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Document publié le Jeudi 25 septembre 2014 par la commune d'Ivry-sur-Seine.
Lien du pdf (Compte-Rendu - Ivry cm 25092014 V2)
Thèmes du document : Éducation, Investissement et développement économique, Logement,
COMPTE RENDU
DE LA SÉANCE
DU 25 SEPTEMBRE 2014
Pour tout renseignement complémentaire, veuillez vous adresser au Service du Conseil et du
Contentieux, rez-de-chaussée gauche de la Mairie, aux heures de bureau.
Tél : 01 49 60 20 45(2
ETAT DE PRESENCE A L’OUVERTURE DE SEANCE
Nombre de membres composant le Conseil .................................... 45
Nombre de Conseillers en exercice ................................................... 45
Présents.............................................................…………………….. 35
Absents représentés ............................................………………….. 9
Absent excusé ………….…………………………………….... 0
Absent non excusé …………………………………………….. 1
L'AN DEUX MIL QUATORZE, LE VINGT CINQ SEPTEMBRE à VINGT HEURES, le Conseil Municipal de la Ville
d'Ivry-sur-Seine s'est réuni en assemblée sous la présidence de Monsieur Philippe BOUYSSOU 1er Adjoint au
Maire, à la suite de la convocation qui lui a été adressée le 19 septembre 2014 conformément à la procédure
prévue par l'article L.2121-17 du code général des collectivités territoriales.
ETAT DE PRESENCE AU COURS DU CONSEIL
PRESENTS
MM. BOUYSSOU, BELABBAS, Mme PETER, MM. PRAT, RHOUMA, Mme GAMBIASIO, M. MARCHAND,
Mme VIVIEN, M. BEAUBILLARD (à partir de la minute de silence), Mmes SEBAIHI (jusqu’au point B),
WOJCIECHOWSKI, BERNARD Méhadée, adjoints au Maire,
M. RIEDACKER, Mmes POLIAN, LESENS, SPIRO, M. CHIESA, Mme RODRIGO, M. HEFAD, Mmes ZERNER,
OUDART, MACEDO, KIROUANE, PIERON, M. SEBKHI, Mme MISSLIN, M. AIT AMARA, Mme SIZORN,
M. ZAVALLONE, Mmes APPOLAIRE, LE FRANC, MM. LECLERCQ, BOUILLAUD, AUBRY, VALLAT SIRIYOTHA,
Mme BERNARD Sandrine, conseillers municipaux.
ABSENTS REPRESENTES
M. GOSNAT, Maire, représenté par M. BOUYSSOU,
M. MAYET, adjoint au Maire, représenté par Mme SPIRO,
M. BEAUBILLARD, adjoint au Maire, représenté par Mme WOJCIECHOWSKI (jusqu’à l’élection du secrétaire de
séance)
Mme SEBAIHI, adjointe au Maire, représentée par M. BELABBAS (à partir du point C),
M. ALGUL, conseiller municipal, représenté par Mme ZERNER,
Mme RODRIGO, conseillère municipale, représentée par M. PRAT,
M. TAGZOUT, conseiller municipal, représenté par Mme SIZORN,
M. MARTINEZ, conseiller municipal, représenté par Mme GAMBIASIO,
M. MOKRANI, conseiller municipal, représenté par Mme BERNARD Mehadée,
Mme ANDRIA, conseillère municipale, représentée par M. BOUILLAUD,
Mme POURRIOT, conseillère municipale, représentée par M. VALLAT SIRIYOTHA.
ABSENT NON EXCUSE
M. RIVIERE,
Lesquels forment la majorité des membres en exercice et peuvent valablement délibérer en exécution de l'article
L.2121-17 du code général des collectivités territoriales.
Le Président de l'Assemblée ayant ouvert la séance, il a été procédé en conformité à l'article L.2121-15 du code
précité à l'élection d'un secrétaire.
Mme PETER ayant réunie la majorité des suffrages est désignée pour remplir ces fonctions qu'elle accepte.
(38 voix pour et 6 abstentions : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mme LE FRANC)(3
M. BOUYSSOU ouvre la séance.
M. BOUYSSOU.- « Mesdames et Messieurs, chers collègues, je vais vous demander pour
ceux dont ce n’est pas encore le cas de bien vouloir regagner leur place. Alors, comme vous
pouvez le constater, Pierre Gosnat est excusé pour notre Conseil de ce soir. Le traitement
qu’il a repris depuis quelques jours le contraint à alléger son emploi du temps pour se reposer.
Mais comme vous avez pu le constater le week-end dernier, il s’attache à être présent à de
nombreuses réunions et à de nombreuses initiatives publiques. Je pense pouvoir parler en
votre nom à tous en lui exprimant notre soutien et nos vœux de prompt rétablissement. Il me
revient ce soir de présider cette séance. Donc, je compte sur la discipline fair-play de chacun
de vous pour m’y aider. Donc, avant de passer à l’ordre du jour… alors, il faut que je garde le
doigt appuyé sur… voilà, ça y est. C’est bon. »
Intervention du public dans la salle.
M. BOUYSSOU.- « Non, vous ne pouvez pas intervenir. Non, non. D’accord. Ça fait deux fois,
donc écoutez, non, ça suffit. D’accord. Mesdames et Messieurs, je suspends la séance. Nous
ne pouvons pas tolérer qu’à deux reprises en quelques mois, notre Conseil soit perturbé. Donc,
j’invite les conseillers et les conseillères à quitter la salle et nous reprendrons quand la salle
aura été évacuée. S’il vous plaît. »
Suspension de la séance du Conseil municipal.
Des individus perturbateurs ont contraint M. BOUYSSOU à lever la séance.
Reprise de la séance du Conseil municipal.
M. BOUYSSOU.- « Bien, écoutez, je vais demander aux conseillers municipaux de bien
vouloir donner l’exemple et de bien vouloir regagner vos places pour que nous puissions
reprendre la séance. Alors, puisqu’on est complètement hors cadre par rapport à d’habitude,
avant de reprendre le cours normal de cette séance, j’aimerais faire deux mises au point. La
première, c’est que c’est la deuxième fois en quelques mois que notre assemblée communale
est perturbée. Certes, par des motifs qui ont tous une légitimité de fond, mais nous ne
pouvons pas accepter que l’assemblée délibérante soit perturbée de manière maintenant un
peu habituelle, à deux ou trois reprises au cours du Conseil. Il y a là un tout petit risque quand
même pour la démocratie et j’aimerais qu’on soit tous comptables et attentifs à cette
situation. Ça, c’est la première mise au point. Concernant les deux questions qui nous ont été
posées ce soir, je me dois également de faire une mise au point et de vous dire de quoi il
s’agit. La dernière délégation qui est venue était une délégation de la copropriété Truillot qui
demande l’application du jugement d’expulsion concernant la communauté rom et roumaine qui
est installée actuellement depuis trois ans et demi sur le terrain Truillot. Je recevrai donc
demain matin à 9 heures une délégation des copropriétaires et je propose que nous ne
rentrions pas ce soir dans le fond du sujet, sur lequel nous avons déjà eu l’occasion de nous
exprimer et débattre. Et je recevrai sans doute en compagnie de Bozena Wojciechowski qui
est en charge de cette question cette délégation, demain matin, et nous prendrons le temps
de la discussion. Quant à la première interruption, je vais donner brièvement la parole à
Romain Marchand qui a suivi l’affaire et qui va vous dire de quoi il s’agit. Comme ça, tout le
monde aura l’information. Romain Marchand. »(4
M. MARCHAND.- « Très rapidement. Je n’ai pas eu le temps de prendre connaissance du
texte qui est présenté, mais qui visiblement, d’après les dires de la personne qui est
intervenue, attribue à la Municipalité le fait que des personnes en situation de squat sur une
propriété du 3 rue Paul Mazy auraient été délogées manu militari par la municipalité ou avec
sa complicité. Je veux dire simplement trois choses très claires. La première, c’est que cette
propriété ne nous appartient pas. Elle n’appartient pas à la commune. Elle appartient aux
propriétaires privés. Deuxième chose, la Ville n’est en rien impliquée dans la manière dont les
personnes qui s’étaient installées là ont été délogées de façon brutale et absolument
condamnable, d’après les dires qui nous ont été rapportés. La municipalité n’est en rien
impliquée là-dedans. Et la troisième chose que je voudrais dire, c’est que le squat et le fait
d’investir une propriété privée, à qui qu’elle appartienne, est aussi quelque chose d’illégal.
Voilà, c’est une mise au point que je souhaitais faire. »
M. BOUYSSOU.- « Merci, Romain Marchand. Comme ça, tout le monde est à égalité. Alors
dernière chose que je voulais dire avant de reprendre un petit peu le cours normal. Je
rappelle également que ce Conseil Municipal a toujours été habitué à pratiquer des
suspensions de séance, chaque fois que soit des groupes politiques ou des personnes
associatives, dans le cadre d’une lutte, etc., l’ont demandé. On n’a jamais refusé de suspendre
la séance. Mais cela ne peut pas se faire à l’improviste et de manière imposée. C’est vraiment
trop risqué encore une fois pour la démocratie. Donc, si jamais vous avez connaissance de
groupes d’acteurs de la ville qui souhaitent prendre la parole au Conseil Municipal, ça peut
s’organiser, on n’a jamais été contre, mais il faut que ça se fasse dans un cadre qui respecte
cette assemblée délibérante et sa capacité de décision.
Alors, je vais maintenant procéder à l’appel des présents et j’aurais un dernier point à
ajouter, enfin une proposition à vous faire, avant que nous abordions l’ordre du jour. C’est tout
au point dedans ? Ouais. Tout dedans, d’accord. Alors, Andria Marie qui a donné procuration à
Sébastien Bouillaud. Mme Thérèse Pourriaud qui a donné procuration à Alexandre Vallat.
Olivier Beaubillard qui a donné procuration à Bozena Wojciechowski. Ali Algül qui a donné
procuration à Jeanne Zerner. Pierre Gosnat qui a donné procuration à Philippe Bouyssou.
Daniel Mayet à Jacqueline Spiro. Mehdi Mokrani que nous devons ce soir féliciter, ainsi que sa
compagne Elsa, pour la naissance de son fils Ismaël Actarus Madiba. Voilà, nous lui souhaitons
la bienvenue. On peut l’applaudir. Ça mettra un peu d’ambiance. Mourad Tagzout qui a donné
procuration à Fanny Sizorn. Pierre Martinez qui a donné procuration à Patricia Gambiasio. Et
je crois que je n’ai oublié personne grâce à l’aide de Séverine Peter et que je vous propose
d’ailleurs directement, pour gagner un peu de temps, que nous désignions – je romps un peu
avec les habitudes – tu es candidate pour le secrétariat de séance ? Donc, je soumets aux
voix. Pour Séverine Peter, candidate secrétaire, vous vous abstenez. Traditionnellement, vous
vous abstenez. Ne nous décevez pas, s’il vous plaît. »
M. BOUYSSOU procède à l’élection du secrétaire de séance : Séverine Peter, candidate du groupe
Front de Gauche Communistes, Parti de Gauche, Ensemble et citoyens ayant réuni la majorité des
suffrages est élue pour remplir ces fonctions qu’elle accepte.
(38 voix pour et 6 abstentions : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mme LE FRANC)(5
M. BOUYSSOU.- « Donc, alors je vais, avant de dérouler mon synopsis, revenir à un peu plus
de sérieux. Avant de passer à l’ordre du jour, je vous propose suite à la demande légitime de
plusieurs d’entre vous que nous observions une minute de silence à la mémoire de
Hervé Gourdel, otage lâchement assassiné ces jours derniers, ainsi qu’à toutes celles et tous
ceux victimes des conflits qui ravagent aujourd’hui le Proche-Orient. Il y a à la fois cet otage
qui a été exécuté, mais il y a aussi des milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, qui
sont atteints par ces guerres. Donc, je voudrais qu’on les associe tous en respectant ce soir
une minute de silence. Merci. »
LE CONSEIL
/ OBSERVE une minute de silence à la mémoire de M. Hervé Gourdel, otage lâchement assassiné le
24 septembre 2014 en Algérie et des victimes des conflits notamment au Proche Orient
M. BOUYSSOU.- « Merci. Bien, alors encore une fois, avant d’attaquer l’ordre du jour et le
déroulé du synopsis, je voudrais saluer la présence dans la salle de plusieurs représentants du
Foyer de travailleurs migrants Coallia de Jean-Jacques Rousseau, qui comme vous avez pu le
voir, ont fait signer à l’entrée de notre Conseil une pétition concernant la reconnaissance d’un
certain nombre de droits, notamment en ce qui concerne les questions d’impôts, de
reconnaissance auprès de la CAF. Il y a toute une série. Je ne vais pas vous donner lecture de
toutes les revendications, mais qui sont justes et que je sais que nous sommes nombreux à
soutenir. Donc, je voulais saluer leur présence, leur présence disciplinée qui plus est, dans
l’assemblée. Bonsoir à vous.
Alors, vous trouverez dans vos sous-mains un échéancier prévisionnel des Conseils Municipaux
en 2015. Je signale également la délibération sur le point 14, concernant le déclassement à
Ivry Port du 91 boulevard Paul Vaillant-Couturier. C’est l’avis du service France Domaine qui
vous est transmis. Au point C2, établissement de gestion de la plateforme Charles Foix pour la
désignation du représentant du Conseil Municipal au conseil d’administration, celle-ci prend
effet immédiatement et sans vote en cas de candidat unique après appel des candidatures.
Sur le point 1, budget primitif 2014 DM1, les conseillers doivent signer une feuille de
présence. Vous êtes, je pense, les uns et les autres… quoique non, on est en début de mandat,
donc vous n’avez pas encore l’habitude. Sur le point 16, Association des maires et villes de
banlieue pour la désignation du représentant du Conseil Municipal à l’assemblée générale et au
conseil d’administration, celle-ci prend également effet immédiatement et sans vote en cas de
candidat unique après l’appel des candidatures.
Donc maintenant, je vous propose d’approuver les comptes rendus des débats du 19 et du
26 juin dernier. On va voter un par un, c’est mieux. »
M. BOUYSSOU met aux voix.
LE CONSEIL,
/ APPROUVE le compte rendu des débats du conseil municipal du 19 juin 2014. (38 voix pour et 6 abstentions : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC)
/ APPROUVE le compte rendu des débats du conseil municipal du 26 juin 2014. (38 voix pour et 6 abstentions : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC)(6
QUESTIONS D’INTÉRÊT LOCAL POSÉES PAR LES GROUPES POLITIQUES
Projet de reconstruction de l’usine du SYCTOM
Question posée par le groupe Socialiste
M. BOUYSSOU.- « Donc, alors j’ai été saisi d’une question d’intérêt local et d’un vœu. Donc,
je crois que la tradition veut qu’on commence par la question d’intérêt local concernant le
projet de reconstruction de l’usine du SYCTOM et à qui, pour le groupe Socialiste, je crois
que je passe la parole à Sandrine Bernard. »
Mme BERNARD Sandrine.- « Oui, bonsoir. Monsieur le Maire, chers collègues. Alors notre
point de vue sur la question de la gestion des déchets est développé dans Ivry-ma-ville
puisque c’est également une question que nous avons posée pour le prochain Ivry-ma-ville qui
sortira le 1er octobre. Je vais donc rester strictement sur le sujet de la question qui concerne
le devenir du SYCTOM et lire la question pour que le public puisse la suivre dans le détail.
Donc, en janvier 2014, par un vœu adopté par l’ensemble de ses composantes, le Conseil
Municipal demandait l’abandon immédiat du projet de construction d’une usine de
TMB1 méthanisation sur le site d’Ivry Paris 13 du SYCTOM et décidait la mise en œuvre d’une
véritable politique de réduction, réutilisation et recyclage des déchets en étudiant toutes les
solutions alternatives à l’incinération et au TMB, notamment par la mise en œuvre d’une
collecte séparée des biodéchets sur la commune. Or, depuis, rien de nouveau. Donc, la
question se poursuit ainsi. Or, le SYCTOM a, lors d’une commission d’appel d’offres, réuni en
catimini le 25 juillet dernier – il y a une erreur dans la question, c’était bien le 25 juillet, mais
comme cette réunion a été très discrète, on s’est trompé d’un jour – a attribué le marché de
reconstruction de l’usine d’Ivry Paris 13. Étant donné l’ampleur financière de ce projet, les
risques majeurs pour la santé, l’environnement et la sécurité des Ivryens, mais également les
ambitions écologiques de la ville d’Ivry-sur-Seine, pouvez-vous nous informer précisément de
l’état d’avancement de cette question, de cette situation ? Alors, est-ce que vous disposez du
cahier des charges ? Est-ce que vous pouvez nous donner des éléments sur le périmètre du
marché qui aurait été attribué ou qui devrait l’être prochainement ? Est-ce que vous disposez
des informations relatives au dossier du candidat retenu ? Quelles sont les marges de
dialogue qu’il reste, notamment par rapport à cette partie TMB méthanisation et quelles sont
les marges de redéfinition du projet ? Notamment, nous voulons savoir quelles sont les
positions que Pierre Gosnat, en tant que représentant de la commune d’Ivry au SYCTOM a
portées dans les différentes instances dans lesquelles il siège. Et la question se termine
ainsi : allez-vous faire délibérer le Conseil sur le vœu adopté en janvier dernier et comptez-
vous permettre à l’ensemble des composantes politiques de la municipalité de coopérer afin
d’influer sur les choix à venir ? Donc, je n’expose pas quelles sont les modalités par lesquelles
nous pourrions tous ensemble nous associer pour traiter de cette question qui est
éminemment importante pour Ivry, mais j’espère que vous saurez, par votre réponse, ouvrir un
dialogue constructif et déterminant pour l’avenir de notre ville. Merci. »
1 TMB : tri mécano biologique.(7
M. BOUYSSOU.- « Merci, Sandrine Bernard. Voilà un défi que je vais essayer de relever.
Chers collègues, cela fait maintenant plus de dix ans que le SYCTOM a engagé une réflexion
sur le devenir de l’usine de traitement des déchets implantée à Ivry. L’ampleur du projet a
conduit à ce que soit instaurée une commission particulière du débat public. Au cours des
nombreuses réunions qui se sont tenues à son initiative, le projet initial du SYCTOM, qui
comportait pour l’essentiel une usine d’incinération, a été modifié en y intégrant une partie de
méthanisation, et ce, notamment à la demande des associations soutenues par une partie de
nos collègues de l’époque, ce qui d’ailleurs n’était à l’époque pas le cas forcément du Maire. Au
terme du débat public en 2010, le SYCTOM a mis en œuvre ce qu’on appelle un dialogue
compétitif entre des groupements de candidats visant au choix d’un projet. Lorsqu’il est
apparu que les propositions des candidats comportaient, pour la mise en œuvre du processus
de méthanisation, le choix du TMB, tri mécanobiologique, de nombreuses oppositions à ce
choix se sont exprimées, qui ont été appuyées par le vœu voté par le Conseil Municipal en
janvier dernier. Il n’en reste pas moins que la procédure, initiée et conduite par le président
du SYCTOM, François Dagnaud, devait être poursuivie par son successeur Hervé Marseille.
C’est ainsi qu’arrivé au terme des délais des offres, il était nécessaire que la CAO du
SYCTOM se prononce sur le choix d’un candidat. C’est ce qu’elle a fait en juillet dernier –
enfin, le côté en catimini n’est quand même pas avéré – juste avant l’expiration du délai de
validation des offres. Donc tout le monde, tous ceux qui s’intéressent à la question savaient
bien que le délai de validité s’arrêtait à ce moment-là et qu’il allait falloir que la CAO se
réunisse ou alors il fallait reprendre la procédure depuis l’intégralité du début. Le conseil
syndical du 3 octobre prochain aura à se prononcer sur cette question. Ce que je peux vous
confirmer, c’est, un, que le marché qui sera attribué comporte une tranche ferme, poursuite
des études de l’exploitation et travaux préparatoires à la construction de l’unité d’incinération
de 350 000 tonnes par an, soit la moitié de la capacité actuelle, je le souligne, et 19 tranches
conditionnelles dont celle pour l’unité de méthanisation. Qui dit conditionnelle veut dire
qu’elles ne seront réalisées que si la décision en est prise et à chaque fois par le comité
syndical du SYCTOM. Donc, il n’y a aucun danger à ce que ces tranches conditionnelles soient
mises en œuvre en dehors d’un vote démocratique du conseil syndical du SYCTOM. Il est clair
que l’opposition résolue de notre Conseil Municipal au TMB contraindra non pas juridiquement,
mais politiquement le SYCTOM à ne pas prendre la décision d’utiliser ce procédé. Deux, que
dans la poursuite des travaux pour la mise en œuvre du projet retenu, nous serons… alors là,
c’est écrit, « je serai » parce que c’était le mot du Maire, mais comme c’est lui qui est
SYCTOM. Notre Maire sera attentif à ce que les onze priorités que nous avions adoptées en
avril 2010 soient prises en compte. Alors, je suppose que tous nos groupes politiques en ont
gardé la mémoire, ce qui m’épargne de vous les énumérer toutes. Trois, que conformément au
vœu que nous avons adopté, notre ville est engagée sur la voie d’un renforcement de sa
politique de réduction des déchets. Quatre, enfin, que comme c’est le cas depuis le début du
travail sur ce projet, le Maire veillera à ce que les diverses composantes politiques de notre
Conseil soient pleinement associées à la concertation et au processus de décision. Voilà,
j’espère avoir répondu aux attentes de votre question écrite. »
LE CONSEIL,
/ ENTEND la réponse à la question posée par le groupe Socialiste relative au projet de reconstruction
de l'usine du Syctom.(8
VŒU
L’encadrement des loyers à Ivry-sur-Seine
Vœu présenté par le groupe Europe Écologie - Les Verts au nom de la majorité municipale
M. BOUYSSOU.- « Je propose de passer tout de suite la parole au rapporteur du vœu sur la
question de la loi. C’est Sabrina Sebaihi qui revient tout fraichement du Congrès de l’USH à
Lyon, donc qui est en plein dans le sujet qu’elle va aborder. À toi, Sabrina Sebaihi. »
Mme SEBAIHI.- « Merci. Monsieur le Maire, chers collègues, Mesdames et Messieurs.
Notre groupe a souhaité soumettre à l’approbation du Conseil Municipal de ce soir un vœu sur
l’encadrement des loyers sur notre territoire. Cette mesure, traduction législative d’un
engagement de campagne du Président de la République, François Hollande, permet d’encadrer
le prix des loyers dans les zones les plus tendues. Force est de constater que ces dernières
années, les loyers dans Paris et les communes de la Petite Couronne ont connu des hausses
considérables, rendant ainsi de plus en plus difficile l’accès au logement pour un certain
nombre de nos concitoyens. En moyenne, les locataires consacrent à leur budget locatif près
de 27 % de leurs revenus et même jusqu’à 40 % pour plus d’un locataire sur cinq. Nous
regrettons fortement que cette mesure prévue par la loi ALUR2, votée par le Parlement le
20 février 2014 dernier fasse l’objet d’une remise en question par le Premier ministre,
Manuel Valls. Et ce ne sont pas les dernières annonces qui seront pour nous rassurer, n’est-ce
pas.
Ainsi, comme d’autres collectivités de la Petite Couronne, l’île Saint-Denis, Arcueil, Sevran ou
encore Montreuil, nous demandons l’application immédiate de cette mesure sur notre
territoire, mais aussi plus largement sur l’ensemble du territoire de la future métropole du
Grand Paris. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU.- « Merci, Sabrina Sebaihi. Qui demande la parole ? Sarah Misslin. »
Mme MISSLIN.- « Merci, Monsieur le Maire, chers collègues, Mesdames, Messieurs. En juin
dernier, nous avions ici même évoqué la question du logement. Le groupe Front de Gauche
s’était exprimé sur l’ampleur de la crise et la nécessité de s’appuyer sur la loi ALUR pour aller
plus loin, tant les manques sont béants. J’ai envie de dire, mais ça, c’était avant. Car
désormais, la loi ALUR est progressivement détricotée par un gouvernement qui va de
renoncement en renoncement. La crise du logement, c’est très concret. Nous le disions en juin
et je le redis ce soir, aujourd’hui à Paris, on ne trouve pas de studettes de 9 m2 à moins de
400 €. Pour 500 €, on n’a pas plus de 15 m2 alors que le SMIC3 dépasse à peine les 1 000 €. Et
c’est à peine mieux en Petite Couronne. Depuis 2000, le prix des logements a augmenté de
70 % de plus que le revenu par ménage. Pas étonnant que certains dépensent parfois plus de la
moitié de leur salaire pour se loger. Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à quand va-t-on accepter qu’en
France, près de 10 millions de personnes vivent dans des conditions de logement précaires,
inacceptables, voire dorment dehors ? Jusqu’à quand va-t-on laisser les prix flamber ? Jusqu’à
quand va-t-on continuer de dire « on ne peut rien faire, c’est le marché, c’est comme ça » ?
2 ALUR : loi pour l’accès au logement et urbanisme rénové.
3 SMIC : salaire minimum interprofessionnel de croissance.(9
Bien évidemment, nous portons ce vœu de la majorité. Dès les annonces de Manuel Valls, notre
Maire a adressé un courrier et fait des déclarations publiques sur la nécessité de généraliser
l’encadrement des loyers, comme d’autres maires et élus d’Île-de-France, parce que les
annonces faites le 29 août 2014 sont inacceptables. Pour relancer la construction et la
libération du foncier, il faudrait encore et toujours des exonérations et autres abattements
pour les propriétaires. De 30 %, mais à qui cela profite-t-il ? Et l’encadrement des loyers,
c’est bien un minimum. Dans un monde de stagnation généralisées des salaires, de gel du point
d’indice, du chômage grandissant, d’exclusion progressive des droits sociaux par des
mécanismes de délais de carence et autres radiations, c’est la garantie pour bon nombre
d’entre nous d’avoir accès au logement. Avec la loi ALUR, nous avions des premiers pas, des
premières pierres en quelque sorte. Néanmoins, elles sont insuffisantes. D’abord, sur la
construction de logements neufs, de logements sociaux, la loi n’a rien garanti sur la nécessité
de doubler les aides à la pierre. Or, nous sommes loin du compte. Sur les 500 000 nouveaux
logements promis, on était à 320 000 en 2013. Nous en sommes à 300 000 mises en chantier
en 2014. Quant à la production de logements sociaux, après une augmentation de 14 %
en 2013, un fléchissement est annoncé sur un objectif de 150 000. Et c’est encore très
insuffisant pour répondre aux 1 735 212 demandes actives au 1er septembre 2013, dont près
de 500 000 dans la seule région d’Île-de-France.
Ensuite, sur la garantie universelle des loyers, pourquoi a-t-elle été limitée au parc privé ? Et
pourquoi exonérer les bailleurs d’une participation à son financement ? Pire ! Depuis le 29 août
dernier, elle ne concerne plus que les jeunes salariés et les précaires ! Enfin, et c’est là
probablement le plus problématique, cette loi est liée à la réforme territoriale en cours qui
signe le démantèlement des collectivités territoriales et une recentralisation du pouvoir. Elle
propose en effet des transferts de compétences inédits aux communautés d’agglomération et
donc, en ce qui nous concerne, à la métropole : aide à la pierre, PLU4, PLH5, gestion de l’habitat
indigne, etc. Et que dire du regroupement forcé des offices publics de l’habitat qui sont
pourtant des outils indispensables pour offrir une réponse au plus près des besoins des
habitants des territoires. À Ivry, nos choix politiques en termes de logement et
d’aménagement urbain nous ont permis de maîtriser relativement l’augmentation inexorable
des loyers en Île-de-France. Nous sommes aujourd’hui dans des ordres de grandeur
relativement raisonnables comparés aux autres villes limitrophes de Paris.
Mais de tout cela, qu’en sera-t-il demain ? De quels outils pourrons-nous disposer pour agir
concrètement pour lutter contre le mal-logement, construire et développer le logement social,
favoriser son accès ? Nous aurions pu porter l’exigence pour que ce dispositif d’encadrement
des loyers s’opère sur toutes les agglomérations concernées par le décret du 30 juillet 2014.
Excusez-moi. Néanmoins, il y a aujourd’hui en Île-de-France particulièrement des voix
concordantes qui s’élèvent, de plus en plus nombreuses, sur l’encadrement des loyers, mais au-
delà, sur la politique territoriale antidémocratique qui se profile. C’est pourquoi nous voterons
ce vœu avec les limites évoquées. Parce que nous croyons qu’il est une entrée nécessaire dans
une lutte plus générale pour changer en profondeur les orientations gouvernementales
actuelles. Je vous remercie. »
4 PLU : plan local d’urbanisme.
5 PLH : programme local de l’habitat.(10
M. BOUYSSOU.- « Merci, Sarah Misslin. Je crois que Saïd Hefad avait demandé la parole. »
M. HEFAD.- « Monsieur le Maire, mes chers collègues, Mesdames et Messieurs les citoyens.
Nous connaissons tous ici la situation du logement à Ivry. Le déséquilibre entre l’offre et la
demande de logement est tel que le prix des loyers dans le secteur privé est extrêmement
élevé, ne cessant de progresser depuis plus d’une dizaine d’années. Aujourd’hui, le coût du
logement représente une part importante du budget des ménages, restreignant fortement
leur pouvoir d’achat. Les prix dans le secteur locatif privé accroissent la pression sur le parc
social de notre commune, avec un nombre de demandeurs de logement qui ne cesse
d’augmenter. Parmi nos demandeurs de logement social, une part importante des demandes
émane de ménages qui ne peuvent plus faire face aux prix trop élevés du privé. Dans ce
contexte, la loi ALUR du 14 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové et sa
mesure phare sur l’encadrement des loyers était la bienvenue, même si de notre point de vue,
cette loi restait critiquable en bien des points. Par exemple, elle fait encore trop la part belle
aux spéculateurs via notamment les cadeaux fiscaux qu’elle propose. Elle a aussi l’inconvénient
de limiter la hausse des loyers uniquement dans le secteur privé alors qu’au vu de la situation
actuelle, il faudrait aussi empêcher toutes augmentations de loyer dans le parc public. Et ce,
sur plusieurs années, si nous voulons compenser les dix années d’augmentation du coût des
loyers, ce qui ne peut se faire sans un engagement fort de l’État.
Bref, cette loi est insuffisante face à la crise du logement que connaît notre pays depuis
plusieurs années et devant l’état du marché locatif notamment en région parisienne où un plan
de financement et de construction massive de logements sociaux est plus que nécessaire.
Mais dans le contexte actuel, l’encadrement des loyers permettait de limiter la hausse de ces
derniers et d’éviter les abus, notamment de la part des bailleurs qui profitent de la situation
de crise pour imposer des conditions de logement indignes et des loyers démesurés et
exorbitants. En voulant revenir sur cette mesure et restreindre son application à Paris, qui
plus est uniquement à titre expérimental, M. Valls continue à laisser encore et toujours le
logement en proie à la loi du profit et de la spéculation immobilière, avec le risque ou plutôt la
certitude de voir la situation s’aggraver. « Gouverner, c’est résister, c’est tenir, c’est
réformer », voici les mots de Manuel Valls lors de son discours de politique générale du
16 septembre 2014. Nous lui demandons alors de montrer sa capacité à résister aux
professionnels de l’immobilier et à leur lobby. Nous lui demandons de montrer à quel point il
sait être fort en faisant respecter la loi SRU6 relative à la solidarité et au renouvellement
urbain, en multipliant les mesures répressives et les pénalités en direction des maires et des
communes qui préfèrent rester dans l’illégalité. Nous lui rappelons aussi que gouverner
honnêtement, c’est tenir ses engagements. La loi ALUR était censée mettre en œuvre une
promesse de campagne du candidat socialiste. L’encadrement des loyers est l’engagement
n° 22 du programme de François Hollande. Enfin, nous lui rappelons que gouverner, c’est
respecter la démocratie et ses parlementaires qui ont voté cette loi à l’unanimité à Gauche.
Gouverner ne peut pas se faire dans le renoncement et le reniement.
Nous réclamons la mise en œuvre de l’encadrement des loyers sur le parc locatif privé d’Ivry,
ainsi que son extension à l’ensemble des territoires concernés par le projet de la loi
définissant la métropole du Grand Paris. Nous remercions le groupe Europe Écologie – Les
Verts d’avoir proposé ce vœu au nom de la majorité du Conseil Municipal et Monsieur le Maire
de porter ses revendications de longue date et de continuer à le faire encore aujourd’hui en
réclamant l’encadrement des loyers. Je vous remercie. »
6 SRU : loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.(11
M. BOUYSSOU.- « Merci, Saïd Hefad. Sandrine Bernard. »
Mme BERNARD Sandrine.- « Oui bonsoir, chers collègues, Mesdames, Messieurs. Donc, je
sais que tout est dans tout, mais je vais m’en tenir au sujet qui est abordé ce soir, celui de
l’encadrement des loyers. Alors, nous partageons une bonne partie de l’argumentaire qui a été
porté par Saïd Hefad et par Sabrina Sebaihi. Oui, les prix du logement sont prohibitifs. Oui,
ils amputent de manière excessive le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Il a d’ailleurs été
révélé récemment que c’était de plus en plus le cas. Et si nous pouvons comprendre l’approche
expérimentale qui a été abordée pour limiter, restreindre l’application de la loi ALUR, nous
restons favorables à la loi ALUR dans ce qu’elle portait comme dispositifs pour encadrer les
loyers dans les zones tendues. Alors, l’approche expérimentale, c’est l’argument que vous avez
adopté pour le PEDT à Ivry, par ailleurs, pour ne pas aller au bout de la réforme. On peut
considérer que c’est un argument pour éviter d’aller au bout d’une réforme. Moi, je considère
que ça peut être aussi un bon pas et un premier pas pour tester l’application d’un dispositif
innovant. Quoi qu’il en soit, il nous paraît moins efficace, voire pénalisant, pour les villes de la
Petite Couronne de ne pas appliquer de la même manière que Paris ce dispositif. Et donc, c’est
la raison pour laquelle nous allons voter ce vœu, même si certaines formulations auraient pu
être plus factuelles et plus objectives. Quoi qu’il en soit, nous sommes évidemment d’accord
pour demander à ce qu’Ivry expérimente ce dispositif et puis surtout pour l’étendre à l’échelle
de la métropole, ce qui nous paraît totalement en conformité avec les intentions et les
objectifs de la loi sur la mise en place des métropoles, sur l’aménagement du territoire. Donc,
nous voterons ce vœu. Merci. »
M. BOUYSSOU.- « Bien, merci. Régis Leclercq, je vous en prie. »
M. LECLERCQ.- « Oui, je vais être très court parce que je ne vais pas débattre sur le fond
parce qu’on pourrait en parler pendant une heure, enfin des heures même, de tout le problème
du logement, sans apporter ici les solutions. Je voudrais juste dire que je regrette, il y aurait
la possibilité d’avoir un système de régulation intelligente des loyers et pour ça, à titre
personnel, j’aurais été favorable. Mais en fait, on a mis en œuvre une loi dogmatique qui s’est
révélée inapplicable et c’est pour ça que finalement, il y a eu une décision de ne pas l’appliquer.
Alors là, c’est un débat que je considère maintenant entre la Gauche et la Gauche, puisqu’en
fait, toutes les instances administratives que ça aille de la commune jusqu’à l’État sont gérées
par la Gauche. On constate que c’est un vrai pataquès et on ne peut que le regretter. Il serait
temps de travailler intelligemment et de faire des lois qui sont réfléchies. Donc, nous nous
abstenons. »
M. BOUYSSOU.- « Écoutez, je crois qu’il n’y a plus d’intervenants. Je ne vais pas rajouter
une louche parce que, comme l’a dit Sabrina Sebaihi dans son intervention, on était quelques-
uns dans l’assemblée communale, Ouarda Kirouane notamment, Méhadée Bernard dans son
cadre professionnel, à avoir assisté ces trois derniers jours au congrès de l’Union sociale pour
l’habitat à Lyon, où on a eu l’honneur et le plaisir d’entendre Mme Pinel et d’entendre M. Valls.
Enfin moi, je suis parti avant qu’il cause et en plus, il a mis en retard mon TGV. Donc, c’était
horrible. Mais simplement, rien de nouveau sous le soleil. C’est ce que disait Sabrina Sebaihi.
Au contraire, des annonces qui nous font plutôt peur. Mais en tout cas, je crois qu’on peut se
féliciter que ce soir, l’assemblée communale reproduise le vote qui avait eu lieu dans les
deux chambres, au Sénat et au Parlement, un vote unanime de toutes les forces de Gauche,
même celles qui ne se revendiquent pas de la majorité présidentielle. Donc, c’était une loi qui
avait quand même réussi, même si, comme l’a dit Sarah Misslin, moi je partage, elle était
insuffisante. Il aurait fallu pousser plus loin, notamment sur l’abrogation de la loi Boutin qui(12
est quand même toujours active et qu’il serait temps d’abroger justement pour libérer les
pressions qui sont faites sur les organismes HLM et sur les élus locaux du point de vue des
logements. Mais bon, cette loi ALUR était, comme l’a dit Sarah Misslin, une première étape
indispensable pour pouvoir aller plus loin. Donc, je me félicite que ce soir, toute la Gauche soit
rassemblée pour voter ce vœu, sur lequel d’ailleurs j’attire votre attention. Parce que voter un
vœu pour demander à ce que notre commune soit incluse dans un dispositif expérimental pour
mettre en œuvre ce qui était contenu dans la loi, c’est une chose. Mais on peut, y compris, je
pense notamment à la proposition qui est faite dans le vœu en ce qui concerne l’observatoire
des loyers sur l’échelle communale. Rien ne nous empêche, même si nous ne sommes pas
adoubés, labellisés par l’État, de pouvoir mettre en œuvre ce type de dispositif, ce qui nous
permettra d’avoir une vision statistique un peu plus, je dirais, affutée de ce qui est la réalité
sur le terrain d’Ivry de la pratique des loyers, notamment dans le privé. C’est les logements
privés là qui seront concernés.
Donc, je vous propose de mettre ce vœu aux voix. Merci. »
M. BOUYSSOU met aux voix
LE CONSEIL
/ APPROUVE le vœu proposé par le groupe Europe Ecologie – Les Verts au nom de la majorité
municipale relatif à l’encadrement des loyers sur le parc locatif privé sur le territoire d’Ivry-sur-Seine. (38 voix pour et 6 abstentions : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC)
AFFAIRES AVEC PRÉSENTATION ORALE
A) ENSEIGNEMENT
Rentrée scolaire 2014 / 2015
1) Information
Rapporteurs : Méhadée Bernard et Tariq Aït-Amara
2) Mise en place du projet éducatif de territoire (PEDT)
Convention avec la Préfecture du Val-de-Marne, la Direction Académique de l’Éducation
Nationale, la Caisse d’Allocations Familiales du Val-de-Marne
Rapporteur : Méhadée Bernard
M. BOUYSSOU.- « Bien ! Je vous propose que nous passions au premier point à l’ordre du
jour, qui est le point sur la rentrée scolaire. Et je passe la parole à Méhadée Bernard. »(13
Mme BERNARD Méhadée.- « Merci, Philippe Bouyssou, chers collègues, Mesdames et
Messieurs. Je crois qu’après moi, il y a Tariq Aït-Amara qui fera un point sur les collèges et
sur le secondaire, et sans doute toi sur SOS Rentrée. La rentrée des classes est un
marronnier. Elle est pourtant toujours différente, toujours nouvelle, toujours excitante et
angoissante, à la fois pour les acteurs de l’école, pour les parents et bien sûr pour les enfants.
Cette année ne fait pas exception. Marquée par la mise en place pour notre ville, comme pour
les 36 000 communes de France par la réforme des rythmes scolaires imposée en force par
l’État. Mais avant d’en arriver à cette transformation importante, un certain nombre
d’éléments doivent être donnés, qui concernent la vie des écoles et le cadre dans lequel cette
rentrée s’effectue. À commencer par l’ouverture d’une nouvelle école dans le quartier
Parisien, Rosa Parks, dont l’inauguration aura lieu le 4 octobre prochain à midi et à laquelle je
vous invite à participer chaleureusement. Une belle école, une école qui ravit tout le monde,
une école qu’enfants, parents, enseignants, ATSEM, animateurs, se sont rapidement
appropriée. Une école pensée pour les enfants. Cette ouverture très attendue a permis à la
fois de soulager quelque peu les autres écoles du quartier – je pense à Barbusse et à
Makarenko notamment – de répondre à notre ambition des placements sécurisés pour les
enfants, puisqu’elle accueille aujourd’hui tous les enfants habitant de l’autre côté de la RD5,
évitant ainsi une traversée dangereuse. Une nouvelle sectorisation a donc été travaillée à
cette occasion et les effectifs des deux écoles impactées, Barbusse et Makarenko, ont
diminué cette année. Cela n’est que temporaire, compte tenu de l’évolution démographique du
quartier. Il nous faudra retravailler et affiner la sectorisation des trois écoles en y associant
tous les acteurs, comme nous le faisons toujours. Un dernier mot peut-être sur ce quartier
pour vous dire que conformément aux engagements du programme municipal Ivry au cœur, un
groupe de travail a été constitué autour du projet de restructuration de Makarenko, en y
associant les parents et les acteurs éducatifs. Un point d’étape doit avoir lieu très
prochainement avec l’objectif d’arriver à un projet arrêté avant le mois de décembre, un
projet à la fois ambitieux et réalisable pour redonner à cette école les couleurs qu’elle attend
depuis longtemps.
Qui dit nouvelle école dit nouveau directeur. Donc, j’en profite pour saluer l’arrivée de
M. Bacheré, qui a pris la direction de l’école Rosa Parks et pour lui souhaiter de belles années
à Ivry. Je salue également les trois autres directeurs nouveaux et anciens sur notre ville qui
assument des fonctions de direction dans une nouvelle école, à savoir Mme Guillois-Karmous à
l’école élémentaire Barbusse, Mme Valéro à la maternelle Jean-Jacques Rousseau et
M. Charpiat qui a pris la direction de l’école élémentaire Joliot Curie A. Il en va de même pour
les équipes d’animation et les agents techniques que je salue. Gageons qu’ensemble, nous
parviendrons à tisser des liens toujours plus étroits au bénéfice de la réussite de tous les
enfants.
À ce titre, les conditions de cette rentrée scolaire ne sont pas aussi « roses » qu’on pourrait
l’espérer. Un premier bilan fait apparaître plusieurs problématiques sur lesquelles je voudrais
insister. D’une part, concernant les conditions d’accueil, le compte n’y est pas et à plusieurs
niveaux. En maternelle comme en élémentaire, les effectifs sont en hausse. Les ouvertures de
classes ne suivent pas, bien au contraire. Aucune ouverture en élémentaire alors que les
effectifs augmentent de 62 élèves. Une ouverture pour deux fermetures en classe maternelle
alors que l’on dénombre 23 enfants supplémentaires. J’ai envie de dire, comme l’avait fait
Romain Marchand l’an dernier, si je prends ma calculette, en maternelle, on passe de 23,7 à
24,2 enfants par classe et en élémentaire de 23,9 à 24,4 enfants par classe. On obtient donc
0,5 enfant – oui, on peut les couper en plusieurs morceaux – par classe de plus en moyenne(14
pour la primaire. L’année dernière, nous étions déjà à 0,3 enfant de plus par classe. Ça
commence à faire beaucoup et sur certaines écoles, notamment celles classées encore en ZEP,
les effectifs ne respectent même plus les limites prévues par les textes. Or, au-delà des
chiffres, songeons avant tout aux conditions de travail des personnels techniques, des
enseignants, des animateurs et des enfants. Comment peut-on continuer à parler de la
réussite de tous quand les conditions de bien-être en classe et à l’école ne cessent de se
dégrader ? Concernant l’accueil des… pardon, j’ai mélangé des feuilles !
Concernant l’accueil des allophones, c’est la même chose : malgré l’ouverture d’une « Unité
Pédagogique pour les Elèves Arrivants et Allophones » (UPE2A) à l’Orme Au Chat, en plus de
Thorez et de Joliot Curie, nous ne sommes pas en mesure de répondre convenablement à
l’ensemble des demandes, alors même que c’est un devoir de la République.
Enfin, les deux orientations proposées par la refondation de l’école, à savoir le dispositif
« plus de maîtres que de classes » (PDMQDC) et « l’école dès deux ans » ne sont pas non plus
à la hauteur des ambitions affichées : 1 seul maître en plus, à l’Orme Au Chat, ce qui fait 2
postes sur la Ville. Quant à l’ouverture de deux pôles « tout petit », ils ne viennent pas
s’ajouter aux classes existantes, mais en transforment en deux classes en pôle), portant leur
nombre à 3 sur la ville. Il ne permet pas de répondre aux 233 pré-inscriptions, malgré l’effort
fourni par les directions de maternelle. Seuls 98 enfants seront accueillis, soit 42% contre
50% l’an dernier.
On le voit bien, peu à peu, les conditions pour faire classe se dégradent. On s’éloigne des
ambitions d’une école de la réussite pour tous. A ce titre, la réforme de l’éducation prioritaire
actuellement en cours de débat nous interroge. Au vue des éléments que je viens de vous
donner, elle fait craindre une dégradation des conditions spécifiques nécessaires aux
anciennes ZEP. Je pense au nombre d’enfants par classe, je pense aux moyens matériels et
humains donnés à ceux qui en ont le plus besoin. Nous venons d’apprendre que certaines écoles
de notre ville anciennement ZEP pourraient ne pas être inscrites dans les nouveaux Réseaux
d’Education Prioritaire. Voilà une bataille que nous devrons menée ensemble et je ne
manquerai pas d’attirer votre attention sur ce sujet brûlant.
Tout cela malgré les efforts continus que produit la ville d’Ivry pour améliorer constamment
le bien-être à l’école. Nous sommes fiers de cela et nous ne lâcherons rien. Je pense à la
distribution des pochettes scolaires pour un coût de près de 40 000 € et garantissant autant
que possible une scolarité gratuite pour toutes et tous. Je pense au personnel mis à
disposition pour l’accueil d’enfants porteurs de handicaps, ainsi que des transports adaptés et
la mise aux normes des groupes scolaires. Je pense aux nombreux travaux réalisés dans les
écoles notamment cet été, avec la réfection d’une cour par an. Et cette année, c’est l’école
Langevin qui en a bénéficié. À cela s’ajoutent les nombreux moyens mis à disposition des
écoles : le crédit élève (35,10 € en classe banale et 70,20 € en classe spécialisée) pour l’achat
de livres, de fournitures, de matériels pédagogiques, le crédit photocopies élève, les navettes
pour se rendre dans les équipements culturels ou sportifs de la ville et les cars pour les
sorties pédagogiques en dehors de la ville, la mise à disposition de matériel pour les initiatives
festives, les financements de projets particuliers et l’initiative prévention routière,
l’organisation des classes de pleine nature pour les classes de CM1 ou encore l’attribution d’un
dictionnaire à chaque élève de CE2 et classe spécialisée et d’un livre à chaque enfant pour les
fêtes de fin d’année.(15
Je pense aussi à l’accompagnement exemplaire pour la natation scolaire où nous allons bien au-
delà des programmes. Enfin et surtout, aux nombreux partenariats développés entre la ville
et l’Éducation nationale sur le temps scolaire pour offrir des parcours culturels et sportifs à
tous les élèves d’Ivry.
Et c’est bien avec cette question du partenariat à améliorer toujours que j’en arrive à la mise
en place de la réforme des rythmes scolaires. Je ne vais pas ici refaire l’histoire, si ce n’est
pour vous dire que la décision définitive de cette organisation nous a été notifiée par le
Conseil départemental de l’Éducation nationale le 3 juillet dernier, comprenant d’ultimes
modifications imposées à notre proposition initiale. Voici donc comment se déroule la journée
d’école depuis le 2 septembre en maternelle comme en élémentaire. Accueil du matin dès
7 h 45, ouverture des portes de l’école à 8 h 35. Classe de 8 h 45 à 11 h 45, pause méridienne
de 11 h 45 à 13 h 45, reprise de la classe de 13 h 45 à 16 heures. À partir de 16 heures,
accueil du soir prolongé en élémentaire jusqu’à 18 h 30. Cette organisation est valable les
lundis, mardis, jeudis et vendredis. La demi-journée supplémentaire de classe est le samedi
matin de 9 heures à midi. À noter, des horaires spécifiques pour l’école Einstein puisqu’il y a
un partenariat historique et spécifique qui est dû au CLAE7. Je voudrais revenir un instant sur
le choix du samedi matin, dire que cette décision n’est pas qu’une question d’économie. J’ai du
mal. Que nous ne sacrifions pas les enfants sur l’hôtel de l’argent tout en empochant les
dotations de l’État. Ce ne serait pas juste de dire ça. Il y a des raisons financières, bien
évidemment. Dans les trois ans à venir, le budget communal va être amputé de près de
20 millions d’euros et ce n’est pas une petite somme. Et c’est loin d’être notre boussole. Et
j’en profite pour vous annoncer que l’accueil du soir que nous mettrons en place, déclaré à la
DDICS8, ne serait a priori plus financé par la CAF, et ce à partir de décembre 2014. La
raison : la CAF n’a plus d’argent puisque les fonds d’amorçage de la réforme des rythmes
scolaires ont été financés sur ses crédits. Vous vous rappelez, c’était un peu les mêmes
processus avec l’ANRU9 où on a dépouillé les fonds du 1 %. Donc, vous voyez les 250 000 € du
fonds d’amorçage, on ne les vole à personne. Deux principes nous ont donc guidés. D’une part,
nous avons souhaité maintenir l’ensemble de nos actions éducatives, culturelles, sportives et
associatives qui font la richesse d’Ivry. L’école le mercredi matin aurait supprimé des
créneaux et des dizaines d’activités et aurait mis fin à la qualité de nos accueils de la journée
du mercredi. D’autre part, nous avons voulu penser les temps de l’enfant dans leur globalité,
favoriser la lutte contre les inégalités et un mieux-être à l’école. Nous pensons avec d’autres,
chercheurs, chronobiologistes, pédiatres, enseignants, pédagogues, associations d’éducation
populaire, parents d’élèves, que la coupure du week-end est source de fatigue et nuit
principalement aux enfants les plus en difficultés. Le mercredi, même passé en centre de
loisirs est une coupure utile. Le samedi, un jour différent, permettant de créer du lien entre
les parents et les enfants. Sachez qu’après trois semaines de rentrée, la fréquentation
moyenne du samedi matin est positive et en augmentation. Elle atteint 92,5 % en élémentaire
et 65 % en maternelle, avec des disparités selon les écoles qui méritent une attention pour en
comprendre les causes. L’inspectrice de l’Éducation nationale, Mme Sylvie Dudon, à cet égard
est à nos côtés pour nous accompagner. Alors oui, il nous faudrait évaluer cette demi-journée
supplémentaire comme l’ensemble des nouveaux temps. Cela devra faire l’objet d’un suivi dans
les différents cadres prévus, mais j’y reviens dans un instant.
7 CLAE : centres de loisirs associés à l’école.
8 DDICS : Direction Départementale interministérielle de la cohésion sociale.
9 ANRU : agence nationale pour la rénovation urbaine.(16
Je souhaite tout de même vous soumettre une réflexion, car il me semble qu’on touche là à
quelque chose de bien plus profond dans notre société. Souvent, dans les discours des gens
opposés au samedi matin, on entend, vous nous enlevez nos enfants une matinée de plus. Tout
se passe comme si l’école se heurtait à la famille, comme s’il y avait là concurrence. Or, ce
sentiment me semble assez nouveau. Auparavant, l’école était une ressource pour les familles,
un outil, une chance parfois. Que s’est-il donc passé ? Peut-être touche-t-on à la véritable
crise de l’école ? Depuis 20 ans peut-être, avec l’entrée dans une société de chômage de
masse, on s’aperçoit que l’école ne remplit plus son rôle d’ascenseur social comme elle le dit,
qu’elle n’offre d’égalité des chances, qu’elle ne fait que reproduire les inégalités qui
aujourd’hui poussent bon nombre des exclus de l’école vers le chômage. Alors, quand elle ne
remplit plus son rôle de ciment républicain, que reste-t-il sinon la famille ? Cette école, je
crois qu’il faut la questionner bien plus profondément qu’en bidouillant des quarts d’heure et
en se déchargeant sur les communes pour faire des activités complémentaires. À ce propos,
j’en viens aux grandes nouveautés de cette rentrée, les temps périscolaires. Tout d’abord, je
tiens à rappeler que ces temps ne sont ni obligatoires, ni nécessairement gratuits. La
municipalité a choisi, pour l’ensemble des actions menées, une tarification au quotient familial,
outil de justice sociale et de solidarité, marqueur d’une politique progressiste. Voilà ce que
cela donne. Pour l’accueil du matin, entre 0,18 € et 1,92 €. Le tarif reste inchangé par rapport
à ce qui se faisait auparavant. Le coût moyen pour la ville est de 10 €. Pour la pause méridienne
et la restauration scolaire, entre 0,36 € et 4,77 €. Le tarif reste également inchangé. Le coût
pour la ville est de 12 €. Pour l’accueil du soir entre 16 heures et 18 h 30, le tarif a
légèrement évolué, compte tenu de l’instauration d’un gouter en alimentaire et des ateliers :
entre 0,75 € et 2,94 €. Le prix moyen pour la ville de ces activités s’évalue à 25 € en
maternelle et à 31 € en élémentaire. Et le contenu, me direz-vous ? Parce qu’on entend de-ci,
de-là, qu’on ne met rien en place dans le cadre de cette réforme. Alors, c’est vrai pour un
bout, mais c’est vraiment faux pour un grand bout. C’est vrai parce que les fameuses TAP10
prévues par les textes, nous ne les appliquons pas. Ce n’est pas une obligation fort
heureusement. Il est d’ailleurs étonnant, je le rappelle, qu’une réforme de l’Éducation
nationale consiste à organiser des activités périscolaires qui ne relèvent pas de ses
compétences. Mais faux parce que la ville travaille depuis plusieurs années sur deux projets :
la rénovation de l’interclasse et la généralisation de l’expérimentation d’accueil du soir
alternant étude et atelier, l’expérimentation qui a été menée à Guy Môquet. Ces projets ont
été mis en attente à partir du moment où sous l’ancien gouvernement Sarkozy une réforme
des rythmes scolaires a commencé d’être évoquée. Pour ne pas risquer que ces projets soient
bouleversés par une réforme gouvernementale, nous attendions de voir ce qui allait en sortir.
Et à cet égard, je dois avouer que nous ne sommes pas déçus. Nous proposons aujourd’hui une
organisation issue de ces travaux antérieurs et revue dans le cadre de la réforme Peillon et
en concertation. L’accueil du matin, relativement peu fréquenté, n’est plus déclaré à la DDICS.
Mais la ville choisit de maintenir un taux d’encadrement d’un animateur pour 12 enfants en
maternelle et en élémentaire, avec un titulaire référent par école. Il est proposé d’effectuer
un accueil unique. Alors, je précise ici parce que parfois, le vocabulaire nous trahit un peu. Il
s’agit en réalité d’une entrée unique dans les groupes scolaires pour faciliter l’organisation des
familles. Il ne s’agit pas de mettre ensemble les enfants qui ont trois ans avec des enfants qui
ont dix ans, mais que simplement le seuil de l’école serve d’entrée unique. Je le précise,
puisque j’ai lu des choses dans la presse locale assez effarantes de ce point de vue. Cette
proposition est à adapter, évidemment, école par école.
10 TAP : temps d’activités périscolaires.(17
Et dans le cas où ce ne serait pas possible de le mettre en place, nous ne le mettrons pas en
place évidemment. La pause méridienne, elle est étendue à deux heures avec deux objectifs
principaux. D’une part, que les enfants puissent prendre le temps de manger, sans être
pressés, sans être stressés, ce qui n’était pas toujours le cas dans certaines écoles de la ville.
D’autre part, et c’est le plus important, de rendre ce temps d’interclasse moins anxiogène,
moins lourd pour les enfants et les adultes, pour faciliter un retour en classe dans les
meilleures conditions d’apprentissage. D’où l’idée de prévoir un retour au calme avant l’entrée
en classe. Cela ne veut évidemment pas dire, être assis ou allongé en silence sans faire de
bruit. Cela signifie simplement de réfléchir aux transitions. Pour cela, il nous faut sortir du
schéma, tous les élèves dans la cour pendant une heure – c’était un peu le reproche – pour
casser cette masse d’enfants vecteurs de bruit, de stress, d’incidents, d’accidents. En même
temps, il me semble que les enfants ont besoin de jouer, se dépenser, de ne rien faire, de
discuter, de s’amuser. L’objectif n’est donc pas de faire des ateliers éducatifs comme en
centre de loisirs ou en accueil du soir. Nous voulons être dans l’offre, dans la proposition, sans
obligation ni contrainte, pour permettre de diverses manières de s’amuser, de se dépenser.
Nous sommes persuadés que cela améliorera véritablement ce temps. J’ajoute qu’une partie
de la pause méridienne est désormais déclarée à la DDICS, que le taux d’encadrement ne
varie pas, étant actuellement de 1 pour 8 en maternelle et 1 pour 18 en élémentaire. Et ce qui
est considérablement plus important, vu ce qui se passe dans des villes pas loin de chez nous à
1 pour 40, 1 pour 70. On a vu avec Dominique Montet des cas de villes assez effarantes sur ce
point de vue.
Concernant l’accueil du soir sous la responsabilité des directeurs de centres, il reste
identique en maternelle excepté les horaires de fin de classe à 16 heures. Pour l’élémentaire
en revanche, les enfants qui y sont inscrits bénéficient d’un gouter pris dans les réfectoires
et plus dans la cour comme c’était le cas auparavant, avant de se rendre dans les ateliers et
les études de manière alternée, par groupe de 14 maximum, jusqu’à 17 h 30. À partir de
17 h 30, les parents peuvent venir chercher leurs enfants quand ils le souhaitent jusqu’à
18 h 30, tandis que les ateliers éducatifs se poursuivent. Pour parvenir à cette organisation,
nous avons voulu donner le temps et les moyens aux services, aux équipes d’animation, en
fixant la date théorique du 6 octobre pour la mise en place de l’ensemble de ce
fonctionnement. Si des équipes sont prêtes avant, elles peuvent bien sûr engager les choses
sans attendre. Nous l’avons voulu pour qu’il y ait un travail avec les directeurs et les équipes
enseignantes. La transmission par exemple des projets d’école aux animateurs doit servir à
irriguer l’existant. Des réunions se sont déjà tenues entre les directeurs d’école et les
centres de loisirs. D’autres vont rapidement se tenir pour partager les expériences, ce qui
fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, pour échanger collectivement. Nous, nous avons proposé
un cadre dans lequel chacune et chacun peut faire évoluer le cadre à loisir en fonction des
réalités de son école. Des liens sont peu à peu en train de se créer entre enseignants -
directeurs – équipes d’animation. Les habitudes évoluent, les regards changent, d’un côté
comme de l’autre. À l’école Thorez A par exemple, la directrice a très vite proposé que les
enfants puissent remonter dans leur classe dès 13 h 35, encadrés par les animateurs, pour
favoriser ce retour au calme dont je parlais. À l’école Langevin, des réflexions sont menées
sur l’utilisation des salles de classe pour l’étude, la mutualisation des locaux, ce dont personne
ne voulait entendre parler. Voilà, à Langevin, les discussions, les échanges entre
professionnels conduisent à une mutualisation des locaux pour pouvoir mettre en place le soir
les ateliers, en lien avec le projet d’école, avec pour objectif de déboucher sur la création
d’un spectacle commun. Ce sont de premiers échos que j’ai eu le plaisir d’entendre. Je n’ai pas(18
encore tous les retours, mais suis bien persuadée qu’avec le temps et tout au long de l’année,
ce travail partenarial va s’enrichir, porter ses fruits au bénéfice de toutes et tous. J’ai
confiance en l’intelligence collective. Nous devons avoir confiance.
Bien évidemment, cette organisation a nécessité des transformations dans les horaires et
dans les missions des agents et a fait l’objet de dizaines de rencontres et d’échanges et d’une
séance spécifique du comité technique paritaire. Le temps de travail n’est pas une mince
affaire et nous avons choisi de mener une réflexion sur la globalité des temps de l’enfant, sur
l’ensemble des actions et des acteurs. C’est aussi en redonnant du sens aux missions des
agents, une cohérence dans leur temps de travail, que nous parviendrons à du mieux.
Enfin, je terminerai mon propos en rappelant que tout ceci est une expérimentation. Elle
l’aurait été de toute façon, car à Ivry, nous avons l’habitude de concerter quand nous nous
attaquons à des chantiers de cette ampleur, pour améliorer, affiner, retoucher, construire.
Mais elle l’est d’autant plus que c’est une obligation légale rappelée dans le PEDT, que vous
avez eu dans vos dossiers, déposée par la ville. Ce devait être pour une année, comme nous
l’avions annoncé, mais la Préfecture nous a imposé une expérimentation de deux ans minimum.
Nous pouvions aller jusqu’à cinq ans, mais nous avons opté pour deux ans, ce qui nous semble
plus sérieux. C’est l’objet de la convention que nous avons ce soir à voter entre la ville, la
Préfecture, la CAF et l’Éducation nationale. Le cadre légal impose également une instance
partenariale, le comité de pilotage, réunissant tous les acteurs institutionnels, qui doit se
réunir à la fin du mois de septembre, en février et en juin. En plus de cette instance, nous
avons décidé de créer dans chaque école des conseils de vie éducative ouverts à tous ceux qui
le souhaitent, pilotés par les conseillers municipaux élus dans chaque école en collaboration
avec les directeurs et les responsables de centres. Ils auront pour objet de suivre la mise en
place de cette nouvelle organisation. L’une des premières missions de ces deux instances sera
de définir un cadre d’évaluation avec des critères clairs et précis, un référentiel commun, un
langage commun. Nous avons travaillé à une proposition reprenant les objectifs de l’ancien
PEL, reproduite dans le PEDT. D’ici la fin septembre, le premier comité de pilotage se réunira,
fera ses observations. Puis après les vacances de la Toussaint, les conseils de vie éducative se
réuniront à leur tour pour faire remonter leurs remarques, leurs propositions. La validation de
cette trame d’évaluation d’ici décembre, on peut l’espérer, permettra d’avancer ensemble. En
plus des comités de suivi thématiques permettront d’aller plus loin sur certains sujets. Nous
voulons toutes et tous le mieux pour les enfants d’Ivry et nous voulons nous donner tous les
outils pour y parvenir.
Je tiens à remercier particulièrement Marianne Fillère, Dominique Montet, Alain Mallia, le
service ATSL, le service enseignement, celui du personnel, des sports et de la culture. Ces
services publics qui se sont mobilisés avec rigueur, entrain, opiniâtreté, ténacité, pour que
nous y arrivions collectivement. Je remercie également les services de l’Éducation nationale
mobilisés sur cette question. Merci beaucoup de votre engagement, c’est un chantier d’une
ampleur considérable. Et cela ne peut se limiter aux rythmes. Il nous faut aller bien plus loin,
refonder l’école de la République, utiliser les ressources de notre territoire, toutes les
énergies existantes pour questionner l’école et l’éducation qui souffrent aujourd’hui
cruellement d’une crise profonde. On voit d’ailleurs que l’expérience de Guy Môquet a fait
naitre des débats sur les leçons et les devoirs au sein de l’équipe enseignante et ce n’est
d’ailleurs pas une petite question. Eh bien, prenons-la à hauteur, appuyons sur cette
refondation de l’école qui charrie nombre de sujets essentiels. Les devoirs, les leçons, l’aide(19
personnalisée, les RASED11, les notations, les UPE2A12, les enfants qui sont dans des cycles
allophones pour pouvoir intégrer des classes banales par la suite, les programmes scolaires,
l’éducation prioritaire. Refaisons de l’éducation populaire partout et pour toutes et tous. À
Ivry, nous ne voulons pas essayer l’ignorance. Je vous remercie et je suis désolée d’avoir été
si longue. »
M. BOUYSSOU.- « Je vais maintenant, toujours dans le même point de l’ordre du jour, je
vais passer la parole à Tariq Aït Amara sur la question des collèges et lycées. Voilà, à toi
Tariq Aït Amara. Et on débattra après, je prendrai les inscrits. »
M. AÏT AMARA.- « Merci. Monsieur le Maire, chers collègues, Mesdames et Messieurs. L’an
dernier, nous nous réjouissions tous de la place faite à l’éducation et à la jeunesse par un
gouvernement de Gauche soucieux, pensait-on, de la réussite de tous et de toutes, dans une
école ouverte sur le monde qui l’entoure. Or, tout reste encore à mettre en œuvre, à
coordonner, évaluer et adapter selon les spécificités de notre ville et de nos quartiers. Tel
est les défis à relever pour nous tous, acteurs potentiels de cette refondation de l’école.
Aujourd’hui, en ce qui concerne les établissements du secondaire, nous nous retrouvons face à
un scénario peu ou prou identique à celui de l’année dernière, à savoir les effectifs assurant
un taux de remplissage quasi complet dans les quatre collèges et trois lycées avec des
prévisions en hausse constante pour cette rentrée, des résultats aux examens de fin de cycle
constants, mais toujours légèrement plus bas que la moyenne départementale, régionale et
nationale, une hausse constante également en termes de nombre d’élèves boursiers à mettre
en relation avec l’évolution des catégories sociales représentées sur notre territoire. Ce
dernier élément est à mettre en relation avec la question de la nouvelle sectorisation, point
d’orgue de cette rentrée du secondaire. En effet, la nouvelle sectorisation des collèges doit
nous permettre de prendre la main, au côté des responsables du Conseil Général qui en a la
tutelle et des différents acteurs éducatifs, sur les enjeux qu’elle relève sur notre commune :
La question de la mixité sociale inexorablement liée à la ségrégation résidentielle a crû
ces dernières années.
L’équilibre des effectifs toujours très fragile est, comme le premier point, à traiter
bien en amont dans la réflexion des nouveaux projets d’urbanisation.
La question de l’accessibilité des établissements scolaires en termes de trajets
piétons ou de réseaux de transport, mais également en termes de sécurisation de ces
trajets et de leurs aménagements pensés et organisés de manière globale et selon les
besoins spécifiques à l’échelle des quartiers.
L’accompagnement des familles dans la prise en compte des enjeux liés au choix d’un
parcours scolaire et/ou d’un établissement et l’information claire et transparente sur
les modalités de dérogation.
Et bien sûr, la cohérence pédagogique à inscrire dans le cadre d’un PEDT à venir,
notamment par la liaison CM2 – 6e afin de réduire durablement les stratégies
d’évitement et d’échec scolaire dès l’entrée au collège.
11 RASED : réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficultés.
12 UPE2A : unité pédagogique pour élèves allophones arrivants.(20
Aussi, la lutte contre le décrochage scolaire, comme annoncé déjà l’année dernière, doit
rester notre priorité. Pour cela, il nous faut donc renforcer le dispositif atelier relais de la
ville en lui donnant les moyens d’intervenir auprès d’un plus grand nombre d’élèves et pourquoi
pas l’étendre aux lycées de la commune, repenser les politiques et les projets éducatifs
d’établissements au regard des nouvelles réalités du terrain et en les inscrivant dans le cadre
du PEDT, décloisonner les collèges et lycées en ouvrant le cadre scolaire à l’environnement
immédiat et à la société en général, redonner aux élèves toute leur place d’acteurs de leur
parcours éducatif, les responsabiliser tout en les accompagnant dans leurs choix, les
respecter en tant que citoyens en devenir et reconnaître leur droit à l’accès au savoir et à
l’émancipation. Enfin, soutenir les familles en difficultés et leur donner les moyens d’une
parentalité assumée. Sur ce point, nous nous devons de veiller à ce que cette nouvelle carte
scolaire ne soit subordonnée qu’à l’intérêt général afin de réduire considérablement et
durablement les inégalités et favoriser les chances de réussite scolaire que nous souhaitons
tous pour nos enfants.
La dernière réforme de l’éducation prioritaire a inscrit l’ensemble des collèges ivryens en
réseau de réussite scolaire, ce qui implique une reconnaissance au niveau national des besoins
de nos établissements en termes de moyens humains et financiers pour encourager la réussite
de toutes et de tous. Ces différentes réformes, la définition de la nouvelle sectorisation et la
mise en place d’un nouveau PEDT doivent être pensés comme un levier de mise en cohérence, à
l’échelle du territoire, d’une politique éducative ambitieuse et innovante pour de meilleurs
résultats, un mieux-vivre scolaire, un accès au savoir plus équitable dans notre ville. Pour cela,
il nous faudra travailler de concert, élus, Conseil Général, Éducation nationale, acteurs
associatifs et éducatifs et de manière transversale, afin d’éviter les incidences néfastes de
décisions prises à un seul échelon sans concertation avec l’ensemble des acteurs et sans prise
avec les réalités du terrain. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU.- « Merci, Tariq Aït Amara. Alors, j’avais prévu d’intervenir également sur le
dispositif SOS Rentrée, mais vu que mes deux prédécesseurs ont dit plein de choses
intéressantes, je vous propose, sous l’autorité de notre collègue Fanny Sizorn qui préside la
commission jeunesse, de transmettre aux membres de la commission jeunesse une note
spécifique, qui sera après diffusée bien évidemment aux groupes puisque tous les groupes
sont au sein de la commission jeunesse. Juste un mot quand même pour faire part de
l’inquiétude qui est la nôtre sur l’aggravation de la situation et du nombre de jeunes qui,
d’année en année, se retrouvent à cette rentrée scolaire sans affectation. Ils sont plus
nombreux que l’an dernier. Et notamment pour prolonger ce que disait Tariq Aït Amara à
l’instant, on a un nombre considérable de collégiens, notamment les primo-arrivants qui à
cause du manque de moyens du centre d’information et d’orientation, le CIO, ont des rendez-
vous pour passer les tests d’intégration qui se déclenchent des semaines et des semaines
après la rentrée, se voient après des semaines et des semaines d’attente supplémentaires
pour que ces tests soient analysés et que leur affectation dans un collège soit… et on a
actuellement sur la ville une vingtaine d’enfants, dont beaucoup de primo-arrivants,
notamment de toutes les nationalités, Roumains, Algériens, etc., qui sont aujourd’hui sans
affectation dans les collègues de la ville. Donc, le Maire a saisi Mme Laporte dont c’est la
responsabilité pour l’Éducation nationale pour essayer de régler au plus vite toute cette
situation parce que c’est inacceptable qu’à la fin septembre, des jeunes soient encore amenés
à attendre plusieurs semaines pour trouver une affectation dans un collège. Mais je vous
enverrai une note plus détaillée sur le dispositif SOS Rentrée.(21
Qui souhaite intervenir ? Alors, bien sûr, Méhadée a inclus dans son intervention le point sur
lequel nous allons délibérer qui est le point A2 sur le PEDT. M. Bouillaud, Sandrine Bernard et
Tariq Aït Amara. M. Bouillaud, allez-y. »
M. BOUILLAUD.- « Merci beaucoup. Chers collègues. Vous mettez encore en avant la
concertation dans la présentation et dans le PEDT alors qu’on ne peut pas dire qu’il y a eu
vraiment concertation. Dans le PEDT justement, dans le projet éducatif de territoire, vous
faites une page spéciale sur la concertation qui a été mise en place à Ivry, avec des
rencontres de quartier, des colloques, des campagnes de consultation par questionnaire en
direction de la communauté scolaire et des conseils d’école extraordinaires fin 2013. Et vous
omettez de dire dans ce document que ces concertations ont fait ressortir le choix du
mercredi matin à une très large majorité et que la municipalité a finalement retenu, contre
l’avis des parents et au dernier moment en juin 2014, le choix du samedi matin. Preuve que ce
choix du samedi matin est mauvais et injuste, 8 % des enfants en élémentaire et 35 % en
maternelle ne viennent pas le samedi matin et ceci crée des inégalités pédagogiques. Vous
vous permettez en outre de réaffirmer deux pages plus tard la concertation comme condition
de réussite de la réforme, précisant en outre une nouvelle fois le côté payant de ces rythmes
scolaires qui ajouté au temps du matin et du midi revient à plus de 10 € par jour en
maternelle. Vous mettez en avant six objectifs dont la conciliation vie familiale – vie
professionnelle. Je crois pourtant que séparer les enfants de leurs parents le samedi, au
moment où justement la plupart ne travaillent pas et peuvent passer du temps avec leurs
enfants ne va pas dans le sens de cette conciliation. Ces difficultés à concilier vie familiale et
vie professionnelle se retrouvent également du côté du monde enseignant. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU.- « Merci. Sandrine Bernard. »
Mme BERNARD Sandrine.- « Alors, comme j’ai fait très long en juin, je vais essayer de faire
très court ce soir. Comme chaque année, ce débat est l’occasion de faire le point sur les
conditions de la rentrée et de réaffirmer notre attachement à l’école républicaine, mais
également au rôle majeur des communes en matière éducative. Et c’est sur ces deux aspects
que je vais essayer d’insister.
Je tiens à dire que nous pouvons nous féliciter de la création de deux pôles supplémentaires,
deux pôles de moins de trois ans, de l’ouverture d’une troisième UPE2A, donc les anciennes
CLIN13 qu’on avait appelé de nos vœux depuis trois ans au vu de la fréquentation importante
de ces classes spécialisées, de ces classes d’accueil des enfants non francophones, allophones
on dit aujourd’hui, à Ivry. On peut se féliciter de la création d’un deuxième poste du dispositif
« Plus de maitres que de classes », qui les porte donc à deux dans la ville. Ça fait donc
six postes qui sont créés dans le cadre de la loi sur la refondation de l’école en deux rentrées,
au-delà des ouvertures ou des fermetures qui sont liées à l’augmentation des effectifs. Nous
pouvons aussi nous féliciter, je pense que c’est important de le dire, du maintien des moyens
qui sont déployés par la ville dans les écoles, que ce soit sur le temps scolaire ou autour du
temps scolaire sur les temps périscolaires et dans les différentes activités qui sont
proposées. Méhadée Bernard les a rappelées, donc je ne vais pas les citer.
13 CLIN : classe d’initiation.(22
Concernant la rentrée à Rosa Parks, certes, c’est une très belle école. Certes, les enfants et
les parents se la sont appropriée avec plaisir rapidement. Je pense que les équipes sont
satisfaites d’y être. Néanmoins, je relativiserai l’approche très rose qui en a été faite par
Méhadée Bernard. Exactement. Donc d’abord, je trouve regrettable que rien n’ait été fait
pour accompagner la préparation de la rentrée pour les enfants et les familles. Le seul
contact qui ait été pris est de l’initiative du directeur d’école qui a été nommé au printemps
dernier et qui a pris l’initiative de contacter les familles, de leur envoyer ses coordonnées
pour se présenter et les recevoir. Il est dommageable que les enfants n’aient pas pu visiter
les locaux, découvrir cette école et préparer leur rentrée qui est quand même un moment de
grande importance et de grande tension pour eux. Mais, il y a plus important. Je trouve
regrettable que l’équipe d’animation n’ait pas été choisie sur la base du volontariat et que
certains d’entre eux aient été contraints d’y aller. Je pense que quand l’enjeu est de fédérer
une équipe autour d’un projet dynamique, ce n’est pas forcément un signal extrêmement
positif. Évidemment, il y a quelques problèmes techniques, mais ça, la livraison d’un équipement
aussi important, c’est tout à fait normal et je pense que les équipes comprennent. En
revanche, je trouve regrettable que la dotation initiale de cette école ait été aussi faible,
alors qu’il avait été prévu qu’elle soit plus importante. 2 000 € pour la BCD, on avait attribué
plus aux autres écoles qui ont ouvert précédemment. Une faible dotation en matière de
matériel pédagogique et scolaire, les vélos pour la cour, les cerceaux, le matériel sportif. Des
difficultés dans les commandes. Alors, c’est normal puisque certains enseignants ont été
nommés très tard, mais en même temps, il semblerait que les bons de commande soient validés
dans des délais qui ne permettent pas que fin septembre l’ensemble des classes dispose de
leurs manuels scolaires, ce qui est quand même problématique. Et puis alors, totale disparition
de l’ambition d’en faire une école numérique. Alors, je vois dans le budget modificatif qu’il y a
400 000 € d’investissements qui seront rendus sur Rosa Parks. On aurait pu en garder 50 000
pour aller jusqu’au bout de ce projet ambitieux. Mais j’en reste là sur la dotation matérielle.
Autre élément, j’entends dire, je l’ai entendu dire chaque année depuis que je suis élue, que le
compte n’y est pas. Alors certes effectivement, jusqu’à présent nous avions réussir à contenir
les effectifs malgré les mêmes formules à 23,5 de moyenne sur la ville, ce qui est quand même
le plus bas seuil qui existe aujourd’hui, à savoir pour les élémentaires de ZEP14, et nous
sommes passés à 24,4. Pourtant, je suis assez surprise du silence de la municipalité en cette
rentrée. J’ai été habituée à un petit peu plus de mobilisation. Notamment, 27,7 enfants par
classe à Rosa Parks, j’ai vu des mobilisations pour beaucoup moins que ça, lors des précédentes
années. 27,7 en élémentaire, je précise. Alors effectivement, le compte n’y est pas, mais
qu’est-ce que la municipalité a fait pour demander dans les délais, puisqu’évidemment fin
septembre c’est trop tard, les ouvertures qui permettraient d’éviter cette tension dans une
école comme celle-ci qui vient d’ouvrir, où on peut féliciter l’ensemble des équipes de se
mettre en place avec une école immédiatement pleine, dans les conditions qu’on connaît. Mais
ces conditions auraient été sans doute meilleures avec une classe de plus. En tout cas, les
parents sont en train de se mobiliser. Je pense que la municipalité doit répondre à cette
mobilisation et faire savoir quelles sont les actions qu’elle a menées.
J’en arrive au PEDT. Je vais être très courte puisque j’ai dit l’essentiel au mois de juin sur les
choix qui ont été faits en dépit de la concertation. Néanmoins, je vais relativiser tout le
propos que j’avais écrit parce que je trouve qu’il y a un changement de ton dans le discours de
notre adjointe. C’est un ton que j’aurais aimé partager davantage à l’époque où j’étais moi-
même adjointe. J’y vois l’influence sans doute positive de Marianne Fillère. Je m’en félicite.
14 ZEP : zone d’éducation prioritaire.(23
Néanmoins, ce discours de coéducation, ce discours de partenariat, ce discours de partage me
semblent extrêmement importants. J’aurais étayé mon propos sur le fait que le PEDT me
paraît insuffisamment développé. Il manque un certain nombre d’aspects sur la continuité
éducative, la cohérence éducative, les ambitions partagées, la place des enfants en situation
de handicap, les transitions. Mais ça a été évoqué dans les propos de Méhadée Bernard, donc
j’imagine que ce PEDT sera peut-être complété par d’autres documents. J’ai une petite
interrogation à propos de ce qui est indiqué en page 40. J’ai réalisé à la lecture du document
qu’on envisageait de demander peut-être l’application des taux dérogatoires pour les temps
d’accueil du midi, à savoir un animateur pour 14 enfants en maternelle, ce qui est quand même
beaucoup et un animateur pour 18 enfants en élémentaire. Donc, ces taux dérogatoires ont
été introduits par le Gouvernement pour les temps, les fameux NAP ou TAP qui concernent les
trois heures libérées par le temps scolaire déplacé sur une matinée. Normalement, les taux
sont de 1 pour 10 et 1 pour 14. Et effectivement, si l’intention de la municipalité est de
déclarer ce temps du midi pour obtenir un financement de la CAF et de demander les taux
dérogatoires, cela peut s’entendre. J’ai calculé qu’il y aurait une plus-value d’environ
270 000 €, la part de la CAF. C’est plutôt une mesure de bonne gestion d’obtenir des
financements de l’État. Pour autant, j’aimerais savoir quelles sont les garanties qui seraient
apportées aux enfants en termes de plus-value pour que ces dotations supplémentaires leur
bénéficient. Est-ce que par exemple il y a à peu près 80 % de fréquentation le midi, on ne
peut pas imaginer que justement ces ateliers soient gratuits et que justement on permette
aux 20 % d’enfants qui ne fréquentent pas la pause méridienne d’y participer ? Je pense que
ça ne représenterait pas un coût insupportable pour la collectivité et ça permettrait peut-
être d’aller un petit peu plus loin dans l’ambition éducative de cette réforme sur la
refondation de l’école, dont je voulais juste rappeler l’article L551-1 du Code de l’éducation :
« Le projet éducatif du territoire vise notamment à favoriser, pendant le temps libre des
élèves, leur égal accès aux activités culturelles et sportives et aux nouvelles technologies de
l’information et de la communication. Les activités proposées doivent permettre de répondre
aux besoins identifiés du public visé et aux grandes priorités communes aux différents
partenaires en matière d’éducation. » Donc là, on voit bien qu’on est dans une commune où il y
a de très très fortes inégalités. Sans doute, les enfants qui ne fréquentent pas la pause
méridienne sont-ils parmi ceux qui peut-être sont les plus en fragilité. Et par exemple, si
vraiment l’intention de la ville est d’avoir recours à ces taux dérogatoires et d’obtenir les
financements de la CAF au titre des nouvelles activités périscolaires, même si il me semble
qu’on garantit insuffisamment la sécurité. Normalement, on demande les taux dérogatoires à
condition de bien garantir qu’on construira toutes les conditions de confort, de sécurité et de
qualité sur ces temps pour les enfants. Ça me semble insuffisant dans le document, mais enfin
ça peut être étayé. En tout cas, si vraiment tel est le cas, je pense qu’on pourrait aller plus
loin. Je ferme cette parenthèse-là.
J’avais un certain nombre de questions. Il ne vous a pas échappé qu’une nouvelle association de
parents d’élèves a été constituée. Est-ce que vous comptez l’associer au comité de pilotage ?
Question très concrète. Je voulais avoir des précisions sur les chiffres de fréquentation du
samedi matin. Ils ont été donnés, mais est-ce qu’on est bien toujours à ces chiffres-là ? Est-
ce que ça progresse ? Je rappelle que les parents étaient majoritairement opposés à ce choix,
qu’il n’en a pas été tenu compte, qu’ils restent très insatisfaits, très mobilisés. Et même si
leur responsabilité individuelle fait qu’ils mettent leurs enfants à l’école, évidemment, une
partie d’entre eux ne le font pas. Est-ce qu’on a une idée des enfants qui ne fréquentent pas
et est-ce que ça joue sur l’objectif que nous partageons normalement tous, à savoir la réussite(24
de tous ? Est-ce que vous pouvez donner des nouvelles de l’extension de l’école Makarenko ?
J’ai entendu parler d’un groupe de travail, mais les directions d’écoles n’ont pas l’air d’en être
informées. Donc peut-être qu’il serait bon d’en dire davantage au Conseil et aux Ivryens,
notamment quand on sait que pour l’heure nos capacités d’accueil ne sont pas en mesure de
faire face aux livraisons de logements attendus sur la ZAC du Plateau. Est-ce que vous pouvez
nous faire part également du planning et des modalités de concertation en vue de la révision
de la carte scolaire sur le Port ? Puisque nous aurons l’ouverture et la livraison d’un futur
groupe scolaire à Confluences. Et puis, le débat s’ouvre sur la future cartographie de
l’éducation prioritaire. Donc, nous disposons aujourd’hui de la carte des secteurs, des zones
politiques de la ville. Nous savons qu’un certain nombre de priorités éducation ont été
accordées au Val-de-Marne. Donc, les collèges, les réseaux éducation prioritaire, ont été
accordés à l’académie de Créteil et au Val-de-Marne, qu’est-ce que vous comptez réclamer et
revendiquer quant au statut des écoles de la ville ?
Et puis, je finirai par un sujet qui touche peut-être moins directement la rentrée scolaire,
mais qui concerne tellement la rentrée éducative. Je suis assez choquée de constater la
baisse de l’offre culturelle et sportive dans notre ville. Au-delà des activités supprimées le
samedi et du refus de déployer les parcours gratuits pendant les temps périscolaires, mais ça
on peut peut-être y remédier, j’avoue être surprise de voir les Ivryens obligés de faire la
queue des heures avant l’ouverture des inscriptions pour bénéficier du très petit nombre de
places ouvertes par exemple au Conservatoire. Et je suis choquée de voir se développer la
sélection des enfants, dès 6 ans pour certaines activités sportives, y compris quand il s’agit
de s’inscrire à un niveau de débutant. On ne peut assumer d’ouvrir des groupes d’initiation
musicale ou des créneaux de gymnastique qui soient pleins avant même l’ouverture du forum
des sports par exemple. Ça interroge d’ailleurs sur l’équité entre les Ivryens quand des
activités sont remplies avant l’ouverture des inscriptions. Mais la responsabilité n’incombe pas
aux sections de l’USI ou aux équipements culturels. Il s’agit de la raréfaction de l’offre par
rapport au développement de la population. Il en va donc bien de la responsabilité de ce
Conseil. Or, si vous voulez continuer à vous prévaloir de ces beaux concepts de sport pour tous
et d’accès à la culture pour tous, il va falloir réagir. Nous attendons depuis fort longtemps le
schéma directeur des équipements publics destiné à programmer les remises en état – et ce
n’est peut-être pas le sujet de ce soir, mais enfin là aussi, il y a du travail et je rappelle que
certaines sections comme la boxe s’entrainent sans douche –, mais également les
agrandissements, les extensions, les constructions nouvelles d’équipements nécessaires pour
faire face aux besoins et au développement de la ville. Voilà, je voulais juste aborder cette
question-là. Ce n’est sans doute pas Méhadée Bernard qui peut y répondre. Mais puisque nous
parlons de la rentrée et que c’est quand même un des sujets élémentaires de la rentrée pour
les familles, il me semblait important de l’évoquer. Je vous remercie de votre attention. »
M. BOUYSSOU.- « Merci, Sandrine Bernard. Alors, je ne sais pas si Méhadée Bernard est
gouroutisée par Marianne Fillère ou par je ne sais qui d’autre. J’ai cru un moment en
t’écoutant qu’il s’était passé un truc dans ce Conseil. Je me suis dit, mon Dieu, mais
heureusement, ta conclusion nous ramène à nos débats habituels, donc je suis un peu rassuré
parce que je cherchais qui était son Raspoutine. J’avais une petite inquiétude là-dessus. Donc,
il y a Tariq Aït Amara qui s’était inscrit et ensuite, on apportera quelques réponses aux
questions. Mais bien évidemment, je rappelle quand même qu’il s’agit ce soir d’un point sur la
rentrée scolaire, de l’adoption du projet, du point A2 et pas d’un débat général sur l’ensemble
des activités de la ville. Et je voudrais rappeler à tous mes collègues que – et je trouve que
dans ces six premiers mois, il y a des efforts qui sont faits par rapport à tous les mandats(25
précédents que j’ai connus – nous avons des commissions municipales qui démarrent sur les
chapeaux de roues et qui fonctionnent très bien. Donc, ce que je te proposerai
Sandrine Bernard, c’est que les questions un petit peu hors sujet, mais néanmoins
passionnantes que tu as abordées, soient vues dans les commissions municipales et que chaque
président ici présent retienne et tire les petits fils que tu as tissés pour qu’on puisse en
débattre. Tariq Aït Amara, à toi la parole. »
M. AÏT AMARA.- « Alors, cette rentrée scolaire 2014 est celle de première année
d’expérimentation du choix municipal de mise en œuvre de la réforme controversée des
rythmes scolaires. Bien qu’il soit prématuré d’en dresser un bilan objectif, nous pouvons d’ores
et déjà constater que les désordres annoncés n’ont pas eu lieu. Cependant, les différentes
communautés éducatives, pédagogiques, tout comme les parents, s’interrogent encore sur les
mesures prises par la municipalité, s’agitent et demandent des clarifications notamment sur
les questions programmatiques. Quant aux élèves, après trois semaines de cours sous le
régime des nouveaux rythmes scolaires imposés pour un meilleur équilibre des temps de
l’enfant, ils semblent clairement épuisés. La présentation qui nous est faite ce soir du projet
éducatif des territoires validé par l’Inspection académique l’été dernier nous rappelle que
nous nous engageons aujourd’hui dans une seconde phase de mise en œuvre de la réforme. À
ce stade, le groupe Europe Écologie – Les Verts tient à réaffirmer sa volonté d’être associé
pleinement à la stratégie municipale. Tout l’enjeu du PEDT est de répondre aux besoins
spécifiques du territoire en termes de mise en œuvre d’une logique globale de coopération
éducative, tout en impulsant la synergie des compétences et des moyens de la ville, du Conseil
Général, de l’Éducation nationale, des associations, de la Caisse d’Allocations Familiales et bien
sûr des parents. Aussi, nous pensons que notre ville dispose pour une grande part de moyens
logistiques, humains et financiers nécessaires à un PEDT ambitieux et audacieux. Car il est
pour nous question d’audace à l’heure de choisir entre une politique éducative timide,
subordonnée à des circulaires et des décrets pensés à l’échelle nationale et un projet plus
large, plus cohérent et en prise avec les réalités de terrain. Le PEDT doit selon nous être
l’occasion d’étendre la réflexion et le champ d’action de cette dynamique éducative impulsée
d’en haut à des expérimentations multiscolaires à destination des publics en difficulté et/ou
exclus à ce jour du parcours éducatif au niveau local.
Dans un contexte de décentralisation, ce PEDT doit s’imposer comme un outil structurant et
fondateur pour les acteurs éducatifs qui s’impliquent au service de l’émancipation et de
l’intégration réussie des enfants, des jeunes et de leur famille. C’est pourquoi, malgré les
restrictions budgétaires qui contraignent actuellement l’action politique locale, nous devons
nous donner les moyens de nos ambitions. C’est à ce titre que je tenais particulièrement à
m’exprimer devant ce Conseil de rentrée. En tant que conseiller délégué en charge des
collèges et lycées, je m’interroge et m’inquiète quant au cas qui est fait du secondaire, alors
même que se posent les enjeux du PEDT. Les collèges et lycées d’Ivry-sur-Seine ne sont-ils
pas invités eux aussi à se joindre à cette dynamique nouvelle ? Les élèves qui sont scolarisés
n’ont-ils pas besoin eux aussi d’entrer dans cette dynamique ? Ne s’agit-il pas en mettant en
place le PEDT de favoriser la continuité éducative comme socle commun de l’ensemble des
acteurs et des actions menées ? Une véritable cohérence des parcours éducatifs des élèves
ne peut se concevoir si nous n’incluons pas le secondaire dans nos réflexions et notre
programmatique éducative dès aujourd’hui. Je ne peux me résoudre à ce qu’ils soient les
laissés pour compte de la réforme et encore moins ici, dans ma propre ville. Je perçois chaque
jour plus de jeunes victimes d’un système éducatif défaillant qui amène à l’échec scolaire, au
décrochage et à l’exclusion.(26
Je vous propose donc ce soir de réfléchir aux modalités d’intégration du secondaire dans la
trame programmatique du PEDT choisie par la ville en s’appuyant sur les objectifs identifiés :
Favoriser le bien-être de l’enfant dans l’ensemble de ses temps de vie et l’amélioration
de ses conditions d’apprentissage, à savoir pour les collèges et lycées de prendre en
compte le jeune au-delà de son seul statut d’élève ;
Lui donner les clés d’une intégration sociale et professionnelle réussie et lui apprendre
à exercer pleinement ses droits et ses devoirs de citoyens dans et hors les murs de
son établissement ;
Lutter contre les inégalités dans l’accès au savoir et aux loisirs éducatifs, soit
généraliser les expériences d’ateliers relais ;
Sensibiliser les différents acteurs aux expériences menées autour du décrochage
scolaire et contrer l’évitement scolaire par des stratégies de continuité pédagogique
entre le primaire et le secondaire ;
Donner plus de moyens aux unités pédagogiques pour les élèves allophones arrivants,
aux unités localisées pour l’intégration scolaire à destination des élèves porteurs de
handicaps et aux sections d’enseignement général les professionnels adaptés ;
Favoriser la conciliation vie familiale – vie professionnelle, s’agissant de la relation
structure éducative – parents ;
Se réapproprier les espaces collégiens par des animations ciblées et menées par des
professionnels ;
Étendre les programmes École ouverte et y associer les familles ;
Améliorer les conditions de travail des acteurs éducatifs en contribuant à la continuité
de leur temps de travail, en termes de formation, de coordination simple, de
valorisation des compétences, de connaissances institutionnelles et bien sûr de
déprécarisation des statuts ;
Réunir les conditions du partenariat et d’une cohérence éducative renforcée en
mettant en place les cellules adultes relais dans chaque établissement, afin de
s’assurer de la continuité éducative ;
Impliquer les entreprises implantées sur notre territoire comme acteurs de formation
professionnelle ;
Faire de SOS Rentrée l’outil repère et coporté d’un travail coordonné pour une
meilleure rentrée pour tous.
Il nous faut redonner vie à l’éducation au sens large et sans a priori, oser tenter des choses.
Notre commune a toujours été à la pointe d’expérimentations dans différents domaines. Nous
nous devons de saisir cette chance qui nous est donnée de relever le défi d’une école plus
juste et émancipatrice pour nos générations futures, une école de la réussite, de l’équité et
de la solidarité. Je ne vous expose là que quelques propositions qui peuvent s’inscrire
pleinement dans le cadre d’un PEDT sans que des moyens pharaoniques n’aient à être engagés.(27
Par contre, au niveau municipal, il nous faudra, afin de mener à bien ces engagements,
repenser la politique de la ville et renforcer le travail en transversalité, comme je l’ai déjà dit
dans la présentation, entre les différents services qui touchent de près ou de loin aux
questions relatives à l’éducation, à l’enfance, à la jeunesse, à la prévention sécurité, à la santé,
à l’urbanisation, dans un souci de mutualisation des compétences et des moyens mis en œuvre,
de cohérence et d’efficacité.
Je terminerai en insistant sur le fait que nous sommes tous concernés de près ou de loin par
ces questions d’éducation. Et il est de notre devoir de nous donner les moyens d’offrir à cette
ville le cadre idéal de l’épanouissement personnel, social et professionnel à nos enfants. Notre
groupe votera bien sûr en faveur du PEDT. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU.- « Je n’avais pas d’autres inscrits, donc j’imagine que tout va bien. Alors,
Méhadée Bernard, sans vouloir te frustrer, si tu peux répondre juste aux questions qui
concernent le projet et toutes les autres, on les verra en commission. Voilà ! »
Mme BERNARD Méhadée.- « Je vais aller vite parce qu’il ne s’agit pas de s’étendre encore.
Je vois Sandrine Bernard que vous êtes bien renseignée. En fait, vous ne l’êtes pas tellement
bien renseignée puisque – je donne juste cet exemple – l’équipe des animateurs de Rosa Parks,
ce sont des animateurs volontaires. Donc typiquement, c’est asséné du faux dans cette
instance et je trouve que ce n’est pas juste. Mais on pourra en reparler en dehors de cette
instance, dans le cadre de la commission accès au savoir, dont tu es membre. Je crois qu’on
pourra répondre à toute une série de questions que tu poses. Quelques éléments quand même.
Effectivement, l’unité pédagogique pour les élèves allophones et arrivants, un poste cette
année. La demande, on est vraiment en deçà de ce que nous pourrions espérer à Ivry. Le
dispositif Plus de maitres que de classes, qui était le dispositif phare de la réforme, un poste
à Ivry. Encore une fois, on est loin des 60 000 postes créés. En tout cas, on n’en voit pas les
effets. Les pôles de tous petits, deux classes créées, mais en fait qui ne viennent pas
s’ajouter aux classes existantes, mais qui prennent la place des classes existantes. Donc, ce
n’est pas un plus. 233 enfants préinscrits, sans école, des enfants de deux ans. Donc, je ne
suis pas sûre qu’on puisse se réjouir comme tu le faisais. Sur les ZEP, effectivement, on vient
d’apprendre que certaines écoles – c’est hier quoi ! – qui étaient anciennement classées ZEP
pourraient perdre ce statut d’école de réseau prioritaire demain. Donc, on va travailler en
relation avec Bozena Wojciechowski sur cette question-là pour regarder quelle lutte on peut
mener ensemble parce qu’il serait inadmissible que dans tout un paquet d’écoles d’Ivry, on se
retrouve avec des effectifs extrêmement importants sur des sites où clairement il y a besoin
de dispositifs tels que les dispositifs Plus de maitres que de classes. Deux effectifs d’enfants
moins importants. Donc voilà, ça, c’est des batailles que, j’espère, nous pourrons mener tous
ensemble.
Sur ce que tu poses sur dotation de la rentrée, enfin, je m’oppose complètement au faux. Il y
a effectivement des commandes qui sont arrivées un peu tardivement, mais je trouve ça un
peu pathétique d’en faire état ici de cette façon-là. Sur la disparition, enfin ce que tu dis sur
le numérique, c’est pareil. Ça vient de l’État, l’État impose le numérique dans chaque école.
C’est aux villes de le mettre en place sans un fifrelin. Donc, on fait petit à petit, école par
école. Là, on est en train de faire le bilan de ce qui a été mis en place quand tu avais cette
responsabilité. Il y a des défauts, il y a des qualités qu’on améliore pour pouvoir doter
intelligemment ces écoles et ne pas aller vite et n’importe comment. Sur l’association, la
nouvelle association de parents d’élèves qui s’est constituée, effectivement, elle s’est(28
constituée. Donc comme tous les partenaires, elle pourra faire partie du comité de pilotage.
Je ne vois pas pourquoi on leur interdirait cette instance. C’est une association de parents
d’élèves. Elle pourra évidemment y être. Sur l’extension-modification-restructuration de
Makarenko, tu es extrêmement mal informée, puisqu’on a une réunion dans une petite dizaine
de jours, qu’on en a eu une il y a un mois. Donc voilà, c’est pareil, on peut continuer, mais ça a
peu de sens. Je comprends les préoccupations de Tariq Aït Amara sur le lien collège, enfin le
primaire et le secondaire. Moi, en tout cas, ma préoccupation, c’est que le lien se fasse
correctement et que dans le cadre du PEDT, on puisse avancer. Le PEDT, c’est un document en
mouvement. On l’a déposé là, on va le réécrire, on va l’alimenter, on va le travailler ensemble.
Donc, il est perfectible aujourd’hui. On a essayé de le rendre le meilleur possible, mais voilà, il
va avancer avec le temps et je te propose qu’on puisse travailler vraiment en cohérence sur
des problématiques, je pense, par exemple à la problématique des enfants allophones qui est
une vraie problématique dans les établissements élémentaires et qui en est une aussi dans les
établissements secondaires. Peut-être encore plus criante, parce qu’il n’y a plus de classe
spécialisée. Il y a des choses comme ça sur lesquelles on pourra travailler. Et pour les autres
questions, je crois qu’il y a la commission, il y a les comités de pilotage, il y aura des
calendriers, tout ça. Il y aura des réponses à toutes vos questions. Mais on s’arrête puisque
sinon, c’est… »
M. BOUYSSOU.- « Oui, sinon on pourrait passer… c’est une nuit d’étude qu’on pourrait
passer sur le sujet. Donc, ce que je vous propose sans plus de commentaires, c’est d’adopter le
projet éducatif de territoire qui vous est soumis, puisque là, il y a une délibération et un vote
à opérer. Donc, qui est pour l’adoption de ce projet ? Merci. Donc, ce projet est adopté. Merci
beaucoup. »
LE CONSEIL
A1/ ENTEND les rapports de Mme Méhadée BERNARD, adjointe au Maire déléguée à l’éducation et la
vie scolaire, de M. Tariq AIT AMARA, conseiller municipal délégué aux collèges et lycées, sur les
conditions et le déroulement de la rentrée scolaire 2014/2015 à Ivry dans les écoles, les collèges et les
lycées.
(Affaire non sujette à un vote)
M. BOUYSSOU met aux voix
LE CONSEIL
A2/ APPROUVE la convention relative à la mise en place du projet éducatif de territoire (PEDT) avec
la Préfecture du Val-de-Marne, la Direction Académique de l’Education Nationale, la Caisse
d’Allocations Familiales du Val-de-Marne fixant les modalités d’organisation des activités périscolaires
pour les enfants scolarisés dans les écoles élémentaires et maternelles de la Ville. (35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)(29
COOPÉRATION INTERCOMMUNALE
Communauté d’agglomération Seine-Amont
Adhésion de la commune de Valenton
Avis du Conseil Municipal
Rapporteur : Romain Marchand
M. BOUYSSOU.- « Alors le point suivant concerne l’adhésion de la ville de Valenton à la
communauté d’agglomération Seine-Amont. Donc, je sais que certains d’entre vous ont eu le
débat à l’assemblée communautaire il n’y a pas si longtemps, c’était mardi dernier. Donc, c’est
Pierre Gosnat qui devait rapporter sur cette question. En son absence, on a demandé à
Romain Marchand qui est son suppléant au conseil syndicat de Paris Métropole – c’est bien d’un
conseiller syndical dont on parle – donc qui a accepté au pied levé de rapporter sur ce point.
Donc, je l’en remercie et je lui passe la parole. »
M. MARCHAND.- « Merci, Philippe Bouyssou. Alors, je rassure ceux qui étaient en conseil
communautaire, ce ne sera pas exactement le même débat puisque d’abord, les interventions
ne sont pas dans le même ordre et puis j’ai essayé de tenir compte justement du débat qu’on a
eu à la communauté d’agglomération. Et j’espère que comme ça, ça peut permettre de faire
progresser les choses. Alors, chers collègues, la CASA, vous vous en souvenez, est née il y a
bientôt deux ans d’une volonté politique forte qui se traduisait à l’époque, on disait :
« trois villes qui se ressemblent, trois villes qui s’assemblent ». Au-delà de la formule, la
démarche de création de cette communauté d’agglomération ainsi que son développement
depuis sont marqués par trois principes politiques forts. Premier principe, c’est une
construction volontaire et volontariste : mettre en commun des compétences non pas d’une
injonction extérieure, d’une contraintes imposée d’en haut, mais bien du désir de s’unir pour
affronter des problématiques communes et d’être plus forts ensemble pour mieux répondre
aux besoins de nos concitoyens et – c’est l’objectif final – d’améliorer le service public rendu
aux populations. Deuxième principe fort : un mode de travail et de fonctionnement coopératif.
La CASA doit être le démultiplicateur des actions des communes dans le principe de
coopérative de villes, face au danger que représenterait l’idée d’une supracommunalité, une
couche supplémentaire éloignée des élus locaux de proximité et donc des habitants. La CASA,
on le constate depuis sa création, fonctionne très en lien avec les villes, est au service de
celles-ci, qui sont associées à toutes les étapes d’élaboration de l’action publique. Troisième
principe fort : une ouverture aux autres villes. Dès son origine, les trois Maires avaient
affirmé que nous étions ouverts à d’autres communes à condition de partager évidemment la
même vision de l’intercommunalité et d’œuvrer à un projet de territoire cohérent.
C’est le respect et le partage de ces trois principes fondateurs qui ont conduit Pierre Gosnat
à envoyer avant l’été un courrier aux Maires des huit communes n’appartenant déjà pas à une
intercommunalité et qui sont évidemment en continuité territoriale avec la CASA : Ablon-sur-
Seine, Chevilly-Larue, Orly, Rungis, Thiais, Valenton, Villeneuve-le-Roi et Villeneuve-Saint-
Georges. Cette invitation au dialogue a été décidée en bureau communautaire et présentée en
séance de notre Conseil Municipal, dans le respect de la démarche coopérative que j’évoquais à
l’instant. Certains s’interrogent sur les raisons qui nous ont conduits à nous adresser à ces
seules communes. Je le redis, le respect des communes est notre fil conducteur. Il ne nous
appartient donc pas de solliciter des communes qui ont, il y a déjà plusieurs années, fait le(30
choix d’intercommunalité librement consentie. Nous sommes naturellement ouverts à la
discussion et attentifs à l’expression de nos voisins, Plaine Centrale et Val-de-Bièvre, bien
qu’il y aurait une logique territoriale sans doute moins cohérente dans de tels regroupements.
En effet, toutes les communes à qui nous nous sommes adressées partagent un destin commun
au sein de l’opération d’intérêt national Orly – Rungis – Seine-Amont qui regroupe 12 villes, les
huit que j’ai citées auxquelles le Maire s’est adressé, les trois qui sont déjà dans la
communauté d’agglomération Seine-Amont et Alfortville, mais celle-ci fait déjà partie d’une
communauté d’agglomération Plaine Centrale.
À ceux qui verraient dans l’adhésion de Valenton une logique partisane – j’ai même lu quelque
part que nous serions en train de constituer une réserve de communistes –, je tiens à
souligner deux choses. La première, c’est que ce n’est pas nous, mais l’État qui a reconnu le
territoire Orly – Rungis – Seine-Amont comme stratégique et d’intérêt national et qui a
intégré Valenton dans ce territoire. C’est bien qu’il y a des enjeux communs pour les
communes de ce territoire, enjeux que nous avions d’ailleurs identifiés bien avant la création
de l’OIM15, lorsque nous avons été à l’initiative de la création de l’association Seine-Amont
développement. Deuxième remarque, sur les huit communes sollicitées, trois sont certes
dirigées par un Maire communiste, une en l’occurrence puisqu’il s’agit de trois femmes, mais
quatre le sont par un Maire de Droite et la dernière par une Maire Divers Gauche. Des
contacts sont établis avec plusieurs d’entre eux et d’entre elles, sans qu’il me soit possible ce
soir d’en dire plus, puisqu’à ce stade, les conseils municipaux ne se sont pas prononcés. Je
tiens cependant ce soir à vous alerter sur les échéances à venir quant à la mise en place de la
métropole du Grand Paris. D’ici à quelques mois, une carte des périmètres des futurs
territoires de la métropole, qui doivent faire, je vous le rappelle, au moins 300 000 habitants,
va être établie. Si nous ne voulons pas nous faire imposer des regroupements qui feraient fi
des logiques territoriales, c’est à nous de prendre notre destin en main et c’est dans cette
démarche que s’inscrit la demande d’adhésion de Valenton. En effet, qu’y aurait-il de pire que
les futurs périmètres soient décidés sans concertation avec nous au mépris des volontés
locales et des besoins des habitants ? Nos territoires ne sont pas des pièces d’un puzzle que
l’on peut assembler dans n’importe quel sens, à la recherche de la bonne combinaison qui
permettra d’atteindre le sacro-saint seuil des 300 000. Permettez-moi d’ailleurs une
parenthèse pour faire une remarque sur la taille des futurs territoires. Comme vous sans
doute, j’ai pris connaissance du projet du Préfet de région sur la carte intercommunale de la
Grande Couronne. Tout près de chez nous, dans l’Essonne, une intercommunalité de
800 000 habitants est proposée. 800 000 habitants. Alors, nous sommes donc dans une
situation où le Gouvernement annonce qu’il veut supprimer des départements, enfin certains
départements. On n’a pas encore tout à fait clairement compris quels départements seront
supprimés et lesquels ne le seront pas, ce qui pose d’ailleurs des questions d’égalité
territoriale dans la République. Donc, le Gouvernement annonce qu’il veut supprimer les
départements et dans le même temps, il recrée des territoires qui seront quasiment de la
taille d’un département. Où est la logique ? Face à cette improvisation doublée d’une volonté
de reprise en main autoritaire de l’État sur la construction métropolitaine, nous réaffirmons
notre volonté d’une métropole qui se construise à partir des territoires. C’est en ce moment la
question qui est au cœur des débats de la mission de préfiguration de la MGP16. Veut-on une
métropole centralisée ou tout se décide en haut ou bien une métropole patiemment élaborée
sur le terrain par les élus locaux et les citoyens ? La grande majorité des Maires franciliens
15 OIM : organisation internationale pour les migrations.
16 MGP : Métropole du Grand Paris.(31
ont déjà répondu : il ne peut y avoir de métropole forte que si elle s’appuie sur des territoires
forts, ayant en main les leviers de leur développement, condition pour que ce développement
puisse se faire au plus proche des citoyens.
C’est bien dans cette optique que s’inscrit la demande d’adhésion de Valenton : bâtir un projet
commun autour d’axes structurants, la Seine bien sûr, mais aussi le RER C et la RD5, ainsi que
dans le cadre de documents stratégiques, de contrats de développements territoriaux, le
projet directeur de l’établissement public d’aménagement Orly – Rungis – Seine-Amont et le
SDRIF, schéma directeur de la région Île-de-France. Partager un projet commun et librement
consenti, vous en conviendrez, voilà deux principes que nous ne pouvons que partager. Dès lors,
la demande de Valenton est une excellente nouvelle, car elle nous permettra d’être plus forts
ensemble, de définir un projet de territoire en accord avec les besoins de nos habitants pour
peser dans le débat sur la métropole du Grand Paris et d’avoir un petit peu plus en main notre
destin quant aux choix des futurs territoires. Je vous invite donc chers collègues à réserver
un accueil chaleureux à nos voisins valentonais dans la CASA, en attendant, je l’espère, que les
autres villes du territoire Orly – Rungis – Seine-Amont nous rejoignent dans les prochains
mois. »
M. BOUYSSOU.- « Après Romain Marchand, j’ai Régis Leclercq, Mehdy Belabbas, Sandrine
Bernard et il n’y en a pas d’autres. D’accord, M. Leclercq. »
M. LECLERCQ.- « Oui, alors je suis désolé, je dois vous tourner le dos, mais le micro est de
ce côté, donc si je veux voir mes notes. Alors, nous avons longuement débattu hier en conseil
communautaire, donc je ne vais pas relancer tout le débat. Nous avons eu hier une excellente
intervention de Tonino Panetta de Choisy-le-Roi et qui disait qu’il n’y a absolument aucune
relation entre Choisy-le-Roi et Valenton, en nous disant qu’il y avait juste une frontière avec
un terrain vague, mais absolument aucun lien territorial entre les deux communes. Donc, si
Choisy et Valenton n’ont aucun lien, qu’est-ce que nous à Ivry on peut avoir comme liens avec
Valenton ? L’intérêt d’avoir une communauté d’agglomération, c’est de mener des politiques
globales, de mutualiser des services. Est-ce qu’on va aller mettre un équipement à Valenton et
que les Ivryens devront aller à Valenton pour pouvoir utiliser l’équipement ? On doute de
l’intérêt. Alors, on nous a expliqué, c’est ce que Romain Marchand nous a redit ce soir, que
cette cohérence pourrait venir à terme avec l’adhésion d’autres communes. Mais à ce moment,
autant attendre d’avoir les autres communes qui donnent leur accord et qui adhèrent pour
qu’on puisse constater à ce moment qu’il y a une cohérence territoriale. Donc, compte tenu de
ça, comme nous l’avons fait hier, nous allons voter contre cette délibération. »
M. BOUYSSOU.- « Merci, Mehdy Belabbas. »
M. BELABBAS.- « Merci, Philippe Bouyssou. Effectivement, nous avons déjà eu ce débat et
je pourrais reprendre et je vais essayer de reprendre un petit peu le fil de l’intervention que
j’ai pu faire au nom du groupe Europe Écologie – Les Verts à la CASA. Notre communauté
d’agglomération cherche actuellement à atteindre la taille nécessaire à sa survie dans la
future métropole du Grand Paris. Nous devons en effet atteindre le seuil de
300 000 habitants pour prétendre à une existence dans cette métropole. Sous quelle forme ?
Seul l’avenir nous le dira puisque nous sommes tributaires de la réforme territoriale et du
projet de loi Mapam. C’est ce mouvement d’élargissement qui a été initié cet été, un peu avant
l’été, par notre Maire, président de la CASA, Pierre Gosnat, lorsqu’il a écrit aux Maires du
territoire Orly – Rungis – Seine-Amont. La commune de Valenton est du point de vue des élus
écologistes bienvenue dans notre communauté d’agglomération. Mais malheureusement, elle ne(32
nous permet pas d’approcher le seuil des 300 000 avec ses 12 000 habitants
malheureusement. Mais surtout, cette adhésion fait douter notre groupe de la pertinence
territoriale de notre EPCI17, car si Valenton est voisine de Choisy-le-Roi, une continuité
territoriale si tenue ne vaut pas cohérence. Jusqu’à présent, la CASA s’est construite autour
d’axes structurants majeurs : la Seine évidemment, mais aussi la ligne du RER C, la RD5
comme l’a cité Romain Marchand. Valenton aujourd’hui est en dehors de ces axes
structurants. La CASA doit grandir. Nous en sommes tous d’accord. Mais l’adhésion de
Valenton symbolise des divergences que nous avons déjà pu exprimer ici et au conseil
communautaire. Divergences sur la méthode pour arriver à cet élargissement. La démarche
choisie en mai, juste après les élections municipales, ne semble pas susciter l’enthousiasme
des communes à qui nous nous sommes adressés par simple courrier. Cette invitation ne peut
suffire à construire une dynamique pour la constitution de la communauté forte que nous
attendons. Il nous semble nécessaire que dès demain, comme je l’ai déjà dit, nous allions
toutes et tous, les élus des villes, à la rencontre de nos collègues des autres villes qui ont été
invités, Chevilly-Larue, Villeneuve-Saint-Georges, que nous ayons des vrais débats publics, que
nous ayons des vrais espaces d’échange et de dialogue. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Et nous
devons avoir l’ambition de rendre le projet de la CASA séduisant. Et séduisant, pourquoi ?
Parce que c’est un projet qui aura été construit collectivement et avec toutes les villes sur un
même pied d’égalité. Dès les premières discussions sur l’opportunité de fonder la communauté
d’agglomération, que ce soit à Ivry, à Choisy ou à Vitry, les écologistes ont insisté sur la
nécessité de fonder cette dernière sur un projet de territoire cohérent, c’est-à-dire un
projet de développement et d’aménagement fondé sur une réflexion stratégique et articulé
autour d’axes structurants comme ceux que j’ai cités précédemment. Moi, j’ai bien relu le
courrier du 6 juin que Pierre Gosnat avait adressé aux huit Maires du 94. À sa lecture, nous
avons un peu l’impression que nous souhaitons élargir le périmètre de la CASA uniquement
pour nous défendre face à la métropole du Grand Paris. C’est à notre sens faire l’impasse sur
le rôle premier d’une communauté d’agglomération qui est avant tout une opportunité pour les
communes qui en sont membres de mutualiser leurs moyens, de bâtir des projets qu’elles
n’auraient pu mener à bien seules, mais aussi de rationaliser leurs dépenses de fonctionnement
et de développer une nouvelle forme de solidarité entre les collectivités territoriales. Notre
groupe est pleinement conscient du bipartisme que risque d’engendrer la métropole dans sa
configuration actuelle, laissant peu de place à une appropriation démocratique de cette
nouvelle entité. Mais il n’est pas nécessaire d’y opposer une forme d’exclusivité et une forme
de repli sur soi. Notre groupe souhaite donc que notre EPCI se rapproche d’autres communes
et entame des négociations avec elles. Nous avons proposé dès le début un rapprochement
avec les communes de Seine-Amont et nous sommes contents que nous envisagions aujourd’hui
un rapprochement vers le sud et un élargissement vers le sud. Mais entre la création de la
CASA et aujourd’hui, quatre années ont passé. Et donc, nous pouvons envisager… trois années,
mais entre le moment où on a réfléchi, chers collègues. Excusez-moi. Eh oui, ça va vite. Nous
avons besoin d’avoir une information claire sur les contacts qui ont été établis suite à notre
invitation du mois de juin. Moi, je ne comprends pas l’argument de la discrétion évoqué qui
s’appuierait sur des décisions qui n’ont pas été prises dans les décisions des conseils
municipaux. Bien évidemment ! Mais nous devons être dans le débat. Nous devons être dans la
transparence, dans la clarté. Et ensuite, une fois ce débat passé, les conseils municipaux des
villes à qui nous nous sommes adressés trancheront, mais nous devons avoir un débat politique,
17 EPCI : établissement public de coopération intercommunale.(33
un débat avec les populations concernées. Ce débat ne peut pas avoir lieu qu’entre nos Maires
et entre le président de la CASA et les Maires de ces communes-là.
Une question que nous avons posée déjà au conseil communautaire et que j’ai déjà posée
également ici : pourquoi ne pas nous rapprocher de la communauté déjà existante du Val-de-
Bièvre ? Certes, nous avons fait le choix de nous adresser aux communes qui sont isolées, en
dehors de communauté d’agglomération, mais nous pouvons tout à fait envisager un
rapprochement avec d’autres communautés d’agglomération déjà constituées. On va m’opposer
un argument qui est celui de la taille de ces entités et du rapport démocratique des citoyens
avec ces entités. Mais ce n’est pas la taille qui pose un problème, c’est la nature
institutionnelle des EPCI qui pose aujourd’hui un problème, avec le double mandat qui est
accordé aux conseillers municipaux qui siègent à la fois et au conseil communautaire et dans
les conseils municipaux. Aujourd’hui, il ne viendrait à l’idée de personne de contester aux
départements une forme de proximité, une vraie proximité même, avec les habitants, avec les
citoyens du Val-de-Marne. Donc, le problème, il n’est pas au niveau de la taille de cette
institution qu’est l’EPCI. C’est au niveau des institutions qui les gèrent. Donc, pour continuer
sur la question du rapprochement avec la communauté du Val-de-Bièvre que nous souhaitons au
même titre que l’élargissement vers le Sud, vers Seine-Amont, nous partageons avec le Val-
de-Bièvre de nombreux points communs : la proximité avec Paris, la RD7, la ligne T3 du
Tramway et demain le Grand Paris Express également qui traversera notre territoire. Cela
permettrait de fonder des territoires plus vastes et de dépasser allègrement le seuil de
300 000 habitants tout en restant cohérent. Je pourrais également évoquer une dynamique
de projet sur la santé, avec à Villejuif, le pôle qui travaille sur le cancer et nous à Ivry, bien
évidemment, le pôle d’allongement de la vie sur Charles Foix. Donc, avec une vraie technicité
au niveau de la recherche et une vraie dynamique de projet qui apporterait une cohérence
tout à fait opportune pour nos territoires.
Donc, pour notre part, nous souhaitons la bienvenue à Valenton, très chaleureusement, au sein
de la communauté d’agglomération. Mais tant sur la méthode qui nous est proposée que sur la
transparence du débat qui nous est proposé sur l’élargissement, nous ne pouvons que nous
abstenir sur l’adhésion de cette commune. »
M. BOUYSSOU.- « Merci, Mehdy Belabbas. Alors après, il y a Régis Leclercq. Décidément,
c’est Sandrine Bernard qui s’était… si je confonds les deux ! Remarquez que des fois sur le
contenu, mais bon ! Sandrine Bernard, pardon. »
Mme BERNARD Sandrine.- « Alors là, sur le contenu, je vais plutôt être en accord avec un
certain nombre d’éléments qu’a exposé Mehdy Belabbas. Dans le cadre de loi Mapam sur la
modernisation de l’aménagement du territoire et les métropoles, on pense que l’élargissement,
l’agrandissement, le travail qui est engagé pour poursuivre le développement de cette
communauté d’agglomération pour la faire grandir est plutôt une étape importante. C’est
opportun et c’est prendre à bras le corps un enjeu qui nous est posé. C’est d’ailleurs le signal
d’une dynamique que d’être l’une des agglomérations du Val-de-Marne qui donne à voir un
projet d’extension. Pour autant, cette adhésion pour nous, le choix de Valenton est surtout le
choix d’une proximité politique, c’est-à-dire des villes qui vous ressemblent et qui se
rassemblent. C’est ça ? Or, on considère que finalement il n’y a pas réellement d’intérêts
communs entre Ivry et Valenton, en tout cas pour les habitants. Valenton n’est pas du tout
dans le bassin de vie des Ivryens, ni sur le plan des services, ni sur le plan professionnel, ni
sur le plan des transports, encore moins sur le plan éducatif ou culturel. Donc, on va plutôt(34
faire le choix de s’abstenir sur le vote de ce soir. Néanmoins, on considère que ce débat
aurait pu être l’occasion de reposer un certain nombre de questions. À la suite du débat
conséquent que nous avions eu en mars 2012 sur la création de la CASA, il nous aurait paru
opportun de profiter de cette étape qui s’offre à nous, l’étape de son élargissement pour
premièrement, interroger son évolution depuis le 1er janvier 2013, c’est-à-dire depuis sa
création par rapport aux choix que nous avons faits. À la fois le choix des compétences à
transférer, mais également le choix d’en faire non pas une communauté d’agglomération de
gestion de services publics comme peuvent l’être d’autres communautés, mais bien une
communauté stratège. On avait insisté à l’époque sur deux aspects, deux leviers essentiels
pour nous de réussite de ce projet qui étaient à la fois la lisibilité pour les citoyens et sa
démocratie et son ouverture citoyenne. Or, force est de constater que sur ces deux aspects,
on est très très loin des objectifs que nous nous étions fixés. Je pense que la CASA, qui
pourtant recèle de bonnes intentions, d’énergie et d’une grande motivation notamment de la
part du personnel qui a été recruté, reste une construction extrêmement obscure pour les
habitants de nos communes et totalement illisible. Donc, ça aurait pu être l’occasion d’engager
un débat peut-être plus large, un débat public, mais en tout cas de réinterroger les choix que
nous avions faits. Et puis l’autre aspect, c’est effectivement pourquoi Valenton et pourquoi
pas d’autres. On a bien compris qu’un contact avait été pris avec d’autres communes, les
communes isolées. Pourquoi les communes isolées et pourquoi ne pas engager un dialogue avec
les autres communautés d’agglomération du Val-de-Marne ? C’est une première question que
Mehdy Belabbas a posée. Mais au-delà, est-ce que finalement, il ne faudrait pas faire un
paquet commun et justifier au regard de la réinterrogation des compétences et du
fonctionnement de la CASA ce paquet d’adhésions qui pourraient nous rejoindre ? Je
m’explique. Avec l’arrivée prochaine de la métropole du Grand Paris, même si elle est encore
en débat, même si on ne sait pas si ce sera finalement une métropole forte ou des territoires
forts, il y a un certain nombre de questions qui se reposent. La question du PLU intercommunal
se repose : à quelle échelle est-elle la plus pertinente et doit-on en avoir trois niveaux ? La
question des offices HLM se pose et de leur regroupement. Et la santé de notre OPH d’Ivry
doit nous conduire à interroger cette question-là. La question de l’aménagement du territoire
et du développement économique se pose également. Donc, pourquoi poursuivre comme si on
faisait l’autruche par rapport aux grands enjeux qui nous sont posés ? Il ne s’agit pas
seulement de s’y opposer. J’ai bien compris que vous vous y opposiez. Moi, pour ma part, j’y
suis plutôt favorable. Je pense que c’est vraiment un périmètre qui offre de très très
grandes opportunités d’efficacité publique, ce périmètre métropolitain. Mais au-delà de s’y
opposer, je pense qu’il faut qu’on repose un certain nombre d’enjeux qui avaient été introduits
dans la CASA et qui aujourd’hui interrogent les chantiers qui sont engagés. Et je pense
notamment à la question du recrutement du personnel. Doit-on continuer à recruter ce
personnel alors qu’on ne sait pas quelles seront demain les compétences qui resteront au
niveau de la CASA et quel sera le statut et le devenir de ces personnels ? Est-ce qu’il ne
faudrait pas qu’on aille par exemple davantage sur des mises à disposition pour que ces
personnels gardent la sécurité professionnelle des communes d’où ils viennent ? C’est en
partie ce qu’on fait, mais enfin pas seulement.
Donc, je pense que cette question de l’adhésion de Valenton, elle est significative de la
volonté de la CASA de continuer sa dynamique de construction, de s’agrandir et c’est plutôt
un signal important. Néanmoins, je pense qu’elle aurait dû faire l’objet d’un débat bien plus
large et bien plus conséquent sur des enjeux qui nous concernent tous, mais qui sont encore
très illisibles pour les habitants.(35
Donc, pour toutes ces raisons, sur Valenton en tant que tel – on n’a rien contre cette ville
d’ailleurs. Je n’ai pas l’impression que quiconque ici finalement nous ait exposé ce que
représentait Valenton, ce que Valenton allait apporter à la CASA et ce que la CASA allait
apporter à Valenton – mais en tout cas sur cette décision, on s’abstiendra. »
M. BOUYSSOU.- « Atef Rhouma. »
M. RHOUMA.- « Merci, Philippe Bouyssou. Je vais être très court. C’est un débat qui est
très technique. Malheureusement, c’est un débat auquel on n’a pas été associé. Donc, on aurait
aimé avoir d’autres espaces de concertation et éventuellement une consultation de tous les
élus et des Ivryens et des Ivryennes. Sans la maîtrise totale des enjeux, nous ne pouvons
engager notre voix. De ce fait, on va s’abstenir, nous, le groupe CCI. »
M. BOUYSSOU.- « Merci. Alors, peut-être avant de repasser la parole à Romain Marchand
pour apporter quelques éléments de réponse aux questions qui ont été soulevées, je pense
qu’on peut entendre plusieurs choses dans le débat qui vient là. La première, c’est le besoin
d’un débat et d’un éclaircissement à l’égard de l’ensemble des élus et de la population sur les
enjeux de cette question, qui est une question qui est effectivement loin d’être facile à
cerner et à comprendre. Mais on sait quand même à peu près tous, là autour de cette table, où
on en est du point de vue des dispositifs de lois qui sont à l’œuvre. Mais Romain Marchand l’a
rappelé dans son intervention. Il y a une mission de préfiguration qui s’est créée, qui étudie
les choses, qui effectivement cette mission de préfiguration, si j’ai bien compris, porte l’avis
d’une métropole avec des territoires forts qui auraient reconnaissance d’un statut d’EPCI et
qui donc seraient des territoires de plein exercice avec des vraies possibilités de décisions
stratégiques. C’est plutôt ça qui est en train de sortir de la mission de préfiguration. Mais au
final, c’est le Parlement qui va décider et au final, les territoires tels qu’ils vont être créés,
c’est l’État qui a la main et qui va entendre ce que dit la mission de préfiguration, on peut
l’espérer, mais qui va décider de ce que seront les territoires. Aujourd’hui, l’initiative qui a été
prise par Pierre Gosnat, en sa qualité de président de la communauté d’agglomération Seine-
Amont, de s’adresser à ces communes qui ont été citées, c’est en tenant compte du fait que
demain dans les territoires, les communautés d’agglomération existantes seront insécables et
resteront ensemble dans les territoires tels qu’ils ont été comptés. Mais je rappelle que quand
même, c’est bien l’État qui va décider au final de la cartographie. Et on sait très bien ici
autour de cette table, qu’on soit dans la majorité municipale ou pas, je crois qu’on a un petit
débat sur l’avenir des départements et sur ce que doivent devenir les départements. Et que
derrière les échanges qu’on a ce soir, c’est un peu ce désaccord-là, pas ce désaccord, mais
cette appréciation différente sur le sujet qui se pointe. Parce qu’effectivement, on peut
regrouper toutes les agglomérations ensemble, faire un gros territoire qui globalement sera
le territoire du département du Val-de-Marne et du coup, il n’y a plus forcément besoin du
département si tout ça fusionne dans un même élan. Mais sur ce qui est de l’éloignement des
processus de décision par rapport aux citoyens, là on a un problème. Et dernier problème que
je voudrais quand même soulever, c’est qu’en l’état de la loi, si par exemple on décidait de
fusionner la CASA avec le territoire de Val-de-Bièvre, ce qui peut après tout… ils ne sont pas
plus méchants que Valenton, ils ne sont pas plus ou moins communistes, ils ne sont pas… voilà.
Rappelons-nous quand même que dans l’état actuel de la loi, alors à moins qu’elle change, on
doit atteindre le même degré d’intégration des compétences. On n’est pas au même niveau
qu’une communauté d’agglomération comme celle du Val-de-Bièvre qui s’est créée il y a plus de
20 ans, qui a mis en commun, mais dans un processus concerté, dans un processus qui a pris
son temps. C’est à peu près le même processus qu’on est en train de construire à notre niveau(36
avec Choisy et Vitry et qu’on a la volonté d’élargir. Mais si on devait du jour au lendemain par
une fusion de ces territoires atteindre le même degré d’intégration et de manière brutale, en
quelques années, eh bien je nous souhaite bien du plaisir. Et là pour le coup, la question des
personnels communaux, la question de l’intérêt commun et de l’intérêt général des populations
par rapport aux compétences qui seraient transférées, il y a quand même de vraies questions
à se poser. Mais ce sont des débats qu’il faudra qu’on poursuive dans la durée.
Romain Marchand. Ah, il y a Patricia Gambiasio, pardon, avant de passer la parole à
Romain Marchand. Comme ça, tu répondras comme rapporteur de la question.
Patricia Gambiasio. »
Mme GAMBIASIO.- « Juste, nous, on avons été surpris dans notre groupe. On n’a pas eu les
informations complémentaires et suffisantes sur ce sujet. Donc, Arthur Riedacker et moi, on
va s’abstenir. On ne dit pas qu’on est contre, on dit simplement qu’on va s’abstenir. Et Pierre
Martinez votera pour. Voilà, merci. Et Pierre Martinez vote pour. »
M. BOUYSSOU.- « Vas-y Romain Marchand. »
M. MARCHAND.- « Quelques mots rapidement. D’abord, sur l’idée que la mutualisation, il
faut qu’on fasse attention quand on en parle parce que c’est le grand eldorado qui permettrait
de faire des économies sur la gabegie de la dépense publique, mais la réalité, c’est que les
communautés d’agglomération constituées, y compris celles qui le sont depuis très longtemps,
n’ont pas fait faire des économies avérées au financement de l’action publique. Et les
simulations qui ont été faites sur la métropole montrent par exemple – ça, c’est un groupe de
travail de la mission de préfiguration sur les finances qui le dit – que ce qui peut être
mutualisé véritablement à l’échelon métropolitain, c’est 3 % des dépenses de fonctionnement
des communautés d’agglomération. Ils se sont basés sur celles qui sont les plus importantes.
3 %, est-ce que c’est franchement à l’échelle des questions qu’on a sur la dépense publique en
ce moment ? Je ne crois pas que ce soit le cœur du sujet.
Deuxième chose, on peut avoir le débat avec les autres communautés d’agglomération qui sont
déjà constituées. Mais d’une part, on n’a aucune information du fait que les élus de ces
communautés d’agglomération seraient intéressés par le fait de rejoindre la CASA. En tout
cas c’est ce que Pierre Gosnat a dit l’autre soir au conseil communautaire. Donc, c’est quelque
chose qui peut évidemment se discuter, mais pour le moment, il n’y a pas de point de départ à
la discussion. Et je rappelle le parti pris, c’était de s’adresser aux villes isolées. Et deuxième
chose, j’alerte sur le fait qu’il ne faudrait pas s’engager dans ce qui pourrait s’apparenter à
une sorte de course à l’échalote pour être le plus gros et peser le plus fort dans la métropole.
La CASA et le Val-de-Bièvre, c’est déjà plus de 400 000 habitants réunis à eux deux. Si on
considère qu’il y a encore d’autres villes isolées un peu plus au sud qui vont nous rejoindre, ça
veut dire qu’on va vers la constitution d’un territoire de 5, 6, 7 peut-être 800 000 habitants.
Est-ce que ça nous paraît la meilleure manière de constituer un territoire qui sera proche des
citoyens ? Moi, je ne crois pas que ce soit la meilleure chose à faire.
Et puis, il y a la question de la cohérence territoriale. Oui, on peut trouver des cohérences
territoriales avec tous nos voisins. On peut en trouver avec le 13e, on peut en trouver même
avec Charenton. On partage la Seine et le pont Nelson Mandela. Ceci dit, la cohérence
territoriale qui est proposée là, à travers l’adhésion de Valenton, ce n’est pas quelque chose
qui a été décidé par Pierre Gosnat il y a trois semaines. Ça fait dix ans que toute notre
coopération intercommunale, elle est tournée vers le territoire de la Seine-Amont. Ça fait
dix ans qu’on travaille au sein de l’association Seine-Amont Développement. Ça n’empêche pas(37
de discuter avec d’autres. Mais entendez quand même que l’adhésion de Valenton, elle nous
permet d’aller dans ce sens-là et elle nous permet de peser demain quand le choix sur les
territoires, il se fera. Parce que les communautés d’agglomération étant insécables, du coup,
on montre la direction dans laquelle on veut aller, non pas par envie de se regrouper
politiquement parce que personne n’a rien contre Valenton, mais c’est marrant, il y a quand
même toujours des gens pour signaler que c’est la même couleur politique. Ce serait une autre
ville, d’une autre couleur politique, vous seriez un petit peu plus embêtés pour l’argumenter.
Donc, c’est la direction dans laquelle on veut aller. Les contacts sont pris, ont été faits en
direction de tous les maires à égalité, quelle que soit leur couleur politique. Et je crois que si
on peut entendre des choses sur la méthode, sur le fond, cette adhésion nous permet d’aller
dans la bonne direction. »
M. BOUYSSOU.- « Alors, comme on a un débat passionnant, Mehdy Belabbas s’est réinscrit
brièvement. »
M. BELABBAS.- « Oui, très vite. Enfin, parce qu’on a cet échange avec Romain Marchand,
mais quand même, je veux pouvoir répondre devant l’assemblée qui est réunie ce soir. Pour
pouvoir avoir cet échange avec nos collègues des autres communautés d’agglomération, encore
faut-il adopter la même démarche ! Pourquoi pas leur adresser un courrier ? Tu dis, certes,
les élus des autres communautés d’agglomération n’ont pas exprimé l’envie, mais parce que
nous-mêmes nous n’avons pas exprimé l’envie. Moi, je remets en cause le parti pris qui a été
pris au mois de juin, au mois de mai, même qu’il a été validé en bureau communautaire juste
après les élections municipales, quand nos élus s’installaient et qu’on n’avait pas encore
conscience peut-être de tous les enjeux de cette question-là. Moi, je conteste ce parti pris
de s’être adressé qu’aux huit villes du sud du département. Et aujourd’hui, d’ailleurs, le
rapprochement avec la communauté du Val-de-Bièvre fait partie des trois scénarios que le
Préfet a dans son dossier, a sur son bureau plutôt, dans le cadre des futures
intercommunalités. Autant anticiper par des liens, par des contacts, peut-être un scénario
qu’on va nous imposer. Moi, je pense que c’est aussi notre devoir. Et puis on a tous plus ou
moins des contacts plus ou moins formels. Moi, je ne vais pas me faire le porte-parole des
quelques maires et élus que je connais dans la communauté du Val-de-Bièvre, mais je sais, nous
le savons et d’ailleurs, notre maire Pierre Gosnat a discuté avec M. Bridey au mois de juillet
de cette question-là. C’est un échange informel pour l’instant. Et nous ce qu’on espère, ce que
nous, on aimerait, c’est que ces échanges informels deviennent des échanges plus formels et
que nous, nous soyons aussi volontaires sur cette question-là et qu’on ne raye pas d’un trait ce
scénario qui lui-même est envisagé par les instances de l’État, parce que demain peut-être
qu’on nous l’imposera. Et je préfère toujours anticiper les choses qu’on pourrait me faire
passer de force. »
M. BOUYSSOU.- « Bon ! Sandrine Bernard, brièvement aussi, s’il te plaît. »
Mme BERNARD Sandrine.- « Juste un mot, mais pour une fois que je peux reprendre la
parole, j’en profite. »
M. BOUYSSOU.- « Profites-en, ça ne va pas durer. »(38
Mme BERNARD Sandrine.- « Ouais. (rires) Oui, deux commentaires. Le premier sur le parti
pris. Je suis assez d’accord avec les propos de Mehdy Belabbas. Je pense qu’il faut préparer
toutes les hypothèses. Rien n’indique qu’Orly, ils vont accepter de rejoindre la CASA et qu’ils
ne vont pas se diriger vers l’autre côté et construire une autre forme d’intercommunalité avec
une partie du 91. Et alors, on sera bloqué au niveau du sud du département et on sera bien
obligé de regarder de chaque côté. Je ne parle pas forcément du Val-de-Bièvre. Ça peut aussi
être Plaine Centrale. Ça peut aussi être les villes qui sont proches de nous, de l’autre côté de
la Seine. En tout cas, je pense qu’il faut se préparer à ces différentes hypothèses et y
travailler. Et c’est pour ça qu’il est important de poser ce débat-là, en autre état d’avancée,
parce qu’effectivement, ces communautés d’agglomération ne sont pas du tout dans les mêmes
orientations que les nôtres et ça posera un certain nombre de questions assez conséquentes
et difficiles à résoudre.
La deuxième chose, je n’ai pas parlé d’économie. Je ne suis pas certaine que la métropole soit
un levier pour faire des économies. Je n’y crois guère même, je dois l’avouer. Surtout si on
part sur une métropole pas si forte et des territoires un peu plus forts. Enfin, on part sur un
truc où on voit bien que ce ne sera pas la première réponse. Peut-être que la suppression des
départements peut être un levier pour faire des économies, mais je ne suis pas sûre que la
métropole le soit. En revanche, j’ai parlé d’efficacité. Je pense que sur certains sujets, par
exemple la répartition de l’effort en matière de construction de logement social et je ne
donne qu’un seul exemple, le périmètre de la métropole peut être effectivement pertinent et
utile. Donc, je ne vais pas plus loin, mais c’était important peut-être de revenir sur cet
aspect-là. »
M. BOUYSSOU.- « Merci. Je pense que vous aurez des débats passionnants peut-être à la
commission que préside Romain Zavallone sur ce sujet. Je pense qu’il faut approfondir. Donc,
je vous propose de mettre aux voix. Je crois que tout a été dit. Donc, qui est pour l’adoption
de la délibération qui n’est pas l’adoption de Valenton, mais de la délibération parce qu’on a
parlé de la maire de Valenton aussi ce… enfin non, c’est un gag entre nous. Alors, qui est pour
l’adoption de cette délibération ? Donc, la délibération est adoptée. »
M. BOUYSSOU met aux voix
LE CONSEIL
B/ APPROUVE l’adhésion de la Commune de Valenton à la Communauté d’agglomération Seine-Amont au
1er janvier 2015 et DEMANDE au Préfet qu’il modifie le périmètre de la Communauté d’agglomération
Seine-Amont à compter de cette date, dès lors que les conditions de majorité requise seront réunies. (21 voix pour, 6 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC et 17 abstentions : MM. BELABBAS, PRAT, RHOUMA, Mmes GAMBIASIO, VIVIEN, SEBAIHI, M. RIEDACKER, Mmes POLIAN, LESENS, M. CHIESA, Mme RODRIGO, M. HEFAD, AIT AMARA, ZAVALLONE, Mme POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)(39
COOPÉRATION INTERCOMMUNALE
Plateforme immobilière et de services de Charles Foix
54 rue Molière
1) Habilitation du Maire à signer le procès-verbal de mise à disposition des biens
2) Désignation d’un représentant au conseil d’administration de l’établissement public de
gestion de la plateforme
Rapporteur : Marie Piéron
M. BOUYSSOU.- « Alors ensuite, je passe la parole à Marie Piéron en ce qui concerne la
plateforme Charles Foix et la désignation… enfin, tu vas nous dire tout ça. Vas-y
Marie Piéron. »
Mme PIÉRON.- « Mesdames et Messieurs, chers collègues. Je suis très heureuse de pouvoir
vous présenter ce soir ce point concernant la plateforme immobilière Charles Foix parce que
je pense que c’est un projet réellement important et prometteur pour notre territoire et
même le territoire de l’agglomération et ses habitants.
Sur notre territoire, on constate la présence de pôles d’enseignement supérieur et de
recherche, notamment dans le domaine de l’allongement de la vie, qui sont des environnements
particulièrement favorables à l’entrepreneuriat innovant. La ville d’Ivry a d’ailleurs contribué
financièrement à l’émergence et au fonctionnement du pôle allongement de la vie de l’hôpital
Charles Foix, ainsi qu’à sa bourse. La création de la plateforme s’effectue donc dans la
continuité du pôle et en constitue le volet économie et innovation. La proximité géographique
et les liens autour des projets qui se créeront entre les entreprises de la plateforme et les
pôles de recherche constitueront un point fort de cette plateforme. Les entreprises qui s’y
installeront interviendront dans le domaine des biotechnologies, elles pourront alors s’appuyer
sur l’institut de la longévité, ou dans le domaine des solutions innovantes pour l’autonomie sur
l’association Silver Valley. Du point de vue économique, la pépinière va favoriser le tissu des
toutes petites entreprises locales qui sont reconnues comme étant créatrices d’emplois. Ce
projet de plateforme immobilière est donc marqué par un esprit de solidarité. Cela participe à
la dynamique économique, sociale et solidaire de notre territoire. En effet, il existe une réelle
volonté à l’origine de la municipalité d’Ivry et bientôt de la CASA d’encourager les initiatives
innovantes et l’entrepreneuriat à l’échelle locale. La plateforme immobilière permet d’intégrer
dans un même lieu, au sein d’une même structure, une pépinière et un hôtel d’entreprise. Par
ce biais, l’entrepreneur bénéficie d’une unité de lieu et d’accompagnement particulièrement
propice à son développement et sa stabilité. La pépinière et l’hôtel d’entreprises permettront
donc de satisfaire le parcours résidentiel de l’entreprise innovante en fonction de ses phases
de développement.
Le rôle de la pépinière est également d’intensifier le mouvement naturel des rencontres entre
entrepreneurs. Une salle est d’ailleurs dédiée à cette fonction dans le bâtiment. De plus, la
plateforme est située dans le quartier d’Ivry Confluences, quartier en pleine mutation. Pour
les entreprises des pépinières, les indicateurs de taux de succès s’établissent à 80,5 % à
trois ans et à 69,5 % à cinq ans, alors que pour le reste des entreprises créées en France,
l’INSEE a recensé un chiffre de 66 % à trois ans et de 52 % à cinq ans. La plateforme(40
constitue donc un soutien de la part des collectivités visant à permettre aux entreprises de
se créer sur son territoire, de se pérenniser et bien sûr de générer des emplois.
Permettez-moi enfin d’attirer votre attention sur un autre point qui me semble essentiel et
qui me tient particulièrement à cœur. Plus de la moitié des dirigeants d’entreprise en
pépinière ont un diplôme de type Bac+5 ou supérieur. Alors qu’il existe actuellement une
période de crise majeure dans l’enseignement supérieur et la recherche, caractérisée par une
forte précarité dans l’emploi scientifique, la plateforme Charles Foix offre donc aux docteurs
et ingénieurs un autre débouché que celui de la recherche académique. Nous devons donc ce
soir nous prononcer sur le fait de donner au maire l’autorisation de procéder à la mise à
disposition des biens et des équipements nécessaires au fonctionnement de la plateforme en
direction de la CASA. En outre, il nous faut également ce soir élire un représentant de la ville
au conseil d’administration de la plateforme. La candidature de Romain Marchand, maire
adjoint en charge du développement économique, vous est proposée. »
M. BOUYSSOU.- « Merci, Marie Piéron. Parce que toi et Mourad Tagzout, vous avez été élus
au titre de la communauté d’agglomération mardi soir. Donc là, ce soir, Romain Marchand…
voilà. Alors, est-ce qu’il y a des interventions ? C’est une question relativement claire.
Pierre Chiesa, vas-y, je t’en prie. »
M. CHIESA.- « Chers collègues, Mesdames et Messieurs. Pour Europe Écologie – Les Verts,
non seulement un retour à la croissance n’est pas possible, mais en plus il s’agit d’un leurre.
Encore faut-il aussi s’entendre sur ce dont on parle lorsqu’on se réfère à la croissance. Si
nombre d’économistes de Gauche, de Droite, keynésiens, libéraux, tout ce que vous voulez, ont
encore en tête le modèle de ces 50 dernières années, à savoir une société de consommation
fondée sur le gaspillage de l’énergie et des matières premières, prélever dans les ressources
que le nôtre, modèle que ces économistes essayent de parer aujourd’hui du manteau de
développement durable en se servant de tous les artefacts possibles, nous sommes bien
certains à Europe Écologie – Les Verts que la croissance telle qu’elle a pu être ne reviendra
pas.
Nous devons donc tout mettre en œuvre pour que cette transition en devenir soit à la fois
sociale et écologique, et au risque d’être redondant, énergétique et économique. C’est pourquoi
une croissance qui vise à accroitre les connaissances, à diffuser les savoirs, à en faire
bénéficier la population en faisant en sorte d’améliorer les conditions de vie de tous et de
chacun, à commencer dans la satisfaction de leurs besoins premiers, est pour Europe Écologie
– Les Verts la seule véritable croissance. L’alternative n’est donc pas entre une politique de
l’offre et une politique de la demande, car il nous faut satisfaire à la fois les besoins vitaux de
ces 7 à 8 millions de travailleurs pauvres en situation de survie, à commencer par les besoins
élémentaires que sont la nourriture, l’habillement ou le logement et travailler ensemble à
l’apprentissage de nouveaux modes de vie plus fondés sur la convivialité et l’échange et
permettant d’améliorer la qualité de vie de tous, des plus jeunes aux plus âgés.
Pour les plus âgés dont la longévité ne cesse de croitre, il nous faut prendre en compte ce
nouvel indice créé par les statisticiens, à savoir l’espérance de vie en bonne santé, indice bien
plus pertinent que le seul calcul de l’espérance de vie. L’actualité nous montre qu’il ne se passe
pas de semaines sans que la question de la prolongation de la vie à ces deux extrémités, tant
pas les progrès de la néonatologie que par ceux de la gérontologie, ne se pose aussi bien en
termes de technique qu’en termes de principes déontologiques. Favoriser la recherche sur
l’allongement de la vie et la mise en œuvre dans des conditions économiquement rentables de(41
solutions pratiques est au cœur de la réflexion sur le développement, un développement
tourné vers l’être humain avec toute l’exigence éthique que cela suppose.
Le développement durable de l’être humain présenté comme le secteur des technologies pour
l’autonomie et des solutions innovantes pour le bien vieillir, ainsi qu’il est écrit dans le dossier
de presse du lancement de la Silver Valley, ne saurait donc se réduire à de la technique et à
de la marchandisation. C’est l’une des exigences qui devra animer le conseil d’administration de
la plateforme immobilière de services de Charles Foix. Ce sera aussi l’occasion de réfléchir au
fait que derrière l’étiquette rabâchée à l’envi de développement durable, derrière la façade
marketing des néologismes anglo-franco-volapük du style Silver Valley ou Silver économie, se
cache une autre réalité moins vendeuse, certes, mais pas moins scientifique et fondamentale
qui est celle que l’on pourrait appeler la dégradation retardée. Ralentir le vieillissement,
freiner ses conséquences délétères, améliorer la fin de vie tout en respectant et en
préservant l’intégrité physique et mentale de l’être humain, voilà un magnifique programme
que nous propose le pôle allongement de la vie de la plateforme de Charles Foix et auquel
Europe Écologie – Les Verts ne peut qu’adhérer. Car, comme pour le cholestérol, il y a la bonne
et la mauvaise croissance. Il y a le vieillissement digne et le vieillissement indigne, lorsque la
collectivité abandonne ceux qui ont contribué naguère à son fonctionnement avec des
retraites misérables et un service public de santé aux mains de contrôleurs de gestion. En
revanche, une politique telle qu’elle se concrétise dans le projet Charles Foix ne peut qu’aller
dans le bon sens, raison pour laquelle le groupe Europe Écologie – Les Verts votera ce soir
pour les deux motions qui nous sont proposées. Je vous remercie pour votre attention. »
M. BOUYSSOU.- « Merci, Pierre Chiesa, pour la qualité de ton intervention, notamment…
M. Leclercq. »
M. LECLERCQ.- « Oui. Là encore, nous avons eu un débat avant-hier soir, donc je ne vais pas
recommencer. On parlait justement d’efficience tout à l’heure dans le cadre d’une
communauté d’agglomération. Donc, je reste sur le sujet qui est simplement le transfert d’un
équipement mené par la commune à la communauté d’agglomération. Donc, c’est effectivement
pertinent de mutualiser et de gérer dans le cadre intercommunal, compte tenu que cet
équipement et ses services qui vont être menés sont destinés à un périmètre beaucoup plus
large que simplement la commune d’Ivry. Donc, nous votons pour cette délibération sur la
première partie, avec une réserve quand même que j’ai exprimée déjà en communauté
d’agglomération sur le fait d’avoir retenu l’établissement public. J’ai cité qu’effectivement, il y
avait depuis le 2 juillet dernier la possibilité de faire des sociétés d’économie mixte à
opération unique qui me paraissaient beaucoup plus adaptées dans ce cas-là puisque beaucoup
plus souples. Il n’y a pas nécessité de faire des recrutements dans un cadre statutaire, mais
ça permettait de recruter des gens particulièrement spécialités qui ne sont pas toujours sur
le marché de l’emploi des fonctionnaires et avec une souplesse. Donc, je n’ai pas compris. La
réponse que m’a faite Pierre Gosnat ne m’a pas convaincu. Et sur le deuxième sujet, nous nous
abstiendrons concernant la nomination d’un représentant. »
M. BOUYSSOU.- « Merci. L’important étant que vous ne présentiez pas une contre-
candidature parce que sinon, il faudra organiser un vote. Alors, votre abstention est en
l’espèce la bienvenue. Alexandre Vallat Siriyotha. »(42
M. VALLAT SIRIYOTHA.- « Oui, bonsoir. Nous prenons acte de la mise à disposition des
biens de la plateforme immobilière et de services de Charles Foix, un projet que nous avons
toujours soutenu dans le groupe Socialiste. Bien avant avec Michèle Moranchel puisqu’elle
était à l’aune de ce projet, qu’on appelle Silver… (rire) à la CASA au titre de sa compétence.
Donc, au titre de sa compétence… »
M. BOUYSSOU.- « Vous étiez au groupe Socialiste du temps de Michèle Moranchel? Ah ! »
M. VALLAT SIRIYOTHA.- « Socialiste à l’époque. »
M. BOUYSSOU.- « Je me suis dit, ce fait m’avait échappé. »
M. VALLAT SIRIYOTHA.- « Vous tombez de l’armoire, M. Bouyssou. Mais il n’empêche que
j’avais toujours aussi à l’époque soutenu ce projet. Voilà ! Vous pourrez consulter les
délibérations du Conseil Municipal. Alors bien entendu, on va rester vigilant à l’examen dans le
temps de l’efficience financière de ce transfert qui en théorie devrait être moins couteux
pour la ville, puisqu’à présent porté par notre communauté d’agglomération, la CASA. Mais
enfin, d’après tout ce qu’on a entendu ce soir, il est possible que les communautés
d’agglomération ou les métropoles ne soient pas forcément portées sur l’efficience financière
ou alors très peu, ce qui peut paraître des fois dommageable.
Enfin, nous regrettons que dans le cadre de ce que nous avons inscrit dans le dossier, la ville
d’Ivry-sur-Seine ne soit pas précurseur, pourquoi pas ville-pilote, dans le défi du vivre bien
plus longtemps, à travers un plan d’accessibilité ambitieux et pourquoi pas un plan domotique
novateur, que nous pourrions créer et mettre en… Ceci étant formulé, nous voterons bien
entendu favorablement pour cette délibération et pour la désignation de Marie Piéron. »
M. BOUYSSOU.- « Oui, elle est déjà désignée. C’est Romain Marchand qu’on désigne. Mais
c’est presque pareil. Donc, je crois que je n’ai plus d’inscrits. Donc, je mets aux voix. Alors, la
première délibération qui consiste à autoriser le Maire à transférer et à signer tous les
papiers pour transférer cette plateforme en direction de la CASA, qui est pour ? Merci. Eh
bien, c’est une unanimité. Donc, si j’ai bien compris au plan juridique, comme il n’y a pas de
contre-candidatures face à Romain Marchand, il est d’office élu. On est d’accord. C’est bien
ça ? C’est ça. Comme ça, on gagne un peu de temps. Alors, quand il n’y a qu’une seule
candidature, il n’y a pas de vote. Donc, votre responsabilité ne sera pas engagée sur l’envoi de
Romain Marchand dans cette affaire. Voilà, on fait comme ça, sinon, ça va être laborieux. »
M. BOUYSSOU met aux voix
LE CONSEIL
C1/ AUTORISE le Maire à signer le procès-verbal contradictoire établi entre la Commune et la
Communauté d’Agglomération Seine-Amont pour la mise à disposition des biens et des équipements
nécessaires à l’exercice de la compétence communautaire portant sur la plateforme Charles Foix sise
54 rue Molière, cadastrée section AV 169, pour une superficie de 2.077 m² à Ivry-sur-Seine. (unanimité)(43
LE CONSEIL,
C2/ PREND ACTE de la désignation comme suit du représentant du Conseil municipal d’Ivry-sur-Seine
pour siéger au Conseil d'administration de l'établissement public de gestion de la plateforme
immobilière et de services de Charles Foix : Romain Marchand.
AUTRES POINTS À L’ORDRE DU JOUR
M. BOUYSSOU.- « Je crois que nous avons terminé avec les affaires en délibéré.
Contrairement à ce que j’avais dit au début du Conseil, nous retirons la délibération numéro 16
et comme j’imagine qu’il n’y a pas d’intervention sur les points divers, vous nous ferez passer
vos petites feuilles de vote. Ah, mince ! (rire) J’ai essayé, mais voilà. Alors, M. Bouillaud, allez-
y. »
M. BOUILLAUD.- « Comme vous vous en doutiez, je vais intervenir sur le point numéro 1 – on
va prendre dans l’ordre – concernant la décision modificative qui vaut au budget
supplémentaire 2014. Celle-ci poursuit la fuite en avant des finances communales. L’équilibre
de ce budget supplémentaire est plus que précaire et ne doit son salut qu’à une nouvelle
hausse pour 2014 des taux d’imposition de 1,5 %. La municipalité n’exclut pas une hausse
encore plus forte pour 2015, mettant en péril un peu plus le pouvoir d’achat des classes
moyennes ivryennes. Le contribuable d’Ivry finance cette dérive des finances communales et
l’absence de réforme structurelle de la municipalité. La maîtrise de la fiscalité locale faisait
partie de vos engagements phares de la campagne des municipales. Celui-ci semble déjà
seulement après six mois de mandature remis en cause. Nous attendons toujours le grand
débat sur la fiscalité locale promis dans votre programme. La baisse des dotations peut ne pas
être financée par une hausse d’impôt préjudiciable pour les citoyens. L’optimisation des
finances communales est essentielle pour assurer l’avenir d’Ivry. Nous actons ce soir pourtant
une hausse des effectifs de huit agents et le passage de 12 à 15 directeurs territoriaux, qui
est le deuxième plus grand échelon de la fonction publique territoriale. Nous aurions apprécié
que cette décision modificative fasse partie des points discutés en Conseil Municipal. Il est
en effet important que la municipalité puisse expliquer les écarts constatés en seulement
quelques mois. Cette décision modificative s’inscrit dans la lignée du budget primitif voté en
avril dernier.
Dans le détail, je tiens tout d’abord à souligner la qualité de présentation de cette décision
modificative et du travail des services financiers. Je m’interroge néanmoins sur le niveau
important des dépenses d’investissement reportées, près de 12 millions et sur les écarts
notamment constatés dans le cadre de la réalisation du groupe scolaire Rosa Parks où
400 000 € sont retirés. Cette somme aurait pu, comme l’a souligné Sandrine Bernard tout à
l’heure, être utilisée pour améliorer et équiper les équipements de l’école. Alors, à quoi
également correspond la somme de 125 000 € liée à des annulations de loyers sur des
exercices antérieurs ? Enfin, 5 000 € sont prévus sur l’étude relative au mode de financement
de l’enlèvement des déchets ménagers. Je voulais savoir comment est menée cette étude et
quelles sont les pistes étudiées. Pour toutes ces raisons, nous voterons contre cette décision
modificative. »(44
M. BOUYSSOU.- « Très bien, M. Bouillaud. Alors, je m’excuse, mais je ne voudrais pas qu’on
engage un débat ce soir sur la DM1 vu qu’à la conférence des présidents, vous n’avez pas
décidé de l’inscrire en point délibéré, ce qui arrive des fois qu’on prenne un point en questions
diverses. Donc, je ne propose pas qu’on enclenche le débat là-dessus. Vous avez posé deux ou
trois questions précises, si j’ai bien suivi votre intervention, auxquelles Mehdy Belabbas,
l’adjoint aux finances vous répondra par écrit et fera copie à tous les membres de la
commission moyens. Comme ça, tous les groupes seront informés dans les meilleures
conditions. Ça vous va si on fait comme ça ? Sandrine Bernard. »
Mme BERNARD Sandrine.- « Non, je n’avais pas appuyé encore. Pardon. Alors, sur le point 1,
on va voter contre également, mais dans la continuité de notre vote sur le budget primitif. Je
voulais aborder sur un autre point, enfin je voulais évoquer un autre point. Donc, c’est les
points 6 et 7, l’acquisition de trois lots dans le centre Jeanne Hachette. Quelques remarques.
Alors, nous continuons à considérer, sur ce dossier comme sur celui d’Ivry Confluences, qu’il
n’est pas acceptable de poursuivre dans la voie des acquisitions et des préemptions, sans
construire ou sans rendre public, alors là, à la différence d’Ivry Confluences, un véritable
projet clair et concret. Depuis des années, nous surfons sur des ambiguïtés néfastes pour les
occupants et les riverains concernant Jeanne Hachette. Personne ne sait quelles sont vos
orientations ou quelles sont vos intentions. Pourtant, dans ces rapports, est précisément
évoquée l’existence d’un projet de restructuration du centre justifiant ses acquisitions. Alors,
ce projet, quel est-il ? Il est insensé, voire mensonger, de motiver des acquisitions par un
projet qui n’existe pas. Ou alors s’il existe, je crois qu’il est temps de le dire et de le faire
connaître. Cette opacité contribue à jeter les occupants dans une incertitude, une angoisse
permanente, tant dans leur projet de vie que dans leur sécurité personnelle. Les habitants
sont inquiets. Leur quotidien se dégrade. Ils n’ont aucune idée de la manière dont leur lieu de
vie va évoluer. Certains ont investi dans leur logement, dans leur lieu de travail et ils ne savent
pas s’ils doivent continuer à l’entretenir. Nous manquons de médecins à Ivry. Alors
concrètement le cabinet médical Guyomard pourra-t-il rester dans notre ville et peut-il en
confiance investir par exemple dans la mise aux normes handicap ? Nous avons une vocation
universitaire. Dans ce contexte, l’institut Arts et Métiers, qui subit depuis des mois des
pressions et observe avec effroi la dégradation de son environnement, ne devrait-il pas plutôt
être soutenu et encouragé par la commune ? L’opacité qui règne rend les projets de vie et les
projets professionnels de ces résidants à court et à moyen terme extrêmement précaires.
C’est déstabilisant pour tout le monde. Encore une fois, nous ne parlons pas de promoteur, ni
de spéculateur, ni de profiteur. Nous parlons d’hommes et de femmes qui vivent à Ivry, qui
aiment leur ville et qui contribuent à la faire vivre, à la rendre dynamique, qui exercent leur
activité et qui aspirent à y vivre dignement. Nous nous étonnons des montants de ces
acquisitions. 25 000 € pour 58 m2. Je ne sais pas à quel montant Mme JIA par exemple avait
acheté son bien en 2012, mais elle devait bien être pressée de vendre pour le vendre à ce
montant-là. Comme nous avons eu échos de certaines méthodes utilisées pour convaincre
propriétaires et professionnels de fuir en cédant leur bien à des tarifs défiant toute
concurrence, nous nous interrogeons sur les conditions de ces cessions. Et là, ce n’est pas la
SADEV. Ce sont les services de la ville et de l’OPH qui sont en responsabilité.
Alors, globalement, l’exercice du droit de préemption renforcé commence à poser beaucoup
de questions. Il faudrait mener une réflexion sur ce point. Il ne peut être exercé de la même
manière pour un terrain non bâti, pour des immeubles occupés ou pour des commerces. Face à
ces questions d’acquisition et de préemption, il n’est pas possible de laisser un occupant seul,
démuni, sans possibilité d’un conseil d’un organisme compétent ou d’un notaire. Suite à(45
l’intervention de Thérèse Pourriot sur l’immeuble du 18 rue Pierre Galais en mai dernier, je
crois, nous pouvons nous féliciter que vous retiriez la délégation du droit de préemption à la
SADEV au point 11, reconnaissant par là même les usages peut-être abusifs de certaines
pratiques. Mais tout n’est pas pour autant réglé. Nous demandons toujours qu’une charte soit
signée en vue de permettre le relogement dans des conditions justes ou la relocalisation des
personnes qui sont concernées par ce type de projet. Et nous demandons toujours qu’une
tierce personne puisse être désignée, une tierce personne dont la neutralité est garantie,
pour accompagner ces personnes et protéger leurs droits.
Mais pour revenir à Jeanne Hachette, la méthode employée est insoutenable. En
systématisant les acquisitions, vous créez du vide, de la vacance. Vous favorisez la
dégradation générale du bien, du bâti, du lien social. En persistant dans l’opacité, vous créez
de l’inquiétude. En laissant faire, vous créez de l’insécurité et vous contribuez à la
dépréciation des lieux. En fragilisant la copropriété, vous faites partir les occupants. C’est un
cercle vicieux qui dure depuis trop longtemps. Alors que Jeanne Hachette était un fleuron
architectural, une fierté municipale, une curiosité… »
M. BOUYSSOU.- « Sandrine Bernard, je m’excuse de t’interrompre, mais tu es très longue
sur ton intervention, beaucoup plus longue que M. Bouillaud. Je rappelle que vous avez une
conférence des présidents dans laquelle vous pouvez vous exprimer pour inscrire à l’ordre du
jour du Conseil Municipal un point qui est mis en affaires diverses. Aucun d’entre vous ne l’a
fait ni pour la DM1 ni en l’espèce sur les acquisitions de Jeanne Hachette. Donc, je veux bien
que tu nous fasses une déclaration politique à 85 % mensongère et outrancière. Tu as tout à
fait ta liberté d’expression dans ce Conseil, mais au moins, fais court. Ça passera mieux. »
Mme BERNARD Sandrine.- « Je termine. C’est d’autant plus grave qu’il s’agit du centre-ville
et qu’à travers lui, c’est l’image de notre Ville qui s’abime. Donc, je conclus. Nous vous
demandons de nous éclairer quant à l’état précis de ce dossier. Combien de lots ont été
acquis ? Combien à l’époque où la SADEV avait une délégation de votre intervention foncière ?
Où en est-on du projet ? Ce centre a besoin à court terme d’une orientation claire, d’une
réoccupation de ses locaux, d’une redynamisation. Et il a besoin à plus long terme d’une
concertation mobilisant population et acteurs locaux en vue de l’élaboration d’un projet
véritablement ambitieux, comme vous vous y étiez engagés. Donc, nous demandons
officiellement à être associés à ce projet et être informés comme le demandent également
les Ivryens. Merci beaucoup. »
M. BOUYSSOU.- « Merci. Alors là, vu la longueur, tu comprendras que je ne puisse pas ne
pas passer la parole à Romain Marchand, au moins quelques instants, pour qu’il t’apporte
quelques éléments de réponse, mais vraiment… Alors deuxième chose que je voulais dire, il y a
la conférence des présidents, mais il y a aussi des commissions qui servent à ça, où ces
dossiers-là sont passés. Donc si on pouvait ne pas… »
Mme BERNARD Sandrine.- « Ça a été abordé en commission. »
M. BOUYSSOU.- « Alors, Romain Marchand. »(46
M. MARCHAND.- « Non, je vais être très rapide puisque c’est assez formidable d’entendre
Sandrine Bernard faire la liste des courses des mécontentements et des inquiétudes. Le
centre Jeanne Hachette, on ne t’a pas attendu pour découvrir qu’il était dans une situation
difficile. Et si quelqu’un avait la recette d’un claquement de doigts pour régler la situation
difficile de ce centre, il serait bien malintentionné de ne pas l’avoir donnée avant. Je vais te
rassurer d’abord sur les délibérations et les acquisitions. Tu auras remarqué qu’avec chaque
délibération, il y a un avis du service France Domaine qui n’est pas un avis de la municipalité,
qui n’est pas un service dirigé par qui que ce soit ici et qui justifie l’acquisition et le fait que la
ville mette ce prix-là dans une acquisition foncière. Si tu suggères que la ville fasse des
acquisitions foncières à un prix surenchéri par rapport à l’avis du service France Domaine
peut-être as-tu des accointances avec les propriétaires concernés, mais je ne vois pas où
serait la logique. Et je termine pour te rassurer en disant que, peut-être c’est ce que
Romain Zavallone voulait dire, nous allons présenter prochainement à la commission
développement de la ville une proposition pour réengager le travail sur ce projet puisqu’il n’a
échappé à personne que c’était un des engagements majeurs de notre programme municipal. Et
donc, on a laissé passer quelques mois depuis le début du mandat. On a travaillé un petit peu
et on fera très prochainement des propositions. »
M. ZAVALLONE.- « Oui, très rapidement aussi. Je voudrais rappeler qu’effectivement, ce
débat a déjà eu lieu en commission développement de la ville, qu’un compte rendu vous a été
transmis, que Thérèse Pourriot est intervenue pour dire à peu près ce que tu as dit. Les
conditions sur les négociations ont été explicitées, notamment par les services. Et sur le
projet que tu sembles ignorer sur Jeanne Hachette, j’ai explicité effectivement quelles
seraient les grandes lignes de ce projet, qu’il arriverait très prochainement
vraisemblablement. Il sera présenté à la commission développement de la ville du 7 octobre.
J’ai même invité les élus de l’opposition à leurs éventuelles remarques et désirs pour cette
commission. »
M. BOUYSSOU.- « Merci, Romain Zavallone pour ces précisions. M. Leclercq, est-ce sur le
même sujet ? En partie seulement. Donc, s’il vous plaît, je vous appelle vraiment à la
brièveté. »
M. LECLERCQ.- « Oui, j’interviens toujours brièvement. Vous pouvez le constater et je n’ai
pas l’habitude de déblatérer pour parler longuement. Je ne vais pas parler inutilement. (rire)
Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Effectivement, sur ce sujet, on a eu un long débat en
commission, donc je ne vais pas revenir dessus. Je réagis juste par rapport aux propos de
Romain Marchand. Nous n’avons des accointances avec aucun propriétaire. Si nous les
défendons, c’est que nous nous mettons dans la peau de gens qui ont mis toutes leurs
économies, qui ont fait des emprunts bancaires et qui ont remboursé à force de mois et
d’années et qui pensaient se constituer un petit patrimoine et puis du jour au lendemain, on
leur dit, mais c’est deux fois ou trois fois moins cher que ce qu’ils peuvent constater par
ailleurs sur le marché. Donc voilà, on défend ces petits propriétaires. Après, sur la question
de savoir ce qu’on va faire de ce centre, il faut absolument aller vite. C’est vrai que moi, j’étais
inquiet à la commission urbanisme quand on a commencé à me dire, non, mais nous allons
réfléchir à la mise en place d’une commission pour mener des réflexions pour savoir quelles
orientations on pourrait donner. Voilà, à un moment… ça fait déjà dix ans que je suis la vie
municipale à Ivry et il n’y a rien de fait. Donc, à un moment, maintenant c’est l’action qu’il faut
mener. Ce n’est pas commencer toujours à repousser aux calendes grecques la reconfiguration
de ce centre.
L’autre point sur lequel je voulais intervenir, c’est sur la question… »(47
M. BOUYSSOU.- « Sur ce point simplement, M. Leclercq, je vous ferai remarquer que
Romain Marchand s’adressait à Sandrine Bernard à propos des accointances. Mais je vois que
quand on s’adresse à Sandrine Bernard, vous vous sentez concerné, donc c’est une belle
solidarité. Donc, un autre point. Allez-y. L’autre point. »
M. LECLERCQ.- « Non, simplement, je suis intervenu moi aussi pour défendre ces gens-là,
donc effectivement, à partir du moment où on dit que si on… »
M. BOUYSSOU.- « Je vous ai interrompu trop tôt. »
M. LECLERCQ.- « On a des accointances, ce n’est pas du tout le cas. Je ne les connais pas et
je n’ai pas de relations particulières. Je les ai rencontrés simplement. Sur le point 15, je
voulais faire une petite explication. Nous votons contre ce point qui concerne le financement
de logements sociaux. On nous dit souvent le Centre et la Droite, vous êtes contre les
logements sociaux. Donc, ce n’est pas du tout le cas. Si je suis intervenu aussi en commission
urbanisme sur ce sujet, c’est pour parler de la subvention au titre de la surcharge foncière,
d’un montant de 255 000 €. Donc, ça veut dire que la ville va donner 255 000 € à
Logis Transports, filiale de la RATP. J’ai dit, on pourrait faire mieux de cet argent. On a
visité par exemple les logements sociaux vendredi dernier rue Marcel Hartmann, grand
terrain vague à côté. J’ai posé la question : mais ça fait des années qu’on nous parle d’un
aménagement sur ce terrain vague, pourquoi il n’y a rien d’engagé ? On m’a répondu, il n’y a pas
d’argent pour faire des travaux, donc les enfants, ils vont jouer dans le terrain vague et ils ne
joueront pas sur les terrains de sport. Alors, quand on n’a pas la capacité financière de
pouvoir aménager un terrain de sport pour les enfants, on peut peut-être s’interroger si c’est
à la commune de financer la surcharge foncière, sachant que la RATP a tout à fait les moyens
de se financer cette surcharge foncière. J’ai ressorti un document de l’Union sociale pour
l’habitat justement sur ces cas de financement de surcharge foncière et qui disent : « dans le
cas où les aides publiques ne permettent pas d’assurer l’équilibre financier – je vais vite – ils
parlent effectivement des possibilités de financement par le 1 % logement, le recours aux
fonds propres des organismes, la possibilité de compenser un déficit d’exploitation par… tu
connais certainement très bien ça, donc je ne vais pas te faire un cours, mais c’est important
quand même pour les conseillers qui ne sont pas tous au courant du sujet, qu’il y a la possibilité
de compenser un… »
M. BOUYSSOU.- « Les commissions servent à ça, Régis Leclercq. »
M. LECLERCQ.- « Voilà ! Mais donc je préfère qu’on mette les 255 000 € pour aménager un
espace pour les enfants que de le donner à la RATP. Voilà ! »
M. BOUYSSOU.- « Alors, deux éléments, Régis Leclercq, sur cette question. D’abord un,
d’habitude, on reproche aux hommes politiques de ne même pas connaître le prix d’une
baguette, mais toi, je constate que tu ne connais même pas le prix d’un enrobé. Parce que je
vais te dire, avec 250 000 € pour aménager le terrain Hartmann, on ne fait pas grand-chose.
Le projet initial avec les terrains de foot, les circulations, c’était plusieurs millions d’euros.
Donc, il faut quand même avoir ça en tête. Deuxièmement sur la prise en compte de la
surcharge foncière, tu as tout à fait raison. On pourrait ne pas la prendre en compte et se
contenter de la garantie communale, comme on le fait pour tous les bailleurs sociaux dans le
cadre des emprunts. Simplement, on perdrait une réservation de 10 % de logements pour la
commune et on se limiterait aux 20 % liés à la garantie communale. Et ces 10 %, du coup,
seraient financés par le 1 % patronal et ce serait des salariés pas forcément demandeurs de
logements ivryens qui auraient ce résiduel de logements. Ça, c’est un débat… »(48
M. LECLERCQ.- « C’est vrai que les conducteurs de bus, les conducteurs de métro, aussi,
ont… »
M. BOUYSSOU.- « Je ne t’ai pas donné la parole, Régis Leclerc, s’il te plaît. Voilà.
Sandrine Bernard. Sur un autre sujet, j’espère. Parce qu’on ne va pas se faire
15 microdébats. »
Mme BERNARD Sandrine.- « Ah, d’accord. »
M. BOUYSSOU.- « Vas-y. »
Mme BERNARD Sandrine.- « Non, mais sur celui-là, Thérèse Pourriot souhaitait
particulièrement que j’intervienne sur ce sujet-là. On va voter pour. Pour dire qu’il fallait
absolument négocier la totalité des PLAI18 pour la ville, que ça pouvait se négocier et que tout
se négocier et qu’il fallait aller plus loin par rapport à l’ensemble des PLAI. »
M. BOUYSSOU.- « Je ne suis pas sûr que ce soit si simple que ça, mais je m’y emploierai.
Rien que parce que Thérèse Pourriot le demande. »
Mme BERNARD Sandrine.- « Ensuite, j’ai une question à propos des participations
financières. Je ne m’explique pas le maintien du tarif de l’étude. »
M. BOUYSSOU.- « Sur quel point ? »
Mme BERNARD Sandrine.- « Sur les participations financières des usagers. Dans la mesure
où l’accueil du soir est transformé en accueil mixte, global, avec le gouter, l’étude, les accueils
de loisirs, avec un nouveau tarif. Pourquoi on maintient le tarif de l’étude ? Est-ce que vous
envisagez que des parents ramènent leurs enfants chez eux, les retournent pour l’étude ? Ça
m’interroge. »
M. BOUYSSOU.- « On te fera une réponse écrite. D’accord ? Voilà. Il n’y a plus de
questions ? Ah si, M. Bouillaud. Trois questions pour la Droite ce soir, vous avez passé votre
quota là. Allez-y. »
M. BOUILLAUD.- « Mais on travaille en même temps. On travaille et puis le Conseil Municipal
ne se résume pas aux quatre, cinq premiers points non plus. On est là pour échanger
également. Et je voulais rebondir également sur la participation financière des usagers, donc
le point 2. Je vais toujours dans l’ordre. Moi, je m’interrogeais sur le taux qui a été retenu.
Parce que selon l’INSEE19, le taux de l’inflation sur un an, que ce soit en juin ou en août, varie
entre 0,4 et 0,5 %. C’est le taux de l’INSEE, je ne l’invente pas. Le comité des politiques
sociales composé d’élus de la majorité uniquement a décrété un taux de 1,2 %, trois fois
supérieur à l’inflation réelle. Et cette évolution va jusqu’à une hausse de plus de 6 % pour
certains usagers du conservatoire, des arts plastiques et de l’atelier théâtre. L’évolution
proposée rogne ici encore un peu plus le pouvoir d’achat des Ivryens et il est constaté que ces
écarts de prix pour certaines prestations vont de 1 à 13 selon les quotients familiaux. Ce qui
n’encourage pas forcément les familles des classes moyennes à bénéficier et à profiter de ces
prestations. En ce sens, les tarifs proposés par la ville ne vont pas dans le sens d’une véritable
politique sociale, juste et équitable. Donc, nous voterons contre cette délibération.
18 PLAI : prêt locatif aide d’intégration.
19 INSEE : institut national de la statistique et des études économiques.(49
Et toujours dans la suite, j’avais juste une petite question sur le point 3, qui demandait sur les
fonds du FEDER20 qui étaient versés à l’association Seine-Amont. Est concernée quelle
prestation des fonds du FEDER et pourquoi elles ne sont toujours pas perçues aujourd’hui ?
Et ces deux questions n’avaient pas été abordées en commission, pas inscrites. »
M. BOUYSSOU.- « Il y a une question qui n’appelle pas de commentaires, c’est ce que vous
avez dit sur le quotient familial. Ça porte à rire ou à pleurer, mais ça, on a plein d’endroits
pour en discuter. Sur les fonds FEDER, est-ce que quelqu’un a la réponse ou si on ne l’a pas, on
vous enverra la réponse écrite, comme sur le reste. Il y avait Mehdy Belabbas qui avait
demandé la parole et que j’ai oublié. Vas-y. »
M. BELABBAS.- « Oui, non, juste très rapidement pour ne pas allonger le débat. Sur le
point 30, sur une subvention à l’association Emmaüs Liberté, suite à une exposition qui a été
faite au mois de juin et au mois de mai, nous aimerions que ce genre de soutien soit anticipé.
Le travail de l’association Emmaüs Liberté est un travail extrêmement important. C’est
dommage qu’ils arrivent en difficulté et qu’ils aient du mal à équilibrer leur exposition photo
et que nous soyons obligés par la suite de rattraper. Je pense qu’on a suffisamment de
relations avec eux via le travail du service de la vie associative et via tous les liens qu’on peut
avoir avec l’association Emmaüs pour anticiper, donc pour que les associations qui mènent des
projets culturels, de solidarité, de bonne qualité, ne se retrouvent pas en difficultés à la fin
de leur initiative et viennent nous solliciter un peu en catastrophe. Voilà, merci. »
M. BOUYSSOU.- « Bien ! Allez, au bout. Ah non, pardon, Romain Zavallone, vas-y. Vas-y. »
M. ZAVALLONE.- « Oui, en dix secondes, je voulais juste rappeler à Régis Leclercq sur la
commission qu’il s’agit bien de la commission développement de la ville, pas de la commission
urbanisme, qu’elle rassemble donc l’ancienne commission urbanisme et développement durable.
C’est vrai qu’on parle beaucoup d’urbanisme parce qu’il y a beaucoup de dossiers, mais en tant
qu’écologiste, je ne voudrais pas qu’on oublie non plus le développement durable dans cette
commission. Merci. »
M. BOUYSSOU.- « Merci pour cette mise au point, Romain Zavallone. Merci. Eh bien,
écoutez, je crois qu’on a terminé. Merci. Donc, vous nous faites passer vos petites feuilles de
vote et à bientôt. Merci. »
M. BOUYSSOU met aux voix
LE CONSEIL
1a/ ADOPTE la décision modificative n°1 de l’exercice 2014 du budget principal et PREND ACTE de ses
annexes.
(35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
1b/ ADOPTE la décision modificative n°1 de l’exercice 2014 du budget annexe d’assainissement et
PREND ACTE de ses annexes.
(33 voix pour, 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine
et 2 abstentions : Mme GAMBIASIO, M. RIEDACKER)
20 FEDER : fonds européen de développement économique et régional.(50
1c/ ADOPTE la décision modificative n°1 de l’exercice 2014 du budget annexe du chauffage urbain et
PREND ACTE de ses annexes.
(35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
1d/ ADOPTE la décision modificative n°1 de l’exercice 2014 du budget annexe de la restauration
municipale.
(35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
1e/ ADOPTE la décision modificative n°1 de l’exercice 2014 du budget annexe du centre médico
psycho-pédagogique et PREND ACTE de ses annexes.
(35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
1f/ ADOPTE la décision modificative n°1 de l’exercice 2014 du budget annexe du cinéma municipal le
Luxy et PREND ACTE de ses annexes.
(35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
1g/ ADOPTE la décision modificative n°1 de l’exercice 2014 du budget annexe du service public
d’élimination des déchets et PREND ACTE de ses annexes.
(35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
2/ FIXE à compter du 1erjanvier 2015, les tarifs de restauration scolaire, des repas servis aux
fonctionnaires de l’Education Nationale, du centre de loisirs associé à l'école Einstein (CLAE), de
l'étude du soir à l’école Einstein, des accueils du soir associé au centre de loisirs, des accueils du matin
en élémentaires et maternelles, des accueils du soir maternels, des centres de loisirs élémentaires et
maternels, des classes de pleine nature, de la Direction de la Jeunesse et maison de quartier du plateau
Monmousseau pour l’accueil des 11/17 ans et des 18/25 ans, de camping des centres de loisirs, des
séjours vacances enfance et jeunesse et mini séjours, des cours municipaux d'activités culturelles
(conservatoire, théatre, arts plastiques et cours de danse) et de la restauration du personnel
communal.
(35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
3/ APPROUVE la convention financière avec l’association Seine-Amont Développement (ASAD) relative
à une avance de trésorerie remboursable et non rémunérée d’un montant de 23 805,85 € et DIT que le
versement sera effectué en une seule fois sur le compte ouvert au nom de l’association Seine Amont
Développement. Le remboursement de cette avance se fera à réception par l’ASAD des subventions
FEDER attendues.
(38 voix pour et 6 abstentions : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD,
Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC)
4/ DECIDE d’émettre un avis favorable à la demande de remise gracieuse de Madame Virginie
Savoyen, régisseur titulaire de la régie de recettes du service Hangar pour un montant de 298,50 € et
DIT que sous réserve de l’accord de la Direction Départementale des Finances Publiques du Val-de-
Marne, la dépense en résultant sera imputée au budget communal. (35 voix pour, 6 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC et 3 abstentions : Mme POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)(51
5/ DECIDE d’émettre un avis défavorable à la demande de remise gracieuse de Madame Marie-Hélène
TORRE, régisseur titulaire de la régie de recettes « Parking Marat » pour un montant de 5 888 € et
PRECISE que cet avis sera transmis à la Direction Départementale des Finances Publiques du Val-de-
Marne.
(41 voix pour et 3 abstentions : Mme POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
6/ DECIDE d’acquérir au prix de cinquante trois mille quatre cent dix huit euros (53 418 €), les lots
n° 2134 et 2158, d’une superficie de 73,68 m², de l’ensemble immobilier Jeanne Hachette sis 15
promenée Venise Gosnat à Ivry-sur-Seine, parcelle cadastrée section AN n° 268, dans le cadre du
projet de restructuration du centre Jeanne Hachette/Marat/Voltaire. (35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
7/ DECIDE d’acquérir au prix de vingt cinq mille euros (25 000 €), le lot n° C 57, d’une superficie de
58 m², de l’ensemble immobilier Pont Lénine sis 17-19 promenée Venise Gosnat à Ivry-sur-Seine,
parcelle cadastrée section AN n° 268, dans le cadre du projet de restructuration du centre Jeanne
Hachette/Marat/Voltaire.
(35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
8/ APPROUVE la cession du lot de volume, en cours de numérotation, de 38 m², situé devant le 12 rue
Marat à Ivry-sur-Seine et propriété de la Commune à la SELARL du Docteur Lalam. (unanimité)
9/ APPROUVE la rétrocession du lot de volume n° 297 issu du lot de volume n° 289, de 17 m², parcelle
cadastrée section AN n°279, à Ivry-sur-Seine et propriété de la Commune à la copropriété sise 6
chemin du Théâtre.
(unanimité)
10/ DECIDE l’acquisition à titre gratuit, à la société Efidis (ou à son substitué), de l’emprise foncière
de la rue de l’Affiche rouge à Ivry-sur-Seine, cadastrée section provisoirement 95 C et 95 D et 191 D,
d’une superficie totale de 71 m² environ.
(unanimité)
11/ APPROUVE le retrait de la délégation du droit de préemption urbain renforcé à SADEV94 sur la
parcelle cadastrée section AV n° 42 située au 18 rue Pierre Galais, à Ivry-sur-Seine, dans le cadre de
la ZAC Ivry-Confluences, et habilite la Ville à y exercer à nouveau son droit de préemption. (unanimité)
12/ APPROUVE l’avenant n°1 à la convention d’intervention foncière avec l’Etablissement Public Foncier
d’Ile-de-France (EPFIF) et PRECISE que cet avenant proroge la durée de la convention susvisée
jusqu’au 31 décembre 2015 et permet aussi désormais à l’Etablissement Public Foncier d’Ile-de-France
de contracter une convention de mise à disposition avec une structure publique (commune, EPCI, GIP
HIS), un bailleur social ou avec une association reconnue d’utilité publique.. (38 voix pour et 6 abstentions : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC)(52
13/ DELEGUE son droit de préemption urbain renforcé à l’Etablissement Public Foncier d’Ile-de-
France, concernant le bien sis 70 avenue Maurice Thorez à Ivry-sur-Seine, parcelle cadastrée section
P n° 78, d’une superficie totale de 775 m², en lieu et place de la délégation faite au Maire par
délibération du Conseil municipal du 5 avril 2014 et PRECISE que cette préemption se fera sur un bien
constitué de hangars occupés commercialement et dans la fourchette de 600 000 € à 700 000 € hors
frais divers.
(35 voix pour, 6 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mme LE FRANC et 3 abstentions : Mme POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA,
Mme BERNARD Sandrine)
14/ CONSTATE la désaffectation matérielle de l’emprise foncière, propriété de la Commune, d’une
superficie de 18 m² environ, sise, 91 boulevard Paul Vaillant-Couturier à Ivry-sur-Seine (à l’angle du
boulevard Paul Vaillant Couturier et de la rue Moîse -numérotage en cours par un cabinet de géomètre),
PRONONCE le déclassement dudit bien et son intégration dans le domaine privé de la Commune,
APPROUVE la cession au prix de 2700,00 € de ladite emprise foncière déclassée à la société SADEV94
(ou tout substitué).
(38 voix pour et 6 abstentions : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD,
Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC)
15/. ACCORDE la garantie communale à l’ESH Logis Transports pour le remboursement de 6 prêts d’un
montant total de 6 258 194 € qu’elle se propose de contracter auprès de la Caisse des Dépôts et
Consignations et de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Paris et d’Ile-de-France pour la
construction de 51 logements sociaux sis 42 avenue Jean Jaurès à Ivry-sur-Seine et ACCORDE une
subvention de 255 000 € à l’ESH Logis Transports pour la construction de 51 logements au 42 avenue
Jean Jaurès à Ivry-sur-Seine, au titre de la surcharge foncière. (38 voix pour et 6 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC)
16/ Affaire retirée de l’ordre du jour.
17A/. ACCORDE un mandat spécial à Monsieur Stéphane Prat, adjoint au Maire, afin qu’il se rende au
3ème colloque national du Plan Climat Energie Territorial organisé par l’ADEME à Strasbourg les
30 septembre et 1er octobre 2014 dans le cadre de sa délégation. (35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
17B/. ACCORDE un mandat spécial à Monsieur Stéphane Prat, adjoint au Maire, afin qu’il se rende au
28ème congrès national organisé par AMORCE à Toulouse les 22, 23 et 24 octobre 2014 dans le cadre
de sa délégation.
(35 voix pour et 9 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA,
M. AUBRY, Mmes LE FRANC, POURRIOT, M. VALLAT SIRIYOTHA, Mme BERNARD Sandrine)
18A/ INSTITUE une redevance d’occupation du domaine public par les conteneurs en apport volontaire
pour la collecte des Textiles d’habillement, Linges de maison et Chaussures (TLC) et en FIXE le
montant forfaitaire à 10 € par conteneur et par an sur toute la durée de la convention et APPROUVE la
convention avec la société ECOTEXTILE relative à la collecte séparée des Textiles d’habillement,
Linges de maison et Chaussures (TLC).
(unanimité)(53
18B/ APPROUVE la convention avec la société ECO TLC relative au soutien financier des actions de
communication de la Ville pour sensibiliser les citoyens au tri des textiles d’habillement, linges de
maison et chaussures.
(unanimité)
19/ ADOPTE la Charte nationale « EcoQuartiers ».
(unanimité)
20/ APPROUVE les plans d’actions 2014 liés aux conventions partenariales 2013/2015 avec la Chambre
de Commerce et d’Industrie du Val-de-Marne (CCI94) et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du
Val-de-Marne (CMA94).
(unanimité)
21/ APPROUVE la convention de partenariat avec l’école de photographie CE3P relative à la mise en
œuvre d’un projet pédagogique lié à l’aménagement urbain de la Ville, pour l’année 2014/2015. (unanimité)
22/ APPROUVE la convention pluriannuelle d’objectifs 2015-2017 avec l’association « Eveil, Parents,
Enfants » relative à la crèche parentale sise 1/3 rue Elisabeth à Ivry-sur-Seine (94200) et PRECISE
que le montant annuel prévisionnel de la subvention accordée par la Ville à cette association s’élève à
66 000 €.
(unanimité)
23/ APPROUVE les quatre conventions d’objectifs et de financement Prestation de Service « Accueil
de loisirs sans hébergement » relatives aux accueils maternel et élémentaire avec la Caisse
d’Allocations Familiales du Val-de-Marne (CAF’94).
(unanimité)
24/ ACCORDE une subvention exceptionnelle de 2 000 € au profit du Secours Populaire et de 2 000 €
à la Croix Rouge pour l’aide aux victimes de Gaza.
(38 voix pour et 6 abstentions : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD,
Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mmes LE FRANC)
25/ PREND ACTE du bilan annuel 2013 réalisé par la Commission Communale pour l’Accessibilité aux
Personnes Handicapées et en APPROUVE ses préconisations pour 2014, à savoir la participation à 2
journées consacrées à la pratique sportive handisport et sport adapté, l’une organisée par l’USI,
l’autre par le service municipal des sports en partenariat avec l’association Recherche de l’Idéal, la
participation au projet « wheelmap » : carte en ligne, libre et gratuite, qui renseigne sur les lieux
accessibles sur un territoire donné et le suivi de la mise en place de l’Agenda d’Accessibilité
Programmée (ou Ad’AP) : engagement de mise en accessibilité du cadre bâti avec calendrier des
travaux à réaliser, programmation des investissements et dérogations éventuelles. REVENDIQUE ET
EXIGE que les moyens nécessaires soient mis en place par l’Etat afin de favoriser une réelle politique
nationale de mise en accessibilité, tant en ce qui concerne les aménagements des bâtiments et de la
voirie, que l’accès au savoir, à la culture et à l’enseignement et DEMANDE la revalorisation des
prestations, en particulier le montant de l’Allocation aux Adultes Handicapés. (38 voix pour et 6 abstentions : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC)(54
26/ APPROUVE la convention d’objectifs et de moyens avec l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-
France portant sur le financement des actions de santé publique, de prévention buccodentaire,
prévention des addictions, promotion de la santé mentale, prévention des risques liés à l’habitat
indigne, éducation à la sexualité, prévention du surpoids et de l’obésité et l’approche globale de la santé
de l’enfant menées par le Centre Municipal de Santé pour l’année 2014. (unanimité)
27/ APPROUVE la convention de prestation avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Ile-de-France
pour l’année 2014 permettant de financer les actions recentralisées de santé publique menées par le
centre municipal de santé en matière de lutte contre la tuberculose, de vaccination et lutte contre les
infections sexuellement transmissibles (IST) à hauteur de 155 935 €. (unanimité)
28/ APPROUVE l’annexe établie pour l’année 2013/2014 dans le cadre de la convention de partenariat
avec le Département du Val-de-Marne relative à la mise en place du Programme local de prévention
bucco-dentaire en coordination avec le centre municipal de santé et PRECISE que la subvention
départementale est fixée à 2 520 € pour l’année 2013/2014.
(unanimité)
29/ APPROUVE la convention avec l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France relative au financement
des consultations de dépistage du VIH, du VHB et du VHC, dans le cadre du Centre de Dépistage
Anonyme et Gratuit du centre municipal de santé et fixant le montant de la dotation forfaitaire
annuelle allouée à la Ville à 57 303 € pour 2014.
(unanimité)
30/ APPROUVE le versement par la Ville d’une aide à projet de 2 000 € à l’association Emmaüs Liberté
afin de soutenir l’exposition de photographies de Malie Letrange. (38 voix pour et 6 abstentions : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC)
31/ APPROUVE la convention financière avec le lycée Romain Rolland relative à la mise en œuvre du
projet d’éducation artistique et culturelle (enseignement facultatif cinéma) en collaboration avec le
cinéma municipal Le Luxy pour l’année scolaire 2014/2015.
(unanimité)
32/ DECIDE la création de 23 postes (rédacteur, attaché, adjoint technique 2ème classe, animateur
principal 1ère classe et adjoint d’animation 1ère classe) et DECIDE la suppression de 15 postes (adjoint
administratif 2ème classe, technicien principal 2ème classe, rédacteur principal 1ère classe et adjoint
animation 2ème classe), à compter du 1er octobre 2014.
(38 voix pour et 6 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD,
Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC)(55
33/ APPROUVE la création des postes suivants dans le cadre des tableaux annuels d’avancement de
grade 2014, à compter du 1er octobre 2014 :
3 directeurs territoriaux par transformation de 3 attachés principaux,
4 attachés principaux par transformation de 4 attachés,
14 adjoints administratifs principaux de 2ème classe par transformation de 14 adjoints
administratifs de 1ère classe,
29 adjoints techniques principaux de 2ème classe par transformation de 29 adjoints techniques de
1ère classe,
2 adjoints d’animation principaux de 2ème classe par transformation de 2 adjoints d’animation de
1ère classe,
1 professeur d’enseignement artistique hors classe par transformation d’1 professeur
d’enseignement artistique de classe normale,
1 sage-femme de classe supérieure par transformation d’1 sage-femme de classe normale,
5 éducateurs principaux de jeunes enfants par transformation de 5 éducateurs de jeunes enfants,
1 auxiliaire de puériculture principal de 1ère classe par transformation d’1 auxiliaire de puériculture
principal de 2ème classe,
1 agent social principal de 1ère classe par transformation d’1 agent social principal de 2ème classe. (38 voix pour et 6 voix contre : M. LECLERCQ, Mme APPOLAIRE, M. BOUILLAUD, Mme ANDRIA, M. AUBRY, Mme LE FRANC)
/ EST INFORME de l’état du patrimoine locatif privé de la ville au 1er janvier 2014 (Habitation et hors
habitation).
/ EST INFORME du bilan 2013 relatif au rapport sur l’emploi de travailleurs handicapés.
/ PREND ACTE de la communication des produits nets des rôles supplémentaires de Taxe d’habitation
mis en recouvrement au profit de la collectivité pour le mois de juin 2014.
/ PREND ACTE des décisions et informations relatives aux actes de gestion pris par le Maire dans le
cadre de la délégation de pouvoirs du Conseil municipal (article L.2122-22 du code général des
collectivités territoriales) au titre de la période allant du 1er juin au 31 août 2014.
LA SEANCE A ETE LEVEE A 23H00.
LA SECRETAIRE
S. PETER
LE PRESIDENT DE SEANCE
P. BOUYSSOU