’une économie stable
(habitudes de consommation).Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 88
c.2.4 les mobilités pRofessionelles
c.2.4.1 concentRation de l ’ emploi
Indicateur de concentration d’emploi
(Source INSEE) : L’indicateur de
concentration d’emploi est égal au
nombre d’emplois dans la zone pour
100 actifs ayant un emploi résidant dans
la zone. Quand le nombre d’emplois est
inférieur au nombre de résidents ayant un
emploi, c’est-à-dire lorsque l’indicateur de
concentration d’emploi est inférieur à 100,
le territoire est qualifié de résidentiel.
L’indicateur de concentration de l’emploi
apporte un nouvel éclairage sur ces
évolutions.
Le taux de concentration d’emploi dans la
zone est de 113.4 en 2019, il est supérieur
au taux du département de la Lozère de
101.7 en 2019.
Cela signifie que le territoire est un territoire
attractif en terme d’emploi par rapport à
sa population
La commune ayant l’indice de
concentration de l’emploi le plus élevé est
Langogne (148.5), qui correspond au pôle
d’emplois du territoire.
indiCateur de la ConCentration de l ’emPloi en 2019
Ce taux de 113.4 à l’échelle intercommunale est un signe de potentiel d’attractivité important en terme d’emplois et de mobilités professionnelles.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 89
c.2.4.2 les flux « domicile -tRavail »
L’INSEE permet d’identifier les mobilités
professionnelles sur l’intercommunalité.
Parmi les entrants, ce sont notamment
des habitants des territoires de la CC des
Pays de Cayres et de Pradelles (25.1%), de
la CC Randon-Margeride (23.4%) et de la
CC de la Montagne d’Ardèche (20%) qui
viennent travailler sur la Communauté de
Communes. Il est intéressant de voir que
plus d’habitants de la Haute Loire viennent
travailler sur la CCHA que du reste de la
Lozère : 39.6%.
De plus la principale destination des flux
entrants est la ville de Langogne (73.1%)
soit presque 3/4.
75% des travailleurs (y compris ceux
résidant dans la CCHA) viennent au travail
en voiture sur ce territoire.
Concernant les sortants les flux sortants sont
assez diffus, on notera tout de même la
ville du «Puy-en-Velay» comme destination
de travail principale des flux sortants du
territoire du Haut Allier (13.18%), Mende
ne représente que 8.46% des flux sortants
de la CCHA et se place en 4 eme position
derrière Le Puy-en-Velay, Pradelles (12.1%)
et Châteauneuf-de-Randon (10.7%).
Les travailleurs et résidants de la
Communauté de Communes représentent
70% des flux.
Il est aussi important de noter que 1/3 de
ces mobilités professionnelles se font à
destination de la Commune de Langogne
(68.7%). Et si l’on analyse toutes les mobilités
(sortantes et restantes à l’intérieur de la CC)
la commune de Langogne est la première
destination de travail et représente à elle
seule 54.2% des flux.
Les données de l’INSEE révèlent des
travailleurs se rendant sur des départements
ou des régions éloignées (Toulouse, Nimes,
Bourg-en-Bresse...). Il peut s’agir en réalité
de télétravail, sans réel déplacement, si ce
n’est que très ponctuellement. Leur part
reste minoritaire mais supérieure à certains
territoires (4.79%).
Des mobilités se produisent également
au sein même de la Communauté de
Communes. En effet, en 2019, parmi les flux
domicile-travail depuis le territoire, 1/3 des
mobilités professionnelles à l’intérieur de la
CC se font à destination de la Commune
de Langogne (68.7%).
En somme, les travailleurs résidant
sur l’intercommunalité travaillent
majoritairement dans celle-ci, comme en
atteste l’indice de concentration d’emploi
en 2019 (113.4).Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 90
PrinCiPaux flux de mobilité Professionnelle vers et Hors le Haut allier en 2019
Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 91
C. Les différentes activités économiques c.3.1 démogRaphie des entRepRises
L’INSEE recense fin 2020 un total de 517
établissements. Ils étaient 465 en 2015 et
480 en 2018. Soit une hausse de 7,15% en
2 ans.
En terme de répartition par secteur
d’activité, c’est l’activité «Commerce de
gros et de détail, transports, hébergement
et restauration» qui compte le plus
d’établissements : 171, soit plus de 33%.
Ensuite ce sont les secteurs de «l’industrie
manufacturière, industries extractives et
autres» et «construction» qui sont les plus
représentés avec respectivement 78 et 72
établissements.
Parmi les principaux employeurs du territoire
dans le secteur du commerce, peuvent
être cités INTERMARCHE, HUGON TOURISME,
LA POSTE ou encore BOIS ET DERIVES DU
GEVAUDAN, toutes situées à Langogne.
nombre d ’établissements Par seCteur d ’aCtivité en 2020
c.3.2 les commeRces
Selon le profil de territoire de la CCI
(données URSAFF), en 2022, le secteur du
commerce est représenté par 13 types
d’activités sur le territoire intercommunal,
Les plus représentés sont :
l’ «Alimentaire» avec 19 établissement
les « automobiles et des motocycles » avec
18 établissements ;
les « Services à vitrine» avec 17 établissements
;
le « Commerce non sédentaires, vente
à distance, automates » avec 15
établissements;
l’ «Equipement de la maison» avec 11
établissements.
Langogne concentre la majorité de ces
commerces selon d’après les données de la
base SIRENE. Il s’agit d’un bourg proposant
une offre de service divers et étoffé. De plus
elle contribue au maintien des population
rurales en offrant de nombreux services de
première nécessité : médecin, pharmacie,
commerce alimentaire, etc..
Ainsi la plupart des communes, qui ne
comptent aucune supérette ou épicerie
peuvent bénéficier de la proximité de
Langogne. C’est notamment le cas pour
les communes de Saint-Flour-de-Mercoire,
Cheylard l’Evêque, Rocles, Naussac-Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 9
Fontanes, Auroux, Luc. A noter que Luc
dispose toutefois d’une petite fromagerie,
excentrée du centre du village.
Langogne est le centre d’un bassin de vie
beaucoup plus large comme le montre la
carte ci après.
Sur Langogne les foires et les marchés
viennent compléter l’offre des commerces
sédentaires, en produits alimentaires
essentiellement.
Tandis que sur les communes plus rurales,
ce sont les commerces ambulants qui
apportent ce commerce de première
nécessité aux habitants.
zone de CHalandise de langogne en Produit alimentaire
Sources : Etude sur les comportements d’achats des ménages en occitanie - 2021
zone de CHalandise de langogne en Produit non alimentaire
Sources : Etude sur les comportements d’achats des ménages en occitanie - 2021Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 9
c.3.3 le secteuR du touRisme
c.3.3.1 une activité impoRtante pouR le
teRRitoiRe inteRcommunal
La diversité paysagère dont profite le
territoire constitue un des atouts en termes
de développement touristique tant sur le
plan « nature » que patrimonial.
L’office de Tourisme de Langogne-Haut
Allier est situé à Langogne, dans le centre
ville historique.
c.3.3.2 un touRisme de pleine natuRe
Le territoire bénéficie d’atouts naturels et
paysagers d’une grande diversité et de
grande qualité.
De part le Lac de Naussac, les gorges de
l’Allier et de ses affluents, les plateaux de
mythe de la Margeride, tous ces atouts
contriubuent au développement des
activités touristique dit «de pleine nature».
Le patrimoine naturel est riche sur le territoire,
les principaux lieux emblématiques de celui
sont :
- Le Lac de Naussac;
- La foret de Mercoire;
- Les Gorges de l’Allier;
- La vallée du Chapeauroux;
- La vallée de l’Ance.
De part cette richesse paysagère le
territoire est aussi riche en patrimoine
naturel ponctuel comme des promontoires
rocheux de grande qualité avec des
villages perchés (Auroux, Luc, Saint-Bonnet
de-Montauroux, Saint-Symphorien...),
des cascades (Cascade du Donozau),
des zones de confluences pittoresques
(Chapeauroux, village de Cheylard
l’Eveque, village des Moulins), etc...
Le territoire intercommunal est ainsi
naturellement positionné autour des
activités de pleine nature: randonnée,
VTT et cyclo-tourisme, pêche, activités
nautiques, ou encore équitation.
Sports et loisirs de pleine nature
De nombreux sentiers pédestres ou à vélo
sont aménagés sur le territoire, incluant
des sites de patrimoine comme des points
de vue d’intérêt ou des sites naturels
remarquables. Ces itinéraires sont inscrits au
sein du Plan Départemental des Itinéraires
de Promenade et de Randonnée (PDIPR)
de la Lozère.
Au total ce sont plus de 285 km qui sont
inscrit au PDIPR.
Tout autour du Lac, 12 circuits de VTT sont
recensés au départ de Langogne, Rocles
ou Auroux. Au total 223 km de pistes balisés
sont a parcourir en VVT.
Le chemin de Stevenson est un itinéraire
de randonnée très connu. Emprunté par
Robert-Louis Stevenson avec son âne en
1878 à travers les Cévennes.
Cet itinéraire aujourd’hui valorisé par son
inscription GR (GR70) permet la mise en
valeur du patrimoine naturel et culturel
d’une large partie du territoire du Haut
Allier.
La Via Allier est un itinéraire de cyclo-
tourisme de 376 km entre Nevers et
Langogne, le long de l’Allier.
L’office de tourisme de Langogne Haut Allier
fait la promotion de 5 itinéraires routiers :
Chastanier - Chateauneuf-de-Randon;
Langogne - Rocles;
Laubert - Luc;
Naussac - Pradelles;
Pradelles - Saint-Flour-de-Mercoire.
Ces randonnées peuvent aussi se pratiquer
à cheval, avec la présence de centre
équestre sur le territoire.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 94
De nombreuses activités nautiques peuvent
être pratiquées autour du Lac de Naussac;
deux bases nautiques proposant location
de matériels stages et cours de voile,
planche à voile, kite-surf, kayak, canoë.
Enfin pour des activités de loisirs une plage
avec baignade surveillée en été, location
de pédalos.
Dans les gorges de l’Allier des activités en
eau vive peuvent être pratiquées telles que
du rafting, canyoning, rando canoë..
La pêche peut être pratiquée sur le
territoire, notamment sur le Lac de Naussac
(à vocation carnasiers) et au Plan d’eau
du Mas d’Armand à coté (à vocation
salmonicole).
Un accueil de pêche est disponible à
Langogne pour renseignement, guide et
vente de carte de pêche.
De plus cette activité est promue par de
nombreux professionnels guide de pêche.
Les rivières Allier et Chapeauroux sont aussi
des lieux de pêche en eaux vives.
Le golf peut se pratiquer à Langogne,
auprès d’un large domaine de plusieurs
hectares surplombant le Lac.
Enfin de nombreuses activités de nature
comme de l’accrobranche, des chasses
aux trésors, etc.. sont proposées comme
au parc de loisirs Rondin Parc à Rocles qui
propose aussi de nombreuses activités sur
l’eau.
A Langogne il est possible de faire un jeu
de piste numérique pour découvrir l’histoire
de la Ville.
Langogne est aussi le lieu d’arrivée du
train touristique des Gorges de l’Allier, qui
parcourt les Gorges de l’Allier au départ
de Langeac, Monistrol-d’Allier ou Pont-
d’Alleyras.
Deux musées sont disponibles sur le
territoire;
le musée de la filature des Calquières à
Langogne qui est un authentique musée
vivant de la révolution industrielle, et
d’exposition et machines à laine du 19
eme siècle.
le musée d’Art sacré à Chastanier qui
présente une collection d’ornements
sacerdotaux et d’objets religieux rares.
À noter la labellisation de la commune
de Langogne en tant que Station verte,
affirmant sa reconnaissance « au niveau
national comme [des stations organisées]
proposant des séjours porteurs de
sens, en faveur d’un tourisme nature,
authentique, humain et respectueux de
l’environnement».
-
-
De plus, Langogne est aussi labélisée au
titre des Villes et Métier d’Art.
Enfin, il intéressant de noter qu’en terme
d’activité de loisirs ou de sports de nature le
territoire bénéficie aussi de site à proximité
comme :
L’aérodrome de Langogne-Lesperon;
Le vélo rail de Pradelles;
Centre thermal de Saint-Laurent-les-
bains;
Parc animalier de la Toison d’Or à Saint-
Jean-de-Fouillouse;
La réserve de bisons d’Europe.
-
-
-
-
-Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 95
c.3.3.3 un touRisme patRimonial et cultu-
Rel
Le territoire abrite également de nombreux
éléments patrimoniaux inscrits ou classés
aux Monuments historiques, ainsi que
des éléments patrimoniaux vernaculaires
(petit patrimoine, architecture) dont
certains itinéraires en font le coeur. Il s’agit
principalement d’églises et de châteaux.
Nous pouvons notamment relever :
Le château de Luc ;
Le château du fort (Bel-Air-Val d’Ance)
;
Le château de Fabrèges (Auroux) ;
Le centre historique fortifié de Langogne
avec son église Saint-Gervais, sa place
des moines, sa halle aux grains ;
La chapelle des pénitents de Langogne
;
La chapelle du couvent de Langogne ;
L’église de Chastanier ;
L’église de Langogne et son tour de ville
;
L’église de Fontanes ;
L’église de Luc ;
L’église de Saint-Bonnet-Laval ;
La chapelle de Cheylard l’Eveque ;
Le Manoir de Chambon-le-Chateau
(Bel-Air-Val-d’Ance) ;
Les ruines de l’ancien orphelinat de
Saint-Flour-de-Mercoire ;
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L’ancienne Abbaye de Cheylard
l’Eveque;
La filature des Calquières (Langogne) ;
Le pont vieux de Langogne ;
Le viaduc de Chapeauroux (Saint-
Bonnet-Laval) ;
etc...
Le territoire regorge également d’éléments
de petit patrimoine tels que d’anciens fours,
des fontaines, des statues religieuses etc..
A proximité du territoire, on retrouve aussi
des monuments historiques et éléments
patrimoniaux importants comme :
Les ruines du Château de Jonchères,
La fontaine Saint-Méen
Le village de Chateauneuf-de-Randon
Le village de Pradelles (classé parmi les
Plus Beaux Villages de France.
De plus le village de Pradelles, tout comme
Langogne, constitue une étape clé au sein
de nombreux itinéraires de randonnées,
dont notamment le chemin de Stevenson.
En plus de ce patrimoine historique et
culturel riche, le territoire bénéficie aussi du
mythe de la Bête du Gévaudan. La légende
de la Bête qui fit ses apparitions sanglantes
au 18 eme siècle aurait commencé ici, en
forêt de Mercoire.
Cette événement a marqué l’histoire de
France, puisque l’on estime entre 82 et
-
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124 personnes victimes de cette bête.
Ainsi aujourd’hui on estime qu’une grande
partie du tourisme en Lozère est liée à
cette légende et à l’imaginaire qu’elle
engendre.
De plus, des animations et des évènements
sont proposés sur le territoire lors de la saison
estivale comme notamment le Fetiv’Allier.
Ce festival de 4 jours, de musique et arts
de rue rassemble de nombreux artistes
chaque années.
D’autres événements tels que des fêtes
de villages, expositions, vide-greniers,
concerts, visites de sites, marchés, concours
permettent de diversifier l’offre, de valoriser
le territoire et d’attirer les visiteurs. Les
retombées économiques de ce tourisme
se manifestent par des visites d’édifices
payants, des repas, des nuitées.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 96
c.3.3.4 l’ offRe en hébeRgement touRisti-
que
L’accueil touristique est important sur la
Communauté de communes du Haut Allier
Margeride, notamment a proximité du Lac
de Naussac.
En 2024, on compte, 679 places (dont 79
places en hôtel et 600 en camping).
L’offre hôtelière
Sept hôtels, sont recensés sur le territoire
communautaire, 6 d’entre eux sont sur la
commune de Langogne. Le septième est
sur la commune de Rocles.
L’offre en camping
L’intercommunalité compte 11 campings.
Toutes les communes, à l’exception de
Saint-Flour-de-Mercoire, Bel-Air-Val d’Ance
et Cheylard-l’Eveque, disposent d’un
camping. Certaines communes comme
Saint-Bonnet-Laval, Langogne, Rocles,
et Chastanier disposent d’au moins 2
campings.
L’offre en résidence de tourisme
Une seule résidence de tourisme est notable
sur le territoire communautaire elle se situe
sur la commune de Langogne.
Les autres types d’hébergement
Le territoire offre également des types
d’hébergements différents de ceux qui
viennent d’être cités et favorables à
d’autres publics.
Les chambres d’hôtes permettent de
découvrir le territoire par le biais des
particuliers qui partagent leur foyer. Les
gîtes sont particulièrement adaptés aux
séjours de courte durée. Enfin, les locations
permettent de profiter d’un séjour plus
autonome. Ce mode d’hébergement est
particulièrement présent sur l’ensemble
du territoire.
Il existe, également, de nombreux labels
susceptibles d’aider le visiteur dans le
choix de son hébergement. Le plus connu
est le label Gîte de France qui classe les
hébergements avec des « épis » suivant
le niveau de services.
Sur l’ensemble de la communauté de
communes, on recense 15 gîtes labélisées
«gîtes de France».Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 97
loCalisation et ConCentration des PrinCiPaux équiPements touristiques
Numéro Nom
1 Château de Luc
2 Musée de la Filature des
Calquières
3 Centre Historique de Langogne
4 Plage, Lac et activités de
Naussac
5 Musée d’Art sacré de
Chastanier
6 Château du Fort
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Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 98
c.3.4 les seRvices
Le secteur des services regroupe 12 types
d’activités. Parmis les plus représentées :
les «Services aux entreprises hors activités
de postes et hors agences de travail»
avec 36 établissements ;
l’ « Hébergement » avec 28
établissements;
la «Restauration» avec 21
établissements;
Les «Débits de boissons» avec 20
établissements.
Toutefois ce sont les activités de «Transports
et logistique» qui emploient le plus de
salariés, 71, soit 46.4% en 2022 dans le
secteur des services.
L’artisanat est un enjeu d’aménagement
du territoire mais aussi un levier de
développement durable du territoire
à valoriser. C’est un acteur majeur de
l’économie de proximité.
c.3.5 les établissements industRiels
Le secteur de l’industrie est représenté par 1
type d’activité majoritaire sur le territoire :
l’ « Energie, environnement, traitement
des déchets» avec 37 établissements.
•
•
•
•
•
Toutefois se sont les entreprises en «Industries
agricoles et alimentaires» et «Industrie du
bois et du papier» qui concentraient près
de 65% des salariés du secteur en 2022.
c.3.6 le secteuR de la constRuction
Le secteur de la construction regroupe 3
types d’activités :
les «Travaux de construction spécialisés»
avec 16 établissements ;
le « Second Oeuvre » avec 14
établissements;
les «Travaux publics» avec 2
établissements.
Au total le secteur de la construction
concentrait 95 salariés en 2022.
•
•
•Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 99
c.4.1 intRoduction
Cette partie reprend les éléments clés
du diagnostic agricole intercommunal
préalable réalisé par l’association COPAGE,
annexé au diagnostic du présent PLUi.
La méthodologie proposée est
principalement fondée sur des enquêtes
effectuées sous forme d’entretien individuel
auprès des exploitations agricoles ayant leur
siège dans la Communauté de communes
et ayant été crée après 2012.
Pour les autres exploitations agricoles (avant
2012), elles avaient été rencontrés à cette
période, elle ont reçu un questionnaire
papier et leur cartographie, elles ont pu
mettre à jour leur données.
Enfin un questionnaire papier à été envoyé
aux exploitations ayant des terrains sur la
Communauté de Communes mais pas leur
siège.
Cette prospection a été réalisée par
l’équipe du COPAGE qui ont aussi expliqué la
démarche et répondu aux préoccupations
des agriculteurs vis-à-vis du PLUi.
L’information se base sur le recensement
agricole de 1988, 2000, 2010 et 2020, ainsi
que les données issues des enquêtes
agricoles réalisées en 2012.
Le territoire de la CCHAM compte 142
exploitations agricoles identifiées selon les
critères définis par le COPAGE.
Chacune des 142 exploitations a été
contactée dans le cadre du diagnostic
agricole. Le COPAGE a obtenu une réponse
pour la majeure partie des exploitations
agricoles soit 71% de participation.
C.4 Agriculture et sylviculture
Nombre
d’exploi-
tations
recensées et
enquêtées
Nombre
de répon-
ses
Taux de
participa-
tion
Exploitations ayant leur siège
sur la CCHAM
142 102 71%
Exploitations ayant leur siège
en dehors de la CCHAM mais
avec du foncier et/ou des bâti-
ments dedans
53 4 7.5%
Total des exploitations enquê-
tées
195 106 54%
exPloitations enquêtées
Méthodologie :
Une exploitation agricole est une entreprise
de production agricole qui se caractérise
par une gestion unique et des moyens
de production qui lui sont propres. Elle
peut présenter différentes formes selon
qu’elle re-groupe un ou plusieurs chefs
d’exploitation.
Il existe tout d’abord l’exploitation
individuelle. Elle n’a qu’un chef
d’exploitation et les biens de l’entreprise ne
sont pas distincts des biens personnels. Les
membres de la famille peuvent participer
au fonctionnement de l’exploitation
sous différents statuts : conjoint, conjoint-
collaborateur ou aide-familial.
Les autres types d’exploitations agricoles
sont des formes sociétaires. Dans celles-la,
un ou plusieurs chefs d’exploitation peuvent
être présents. Les patrimoines personnel et
professionnel sont distincts et la gestion du
temps de travail est effectuée de manière
plus précise. Ces structures sociétaires
peuvent être :
des Groupements Agricole d’Exploitation
en Commun (GAEC),
des Exploitations Agricole à
Responsabilité Limitée (EARL),
des Sociétés Civiles d’Exploitation
Agricole (SCEA).
-
-
-Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 100
c.4.2 l’ activité agRicole
c.4.2.1 le nombRe d ’ exploitations
Le nombre d’exploitants agricoles sur le
territoire du Haut Allier est resté relativement
stable depuis 2012. Sur certaines communes
le nombres d’exploitations a même
augmenté.
c.4.2.2 statut des exploitations et
démogRaphie
Plus de la moitié des exploitations enquêtées
ont un statut d’exploitation agricole
individuelle.
Les GAEC représentent 23% des
exploitations sur la communauté du Haut-
Allier Margeride.
Pour près de 66% des exploitations sondées,
l’agriculture est l’activité principale.
Enfin, 23% sont chefs d’exploitation à titre
secondaire et 11% sont cotisants solidaires.
23% des agriculteurs et agricultrices ont des
activités professionnelles extérieures, ce sont
principalement les cotisants solidaires et les
chefs d’exploitation à titre secondaire.
Communes Nombre d’exploitations ayant
leur siège sur la commune
(2012)
Nombre d’exploitations ayant
leur siège sur la commune
(2023)
Auroux 18 23
Bel-Air-Val-d’Ance / 30
Chastanier 9 10
Cheylard-l’Eveque 4 3
Langogne 16 23
Luc 13 8
Naussac-Fontanes 10 12
Rocles 11 10
Saint-Bonnet-Laval / 19
Saint-Flour-de-Mercoire 6 4
CCHAM 142
evolution du nombre d ’exPloitation agriColes reCensées
réPartition des tyPes d ’aCtivité agriCole ProPortion des statuts d ’exPloitationsBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 101
L’installation des exploitants se fait à 78%
dans un cadre familial et à 22% en dehors
d’un cadre familial. La communauté de
communes se caractérise par une activité
agricole ancrée qui se transmet au sein des
familles.
D’après le tableau ci-dessous, 56%
des exploitations sont rattachés à une
Coopérative d’Utilisation de Matériel
Agricole (CUMA).
Dans 78% des cas, la main-d’oeuvre est suffisante
au sein de l’exploitation. Les exploitations
présentes sur la communauté de communes sont
à taille humaine avec des productions adaptées
au territoire.
Sur la communauté de communes du Haut-Allier
Margeride, 64% des agriculteurs ont 46 ans et plus.
21% des agriculteurs sont âgés de plus de 60 ans.
Au sein de ce territoire, nous pouvons remarquer
qu’il y a une population agricole vieillissante.
On retrouve seulement 36% des agriculteurs qui
ont moins de 45 ans. Cette classe d’âge est peu
représentée par rapport à d’autres collectivités.
D’ici vingt à trente ans, la communauté de
communes du Haut-Allier Margeride aura perdu
près de deux tiers de ces agriculteurs actuels.
Nombre Proportion
CUMA 55 56%
Groupement d’employeur 6 6%
Autres 6 6%
réPartition des installations selon le Cadre familial
réPartition des différents tyPes de grouPement agriCole
En termes de démographie agricole,
Selon les données de l’enquête, l’activité
agricole de la communauté de communes
représente 107,2 unités de travail humain
(UTH). Nous retrouvons peu de main-
d’oeuvre salariale (4,72 UTH). L’UTH
moyen par exploitation est de 1,76 UTH.
52% des exploitations bénéficient d’une
aide familiale supplémentaire dont 42%
régulièrement.
réPartition des agriCulteurs Par Classes d ’âgeBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 10
c.4.2.3 pRoduction agRicoles et
valoRisation
L’orientation agricole la plus représentative sur
le Haut-Allier est la production bovine (viande
et/ou lait) ainsi que l’élevage d’équins. Même
si ces orientations sont majoritaires, d’autres
systèmes sont également représentés sur le
territoire du Haut-Allier. Il s’agit notamment
d’apiculture et d’association de pluri-
productions animales et de leur transformation,
mais également d’accueil touristique et de
prise de pension.
En 2012, les structures d’élevages étaient
composées principalement de bovins viande
et de bovins lait avec 88% des exploitations
concernées par au moins l’une des deux
productions. La production « bovin lait » est
en nette diminution par rapport à 2012 avec
seulement 21% des exploitations agricoles
concernées en 2023. Cela s’explique par
le fait que cette production est jugée
très contraignante par les agriculteurs
(nombreuses astreintes et faible valorisation).
La production « équidé » est en nette
augmentation avec 14% des exploitations
concernées. La production « ovin viande »
connaît également un essor. Même si 39%
des exploitations sont concernées par une
activité en « bovin viande », on remarque
l’émergence de nouvelles productions.
réPartition des tyPes de ProduCtion
Diagnostic agricole PLUi (COPAGE) 2012 2023*
*2 nouvelles
communes
Productions Indicateurs Haut Allier Haut Allier
Bovin viande Nombre d’exploitations 32 56
proportion 37% 39%
Bovin lait Nombre d’exploitations 28 24
proportion 32% 17%
Equidé Nombre d’exploitations 2 16
proportion 2.3% 11%
Ovin viande Nombre d’exploitations 3 11
proportion 3.5% 8%
Apiculture Nombre d’exploitations 3 6
proportion 3.5% 4%
evolution des ProduCtions des exPloitations loCalesBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 10
Seulement 30% des exploitations ont au
moins deux productions distinctes et 5%
développent trois productions distinctes.
Les exploitations agricoles de la commune
ont une production agricole peu diversifiée
(principalement basé sur de l’élevage) et
sont donc dépendantes de la valorisation
de leur production qui résulte fortement
des filières économiques.
Le tableau, ci-après indique sous quelles
formes les exploitations du territoire
valorisent leurs productions.
Seulement 34% des exploitations ont au
moins une activité de valorisation de leur
production.
Sur le territoire du Haut-Allier, peu
d’agriculteurs valorisent leurs productions
via une activité complémentaire. Ainsi,
seulement 17% des exploitations valorisent
leurs productions par de la vente directe.
Nous pouvons constater qu’une minorité
a pu développer sur l’exploitation une
activité touristique afin de diversifier
l’activité agricole.
La commercialisation par circuit long se
trouve dans 40% des exploitations agricoles.
L’activité agricole du territoire arrive à
valoriser sa production sans avoir besoin de
développer une activité complémentaire
localement (vente directe, accueil à la
Activité complémentaire
pour valoriser la production
Nombre Proportion
Vente directe 17 17%
Transformaton 5 5%
Activité touristique 7 7%
Location de gîte 6 6%
réPartition des tyPes de valorisation
ferme,…).
71 exploitations (soit 70%) disposent d’aucun
signe de qualité. Quelques exploitations
ont des signes de qualité dont le label «
Agriculture Biologique » qui se retrouve
dans 18% des exploitations et le label rouge
« Boeuf Fermier Aubrac » dans 8%.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 104
c.4.3 suRfaces agRicoles
c.4.3.1 augmentation de la suRface agRi-
cole utile
Concernant les surfaces agricoles du Haut-
Allier, nous observons une augmentation du
surfacique valorisé par l’activité agricole,
soit une hausse de 2% depuis 2018.
Aujourd’hui, 52 % de la surface
intercommunale est valorisée par une
activité agricole. Ce secteur d’activité
est prédominant et doit être pris en
considération lors de la révision du plan
local d’urbanisme intercommunal.
Les estives et landes représentent à
elles seules près de 51% des surfaces
agricoles. Ensuite, on retrouve les prairies
permanentes. Ces surfaces destinées au
fourrage sont essentielles pour conserver
l’autonomie des exploitations agricoles.
Ces surfaces représentent 27% des surfaces
agricoles du Haut-Allier.
La surface exploitée est très variable en
fonction de la production (élevage ou
production végétale). Nous pouvons
remarquer que les élevages de bovins ont
une surface minimum de 60 ha. Alors que
les autres types de productions ont pour
la plupart moins de 50 ha exploités. La
présence d’un cheptel ruminant entraîne
un besoin en surfaces pastorales important.
D’autres
facteurs expliquent également cette
variabilité : la situation géographique,
l’historique de l’exploitation, la main
d’oeuvre disponible, les projets et
dynamique de l’exploitation, etc.
Le graphique ci-après rend compte
de l’évolution des surfaces fourragères
mobilisées par les agriculteurs sur la
communauté de communes.
Depuis 2018, nous pouvons voir une
augmentation des prairies permanentes :
elles ont augmenté d’environ 425 hectares
evolution de la surfaCe agriCole dePuis 2010 (rPg)
entre 2018 et 2021 soit une hausse de 14%
(selon le Registre Parcellaire Graphique).
La nette baisse des prairies temporaires
pourrait être rattachée à la PAC de 2015 qui
a obligé les agriculteurs à passer les prairies
classées « temporaires » en « permanentes
» après cinq ans.
Certains agriculteurs ont également fait le
choix de passer les prairies temporaires en
« céréales » pour éviter la classification en «
prairie temporaire».Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 105
c.4.3.2 caRactéRisation du foncieR
18% des exploitations exploitent une surface
inférieure à 30 ha, il s’agit principalement
d’exploitations individuelles avec des petites
productions de bovins et d’ovins viande
ainsi que d’équins. Ces exploitations sont
situées principalement sur les communes
de Saint-Bonnet-Laval et de Bel-Air-Val-
d’Ance.
43% des GAEC enquêtés ont une surface
exploitée comprise entre 100 à 199 ha.
La majeure partie de ces GAEC ont une
production de bovin allaitant.
72% des exploitations agricoles ont une
surface agricole utile comprise entre 30
et 200 ha. Ce surfacique est cohérent
par rapport à l’activité d’élevage
prédominante.
Le territoire rassemble des exploitations
à taille humaine avec des systèmes de
production extensifs.
Les exploitations agricoles du territoire du
Haut-Allier ont en moyenne la moitié de
leur surface agricole comprise en landes
et estives. On peut remarquer que les
exploitations de cette communauté de
communes ont une bonne proportion
de prairies naturelles et temporaires. Ces
terres leur permettent d’assurer en partie
leur stock fourrager et donc diminuer
< 30 ha 30-100 ha 100-199 ha 200-399 ha 400-599 ha Total
Nombre d’exploita-
tions
17 38 30 9 1 95
Part des exploita-
tions
18% 40% 32% 9% 1% 100%
réPartition des exPloitations selon leur surfaCe moyenne exPloitée
réPartition de l ’assolement moyen d ’une exPloitation agriCole
d’éventuels frais de fonctionnement.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 106
c.4.3.3 autonomie des exploitations
L’autonomie fourragère est atteinte pour
80% des exploitations. L’autonomie est
un objectif important pour la plupart des
exploitants car elle leur permet de sécuriser
leur outil de production. Cette autonomie
s’explique par la présence de prairies mais
aussi de grandes surfaces en landes et
parcours.
63% des exploitations sont autonomes en
céréales et 58% sont autonomes en paille.
On en conclut que les exploitants ont une
excellente autonomie en fourrage avec
les surfaces exploitées actuellement.
L’autonomie en céréales et pailles est
moindre et pourrait être une source
d’amélioration.
44% des exploitations enquêtées ont déclaré
avoir besoin de plus de surfaces agricoles
pour leurs activités. Ce sont principalement
des élevages en équin (16%), bovin viande
(53%) et bovin lait (16%). La majeure partie
des agriculteurs souhaitant plus de surfaces
désirent augmenter leur cheptel ou bien
intégrer une nouvelle production. Il s’agit
principalement d’exploitation ayant une
situation économique moyenne à plutôt
mauvaise (63% des exploitations avec un
besoin de surface).
Généralement, les agriculteurs recherchent
en priorité des prairies naturelles ou
temporaires (63%). Ils ont besoin de
surfaces productives permettant d’assurer
la production du fourrage hivernal.
Néanmoins, 21% sont à la recherche de
landes ou parcours afin d’assurer la saison
de pâturage pour leur troupeau.
Même si le territoire du Haut-Allier dispose
d’une grande partie de terres à production
fourragère, il semble essentiel d’apporter
une attention particulière à la préservation
de ces surfaces (terre arable et prairies).
Ce sont ces surfaces qui permettent
aux exploitations de réaliser du stock de
matières premières (foin, paille) d’une
année sur l’autre et ainsi subvenir à leurs
besoins lors d’une saison de sécheresse.
c.4.3.4 sécuRisation du foncieR
65% des exploitations sont propriétaires à
plus de 50%. Seulement 20% des exploitations
agricoles sont propriétaires à 100%. Il s’agit
majoritairement d’exploitations individuelles
(90%).
Nous remarquons que les exploitations
individuelles ont, en proportion, une plus
grande part de terrains en propriété
comparées aux GAEC. 67% des exploitations
individuelles sont au moins propriétés à
50% de leurs terres. Du côté des GAEC,
nous descendons à 61%. Attention tout de
même car, la majorité des exploitations «
propriétaire de moins de 25% » sont des
exploitations individuelles. Au total, 19%
des exploitations agricoles peuvent subir
des pertes de terre conséquentes liées à
des fermages.
38% des exploitations ont des sectionaux.
Parmi ces exploitations, les sectionaux
représentent moins de 25% de leur fermage
On retrouve quand même 36% des
exploitations avec au moins un bail verbal
et 11% avec des baux non formalisés. Nous
considérons ces baux comme non sécurisés
pour les exploitations agricoles.
91% des GAEC et 46% des exploitations
individuelles ont des baux écrits ce quiBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 107
c.4.3.4 accessibilité et RépaRtition
La distribution du parcellaire d’une
exploitation est primordiale. Le
morcellement et la dispersion peuvent
engendrer une augmentation du temps
et des frais de parcours. Cela peut
signifier également une difficulté quant
à la cohabitation des différents usages
agricoles et non agricoles.
Une majorité des exploitants agricoles
du territoire (57%) juge leur parcellaire
proche du siège d’exploitation. 40% des
exploitants jugent leur parcellaire groupé.
Cependant, un quart des exploitations
juge leur parcellaire dispersé.
Appréciation
du parcellaire
Nombre Proportion
Proche 58 57%
Moyenne-
ment proche
27 26%
Eloigné 15 15%
Appréciation
du parcellaire
Nombre Proportion
Groupé 41 40%
Moyenne-
ment groupé
33 32%
Dispersé 25 25%
aPPréCiation du ParCellaire Par les exPloitants
Peu d’exploitations sont concernées
par l’éloignement de leurs parcelles.
Le morcellement du parcellaire et/
ou l’enclavement d’un bâtiment peut
empêcher le développement logique
et pratique du système d’exploitation
(création nécessaire de parcs, temps de
déplacement allongé, etc.). La proximité et
le regroupement des parcelles constituent
donc des critères de choix importants pour
la recherche de nouvelles terres.
Par exemple, une exploitation orientée «
lait » recherchera un parcellaire proche
du bâtiment pour limiter les temps de
déplacements face à la contrainte
journalière de la traite (matin et soir).
leur permet de sécuriser leur foncier.
Néanmoins, sur les 37 exploitations ayant
des baux verbaux 24 sont des exploitations
individuelles localisées principalement
sur les communes de Saint-Bonnet-Laval,
Auroux, Langogne et Bel-Air-Val-d’Ance.
Outre la diminution de la surface agricole
proprement dite d’une exploitation, la
fin d’un fermage peut être une perte de
fonctionnalité pour l’activité agricole
(perte de réserves fourragères, arrêt
des accords oraux, morcellement du
parcellaire, enclavement des bâtiments ou
de certaines parcelles …).Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 108
Communes Appréciation de la dispersion du parcellaire par
commune
Rocles Moyennement proche. Selon les exploitations,
le parcellaire est dispersé à groupé
Chastanier Relativement proche et moyennement groupé
Naussac-Fontanes Proche et moyennement groupé
Bel-Air-Val-d’Ance De nombreuses différences entre chaque ex-
ploitation, une partie avec du terrain proche et
groupé. A l’inverse d’autres exploitations ayant
leur parcellaire très dispersé et éloigné
Saint-Bonnet-Laval Parcellaire proche de l’exploitation mais
moyennement groupé
Langogne Groupé et proche sur plusieurs sites mais quel-
ques entités dispersées
Luc Entités moyennement proches et moyennement
groupées
Cheylard-l’Eveque Parcellaire proche et groupé
Auroux Exploitations ayant du terrain proche et moyen-
nement groupé
Saint-Flour-de-Mercoire Moyennement proche et moyennement groupéBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 109
c.4.4 situation economique et dynami- que agRicole
c.4.4.1 situation économique
D’un point de vue économique, 46%
des exploitations jugent que leur niveau
économique est moyen. Cela signifie qu’ils
peuvent au moins vivre de leur activité
agricole.
32% déclarent avoir une situation
économique « plutôt bonne » ou « bonne ».
Les communes d’Auroux, Chastanier, et de
Saint Bonnet Laval sont les communes où les
agriculteurs ont, en proportion, la meilleure
situation économique. Les exploitations en
bovins viande et en bovins lait sont celles
qui ont la meilleure situation économique.
Elles représentent 87% des exploitations
avec une bonne situation économique.
17% des exploitations sont en difficulté
financière importante, il s’agit d’exploitation
individuelle en phase de développement
et/ou d’installation.
c.4.4.2 dynamique agRicole
Comme nous pouvons le voir dans la figure
ci-après, la moitié des exploitations sont en
régime de croisière. Cette proportion reflète
une certaine stabilité des exploitations
agricoles.
Seulement, 21% des exploitations sont en
phase de développement et 12% en phase
situation éConomique des exPloitations
d’installation.
Nous constatons une dynamique positive
dans chaque commune du Haut-Allier
car au moins 1 exploitation par commune
est en phase de développement et/ou
d’installation.
Néanmoins, 14% des exploitations sont
en phase de cessation dont 6% avec
une succession envisagée dans un cadre
familiale.
Saint Bonnet Laval est la commune la plus
impactée par le départ à retraite de ces
exploitants agricoles. Sur 9 agriculteurs en
phase de cessation, on en a 7 qui n’auront
aucune succession.
A noter que certaines exploitations
transmises peuvent avoir une modification
de leur production et donc des projets de
construction. Il faudra donc être vigilant
à la délimitation des zonages autour des
exploitations agricoles afin qu’elles puissent
se développer.
67% des exploitations en phase d’installation
ont comme production principale un atelierBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 110
« bovin viande ». Cela renforce la tendance
déjà remarquée précédemment.
Nous pouvons constater dans la figure 12
que 31 agriculteurs se sont installés il y a
moins de 5 ans (soit 31% des agriculteurs
sondés). 36% des exploitants se sont
installés il y a 5 à 20 ans et 54% il y a plus de
20 ans. Cette proportion reflète un certain
vieillissement des exploitations agricoles. A
long terme, la communauté de communes
du Haut-Allier aura potentiellement perdu
près de 2/3 de ces agriculteurs. Néanmoins,
nous remarquons une légère dynamique
d’installation ce qui permet de stabiliser
l’activité agricole du territoire.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 111
c.4.5 pRojet agRicole et cRaintes
c.4.5.1 pRojets agRicoles
61% des exploitants enquêtés ont déclaré
avoir un projet agricole envisagé à plus ou
moins long terme.
Au sein de ces projets, nous distinguons
le besoin de bâtiments d’élevage et de
stockage ainsi que 2 projets agritouristiques.
Les projets d’habitation pour les exploitants
sont également pris en compte.
Notons qu’il est important de prendre en
compte la disponibilité d’une habitation
pour un repreneur d’exploitation. Le
logement doit se situer à proximité des
bâtiments de l’exploitation (notamment
pour l’élevage).
Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 11
c.4.5.2 cRaintes
Comme nous pouvons le voir dans le
tableau ci-dessous, de nombreuses
exploitations ont indiqué avoir des craintes
concernant le territoire vis-à-vis de leur
activité agricole.
Chemin et accès
Exploitation avec au
moins une crainte
Nombre Proportion
Urbanisme 31 30%
Accès et chemin 41 40%
Ressource en eau 37 36%
40% d’entre eux déclarent avoir des
problèmes concernant l’accessibilité et
l’entretien des chemins. Certaines parcelles
sont difficilement accessibles et plusieurs
chemins demandent un entretien régulier.
De plus, certains chemins sont parfois très
étroits et rendent difficile la circulation des
engins agricoles.
La situation est très variable d’une commune
à l’autre. On remarque que les communes
d’Auroux, Bel-Air-Val-d’Ance, Saint-Bonnet-
Laval et Rocles sont les communes les plus
impactées par l’état des chemins.
La ressource en eau
Enfin, 36% ont une crainte sur la ressource
en eau avec notamment l’apparition de
tensions en période estivale. De nombreux
agriculteurs utilisent le réseau d’alimentation
en eau potable
(AEP) afin d’abreuver leur troupeau.
Ceci est à prendre en compte au vu du
changement climatique car le réseau AEP
peut être fortement impacté par l’activité
agricole.
Certaines parcelles ne disposent pas d’eau
à proximité et les agriculteurs ont alors
besoin d’apporter des tonnes à eau pour
satisfaire le besoin en eau de leur cheptel.
Au vu de l’évolution du climat (sécheresses
répétitives), les agriculteurs se voient
augmenter leur charge de travail.
Ceci concerne 30% des agriculteurs ayant
des craintes sur la ressource en eau.
56% des agriculteurs souhaiteraient réaliser
des aménagements sur leur foncier et à
l’échelle communale. Sur les communes
d’Auroux et de Saint Bonnet Laval, de
nombreux agriculteurs ont fait la remarque
qu’ils n’avaient pas d’accès à des cannes
à eau sur leur secteur.
L’urbanisation
Comme nous pouvons le voir sur la carte
suivante, certains agriculteurs du Haut-Allier
ont des craintes par rapport à l’urbanisation
du territoire. Celles-ci restent minoritaires
car nous avons à faire à une faible pression
urbaine.
Toutefois, ces craintes sont localisées la
plupart du temps sur les communes de
Bel-Air-Vald’Ance, Naussac-Fontanes et
Langogne. Les exploitations concernées
craignent une perte du potentiel agricole
sur leur commune (respect des périmètres
sanitaires, classement en zone naturelle,
développement de parc photovoltaïque,
étalement urbain). Les fiches individuelles
expliquent en détails les craintes.
Déviation de Langogne :
Sur le territoire du Haut-Allier, le projet de
déviation de Langogne concerne plusieurs
exploitations. Elles seraient notamment
impactées sur des terres labourables
(prairies temporaires et surfaces en
céréales). La conduite des animaux et
l’accès à des points d’abreuvement
risqueraient également d’être perturbés
par l’aménagement.Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 11
La question de compensation des terres
situées dans l’emprise de la déviation est
une interrogation pour les agriculteurs.
En effet, le foncier sur ce secteur est
relativement prisé, il est donc compliqué
pour les agriculteurs de bénéficier de
nouveaux terrains.
De plus, 50% des agriculteurs concernés
par la déviation disposent principalement
de fermages sur leurs exploitations. Ils seront
donc directement impactés par le projet
de déviation, ce qui pourrait remettre en
cause la viabilité de leur exploitation.
Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 114
Cette partie doit permettre de préfigurer un
schéma des Zones d’Activités Economiques (ZAE)
et une stratégie d’accueil des activités.
Une ZA peut correspondre à un « regroupement
d’un certain nombre d’activités économiques
dans un périmètre correspondant à une
opération d’aménagement initiée et réalisée
par un maître d’ouvrage public. Cette impulsion
de la puissance publique, autre indice majeur,
[vise] à terme à vendre ou louer ces terrains à
des opérateurs économiques relevant du champ
concurrentiel » (Source : Banque des territoires,
2017).
L’aménagement économique du territoire se
traduit ici par l’ensemble des zones ayant une
vocation économique dans les documents
d’urbanisme en vigueur avant l’élaboration du
PLUi (zone Ux, AUx, AUe, ...), des ZAE en gestion
intercommunale, ainsi que l’ensemble des
bourgs, hameaux ou zones spécifiques ayant des
enjeux économiques forts.
La Communauté de Communes du Haut Allier
Margeride rassemble cinq Zones d’Activités dont
3 réparties sur la commune de Langogne :
Zone Industrielle de Langogne ;
Zone Commerciale de la Croix-de-Chapel ;
Zone d’Activités des Choisinets ;
Zone d’Activités du CAT ;
Zone économique de Auroux.
•
•
•
•
•
C.5 Aménagement économique du territoire
seCteurs éConomiques sur la Communauté de Communes du Haut allier margerideBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 115
La base de données SITADEL a été analysée
afin d’extraire les permis de construire
à vocation économique. Les données
disponibles ont permis de catégoriser ces
permis selon le type d’activité et ainsi
d’identifier la vocation des secteurs.
Pour le calcul de la consommation dans
ces zones, seuls les projets de «nouvelles
constructions» ont été pris en compte.
De nombreux éléments sont issus de
recherches en lignes, tels que le cadastre,
le bâti, puis complétés lors d’une visite sur
site (bâti non cadastré, espaces libres de
toute construction).
Enfin, des données ont été affinées suite
aux échanges avec les acteurs du territoire
(vacance commerciale, projets, etc.).Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 116
La ZI de Langogne est situé au Nord de Langogne,
derrière la Gare et de part et d’autres de l’Allier.
Elle représente 2 lots d’une surface d’environ 31.5
ha. Elle est directement desservie par la route RN88,
reliant Mende au Puy-en-Velay.
La partie au Sud de l’Allier est situé en zone inondable
identifiée au PPRi et la partie au Nord en partie. La
zone ne dispose plus d’espaces libres.
Enjeux
Sensibilisation des entreprises au risque
inondations, prévoir des aménagements
en conséquence et dans le cas de départ
d’entreprises renaturer les zones libres afin de
ne pas les laisser en friches.
•
Activités/structures en place : Garages, Scierie,
Abattoir, Matériel de construction, Artisans du
Bâtiment, Pompes funèbres, déchetterie, etc...
Nom Zone du PLUi Surface de la zone (ha) Surface libre (ha) Consommation (2013-2020) Consommation depuis 2021
ZI de Langogne Ux 31.53 0.00 0.98 0.31Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 117
Activités/structures en place : Grandes surfaces,
concessionnaire, magasin de meubles, magasin
de bricolage, magasin de jardinage.
La zone commerciale de la Croix de Chapel est
située sur la Commune de Langogne en haut du
plateau entre l’Allier et le Langouyrou.
Elle est situé à proximité d’une large zone
pavillonnaire et entre la D 906 et la D 932.
Les premiers commerces sont arrivés avant les
années 2000, depuis 2014 la zone n’a pas été
développée.
Enjeux
Encourager petit à petit le développement
de la ZC
Prendre en compte la proximité avec le
résidentiel (accueil d’activités compatibles
avec l’habitat uniquement)
Aménager les espaces libres existants de
manière cohérente et organisée avec
l’existant, réfléchir aux cheminements doux
et à l’orientation des bâtiments de manière
à mutualiliser les voiries et les parkings
Barrière naturelle (rebord du plateau) à ne
pas franchir.
•
•
•
•
Nom Zone du PLUi Surface de la zone (ha) Surface libre (ha) Consommation (2013-2020) Consommation depuis 2021
Zone commercia-
le de la Croix de
Chapel
Uc, AUc 10.48 6.03 0.00 0.00Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 118
La zone économique d’Auroux est située au
Nord-Ouest d’Auroux, sur le plateau. Elle est
desservie par une voie communale.
Un projet de parc photovoltaïque d’une surface
de 1.17 ha est présent sur la zone (2023).
Enjeux
Accueillir une activité/des activités
compatible(s) avec l’existant et ne
nécessitant pas ou peu de flux (voirie
communale étroite, et localisation un peu
isolée)
•
Activités/structures en place : Scierie.
Nom Zone du PLUi Surface de la zone (ha) Surface libre (ha) Consommation (2013-2020) Consommation depuis 2021
Zone économi-
que d’Auroux Ux, AUx2 3.78 1.22 0.00 1.17Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 119
Activités/structures en place : CAT de Saint-
Bonnet-Laval
La Commune de Saint-Bonnet Laval était au
RNU, cette «zone» n’est pas conséquent pas
zonée toutefois il conviendra de lui attribuer
un zonage spécifique afin que l’activité puisse
continuer et se développer. La zone correspond
à un Centre d’Accueil par le Travail (CAT) ou
ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le
Travail.
Enjeux
Contenir le développement de la zone
du mieux que possible (contraintes
liés aux risques et topographie)
•
Nom Zone du PLUi Surface de la zone (ha) Surface libre (ha) Consommation (2013-2020) Consommation depuis 2021
Zone artisanale
des Choisinets AUx1, AUox 5.45 0.00 0.00 0.00Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 10
La zone artisanale des Choisinets fait l’objet
d’une Déclaration de projet Emportant mise en
comptabilité du PLUi pour régulariser sa situation
de discontinuité à l’urbanisation.
A terme elle vise à répondre à la demande
d’installation d’entreprises sur le secteur, à
développer la filière bois et à permettre aux
entreprises de la ZI situées en zone inondable de
déménager / se développer ici.
La zone se situe à proximité de Langogne et sur
le tracé de la future RN 88 countournement de
Langogne par le Sud.
Situé sur le versant Sud-Est du plateau et entourée
de foret, cette zone se développer en cohabitant
dans son environnement naturel.
Enjeux
Engager une qualification de la zone au
travers de l’élaboration d’une charte de
qualité (harmonisation des clôtures, accès,
entretien paysager, etc...).
Dû à la présence d’enjeux environnementaux
modéré à 100 m au Nord de la zone, il
conviendra par conséquent d’installer les
activités ayant le plus de nuisances sur la
partie Sud du site.
•
•
Nom Zone du PLUi Surface de la zone (ha) Surface libre (ha) Consommation (2013-2020) Consommation depuis 2021
Zone artisanale
des Choisinets AUx1, AUox 12.72 12.72 0.00 0.00Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 11
Ensemble des zones à vocation économique
sur la Communauté de communes
La Communauté de communes du Haut
Allier ne dispose pas de nombreuses zo-
nes à vocations économique. On peut en
compter 5 dont la zone économique des
Choisinets qui n’est pas encore ouverte à
l’urbanisation et qui fait l’objet de déroga-
tions à la Loi Montagne et au principe de
l’urbanisation limitée.
Les autres zones sont majoritairement sur la
commune de Langogne puisque la zone
économique d’Auroux n’accueille à ce
jour qu’une seule entreprise et que la zone
de Saint-Bonnet-Laval accueille le unique-
ment le CAT.
La part plutôt faible des zones économi-
ques sur la communauté de communes
peut s’expliquer par deux indicateurs, le
premier étant que le secteur économique
de la sphére présentielle est largement su-
périeur à celui de la sphére productive,
ce qui signifie que l’économie du territoire
repose essentiellement sur les services à la
population ou aux entreprises.
Le deuxième point a mettre en avant est
le centre ville de Langogne qui reste très
dynamique avec de nombreux commer-
çants et artisans le long de la RN88.
La surface consommée dans les Zones
d’Activité depuis 2013 s’élève à 2.46 ha.
Cela s’explique notamment par le fait qu’il
ne reste plus de surface libre dans les zones
économiques du territoire à l’exception
de la Zone Commerciale de la Croix
de Chapel et de la zone d’activité des
Choisinets, mais celle-ci avait été bloquée
depuis l’approbation du PLUi.
Demain, après régularisation de la Zone
d’Activité des Choisinets, la communauté
de communes disposera de 19.97 ha
disponible à vocation économique.
La zone économique des Choisinets
correspond à une volonté communale
et intercommunale de proposer des
terrains destinés à l’accueil d’activités
sur son territoire afin de renforcer son tissu
économique (productif) et de permettre
au territoire d’améliorer son attractivité en
terme d’accueil de population.
Nom Zone du PLUi (2014) Surface (ha) Surface libres (ha) Consommé (2013-2020) (ha) Consommé depuis 2021 (ha)
ZI de Langogne Ux 31,53 0,00 0,98 0,31
ZC de la Croix de Chapel (Langogne) Uc, AUc 10,48 6,03 0,00 0,00
Zone Economique Auroux Ux, AUx2 3,78 1,22 0,00 1,17
Zone économique Saint-Bonnet-Laval 5,45 0,00 0,00 0,00
Zone d'Activité des Choisinets (Langogne) AUx1, AUox 12,72 12,72 0,00 0,00
63,96 19,97 0,98 1,48 TotalBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 1
C.6 La caractérisation des différentes polarités économiques
Communes
Indicateur de
l’emploi en
2019
Evolution du nombre
d’emplois dans la zone
entre 2008 et 2019
Nombre
d’établissements
Création
d’entreprises
entre 2012 et
2021
Nombre
de ZAE
Indicateur
d’intensité
touristique
2023
Total
Auroux 121.5 -18 29 22 1 489.5 8
Bel-Air-Val-D’Ance 68 2 51 22 0 339.0 8
Chastanier 65.4 -1 10 8 0 1 194.8 5
Cheylard-L’Eveque 57.1 -4 3 3 0 687.3 4
Langogne 148.5 -164 324 196 3 147.1 13
Luc 87.2 -20 13 15 0 1 078.9 3
Naussac-Fontanes 26.0 -10 31 20 0 142.5 3
Rocles 47.3 5 18 12 0 438.0 5
Saint-Bonnet-Laval 146.2 -9 18 10 1 616.7 7
Saint-Flour-de-Mercoire 42.2 2 20 11 0 204.8 4
Plus de 100 Plus de 50 Plus de 100 Plus de 100 3 ou plus Plus de 500 3 points
Entre 50 et 100 Entre 20 et 50 Entre 51 et 100 Entre 50 et 100 2 Entre 200 et 500 2 points
Entre 30 et 50 Entre 0 et 20 Entre 25 et 50 Entre 20 et 50 1 Entre 100 et 200 1 point
Moins de 30 Evolution négative Moins de 25 Moins de 20 0 Moins de 100 0 pointBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 1
La définition de l’armature économique
est le produit d’un croisement de plusieurs
données :
L’indice de concentration d’emplois en
2019 (INSEE) : informe sur l’attractivité
des communes ;
L’évolution du nombre d’emplois dans
la zone entre 2008 et 2019 (INSEE) ;
Nombre d’établissements 2019 (INSEE)
informe sur le pouvoir économique
et l’attractivité des communes à
l’implantation d’établissements.
Création d’entreprises entre 2012 et
2021 (INSEE) : informe sur la dynamique
économique des dix dernières années ;
Nombre de ZAE : informe sur la localisation
des Zones d’Activité Économique du
territoire ;
L’indice d’intensité touristique (CCHAM)
: informe sur la concentration d’accueil
touristique par rapport à la population
résidente
•
•
•
•
•
•
l ’armature éConomique
Plus de 9 points
De 7 à 9 points
De 5 à 7 points
De 1 à 4 pointsBilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE 14
C.7 Enjeux Constats Enjeux et questionnements
Un taux d’activité de 47.5% en 2019, inférieur au taux départemental (53% en 2019).
Taux de chômage de 10.5 % en 2019, en augmentation (7.8% en 2008), et supérieur au taux départemental (9.5 % en 2019).
Très forte augmentation du chômage chez les plus jeunes, la tranche des 15-24 ans est la plus représentée dans la population des chômeurs 23.9% en 2019 contre 13.8% en 2008.
En 2019, 2 173 emplois sur la Communauté de Communes, soit 113.4 emplois pour 100 actifs vivant sur le territoire.
En 2019, 59% des actifs travaillent et résident sur la même commune. En 2023, 1 036 établissements, dont 53.5% sont sur la commune de Langogne.
Langogne est un pôle inconstesté de son bassin de vie, c’est une ville bien dotée en équipements, commerces et services au regard de sa taille
L’activité touristique est forte sur le territoire, mais elle est surtout porté par les résidences secondaires : 1 657, dont l’impact est limité à la saison estivale.
Le reste de la capacité d’hébergement touristique est faible et dominée par les campings : 657 emplacements contre 75 lits d’hôtellerie. +2.3% de surfaces agricoles sur le territoire depuis 2018.
64% des agriculteurs ont plus de 46 ans et seulement 7% ont moins de 30 ans.
70% des exploitations n’ont pas de signe de qualité, et peu de valorisation de la production (vente directe, activité touristique etc..).
5 zones d’activités à vocation intercommunale réparties sur 3
communes.
Entre 2013 et 2022, une consommation de 0.98 ha au sein des secteurs à vocation économique.
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Rationner le potentiel de développement des
secteurs à vocation économique identifiés dans
les documents d’urbanisme initiaux dans une
optique de gestion économe.
Adapter l’offre du foncier à vocation économique
afin de permettre le développement de l’activité
ainsi que de diversifier l’offre.
Favoriser le développement économique sur
le territoire pour créer de l’emploi issue de la
sphère «productive».
Anticiper la tendance au vieillissement des
actifs agricoles pour assurer le maintient des
exploitation, en favorisant l’installation de jeunes
agriculteurs
Maintenir et diversifier les productions agricoles
de qualité pour conserver une agriculture
dynamique sur l’ensemble du territoire
Accompagner et développer l’offre et
d’éventuel projet en circuits court
Permettre l’évolution et la pérénité des
exploitations agricoles pour la réalisation des
projets agricoles et intégrer ces projets dans la
réflexion sur le zonage du PLUi
•
•
•
•
•
•
•15 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
D- Equipements et services16 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
D.1 Services et équipements, socles de la vie du territoire Focus
La commune de Langogne est
le principal pôle de services de
proximité du territoire.
Une gendarmerie et un CIS
10 établissements scolaires : 10
écoles primaires et maternelles, 2
collèges.
Une quarantaine d’équipements
culturels et sportifs en 2022.
Plus de 100 associations évoluant sur
le territoire.
La commune de Langogne forme
une centralité en termes de services
de santé.
Langogne et Bel-Air-Val-d’Ance sont
« Petites villes de demain »
•
•
•
•
•
•
•
Définition et méthodologie
« Un équipement est un service, marchand ou non, accessible à la population. Ce peut être un aménagement, une infrastructure ou un service » (INSEE, 2022).
Equipements recensés dans les domaines de l’« Enseignement », de la « Santé », des « Services aux particuliers », des « Sports, loisirs et culture » ainsi que des « Transports et déplacements ».
d.1.1 équipements suR la communauté de communes du haut allieR maRgeRide
Les services présents dans la Base
Permanente des Équipements (BPE)
sont regroupés en ensembles appelés
« gammes ». Sont distinguées :
La gamme de proximité : des services
et équipements courants au sein des
communes ;
La gamme intermédiaire : des services et
équipements moins fréquents au sein des
communes ;
La gamme supérieure : des services et
équipements propres aux pôles urbains.
Le territoire intercommunal compte 261
équipements dispersés sur l’ensemble du
territoire. Parmi cet effectif, la majorité, soit
67.4%, appartient à la gamme de proximité.
Cette part est à l’image du territoire rural
qu’est la Communauté de communes du
Haut Allier Margeride. A l’instar, les mairies
et collèges font partis des équipements
mais n’ont pas de gamme associée, ils ne
sont donc pas intégrés dans les calculs de
gamme.
Langogne est la commune qui propose
le plus d’équipements, tant en quantité
qu’en diversité. Langogne est donc un pôle
central en termes d’équipements et de
services sur lequel les communes voisines
peuvent s’appuyer. 67.4% des équipements
recensé sur l’ensemble de la Communauté
de Communes y sont présents.17 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
densité en équiPements (Pour 100 Habitants ) et effeCtif selon la Commune en 2021 Part des gammes d ’équiPements selon la Commune en 2021
s our
C e
: b
ase
P ermanente
des
e qui
P ements
, 2021
s our
C e
: b
ase
P ermanente
des
e qui
P ements
, 2021
Densité en équipements18 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
L’observatoire des territoires met bien en
valeur sur la carte ci-contre, une seule
commune, Langogne comme centre
intermédiaire d’équipements et de services.
La commune de Bel-Air-Val-d’Ance se
distingue aussi en sa qualité de centre local
d’équipements et de services.
Part des équiPements selon la Catégorie en 2021
(PourCentage )
Parmi les équipements recensés dans la BPE, presque la moitié (45%) se révèle être des « Services aux particuliers » en 2021. Cette catégorie regroupe des artisans, des agences immobilières, postales, des garagistes,... tant de services, pour la plupart marchands, évoluant dans un cadre privé.
Les équipements figurant dans les autres catégories : « Santé », « Sports, loisirs et culture », « Enseignement », « Commerces » et enfin les « Transports et déplacements » se révèlent être davantage de compétence publique.
sourCe : base Permanente des equiPements, 2021
sourCe : inrae Cesaer, anCt 2021
obServatoire deS territoireS, aNct 2023 - iGN adMiiN expreSS
Communes (2022)
1 Niveau de centres d'équipements et de services des communes 2021
Source : INRAE-CESAER, ANCT 2021
© Observatoire des territoires, ANCT 2023 - IGN Admin Express
1
Communes non
centre (24 051)
Centre local
d'équipements et de
services (7 011)
Centre intermédiaire
d'équipements et de
services (2 880)
Centre structurant
d'équipements et de
services (742)
Centre majeur
d'équipements et de
services (142)
N/A (129)19 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
d.1.2 des seRvices publics et administRatifs bien RépaRtis
Les services administratifs présents
sur la Communauté de Communes
correspondent à des services de proximité.
L’ensemble des communes dispose
au moins d’une mairie. Le siège de la
Communauté de Communes du Haut Allier
Margeride est situé à Langogne en coeur
de Bourg.
Le territoire dispose d’une Gendarmerie et
d’un Centre de Secours tout deux situés à
Langogne.
Les communes les moins dotées en services
publics peuvent bénéficier des services
proposés par la centralité que constitue la
commune de Langogne.
Un service des impôts et centre de finance
publique est présent à Langogne de même
qu’un Centre d’Information Jeunesse (à la
bibliothèque) et un centre de Protection
Maternelle et infantile (au centre médico-
social).
4 banques et un bureau de poste sont
disponible à Langogne.
Dans certaines autres communes, de relais
ou agence postale (souvent mutualisée
avec les services de mairies) sont aussi
disponible à Luc, Auroux, Bel-Air-Val-
d’Ance et Rocles.
Des stations services sont aussi disponibles,
3 sur Langogne et une sur Bel-Air-Val-
d’Ance.
Enfin une maison de services au public
labellisée «France Services» à Langogne
dans les locaux de la Communauté de
Communes. Elle permet aux habitants
de bénéficier d’un service d’aide aux
formalités administratives (aide à la création
de compte personnel, accompagnent à
l’utilisation des services en ligne, aide à la
compréhension de certains documents,
numérisation, impression, etc). C’est aussi
un lieux d’accueil pour de nombreuses
structures administratives partenaires des
Maisons France Services pour animer ce
lieu, recevoir des personnes, etc...
La préservation des services est primordiale
pour le maintien des populations en place
et notamment des personnes âgées moins
mobiles sur le territoire intercommunal.
L’enjeu sera de maintenir et d’équilibrer la
répartition des services afin de permettre et
d’inciter les populations à consommer sur
place.10 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
Les commerces de proximité constituent
eux aussi un rôle essentiel dans le maintien
des populations en place.
Langogne est un pôle commercial
dynamique. Il constitue le centre d’une
zone de chalandise très étendue.
La Chambre de Commerce et d’Industrie
du département de la Lozère a menée une
enquête en 2020 sur les comportements
d’achats des ménages en Lozère. Cette
enquête conclu à un total de dépenses
annuelles de consommation des ménages
en 2020 dans la zone de chanlandise de :
29.8 M€ en produits alimentaire
22.7 M€ en produits non-alimentaire
Une évasion commerciale présente
mais bien inférieure à des territoires
comparables.
En cela Langogne dispose entre autre de :
3 Supermarchés,
Une grande surface de bricolage,
Une épicerie,
5 boulangeries,
3 Boucheries-Charcuteries,
Une librairie,
4 magasins de vêtements,
2 magasins de chaussures,
2 magasins de meubles,
2 magasins d’électroménager,
1 magasin d’équipement du foyer,
-
-
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-
-
-
-
-
-
-
-
-
2 magasins d’optique,
2 magasins de matériel médical et
orthopédique,
1 magasin d’article de sport et de
loisirs.
En matière de service aux particuliers :
2 Pompes funèbres,
10 Garage ou entretien auto/ matériel
agricole,
3 auto-écoles,
5 salon de coiffure,
4 instituts de beauté,
3 vétérinaires,
2 agences immobilières,
4 maçons,
4 électriciens,
7 Plombier, couvreurs ou chauffagistes,
7 Menuisiers, charpentiers ou serruriers,
5 Peintre Plâtrier,
4 Hôtels et 17 restaurants - restauration
rapide.
-
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-
-11 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
d.1.3 les équipements liés à l ’ enfance
d.1.3.1 les équipements liés à la petite
enfance
La Communauté de Communes présente
trois types de modes de garde répartis en
trois formes d’accueil en 2023, permettant
la garde des plus petits :
La crèche en multi-accueil
A Langogne, la Communauté de
Communes à la gestion d’une crèche
multi-acceuil pour les tout petits.
Elle accueille les enfants de 0 à 2 ans et les
2 à 4 ans du lundi au vendredi.
La crèche dispose de 28 places en 2
unités.
Ce service est important pour l’acceuil
de population dans le Haut Allier. Pouvoir
faire garder son enfant est un critère de
choix dans un projet de déménagement.
C’est également un facteur essentiel pour
maintenir une population jeune et active
sur un territoire.
Le Centre de Loisirs
Le centre de loisirs est un service proposé
par la Communauté de Communes pour
proposer des activités aux enfants durant
leur vacance.
Il est ouvert tout les mercredi et durant les
vacances scolaires.
Il permet aux jeunes de faire des activités
ludiques et sportives, permettant à leurs
parents durant les vacances de bénéficier
d’une possibilité de garde et d’occupation
de leurs enfants.
Accueil périscolaire
L’acceuil périscolaire est un service de
garde gratuit et offert aux familles pour faire
garder leur enfant sur les temps de début et
fin de journée scolaire. Permettant ainsi aux
parents plus de flexibilité dans leurs emplois
du temps d’actifs.
Cet accueil est aussi destiné à l’éveil
des enfants, à leur autonomie, à leur
apprentissage et aux respect des règles de
vie collective. Il est proposé de 7h30 à 9h00
et de 16h30 à 18h30.
Le maintien de l’offre de garde pour la petite
enfance est un enjeu pour l’attractivité du
territoire dans la mesure où elle constitue
un atout indéniable pour l’installation de
jeunes ménages sur le secteur, le captage
d’actifs et pour le maintien des écoles
communales.1 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
evolution des effeCtifs sColaires du Premier degré sur la CCHam entre 2019 et 2021
sourCe : data .eduCation .gouv.fr, 2022
d.1.3.2 les équipements scolaiRes
Peu de communes disposent d’établissements scolaires. Le territoire a connu deux fermetures d’établissements scolaires au cours de la dernière décennie :
L’école élémentaire privé «L’espérance» à Auroux en 2018 ;
L’annexe du lycée professionnel public de Mende situé à Langogne en 2012.
Au total, sur la Communauté de Communes, 10 établissements scolaires sont recensés:
7 écoles élémentaires et pré-élémentaires dont 1 privé ;
2 collèges dont 1 privé ;
1 Lycée privé.
•
•
•
•
• Deux collèges et un lycée sont également présents sur le
territoire. Les effectifs sont en légère diminution entre 2019 et
2021.
evolution des effeCtifs sColaires du seCond degré sur la CCHam, au début du mois
d ’oCtobre de CHaque année
sourCe : data .eduCation .gouv.fr, 2022
2019 2020 2021
Collège public Marthe Dupeyron 238 210 215
Collège privé Saint-Pierre Saint-
Paul
89 94 87
Lycée privé Polyvalent Saint-
Pierre Saint-Paul
151 159 160
Total 478 463 462
2019 2020 2021
Nombre d’élèves en pré-élémentaire 290 267 263
Nombre d’élèves en élémentaire 134 110 103
Nombre d’élèves en ULIS 2 5 8
Total 426 382 374
Entre 2019 et 2021, les effectifs scolaires au sein des établissements du premier degré diminuent : -12.2% en 2 ans.
Malgré tout, les effectifs en pré-élementaires restent bien supérieur au nombre d’élèves en élémentaire, traduisant à terme un maintient des effectif.1 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
effeCtif et Part des élèves selon le degré d ’établissement
sur la PoPulation âgée de moins de 15 ans Par Commune
loCalisation des équiPements sColaires sur la CCHam
s our
C es
: insee
, 2019
data
. gouv
. edu
C ation
. fr
s our
C e
: datagouv
, 2023
14 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
l ’armature en équiPements Culturels et sPortifs en 2022
sourCes : base Permanente des equiPements, 2021
entretiens Communaux , 2023
d.1.4 les équipements spoRtifs , cultuRels et de loisiRs
La Communauté de Communes est dotée de 45 équipements et services dans le domaine du sport, des loisirs et de la culture d’après la Base Permanente des Equipements en 2021. Les
échanges avec les élus locaux ont permis d’affiner cette donnée et ainsi de mettre à jour la base initiale.
Les équipements culturels sont des lieux où se mêlent les dimensions d’éducation et de loisirs. Les équipements sportifs, eux, permettent aux usagers de se dépenser et parfois même de découvrir le territoire d’une autre manière.
La commune de Langogne constitue une centralité en termes d’équipements sportifs, culturels et de loisirs (cf. carte ci-contre). Elle dispose de quasiment tout les équipements répertoriés dans la BPE :
Une bibliothèque,
Un cinéma,
Un musée,
Un bassin de natation,
Une salle de combat,
Un terrain de golf,
Un stade et une piste d’athlétisme,
Boulodrome,
Salle de remise en forme...
Ces équipements public (et privé) constituent des ressources pour le territoire et ont la volonté d’être de véritables atouts de demain en termes d’animation et d’offre culturelle et sportive.
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' ! ! ! 15 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
La bibliothèque du Haut Allier
Située à Langogne, et géré par la
Communauté de Communes du Haut Allier
Margeride, elle permet a la population de
disposer gratuitement de plus de 15 000
documents de tout type; romans, polars,
livres jeunesse, DVD et magazines.
Elle compte plus 500 adhérents et intervient
dans les établissements scolaires du
territoire et dans les maisons de retraites
en proposant un programme d’animation
annuel sous diverses forme; club lecture,
projection, ateliers BD etc...
Le Cinéma René Raynal
La Communauté de Communes est aussi
gestionnaire d’une salle de cinéma dans
les locaux de la maison de Communauté
à Langogne.
La salle compte 191 places dont 6 pour
Personnes à Mobilité Réduite (PMR) et elle
est équipée d’un projecteur numérique
2D et 3D et d’un dispositif permettant
d’accueillir les personnes sourdes et
Malentendantes.
La fréquentation du cinéma est plutôt stable,
aux alentours des 12 000-13000 entrée par
an, à l’exception de l’année 2020, année
impactée par la pandémie de Covid-19
et des diverses mesures de restriction des
déplacements et des activités.
fréquentation du Cinéma interCommunal
salle de Cinéma rené raynal
La piscine Oréade
La Piscine intercommunale Oréade est situé
à Langogne et est ouverte toute l’année.
Elle comporte 2 bassins, un ludique et un
sportif et un solarium.
De nombreuses activités y sont proposé
tel que de l’aquabike, de l’aquagym, de
l’aqua-relaxation et une école de natation
y exerce.
La grande majorité des entrées à la piscine
sont des scolaires à 52% devant les entrées
public à 33%.
Ces équipements d’intérêts intercommunal
sont synonyme d’une offre culturelle et
sportive de qualité pour les habitants du
territoire et participe à l’attractivité du
PisCine interCommunale oréade16 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
effeCtif des assoCiations Par Commune en 2023
sourCe : insee, réPertoire sirene, 2023
assoCiations selon aCtivités en 2023 (PourCentage )
d.1.5 le milieu associatif , un acteuR majeuR de la dynamique événementielle , cultuRelle et spoRtive
Le territoire du Haut Allier abrite de nombreuses associations réparties sur l’ensemble du territoire. Selon le répertoire SIRENE, 187 associations déclarées évoluent sur le territoire en 2023.
De la même manière que la répartition des équipement, la commune de Langogne ressort particulièrement et concentre à elle seules 63.6% de l’effectif total des associations (119 associations déclarées).
Les associations en Autres activités de services, et Arts,
spectacles et activités récréatives sont majoritaires sur la
Communauté de Communes du Haut Allier Margeride,
elles représentent respectivement 38.5% et 37.4%. Les
associations d’activités de santé humaine et d’action
sociale représentent 11.2% et celles de l’enseignement
6.4%.
sourCe : insee, réPertoire sirene, 202317 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
d.1.6 seRvices et équipements liés à la
santé
Quelques constats démographiques et
sociaux nécessitent d’être rappelés :
Une population âgée : la part des
personnes âgées (plus de 75 ans) sur le
territoire s’élève à 14.7% en 2019. Cette
part importante de personnes âgées
entraîne une forte prévalence des
pathologies liées à l’âge et à la perte
d’autonomie ;
L’accessibilité : en Lozère, 84% de
la population vit dans un espace
rural, c’est-à-dire une commune peu
dense ou très peu dense. En outre, les
difficultés de locomotion sont l’une des
caractéristiques de la population du
territoire, du fait notamment de l’habitat
dispersé, mais aussi du vieillissement.
En d’autres termes, la santé constitue
un enjeu majeur sur la Communauté de
Communes du Haut Allier Margeride. En
effet, les équipements liés à la santé et leur
accessibilité permettrait de conforter la
population en place ainsi que de favoriser
l’accueil de nouveaux ménages.
•
•
La carte ci-dessus présente la distance depuis le bourg de la commune jusqu’au médecin généraliste libéral le plus proche, y compris à mode d’exercice particulier. Les flux permettent de voir où se rendent majoritairement les habitants d’une commune pour consulter un généraliste. Ces données ont été confirmées par le retour des questionnaires transmis aux différentes communes.
Langogne apparaît en tant que centralité en termes de santé sur le territoire intercommunal, brassant les communes alentours, on peut dénombrer 21 communes (y compris Langogne) qui sont inclus dans le pôle d’attraction de médecins généralistes de Langogne.
distanCe au Plus ProCHe d ’un généraliste libéral en 2022
sourCes : Cartosanté 202218 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
De plus la Communauté de Communes
du Haut Allier Margeride fait état d’une
densité de médecins généralistes libéraux
de 115.7 pour 100 000 personnes. Ce
chiffre est situé au dessus de la moyenne
départementale de 96.7 et au dessus de la
moyenne française de 90.4 médecins pour
100 000 habitants.
Toutefois il est a nuancer dans la mesure où
comme observé dans la carte précédente
le pôle santé de Langogne est le centre
d’un pôle d’attraction des médecins
généralistes qui va bien au delà des limites
communautaires.
Langogne, étant le seul pôle d’attraction
pour la consultation d’un médecin
généraliste au sein de la Communauté
de Communes, accueille 3 généralistes
libéraux.
Cela semble trop peu sur le territoire au vu
de la demande.
D’ailleurs l’intégralité de la Communauté
de Communes a été identifiée par l’ARS au
sein d’une Zone d’Intervention Prioritaire
(ZIP) dans le « Zonage conventionnel des
médecins généralistes », en avril 2023,
soulignant l’importance de l’enjeu.
Malgré tout, ces 3 médecins ont moins
de 55 ans, ce qui est plutôt positif pour le
territoire.
Langogne regroupe des professionnels
médicaux et paramédicaux dans :
1 maison de santé où exercent les 3
médecins généralistes et 1 hôpital à
proximité de la maison de santé, formant
un pôle santé où exercent dans le cadre
du service médecine :
1 cardiologue,
1 ORL,
1 orthoptiste,
2 ophtalmologues,
5 chirurgiens,
1 urologue,
1 sage-femme,
1 gynécologue,
1 addictologue.
Nombreux de ces praticiens n’exercent
pas uniquement sur Langogne et/ou sont
en collaboration avec d’autres centres
Hospitaliers.
Le centre hospitalier dispose aussi d’une
Unité de soin Longue durée et d’un
EHPAD.
Sur Langogne se trouve aussi :
1 Service de Soin Infirmiers à Domicile
(SSIAD),
1 Centre de Soin Infirmiers (CSIP),
3 chirurgiens-dentistes,
1 orthophoniste,
1 podologue-pédicure,
•
•
•
•
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•
•
•
•
•
•
•
•
4 kinésithérapeutes,
1 psychologue,
1 diététicien,
1 réflexologue,
et 1 ostéopathe .
Trois pharmacies, un service d’ambulance
et deux fournisseurs de matériel médicaux
sont présents sur Langogne.
Les autres médecins spécialistes sont
concentrés dans les villes les plus importantes
comme Mende, Aubenas ou encore Le-
Puy-en-Velay.
5 Etablissements d’Hébergement pour
Personnes Agées Dépendantes (EHPAD)
sont présents sur la Communauté de
Communes, au sein des communes de :
Auroux (2 établissements);
Langogne (2 établissements);
Luc.
Il existe aussi un ESAT à Saint-Bonnet-Laval
et 2 foyers de vie à Langogne et Auroux.
Ces structures sont importantes elles
permettent une réponse adaptée aux
besoins des personnes handicapées et de
leurs familles. Ces structures proposent bien
souvent à leur pensionnaires des projets
socio-économico-éducatif, permettant
leur inclusion à la société. Ces projets
dynamisent souvent la vie locale dans les
•
•
•
•
•
•
•
•19 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
l ’armature en équiPements de santé en 2022
sourCes : Cartosanté, 2022
entretiens Communaux , 2022
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petites communes, comme c’est le cas
à Saint-Bonnet Laval. Un foyer rural est
présent à Chastanier et à Rocles.
Un service d’Aide à Domicile en milieu rural
est présent à Langogne il s’agit de l’ADMR
du réseau de l’ADMR départemental qui
compte plus d’une centaine de salariés
et bénévoles. Ce réseau propose divers
services comme la garde d’enfants à
domicile, la réalisation de ménage ou de
repassage. Ainsi que des services pour
personnes en situation de handicap, pour
les séniors ou apporter un soutien aux
familles.
La Maison de Santé Pluri-professionelle
La Maison de Santé Pluri-professionelle
accueille 4 médecins généralistes à
Langogne à coté du centre hospitalier de
proximité.140 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
d.1.7 l’ action sociale
Les services sociaux sont peu représentés
sur le territoire et peu d’actions sociales
sont menées. Toutefois, les actions sociales
mises en oeuvre sont fortement utilisées. On
peut identifier 3 acteurs :
Maison France Service : La Communauté
de Communes s’est engagée dans la
création d’une Maison France Services
permettant aux habitants de bénéficier
d’un service d’aides aux formalités
administratives. L’offre de services
est très large (aide à la création de
compte personnel, accompagnement
à l’utilisation des principaux services en
ligne, recherche d’emploi, aide à la
compréhension de certains documents,
numérisation, impression de documents
administratifs, aide à la réalisation
d’entretiens à distance, etc.). Ces
maisons France Service permettent
de donner une information de premier
niveau dans l’accompagnement du
public aux démarches du quotidien.
Centre d’accueil pour demandeur
d’Asile : La commune de Bel-Air-Val-
D’ance accueille un centre d’accueil
pour demandeur d’Asile.
•
•
De nombreuses associations : 187
associations déclarés évoluent sur le
territoire en 2023.
•141 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
À l’instar de l’«Action Coeur de Ville »
visant à accompagner les collectivités et
porteurs de projets sous différents aspects
(financier, opérationnel, etc.), la structure
en charge du programme, à savoir la
Banque des Territoires, a lancé en 2020
le programme « Petites Villes de Demain
», dédié aux communes de moins de 20
000 habitants. Celles-ci doivent «[exercer]
des fonctions de centralité territoriale (en
raison des équipements ou services dont
elles sont dotées) et [montrer] des signes
de fragilité» (Ministère de la cohésion
des territoires et des relations avec les
collectivités territoriales, 2022).
Sur le territoire du Haut Allier deux
communes ont été labélisées «Petites Villes
de Demain» :
• Bel-Air-Val-d’Ance,
• Langogne.
La carte ci-contre présente le périmètre
d’action d’Opération de Revitalisation
Territoriale (ORT).
La convention fixe les orientations
stratégiques suivantes :
Orientation 1 : De la réhabilitation à la
restructuration : vers une offre attractive
de l’habitat en centre-ville;
Orientation 2 : Favoriser un
•
•
•
•
D. Petites Villes de Demain développement économique et
commercial équilibré;
Orientation 3 : Développer l’accessibilité,
la mobilité et les connexions;
Orientation 4 : Mettre en valeur les
formes urbaines, l’espace public et le
patrimoine;
Orientation 5 : Fournir l’accès aux
équipements et services publics.
Plusieurs actions sont inscrites dans
la convention pour concrétiser ces
orientations.
De la réhabilitation à la restructuration : vers
une offre attractive de l’habitat en centre-
ville
Etude pré-opérationnelle en vue de la
mise en place d’une OPAH sur les deux
communes;
Mise en place d’un programme d’aide à
l’habitat sur les secteurs les plus prioritaire
(secteur de l’îlot des Calquières en
centre-ville de Langogne, Centre de
Chambon le Chateau);
Mise en place d’un groupe de travail
sur l’habitat social existant pour réfléchir
aux problématiques de vacances au
sein du parc;
Création de 7 logements en centre-ville
de Langogne;
Création de logements de plain-
•
•
•
•
•
•
•
•
pied dans le centre de Chambon le
Château.
Favoriser un développement économique
et commercial équilibré
Opération Façades et Vitrines sur le
centre-ville de Langogne;
Etude de faisabilité pour la création
d’un pôle des métiers d’art au sein de
l’îlot des Calquières à proximité de la
filature;
Création d’une pépinière commerciale/
atelier partagé en centre-ville de
Langogne;
Création et animation d’un site internet
marchand pour le bassin de vie;
Implantation d’un centre logistique au
service des acteurs économiques en
centre-ville de Langogne;
Achat et aménagement de locaux
commerciaux de centre-ville (Fiche
Bilan);
Etude de faisabilité d’une résidence
artistique;
Actions favorisant le développement
économique et commercial du centre-
ville de Langogne par l’organisation de
différents évènements commerciaux
(Marché de noël, etc).
•
•
•
•
•
•
•
•14 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
Développer l’accessibilité, la mobilité et les
connexions
Création d’un pôle d’échange
multimodal à proximité de la gare de
Langogne;
Création d’Aire de covoiturage en
entrée de ville de Langogne;
Identification de parcours de services,
marchands et usuels;
Développement et valorisation des
cheminements piétons au sein de la
commune de Langogne;
Création de ligne de transport entre
les différentes communes de la
communauté de communes et le
centre-ville de Langogne.
Mettre en valeur les formes urbaines,
l’espace public et le patrimoine
Réaménagement des places dans le
centre de Chambon le château;
Aménagement de l’espace public
au sein de l’espace Gargantua sur la
commune de Langogne;
Etude sur la mise en valeur de la Halle de
Langogne et du monument aux morts,
Etude de communication sur l’identité
du territoire;
Aménagement de la zone touristique à
proximité du lac de Naussac.
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Fournir l’accès aux équipements et services
publics
Repositionnement de l’office de tourisme
au sein de l’espace Gargantua;
Repositionnement des locaux du Centre
Médico-Psychologique en centre-ville
de Langogne;
Création d’une médiathèque tête de
réseau en centre-ville de Langogne
(Espace Gargantua);
Création d’une aire d’accueil de
camping-car sur la commune de Bel-Air
Val d’Ance;
Création d’une maison des associations
sur la commune de Bel-Air Val d’Ance.
•
•
•
•
•14 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
D. Enjeux Constats Enjeux et questionnements
261 équipements recensés en 2022 sur le
territoire (BPE)
Langogne comme « centre d’équipements et
de services »
10 établissements scolaires sur la Communauté
de Communes (7 écoles, 2 collèges et 1
lycée)
Une cinquantaine d’équipements sportifs et
culturels sur le territoire en 2022
Les services et équipements liés à la santé situés
en large majorité à Langogne, où se trouve un
hôpital de proximité et une maison médicale
qui rassemblent une dizaine de spécialistes.
Un tissu associatif riche, surtout dans le domaine
sportif.
•
•
•
•
•
•
Maintenir, diversifier et développer l’accès aux soins.
Pérenniser et conforter l’offre de services en faveur de la
petite enfance et de l’enfance, atout pour le maintien et
l’installation de jeunes ménages sur le territoire.
Maintenir du mieux que possible les écoles et les classes
dans les bourgs, principal atout et facteur d’animation des
bourgs.
Développer des infrastructures pour créer du lien
intergénérationnel.
Favoriser la création et l’innovation culturelle et en faciliter
l’accès à tous.
Conforter une offre de services et de loisirs accessible à
tous : Mailler le territoire en services publics, développer les
initiatives favorisant la cohésion sociale.
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•
•144 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
E- Accessibilité145 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE146 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
E.1 Déplacement et offre de transport / de mobilité Focus
Un axe déterminant : RN 88.
Un important maillage de voies
secondaires desservant l’ensemble
des lieux-dits.
72.5% des actifs se rendent sur leur
lieu de travail en voiture, camion ou
fourgonnette.
Une offre de stationnement plutôt
satisfaisante, limitée dans certains
bourgs et en saison estivale.
Plus de 258 Km inscrits au PDIPR.
Service de Transport À la Demande
existant.
•
•
•
•
•
•
e.1.1 le Réseau RoutieR
e.1.1.1 les liaisons inteRcommunales
La Communauté de Communes du Haut
Allier Margeride dispose d’un réseau routier
satisfaisant, qui permet de desservir le
territoire.
La Communauté de Communes est
traversée d’Est en Ouest par la RN 88, route
nationale principale reliant Mende au Puy-
en-Velay ou à Aubenas en passant par
Langogne.
Si la RN 88 reste l’axe principal en structurant
les flux, ce sont les départementales
qui structurent la quotidienneté des
déplacements des locaux sur le territoire
du Haut Allier notamment via des axes
Nord-Sud.
Il est ainsi possible de citer la RD 26 (3 343
véhicules journaliers comptabilisés au
niveau du croisement avec la RN 88) ou
encore la RD 34 (1 037 véhicules journaliers
au Nord de Rocles).
e.1.1.2 les liaisons secondaiRes
Moins importantes que les liaisons
intercommunales en termes de trafic
routier, les voies secondaires constituent
un maillage vital pour les communes
puisqu’elles permettent de desservir
l’ensemble des hameaux environnants, et
donc de désenclaver les quelques secteurs
isolés au sein de l’intercommunalité.
La RN88, complétée par plusieurs autres
routes départementales tout aussi
importantes pour les habitants du territoire,
viennent desservir le territoire intercommunal
selon un axe Nord-Sud principal (RD 34, RD
26, RD 906).
Les axes secondaires, quant à eux,
permettent de compléter le maillage
routier départemental. La valorisation de la
sécurité, notamment dans la traversée des
villages dont le trafic est important, est un
enjeu essentiel notamment sur la prise en
compte de la circulation des piétons et des
vélos.147 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
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Carte du trafiC routier
Source : Département de la Lozère148 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
réseau routier sur le territoire du Haut allier
e.1.1.3 accidentologie et points noiRs
D’après l’Observatoire Départemental de
la sécurité routière de la Lozère, sur l’année
2021, on dénombre 75 accidents corporels
de la circulation routière, 8 personnes tuées
portant ainsi le nombre de personnes tuées
par milliers à 104 soit le taux le plus haut de
la région Occitanie.
Ces accidents ont fait 91 blessées dont 54
grièvement laissant la Lozère dans le top
3 des accidents corporels rapporté au
nombre d’habitants comme ce fut aussi le
cas lors des 3 dernières années (au moins),
2020, 2019 et 2018. (Source : ONISR)
n de l’accidentalité par département
2017
2018
2019
2020
2021
172
22
225 201
24
283
194
18
268
150
18
191 179
16
237
0
100
200
300
400
Accidents Tués Blessés
Aveyron
9
102
9
79
16
99
8
74
18
106
Tués Blessés
Lot
59
8
69 76
3
96
84
4
116
70
4
86 75
8
91
0
100
200
300
400
Accidents Tués Blessés
Lozère
154
26
187 171
32
204 207
35
252
176
19
213 204
28
256
0
100
200
300
400
Accidents Tués Blessés
Tarn
-Garonne
Evolution de l’accidentalité par département
2017
2018
2019
2020
2021
172
22
225 201
24
283
194
18
268
150
18
191 179
16
237
0
100
200
300
400
Accidents Tués Blessés
Aveyron
85
9
102 75
9
79 91
16
99 71
8
74
100
18
106
0
100
200
300
400
Accidents Tués Blessés
Lot
59
8
69 76
3
96
84
4
116
70
4
86 75
8
91
0
100
200
300
400
Accidents Tués Blessés
Lozère
154
26
187 171
32
204 207
35
252
176
19
213 204
28
256
0
100
200
300
400
Accidents Tués Blessés
Tarn
177
27
228
174
16
230
160
26
192
133
17
168 137
19
173
0
100
200
300
400
Accidents Tués Blessés
Tarn-et-Garonne
502 701
472 607 464
633
358
495 446
591
600
900
1200 Gard149 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
Ce triste record est d’autant plus entaché
que la tendance est à l’évolution
(accidents, tués et blessés) pour la période
2017-2019. En 2020, le chiffre parait
tronqué notamment par les confinements
successifs liés à l’épidemnie de Covid qui
ont fortement réduit les déplacements des
populations. Si une stabilisation semble se
dessiner pour 2021 (blessés et accidents),
le nombre de tués lui est en hausse. En
accidents dits «grave» la hausse passe à
+13% en 2021 par rapport à la moyenne
2017-2019.
Les véhicules de tourisme ou les véhicules
utilitaires sont les plus nombreux à circuler
et à être impliqués dans les accidents.
Toutefois, 43% des impliqués sont des
usagers vulnérables (à l’échelle de la
région en 2021).
Un point noir routier désigne généralement
un endroit où la circulation routière est
rendue difficile par la configuration des
lieux. Certains points noirs peuvent être
particulièrement accidentogènes.
Carte des aCCidents CorPorels sur le déPartement de la lozère (2021)150 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
e.1.1.4 le stationnement
Toutes les communes proposent des aires
de stationnement à proximité de leurs
équipements publics ou sites majeurs
(mairie, école, église, ...) ainsi que dans les
centre-bourgs et au niveau des secteurs
résidentiels (lotissements) afin de faciliter la
mobilité des habitants.
On distingue différents types d’aires de
stationnement :
Les stationnements sur des parkings,
Les stationnements matérialisés sur la
voirie,
Les stationnements non matérialisés sur
la voirie,
Les stationnements non goudronnés,
Les stationnements « sauvages ».
Le bureau d’études OC’TÉHA a opéré à
un recensement des différentes aires de
stationnement, ainsi que de leur capacité,
en accord avec la loi ALUR. Cette enquête
révèle que l’offre de stationnement
sur l’ensemble des communes semble
globalement satisfaisante (environ 1595
places recensées sur le territoire - hors
aires de covoiturage). Elles disposent
de stationnements le long de certaines
voiries sans forcément être matérialisés et
sécurisés.
•
•
•
•
•
En termes de stationnements spécifiques
pour l’accueil des personnes à mobilité
réduite (PMR), la plupart des principaux pôles
du territoire disposent de stationnements
adaptés. On note néanmoins encore un
manque encore trop important sur de
nombreuses communes et principalement
sur les bourgs où tous ne disposent pas de
stationnements adaptés aux PMR.
L’enjeu sera de répondre à ces
problématiques afin de valoriser le
stationnement sur le territoire tout en
diversifiant et mutualisant l’offre disponible,
notamment en direction des vélos, tout
en veillant à limiter la consommation
foncière.151 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
CHemins insCrits au PdiPr de la Communauté de Communes du Haut allier margeride
Source : CD48, 2023
e.1.2 les chemins RuRaux et sentieRs de Randonnée
La Communauté de Communes est
sillonnée par de nombreux chemins ruraux,
sentiers ou encore tronçons de randonnées
qui sont inscrits au Plan Départemental
des Itinéraires de Promenade et de
Randonnées (PDIPR). Pour mémoire, ce
plan a pour but de garantir la continuité
des itinéraires pédestres et d’y maintenir la
libre circulation des randonneurs.
Au total, 258.9 kilomètres de sentiers sont
inscrits au PDIPR.
Du Puy-en-Velay jusqu’à Alès, le GR70 passe
sur le territoire de la CCHAM, il retrace le
parcours que réalisa Robert-Louis Stevenson
en 1878, nommé «Chemin de Stevenson».
15 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
e.1.4 le Réseau de tRanspoRt en commun
Sur le territoire de la Communauté de
Communes du Haut Allier Margeride
c’est la région Occitanie qui est chef
de file la Mobilité depuis la Loi NOTRe, et
Autorité Locale de la Mobilité depuis la
Loi d’Orientation des Mobilités, la CCHAM
n’ayant pas souhaité prendre cette
compétence. Ainsi la région Occitanie est
compétence en matière de Transport et
de Mobilités.
e.1.4.1 les lignes de bus
Transport scolaire
En application des articles L3111-7 à
L3111-10 du Code des transports, la région
Occitanie est l’autorité organisatrice des
transports scolaires régionaux, via le service
public liO. Il est accessible pour les enfants
depuis la petite section de maternelle à la
fin des études secondaires. Les transports
scolaires sont un réel enjeu pour éviter le
dépeuplement des campagnes. Il est
également intéressant de noter que ce
service permet à d’autres catégories
d’usagers de bénéficier d’un service
de transport (à l’exception des services
transportant des élèves de maternelle et
de primaire), apprentis, étudiants, usagers
commerciaux.
Transport régulier
Le réseau de bus est peu développé sur le
territoire communautaire qui est traversé
par une ligne de bus régionale LiO :
La ligne 282 : Mende - La Bastide -
Langogne - Le Puy-en-Velay ;
5 points d’arrêts sont disponibles sur le
territoire :
Langogne : Centre Bourg Bd. Charles
de Gaulle
Langogne : Lycée / Collège Marthe
Dupeyron (à destination de la Gare
uniquement)
Langogne : Gare SNCF
Luc : Village
Saint-Flour-de-Mercoire : croisement RN
88 (en direction de Mende uniquement
et non desservi en période de vacances
scolaires)
•
•
•
•
•
•
254
Vers St-Flour et
Clermont-Ferrand
été
été
été
été
Sources : Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée
Auteurs : DGDITM / DPOM / JPT
Date : 28 juillet 2022
Meyrueis
Le Rozier
Peyreleau
Le Truel
La Caze Les Douzes
Les Vignes
La Malène
St-Chély-du-Tarn
Ste-Enimie
Caussignac
La Parade
Aven-Armand
Blajoux
Prades
St-Julien- d’Arpaon
Ispagnac
Col-de-Montmirat
Bédouès Le Pont-de-Monvert Cocurès
Cassagnas
St-Privat
-de-Vallongue
Le Collet
-de-Dèze
St-Michel
-de-Dèze Col-de-Jalcreste St-Hilaire -de-Lavit
St-Julien
-des-Points
Station du Mont-Lozère Villefort
Ste-Cécile-d’Andorge
Chamborigaud
Génolhac
Villefort-Plage
La Garde-Guérin
La Bastide-St-Laurent
Luc
Langogne
Pradelles
Costaros
Chapeauroux
Grandrieu
La Baraque-des-Bouviers
Lac de Naussac
L’Habitarelle - Chateauneuf-
de-Randon
Bagnols-Chadenet Allenc
Belvezet
Chasseradès
Altier Le Bleymard
St-Etienne-du-Valdonnez
Vallon-du-Villaret
Badaroux
Les Salelles
Chanac Le BruelBarjac
Balsièges
Bagnols -les-Bains
Rouffiac
Campagnac-St-Geniez
Banassac-la-Canourgue
Aumont-Aubrac
Javols
Nasbinals
Lac du Moulinet
Cascade du Déroc
Les Loups du Gévaudan
Malbouzon
Marvejols
St-Chély-d’Apcher
Chirac
Réserve des Bisons
Le Monastier
été
été
été
du 15-4
au 30-10
Source : Région Occitanie 2023
Transport saisonnier
La Ligne 256 Langogne - La réserve des
Bisons fonctionne uniquement en saison
estivale. Elle permet également de relier
Langogne au Lac de Naussac.
e.1.4.2 le tRanspoRt feRRoviaiRe
La Communauté de Communes est
pourvue d’une voie ferroviaire reliant Nimes
à Paris.
La Communauté de Communes dispose
également de 3 gares encore en activité :15 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
Langogne, Luc et Chapeauroux (sur la
commune de Saint-Bonnet-Laval).
Des lignes circulent toujours sur cette voie
et c’est une véritable chance pour le
territoire:
-Nimes / Alès / Marvejols/ Clermont-Ferrand
(liO et TER AURA) au départ de Langogne
2 correspondances en direction de Clf et 3
en direction de Nimes.
Au départ de Luc 1 en direction de Clf, 1
en direction de Nimes
Au départ de Chapeauroux, 2 en direction
de Clf et 2 en direction de Nimes.
-Mende / Montpellier (liO et TER AURA) au
départ de Langogne 5 correspondances
aller et 7 retours, au départ de Luc 3 aller,
6 retours. Cette ligne ne passe pas par
Chapeauroux.
Il est important de noter que cette ligne ne
permet pas au Langonais d’aller travailler
sur Mende ou Nimes/Montpellier à des
horaires «classiques» de travail. (horaires
valable jusqu’au 7 juillet 2023).
La Gare de Langogne est un lieux très
fréquenté, c’est une véritable opportunité
de développement que d’avoir une gare
sur son territoire. Les mobilités de «demain»
se définissent par l’utilisation de modes de
transport décarbonnés, le train en est une.
De fort enjeux sont donc présent autour de
cette gare, notamment pour faire en sorte,
d’aller et venir autrement qu’en voiture et
de créer un «hub» de mobilité.
gare de langogne - langogne154 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
Ce service permet à quasiment tous
les habitants de la CCHAM de venir à
Langogne que ce soit pour des rendez-
vous administratifs, de santé (malgré que
l’hôpital et la maison de santé ne fassent
pas l’objet d’un arrêt), ou pour bénéficier
des services en matière de commerces.
Ce service complète l’offre routière liO,
assurant les connections vers des gares et
des points d’arrêts routiers, il permet donc
les déplacements sur le territoire et en
périphérie.
En complément de ce TAD, un TAD
supplémentaire a été crée en 2022 pour
des déplacements exclusivement liés à des
rendez-vous médicaux.
Ce service fonctionne pour tous les
déplacements pour des consultations
médicales dans le périmètre de la CCHAM
+ Grandieu.
e.1.4.3 le tRanspoRt a la demande
(tad)
La Communauté de communes a mis
en place, en partenariat avec la Région
Occitanie un service de transport à la
demande (TAD) qui permet aux habitants
de se déplacer facilement.
4 lignes TAD sont disponibles et toutes les
communes sont concernées. Le TAD à été
pensé pour des déplacements à destination
de Langogne:
Ligne 1 : Langogne / Saint-Flour-de-
Mercoire / Cheylard l’Evêque / Rocles
11 arrêts, fonctionne le Jeudi (journée)
et le samedi (matin),
Ligne 2 : Langogne / Naussac-Fontanes
/ Saint-Bonnet-Laval / Auroux /
Chastanier
15 arrêts, fonctionne le mardi (matin) et
le jeudi (journée),
Ligne 3 Langogne / Bel-Air-Val-d’Ance
11 arrêts, fonctionne le mardi (matin) et
le vendredi (journée),
Ligne 4 Langogne / Luc correspond aux
horaires de Bus La Bastide / Langogne
(SNCF).
•
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•
•
•
•
•
Source : Communauté de Communes du Haut Allier Margeride155 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
e.1.5 l’ offRe pRivée de mobilité suR le teRRitoiRe
Afin de compléter l’offre des différents
modes de transport public, l’offre privée
propose des alternatives sur le territoire.
En effet plusieurs sociétés de taxis et
ambulances sont présentes sur Langogne
(une sur Naussac). Au total 6 sociétés
privées sont recensées sur le territoire.
e.1.6 les mobilités paRtagées
e.1.6.1 le covoituRage
Le covoiturage présente de nombreux
avantages à la fois individuels :
Economie des dépenses en carburant,
Entretien et usure du véhicule.
et collectifs :
Augmentation du taux de remplissage
des voitures, réduire la circulation, de la
pollution, etc...
Réduction des accidents (des études
ont prouvées que les covoitureurs
étaient plus attentifs sur la route et moins
«aggressif» lorsqu’un passager était à
bord).
Le covoiturage permet aussi le
développement de liens sociaux, de
partage et d’entre-aide.
•
•
•
•
Aucune aire de covoiturage «officielle»
reconnue par le département ou la région
n’est présente sur le territoire.
Si la pratique du covoiturage semble peu
développée sur ce territoire elle n’est
toutefois pas inexistante; certains bords de
route en sortie de village et/ou intersection
de route font office d’aire de covoiturage
pour du covoiturage dit «informel».
Le développement du covoiturage peut
être un enjeu pour l’intercommunalité dans
les prochaines années, d’autant plus que
la centralité de Langogne rassemble la
plupart des déplacements quotidiens et
ponctuels sur le territoire.
Le covoiturage permet de faciliter les
déplacements (y compris pour les
personnes dépendantes et isolées), et
d’adapter la pratique aux enjeux de
transition énergétique.
e.1.6.2 les boRnes de RechaRge électRique
Deux sites présentant des bornes de
recharge électrique sont disponibles sur
le territoire. A Langogne 4 bornes sont
disponibles Quai du Langouyrou, en face
le parc public, via le réseau Révéo et à Bel-
Air-Val-d’Ance 2 bornes situées route de
Langogne.156 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
E. Les pratiques de déplacement e.2.1 modes de tRanspoRt utilisés
Les mobilités quotidiennes restent non
négligeables : 41,5% des actifs travaillent
dans une autre commune que leur
commune de résidence.
Le graphique ci-dessus souligne
l’importance de la voiture pour les trajets
domicile-travail. Ainsi, une grande majorité
des actifs allant au travail utilisent leur
voiture personnelle (72,5%), même lorsqu’ils
travaillent dans leur commune de résidence.
Ce taux relativement important s’explique
en grande partie par le caractère rural
Cette dernière donnée démontre bien
toute l’importance, pour la Communauté
de communes, de disposer d’infrastructures
routières adaptées.
Cependant, dans l’optique de limiter
l’utilisation de la voiture, il sera important de
favoriser une implantation des commerces,
services et équipements à proximité des
zones d’habitation, de penser la connexion
piétonnière afin de limiter les déplacements
en voiture et favoriser les mobilités douces.
Ainsi il sera essentiel de veiller à connecter
les secteurs résidentiels avec les services,
équipements et commerces du territoire
en assurant le maillage en liens doux,
notamment dans les prochaines opérations
d’ensemble.
du territoire et par la quasi-absence de
transports en commun.
Toutefois on notera que presque 19% des
actifs se rendent au travail à pied (ou rollers,
patinette), essentiellement des actifs de
Langogne.
Les autres modes de transport sont, par
conséquent, moins représentés :
7,4% des actifs n’utilisent pas de
transport ;
0,8% des actifs se déplacent à vélo (y
compris à assistance électrique);
0,25% des actifs utilisent des deux-roues
motorisées;
0,25% utilisent les transports en commun
dans leur trajet domicile - travail.
Ceci s’explique principalement par le fait
que les transports en commun sont peu
développés ou distendus sur le territoire
communautaire, notamment en raison de
la dispersion de leur clientèle potentielle.
7,38% des actifs ne se déplacent pas. Ceci
peut être dû au fait qu’ils exercent leur
travail à distance (télétravail) ou par le fait
qu’il s’agit d’agriculteurs résidant sur leur
lieu d’exploitation.
-
-
-
-
mode de transPorts des aCtifs sortant en 2019 (%)
Source : INSEE Mobilités professionnelles 2019157 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
e.2.2 les distances et temps moyen de déplacement
La Communauté de Communes dispose
d’une polarité importante : Langogne.
En effet, la commune regroupe la quasi-
totalité des services sur le territoire. Son
éloignement relatif à d’autres grandes villes
(Mende, Le-Puy-en-Velay), conforte cette
position de polarité qu’à Langogne.
Langogne est à équidistance de Mende et
du Puy-en-Velay, reliée par la RN 88.
Elle est le centre d’un bassin de vie plus
large encore que la Communauté de
Communes.
temPs de ParCours dePuis et vers les PrinCiPales destinations
Source : Google Maps
Langogne
Le-Puy-en-Velay
Bel-Air-Val-d’Ance
Mende
Naussac-Fontanes
Luc
Auroux
Chastanier
Rocles
45 min
45 min
14 min
10-15 min
11 min
60 min
30 min158 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
E. Les réseaux de télécommunication Focus
Une bonne desserte internet et
téléphonique.
A l’échelle de la Lozère :
Schéma Directeur Territorial
d’aménagement numérique
(SDTAN) du haut et très-haut
débit.
91.7% des locaux sont raccordables
à la fibre optique sur le territoire
intercommunal.
•
•
•
SFR, Bouygues Telecom et Free.
La couverture mobile et 4G sur le territoire
est bien étendue, malgré quelques zones
non couvertes, notamment sur la partie
Sud du territoire, sur les Communes de Luc
et de Cheylard-L’Eveque (partie Forêt de
Mercoire). Aucun bourgs/village ne semble
se situer en zone blanche» à l’exception de
Chapeauroux sur la commune de Saint-
Bonnet-Laval qui ne semble couvert par
aucun opérateur.
Selon l’ARCEP, en 2023 le territoire est
couvert par une dizaine d’antennes 4G.
Deux antennes proches de Langogne sont
équipées en 5G mais tout les opérateurs
n’y sont pas présent.
Le faible taux de couverture en 4G sur
certaines zones n’est pas compensé
par le réseau 3G. La couverture 3G est
quasiment identique à la couverture 4G sur
l’intercommunalité.
Toutefois il est important de préciser que la
couverture mobile de chaque opérateur
est différente. La nature des matériaux de
construction peut également influencer la
qualité de réception au sein d’un bâtiment.
En effet, le signal mobile peut, en fonction
des pièces du domicile, rencontrer des
obstacles comme certains matériaux qui
Les Technologies de l’Information et de
la Communication (TIC) sont des outils
majeurs. L’absence ou la faible présence
d’infrastructures et d’équipements est
souvent marqueur d’un territoire enclavé.
Ce sont principalement les zones rurales
qui sont concernées et cela peut entraîner
des «fractures numériques» et l’existence
de zones où la couverture est fortement
réduite.
e.3.1 la téléphonie mobile
Le téléphone sans fil est aujourd’hui une
technologie de communication très
répandue et incontournable. Les principaux
opérateurs nationaux présents sur la
Communauté de communes sont Orange,
peuvent freiner la réception mobile.
L’accessibilité aux réseaux de
communication et internet non filaire est un
vecteur d’attractivité important, c’est aussi
un vecteur de maintient de la population.
Le téléphone mobile est aujourd’hui
indispensable pour le développement159 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
Part de la surfaCe Couverte en 4g à minima Par un oPérateur 2022
Source : Arcep, 1er trimestre 2022, Observatoire des Territoires
e.3.2 le Réseau inteRnet
Au printemps 2013, l’Etat a lancé le Plan
France Très Haut Débit qui vise à couvrir
l’intégralité du territoire français en très
haut débit (supérieur à 30 Mbit/s) d’ici 2022,
grâce au déploiement de la fibre optique.
L’objectif est de proposer un accès à
internet performant pour l’ensemble
des logements, des entreprises et des
administrations.
Afin d’appliquer ce plan sur le territoire
de la Lozère un projet d’aménagement
numérique du très haut débit de la Lozère
a été élaboré. Le Conseil Départemental
de la Lozère à chargé la société (ALLiance)
d’installer la fibre optique et de couvrir 100%
du territoire départemental.
Un Schéma Directeur Territorial
d’aménagement numérique (haut et très
haut débit) (SDTAN) a été mis en place en
2012 afin de pouvoir répondre aux besoins
des habitants, des entreprises et des services
publics sur le long terme et à court terme.160 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
« A court et moyen terme, il s’agit d’atteindre
les principaux objectifs suivants :
- Desservir les principaux sites stratégiques
et ZAE du département en Très-Haut-
Débit avec des offres sur fibre optque
de qualité professionnelle;
Permettre à la majorité des lozériens
d’accéder aux futurs services qui se
développeront sur les réseaux les plus
performants de fibre optique jusqu’à
l’habitant (réseaux FTTH), dans les mêmes
conditions que ce qui sera possible dans
les grandes villes ;
Améliorer globalement les débits pour
les lozériens en garantissant du Haut
Débit convenable grâce à un panel de
technologies associant, outre la fibre
jusqu’à l’habitant, la mise en oeuvre
d’opérations visant à développer l’ADSL
au niveau des sous-répartiteurs (solutions
MED) ou encore la mobilisation des
technologies radio et satellite.»
Plusieurs phases de développement ont
été mises en place, pour permettre de
répondre progressivement aux besoins
d’extension des zones de concentration
résidentielles et économiques identifiées,
des moins desservies aux mieux desservies.
Au 30 septembre 2022, selon l’ARCEP,
91.7% de la Communauté de Communes
était couvert par la fibre, représentant 4
-
-
-
804 locaux et foyers raccordables à la fibre
FTTH.
La carte suivante met en évidence
le déploiement de la fibre et les vues
prévisionnelles de son déploiement sur
le territoire communautaire. La part des
locaux raccordables au réseau FTTH en
2022, s’élève à 91.7%.
L’accessibilité numérique est un vecteur
d’attractivité pour de nouvelles populations.
Le territoire doit être en mesure de proposer
un accès numérique répondant aux
besoins des habitants : services en ligne,
e-commerce, télétravail, soutien à l’action
sociale etc. C’est aussi un outil indispensable
à la vitalité et au développement du tissu
économique local.161 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
e.3.3 les outils et usages du numéRique
Avec le développement de l’internet fixe
mais également mobile, les usages et
services se sont largement développés.
Le numérique propose un large panel
d’outils et d’usages pouvant répondre
à des enjeux de territoire (implantation
d’activités, développement du marché
de seconde main, mise en accessibilité,
développement du tourisme, ...).
Aujourd’hui, ces nouveaux usages sont
à prendre en compte dans les politiques
d’aménagement et de développement du
territoire.
Part des loCaux raCCordables fttH en 2022
Source : Arcep, 3eme trimestre 2022, Observatoire des Territoires16 Bilan de l’existant et analyse des besoins PLUI - COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU HAUT ALLIER MARGERIDE
E.4 Enjeux Constats Enjeux
1 axe routier principal : RN 88
Une voie ferrée et 3 gares présentes sur le
territoire. Mais une offre de transport en train
peu adaptée à des travailleurs
Un Service de Transport à la Demande
1 ligne de bus liO avec plusieurs arrêts sur
RN 88 et la D906
Pas d’aire de covoiturage, pratique du
covoiturage peu présente
Une bonne desserte internet et
téléphonique
91.7% des locaux sont raccordables à la
fibre optique le territoire intercommunal
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Favoriser et sécuriser la circulation des piétons et des vélos sur l’ensemble du territoire, en tenant compte de l’augmentation des mobilités douces et du tourisme vert.
Maintenir et développer l’offre ferroviaire en place, notamment en saison touristique.
Développer et encourager les nouvelles pratiques de
déplacement alternatif à la voiture individuelle afin de prévenir de la précarité énergétique en milieu rural.
Poursuivre et conforter le développement l’accessibilité
numérique du territoire, condition de déploiement de nouveaux modes de vie et façon de travailler.
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