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Convocation - convocation17112025
Déliberation - D 2024.G.35 Annexe
unknown - Annexe
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune de Marmande.
Lien du pdf (unknown - Annexe)
Thèmes du document : Famille, Travail et emploi, Inégalités sociales,
Marmande
Portrait social
Analyse des
Besoins
Sociaux
septembre 2021Sommaire
Sommaire
Avant-propos p.4
Prise en main du document p.6
Méthodologie p.7
Présentation du territoire d’étude p.8
Les chiffres clés du territoire d’étude p.10
CONTEXTE GÉNÉRAL
Le peuplement p.12
Le logement p.30
Les niveaux de vie p.42
Les ressources du territoire p.48
LES FAMILLES
Les familles avec enfant(s) p.49
LES ENFANTS
Les mineurs p.59
La petite enfance p.70
L’enfance p.74
L’adolescence p.75
LES JEUNES
Les jeunes adultes p.78
Les jeunes actifs p.85
© Compas septembre 2021 Portrait social
2Sommaire
Sommaire
LES MÉNAGES SANS ENFANT
Les ménages sans enfant p.90
Les personnes vivant seules p.95
Les couples sans enfant p.98
LES SENIORS
Les 60 ans et plus p.99
Les 55-64 ans p.115
Les aînés de 75 ans et plus p.117
LES POPULATIONS FRAGILES
Les populations selon les ressources financières p.121
Les populations selon l’accès à la santé p.144
Les personnes en situation de handicap p.150
LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Les actifs résidents p.152
Les personnes en emploi sur le territoire p.171
Les établissements p.178
Bibliographie p.181
Lexique p.183
© Compas septembre 2021 Portrait social
3Avant-propos
Avant-propos
Le diagnostic qui suit a été construit sur une démarche
de capitalisation de connaissances autour des enjeux
sociaux de votre territoire. Il l’a été aussi en s’appuyant
sur l’expertise que le Compas a construite depuis plus de
20 années de réalisation d’Analyses de Besoins Sociaux
et 25 années d’expériences dans le développement
d’observatoires sociaux locaux.
L’analyse des besoins sociaux (ABS), au-delà d’une
obligation légale pour les CCAS, est avant tout une
opportunité pour l’ensemble des acteurs de la réponse
sociale de votre commune. Le diagnostic a été construit
dans cet esprit. Il vise avant tout à poser les enjeux
sociaux de votre territoire (quartiers, communes,
intercommunalité) dans leur diversité.
En effet, l’ABS ne doit pas être seulement un outil au
service du CCAS, mais également permettre d’impliquer
tous les acteurs qui interviennent auprès des ménages
ayant un titre ou un autre besoin d’une forme de
solidarité. Il peut tout autant s’agir de la recherche d’un
mode de garde pour ses enfants que d’une intervention
dans le cadre d’un besoin lié à un handicap ou à une
difficulté financière.
Dès lors, le diagnostic doit permettre d’interroger les
besoins sociaux dans toute leur diversité. Il doit pouvoir
être diffusé à tous les acteurs concernés par la réponse
social. Il est à la fois au service du CCAS ou CIAS pour la
construction de sa réponse aux enjeux sociaux de son
territoire et à la fois au service des partenaires locaux
de l’action sociale communale (autres collectivités
locales, institutions, associations, services de la ville et
de l’EPCI). Il doit aussi pouvoir être utilisé tant par les
élus, les membres du Conseil d’Administration du CCAS
ou du CIAS que par les professionnels ou bénévoles
associatifs (et donc habitants du territoire).
Ce diagnostic intègre une dimension prospective qui
est nécessaire dans le cadre de la construction d’une
analyse des besoins sociaux permettant la construction
d’une réponse sur plusieurs années.
Pour ce faire, au-delà d’une projection démographique,
nous avons fait le choix d’intégrer une analyse sur les
fragilités révélées par la crise sanitaire de la COVID et les
risques sociaux pour les années à venir. Cette crise va
amplifier pour certains publics les besoins de solidarités
de proximité (face à l’accès aux droits, la fracture
numérique, l’isolement des personnes âgées, la fragilité
des familles et des enfants, l’accès à l’éducation, …).
Dans ces différents enjeux, le diagnostic pose les
constats, les analyse pour votre territoire et interroge
sur les politiques publiques à mettre en œuvre.
Le document est construit à partir d’une entrée
«public». Celle-ci permet une démarche plus facilement
opérationnelle pour les services d’un CCAS ou d’un CIAS.
Les tableaux de bord proposés, les cartes, tableaux,
graphiques, commentaires et analyses peuvent être
réutilisés dans différents temps de réflexion en dehors
même de l’ABS. Chacun des chapitres peut être isolé et
diffusé comme un document indépendant. Mais l’atout
de ce travail est de mettre en évidence la diversité des
besoins sociaux de votre territoire et la nécessité d’une
prise en charge globale de celle-ci.
Le décret de juin 2016 définit l’ABS ainsi : «L’analyse
des besoins sociaux consiste en un diagnostic
sociodémographique à partir des données d’observation
sociale du territoire». Cependant, celui-ci n’est que la
première étape permettant de faire évoluer les réponses
apportées aux personnes fragilisées, notamment
dans ces périodes de crises (économiques, sanitaires,
sociales, …). Pour cela le décret de juin 2016 prévoit la
possibilité de mettre en œuvre des entrées thématiques
à la suite du diagnostic. Le cœur de l’ABS se situe dans
ces analyses thématiques où tous les acteurs concernés
peuvent se retrouver pour construire ensemble les
réponses sociales locales de demain.
Dès lors, si l’Analyse des Besoins Sociaux est une
obligation pour les CCAS elle doit être avant tout une
véritable opportunité.
Une opportunité tout d’abord pour la population de la
commune et notamment celle qui peut «se faire oublier»
ou être «invisible». Une part importante de la population
ne fait que très peu de demandes, voire souvent ne
recourt pas aux droits auxquels elle pourrait prétendre.
A cette réalité du non recours ou du sous usage des
politiques publiques vient s’ajouter l’isolement. L’ABS
doit permettre de rendre visible une réalité cachée.
Cachée par les personnes concernées elles-mêmes,
mais aussi «cachée» dans nos discours ou actions de
communication. En effet, il est toujours plus difficile de
communiquer sur les enjeux sociaux que sur d’autres
sujets.
Une opportunité ensuite pour permettre de partager
une connaissance des questions sociales avec des
non spécialistes. Une ABS réussie est une ABS qui
sort de la seule sphère du social pour interagir avec
d’autres politiques publiques telles que l’urbanisme,
la politique éducative de la commune, la mobilité,
l’économie ou encore la politique de la ville si elle existe.
Il faut donc qu’au sein des services de la ville ou de
l’intercommunalité il y ait aussi une implication dans la
démarche d’ABS.
© Compas septembre 2021 Portrait social
4Avant-propos
Avant-propos
Une opportunité enfin pour construire un partenariat
renforcé dans l’analyse et par conséquent dans l’action.
Une ABS passe obligatoirement par une implication des
partenaires (associatifs, institutionnels, autres services
ou acteurs du territoire, personnes qualifiées, …). Celle-
ci devra se faire à la fois dans l’analyse (partage des
données et observations respectives) et à la fois dans
la restitution (ce travail doit aussi être accessible à tous
les acteurs impliqués).
En effet, le CCAS ne pourra pas porter seul les réponses
aux enjeux qui ressortent de l’ABS. L’implication des
partenaires est une nécessité pour construire des
réponses ambitieuses. Ce partenariat doit se concevoir
tant avec les partenaires externes qu’avec les services
de la commune ou de l’EPCI.
Les habitants sont aussi les partenaires de la démarche.
Ils peuvent l’être au travers de l’implication des
associations, mais aussi à partir de la participation
d’instances de démocratie participative aux temps de
travail ou encore par des entretiens et enquêtes ciblées.
L’ABS est donc une démarche généreuse. Le diagnostic
est le pilier de celle-ci mais ne peut pas être une
finalité. Il est l’outil nécessaire afin de permettre une
ABS construite sur des bases solides. Il est là à la fois
pour faire apparaître les fragilités souvent peu visibles
(ou peu regardées), faciliter le dialogue avec les non
spécialistes et faciliter la construction d’un projet social
de moyen et long terme (avec la définition de priorités)
qui soit ambitieux.
Ce diagnostic doit être le point de départ d’une action
sociale partenariale basée sur un socle de connaissances
fiable et solide.
© Compas septembre 2021 Portrait social
5Prise en main du document
Prise en main du document
Le document se compose en plusieurs chapitres. Chaque chapitre contient plusieurs publics et chaque public amène à plusieurs questionnements. Ces questionnements sont composés de plusieurs indicateurs.
La barre latérale gauche accompagnée de son icône rappelle le public présenté. La barre latérale droite montre le chapitre du document dans lequel vous êtes. Les titres en haut sont liés aux questionnements et aux indicateurs, ces derniers pouvant être accompagnés d’indicateurs détaillés comme des cartes ou des tableaux.
3. Questionnement
4. Indicateur
2. Public
1. Chapitre
La barre latérale droite indique le chapitre
où vous êtes.
Les autres couleurs représentent les
autres chapitres du document.
Une définition est à retrouver en bas de certaines pages.
Il est aussi possible de retrouver ces définitions dans le
lexique en fin de document, ainsi que d’autres.
Un icône pour
illustrer le public.
Une clé de lecture pour mieux appréhender les
informations contenues dans les tableaux et
graphiques.
© Compas septembre 2021 Portrait social
6Méthodologie
Méthodologie
Les délais de mise à disposition des données sont
variables selon les sources et les échelles géographiques.
D’autres sources de données sont prises en compte
dans cette étude, plus anciennes ou plus récentes selon
les cas. Si les dates diffèrent légèrement, les données
ainsi collectées nous permettent néanmoins de repérer
les dynamiques au sein des territoires et les tendances
générales. Les décalages de mise à disposition des
sources de données ne nuisent pas à la mise en place
d’une bonne photographie du territoire.
Concernant les données issues du recensement de
la population, rappelons que désormais les enquêtes
de recensement sont annuelles, et que le calcul des
indicateurs mis à disposition prend en compte 5 années
d’enquêtes.
- Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une
enquête exhaustive a lieu tous les 5 ans.
- Pour les communes de 10 000 habitants ou plus,
l’enquête est réalisée auprès d’un échantillon de 8%
des logements de la commune chaque année, ainsi 40%
des logements sont enquêtés sur 5 ans.
Les données communales détaillées des populations
issues du recensement rénové sont diffusées au 1er
juillet. Elles correspondent aux données millésimées
à l’année N-3 et sont issues des enquêtes des années
N-5, N-4, N-3, N-2, N-1. Elles sont donc relativement
récentes (la dernière enquête considérée a été réalisée
à l’année N-1).
Le calcul des évolutions ne peut se faire qu’au bout d’un
cycle complet de 5 années d’enquêtes de façon à ce que
les comparaisons d’une donnée du recensement à l’autre
n’intègrent pas la même année d’enquête
Les données infra-communales sont diffusées au début
du 3ème trimestre. Elles sont millésimées également
à l’année N-3 et sont issues des enquêtes des années
N-5 à N-1.
Les projections de population présentées ici sont
réalisées à partir des données des derniers recensements
(depuis 1999). Elles utilisent les tables de mortalité [une
espérance de vie à la naissance : passant de 85,0 ans
en 2013 à 87,7 ans en 2030 pour les femmes, et de 78,7
ans en 2013 à 82,7 ans en 2030 pour les hommes] et de
natalité [1,95 enfant par femme en moyenne et un âge
moyen à la maternité de 31,3 ans en 2030] par classe
d’âge projetées au niveau national (tables Insee Omphale,
scenario central) et la structure par âge des migrations
résidentielles observées entre 2017 et 2018. Le calcul
des naissances et décès réalisé à partir des quotients
de natalité et de mortalité Omphale est ajusté via les
observations issues des données état-civil.
L’évolution du parc de logement prise en compte reprend,
par défaut, le nombre de nouveaux logements observé
sur la période 2013-2018. Concernant l’évolution de la
diminution de la taille moyenne des ménages, le taux
observé entre 2013 et 2018 est prolongé. De même, le
taux d’évolution de la part des résidences principales
parmi l’ensemble des logements observé entre 2013 et
2018 est prolongé.
Ainsi, les projections de population que nous vous
proposons, au-delà de poursuivre le rythme des
constructions passées, reposent sur quelques postulats
de base :
- elles partent du principe que les logements correspondent
et correspondront à un besoin réel et donc qu’ils ne
resteront pas vacants
- elles considèrent aussi que le rythme de construction
est tenable et qu’il existe donc suffisamment de foncier
disponible sur le territoire.
Les méthodes de projections démographiques sont des
outils d’aide à la décision et d’analyse. Elles n’indiquent
pas une prévision exacte des populations attendues sur
le territoire mais une analyse de l’impact sur l’évolution
de la population des dynamiques étudiées. Elles sont
basées sur un grand nombre d’hypothèses et doivent
par conséquent être considérées avec précautions. Une
variation sur l’une ou l’autre des hypothèses considérées
ferait varier les populations projetées.
LE RECENSEMENT DE L’INSEE
AUTRES SOURCES DE DONNÉES
UNE PROJECTION DES POPULATIONS PAR PROLON-
GEMENT DES TENDANCES DE CONSTRUCTIONS DE
LOGEMENTS
PRÉCAUTIONS DE LECTURE
Au niveau communal : le recensement de la population millésimé 2018, correspondant aux résultats des enquêtes des années 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 / Données Filosofi 2018 / Populations municipales 2018
Au niveau infra-communal : le recensement de la population millésimé 2017, correspondant aux résultats des enquêtes des années 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 / Données Filosofi 2018
LES DERNIÈRES DONNÉES EN VIGUEUR DE L’INSEE SONT :
© Compas septembre 2021 Portrait social
7Les communes de Val de Garonne Agglomération
Les communes de Val de Garonne Agglomération
Marmande
Tonneins
Val de Garonne Agglomération rassemble 43 communes pour 60 213 hab. au RP 2018, dont 2 seulement sont iri- sées : Marmande (17 534 hab.) et Tonneins (9 107 hab.).
Ces 2 communes représentent 44% de la population globale de la communauté d’agglomération.
Ainsi, dès lors que les données de ce document proviennent de la source « Insee, RP fichiers détail» (uniquement disponible pour les communes irisées), la ligne de la CA a été supprimée puisqu’incomplète et non représentative.
© Compas septembre 2021 Portrait social
8Les Iris de Marmande
Les Iris de Marmande
101
102
103
104
105
106
107
110
Marmande est divisé en 8 iris :
• 101 - Centre Ville I
• 102 - Garrigues-Carpette-Laurier
• 103 - Centre Ville II
• 104 - Magdeleine et Bouilhats
• 105 - Sous Préfecture-Gare
• 106 - Thivras-Coussan
• 107 - Lolya-Les Cedres-Lactarium
• 110 - Beyssac-Mauvezin
© Compas septembre 2021 Portrait social
9LES CHIFFRES CLÉS DE MARMANDE
habitants au
1er janvier 2018
17 534
Évolution annuelle
de la population
2013-2018
-0,6%
ménages
personnes
par ménage
8 906
1,9
Le niveau de vie
mensuel médian
Taux de pauvreté
au seuil de 60%
1 567€ 22% 50% 50%
emplois occupés
sur le territoire
10 701 CV 940
13%
DEFM
de catégorie A
Indice de chômage
estimé
4 058 personnes seules
des ménages
46%Portrait social de Marmande, septembre 2021
Source : Insee RP 2018, Filosofi 2018, Projections Compas
seniors de 60
ans et plus
6 063
Projection des 60 ans
et plus à l’horizon 2028
+8%
20%
9%
5%
60-74
ans
75-84
ans
85 ans et
plus
Part parmi la
population totale
enfants de moins
de 18 ans 3 204
de la population
est mineur 18%
entre 2013
et 2018 -6%
des moins de 3 ans
ont un besoin impératif
de mode de garde
41%
familles avec
enfant(s) 2 046
des ménages
sont des familles 23%
entre 2013
et 2018 -2% 18%
82%
16%
37%
63%
19%
Types de familles
en 1990 et 2018
Fam.
nombreuse
Couple
parental
Fam.
monoparentale
jeunes de 18-24 ans 1 423
de la population a
entre 18 et 24 ans 8%
-1%
des jeunes sont ni en
formation ni en emploi
24%
entre 2013
et 2018CONTEXTE GÉNÉRAL
LE PEUPLEMENT
Comment l’évolution du peuplement a-t-elle influencé celle des besoins sociaux ? p.15
La structure de la population a-t-elle des effets sur les besoins sociaux ? p.19
Quelle influence des migrations résidentielles sur la structure par âge et la taille des ménages ? p.22
Qui sont les étrangers et les immigrés ? p.27
LE LOGEMENT
Quels sont les enjeux liés au logement sur le territoire ? p.30
LES NIVEAUX DE VIE
Quelle est la distribution des niveaux de vie ? p.42
Quelle est la pauvreté des populations ? p.45
Quelle est l’évolution des niveaux de vie et de la pauvreté ? p.47
LES RESSOURCES DU TERRITOIRE
Quelles sont les ressources financières du territoire ? p.48CONTEXTE GÉNÉRAL
Ce premier chapitre de votre portrait social vise à
apporter quelques données de contexte sur votre
territoire en analysant la dynamique de peuplement
de votre commune, la composition de votre parc de
logement et son évolution, mais aussi les niveaux de vie
des ménages habitant le territoire .
Au regard de l’évolution démographique, il s’agit ici de
s’interroger sur le projet de peuplement du territoire.
Quels leviers peuvent être mobilisés pour dynamiser ou
consolider l’attractivité de la commune ?
Qu’il y ait de nombreux habitants qui arrivent ou partent
de la commune (ou intercommunalité), analyser la
dynamique de peuplement permet de se questionner
sur l’adaptation de l’offre de services dans une logique
de dimensionnement de l’offre de service publique et de
maintien de sa qualité. Intégrer et diffuser l’information
aux potentiels nouveaux arrivants sur le territoire
constitue un enjeu clef, notamment pour maintenir
l’accès aux droits et aux services pour tous les habitants
et lutter contre la fracture numérique. Cette première
partie permet aussi de mesurer l’importance ou non
de l’isolement résidentiel sur le territoire et d’anticiper
les éventuelles conséquences du vieillissement de la
population.
Au regard de la dynamique et du projet de peuplement, il
s’agit également de s’interroger sur l’offre de logement
proposée sur le territoire en anticipant par exemple la
mise en service de nouveaux logements et/ou l’impact de
la dynamique constructive, mais aussi en questionnant
l’adaptation des logements aux besoins de la population
(seniors en situation d’isolement résidentiel, familles,
jeunes actifs etc…), et en analysant le taux de vacances
des logements sur la commune et le suivi du ratio
demandes / attribution du logement aidé…
Ainsi, connaître l’évolution de la taille de la population, de
la structure par âge, l’impact des mobilités résidentielles
sur votre territoire, l’évolution du parc de logements, la
taille des logements, le nombre de logements vacants,
l’évolution des niveaux de vie et leur distribution, …
constituent un ensemble d’indicateurs clefs porteurs
d’enjeux pour votre territoire et vous permettant de
toujours adapter votre projet politique au plus près des
attentes et besoins des habitants.Évolution annuelle
de la population
Évolution annuelle due
au solde migratoire
ménages
personnes par ménage
Niveau de vie
mensuel médian
de propriétaires au sein
des résidences principales
Taux de pauvreté
au seuil de 60%
Évolution annuelle
due au solde naturel
2013-2018
= +
Source : Insee RP 2013-2018, Filosofi 2018
Portrait social de Marmande, septembre 2021
CHIFFRES CLÉS
CONTEXTE GÉNÉRAL
habitants au 1er janvier 2018 17 534
-0,6% -0,3% -0,3%
8 906
1,9
48%
1 567€ 22%
50% 50%CONTEXTE GÉNÉRAL
Comment l’évolution du peuplement a-t-elle
influencé celle des besoins sociaux ?
Évolution de la population des années soixante à nos jours
Source : Insee, RP 1962-2018 - Traitements © Compas
17 534
16 579
16 346
18 915
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018
0
2 000
4 000
6 000
8 000
10 000
12 000
14 000
16 000
18 000
20 000
Marmande Rythme observé : Val de Garonne Agglomération
Rythme observé : Lot-et-Garonne Rythme observé : France métropolitaine
Indique l'évolution qu'aurait connu Marmande si le territoire avait suivi le rythme observé dans les
territoires de comparaison.
Lecture : Marmande compte
17 534 habitants en 2018.
Si Marmande avait suivi
le rythme d’évolution
observé à Val de Garonne
Agglomération, sa population
serait de 16 579 habitants en
2018.
Marmande compte 17 534 habitants en 2018 contre 13 542 habitants cinquante ans plus tôt. Depuis 1962, Marmande a gagné 3 992 habitants, soit en moyenne une augmentation de 71 habitants par an (+0,5%).
Si Marmande avait suivi le rythme d’évolution de la population observé en France métropolitaine, sa population serait de 18 910 habitants en 2018, soit 1 380 habitants supplémentaires.
Entre 2013 et 2018, Marmande a connu une diminution de sa population de -0,6% par an : -0,3% par an dû au solde naturel et -0,3% par an dû au solde migratoire.
Soldes migratoires et naturels, des années soixante à nos jours
Source : Insee, RP 1962-2018 - Traitements © Compas
+336
+139
+1
+72
-38
+131
+16
-99
-150
-100
-50
+0
+50
+100
+150
+200
+250
+300
+350
+400
1962-
1968
1968-
1975
1975-
1982
1982-
1990
1990-
1999
1999-
2008
2008-
2013
2013-
2018
Marmande
Solde naturel Solde migratoire Evolution de la population (valeur affichée)
moyennes
annuelles
Lecture : L’évolution de la
population observée sur la
période 2013-2018 de -99
personnes en moyenne par
an s’explique par un solde
naturel négatif, soit -54
personnes par an et par un
solde migratoire négatif de
-45 personnes par an.
Compte tenu des taux de mortalité (220 décès par an en moyenne, soit 12 décès pour 1 000 habitants) et de natalité (170 naissances par an en moyenne, soit 9 naissances pour 1 000 habitants) observés à Marmande entre 2013 et 2018, le solde naturel (différence entre les naissances et les décès) est négatif (-50 habitants par an) : les décès sont plus nombreux que les naissances.
Le solde migratoire est la deuxième composante de l’évolution de la population. Entre 2013 et 2018, il est négatif puisque l’on observe un déficit de 50 arrivées (au regard des départs) chaque année.
© Compas septembre 2021 Portrait social
15CARTOGRAPHIE
Le peuplement
Évolution de la population entre 2013 et 2018
Source : Insee, RP 2013-2018 - Traitements © Compas
Entre +5% et +11%
Entre +0,7% et +5%
Taux de variation de la
population entre 2013 et 2018
+11% et plus
Moyenne de Val de Garonne Agglo. : +0,7%
Entre -7,1 et +0,7%
Entre -22,4 et -7,1%
-2,7%
© Compas septembre 2021 Portrait social
16TABLEAU DÉTAILLÉ
CONTEXTE GÉNÉRAL
Évolutions détaillées de la population des années soixante à nos jours
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018 1962-2018 2013-2018
Agme 162 134 123 113 110 102 121 121 105 -35,2 -13,2
Beaupuy 569 585 739 964 1 050 1 028 1 370 1 594 1 640 +188,2 +2,9
Birac-sur-Trec 597 617 590 628 636 672 786 832 836 +40,0 +0,5
Calonges 632 569 503 484 483 521 573 601 630 -0,3 +4,8
Castelnau-sur-Gupie 506 512 508 550 627 681 816 844 892 +76,3 +5,7
Caubon-saint-Sauveur 255 252 237 244 272 241 232 243 258 +1,2 +6,2
Caumont-sur-Garonne 512 421 408 462 503 545 605 650 750 +46,5 +15,4
Clairac 2 545 2 552 2 332 2 393 2 338 2 385 2 448 2 549 2 608 +2,5 +2,3
Cocumont 1 142 1 141 1 022 1 022 937 888 947 1 078 1 066 -6,7 -1,1
Couthures-sur-Garonne 564 536 504 437 427 399 405 367 350 -37,9 -4,6
Escassefort 469 505 512 424 540 556 563 594 610 +30,1 +2,7
Fauguerolles 596 632 606 649 623 559 621 716 805 +35,1 +12,4
Fauillet 800 788 799 757 769 815 850 837 857 +7,1 +2,4
Fourques-sur-Garonne 819 868 1 029 1 111 1 150 1 179 1 210 1 283 1 317 +60,8 +2,7
Gaujac 396 392 378 396 317 303 289 269 251 -36,6 -6,7
Gontaud-de-Nogaret 1 540 1 550 1 488 1 517 1 518 1 537 1 599 1 663 1 673 +8,6 +0,6
Grateloup-saint-Gayrand 538 530 458 451 452 416 424 444 422 -21,6 -5,0
Jusix 256 200 173 141 134 114 113 118 109 -57,4 -7,6
Lafitte-sur-Lot 749 774 754 746 731 696 766 816 823 +9,9 +0,9
Lagruere 439 434 379 362 347 318 323 382 329 -25,1 -13,9
Lagupie 349 348 343 460 513 489 587 770 707 +102,6 -8,2
Longueville 270 292 273 273 261 260 322 363 366 +35,6 +0,8
Marcellus 593 617 570 570 692 699 785 828 859 +44,9 +3,7
Marmande 13 542 15 559 16 535 16 540 17 113 16 770 17 947 18 028 17 534 +29,5 -2,7
Mas-d'Agenais 1 371 1 384 1 241 1 206 1 220 1 330 1 425 1 470 1 487 +8,5 +1,2
Mauvezin-sur-Gupie 463 426 376 413 455 429 449 567 598 +29,2 +5,5
Meilhan-sur-Garonne 1 438 1 404 1 322 1 382 1 255 1 253 1 320 1 347 1 319 -8,3 -2,1
Montpouillan 570 537 521 605 610 557 637 705 813 +42,6 +15,3
Puymiclan 690 657 602 575 565 568 555 611 668 -3,2 +9,3
Saint-Avit 190 199 167 142 164 152 169 166 172 -9,5 +3,6
Saint-Barthelemy-d'Agenais 636 641 597 535 517 491 504 500 523 -17,8 +4,6
Sainte-Bazeille 1 824 1 948 2 368 2 626 2 629 2 656 2 927 3 143 3 146 +72,5 +0,1
Saint-Martin-Petit 240 238 289 342 384 357 418 502 606 +152,5 +20,7
Saint-Pardoux-du-Breuil 482 493 481 511 561 576 580 601 615 +27,6 +2,3
Saint-Sauveur-de-Meilhan 365 328 310 319 284 245 305 327 335 -8,2 +2,4
Samazan 749 745 642 683 732 748 856 838 884 +18,0 +5,5
Senestis 416 356 292 289 241 200 193 202 211 -49,3 +4,5
Seyches 1 015 1 023 953 990 1 021 869 989 1 002 1 052 +3,6 +5,0
Taillebourg 188 176 138 115 104 92 88 79 63 -66,5 -20,3
Tonneins 7 834 8 417 9 127 9 141 9 334 9 041 9 162 8 914 9 107 +16,2 +2,2
Vares 474 420 459 618 680 691 656 622 671 +41,6 +7,9
Villeton 469 471 426 444 511 519 519 475 457 -2,6 -3,8
Virazeil 929 966 1 146 1 433 1 631 1 587 1 635 1 718 1 689 +81,8 -1,7
Val de Garonne Agglomération 49 183 51 637 52 720 54 063 55 441 54 534 58 089 59 779 60 213 +22,4 +0,7
Lot-et-Garonne 275 028 290 592 292 616 298 522 305 989 305 380 326 399 333 180 331 970 +20,7 -0,4
France métropolitaine 46 425 393 49 711 853 52 591 584 54 334 871 56 615 155 58 518 395 62 134 963 63 697 865 64 844 037 +39,7 +1,8
Valeurs supérieures à celle de la Val de Garonne Agglomération
Population municipale Taux d'évolution en %
Source : Insee, RP 1962-2018 - Traitements © Compas
Lecture : Marmande compte 17 534 habitants en 2018. Leur nombre a diminué de 2,7% entre 2013 et 2018.
© Compas septembre 2021 Portrait social
17CARTOGRAPHIE
Le peuplement
Évolutions détaillées de la population de 1990 à nos jours
1999 2007 2012 2017 1999- 2007 2007- 2012 2012- 2017
Centre Ville I 1 984 2 121 2 204 2 202 +6,9 +3,9 -0,1
Garrigues-Carpette-Laurier 2 405 2 357 2 812 2 658 -2,0 +19,3 -5,5
Centre Ville II 1 841 1 969 2 114 2 209 +6,9 +7,4 +4,5
Magdeleine et Bouilhats 1 881 1 783 1 709 1 680 -5,2 -4,1 -1,7
Sous Prefecture-Gare 1 989 2 212 2 158 2 212 +11,2 -2,4 +2,5
Thivras-Coussan 2 365 2 381 2 381 2 069 +0,7 +0,0 -13,1
Lolya-Les Cedres-Lactarium 2 348 2 386 2 733 2 412 +1,6 +14,6 -11,7
Beyssac-Mauvezin 0 1 952 2 346 2 248 - +20,2 -4,2
Marmande 17 194 17 161 18 458 17 691 -0,2 +7,6 -4,2
Val de Garonne Agglomération 54 523 56 957 59 920 60 318 +4,5 +5,2 +0,7
Lot-et-Garonne 305 396 324 159 332 119 332 842 +6,1 +2,5 +0,2
France métropolitaine 58 520 688 61 795 007 63 375 971 64 639 133 +5,6 +2,6 +2,0
Valeurs supérieures à celle Marmande
Population municipale Taux d'évolution en %
Source : Insee, RP 1990-2017 - Traitements © Compas
Lecture : L’iris du Centre Ville II compte 2 209 habitants au
recensement 2017, soit une augmentation de 4,5% depuis 2012
Évolution de la population entre 2012 et 2017
Source : Insee, RP 2012-2017 - Traitements © Compas
Taux de variation de la
population entre 2012 et 2017
Entre 0 et 4,5%
Moyenne de Marmande : -4,2%
Entre -4,2 et 0%
Entre -13 et -4,2%
-0,1%
-5,5%
4,5%
-1,7%
2,5%
-13,1%
-11,7%
-4,2%
© Compas septembre 2021 Portrait social
18CONTEXTE GÉNÉRAL
La structure de la population a-t-elle des effets
sur les besoins sociaux ?
Évolution de la taille moyenne des ménages, des années
soixante à nos jours
Source : Insee, RP 1962-2018 - Traitements © Compas
3,1 3,1
2,8
2,6
2,4
2,2
2,0 1,9 1,9
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018
1,0
1,5
2,0
2,5
3,0
3,5
Marmande (valeur affichée) Val de Garonne Agglomération Lot-et-Garonne France métropolitaine
4 248 7 144 8 906 Nb de
ménages
Lecture : En 2018, Marmande compte en moyenne 1,9 personnes par ménages contre 3,1 en 1962.
Évolution de la structure par âge et de la
taille moyenne des ménages
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
20,8
21,2
21,3
22,2
23,9
10,6
10,9
11,3
12,5
14,2
20,7
21,8
24,0
26,5
25,5
13,3
12,7
13,1
11,0
10,5
20,4
20,0
16,5
17,0
15,5
14,2
13,5
14,0
10,8
10,3
0% 20% 40% 60% 80% 100%
2018 : 1,9 pers./ménage
17 530 pers.
2013 : 1,9 pers./ménage
18 030 pers.
2008 : 2 pers./ménage
17 950 pers.
1999 : 2,2 pers./ménage
17 190 pers.
1990 : 2,4 pers./ménage
17 110 pers.
Marmande
% des moins de 20 ans % des 20-29 ans % des 30-49 ans
% des 50-59 ans % des 60-74 ans % des 75 ans et plus
Lecture : En 2018, les moins de 20 ans représentent 20,8% de la population de Marmande contre 23,9% en 1990.
A Marmande, depuis le début des années 1990, la
principale hausse démographique constatée concerne
l’augmentation de la population âgée de 60 à 74 ans. Ils
représentent 20% de la population en 2018 (soit 3 580
personnes) contre 15% en 1990 (2 720 personnes).
La classe d’âge des 30-49 ans correspond à celle pour
laquelle la probabilité d’avoir des enfants à domicile est
la plus forte. Ainsi, au-delà de la proportion des moins
de 20 ans, une taille moyenne des ménages élevée est
souvent liée à une proportion importante des 30-49 ans
dans la population.
Chez les 50-59 ans, souvent, tous les enfants ne vivent
plus à domicile : cette classe d’âge correspond au
passage à une vie à deux.
À partir de 60 ans, les enfants ont quitté le domicile, et
l’isolement intervient le plus souvent chez les 75 ans et
plus.
L’observation de la baisse du nombre moyen de personnes par ménage est un constat récurrent sur les territoires. Le plus souvent, elle est en premier lieu à rapprocher des effets d’un vieillissement de la population locale principalement lié à un « glissement des âges » des populations déjà sur place.
Depuis le début des années 60, la taille moyenne des ménages ne cesse de diminuer à Marmande comme dans les territoires de comparaison.
En 1962, Marmande comptait ainsi 3,1 personnes par ménage en moyenne contre 1,9 en 2018.
Ménage : l’ensemble des
personnes partageant une même
résidence principale, sans que ces
personnes soient nécessairement
unies par un lien de parenté. Il
peut être constitué d’une seule
personne. Les personnes vivant
dans des habitations mobiles, les
mariniers, les sans-abris, et les
personnes vivant en communauté
(foyers de travailleurs, maisons de
retraite, résidences universitaires,
maisons de détention ...) sont
considérées comme vivant hors
ménage. Le nombre de ménages
et le nombre de résidences
principales sont égaux.
Taille moyenne des ménages :
nombre de personnes par ménage
(ou résidence principale)
DÉFINITIONS
© Compas septembre 2021 Portrait social
19Le peuplement
La structure de la population a-t-elle des effets
sur les besoins sociaux ?
Pyramide des âges de la population selon la situation familiale
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
nés entre 2014 et 2018
nés entre 2009 et 2013
nés entre 2004 et 2008
nés entre 1999 et 2003
nés entre 1994 et 1998
nés entre 1989 et 1993
nés entre 1984 et 1988
nés entre 1979 et 1983
nés entre 1974 et 1978
nés entre 1969 et 1973
nés entre 1964 et 1968
nés entre 1959 et 1963
nés entre 1954 et 1958
nés entre 1949 et 1953
nés entre 1944 et 1948
nés entre 1939 et 1943
nés entre 1934 et 1938
nés entre 1929 et 1933
nés entre 1924 et 1928
nés entre 1919 et 1923
nés avant 1918
200 150 100 50 0 50 100 150 200
0-4 ans
5-9 ans
10-14 ans
15-19 ans
20-24 ans
25-29 ans
30-34 ans
35-39 ans
40-44 ans
45-49 ans
50-54 ans
55-59 ans
60-64 ans
65-69 ans
70-74 ans
75-79 ans
80-84 ans
85-89 ans
90-94 ans
95-99 ans
100 ans et +
Marmande
vivant au sein d'un couple sans enfant vivant au sein d'une famille monoparentale vivant au sein d'un couple avec enfant(s) personnes vivant seules
autres
Hommes Femmes
Lecture : Environ 120 enfants de moins de 5 ans vivent au sein d’un couple avec enfant(s) à Marmande.
Les moins de 15 ans représentent 15% de la population de Marmande (2 560 personnes).
17% des habitants sont des adolescents ou jeunes adultes (âgés de 15 à 29 ans), soit 2 940 personnes.
Le cœur de la pyramide des âges regroupe 34% de la population : 15% des habitants ont entre 30 et 44 ans (2 600 personnes) et 19% entre 45 et 59 ans (3 370 personnes).
Enfin, 35% de la population est formée des tranches d’âge les plus élevées, avec 20% d’habitants âgés de 60 à 74 ans (3 580 personnes) et 14% de seniors de 75 ans ou plus (2 480 personnes).
Entre 1999 et 2018, l’âge médian de la population a augmenté, comme en France métropolitaine : une personne sur deux, à Marmande, est âgée de moins de 47 ans et l’autre moitié est plus âgée, contre 41 ans dix-neuf ans plus tôt.
Finalement, dès la lecture de la pyramide des âges, des enjeux sociaux apparaissent : déséquilibre entre générations, isolement des personnes âgées, enfants de familles monoparentales (notamment des adolescents), situation des femmes (monoparentalité puis isolement).
Structure par âge de la population
Moins de 20
ans 20-39 ans 40-59 ans 60-74 ans
75 ans et
plus
Moins de 20
ans 20-39 ans 40-59 ans 60-74 ans
75 ans et
plus
Centre Ville I 23,0 27,3 22,0 13,5 14,3 22,1 25,8 24,0 16,7 11,4
Garrigues-Carpette-Laurier 20,0 20,6 29,6 18,0 11,9 19,4 14,9 23,5 25,9 16,3
Centre Ville II 23,1 25,4 22,6 13,7 15,2 29,6 20,2 21,7 16,2 12,4
Magdeleine et Bouilhats 20,0 14,9 32,3 20,4 12,4 16,3 14,1 28,8 30,6 10,2
Sous Prefecture-Gare 16,6 28,8 20,6 15,0 19,0 16,6 26,4 21,3 15,3 20,4
Thivras-Coussan 24,4 27,8 23,0 13,5 11,2 24,3 24,3 24,5 16,3 10,6
Lolya-Les Cedres-Lactarium 20,5 22,4 23,7 16,1 17,4 20,4 21,4 24,8 19,3 14,1
Beyssac-Mauvezin 18,3 18,3 33,4 21,2 8,7 21,2 15,9 26,8 23,6 12,6
Marmande 20,8 23,4 25,7 16,3 13,8 21,3 20,4 24,3 20,3 13,7
Val de Garonne Agglomération 21,7 21,5 28,2 16,6 12,0 22,0 19,1 26,2 20,2 12,6
Lot-et-Garonne 22,0 21,6 28,1 16,4 11,9 21,6 19,5 26,1 19,9 12,9
France métropolitaine 24,7 26,1 27,5 13,2 8,5 24,1 23,8 26,3 16,3 9,4
2007 2017 Répartition de la population selon
l'âge (%)
Lecture : En 2017, les personnes âgées de 75 ans et plus représentent 13,7% de la population de Marmande.
© Compas septembre 2021 Portrait social
20
Source : Insee, RP 2007-2017 - Traitements © CompasCONTEXTE GÉNÉRAL
La structure de la population a-t-elle des effets
sur les besoins sociaux ?
Composition des ménages
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
2 206 2 720
3 608 4 050 4 058
2 456
2 444
2 518 2 466 2 402
2 020 1 696
1 379 1 388 1 298 444 556
820 699 748
219 318
465 442 399
7 345 7 734
8 790 9 046 8 906
0
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
7 000
8 000
9 000
10 000
1990 1999 2008 2013 2018
Marmande
Personnes vivant seules Couples sans enfant Couples avec enfant(s)
Familles monoparentales Autres ménages
Lecture : En 2018, 4 058 ménages sont composés d’une personne seule.
Marmande compte 8 910 ménages au recensement de
2018, soit 1 560 de plus qu’en 1990. Parmi eux, 4 060
(46% des ménages) sont composés d’une personne
seule contre 2 210 (30% des ménages) en 1990.
On compte par ailleurs 2 400 couples sans enfant
en 2018, soit 50 de moins qu’en 1990. Alors qu’ils
représentaient 33% des ménages de Marmande en
1990, ils ne représentent plus que 27% des ménages en
2018.
Les 2 050 familles avec enfant(s) représentent 23% des
ménages de Marmande. Elles sont moins nombreuses
qu’en 1990 (2 460, soit 34% des ménages).
Cette diminution du nombre de familles avec enfant(s)
s’explique surtout par la baisse du nombre de couples
avec enfant(s), soit 720 de moins entre 1990 et 2018.
Évolution de la structure des ménages
et de la taille moyenne des ménages
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
45,6
44,8
41,0
35,2
30,0
27,0
27,3
28,6
31,6
33,4
8,4
7,7
9,3
7,2
6,0
14,6
15,3
15,7
21,9
27,5
4,5
4,9
5,3
4,1
3,0
0% 20% 40% 60% 80% 100%
2018 : 1,9 pers./ménage
8 910 ménages
2013 : 1,9 pers./ménage
9 050 ménages
2008 : 2 pers./ménage
8 790 ménages
1999 : 2,2 pers./ménage
7 730 ménages
1990 : 2,4 pers./ménage
7 350 ménages
Marmande
% personnes seules % couples sans enfant
% familles monoparentales % couples avec enfant(s)
% autres
Lecture : En 2018, les personnes seules représentent 45,6% des ménages de Marmande contre 30% en 1990.
Composition et taille moyenne des ménages
personnes
seules
couples sans
enfant
familles
monoparentales
couples
parentaux autres
Centre Ville I 55,4 17,8 11,5 11,7 3,9 1,76
Garrigues-Carpette-Laurier 30,5 39,5 6,4 18,0 5,4 2,15
Centre Ville II 46,4 16,3 10,3 21,7 5,3 2,18
Magdeleine et Bouilhats 26,4 43,3 3,9 20,7 5,4 2,14
Sous Prefecture-Gare 63,7 18,3 7,6 8,7 1,8 1,55
Thivras-Coussan 54,9 15,7 11,3 13,0 5,2 1,82
Lolya-Les Cedres-Lactarium 44,8 27,2 8,6 13,4 5,9 1,91
Beyssac-Mauvezin 30,1 40,7 6,0 18,7 4,4 2,17
Marmande 45,1 26,7 8,4 15,3 4,6 1,94
Val de Garonne Agglomération 35,3 31,1 7,0 21,2 5,4 2,14
Lot-et-Garonne 36,0 30,9 7,0 20,7 5,4 2,12
France métropolitaine 36,4 26,6 7,7 23,8 5,6 2,20
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Composition des ménages (%)
taille des
ménages
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Lecture : 45,1% des ménages de Marmande sont des personnes seules.
© Compas septembre 2021 Portrait social
21Le peuplement
Quelle influence des migrations résidentielles sur
la structure par âge et la taille des ménages ?
Mobilités résidentielles des populations de 1 an et plus
Source : Insee, RP fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
1 260 personnes de 1 an et plus ont
quitté Marmande dans l'année
1 290 personnes de 1 an et plus
nouvellement arrivées à
Marmande dans l'année
16 080 personnes de 1 an et plus
habitent à Marmande en 2018,
comme en 2017
Un solde migratoire de
+30 personnes dans l'année à
Marmande
17 370 personnes de 1 an et plus
habitent à Marmande en 2018
1,9 personnes par ménage chez les
sédentaires
1,8 personnes par ménage chez les
arrivants
1,7 personnes par ménage chez les
partants
Lecture : Entre 2017 et 2018, l’augmentation de la population au cours de l’année est due au solde migratoire, puisque l’on observe un excédent de 30 arrivées (au regard des départs).
Avec 1 260 personnes parties dans l’année pour 1 290 personnes nouvellement arrivées, Marmande présente un solde migratoire positif.
La taille moyenne des ménages quittant Marmande est inférieure à celle des nouveaux arrivants.
Les flux migratoires présentés ci-après sont obtenus par analyse des données de migrations communales entre 2017 et 2018. Sont étudiés ici les lieux de résidence au 1er janvier 2017 et au 1er janvier 2018, sans tenir compte des mobilités ayant pu avoir lieu entre ces deux dates.
L’ensemble des informations relatives aux caractéristiques des populations (situation familiale, statut d’occupation du logement, niveau de formation, catégorie socioprofessionnelle...) concernent les situations recensées au 1er janvier 2018.
Si le recensement de la population permet de connaître les populations qui résidaient à l’étranger en 2017 et résident en 2018 sur le territoire français, l’inverse n’est pas vrai. Nous ne disposons donc pas des populations ayant quitté le territoire français pour l’étranger entre 2017 et 2018.
13,4
11,7
11,7
11,2
7,2
7,8
8,3
7,2
Marmande
Val de Garonne Agglomération
Lot-et-Garonne
France métropolitaine
Part des habitants arrivés dans l'année dans leur logement en %
Part des habitants arrivés dans l'année sur leur commune en % (valeur affichée)
Mobilités résidentielles dans l’année
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas 13% des habitants de Marmande ont emménagé dans leur logement dans l’année (2 330 personnes), et parmi
eux 54% ont changé de commune. Ainsi, les 1 260
habitants ayant changé de commune au cours de l’année
représentent 7% de la population de Marmande.
Le profil des populations ayant connu une mobilité
résidentielle dans l’année diffère de celui des habitants
de Marmande. A l’image des tendances habituelles, les
mobilités résidentielles concernent des populations plus
jeunes que l’ensemble de la population de Marmande :
la part des 55 ans et plus n’y est que de 17% pour les
personnes ayant changé de commune de résidence
dans l’année et de 17% pour l’ensemble de celles ayant
changé de logement, contre 42% pour l’ensemble de la
population.
Lecture : 13,4% des habitants de Marmande ont emménagé dans leur logement dans l’année ; 7,2% sont arrivés sur la commune.
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22CONTEXTE GÉNÉRAL
Part des arrivants et des partants dans l’année par tranche d’âge
Source : Insee, RP fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
1-4 ans 5-9 ans
10-14 ans 15-19 ans 20-24 ans 25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40-44 ans 45-49 ans 50-54 ans 55-59 ans 60-64 ans 65-69 ans 70-74 ans 75-79 ans 80-84 ans 85-89 ans
90 ans et plus
Marmande
Part des nouveaux arrivants dans l'année en % Part des partants dans l'année en %
Lecture : 18,2% des personnes âgées de 25-29 ans sont arrivées dans l’année à Marmande.
Pyramide des âges des mobilités résidentielles
Source : Insee, RP fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
+12
+20
+17
+2
-38
-15
-27
+39
+8
-35
+23
-10
-4
+6
+9
+7
-3
-4
+18
300 200 100 0 100 200 300
1-4 ans
5-9 ans
10-14 ans
15-19 ans
20-24 ans
25-29 ans
30-34 ans
35-39 ans
40-44 ans
45-49 ans
50-54 ans
55-59 ans
60-64 ans
65-69 ans
70-74 ans
75-79 ans
80-84 ans
85-89 ans
90 ans et plus
Partants Arrivants
Changements de lieu de résidence dans l'année
Marmande
Solde dans l'année Partants dans l'année Arrivants dans l'année
Lecture : Entre 2017 et 2018, 161 personnes âgées de 25-29 ans sont arrivées à Marmande et 175 personnes de la même tranche d’âge ont quitté le territoire. Cela se traduit ainsi par un solde migratoire négatif pour les 25-29 ans.
1 290 personnes sont nouvellement arrivées à Marmande entre 2017 et 2018. Elles représentent 7% de la population. Parmi elles, 74% ont moins de 45 ans.
Par ailleurs, sur cette même période, 1 260 personnes ont quitté Marmande. Les trois quart d’entre elles ont moins de 45 ans.
Quelle influence des migrations résidentielles sur
la structure par âge et la taille des ménages ?
La part des nouveaux arrivants à Marmande atteint 22% pour les 20-24 ans.
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23Le peuplement
Quelle influence des migrations résidentielles sur
la structure par âge et la taille des ménages ?
Part des nouveaux arrivants par catégorie de ménages
Source : Insee, RP fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
Part des nouveaux arrivants chez les 15 ans et plus
Source : Insee, RP fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
9,0
5,4
10,8
6,3
2,6
14,4
5,0
0% 5% 10% 15% 20%
Personnes seules
Couples sans enfant
Familles monoparentales
Couples avec enfant(s)
Propriétaires
Locataires parc privé
Locataires parc social
Marmande
4,9
8,5
9,2
4,7
10,3
11,4
11,5
8,9
0% 5% 10% 15%
Bas niveaux de formation
Niveaux intermédiaires
Hauts niveaux de formation
Artisans, commerçants et
chefs d'entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions intermédiaires
Employés
Ouvriers
Marmande
Actifs occupés
Lecture : 9% des personnes seules vivant à Marmande sont arrivées dans l’année.
Lecture : 11,5% des employés vivant à Marmande sont arrivés dans l’année.
Le renouvellement de la population est maximal
parmi les ménages locataires du parc privé :
14% d’entre eux n’habitaient pas à Marmande
l’année précédente.
La mobilité résidentielle, mesurée par la part des
ménages nouvellement arrivés à Marmande (part
des ménages qui ne résidaient pas à Marmande
l’année précédente), concerne 9% des personnes
seules, 6% des couples parentaux, 11% des
familles monoparentales et 5% des couples
sans enfant.
10% des cadres et professions intellectuelles
supérieures actifs occupés n’habitaient pas
à Marmande l’année précédente. Ce taux est
de 9% pour les ouvriers.
Enfin, la part des nouveaux arrivants est de
9% pour les habitants de 15 ans et plus avec
de hauts niveaux de formation.
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24CONTEXTE GÉNÉRAL
Quelle influence des migrations résidentielles sur
la structure par âge et la taille des ménages ?
Structure des mobilités résidentielles des populations de 15 ans et plus
Source : Insee, RP fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
+69
-42
-50
-5
-4
-13
+4
+9
-30
800 600 400 200 0 200 400 600
Bas niveaux de formation
Niveaux intermédiaires
Hauts niveaux de formation
Agriculteurs exploitants
Artisans, commerçants et
chefs d'entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions intermédiaires
Employés
Ouvriers
Partants Arrivants
Changements de lieu de résidence - mobilités observées dans l'année
Marmande
Solde dans l'année (valeur affichée) Partants dans l'année Arrivants dans l'année
Actifs occupés
Lecture : Entre 2017 et 2018, Marmande présente un solde migratoire positif pour les employés (+9 personnes).
Entre 2017 et 2018, 70 actifs occupés cadres arrivent à Marmande quand 80 en partent. Concernant les ouvriers, les départs sont plus nombreux que les arrivées.
Enfin, 320 personnes avec de hauts niveaux de formation quittent Marmande quand 270 y arrivent.
Structure des mobilités résidentielles des ménages
Source : Insee, RP fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
-10
-38
+36
+4
-53
+46
-1
600 400 200 0 200 400 600
Personnes seules
Couples sans enfant
Familles monoparentales
Couples avec enfant(s)
Propriétaires
Locataires parc privé
Locataires parc social
Partants Arrivants
Changements de lieu de résidence - mobilités observées dans l'année
Marmande
Solde dans l'année (valeur affichée) Partants dans l'année Arrivants dans l'année
Lecture : Entre 2017 et 2018, Marmande présente un solde migratoire négatif pour les personnes seules (-10 personnes).
Globalement, dans l’année, 375 personnes seules quittent Marmande quand 365 personnes seules arrivent.
Les départs de couples sans enfant sont plus nombreux que les arrivées. A l’inverse, les arrivées de couples parentaux et de familles monoparentales sont plus nombreuses que les départs.
Par ailleurs, 160 propriétaires quittent Marmande quand 110 arrivent. Les départs de locataires du parc social sont plus nombreux que les arrivées alors que les arrivées de locataires du parc privé sont plus nombreuses que les départs.
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25Le peuplement
Quelle influence des migrations résidentielles sur
la structure par âge et la taille des ménages ?
Bassins de vie de provenance et destination des populations
Source : Insee, RP fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
Bassin de vie de destination Pop. Partie Commune de résidence Pop. 2017 Bassin de vie de provenance Pop. Arrivée
Marmande 384 Marmande 17 373 Marmande 265
Bordeaux 107 Tonneins 95
Tonneins 91 Etranger 92
Agen 88 Bordeaux 80
Casteljaloux 66 Toulouse 52
Miramont-de-Guyenne 50 Casteljaloux 52
Paris 34 Agen 43
Villeneuve-sur-Lot 29 Paris 42
Toulouse 21 Langon 41
La Réole 21 Miramont-de-Guyenne 40
… …
Département de destination Pop. Partie Solde migratoire Pop. Département de provenance Pop. Arrivée
Même département 731 Même département -160 Même département 569
Départements limitrophes 249 Départements limitrophes +60 Départements limitrophes 311
Autres départements 284 Autres départements +130 Autres départements 411
1 290 personnes de 1 an et plus nouvellement
arrivées à Marmande dans l'année
1 260 personnes de 1 an et plus ont quitté
Marmande dans l'année 8 900 ménages habitent à Marmande en 2017
Lecture : Parmi les 1 260 personnes de 1 an et plus qui ont quitté Marmande dans l’année, 384 sont parties vivre dans le bassin de vie de Marmande.
Les populations quittant Marmande rejoignent, le plus souvent, une commune du bassin de vie de Marmande, puis des communes du bassin de vie de Bordeaux… 730 personnes quittent Marmande dans l’année pour rejoindre une autre commune du département et 250 personnes changent de département pour rejoindre un département limitrophe. Enfin 280 personnes rejoignent un autre département.
Le solde migratoire est négatif avec les autres communes du département : les départs vers d’autres communes du département sont plus nombreux que les arrivées.
Bassin de vie : le découpage de la France en «bassins de vie» a été réalisé pour faciliter la compréhension de la structuration du territoire de la France métropolitaine. Le bassin de vie est le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants.
DÉFINITION
Pour les besoins sociaux de la commune, les flux migratoires sont importants. Les personnes nouvellement arrivées doivent s’approprier les codes du territoire, les lieux d’accès aux droits, les services et les politiques publiques locales mises en œuvre. La commune doit donc accueillir, informer, orienter les nouveaux arrivants. Mieux connaître ces arrivants est fondamental pour un territoire car ce sont des ménages inconnus qui arrivent avec des réalités sociales qui peuvent être différentes de celles des présents. Pour autant ce sont des ménages qui ne seront pas toujours repérés. L’accueil de ces arrivants est donc l’un des enjeux sociaux.
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26CONTEXTE GÉNÉRAL
Qui sont les étrangers et les immigrés ?
Évolution de la part de la population immigrée
Source : Insee, RP 2008-2018 - Traitements © Compas
8,7
7,7
8,4 8,4
11,2
9,5 9,4 9,8
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
Marmande Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne France
métropolitaine
2008 2013 2018
Lecture : En 2018, la part des personnes immigrées dans la population totale est de 11,2% à Marmande.
Évolution de la part de la population étrangère
Source : Insee, RP 2008-2018 - Traitements © Compas
5,2 5,2 5,3
5,8
8,3
7,5
6,9 7,1
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
8%
9%
Marmande Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne France
métropolitaine
2008 2013 2018
Lecture : En 2018, la part des personnes étrangères dans la population totale est de 8,3% à Marmande.
En 2018, les 1 960 personnes immigrées
recensées à Marmande représentent 11%
de la population (contre 9% en 2008, soit
1 560 personnes).
Ainsi, le nombre de personnes
immigrées a augmenté de 26% en 10 ans
(400 personnes immigrées de plus).
8% de la population de Marmande est
étrangère en 2018, soit 1 460 personnes
(contre 5% en 2008, soit 930 personnes
étrangères).
Depuis 2008, le nombre de personnes
étrangères a augmenté (+530 personnes,
soit +57%). Pour comparaison, la part des
personnes étrangères est de 7% pour Val
de Garonne Agglomération et en France
métropolitaine.
Étranger : un étranger est une personne qui réside en France et
ne possède pas la nationalité française.
Immigré : un immigré est une personne née étrangère à l’étranger
et résidant en France. Les personnes nées françaises à l’étranger
et vivant en France ne sont donc pas comptabilisées. A l’inverse,
certains immigrés ont pu devenir français, les autres restant
étrangers.
DÉFINITIONS
© Compas septembre 2021 Portrait social
27TABLEAU DÉTAILLÉ
Le peuplement
Évolution de la population immigrée
Evolution 2007
- 2017
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) en %
Centre Ville I 133 6,3 137 6,2 293 13,3 +120,7
Garrigues-Carpette-Laurier 193 8,2 276 9,8 266 10,0 +37,9
Centre Ville II 340 17,2 365 17,3 508 23,0 +49,5
Magdeleine et Bouilhats 95 5,3 74 4,3 59 3,5 -38,4
Sous Prefecture-Gare 157 7,1 163 7,5 193 8,7 +22,7
Thivras-Coussan 241 10,1 244 10,2 294 14,2 +21,9
Lolya-Les Cedres-Lactarium 230 9,6 252 9,2 290 12,0 +26,2
Beyssac-Mauvezin 83 4,3 130 5,5 166 7,4 +98,9
Marmande 1 473 8,6 1 641 8,9 2 068 11,7 +40,5
Val de Garonne Agglomération 4 360 7,7 4 917 8,2 5 857 9,7 +34,4
Lot-et-Garonne 27 096 8,4 28 949 8,7 31 153 9,4 +15,0
France métropolitaine 5 147 723 8,3 5 600 256 8,8 6 231 367 9,6 +21,1
2012 2017 2007
Lecture : En 2017, la population immigrée représente 23% de la population du Centre Ville II, soit 508 personnes.
Population immigrée selon le sexe et l’âge
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Moins de 15
ans 15-24 ans 25-54 ans
55 ans ou
plus Ensemble
Immigrés 135 168 958 700 1 960
dont femmes 59 67 487 346 959
Ensemble de la population 2 563 2 063 5 629 7 279 17 534
Part des personnes immigrées
parmi l'ensemble de la population
(en %)
5,3 8,1 17,0 9,6 11,2
Répartition de la population immigrée selon l'âge
Marmande
Lecture : En 2018, à Marmande, 17% des habitants âgés de 25-54 ans sont étrangers, soit 958 personnes (dont 487 femmes).
La part de personnes immigrées
parmi l’ensemble de la population
atteint 17% chez les 25 à 54 ans
contre 5% chez les moins de 15
ans à Marmande.
Par ailleurs, on recense 960
femmes parmi les personnes
immigrées en 2018 (dont 350 sont
âgées de 55 ans et plus, soit 36%).
Population étrangère selon le sexe et l’âge
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Moins de 15
ans 15-24 ans 25-54 ans
55 ans ou
plus Ensemble
Etrangers 329 137 649 345 1 460
dont femmes 160 50 363 148 721
Ensemble de la population 2 563 2 063 5 629 7 279 17 534
Part des personnes étrangères
parmi l'ensemble de la population
(en %)
12,8 6,7 11,5 4,7 8,3
Répartition de la population étrangère selon l'âge
Marmande
Lecture : En 2018, à Marmande, 11,5% des habitants âgés de 25-54 ans sont étrangers, soit 649 personnes (dont 363 femmes).
13% des habitants âgés de
moins de 15 ans sont étrangers
à Marmande contre 5% de ceux
âgés de 55 ans ou plus.
En 2018, Marmande compte 720
femmes parmi les personnes
étrangères (dont 150 sont âgées
de 55 ans et plus, soit 20%).
© Compas septembre 2021 Portrait social
28
Source : Insee, RP 2007-2017 - Traitements © CompasCONTEXTE GÉNÉRAL
Comment mesurer l’évolution des populations migrantes qui
arrivent sur le territoire ? Quels besoins sociaux y sont associés ?
Pour mesurer les populations migrantes qui arrivent
sur le territoire, il faut d’abord définir cette catégorie
de la population. L’Insee, mobilise la définition du Haut
Conseil à l’Intégration selon laquelle un immigré est
une personne née étrangère à l’étranger et résidant en
France. Les personnes nées françaises à l’étranger et
vivant en France ne sont pas comptabilisées.
Quant aux migrants, il n’existe pas de définition
internationalement reconnue. Ces personnes sont
amenées à se déplacer hors de leurs pays pour des
raisons multiples : sanitaires, politiques, poursuite
d’études, recherche d’emploi… Pour les personnes
contraintes de quitter leur lieu de résidence on parle
plutôt de réfugié.
La différence entre un immigré et un migrant peut se
situer au niveau de la date d’arrivée, on peut considérer
qu’un migrant est une personne arrivée plus récemment
sur le territoire lors des vagues de migration ayant eu
lieu ces cinq dernières années.
Mesurer l’évolution des populations migrantes sur un
territoire se révèle assez complexe du fait de l’absence de
statistique nationale pour cette catégorie de population
mais aussi en raison des arrivées clandestines.
Néanmoins, il serait possible éventuellement de
recouper plusieurs chiffres comme les chiffres récents
des préfectures concernant les demandes de carte de
séjour1, les demandes d’asile et les certificats de travail.
Il est également possible de s’appuyer sur les CCAS qui
enregistre les domiciliations des personnes n’ayant pas
de résidence comme les SDF, les voyageurs itinérants,
les Roms et les migrants. Mais, s’appuyer sur ce dernier
chiffre suppose que la personne ait fait des démarches
pour être domiciliée dans un CCAS.
1/ Risque de double compte cependant lié au renouvellement
des titres de séjour.
Enfin, il serait aussi possible d’étudier le nombre de
bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat (AME) accordé
aux personnes en situation irrégulière. Cependant, le
non recours à cette aide est assez élevé. D’après l’IRDES,
seulement 51% des personnes éligibles bénéficient de
l’AME.
Le Conseil de l’Europe a recensé plusieurs besoins urgents
pour les migrants. D’abord, les besoins prioritaires et
nécessaires à leur survie comme l’hébergement, la
fourniture de repas, la possibilité de prendre des douches
et de trouver des vêtements et les besoins sanitaires
comme l’accès aux soins et aux médicaments.
D’autres besoins souvent assurés par des associations
qui accompagnent les migrants sont également recensés
comme le besoin d’orientation et d’information sur le
traitement de leurs demandes administratives (aide
juridique) mais aussi l’accès au numérique (recharge
de téléphone, accès à internet), et à plus long terme
l’accès à un emploi (démarche pour les autorisations
de travail, la valorisation des compétences, l’accès à
la formation), l’accès à l’éducation pour leurs enfants…
Les sources sont présentées en Bibliographie.
Qui sont les étrangers et les immigrés ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
29Le logement
Quels sont les enjeux liés au logement sur le
territoire ?
Évolution des logements, des années
soixante à nos jours
Source : Insee, RP 1968-2018 - Traitements © Compas
5 351
6 383
7 172
8 377 8 518
9 928 10 262 10 192
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
0
2 000
4 000
6 000
8 000
10 000
12 000 Part des résidences principales parmi les logements (en %)
Marmande
Tendance nationale
Part des résidences principales parmi les logements (en %)
Marmande
Lecture : En 2018, 10 192 logements sont recensés à Marmande contre 5 351 en 1968.
Depuis la fin des années 60, le nombre de logements a
augmenté de 90% à Marmande, soit 4 840 logements
de plus. A titre de comparaison, l’évolution a été moins
rapide en France métropolitaine.
La part des résidences principales est en baisse sur le
territoire : les 10 190 résidences principales que compte
Marmande en 2018 représentent 87% des logements
contre 93% à la fin des années 60.
Évolution du nombre de logements
Source : Insee, RP 1968-2018 - Traitements © Compas
8 906
9 046
8 790
7 563
7 144
6 386
5 828
4 972
1 117
1 125
1 061
766
1 027
567
431
298
0 2 000 4 000 6 000 8 000 10 000 12 000
2018
2013
2008
1999
1990
1982
1975
1968
Marmande
Résidences principales
Résidences secondaires et logements occasionnels
Logements vacants
Lecture : En 2018, 8 906 logements sont des résidences principales.
Entre 1968 et 1999, le nombre de résidences principales
a augmenté de 52%, soit 2 590 résidences principales
supplémentaires. Depuis 2008, le nombre de logements a
augmenté. Marmande compte ainsi 10 190 logements en
2018. La progression de leur nombre s’est principalement
opérée par une hausse du nombre de résidences
principales (+120).
Depuis 1990, le nombre de résidences principales a
augmenté de 25% à Marmande soit 1 760 résidences
principales de plus. A contrario, le nombre de résidences
secondaires a eu tendance à diminuer, soit une baisse
de -18% entre 1990 et 2018 (-40 résidences secondaires
en moins). Enfin, le nombre de logements vacants a
augmenté de 9% depuis 1990, Marmande en compte
ainsi 1 120 en 2018.
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018
Nbre 4 972 5 828 6 386 7 144 7 563 8 790 9 046 8 906
Part (%) 92,9 91,3 89,0 85,3 88,8 88,5 88,2 87,4
Nbre 81 124 219 206 189 76 91 170
Part (%) 1,5 1,9 3,1 2,5 2,2 0,8 0,9 1,7
Nbre 298 431 567 1 027 766 1 061 1 125 1 117
Part (%) 5,6 6,8 7,9 12,3 9,0 10,7 11,0 11,0
Nbre 5 351 6 383 7 172 8 377 8 518 9 928 10 262 10 192
Part (%) 100 100 100 100 100 100 100 100
Marmande
Résidences principales
Résidences secondaires et
logements occasionnels
Logements vacants
Ensemble des logements
Lecture : En 2018, parmi les 10 192 logements de Marmande, 87,4% sont des résidences principales, 1,7% des résidences secondaires ou occasionnelles et 11% des logements vacants.
Évolution du parc de logements
Source : Insee, RP 1968-2018 - Traitements © Compas
Pour les acteurs du social, remettre «sur le marché» les
logements vacants est un objectif important. Pour cela, il
faut accompagner les propriétaires notamment par l’aide
à l’amélioration de l’habitat ou encore aider les familles
pour accélérer les successions. Pour la vacance liée à
la spéculation, les solutions ne sont pas nombreuses,
en dehors éventuellement de taxes incitatives.
© Compas septembre 2021 Portrait social
30CARTOGRAPHIE
CONTEXTE GÉNÉRAL
Entre 0 et +1,4%
Evolution du nombre de
logements entre 2012 et 2017
Moyenne de Marmande : -0,9%
Entre -0,9 et 0%
Entre -8,2 et -0,9%
0,3%
-8,2%
0%
-0,6%
1,4%
-1,0%
1,0%
0,8%
Évolutions détaillées des logements sur les dix dernières années
Taux d'évolution
(%)
2007 2012 2017 2007-2017 2007 2012 2017 2007 2012 2017
Centre Ville I 1 407 1 526 1 530 +8,7 1 188 1 300 1 233 84,4 85,2 80,6
Garrigues-Carpette-Laurier 1 226 1 476 1 354 +10,5 1 085 1 379 1 228 88,5 93,4 90,7
Centre Ville II 1 034 1 099 1 099 +6,3 963 985 1 008 93,1 89,6 91,7
Magdeleine et Bouilhats 829 867 862 +4,0 778 778 783 93,8 89,7 90,9
Sous Prefecture-Gare 1 540 1 560 1 581 +2,7 1 260 1 246 1 276 81,8 79,9 80,7
Thivras-Coussan 1 269 1 233 1 220 -3,8 1 152 1 105 1 085 90,7 89,6 88,9
Lolya-Les Cedres-Lactarium 1 266 1 446 1 460 +15,3 1 132 1 323 1 255 89,4 91,5 86,0
Beyssac-Mauvezin 903 1 086 1 094 +21,3 859 1 038 1 027 95,2 95,6 93,8
Marmande 9 474 10 292 10 202 +7,7 8 416 9 153 8 896 88,8 88,9 87,2
Val de Garonne Agglomération 28 647 30 942 31 843 +11,2 25 250 26 947 27 573 88,1 87,1 86,6
Lot-et-Garonne 166 770 178 555 185 343 +11,1 142 300 149 078 152 670 85,3 83,5 82,4
France métropolitaine 31 448 707 33 212 137 34 980 732 +11,2 26 352 815 27 567 298 28 734 433 83,8 83,0 82,1
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Logements Résidences principales Part des résidences principales parmi les logements (%)
Source : Insee, RP 2007-2017 - Traitements © Compas
Lecture : En 2017, 10 202 logements sont recensés sur Marmande contre 9 474 en 2007, soit une évolution de +7,7%.
© Compas septembre 2021 Portrait social
31
Évolution des logements entre 2012 et 2017
Source : Insee, RP 2012-2017 - Traitements © CompasLe logement
Quels sont les enjeux liés au logement sur le
territoire ?
Évolution des résidences principales
selon leur type
Source : Insee, RP 1999-2018 - Traitements © Compas
Lecture : En 2018, 5 739 résidences principales sont des maisons à Marmande, soit 65,1%.
5 739
5 916
5 778
5 478
3 076
3 110
2 967
1 983
0% 20% 40% 60% 80% 100%
2018
2013
2008
1999
Marmande
Maisons Appartements
35% des résidences principales de Marmande sont des
appartements (soit 3 080) et 65% sont des maisons (soit
5 740). Depuis 1999, on observe une progression plus
marquée du nombre d’appartements (+1 090) que de
maisons (+260).
En 2017, la majorité des résidences principales de
Marmande ont une surface de moins de 100 m² (71%, soit
6 350 logements). Le nombre de résidences principales
de moins de 100 m² a augmenté de 3% depuis 2007
(+190 logements). Parallèlement, le nombre de résidences
principales ayant une surface de 100 m² ou plus a
augmenté de 13% (+290 logements, soit 2 540 résidences
principales en 2017).
Évolution du nombre de pièces des
résidences principales
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
4,2
4,1
2,7
3,3
4,7
8,7
9,1
12,0
11,9
11,3
23,6
22,6
23,3
21,4
20,8
35,2
33,0
31,0
31,1
31,3
28,3
31,2
31,1
32,3
31,9
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1990 : 3,7 pièces en
moyenne
1999 : 4 pièces en
moyenne
2008 : 4 pièces en
moyenne
2013 : 4 pièces en
moyenne
2018 : 4 pièces en
moyenne
Marmande
% 1 pièce % 2pièces % 3 pièces
% 4 pièces % 5 pièces et plus
Lecture : En 2018, 31,9% des résidences principales disposent de 5 pièces ou plus à Marmande.
Les logements de Marmande comptent 4 pièces en
moyenne en 2018. 13% des logements occupés de
Marmande recensés en 1999 étaient des petits logements
(1 ou 2 pièces). Ils représentent 16% des résidences
principales en 2018.
© Compas septembre 2021 Portrait social
32TABLEAU DÉTAILLÉ
CONTEXTE GÉNÉRAL
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 1 233 80,6 30 1,9 267 17,5
Garrigues-Carpette-Laurier 1 228 90,7 4 0,3 122 9,0
Centre Ville II 1 008 91,7 4 0,4 87 7,9
Magdeleine et Bouilhats 783 90,9 21 2,4 58 6,7
Sous Prefecture-Gare 1 276 80,7 61 3,9 244 15,5
Thivras-Coussan 1 085 88,9 14 1,2 121 9,9
Lolya-Les Cedres-Lactarium 1 255 86,0 21 1,4 184 12,6
Beyssac-Mauvezin 1 027 93,8 17 1,5 51 4,6
Marmande 8 896 87,2 172 1,7 1 134 11,1
Val de Garonne Agglomération 27 573 86,6 1 006 3,2 3 264 10,3
Lot-et-Garonne 152 670 82,4 11 556 6,2 21 117 11,4
France métropolitaine 28 734 433 82,1 3 419 926 9,8 2 826 372 8,1
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Résidences principales Résidences secondaires et occasionnelles Logements vacants
Parc de logements
Source : Insee, RP 2017 - Traitements © Compas
Lecture : En 2017, 93,8% des logements de Beyssac-Mauvezin sont des résidences principales.
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 246 22,8 270 22,7 279 21,5 282 22,9
Garrigues-Carpette-Laurier 16 1,6 30 2,8 102 7,4 29 2,4
Centre Ville II 111 12,7 162 16,9 152 15,4 159 15,7
Magdeleine et Bouilhats 20 2,7 10 1,3 9 1,1 23 3,0
Sous Prefecture-Gare 348 32,7 414 32,9 418 33,5 457 35,9
Thivras-Coussan 170 16,1 203 17,6 176 15,9 214 19,7
Lolya-Les Cedres-Lactarium 95 9,1 203 17,9 143 10,8 263 20,9
Beyssac-Mauvezin 0 11 1,3 34 3,3 31 3,0
Marmande 1 024 13,2 1 304 15,5 1 313 14,3 1 458 16,4
Val de Garonne Agglomération 2 057 9,1 2 293 9,1 2 327 8,6 2 578 9,4
Lot-et-Garonne 13 165 10,3 14 552 10,2 15 161 10,2 15 692 10,3
France métropolitaine 4 554 817 19,1 4 805 477 18,2 5 039 247 18,3 5 339 244 18,6
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Petites résidences principales (1 ou 2 pièces)
1999 2007 2012 2017
Lecture : En 2017, 35,9% des résidences principales de l’iris Sous Préfecture-Gare sont des petits logements (1 ou 2 pièces).
Évolutions des résidences principales de petite taille de 1990 à nos jours
Source : Insee, RP 1990-2017 - Traitements © Compas
© Compas septembre 2021 Portrait social
33TABLEAU DÉTAILLÉ
Le logement
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 62 5,0 119 9,7 211 17,1 309 25,1 287 23,3 121 9,8 122 9,9
Garrigues-Carpette-Laurier <10 - <10 - 45 3,7 184 15,0 485 39,5 268 21,8 234 19,1
Centre Ville II 17 1,7 78 7,7 209 20,7 295 29,2 210 20,9 120 11,9 80 7,9
Magdeleine et Bouilhats nd nd <10 - 11 1,5 100 12,8 267 34,1 201 25,7 198 25,2
Sous Prefecture-Gare 165 12,9 98 7,7 273 21,4 302 23,7 149 11,7 121 9,5 168 13,2
Thivras-Coussan 42 3,9 93 8,6 161 14,8 443 40,8 168 15,5 75 6,9 104 9,6
Lolya-Les Cedres-Lactarium 78 6,2 66 5,2 135 10,7 312 24,9 384 30,6 163 12,9 118 9,4
Beyssac-Mauvezin <10 - <10 - 51 4,9 184 17,9 341 33,2 206 20,1 243 23,6
Marmande 369 4,1 470 5,3 1 095 12,3 2 129 23,9 2 291 25,8 1 275 14,3 1 267 14,2
Val de Garonne Agglomération 600 2,2 793 2,9 2 056 7,5 4 522 16,4 7 640 27,7 5 674 20,6 6 289 22,8
Lot-et-Garonne 2 998 2,0 5 104 3,3 12 953 8,5 25 241 16,5 40 756 26,7 30 494 20,0 35 124 23,0
France métropolitaine 1 383 623 4,8 1 661 722 5,8 4 233 039 14,7 6 234 258 21,7 6 546 365 22,8 4 240 838 14,8 4 434 588 15,4
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
De 40 à
moins
de 60 m²
De 60 à
moins
de 80 m²
Moins
de 30 m²
De 30 à
moins
de 40 m²
120 m²
ou plus
De 80 à
moins
de 100 m²
De 100 à
moins
de 120 m²
Répartition des résidences principales selon leur surface
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Lecture : En 2017, 12,9% des résidences principales de l’iris Sous Préfecture-Gare ont une superficie de moins de 30 m².
Moins de
60 m²
De 60 à moins
de 100 m²
100 m²
ou plus
Moins de
60 m²
De 60 à moins
de 100 m²
100 m²
ou plus
Centre Ville I 52,5 44,1 3,4 10,2 52,9 36,8
Garrigues-Carpette-Laurier 47,7 52,3 nd 2,5 54,6 42,9
Centre Ville II 37,3 59,8 2,9 13,1 49,1 37,8
Magdeleine et Bouilhats 24,0 76,0 nd 1,9 46,2 51,9
Sous Prefecture-Gare 64,4 33,3 2,3 12,9 38,1 49,0
Thivras-Coussan 37,3 61,3 1,4 7,0 46,3 46,7
Lolya-Les Cedres-Lactarium 65,4 33,7 0,9 2,6 65,3 32,1
Beyssac-Mauvezin 43,2 56,8 nd 2,1 50,6 47,2
Marmande 50,8 47,1 2,1 5,4 51,7 42,9
Val de Garonne Agglomération 49,6 46,7 3,7 4,0 43,8 52,2
Lot-et-Garonne 51,6 43,7 4,7 4,6 43,3 52,1
France métropolitaine 49,3 44,9 5,8 6,1 44,7 49,2
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Répartition des résidences principales selon le type (part %)
Appartements Maisons
Répartition des résidences principales selon leur type et leur surface
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Lecture : En 2017, 65,4% des appartements de Lolya-Les Cedres-Lactarium ont une superficie de moins de 60 m².
© Compas septembre 2021 Portrait social
34CONTEXTE GÉNÉRAL
Quels sont les enjeux liés au logement sur le
territoire ?
La précarité énergétique a été définie par la loi « Grenelle
II » datant de 2010 qui porte sur l’engagement national
pour l’environnement. Une personne est considérée
comme étant en situation de précarité énergétique si elle
éprouve dans son logement des difficultés particulières
à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la
satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de
l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions
d’habitat. La précarité énergétique est donc uniquement
analysée à partir des conditions de logement et ne
questionne pas la consommation de carburant nécessaire
à la mobilité et pouvant aussi peser dans le budget de
certains ménages précaires.
L’observatoire national de la précarité énergétique (ONPE)
utilise quatre indicateurs pour mesurer la précarité
énergétique :
- L’effort financier pour payer les factures d’énergie et
le poids de ces dépenses dans les revenus, mesuré à
partir du TEE (Taux d’effort énergétique). Un ménage est
en précarité énergétique si les dépenses énergétiques
sont supérieures à 8 % de son budget et que son revenu
par unité de consommation est inférieur au troisième
décile de revenu. D’après le Commissariat Général au
Développement Durable, en 2018, plus d’un dixième
des français dépensent plus de 8 % de leurs revenus
pour payer leur facture énergétique pour leur logement.
La plupart de ces ménages se situent parmi les plus
modestes.
- L’indicateur BRDE (bas revenus dépenses élevées)
identifie quant à lui, les ménages dont les dépenses en
énergie sont supérieures à la médiane des dépenses
d’énergie et dont le reste à vivre est inférieur à 60 % de
la médiane.
- Le ressenti de l’inconfort au sein de son logement est
mesuré à partir de l’indicateur FROID qui est un indicateur
subjectif basé sur le ressenti des ménages en matière
de confort thermique. Il se base sur l’enquête nationale
du logement (ENL réalisée par l’Insee) qui propose 7
motifs de sensation de froid : l’installation de chauffage
insuffisante, la panne de l’installation de chauffage, une
mauvaise isolation, la limitation du chauffage en raison
du coût, la coupure d’énergie liée à un impayé, le mauvais
réglage ou mise en route tardive de l’installation et une
catégorie « autres raisons ». D’après le médiateur de
l’énergie, en 2018, 15 % des français déclarent avoir
souffert du froid au cours de l’hiver 2017 pendant au
moins 24 heures. Pour 4 ménages sur 10 c’est à cause
d’une mauvaise isolation.
Enfin, un indicateur synthétique (PRECA 3D) comptabilise
les ménages en situation de précarité énergétique
répondant aux deux critères suivants :
- Déclarer une sensation de froid liée à au moins l’un
des cinq premiers motifs cités précédemment
- Avoir un revenu par unité de consommation inférieur
ou égal au troisième décile
D’après l’ONPE en 2019, 36 % des ménages résidant dans
le parc social sont en situation de précarité énergétique
contre 26 % des ménages résidants dans le parc locatif
privé.
Globalement, les ménages en précarité énergétique
appartiennent exclusivement aux trois premiers déciles
de revenus par unité de consommation. Pour ceux du parc
privé, ils ont un revenu brut moyen 2 à 2,65 fois plus faible
que l’ensemble des locataires du parc privé. Du côté du
parc social, les locataires en précarité énergétique sont
deux fois plus nombreux à être sous le seuil de pauvreté
que les autres ménages habitant le parc social. Pour le
parc social comme pour le parc privé, les ménages dont
la personne de référence est au chômage ou avec une
occupation principale « autre » (invalidité, handicap,
femme ou homme foyer…) sont davantage représentés
parmi les ménages en précarité énergétique. Enfin, plus
des trois quarts des ménages en précarité énergétique
dans le parc social correspondent à une personne seule,
avec ou sans enfants. Les familles monoparentales sont
par ailleurs déjà surreprésentées dans le parc social.
Quant au parc privé, les personnes seules sans enfant
sont surreprésentées chez les ménages en précarité
énergétique.
Les sources sont présentées en Bibliographie.
Comment mesurer la précarité énergétique ?
Quel impact sur le budget des ménages ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
35Le logement
Quels sont les enjeux liés au logement sur le
territoire ?
Répartition des ménages selon le statut
d’occupation de leur logement
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
10,5
11,3
11,8
10,3
11,0
30,8
33,3
36,0
38,9
38,3
50,7
49,8
48,5
47,4
47,7
8,0
5,6
3,7
3,4
3,0
0% 20% 40% 60% 80% 100%
7 345 ménages en 1990
7 734 ménages en 1999
8 790 ménages en 2008
9 046 ménages en 2013
8 906 ménages en 2018
Marmande
% locataires sociaux % locataires privés
% propriétaires % logés gratuitement
En 1990, 51% des résidences principales étaient occupées
par des propriétaires, contre 31% par des ménages
locataires du parc privé et 11% par des ménages locataires
du parc social.
En 2018, 48% des ménages sont propriétaires de leur
logement, 38% sont locataires du parc privé et 11% du
parc social.
Logements locatifs des bailleurs
sociaux
Source : Répertoire du Parc Locatif des bailleurs
sociaux (RPLS), 2020 - Traitements © Compas
D’après les données issues du Répertoire du Parc Locatif
Social (RPLS), Marmande possède 989 logements sociaux.
Ces données ne tiennent compte que des logements des
bailleurs et non de l’intégralité des logements à loyer
modéré (au sens de la loi SRU).
Marmande 989
Val de Garonne Agglomération 1 535
Lot-et-Garonne 11 326
France métropolitaine 5 075 759
Nombre de logements locatifs des bailleurs sociaux
Lecture : En 2018, 4 250 ménages sont propriétaires de leur logement à Marmande, soit 47,7% des résidences principales.
Lecture : Marmande compte 989 logements sociaux en 2020.
A noter que le mode de calcul tel qu’utilisé par la loi SRU
prend en compte plus de logements que le seul parc des
bailleurs sociaux. En effet, au sens de la loi SRU, sont
pris en compte les logements sociaux vendus à leur
occupant (pendant une durée maximale de 10 ans), les
logements en accession via les dispositifs de PSLA (prêt
social location accession) (pendant la phase locative,
et pendant une durée de 5 ans à compter de la levée
d’option) et de BRS (bail réel solidaire). A la différence
de la loi SRU, la notion de logement social utilisée par
l’Insee repose sur du déclaratif.
Pour un territoire, le type de logement est fondamental.
Pour autant, les besoins sociaux «transcendent» la
structure car parmi les propriétaires, il peut y avoir des
ménages en situation de sur-endettement. De même,
beaucoup de locatifs privés sont des locatifs sociaux
«de fait», c’est à-dire que ce sont des logements qui
accueillent des populations très précaires à l’image
de ce que peuvent faire les bailleurs sociaux. Parfois
même, les locatifs privés accueillent des publics qui ne
trouveraient pas leur place dans du logement social au
regard de leurs ressources. La connaissance du parc est
ainsi fondamentale pour les acteurs du social au-delà
même du statut du ménage dans le logement.
© Compas septembre 2021 Portrait social
36CONTEXTE GÉNÉRAL
Quels sont les enjeux liés au logement sur le
territoire ?
La loi Elan (Evolution du logement de l’aménagement et
du numérique) votée en 2018, a pour objectif d’accélérer
la vente de logements sociaux et de favoriser l’accession
à la propriété des ménages modestes.
Le gouvernement souhaiterait que 40 000 logements
soient vendus par an. Un objectif difficilement réalisable
selon l’Union Sociale pour l’Habitat (USH), organisation
représentative du secteur HLM, car peu de logements
sont mis en vente. D’après celle-ci, les organismes HLM
vendaient habituellement environ 9 000 logements par
an. Début 2020, ce chiffre atteindrait 10 500 logements
auxquels il faut rajouter 5 224 logements vendus par
l’Opérateur national de ventes HLM (ONV) appartenant à
Action Logement1, soit un peu plus de 15 224 logements
au total.
Concernant les modalités de vente, d’après l’USH,
l’organisme HLM doit d’abord proposer le logement
aux locataires de son parc dans le département et aux
gardiens d’immeuble. Si personne n’est intéressé au bout
de deux mois, les collectivités locales et les particuliers
hors parc social peuvent l’acheter. Si plusieurs candidats
se présentent, la priorité est accordée aux locataires du
parc social, y compris dans des immeubles gérés par
d’autres organismes HLM que celui qui met le bien en
vente. Le logement est vendu au premier qui souhaite
l’acquérir quels que soient ses revenus. Pour acheter
le logement social dont on est locataire, la procédure
est différente : il faut être dans les lieux depuis 3 ans
au moins et faire la demande auprès du bailleur qui a
deux mois pour répondre.
Le prix du logement est défini lors des conseils
d’administration des organismes HLM, en fonction des
prix pratiqués sur le marché pour des logements situés
eux aussi dans le parc social et ayant des caractéristiques
similaires. Le coût global doit être abordable pour
permettre aux familles modestes d’acheter sans que
cela ne pèse trop sur leur budget. Enfin, les organismes
HLM ont interdiction de mettre en vente des biens ayant
une performance énergétique inférieure à la catégorie E.
Différentes aides existent pour soutenir les ménages dans
l’acquisition d’un logement social : le prêt à taux zéro
(PTZ) ou encore le prêt à l’accession sociale (PAS) qui
apporte aux banques un fond de garantie en cas de non
remboursement, ce qui leur permet de plus facilement
accorder des prêts aux ménages ayant un faible budget
et considérés comme moins solvables.
1/ Groupe privé reconnu d’utilité sociale, gestionnaire pa-
ritaire de la PEEC (Participation des employeurs à l’effort de
construction) et financeur de la politique de renouvellement
urbain.
Concernant la copropriété, elle peut être partagée
pendant longtemps avec le bailleur social, puisqu’ il
est rare que tous les logements d’un même lot soient
vendus. D’après l’association Consommation Logement
Cadre de Vie (CLCV), la copropriété rassemble alors les
particuliers ayant acquis un logement et l’organisme HLM
propriétaire des logements en location. Le bailleur social,
s’il a la majorité des droits de vote, est libre de décider
certains points sans l’accord des autres copropriétaires
notamment la réalisation de travaux dans les parties
communes.
Cela amène à souligner certains risques concernant la
vente de logements sociaux. En effet, le locataire souhaitant
acquérir un logement social ne doit pas uniquement
comparer le loyer qu’il paie avec les mensualités du
crédit qu’il aura à rembourser. Le passage à la propriété,
impose le paiement de charges supplémentaires qui sont
à prendre en compte dans le budget du ménage comme :
la taxe foncière, une assurance habitation plus chère, les
charges de copropriété avec parfois des travaux dans les
parties communes. Selon la CLCV, il faut compter environ
30 % de charges en plus. Le locataire doit également
penser qu’une fois propriétaire, il ne sera plus éligible
aux APL (Aide personnalisée au logement). Celle-ci
peut être maintenue pour les allocataires accédant à la
propriété seulement sur certaines zones géographiques
et en fonction des revenus de la personne.
Les sources sont présentées en Bibliographie.
Quelles sont les tendances et modalités de vente des logements sociaux ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
37TABLEAU DÉTAILLÉ
Le logement
Détail du nombre de résidences principales par statut d’occupation
Source : Insee, RP 2017 - Traitements © Compas
propriétaires locataires du parc privé locataires sociaux logés gratuitement
Centre Ville I 424 697 95 17 1 233
Garrigues-Carpette-Laurier 829 342 42 15 1 228
Centre Ville II 314 285 395 15 1 008
Magdeleine et Bouilhats 626 142 3 12 783
Sous Prefecture-Gare 413 806 46 11 1 276
Thivras-Coussan 297 323 321 144 1 085
Lolya-Les Cedres-Lactarium 578 522 118 38 1 255
Beyssac-Mauvezin 713 269 31 14 1 027
Marmande 4 195 3 386 1 052 264 8 896
Val de Garonne Agglomération 17 592 7 668 1 623 690 27 573
Lot-et-Garonne 98 257 40 722 9 819 3 872 152 670
France métropolitaine 16 559 302 7 314 906 4 232 965 627 260 28 734 433
Statut d'occupation des résidences principales en nombre de
logements Ensemble des
résidences
principales
Lecture : En 2017, 4 195 ménages de Marmande sont propriétaires de leur logement.
propriétaires locataires du parc privé locataires sociaux logés gratuitement
Centre Ville I 34,4 56,5 7,7 1,4 1 233
Garrigues-Carpette-Laurier 67,5 27,8 3,4 1,2 1 228
Centre Ville II 31,1 28,3 39,2 1,4 1 008
Magdeleine et Bouilhats 79,9 18,2 0,4 1,5 783
Sous Prefecture-Gare 32,4 63,1 3,6 0,8 1 276
Thivras-Coussan 27,4 29,8 29,6 13,2 1 085
Lolya-Les Cedres-Lactarium 46,0 41,6 9,4 3,0 1 255
Beyssac-Mauvezin 69,4 26,2 3,0 1,4 1 027
Marmande 47,1 38,1 11,8 3,0 8 896
Val de Garonne Agglomération 63,8 27,8 5,9 2,5 27 573
Lot-et-Garonne 64,4 26,7 6,4 2,5 152 670
France métropolitaine 57,6 25,5 14,7 2,2 28 734 433
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Statut d'occupation des résidences principales (%) Ensemble des
résidences
principales
Détail des statuts d’occupation des résidences principales
Source : Insee, RP 2017 - Traitements © Compas
Lecture : En 2017, 79,9% des ménages de l’iris Magdeleine et Bouilhats sont propriétaires de leur logement.
© Compas septembre 2021 Portrait social
38CONTEXTE GÉNÉRAL
Quels sont les enjeux liés au logement sur le
territoire ?
Répartition des ménages selon le nombre de pièces nécessaires et effectives
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
1 pièce 2 pièces 3 pièces 4 pièces 5 pièces 6 pièces et +
1 pièce 400 <10 <10 <10 <10 <10
2 pièces 890 110 30 <10 <10 <10
3 pièces 1 030 350 330 100 10 <10
4 pièces 1 000 830 530 260 130 50
5 pièces 440 580 310 230 70 40
6 pièces et plus 250 440 200 120 70 40
Sous-peuplement prononcé IP >= 2/3
Sous-peuplement modéré 0 < IP < 2/3
Situation "normale" IP = 0
Surpeuplement modéré -0,4 < IP < 0
Surpeuplement accentué IP <= -0,4
400 ménages en sur-peuplement
Nombre de pièces du logement
Nombre de pièces nécessaires au regard de la composition du ménage
Marmande
6 400 ménages en sous-peuplement
données non disponibles en dehors des communes irisées des agglomérations
Lecture : En 2017, 440 ménages vivent dans un 6 pièces ou plus, quand le nombre de pièces le plus adapté pour chacun de ces ménages est de 2.
En 2017, 400 ménages sont en situation de surpeuplement à Marmande, dont 30 vivent dans un logement de deux pièces alors qu’au regard de la composition du ménage leur logement devrait comporter trois pièces. À l’opposé, 6 400 ménages sont en situation de sous-peuplement, dont 1 030 vivent dans une logement de trois pièces alors qu’au regard de la composition du ménage leur logement devrait comporter une seule pièce.
Le fichier détail de l’Insee permet de construire des indicateurs de peuplement basés sur le nombre de pièces et la composition des ménages.
Pour réaliser notre estimation, le nombre de pièces nécessaire au ménage est décompté de la manière suivante : - une pièce de séjour pour le ménage,
- une pièce pour chaque couple,
- une pièce pour chaque adulte (personne de 19 ans et plus) non en couple, - une pièce pour deux enfants s’ils ont moins de 6 ans, quel que soit leur sexe, - une pièce par enfant de 6 à 18 ans.
Exception : une personne seule en studio est réputée satisfaire la norme. Pour chaque norme d’occupation, on retient l’écart entre le nombre de pièces réel et le nombre de pièces nécessaire. On associe à chacun de ces écarts relatifs un indicateur de peuplement (IP).
57,9
62,1
49,3
14,2
16,8
17,3
23,4
17,7
27,0
4,0
2,8
4,9
0,6
0,6
1,6
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Marmande
8 890 ménages
Lot-et-Garonne
152 670 ménages
France métropolitaine
28 733 020 ménages
% Sous-peuplement prononcé
% Sous-peuplement modéré
% Situation "normale"
% Surpeuplement modéré
% Surpeuplement accentué
données non disponibles en dehors des communes irisées des intercommunalités
Lecture : 57,9% des 8 890 ménages de Marmande sont en sous-peuplement prononcé dans leur logement.
MÉTHODOLOGIE
Peuplement des logements
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Dans le contexte d’une France de
propriétaires (près de 6 ménages sur
10) sujette au vieillissement de sa
population et donc à la réduction de
la taille moyenne des ménages, une
partie du parc de logements apparaît
fortement sous-occupée. Cette sous-
occupation des logements concerne
donc principalement des personnes
âgées, souvent en maison.
La comparaison de la composition des
ménages de Marmande et du nombre de
pièces des résidences principales permet
de repérer 400 ménages en situation de
surpeuplement et 6 400 ménages en
situation de sous-peuplement dont 5 150
ménages en sous-peuplement prononcé.
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39Le logement
42,5 34,3
31,0
6,0
53,6
13,8
9,6
2,1
5,2
2,6
90,0
45,0
4,8
52,4
0% 20% 40% 60% 80% 100%
400 ménages en
sur-peuplement
6 400 ménages en
sous-peuplement
400 ménages en
sur-peuplement
6 400 ménages en
sous-peuplement
Marmande
% Personnes seules
% Couples sans enfant
% Familles monoparentales
% Couples parentaux
% Autres ménages
% Moins de 25 ans
% 25-59 ans
% 60 ans et plus
Situation familiale
Age de la personne
de référence du
ménage
Age de la PRM
Situation familiale
19,5
60,8
53,7
31,3
26,8
7,9
0% 20% 40% 60% 80% 100%
400 ménages en
sur-peuplement
6 400 ménages en
sous-peuplement
Marmande
% Propriétaires % Locataires parc privé % Locataires parc social
Lecture : 60,8% des 6 400 ménages en sous-peuplement de Marmande sont des propriétaires.
Lecture : 42,5% des 6 400 ménages en sous-peuplement de Marmande sont des personnes seules.
Quels sont les enjeux liés au logement sur le
territoire ?
Peuplement des logements par catégorie
de ménages
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements ©
Compas
Peuplement des logements par statut
d’occupation
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements ©
Compas
La répartition des situations de peuplement par
catégorie de ménages montre l’importance du sous-
peuplement chez les personnes âgées : 52% des
ménages de Marmande en sous-peuplement sont
des ménages âgés (dont la personne de référence
est âgée de 60 ans ou plus).
Le surpeuplement concerne majoritairement les
ménages avec enfant(s) : 54% des ménages de
Marmande en surpeuplement sont des couples
parentaux et 31% sont des familles monoparentales.
Parmi les ménages propriétaires de leur logement, 80
sont en situation de surpeuplement (soit 2% d’entre
eux) et 3 890 en situation de sous-peuplement (93%).
110 ménages locataires du parc social sont en
situation de surpeuplement contre 510 ménages
en sous-peuplement (respectivement 10% et 48%
des locataires du parc social).
Le surpeuplement concerne 220 ménages locataires
du parc privé (6% d’entre eux) quand le sous-
peuplement concerne 2 000 ménages (58%).
© Compas septembre 2021 Portrait social
40TABLEAU DÉTAILLÉ
CONTEXTE GÉNÉRAL
Nbre Part (%) Nbre Part (%) dont accentué
Centre Ville I 54 4,4 807 65,4 676
Garrigues-Carpette-Laurier 55 4,5 1 060 86,3 878
Centre Ville II 91 9,0 632 62,7 459
Magdeleine et Bouilhats 12 1,5 710 90,6 576
Sous Prefecture-Gare 24 1,9 743 58,2 620
Thivras-Coussan 64 5,9 722 66,8 584
Lolya-Les Cedres-Lactarium 67 5,4 846 67,4 652
Beyssac-Mauvezin 36 3,5 885 86,2 699
Marmande 404 4,5 6 404 72,0 5 145
Lot-et-Garonne 5 253 3,4 120 445 78,9 94 762
France métropolitaine 1 847 555 6,4 19 128 365 66,6 14 170 222
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Ménages en situation de sur-
peuplement Ménages en situation de sous-peuplement
Détail des ménages en situation de surpeuplement et de sous-peuplement
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Lecture : Dans le Centre Ville II, 91 ménages sont en situation de sur-peuplement, soit 9% des ménages.
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41Les niveaux de vie
Quelle est la distribution des niveaux de vie ?
1 er
décile
2 ème
décile
1 er
quartile
3 ème
décile
4 ème
décile Médiane
6 ème
décile
7 ème
décile
3 ème
quartile
8 ème
décile
9 ème
décile
inter-
quartiles
inter-
déciles
Marmande 16 834 849 1 057 1 145 1 235 1 407 1 567 1 739 1 934 2 068 2 238 2 761 923 1 912
Val de Garonne Agglomération 57 830 927 1 142 1 231 1 312 1 473 1 630 1 798 1 992 2 118 2 267 2 733 887 1 806
Lot-et-Garonne 317 445 927 1 148 1 242 1 328 1 496 1 661 1 833 2 039 2 164 2 316 2 809 923 1 883
France métropolitaine 62 506 871 958 1 215 1 325 1 430 1 623 1 811 2 017 2 265 2 423 2 620 3 290 1 098 2 332
2016 2017 2018
524 537 545
855 867 885
1 026 1 041 1 063
Ecarts
Montants de référence en €
Seuil de pauvreté Insee officiel (à 60%)
Population
fiscale
Niveaux de vie
RSA personne seule
Seuil de pauvreté Insee à 50%
Répartition par décile des niveaux de vie
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
Lecture : En 2018, le niveau de vie médian de la population de
Marmande est de 1 567€.
En France métropolitaine, le seuil de pauvreté officiel,
correspondant à 60% du niveau de vie observé, est de
1 063€ par mois en 2018. Toutes les personnes qui vivent
dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur à
ce seuil sont considérées comme pauvres. Dans le
tableau ci-dessus, les cases colorées en orange pâle
correspondent aux niveaux de vie inférieurs à ce seuil.
(Sont colorées en orange moyen celles pour lesquels le
niveau de vie est inférieur à 50% du niveau de vie médian
de France métropolitaine et en orange foncé celles dont
le niveau de vie est inférieur au seuil du montant du RSA
attribué à une personne seule.)
Le niveau de vie médian de Marmande est de 1 567€ :
50% de la population vit avec moins de 1 567€ par mois
quand l’autre moitié dispose de plus de 1 567€. Ce niveau
de vie médian est inférieur de 244€ à celui observé pour
la France métropolitaine.
Le 1er décile correspond au niveau de vie le plus élevé des
10% de la population la plus pauvre : 10% de la population
de Marmande vit avec moins de 849€ par mois (et 90%
avec plus de 849€ par mois). Ce 1er décile est inférieure
de 109€ à celui observé pour la France métropolitaine.
Le 9ème décile correspond au niveau de vie le plus
faible des 10% de la population la plus riche : 90% de la
population de Marmande vit avec moins de 2 761€ par
mois (et 10% avec plus de 2 761€ par mois). Ce 9ème
décile est inférieur de 420€ à celui observé pour la France
métropolitaine.
L’écart des revenus entre les populations les plus riches
et les populations les plus pauvres, mesuré via l’écart
inter-décile (différence entre le montant du 9ème décile
et celui du 1er décile), s’élève à 1 912€. Ainsi le niveau
de vie des populations les plus riches de Marmande est
supérieur de 1 912€ à celui des populations les pauvres.
Cet écart est inférieur de 420€ à celui observé pour la
France métropolitaine et révèle des inégalités de niveaux
de vie moins élevées.
Le niveau de vie est toujours calculé sur la base de
l’analyse des revenus du ménage. La pauvreté est
mesurée de la même manière. Dès lors, le calcul du
niveau de vie impose de prendre en compte l’ensemble
des ressources du ménage (revenus du travail, de la
retraite, de société, du patrimoine, de redistribution, et
des prestations sociales, familiales, logement) auxquelles
sont soustraits les impôts directs payés.
Le seuil de pauvreté est déterminé sur la base de 60% du
revenu médian par unité de consommation (les unités de
consommation permettent de prendre en considération la
composition du ménage). Par conséquent toute personne
vivant dans un ménage dont le revenu disponible par
unité de consommation est inférieur à ce seuil est
donc considérée comme pauvre. Ce mode de calcul est
commun à l’ensemble des pays de l’Union Européenne
et permet donc des comparaisons entre territoires en
s’appuyant sur le niveau de vie propre à chacun des pays.
10%
les plus
pauvres
10%
les plus
riches
1er
décile
50% les plus pauvres 50% les plus riches
2ème
décile
3ème
décile
4ème
décile
Médiane
5ème
décile
6ème
décile
7ème
décile
8ème
décile
9ème
décile
10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% 0%
© Compas septembre 2021 Portrait social
42CARTOGRAPHIE
CONTEXTE GÉNÉRAL
Entre 1 567 et 1 833€
Niveau de vie médian en 2018
Moyenne de Marmande : 1 567€
Entre 1 440 et 1 567€
Entre 1 240 et 1 440€
1 447€
1 666€
1 240€
1 832€
1 478€
1 407€
1 588€
1 776€
Répartition par décile des niveaux de vie
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
1er
décile
2ème
décile
3ème
décile
4ème
décile Médiane
6ème
décile
7ème
décile
8ème
décile
9ème
décile
Centre Ville I 2 037 807 983 1 108 1 270 1 447 1 654 1 888 2 258 2 828 2 021
Garrigues-Carpette-Laurier 2 641 922 1 201 1 351 1 528 1 666 1 827 2 023 2 349 2 736 1 814
Centre Ville II 1 892 747 874 980 1 093 1 240 1 413 1 545 1 772 2 235 1 488
Magdeleine et Bouilhats 1 909 1 019 1 303 1 483 1 680 1 833 1 989 2 240 2 569 3 218 2 199
Sous Prefecture-Gare 1 921 778 994 1 184 1 347 1 478 1 643 1 874 2 183 2 785 2 007
Thivras-Coussan 1 711 801 962 1 117 1 243 1 407 1 563 1 716 1 969 2 430 1 629
Lolya-Les Cedres-Lactarium 2 791 918 1 122 1 285 1 433 1 588 1 739 1 903 2 144 2 661 1 743
Beyssac-Mauvezin 2 292 1 038 1 227 1 461 1 615 1 776 1 934 2 144 2 432 2 930 1 892
Marmande 16 834 849 1 057 1 235 1 407 1 567 1 739 1 934 2 238 2 761 1 912
Val de Garonne Agglomération 57 830 927 1 142 1 312 1 473 1 630 1 798 1 992 2 267 2 733 1 806
Lot-et-Garonne 317 445 927 1 148 1 328 1 496 1 661 1 833 2 039 2 316 2 809 1 882
France métropolitaine 62 506 871 958 1 215 1 430 1 623 1 811 2 017 2 265 2 620 3 290 2 332
* données 2013 à 2018 non disponibles en infra-communal, données 2012 affichées
2016 2017 2018
524 537 545
855 867 885
1 026 1 041 1 063 Seuil de pauvreté Insee officiel (à 60%)
Population
fiscale*
Niveaux de vie
Ecart inter-
déciles
Montants de référence en €
RSA personne seule
Seuil de pauvreté Insee à 50%
Lecture : Fin 2018, l’écart inter-déciles de Marmande est de 1 912€.
© Compas septembre 2021 Portrait social
43
Niveau de vie médian 2018
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © CompasLes niveaux de vie
Quelle est la distribution des niveaux de vie ?
Définir la classe moyenne est toujours un exercice
difficile surtout en prenant en considération le seul
niveau de revenus des ménages. Il n’y a actuellement
pas de définition unique de la logique de classe moyenne.
Le choix qui est ici retenu est celui de définir la classe
moyenne en soustrayant à l’ensemble de la population les
25% les plus pauvres et les 25% les plus aisés. Les seuils
retenus pour référence sont ceux du niveau national.
Il reste donc pour définir la classe moyenne les 50%
des ménages situés en situation intermédiaire. Cette
classe moyenne est, elle-même, séparée en deux sous-
groupes que sont d’une part les ménages situés entre
le quart le plus pauvre et le médian et d’autre part les
ménages situés entre le médian et le quart le plus aisé.
Par conséquent, quatre groupes de revenus sont donc
dissociés :
• les ménages à faible niveau de vie (la classe la moins
aisée),
• la classe moyenne inférieure,
• la classe moyenne supérieure,
• la classe la plus favorisée.
Chacune de ces classes comprend 25% de la population
du niveau national. L’observation des données locales
permet donc de comparer la distribution des ménages
du niveau national à la même répartition au niveau local.
La comparaison des niveaux de vie de Marmande à
ceux de la France métropolitaine permet de déterminer
une «classe moyenne» représentant environ 49% de
la population, soit une catégorie de population sous-
représentée par rapport à la France métropolitaine.
La proportion de populations issues des classes à
faible niveau de vie est supérieure à la moyenne de
la France métropolitaine. 35% de la population de
Marmande appartient au quart des populations les «plus
défavorisées» de la France métropolitaine.
Détail de la répartition des populations par classe de niveaux de vie
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
Classes à
faibles
niveaux de vie
Classes
moyennes
inférieures
Classes
moyennes
supérieures
Classes
aisées
(< à 1 325€) (> à 1 325€ et < à 1 811€) (> à 1 811€ et < à 2 423€) (> à 2 423€)
Centre Ville I 43 24 16 17
Garrigues-Carpette-Laurier 27 32 20 21
Centre Ville II 55 26 13 6
Magdeleine et Bouilhats 21 28 24 27
Sous Prefecture-Gare 39 28 17 16
Thivras-Coussan 45 27 18 10
Lolya-Les Cedres-Lactarium 33 31 21 15
Beyssac-Mauvezin 22 30 28 20
Marmande 35 29 20 16
Val de Garonne Agglomération 31 30 22 17
Lot-et-Garonne 30 29 23 18
France métropolitaine 25 25 25 25
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Lecture : Les classes à faibles niveaux de
vie représentent 35% de la population de
Marmande fin 2018.
Classes à
faibles
niveaux de vie
Classes
moyennes
inférieures
(< à 1 325€) (> à 1 325€ et à 1 811€)
Centre Ville I 43 24
Garrigues-Carpette-Laurier 27 32
Centre Ville II 55 26
Magdeleine et Bouilhats 21 28
Sous Prefecture-Gare 39 28
Thivras-Coussan 45 27
Lolya-Les Cedres-Lactarium 33 31
Beyssac-Mauvezin 22 30
Marmande 35 29
Val de Garonne Agglomération 31 30
Lot-et-Garonne 30 29
France métropolitaine 25 25
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Répartition des populations par classe
de niveaux de vie
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
35
31
30
25
29
30
29
25
20
22
23
25
16
17
18
25
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Marmande
Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne
France métropolitaine
Classes à faibles niveaux de vie (< à 1 325€)
Classes moyennes inférieures (> à 1 325€ et < à 1 811€)
Classes moyennes supérieures (> à 1 811€ et < à 2 423€)
Classes aisées (> à 2 423€)
Lecture : En 2018, la part de la population appartenant aux classes à faibles niveaux de vie est de 35% à Marmande.
Classes à faibles niveaux de vie
Classes moyennes inférieures
Classes moyennes supérieures
Classes aisées
Population dont le niveau de vie est inférieur au 1er quartile
de la France métropolitaine, soit < 1 325€
Population dont le niveau de vie est compris entre le 1er
quartile et la médiane de la France métropolitaine, soit entre
1 325€ et 1 811€
Population dont le niveau de vie est compris entre la
médiane et le 3ème quartile de la France métropolitaine, soit
entre 1 811€ et 2 423€
Population dont le niveau de vie est supérieur au 3ème
quartile de la France métropolitaine, soit > 2 423€
Définition des classes proposées :
La proportion de populations issues des classes les
plus aisées est inférieure à la moyenne de la France
métropolitaine. 16% de la population de Marmande
appartient au quart des populations les «plus favorisées»
de la France métropolitaine.
© Compas septembre 2021 Portrait social
44CONTEXTE GÉNÉRAL
Taux de pauvreté
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
22,0
17,1
17,0
14,6
0% 5% 10% 15% 20% 25%
Marmande
3 700 personnes pauvres
Val de Garonne Agglomération
9 890 personnes pauvres
Lot-et-Garonne
53 970 personnes pauvres
France métropolitaine
9 126 000 personnes pauvres
Lecture : En 2018, 22% des habitants de Marmande sont pauvres
(au seuil de 60%).
Quelle est la pauvreté des populations ?
22% de la population de Marmande vit sous le seuil
de pauvreté, soit environ 3 700 personnes. Ce taux de
pauvreté est supérieur à celui de la France métropolitaine
(7 points).
Taux de pauvreté : pourcentage de la population dont
le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté.
Seuil de pauvreté : il est égal à 60% du niveau de vie
médian de l’ensemble de la population.
DÉFINITIONS
Les effets de la pauvreté sur les besoins sociaux de la
population sont très nombreux. Le taux de pauvreté est
l’un des indicateurs clés pour comprendre un territoire. Si
les communes n’ont pas les moyens de réduire aisément
la part de la pauvreté, il s’agit ici de la connaissance de
la population qui est au cœur des préoccupations des
services publics. Ces derniers doivent pouvoir être utilisés
par les populations les plus fragiles. Les communes ont
une fonction de médiation pour l’accès aux activités
culturelles, de loisirs ou sportives par exemple par les
enfants des ménages pauvres.
Entre 30 et 40%
Taux de pauvreté en 2018
Moyenne de Marmande : 22%
Entre 22 et 30%
Entre 11,7 et 22%
28,7%
16,1%
39,7%
11,7%
25,8%
28,3%
17,7%
12,3%
© Compas septembre 2021 Portrait social
45
Taux de pauvreté 2018
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © CompasTABLEAU DÉTAILLÉ
Les niveaux de vie
Taux de pauvreté et estimations du nombre de personnes pauvres
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements & estimations © Compas
Taux de pauvreté
(au seuil de 60%)
Estimation* du
nombre de
personnes pauvres
Centre Ville I 29 580
Garrigues-Carpette-Laurier 16 430
Centre Ville II 40 750
Magdeleine et Bouilhats 12 220
Sous Prefecture-Gare 26 500
Thivras-Coussan 28 480
Lolya-Les Cedres-Lactarium 18 490
Beyssac-Mauvezin 12 280
Marmande 22 3 700
Val de Garonne Agglomération 17 9 890
Lot-et-Garonne 17 53 970
France métropolitaine 15 9 126 000
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
* données 2013 à 2018 non disponibles en infra-communal, population pauvre estimée à partir des données 2012
Lecture : La part de la population du Centre Ville II
vivant sous le seuil de pauvreté fin 2018 est de 40%,
soit 750 personnes.
Évolution du niveau de vie médian entre 2012 et 2018
Source : Insee, Filosofi 2012-2018 - Traitements © Compas
Lecture : Entre 2012 et 2018, le niveau de vie médian de l’ensemble de la population fiscale de Marmande est passé de 1 419€ à 1 567€, soit +148€ (+10%).
2012 2018 brute (en euros) relative (en %)
Centre Ville I 1 339 1 447 +107 +8,0
Garrigues-Carpette-Laurier 1 488 1 666 +178 +12,0
Centre Ville II 1 113 1 240 +127 +11,4
Magdeleine et Bouilhats 1 696 1 833 +137 +8,1
Sous Prefecture-Gare 1 324 1 478 +154 +11,6
Thivras-Coussan 1 359 1 407 +48 +3,5
Lolya-Les Cedres-Lactarium 1 357 1 588 +231 +17,0
Beyssac-Mauvezin 1 634 1 776 +142 +8,7
Marmande 1 419 1 567 +148 +10,4
Val de Garonne Agglomération 1 484 1 630 +146 +9,8
Lot-et-Garonne 1 511 1 661 +150 +9,9
France métropolitaine 1 649 1 811 +162 +9,8
Niveau de vie médian Evolution 2012-2018
Note : il est conseillé d’interpréter avec prudence les évolutions de niveaux de vie à l’échelon local
© Compas septembre 2021 Portrait social
46CONTEXTE GÉNÉRAL
Quelle est l’évolution des niveaux de vie et de la
pauvreté ?
1 er
décile Médiane
9 ème
décile
1 er
décile Médiane
9 ème
décile
Marmande +80 +148 +118 +10,4 +10,4 +4,4
Val de Garonne Agglomération +104 +146 +109 +12,6 +9,8 +4,2
Lot-et-Garonne +92 +150 +119 +11,1 +9,9 +4,4
France métropolitaine +83 +162 +187 +9,5 +9,8 +6,0
Evolution 2012-2018
Gains/pertes bruts (en €) Gains/pertes relatifs (en %)
Lecture : Entre 2012 et 2018, le niveau de vie médian de Marmande a augmenté de 148€, soit une hausse de 10,4%.
1 419€
1 484€
1 511€
1 649€
1 567€
1 630€
1 661€
1 811€
0€ 500€ 1 000€ 1 500€ 2 000€
Marmande
Val de Garonne Agglomération
Lot-et-Garonne
France métropolitaine
Niveau de vie médian au 31/12/2012
Niveau de vie médian au 31/12/2018
Note : il est conseillé d’interpréter avec prudence les évolutions de revenus à l’échelon local
Lecture : Entre 2012 et 2018, le niveau de vie médian de Marmande est passé de 1 419 à 1 567€.
Évolution des niveaux de vie
Source : Insee, Filosofi 2012-2018 - Traitements © Compas
Évolution du niveau de vie médian
Source : Insee, Filosofi 2012-2018 - Traitements ©
Compas
21
17 17
14
22
17 17
15
0%
5%
10%
15%
20%
25%
Marmande Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne France métropolitaine
Taux de pauvreté en 2012 Taux de pauvreté en 2018
Note : il est conseillé d’interpréter avec prudence les évolutions des taux de pauvreté à l’échelon local
Lecture : Entre 2012 et 2018, le taux de pauvreté de Marmande est passé de 21 à 22%.
Évolution du taux de pauvreté
Source : Insee, Filosofi 2012-2018 - Traitements ©
Compas
Entre 2012 et 2018, le niveau de vie médian des 10%
des ménages les plus pauvres est en hausse quel
que soit le territoire considéré. Marmande enregistre
une hausse de 10% du niveau de vie du 1er décile,
soit +80€ (en France métropolitaine, la hausse est
de 83€, soit +9%).
Entre 2012 et 2018, le taux de pauvreté (au seuil de
60%) a augmenté de 1 point à Marmande pour atteindre
22% en 2018. Concernant le nombre de personnes
pauvres, il est passé de 3 590 en 2012 à 3 700 en 2018.
Pour l’action sociale, le regard sur le premier décile
est fondamental. En effet, l’analyse en valeur absolue
met en évidence les gains économiques des ménages
les plus pauvres. Ce calcul ne tient pas compte de
l’évolution du coût de la vie. Il s’agit donc d’une valeur
brute à laquelle il faudra déduire l’augmentation du
coût des biens et des services fondamentaux des
ménages. Il faut alors rapporter ces valeurs absolues
aux évolutions de la tarification d’un service public par
exemple (la restauration scolaire ou les transports)
mais aussi aux évolutions pour un ménage du coût de
l’énergie, du logement ou des assurances. De même,
l’intégration des coûts liés à la mobilité (notamment
aux voitures) met en évidence la fragilité des ménages
les plus pauvres de la commune.
A l’instar du 1er décile, le niveau de vie médian
augmente à Marmande. La hausse relative est de
+10,4% (+148€) contre +9,8% (+162€) pour la France
métropolitaine.
Enfin, pour ce qui est du niveau de vie des 10% des
ménages les plus riches (9ème décile), il a augmenté de
118€ (+4%) à Marmande, contre +187€ pour la France
métropolitaine (soit +6%).
© Compas septembre 2021 Portrait social
47Les ressources du territoire
Potentiel fiscal par habitant
Source : DGCL, 2017 - Traitements © Compas
Le potentiel fiscal permet de définir la richesse
d’une commune en prenant en compte le niveau de
richesse et de patrimoine tant des ménages que des
entreprises. Ainsi, certaines communes peuvent avoir un
développement entièrement axé sur le résidentiel, d’autres
sur l’économique et enfin certaines sur les deux axes.
Le niveau du potentiel fiscal (qui est intégré dans
l’attribution de la Dotation Globale de Fonctionnement)
est important pour comprendre à la fois la dynamique
d’un territoire, mais aussi la richesse potentielle de ses
communes.
Pour Marmande, le niveau de potentiel fiscal est plus
fort que pour la moyenne des communes. Marmande
dispose d’une base nette importante et une valeur de
son potentiel fiscal plutôt importante.
Le potentiel fiscal est un indicateur qui peut permettre de
comparer la richesse fiscale potentielle des collectivités
les unes par rapport aux autres.
Un produit fiscal théorique est ainsi calculé, correspondant
au montant d’impôts qu’encaisserait chaque collectivité
si elle appliquait à ses bases nettes d’imposition les taux
ou tarifs moyens.
Ce potentiel fiscal est rapporté au nombre d’habitants
afin de permettre des analyses et des comparaisons que
les montants bruts ne peuvent autoriser à eux seuls.
DÉFINITION
626
620
565
569
609
678
563
611
610
515
623
601
1403
639
758
578
472
533
548
527
506
627
531
884
579
567
544
1035
638
617
609
690
601
602
543
727
528
594
569
887
602
537
728
entre 650 et 750€
entre 550 et 650€
Potentiel fiscal par habitant
entre 750 et 1 000€
Plus de 1 000€
Moyenne de la CA : 356€
Moins de 550€
La situation intercommunale met en évidence les
écarts entre territoires. Les communes de Fauillet et
Montpouillan ont des potentiels fiscaux très importants.
Marmande est en situation intermédiaire.
Les communes qui ont les situation les moins favorables
sont dispersées au sein de l’intercommunalité : Grateloup-
Saint-Gayrand à l’est, Lagupie dans le Nord, Couthures-
sur-Garonne à l’ouest...
Quelles sont les ressources financières du
territoire ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
48LES FAMILLES
LES FAMILLES AVEC ENFANT(S)
Familles d’hier, familles d’aujourd’hui, quelles évolutions ? p.52
Quels sont les niveaux de vie et les taux de pauvreté des familles avec enfant(s) p.58LES FAMILLES
Accueillir des familles et maintenir celles qui se
forment est très important pour une commune ou
une intercommunalité. Pour adapter la politique de
cohésion sociale au plus près des attentes et besoins
des familles, il est nécessaire de mieux les connaître.
L’enjeu pour les CCAS et CIAS varie selon leur
positionnement et ses orientations stratégiques.
Pour les acteurs du social, les familles sont des
ménages qui nécessitent une attention spécifique,
notamment autour de la parentalité, de la lutte contre
la pauvreté, du logement, de la réussite éducative,…
Cependant, beaucoup de CCAS (et CIAS) ne travaillent
que très peu avec les familles puisque celles-ci sont
souvent suivies par les services du Département.
Ces dernières années sur le territoire national, les
structures familiales ont beaucoup évolué : la part
des familles monoparentales a doublé depuis 1990, le
nombre d’enfants vivant dans une famille recomposée
a quant à lui triplé tandis que le nombre de familles
nombreuses et les couples parentaux tendent à la
baisse. Ces évolutions des structures familiales
peuvent générer de nouveaux besoins en termes de
logement, d’aide financière, d’accompagnement à
la parentalité,… Ces nouvelles structures familiales
ne constituent pas une problématique en soi.
Elles ne rencontrent pas forcément de difficultés.
Toutefois, la monoparentalité, par exemple, accroît
les risques de pauvreté et de difficultés éducatives.
La monoparentalité accentue les difficultés plutôt
qu’elle ne les crée.
Par ailleurs, depuis plusieurs années la taille des
ménages s’est fortement réduite. Cette baisse est
notamment liée au vieillissement de la population
et donc aux effets de la décohabitation. Les enfants
ayant grandi, ils quittent le domicile parental, puis le
ou la conjoint(e) peut décéder. Ainsi, de nombreux
seniors vivent dans des logements qui ne sont plus
adaptés à leurs besoins. La part des ménages en
situation de sous-peuplement devient de plus en
plus importante. Pour répondre à cette diminution
de la taille des ménages, les dernières constructions
récentes sont bien souvent des petits logements
de type T1 ou T2. Dès lors, les familles arrivant sur
la commune ayant deux ou trois enfants (ou les
familles qui s’agrandissent sur le territoire) peuvent
se retrouver en difficulté pour accéder à un logement
qui correspond à leurs besoins.
Enfin, les familles (et donc les enfants) sont bien
souvent les ménages les plus touchés par la pauvreté
alors même que les besoins sont importants
(nourriture, logement, vêtements, cantine, modes de
garde, activités extra-scolaires, loisirs…).
Ainsi, saisir l’évolution de la part des familles sur le
territoire, les types de structures familiales (couples
parentaux, familles monoparentales,…), leur niveau
de vie, type de logement… est essentiel pour proposer
des équipements en concordance avec leurs
attentes et besoins, en termes de loisirs et culture
(médiathèque, ludothèque, centre socio-culturel…),
de mobilité, logement (construction de plus grands
logements)… mais aussi des accompagnements
adaptés (aide financière, soutien à la parentalité…).Source : Insee RP 1990-2018, Filosofi 2018
Portrait social de Marmande, septembre 2021
CHIFFRES CLÉS
LES FAMILLES
1 750€
50% 50%
des couples
parentaux
des fam.
monoparentales
Le niveau de vie
mensuel médian
Taux de pauvreté
au seuil de 60%
1 252€
1 545€
37%
25%
familles avec enfant(s) 2 046
des ménages sont des familles
avec enfant(s) 23%
entre 2013 et 2018 -2%
fam. monoparentales
fam. avec
1 ou 2 enf.
fam.
nombreuses
654 95 301 997
748
396 1 651 18%
82%
16%
37%
63%
19%
Types de familles
en 1990 et 2018
Fam.
nombreuse
Couple
parental
Fam.
monoparentale
16%
24%
27%
39%
Moins de 3 ans
3-5 ans
6-10 ans
11-17 ans
Part des enfants
en fam. monoparentale
des couples
parentaux
des fam.
monoparentalesLes familles avec enfant(s)
Familles d’hier, familles d’aujourd’hui, quelles
évolutions ?
Évolution de la part des familles avec
enfant(s) parmi les ménages
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
30,0
35,2
41,0
44,8 45,6
33,5
29,1
25,0 23,1 23,0
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
1980 1990 2000 2010 2020
Marmande
Personnes vivant seules
Familles avec enfant(s)
Lecture : En 2018, 23% des ménages sont des familles avec enfant(s).
Depuis le début des années 90, la part de personnes
seules augmente et le poids des familles avec enfant(s)
diminue.
Entre 2013 et 2018, la part de personnes vivant seules
parmi les ménages a augmenté passant de 45% à 46% ;
dans le même temps, la part de familles avec enfant(s)
n’a pas évolué, restant à 23% entre 2013 et 2018.
Ainsi, en 2018, Marmande compte 4 058 personnes vivant
seules (contre 4 050 en 2013) et 2 046 familles avec
enfant(s) (contre 2 088 en 2013).
Type de familles avec enfant(s)
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
18,0
24,7
37,3 33,5 36,6
82,0
75,3
62,7 66,5 63,4
16,4 16,3 14,3 17,7 19,3
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020
Marmande
Famille monoparentale Couple parental
Famille nombreuse
Depuis le début des années 90, la part de familles
monoparentales augmente, celle des couples parentaux
diminue et celle des familles nombreuses augmente.
Entre 2013 et 2018, la part de familles monoparentales
a augmenté passant de 33 à 37%, soit 4 points de plus
en 5 ans. Dans le même temps, l’évolution des couples
parentaux a été de -4 points, passant de 67% en 2013
à 63% en 2018. Enfin, la part de familles nombreuses a
augmenté (18% en 2013 contre 19% en 2018).
Lecture : En 2018, les familles nombreuses représentent 19,3% des familles avec enfant(s) de Marmande.
Famille monoparentale : famille constituée d’un adulte
isolé ayant la charge d’un ou plusieurs enfant(s).
Famille nombreuse : famille constituée d’au moins trois
enfants.
DÉFINITIONS
© Compas septembre 2021 Portrait social
52LES FAMILLES
Familles d’hier, familles d’aujourd’hui, quelles
évolutions ?
Le nombre de familles recomposées a triplé en 30 ans
Si les familles recomposées ont toujours existé, elles sont
davantage liées aujourd’hui à un divorce qu’à un décès
de l’un des parents, offrant la possibilité aux enfants de
maintenir le lien avec les deux parents.
La proportion d’enfants vivant dans une famille
recomposée a presque triplé entre 1985 et 2011 passant
de 4% à 11%. Entre 1990 et 2010, le nombre d’enfants
concernés est passé de 750 000 à 1,5 million. Depuis
2011, ces chiffres restent stables avec une proportion
de 11% d’enfants vivant dans une famille recomposée.
Quels nouveaux besoins sociaux ?
Les parents des familles recomposées sont moins
diplômés et moins souvent en emploi que dans les
familles « traditionnelles ». En effet, par comparaison
aux familles traditionnelles, que cela soit la mère ou le
père, leur niveau de diplôme est plus souvent inférieur
au baccalauréat.
Dans les familles recomposées, les adultes sont
également moins souvent en emploi. Cela peut être lié
au niveau de diplôme plus faible mais aussi aux enfants
plus nombreux qu’ont ces familles.
Les enfants de familles recomposées, comme ceux des
familles monoparentales, vivent plus souvent dans un
logement surpeuplé. En effet, les familles recomposées
sont plus souvent des familles nombreuses. ¼ des
familles recomposées ayant 3 enfants considèrent que
le nombre de pièces est insuffisant ou très insuffisant
compte tenu du nombre de personnes vivant dans le
ménage (surpeuplement ressenti). Mais, un peu moins
d’une famille sur 6, vit effectivement dans un logement
surpeuplé (surpeuplement mesuré). Le surpeuplement
mesuré pour une famille recomposée de 3 enfants est
légèrement supérieur aux familles « traditionnelles »
ayant aussi 3 enfants mais il est bien plus faible que
pour les familles monoparentales ayant 3 enfants.
Si l’on étudie le statut d’occupation du logement, les
familles recomposées se rapprochent davantage des
familles « traditionnelles » que monoparentales : elles
sont plus souvent en accession à la propriété et moins
souvent locataires d’un logement dans le parc social
par comparaison avec les familles monoparentales.
Toutefois, elles sont plus souvent locataires que les
familles « traditionnelles ».
Ainsi, les conditions de logement des familles
recomposées sont meilleures que celles des parents
sans conjoint, mais restent moins favorables que ces
celles des autres familles.
Les familles recomposées vivent plus fréquemment hors
des grandes zones urbaines. Ce choix de localisation
leur permet sans doute d’avoir davantage d’espace et
de réduire ainsi le surpeuplement du logement. Enfin, on
peut s’interroger sur l’impact de ces localisations sur les
mobilités de ces familles, sans doute plus utilisatrices
de la voiture.
Les sources sont présentées en Bibliographie.
Familles recomposées : quelle évolution ? quels besoins sociaux ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
53CARTOGRAPHIE
Les familles avec enfant(s)
Entre 0 et 24%
Moyenne de Marmande : -4%
Entre -10 et 0%
Entre -19 et -10%
Evolution du nombre de
familles avec enfant(s)
entre 2012 et 2017
23,3%
-5,1%
7,6%
5,6%
-3,5%
-10,9%
-17,0%
-19,1%
[
Part des familles avec enfant(s) parmi les ménages
Source : Insee, RP 2017 - Traitements © Compas
Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 683 55,4 281 22,8
Garrigues-Carpette-Laurier 374 30,5 300 24,4
Centre Ville II 468 46,4 325 32,2
Magdeleine et Bouilhats 207 26,4 192 24,5
Sous Prefecture-Gare 813 63,7 207 16,2
Thivras-Coussan 596 54,9 266 24,5
Lolya-Les Cedres-Lactarium 562 44,8 280 22,3
Beyssac-Mauvezin 309 30,1 254 24,7
Marmande 4 012 45,1 2 103 23,6
Val de Garonne Agglomération 9 728 35,3 7 771 28,2
Lot-et-Garonne 54 898 36,0 42 360 27,7
France métropolitaine 10 450 926 36,4 9 054 564 31,5
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Personnes seules Familles avec enfant(s)
Lecture : Les familles avec enfant(s)
représentent 32,2% des ménages du
Centre Ville II.
© Compas septembre 2021 Portrait social
54
Évolution du nombre de familles entre 2012 et 2017
Source : Insee, RP 2012-2017 - Traitements © CompasTABLEAU DÉTAILLÉ
LES FAMILLES
Évolution des familles avec enfant(s)
2012 2017 Nbre Part (%) 2012 2017
Centre Ville I 228 281 +53 +23,3 17,5 22,8
Garrigues-Carpette-Laurier 316 300 -16 -5,1 22,9 24,4
Centre Ville II 302 325 +23 +7,6 30,6 32,2
Magdeleine et Bouilhats 182 192 +10 +5,6 23,3 24,5
Sous Prefecture-Gare 214 207 -7 -3,5 17,2 16,2
Thivras-Coussan 299 266 -32 -10,9 27,1 24,5
Lolya-Les Cedres-Lactarium 337 280 -57 -17,0 25,5 22,3
Beyssac-Mauvezin 314 254 -60 -19,1 30,2 24,7
Marmande 2 190 2 103 -87 -4,0 23,9 23,6
Val de Garonne Agglomération 7 808 7 771 -37 -0,5 29,0 28,2
Lot-et-Garonne 42 601 42 360 -241 -0,6 28,6 27,7
France métropolitaine 9 012 310 9 054 564 +42 254 +0,5 32,7 31,5
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Familles avec enfant(s) Evolution entre 2012 et 2017 Part parmi les ménages (%)
Lecture : Le Centre Ville I compte 281 familles avec enfant(s) en 2017, soit 23,3% de plus qu’en 2012.
© Compas septembre 2021 Portrait social
55
Source : Insee, RP 2012-2017 - Traitements © CompasLes familles avec enfant(s)
Structures familiales
Source : Insee, RP 2013-2018 - Traitements © Compas
1 651 396
familles avec 1 ou 2 enfant(s) familles nombreuses
748
familles monoparentales
-67 +26
familles avec 1 ou 2 enfant(s) familles nombreuses
+49
familles monoparentales
Marmande
Situation en 2018 des 2 046 familles avec enfant(s) de moins de 25 ans
997 654 95 301
-92 +25 +24 +2
Evolution des familles entre 2013 et 2018 (-41 familles)
En 2018, 2 050 familles avec enfant(s) de moins de 25
ans sont recensées à Marmande, dont 1 650 familles
avec 1 ou 2 enfants (81%) et 400 familles nombreuses
(3 enfants ou plus) (19%).
Entre 2013 et 2018 on compte au total 40 familles de
moins : -70 familles avec 1 ou 2 enfants et +30 familles
nombreuses.
Concernant l’ensemble des familles monoparentales,
soit 750 en 2018, on en recense 50 de plus qu’en 2013.
Lecture : 396 familles nombreuses sont recensées en 2018 à
Marmande, soit 26 de plus qu’en 2013.
Familles d’hier, familles d’aujourd’hui, quelles
évolutions ?
Part des enfants vivant dans une famille
monoparentale selon leur âge
Source : Insee, RP fichiers détail 2007-2017 -
Traitements © Compas
La part des enfants vivant en famille monoparentale
tend à augmenter avec l’âge : en 2017, elle est de 16%
chez les moins de 3 ans contre 42% chez les 15-17 ans.
A titre de comparaison, ces proportions étaient de 15
et 34% en 2007.
Ainsi, si beaucoup de politiques publiques sont orientées
en direction des familles monoparentales avec de jeunes
enfants, on se rend compte que pour Marmande comme
ailleurs, les adolescents vivent plus souvent dans une
famille monoparentale que les plus jeunes.
16,1
22,9 24,8
32,0
42,2
51,0
36,0
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Moins de
3 ans
3-5 ans 6-10 ans 11-14 ans 15-17 ans 18-19 ans 20-24 ans
Marmande
2007 2017
Lecture : En 2017, 16,1% des enfants de moins de 3 ans vivent au sein d’une famille monoparentale.
Les besoins sociaux des familles monoparentales sont
nombreux pour les acteurs du social : niveau de vie (il n’y
a qu’une seule source de revenus dans le ménage), coût
du logement équivalent à celui d’un couple, parentalité,
gestion du temps de l’adulte, ...
© Compas septembre 2021 Portrait social
56CARTOGRAPHIE
LES FAMILLES Entre 35,3 et 48,2%
Moyenne de Marmande : 35,3%
Entre 25 et 35,3%
Entre -15 et 25%
Part des familles monoparentales
parmi l’ensemble des familles
avec enfant(s) en 2017
49,9%
26%
32%
15,8%
46,9%
46,7%
39,1%
24,2%
Part des familles selon le type parmi l’ensemble des familles avec enfant(s)
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 144 50,8 141 49,9 47 16,6
Garrigues-Carpette-Laurier 221 73,5 78 26,0 68 22,4
Centre Ville II 219 67,8 103 32,0 110 34,2
Magdeleine et Bouilhats 162 83,2 31 15,8 13 6,5
Sous Prefecture-Gare 112 53,7 97 46,9 20 9,8
Thivras-Coussan 141 53,8 123 46,7 36 13,6
Lolya-Les Cedres-Lactarium 168 61,1 107 39,1 52 19,0
Beyssac-Mauvezin 192 75,2 62 24,2 54 21,0
Marmande 1 360 64,7 743 35,3 400 19,0
Val de Garonne Agglomération 5 844 75,2 1 927 24,8 1 277 16,4
Lot-et-Garonne 31 665 74,8 10 695 25,2 6 747 15,9
France métropolitaine 6 847 660 75,6 2 206 904 24,4 1 632 199 18,0
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Couples parentaux Familles monoparentales Familles nombreuses
Lecture : Le Centre Ville I compte 141 familles monoparentales,
soit 49,1% des familles de l’iris.
© Compas septembre 2021 Portrait social
57
Part des familles monoparentales parmi l’ensemble des familles en 2017
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © CompasLes familles avec enfant(s)
Quels sont les niveaux de vie et les taux de
pauvreté des familles avec enfant(s)
Lecture : En 2018, parmi les populations vivant en famille monoparentale à Marmande, les 10% les plus pauvres disposent de 751€ par mois contre 2 166€ pour les 10% les plus riches, soit un écart inter-déciles de 1 415€.
Pour les familles avec enfant(s) de Marmande, la moitié de la population vivant en famille monoparentale dispose de moins de 1 252€ par mois quand l’autre moitié dispose de plus de 1 252€. Ce niveau de vie médian est inférieur à celui observé pour les couples parentaux (1 545€).
L’écart de niveau de vie, entre les 10% des populations les plus riches et les 10% les plus pauvres est de 1 415€ pour les familles monoparentales de Marmande, contre 1 974€ pour les couples parentaux.
Répartition par décile des niveaux de vie des familles avec enfant(s)
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
1 er
décile
2ème
décile
1er
quartile
3ème
décile
4ème
décile Médiane
6ème
décile
7ème
décile
3ème
quartile
8ème
décile
9ème
décile
inter-
quartiles
inter-
déciles
Vivant en famille monoparentale 2 450 751 887 947 998 1 121 1 252 1 396 1 574 1 675 1 818 2 166 728 1 415
Vivant en couple parental 5 380 808 1 008 1 089 1 190 1 377 1 545 1 717 1 903 2 057 2 271 2 783 968 1 974
Total Marmande 16 830 849 1 057 1 145 1 235 1 407 1 567 1 739 1 934 2 068 2 238 2 761 923 1 912
2016 2017 2018
524 537 545
855 867 885
1 026 1 041 1 063
RSA personne seule
Seuil de pauvreté Insee à 50%
Seuil de pauvreté Insee officiel (à 60%)
Ecarts
Population
fiscale estimée
Niveaux de vie
Montants de référence en €
Niveau de vie médian des familles avec
enfant(s)
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
1 252
1 545
1 307
1 648
1 309
1 693
1 385
1 870
0€
200€
400€
600€
800€
1 000€
1 200€
1 400€
1 600€
1 800€
2 000€
Vivant en famille monoparentale Vivant en couple parental
Marmande Val de Garonne Agglomération Lot-et-Garonne France métropolitaine Lecture : En 2018, le niveau de vie médian des populations vivant en famille monoparentale à Marmande est de 1 252€ et celui des couples
parentaux de 1 545€.
Le niveau de vie des couples parentaux est supérieur
à celui des familles monoparentales à Marmande, soit
respectivement 1 545€ et 1 252€.
La faiblesse du niveau de vie des familles monoparentales
(les pensions sont prises en considération dans les calculs
des ressources) explique pourquoi les professionnels du
social ont parmi leurs usagers une part beaucoup plus
importante de familles monoparentales.
Taux de pauvreté des familles avec
enfant(s)
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
37
25
22 21
14
12
8
6 5
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
Vivant en famille
monoparentale
Vivant en couple parental Ensemble population
Marmande
Pauvreté (< 1 063€) Grande pauvreté (< 885€) Très grande pauvreté (< 708€)
Lecture : En 2018, 37% des habitants de Marmande vivant en famille monoparentale sont pauvres (au seuil de 60%). Cette part est de 25% pour les couples parentaux.
La pauvreté (au seuil de 60%) concerne 37% des habitants
de Marmande vivant en famille monoparentale (environ
950 personnes) et 25% de ceux vivant en couple parental
(autour de 1 490 personnes).
© Compas septembre 2021 Portrait social
58LES ENFANTS
LES MINEURS
Qui sont les enfants mineurs ? p.62
Dans quels types de familles vivent-ils ? p.64
Quelle est l’articulation entre la natalité et les besoins de la petite enfance à l’adolescence ? p.65
Quelles sont les fragilités des enfants ? p.67
Baromètre - La fragilité des enfants p.69
LA PETITE ENFANCE
Quels sont les besoins en modes de garde ? p.70
Quelle est la tension sur les modes de garde ? p.72
L’ENFANCE
Quels sont les besoins en accompagnement de l’enfance ? p.74
L’ADOLESCENCE
Quel est l’environnement familial et professionnel des adolescents ? p.75LES ENJEUX DE L’ENFANCE
sont des enjeux qui préoccupent fortement les
collectivités locales puisque bon nombre de leurs
politiques publiques leur sont directement ou
indirectement destinées (modes de garde, périscolaire,
restauration scolaire, centres de loisirs, culture, sport,
loisirs, animations de territoire, …). L’enjeu pour le
CCAS (et CIAS) varie selon son positionnement et ses
orientations stratégiques. Mais pour tous les acteurs
du social, les enfants sont un public qui nécessite
une attention prioritaire.
De 0 à 3 ans, les enjeux se situent avant tout autour
des modes de garde qu’il faut adapter en fonction du
dynamisme démographique du territoire mais aussi
aux besoins des familles. A partir de 3 ans, avec
l’entrée à l’école, la question des modes de garde
évolue avec notamment les temps périscolaires via
l’accueil de loisirs, par exemple.
Ainsi, connaître le taux d’activité des parents selon
le type de famille et la tranche d’âge des enfants, les
mobilités pendulaires, le lieu de travail des parents, la
tension sur les modes de garde…grâce à l’Analyse des
Besoins Sociaux permet d’adapter l’offre de modes
de garde proposée au plus près des besoins des
familles et de mettre en lumière d’éventuels besoins
non-couverts.
Au-delà des modes de garde, l’accompagnement à la
scolarité est également un enjeu important, dont la
collectivité peut être amenée à répondre à la fois en
prévenant et en luttant contre les risques de rupture
scolaire mais aussi en proposant des meilleures
conditions d’apprentissage pour ce qui concerne
le travail personnel. Les confinements successifs
ont par exemple montré comment certains élèves
peinaient à avoir un bon accès à internet nécessaire
au suivi des cours, ou même à disposer de matériel
d’impression.
D’ailleurs, une fois au collège puis au lycée, les
adolescents rentrent progressivement dans une
période importante : ils sont amenés à faire des
choix quant à leur orientation, commencent leurs
premiers stages, se lancent dans un apprentissage…
Or, la recherche et l’obtention d’un stage ou d’un
apprentissage révèlent de nombreuses inégalités
tant sociales que territoriales. Une étude de l’INJEP
démontre que la recherche puis l’obtention d’un stage
sont marquées par le capital social des familles.
En effet, sur un même territoire, tous les enfants et
adolescents ne sont pas égaux et n’affichent pas
les mêmes niveaux de besoins. Certains pouvant
cumuler davantage de fragilités par rapport à d’autres
et la crise sanitaire exacerbe particulièrement ces
inégalités.
Parallèlement, les politiques publiques (qui
pourraient contribuer à réduire ces écarts) peinent à
accueillir les adolescents à compter de 11/12 ans.
La pratique sportive ou les usages culturels et de
loisirs se modifient se traduisant par un éloignement
de la sphère institutionnelle au profit de modes plus
informels. Pourtant c’est au cours de cette période
que les enjeux sont les plus forts (orientation,
décrochage scolaire, petite délinquance, toxiques,
dépendance aux jeux vidéo,…).
Afin de mieux mesurer la fragilité des mineurs
(par tranche d’âge), un baromètre ©Compas de
vulnérabilité des mineurs a été créé en partenariat
avec des professionnels de l’enfance et de la petite-
enfance. Celui-ci permet d’identifier où se situent les
enfants fragiles sur la commune ou l’intercommunalité
et quels facteurs, qui cumulés entre eux, engendrent
leurs vulnérabilités : type de logement (social, ancien,
précaire, situation de surpeuplement,…), critères
socio-économiques de la famille (emploi précaire,
chômage, niveau de diplôme,…), type de structure
familiale (famille nombreuse, monoparentale)… Ce
baromètre doit permettre de faire apparaître ces
écarts et surtout d’envisager les possibilités de les
réduire ; en développant des réponses spécifiques
à l’intention de ces familles, enfants et adolescents
(évolution de la tarification sociale, adaptation du
PET, etc…) : de l’observation à l’action.Source : Insee RP 2013-2018
Portrait social de Marmande, septembre 2021
CHIFFRES CLÉS
LES ENFANTS
enfants de moins de 18 ans 3 204
de la population est mineur 18%
entre 2013 et 2018 -6%
Moins de
3 ans
14,8
3-5 ans
14,1
6-10 ans
27,4
11-14
ans
23,7
15-17
ans
20
des moins de 11 ans
en fam. monoparentale
Répartition des
tranches d’âge
parmi les mineurs
23%
parmi ceux en
couple parental
parmi ceux en fam.
monoparentale
des moins de 3 ans ont un besoin
impératif de mode de garde
41%
44% 24%
des mineurs en situation
de vulnérabilité
22%
161 154 161 165
129
2015 2016 2017 2018 2019
Naissances domiciliéesLes mineurs
Qui sont les enfants mineurs ?
Évolution du nombre de mineurs depuis
le début des années 90
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
573
519
508
549
474
596
478
556
494
452
1 022
877
900
915
878
825
834
807
817
760
772
670
558
615
640
0 1 000 2 000 3 000 4 000
1990
1999
2008
2013
2018
Marmande
Moins de 3 ans 3-5 ans 6-10 ans 11-14 ans 15-17 ans
Lecture : 474 enfants de moins de 3 ans vivent à Marmande en 2018.
Évolution de la part de mineurs dans la
population depuis 1990
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
22,1
19,6 18,5 18,8
18,3
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020
Marmande Val de Garonne Agglomération France métropolitaine
Lecture : 18,3% de la population a moins de 18 ans à Marmande en 2018.
Entre 1990 et 2018, la proportion de mineurs a diminué
de 3,9 points et est ainsi passée de 22,1 à 18,3% à
Marmande.
Au dernier recensement, la proportion est inférieure de
1,5 point à celle de Val de Garonne Agglomération.
L’évolution du nombre d’enfants sur un territoire dépend
surtout des tendances migratoires, qui vont permettre
ou non le renouvellement des populations en place et
de l’évolution suffisante et nécessaire du nombre de
logements.
La construction de nouveaux logements offre la possibilité
aux familles ayant déjà des enfant(s) ou projetant
d’en avoir de pouvoir s’installer dans la commune. Ce
nombre de nouveau logement, plus ou moins important,
peut permettre le renouvellement, ou non, des effectifs
d’enfants présents. A l’inverse, une contraction de l’offre
de logements impacte au même titre que les autres
populations la présence d’enfants.
La prise en compte de ces deux paramètres – mobilité
des familles et perspectives de développement du parc
de logements – est indispensable pour se donner une
vision prospective de l’évolution des effectifs d’enfants
nécessaire à l’anticipation des besoins en équipements
et services aux familles et à leur pérennité.
Entre 2008 et 2018, le nombre de mineurs a diminué
d’environ 130 enfants à Marmande (-4%).
Au dernier recensement, ils atteignent un total de 3 200,
dont 880 âgés de 6-10 ans.
Entre 2008 et 2018, la plus grande évolution en volume
se retrouve sur la génération des 3-5 ans, soit 100
enfants de moins en dix ans.
La structure des ménages est donc moins familiale
qu’elle ne l’a été. Cela modifie les besoins sociaux
de la population, d’où une nécessité de modifier les
réponses apportées de la part des acteurs du social
et des politiques locales. Il peut aussi être intéressant
de s’interroger sur les outils à mettre en œuvre pour
faire progresser la part des mineurs sur le territoire et
conserver l’attractivité de ce dernier.
© Compas septembre 2021 Portrait social
62CARTOGRAPHIE
LES ENFANTS
Entre 18,9 et 28,1%
Moyenne de Marmande : 18,9%
Entre 17 et 18,9%
Entre 13,1 et 17%
Part des mineurs
dans la population
19,7%
16,9%
28,1%
15,9%
13,1%
18,6%
18,9%
19,9%
Évolution du nombre de mineurs depuis les dix dernières années
2007 2012 2017 Nbre %
Centre Ville I 401 343 435 19,7 +34 +8,5
Garrigues-Carpette-Laurier 432 478 449 16,9 +17 +4,0
Centre Ville II 408 554 622 28,1 +214 +52,5
Magdeleine et Bouilhats 337 294 267 15,9 -71 -20,9
Sous Prefecture-Gare 303 336 290 13,1 -13 -4,2
Thivras-Coussan 480 493 384 18,6 -96 -19,9
Lolya-Les Cedres-Lactarium 443 559 456 18,9 +12 +2,8
Beyssac-Mauvezin 325 474 447 19,9 +122 +37,5
Marmande 3 128 3 530 3 349 18,9 +221 +7,1
Val de Garonne Agglomération 11 084 12 157 12 063 20,0 +979 +8,8
Lot-et-Garonne 64 398 66 100 65 720 19,7 +1 322 +2,1
France métropolitaine 13 647 891 13 900 547 14 032 607 21,7 +384 716 +2,8
* Au sein de la population municipale
Valeur inférieure à celle de Marmande
Valeur proche de celle de Marmande
Valeur supérieure à celle de Marmande
Nombre de mineurs aux différents RP Evolution des mineurs entre 2007 et 2017 Part des
mineurs en
%* au RP
2017
Lecture : En 2017, 28,1% de la population du Centre Ville II a moins de 18 ans. Leur nombre a progressé de 52,5% par rapport à 2007.
© Compas septembre 2021 Portrait social
63
Part des mineurs parmi la population totale en 2017
Source : Insee, RP 2017 - Traitements © Compas
Source : Insee, RP 2007-2017 - Traitements © CompasLes mineurs
Dans quels types de familles vivent-ils ?
Répartition par type de familles des
enfants mineurs
Source : Insee, RP 2008-2018 - Traitements © Compas
386 380 421 335
570 617
778 825 96 73
123
106
299 227
493
532
19,9
16,0
22,5 24,0
34,4
26,9
38,8 39,2
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
0
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
1 600
2008 2018 2008 2018 2008 2018 2008 2018
Moins de 3 ans 3-5 ans 6-10 ans 11-17 ans
Marmande
En famille monoparentale En couple avec enfant(s) Part d'enfants en familles monoparentales
Lecture : En 2018, 73 enfants de moins de 3 ans vivent dans une famille monoparentale, soit 16% des enfants de cet âge.
Les différences de taux d’enfants vivant en famille
monoparentale entre territoires ne signifient pas que
les parents se séparent plus ou moins qu’ailleurs en
France. Elles reflètent plutôt des dynamiques migratoires
de territoires plus ou moins attractifs pour les couples
parentaux ou pour les familles monoparentales.
Les familles monoparentales, souvent moins mobiles que
les couples, sont plus captives de leur environnement
et sont plus à même que les autres à rencontrer des
difficultés dans leur parcours résidentiel.
L’importance du nombre de familles monoparentales avec
adolescent(s) est une interpellation pour les communes
et l’ensemble des acteurs qui travaillent sur la parentalité
ou tout simplement sur le bien-être des familles. Ainsi,
les réponses de soutien à la parentalité sont très fortes
pour les jeunes parents et les parents de jeunes enfants
en général (PMI, système scolaire, système de santé,
grands-parents, associations liées à la parentalité, ...).
Par contre, il n’y a que très peu d’acteurs pour le travail
sur la relation entre les parents et leurs adolescents.
Pourtant les besoins sont nombreux pour cette tranche
d’âge. La maison des adolescents (s’il en existe une sur
le territoire) peut-être une réponse mais il faut un réseau
autour de ces familles pour que les parents isolés se
sentent soutenus et accompagnés.
Comme pour beaucoup de ménages, la fracture numérique
ne facilite pas le soutien à la parentalité notamment pour
les parents d’adolescents. De plus en plus d’informations
entre l’école et la famille transitent par le numérique
(notes, rendez-vous avec les enseignants, conseil
d’orientation, ...). Tout cela complexifie la vie des parents
qui ne maîtrisent pas l’outil informatique et ne facilite
pas la fonction parentale.
Les périodes de confinements ont également mis en
évidence les différences de niveaux d’équipement
informatique. Les familles monoparentales, qui sont
parmi les ménages les plus pauvres de la commune,
sont dissuadé par le coût des équipements. Pour les
acteurs du social, ces réalités sont autant de perspectives
d’actions.
En 2018, si 16% des moins de 3 ans de Marmande vivent
en familles monoparentales, c’est le cas de 39% des 11-
17 ans (respectivement 12 et 25% à l’échelle de la France
métropolitaine).
Sur cette tranche d’âge, la proportion s’est stabilisée
depuis 2008. On compte ainsi en 2018, 830 adolescents
vivant au sein d’un couple et 530 vivant au sein d’une
famille monoparentale.
En général, plus un enfant avance en âge, plus la
probabilité qu’il vive en famille monoparentale s’élève.
De fait, les enfants de moins de 3 ans ne représentent
qu’une part relativement faible des enfants de moins
de 11 ans vivant au sein d’une famille monoparentale.
L’enjeu porte dès lors davantage sur les enfants en
âge d’être scolarisés en primaire et pour lesquels la
structure familiale peut modifier le besoin et la demande
en services scolaires et périscolaires (plus grande
dépendance aux services municipaux pour la garde des
enfants, contraintes plus importantes d’organisation
familiale autour des enfants…). L’accès à un mode de
garde représente néanmoins un enjeu important pour
le maintien ou l’accès à l’emploi et à la formation des
parents isolés d’enfants de moins de 3 ans.
© Compas septembre 2021 Portrait social
64LES ENFANTS
Quelle est l’articulation entre la natalité et les
besoins de la petite enfance à l’adolescence ?
Naissances domiciliées et taux estimé de fécondité
Sources : Insee, Etat-Civil 2005-2019 & RP 2018 - Traitements © Compas
180 199 199 200 196 199 191 188 177 161
154 161 165
129
5,5
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
0
50
100
150
200
250
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Taux estimé de fécondité (%)
Naissances domiciliées
Marmande
Naissances domiciliées Taux estimé de fécondité (en %)
Lecture : En 2018, 165 naissances sont dénombrées à Marmande, soit un taux de fécondité estimé de 5,5 enfants pour 100 femmes en âge d’avoir des enfants (moyenne sur trois années glissantes, calculée à partir des naissances de 2017 à 2019).
Le nombre de naissances domiciliées enregistré sur un territoire est lié à la présence de femmes en âge d’avoir des enfants parmi la population ainsi qu’aux caractéristiques de ces femmes. En effet, le nombre de naissances sera plus élevé sur un territoire à forte présence de jeunes femmes actives ou de jeunes trentenaires parmi les femmes en âge d’avoir des enfants que sur un territoire à forte présence de jeunes quadragénaires ayant déjà eu leurs enfants pour certaines, ou à forte présence de populations étudiantes parmi les femmes. Le taux estimé de fécondité est le reflet de ce plus ou moins grand potentiel de naissances au regard des caractéristiques des femmes en âge d’avoir des enfants.
L’évolution dans le temps du nombre de naissances va surtout dépendre du renouvellement - ou pas - de ces populations de femmes dans le territoire.
Pour le territoire, le nombre de naissances est un élément important notamment pour le développement des services en direction de la petite enfance mais aussi pour l’accompagnement des parents. Afin d’éviter le départ des ménages après la naissance (dans le cas de logements qui deviennent trop petits), l’articulation entre le social et l’urbanisme (en particulier le développement de l’offre de logements adaptée aux familles) est essentielle. Le CCAS doit pouvoir être impliqué dans l’élaboration des PLU ou des PLH.
Naissances : les statistiques annuelles, concernant les naissances domiciliées, sont élaborées par l’Insee à partir des bulletins statistiques de l’état civil. Le lieu de l’événement est celui du domicile de la mère.
Taux estimé de fécondité : est le rapport entre la moyenne des naissances au cours des trois dernières années et la population féminine âgée de 15 à 44 ans (en âge d’avoir des enfants). Il diffère de l’indice conjoncturel de fécondité calculé par l’Insee.
DÉFINITIONS
130 naissances domiciliées sont dénombrées en 2019 pour Marmande. Sur la période 2006- 2019, il y a eu en moyenne 180 naissances par an.
Avec 150 naissances observées par an en moyenne entre le 31/12/2017 et le 31/12/2019, le taux estimé de fécondité de Marmande est de 6 enfants pour 100 femmes en âge d’avoir des enfants (15-44 ans) en 2018.
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65Les mineurs
Quelle est l’articulation entre la natalité et les
besoins de la petite enfance à l’adolescence ?
Solde migratoire des moins de 15 ans depuis la naissance
Sources : Insee, Etat-Civil 2002-2019 & RP 2018 - Traitements © Compas
Le solde migratoire des enfants reflète l’attractivité d’un territoire pour les familles avec enfant(s). Beaucoup d’agglomérations présentent un solde migratoire négatif dans la ville centre, qui voit les familles quitter la commune pour s’installer dans sa périphérie, avec a contrario un solde positif dans les communes situées en 1ère ou 2ème couronne et qui attirent des familles désireuses de trouver un logement plus adapté à l’évolution de la taille de la famille ou plus conforme à leurs aspirations (accès à la propriété, …).
La mobilité résidentielle des familles est courante, l’agrandissement de la famille est un des facteurs qui poussent les français à déménager. De fait, un enfant né domicilié dans un territoire n’entrera pas forcément à l’école dans ce même territoire et ne fera pas forcément toute sa scolarité dans le même groupe scolaire ou la même commune.
De même que les enfants scolarisés dans un territoire n’y sont pas forcément nés et n’y ont pas forcément grandi. Dès lors, il devient difficile de concevoir des politiques de « parcours de la jeunesse » allant de la petite-enfance à l’âge de l’acquisition de leur autonomie à une échelle territoriale qui soit trop réduite.
L’importance des mobilités résidentielles des familles avec de jeunes enfants montre aussi qu’à lui seul, l’indicateur du nombre de naissances n’est pas suffisant pour anticiper les effectifs d’enfants ayant potentiellement besoin d’un mode d’accueil de la petite-enfance, de même que les effectifs scolaires, et ce même à relativement court terme.
100
120
140
160
180
200
220
14 ans
en
2018
13 ans
en
2018
12 ans
en
2018
11 ans
en
2018
10 ans
en
2018
9 ans
en
2018
8 ans
en
2018
7 ans
en
2018
6 ans
en
2018
5 ans
en
2018
4 ans
en
2018
3 ans
en
2018
2 ans
en
2018
1 an en
2018
< 1 an
en
2018
Nés en
2003
Nés en
2004
Nés en
2005
Nés en
2006
Nés en
2007
Nés en
2008
Nés en
2009
Nés en
2010
Nés en
2011
Nés en
2012
Nés en
2013
Nés en
2014
Nés en
2015
Nés en
2016
Nés en
2017
Marmande
Nés à Marmande
Présents au recensement 2018
solde migratoire positif depuis la naissance
solde migratoire négatif depuis la naissance
Lecture : La génération des enfants âgés de 6 ans au recensement 2018 (01/01/2018) correspond à 195 enfants nés en 2011 à Marmande et 187 enfants recensés au 1er janvier 2018. Cette génération a connu un solde migratoire négatif entre la naissance et le 1er janvier 2018 avec 8 départs de plus que les arrivées.
Le solde migratoire des jeunes enfants, entre la naissance et le recensement de 2018 reflète les mobilités différenciées des familles selon l’âge des enfants.
La tendance est à l’équilibre entre les départs et les arrivées pour les enfants de moins de 3 ans Pour les 3-5 ans, les départs sont plus nombreux que les arrivées (100 départs de plus que d’arrivées d’enfants ont eu lieu entre la naissance et l’âge de 3 à 5 ans).
Pour les enfants de 6 à 10 ans, le solde migratoire est négatif, la tendance est aux départs pour ces générations (100 départs de plus que les arrivées).
Enfin, les enfants de 11 à 14 ans sont en nombre équivalent aux naissances correspondant à ces générations.
© Compas septembre 2021 Portrait social
66LES ENFANTS
Quelles sont les fragilités des enfants ?
Part des mineurs vulnérables selon l’âge
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements ©
Compas
21,1
18,2
21,4
27,7
19,0
10,2
10,0
12,6
10,5
9,4
11,7
12,8
14,3
13,1
11,1
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30%
Moins de 3 ans
3-5 ans
6-10 ans
11-14 ans
15-17 ans
Marmande Lot-et-Garonne France métropolitaine
Lecture : 21% des moins de 3 ans sont en situation de vulnérabilité à Marmande.
En 2017, 700 mineurs sont en situation de vulnérabilité
à Marmande, dont 100 de moins de 3 ans, 90 de 3-5 ans,
190 de 6-10 ans, 200 de 11-14 ans et 110 de 15-17 ans.
La part de mineurs vulnérables s’étend ainsi de 18% pour
les 3-5 ans à 28% pour les 11-14 ans.
L’indice de vulnérabilité des mineurs © Compas permet
d’appréhender le nombre d’enfants qui pourraient
présenter des difficultés socio-éducatives temporaires ou
plus durables à un moment ou un autre de leur parcours
scolaire.
Sa construction repose sur l’approche de facteurs de
risques cumulés. Aucun des 7 critères ne constitue à lui
seul un facteur majeur de fragilité des enfants et n’est
le signe avéré d’une difficulté scolaire ou éducative.
En revanche, la probabilité qu’un enfant présente des
difficultés socio-éducatives augmente fortement dès
qu’il se retrouve dans plusieurs des situations décrites.
C’est le cumul de plusieurs de ces facteurs de risque
qui crée la vulnérabilité et ce, quel que soit le quartier
d’habitation de l’enfant.
Le choix de ces 7 critères (cf. ci-contre) permet de
retrouver les principales dimensions en lien avec la
réussite éducative, sans qu’il y ait nécessairement une
relation causale. Elles s’articulent autour de l’origine
socio-économique (capital culturel, ressources des
ménages, reproduction des schémas parentaux ...), de
la structure familiale (monoparentalité, effet de la taille
des fratries) et des conditions de logements. Plusieurs
indicateurs ont été retenus pour approcher le critère
économique (risque plus élevé de pauvreté dans une
famille nombreuse, monoparentale ou chez les locataires
du parc locatif en logement collectifs ancien par exemple).
Indice de vulnérabilité : nous considérons qu’un enfant
est vulnérable, et pourrait potentiellement avoir besoin
d’un soutien scolaire, dès lors qu’il cumule 4 de ces
7 facteurs de risques :
• vivre dans une famille monoparentale
• vivre dans famille nombreuse (3 enfants et plus)
• vivre au sein d’une famille où « tous les parents »
ont un bas niveau de formation (BEPC ou brevet des
collèges au plus)
• vivre dans une famille comptant au moins un parent
se déclarant au chômage ou occupant un emploi
précaire
• vivre dans une famille sans aucun adulte actif en
emploi
• vivre en appartement locatif social dans un immeuble
ancien
• vivre dans un logement surpeuplé
DÉFINITION
Part des mineurs vulnérables selon
chaque critère
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements ©
Compas
22,1
36,6
34,6
32,2
26,3
28,9
19,0
22,8
22,4
22,7
48,1
36,2
37,3
29,0
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60%
1 874 mineurs âgés
de moins de 11 ans
dont 384 vulnérables
1 317 mineurs âgés
de 11-17 ans dont
313 vulnérables
Part vivant en famille monoparentale (%)
Part vivant en famille nombreuse (%)
Part vivant dans un logement surpeuplé (%)
Part dont tous les parents sont sans diplôme (%)
Part dont tous les parents sont sans emploi (%)
Part dont au moins un parent est au chômage ou contrat précaire (%)
Part vivant en logement social, en logement précaire ou dans un collectif privé ancien (%)
Marmande
Lecture : 22,4% des moins de 11 ans de Marmande vivent au sein d’un foyer où tous les parents sont sans emploi.
L’indice de vulnérabilité des mineurs se compose de 7
indicateurs socio-démographiques : la monoparentalité,
la grandeur des fratries, le surpeuplement du logement,
l’activité et la formation des parents et l’ancienneté des
logements. 22% des moins de 11 ans de Marmande
vivent dans un ménage en situation de monoparentalité
et 48% ont au moins un parent en emploi précaire ou
au chômage. Ces parts passent à 37 et 36% chez les
11-17 ans.
© Compas septembre 2021 Portrait social
67TABLEAU DÉTAILLÉ
Les mineurs
Mineurs vulnérables
Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 72 31,7 39 20,7
Garrigues-Carpette-Laurier 24 9,4 18 11,8
Centre Ville II 121 31,0 102 45,4
Magdeleine et Bouilhats <10 - <10 -
Sous Prefecture-Gare 20 12,5 16 13,5
Thivras-Coussan 54 27,3 71 45,1
Lolya-Les Cedres-Lactarium 63 26,8 49 24,6
Beyssac-Mauvezin 30 12,2 18 10,5
Marmande 384 20,5 313 23,7
Lot-et-Garonne 4 222 11,3 2 648 10,0
France métropolitaine 1 095 725 13,2 655 867 12,2
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Mineurs vulnérables
de moins de 11 ans
Mineurs vulnérables
de 11-17 ans
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Lecture : A Marmande, 384 mineurs de moins de 11 ans sont considérés comme vulnérables, soit 20,5% des moins de 11 ans.
© Compas septembre 2021 Portrait social
68LES ENFANTS
Détail des facteurs de risque relatifs à la fragilité des enfants
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 111 27 194 47,0 89 21,5 108 26,0
Garrigues-Carpette-Laurier 42 10 110 26,8 65 16,0 60 14,7
Centre Ville II 223 36 326 53,1 190 30,9 197 32,0
Magdeleine et Bouilhats nd - 91 34,2 12 4,5 12 4,5
Sous Prefecture-Gare 36 13 116 41,3 20 7,1 28 9,9
Thivras-Coussan 125 35 201 56,6 96 27,0 160 45,2
Lolya-Les Cedres-Lactarium 112 26 171 39,5 103 23,8 109 25,1
Beyssac-Mauvezin 48 11 168 40,3 81 19,4 46 10,9
Marmande 697 22 1 378 43,2 656 20,6 719 22,5
Lot-et-Garonne 6 871 11 20 914 32,8 7 522 11,8 8 913 14,0
France métropolitaine 1 751 591 13 3 807 314 27,9 1 318 379 9,7 1 576 370 11,6
Mineurs vulnérables
0-17 ans
Au moins un parent au
chômage ou en contrat
précaire
Parents
sans diplôme
Parents
sans emploi
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 99 23,9 39 9,4 156 37,7 135 32,7 115 27,9
Garrigues-Carpette-Laurier <10 - 39 9,6 76 18,7 154 37,7 121 29,5
Centre Ville II 15 2,4 367 59,7 150 24,4 314 51,1 219 35,6
Magdeleine et Bouilhats nd - nd - 30 11,2 38 14,2 18 6,6
Sous Prefecture-Gare 75 26,7 <10 - 111 39,4 55 19,6 54 19,1
Thivras-Coussan 135 37,9 149 42,0 142 40,1 71 20,1 115 32,4
Lolya-Les Cedres-Lactarium 22 5,0 65 14,9 162 37,3 139 32,0 133 30,6
Beyssac-Mauvezin <10 - 66 15,8 69 16,6 166 39,7 99 23,8
Marmande 353 11,1 727 22,8 896 28,1 1 072 33,6 874 27,4
Lot-et-Garonne 2 638 4,1 6 984 10,9 13 438 21,1 18 880 29,6 11 062 17,3
France métropolitaine 989 346 7,3 3 152 512 23,1 2 696 129 19,8 4 190 233 30,7 3 236 040 23,7
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Locatif
social Famille monoparentale Famille nombreuse
Logement
sur-peuplé
Locatif privé dans collectif
ancien
Indice de fragilité des enfants
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements ©
Compas
Lecture : La part de mineurs dont tous les parents ont un bas niveau de formation de Marmande est 2,1 fois plus élevée que celle de la France métropolitaine.
Lecture : L’indice de fragilité des enfants de Marmande est de 22.
L’indice de fragilité des enfants est de 22 à Marmande
contre 13 en France métropolitaine : la situation y est
donc moins favorable qu’en moyenne nationale.
Les sur-représentations observées à Marmande, par
rapport à la France métropolitaine, pouvant être mises
en avant pour les indicateurs composant l’indice sont :
- la part des mineurs dont au moins un parent est au
chômage ou en contrat précaire (43% contre 28%),
- la part des parents sans diplôme (21% contre 10%),
- la part de mineurs dont tous les parents sont sans
emploi (23% contre 12%),
- la part de mineurs vivant dans une famille locataire du
parc privé dans collectif ancien (11% contre 7%),
- la part de mineurs vivant dans une famille monoparentale
(28% contre 20%),
- la part de mineurs vivant dans une famille nombreuse
(34% contre 31%).
- la part des logements sur-peuplés (27% contre 24%).
Les facteurs de vulnérabilité des enfants pèsent
différemment selon les quartiers, témoignant des
caractéristiques spécifiques à chacun d’entre eux.
L’indice de fragilité des enfants le plus élevé (36) est
enregistré dans le Centre Ville II alors que le plus faible
est de 10 à Garrigues-Carpette-Laurier.
Baromètre - La fragilité des enfants
© Compas septembre 2021 Portrait social
69La petite enfance
Enfants de moins de 3 ans selon le type de famille et l’activité des parents
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Enfants de moins de 3 ans d'une famille -
Marmande : 474
Enfants d'un couple : 398 Enfants d'une famille monoparentale : 76
Couple dont les 2
parents sont actifs
occupés : 173
Couple dont un seul
parent est actif
occupé : 158
Couple dont
aucun parent
n'est actif occupé
: 66
Monoparent actif
occupé : 18
Monoparent non
actif occupé : 57
(FM : 88%)
(FM : 8%) (FM : 61%) (FM : 31%)
44% 40% 17%
84% 16%
(FM : 45%) (FM : 55%)
24% 76%
FM = France métropolitaine
(FM : 12%)
Lecture : 173 enfants de moins de 3 ans vivent au sein d’une famille avec les deux adultes actifs occupés, représentant 44% des enfants vivant au sein d’un couple parental.
84% des enfants de moins de 3 ans de Marmande vivent avec leurs deux parents, soit 400 enfants. Cette proportion est moins élevée que la moyenne de la France métropolitaine. Ainsi, 16% des enfants de moins de 3 ans vivent au sein d’une famille monoparentale (soit 80 enfants) : le risque de précarité sociale et économique est plus élevé pour ces enfants vivant avec un parent isolé.
190 enfants de moins de 3 ans ont tous leurs parents (en couple ou monoparent) qui travaillent et par conséquent ont peut-être plus que d’autres besoin d’être pris en charge, que le mode de garde soit institutionnel, de voisinage, familial… Cela concerne 44% des enfants de moins de 3 ans vivant dans une famille composée d’un couple (bi-activité des parents) et 24% de ceux vivant au sein d’une famille monoparentale.
120 enfants n’ont aucun de leurs parents en emploi : ils représentent 17% des enfants de moins de 3 ans vivant avec leurs deux parents et 76% de ceux vivant au sein d’une famille monoparentale. Une situation de non emploi chez les parents est facteur de risque pour eux et pour leurs enfants, sur un plan monétaire mais aussi social.
Deux autres paramètres sont à considérer pour une évaluation du besoin : la part des femmes travaillant à temps partiel (25% pour Marmande contre 27% en moyenne pour la France métropolitaine) et la proportion d’actifs occupés âgés de 15 ans ou plus résidant dans le territoire mais n’y travaillant pas (35% pour Marmande). Ces deux proportions donnent une indication sur la disponibilité des parents pour s’occuper de leur(s) enfant(s) et permettent d’approcher les besoins en mode de garde.
Quels sont les besoins en modes de garde ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
70LES ENFANTS
Source : Insee, RP fichiers détail 2018 - Traitements ©
Compas
Lieu de travail des parents
61,4
62,0
59,0
68,8
38,6
38,0
41,0
31,2
0% 20% 40% 60% 80% 100%
1 045 hommes
830 femmes
95 hommes
413 femmes
Vivant en couple
parental
Vivant en famille monoparentale
Marmande
Travaillant dans la commune de résidence
Travaillant hors de la commune de résidence
Lecture : Parmi les 413 femmes vivant en familles monoparentales, 68,8% travaillent dans leur commune de résidence.
Quels sont les besoins en modes de garde ?
56,1
53,9
67,5
69,3
33,0
32,9
66,0
62,6
26,7
24,6
71,1
70,9
10,9
13,3
34,0
37,4
5,8
6,1
28,9
29,1
0% 20% 40% 60% 80% 100%
2008
2018
2008
2018
2008
2018
2008
2018
Couple parental -
Marmande
Famille mono. -
Marmande
Couple parental - France métro.
Famille mono. - France métro.
Bi-actifs occupés Un actif occupé Aucun actif occupé
Source : Insee, RP 2008-2018 - Traitements © Compas
Taux d’activité de l’ensemble des
parents selon le type de famille
Lecture : En 2018, à Marmande, 53,9% des couples parentaux sont bi- actifs occupés (les deux parents travaillent).
La part des couples parentaux dont les deux parents sont
en emploi a eu tendance à baisser sur les dix dernières
années : -2,3 points sur la période 2008-2018. Par ailleurs,
la part des familles monoparentales actives est également
moins élevée que dix ans plus tôt (-3,4 points).
La garde des enfants reste très largement l’affaire des
mères, même si les tendances montrent une légère
réduction des inégalités hommes-femmes en la matière
depuis la mise en place de la PreParE (prestation
partagée d’éducation de l’enfant) en 2015. En France
métropolitaine, 6% des bénéficiaires de cette prestation
sont des hommes. Le nombre d’enfants à charge impacte
par ailleurs de manière discriminante les femmes dans
leur activité, notamment à partir du 3ème enfant (baisse
du taux d’activité, augmentation du travail à temps
partiel).
Pour autant, la majorité des mères sont actives et ce quel
que soit le nombre d’enfant. En France, le taux d’activité
des femmes ne cesse de s’accroître et tend ainsi à se
rapprocher de celui des hommes. L’accès à un mode
d’accueil pour leur(s) enfant(s) est un enjeu primordial
pour faciliter la conciliation d’une vie professionnelle
avec une vie familiale.
Les travaux menés par la Cnaf révèlent que plus de
la moitié des mères ont songé à réduire leur activité
professionnelle au moment où elles s’interrogeaient sur
la garde de leur enfant et plus d’un quart ont finalement
réduit ou cessé leur activité professionnelle pour
s’occuper de leur enfant.
Le taux d’emploi des mères diminue avec le nombre
total d’enfants mineurs à charge, surtout si l’un des
enfants est en bas âge. Alors que près de trois femmes
sur quatre en couple avec un seul enfant âgé de moins
de 3 ans, sont en emploi, elles ne sont plus que quatre
sur dix lorsqu’elles sont mères de famille nombreuse
(trois enfants ou plus) avec au moins un enfant de moins
de 3 ans.
L’occupation d’un emploi en dehors de la commune de
résidence concerne 41% des hommes (40 hommes) et
31% des femmes (130 femmes) vivant au sein d’une
famille monoparentale à Marmande. Ces proportions sont
respectivement de 39 et 38% pour les couples parentaux
(soit 400 hommes et 320 femmes).
En 2018, 54% des couples parentaux et 63% des familles
monoparentales vivant à Marmande comptent tous les
parents en emploi, soit respectivement -15,5 points et
-8,3 points par rapport à la France métropolitaine.
De plus, 33% des couples parentaux ne comptent qu’un
actif en emploi sur les deux parents, soit +8,3 points par
rapport à la France métropolitaine.
Par ailleurs, 13% des couples parentaux et 37% des
familles monoparentales du territoire ne comptent aucun
parent en emploi.
L’inactivité des femmes peut être plus importante sur les
territoires qui comptent plus de femmes en âge d’avoir
des jeunes enfants. Ne pas travailler (ou travailler à
temps partiel) pour s’occuper de ses enfants peut être un
choix (parfois plus ou moins contraint par des questions
économiques ou autres) mais constitue néanmoins un
facteur de risque de précarité pour les femmes en cas
de séparation par exemple.
© Compas septembre 2021 Portrait social
71La petite enfance
Quelle est la tension sur les modes de garde ?
58,9
56,2
55,1
62,3
28,5
17,0
18,9
20,6
0% 25% 50% 75%
Marmande
Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne
France
métropolitaine
Taux de couverture global dont EAJE
Sources : Cnaf, 2017 & Insee, RP 2018 - Traitements ©
Compas
Capacité théorique d’accueil des 0-2
ans par les modes d’accueil «formels»
La Cnaf identifie quatre types de modes d’accueil formels
de la petite enfance :
les assistant(e)s maternel(le)s employé(e)s directement
par des particuliers, les salarié(e)s à domicile, l’accueil
en EAJE (collectif, familial et parental, micro-crèches)
et l’école maternelle.
En 2017, la capacité théorique d’accueil des enfants de
moins de 3 ans par les modes d’accueil «formels» de
Marmande est de 59%. Ce taux de couverture peut être
supérieur à 100 lorsque l’offre du territoire intègre des
enfants résidant sur d’autres territoires.
Fin 2016, Marmande compte 4 établissements d’accueil
du jeune enfant proposant 135 places, soit 29 places
pour 100 enfants de moins de 3 ans, ainsi que 160 places
chez des assistant(e)s maternel(le)s et 20 places via
un autre mode de garde «formel». En 2013, le territoire
avait une capacité d’accueil théorique équivalente : 57
places d’accueil formel pour 100 enfants de moins de
3 ans (dont 23 places en EAJE).
Lecture : Marmande compte 58,9 places d’accueil formel pour 100 enfants de moins de 3 ans dont 28,5 places en EAJE. Modes d’accueil «formels» :
• Assistant(e) maternel(le) employé(e) directement
par des particuliers
• Salarié(e) à domicile
• Accueil en Eaje (collectif, familial et parental, micro-
crèches)
• École maternelle
La capacité d’accueil théorique correspond à l’ensemble
des places offertes aux enfants de moins de 3 ans à un
instant donné sur le territoire observé. Ces informations
n’étant pas toutes disponibles, elle sont parfois approchées
en mobilisant des données sur l’accueil constaté. C’est le
cas de l’accueil effectué par un(e) salarié(e) au domicile
des parents, de l’école ou de l’accueil dans les micro-
crèches financées par la Prestation d’accueil du jeune
enfant (Paje) versée par la Caf. La capacité d’accueil
comptabilise des places d’accueil proposées à un instant
donné, et non un nombre d’enfants gardés. Ainsi, on
ignore le fait que certaines places peuvent être utilisées
par plusieurs enfants à temps partiel : ce peut être le cas
de places en établissement d’accueil du jeune enfant.
De même, d’autres places ne comblent pas tout à fait
les besoins : ce peut être le cas des places à l’école,
utilisées souvent pour la tranche d’âge des 2-3 ans à
mi-temps, et qui nécessitent un complément d’accueil.
Un enfant peut donc occuper plusieurs places d’accueil
(école et assistant(e) maternel(le) par exemple). Cette
capacité est présentée à plusieurs échelles territoriales,
il s’agit d’une capacité d’offre sur un territoire donné.
Ainsi sur certains territoires, le taux de couverture peut
être supérieur à 100 lorsque l’offre d’un territoire intègre
des enfants résidant sur d’autres territoires.
Pour le détail de la méthodologie, on pourra se reporter
au rapport annuel de l’Observatoire national de la petite
enfance.
DÉFINITION
Le critère financier est un frein dans la possibilité de
réduire ou de cesser son activité professionnelle. Il est
plus important pour les pères que pour les mères, puisque
ce sont bien souvent eux qui ont les revenus les plus
élevés dans le couple.
Les femmes issues des classes populaires travaillent
souvent à temps partiel et songent alors davantage à
arrêter leur activité en raison du coût financier de la
garde. Le manque de places en établissement d’accueil
du jeune enfant (Eaje) pénalise donc souvent les parents
les moins fortunés, ce mode de garde restant le moins
onéreux.
Le nombre de places en Eaje comprend les places en
accueil collectif (y compris les micro-crèches financées
par la prestation unique Caf) de même que les places
en crèches familiales. Une place d’accueil pouvant être
occupée par plusieurs enfants (contrats d’accueils à
temps partiel, renouvellement de la population accueillie)
le nombre total d’enfants accueillis est généralement
nettement supérieur à celui des places offertes.
Le taux d’équipement rapporte le nombre de places
au nombre d’enfants de moins de 3 ans. Si les Eaje
municipaux accueillent généralement en priorité les
enfants domiciliés sur la commune, les établissements
privés (micro-crèches, crèches d’entreprises) accueillent
le plus souvent les enfants sans condition de lieu de
résidence. De fait, l’offre d’Eaje à laquelle peuvent
prétendre les familles est à considérer au-delà du
territoire communal.
L’offre en Eaje est souvent plus développée sur les villes
les plus importantes des agglomérations que sur les
petites communes périurbaines ou les communes rurales
qui présentent en revanche des taux élevés d’équipement
en places d’accueil chez les assistantes maternelles
indépendantes.
© Compas septembre 2021 Portrait social
72LES ENFANTS
Quelle est la tension sur les modes de garde ?
Sources : Cnaf, 2019 - Traitements © Compas
Part de foyers allocataires de la
prestation d’accueil du jeune enfant
(Paje) selon le mode de garde
97
35
26,4
9,5
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
0
20
40
60
80
100
120
CMG PreParE
Part parmi les foyers allocataires de
la Paje
Nombre de foyers allocataires
Marmande
Fin 2019, le choix par les parents d’une cessation ou
d’une réduction d’activité pour s’occuper de leur(s)
enfant(s) en bénéficiant de la PreParE concerne 40
foyers allocataires, soit 10% des foyers allocataires de
la Paje (cette part est de 13% en France métropolitaine).
Parallèlement, le recours des familles à la garde de
l’enfant par une assistante maternelle et bénéficiant
ainsi du CMG concerne 100 foyers allocataires, soit 26%
des foyers allocataires de la Paje (sur l’ensemble du
territoire métropolitain cette part est de 35%).
Lecture : 26,4% des foyers allocataires de la Paje bénéficient du CMG (soit 97 foyers).
Les parents qui font le choix de cesser de travailler ou
de réduire leur activité professionnelle pour s’occuper
de leur enfant bénéficient à ce titre d’une prestation
compensatoire de la Caf (la prestation partagée
d’éducation de l’enfant : PreParE). Lorsqu’il a recours
au congé parental celui-ci a le plus souvent été voulu
par la famille, mais dans certains cas c’est un choix
contraint faute de n’avoir pu trouver un mode d’accueil
adapté à ses besoins. Le choix du congé parental entraîne
une diminution des ressources financières du foyer, le
montant de la Paje versée étant inférieur à celui du salaire
qui serait perçu sinon.
Les travaux menés par la Cnaf révèlent que les familles
bi-actives ont plus souvent recours aux assistantes
maternelles alors que les familles monoparentales optent
plus souvent pour la crèche. Le recours à la crèche
diminue lorsque la complexité des horaires de travail
des parents augmente alors que le recours à l’assistante
maternelle est plus important pour les familles ayant
des besoins d’accueil après 19 h et avant 8h.
Idéalement, la majorité des familles interrogées
envisagent un unique mode d’accueil pour leur enfant,
et la crèche est le mode d’accueil formel le plus plébiscité.
En effet la rencontre avec d’autres enfants reste « très
importante » dans les attentes des parents et influe donc
sur le choix du mode d’accueil privilégié. Cependant,
le mode d’accueil souhaité n’est pas toujours le mode
d’accueil utilisé.
La part des enfants gardés par leur(s) parent(s) ne se
résume pas à celle des bénéficiaires de la PreParE puisque
les parents qui ne travaillaient pas avant l’arrivée de leur
enfant ne peuvent prétendre de fait à cette prestation. En
France, la majorité des enfants sont gardés par leur(s)
parent(s) (61% des enfants de moins de 3 ans sont
gardés, la majeure partie du temps, par leur(s) parent(s)
selon l’enquête «Modes de garde et d’accueil des jeunes
enfants» réalisée par la Drees en 2013).
Les parents qui se tournent vers un mode d’accueil
individuel (le plus souvent une assistante maternelle
indépendante mais aussi une garde à domicile ou un
accueil en micro-crèche non financée par la PSU)
bénéficient du Cmg (complément mode de garde).
L’organisation de la garde des enfants peut s’appuyer
sur la combinaison de différents modes d’accueil. Ainsi
une famille peut bénéficier à la fois de la PreParE et du
Cmg si l’enfant est gardé à temps partiel par ses parents
et le reste du temps par une assistante maternelle.
Précisons par ailleurs qu’un parent qui bénéficie du
Cmg peut faire garder son enfant par une assistante
maternelle qui ne vit pas sur le territoire de la commune.
Les modes de garde, notamment chez les assistantes
maternelles, sont libres et donc il ne faut pas seulement
regarder les équilibres sur le territoire. En effet, il est
important d’analyser l’offre de garde d’enfant au regard
des trajets domicile/travail, notamment dans un secteur
où les embouteillages sont nombreux, ce qui génère
souvent des retards pour les parents quand ils viennent
chercher leur enfant.
Les disparités géographiques de recours aux différents
modes d’accueil sont importantes. Bien évidemment les
caractéristiques de l’offre locale d’accueil en sont des
déterminants importants (répartition offre collective /
offre individuelle, offre de places en très petite section
de maternelle…). D’autres facteurs inhérents aux
caractéristiques des familles entrent en ligne de compte
tels que le niveau de revenus des familles ou le nombre
d’enfants de la famille.
La prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE)
qui a été mise en place en janvier 2015 n’a pas recueilli
autant de notoriété que le complément de libre choix
d’activité (Clca). Cette méconnaissance pourrait être
une explication à la baisse du recours aux prestations
de complément d’activité observée suite au passage à
la PreParE.
Valable pour la mère jusqu’aux 2 ans de l’enfant, la
prestation doit ensuite être demandée par le père la
dernière année avant l’entrée en école maternelle (de 2
à 3 ans). Cette obligation de partage incitant les pères à
avoir recours aux prestations de complément d’activité
pourrait également expliquer cette baisse.
© Compas septembre 2021 Portrait social
73L’enfance
Quels sont les besoins en accompagnement de
l’enfance ?
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Enfants âgés de 6 à 10 ans vivant au
sein d’une famille où tous les parents
travaillent
45,3
63,5
64,2
68,4
61,1
65,0
63,0
67,7
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Marmande
Val de Garonne Agglomération
Lot-et-Garonne
France métropolitaine
en famille couple bi-actif en emploi en famille monoparentale active en emploi
En 2018, à Marmande, 290 enfants de 6-10 ans vivent au
sein d’un couple parental dont les deux parents travaillent,
soit 45% d’entre eux. C’est le cas de 140 enfants du même
âge vivant en famille monoparentale (61% d’entre eux).
Cette part est moins élevée sur le territoire pour les
enfants de 6-10 ans vivant au sein d’un couple parental
qu’au niveau de la France métropolitaine (-23,1 points).
Par ailleurs, la part d’enfants de 6-10 ans vivant en famille
monoparentale active est également moins élevée que
celle de la France métropolitaine (-6,6 points).
Pour comparaison, sur Val de Garonne Agglomération,
63% des enfants de la classe d’âge vivent au sein d’un
couple parental avec leurs deux parents en emploi (1 690
enfants), pour 65% des enfants du même âge en famille
monoparentale (460 enfants). C’est le cas de 64 et 63%
des enfants de 6-10 ans de Lot-et-Garonne.
Lecture : 45,3% des enfants de 6-10 ans de Marmande vivent au sein d’un couple parental bi-actif (en emploi).
Pour les acteurs du social, l’enjeu réside dans
l’accompagnement de ces familles aux services adaptés,
tels que le périscolaire ou les centres de loisir. Pour
les enfants de familles monoparentales il y a aussi un
accompagnement budgétaire afin d’éviter que le coût
de la prise en charge de l’enfant ne se traduise par un
retrait du parent de son activité professionnelle.
© Compas septembre 2021 Portrait social
74LES ENFANTS
Quel est l’environnement familial et professionnel
des adolescents ?
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Adolescents âgés de 11 à 17 ans dont
aucun des parents n’est en emploi
12,5
8,2
7,2
5,6
35,2
34,0
29,7
27,0
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40%
Marmande
Val de Garonne Agglomération
Lot-et-Garonne
France métropolitaine
en famille couple sans actif occupé en famille monoparentale sans actif occupé
Lecture : A Marmande, 12,5% des adolescents de 11-17 ans vivant au sein d’un couple n’ont aucun parent actif occupé.
En 2018, à Marmande, 12% des adolescents de 11-17
ans vivant au sein d’un couple et 35% de ceux vivant au
sein d’une famille monoparentale n’ont aucun parent actif
occupé, soit respectivement 110 et 190 adolescents.
En comparaison, ces parts sont de 8 et 34% pour Val de
Garonne Agglomération, 7 et 30% pour le Lot-et-Garonne
et de 6 et 27% pour la France métropolitaine. La situation
est moins favorable pour les adolescents du territoire
que pour ceux de la France métropolitaine.
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Adolescents âgés de 11 à 17 ans selon
la PCS du référent du ménage
10,9
10,5
10,2
8,2
12,3
9,3
10,4
17,7
18,3
19,1
20,7
22,6
26,6
22,6
23,8
23,4
23,6
30,0
26,5
22,7
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Marmande
1 400 adolescents
Val de Garonne Agglomération
5 040 adolescents
Lot-et-Garonne
27 230 adolescents
France métropolitaine
5 594 300 adolescents
Agriculteurs exploitants Artisans, com., chefs d'ent.
Cadres et prof. intel. sup. Professions intermédiaires
Employés Ouvriers
Inactifs
Lecture : 10,9% des adolescents de 11-17 ans habitant à Marmande ont un référent de ménage artisan, commerçant ou chef d’entreprise.
En 2018, à Marmande, 12% des adolescents de 11-17
ans vivent dans un ménage dont le référent est cadre
ou de profession intellectuelle supérieure. Cette
proportion est moins importante qu’à l’échelle de la
France métropolitaine (18%). 27% des adolescents ont
un référent employé (soit 3,2 points de plus qu’à l’échelle
de la France métropolitaine) et 24% ont un référent ouvrier
(part semblable à celle la France métropolitaine). Pour
comparaison, sur Val de Garonne Agglomération, 30%
des adolescents de 11-17 ans ont un référent ouvrier.
Cette part est de 27% pour le Lot-et-Garonne et de 23%
pour la France métropolitaine.
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements ©
Compas
Adolescents âgés de 11 à 17 ans selon
le niveau de formation de la personne de
référence du ménage (PRM)
29,8
19,5
18,1
28,8
34,6
28,1
10,6
18,0
17,6
30,7
28,0
36,2
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Marmande
1 390 adolescents
Lot-et-Garonne
27 150 adolescents
France métropolitaine
5 566 720 adolescents
Sans diplôme Inférieur au Bac Niveau Bac Bac+2 et plus
données non disponibles en dehors des communes irisées des agglomérations
Lecture : 10,6% des 11-17 ans de Marmande vivent au sein d’un foyer dont le parent principal est titulaire d’un diplôme de niveau bac.
31% des adolescents de Marmande vivent au sein d’un
foyer dont la personne de référence est titulaire d’un
diplôme de l’enseignement supérieur, soit une proportion
supérieure de 3 points à celle de Lot-et-Garonne. 30% de
ces adolescents ont au moins un parent sans diplôme
(18% à l’échelle de la France métropolitaine). A l’échelle
de la France métropolitaine, la proportion d’adolescents
ayant au moins un parent diplômé de l’enseignement
supérieur atteint 36% en 2017.
Cet indicateur met en évidence le besoin
d’accompagnement des adolescents quand aucun des
parents ne travaille. Ce besoin peut se faire ressentir
notamment pour l’obtention du stage de troisième ou lors
de la recherche de ces stages en seconde et première
professionnelle. L’absence d’emploi du ou des parents
réduit le réseau qui permet l’obtention de ces stages. Cet indicateur ne se suffit pas à lui même mais il permet d’approcher les enfants qui ne peuvent se faire aider par
les parents (cependant, il peut y avoir dans la fratrie un
diplômé). L’aide aux devoirs doit permettre de faire face
à ces inégalités entre adolescents face à la réussite
scolaire.
Portrait social
75L’adolescence
Depuis 2005, tous les élèves de troisième doivent réaliser
une « séquence d’observation en milieu professionnel ».
Ce stage est censé permettre aux élèves de découvrir un
environnement professionnel et les aider ensuite dans
leur orientation et leur future insertion professionnelle.
Or, la recherche et l’obtention de ce stage révèlent de
nombreuses inégalités tant sociales que territoriales.
L’INJEP, en partenariat avec le LERFAS (Laboratoire
d’Etude de Recherche et de Formation en Action Sociale)
et l’Université du Maine, a réalisé une étude auprès de
25 collèges des Yvelines et de la Sarthe en Réseau
d’Education Prioritaire (REP) mais aussi hors REP. Leur
étude souligne que la recherche puis l’obtention d’un
stage sont marquées par le capital social des familles.
Les modalités de recherche de stage ne sont pas les
mêmes selon les catégories socio-professionnelles. Il est
par exemple plus facile de solliciter ses parents quand
ils sont en emploi plutôt que quand ils sont au chômage.
En effet, environ la moitié des élèves dont le père est
sans activité professionnelle doivent se débrouiller
seuls pour trouver un stage, quand c’est le cas de
seulement un tiers des élèves dont le père exerce une
profession intermédiaire. Or, dans les Yvelines dans les
établissements en REP situés dans les quartiers de la
politique de la ville, 14 % des parents occupent un poste
de cadre ou de profession intermédiaire contre 42 % des
collèges hors REP.
Ne pouvant compter sur leurs parents pour prendre
contact avec une entreprise, la moitié des collégiens
en REP se rendent physiquement sur un potentiel lieu
de stage alors que seulement un quart des collégiens
hors REP utilisent cette méthode de prise de contact. Les
élèves des collèges REP ont également plus tendance à
utiliser le téléphone quand leurs camarades des collèges
hors REP utilisent plus souvent les courriels.
En plus du capital social, être issu d’une classe supérieure
favorise la socialisation à certains codes nécessaires à
l’entrée dans le monde professionnel comme la rédaction
d’une lettre de motivation ou d’un CV. Pour les élèves
qui poursuivent leur recherche de stage seuls, cette
expérience peut être très difficile puisqu’ils doivent
faire face à de multiples refus et non réponses : près
de la moitié des collégiens hors REP des Yvelines ont
trouvé un stage suite à un contact, quand près d’un tiers
des collégiens en REP des Yvelines ont dû contacter
5 entreprises ou plus. Cette situation peut donner le
sentiment d’un échec qui peut plus longuement marquer
les trajectoires scolaires et professionnelles des élèves.
Au-delà des inégalités sociales entre les collégiens, les
types de stages trouvés diffèrent aussi d’un territoire à
un autre. Il est plus facile de trouver un stage quand le
territoire économique et le marché du travail local est
dynamique plutôt que quand le collège est isolé des
zones d’activités.
Dans le centre de la Bretagne, les collégiens vont trouver
leur stage chez un garagiste, une PME de réparation
de matériel agricole ou dans un laboratoire d’analyse
médicale quand des élèves du Vème arrondissement
de Paris vont décrocher des stages dans des cabinets
d’avocats, d’architectes ou à l’Institut Pasteur. Enfin,
leurs pairs de la banlieue parisienne vont se retrouver
dans la galerie marchande près du quartier quand le
manque d’entreprises autour du collège limite le champ
des possibles.
Les types de stages trouvés ne sont donc pas les mêmes
entre un collège rural, un collège urbain en REP, et un
collège prestigieux de centre-ville.
Les sources sont présentées en Bibliographie.
Stages de troisième : inégalités sociales et territoriales à l’oeuvre
Quel est l’environnement familial et professionnel
des adolescents ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
76TABLEAU DÉTAILLÉ
LES ENFANTS
Adolescents de 11-17 ans vivant au sein d’une famille où aucun des parents n’est en emploi
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 32 16,7 16 14,2 17 19,9
Garrigues-Carpette-Laurier 36 22,5 10 8,5 27 56,1
Centre Ville II 99 42,3 52 34,3 47 57,0
Magdeleine et Bouilhats 0 - 0 - 0 -
Sous Prefecture-Gare 17 14,1 0 - 17 29,3
Thivras-Coussan 78 47,4 27 34,5 51 59,1
Lolya-Les Cedres-Lactarium 52 24,3 23 20,2 29 29,0
Beyssac-Mauvezin 22 11,4 6 4,1 16 34,4
Marmande 336 24,2 133 15,4 203 38,7
Val de Garonne Agglomération 768 15,4 359 9,4 409 34,8
Lot-et-Garonne 3 529 13,0 1 428 7,1 2 101 30,1
France métropolitaine 619 761 11,1 240 708 5,7 379 053 27,5
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Adolescents de 11-17 ans
ensemble au sein d'un couple parental au sein d'une famille monoparentale
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Lecture : A Marmande, 336 adolescents de 11-17 ans vivent au sein d’une famille où aucun des parents n’est actif occupé, soit 24,2% des 11-17 ans vivant au sein d’une famille. Parmi eux, 133 vivent au sein d’un couple parental où aucun parent n’est en emploi (15,4% des 11-17 ans vivant au sein d’un couple parental) et 203 au sein d’une famille monoparentale où le parent n’est pas en emploi (38,7% des 11-17 ans vivant au sein d’une famille monoparentale).
Adolescents âgés de 11 à 17 ans selon le niveau de diplôme des parents
Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 197 50 25,3 67 34,0
Garrigues-Carpette-Laurier 159 32 20,4 53 33,6
Centre Ville II 230 111 48,4 46 20,1
Magdeleine et Bouilhats 106 <10 - 64 60,1
Sous Prefecture-Gare 126 11 8,8 48 38,0
Thivras-Coussan 162 72 44,7 22 13,8
Lolya-Les Cedres-Lactarium 223 63 28,4 73 32,8
Beyssac-Mauvezin 185 64 34,6 53 28,6
Marmande 1 389 414 29,8 427 30,7
Lot-et-Garonne 27 151 5 286 19,5 7 595 28,0
France métropolitaine 5 566 721 1 007 865 18,1 2 014 140 36,2
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Répartition selon le diplôme
de la personne de référence du ménage Nombre de
11-17 ans Sans diplôme Diplôme d'enseignement supérieur
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Lecture : En 2017, 29,8% des 11-17 ans de Marmande vivent dans un foyer où l’adulte principal est sans diplôme, soit 414 adolescents de 11-17 ans.
© Compas septembre 2021 Portrait social
77LES JEUNES
LES JEUNES ADULTES
Qui sont les jeunes adultes ? p.81
LES JEUNES ACTIFS
Comment se déroule l’insertion professionnelle des jeunes ? p.85LES JEUNES
ne constituent pas, loin s’en faut, un groupe
homogène. Les besoins diffèrent à la fois selon l’âge
et l’environnement social dans lequel ils évoluent : à
15 ans, la plupart des adolescents sont scolarisés et
vivent chez leurs parents, alors qu’à 25 ans, la grande
majorité est en emploi ou en recherche un. Entre
temps, certains arrêtent (précocement) leurs études
et se retrouvent parfois confrontés à des difficultés
d’insertion (professionnelle mais aussi sociale),
pendant que d’autres les poursuivent et acquièrent un
capital augmentant leurs chances de trouver un premier
emploi.
Le défi majeur que doit relever notre société en
générale et les collectivités locales en particulier, est
de permettre à tous les jeunes d’accéder à l’autonomie.
Pour cela, les conditions sociales dans lesquelles ils
évoluent sont déterminantes mais très inégales : ceux
issus des milieux populaires affrontent des difficultés
sans rapport avec ceux des milieux favorisés, soutenus
financièrement par leurs parents. Ces inégalités se
sont fortement renforcées suite à la crise sanitaire. Le
risque de basculement d’une partie des jeunes vers
la précarité puis la pauvreté est aujourd’hui de plus
en plus fort. Différents profils se dégagent allant des
étudiants précaires, privés de socialisation, ne pouvant
conserver leur emploi étudiant et être en difficultés
pour trouver un stage ; aux jeunes actifs subissant la
précarité de l’emploi avec l’alternance de missions
d’intérim, la fin d’un contrat à durée déterminée, la
prolongation de période de chômage… ; aux jeunes
NEET (not in employment, education or training) qui
sont ni en emploi, ni en formation. Parce qu’ils sont
l’avenir, leur permettre de se construire, se former, de
trouver un emploi, se loger, fonder une famille… sur votre
commune ou intercommunalité est essentiel. Mieux
connaître leurs besoins, leurs fragilités, leurs attentes
vous permettra d’adapter vos réponses localement.
En effet, accompagner les jeunes vers l’autonomie n’est
peut-être pas la vocation primaire des CCAS/CIAS,
mais elle le devient lorsqu’il s’agit de considérer leurs
fragilités sociales freinant leur insertion.
L’accès à un logement (social) à un coût acceptable
constitue l’une des toutes premières aspirations
des jeunes. Ainsi, proposer une offre de logement
correspondant à leurs attentes constitue un levier fort
pour maintenir et/ou attirer de jeunes ménages sur les
communes.
La question de la mobilité des jeunes est centrale et
constitue l’un des leviers d’action locale majeur pour
favoriser leur insertion professionnelle. C’est d’autant
plus le cas dans le contexte actuel de crise économique
qu’il leur est parfois nécessaire de s’éloigner d’avantage
de leur domicile pour aller chercher du travail, notamment
dans des emplois précaires et aux horaires atypiques
(aide à domicile, mise en rayon,…).
L’accès au numérique constitue aussi aujourd’hui
un enjeu majeur. L’absence d’un ordinateur et d’une
imprimante peut parfois complexifier la réalisation
de démarches administratives ou la recherche d’un
emploi. Au-delà de l’équipement, il y a aussi la maîtrise
du numérique.
L’offre culturelle, sportive et de loisirs adaptée et
accessible à tous demeure essentielle pour les jeunes.
Dès l’adolescence, cette politique constitue par ricochet
un puissant levier de lien social et de prévention.
L’accompagnement des jeunes parents dans l’exercice
de leur parentalité peut également se révéler comme
une priorité, en particulier s’ils sont isolés, sans relais
familiaux présents sur le territoire.
Autant de défis qui ne relèvent pas tous directement des
compétences d’un CCAS mais ce dernier, peut les mettre
en lumière (via les éclairages du présent diagnostic), de
manière à alerter l’ensemble des partenaires concernés
(services internes à la collectivité, Mission locale,
Centres socio-culturels, Maisons de quartiers…) et
les mobiliser autour de la construction de réponses
concertées pour les jeunes.CHIFFRES CLÉS
LES JEUNES
Portrait social de Marmande, septembre 2021
jeunes de 18-24 ans 1 423
de la population a
entre 18 et 24 ans 8%
entre 2013 et 2018 -1%
des moins de 25 ans
sont demandeurs
d’emploi (cat. A)
CV
des jeunes vivent en
logement autonome
11%
des jeunes sont
en activité
58% 66%
des jeunes sont ni en
formation ni en emploi
24%
20%
17%
Niveaux de formation
des 20-24 ans
haut niveau bas niveau
Type de contrat des
15-24 ans en emploi
36,9
CDI,
fonction
publique
Source : Insee RP 2018, Pôle Emploi 2021LES JEUNES
Catégories des jeunes adultes
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Vivant chez leurs parents
601
Vivant en logement
autonome
822
Actifs en emploi
643
Chômeurs
301
Autres
479
Non scolarisés
806
Scolarisés
617
18 ans
239
19 ans
197
20 ans
212
21 ans
224
22 ans
199
23 ans
158
24 ans
193
Lieu de vie Situation professionnelle Scolarisation Age
Les 1 423 jeunes de 18-24 ans vivant à Marmande
Qui sont les jeunes adultes ?
Lecture : En 2018, parmi les 1 423 jeunes de 18-24 ans vivant à Marmande, 601 vivent chez leurs parents.
En 2018 à Marmande, 710 femmes et 710 hommes ont
18-24 ans, soit 1 420 jeunes au total. Le chômage (au
sens du recensement) concerne 21% des jeunes soit
300. Par ailleurs, 45% occupent un emploi, soit environ
640. Ils ont moins souvent tendance à être scolarisés :
43% poursuivent leurs études et 57% ne sont plus
scolarisés. Enfin, 42% des jeunes de Marmande vivent
chez leurs parents, c’est le cas de 54% d’entre eux sur
Val de Garonne Agglomération et 53% sur la France
métropolitaine.
Habituellement, la très grande majorité des jeunes
réside chez leurs parents jusqu’à 19 ans. Au-delà, la
question du départ du domicile parental se pose plus
singulièrement soit dans le cadre d’une entrée dans le
monde du travail pour les jeunes ayant suivi un cursus
d’études plus court, soit dans le cadre d’une poursuite des
études (le plus souvent dans l’enseignement supérieur).
La distance séparant le lieu du domicile parental de celui
de l’emploi ou des études est naturellement, lorsque
celle-ci devient trop grande, un facteur quasi obligatoire
de décohabitation juvénile.
L’âge médian auquel le jeune a tendance à quitter le
foyer familial a très peu changé depuis de nombreuses
années (autour de 23 ans au plan national). Toutefois,
l’hébergement extérieur est plus souvent financé par
les parents, l’indépendance financière est plus tardive
La situation professionnelle «Autres» correspond aux jeunes inactifs (étudiants ou non).
et l’arrivée du premier enfant repoussée. Ainsi environ
un premier départ sur cinq s’avère provisoire, et l’on
enregistre deux fois plus de retours chez les parents
après un départ aidé qu’après un départ non aidé.
Pour les publics jeunes, l’un des moments phares de
vulnérabilité est donc souvent celui du départ du domicile
parental associé à la prise d’autonomie financière. La
possibilité ou non de se loger à un coût raisonnable
compte-tenu de l’inflation générale du montant des loyers
ces dernières années (notamment sur les petits logements
susceptibles de convenir aux jeunes), le caractère précaire
ou non des emplois auxquels les jeunes actifs accèdent,
la possibilité ou non d’un soutien financier par la famille,…
sont autant de modalités susceptibles d’interférer sur
ce risque de vulnérabilité.
La crise sanitaire de 2020 a engendré une crise sociale
et économique dont les jeunes sont les principaux
concernés. La faiblesse de leurs ressources, l’absence de
patrimoine mais aussi la précarité des emplois des jeunes
expliquent cette situation. Il apparaît donc important
pour de participer avec les autres acteurs concernés (les
services de la ville, de la Région, de la Mission Locale,
...) à une réflexion sur l’accompagnement des jeunes
vers leur autonomie.
© Compas septembre 2021 Portrait social
81CARTOGRAPHIE
Les jeunes adultes
Lecture : Marmande compte 1 401 jeunes de 18-24 ans en
2017, représentant 7,9% de la population totale du territoire.
Entre 2007 et 2017 ils ont connu une évolution de -4,8%, soit
70 jeunes de 18-24 ans en moins sur la période.
Évolution de la population des jeunes adultes
Part des
18-24 ans dans la
population
2007 2017 Nbre Part (%) 2017
Centre Ville I 218 237 +19 +8,8 10,8
Garrigues-Carpette-Laurier 138 166 +28 +20,2 6,2
Centre Ville II 180 111 -70 -38,6 5,0
Magdeleine et Bouilhats 69 62 -7 -10,5 3,7
Sous Prefecture-Gare 265 252 -13 -5,0 11,4
Thivras-Coussan 312 278 -34 -10,9 13,4
Lolya-Les Cedres-Lactarium 176 172 -5 -2,6 7,1
Beyssac-Mauvezin 113 124 +11 +9,8 5,5
Marmande 1 471 1 401 -70 -4,8 7,9
Val de Garonne Agglomération 3 891 3 740 -151 -3,9 6,2
Lot-et-Garonne 22 173 20 215 -1 958 -8,8 6,1
France métropolitaine 5 526 510 5 197 383 -329 127 -6,0 8,0
Valeurs inférieures à celle Marmande
Valeurs proches de celle Marmande
Valeurs supérieures à celle Marmande
Les jeunes de 18-24 ans Evolution 2007-2017
Entre 7,9 et 13,4%
Moyenne de Marmande : 7,9%
Entre 6,9 et 7,9%
Entre 3,7 et 6,9%
Part des 18-24 ans
dans la population
10,8%
6,2%
5,0%
3,7%
11,4%
13,4%
7,1%
5,5%
© Compas septembre 2021 Portrait social
82
Source : Insee, RP 1990-2017 - Traitements © Compas
Part des jeunes âgés de 18 à 24 ans parmi la population totale en 2017
Source : Insee, RP 2017 - Traitements © CompasLES JEUNES
Qui sont les jeunes adultes ?
Part des jeunes adultes dans la
population
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
10,0
8,4 8,3
7,8 8,1
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
1990 2000 2010 2020
Marmande
Val de Garonne Agglomération
France métropolitaine
Lecture : En 2018, les jeunes de 18-24 ans représentent 8,1% de la population de Marmande.
Depuis 1990, le nombre de jeunes de 18-24 ans vivant
à Marmande a diminué, passant ainsi de 1 710 jeunes
en 1990 à 1 420 en 2018. Sur les dix dernières années
(2008-2018), leur nombre a diminué de 5%, soit 70
jeunes de moins par rapport à 2008. Sur le même temps,
leur part dans la population est restée stable autour de
8% de la population.
La poursuite des études et l’entrée dans l’emploi
expliquent la plus grande partie des déménagements
et mobilités géographiques des jeunes majeurs. Dans
ces conditions, et même si les pôles urbains restent,
d’une manière générale, très attractifs pour les jeunes,
les territoires constituant des pôles étudiants le sont
encore davantage… Une proportion importante de jeunes
arrive ainsi d’autres départements ou régions, dynamisant
et orientant souvent du même coup le développement
culturel local.
Le niveau de diplôme est un facteur de mobilité car en
effet les formations supérieures et les emplois qualifiés
sont généralement situés dans ces pôles régionaux. Or
le niveau d’études des jeunes générations s’accroît, d’où
une hausse de leur mobilité dite « résidentielle ».
La crise économique et sociale va certainement faire
accroître la poursuite d’études pour de nombreux jeunes.
Par contre les jeunes actifs (occupés ou au chômage)
devront bénéficier de l’attention des acteurs sociaux. La
question par exemple de la mobilité est une question clé
pour le CCAS. Comment accompagner, par exemple, des
jeunes dont les parents ne peuvent financer le permis
de conduire ?
Part des actifs et étudiants parmi les
jeunes adultes
Source : Insee, RP 2008-2018 - Traitements © Compas
64,6 63,5 66,4
37,1
43,0 43,4
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020
Marmande - Part des 18-24 ans actifs
Marmande - Part des 18-24 ans scolarisés
France métropolitaine - Part des 18-24 ans actifs
France métropolitaine - Part des 18-24 ans scolarisés
Lecture : En 2018, 43,4% des jeunes de 18-24 ans sont scolarisés.
On compte 620 jeunes scolarisés et 940 jeunes actifs,
soit respectivement 43 et 66% de l’ensemble des 18-
24 ans vivant à Marmande en 2018 (un jeune peut être
scolarisé et actif, tout comme il peut être non scolarisé
et inactif, cf pages suivantes). A titre de comparaison,
ces proportions sont respectivement de 52 et 56% sur la
France métropolitaine. Depuis 2008, la part des jeunes
actifs est restée relativement stable à Marmande.
Concernant la poursuite des études, la part de jeunes
scolarisés a augmenté. Elle est passée de 37% à 43%
entre 2008 et 2018, soit 6 points de plus.
© Compas septembre 2021 Portrait social
83Les jeunes adultes
Qui sont les jeunes adultes ?
Notons par ailleurs que 50 jeunes femmes et 70 jeunes
hommes de 15-24 ans vivent hors logement ordinaire.
Parmi ceux-ci, 60 hommes vivent dans un établissement
hébergeant des élèves ou des étudiants et 40 femmes
vivent également dans un établissement hébergeant
des élèves ou des étudiants.
En 2018, à Marmande, 36% des jeunes de 15-24 ans vivent
dans un logement autonome, soit 780 jeunes. Les 1 320
autres jeunes de cet âge vivent chez leurs parents. Cette
part est moins importante chez les jeunes hommes que
chez les jeunes femmes : 31% des hommes de 15-24
ans vivent en logement autonomes (310 personnes)
pour 41% des femmes du même âge (470 personnes).
Les jeunes autonomes vivent le plus souvent seuls dans
leur logement.
Jeunes en logement autonome
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
En 2017, parmi l’ensemble de la population recensée
à Marmande, 14% a emménagé depuis moins de 2 ans
dans son logement, soit 2 440 personnes. La proportion
atteint 37% si l’on compte la population des ménages
actuellement dans son logement depuis moins de 5 ans
(6 280 personnes). Parmi la population étant entrée dans
son logement il y a moins de 2 ans, 3% sont des étudiants
de 18-24 ans (soit 60 personnes). La proportion atteint
2% au sein de la population emménagée depuis moins de
5 ans dans son logement (130 étudiants de 18-24 ans).
Ancienneté d’emménagement
Source : Insee, RP Fichiers détail 2017 - Traitements ©
Compas
Pour l’action sociale communale, l’accès à l’autonomie
passe prioritairement par l’accès au logement. Face à
la forte progression du coût du logement, les jeunes
n’ayant pas de soutiens familiaux se retrouvent dans
une situation très difficile. Les colocations deviennent
pour beaucoup de jeunes actifs les seules solutions
pour l’accès au logement. La ville peut elle soutenir ces
démarches à la fois dans la recherche de logements
et à la fois dans l’accompagnement ? Les logements
intergénérationnels sont aussi souvent évoqués. Ils
demeurent très marginaux en nombre, mais peuvent
représenter souvent de belles initiatives.
© Compas septembre 2021 Portrait social
84LES JEUNES
Comment se déroule l’insertion professionnelle
des jeunes ?
Niveaux de formation des jeunes non
scolarisés
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
46,1
28,6
38,0
19,7
14,5
17,3
36,2
29,9
33,3
26,3
24,8
25,6
17,6
37,5
26,8
32,8
41,5
36,9
21,2
19,2
20,2
0% 25% 50% 75% 100%
Hommes
Femmes
Ensemble
Hommes
Femmes
Ensemble
15-19 ans
20-24 ans
Bas niveau de formation Niveau CAP/BEP
Niveau Bac Haut niveau de formation
Marmande
Lecture : 21,2% des hommes de 20-24 ont un haut niveau de formation.
L’âge avançant, les jeunes ont tendance à avoir un
niveau de formation plus élevé. De même, les femmes
ont de manière générale plus souvent des niveaux de
formation plus «favorables» que les hommes. Dans le
cas de Marmande, 29% des jeunes femmes de 15-19
ans ont un bas niveau de formation (20 femmes) contre
46% pour les hommes (40 hommes), tandis que cela
concerne 15% des femmes de 20-24 ans (50 femmes) et
20% des hommes de cette tranche d’âge (70 hommes).
Taux de scolarisation des jeunes adultes
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
0%
20%
40%
60%
80%
100%
18 ans 19 ans 20 ans 21 ans 22 ans 23 ans 24 ans
Hommes - Marmande
Femmes - Marmande
Hommes - France métropolitaine
Femmes - France métropolitaine
Lecture : En 2018, 15,4% des femmes de 24 ans vivant à Marmande sont scolarisées.
Marmande compte 620 jeunes de 18-24 ans scolarisés
en 2018, soit 43% des jeunes. A l’image de la tendance
observée à l’échelle de la France métropolitaine, la part
de jeunes scolarisés diminue avec l’avancée en âge.
A 18 ans, 78% des hommes et 75% des femmes sont
scolarisés. Ces proportions sont respectivement de 10
et 15% à 24 ans.
Bas niveau de formation : sont considérées comme
de bas niveaux de formation les personnes de 15 ans et
plus non scolarisées, n’ayant aucun diplôme, ou ayant
un Certificat d’études primaires, un BEPC ou un brevet
des collèges. La population scolarisée est exclue.
Hauts niveaux de formation : sont considérées comme
de hauts niveaux de formation les personnes de 15 ans
et plus non scolarisées, de niveau bac +2 et plus.
DÉFINITIONS
Salaire net horaire moyen (en euros)
Source : DADS, 2012-2017 - Traitements © Compas
9,29 €
11,96 €
14,06 €
9,54 €
12,45 €
14,80 €
8,81 €
10,37 €
11,17 €
9,01 €
11,22 €
12,06 €
Moins de 26 ans
26-50 ans
Plus de 50 ans
Moins de 26 ans
26-50 ans
Plus de 50 ans
2012
2017
Marmande (valeur affichée) France métropolitaine
Homme Femme
Lecture : En 2017, les hommes de moins de 26 ans habitant à Marmande perçoivent en moyenne un salaire net horaire de 9,54€.
En 2017, à Marmande, les hommes de moins de 26
ans perçoivent un salaire net horaire moyen de 9,54€
contre 9,01€ pour les jeunes femmes. Quel que soit l’âge
du salarié, le salaire net horaire moyen des hommes
est supérieur à celui des femmes. Entre 2012 et 2017,
l’évolution du salaire net horaire moyen a été de +0,25€
pour les jeunes hommes et de +0,00€ pour les jeunes
femmes. Sur la même période, l’écart du salaire net
horaire moyen entre hommes et femmes s’est accentué
pour les moins de 26 ans (0,48€ contre 0,54€).
© Compas septembre 2021 Portrait social
85Les jeunes actifs
Comment se déroule l’insertion professionnelle
des jeunes ?
En 2018, 940 jeunes de 18-24 ans vivant à Marmande
sont actifs (en emploi ou en recherche d’emploi), soit
un taux d’activité de 66%. Ce taux est plus élevé chez
les hommes que chez les femmes : 68% contre 64%.
De plus, 66 jeunes de 15-17 ans sont également dans le
monde actif, dont 47 occupés et 19 en recherche d’emploi,
soit un taux d’activité de 10% sur cette tranche d’âge. Ces
66 jeunes seront inclus par la suite dans les analyses
concernant les PCS et les différents types de contrats.
Cependant, ceux-ci ne représentent que 7% des actifs
de 15-24 ans, leur faible poids n’influence alors que très
peu les taux d’activité ou de chômage des 15-24 ans
présentés plus tard dans le document.
Professions et catégories socioprofes-
sionnelles des jeunes en emploi
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
3,4
1,5
1,4
1,6
2,5
1,5
22,2
21,0
25,3
14,1
23,6
17,7
18,1
14,7
63,2
68,8
38,5
40,8
54,5
60,4
10,1
13,8
34,4
38,0
0% 20% 40% 60% 80% 100%
2008
2018
2008
2018
2008
2018
Homme
Femme
Ensemble
Marmande
Agriculteurs exploitants Artisans, com., chefs d'ent.
Cadres et prof. intel. sup. Professions intermédiaires
Employés Ouvriers
Lecture : En 2018, à Marmande, 1,5% des jeunes de 15-24 ans en emploi sont cadres ou de profession intellectuelle supérieure.
En 2018, dans le territoire d’étude, si 2% des jeunes de
15-24 ans en emploi sont cadres (10 jeunes) et 18%
de profession intermédiaire (120 jeunes), 41% sont
employés (280 jeunes) et 38% sont ouvriers (260 jeunes).
La répartition des jeunes selon leur PCS a évolué depuis
2008 : moins de jeunes d’une profession intermédiaire
(-6,0 points), plus d’employés (+2,3 points), plus d’ouvriers
(+3,6 points).
On observe une répartition différente des PCS en fonction
du sexe : les hommes sont plus nombreux à être ouvriers
(46,6 points d’écart, soit 220 hommes contre 50 femmes),
quand les femmes sont plus souvent employées que les
hommes (54,1 points d’écart, soit 230 femmes contre
50 hommes).
Taux d’activité des jeunes adultes
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
0%
20%
40%
60%
80%
100%
120%
18 ans 19 ans 20 ans 21 ans 22 ans 23 ans 24 ans
Marmande Hommes Marmande Femmes
France métropolitaine Hommes France métropolitaine Femmes
Lecture : Le taux d’activité des jeunes hommes de 18 ans est de 46,1% en 2018 à Marmande.
Le taux d’activité augmente avec l’âge. En effet, s’il est
de 46 et 30% pour les hommes et les femmes de 18 ans
sur le territoire, il est de 66 et 60% à 21 ans et de 90 et
86% à 24 ans. La part des jeunes en activité est plus
élevée à Marmande que sur la France métropolitaine
(10,6 points d’écart pour les 18-24 ans).
© Compas septembre 2021 Portrait social
86LES JEUNES
Type de contrat des jeunes en emploi
Source : Insee, RP 2008-2018 - Traitements © Compas
21,4
27,7
13,0
23,5
17,5
25,7
8,7
16,7
4,7
1,2
6,9
9,1
1,0
2,3
1,5
5,7
1,3
4,0
30,9
19,4
28,1
29,4
29,6
24,3
38,0
33,8
52,7
40,3
44,7
36,9
0% 20% 40% 60% 80% 100%
2008
2018
2008
2018
2008
2018
Homme
Femme
Ensemble
Marmande
Contrat d'apprentissage, stage Intérim
Emploi aidé CDD
CDI, fonction publique
Lecture : En 2018, 25,7% des jeunes de 15-24 ans en emploi et vivant à Marmande sont en contrat d’apprentissage ou en stage rémunéré.
En 2018, 420 jeunes de 15-24 ans vivant à Marmande
sont en emploi précaire (apprentissage, stage, intérim,
emploi aidé, CDD), représentant 63% de l’ensemble des
jeunes de cet âge ayant un emploi. Ces jeunes sont le
plus souvent en contrat d’apprentissage ou en stage
rémunéré (26% des jeunes en emploi salarié). Depuis
2008, le nombre de jeunes en emploi précaire a augmenté
(+4%). Leur part parmi les jeunes ayant un emploi salarié
est en hausse (+7,8 points en dix ans).
Des différences sont à noter entre les femmes et les
hommes en emploi précaire : les premières sont plus
nombreuses à être en CDD (9,9 points d’écart), quand
les seconds sont plus souvent en intérim (15,6 points
d’écart).
Selon l’Insee, les contrats précaires incluent les CDD
(dont emplois saisonniers), contrats d’intérim, emplois
aidés, mais aussi les stages rémunérés et les contrats
d’apprentissage. Si ces derniers sont effectivement
précaires économiquement, on peut toutefois, avant
cela, retenir plus positivement la solution de formation
qu’ils représentent pour certains jeunes (en France
métropolitaine, 6% des jeunes de 15 à 24 ans sont en
contrat d’apprentissage ; soit 20% des jeunes ayant un
emploi – Insee RP 2018).
Une large majorité des jeunes sortis du système scolaire
entre dans leur premier emploi par l’un de ces contrats
précaires ; et ce d’autant plus qu’ils sont faiblement
diplômés. Ce sont les titulaires de diplômes d’écoles
de commerce ou d’ingénieurs qui obtiennent le plus
fréquemment un premier emploi en CDI. En moyenne,
les jeunes entrent dans l’emploi vers 23 ans, mais
n’obtiennent leur premier CDI que vers 27 ans.
L’impact de la crise économique issue de la crise sanitaire
sera très important pour les personnes en emploi précaire.
En effet, ce sont les premiers emplois que les entreprises
abandonnent. Or, ce sont des jeunes qui sont en emploi
précaire essentiellement. Dès lors, ils sont aujourd’hui les
premiers concernés par la progression du chômage. La
réforme de l’assurance chômage de la fin de l’année 2019
ne facilitera pas l’autonomie financière de ces jeunes
qui pourront alors connaître, sans soutien familial, des
difficultés face au paiement de leur loyer et de leurs
charges. Ils ne peuvent pas prétendre au RSA, même le
RSA jeunes, pour la très grande majorité d’entre-eux.
Comment se déroule l’insertion professionnelle
des jeunes ?
Lecture : En 2017, 25 hommes de 18-24 ans de Marmande ont un haut niveau de formation et sont employés ou ouvriers, soit un taux de déqualification de 42,4%.
Déqualification des jeunes adultes de 18-24 ans en emploi
Source : Insee, RP fichiers détail 2007-2017 - Traitements © Compas
© Compas septembre 2021 Portrait social
87Les jeunes actifs
Comment se déroule l’insertion professionnelle
des jeunes ?
Effectifs des jeunes demandeurs
d'emploi (catégorie A)
Source : Pôle emploi, 2016-2021 - Traitements ©
Compas
170
140 140
150
170
110
0
20
40
60
80
100
120
140
160
180
mai-16 mai-17 mai-18 mai-19 mai-20 mai-21
Marmande
Lecture : En mai 2021, Marmande compte 110 demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans dans la catégorie A.
Marmande compte 110 demandeurs d’emploi âgés de
moins de 25 ans dans la catégorie A en mai 2021, soit
environ 60 de moins qu’en mai 2020.
Le chômage des jeunes n’est pas toujours aisé à mesurer.
En effet, non seulement tous les jeunes ne s’inscrivent
pas mécaniquement à Pôle emploi aussitôt leurs études
achevées, mais ils ne le font parfois pas davantage après
le passage par quelques emplois de très courte durée
dont ils savent qu’ils ne leur ouvriront aucun droit à
indemnisation.
Indice de chômage des jeunes
(catégorie A)
Sources : Pôle emploi 2021 & Insee, RP 2018 -
Traitements © Compas
10,9
6,5
13,9
14,0
0% 5% 10% 15%
Marmande
Val de Garonne Agglomération
Lot-et-Garonne
France métropolitaine
Lecture : En mai 2021, l’indice de chômage estimé des moins de 25 ans atteint 10,9% à Marmande.
L’indice de chômage estimé des moins de 25 ans atteint
11% en mai 2021 à Marmande. Cet indice est plus élevé
que celui observé sur Val de Garonne Agglomération (6%).
Demandeur d’emploi en fin de mois : personnes inscrites
à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier
jour du mois.
Demandeur d’emploi en fin de mois de catégorie A :
demandeurs d’emploi n’ayant exercé aucune activité
le mois précédent. C’est la catégorie de base, la plus
commentée. (Le « mois précédent » ne signifie pas
que ces personnes exercent régulièrement une telle
activité.)
Indice de chômage : demandeurs d’emploi en fin de
mois de catégorie A rapportés à l’ensemble des actifs
DÉFINITIONS
© Compas septembre 2021 Portrait social
88LES JEUNES
Jeunes demandeurs d'emploi (catégorie ABC)
Sources : Pôle emploi, 2017-2019 & Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Indice de
chômage* (%)
31/12/2017 31/12/2019 Nbre Part (%) 2019
Centre Ville I 43 51 +8 +18,6 29,2
Garrigues-Carpette-Laurier 31 27 -4 -12,9 18,8
Centre Ville II 32 29 -3 -9,4 33,6
Magdeleine et Bouilhats 18 10 -8 -44,4 17,0
Sous Prefecture-Gare 39 51 +12 +30,8 24,8
Thivras-Coussan 39 30 -9 -23,1 18,2
Lolya-Les Cedres-Lactarium 41 51 +10 +24,4 28,1
Beyssac-Mauvezin 24 26 +2 +8,3 22,4
Marmande 267 275 +8 +3,0 24,3
Val de Garonne Agglomération 877 857 -20 -2,3 27,1
* DEFM de moins de 26 ans parmi l'ensemble des actifs de cet âge
Valeur inférieure à celle de Marmande
Valeur proche de celle de Marmande
Valeur supérieure à celle de Marmande
Demandeurs d'emploi
en fin de mois
Moins de 26 ans
- cat. ABC
Evolution
2017-2019
Lecture : En 2019, Marmande compte 275 demandeurs
d’emploi en fin de mois de moins de 26 ans de catégories A,
B et C, soit 24,3% des actifs de cet âge (indice de chômage).
Comment se déroule l’insertion professionnelle
des jeunes ?
24,5
25,8
19,2
23,2
26,8
17,4
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
Marmande Lot-et-Garonne France métropolitaine
Hommes Femmes
Lecture : En 2017, 24,5% des hommes de 18-24 ans vivant à Marmande ne sont ni en emploi ni en formation.
En 2017, 330 jeunes de 18-24 ans ne sont ni en emploi
ni en formation à Marmande, soit 24% des jeunes de
cet âge. Les jeunes hommes sont davantage concernés
par cette situation puisque 25% d’entre eux ne sont ni
en emploi ni en formation (contre 23% pour les femmes
de cet âge). Le nombre de jeunes hommes ni en emploi
ni en formation a progressé de 17% depuis 2007 pour
atteindre un total de 180 personnes en 2017. 160 femmes
de 18-24 ans ne sont ni en emploi ni en formation en
Jeunes adultes de 18-24 ans ni en
emploi ni en formation
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements ©
Compas
Ne connaissant pas plus en détail la situation réelle de
ces jeunes ni en emploi ni en formation, nous ne pouvons
ici que présupposer l’existence chez ces derniers de
difficultés « potentielles » d’insertion.
S’ils apparaissent ainsi sans solution d’emploi ou de
formation à un instant « t », certains de ces jeunes peuvent
toutefois trouver dans d’autres formes d’implication des
sources de qualification ou de reconnaissance sociale :
c’est le cas par exemple de jeunes s’impliquant sur
une période donnée dans des actions citoyennes ou
humanitaires, ou encore de jeunes femmes investissant
un rôle de mère…
Ces situations sans emploi et sans formation peuvent
toutefois devenir problématiques lorsqu’elles sont
amenées à perdurer dans le temps. Pour les jeunes
femmes les moins qualifiées notamment, et de surcroît
pour celles également jeunes mamans, le risque de subir
plus que de choisir une « vie au foyer » peut devenir
important.
2017, soit une diminution de 18% par rapport à 2007
(-30 personnes). Enfin, pour préciser, 100 jeunes ni en
emploi ni en formation n’ont aucun diplôme, soit 31%
d’entre eux. Cela concerne 60 jeunes hommes (37% des
hommes ni en emploi ni en formation de 18-24 ans) et
40 jeunes femmes (24%).
© Compas septembre 2021 Portrait social
89LES MÉNAGES
SANS ENFANT
LES MÉNAGES SANS ENFANT
Combien de ménages sans enfant ? p.93
LES PERSONNES SEULES
Qui sont les personnes vivant seules ? p.95
Quels sont les niveaux de vie et les taux de pauvreté des personnes seules ? p.97
LES COUPLES SANS ENFANT
Quels sont les niveaux de vie et les taux de pauvreté des couples sans enfant ? p.98LES MÉNAGES SANS ENFANTS
constituent un public peu homogène qui recouvre
des réalités très différentes : allant des étudiants
vivant seuls ou parfois en colocation aux seniors en
situation d’isolement résidentiel en passant par les
couples sans enfants et les adultes seuls en activité
ou non.
Ces derniers mois nous avons beaucoup entendu
parler des étudiants qui subissent de plein fouet la
pandémie actuelle soit en termes de précarité avec
l’arrêt de certains « jobs » étudiants soit en termes
d’isolement avec les cours à distance et la fermeture
des lieux de sociabilité étudiants. Les seniors en
situation d’isolement résidentiel ont aussi fortement
subi la crise actuelle et l’isolement social qui s’est
imposé à eux. Ce sentiment de solitude a pu être
également partagé par des adultes vivant seuls qu’ils
soient actifs ou non.
L’isolement est une problématique singulière
qui renvoie à une multiplicité de notions qui se
télescopent : isolement résidentiel, isolement social
(ou relationnel), sentiment de solitude.
Les données locales issues de la statistique publique
nous permettent assez aisément de prendre la
mesure de l’isolement résidentiel. Elles ne permettent
cependant pas de quantifier l’isolement social et
encore moins l’étendue du sentiment de solitude
dans une population.
Au-delà de l’isolement, l’ABS doit permettre
également de repérer quel est le profil des ménages
sans enfants sur le territoire afin d’adapter le parc
de logements aux besoins des habitants. Derrière le
public des ménages sans enfant, il y a des besoins
très hétérogènes. En effet, depuis de nombreuses
années la taille moyenne des ménages tend à baisser
et les situations de sous-peuplement peuvent être
importantes particulièrement chez les personnes
âgées pour qui les enfants ont quitté le domicile et
le conjoint est parfois déjà décédé. La baisse de la
taille des ménages traduit donc très souvent un
vieillissement de la population.
A l’inverse du côté des étudiants par exemple ou
des jeunes couples, ce sont plutôt des situations
de surpeuplement qui peuvent être observées.
L’adaptation des logements au « cycle de la vie » est
donc un enjeu majeur.
En plus d’adapter la taille du logement aux besoins
des ménages, il y a aussi la question du coût. Le
faible budget des étudiants malgré la présence
de bourses pour certains, d’allocations logement
et parfois l’aide des parents, ne leur permet pas
toujours de trouver un logement à un prix « décent ».
Cette situation est renforcée par la baisse de l’emploi
« étudiant » qui pouvait leur permettre de financer
les charges liées à leur autonomie vis-à-vis de leur
famille ou tout simplement les aider à vivre. Cet
enjeu se pose également pour les actifs précaires et
les inactifs (retraités, bénéficiaires de l’AAH,…) mais
aussi lorsqu’un conjoint décède ou que les couples
se séparent et doivent retrouver un logement adapté
à leurs revenus très souvent devenus plus faibles.
Ainsi, l’ABS doit permettre de repérer quel est le profil
des ménages sans enfants résidants sur la commune
afin de développer des réponses correspondant
aux besoins des habitants que cela soit en termes
d’isolement résidentiel et social, d’offre de logement,
de pauvreté et de précarité.
Paradoxalement, dans cette diversité des réalités
des ménages sans enfant, se retrouvent les couples
sans enfant qui sont les ménages les plus aisés de
la commune. Cette situation s’explique par l’âge de
ces ménages qui sont souvent quinquagénaires, ou
sexagénaires ou septuagénaires. Ces ménages n’ont
plus d’enfants à charge et sont très majoritairement
propriétaires de leur logement (avec des charges
d’entretien mais plus de charges de remboursement
de prêt immobilier ou de loyer). Cependant, ils sont
souvent aidants de personnes plus âgées qu’eux ou
encore de leurs grands enfants et de leurs petits-
enfants. Certes moins de charges, mais des actions
de solidarité renforcées et essentielles pour les
autres catégories de ménages.
Enfin, il faut noter que beaucoup de ces ménages
sont impliqués dans la vie sociale et associative du
territoire. L’absence de charges de familles liée à la
retraite pour beaucoup d’entre-eux, se traduira par
un temps donné pour les « autres » très important.
Cette catégorie de ménages est donc à la fois parfois
en situation d’isolement et parfois en situation de
très fort investissement dans la vie sociale de la
commune.30%
46%
33%
27%
CHIFFRES CLÉS
LES MÉNAGES SANS ENFANT
1 750€
50% 50%
Le niveau de vie
mensuel médian
Taux de pauvreté
au seuil de 60%
1 867€
1 442€
8%
25% pour les personnes seules
pour les couples
sans enfant
Source : Insee RP 1990-2018, Filosofi 2018
Portrait social de Marmande, septembre 2021
6 859 ménages sans enfant, soit des ménages 77%
4 058 personnes seules
des ménages
46%
2 402 couples sans enfant
des ménages
27%
Part des couples sans enfant
Part des personnes seules
+16
-7
1990 2018
pts
pts
pour les personnes
seules
pour les couples
sans enfantLES MÉNAGES SANS ENFANT
Combien de ménages sans enfant ?
Ménages sans enfant
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
66,5 70,9
75,0 76,9 77,0
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
1980 1990 2000 2010 2020
Marmande
Part des ménages sans enfant
Part des personnes seules
Part des couples sans enfant
Lecture : En 2018, 77% des ménages sont des ménages sans enfant.
En 2018 comme en 1990, une part considérable des
ménages de Marmande n’a pas d’enfant : 77% en 2018
contre 66% en 1990. Parmi les 6 860 ménages sans
enfant recensés en 2018, 4 060 sont des personnes vivant
seules et 2 400 sont des couples sans enfant. Les 400
ménages restant peuvent être des ménages composés
de colocataires, des cohabitations intergénérationnelles
ou encore des ménages complexes sans enfant.
Les ménages sans enfant sont pour beaucoup des
personnes qui ne vivent plus avec leurs enfants. Nombre
d’entre eux ont encore un lien économique avec leurs
enfants (aide financière s’ils sont étudiants ou aide à
l’autonomie du jeune, voire pour ceux qui ont des petits
enfants, accueil, garde).
Couples sans enfant selon l’âge
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
0,3
3,2
4,7
3,3
1,6 1,7
2,8
6,5
9,8
12,8
15,5 14,7
10,7
12,4
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
14%
16%
18%
Moins de 20 ans
20-24 ans 25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40-44 ans 45-49 ans 50-54 ans 55-59 ans 60-64 ans 65-69 ans 70-74 ans 75-79 ans
80 ans et plus
Marmande France métropolitaine
Lecture : En 2018, les 65-69 ans (âge de la personnes de référence du ménage) représentent 15,5% des personnes vivant au sein d’un couple sans enfant à Marmande.
En 2018, à Marmande, 76% des personnes vivant au sein d’un couple sans enfant ont 55 ans ou plus (âge de la personne de référence du ménage), soit 3 650 personnes.
Dans le détail par âge, les 25-29 ans représentent 5% des couples sans enfant (220 personnes), les 55-59 ans 10% (470 personnes) et les 65-69 ans ans 16% (740 personnes).
Le vieillissement de la population induit une augmentation de la part des couples sans enfant et des personnes seules parmi l’ensemble des ménages, au détriment de celle des familles. En outre, le phénomène de décohabitation (dans le sens où les enfants quittent le foyer) contribue également à la baisse de la part des familles parmi l’ensemble des ménages, au profit de celle des personnes seules ou des couples sans enfant. Autrement dit, la proportion de personnes seules parmi les ménages sera d’autant plus importante sur un territoire que ce dernier sera vieillissant et/ou attractif pour les personnes seules.
© Compas septembre 2021 Portrait social
93TABLEAU DÉTAILLÉ
Les ménages sans enfant
Ménages sans enfant
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 950 77,0 683 55,3 220 17,8
Garrigues-Carpette-Laurier 927 75,5 374 30,5 485 39,5
Centre Ville II 686 68,0 468 46,4 164 16,3
Magdeleine et Bouilhats 589 75,1 207 26,4 339 43,3
Sous Prefecture-Gare 1 069 83,7 813 63,7 234 18,3
Thivras-Coussan 819 75,8 596 55,1 170 15,7
Lolya-Les Cedres-Lactarium 981 78,1 562 44,8 342 27,2
Beyssac-Mauvezin 772 75,1 309 30,1 418 40,6
Marmande 6 793 76,4 4 012 45,1 2 372 26,7
Val de Garonne Agglomération 19 802 71,8 9 728 35,3 8 573 31,1
Lot-et-Garonne 110 310 72,3 54 898 36,0 47 204 30,9
France métropolitaine 19 679 869 68,5 10 450 926 36,4 7 628 994 26,6
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Ménages sans enfant Personnes seules Couples sans enfant
Composition des ménages (%)
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Lecture : Marmande compte 6 793 ménages sans enfant en 2017, soit 76,4% de l’ensemble des ménages.
Entre 50 et 63,7%
Moyenne de Marmande : 45,1%
Entre 40 et 50%
Entre 26,4 et 40%
Part des personnes seules
parmi les ménages
55,4%
30,5%
46,4%
26,4%
63,7%
54,9%
44,8%
30,1%
Part des personnes vivant seules parmi l’ensemble des ménages en 2017 Source : Insee, RP 2017 - Traitements © Compas
© Compas septembre 2021 Portrait social
94LES MÉNAGES SANS ENFANT
Qui sont les personnes vivant seules ?
Personnes vivant seules
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
2 206
2 720
3 608
4 050 4 058
30,0
35,2
39,9
44,8 45,6
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
3 500
4 000
4 500
1990 1999 2008 2013 2018
Part parmi l'ensemble des ménages
Nombre de personnes vivant seules
Marmande
Lecture : En 2018, 4 058 personnes vivent seules à Marmande, soit 45,6% de l’ensemble des ménages.
Le nombre de personnes vivant seules reste stable à Marmande depuis 2013, soit 4 060 personnes en 2018. De la même façon, leur part parmi l’ensemble des ménages reste stable. Ils représentent ainsi 46% des ménages en 2018.
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Moins de 20 ans
20-24 ans 25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40-44 ans 45-49 ans 50-54 ans 55-59 ans 60-64 ans 65-69 ans 70-74 ans 75-79 ans
80 ans et plus
Hommes Marmande Femmes Marmande
Hommes France métropolitaine Femmes France métropolitaine
Personnes vivant seules selon le sexe et l’âge
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Lecture : 52,1% des femmes de 80 ans et plus vivent seules dans leur logement à Marmande.
Généralement, jusqu’à 50 ans les hommes vivent plus souvent seuls que les femmes. Dans le territoire d’étude 67% des personnes isolées d’âge actif (30-49 ans) sont des hommes. Par ailleurs, 43% des femmes âgées de 70 ans ou plus vivent seules ; ce qui n’est le cas que de 20% des hommes aux mêmes âges.
© Compas septembre 2021 Portrait social
95Les personnes seules
Qui sont les personnes vivant seules ?
Trois catégories de personnes vivant seules :
étudiants, actifs, retraités
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
79 70 112
1 538 1 685
1 791 1 686 1 918 1 782
203 203 331
0
500
1000
1500
2000
2500
2007 2012 2017
Marmande
Etudiants Actifs Retraités Autres*
* femmes / hommes au foyer,
autres inactifs
Lecture : En 2017, 1 782 adultes vivant seuls à Marmande sont des retraités.
Parmi les 3 510 adultes
qui vivent seuls en 2007,
les retraités sont les plus
nombreux : 1 690 personnes
soit 48% des adultes vivant
seuls.
A l’inverse de 2007, les actifs
représentaient la majorité
des adultes vivants seuls,
soit 45% d’entre eux en 2017
(1 790 personnes).
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
% Etudiants % Actifs % Retraités % Autres
Centre Ville I 683 2,4 48,9 40,8 7,9
Garrigues-Carpette-Laurier 374 0,0 32,8 63,3 3,9
Centre Ville II 468 1,3 33,4 53,7 11,6
Magdeleine et Bouilhats 207 0,0 37,3 61,2 1,5
Sous Prefecture-Gare 813 6,8 55,2 28,8 9,1
Thivras-Coussan 596 3,3 45,6 37,3 13,7
Lolya-Les Cedres-Lactarium 566 1,8 45,5 44,7 8,1
Beyssac-Mauvezin 309 1,2 39,5 58,0 1,2
Marmande 4 016 2,8 44,6 44,4 8,2
Val de Garonne Agglomération 9 723 1,4 40,6 51,4 6,6
Lot-et-Garonne 54 886 1,7 41,7 50,1 6,6
France métropolitaine 10 451 450 4,8 47,5 41,8 5,8
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Nombre de
personnes
vivant seules
Répartition des personnes vivant seules
Lecture : En 2017, 44,6% des personnes vivant seules de Marmande sont des actifs.
Trois catégories de personnes vivant seules : étudiants, actifs, retraités
© Compas septembre 2021 Portrait social
96LES MÉNAGES SANS ENFANT
Quels sont les niveaux de vie et les taux de
pauvreté des personnes seules ?
Lecture : En 2018, les 10% des personnes vivant seules les plus pauvres de Marmande disposent de 833€ par mois contre 2 447€ pour les 10% les plus riches, soit un écart inter-déciles de 1 613€.
La moitié des personnes vivant seules de Marmande dispose de moins de 1 442€ par mois quand l’autre moitié dispose de plus de 1 442€. Dans le détail par sexe, le niveau de vie médian des femmes vivant seules est de 1 420€, soit un montant proche de celui observé chez les hommes vivant seuls (1 462€).
L’écart de niveau de vie, entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres est de 1 581€ pour les femmes vivant seules de Marmande, contre 1 729€ pour les hommes vivant seuls.
Répartition par décile des niveaux de vie des personnes vivant seules
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
1 er
décile
2 ème
décile
1 er
quartile
3 ème
décile
4 ème
décile Médiane
6 ème
décile
7 ème
décile
3 ème
quartile
8 ème
décile
9 ème
décile
inter-
quartiles
inter-
déciles
Femmes seules 1 920 851 1 027 1 086 1 140 1 278 1 420 1 558 1 729 1 835 1 975 2 432 749 1 581
Hommes seuls 1 390 775 1 025 1 090 1 179 1 323 1 462 1 625 1 801 1 902 2 032 2 504 812 1 729
Personnes seules 3 310 833 1 026 1 087 1 153 1 293 1 442 1 581 1 749 1 872 2 000 2 447 785 1 613
Total Marmande 16 830 849 1 057 1 145 1 235 1 407 1 567 1 739 1 934 2 068 2 238 2 761 923 1 912
2016 2017 2018
524 537 545
855 867 885
1 026 1 041 1 063
RSA personne seule
Seuil de pauvreté Insee à 50%
Seuil de pauvreté Insee officiel (à 60%)
Ecarts
Population
fiscale estimée
Niveaux de vie
Montants de référence en €
Niveau de vie médian des personnes
vivant seules
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
1 420 1 462 1 420 1 502 1 453 1 489
1 608 1 655
0€
200€
400€
600€
800€
1 000€
1 200€
1 400€
1 600€
1 800€
Femmes vivant seules Hommes vivant seuls
Marmande Val de Garonne Agglomération Lot-et-Garonne France métropolitaine
Lecture : En 2018, le niveau de vie médian des femmes vivant seules de Marmande est de 1 420€ et celui des hommes vivant seuls de 1 462€.
A l’image de la France métropolitaine, les hommes vivant
seuls à Marmande ont un niveau de vie médian supérieur
à celui des femmes seules : 1 462€ contre 1 420€. Pour
les hommes, le niveau de vie médian de Marmande est
inférieur de 193€ à celui observé en France métropolitaine.
Enfin, notons par ailleurs que parmi l’ensemble des
femmes, ce sont celles de la France métropolitaine qui
détiennent le plus haut niveau de vie médian.
Taux de pauvreté des personnes vivant
seules
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
25 25 25
22
12
15
13 12
nd nd
6 5
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
Femmes vivant seules Hommes vivant seuls Personnes vivant
seules
Ensemble population
Marmande
Pauvreté (< 1 063€) Grande pauvreté (< 885€) Très grande pauvreté (< 708€)
Lecture : En 2018, 25% des personnes vivant seules à Marmande sont pauvres (au seuil de 60%).
La pauvreté (au seuil de 60%) concerne un quart des
femmes vivant seules de Marmande (environ 490
personnes) et un quart des hommes vivant seuls (autour
de 350 personnes).
© Compas septembre 2021 Portrait social
97Les couples sans enfant
Quels sont les niveaux de vie et les taux de
pauvreté des couples sans enfant ?
Lecture : En 2018, parmi les populations vivant en couple sans enfant de Marmande les 10% les plus pauvres disposent de 1 176€ par mois contre 3 063€ pour les 10% les plus riches, soit un écart inter-déciles de 1 888€.
La moitié des couples sans enfant de Marmande dispose de moins de 1 867€ par mois quand l’autre moitié dispose de plus de 1 867€.
L’écart de niveau de vie, entre les 10% des populations les plus riches et les 10% les plus pauvres est de 1 888€ pour les populations vivant en couple sans enfant de Marmande.
Répartition par décile des niveaux de vie des couples sans enfant
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
1 er
décile
2 ème
décile
1 er
quartile
3 ème
décile
4 ème
décile Médiane
6 ème
décile
7 ème
décile
3 ème
quartile
8 ème
décile
9 ème
décile
inter-
quartiles
inter-
déciles
Vivant en couple sans enfant 1 920 1 176 1 400 1 470 1 553 1 706 1 867 2 033 2 238 2 397 2 540 3 063 927 1 888
Total Marmande 16 830 849 1 057 1 145 1 235 1 407 1 567 1 739 1 934 2 068 2 238 2 761 923 1 912
2016 2017 2018
524 537 545
855 867 885
1 026 1 041 1 063
Ecarts
Montants de référence en €
RSA personne seule
Seuil de pauvreté Insee à 50%
Seuil de pauvreté Insee officiel (à 60%)
Population
fiscale estimée
Niveaux de vie
Niveau de vie médian des couples sans
enfant
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
1 867 1 841 1 875
2 087
0€
500€
1 000€
1 500€
2 000€
2 500€
Vivant en couple sans enfant
Marmande Val de Garonne Agglomération
Lot-et-Garonne France métropolitaine
Lecture : En 2018, le niveau de vie médian des populations vivant en couple sans enfant de Marmande est de 1 867€.
Les couples sans enfant de Marmande enregistrent un
niveau de vie médian moins important que celui observé
en France métropolitaine, soit respectivement 1 867€
contre 2 087€. Pour les autres territoires de comparaison,
le niveau de vie médian des couples sans enfant s’élève
à 1 841€ au sein de Val de Garonne Agglomération et
1 875€ pour le Lot-et-Garonne.
Le fort niveau de vie des couples sans enfant s’explique par l’absence d’enfant à charge (au sens fiscal du terme) mais aussi par l’âge des personnes concernées. Il s’agit notamment de personnes ayant plus de 50 ans, donc situées dans une vie professionnelle arrivant au «sommet» en matière de rémunération.
Taux de pauvreté des couples sans
enfant
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
8
22
5
12
nd
5
0%
5%
10%
15%
20%
25%
Vivant en couple sans enfant Ensemble population
Marmande
Pauvreté (< 1 063€) Grande pauvreté (< 885€) Très grande pauvreté (< 708€)
Lecture : En 2018, 8% des habitants de Marmande vivant en couple sans enfant sont pauvres (au seuil de 60%).
La pauvreté (au seuil de 60%) concerne 8% des habitants
de Marmande vivant en couple sans enfant (environ 420
personnes).
© Compas septembre 2021 Portrait social
98LES SENIORS
LES 60 ANS ET PLUS
Quels sont les besoins liés au vieillissement de la population ? p.102
Quelle évolution attendue des besoins liée à celle des populations âgées ? p.108
Quelle évolution des besoins en logements pour les personnes âgées ? p.110
Quels sont les niveaux de vie des personnes âgées ? p.113
Quels sont les taux de pauvreté des personnes âgées ? p.114
LES ACTIFS DE 55-64 ANS
Quel est le lien à l’emploi des 55-64 ans ? p.115
LES 75 ANS ET PLUS
Quelles sont les évolutions des populations âgées de 75 ans et plus ? p.117
Quel est le potentiel d’aidants pour les personnes âgées dépendantes ? p.118
Baromètre - La fragilité des personnes âgées p.119LE VIEILLISSEMENT
a et aura un impact très fort au niveau local et est au
cœur de l’action communale (intercommunale) et de
sa politique sociale.
Il s’agit de considérer au mieux les aînés et de
répondre à la diversité de leurs besoins en intégrant
les conséquences du vieillissement dans toutes les
politiques publiques. Le CCAS (ou CIAS) répond au
quotidien à ces demandes exprimées par les aînés,
en lien avec les autres acteurs du territoire.
Le défi à relever est notamment d’identifier les aînés
isolés, sans aidant familial à proximité, fragilisés
dans leurs démarches administratives du fait d’une
e-administration généralisée, éloignés des services,
devant disposer d’aménagements dans leur logement
voire même d’un relogement parfois. L’enjeu des
politiques gérontologiques locales est de déployer
des réponses adaptées afin d’éviter les situations de
rupture.
La crise sanitaire a mis nettement en évidence les
fragilités de ces aînés, qu’ils vivent encore chez eux
ou en établissement.
Ça n’est pas seul qu’un CCAS relèvera ce défi mais bien
en mobilisant l’ensemble des partenaires œuvrant, de
près ou de loin, pour les aînés sur le territoire.
Mieux connaitre ces aînés est essentiel pour adapter/
réorienter/ajuster les différentes actions et services
développés à leur intention :
combien sont-ils aujourd’hui et combien seront-ils
demain ? où vivent-ils ? vivent-ils seuls ou en couple
? dans quel type de logement ? comment évolue leur
niveau de vie ? la précarité économique des aînés
augmente-t-elle ? sont-ils encore actifs ? quels types
d’emplois occupent-ils ? sont-ils fortement exposés
au chômage ? quels sont les effets de la crise sanitaire
de la COVID-19 sur leurs fragilités ?...
Autant de réponses à ces questions que le diagnostic
réalisé dans le cadre d’une démarche d’Analyse
des besoins sociaux pilotée par le CCAS (ou CIAS)
apportera.
Le partage de cette connaissance permettra de
mobiliser l’ensemble des partenaires afin qu’ils
intègrent les réalités sociales concernant les aînés
dans leurs projets à venir : les aménagements fonciers
de la commune faciliteront ils le parcours résidentiel
des aînés en proposant une offre de logements
adaptée au bien vieillir ? les aménagements urbains
sur le territoire intègrent-ils la question de la mobilité
des aînés ? l’offre culturelle, sportive et de loisirs
répond-elle aux (nouveaux) besoins des aînés et est-
elle accessible aux plus précaires ? les services d’aide
à domicile (SAD, portage de repas, soins à domicile…)
pourront-ils couvrir les besoins à venir (hausse de
la demande mais également accompagnement d’un
public moins autonome, plus précaire…) ? les réseaux
de bénévoles œuvrant auprès des aines ne sont-ils
pas amenés à s’épuiser (transport solidaire, réseaux
associatifs ou bénévoles de visites à domicile…) ?...
L’Analyse des besoins sociaux, pilotée par le CCAS (ou
le CIAS), doit permettre de développer une démarche
transversale et intégrée pour être au plus près des
aînés.20%
9%
5%
60-74
ans
75-84
ans
85 ans et
plus
seniors de 60
ans et plus 6 063
de la population
a 60 ans et plus 35%
entre 2013 et 2018 +0,5%
Projection des 60 ans
et plus à l’horizon 2028
+8%
CHIFFRES CLÉS
LES SENIORS
Portrait social de Marmande, septembre 2021
Source : Insee RP 2013-2018, Filosofi 2018, Projections Compas
personnes âgées
de 75 ans et plus 2 481
de la population
a 75 ans et plus 14%
entre 2013 et 2018 +2%
des 75 ans et plus
seuls à domicile
38%
1 750€
50% 50%
des 60-74 ans
Le niveau de vie
mensuel médian
Taux de pauvreté
au seuil de 60%
1 708€ 15% pour les 60-74 ans
1 632€ pour les 75 ans et plus des 75 ans et plus 13%
Part parmi
la population totaleLes 60 ans et plus
Quels sont les besoins liés au vieillissement de la
population ?
Évolution des personnes âgées de 60 ans et plus
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
4 393 4 769
5 459
6 034 6 063
25,7
27,7
30,4
33,5 34,6
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
0
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
7 000
1990 1999 2008 2013 2018
Part des 60 ans et plus dans la population totale
Nombre de personnes âgées de 60 ans et plus
Marmande
Lecture : En 2018, les personnes âgées de 60 ans et plus représentent 34,6% de la population de Marmande, soit 6 063 personnes.
Près de 35% des habitants de Marmande sont âgés de 60 ans et plus en 2018. A titre de comparaison, 26% des habitants de France métropolitaine appartiennent à cette tranche d’âge.
Évolution des personnes âgées de 60 ans et plus depuis les années 60
Source : Insee, RP 1968-2018 - Traitements © Compas
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018
0
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
7 000
Marmande
Marmande Tendance nationale
* indique l'évolution qu'aurait connu Marmande si le territoire avait suivi le rythme observé en France
Lecture : En 2018, Marmande compte 6 063 personnes âgées de 60 ans et plus. Ce nombre serait de 5 779 si le territoire avait suivi la tendance nationale.
Le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus a crû plus rapidement à Marmande qu’à l’échelle de la France métropolitaine. Si Marmande avait suivi le rythme d’évolution observé en France métropolitaine, le territoire compterait près de 5 780 personnes âgées de 60 ans et plus en 2018, soit 280 personnes de moins que ce qu’elle ne compte réellement.
© Compas septembre 2021 Portrait social
102CARTOGRAPHIE
LES SENIORS
Entre 40 et 42,2%
Moyenne de Marmande : 34%
Entre 34 et 40%
Entre 27 et 34%
Part des personnes âgées
de 60 ans et plus
dans la population
28,1%
42,2%
28,5%
40,8%
35,7%
27,0%
33,4%
36,2%
Personnes âgées de 60 ans et plus par groupe d’âge
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 366 16,6 155 7,0 98 4,5
Garrigues-Carpette-Laurier 685 25,8 295 11,1 141 5,3
Centre Ville II 356 16,1 173 7,8 102 4,6
Magdeleine et Bouilhats 512 30,5 128 7,6 44 2,6
Sous Prefecture-Gare 350 15,8 195 8,8 246 11,1
Thivras-Coussan 337 16,3 139 6,7 82 4,0
Lolya-Les Cedres-Lactarium 463 19,2 245 10,1 97 4,0
Beyssac-Mauvezin 528 23,5 208 9,2 77 3,4
Marmande 3 598 20,3 1 537 8,7 888 5,0
Val de Garonne Agglomération 12 169 20,2 4 926 8,2 2 688 4,5
Lot-et-Garonne 66 264 19,9 27 467 8,3 15 500 4,7
France métropolitaine 10 549 545 16,3 3 993 254 6,2 2 092 197 3,2
Valeur inférieure à celle de Marmande
Valeur proche de celle de Marmande
Valeur supérieure à celle de Marmande
60-74 ans 75-84 ans 85 ans et plus
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Lecture : Les 3 598 personnes âgées de 60-74 ans représentent 20,3% de la population de Marmande.
© Compas septembre 2021 Portrait social
103
Part des personnes âgées de 60 ans et plus parmi la population totale en 2017
Source : Insee, RP 2017 - Traitements © CompasLes 60 ans et plus
Quels sont les besoins liés au vieillissement de la
population ?
Évolution des personnes âgées de 60 ans et plus depuis les années 90
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
15,9 16,7 16,5
20,0 20,4
15,5 17,1 16,7
19,0 20,4
15,9 17,3 16,6 18,4
20,2
12,2 13,5 13,4 15,0
16,7
7,7 7,7
9,9
8,8 9,0
6,9 7,0
8,9
8,4 8,2
7,0 7,0 8,8
8,6
8,3
5,2 4,9
6,4 6,4
6,1
1,3 1,9
4,0
4,7 5,1
1,2
1,7
3,2
4,2 4,5
1,3 1,7
3,3
4,3
4,7
0,9 1,2
2,3
2,9
3,3
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
1990 1999 2008 2013 2018 1990 1999 2008 2013 2018 1990 1999 2008 2013 2018 1990 1999 2008 2013 2018
Marmande Val de Garonne Agglomération Lot-et-Garonne France métropolitaine
60-74 ans 75-84 ans 85 ans et plus
Lecture : 20,4% de la population de Marmande est âgée de 60-74 ans en 2018.
En 2018, les 6 060 personnes âgées de 60 ans et plus de Marmande représentent 35% de la population totale. Pour comparaison, cette part est de 33% pour Val de Garonne Agglomération, de 33% pour le Lot-et-Garonne et de 26% pour la France métropolitaine. Dans le détail, la répartition est la suivante : 3 580 personnes de 60-74 ans soit 20%, 1 580 personnes de 75-84 ans soit 9% et 900 personnes de 85 ans et plus soit 5%.
Entre 2013 et 2018, le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus est passé de 6 030 à 6 060, leur part a augmenté de 2 points, passant de 33% à 35%. Pour les territoires de comparaison, l’évolution a également été de +2 points (Val de Garonne Agglomération, Lot-et-Garonne et France métropolitaine). Entre 2013 et 2018, le poids des personnes âgées de 60-74 ans est resté plutôt stable (autour de 20%) et celui des 75 ans et plus a augmenté de 1 point, passant de 13% à 14%.
1990 1999 2008 2013 2018
Nbre 2 722 2 876 2 953 3 608 3 581
Part (%) 15,9 16,7 16,5 20,0 20,4
Nbre 1 316 1 329 1 784 1 584 1 584
Part (%) 7,7 7,7 9,9 8,8 9,0
Nbre 219 332 723 842 897
Part (%) 1,3 1,9 4,0 4,7 5,1
60-74 ans
75-84 ans
85 ans et plus
Marmande
Évolution des personnes âgées de 60 ans et plus depuis les années 90
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
Lecture : En 2018, 3 581 personnes sont âgées de 60-74 ans, soit 20,4% de la population de Marmande.
Les personnes âgées de 60 ans et plus représentent plus d’un tiers de la population totale de Marmande. Dans le détail, leur répartition est la suivante : 20% pour les personnes âgées de 60 à 74 ans, 9% pour celles âgées de 75 à 84 ans et 5% pour celles âgées de 85 ans et plus.
Depuis 1990, si la part des personnes âgées de 75 à 84 ans dans la population totale varie peu, celle des personnes âgées de 60 à 74 ans augmente, traduisant un vieillissement de la population important.
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104LES SENIORS
Quels sont les besoins liés au vieillissement de la
population ?
Pyramide des âges de la population des ménages de 60 ans et plus
selon la situation familiale
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
200 150 100 50 0 50 100 150 200
60-64 ans
65-69 ans
70-74 ans
75-79 ans
80-84 ans
85-89 ans
90-94 ans
95-99 ans
100 ans et plus
Marmande
Couple sans enfant Personnes vivant seules
Personnes avec enfant(s) Autres (cohabitations intergénérationnelles, établissements, communautés, …)
Hommes Femmes
Lecture : 69 femmes de 60-64 ans vivent au sein d’un couple sans enfant à Marmande.
Globalement, la majorité des personnes âgées de 60 ans et plus de Marmande vivent en couple sans enfant (52%), viennent ensuite les personnes vivant seules, leur part augmentant avec l’âge (30% pour les moins de 75 ans contre 38% pour les 75 ans et plus). On note de fait, une disparition progressive des personnes avec enfant(s) (13% pour les 60-64 ans contre 5% pour les 75-79 ans) et une montée en charge de la part des personnes âgées vivant en établissement à partir de 80 ans (1% pour les moins de 80 ans contre 17% pour les 80 ans et plus).
Trois groupes se distinguent dans la population âgée de 60 ans et plus :
D’une part les 3 580 personnes âgées de 60 à 74 ans peuvent être définies comme une population encore active, impliquée dans les réseaux sociaux, aidante à la fois de ses enfants et de ses petits-enfants, mais aussi de ses parents souvent très âgés et dépendants.
D’autre part, les 1 580 personnes âgées de 75 à 84 ans possèdent des caractéristiques différentes. En effet, ce sont souvent des personnes qui présentent le risque de se replier sur elles-mêmes. Leurs réseaux sociaux, familiaux et professionnels s’amenuisent progressivement. Certaines se démotivent et ne cherchent plus à entretenir ou créer des liens avec autrui. Elles n’expriment pas de besoin particulier, se lassent et ont tendance à disparaître au regard des politiques publiques.
Enfin, les 900 personnes âgées de 85 ans et plus sont sujettes à une perte d’autonomie qui peut les amener à devoir recourir à des aides de proches aidants ou de professionnels pour rester à domicile. Même si la grande majorité des personnes âgées peuvent être considérées comme autonomes, l’avancée en âge est souvent synonyme d’isolement physique. En 2018, parmi les 780 personnes âgées de 85 ans et plus vivant à domicile à Marmande, 48% vivent seuls.
© Compas septembre 2021 Portrait social
105Les 60 ans et plus
Quels sont les besoins liés au vieillissement de la
population ?
En 70 ans, l’espérance de vie a augmenté de plus de
15 ans.
L’espérance de vie correspond au nombre moyen
d’années que vivrait un nourrisson, compte tenu des
conditions de mortalité de la période. Bien évidemment
ces conditions de mortalité sont appelées à évoluer.
Selon l’Insee, l’espérance de vie à la naissance était de
62,5 ans pour les hommes en 1949 et a atteint 79,8 ans
en 2019. Pour les femmes, l’espérance de vie qui était
de 68,5 ans en 1949 est passée à 85,7 ans en 2019.
Plusieurs facteurs contribuent à cet allongement de
la vie : le travail est moins pénible physiquement et le
nombre d’heures de travail baisse. Les individus sont de
plus en plus attentifs à leurs corps, notamment à leur
alimentation. L’accès aux soins et leur qualité progressent
et l’innovation en matière de santé s’améliore notamment
en ce qui concerne la prise en charge de la dépendance
des seniors et l’oncologie.
Relativiser cette évolution en regardant l’espérance de
vie en bonne santé
Les Français vivent de plus en plus longtemps, mais le
gain de ces années à vivre n’est pas toujours associé
à des années de vie en bonne santé. Un indicateur
d’espérance de vie sans incapacité ou en bonne santé
permet de mieux apprécier le bénéfice de ces années
de vie supplémentaires. On calcule alors le nombre
d’années qu’une personne peut compter vivre sans
souffrir d’incapacité dans les gestes de la vie quotidienne.
En 2018, pour les femmes celle-ci s’élève à 64,5 ans
tandis que pour les hommes elle atteint 63,4 ans.
Espérance de vie et inégalités entre les classes sociales
Toutefois, ces chiffres restent des moyennes et cachent
des disparités selon la classe sociale. Plus on est aisé,
plus l’espérance de vie est élevée. En effet, parmi les
5 % les plus aisés l’espérance de vie à la naissance des
hommes est de 88,4 ans contre 71,7 ans chez les 5 % les
plus pauvres, soit 13 ans d’écart. Chez les femmes, cet
écart se réduit puisque 8 ans séparent les plus aisées
des plus pauvres : l’espérance de vie à la naissance des
femmes parmi les 5 % les plus aisées atteint 88,3 ans,
contre 80,0 ans parmi les 5 % les plus modestes.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cet écart. D’abord,
les difficultés financières connues par les 5 % les plus
pauvres peuvent limiter l’accès aux soins. D’après l’Insee,
chez les 20 % les plus modestes, 1,8 % des personnes
interrogées disent avoir renoncé à un examen ou à un
traitement médical faute d’argent au cours des douze
derniers mois et 5,7 % à un traitement dentaire, soit
6,5 % au total (données 2017). De plus, les cadres, par
comparaison aux ouvriers, ont un niveau de vie plus élevé
et sont moins soumis aux risques professionnels et à la
pénibilité du travail (accidents, maladies, exposition à
des produits toxiques). Enfin, les ouvriers ont davantage
de comportements à risque que les cadres, le poste de
consommation « tabac et boissons alcoolisées » est le
seul où les ouvriers dépensent davantage que les cadres
malgré leurs revenus inférieurs.
Les sources sont présentées en Bibliographie.
Espérance de vie : quelle évolution ? quelles disparités entre les profils ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
106TABLEAU DÉTAILLÉ
LES SENIORS Indice de vieillissement
Source : Insee, RP 2007-2017 - Traitements © Compas
Nbre % Nbre %
Centre Ville I 0,94 +35 +11,7 1,15 -86 -22,2 1,46
Garrigues-Carpette-Laurier 1,51 +103 +36,6 1,75 +51 +7,6 1,58
Centre Ville II 0,90 -49 -16,5 1,19 +23 +7,9 1,31
Magdeleine et Bouilhats 1,65 +17 +7,7 1,98 -66 -14,1 3,00
Sous Prefecture-Gare 0,79 -66 -15,6 0,97 +97 +27,9 0,75
Thivras-Coussan 1,21 +8 +3,2 1,30 -55 -15,4 1,54
Lolya-Les Cedres-Lactarium 0,92 +20 +4,8 1,13 -95 -19,4 1,37
Beyssac-Mauvezin 2,43 +19 +11,2 2,82 +93 +17,3 1,87
Marmande 1,18 +88 +3,7 1,44 -38 -1,1 1,48
Val de Garonne Agglomération 1,38 +591 +8,6 1,50 +162 +1,4 1,60
Lot-et-Garonne 1,38 +3 746 +9,7 1,41 +630 +1,1 1,54
France métropolitaine 1,55 +545 969 +10,4 1,60 +279 286 +3,0 1,73
Valeur inférieure à celle de Marmande
Valeur proche de celle de Marmande
Valeur supérieure à celle de Marmande
Indice de
vieillissement en
2007
Evolution des personnes
âgées de 75 ans et plus entre
2007 et 2012 en
Indice de
vieillissement
en 2012
Evolution des personnes
âgées de 75 ans et plus entre
2012 et 2017 en
Indice de
vieillissement
en 2017
Lecture : L’indice de vieillissement de Marmande était de 1,18 en 2007. Entre 2007 et 2012, le nombre de personnes âgées a augmenté de 3,7% soit 88 personnes de plus.
Indice de vieillissement
Source : Insee, RP 2008-2018 - Traitements © Compas
Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Marmande 1,18 -81 -3,2 1,49 +55 +1,5 1,44
Val de Garonne Agglomération 1,38 +458 +6,5 1,51 +157 +1,4 1,61
Lot-et-Garonne 1,37 +3 399 +8,6 1,43 +194 +0,3 1,56
France métropolitaine 1,55 +500 373 +9,3 1,62 +233 441 +2,4 1,76
Indice de
vieillissement
en 2018
Indice de
vieillissement
en 2008
Evolution des personnes
âgées de 75 ans et plus entre
2008 et 2013 en
Indice de
vieillissement
en 2013
Evolution des personnes
âgées de 75 ans et plus entre
2013 et 2018 en
Lecture : En 2008, l’indice de vieillissement est de 1,18 à Marmande. Entre 2008 et 2013, l’évolution du nombre de personnes âgées de 75 ans et plus a été de -3,2%, soit 81 personnes de moins.
L’indice de vieillissement (nombre de 60-74 ans / 75 ans et plus) calculé pour la population de Marmande en 2008 était relativement faible au regard de la moyenne de la France métropolitaine (1,18), ce qui laissait à penser à un vieillissement modéré. Celui-ci s’est confirmé avec une décroissance de 80 personnes âgées de 75 ans et plus entre 2008 et 2013. L’indice de vieillissement en 2013 était plus important et on a observé une croissance plus importante du nombre de 75 ans et plus entre 2013 et 2018. Au vu de l’indice en 2018, on peut s’attendre à une augmentation de la population des 75 ans et plus sur les prochaines années à un rythme proche de celui observé depuis 2013.
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107Les 60 ans et plus
Quelle évolution attendue des besoins liée à celle
des populations âgées ?
Évolution des personnes âgées de 60 ans et plus à l’horizon 2033
Source : Insee, RP 2018 - Traitements & projections © Compas
3 581 3 630 3 450 3 430
2 481 2 690 3 070 3 170
0
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
7 000
2018 2023 2028 2033
Marmande
60-74 ans 75 ans et plus
Evolution 2018-
2023
+209 pers.,
soit +8%
+49 pers., soit
+1%
Evolution 2023-
2028
Evolution 2028-
2033
+380 pers.,
soit +14%
+100 pers.,
soit +3%
-180 pers.,
soit -5%
-20 pers., soit
-1%
Lecture : Selon les projections, le nombre de personnes âgées de 60-74 ans pourrait augmenter de 49 entre 2018 et 2023.
Selon les projections, si le rythme de construction de logements et les évolutions de population constatées ces cinq dernières années se poursuivaient, le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus pourrait augmenter de 260 personnes, soit +4% entre 2018 et 2023. Dans le détail, cela concernerait une hausse de 50 personnes de 60-74 ans (+1%) et une hausse de 210 personnes de 75 ans et plus (+8%). Sur les cinq années suivantes, le territoire pourrait constater une baisse de 180 personnes de 60-74 ans (-5%) et une hausse de 380 personnes de 75 ans et plus (+14%), soit au total +200 personnes de 60 ans et plus. Finalement, d’ici 2033, Marmande devrait gagner 540 habitants âgés de 60 ans et plus.
Projection de la population à l’horizon 2043 par classe d’âge
Source : Insee, RP 2018 - Traitements & projections © Compas
3 640 3 370 3 180 3 120 3 130 3 210
3 510 3 530 3 610 3 640 3 630 3 440
4 320 4 110 3 860 3 680 3 550
3 580
4 440 4 570 4 580
4 350 4 300 4 150
1 620 1 750 1 950 2 240
2 290 2 370
0
2 000
4 000
6 000
8 000
10 000
12 000
14 000
16 000
18 000
20 000
2018 2023 2028 2033 2038 2043
RP Projections Compas
Marmande
Moins de 20 ans 20-39 ans 40-59 ans 60-79 ans 80 ans et plus
D’ici 2043, Marmande pourrait
perdre 780 habitants (-4% par
rapport au dernier recensement).
Cette diminution devrait s’observer
m a j o r i t a i r e m e n t c h e z l e s
populations les plus jeunes.
Lecture : Selon les projections de population, Marmande pourrait compter 1 750 habitants de 80 ans et plus en 2023.
La projection de population proposée ici repose sur un prolongement des tendances passées sur le profil des arrivants et partants, une prolongation du rythme d'évolution du parc de logements et la prise en compte des tendances attendues en terme de fécondité et de mortalité.
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108LES SENIORS
Projection de la population à l’horizon 2043 selon
les classes d’âge
Source : Insee, RP 2018 - Traitements & projections © Compas
RP
2018 2023 2028 2033 2038 2043
60-74 ans 3 581 3 630 3 450 3 430 3 280 3 140
75-84 ans 1 584 1 740 2 010 1 980 1 900 2 000
85 ans et plus 897 950 1 060 1 190 1 410 1 380
Total des 60 ans et plus 6 063 6 320 6 520 6 600 6 590 6 520
RP
2018 2023 2028 2033 2038 2043
60-74 ans -0,7 +1,4 -5,0 -0,6 -4,4 -4,3
75-84 ans -0,0 +9,8 +15,5 -1,5 -4,0 +5,3
85 ans et plus +6,6 +5,9 +11,6 +12,3 +18,5 -2,1
Total des 60 ans et plus +0,5 +4,2 +3,2 +1,2 -0,2 -1,1
*Evolutions calculées sur les 5 années précédentes
Marmande
Projections Compas
Taux d'évolution en %*
Projections Compas
Quelle évolution attendue des besoins liée à celle
des populations âgées ?
Projection de la population âgée à l’horizon 2043
Source : Insee, RP 2018 - Traitements & projections © Compas
34,6
36,5 38,0
38,7 39,0 38,9
14,2 15,5
17,9 18,6 19,6
20,2
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
2015 2020 2025 2030 2035 2040 2045
France métropolitaine - Part des 60 ans et plus
France métropolitaine - Part des 75 ans et plus
Marmande - Part des 60 ans et plus
Marmande - Part des 75 ans et plus
Lecture : En 2043, les personnes âgées de 60 ans et plus pourraient représenter 38,9% de la population de Marmande contre 33,1% à l’échelle nationale.
Lecture : En 2023, le nombre de personnes âgées de 60-74 ans pourrait atteindre 3 630 personnes, soit une hausse de 1,4% entre 2018 et 2023.
Au dernier recensement de la population, la part de personnes âgées de plus de 60 ans était plus importante sur Marmande qu’en France métropolitaine (34,6% contre 26,1%). En 2043, la tendance devrait être la même. Entre les deux périodes, l’écart devrait se réduire : 8,5 points en 2018 contre 5,9 points en 2043.
Le vieillissement de la population d’une ville
est inévitablement lié à la question de la
dépendance. Au-delà de l’APA, il s’agit du
développement des services de maintien
à domicile dans lesquels les acteurs du
social s’investissent souvent fortement.
Ils peuvent aussi avoir une fonction de
coordination.
L’augmentation de l’espérance de vie, combinée au passage aux âges élevés des générations issues du baby-boom, devrait générer, dans la plupart des territoires de France métropolitaine, une augmentation conséquente de la part des populations les plus âgées dans la population.
Les générations issues du baby-boom
sont celles nées entre 1945 et le milieu
des années 1970. Elles ont commencé à
atteindre l’âge de 60 ans depuis 2005, sont
entrées dans la classe d’âge des 75 ans et
plus à partir de 2020 et entreront dans celle
des 85 ans et plus à partir de 2030.
En 2018, Marmande regroupe 6 060
habitants de 60 ans ou plus, soit 0,5% de
plus qu’en 2013 (une évolution moyenne
annuelle de +0,5% sur la période 2013-2018,
contre -1% pour la population totale).
5% de la population de Marmande est âgée
de 85 ans ou plus, 9% de 75-84 ans et 20%
de 60-74 ans.
La population de 85 ans et plus pourrait
représenter 7% de la population en 2033
et atteindre 1 190 personnes, contre 900
personnes quinze ans plus tôt.
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109Les 60 ans et plus
Quelle évolution des besoins en logements pour
les personnes âgées ?
370 423 276 271 660
31,8 32,5
25,2
31,9
46,8
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
0
100
200
300
400
500
600
700
60-64 ans 65-69 ans 70-74 ans 75-79 ans 80 ans et plus
Part parmi l'ensemble des personnes
âgées vivant à domicile
Nombre de personnes âgées vivant
seules à domicile
Marmande
Lecture : En 2018, 31,8% des personnes âgées de 60-64 ans à domicile vivent seules, soit 370 personnes.
Personnes âgées de 60 ans et plus à
domicile vivant seules par groupe d’âge
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas Ce constat s’explique encore aujourd’hui principalement pour les plus âgés par une différence
d’espérance de vie entre les hommes et les femmes
(à l’avantage de ces dernières). Mais les évolutions
sociologiques que connaissent les sexagénaires
(divorces, séparations, recompositions familiales...)
font que ces générations sont plus souvent
composées d’adultes vivant seuls que celles qui
les ont précédées.
Aussi, leur avancée en âge va participer à
l’augmentation à venir de la part des personnes
les plus âgées vivant seules à domicile.
Ainsi, les données démographiques prédisent qu’au
cours des prochaines décennies la majeure partie
de la progression du nombre de personnes âgées de
80 ans et plus à domicile sera due à la progression
du nombre de personnes âgées vivant seules.
Derrière l’isolement dans le logement il y a la
question de l’isolement social. Le lien entre les deux
n’est pas systématique, mais il peut être fort au-delà
de 85 ans. La peur de la chute, mais aussi la peur
de la nuit peuvent conduire certaines personnes
âgées à rechercher un logement adapté (résidence
seniors par exemple).
La part des personnes âgées vivant seules à domicile
progresse tendanciellement avec l’avancée en âge. En effet,
32% des personnes âgées de 60 à 64 ans vivent seules à
domicile contre 47% pour les générations âgées de 80 ans
et plus.
Évolution des personnes âgées de 60 ans
et plus à domicile vivant seules
Source : Insee, RP 2008-2018 - Traitements © Compas
1 738 2 035 2 001
33,2
35,1 34,3
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
2008 2013 2018
Part parmi l'ensemble des personnes âgées
vivant à domicile
Nombre de personnes âgées vivant
seules à domicile
Nb de personnes âgées vivant seules Marmande (valeur affichée)
Val de Garonne Agglomération Lot-et-Garonne
France métropolitaine
Lecture : En 2018, 34,3% des personnes âgées de 60 ans et plus vivent seules à domicile, soit 2 001 personnes.
En 2018, 34% des personnes âgées de 60 ans et plus
à domicile vivent seules, soit 2 000 personnes. Cette
proportion est similaire à celle observée en 2008.
Ainsi, entre 2008 et 2018, la part des personnes
âgées de 60 ans et plus vivant seules à domicile
reste stable à Marmande. De la même façon, elle
stagne à l’échelle de Val de Garonne Agglomération.
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110LES SENIORS
Taille des logements des ménages de
65 ans et plus
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Ensemble des ménages de 65
ans et plus Nbre Part (%)
1 ou 2 pièces 292 9,2
3 pièces 624 19,7
4 pièces ou plus 2 255 71,1
Lecture : En 2018, 9,2% des ménages de 65 ans et plus de Marmande vivent dans un petit logement (1 ou 2 pièces), soit 292 ménages.
Quelle évolution des besoins en logements pour
les personnes âgées ?
Parmi les ménages de 65 ans et plus de Marmande en
2018, 9% vivent dans un petit logement (1 ou 2 pièces),
soit 290 ménages et 71% vivent dans un logement de 4
pièces ou plus, soit 2 260 ménages.
Sous-peuplement des logements des
ménages de 60 ans et plus
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements ©
Compas
Nbre
Part parmi
l'ensemble des
ménages en %
60-74 ans 1 882 85,8 91,5
75 ans et plus 1 476 89,6 90,8
Ensemble des ménages 6 404 72,0 80,3
Tranche d'âge de
la personne de référence
du ménage
Ménages en sous-peuplement
Part de ces ménages
en sous-peuplement
prononcé en %
Lecture : En 2017, 1 476 ménages de Marmande dont le référent est âgé de 75 ans ou plus vivent en situation de sous-peuplement.
En 2017, parmi l’ensemble des ménages dont le référent
est âgé de 60 ans ou plus de Marmande, 87% vivent en
situation de sous-peuplement (soit 3 360 ménages).
Par ailleurs, parmi ces ménages, 91% sont en situation
de sous-peuplement prononcé (soit 3 060 ménages).
L’occupation des logements par les personnes âgées est
souvent atypique comparée à l’ensemble de la population,
la sous-occupation étant une caractéristique principale
du peuplement des logements des aînés. Elle est liée à la
décohabitation des enfants passés à l’âge adulte et à la
perte du conjoint. Le désir de rester dans son logement
du fait de l’attachement à son chez-soi, à son quartier,
à son voisinage, à son réseau social, ou de l’incapacité
d’en partir du fait de moyens insuffisants pour accéder
à un autre logement, conduit au phénomène de sous-
peuplement.
Quel que soit le statut d’occupation, cet ancrage pose la
question de la vétusté potentielle des logements occupés
depuis longtemps par des personnes âgées et de leur
nécessaire aménagement à mesure que les limitations
fonctionnelles des aînés augmentent : dispositifs
d’adaptation du logement (installation de barres d’appui,
d’une salle de bain et ou de toilettes adaptées…), travaux
d’accessibilité sur les parties communes des immeubles…
Une partie des personnes âgées dispose d’un patrimoine
immobilier : la proportion de ménages propriétaires de
leur logement est maximale chez les 65 ans et plus. Ce
patrimoine constitue une ressource potentielle pour les
retraités dans le sens où il peut permettre, au moment
de sa liquidation, de financer des dépenses liées à la
perte d’autonomie ou l’entrée dans une institution par
exemple. Autant de ressources que les aînés locataires
ne peuvent pas mobiliser, ce qui peut augmenter leur
fragilité (en particulier, ceux dont les revenus sont les
plus modestes).
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111Les 60 ans et plus
TABLEAU DÉTAILLÉ
Sous-peuplement des logements des ménages de 60 ans et plus
Source : Insee, RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 198 76,6 187 93,4
Garrigues-Carpette-Laurier 380 96,9 298 98,0
Centre Ville II 189 78,5 157 75,6
Magdeleine et Bouilhats 263 96,8 127 100,0
Sous Prefecture-Gare 159 72,8 158 80,7
Thivras-Coussan 177 73,7 132 81,8
Lolya-Les Cedres-Lactarium 225 82,2 225 87,2
Beyssac-Mauvezin 292 98,1 193 99,5
Marmande 1 882 85,8 1 476 89,6
Lot-et-Garonne 34 007 90,7 26 042 92,0
France métropolitaine 5 126 769 83,9 3 508 044 85,6
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Nombre de ménages en sous-peuplement
PRM âgée de 60-74 ans PRM âgée de 75 ans et plus
Lecture : En 2017, 85,8% des ménages de Marmande dont le référent est âgé de 60 à 74 ans vivent en situation de sous- peuplement (soit 1 882 ménages).
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112LES SENIORS
Quels sont les niveaux de vie des personnes
âgées ?
Lecture : En 2018, les 10% des personnes vivant dans les ménages les plus âgés (75 ans et plus) les plus pauvres de Marmande disposent de 1 023€ par mois contre 2 754€ pour les 10% les plus riches, soit un écart inter-déciles de 1 731€.
Le niveau de vie varie selon l’âge de la personne de référence du ménage. La moitié des personnes de Marmande vivant dans les ménages où le référent est âgé de 50 à 59 ans dispose d’un niveau de vie inférieur à 1 641€ par mois, et l’autre moitié d’un niveau de vie supérieur. Au sein des ménages les plus âgés, le niveau de vie médian est de 1 708€ par mois chez les 60-74 ans et de 1 632€ pour les 75 ans et plus.
Les 10% des personnes les plus pauvres de Marmande vivant au sein des ménages dont le référent fiscal est âgé de 50 à 59 ans vivent avec, au maximum, 796€ par mois (1er décile). Ce montant est de 973€ au sein des ménages dont le référent fiscal est âgé de 60 à 74 ans. Enfin, ce niveau de vie est maximal avec 1 023€ pour le 1er décile des ménages de 75 ans et plus.
Répartition par décile des niveaux de vie des personnes âgées
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
1er
décile
2ème
décile
1er
quartile
3ème
décile
4ème
décile Médiane
6ème
décile
7ème
décile
3ème
quartile
8ème
décile
9ème
décile
inter-
quartiles
inter-
déciles
50-59 ans 3 070 796 1 047 1 130 1 235 1 447 1 641 1 827 2 098 2 253 2 470 3 094 1 123 2 298
60-74 ans 3 630 973 1 189 1 290 1 400 1 557 1 708 1 893 2 098 2 238 2 448 2 988 948 2 014
75 ans et plus 2 480 1 023 1 224 1 280 1 344 1 478 1 632 1 796 1 974 2 111 2 301 2 754 831 1 731
Total Marmande 16 830 849 1 057 1 145 1 235 1 407 1 567 1 739 1 934 2 068 2 238 2 761 923 1 912
2016 2017 2018
524 537 545
855 867 885
1 026 1 041 1 063
Ecarts
Montants de référence en €
Seuil de pauvreté Insee à 50%
Seuil de pauvreté Insee officiel (à 60%)
RSA personne seule
Population
fiscale estimée
Niveaux de vie
Niveau de vie médian des personnes
âgées
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
1 708 1 632 1 749 1 553 1 790 1 602
1 936 1 788
0€
500€
1 000€
1 500€
2 000€
2 500€
PRM 60-74 ans PRM 75 ans et plus
Marmande Val de Garonne Agglomération
Lecture : En 2018, le niveau de vie médian des ménages dont
le référent est âgé de 60 à 74 ans de Marmande est de 1 708€.
Évolution des niveaux de vie médian des
personnes âgées
Source : Insee, Filosofi 2013-2018 - Traitements ©
Compas
1 676 1 708
1 557 1 632
0€
500€
1 000€
1 500€
2 000€
2 500€
2013 2018 2013 2018
PRM 60-74 ans PRM 75 ans et plus
Marmande France métropolitaine
Lecture : Entre 2013 et 2018, le niveau de vie médian des
ménages dont le référent est âgé de 75 ans et plus de
Marmande est passé de 1 557€ à 1 632€.
Les personnes âgées de 60-74 ans de Marmande
enregistrent un niveau de vie médian moins important
que celui observé en France métropolitaine, soit
respectivement 1 708€ contre 1 936€. Le niveau de vie
médian a tendance à diminuer après 75 ans à Marmande.
En effet, il est inférieur de 77€ à celui des 60-74 ans, soit
un niveau de vie médian de 1 632€ pour les personnes
âgées de 75 ans et plus.
Entre 2013 et 2018, le niveau de vie médian des personnes
âgées de 60 à 74 ans a augmenté moins rapidement à
Marmande qu’en France métropolitaine, respectivement
+33€ et +85€.
Ce niveau de vie relativement important peut permettre
de développer des services adaptés impliquant une
participation économique (liée au niveau de vie des
ménages). De même, les personnes âgées sont plus
fréquemment en situation d’être propriétaire de leur
logement, donc d’avoir un patrimoine et une absence
de loyer à payer (mais des charges existent qui peuvent
aussi être significatives).
Pour les personnes âgées de 75 ans et plus, le gain
observé à Marmande est inférieur à celui observé en
France métropolitaine. Le niveau de vie médian des
personnes âgées de 75 ans et plus de Marmande est
ainsi passé de 1 557€ en 2013 à 1 632€ en 2018.
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113Les 60 ans et plus
Quels sont les taux de pauvreté des personnes
âgées ?
Taux de pauvreté des personnes âgées
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
15
13
22
7
nd
12
7
nd
5
0%
5%
10%
15%
20%
25%
PRM 60-74 ans PRM 75 ans et plus Ensemble population
Marmande
Pauvreté (< 1 063€) Grande pauvreté (< 885€) Très grande pauvreté (< 708€)
Lecture : En 2018, 15% des ménages dont le référent est âgé de 60 à 74 ans de Marmande sont pauvres (au seuil de 60%). Cette part est de 13% pour les ménages dont le référent est âgé de 75 ans et plus.
Évolution du taux de pauvreté des
personnes âgées
14
12
21
15
13
22
0%
5%
10%
15%
20%
25%
PRM 60-74 ans PRM 75 ans et plus Ensemble population
Marmande
2012 2018
+1 point +1 point +1 point
Lecture : Entre 2012 et 2018, le taux de pauvreté des ménages dont le référent est âgé de 75 ans et plus de Marmande est passé de 12% à 13%. Pour les ménages les plus âgés de Marmande, la pauvreté
(au seuil de 60%) concerne 15% des personnes vivant
dans un ménage dont la personne de référence est âgée
de 60 à 74 ans (environ 540 personnes) et 13% des
personnes dont la personne de référence est âgée de
75 ans ou plus (320 personnes).
Source : Insee, Filosofi 2012-2018 - Traitements ©
Compas
Entre 2012 et 2018, la part des ménages âgés de 60 à
74 ans touchés par la pauvreté est restée sensiblement
la même. De la même façon, chez les ménages dont le
référent est âgé de 75 ans et plus, le taux de pauvreté
a stagné.
Le taux de pauvreté au-delà de 75 ans s’explique par
plusieurs phénomènes notamment le plus faible taux
d’activité avec cotisations pour beaucoup de ménages
très âgés. Mais cette situation s’explique par un effet
de sexe. Les femmes sont beaucoup plus nombreuses
que les hommes au-delà de 75 ans. Elles ont moins été
en emploi et ne bénéficient souvent que d’une pension
de réversion.
© Compas septembre 2021 Portrait social
114LES SENIORS
L’âge moyen de départ à la retraite de nouveau en hausse.
Depuis 1963, l’âge moyen de départ à la retraite des
salariés du secteur privé n’a cessé de baisser. Il passe
de 64 ans à 61 ans entre 1963 et 2007. Suite à la crise
de 2008, la tendance s’inverse et l’âge moyen de départ
à la retraite remonte jusqu’à 62,5 ans.
Un objectif : le renforcement du taux d’emploi des seniors
Dans le même temps, la Stratégie Européenne de l’Emploi,
et les pouvoirs publics français cherchant à équilibrer
les comptes de la sécurité sociale, soutiennent l’emploi
des seniors. Diverses réformes ont alors été mises en
place comme la modification du système de cotisation,
l’instauration d’un système de décote pour inciter à rester
plus longtemps en emploi, la suppression des départs
anticipés ou encore le report de l’âge légal à la retraite.
En 2017, en France métropolitaine le taux d’emploi des
50-64 ans est de 61,5%. Un chiffre en augmentation de
8,2 points depuis 2007.
Des profils différents
Le passage à la retraite ne se fait pas dans les mêmes
conditions pour tous les seniors. Considérés comme
moins productifs et subissant la discrimination des
employeurs, une partie des seniors licenciés peuvent
basculer dans l’inactivité avant d’avoir pu liquider leur
retraite. D’autres, basculent vers l’inactivité suite à
des problèmes de santé rendant le travail difficile. En
effet, la pénibilité du travail est un facteur considérable
d’inégalités.
Par exemple, les ouvriers plus exposés à la pénibilité
travaillent plus longtemps mais seront moins longtemps
à la retraite que les cadres. En effet, les ouvriers et les
employés débutent leur carrière plus tôt que les cadres.
Ces derniers, plus diplômés, commencent leur carrière en
moyenne à 25 ans. Malgré l’augmentation de l’espérance
de vie, des disparités perdurent. Les plus aisés vivent en
moyenne plus longtemps et percevront donc une retraite
plus longuement : les 5 % de personnes les plus aisées
ont une espérance de vie supérieure de 13 ans pour les
hommes et 8 ans pour les femmes à celles des 5 % de
personnes les plus modestes.
Le recul de l’âge de la retraite n’a donc pas les mêmes
conséquences selon les CSP, mais aussi selon le sexe.
Les femmes dont les carrières sont parfois rythmées par
les maternités, perçoivent en moyenne une pension de
droit direct inférieure de 42% à celle des hommes en 2017.
Les sources sont présentées en Bibliographie.
L’activité des seniors : quelle évolution de l’âge de départ à la retraite ? Quelle disparité selon les profils ?
Quel est le lien à l’emploi des 55-64 ans ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
115Les actifs de 55-64 ans
Quel est le lien à l’emploi des 55-64 ans ?
Évolution du taux d’activité des 55-64
ans entre 1990 et 2018
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
41,4 39,9
37,3
42,4
54,7
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020
Val de Garonne Agglomération Lot-et-Garonne
France métropolitaine Marmande
Lecture : En 2018, 54,7% des personnes âgées de 55-64 ans sont actives à Marmande.
Évolution du taux de chômage des 55-
64 ans entre 1990 et 2018
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
4,2
4,6
2,7
6,7
8,5
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
8%
9%
1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020
Val de Garonne Agglomération Lot-et-Garonne
France métropolitaine Marmande
Lecture : En 2018, 8,5% des personnes âgées de 55-64 ans sont au chômage à Marmande.
Taux d’activité des seniors selon le sexe
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
82,3
31,0
3,2
73,2%
31,2%
1,9%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
55-59 ans 60-64 ans 65 ans et plus
Marmande
Hommes Femmes
Lecture : 82,3% des hommes âgées de 55-59 ans sont actifs en 2018 à Marmande.
Entre 2008 et 2018, le taux d’activité des personnes
âgées de 55 à 64 ans a progressé de 17 points. C’est une
conséquence de l’allongement de la durée de cotisation
et du recul de l’âge légal de départ en retraite.
Sur les dix dernières années, Marmande enregistre une
augmentation d’environ 6 points du taux de chômage
des populations actives âgées de 55 à 64 ans. Cette
tendance à la hausse s’observe également dans les
territoires de comparaison.
Le taux d’activité diminue avec l’avancée en âge. Entre
55 et 59 ans, 82% des hommes et 73% des femmes sont
actifs. Ces proportions diminuent pour les générations
âgées de 60 à 64 ans et sont réduites à moins de 3%
pour celles âgées de 65 ans et plus.
L’augmentation de l’âge du départ à la retraite
s’accompagne aussi d’une augmentation du nombre de
personnes en situation de chômage dans ces tranches
d’âges. Pour les acteurs du social ce seront aussi des
personnes âgées à plus faibles revenus qui pourraient
demander à bénéficier des aides sociales extra-légales.
Enfin, Marmande comptait 60 chômeurs âgés de 55 à 64
ans en 2008 contre 200 en 2018, soit une progression
de 219%.
© Compas septembre 2021 Portrait social
116LES SENIORS
Quelles sont les évolutions des populations âgées
de 75 ans et plus ?
Évolution des personnes âgées de 75 ans et plus depuis les années
soixante
Source : Insee, RP 1968-2018 - Traitements © Compas
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
Marmande
Marmande tendance nationale
* indique l'évolution qu'aurait connu Marmande si le territoire avait suivi le rythme observé en France
Lecture : En 2018, Marmande compte 2 481 personnes âgées de 75 ans et plus. Ce nombre serait de 2 318 si le territoire avait suivi la tendance nationale.
En 2018, Marmande compte environ 2 480 personnes âgées de 75 ans et plus, soit 60 personnes de plus qu’en 2013. Si la commune avait suivi le rythme observé à l’échelle de la France métropolitaine, elle compterait 160 personnes âgées de 75 ans et plus de moins en 2018, soit 2 320 personnes environ.
Évolution des personnes âgées de 85 ans et plus depuis les années
soixante
Source : Insee, RP 1968-2018 - Traitements © Compas
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1 000
Marmande
Marmande tendance nationale
* indique l'évolution qu'aurait connu Marmande si le territoire avait suivi le rythme observé en France
Lecture : En 2018, Marmande compte 897 personnes âgées de 85 ans et plus. Ce nombre serait de 710 si le territoire avait suivi la tendance nationale.
En 2018, environ 900 personnes sont âgées de 85 ans et plus à Marmande, soit 190 personnes de plus que si le territoire avait suivi la tendance nationale.
© Compas septembre 2021 Portrait social
117Les 75 ans et plus
Quel est le potentiel d’aidants pour les personnes
âgées dépendantes ?
Évolution du taux d’activité des 55-64
ans et du ratio aidant / aidé
Source : Insee, RP 2008-2018 - Traitements © Compas
37,3
42,4
54,7
3,9 3,6
3,2
,0
1,0
2,0
3,0
4,0
5,0
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
2008 2013 2018
Ratio aidant / aidé
Taux d'activité des 55-64 ans (%)
Marmande
Taux d'activité des 55-64 ans Ratio aidant / aidé
Lecture : En 2018, à Marmande le taux d’activité des 55-64 ans (aidants potentiels) est de 54,7% et le ratio aidant / aidé de 3,2.
Au cours des dix dernières années, le taux d’activité des
55-64 a augmenté de 17 points à Marmande, passant
de 37% en 2008 à 55% en 2018. Parallèlement, le ratio
aidant/aidé a stagné, il est de 3 en 2018.
La collectivité doit considérer le vieillissement à venir afin
d’anticiper différents services, modes d’accompagnement
et de prise en charge, adaptés aux multiples profils
caractérisant ces aînés (seniors dynamiques et actifs,
personnes âgées isolées, en perte d’autonomie, proches
aidants….).
Répondre aux besoins des personnes âgées, notamment
en matière d’isolement relationnel, implique en partie une
prise en charge par les générations suivantes. Même si le
premier aidant est, s’il est encore présent, le conjoint, ces
aidants (potentiels) sont souvent âgés d’une soixantaine
d’années et n’ont pas toujours de liens familiaux avec les
personnes les plus âgées vivant à proximité de chez eux.
Ils peuvent être l’expression d’un potentiel de présence
ou d’alerte en cas de besoins.
Le ratio aidants/aidés rapporte les 55-64 ans* (population
des aidants potentiels des personnes les plus âgées) aux
85 ans et plus (population quantitativement représentative
du volume de personnes aidées). Ce ratio donne une idée
du potentiel en matière d’aide informelle des personnes
âgées dépendantes.
La diminution du ratio aidants/aidés oblige les territoires
à imaginer et développer de nouvelles réponses pour
prévenir l’isolement social des personnes les plus âgées.
Projection du ratio aidants / aidé à
l’horizon 2043
Source : Insee, RP 2018 - Traitements & projections ©
Compas
3,2
2,6
1,7
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
0
1
2
3
4
5
6
2018 2023 2028 2033 2038 2043
Marmande
Marmande Ratio aidants/aidés [valeur affichée]
France métropolitaine Ratio aidants/aidés
55-64 ans Marmande
85 ans et plus (vivant à domicile) Marmande
Début de l'arrivée dans la classe d'âge des générations issues du baby-boom
Fin de présence dans la classe d'âge des générations issues du baby-boom
Lecture : En 2038, le ratio aidant/aidé devrait atteindre 1,7 à l’échelle de Marmande.
Marmande compte, en 2018, 3,2 aidants (personnes âgées
de 55-64 ans) pour une personne à aider (personnes
âgées de 85 ans et plus). Le passage, à partir de 2030,
des générations issues du baby-boom dans la tranche
d’âge des 85 ans et plus pourrait générer un ratio aidants/
aidés situé autour de 1,7 aidants pour une personne à
aider à l’horizon 2038. Ce ratio est attendu à 2,7 aidants
pour une personne à aider en France métropolitaine.
Les 55-64 : sont parfois appelés la « génération pivot ».
Ils sont susceptibles d’être sollicités à la fois pour
venir en appui à leurs parents vieillissants, et pour
aider leurs enfants, financièrement ou via la garde
de leurs petits-enfants.
DÉFINITION
© Compas septembre 2021 Portrait social
118LES SENIORS
La crise sanitaire a mis en avant les fragilités des
seniors face à la problématique de santé. La crainte
de la contamination a légitimement été plus forte
chez les seniors. A l’identique de celle de 2003 avec la
canicule, celle de 2020 renforce encore plus le besoin
d’une action sociale de proximité fortement orientée
vers l’accompagnement et la prise en charge de cette
population fragile.
La question de la fragilité des seniors s’est fortement
posée lors du confinement mais elle se posera encore
plus dans les mois et les années à venir. Plusieurs
facteurs (isolement, condition de logement, revenus, ...)
se combinent défavorablement.
Les seniors apparaissent de plus en plus éloignés
de l’accès aux droits et de l’accès à l’information en
raison du développement du numérique de plus en plus
prégnant.
Les jeunes seniors (60/75 ans) très investis dans le
monde associatif de solidarité avec les personnes âgées
isolées se sont retirés pour beaucoup dans le cadre de
la crise sanitaire.
Les 7 critères choisis pour composer le
baromètre©Compas de fragilité des personnes âgées de
75 ans et plus sont déclinés en 7 indicateurs distincts.
- vivant dans un logement ancien de 4 pièces ou plus :
ce critère permet de mettre en évidence les conditions
de vie des personnes âgées au sein de ces grands
logements anciens (construits avant 1990 de 4 pièces
ou plus), présentant plus de contraintes d’isolation, de
coûts d’entretien (chauffage, électricité...) et de vétusté.
- vivant dans un logement collectif sans ascenseur :
ce critère implique une mobilité plus difficile pour ces
personnes âgées qui peut créer un isolement et des
fragilités importantes.
- vivant dans un logement social, un logement précaire
ou locataires dans collectif privé ancien : ce critère sous
entend a priori une fragilité monétaire plus grande que
pour les autres ménages.
Indice de fragilité des personnes âgées : nous
considérons qu’une personnes âgée est fragile dès
lors qu’elle cumule 4 de ces 7 critères :
• vivre dans un logement ancien de 4 pièces ou plus
• vivre dans un logement collectif sans ascenseur
• vivre dans un logement social, un logement précaire
ou locataires dans collectif privé ancien
• vivre seule dans son logement
• vivre dans un ménage non équipé d’une voiture
• la personne référente du ménage (PRM) possède
un bas niveau de formation
• la personne référente du ménage (PRM) est
immigrée
DÉFINITION
- vivant seule dans son logement : ce critère est important
pour déterminer la fragilité des personnes âgées en
mesurant la question de l’isolement résidentiel.
- vivant dans un ménage non équipé d’une voiture :
ce critère renforce le risque d’isolement et le manque
d’autonomie pour les personnes loin des services de
transport.
- dont la personne référente du ménage (PRM) possède
un bas niveau de formation : ce critère permet de mettre
en avant les questions d’accès au droit et aux difficultés
liées à l’usage du numérique par exemple ou aux
démarches administratives.
- dont la personne référente du ménage (PRM) est
immigrée : ce dernier critère peut révéler des difficultés
plus importantes sur les questions de lecture ou écriture
de la langue française.
La grande majorité des personnes âgées rencontre l’un
ou l’autre de ces critères. La fragilité n’apparaît donc
pas lorsqu’un seul facteur est rempli, mais sitôt qu’ils
se cumulent.
Baromètre - La fragilité des personnes âgées
© Compas septembre 2021 Portrait social
119Les 75 ans et plus
Détail des facteurs de risque relatifs à la fragilité des personnes âgées
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 252 11,4 85 34 193 76,4 69 27,3 77 30,6
Garrigues-Carpette-Laurier 434 16,3 31 7 297 68,4 <10 - 15 3,5
Centre Ville II 273 12,4 83 31 139 50,7 80 29,3 91 33,1
Magdeleine et Bouilhats 171 10,2 18 11 143 83,3 nd - <10 -
Sous Prefecture-Gare 234 10,6 69 30 141 60,4 53 22,5 55 23,4
Thivras-Coussan 219 10,6 47 21 155 70,8 34 15,7 49 22,2
Lolya-Les Cedres-Lactarium 340 14,1 38 11 226 66,3 26 7,8 30 8,8
Beyssac-Mauvezin 283 12,6 <10 - 182 64,3 <10 - nd -
Marmande 2 206 12,5 378 17 1 475 66,8 275 12,4 325 14,7
Val de Garonne Agglomération 7 028 11,7 992 14 4 948 70,4 419 6,0 732 10,4
Lot-et-Garonne 39 023 11,7 5 274 14 27 365 70,1 1 930 4,9 3 674 9,4
France métropolitaine 5 491 855 8,5 925 049 17 3 336 689 60,8 669 345 12,2 940 524 17,1
* Uniquement en logement ordinaire
** Cumulant au moins 5 facteurs de risque
Personnes âgées de 75 ans
et plus*
Indice de fragilité des
personnes âgées**
Logement ancien de 4
pièces ou plus
Logement collectif sans
ascenseur
Logement social, précaire
ou locataire dans un collectif
privé ancien
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 188 74,8 140 55,5 104 41,1 13 5,1
Garrigues-Carpette-Laurier 341 78,7 127 29,2 76 17,6 52 11,9
Centre Ville II 210 77,0 137 50,3 71 26,0 16 5,8
Magdeleine et Bouilhats 120 70,3 64 37,2 21 12,4 <10 -
Sous Prefecture-Gare 144 61,7 146 62,4 89 38,3 23 9,9
Thivras-Coussan 127 57,9 100 45,9 50 22,8 17 7,8
Lolya-Les Cedres-Lactarium 252 74,0 143 42,1 82 24,0 35 10,1
Beyssac-Mauvezin 182 64,2 71 25,1 29 10,2 12 4,3
Marmande 1 565 70,9 928 42,1 522 23,7 170 7,7
Val de Garonne Agglomération 4 952 70,5 2 697 38,4 1 496 21,3 566 8,1
Lot-et-Garonne 25 865 66,3 15 044 38,6 8 325 21,3 3 774 9,7
France métropolitaine 3 262 643 59,4 2 341 550 42,6 1 626 154 29,6 432 781 7,9
*** Personne référente du ménage
Valeur inférieure à celle de Marmande
Valeur proche de celle de Marmande
Valeur supérieure à celle de Marmande
Personne vivant seule Ménage sans voiture PRM*** est immigrée PRM*** possède un bas niveau de formation
Indice de fragilité des personnes âgées
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 -
Traitements © Compas
0
50
100
150
Logement
ancien de 4
pièces ou plus
Logement
collectif sans
ascenseur
Logement
social, précaire
ou locataire
dans un collectif
privé ancien
PRM possède
un bas niveau
de formation
Personne vivant
seule
Ménage sans
voiture
PRM est
immigrée
Val de Garonne Agglomération France métropolitaine Marmande
Lecture : La part de personnes âgées de 75 ans et plus avec un bas niveau de formation de Marmande est 1,2 fois plus élevée que celle de la France métropolitaine.
Lecture : L’indice de fragilité des personnes âgées de 75 ans et
plus de Marmande est de 17.
L’indice de fragilité des personnes âgées est de 17 à
Marmande comme en France métropolitaine : la situation
est donc similaire à la moyenne nationale.
Les sur-représentations observées à Marmande, par
rapport à la France métropolitaine, pouvant être mises
en avant pour les indicateurs composant l’indice sont :
- la part de personnes âgées de 75 ans et plus vivant dans
un logement ancien de 4 pièces ou plus (67% contre 61%),
- la part des personnes référentes du ménage de 75 ans ou
plus ayant un bas niveau de formation (71% contre 59%).
Les facteurs de vulnérabilité des personnes âgées
pèsent différemment selon les quartiers, témoignant
des caractéristiques spécifiques à chacun d’entre eux.
L’indice de fragilité des personnes âgées le plus élevé
(34) est enregistré dans le Centre Ville I, alors que le plus
faible est de 7 à Garrigues-Carpette-Laurier.
Baromètre - La fragilité des personnes âgées
© Compas septembre 2021 Portrait social
120LES POPULATIONS
FRAGILES
LES POPULATIONS SELON LES RESSOURCES FINANCIÈRES
Comment se répartissent les richesses du territoire ? p.124
Quel est l’impact de la redistribution ? p.125
Baromètre - L’inclusion numérique p.133
Baromètre - L’accès aux droits p.135
Quel est le niveau de pauvreté et qui concerne-t-elle ? p.137
Quelle est l’intensité de la pauvreté ? p.141
Baromètre - Les impacts économiques de la crise p.142
LES POPULATIONS SELON L’ACCÈS À LA SANTÉ
Quelles sont les réponses existantes sur le territoire pour l’offre de soins ? p.144
Les populations accèdent-elles aux services de soins de proximité ? p.146
Les médecins généralistes libéraux sont-ils sous tension ? p.147
Baromètre - Les besoins potentiels de santé p.148
LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP
Combien de personnes reconnues en situation de handicap ? p.150LES POPULATIONS FRAGILES
ont particulièrement souffert et souffrent encore
de la crise sanitaire. Ce sont notamment les
enfants et adultes en situation de handicap dont
l’accompagnement et la prise en charge ont pu être
fortement réduits, l’isolement renforcé et les impacts
sur la santé mentale importants ; ce sont aussi les
travailleurs précaires, les employés des secteurs les
plus touchés par la crise, les chômeurs en fin de droit,
toutes les personnes pauvres mais aussi celles se
situant juste au-dessus du seuil de pauvreté invisibles
jusqu’à présent ; ce sont les habitants des quartiers
prioritaires ou des zones rurales disposant d’une
offre médicale réduite alors même que les besoins
y sont forts (maladies professionnelles, personnes
âgées, familles…) et le non-recours aux soins élevé.
Toutes ces populations sont au cœur de la politique
sociale (inter)-communale et risquent d’être
fortement impactées par la crise économique et
sociale à venir.
Ce chapitre vise alors à accompagner les CCAS et
CIAS pour l’identification de ces populations fragiles :
où se situent-elles et combien sont-elles, quels
sont leurs facteurs de fragilités… et ce à partir de
trois axes thématiques : les personnes en situation
de handicap, les populations selon les ressources
financières et les populations selon leurs besoins
d’accès à la santé.
Les personnes en situation de handicap sont un public
pour partie invisible via la statistique publique. Seul
le nombre de personnes bénéficiaires de la prestation
Adulte Handicapé versée par la CAF est disponible
alors même que les enjeux y sont importants et
multidimensionnels : allant de l’isolement social
à l’accès aux droits, à l’emploi, à l’adaptation des
logements, en passant par l’accompagnement des
aidants et évidemment la question de la mobilité et de
l’accessibilité ou celle de l’accès aux loisirs, au sport
et à la culture. Ces besoins sont devenus encore plus
forts suite aux périodes successives de confinement.
En parallèle, depuis le début de la pandémie, de
nombreux ménages ont connu une baisse brutale de
leurs revenus : des personnes ayant connu une fin
de contrat (CDD ou intérim) et ne parvenant pas à
enchaîner sur un autre contrat ; des personnes ayant
une activité de type auto-entrepreneur (perte de
l’activité et pas de système «d’amortissement») ; des
personnes ayant une activité pas toujours déclarée
(garde d’enfant, ménages, réparation de véhicules,…)
voire illicite, mais aussi des pourboires pour certaines
professions.
Également des actifs en emploi étant en chômage
partiel et qui connaissent une baisse de leur
salaire au-dessus du niveau du SMIC mais dont la
composition familiale a pu les amener sous le seuil
de pauvreté ; des ménages vivant sous le seuil de
pauvreté, confrontés à la difficulté d’obtenir, du fait
de la dématérialisation, des aides adaptées à leurs
(nouveaux) besoins en raison de l’augmentation de
certaines dépenses (repas à la maison).
Ce sont donc tous les ménages fragiles qui ont connu
au cours de cette période une baisse notable de leur
niveau de vie (alors que pour la majorité des ménages,
le confinement s’est traduit par une progression forte
de l’épargne).
Enfin concernant la santé, les collectivités locales ne
sont pas les acteurs centraux en matière de soins ou
de santé. Cependant, en appréhendant les besoins
de santé à travers la dimension sociale le CCAS et la
commune peuvent agir pour améliorer la santé des
habitants. En effet, les besoins en matière de santé
sont aussi liés à la situation sociale et économique
des ménages (qualité de vie, actions de prévention,
pratiques sportives, accès aux soins,…).
Les habitants ne sont pas tous égaux en matière de
santé et les réalités sociales ont un effet important sur
leur situation dans ce domaine. Les populations plus
âgées, mais aussi les enfants sont dans les tranches
d’âges où les besoins d’accès aux soins sont les plus
importants. De même, les ménages moins formés ou
les ménages ayant des emplois « usants » ont des
besoins spécifiques sans nécessairement bénéficier
de toutes les actions et informations de prévention.
D’où l’intérêt de travailler sur les déterminants
sociaux de santé et d’analyser l’adéquation de ces
besoins avec l’offre existante sur le territoire.CHIFFRES CLÉS
LES POPULATIONS FRAGILES
Niveau de vie
mensuel médian
Taux de pauvreté
au seuil de 60%
personnes vivant
en situation de
quasi-pauvreté
Source : Insee RP 2018, Caf 2018, Filosofi 2012-2018
Portrait social de Marmande, septembre 2021
1 690
1 567€
22%
1 063 € 1 263€
60% du NV +200 €
€
€
50% 50%
Évolution du niveau
de vie médian
2012-2018
+148€
Part des allocataires Caf dont les
revenus sont constitués de presta-
tions sociales à hauteur de 50% ou
plus 29%
37%
25%
8%
25%
Taux de pauvreté selon
le type de ménage
Fam.
monoparentale.
Couple
parental Couple sans
enfant
Personne
seule
Part des bénéficiaires des minima
sociaux parmi les ménages
Part des bénéficiaires de la prime
d’activité parmi les ménages
13%
17%Les populations selon les ressources financières
Comment se répartissent les richesses
du territoire ?
Concentration des revenus au sein des
foyers fiscaux en 2019
Source : DGI, Impôts des particuliers 2019 -
Traitements © Compas
1,8%
32,7%
9,1%
1,4%
35,1%
9,3%
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40%
10 % les plus pauvres
10% les plus aisés…
… dont 1% les plus aisés
Marmande
France métropolitaine
Lecture : En 2019, 10% des foyers les plus aisés de Marmande concentrent 32,7% des revenus du territoire.
En 2019, le dernier pourcent des ménages (les plus aisés)
de Marmande concentre à lui seul 9% des revenus (en
d’autres termes 99% de la population possèdent 91%
des revenus du territoire).
La dispersion des richesses de Marmande semble moins
prononcée qu’à l’échelle de la France métropolitaine où
l’on mesure une concentration de 9% des revenus par
seulement 1% de la population.
Foyer fiscal : les foyers fiscaux, dont il est question
ici, diffèrent des ménages fiscaux car leur composition
familiale peut changer. En effet, le terme de foyer fiscal
désigne l’ensemble des personnes inscrites sur une
même déclarations de revenus. Or, il peut y avoir plusieurs
foyers fiscaux dans un seul ménage : par exemple un
couple non marié où chacun rempli sa propre déclaration
de revenus compte pour deux foyers fiscaux.
DÉFINITION
La redistribution (impôts directs et prestations sociales) permet de faire passer les 10% des populations les plus pauvres de Marmande d’un revenu déclaré de 410€ par unité de consommation à un niveau de vie de 849€ par mois, soit une augmentation de 439€ des ressources des ménages les plus pauvres portée par la redistribution.
Pour les ménages les 10% les plus riches, la redistribution fait passer les ressources des ménages d’un montant déclaré de 2 965€ par mois et par unité de consommation à un niveau de vie de 2 761€ par mois, soit une diminution de 204€ à l’issue de la redistribution.
L’écart le plus faible entre le niveau de vie des ménages et les revenus déclarés concerne le 6ème décile où impôts directs payés par les ménages et prestations sociales perçues par les ménages se compensent.
Distribution des revenus déclarés par UC et des niveaux de vie
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements et estimations © Compas
1€
501€
1 001€
1 501€
2 001€
2 501€
3 001€
3 501€
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
revenus déclarés par UC (avant redistribution) niveaux de vie (après redistribution)
Marmande
Lecture : En 2018, 10% de la population déclare un revenu par unité de consommation inférieur à 410€ par mois. La prise en compte des prestations sociales et impôts directs porte à 849€ par mois le niveau de vie des 10% des populations les plus pauvres.
© Compas septembre 2021 Portrait social
124LES POPULATIONS FRAGILES
Quel est l’impact de la redistribution ?
Répartition des populations par
catégorie de revenus déclarés et de
niveaux de vie
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements et
estimations © Compas
31,0
22,0 25,1 17,1
23,1
29,6 25,2
30,6
15,0 19,0 16,5 20,0
21,1 20,1 23,5 22,9
9,7 9,4 9,6 9,4
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
avant redistrib. après redistrib. avant redistrib. après redistrib.
Marmande Val de Garonne Agglomération
% Pop. des ménages pauvres % Pop. des ménages modestes
% Pop. des ménages médians % Pop. des ménages plutôt aisés
%Pop. des ménages aisés
Lecture : En 2018, avant redistribution, 15% de la population se situe parmi les ménages médians (entre 1 594 et 1 948€ par mois). Après redistribution cette catégorie regroupe 19% de la population de Marmande.
Sans prestations sociales, 31% de la population de
Marmande appartiendrait à la catégorie des ménages
pauvres. Les prestations sociales permettent de réduire
cette proportion à 22%.
A l’autre extrémité de la distribution, la part des
populations appartenant aux ménages aisés est de
10% avant prise en compte des prestations sociales et
impôts directs comme après redistribution.
La redistribution permet à 9% de la population de
Marmande de sortir de la pauvreté tout en restant dans
la catégorie des ménages modestes.
En France métropolitaine, la redistribution permet le
passage de 21 à 15% de la population vivant sous le
seuil de pauvreté et génère une diminution de 4 points
de la part des populations des ménages aisés (12%
contre 15% avant redistribution).
Niveaux de pauvreté avant et après
redistribution
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements et
estimations © Compas
31
22
25
17
25
17
21
15
24
12
18
9
18
9
16
8
19
8
13
7
13
7
12
6
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
avant
redistrib.
après
redistrib.
avant
redistrib.
après
redistrib.
avant
redistrib.
après
redistrib.
avant
redistrib.
après
redistrib.
Marmande Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne France métropolitaine
Pauvreté (< 1 063€) Grande pauvreté (< 885€) Très grande pauvreté (< 708€)
Lecture : En 2018, avant redistribution, 24% de la population de Marmande vit sous le seuil de pauvreté à 50% (moins de 885€ par mois). Après redistribution, 12% de la population vit sous ce seuil.
8% de la population de Marmande vit dans la très
grande pauvreté avec un niveau de vie inférieur à 708€
par mois (seuil de pauvreté à 40%). Sans redistribution,
cette proportion serait de 19%. Notons que cette grande
pauvreté ne reflète pourtant que les populations pour
lesquelles les niveaux de ressources sont connus.
Seuils 2018 selon le pourcentage du niveau de vie
médian de l’ensemble des personnes vivant en France
métropolitaine :
Seuil à 40% (très grande pauvreté) = 708€
Seuil à 50% (grande pauvreté) = 885€
Seuil à 60% (pauvreté) = 1 063€
DÉFINITION
Les catégories de populations proposées ici sont
calculées au regard de l’écart au niveau de vie médian
en France métropolitaine.
• Les populations des ménages pauvres sont celles sous
le seuil de pauvreté (1 063€),
• celles des ménages modestes situées entre le seuil de
pauvreté et 1 594€ (90% de la médiane),
• celles des ménages médians à 10% autour du niveau
de vie médian (de 1 594€ à 1 948€),
• celles des ménages aisés de 1 948€ à 3 188€ (110% à
180% de la médiane)
• et enfin les plus aisées à 3 188€ (180% de la médiane
et plus).
© Compas septembre 2021 Portrait social
125Les populations selon les ressources financières
Quel est l’impact de la redistribution ?
Part des revenus issus des prestations sociales selon les niveaux
de vie
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
0€ 500€ 1 000€ 1 500€ 2 000€ 2 500€ 3 000€ 3 500€
Marmande France métropolitaine
Lecture : En 2018, le niveau de vie du 1er décile (10% les plus pauvres) de Marmande est de 849€ et la part des prestations sociales dans ce montant est de 46%.
La part des prestations dans le revenu disponible des ménages diminue au fil des niveaux de vie, comme à l’échelle de la France métropolitaine. En effet, les prestations sociales représentent 46% du revenu disponible des ménages de Marmande dont le niveau de vie est inférieur à 849€ (1er décile) contre 5% pour les ménages dont le niveau de vie est inférieur à 1 567€ (médiane).
Composantes du revenu disponible selon le
type de ménage
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
59,1
70,3
90,4
38,2
47,0
38,1
14,7
8,5
62,9
49,3
9,9
4,9
6,5
14,3
10,2
8,4
21,7
10,3
2,0
8,2
-15,5
-11,6
-15,7
-17,4
-14,7
-40% 0% 40% 80% 120% 160%
Marmande
familles monoparentales
couples parentaux
couples sans enfant
personnes seules
% revenus d'activités, salariées ou non, dont chômage
% retraites, rentes
% revenus du patrimoine
% ensemble des prestations sociales
% impôts
dont :
Lecture : En 2018, pour les populations vivant en famille monoparentale de Marmande 70,3% du revenu disponible est issu des revenus d’activités salariées ou non, dont le chômage et 21,7% des prestations sociales.
En 2018, 59% du revenu disponible de la
population de Marmande est issu des revenus
d’activités, salariées ou non, dont le chômage.
Les familles monoparentales se démarquent
des autres catégories de ménages du fait d’une
proportion plus importante de prestations
sociales composant le revenu disponible, soit
22%. Enfin, ce sont les couples sans enfant
qui enregistre la plus forte part de revenus
du patrimoine dans le revenu disponible, soit
14% de ce dernier.
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126TABLEAU DÉTAILLÉ
LES POPULATIONS FRAGILES
Composantes du revenu disponible selon le type de ménage
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
Total
dont
prestations
familiales
dont
prestations
logement
dont minima
sociaux Total
dont
salaires,
traitements,
chômage
dont revenus
d'activités
non
salariées
Revenus du
patrimoine
Pensions,
retraites,
rentes
Impôts
Centre Ville I 10,4 2,1 3,4 4,9 60,8 52,9 7,9 11,2 34,5 -16,9
Garrigues-Carpette-Laurier 5,3 1,9 1,3 2,1 56,7 50,8 5,9 9,6 43,9 -15,5
Centre Ville II 15,7 4,4 4,3 7,0 50,3 47,8 2,5 7,6 37,9 -11,5
Magdeleine et Bouilhats 3,7 1,6 0,8 1,3 60,6 52,5 8,1 12,2 41,3 -17,8
Sous Prefecture-Gare 10,9 1,6 3,4 5,9 61,7 55,8 5,9 8,4 34,5 -15,5
Thivras-Coussan 11,9 2,8 3,4 5,7 61,0 57,6 3,4 12,0 29,6 -14,5
Lolya-Les Cedres-Lactarium 7,9 2,4 2,0 3,5 61,0 55,2 5,8 9,3 36,3 -14,5
Beyssac-Mauvezin 5,0 2,0 1,1 1,9 58,8 52,2 6,6 10,2 42,8 -16,8
Marmande 8,4 2,3 2,3 3,8 59,1 53,2 5,9 9,9 38,1 -15,5
Val de Garonne Agglomération 6,5 2,2 1,6 2,7 63,2 57,2 6,0 10,5 35,0 -15,2
Lot-et-Garonne 6,3 2,2 1,5 2,6 63,8 57,2 6,6 10,1 35,4 -15,6
France métropolitaine 5,5 2,1 1,3 2,1 74,5 68,9 5,6 10,2 28,3 -18,5
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Composition du revenu disponible en %
Prestations sociales Salaires, traitements, chômage, revenus d'activités non salariées Autres
Lecture : En 2018, les prestations sociales (minima sociaux, prestations logement et prestations familiales) représentent 8,4% du revenu disponible des ménages de Marmande.
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127Les populations selon les ressources financières
Part des allocataires Caf dont les
revenus sont constitués de prestations
sociales à hauteur de 50% ou plus
Source : Cnaf, 2019 - Traitements © Compas
29,3
18,0
25,2
14,9
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
Prestations à hauteur de 50% ou
plus des revenus
Prestations à hauteur de 100%
des revenus
Marmande Val de Garonne Agglomération
Lecture : Fin 2019, 29,3% des allocataires Caf de Marmande ont des ressources qui dépendent à 50% ou plus des prestations sociales.
Quel est l’impact de la redistribution ?
Parmi les 4 020 ménages de Marmande connus par la
Caf, on recense en 2019 environ 720 allocataires dont
les ressources dépendent intégralement des prestations
sociales : ils représentent 18% des allocataires.
Les prestations Caf représentent 50% ou plus des
ressources des ménages pour 29% des allocataires de
Marmande (environ 1 180 allocataires).
Taux de couverture des ménages par les
minima sociaux
16,7
14,2
14,6
14,5
0% 5% 10% 15% 20%
Marmande
Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne
France métropolitaine
Lecture : Fin 2019, le taux de couverture des minima sociaux parmi les ménages de Marmande est de 13%.
Parmi les 4 020 allocataires Caf de Marmande en 2019, on
recense environ 1 160 ménages allocataires des minima
sociaux (AAH ou RSA). Ces allocataires représentent
globalement 13% des ménages de Marmande au dernier
recensement de la population.
Taux de couverture des ménages par la
prime d’activité
Sources : Cnaf, 2019 & Insee, RP 2018 - Traitements ©
Compas
13,0
9,9
9,9
9,7
0% 5% 10% 15%
Marmande
Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne
France métropolitaine
Lecture : Fin 2019, le taux de couverture de la prime d’activité parmi les ménages de Marmande est de 16,7%.
Sources : Cnaf, 2019 & Insee, RP 2018 - Traitements ©
Compas
Évolution des allocataires des minima
sociaux
Lecture : Fin 2019, la Caf recense 730 allocataires du RSA et 427 allocataires de l’AAH à Marmande.
382 380 392 381 383 405 410 427
708 754 755 771 741 727 715 730
1 090 1 134 1 147
1 152 1 124 1 132 1 125 1 157
0
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Marmande
AAH RSA
Source : Cnaf, 2012-2019 - Traitements © Compas
Les minima sociaux de la Caf ne représentent qu’une
partie de l’ensemble des minima sociaux de notre système
de protection sociale. Cependant, ils recouvrent la très
grande majorité des minima sociaux en France (le RSA,
l’AAH, le RSO). Depuis 2012, le nombre d’allocataires des
minima sociaux a augmenté à Marmande. En 2019, on
compte environ 70 allocataires de plus qu’en 2012. Cette
hausse s’explique principalement par l’augmentation du
nombre d’allocataires de l’AAH.
À la fin de l’année 2019, 1 490 ménages de Marmande
sont allocataires de la prime d’activité de la Caf. Ainsi,
17% des ménages recensés par l’Insee en 2018 sont
couverts.
La crise sociale qui suit la crise sanitaire va se traduire
par une très forte augmentation des bénéficiaires des
minima sociaux en général mais du RSA en particulier.
© Compas septembre 2021 Portrait social
128LES POPULATIONS FRAGILES
Quel est l’impact de la redistribution ?
« Le non recours aux droits et aux services renvoie à
toute personne qui en tout état de cause ne bénéficie pas
d’une offre publique, de droits et de services à laquelle
elle pourrait prétendre » d’après l’observatoire du non
recours (ODENORE).
L’ODENORE distingue plusieurs formes de non-recours :
- La non connaissance : l’aide en question n’est pas
connue par l’individu
- La non réception : l’aide est connue et demandée mais
elle n’est pas obtenue ou pas utilisée
- La non demande : l’aide n’a pas été demandée
volontairement ou par contrainte
Le non recours souligne une inégalité dans l’accès aux
droits et aux services dont il faut identifier les freins.
Les causes du non-recours sont multiples, elles peuvent
se cumuler entre elles et sont étroitement liées aux
caractéristiques socio-démographiques des personnes,
mais aussi à leur rapport aux administrations et aux
services publics durant leur parcours personnel :
- Manque d’information sur ses droits
- Manque de connaissances pour savoir comment
poursuivre les démarches ou savoir chercher l’information
nécessaire aux démarches
- Complexité des démarches administratives et des
formulaires
- Lassitude des démarches administratives
- Poids de la fracture numérique
- Crainte de stigmatisation notamment liée à une position
de quémandeur
- Méfiance à l’égard des institutions liée à un parcours
administratif complexe
- Insuffisance de l’offre : désintérêt et sentiment de ne
pas être concerné notamment chez les jeunes NEET
(Neither in Employment nor in Education or Training)
- Les changements répétés des règles d’attribution et/ou
la multiplication des conditionnalités de l’offre : crainte
de demander une aide et d’en perdre une autre
Ainsi, les personnes les plus précaires économiquement
et socialement sont les plus touchées par le non recours :
- Illettrisme et difficultés avec la langue française
(allophones)
- Les personnes subissant la fracture numérique, «
illectronisme » (notamment les plus âgés et les moins
diplômés)
- Les individus ayant peu de diplômes, pouvant être
éloignés de l’emploi, et en situation de précarité
- Les personnes ayant des difficultés de mobilité (non
véhiculées, handicap)
En 2019, d’après le baromètre DJEPVA, 23% des jeunes
déclarent ne pas avoir bénéficié de dispositifs, allocations,
droits, aides ou tarifs sociaux auxquels ils auraient eu
droit ; une part en progression depuis 2016.
Les sources sont présentées en Bibliographie.
Le non recours aux droits et aux services : quel public est concerné et pour quelles raisons ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
129Les populations selon les ressources financières
TABLEAU DÉTAILLÉ
Source : Cnaf, 2017- Traitements © Compas
Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 631 235 37,2 148 23,5
Garrigues-Carpette-Laurier 381 90 23,6 46 12,1
Centre Ville II 494 197 39,9 122 24,7
Magdeleine et Bouilhats 215 47 21,9 32 14,9
Sous Prefecture-Gare 668 221 33,1 148 22,2
Thivras-Coussan 487 169 34,7 100 20,5
Lolya-Les Cedres-Lactarium 546 144 26,4 90 16,5
Beyssac-Mauvezin 252 73 29,0 43 17,1
Marmande 3 788 1 217 32,1 756 20,0
Val de Garonne Agglomération 9 794 2 656 27,1 1 575 16,1
Lot-et-Garonne 55 689 14 766 26,5 8 819 15,8
France métropolitaine 12 267 604 2 893 532 23,6 1 729 728 14,1
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Nombre
d'allocataires Caf
Allocataires dont le revenu est
constitué à plus de 50% de
prestations sociales
Allocataires dont le revenu est
constitué à 100% de prestations
sociales
Lecture : Fin 2017, Marmande compte 1 217 allocataires Caf dont les ressources dépendent à 50% ou plus des prestations sociales (et parmi eux 756 en dépendent totalement), soit 32,1% de l’ensemble des allocataires Caf.
Allocataires Caf dont les revenus sont constitués de prestations sociales à hauteur de 50% ou plus
Allocataires Caf de la prime d’activité
Sources : Cnaf, 2019 & Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Centre Ville I 252 20,4
Garrigues-Carpette-Laurier 189 15,4
Centre Ville II 152 15,1
Magdeleine et Bouilhats 92 11,7
Sous Prefecture-Gare 230 18,0
Thivras-Coussan 177 16,3
Lolya-Les Cedres-Lactarium 263 21,0
Beyssac-Mauvezin 132 12,9
Marmande 1 488 16,7
Val de Garonne Agglomération 3 925 14,2
Lot-et-Garonne 22 322 14,6
France métropolitaine 4 201 041 14,6
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Allocataires de
la prime
d'activité
Taux de
couverture des
ménages en %
Lecture : Fin 2019, Marmande compte 1 488 allocataires
Caf de la prime d’activité, soit un taux de couverture parmi
les ménages de 16,7%.
© Compas septembre 2021 Portrait social
130TABLEAU DÉTAILLÉ
LES POPULATIONS FRAGILES
Allocataires Caf des minima sociaux
Sources : Cnaf, 2018 & Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
AAH RSA AAH RSA
Centre Ville I 195 15,8 81 114 6,6 9,2
Garrigues-Carpette-Laurier 90 7,3 25 65 2,0 5,3
Centre Ville II 171 17,0 65 106 6,4 10,5
Magdeleine et Bouilhats 43 5,5 17 26 2,2 3,3
Sous Prefecture-Gare 240 18,8 83 157 6,5 12,3
Thivras-Coussan 133 12,3 53 80 4,9 7,4
Lolya-Les Cedres-Lactarium 199 15,9 83 116 6,6 9,2
Beyssac-Mauvezin 79 7,7 19 60 1,8 5,8
Marmande 1 157 13,0 427 730 4,8 8,2
Val de Garonne Agglomération 2 755 10,0 1 112 1 643 4,0 6,0
Lot-et-Garonne 15 226 10,0 6 170 9 056 4,0 5,9
France métropolitaine 2 822 398 9,8 1 141 837 1 680 561 4,0 5,8
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Allocataires des
minima sociaux
Taux de
couverture des
ménages en %
Allocataires CAF des minima
sociaux en 2019
Taux de couverture des
ménages par les minima
sociaux en %
Lecture : Fin 2019, Marmande compte 1 157 allocataires Caf des minima sociaux (dont 730 du RSA et 427 de l’AAH), soit un taux de couverture parmi les ménages de 13%.
Populations couvertes par la Complémentaire Santé Solidaire selon l’âge
Sources : Cnam-ts, 2018 & Insee, RP 2018 - Traitements & estimations © Compas
Moins de 18
ans 18-24 ans 25-49 ans 50-59 ans 60-64 ans*
Moins de 18
ans 18-24 ans 60-64 ans* Total
Centre Ville I 232 84 37 75 30 6 19,3 15,6 4,6 13,6
Garrigues-Carpette-Laurier 153 77 nd 63 13 nd 17,2 nd nd 8,7
Centre Ville II 307 134 32 106 30 5 21,6 28,9 3,7 17,9
Magdeleine et Bouilhats 56 20 13 23 nd nd 7,5 21,1 nd 4,9
Sous Prefecture-Gare 212 54 23 97 33 5 18,6 9,1 4,0 13,6
Thivras-Coussan 248 107 24 88 22 7 27,8 8,6 5,4 15,1
Lolya-Les Cedres-Lactarium 253 84 36 88 41 4 18,4 21,0 2,6 14,4
Beyssac-Mauvezin 102 53 nd 45 nd 4 11,9 nd 2,4 6,3
Marmande 1 609 618 187 588 181 35 18,5 13,4 2,9 12,5
Val de Garonne Agglomération 3 846 1 523 468 1 329 436 90 12,6 12,5 2,1 8,6
* populations estimées
nd : données non disponibles
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Taux de couverture estimés en %
2020
Personnes de
moins de 65 ans
couvertes par la
C2S
Répartition par classes d'âge
Lecture : En 2020, Marmande compte 1 609 personnes de moins de 65 ans couvertes par la C2S, qui représentent environ 12,5% de la population de moins de 65 ans.
© Compas septembre 2021 Portrait social
131Les populations selon les ressources financières
Populations couvertes par la Complémentaire Santé
Solidaire selon l’âge
618
187
588
181
33
1 607
19,3
13,1 13,0
7,7
2,8
12,7
0%
5%
10%
15%
20%
25%
0
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
1 600
1 800
Moins de
18 ans
18-24 ans 25-49 ans 50-59 ans 60-64 ans* Total
Taux de couverture en %
Bénéficiaires C2S
Marmande
Populations couvertes Taux de couverture en %
* populations estimées
Lecture : En 2020, Marmande compte 588 bénéficiaires de la C2S âgés de 25 à 49 ans, soit un taux de couverture de 13% pour cette tranche d’âge.
Quel est l’impact de la redistribution ?
En 2020, on comptabilise 1 610 personnes de moins de 65 ans du régime général couvertes par la Complémentaire Santé Solidaire (C2S ou CSS). Ces 1 610 personnes représentent environ 13% de la population de moins de 65 ans de Marmande. Le taux de couverture est estimé à 19% pour les moins de 18 ans et 13% pour les 18-24 ans.
Sources : Cnam-ts, 2020 & Insee, RP 2018 - Traitements & estimations © Compas
La Complémentaire Santé Solidaire (C2S ou CSS) a remplacé la Couverture Maladie Universelle - Complémentaire (CMUC-C) et l’Aide au paiement d’une Complémentaire Santé (ACS) le 1er novembre 2019. Son objectif reste le même : aider les personnes aux ressources modestes dans leurs dépenses de santé. La C2S est reconduite automatiquement chaque année pour les allocataires du RSA et du minimum vieillesse (ASPA), contrairement à la CMU-C.
La C2S étant sous condition de ressources, la part de bénéficiaires est un indicateur de niveau de vie, non de consommation ou de besoin de soins.
Depuis la mise en place du RSA en 2009, l’obtention de la C2S n’était pas automatiquement obtenue après le bénéfice du RSA. C’est à présent le cas, les allocataires du RSA bénéficient automatiquement de la complémentaire solidarité santé, l’Assurance Maladie se charge de vérifier que le RSA est toujours perçu par le bénéficiaire, diminuant ainsi les cas de non recours.
Dans le traitement des données Cnam, les adresses correspondant à des adresses administratives (adresses de domiciliation qui ne correspondent pas à une présence physique réelle des allocataires : sans-domicile fixe, gens du voyage et autres personnes non inscrites à leur domicile mais à l’adresse de leur organisme de rattachement) sont repérées afin d’être exclues des agrégations sur les échelons infra-communaux (Iris et QP), de façon à ne pas introduire de surreprésentation artificielle
DÉFINITION
© Compas septembre 2021 Portrait social
132LES POPULATIONS FRAGILES
Cadrage général sur la fracture numérique
En 2019, la France comptait 88% d’utilisateurs d’internet
de 12 ans et plus, un chiffre qui ne cesse d’augmenter
depuis une vingtaine d’années.
Les plus âgés sont souvent pointés comme étant les
premières « victimes » de la fracture numérique. En effet,
les plus de 70 ans sont moins souvent internautes que les
18-24 ans, 60% contre 100%. Mais le nombre d’internautes
de 70 ans et plus est en augmentation depuis quelques
années. Concernant les taux d’équipement, pour le
smartphone ou l’ordinateur, là aussi une augmentation
progressive est à l’œuvre notamment pour le smartphone.
Le smartphone devance l’ordinateur pour accéder à
internet
Le taux d’équipement d’ordinateur est en baisse pour
les moins de 40 ans. L’ordinateur est moins mobile
que le smartphone et ne permet pas une connectivité
permanente, ce qui conduit à un déséquipement. Cela
s’observe surtout pour les ménages les plus pauvres
qui par un effet de substitution vont choisir de s’équiper
d’un smartphone plutôt que d’un ordinateur et d’un
smartphone.
La fracture numérique se réduit-elle pour autant ?
La fracture numérique ne concerne donc pas uniquement
les plus âgés, mais aussi les ménages aux revenus faibles
et les moins diplômés.
De plus, il est nécessaire de distinguer accès et usage. Si
on regarde la fracture numérique en termes d’équipement
elle tend à se réduire notamment entre les âges et
malgré des effets de substitution selon la classe sociale.
Cependant, si on regarde la fracture numérique en termes
d’usage, celle-ci est toujours d’actualité et ne touche pas
uniquement les plus âgés, elle touche aussi les moins
diplômés et les plus jeunes.
Le manque général d’aisance avec l’informatique et
internet est une cause souvent évoquée par les français
comme un frein à l’e-administration et ce, d’abord pour
les moins diplômés et ensuite les plus âgés.
L’illettrisme numérique appelé « illectronisme », concerne
aussi les plus jeunes issus de milieu populaire. Sachant
utiliser Snapchat ou Messenger ils peuvent pourtant se
retrouver en difficultés quand il s’agit de faire un usage
éducatif du numérique. Le confinement avec « école
à la maison » a pu alors renforcer certaines inégalités
scolaires.
Les ménages ayant des difficultés dans l’usage du nu-
mérique
L’enquête annuelle du CREDOC révèle que l’âge, le niveau
de revenu, le territoire, mais aussi le niveau de formation,
ont des effets sur l’usage du numérique. En 2019, 77%
des français ont un smartphone et 76% un ordinateur.
Mais ces taux chutent avec l’âge. Ainsi, 44% des plus de
70 ans ont un smartphone et 58% un ordinateur. Pour
les ménages les plus pauvres, les taux d’équipements
sont aussi beaucoup plus faibles que ceux des mé-
nages aisés. De plus ils progressent moins rapidement.
Enfin, pour les ménages en situation économique diffi-
cile, l’équipement en ordinateur est très faible. Le choix
se porte beaucoup plus facilement sur le smartphone.
Les contraintes financières orientent les ménages vers
les smartphones (beaucoup moins faciles d’usage pour
l’e-administration).
L’autonomie face à internet est très variable selon le
profil des ménages. Ainsi, les personnes ayant au plus
un BEPC ou brevet des collèges, les ménages de cinq
personnes ou plus, les plus de 70 ans, les personnes en
commune rurale (dans une moindre mesure) sont les
ménages qui ont le plus de difficultés dans l’usage au-
tonome du web et de l’accès à internet.
Malgré l’autonomie apparente d’une grande partie de la
population, seul un adulte sur trois ne voit aucun frein à
la réalisation des démarches administratives en ligne.
L’indice © Compas construit ici reprend ces différentes
approches liées à l’âge, au niveau de formation et au ni-
veau de revenu. Il y ajoute deux variables importantes :
l’absence d’emploi ainsi que l’immigration. L’ajout du
chômage est lié à l’importance de l’emploi dans la maî-
trise du numérique. Beaucoup d’usagers du numérique
ont reçu des formations de la part de leur employeur.
Ces formations les ont aussi accompagnés dans le
cadre d’un usage personnel. La prise en considération
de l’immigration est liée avant tout à la maîtrise de la
langue et de l’écrit en français. Pour beaucoup de mé-
nages, l’accès aux plateformes numériques est com-
plexifié par ces non maîtrises.
Indice de rupture face au numérique :
nous considérons 6 indicateurs :
• l’âge
• le lieu de vie
• le niveau de formation
• l’activité professionnelle
• le niveau de vie
• l’immigration
Cinq de ces indicateurs sont notés de 0 à 5 et un de
0 à 3. La somme de ces notes correspond à la valeur
de l’indice ; la note maximale possible est donc de 28.
DÉFINITION
Baromètre - L’inclusion numérique
© Compas septembre 2021 Portrait social
133Les populations selon les ressources financières
Détail des facteurs de risque relatifs à la rupture numérique
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 & Filosofi 2018 & Pôle Emploi, 2021 - Traitements © Compas
Taux de
pauvreté
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 19 490 29,8 293 13,3 1 085 58,4 28,7 363 16,5
Garrigues-Carpette-Laurier 20 913 43,1 266 10,0 1 418 62,1 16,1 687 25,8
Centre Ville II 24 773 50,2 508 23,0 1 166 69,2 39,7 365 16,5
Magdeleine et Bouilhats 13 450 32,5 59 3,5 856 58,7 11,7 353 21,0
Sous Prefecture-Gare 18 666 37,2 193 8,7 1 194 59,6 25,8 311 14,0
Thivras-Coussan 21 611 40,2 294 14,2 1 129 64,2 28,3 308 14,9
Lolya-Les Cedres-Lactarium 20 747 39,5 290 12,0 1 206 59,0 17,7 480 19,9
Beyssac-Mauvezin 15 573 32,6 166 7,4 1 076 56,9 12,3 435 19,3
Marmande 20 5 224 38,3 2 068 11,7 9 250 61,8 22,0 3 300 18,7
Val de Garonne Agglomération 17 16 882 36,2 5 857 9,7 29 007 57,4 17,1 10 447 17,3
Lot-et-Garonne 17 85 994 33,4 31 153 9,4 259 923 93,1 17,0 57 133 17,2
France métropolitaine 15 13 191 616 27,9 6 231 367 9,6 27 170 591 51,3 14,6 8 206 445 12,7
Valeur inférieure à celle de Marmande
Valeur proche de celle de Marmande
Valeur supérieure à celle de Marmande
Indice de
rupture face au
numérique
Bas niveaux de formation
parmi les 15 ans et plus non
scolarisés
Immigré(e)s dans la
population
Personnes sans emploi
parmi les 15 ans et plus
70 ans et plus dans la
population
Lecture : L’indice de rupture face au numérique de Marmande est de 20.
Le niveau de formation, le rapport à la langue française,
la connexion au monde du travail ainsi que l’âge sont
autant de facteur aggravants/facilitateurs pour accéder
au numérique. L’indice de rupture numérique est de 20
à Marmande contre 15 en France métropolitaine : la
situation y est donc moins favorable qu’en moyenne
nationale.
Les sur-représentations observées à Marmande, par
rapport à la France métropolitaine, pouvant être mises
en avant pour les indicateurs composant l’indice sont :
- la part des bas niveaux de formation parmi les 15 ans
et plus non scolarisés (38% contre 28%),
- la part des personnes immigrées dans la population
(12% contre 10%),
- la part des personnes sans emploi parmi les 15 ans et
plus (62% contre 51%),
- le taux de pauvreté (22% contre 15%),
- la part des 70 ans et plus dans la population (19%
contre 13%).
Les facteurs de risques pèsent différemment selon les
quartiers, témoignant des caractéristiques spécifiques à
chacun d’entre eux. L’indice de rupture face au numérique
le plus élevé (24) est enregistré dans le Centre Ville II, alors
que le plus faible est de 13 à Magdeleine et Bouilhats.
Indice de rupture face au numérique
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 & Filosofi
2018 & Pôle Emploi, 2021 - Traitements © Compas
0
50
100
150
200
Bas niveaux de
formation
Immigrés
15 ans et plus
sans emploi Taux de pauvreté
70 ans et plus
Val de Garonne Agglomération France métropolitaine Marmande
Lecture : Le taux de pauvreté de Marmande est 1,5 fois plus élevé que celui de la France métropolitaine.
Baromètre - L’inclusion numérique
© Compas septembre 2021 Portrait social
134LES POPULATIONS FRAGILES
Les besoins pour l’accès aux droits
Tous les citoyens français auraient théoriquement
des besoins dans le cadre de leurs relations avec
l’administration. Cependant, tous les citoyens n’ont pas
le même niveau de besoin. Ainsi, pour cet indice©Compas
il a été choisi de recenser les ménages qui ont le plus
besoin d’utiliser les plateformes numériques pour leur
accès aux droits, pour leur fonction parentale ou leur
accès à l’emploi.
Pour ce faire, il a été retenu, dans la construction de
l’indice©Compas, trois grands groupes d’usagers : les
ménages plus fortement dépendants des prestations
sociales, les demandeurs d’emploi et les familles.
Le choix des familles s’explique aisément par le
développement très fort du numérique dans l’accès
au savoir et à l’éducation. La période du confinement
a mis fortement en évidence l’importance de l’accès
au numérique pour les enfants et les jeunes en phase
d’apprentissage. Parallèlement, l’exercice de la fonction
parentale passe aussi par la capacité des adultes
à échanger avec l’enfant sur ses notes, le suivi des
devoirs mais aussi les choix liés à son orientation. Le
développement des plateformes rend complexe cette
fonction parentale pour des adultes qui n’en auraient pas
la maîtrise. Les « pronotes », « elyco » ou « parcoursup
» en sont de parfaites illustrations. A cela s’ajoutent
les autres compétences nécessaires pour trouver les
bons sites et les bons repères dans l’usage de l’outil
numérique. Par conséquent, la présence des enfants
rend l’usage (équipement et maîtrise) du numérique
essentiel.
Le choix des demandeurs d’emploi est lié aux procédures
de Pôle Emploi. Depuis quelques années, le « pointage »
s’effectue numériquement. De même, la recherche
d’emploi (accès aux offres) se fait par l’informatique.
Si des postes et un accompagnement sont proposés
par Pôle Emploi ou par des « maisons de l’emploi » des
collectivités locales, l’accès au numérique est encore
plus important pour le demandeur d’emploi que pour
l’actif.
Enfin, le troisième groupe est celui de l’accès aux droits
sociaux pour le budget des ménages. Il peut s’agir des
aides au logement, des minima sociaux, des allocations
familiales, des autres droits financiers. Le numérique
est nécessaire tant pour avoir accès aux droits ou
les renouveler que pour prendre connaissance des
virements. Pour approcher cette réalité le choix a été
fait de prendre en compte la part des revenus liés aux
prestations sociales dans le total des ressources des
ménages. Plus cette part est élevée et plus le besoin
d’accès aux droits sera important.
Indice des besoins pour l’accès aux droits :
nous considérons 3 indicateurs :
• les familles avec un enfant de 6/18 ans
• la demande d’emploi
• le niveau de dépendance aux prestations
Ces indicateurs sont notés de 0 à 5. Leur somme cor-
respond à la valeur de l’indice ; la note maximale pos-
sible est donc de 15.
DÉFINITION
Baromètre - L’accès aux droits
© Compas septembre 2021 Portrait social
135Les populations selon les ressources financières
Détail des facteurs des besoins pour l’accès aux droits
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 & Filosofi 2018 & Pôle Emploi, 2021 - Traitements © Compas
Part des
revenus issus
des prestations
Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 10 10,4 198 16,1 150 15,2
Garrigues-Carpette-Laurier 4 5,3 185 15,1 84 8,7
Centre Ville II 13 15,7 233 23,1 157 21,1
Magdeleine et Bouilhats 3 3,7 123 15,7 53 8,0
Sous Prefecture-Gare 9 10,9 139 10,9 141 14,0
Thivras-Coussan 11 11,9 163 15,1 147 17,5
Lolya-Les Cedres-Lactarium 8 7,9 195 15,5 128 12,5
Beyssac-Mauvezin 4 5,0 155 15,0 80 8,6
Marmande 8 8,4 1 391 15,6 940 13,1
Val de Garonne Agglomération 8 6,5 5 294 19,2 2 934 11,5
Lot-et-Garonne 7 6,3 29 054 19,0 15 710 11,0
France métropolitaine 9 5,5 5 961 436 20,7 3 341 970 11,2
Valeur inférieure à celle de Marmande
Valeur proche de celle de Marmande
Valeur supérieure à celle de Marmande
Indice des besoins
pour l'accès aux
droits
Ménages ayant des enfants de 6 à
18 ans Chômage estimé©Compas
Lecture : L’indice des besoins pour l’accès aux droits de Marmande est de 8.
Indice des besoins pour l’accès aux droits
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 & Filosofi
2018 & Pôle Emploi, 2021 - Traitements © Compas
0
50
100
150
200
Revenus issus des
prestations
Ménages ayant des
enfants de 6 à 18
ans
Chômage estimé ©
Compas
Val de Garonne Agglomération France métropolitaine Marmande
Lecture : La part des revenus issus des prestations de Marmande est 1,5 fois plus élevée que celle de la France métropolitaine.
L’indice des besoins potentiels pour l’accès aux droits
est de 8 à Marmande contre 9 en France métropolitaine :
la situation y est donc plus favorable qu’en moyenne
nationale.
Les sur-représentations observées à Marmande, par
rapport à la France métropolitaine, pouvant être mises
en avant pour les indicateurs composant l’indice sont :
- la part des revenus issus des prestations (8% contre 5%),
- l’indice de chômage esimé © Compas (13% contre 11%).
Les facteurs de fragilité pèsent différemment selon les
quartiers, témoignant des caractéristiques spécifiques
à chacun d’entre eux.
L’indice des besoins potentiels pour l’accès aux droits le
plus élevé (13) est enregistré dans le Centre Ville II, alors
que le plus faible est de 3 à Magdeleine et Bouilhats.
Baromètre - L’accès aux droits
© Compas septembre 2021 Portrait social
136LES POPULATIONS FRAGILES
Quel est le niveau de pauvreté et qui concerne-t-
elle ?
Cadrage général sur la pauvreté relative
La pauvreté : différence entre pauvreté ressentie et
mesurée
Différentes méthodes sont utilisées pour mesurer la
pauvreté. En France et plus largement en Europe, la
pauvreté se mesure à partir de la pauvreté monétaire
relative qui se calcule à partir du revenu médian qui
divise la population en deux parts égales.
On peut aussi mesurer la pauvreté en étudiant les
conditions de vie. En effet, la pauvreté correspond aussi
à l’exclusion de certaines normes de consommation.
L’enquête « Statistiques sur les ressources et conditions
de vie » (SRCV) menée par l’Insee permet de mesurer
la proportion de ménages qui déclarent connaître
au moins 8 restrictions parmi les 27 répertoriées
conventionnellement. Ces restrictions sont regroupées
en quatre domaines : consommation, insuffisance
des ressources, retards de paiement et difficultés de
logement. On peut y retrouver des questions comme
« pouvez-vous chauffer votre logement ?, vous payer
une semaine de vacances ? » etc…
Cette méthode permet d’avoir une approche plus subjective
de la pauvreté, mais aussi de mesurer les privations
d’ordre matériel subies par les ménages. L’étude de la
pauvreté en condition de vie permet également de dresser
un état des lieux des grands domaines dans lesquels la
pauvreté a des conséquences très concrètes.
En 2017, la pauvreté en conditions de vie a atteint son plus
bas niveau historique. Elle touche 11% des ménages de
France métropolitaine, contre 14,6% en 2004. Par ailleurs,
la pauvreté en conditions de vie touche davantage les
chômeurs (44,1%) et les familles monoparentales (25,9%).
Elle concerne plus souvent les familles nombreuses
(18,1%) que les couples avec un ou deux enfants (7%).
Paradoxalement, entre 2004 et 2018, la pauvreté en
condition de vie baisse alors que les taux de pauvreté
à 60% ou 50% ont eux augmentés, comment expliquer
cela ? Les difficultés économiques ont été amorties par
le système de protection sociale et notamment par le
versement d’allocations. De plus, la mesure de la pauvreté
en conditions de vie s’appuie sur des données subjectives
c’est-à-dire les déclarations des ménages. En période
de forte crise, il est logique d’ajuster ses réponses et
de s’estimer « pas si mal lotis » quand le sort des plus
modestes se détériore, même si l’on vit un peu moins
bien. Inversement, les ménages seraient plus exigeants
en période de reprise économique.
D’après le baromètre d’opinion de la Drees, en 2016,
13% des français se considéraient comme pauvres. Ce
chiffre est alors à mi-chemin entre les deux mesures
présentées précédemment puisqu’à la même période
le taux de pauvreté à 60% était de 14% et le taux de
pauvreté en conditions de vie était de 11,9%. Grâce à une
mesure subjective, ce baromètre permet d’appréhender la
pauvreté d’une manière « moins statique ». Les individus
se pensent alors comparativement aux autres groupes
sociaux.
Les sources sont présentées en Bibliographie.
Effectifs des populations selon les seuils de niveaux de vie
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements & estimations © Compas
2 530
3 700
4 380
5 390
0 2 000 4 000 6 000
Niveau de vie inférieur au seuil de
pauvreté
- 100€ (963€)
Niveau de vie inférieur au seuil de
pauvreté (1 063€)
Niveau de vie inférieur au seuil de
pauvreté
+ 100€ (1 163€)
Niveau de vie inférieur au seuil de
pauvreté
+ 200€ (1 263€)
Marmande
32%
26%
Taux de pauvreté
22%
15%
Lecture : Avec un seuil de pauvreté inférieur de 100€ au seuil
officiel (1 063€ en 2018), 2 530 personnes seraient vulnérables
à Marmande.
22% de la population de Marmande vit sous le seuil de
pauvreté, soit environ 3 700 personnes. Augmenter
de 100€ à 200€ le seuil de niveaux de ressources
pour déterminer les populations vulnérables de
Marmande générerait une augmentation de 680
à 1 690 personnes. Un seuil de 100€ inférieur au
seuil officiel (qui est de 1 063€ par mois en 2018)
porterait à environ 2 530 personnes la population
concernée, soit 1 170 personnes de moins qu’au
seuil de pauvreté officiel.
© Compas septembre 2021 Portrait social
137Les populations selon les ressources financières
Quel est le niveau de pauvreté et qui concerne-t-elle ?
La très grande précarité : quels sont les différents profils de population concernée ?
Une personne est dite précaire lorsqu’elle bénéficie
de peu de protection, notamment celle d’avoir des
revenus du travail réguliers et supérieurs au seuil de
pauvreté. Lorsque survient un risque social (accident
du travail, chômage, séparation…), l’individu peut alors
à tout moment basculer vers la très grande pauvreté.
La précarité traduit donc une forme d’insécurité sociale
et d’incertitude envers l’avenir.
D’après les calculs de l’observatoire des inégalités, huit
millions de personnes sont en situation de précarité, soit
¼ des actifs. Parmi ces personnes, on compte 2,7 millions
de chômeurs et 3,7 millions de travailleurs précaires
principalement des personnes en intérim ou en contrat à
durée déterminée (données Insee 2018). On peut y ajouter
parfois les personnes en apprentissage, en stage ou en
contrat aidé. Les jeunes sont particulièrement touchés
puisque près de quatre contrats précaires sur dix sont
occupés par des jeunes de 15 à 29 ans. La part des jeunes
sortis depuis moins de cinq ans de formation initiale et
occupant un emploi précaire a presque doublé en trente
ans. Cette situation touche surtout ceux issus de milieux
populaires et peu diplômés puisque le pourcentage de
jeunes occupant un emploi précaire est d’autant plus
élevé quand les individus ne possèdent aucun diplôme
contrairement à ceux disposant d’un diplôme du
supérieur. Face à cette précarité de l’emploi, la jeunesse
est donc profondément divisée en fonction des niveaux
de diplôme. Toutefois, la situation des jeunes diplômés
est loin d’être idéale puisque la part des jeunes diplômés
de l’enseignement supérieur occupant un emploi précaire
a également doublé en trente ans, causant parfois des
situations de déclassement vis-à-vis de leurs parents.
Parmi les 8 millions d’individus en situation de précarité,
l’observatoire des inégalités prend également en compte
1,6 million de personnes qui ne sont pas comptabilisées
dans les chiffres du chômage mais qui souhaiteraient avoir
un emploi si elles en avaient la possibilité (données Insee
2018). Cette catégorie regroupe des profils différents :
des adultes peu qualifiés qui refusent de rentrer sur le
marché du travail en raison de la faible rémunération
proposée ou des mères de familles monoparentales.
Pour ces dernières, la précarité peut aussi faire référence à
des difficultés sociales plus générales comme la pauvreté,
le surendettement ou l’insécurité sociale. 70 % des mères
de famille monoparentale sans emploi et qui ne sont pas
inscrites au chômage vivent sous le seuil de pauvreté.
Une partie de ces femmes sont découragées devant
les difficultés à trouver du travail, les salaires sont trop
faibles ou les horaires sont incompatibles avec la garde
des enfants. Souvent, celles-ci doivent se contenter du
minimum : le revenu de solidarité active, soit environ
1 000 euros mensuels au 1er avril 2020 pour une personne
ayant deux enfants à charge et auquel il est possible
d’ajouter l’allocation parent isolé.
Enfin, il faudrait aussi ajouter à ce chiffre (8 millions)
les personnes peu qualifiées et qui, à l’approche de la
retraite, se retrouvent au chômage et deviennent alors
inactives mais également les personnes en temps partiel
subi qui sont souvent des femmes. De même, ce calcul
de la précarité ne prend pas en compte les non-salariés
comme les indépendants ou les auto-entrepreneurs.
Si leur statut est par définition précaire, une partie des
non-salariés n’ont rien de précaire. Pourtant, certains
d’entre eux, souvent les moins qualifiés, enchainent les
heures de travail pour de faibles rémunérations comme
cela peut être le cas des chauffeurs VTC.
Ces différents profils ont été nombreux à participer au
mouvement des gilets jaunes qui a débuté à l’automne
2018. La théorie de la « France périphérique » souvent
avancée dans l’analyse du mouvement a été infirmée par
l’INSEE. Les populations à faible niveau de vie, populaires
ou précarisées vivent d’abord dans les plus grandes
agglomérations, qui attirent les emplois. Cependant,
un million de précaires vit en milieu rural ou dans les
agglomérations de moins de 20 000 habitants. En y
ajoutant les agriculteurs et artisans modestes, cela
représente une population loin d’être négligeable.
Les sources sont présentées en Bibliographie.
© Compas septembre 2021 Portrait social
138TABLEAU DÉTAILLÉ
LES POPULATIONS FRAGILES
Répartition des populations selon les seuils de niveaux de vie
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
Pauvreté - 100 €
(963€)
Pauvreté + 100 €
(1 163€)
Pauvreté + 200 €
(1 263€)
Pauvreté - 100 €
(963€)
Pauvreté
(1 063€)
Pauvreté + 100 €
(1 163€)
Pauvreté + 200 €
(1 263€)
Centre Ville I 19 29 33 40 390 580 670 810
Garrigues-Carpette-Laurier 11 16 19 24 290 430 500 630
Centre Ville II 28 40 45 51 530 750 850 960
Magdeleine et Bouilhats 9 12 15 19 170 220 290 360
Sous Prefecture-Gare 19 26 29 35 360 500 560 670
Thivras-Coussan 20 28 34 41 340 480 580 700
Lolya-Les Cedres-Lactarium 12 18 22 29 330 490 610 810
Beyssac-Mauvezin 8 12 17 22 180 280 390 500
Marmande 15 22 26 32 2 530 3 700 4 380 5 390
Val de Garonne Agglomération 12 17 21 27 6 940 9 890 12 140 15 610
Lot-et-Garonne 12 17 21 26 38 090 53 970 66 660 82 540
France métropolitaine 10 15 18 22 6 250 690 9 126 000 11 251 240 13 751 510
* données 2013 à 2018 non disponibles en infra-communal, population pauvre estimée à partir des données 2012
nd : donnée non disponible
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Pauvreté
(1 063€)
Niveau de vie inférieur au seuil de … Niveau de vie inférieur au seuil de …
Part des populations par seuil de niveau de vie en % Estimation du nombre de personnes par seuil de niveau de vie
Lecture : Avec un seuil de pauvreté supérieur de 100€ au seuil officiel (1 063€ en 2018), 4 380 personnes seraient vulnérables de Marmande.
© Compas septembre 2021 Portrait social
139Les populations selon les ressources financières
Différentes caractéristiques des populations pauvres
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements & estimations © Compas
hommes seuls
350
femmes seules
490
couple sans enfant
420
famille monoparentale
950
couple parental
1 490
moins de 30 ans
440
30-39 ans
690
40-49 ans
1 050
50-59 ans
670
60-74 ans
540
75 ans et plus
320
une seule personne
840
2 personnes
730
3 personnes
630
4 personnes
570
5 personnes ou plus
940
ménage propriétaire
860
ménage locataire
du parc privé
1 840
ménage locataire
du parc social
1 000
Type de ménage
Age du
référent fiscal Taille du ménage
Statut d'occupation
du logement
Les 3 700 personnes pauvres de Marmande
Lecture : En 2018, parmi les 3 700 personnes pauvres de Marmande, 350 sont des hommes seuls, 440 ont moins de 30 ans, 840 vivent seules et 860 sont propriétaires.
Le schéma ci-dessus présente la répartition des 3 700 personnes pauvres de Marmande. On estime que 490 femmes seules et 350 hommes seuls vivent sous le seuil de pauvreté.
Les personnes pauvres vivant au sein d’une famille monoparentale sont estimées à 950 environ, contre 1 490 au sein des couples parentaux et 420 au sein des couples sans enfant.
Selon l’âge du référent fiscal, la population considérée comme pauvre est estimée autour de 440 personnes au sein des ménages les plus jeunes de Marmande, contre 320 au sein des ménages les plus âgés.
Environ 1 840 personnes sont pauvres parmi les populations des ménages locataires du parc privé de Marmande, et 860 personnes parmi les propriétaires.
Enfin, la répartition par taille des ménages permet d’estimer à environ 840 personnes seules vivant sous le seuil de pauvreté contre environ 940 personnes pour celles vivant dans un ménage composé de 5 personnes ou plus.
Quel est le niveau de pauvreté et qui concerne-t-
elle ?
autres* = ménages complexes selon l’Insee : Un ménage complexe se définit par rapport aux autres types de ménages. Il s’agit d’un ménage qui n’est pas composé soit d’une seule personne, soit d’une seule famille (un couple sans enfant, un couple avec enfants ou une famille monoparentale).
Les ménages complexes, au sens statistique du terme, sont ceux qui comptent plus d’une famille ou plusieurs personnes isolées partageant habituellement le même domicile, ou toute autre combinaison de familles et personnes isolées. Ces ménages sont qualifiés de complexes dans la mesure où le type de lien (lien de parenté, liens amicaux, etc.) peut être très variable entre les personnes. Ils comportent notamment les ménages au sein desquels cohabitent plusieurs générations, ainsi que les personnes vivant en colocation. Il est difficile de mettre en évidence une configuration type de ces ménages.
DÉFINITION
© Compas septembre 2021 Portrait social
140LES POPULATIONS FRAGILES
Évolution des taux de pauvreté selon le
seuil
Source : Insee, Filosofi 2015-2018 - Traitements ©
Compas
22
12
5
22
12
5
0%
5%
10%
15%
20%
25%
Pauvreté (< 1 063€) Grande pauvreté (< 885€) Très grande pauvreté (< 708€)
Marmande
Taux de pauvreté en 2015 Taux de pauvreté en 2018
Note : il est conseillé d’interpréter avec prudence les évolutions des taux de pauvreté à l’échelon local
Lecture : Entre 2015 et 2018, le taux de pauvreté au seuil de 40% de Marmande est resté à 5%.
Quelle est l’intensité de la pauvreté ?
Le taux de pauvreté au seuil de 60% du niveau de vie
médian est resté stable entre 2015 et 2018 à Marmande.
Ainsi, 22% de la population de Marmande vit sous ce
seuil en 2018.
Intensité de la pauvreté selon le type de ménage
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
très grande
pauvreté
grande
pauvreté pauvreté
< 708€ (seuil
de 40%)
< 885€ (seuil
de 50%)
< 1063€
(seuil de
60%)
Vivant en famille monoparentale 8 21 37 872 19,8
Vivant en couple parental 6 14 25 865 20,4
Vivant en couple sans enfant <5 5 8 861 20,8
Personnes seules 6 13 25 891 18,0
Total Marmande 5 12 22 873 19,6
Type de ménage
Niveau de vie médian
des populations
pauvres (en €)
Intensité de
la pauvreté
(en %)
Taux de … (en %)
Lecture : En 2018, le taux de grande pauvreté des populations vivant au sein d’une famille monoparentale de Marmande est de 21% contre 12% pour l’ensemble de la population.
Les familles monoparentales sont les plus touchées par la pauvreté. A l’inverse, les couples sans enfant sont ceux qui le sont le moins, soit des taux de pauvreté respectifs de 37 et 8% (au seuil de 60%). Notons par ailleurs que les couples sans enfant sont les plus durement touchés par l’intensité de la pauvreté.
Intensité de la pauvreté : l’intensité de la pauvreté (ou
« poverty gap ») est un indicateur qui permet d’apprécier
à quel point le niveau de vie de la population pauvre
est éloigné du seuil de pauvreté. L’Insee mesure cet
indicateur comme l’écart relatif entre le niveau de vie
médian de la population pauvre et le seuil de pauvreté.
Plus cet indicateur est élevé et plus la pauvreté est dite
intense, au sens où le niveau de vie des plus pauvres
est très inférieur au seuil de pauvreté
DÉFINITION
Les effets de la crise seront importants en matière de
pauvreté. Cependant, il faudra être vigilant vis-à-vis des
données publiées. En effet, le niveau de vie des habitants
va diminuer, dont le médian. Dès lors, le seuil de pauvreté,
qui est basé sur un taux à 60% du niveau de vie médian,va
baisser. Les impacts sur le budget des ménages ne se
mesureront pas au travers du seul indicateur de pauvreté.
© Compas septembre 2021 Portrait social
141Les populations selon les ressources financières
Pour ce baromètre©Compas, l’objectif est à la fois de
mieux connaître les ménages actuellement concernés
par la pauvreté sur un territoire, l’intensité de cette
pauvreté et les tranches d’âges concernées. En effet, la
pauvreté des personnes âgées n’évoluera que peu avec
la crise. En revanche, celle des jeunes et des seniors
en âge d’activité risque de plus fortement progresser.
Cette population représente une part non négligeable de
la population active. C’est sans doute auprès de cette
population que des priorités pourraient être déclinées.
Un regard spécifique est aussi porté sur les populations
situées juste au-dessus du seuil de pauvreté. Ce sont
les ménages qui ont un emploi mais dont celui-ci ne
parvient qu’à les sortir légèrement du seuil de pauvreté
français. Les ménages situés entre le seuil de pauvreté
et 200 euros au-dessus sont pris en considération.
En effet, le chômage partiel risque de faire passer en
dessous du seuil de pauvreté certains de ces ménages
entraînant des difficultés à payer le loyer ou les charges.
Ce sont aussi tous les entrepreneurs individuels dans
une entreprise n’ayant pas de salariés. Dans ce groupe
se retrouvent les auto-entrepreneurs qui connaissent
actuellement une baisse significative d’activité.
Ce baromètre, construit sur la base d’un agrégat
d’indicateurs territorialisés, permet de définir les
territoires où les budgets des ménages seront les plus
fragilisés. Il est aussi possible de mieux cibler le profil
des personnes concernées pour définir les types d’aides
qui pourraient être mises en œuvre.
Indice d’impact de la crise sur le budget des
ménages : nous considérons 4 indicateurs :
• les actifs de 15-64 ans en emploi précaires
• une estimation du chômage récent
• le taux de pauvreté
• les populations situées entre le seuil de pauvreté
et 200 euros au-dessus du seuil de pauvreté
Ces indicateurs sont notés de 0 à 5. Leur somme cor-
respond à la valeur de l’indice ; la note maximale pos-
sible est donc de 20.
DÉFINITION
Baromètre - Les impacts économiques de la crise
© Compas septembre 2021 Portrait social
142LES POPULATIONS FRAGILES
Détail des facteurs de risque de l’impact de la crise économique sur le budget des ménages
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 & Filosofi 2018 & Pôle Emploi, 2021 - Traitements © Compas
Taux de
pauvreté
Part des ménages
entre le seuil de
pauvreté et 200€
au-dessus
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Part (%) Part (%)
Centre Ville I 20 123 12,4 37 3,7 28,7 10,8
Garrigues-Carpette-Laurier 12 110 11,3 21 2,1 16,1 8,5
Centre Ville II 20 125 16,8 38 5,2 39,7 11,6
Magdeleine et Bouilhats 8 60 9,0 13 2,0 11,7 6,9
Sous Prefecture-Gare 18 159 15,7 35 3,4 25,8 9,0
Thivras-Coussan 20 156 18,6 36 4,3 28,3 12,9
Lolya-Les Cedres-Lactarium 17 149 14,6 31 3,1 17,7 10,8
Beyssac-Mauvezin 12 122 13,1 19 2,1 12,3 9,0
Marmande 18 1 002 14,0 230 3,2 22,0 9,6
Val de Garonne Agglomération 15 3 130 12,2 635 2,5 17,1 9,9
Lot-et-Garonne 14 16 651 11,7 3 400 2,4 17,0 9,2
France métropolitaine 12 2 910 767 9,7 688 630 2,3 14,6 7,6
Valeur inférieure à celle de Marmande
Valeur proche de celle de Marmande
Valeur supérieure à celle de Marmande
Indice de l'impact
sur le budget des
ménages
Salariés de 15 ans et plus en
emploi précaire
(hors apprentissage)
Chômage récent
estimé©Compas
Indice de l’impact de la crise économique
sur le budget des ménages
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 & Filosofi
2018 & Pôle Emploi, 2021 - Traitements © Compas
0
50
100
150
200
Salariés de 15
ans et plus en
emploi précaire
(hors
apprentissage)
Chômage récent
estimé ©
Compas
Taux de
pauvreté
Ménages entre
le seuil de
pauvreté et 200€
au-dessus
Val de Garonne Agglomération France métropolitaine Marmande
Lecture : Le taux de chômage récent estimé©Compas de Marmande est 1,4 fois plus élevé que celui de la France métropolitaine.
Lecture : L’indice de l’impact de la crise économique sur le budget des ménages de Marmande est de 18.
L’indice de l’impact de la crise économique sur le budget
des ménages est de 18 à Marmande contre 12 en France
métropolitaine : la situation y est donc moins favorable
qu’en moyenne nationale.
Les sur-représentations observées à Marmande, par
rapport à la France métropolitaine, pouvant être mises
en avant pour les indicateurs composant l’indice sont :
- la part des salariés de 15 ans et plus en emploi précaire
(hors apprentissage) (14% contre 10%),
- l’indice de chômage récent estimé © Compas (3%
contre 2%),
- le taux de pauvreté (22% contre 15%),
- la part des ménages entre le seuil de pauvreté et 200€
au dessus (10% contre 8%).
Les facteurs de fragilités pèsent différemment selon les
quartiers, témoignant des caractéristiques spécifiques
à chacun d’entre eux.
L’indice de l’impact de la crise économique sur le budget
des ménages le plus élevé (20) est enregistré dans le
Centre Ville I, Centre Ville II et Thivras-Coussan, alors
que le plus faible est de 8 à Magdeleine et Bouilhats.
Baromètre - Les impacts économiques de la crise
© Compas septembre 2021 Portrait social
143Les populations selon l’accès à la santé
Quelles sont les réponses existantes sur le
territoire pour l’offre de soins ?
Panorama général de l’offre de soins et des services sanitaires
Sources : BPE, 2019 & Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Val de Garonne
Agglomération Marmande
La médecine libérale
Médecin omnipraticien 38 21 1,2 6,2 ‰ hab. de moins de 6 ans ou de 75 ans et plus
Ophtalmologiste 3 3 0,2 0,2 ‰ habitants
Chirurgien dentiste 21 14 0,8 0,8 ‰ habitants
Stomatologie 0 0 - - ‰ habitants
Gynecologue 1 1 0,1 0,6 ‰ femmes de 15 ans et plus
Pediatrie 0 0 - - ‰ enfants de moins de 10 ans
Dermatologue venereologue 1 1 0,1 0,1 ‰ habitants
Oto-rhino-laryngologie 1 1 0,1 0,3 ‰ hab. de moins de 6 ans ou de 75 ans et plus
Psychiatre 2 1 0,1 0,1 ‰ habitants
Cardiologue 3 2 0,1 0,2 ‰ habitants de 50 ans et plus
Pneumologue 2 2 0,1 0,2 ‰ habitants de 50 ans et plus
Gastro-enterologue hepatologie 1 1 0,1 0,1 ‰ habitants de 50 ans et plus
Radiodiagnostic et imagerie medicale 5 5 0,3 2,8 ‰ habitants
Les autres professionnels de santé libéraux
Infirmier 101 29 1,7 11,7 ‰ hab. de 75 ans et plus
Masseur kinesitherapeute 41 17 1,0 6,9 ‰ hab. de 75 ans et plus
Orthophoniste 9 7 0,4 0,9 ‰ enfants de moins de 10 ans
Orthoptiste 2 2 0,1 0,1 ‰ habitants
Pedicure-podologue 14 9 0,5 3,6 ‰ hab. de 75 ans et plus
Ergotherapeute 0 0 - - ‰ hab. de 75 ans et plus
Psychomotricien 1 1 0,1 0,3 ‰ hab. de moins de 6 ans ou de 75 ans et plus
Sage-femme 3 1 0,1 0,4 ‰ femmes de 15-44 ans
Les établissements et services à caractère sanitaire
Audio prothesiste 0 0 - - ‰ hab. de 75 ans et plus
Magasin d'optique 16 9 0,5 0,5 ‰ habitants
Pharmacie 23 7 0,4 0,4 ‰ habitants
Laboratoire d'analyse 3 2 0,1 0,1 ‰ habitants
Ambulances 7 3 0,2 1,2 ‰ hab. de 75 ans et plus
Moins de deux fois moins que la moyenne nationale
Plus de deux fois la moyenne nationale
Densité pour 1 000
habitants
Nombre de praticiens en exercice
Densité pour 1 000
publics cibles Public cible
Lecture : En 2019, Marmande compte 1,2 médecin pour 1 000 habitants.
Les soins primaires portent sur l’ensemble des services de
santé de première ligne, c’est-à-dire la médecine générale
mais aussi d’autres spécialités médicales de premier
recours que sont les ophtalmologistes, les dentistes,
les infirmières ainsi que les kinésithérapeutes.
La confrontation de l’offre de soins à Marmande à celle de
l’ensemble de la France métropolitaine permet d’avancer
que Marmande occupe une position relativement
favorable au regard de la moyenne nationale en matière
de médecine générale.
Densité médicale pour 1 000 habitants
Sources : BPE, 2019 & Insee, RP 2018 - Traitements ©
Compas
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
1,2
1,4
1,6
1,8
Médecine
générale
Ophtalmologiste Chirurgien
dentiste
Infirmier Masseur
kinesitherapeute
Marmande Val de Garonne Agglomération
France métropolitaine
Lecture : En 2019, Marmande compte 0,8 chirurgien-dentiste pour 1 000 habitants.
© Compas septembre 2021 Portrait social
144LES POPULATIONS FRAGILES
Professionnels et structures de premier recours
Sources : SNDS, 2019 & Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Marmande Val de Garonne Agglomération France
Médecins généralistes libéraux 19 36 58 392
Dont âgés de 55 ans et plus 11 24 29 889
Densité médicale des médecins généralistes
libéraux (‰ habitants) 1,1 0,6 0,9
Densité médicale des médecins généralistes
libéraux (‰ habitants de moins de 6 ans ou de 75
ans et plus)
5,6 3,2 5,5
Centre de santé Polyvalent 0 1 1 091
Maison de Santé Pluridisciplinaire 1 2 1 767
Lecture : Marmande compte 19 médecins généralistes exerçant en libéral, soit 1,1 médecin pour 1 000 habitants.
Marmande compte 19 médecins généralistes
médecins généralistes exerçant en libéral, soit 1,1
médecin pour 1 000 habitants contre 0,9 pour 1 000
habitants en moyenne nationale.
Répartition par âge des médecins
généralistes
Le code de santé publique désigne le médecin généraliste
comme le premier contact des patients avec le système
de santé, même si en pratique ce n’est pas toujours le
cas. C’est aussi le médiateur nécessaire entre le patient
et le système de santé quand des soins plus spécialisés
sont nécessaires. Il veille à l’application individualisée
des protocoles et recommandations, à l’éducation pour
la santé et participe à la permanence des soins.
Marmande compte par ailleurs 1 service d’urgence
services d’urgence en 2019.
Le recours aux soins est plus fréquent chez les enfants
âgés de moins de 6 ans et les personnes âgées de 75
ans et plus.
21,5
13,9
15,8
17,0
13,9
21,1
10,2
5,6
5,3
18,9
22,2
10,5
32,3
44,4
47,4
0% 20% 40% 60% 80% 100%
France
58 392 médecins généralistes
Val de Garonne Agglomération
36 médecins généralistes
Marmande
19 médecins généralistes
Moins de 40 ans 40 à 49 ans 50 à 54 ans 55 à 59 ans 60 ans et plus
Source : SNDS, 2019 - Traitements © Compas
La densité médicale au regard des publics cibles
s’élève à 5,6 médecins pour 1 000 habitants âgés de
moins de 6 ans ou de 75 ans et plus contre 5,5 pour
1 000 habitants à l’échelle nationale.
Le maillage du territoire reste imparfait, les professionnels
se concentrant comme ailleurs dans le centre ville. Cette
inégale répartition sur le territoire peut en partie être
compensée par les visites à domicile. Il s’agira de pouvoir
évaluer la part de praticiens faisant de telles visites.
1 maison de santé pluridisciplinaire est implantée
à Marmande. En revanche, il n’y a pas de centre de
santé polyvalent.
L’âge des médecins généralistes en exercice est également
une information majeure permettant d’anticiper l’évolution
de l’offre dans le territoire. Le départ à la retraite des
médecins âgés de 55 ans et plus dans 10-15 ans s’il
n’est pas préparé peut en effet réduire brutalement l’offre
de soins en la matière.
Parmi les 19 médecins généralistes de Marmande en
exercice en 2020, 9 sont âgés de 60 ans et plus, soit
47% contre 44% pour Val de Garonne Agglomération et
32% à l’échelle nationale.
Toutefois, la présence de médecins généralistes dans
un territoire n’est pas forcément synonyme d’accès aux
soins facilité pour les populations présentes. Car une
partie - parfois importante - de la population, notamment
les jeunes adultes, ne résident pas à proximité de leur
médecins traitant. Ce constat est la résultante de leurs
parcours résidentiel et des difficultés qu’ils peuvent
rencontrer pour intégrer la patientèle de médecins
généralistes.
Lecture : En 2020, Marmande compte 47,4% de médecins généralistes âgés de 60 ans et plus.
Quelles sont les réponses existantes sur le
territoire pour l’offre de soins ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
145Les populations selon l’accès à la santé
Les populations accèdent-elles aux services de
soins de proximité ?
AGME
BEAUPUY
BIRAC-SUR-TREC
CALONGES
CASTELNAU
SUR-GUPIE CAUBON
SAINT-SAUVEUR
CAUMONT
SUR
GARONNE
CLAIRAC
COCUMONT
COUTHURES
SUR
GARONNE
ESCASSEFORT
FAUGUEROLLES
FAUILLET
FOURQUES
SUR
GARONNE
GAUJAC
GONTAUD
DE-NOGARET
GRATELOUP-
SAINT
GAYRAND
JUSIX
LAFITTE
SUR-LOT
LAGRUERE
LAGUPIE
LONGUEVILLE
MARCELLUS
MARMANDE
MAS-D’AGENAIS
MAUVEZIN
SUR-GUPIE
MEILHAN
SUR
GARONNE
MONTPOUILLAN
PUYMICLAN
SAINT
AVIT
SAINT-BARTHELEMY
D’AGENAIS
SAINTE
BAZEILLE
SAINT
MARTIN
PETIT
SAINT
PARDOUX
DU BREUIL
SAINT
SAUVEUR
DE
MEILHAN
SAMAZAN
SENESTIS
SEYCHES
TAILLEBOURG
TONNEINS
VARES
VILLETON
VIRAZEIL
Moins de 2,5 c/hab/an
Entre 2,5 et 4 c/hab/an
Plus de 4 c/hab/an Val de Garonne
Aglomération = 2,9
L’accessibilité potentielle localisée aux médecins
généralistes de moins de 65 ans (nb de consultations
ou visites accessibles par habitant par an)
Source : Drees, millésime 2018
L’accessibilité potentielle localisée (APL) est un indicateur
développé par la Direction de la recherche, des études,
de l’évaluation et des statistiques (Drees) qui permet de
tenir compte de la proximité et de la disponibilité des
médecins généralistes. Cet indicateur est donc plus
précis quant à l’offre de soins que ce que les indicateurs
traditionnels de densité médicale peuvent offrir. Il n’est
cependant disponible qu’à l’échelle de la commune.
L’APL intègre dans son calcul :
• l’activité des médecins (mesurée par la nombre de
consultations ou visites effectuées par le praticien),
• la consommation de soins,
• le temps d’accès au praticien,
• l’âge du médecin généraliste,
• le nombre d’habitants sur le territoire.
Accessibilité potentielle localisée aux médecins généralistes de moins de 65 ans
Sources : Drees, 2018 - Traitements © Compas
Compte tenu de la structure par âge de la population,
les habitants de Marmande ont accès en moyenne à 3,8
consultations ou visites de médecine générale par an
et par habitant.
Ce chiffre baisse à 3,5 quand on restreint l’offre de
médecine générale à celle fournie par les médecins de
65 ans ou moins (voir carte ci-contre).
Au regard de l’indicateur d’APL, Marmande dispose d’une
offre de soins en médecins généralistes qui répond aux
besoins de la population mais pas toujours de manière
satisfaisante.
Ce constat, tiré de cet indice, doit cependant être nuancé
et croisé avec l’analyse de l’agence régionale de la santé
(ARS) concernant les territoires considérés localement
comme prioritaires, et par celle, plus qualitative, des
acteurs locaux de la santé.
Un indicateur d’APL supérieur à 4 consultations par an
par habitant (C/an/hab.) (moyenne nationale), équivaut à
une offre de soins en médecins généralistes qui répond
de manière satisfaisante aux besoins de la population.
À l’inverse, un indicateur inférieur à 2,5 C/an/hab. équivaut
à une offre médicale insuffisante, le territoire est qualifié
de «sous-dense».
Entre 4 et 2,5 C/an/hab. le territoire étudié est dans un
vivier où l’offre en médecins généralistes répond aux
besoins de la population mais pas toujours de manière
satisfaisante.
© Compas septembre 2021 Portrait social
146LES POPULATIONS FRAGILES
Les médecins généralistes libéraux sont-ils sous
tension ?
Évolution de l’activité moyenne annuelle
des médecins généralistes libéraux
Source : SNDS 2009-2019 - Traitements © Compas
4793
5508
4641
5058
5946
6909
0
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
7 000
8 000
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Marmande France métropolitaine CA Val de Garonne Agglomération
Lecture : Les médecins généralistes de Marmande ont réalisé en moyenne 5 508 consultations en 2019.
Il est important d’évaluer la pression à laquelle sont
soumis les médecins généralistes du territoire. Une
saturation de l’agenda des professionnels est évoquée
dans les enquêtes Baromètres Santé comme l’un des
freins à l’accès aux soins.
Nombre moyen de consultations d’un
médecin généraliste
4,6
3,1 3,5
4,7
5,3
7,3
4,4
3,3 3,6
4,7
5,3
7,1
0
1
2
3
4
5
6
7
8
Total Moins de 15
ans
15 à 44 ans 45 à 59 ans 60 à 74 ans 75 ans et
plus
Marmande France
Source : SNDS 2019 - Traitements © Compas
Les médecins généralistes exerçant à Marmande ont
réalisé en moyenne 5 508 consultations en 2019, soit
près de 22 consultations quotidiennes. Ce nombre
est proche de celui observé à l’échelle de la France
métropolitaine.
La tension exercée à Marmande est ainsi aussi élevée
qu’en France métropolitaine.
Les personnes âgées de 75 ans et plus sont les
plus grands consommateurs de soins. En 2019 à
Marmande, elles ont vu près de 7 fois leur médecin
généraliste dans l’année, soit un niveau proche de la
moyenne nationale.
Le nombre moyen de consultations chez les moins de
15 ans vivant à Marmande est de 3 par an en 2019,
comme à l’échelle nationale.
Très sensibles, les données statistiques sur les
«consommations de soins» sont difficiles d’accès.
L’accès aux soins peut toutefois être approché à travers
l’exercice des médecins généralistes que nous fournit
l’Atlasanté.
Le nombre moyen de consultations par bénéficiaire varie
avec l’âge. Il est important au cours des premières années
de sa vie, diminue jusqu’au début de l’âge adulte puis
ré-augmente avec l’âge. Les informations disponibles
pour les enfants de moins de 15 ans ne permettent pas
de visualiser cette diminution.
Notons par ailleurs que la consommation de soins
est souvent moindre dans les territoires en difficulté
économique. De la même façon, un moindre taux de
consultation des personnes âgées de 60 à 74 ans et des
75 ans et plus interroge. Il traduit souvent des difficultés
d’accès à un médecin traitant pour des populations âgées.
Cela peut s’expliquer notamment par un renoncement
aux soins faute d’avoir pu intégrer la patientèle d’un
nouveau médecin suite à la cessation d’activité de leur
médecin «de famille».
Lecture : Au cours de l’année 2019, les personnes âgées de 75 ans et plus vivant à Marmande ont vu leur médecin généraliste en moyenne 7,3 fois.
Depuis 2010, le nombre de consultations réalisées
annuellement a augmenté à Marmande.
© Compas septembre 2021 Portrait social
147Les populations selon l’accès à la santé
Les collectivités locales ne sont pas les acteurs centraux
en matière de soins ou de santé. Cependant, par
l’intégration de la dimension sociale dans les besoins de
santé le CCAS et la commune peuvent agir pour améliorer
la santé des habitants.
Les besoins en matière de santé sont aussi liés à la
situation sociale et économique des ménages (qualité
de vie, actions de prévention, pratiques sportives, accès
aux soins, …) Nous ne sommes pas tous égaux en matière
de santé et les réalités sociales ont un effet important
sur la situation des habitants dans ce domaine.
Les populations plus âgées, mais aussi les enfants sont
les tranches d’âges où les besoins d’accès aux soins
sont les plus importants.
De même, les ménages moins formés ou les ménages
ayant des emplois « usants » ont des besoins spécifiques
sans nécessairement bénéficier de toutes les actions et
informations de prévention
L’intérêt est de travailler sur les déterminants sociaux
de santé et d’analyser l’adéquation de ces besoins avec
l’offre existante. La construction du baromètre©Compas
repose donc sur 7 indicateurs différents renvoyant à
4 grands critères que sont l’âge, la profession et catégorie
socio-professionnelle, la pauvreté monétaire et la «mise
à l’écart de l’emploi».
Si cet indice de besoins potentiels en santé ne préjuge
pas en soi d’une demande effective de soins de la part
des publics ou encore de leur recours effectif à une offre
de soins, il doit permettre toutefois d’alerter les acteurs
d’un territoire sur la possibilité d’un risque encouru ; et
ce en questionnant localement le niveau d’adéquation
entre l’offre et le besoin.
Indice des besoins potentiels de santé :
nous considérons 7 indicateurs :
• les personnes âgée de 75 ans ou plus
• les personnes âgée de moins de 15 ans
• les ouvriers de 45 ans et plus
• les employés de 45 ans et plus
• le taux de pauvreté
• les inactifs ou chômeurs de 45-64 ans
• les inactif ou chômeurs de 20-29 ans
Ces indicateurs sont notés de 0 à 5. Leur somme cor-
respond à la valeur de l’indice ; la note maximale pos-
sible est donc de 35.
DÉFINITION
Baromètre - Les besoins potentiels de santé
© Compas septembre 2021 Portrait social
148LES POPULATIONS FRAGILES
Détail des facteurs des besoins potentiels en santé
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 & Filosofi 2018 - Traitements © Compas
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 24 252 11,4 350 15,9 65 8,5
Garrigues-Carpette-Laurier 22 434 16,3 378 14,2 115 13,3
Centre Ville II 29 273 12,4 521 23,6 79 15,1
Magdeleine et Bouilhats 19 171 10,2 222 13,2 100 16,7
Sous Prefecture-Gare 23 452 20,4 213 9,6 56 6,9
Thivras-Coussan 23 220 10,6 305 14,7 35 5,6
Lolya-Les Cedres-Lactarium 23 340 14,1 373 15,5 112 13,5
Beyssac-Mauvezin 18 283 12,6 356 15,8 90 11,1
Marmande 24 2 425 13,7 2 718 15,4 653 11,2
Val de Garonne Agglomération 21 7 614 12,6 9 859 16,3 2 718 12,3
Lot-et-Garonne 21 42 967 12,9 53 934 16,2 12 991 10,4
France métropolitaine 21 6 085 451 9,4 11 641 411 18,0 2 179 501 8,3
Indice de
besoins
potentiels en
santé
75 ans et plus dans la
population
Moins de 15 ans dans la
population
Ouvriers de 45 ans et plus
parmi les actifs occupés de
15 ans et plus
Taux de
pauvreté
Nbre Part (%) Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 88 11,4 28,7 117 8,7 115 8,5
Garrigues-Carpette-Laurier 145 16,8 16,1 86 6,2 53 3,8
Centre Ville II 38 7,3 39,7 150 12,5 83 6,9
Magdeleine et Bouilhats 108 18,0 11,7 52 5,6 45 4,9
Sous Prefecture-Gare 85 10,6 25,8 104 7,7 105 7,8
Thivras-Coussan 86 13,6 28,3 164 12,3 76 5,7
Lolya-Les Cedres-Lactarium 79 9,5 17,7 125 9,1 80 5,8
Beyssac-Mauvezin 168 20,5 12,3 64 5,1 42 3,3
Marmande 796 13,6 22,0 859 8,4 598 5,9
Val de Garonne Agglomération 3 087 14,0 17,1 2 494 7,1 1 562 4,5
Lot-et-Garonne 16 725 13,5 17,0 13 566 7,0 8 424 4,4
France métropolitaine 3 090 827 11,8 14,6 2 317 040 5,7 1 737 150 4,3
Valeur inférieure à celle de Marmande
Valeur proche de celle de Marmande
Valeur supérieure à celle de Marmande
Inactifs ou chômeurs de 45-
64 ans
Inactifs ou chômeurs de 20-
29 ans
Employés de 45 ans et plus
parmi les actifs occupés de
15 ans et plus
Indice des besoins potentiels en santé
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 & Filosofi
2018 - Traitements © Compas
0
50
100
150
200
75 ans et plus
dans la
population
Moins de 15 ans
dans la
population
Ouvriers de 45
ans et plus
parmi les actifs
occupés de 15
ans et plus
Employés de 45
ans et plus
parmi les actifs
occupés de 15
ans et plus
Taux de
pauvreté
Inactifs ou
chômeurs de
45-64 ans
Inactifs ou
chômeurs de
20-29 ans
Val de Garonne Agglomération France métropolitaine Marmande
Lecture : La part d’inactifs ou chômeurs de 45-64 ans de Marmande est 1,5 fois plus élevée que celle de la France métropolitaine.
Lecture : L’indice des besoins potentiels en santé de Marmande est de 24.
L’indice des besoins potentiels en santé est de 24 à
Marmande contre 21 en France métropolitaine : la
situation y est donc moins favorable qu’en moyenne
nationale.
Les sur-représentations observées à Marmande, par
rapport à la France métropolitaine, pouvant être mises
en avant pour les indicateurs composant l’indice sont :
- la part des 75 ans et plus parmi l’ensemble de la
population (14% contre 9%),
- la part d’ouvriers et d’employés de 45 ans ou plus parmi
les actifs occupés de 15 ans et plus (respectivement 11
contre 8% et 14 contre 12%),
- le taux de pauvreté (22% contre 15%),
- la part d’inactifs ou chômeurs de 45-64 ans et de 20-29
ans (respectivement 8 contre 6% et 6 contre 4%).
Les facteurs de fragilité pèsent différemment selon les
quartiers, témoignant des caractéristiques spécifiques
à chacun d’entre eux.
L’indice de fragilité des besoins potentiels en santé le
plus élevé (29) est enregistré dans le Centre Ville II, alors
que le plus faible est de 18 à Beyssac-Mauvezin.
Baromètre - Les besoins potentiels de santé
© Compas septembre 2021 Portrait social
149Les personnes en situation de handicap
Combien de personnes reconnues en situation de
handicap ?
Allocation d’éducation de l’enfant
handicapé
Sources : Cnaf, 2019 & Insee, RP 2018 - Traitements ©
Compas
3,6
3,1
3,4
3,0
0%
1%
2%
3%
4%
Marmande Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne France
métropolitaine
Lecture : Fin 2019, 3,6% des familles avec enfant(s) de Marmande sont allocataires de l’AEEH.
Fin 2019, Marmande compte 80 foyers allocataires de
l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), soit
4% des familles avec enfant(s). Concernant les enfants
couverts par l’AEEH, ils sont 90, soit 2% des jeunes de
moins de 20 ans de Marmande.
Établissements d’hébergement pour
enfant en situation de handicap
Source : BPE, 2019 - Traitements © Compas
Equipements et services pour les enfants
en situation de handicap Marmande
Val de Garonne
Agglomération
Hébergement pour enfants 0 3
Service à domicile et ambulatoire pour enfants 2 5
Lecture : En 2019, Marmande compte 0 établissement d’hébergement pour enfants en situation de handicap.
En 2019, aucun hébergement pour enfant et 2 services
à domicile et ambulatoire sont implantés à Marmande.
Les familles qui ont en charge un enfant de moins de
20 ans en situation de handicap peuvent bénéficier
de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé
(AEEH). Cette allocation est versée, sans conditions de
ressources, par la Caf ou la Msa. Elle permet de faire face
aux dépenses, parfois importantes, liées au handicap
de l’enfant. Le montant de base (132,74€ par mois
depuis avril 2021) peut être augmenté dans certains
cas, en particulier si le handicap de l’enfant nécessite
des dépenses coûteuses ou entraîne une cessation
de l’activité professionnelle de son parent ou encore
l’embauche d’une tierce personne. Ces compléments
sont déterminés en fonction de la nature du handicap de
l’enfant et peuvent varier de 99€ à 1 126€. Les familles
monoparentales peuvent bénéficier, selon les mêmes
conditions, d’une allocation supplémentaire qui varie
de 54€ à 444€.
© Compas septembre 2021 Portrait social
150LES POPULATIONS FRAGILES
Combien de personnes reconnues en situation de
handicap ?
Allocation pour adulte handicapé
Sources : Cnaf, 2019 & Insee, RP 2018 - Traitements ©
Compas
4,8
4,0 4,0 3,9
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
Marmande Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne France
métropolitaine
Lecture : Fin 2019, le taux de couverture de l’AAH parmi les ménages de Marmande est de 4,8%.
430 allocataires de l’allocation adulte handicapé (AAH)
versée par la Caf sont recensés fin 2019, soit 5% des
ménages de Marmande.
Établissements d’hébergement pour
adulte en situation de handicap
Source : BPE, 2019 - Traitements © Compas
Equipements et services pour les adultes
en situation de handicap Marmande
Val de Garonne
Agglomération
Hébergement pour adultes 0 4
Service pour adultes 0 4
Structure de travail protégé pour adultes 0 2
Lecture : En 2019, Marmande compte aucun établissement
d’hébergement pour adultes en situation de handicap.
Marmande ne dispose d’aucun hébergement pour adultes,
ni de service pour adulte et ni de travail protégé pour
adultes en 2019. Concernant ce dernier, il s’agit d’une
structure permettant aux personnes en situation de
handicap d’exercer une activité professionnelle tout en
bénéficiant d’un soutien médico-social.
Les adultes handicapés âgés de plus de 20 ans et
présentant un taux d’incapacité d’au moins 80% (ou entre
50 et 79% si le handicap entraîne une restriction d’accès
à l’emploi reconnue par la CDAPH) peuvent bénéficier
de l’Allocation d’adulte handicapé (AAH). Le montant de
cette aide varie en fonction de la situation familiale de la
personne et de ses revenus. Il est fixé à 903,60€ par mois
à partir d’avril 2021 (montant maximum de l’AAH). Il peut
être réduit si la personne handicapée perçoit des revenus
(pension d’invalidité, revenus d’activité professionnelle,
revenus fonciers, pension alimentaire, ...). Le montant
de l’allocation sera alors égal à la différence entre la
moyenne mensuelle de ses ressources et le montant
de base de l’AAH. Si la personne n’a aucun revenu, elle
perçoit le revenu maximum de l’AAH soit un montant
inférieur à celui du seuil de pauvreté. Dans le cas où elle
séjourne dans un établissement de santé, elle ne perçoit
que 30% de son allocation soit 271,08€.
Au niveau national, une très grande partie des personnes
bénéficiaires de l’AAH sont des personnes ayant des
problèmes d’ordre psychologique. Ce type de handicap
est souvent invisible mais pour autant les besoins sont
nombreux (relations sociales, repli sur soi, comportements
décalés, ...). Il incite de plus en plus de collectivités à
développer des Contrats Locaux de Santé Mentale en
lien avec le système de soins spécialisés et les autorités
sanitaires.
Lecture : De 2011 à 2019, le nombre d’allocataires de l’AAH passe de l’indice 100 à l’indice de 118, il augmente de 18,3% pendant cette période.
Depuis 2011, le nombre d’allocataires de l’AAH de
Marmande a augmenté de 18%, soit 70 allocataires de
plus. Pour comparaison, l’évolution a été de +17% pour le
Lot-et-Garonne et de +28% pour la France métropolitaine.
Concernant la période récente (2018-2019), le nombre
d’allocataires a augmenté de 4% (20 allocataires de plus)
quand dans les territoires de référence l’évolution a été
de +2% pour le Lot-et-Garonne et de +2% pour la France
métropolitaine.
Évolution du nombre d’allocataires de
l’AAH depuis 2011 (base 100 en 2011)
Source : Cnaf, 2011-2019 - Traitements © Compas
118
117
128
70%
80%
90%
100%
110%
120%
130%
140%
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Marmande Lot-et-Garonne France métropolitaine
© Compas septembre 2021 Portrait social
151LES ACTEURS
ÉCONOMIQUES
LES ACTIFS RÉSIDENTS
Quelle est la place de l’emploi dans la vie des habitants ? p.155
Quelle est l’importance du chômage ? p.160
Qui est le plus concerné par l’évolution du chômage ? p.161
Baromètre - Les impacts de la crise sur l’emploi p.163
Quelles mobilités domicile-travail quotidiennes ? p.165
Quels sont les niveaux de vie et les taux de pauvreté des actifs ? p.166
Quelles inégalités dans l’accès à l’emploi ? p.168
LES PERSONNES EN EMPLOI SUR LE TERRITOIRE
Qui occupe les emplois du territoire ? p.171
Baromètre - L’indice de développement des territoires p.176
LES ÉTABLISSEMENTS
Quels sont les emplois du territoire ? p.178LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
et les territoires ont été durement impactés par la
crise économique de 2008 et le seront très fortement
par la nouvelle crise économique qui se profile causée
par la pandémie actuelle. Au troisième trimestre
2020, le nombre de chômeurs au sens du BIT atteint
2,7 millions de personnes en France (hors Mayotte),
en hausse de 628 000 personnes. Sur le trimestre, le
taux de chômage au sens du BIT bondit de 1,9 point,
à 9,0 % de la population active.
Localement, les déplacements d’actifs jouent
un rôle important dans l’équilibre du marché du
travail : certains territoires attirent des habitants
qui viennent s’y installer ou des travailleurs qui
résident à proximité. D’autres connaissent une
augmentation du chômage sous la pression d’une
croissance de la population active encore plus forte,
tirée par l’attractivité résidentielle de ces territoires.
À l’inverse, dans certains territoires, l’impact des
destructions d’emplois sur le chômage est tempéré
par la diminution du nombre d’actifs.
Bien évidemment le profil des actifs peut modifier les
effets de la crise actuelle. A l’image de ce qui avait
été observé en 2008, les personnes les plus précaires
et les moins formées seront plus fortement marquées
par la crise économique que les diplômées, ou les
personnes œuvrant dans la fonction publique ou en
CDI. Les capacités de rebond ne sont pas les mêmes
selon le profil des habitants.
Mesurer l’impact de la crise sanitaire actuelle sur le
monde économique est donc d’autant plus important
aujourd’hui. Regarder qui sont les actifs occupés ?
A quelle PCS appartiennent-ils ? Dans quel secteur
d’activité travaillent-ils ? Sous quel type de contrat ?
Qui sont les chômeurs ? Quel est le niveau de
formation des actifs ? Quelles sont les entreprises
implantées sur le territoire ? etc. Ces questions sont
primordiales pour mesurer l’impact de la crise au
niveau local.
Appréhender les populations actives en fragilité
économique d’un territoire (les actifs en contrat
précaire, les travailleurs pauvres, les chômeurs de
longue durée, les actifs résidents ne travaillant pas
sur le territoire…) et leurs évolutions, est essentiel
afin de déterminer leurs besoins et définir les
réponses adaptées qui seront à apporter. En effet, les
besoins peuvent être très différents selon le territoire
et le type de population qui y réside : aides pour se
déplacer, aides à l’obtention d’un permis de conduire,
aides pour trouver un logement, aides à la création
d’entreprise… Les CCAS et les CIAS sont, avec les
institutions partenaires (Pôle Emploi, Mission Locale,
PLIE, associations…) présentes sur le territoire, au
cœur de la réponse à apporter à ces populations
actives en situation de fragilité.
Ainsi, le diagnostic réalisé dans le cadre de l’Analyse
des besoins sociaux apportera les éclairages
nécessaires pour déterminer précisément les besoins
des acteurs économiques d’un territoire.1 150
940
mai-16 mai-17 mai-18 mai-19 mai-20 mai-21
16%
21%
Source : Insee RP 2018, Pôle Emploi 2021
CHIFFRES CLÉS
LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
emplois occupés
sur le territoire
10 701 82%
taux d’activité
féminin
(25-54 ans)
35%
des actifs travaillent
dans une
autre commune
1,9
taux de polarisation des
actifs de 15-64 ans
Portrait social de Marmande, septembre 2021
37%
des 15 ans et plus
sont non scolarisés
et sans diplôme
Part des hauts niveaux
de formation
CV
13%
Indice de chômage estimé -210
DEFM cat. A entre 2016 et 2021
2008 2018LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Quelle est la place de l’emploi dans la vie des
habitants ?
Taux d’activité par âge et par sexe
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
51,4
89,1
57,7
46,6
82,4
52,2
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Moins de 25 ans 25-54 ans 55-64 ans
Hommes Femmes
Marmande
+4 points +7 points +6 points Ecart H-F
Lecture : En 2018, 89,1% des hommes de 25-54 ans sont actifs à Marmande.
En 2018, le taux d’activité féminin des 25-54 ans est de
82%. Ce taux d’activité est inférieur de 7 points à celui
des hommes.
Pour les moins de 25 ans, l’écart est de 4 points en
défaveur des femmes (47% contre 51% pour les hommes).
Enfin, concernant les actifs de 55-64 ans, le taux d’activité
des femmes est plus faible de 6 points à celui des hommes
(52% contre 58%).
Évolution du taux d’activité par sexe
Source : Insee, RP 1990-2018 - Traitements © Compas
77,4 74,2
61,2
67,7
6.9 7.1
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020
Marmande
Hommes Femmes Total
Lecture : En 2018, à Marmande, le taux d’activité féminin est de 67,7%.
En 2018, Marmande compte 7 140 actifs de 15-64 ans
dont 3 540 femmes et 3 600 hommes. Le taux d’activité
des 15-64 ans est de 71% contre 69% en 1990.
Dans le détail par sexe, le taux d’activité des femmes
est de 68% en 2018 et celui des hommes de 74% (contre
respectivement 61% et 77% en 1990).
Répartition des actifs occupés de 15 ans et plus selon la
PCS
7,3 8,0
9,2
6,7
10,9 8,6
7,9 18,5
25,0 22,8 21,4
26,0
29,7 28,0 27,0
27,3
26,4 28,9 29,2 20,0
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Marmande
: 5 893 actifs occupés
Val de Garonne
Agglomération :
21 870 actifs occupés
Zone d'emploi de
Marmande :
36 969 actifs occupés
France métropolitaine :
26 445 878 actifs occupés
Agriculteurs Artisans -
commer.
Cadres et prof.
intel. sup.
Prof.
intermé.
Employés Ouvriers
1 557
1 750
1 473
643
428
6 327
6 116
4 989
1 884
1 740
10 808
9 966
7 897
2 904
3 395
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Lecture : En 2018, 29,7% des actifs occupés de 15 ans et plus sont employés à Marmande, soit 1 750 personnes.
Au regard de la France
métropolitaine, les actifs
occupés de 15 ans et
plus ouvriers sont sur-
représentés à Marmande,
soit 26% contre 20% en
France métropolitaine.
A l’inverse, on note une sous-
représentation des cadres et
professions intellectuelles
supérieures qui représentent
11% des actifs occupés de
15 ans et plus à Marmande.
© Compas septembre 2021 Portrait social
155Les actifs résidents
Répartition des actifs occupés de 15 ans ou plus
par sexe et PCS
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
10,2 4,2 7,3
12,3
9,4 10,9
21,4
28,8 25,0
14,4
45,9
29,7
40,9
11,1
26,4
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Hommes : 3 030 actifs Femmes : 2 863 actives Total : 5 893 actifs
Agriculteurs Artisans -
commer.
Cadres et prof.
intel. sup.
Prof.
intermé.
Employés Ouvriers
1 240
436
648
374
308
317
1 315
825
269
120
Marmande
Lecture : En 2018, 40,9% des hommes actifs occupés sont des ouvriers, soit 1 240 hommes.
Répartition des salariés de 15-64 ans
selon le temps de travail
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
7,6
24,5
16,0
92,4
75,5
84,0
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Hommes : 2 515 salariés Femmes : 2 495 salariées Total : 5 010 salariés
Temps partiel Temps plein
2 323 1 883
Marmande
192 612
Lecture : 24,5% des femmes salariées de 15-64 ans sont à temps partiel en 2018 à Marmande.
Évolution des salariés de 15-64 ans à
temps partiel
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
1 010 968 804
18,5 18,7
16,0
0%
5%
10%
15%
20%
25%
0
200
400
600
800
1 000
1 200
2008 2013 2018
Nb de temps partiel Marmande (valeur affichée)
Val de Garonne Agglomération Zone d'emploi de Marmande
France métropolitaine
Nombre de salariés à temps partiel
Part des salariés à temps partiel
Lecture : 16,0% des salariés de 15-64 ans sont à temps partiel en 2018 à Marmande.
16% des salariés âgés de 15 à 64 ans occupent un emploi
à temps partiel à Marmande.
Le recours au temps partiel est plus important pour les
femmes : 25% d’entre elles contre 8% des hommes, soit
respectivement 610 femmes et 190 hommes.
Marmande compte près de 5 890 actifs
occupés de 15 ans et plus en 2018.
Parmi eux, 11% sont cadres ou de
professions intellectuelles supérieures
et 56% sont ouvriers ou employés.
On note que les hommes ont plus souvent
tendance à être ouvriers tandis que les
femmes sont plus souvent employées.
Le nombre de salariés de Marmande occupant un emploi
à temps partiel diminue depuis une dizaine d’années. Il
est passé de 1 010 à 800 .
De la même façon proportion parmi l’ensemble des
salariés a diminué de 2 points pour atteindre 16% en
2018. A titre de comparaison, cette proportion est de
17% pour Val de Garonne Agglomération et en France
métropolitaine.
Quelle est la place de l’emploi dans la vie des
habitants ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
156TABLEAU DÉTAILLÉ
LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
15-64 ans 25-54 ans 15-64 ans 25-54 ans
Centre Ville I 990 760 73,1 88,5 56,1 69,7
Garrigues-Carpette-Laurier 972 844 70,3 86,2 61,0 76,8
Centre Ville II 743 504 62,0 74,3 42,0 50,6
Magdeleine et Bouilhats 665 583 72,2 93,9 63,3 84,3
Sous Prefecture-Gare 1 010 795 75,2 87,5 59,2 70,8
Thivras-Coussan 840 615 62,9 79,4 46,1 61,1
Lolya-Les Cedres-Lactarium 1 021 826 74,0 85,1 59,9 68,5
Beyssac-Mauvezin 928 807 73,6 90,3 64,0 79,3
Marmande 7 169 5 734 70,5 85,3 56,4 69,5
Val de Garonne Agglomération 25 591 21 727 73,2 89,3 62,1 77,1
Zone d'emploi de Marmande 42 497 36 170 73,2 89,5 62,3 77,4
Lot-et-Garonne 142 719 122 033 73,7 90,0 63,0 78,2
France métropolitaine 29 890 440 25 888 088 74,1 90,7 64,2 79,8
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Nbre d'actifs de
15-64 ans
Nbre d'actifs de
15-64 ans en
emploi
Taux d'activité (%) Taux d'emploi (%)
Taux d’activité et taux d’emploi sur le territoire
Source : Insee, RP 2017 - Traitements © Compas
Lecture : Le taux d’activité des 15-64 ans de Sous Préfecture-Gare atteint 75,2% en 2017.
Nbre Taux (%) Nbre Taux (%) Nbre Taux (%) Nbre Taux (%)
Centre Ville I 145 20,2 96 30,0 122 18,5 96 29,6
Garrigues-Carpette-Laurier 129 16,2 113 26,9 99 14,2 66 19,4
Centre Ville II 113 22,9 74 31,5 96 22,8 52 26,5
Magdeleine et Bouilhats 138 22,6 110 35,8 65 13,1 57 23,7
Sous Prefecture-Gare 123 18,6 98 29,7 136 20,0 103 29,5
Thivras-Coussan 119 16,3 102 29,7 98 17,5 73 29,9
Lolya-Les Cedres-Lactarium 126 17,9 101 29,0 118 16,0 90 22,8
Beyssac-Mauvezin 95 14,5 69 22,2 117 16,7 104 28,6
Marmande 988 18,4 763 29,2 852 17,2 640 26,1
Val de Garonne Agglomération 3 454 19,0 2 831 31,9 3 214 17,5 2 542 27,9
Lot-et-Garonne 19 776 19,2 15 992 31,2 18 591 18,3 14 530 27,8
France métropolitaine 4 017 681 17,7 3 236 458 29,4 3 903 627 17,3 3 039 568 26,8
données disponibles uniquement pour les communes irisées des intercommunalités
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Temps partiel en 2007
Total
Temps partiel en 2017
Féminin Total Féminin
Évolution des salariés de 15-64 ans à temps partiel
Source : Insee, RP Fichiers détail 2007-2017 - Traitements © Compas
Lecture : En 2017, 640 femmes de 15-64 ans occupent un emploi à temps partiel, soit 26,1% des femmes salariées de Marmande.
© Compas septembre 2021 Portrait social
157Les actifs résidents
Secteur d’activité et risque de perte
d’emploi
Source : Insee, RP Fichiers détail 2018 - Traitements ©
Compas
24,1
11,1
67,7
93,4
64,3
62,7
90,8 76,3
32,3
6,6
35,7
13,2 9,2 12,6
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Agriculture Industrie Construction Commerce Administration Total
Marmande
Stagiaires et contrats précaires Contrats sans durée limitée Non-Salariés
Lecture : Parmi les actifs occupés de 15-64 ans travaillant dans le domaine de l’industrie, 93,4% ont un contrat sans limitation de durée (CDI) à Marmande.
Tous secteurs d’activités confondus, 76% des actifs
occupés de Marmande occupent un emploi sans limitation
de durée, 11% sont stagiaires ou occupent un emploi
précaire et 13% ne sont pas salariés.
Le secteur du commerce est celui qui enregistre la plus
forte proportion d’actifs occupés ayant un contrat précaire
(stages, contrat à durée déterminée, etc) (24%) tandis
que le secteur de l’industrie est celui qui se démarque
de par la plus forte part de contrats sans limitation de
durée chez les actifs occupés, soit 93%.
Actifs occupés à temps partiel selon le
secteur d’activité
Source : Insee, RP Fichiers détail 2018 - Traitements ©
Compas
4,4
8,7
17,9
18,6
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
14%
16%
18%
20%
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
500
Industrie Construction Commerce Administration
Part des actifs à temps partiel parmi les actifs occupés
Nombre d'actifs occupés à temps partiel
Marmande
Lecture : Parmi les actifs occupés de 15-64 ans travaillant dans le domaine du commerce, 17,9% occupent un emploi à temps partiel, soit 435 personnes à Marmande.
En 2018, le secteur du commerce est celui qui compte le
plus grand nombre d’actifs occupant un emploi à temps
partiel, soit 430 actifs occupés (18% des actifs occupés
de ce secteur).
Par ailleurs, les actifs à temps partiel sont sous-
représentés dans le secteur de l’industrie : ils représentent
4% des actifs de ce secteur, soit 40 actifs occupés
travaillant dans cette branche.
Quelle est la place de l’emploi dans la vie des
habitants ?
Répartition des salariés de 15 ans et
plus selon leur contrat
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
78,2
12,4
1,6
4,3
3,5
21,8
Marmande
CDI
Contrat précaires : CDD
Contrat précaires : Emploi aidé
Contrat précaires : Interim
Contrat précaires : apprentissage
5 069 salariés de 15 ans et plus
en 2018 dont 3 963 CDI & 1 106
contrats précaires
Lecture : 12,4% des salariés de 15 ans et plus de Marmande sont en CDD.
En 2018, le nombre de salariés en contrat précaire
s’élève à 1 106, soit 22% des salariés de 15 ans et
plus de Marmande. La proportion atteint 20% sur
la zone d’emploi.
Parmi les 1 106 salariés en contrat précaire de
Marmande, 629 occupent un CDD, soit 12% de
l’ensemble des salariés de 15 ans et plus, et 57%
des salariés en contrats précaires.
© Compas septembre 2021 Portrait social
158TABLEAU DÉTAILLÉ
LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Nbre
d'actifs
occupés
Dont % des
contrats
sans durée
limitée (CDI)
Nbre
d'actifs
occupés
Dont % des
contrats
sans durée
limitée (CDI)
Nbre
d'actifs
occupés
Dont % des
contrats
sans durée
limitée (CDI)
Nbre d'actifs
occupés
Dont % des
contrats
sans durée
limitée (CDI)
Nbre
d'actifs
occupés
Dont % des
contrats
sans durée
limitée (CDI)
Centre Ville I 21 - 74 92,5 42 93,3 378 62,1 245 77,3
Garrigues-Carpette-Laurier 42 42,1 127 85,3 60 49,1 343 57,0 275 79,2
Centre Ville II 22 - 89 79,1 54 55,0 205 49,3 134 69,5
Magdeleine et Bouilhats <10 - 97 91,0 25 62,5 240 73,4 219 79,3
Sous Prefecture-Gare 20 86,7 116 68,7 30 53,8 364 54,6 263 75,5
Thivras-Coussan 21 50,1 55 73,9 33 37,7 230 53,3 275 73,1
Lolya-Les Cedres-Lactarium 31 49,3 128 80,2 38 40,1 335 65,3 299 76,8
Beyssac-Mauvezin 17 - 113 79,9 33 52,2 332 71,2 312 74,6
Marmande 176 47,3 798 81,2 317 55,5 2 426 61,2 2 022 76,0
Val de Garonne Agglomération 1 570 31,5 2 971 83,3 1 672 68,6 8 340 66,5 6 833 78,8
Lot-et-Garonne 9 115 23,3 15 185 80,8 8 228 61,2 47 956 67,7 40 927 77,4
France métropolitaine 652 576 30,2 3 228 572 86,5 1 664 538 68,2 12 120 686 73,4 8 215 079 77,7
données disponibles uniquement pour les communes irisées des intercommunalités
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Agriculture Industrie Construction Commerce Administration
Actifs occupés de 15-64 ans selon le secteur d’activité
Source : Insee, RP Fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Lecture : En 2017, Marmande compte 798 actifs occupés de 15-64 ans ayant un emploi dans l’industrie, dont 81,2% ont un contrat sans limitation de durée.
Nb % Nb %
Centre Ville I 142 21,3 +18 +14,8
Garrigues-Carpette-Laurier 151 21,1 -12 -7,3
Centre Ville II 140 31,6 +11 +9,0
Magdeleine et Bouilhats 60 11,7 +5 +8,3
Sous Prefecture-Gare 190 27,7 +46 +31,9
Thivras-Coussan 168 30,8 +20 +13,6
Lolya-Les Cedres-Lactarium 176 23,8 -17 -8,9
Beyssac-Mauvezin 128 18,1 +33 +35,3
Marmande 1 154 23,0 +105 +10,0
Val de Garonne Agglomération 3 581 19,3 +430 +13,6
Zone d'emploi de Marmande 5 954 19,8 +468 +8,5
Lot-et-Garonne 19 490 18,9 +1 550 +8,6
France métropolitaine 3 529 418 15,5 +121 787 +3,6
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Les salariés en contrat précaire
en 2017 Evolution 2012-2017
Salariés en contrat précaire parmi l’ensemble des salariés de 15 ans ou plus
Source : Insee, RP 2012-2017 - Traitements © Compas
Lecture : 23% des salariés de 15 ans et plus de Marmande
occupent un emploi précaire en 2017.
© Compas septembre 2021 Portrait social
159Les actifs résidents Évolution du nombre de demandeurs
d’emploi de catégorie A
Source : Pôle-Emploi 2016-2021 - Traitements ©
Compas
1 150
1 020 970 1 010
1 160
940
0
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
mai-16 mai-17 mai-18 mai-19 mai-20 mai-21
Marmande
Lecture : En mai 2021, Marmande compte 940 demandeurs d’emploi de catégorie A.
Indice de chômage estimé
13,0
5,6
10,9
11,0
0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14%
Marmande
Val de Garonne Agglomération
Lot-et-Garonne
France métropolitaine
Lecture : En mai 2021, l’indice de chômage estimé atteint 13% à Marmande.
Sources : Pôle-Emploi, 2021 & Insee, RP 2018 -
Traitements © Compas
5,5%
6,0%
6,5%
7,0%
7,5%
8,0%
8,5%
9,0%
9,5%
10,0%
10,5%
Zone d'emploi de Marmande
Zone d'emploi de Marmande France métropolitaine
Source : Dares, 2007-2021 - Traitements © Compas
Lecture : Le taux de chômage au sens du BIT, en données trimestrielles corrigées des variations saisonnières, est de 7,9% en mars 2021 pour la zone d’emploi de Marmande.
Le taux de chômage (au sens du BIT) de la zone d’emploi
de Marmande atteint 7,9% en mars 2021. Il est inférieur
de 2,6 points à celui observé 5 ans plus tôt, en mars
2016.
Taux de chômage au sens du BIT
Quelle est l’importance du chômage ?
Avec près de 940 demandeurs d’emploi recensés en mai
2021 à Marmande, on estime l’indice de chômage à 13%,
soit un niveau plus élevé que celui observé à l’échelle
de la France métropolitaine.
Depuis mai 2020, le nombre de demandeurs d’emploi en
fin de mois de catégorie A diminue à Marmande. Leur
nombre atteint ainsi 940 personnes en mai 2021.
Taux de chômage : le taux de chômage au sens du
Bureau International du Travail (BIT) est la proportion
du nombre de chômeurs dans la population active.
Est considéré ici comme chômeur une personne âgée
de plus de 15 ans qui n’a pas travaillé la semaine de
référence de l’enquête, est disponible dans les 15 jours
et recherche activement un emploi. La définition du
ministère de l’emploi est une définition administrative et
comptabilise alors les demandeurs d’emploi enregistrés
par Pôle Emploi dans différentes catégories (A, B et C).
Demandeur d’emploi en fin de mois : personnes
inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours
au dernier jour du mois.
Indice de chômage : demandeurs d’emploi en fin de
mois de catégorie A rapportés à l’ensemble des actifs
DÉFINITIONS
© Compas septembre 2021 Portrait social
160LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Qui est le plus concerné par l’évolution du
chômage ?
Évolution du nombre de demandeurs
d’emploi en fin de mois de catégorie A
310 300 270 260 330 260
840 730
700 740
840
680
27,0% 27,7%
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
0
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
mai-16 mai-17 mai-18 mai-19 mai-20 mai-21
Marmande
DEFM 50 ans et plus DEFM Moins de 50 ans % DEFM 50 ans et plus
Lecture : En mai 2021, Marmande compte 260 demandeurs d’emploi de 50 ans et plus dans la catégorie A.
Source : Pôle-Emploi, 2016-2021 - Traitements © Compas
Marmande compte 260 demandeurs d’emploi de 50 ans
et plus dans la catégorie A en mai 2021, soit environ 50
de moins qu’en mai 2016. Dans le même temps, leur part
parmi l’ensemble des demandeurs d’emploi de catégorie A
a augmenté passant de 27% à 28%.
© Compas septembre 2021 Portrait social
161Les actifs résidents
TABLEAU DÉTAILLÉ
Source : Pôle emploi, 2017-2019 - Traitements © Compas
Évolution du nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois de catégories A, B et C
31/12/2017 31/12/2019 31/12/2017 31/12/2019
Centre Ville I 276 275 66 58
Garrigues-Carpette-Laurier 207 190 59 50
Centre Ville II 250 226 49 56
Magdeleine et Bouilhats 117 112 38 40
Sous Prefecture-Gare 280 269 62 69
Thivras-Coussan 234 217 62 69
Lolya-Les Cedres-Lactarium 271 263 73 76
Beyssac-Mauvezin 170 142 52 53
Marmande 1 805 1 694 461 471
Val de Garonne Agglomération 5 555 5 308 1 460 1 518
Demandeurs d'emploi
en fin de mois - cat. ABC
Demandeurs d'emploi
en fin de mois - cat. ABC
50 ans et plus
Lecture : Au 31/12/2019, Marmande compte 471 demandeurs d’emploi en fin de mois de catégories A, B et C âgés de 50 ans ou plus.
Évolution du nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois de catégorie A
Source : Pôle-Emploi, 2017-2019 - Traitements © Compas
Indice de
chômage* (%)
31/12/2017 31/12/2019 Nbre Part (%) 2019
Centre Ville I 171 168 -3 -1,8 16,8
Garrigues-Carpette-Laurier 118 117 -1 -0,8 11,8
Centre Ville II 160 147 -13 -8,1 19,4
Magdeleine et Bouilhats 77 68 -9 -11,7 10,0
Sous Prefecture-Gare 189 181 -8 -4,2 17,7
Thivras-Coussan 149 134 -15 -10,1 15,7
Lolya-Les Cedres-Lactarium 177 171 -6 -3,4 16,5
Beyssac-Mauvezin 88 84 -4 -4,5 9,0
Marmande 1 129 1 070 -59 -5,2 14,7
Val de Garonne Agglomération 3 377 3 151 -226 -6,7 12,1
* DEFM parmi l'ensemble des actifs
Valeur inférieure à celle de Marmande
Valeur proche de celle de Marmande
Valeur supérieure à celle de Marmande
Demandeurs d'emploi
en fin de mois - cat. A
Evolution
2017-2019
Lecture : En 2019, Marmande compte 1 070 demandeurs d’emploi en fin de mois de catégorie A, soit 14,7% des actifs (indice de chômage).
© Compas septembre 2021 Portrait social
162LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Baromètre - Les impacts de la crise sur l’emploi
L’impact de la crise économique sur l’emploi
Cet indice regroupe, principalement les caractéris-
tiques d’emplois des ménages des territoires. La crise
de 2008/2014 a permis de construire un modèle pour la
mesure des effets en matière de pertes d’emplois selon
les territoires. Le premier impact a été celui sur les per-
sonnes à emploi précaire. Ce sont ensuite les secteurs
d’activités fragiles qui ont le plus souffert (à l’époque le
bâtiment et l’industrie). Enfin, les conséquences sur les
actifs ont concerné des tranches d’âges spécifiques. En
début de crise, les jeunes ont été concernés par le chô-
mage et en seconde partie les seniors (50 ans et plus).
Dans un premier temps, les actifs les plus formés ont
été moins touchés par le chômage que les actifs à faible
niveau de formation, dans un second temps les hauts
niveaux de formation ont connu un rebond d’activité im-
portant, ce qui n’a pas été le cas des moins formés.
Enfin, la question de la mobilité des actifs est devenue
un élément clé de l’insertion professionnelle pour les
ménages à plus bas niveau de qualification. Ainsi, plus
le niveau de qualification est faible et plus la possession
d’un véhicule devient un élément important dans l’accès
à l’emploi. Les emplois les moins qualifiés sont devenus
des emplois nécessitant une forte mobilité : soit une
mobilité entre le domicile et le travail 1, soit une mobilité
au sein de l’emploi2 .
Ainsi, à partir de cette analyse passée, il est possible de
mesurer les effets sur l’emploi. A partir de la connais-
sance des actifs par quartier, il est possible de mesurer
quels seront les territoires les plus fortement concernés
par la crise économique. L’analyse par secteur d’activi-
té ou type d’emploi permet également de mettre en évi-
dence les ménages qui pourraient être les premières vic-
times de la crise économique : structure de ces ménages
(couples, personnes seules, familles monoparentales,
par âge, par nombre d’enfants, par lien au logement,…).
Cette connaissance doit permettre aux collectivités
d’anticiper les effets de la crise à venir et donc d’être ac-
tives en amont (actions de formation, aides à la mobilité,
développement de l’économie sociale et solidaire,…).
1 / «les activités industrielles sont de moins en moins ur-
baines, les zones d’activité se sont développées en périphérie
des grandes agglomérations de même que les zones commer-
ciales, les espaces de stockage ne sont plus en milieu urbain,
le développement d’une agriculture plus industrielle a fait pro-
gresser l’emploi ponctuel en milieu rural, … »
2 / «conduite de camionnettes, livraison de colis, gardiennage,
activités de maintien à domicile, …»
Indice d’impact de la crise économique sur l’emploi :
nous considérons 8 indicateurs :
• les actifs de 15-64 ans en emploi précaires
• les actifs de 15-64 ans du secteur de l’hôtellerie-
restauration
• les actifs de 15-64 ans du secteur du bâtiment
• les actifs de 15-64 ans du secteur de la fabrication
de matériel de transport
• les actifs de 15-64 ans vivant dans un ménage sans
voiture
• les bas niveaux de formation parmi les plus de 15
ans non scolarisés
• l’activité des jeunes de 15/24 ans
• l’activité des seniors de 55 ans et plus
Ces indicateurs sont notées de 0 à 5. Leur somme
correspond à la valeur de l’indice ; la note maximale
possible est de 40.
DÉFINITION
© Compas septembre 2021 Portrait social
163Les actifs résidents Les actifs résidents
Baromètre - Les impacts de la crise sur l’emploi
Détail des facteurs de risque de l’impact de la crise économique sur l’emploi
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 28 123 12,4 50 5,0 42 4,2 19 1,9
Garrigues-Carpette-Laurier 24 110 11,3 25 2,6 60 6,2 51 5,2
Centre Ville II 25 125 16,8 20 2,6 54 7,3 13 1,7
Magdeleine et Bouilhats 13 60 9,0 <10 - 25 3,7 35 5,3
Sous Prefecture-Gare 30 159 15,7 32 3,1 30 3,0 34 3,4
Thivras-Coussan 23 156 18,6 29 3,5 33 4,0 20 2,4
Lolya-Les Cedres-Lactarium 30 149 14,6 44 4,3 38 3,7 38 3,7
Beyssac-Mauvezin 22 122 13,1 16 1,7 33 3,6 40 4,3
Marmande 23 1 002 14,0 221 3,1 317 4,4 250 3,5
Val de Garonne Agglomération 25 3 130 12,2 562 2,2 1 682 6,6 630 2,5
Lot-et-Garonne 18 16 651 11,7 3 508 2,5 8 361 5,9 1 159 0,8
France métropolitaine 24 2 910 767 9,7 1 059 717 3,5 1 681 355 5,6 342 765 1,1
Indice de
l'impact sur
l'emploi
Salariés de 15 ans et plus
en emploi précaire
(hors apprentissage)
Actifs de 15-64 ans du
secteur hôtellerie-
restauration
Actifs de 15-64 ans du
secteur du bâtiment
Actifs de 15-64 ans du
secteur de la fabrication de
matériels de transport
Indice de l’impact de la crise économique
sur l’emploi
Source : Insee, RP & RP fichiers détail 2017 -
Traitements © Compas
0
50
100
150
200
250
300
350
Actifs de 15-64 ans
en emploi précaire
(hors apprentissage)
Actifs de 15-64 ans
du secteur hôtellerie-
restauration
Actifs de 15-64 ans
du secteur du
bâtiment
Actifs de 15-64 ans
du secteur de la
fabrication de
matériels de transport
Actifs de 15-64 ans
vivant dans un
ménage sans voiture
Bas niveaux de
formation parmi les
15 ans et plus non
scolarisés
Activité des jeunes de
15-24 ans
Activité des 55 ans et
plus
Val de Garonne Agglomération France métropolitaine Marmande
Lecture : La part d’actifs de 15-64 ans du secteur de la fabrication de matériels de transport de Marmande est 3 fois plus élevée que celle de la France métropolitaine.
Lecture : L’indice de l’impact de la crise économique sur l’emploi de Marmande est de 23.
Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%) Nbre Part (%)
Centre Ville I 182 18,4 490 29,8 161 50,0 132 53,9
Garrigues-Carpette-Laurier 16 1,7 913 43,1 127 53,6 217 52,0
Centre Ville II 123 16,6 773 50,2 80 38,0 119 46,3
Magdeleine et Bouilhats 14 2,1 450 32,5 44 41,6 144 46,9
Sous Prefecture-Gare 192 19,0 666 37,2 188 57,2 152 61,4
Thivras-Coussan 113 13,5 611 40,2 148 41,4 121 46,7
Lolya-Les Cedres-Lactarium 111 10,8 747 39,5 156 61,3 154 53,1
Beyssac-Mauvezin 22 2,3 573 32,6 101 46,8 224 59,4
Marmande 773 10,8 5 224 38,3 1 004 49,5 1 263 52,6
Val de Garonne Agglomération 1 280 5,0 16 882 36,2 2 744 46,2 4 440 52,7
Lot-et-Garonne 6 118 4,3 85 994 33,4 14 460 45,2 24 858 53,2
France métropolitaine 3 232 382 10,8 13 191 616 27,9 3 069 928 40,5 4 499 526 55,4
Valeur inférieure à celle de Marmande
Valeur proche de celle de Marmande
Valeur supérieure à celle de Marmande
15 ans et plus non
scolarisés avec de bas
niveaux de formation
Jeunes de 15-24 ans actifs 55 ans et plus actifs
Actifs de 15-64 ans vivant
dans un ménage sans
voiture
L’indice de l’impact de la crise économique sur l’emploi est
de 23 à Marmande contre 24 en France métropolitaine :
la situation y est donc plus favorable qu’en moyenne
nationale.
Les sur-représentations observées à Marmande, par
rapport à la France métropolitaine, pouvant être mises
en avant pour les indicateurs composants l’indice sont :
- la part des salariés de 15 ans et plus en emploi précaire
(hors apprentissage) (14% contre 10%),
- la part des actifs de 15-64 ans du secteur de la
fabrication de matériels de transport (4% contre 1%),
- la part des 15 ans et plus non scolarisés ayant un bas
niveau de formation (38% contre 28%),
- la part des jeunes de 15-24 ans actifs (50% contre 41%).
Les facteurs de risque pèsent différemment selon les
quartiers, témoignant des caractéristiques spécifiques
à chacun d’entre eux.
L’indice de l’impact de la crise économique sur l’emploi
le plus élevé (30) est enregistré à Sous Prefecture-Gare
et à Lolya-Les Cedres-Lactarium, alors que le plus faible
est de 13 à Magdeleine et Bouilhats.
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164LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Quelles mobilités domicile-travail quotidiennes ?
10 700 actifs travaillent à Marmande & 5 770 actifs résident à Marmande
Sainte-Bazeille 370 actifs occupés 5,4% Tonneins 240 actifs occupés 12,1% Beaupuy 330 actifs occupés 4,7% Virazeil 140 actifs occupés 7,2% Virazeil 300 actifs occupés 4,3% Sainte-Bazeille 140 actifs occupés 6,8% Tonneins 260 actifs occupés 3,7% Agen 120 actifs occupés 5,8% Fourques-sur-Garonne 230 actifs occupés 3,3% Samazan 110 actifs occupés 5,4% Montpouillan 180 actifs occupés 2,6% Bordeaux 100 actifs occupés 5,1% Seyches 180 actifs occupés 2,5% La Réole 70 actifs occupés 3,6% Castelnau-sur-Gupie 170 actifs occupés 2,5% Casteljaloux 60 actifs occupés 3,2% … …
65% des actifs travaillant à Marmande,
n'y résident pas
35% des actifs résidant à Marmande,
n'y travaillent pas
65% des actifs résidant
à Marmande, y
travaillent
Source : Insee, Fichiers détail 2018- Traitements © Compas
Lecture : En 2018, 370 actifs occupés habitant à Sainte-Bazeille viennent travailler tous les jours à Marmande, représentant 5,4% des actifs occupés à Marmande.
En 2018, 6 960 actifs viennent quotidiennement travailler à Marmande (65% de l’ensemble des actifs travaillant sur le territoire).
2 030 actifs résidant à Marmande sortent quotidiennement du territoire pour aller travailler (35% des actifs résidents de la commune).
Enfin 65% des actifs résidents sont sédentaires (3 740 au total).
Mobilités professionnelles journalières en 2018
Moyen de transport des actifs occupés
Source : Insee, RP 2013-2018 - Traitements © Compas
22,1
23,6
1,7
9,7
2,6
8,1
7,0
2,8
6,5
2,7
69,2
86,0
67,2
87,0
0% 50% 100%
Com. de rés.
Hors com. de rés.
Com. de rés.
Hors com. de rés.
2013
2018
Pas de transport
ou marche à pied
Transport en commun
Deux roues Voiture
Marmande
Lecture : En 2018, à Marmande, 67,2% des actifs travaillant sur leur commune de résidence utilisent la voiture pour se rendre à leur travail.
Le fait de travailler ou non sur sa commune de résidence
influe nécessairement sur le mode de transport utilisé
pour rejoindre son emploi. D’autant plus si l’on réside
au cœur d’une ville centre (proximité de l’emploi, réseau
de transport en commun…).
En 2018, 24% des actifs travaillant et vivant à Marmande
utilisent la marche à pied pour se rendre à leur travail,
la voiture et les transports en commun constituent les
deux moyens de transports les plus utilisés pour ceux
travaillant en dehors de la commune.
Comme dans la plupart des territoires, la voiture est le
mode de déplacement domicile/travail le plus utilisé. Or,
l’acquisition du permis est souvent difficile pour les jeunes
issus de ménages en situation de difficultés sociale et
économiques. Le acteurs en charge de lever les freins à
l’emploi doivent pouvoir accompagner ces jeunes dans
l’acquisition du permis (aide financière ciblée, mise en
place de contreparties par du temps bénévole, ...).
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165Les actifs résidents
Quels sont les niveaux de vie et les taux de
pauvreté des actifs ?
Lecture : En 2018, parmi les actifs de Marmande dont la source principale des revenus déclarés est composée d’activités salariées, les 10% les plus pauvres disposent de 937€ par mois contre 2 673€ pour les 10% les plus riches, soit un écart inter-déciles de 1 737€.
Les niveaux de vie des ménages dont la principale source de revenus est composée d’indemnités chômage sont inférieurs à ceux des salariés actifs (un niveau de vie médian de 883€ dans le cas d’indemnités chômage, et de 1 604€ pour les revenus d’activités salariées).
Répartition par décile du niveau de vie des actifs
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
1er
décile
2ème
décile
1er
quartile
3ème
décile
4ème
décile Médiane
6ème
décile
7ème
décile
3ème
quartile
8ème
décile
9ème
décile
inter-
quartiles
inter-
déciles
Salaires et traitements 937 1 122 1 220 1 307 1 455 1 604 1 755 1 937 2 063 2 208 2 673 843 1 737
Indemnités chômage 629 725 755 766 830 883 973 1 071 1 138 1 202 1 406 383 777
Revenus d'activités non salariées 764 991 1 168 1 259 1 608 2 025 2 569 3 204 3 427 3 949 5 539 2 258 4 775
Total Marmande 849 1 057 1 145 1 235 1 407 1 567 1 739 1 934 2 068 2 238 2 761 923 1 912
Montants de référence en € 2016 2017 2018
RSA personne seule 524 537 545
Seuil de pauvreté Insee à 50% 855 867 885
Seuil de pauvreté Insee officiel (à 60%) 1 026 1 041 1 063
Niveaux de vie Ecarts
Niveau de vie médian des actifs
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
1 604
883
2 025
1 683
989
2 045
1 708
1 017
2 058
1 864
1 006
2 239
0€
500€
1 000€
1 500€
2 000€
2 500€
Salaires et traitements Indemnités chômage Revenus d'activités non salariées
Marmande Val de Garonne Agglomération Lot-et-Garonne France métropolitaine
Lecture : En 2018, le niveau de vie médian des actifs de Marmande dont la source principale des revenus déclarés est composée d’activités salariées est de 1 604€.
En 2018, pour tous les territoires présentés ci-dessus, le niveau de vie médian des actifs est le plus élevé lorsque les revenus d’activités non salariées constituent la principale source des revenus déclarés, soit près de 2 025€ à Marmande.
Le niveau de vie médian des actifs est en revanche nettement moins élevé lorsque les indemnités chômage constituent la source principale des revenus déclarés, soit 883€ pour les actifs de Marmande contre 1 006€ en France métropolitaine.
© Compas septembre 2021 Portrait social
166LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Évolution des niveaux de vie médian des
actifs
Source : Insee, Filosofi 2012-2018 - Traitements ©
Compas
1 463€
936€
1 938€
1 604€
883€
2 025€
0€ 500€ 1 000€ 1 500€ 2 000€ 2 500€
Salaires et traitements
Indemnités chômage
Revenus d'activités non salariées
Niveau de vie médian en 2012
Note : il est conseillé d’interpréter avec prudence les évolutions de revenus à l’échelon local
Lecture : Entre 2012 et 2018, le niveau de vie médian des actifs de Marmande dont la source principale des revenus déclarés est
composée d’activités salariées est passé de 1 463€ à 1 604€.
Quels sont les niveaux de vie et les taux de
pauvreté des actifs ?
Taux de pauvreté des actifs
Source : Insee, Filosofi 2018 - Traitements © Compas
18
nd nd
22
9
53
nd
12
5
nd nd
5
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
Salaires et
traitements
Indemnités
chômage
Revenus d'activités
non salariées
Ensemble
population
Marmande
Pauvreté (< 1 063€) Grande pauvreté (< 885€) Très grande pauvreté (< 708€)
Lecture : En 2018, 18% des actifs de Marmande dont la source principale des revenus déclarés est composée d’activités salariées sont pauvres (au seuil de 60%).
Évolution du taux de pauvreté des actifs
18
64
nd
21 18
nd nd
22
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
Salaires et
traitements
Indemnités
chômage
Revenus d'activités
non salariées
Ensemble
population
Marmande
2013 2018
0 point -64 points 0 point +1 point
Lecture : Entre 2013 et 2018, le taux de pauvreté des actifs de Marmande dont la source principale des revenus déclarés est
composée d’activités salariées est resté stable à 18%.
Source : Insee, Filosofi 2013-2018 - Traitements ©
Compas
La pauvreté (au seuil de 60%) concerne 18% des actifs de Marmande dont la source principale des revenus déclarés est composée de salaires et traitements.
Entre 2012 et 2018, le niveau de vie médian des actifs
de Marmande dont la source principale des revenus
déclarés est composée d’activités salariées a augmenté
de 141€, passant ainsi de 1 463€ à 1 604€. A contrario,
les actifs dont les indemnités chômage constituent la
source principale de revenus ont vu leur niveau de vie
diminuer de -53€.
En 2018, les actifs dont les salaires et traitements
constituent la principale source de revenus sont moins
touchés par la pauvreté que globalement pour l’ensemble
de la population, soit des taux respectifs de 18% et 22%.
Les personnes pauvres dont les revenus proviennent principalement des salaires et traitements correspondent aux «travailleurs pauvres».
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167Les actifs résidents
Quelles inégalités dans l’accès à l’emploi ?
Répartition des 15 ans et plus non
scolarisés et sans diplôme selon le sexe
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
33,6
31,2
29,0
24,0
39,8
38,8
35,1
29,7
0% 10% 20% 30% 40% 50%
Marmande
Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne
France
métropolitaine
Hommes Femmes
Lecture : En 2018, 33,6% des hommes de 15 ans et plus non scolarisés de Marmande n’ont pas de diplôme.
Taux comparatifs des hauts niveaux de
formation
Source : Insee, RP 2013-2018 - Traitements © Compas
19,3
21,8
18,3
20,6
20,8
23,9
18,8
21,4
30% 20% 10% 0% 10% 20% 30%
2013
2018
Taux comparatifs Taux observés
Marmande
Hommes Femmes
Lecture : En 2018, 21,4% des femmes de Marmande ont un haut niveau de formation.
Une fois la structure par âge gommée, la part de hauts
niveaux de formation apparaît plus importante pour les
hommes sur Marmande (22% contre 21% pour le taux
réellement observé).
La part passe de 21% (observé) à 24% (comparatif) pour
les femmes en 2018.
Répartition des actifs occupés de 15-64
ans en CDI à temps plein
Source : Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
61,3 61,5 59,1 64,4
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
Marmande Val de Garonne
Agglomération
Lot-et-Garonne France
métropolitaine
Lecture : En 2018, 61,3% des actifs occupés de 15-64 ans de Marmande ont un emploi à temps plein sans limitation de durée (CDI).
En 2018, à Marmande, comme dans les territoires de
comparaison, les femmes sont en proportion plus
nombreuses à ne pas avoir de diplôme.
Ainsi, 40% des femmes de 15 ans et plus non scolarisées
n’ont pas de diplôme contre 34% pour les hommes.
En 2018, 61% des actifs occupés de Marmande ont un
emploi à temps plein sans limitation de durée.
Cette proportion est inférieure de 3 points à celle observée
en France métropolitaine (64%).
© Compas septembre 2021 Portrait social
168TABLEAU DÉTAILLÉ
LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Nbre en CDI à
temps plein
Part (%) parmi les
actifs occupés
Nbre en CDI à
temps plein
Part (%) parmi les
actives occupées
Centre Ville I 277 72,4 195 51,6
Garrigues-Carpette-Laurier 281 62,3 227 57,3
Centre Ville II 148 53,4 103 45,5
Magdeleine et Bouilhats 243 77,7 175 64,8
Sous Prefecture-Gare 232 59,2 202 50,4
Thivras-Coussan 213 62,7 126 45,9
Lolya-Les Cedres-Lactarium 245 61,1 259 60,4
Beyssac-Mauvezin 288 71,7 224 55,3
Marmande 1 926 65,2 1 512 54,3
Val de Garonne Agglomération 7 409 66,5 5 764 56,3
Lot-et-Garonne 38 697 62,2 32 622 55,1
France métropolitaine 9 278 329 69,5 7 358 640 58,8
données disponibles uniquement pour les communes irisées des intercommunalités
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Actifs de 15 ans ou plus occupant un emploi
Hommes Femmes
Actifs de 15-64 ans en CDI à temps plein
Source : Insee, RP Fichiers détail 2017 - Traitements © Compas
Lecture : En 2017, 1 512 femmes de 15-64 ans occupent un emploi à temps plein sans limitation de durée (CDI), soit 54,3% des femmes actives de Marmande.
© Compas septembre 2021 Portrait social
169Les actifs résidents
Quelles inégalités dans l’accès à l’emploi ?
Taux de déqualification
Source : Insee, RP Fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
25,0 25,3 25,2
20,2
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
Marmande Val de Garonne
Agglomération
Zone d'emploi de
Marmande
France métropolitaine
Lecture : En 2018, la part d’actifs de 15-64 ans de hauts niveaux de formation occupant un emploi d’employé ou d’ouvrier est de 25% à Marmande.
La déqualification concerne 25% des actifs occupés ayant un haut niveau de formation de Marmande. En effet, parmi les 1 900 actifs ayant un haut niveau de formation, 480 occupent un emploi d’ouvrier ou d’employé.
Le taux de déqualification enregistré à Marmande est supérieur de 5 points à celui observé à l’échelle de la France métropolitaine.
Taux de déqualification :
part des actifs de 15-64
ans de hauts niveaux
de formation occupant
un emploi d’employé ou
d’ouvrier.
DÉFINITION
Déqualification et déclassement
Source : Insee, RP Fichiers détail 2007- 2017 - Traitements © Compas
Nbre Taux (%) Nbre Taux (%) Nbre Taux (%) Nbre Taux (%)
Centre Ville I 42 16,9 83 27,5 55 21,2 93 29,8
Garrigues-Carpette-Laurier 52 22,1 69 33,6 71 27,9 81 37,2
Centre Ville II 29 21,5 21 14,7 47 31,0 59 32,5
Magdeleine et Bouilhats 27 19,2 55 28,2 29 20,3 76 35,0
Sous Prefecture-Gare 56 20,2 57 18,8 74 25,0 81 25,0
Thivras-Coussan 58 28,7 90 52,5 76 34,7 107 56,8
Lolya-Les Cedres-Lactarium 39 20,2 45 16,2 56 26,7 68 22,5
Beyssac-Mauvezin 32 16,3 39 15,5 44 21,3 50 19,0
Marmande 335 20,6 459 24,8 454 26,0 614 30,6
Val de Garonne Agglomération 475 21,5 1 526 25,6 630 26,6 884 32,9
Lot-et-Garonne 6 799 22,3 9 299 24,4 8 850 27,2 12 814 30,8
France métropolitaine 1 594 012 19,1 2 185 127 20,1 2 187 687 24,5 3 150 373 26,7
* part des actifs de 15-64 ans de hauts niveaux de formation occupant un emploi d'employé ou d'ouvrier parmi les actifs de hauts niveaux de formation en emploi
données disponibles uniquement pour les communes irisées des intercommunalités
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs proches de celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
** part des actifs de 15-64 ans de hauts niveaux de formation occupant un emploi d'employé ou d'ouvrier et de chômeurs de hauts niveaux de formation parmi les actifs de hauts niveaux de formation (occupant un emploi ou non)
Déqualification* Déclassement**
2007 2017 2007 2017
Lecture : En 2017, 459 actifs de 15-64 ans de haut niveau de formation de Marmande occupent un emploi d’employés ou d’ouvriers, soit un taux de déqualification de 24,8%.
© Compas septembre 2021 Portrait social
170LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Qui occupe les emplois du territoire ?
Évolution du nombre d’emplois occupés
par des actifs de 15-64 ans
10 777 10 599 10 701
0
2 000
4 000
6 000
8 000
10 000
12 000
2008 2013 2018
Marmande
Lecture : En 2018, Marmande compte 10 701 emplois occupés par des actifs de 15-64 ans.
Source : Insee, RP Fichiers détail 2008-2018 -
Traitements © Compas
90
92
94
96
98
100
102
104
2008 2013 2018
Marmande
Marmande Val de Garonne Agglomération
Zone d'emploi de Marmande France métropolitaine
Lecture : De 2008 à 2018, à Marmande, le nombre d’emplois occupés par des actifs de 15-64 ans passe de l’indice 100 à l’indice 99, il a diminué de 0,7% pendant cette période.
Source : Insee, RP Fichiers détail 2008-2018 -
Traitements © Compas
Évolution du nombre d’emplois occupés
par des actifs de 15-64 ans
(en base 100)
Comparaison de l’évolution des emplois
occupés par des actifs de 15-64 ans et
de celle de la population (en base 100)
90
92
94
96
98
100
102
104
2008 2013 2018
Actifs occupés au lieu de travail Population
Marmande
Lecture : De 2008 à 2018, le nombre d’habitants à Marmande passe de l’indice 100 à l’indice 98, il a diminué de 2,3% pendant cette période.
Source : Insee, RP Fichiers détail 2008-2018 -
Traitements © Compas
Entre 2008 et 2018, à Marmande, le nombre d’emplois
occupés par des actifs a diminué, soit 80 emplois de
moins. Ainsi, Marmande compte 10 700 emplois occupés
par des actifs de 15-64 ans en 2018.
Comme dans la zone d’emploi de Marmande, le nombre
d’emplois occupés par des actifs de 15-64 ans à
Marmande diminue entre 2008 et 2018, soit une baisse
de 1%.
A l’instar de l’évolution du nombre d’emplois occupés
par des actifs de 15-64 ans à Marmande, le nombre
d’habitants du territoire a diminué entre 2008 et 2018,
soit une baisse de 2%.
Évolution de la répartition des emplois
occupés par des actifs de 15-64 ans
selon le sexe
48,3 49,3 48,8
51,7 50,7 51,2
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
2008 2013 2018
Femmes Hommes
Marmande
5 573 5 374 5 483
5 203 5 225 5 218
Lecture : En 2018, 48,8% des emplois sont occupées par des femmes de 15-64 ans à Marmande, soit 5 218 emplois.
Source : Insee, RP Fichiers détail 2008-2018 -
Traitements © Compas
La part d’emplois occupés par des femmes actives de
15-64 ans à Marmande est resté stable entre 2008 et
2018, soit 49% d’emplois occupés par des femmes en
2018.
© Compas septembre 2021 Portrait social
171Les personnes en emploi sur le territoire
Inégalités femmes-hommes : quid de la répartition des rôles aujourd’hui ?
Les femmes consacrent moins de temps au travail
domestique sans qu’il soit davantage pris en charge
par les hommes.
En 1974, les femmes consacraient 5h32 par jour au
travail domestique quand les hommes y consacraient
seulement 2h03. Aujourd’hui, la situation a certes évolué
mais cette évolution reste marginale. En 2010, les femmes
consacrent 4h07 par jour aux tâches domestiques quand
les hommes y consacrent 2h36. Cet écart se creuse
encore à l’arrivée d’un enfant.
Cependant, l’enquête emploi du temps ne permet pas
de mesurer, la charge mentale portée par les femmes.
Celles-ci se retrouvent encore à assumer une double
journée : leur journée de travail et leur journée consacrée
au travail domestique.
Le taux d’activité des femmes rejoint celui des hommes
mais à quel prix ?
De 1975 à 2015 le taux d’activité des femmes (25-49 ans)
est passé de 59 à 84 %. Toutefois, ce taux d’activité peut
cacher aujourd’hui une forme de précarité de l’emploi,
notamment pour les femmes qui assurent une grande
partie des métiers du care (aides à domicile, femmes de
ménage, caissières…).
Les trois quarts des emplois à temps partiels sont
occupés par des femmes et 1,1 million de femmes
souhaitent travailler davantage et sont en temps partiel
subi contre 420 000 hommes. La probabilité pour une
femme non diplômée d’être en temps partiel subi plutôt
que choisi est 2,5 fois supérieure à celle d’une femme
qui dispose d’un bac, selon le Ministère du Travail. Une
grande partie des travailleurs pauvres sont des femmes
peu qualifiées.
Les écarts de salaires selon le sexe et la persistance
de déséquilibres dans la prise en charge des tâches
domestiques expliquent pour une grande part ce constat.
De plus, les femmes issues des classes populaires
songent davantage à réduire leur temps de travail en
raison du coût de la garde des enfants, quand les femmes
cadres ont davantage de revenus pour financer un mode
de garde.
Un niveau de vie en baisse suite à une séparation : un
impact fort pour les femmes des classes populaires
L’inégalité des revenus entre hommes et femmes vivant en
couple est le premier effet qui pèse sur les revenus après
une séparation. La mise en commun des ressources dans
le couple élève le niveau de vie des femmes, la séparation
met fin à cette redistribution. L’impact est massif. Si
l’on ne tient pas compte des pensions alimentaires et
des prestations sociales, le niveau de vie des femmes
baisse de 35 %, en moyenne quand celui des hommes
augmente de 24%. Les femmes de milieu populaire sont
les plus touchées : elles perdent 62 % de leur niveau de
vie initial en moyenne. Parmi les deux millions de familles
monoparentales, dans 82 % des cas ce sont des mères
seules avec enfants. Toutes les couches sociales sont
concernées, mais ces mères isolées sont en moyenne
moins diplômées et en situation de précarité.
Les sources sont présentées en Bibliographie.
Qui occupe les emplois du territoire ?
© Compas septembre 2021 Portrait social
172LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Répartition des emplois occupés par
des actifs de 15-64 ans selon la PCS et
le sexe
21,0
32,9
45,4
54,6
77,5
18,8
48,8
79,0
67,1
54,6
45,4
22,5
81,2
51,2
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Agriculteurs Artisans -
Commerçants
Cadres et prof.
intel. sup.
Prof.
intermédiaires
Employés Ouvriers Total
Femmes Hommes
Marmande
Lecture : En 2018, à Marmande, 45,4% des emplois de cadres et de professions intellectuelles supérieures sont occupés par des femmes de 15-64 ans.
Source : Insee, RP Fichiers détail 2018 - Traitements ©
Compas
Qui occupe les emplois du territoire ?
Répartition des emplois occupés par des actifs de 15-64
ans selon la PCS
6,1 7,6
9,1
6,6
10,2
9,1 8,3 18,4
27,6 23,7 21,2
26,2
28,1 27,0 26,9
27,5
27,6 29,5 29,2
19,9
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Marmande :
10 701 emplois occupés
Val de Garonne
Agglomération :
22 264 emplois occupés
Zone d'emploi de
Marmande :
34 167 emplois occupés
France métropolitaine :
25 620 452 emplois
occupés
Agriculteurs Artisans -
commer.
Cadres et prof.
intel. sup.
Prof.
intermé.
Employés Ouvriers
2 954
3 012
2 949
1 092
652
6 575
6 013
5 283
2 021
1 685
9 990
9 192
7 246
2 827
3 124
Source : Insee, RP Fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
Lecture : En 2018, 27,6% des emplois sont occupés par des ouvriers de 15-64 ans à Marmande, soit 2 954 emplois.
Évolution du nombre d’emplois occupés
par des actifs de 15-64 ans selon la PCS
(en base 100)
20
40
60
80
100
120
140
2008 2013 2018
Agriculteurs exploitants Artisans, comm., chefs d'entre.
Cadres et prof. intel. sup. Professions intermédiaires
Employés Ouvriers
Marmande
Source : Insee, RP Fichiers détail 2008-2018 -
Traitements © Compas
Lecture : De 2008 à 2018, le nombre d’emplois de cadres et professions intellectuelles supérieure occupés par des actifs de 15-64 ans à Marmande passe de l’indice 100 à l’indice 108, il a augmenté de 7,6% pendant cette période.
En 2018, on note une sur-représentation des emplois
occupés par des femmes de 15-64 ans à Marmande pour
les employés. 78% des emplois de cette catégorie sont
occupés par des femmes, soit 2 340 emplois.
A contrario, les emplois occupés par des hommes sont
sur-représentés parmi les ouvriers : 81% soit 2 400
emplois.
Au regard de la France
métropolitaine, les emplois
d’ouvriers sont sur-représentés
à Marmande, soit 28% contre
20% en France métropolitaine.
A l’inverse, on note une sous-
représentation des emplois
de cadres et professions
intellectuelles supérieures qui
représentent 10% des emplois
occupés par des actifs de 15-64
ans à Marmande.
Entre 2008 et 2018, le nombre d’emplois de cadres
occupés par des actifs de 15-64 ans à Marmande a
augmenté de 8%.
A l’inverse, le nombre d’emplois occupés par des ouvriers
est à la baisse, soit -3% sur la même période.
© Compas septembre 2021 Portrait social
173Les personnes en emploi sur le territoire
Évolution des emplois de cadres ou de
professions intellectuelles supérieures
occupés par des actifs de 15-64 ans
1 015 1 127 1 092
9,4
10,6 10,2
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
14%
16%
18%
20%
940
960
980
1 000
1 020
1 040
1 060
1 080
1 100
1 120
1 140
2008 2013 2018
Part des emplois de cadres
ou de professions intellectuelles supérieures
Nombre d'emplois de cadres ou de professions intellectelles supérieures occupés par des actifs
Marmande
Nb d'emplois de cadres Marmande (valeur affichée)
Val de Garonne Agglomération Zone d'emploi de Marmande
France métropolitaine
Lecture : En 2018, les emplois de cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 10,2% de l’ensemble des emplois occupés par des actifs de 15-64 ans à Marmande.
Source : Insee, RP Fichiers détail 2008-2018 -
Traitements © Compas
Évolution des emplois de cadres ou de
professions intellectuelles supérieures
et des emplois d’ouvriers ou d’employés
occupés par des actifs de 15-64 ans
9,4 10,6 10,2
59,1 57,7 55,8
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020
Marmande
Emplois de cadres et prof. intel. sup. occupés par des actifs
Emplois d'ouvriers ou d'employés occupés par des actifs
Lecture : En 2018, la part d’emplois d’ouvriers ou d’employés occupés par des actifs de 15-64 ans est de 55,8% à Marmande.
Qui occupe les emplois du territoire ?
Répartition des emplois occupés par
des actifs de 15-64 ans selon le secteur
d’activité
29,8
39,3
8,2
15,7
7,0
32,7
42,9
6,0
16,6
1,8
0% 10% 20% 30% 40% 50%
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
Commerce, transports et services divers
Construction
Industries manufacturière, industries
extractives et autres
Agriculture, sylviculture et pêche
Marmande Val de Garonne Agglomération
Source : Insee, RP Fichiers détail 2018 - Traitements ©
Compas
Lecture : En 2018, 32,7% des emplois occupés par des actifs de 15-64 ans le sont dans le secteur de l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale à Marmande.
Évolution du nombre d’emplois occupés
par des actifs de 15-64 ans selon le
secteur d’activité
+0,4%
-0,4%
+3,1%
+10,6%
-29,5%
+2,2% +2,3%
-5,9% -4,8% -7,3%
-35%
-30%
-25%
-20%
-15%
-10%
-5%
0%
5%
10%
15%
Administration publique,
enseignement, santé
humaine et action sociale
Commerce, transports et
services divers
Construction Industries manufacturière,
industries extractives et
autres
Agriculture, sylviculture et
pêche
Marmande France métropolitaine
+13 -18 +19 +170 -82
Evol.
2013-2018
Source : Insee, RP Fichiers détail 2013-2018 -
Traitements © Compas
Lecture : Entre 2013 et 2018, le nombre d’emplois occupés par des actifs de 15-64 ans dans le secteur du commerce, des transports et des services divers a stagné à Marmande.
Source : Insee, RP Fichiers détail 2008-2018 -
Traitements © Compas
En 2018, les 1 090 emplois de cadres ou de professions
intellectuelles supérieures occupés par des actifs de
15-64 ans à Marmande représentent 10% des emplois.
A titre de comparaison, cette part était de 9% en 2008.
Entre 2008 et 2018, à Marmande, la part d’emplois de
cadres ou de professions intellectuelles supérieures
occupés par des actifs de 15-64 ans a augmenté de
1 point. L’évolution est différente concernant les emplois
d’ouvriers ou d’employés : leur part parmi l’ensemble
des emplois diminue.
Le secteur du commerce, transports et services divers
est celui qui regroupe le plus grand nombre d’actifs
occupés travaillant à Marmande : 43% des actifs soit
4 590 personnes.
Le secteur du commerce et des transports, qui concentre
le plus d’actifs occupés à Marmande, a vu son nombre
d’actifs rester stable entre 2013 et 2018.
© Compas septembre 2021 Portrait social
174LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Taux de polarisation de l’emploi des 15-64 ans
1,85
1,02
0,94
0,98
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0
Marmande
Val de Garonne
Agglomération
Zone d'emploi de
Marmande
France
métropolitaine
Lecture : En 2018, le taux de polarisation de l’emploi des 15-64 ans est de 1,85 à Marmande.
Source : Insee, RP Fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
Taux de polarisation de l’emploi des 15-64 ans selon la PCS
41
652
1 092
2 949 3 012 2 954
1,08
1,62
1,76
2,02
1,75
1,93
0,00
0,50
1,00
1,50
2,00
2,50
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
3 500
Agriculteurs
exploitants
Artisans,
commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres et prof.
intel. sup.
Prof.
intermédiaires
Employés Ouvriers
Taux de polarisation
Nombre d'emplois occupés par des actifs de 15-64 ans
Emplois occupés par des actifs Taux de polarisation
Marmande
Lecture : En 2018, le taux de polarisation des emplois d’ouvriers est de 1,75 à Marmande.
Qui occupe les emplois du territoire ?
Source : Insee, RP Fichiers détail 2018 - Traitements © Compas
Taux de polarisation de l’emploi : rapporte le
nombre d’emplois situés sur la commune, au
nombre d’actifs occupés (ayant un emploi)
résidant sur la commune.
Un taux proche de zéro caractérise une
commune résidentielle, qui ne dispose que
de très peu d’emplois. Un taux nettement
supérieur à 1 caractérise une ville qui
attire chaque jour un nombre élevé d’actifs
occupés.
Il y a équilibre lorsque le taux est égal à un.
Dans ce cas, les départs quotidiens vers le
lieu de travail sont équivalents en volume
aux arrivées quotidiennes d’actifs occupés,
ou tous les emplois sont occupés par des
actifs de la commune (pas de départs et
pas d’arrivées).
DÉFINITION
Avec 5 770 actifs occupés vivant à Marmande et 10 700 emplois
occupés par des actifs de 15-64 ans, le territoire enregistre un
taux de polarisation de 1,85. Cela est supérieur au taux enregistré
par Val de Garonne Agglomération.
L’emploi de professions intermédiaires enregistrent le plus fort taux de polarisation, soit 2,02. En effet, 1 460 actifs occupés vivant à Marmande appartiennent à cette catégorie quand le territoire dispose de 2 950 emplois occupés par des actifs de 15-64 ans dans cette même catégorie.
© Compas septembre 2021 Portrait social
175Les personnes en emploi sur le territoire
Baromètre - L’indice de développement des territoires
Les indicateurs permettant de décrire les territoires sont
nombreux. Ils peuvent concerner le logement, la relation
à l’emploi, le niveau de vie, l’accès aux services, la
mobilité, la démographie... Nous avons choisi d’analyser
seulement trois indicateurs et de les agréger afin d’en
faciliter la lecture.
Ces trois indicateurs couvrent les dimensions suivantes :
- le niveau de formation : il s’agit ici d’un indicateur qui
permet d’approcher l’accès à la formation (donc pour une
part l’accès et l’usage de services publics), la potentialité
des habitants à accéder à l’emploi (la formation étant
un indicateur déterminant au regard du chômage), la
participation à la vie citoyenne (les partis, les élus, la
vie associative – à l’exception importante d’une partie
de la vie associative sportive – sont dominés par des
personnes ayant un niveau de formation important,
souvent au-delà du bac). Nous avons donc retenu la part
des hauts niveaux de formation (Bac+2 et plus) parmi
la population ayant achevé ses études. Cet indicateur
permet d’estimer le capital social d’un territoire.
- Le niveau de revenu des habitants des territoires offre
une lecture essentielle soit de la pauvreté, soit des
capacités économiques de ses habitants à consommer.
Le niveau de revenu est aussi lié soit à un capital
économique important, soit à une activité économique
rémunératrice. Nous avons retenu le revenu médian par
unité de consommation qui nous permet d’approcher le
niveau de vie des habitants du territoire.
- La participation à la vie économique est aussi liée à la
production que chacun d’entre nous peut faire au sein de
la société. Cette production est liée à notre implication
dans le système d’échange (force de travail contre
rémunération). La part de notre vie à cette fonction est
de plus en plus élastique : pour certains le travail peut
commencer très rapidement (ce qui est le cas pour
beaucoup de jeunes dans les quartriers prioritaires),
pour d’autres le travail peut commencer tardivement
(après des études par exemple) ou alors se terminer bien
après 60 ans. Nous avons donc retenu une tranche d’âge
se limitant à la période située entre 25 et 54 ans qui est
la tranche d’âge où la très grande partie des actifs va
être en situation de production. L’indicateur permet de
définir la part de la population active occupée (c’est-à-
dire la population occupant réellement un emploi) âgée
de 25 à 54 ans. Ainsi, plus l’indicateur est important et
plus la population est impliquée dans la vie active et
inversement, plus l’indicateur est faible et moins il y a
d’actifs occupés.
Indice de développement des territoires : cet
indice©Compas est basé sur la mesure de l’écart
entre la France et chacun des territoires. Chacun des
trois indicateurs tient ensuite compte de la valeur
moyenne de l’indicateur au niveau national (car il y
a des pourcentages et pour le revenu une dimension
monétaire). Ainsi, quand la valeur est inférieure à zéro,
cela signifie qu’au regard des trois indicateurs il y a
une situation globalement plus défavorable pour ce
territoire au regard de l’ensemble de la France, même
s’il se peut qu’un des indicateurs soit mieux positionné.
DÉFINITION
© Compas septembre 2021 Portrait social
176LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Baromètre - L’indice de développement des territoires
Détail des facteurs de l’indice de développement des territoires
Source : Insee, RP 2017 & Filosofi 2018 - Traitements © Compas
Revenu
médian
déclaré
Nbre Part (%) Nbre Part (%) €
Centre Ville I -72 549 69,7 431 26,2 1 379
Garrigues-Carpette-Laurier -102 560 76,8 309 14,6 1 648
Centre Ville II -190 370 50,6 226 14,7 1 030
Magdeleine et Bouilhats -38 427 84,3 298 21,5 1 828
Sous Prefecture-Gare -79 543 70,8 437 24,4 1 394
Thivras-Coussan -156 439 61,1 212 14,0 1 268
Lolya-Les Cedres-Lactarium -95 572 68,5 374 19,8 1 520
Beyssac-Mauvezin -36 530 79,3 419 23,8 1 761
Marmande -95 3 990 69,5 2 705 19,8 1 505
Val de Garonne Agglomération -85 15 901 77,1 8 795 18,9 1 587
Lot-et-Garonne -65 89 863 78,2 55 759 21,7 1 619
France métropolitaine Référence = 0 19 659 550 79,8 14 259 331 30,2 1 803
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs inférieures à celle de Marmande
Valeurs supérieures à celle de Marmande
Actifs occupés
de 25-54 ans
Hauts niveaux de formation
parmi les 15 ans et plus
non scolarisés
Indice de
développement
des territoires
Indice de développement des territoires
Source : Insee, RP 2017 & Filosofi 2018 - Traitements ©
Compas
0
50
100
Actifs occupés de
25-54 ans
Hauts niveaux de
formation
Revenu médian
déclaré
Val de Garonne Agglomération France métropolitaine Marmande
Lecture : Le revenu médian déclaré de Marmande est 0,8 fois moins élevé que celui de la France métropolitaine.
Lecture : L’indice de développement des territoires de Marmande est de -95.
L’indice de développement des territoires est inférieur de
95 à Marmande par rapport à la France métropolitaine :
la situation y est donc moins favorable qu’en moyenne
nationale.
En effet, tous les indicateurs composant l’indice à
Marmande sont sous-représentés par rapport à ceux
observés en France métropolitaine.
Les facteurs de fragilités pèsent différemment selon les
quartiers, témoignant des caractéristiques spécifiques
à chacun d’entre eux, même si à Marmande, tous les
quartiers sont négatif et donc moins favorable qu’en
moyenne nationale.
Les indices de développement des territoires les
moins faibles sont enregistrés à Beyssac-Mauvezin et
Magdeleine et Bouilhats (respectivement -36 et -38).
Par contre, l’IDT est largement négatif dans le Centre
Ville II (-190) où la situation est donc très défavorable
par rapport à la moyenne nationale.
© Compas septembre 2021 Portrait social
177Les établissements
Nombre d’établissements
Nombre
d'établissements
actifs
Nombre
d'établissements
participant au système
productif
Part pour
1000 habitants (‰)*
Marmande 3 355 2 592 147,8
Val de Garonne Agglomération 10 368 8 222 136,5
Zone d'emploi de Marmande 19 231 15 424 151,8
France métropolitaine 11 191 590 8 862 631 136,7
*Insee RP 2018
Lecture : Marmande compte 3 355 établissements actifs au 1er janvier 2020 dont 2 592 participant au système productif, soit 147,8 établissements participant au système productif pour 1 000 habitants.
Source : Sirene, 1er janvier 2020 & Insee, RP 2018 - Traitements ©
Compas
Répartition des établissements productifs selon le
secteur d’activité
5,5 5,7
8,8
26,9
1,4
5,5
1,8
13,1 14,2
17,2
19,4
6,8
9,9
21,6
1,1
4,0
1,5
10,4 10,6
14,8
0.0
0.5
1.0
1.5
2.0
2.5
3.0
Sect. 1 Sect. 2 Sect. 3 Sect. 4 Sect. 5 Sect. 6 Sect. 7 Sect. 8 Sect. 9 Sect. 10
Marmande Val de Garonne Agglomération
Lecture : Le secteur du Commerce, du transport,
de l’hébergement et de la restauration regroupe
26,9% des établissements participant au système
productif à Marmande en 2020.
Quels sont les emplois du territoire ?
Source : Sirene, 1er janvier 2020 - Traitements © Compas
Le répertoire Sirene contient toutes
les entreprises actives à la création
du répertoire et celles créées depuis.
Pour les personnes morales de droit
public et les administrations, le
répertoire est exhaustif depuis 1983.
L’intégration complète du secteur
privé agricole date de 1993.
L’établissement est une unité de
production géographiquement
individualisée, mais juridiquement
dépendante de l’unité légale. Il produit
des biens ou des services : ce peut
être une usine, une boulangerie,
un magasin de vêtements, un des
hôtels d’une chaîne hôtelière, la «
boutique » d’un réparateur de matériel
informatique...
L’établissement, unité de production,
constitue le niveau le mieux adapté
à une approche géographique de
l’économie.
Établissement participant au système
productif : Le caractère productif se
rapproche de la notion du caractère
marchand de la comptabilité
nationale. Les établissements de
codes NAF 68.20A et 68.20B (location
de logements, location de terrains et
d’autres biens immobiliers) ont ainsi
été enlevés.
DÉFINITIONS
Sect. 1 Agriculture, sylviculture et pêche
Sect. 2 Industrie manufacturière, industries extractives et autres
Sect. 3 Construction
Sect. 4 Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
Sect. 5 Information et communication
Sect. 6 Activités financières et d'assurance
Sect. 7 Activités immobilières
Sect. 8 Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs
Sect. 9 Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
Sect. 10 Autres activités de services
A Marmande, la répartition des établissements productifs montre une part plus importante du secteur du commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration par rapport aux autres secteurs (27% des établissements productifs). Viennent ensuite les secteurs des autres activités de services (17%), de l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale (14%) et des activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs (13%).
Pour Val de Garonne Agglomération, c’est également le secteur du commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration qui compte le plus d’établissements productifs.
Au 1er janvier 2020, Marmande compte 3 355 établissements actifs dont 2 592 participant au système productif (soit 77% des établissements). Marmande compte ainsi 148 établissements participant au système productifs pour 1000 habitants. Pour comparaison, ce taux est de 137‰ pour Val de Garonne Agglomération, 152‰ pour Zone d’emploi de Marmande et de 137‰ pour la France métropolitaine.
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178LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
0
50
100
150
200
250
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Marmande Val de Garonne Agglomération Zone d'emploi de Marmande France métropolitaine
Lecture : De 2000 à 2019, le nombre de créations d’établissements participant au système productif à Marmande passe de l’indice 100 à l’indice 120, il a augmenté de 20,5% pendant cette période.
Source : Sirene, 1er janvier 2020 - Traitements © Compas
Quels sont les emplois du territoire ?
Évolution des créations d’établissements productifs
depuis le début des années 2000 (en base 100)
Création d’établissement : depuis le
1er janvier 2007, la notion de création
d’établissement correspond à la mise
en œuvre de nouveaux moyens de
production, en cohérence avec la
notion de création d’entreprise
qui s’appuie sur un concept
harmonisé au niveau européen
pour faciliter les comparaisons.
Les créations d’établissements
correspondent aux établissement du
répertoire Sirene qui enregistrent un
début d’activité relevant de l’un des
cas suivants :
1) l’immatriculation d’un nouvel
établissement avec création d’une
nouvelle combinaison de facteurs de
production ;
2) le cas où l’établissement redémarre
une activité après une interruption de
plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle
immatriculation dans Sirene mais
reprise de l’ancien numéro Siret,
en général pour un entrepreneur
individuel) ;
3) le cas où l’établissement redémarre
une activité après une interruption de
moins d’un an, mais avec changement
d’activité ;
4) la reprise par un établissement
nouvellement immatriculé de tout
ou partie des activités et facteurs de
production d’un autre établissement
lorsqu’il n’y a pas de continuité
économique entre la situation du
cédant et celle du repreneur.
On considère qu’il n’y a pas continuité
économique de l’établissement si,
parmi les trois éléments suivants,
au moins deux sont modifiés lors de
la reprise : l’unité légale contrôlant
l’établissement, l’activité économique
et la localisation.
DÉFINITION
A l’échelle nationale, l’évolution de la création d’établissements productifs montre une accélération à partir de 2009. Cela correspond au début de l’auto-entreprise. Aujourd’hui, près d’une création d’entreprise sur deux est une auto-entreprise. Il est également à noter qu’en période de crise, il y a souvent plus de création de petites entreprises.
A Marmande, 206 établissements ont été créés en 2019, contre 171 en 2000, soit 35 créations d’établissements en plus entre les deux années (+20%). Sur la dernière année, la création d’établissement s’est ralentie sur le territoire (32 créations en moins).
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179Les établissements
Établissements de l’Économie Sociale et Solidaire
Nombre
Part parmi
les établissements
actifs (%)
Part pour 1000
habitants* (‰)
Nombre de créations
d'établissements ESS en
2019
Part de créations
d'établissements
ESS** en 2019(%)
Marmande 383 11,4 21,8 9 4,4
Val de Garonne Agglomération 1 097 10,6 18,2 27 3,8
Zone d'emploi de Marmande 2 026 10,5 19,9 56 4,5
France métropolitaine 1 078 009 9,6 16,6 33 257 3,6
*Insee RP 2018
** Nombre de créations d'établissements ESS parmi l'ensemble des créations d'établissements
Etablissements de l'économie
sociale et solidaire
Lecture : L’Economie Sociale et Solidaire regroupe 383 établissements à Marmande en 2020, soit 11,4% de l’ensemble des établissements actifs. Cela représente 21,8 établissements ESS pour 1000 habitants. 9 établissements ESS ont été créés en 2019, soit 4,4% de l’ensemble des créations d’établissements.
Source : Sirene 1er janvier 2020 & Insee, RP 2018 - Traitements © Compas
Répartition des établissements de l’ESS selon le secteur d’activité
35,2
6,3
23,8
7,0
8,1
0,8
7,6
1,8
1,0
3,7
0,3
3,4
1,0
35,8
5,6
25,3
5,0
6,4
1,5
7,1
1,2
1,2
2,6
0,9
4,7
2,6
0% 10% 20% 30% 40%
Activités des organisations associatives
Activités créatives, artistiques et de spectacle
Activités sportives, récréatives et de loisirs
Enseignement
Action sociale sans hébergement
Hébergement médico-social et social
Activités spécialisées, scientifq tech. et activités srvc admin.
Admini.publique et santé humaine
Autres activités de services
Activités financières et d'assurance
Information et communication
Commerce gros et détail, transports, hébergement et restauration
Autres activités
Marmande Val de Garonne Agglomération
Lecture : Les activités des organisations associatives représentent 35,2% des établissements de l’ESS à Marmande en 2020.
Quels sont les emplois du territoire ?
Source : Sirene 1er janvier 2020 - Traitements © Compas
La loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 définit officiellement le périmètre de l’économie sociale et solidaire (ESS). Celle-ci comprend les quatre familles traditionnelles en raison de leur régime juridique (associations, fondations, coopératives et mutuelles) et inclut une nouvelle catégorie, les entreprises de l’ESS, adhérant aux mêmes principes : - poursuivre un but social autre que le seul partage des bénéfices ; - une lucrativité encadrée (notamment des bénéfices majoritairement consacrés au maintien et au développement de l’activité) ;
- une gouvernance démocratique et participative.
La variable ESS des établissements du fichier Sirene définit un champ plus large que la liste affichée par le CNCRES (Conseil National des Chambres Régionales de l’Economie Sociale), qui se restreint aux entreprises employeuses de l’ESS.
DÉFINITION
En 2020 à Marmande, 35% des établissements de l’ESS concernent le secteur des activités des organisations associatives. Viennent ensuite les secteurs des activités sportives, récréatives et de loisirs (24%) puis de l’action sociale sans hébergement (8%). Sur Val de Garonne Agglomération, c’est également le secteur des activités des organisations associatives qui est le plus représenté (36%).
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180Bibliographie
Bibliographie
Migrants : Comment mesurer l’évolution des
populations migrantes qui arrivent sur le territoire ?
https://www.insee.fr/
https://www.amnesty.fr/
https://www.irdes.fr/
https://rm.coe.int/
Air Bnb : Quels impact d’Air BnB sur l’offre de
logement ?
Insee Analyse n°33 – Février 2017
T. Aguilera, F. Artioli, C. Colomb, auteurs de « Les Villes
contre Airbnb ? » in Gouverner la ville numérique (PUF, 2019)
http://insideairbnb.com/
https://www.insee.fr/fr/
https://www.academia.edu
https://www.airbnb.fr/
Précarité énergétique : Comment mesurer la précarité
énergétique ?
ONPE – 2019 Etude thématique
ONPE – 2018 Tableau de bord de la précarité énergétique
https://www.precarite-energie.org (1)
https://www.precarite-energie.org (2)
https://onpe.org
Quelles sont les tendances et modalités de vente des
logements sociaux ?
https://www.ouest-france.fr
https://www.dossierfamilial.com
Stages de troisième : inégalités sociales et
territoriales à l’oeuvre
INJEP Analyses et Synthèses – Février 2018 n°10
https://injep.fr
https://www.inegalites.fr
Familles recomposées : quelle évolution ? quels
besoins sociaux ?
Centre d’observation de la société - Mai 2017
Insee Première n°1788 – Janvier 2020 (données 2018)
DREES Etudes et résultats n°0947 – Janvier 2016
Insee Première n°1788 – Janvier 2020 (données 2018)
« De plus en plus de familles recomposées », Centre
d’observation de la société, 15/05/2017 http://www.
observationsociete.fr
« En 2018, 4 millions d’enfants mineurs vivent avec un seul
de leurs parents au domicile », INSEE Première, janvier 2020,
n°1788 http://www.lecompas.fr
« Petites surfaces, surpeuplement, habitat dégradé :
des conditions de logement plus difficiles après une
séparation », DREES : Etudes et résultats, janvier 2016,
n°0947 https://drees.solidarites-sante.gouv.fr
Espérance de vie : Quelle évolution ? Quelle disparité
entre les profils ?
Observatoire de la société – Janvier 2020
DRESS - Octobre 2019 n°1127
Insee Première - Février 2018 n°1687
Centre d’observation de la société – Avril 2020 et Février
2015
http://www.observationsociete.fr (1)
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr
http://www.observationsociete.fr (2)
http://www.observationsociete.fr (3)
L’activité des seniors : Quelle évolution de l’âge
de départ à la retraite ? Quelle disparité selon les
profils ?
CNAV - Rapport du Conseil d’orientation des retraites -
Novembre 2019
Insee Focus n°119 – Juillet 2018
« Les retraités et la retraite » Panoramas de la DREES 2019
– Insee première n° 1372 octobre 2018
https://www.cor-retraites.fr
https://www.insee.fr (1)
https://www.insee.fr (2)
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr
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181Bibliographie
Bibliographie
Le non recours aux droits et aux services : quel public
est concerné et pour quelles raisons ?
Philippe Warin La vie des idées – Juin 2010 et Septembre
2012
Observatoire du non recours (ODENORE)
Défenseur des droits – Avril 2017
Baromètre DJEPVA sur la jeunesse réalisé par l’INJEP et le
CREDOC – 2019
Philippe WARIN, « Ceux qui ne demandent rien »,
Alternatives économiques, Hors-série n °56, Septembre
2012 https://www.alternatives-economiques.fr
Philippe WARIN, « Qu’est-ce que le non recours aux droits
sociaux », La vie des idées, Juin 2010 https://laviedesidees.
fr
Philippe WARIN, « Ce que demande la non-demande », La vie
des idées, Octobre 2018 https://laviedesidees.fr
DEFENSEUR DES DROITS, « Relations des usagers et
usagères avec les services publics : le risque du non-
recours », Enquête sur l’accès aux droits, Volume 2, Avril
2017 http://www.lecompas.fr
La pauvreté : différence entre pauvreté ressentie et
mesurée ?
Rapport sur la pauvreté en France 2018 – Observatoire des
inégalités
Insee Chiffres clés
Insee résultat : Pauvreté en conditions de vie de 2004 à
2017 - avril 2019
https://www.insee.fr (1)
https://www.insee.fr (2)
La très grande précarité : quels sont les différents profils
de population concernée ?
Observatoire des inégalités – Décembre 2019
Centre d’observation de la société – Avril 2019 ; Mai 2018 ;
Août 2017 ; novembre et janvier 2015
https://www.inegalites.fr
http://www.observationsociete.fr (1)
http://www.observationsociete.fr (2)
http://www.observationsociete.fr (3)
http://www.observationsociete.fr (4)
http://www.observationsociete.fr (5)
http://www.observationsociete.fr (6)
http://www.caf.fr
Inégalités femmes-hommes : quid de la répartition
des rôles aujourd’hui ?
Enquête Emploi du temps réalisée par l’INSEE 1974-1975 et
2009- 2010
Centre d’observation de la société – Juillet et novembre
2019
Centre d’observation de la société – Juin 2016 et novembre
2017
https://www.insee.fr
http://www.observationsociete.fr (1)
http://www.observationsociete.fr (2)
http://www.observationsociete.fr (3)
http://www.observationsociete.fr (4)
Introduction des chapitres
Familles : Tableaux de l’économie française 2019, Ménages
– Familles, INSEE / Territoires du social, n°518, Mai 2021
Enfants : INJEP Analyses et Synthèses – Février 2018 n°10
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182Lexique
Lexique
A
L’allocation pour adulte handicapé (AAH) permet de
garantir un revenu minimum aux personnes handicapées
de plus de 20 ans (ou de plus de 16 ans, si il n’est plus
considéré comme étant à charge pour le bénéfice des
prestations familiales.) et jusqu’à l’âge minimum légal
de départ à la retraite en cas d’incapacité de 50 % à 79 %.
Ce droit est ouvert dès lors que la personne handicapée
ne peut prétendre à un avantage vieillesse, invalidité ou
rente d’accident du travail d’un montant au moins égal
à celui de l’AAH.
Actifs : La population active regroupe les actifs ayant
un emploi et les chômeurs. Ne font pas partie de la
population active les personnes qui, bien que s’étant
déclarées au chômage, précisent qu’elles ne recherchent
pas d’emploi.
Actifs occupés : Population active ayant un emploi (ou
actifs ayant un emploi). Au sens du recensement, la
population active ayant un emploi (ou les actifs ayant un
emploi) comprend les personnes qui déclarent être dans
une des situations suivantes : - exercer une profession
(salariée ou non), même à temps partiel ; - aider une
personne dans son travail (même sans rémunération) ; -
être apprenti, stagiaire rémunéré ; - être chômeur tout en
exerçant une activité réduite ; - être étudiant ou retraité
tout en occupant un emploi.
Âge atteint : L’âge est la durée écoulée depuis la
naissance. L’âge par génération (ou âge atteint dans
l’année ou encore âge en différence de millésimes) est
la différence entre l’année de collecte de l’information
et l’année de naissance.
Âge révolu : L’âge est la durée écoulée depuis la naissance.
L’âge en années révolues est l’âge atteint au dernier
anniversaire
Allocataires Caf : Les allocataires des Caisses d’Allocations
Familiales sont les personnes qui perçoivent au moins
une allocation au regard de leur situation familiale et/
ou monétaire. La notion d’allocataire est une notion
de foyer (à rapprocher des ménages au sens Insee) et
non d’individu. Ainsi, compter des allocataires signifie
compter des foyers constitués de personnes seules ou
de plusieurs personnes (familles). Les Caf gèrent deux
types de prestations : - Les prestations légales, dont
les barèmes et les conditions d’attribution sont fixés
nationalement (ex : allocations familiales, allocation
logement, etc..) - Des aides d’action sociale (aides
financières individuelles, interventions de travailleurs
sociaux, …), gérées par chacune des Caf et dont les
conditions d’attribution sont spécifiques à chaque caisse.
Les données disponibles concernent uniquement les
bénéficiaires de prestations légales.
B
Bas niveaux de formation : Sont considérées comme de
bas niveaux de formation les personnes de 15 ans et
plus non scolarisées, n’ayant aucun diplôme, ou ayant
un Certificat d’études primaires, un Bepc ou un brevet
des collèges. La population scolarisée est exclue.
C
Catégorie de demandeurs d’emplois A ; B ; C :
Catégorie A : demandeurs d’emploi tenu de faire des
actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi
Catégorie B : demandeurs d’emploi tenu de faire des actes
positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité
réduite courte (78 heures ou moins au cours du mois)
Catégorie C : demandeurs d’emploi tenu de faire des actes
positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité
réduite courte (plus de 78 heures au cours du mois)
Chômeurs : Il existe deux définitions du chômage. La
première est celle de l’Insee, qui utilise les normes du
Bureau international du travail. Un chômeur est une
personne âgée de plus de 15 ans, qui n’a pas travaillé
la semaine de référence de l’enquête (même une
heure),se trouve disponible dans les 15 jours et recherche
activement un emploi. La seconde est celle du ministère
de l’emploi : elle comptabilise les demandeurs d’emploi
enregistrés par Pôle emploi dans différentes catégories.
Il s’agit donc d’une définition administrative.
Pôle emploi enregistre les demandeurs d’emploi en trois
principales catégories :
- catégorie A : tous les demandeurs d’emploi n’ayant
exercé aucune activité le mois précédent (1). C’est la
catégorie de base, la plus commentée.
- catégorie B : demandeurs d’emploi ayant exercé une
activité réduite, moins de 78 heures le mois précédent.
- catégorie C : demandeurs d’emploi ayant travaillé plus
de 78 heures le mois précédent.
(1) Le « mois précédent » ne signifie pas que ces personnes
exercent régulièrement une telle activité.
Clap (Connaissance Locale de l’Appareil Productif) :
système d’information alimenté par différentes sources
dont l’objectif est de fournir des statistiques localisées
au lieu de travail jusqu’au niveau communal, sur l’emploi
salarié et les rémunérations pour les différentes activités
des secteurs marchand et non marchand.
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183Lexique
Lexique
Contrats précaires : Sont considérés comme contrats
précaires les contrats à durée déterminée, les contrats
d’intérim, les emplois aidés, les apprentis et les stagiaires
rémunérés. La part des salariés en contrats précaires
donne une indication de la stabilité d’accès à l’emploi
de la population salariée résidant sur le territoire.
La Complémentaire Santé Solidaire (C2S ou CSS)
a remplacé la Couverture Maladie Universelle -
Complémentaire (CMUC-C) et l’Aide au paiement d’une
Complémentaire Santé (ACS) le 1er novembre 2019.
Son objectif reste le même : aider les personnes aux
ressources modestes dans leurs dépenses de santé.
La C2S est reconduite automatiquement chaque année
pour les allocataires du RSA et du minimum vieillesse
(ASPA), contrairement à la CMU-C.
D
Déciles : Si l’on ordonne une distribution de salaires, de
revenus, de patrimoine, de niveaux de vie…, les déciles
(au nombre de 9 : de D1 à D9) sont les valeurs qui la
partagent en 10 sous-populations d’effectifs égaux. Le
1er décile (resp. 9e décile) est le seuil en dessous (resp.
au-dessus) duquel se situent les 10% des ménages (ou
personnes) ayant le plus faible (resp. haut) salaire, revenu,
patrimoine, niveau de vie…
Densité médicale : La densité médicale est le ratio qui
rapporte les effectifs de médecins (omnipraticiens,
spécialistes...) à la population d’un territoire donné. La
densité médicale s’exprime en nombre de médecins (par
exemple) pour 100 000 habitants.
E
L’écart interdécile est la différence entre le neuvième
et le premier décile, le plus souvent exprimée en euros
par mois. Le neuvième décile est le revenu le plus faible
des 10% les plus aisés, le premier décile est le revenu le
plus élevé des 10% les plus pauvres.
Emplois stables : Nous considérons en emploi stable
les salariés à temps complet et sans limitation de durée
(CDI ou fonction publique).
F
Une famille monoparentale est constituée d’un adulte
isolé ayant la charge d’un ou plusieurs enfant(s). L’adulte
est dans 90% des cas la mère. Par « enfant » on entend
les personnes à charge âgées de moins de 25 ans. On
ne considère que les enfants célibataires.
Une famille nombreuse est une famille comprenant au
moins trois enfants de moins de 25 ans.
H
Hauts niveaux de formation : Sont considérées comme
de hauts niveaux de formation les personnes de 15 ans
et plus non scolarisées, de niveau bac + 2 et plus. La
population scolarisée est exclue.
I
Impôts directs : Ensemble des impôts sur le revenu des
personnes physiques (IRPP), taxe d’habitation (TH),
contribution sociale généralisée (CSG), contribution à
la réduction de la dette sociale (CRDS), prélèvement
libératoire sur valeurs mobilières et autres prélèvements
sociaux sur les revenus du patrimoine.
L’indice de vieillissement des générations âgées rapporte
la population âgée de 60 à 74 ans à la population âgée
de 75 ans et plus. Cet indicateur permet d’appréhender,
sans réaliser de projections de populations, l’évolution
programmée de la population âgée et ainsi le vieillissement
à venir de la population. En effet, le rapport entre ces
deux générations donne une idée du remplacement des
générations pour la décennie suivante. Plus ce rapport
est élevé, plus la génération des 60-74 ans est importante
par rapport à la génération des 75 ans et plus, et plus
la population des personnes âgées est susceptible
d’augmenter dans la décennie à venir. Et inversement,
plus ce rapport est faible, plus la population des 75 ans
et plus est susceptible de diminuer dans la décennie
à venir. Cet indicateur est surtout significatif pour les
comparaisons entre territoires. En effet, il ne prend pas en
compte les taux de mortalité (l’intégralité de la génération
des 60-74 ans n’atteindra pas l’âge de 75 ans et plus), ni
les migrations susceptibles d’intervenir sur la décennie.
Il doit être considéré avant d’autant plus de précautions
si le territoire comprend des structures d’accueil des
personnes âgées.
Indice de chômage estimé : demandeurs d’emploi en fin
de mois de catégorie A rapportés à l’ensemble des actifs
Intensité de la pauvreté : L’intensité de la pauvreté (ou «
poverty gap ») est un indicateur qui permet d’apprécier à quel
point le niveau de vie de la population pauvre est éloigné
du seuil de pauvreté. L’Insee mesure cet indicateur comme
l’écart relatif entre le niveau de vie médian de la population
pauvre et le seuil de pauvreté. Plus cet indicateur est élevé
et plus la pauvreté est dite intense, au sens où le niveau de
vie des plus pauvres est très inférieur au seuil de pauvreté
Iris signifie « Ilots regroupés pour l’information
statistique ». C’est la plus petite division territoriale
statistique définie par l’Insee. Un Iris résidentiel
regroupe toujours environ 2 000 habitants. En ville, un
Iris correspond à peu près à l’idée la plus commune du
« quartier ». Il peut être de superficie très différente selon
la densité de population.
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184Lexique
Lexique
L
Les logements du secteur social selon l’Insee, sont :
- les logement appartenant à des organismes HLM
(Habitation à loyer modéré) ou à d’autres bailleurs de
logements sociaux (par exemple, logements détenus
par les sociétés immobilières d’économie mixte - SEM)
et qui sont soumis à la législation HLM pour la fixation
de leur loyer ;
- les logements en dehors du champ des organismes
de HLM mais pratiquant un loyer HLM. Remarque : Les
logements-foyers, les résidences pour personnes âgées
ou handicapées ne font partie des logements du secteur
social.
Un logement vacant est un logement inoccupé se trouvant
dans l’un des cas suivants : - proposé à la vente, à la
location ; - déjà attribué à un acheteur ou un locataire
et en attente d’occupation; - en attente de règlement de
succession ; - conservé par un employeur pour un usage
futur au profit d’un de ses employés ; - gardé vacant et
sans affectation précise par le propriétaire (exemple un
logement très vétuste...)
M
Médiane : Si l’on ordonne une distribution de salaires, de
revenus, de patrimoine, de niveaux de vie…, la médiane (D5
ou Q2) partage la population en deux sous-populations
égales.
Un ménage, au sens du recensement de la population,
désigne l’ensemble des personnes qui partagent la
même résidence principale, sans que ces personnes
soient nécessairement unies par des liens de parenté.
Un ménage peut être constitué d’une seule personne.
Le nombre de ménages et le nombre de résidences
principales sont égaux.
Remarque : les personnes vivant dans des habitations
mobiles, les mariniers, les sans-abris, et les personnes
vivant en communauté (foyers de travailleurs, maisons de
retraite, résidences universitaires, maisons de détention...)
sont considérées comme vivant hors ménage.
Les minima sociaux visent à assurer un revenu minimal à
une personne (ou à sa famille) en situation de précarité.
Ce sont des prestations sociales non contributives,
c’est-à-dire qu’elles sont versées sans contrepartie de
cotisations. Le système français de minima sociaux
comporte divers dispositifs dont un spécifique aux
départements d’outre-mer (Dom). Le RSA qui vise à
lutter contre les exclusions est un des plus connus.
Les autres allocations visent des publics spécifiques
confrontés à un risque de grande pauvreté, par exemple :
- les chômeurs de très longue durée, avec l’allocation
de solidarité spécifique (ASS) pour ceux ayant épuisé
leurs droits à l’assurance chômage ;
- les personnes handicapées (allocation aux adultes
handicapés - AAH) ;
- les personnes âgées (minimum vieillesse).
Mobilité professionnelle journalières : Part (ou nombre)
d’actifs qui arrivent ou sortent du territoire pour aller
travailler.
N
Naissances : Les statistiques annuelles, concernant les
naissances domiciliées, sont élaborées par l’Insee à
partir des bulletins statistiques de l’état civil. Le lieu de
l’événement est celui du domicile de la mère.
Niveau de vie : Revenu disponible du ménage rapporté
au nombre d’unités de consommation (UC). Le niveau
de vie est donc le même pour toutes les personnes d’un
même ménage.
Nouveaux arrivants : Les nouveaux arrivants sur la
commune correspondent aux populations nouvellement
arrivées sur la commune. Le recensement de la population
considère comme immigrants les personnes qui résident
sur la commune et n’y résidaient pas l’année précédente
quel que soit leur parcours résidentiel intermédiaire.
P
Petites résidences principales : Ce sont les résidences
principales composées de 1 ou 2 pièces. Sont dénombrées
les pièces à usage d’habitation (y compris la cuisine si sa
surface excède 12 m²) ainsi que les pièces annexes non
cédées à des tiers (chambres de service...). Ne sont pas
comptées les pièces à usage exclusivement professionnel
ainsi que les entrées, couloirs, salles de bain, ...
La population «comptée à part», comprend les personnes
qui habitent hors de la commune, mais qui y ont gardé
une résidence : les étudiants qui poursuivent leurs études
dans une autre ville, les militaires ou personnes âgées
qui ont conservé un logement mais qui ne vivent plus
dans la commune notamment.
La population «municipale» comprend toutes les
personnes qui vivent effectivement dans la commune.
On y trouve aussi bien les ménages qui demeurent
en logement individuel, que les étudiants en cité-
universitaire, les personnes âgées en maison de retraite,
où les personnes en habitat mobile, etc.
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185Lexique
Lexique
La population non scolarisée comprend les personnes
non inscrites dans un établissement d’enseignement.
La population totale d’une commune est la somme de
la population municipale et de la population comptée à
part. La somme des populations totales des communes
n’est pas équivalente à la population française, car elle
comprend des doubles comptes. Un étudiant «compté
à part», par exemple, peut être enregistré dans deux
communes à la fois au sens de la population totale, une
fois dans la commune de ses parents, une fois là où il
étudie. Seule la population municipale est dite «sans
double compte» : la somme est égale à la population
totale.
Les prestations sociales : ensemble des prestations
familiales, de logement, minima sociaux (revenu minimum
d’insertion, revenu de solidarité active, allocation adulte
handicapé, allocation de parent isolé, allocation de
solidarité aux personnes âgés).
Les professions et catégories socioprofessionnelles
(« PCS » ) constituent un classement de la population
en grands ensembles cohérents : six catégories
d’actifs, auxquelles il convient d’ajouter les retraités
et une catégorie « divers », regroupant les chômeurs
n’ayant jamais travaillé, les militaires du contingent,
les étudiants, les femmes (et les hommes) au foyer,
etc. Les catégories d’actifs sont divisées en fonction de
plusieurs critères : le type d’emploi, le statut (indépendant
ou non), la qualification, la rémunération, etc. Les six
principales sont : agriculteurs, artisans commerçants et
chefs d’entreprises, cadres et professions intellectuelles
supérieures, professions intermédiaires, employés et
ouvriers.
Q
Quartiles : Si l’on ordonne une distribution de salaires, de
revenus, de patrimoine, de niveaux de vie…, les quartiles
(au nombre de 3 : de Q1 à Q3) sont les valeurs qui la
partagent en 4 sous-populations d’effectifs égaux. Le
1er quartile (resp. 3e quartile) est le seuil en dessous
(resp. au-dessus) duquel se situent les 25 % des ménages
(ou personnes) ayant le plus faible (resp. haut) salaire,
revenu, patrimoine, niveau de vie…
R
Ratio aidants / aidés : De manière schématique, les
proches des personnes âgées et notamment leurs enfants
susceptibles d’aider les personnes âgées peuvent être
assimilés aux 55 à 64 ans (populations des aidants). Le
rapport entre les 55-64 ans (population des aidants) et
les 85 ans et plus (population à aider) donne une idée du
potentiel en matière de soutien à domicile des personnes
âgées dépendantes par leur famille.
Une résidence principale est un logement, occupé de
façon permanente et à titre principal par un ménage, le
nombre de ménages est donc égal à celui des résidences
principales. Le nombre de résidences principales
comprend les logements ordinaires (voir ci-dessus),
mais aussi toutes les autres formes de logements (foyers,
habitat de fortune, roulotte, etc.).
Le revenu disponible Le revenu disponible d’un ménage
comprend les revenus d’activité (nets des cotisations
sociales), les revenus du patrimoine, les transferts en
provenance d’autres ménages et les prestations sociales
(y compris les pensions de retraite et les indemnités de
chômage), nets des impôts directs.
Résidence secondaire ou occasionnelle : La distinction
entre logements occasionnels et résidences secondaires
est parfois difficile à établir ; c’est pourquoi, les deux
catégories sont souvent regroupées. Les résidences
secondaires correspondent aux logements utilisés pour
les week-ends, les loisirs ou les vacances, y compris les
logements meublés loués (ou à louer) pour des séjours
touristiques. Les logements occasionnels regroupent
les logements ou pièces indépendantes utilisés
occasionnellement pour des raisons professionnelles (par
exemple, un pied-à-terre professionnel d’une personne
qui ne rentre qu’en fin de semaine auprès de sa famille).
Le revenu fiscal par unité de consommation divise
le revenu global du ménage par un nombre de parts
baptisées «unités de consommation», ce qui permet
de comparer les niveaux de vie des ménages de taille
différente, en prenant en compte leur composition. Les
parts ne sont pas toutes de même taille. Selon le système
utilisé par l’Insee, le premier adulte (ou une personne
seule) vaut une part (donc une unité de consommation),
les autres personnes de 14 ans ou plus valent 0,5 part,
les enfants de moins de 14 ans 0,3 part.
Le revenu médian d’une population donnée (des ménages,
des personnes seules, des familles monoparentales, etc.)
est celui qui partage cette population en deux, autant
gagnent moins, autant gagnent davantage.
RSA (Revenu de solidarité active) : Entré en vigueur
le 1er juin 2009 en France métropolitaine et le 1er
janvier 2011 dans les départements d’outre-mer, cette
prestation remplace le revenu minimum d’insertion (RMI)
et l’allocation de parent isolé (API) pour les personnes
privées d’emploi. Il apporte une incitation financière aux
personnes sans ressource qui reprennent un emploi (le
RSA garantit à quelqu’un qui reprend un travail que ses
revenus augmentent). Enfin il complète les ressources
des personnes dont l’activité professionnelle ne leur
apporte que des revenus limités.
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186Lexique
Lexique
S
Sédentaires : Au recensement de la population les
sédentaires sont les populations qui résidaient sur la
même commune l’année pécédente.
Seuil de pauvreté : Il est égal à 60 % du niveau de vie
médian de l’ensemble des personnes vivant en France
métropolitaine.
Sirene (Système informatisé du répertoire national des
entreprises et des établissements) : Ce système dont
la gestion a été confiée à l’Insee enregistre l’état civil
de toutes les entreprises et leurs établissements, quelle
que soit leur forme juridique et quel que soit leur secteur
d’activité, situés en métropole, dans les Dom (Guadeloupe,
Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte) et à Saint-
Pierre et Miquelon. Les entreprises étrangères qui ont
une représentation ou une activité en France y sont
également répertoriées.
Le solde migratoire est la différence entre les entrées
(immigrants) et les sorties (émigrants) d’un territoire
donné, à titre permanent, pour une année donnée.
Le solde naturel correspond à la différence entre les
naissances et les décès.
Surpeuplement / Sous peuplement : L’indice de
peuplement des logements caractérise le degré
d’occupation du logement, par comparaison entre le
nombre de pièces qu’il comporte et le nombre de pièces
nécessaires au ménage.
L’occupation « normale « d’un logement est définie ainsi :
- une pièce de séjour pour le ménage ;
- une pièce pour chaque personne de référence d’une
famille ;
- une pièce pour les autres personnes mariées ou
remariées mais ne vivant pas en couple, veuves ou
divorcées, ainsi que pour les célibataires de 19 ans ou
plus ;
Pour les célibataires de moins de 19 ans, on compte une
pièce pour deux enfants s’ils sont de même sexe ou ont
moins de 7 ans, sinon, une pièce par enfant.
Exceptions : une personne seule dans un studio de
25 m² ou plus est réputée satisfaire à la norme et les
logements comportant autant de pièces que la norme
sont considérés comme surpeuplés s’il y a moins de 18
m² par personne.
Remarques : la cuisine n’est comptée dans le nombre
de pièces que si elle mesure plus de 12 m².
Un logement auquel il manque une pièce est en situation
de surpeuplement modéré. S’il manque deux pièces ou
plus, il est en surpeuplement accentué. À l’inverse, on
parle de sous-peuplement modéré si le logement compte
une pièce de plus que la norme, de sous-peuplement
prononcé s’il compte deux pièces de plus et de sous-
peuplement très accentué s’il compte au moins trois
pièces de plus.
T
La taille moyenne des ménages reflète le nombre de
personnes vivant par ménage (ou résidence principale).
Taux d’activité Le taux d’activité est le rapport entre le
nombre d’actifs (personnes en emploi et chômeurs) et
l’ensemble de la population correspondante.
Taux de couverture des ménages par les minima sociaux :
Part ou nombre d’allocataires parmi les ménages d’un
territoire.
Taux de déqualification : Part des hauts niveaux de
formation occupant un emploi d’employé ou d’ouvrier
parmi les hauts niveaux de formation en emploi.
Taux de pauvreté : Pourcentage de la population dont le
niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté.
Taux de polarisation de l’emploi : Le taux de polarisation
rapporte le nombre d’emplois situés sur la commune,
au nombre d’actifs occupés (ayant un emploi) résidant
sur la commune. Un taux proche de zéro caractérise une
commune résidentielle, qui ne dispose que de très peu
d’emplois. Un taux nettement supérieur à un caractérise
une ville qui attire chaque jour un nombre élevé d’actifs
occupés. Il y a équilibre lorsque le taux est égal à un. Dans
ce cas, les départs quotidiens vers le lieu de travail sont
équivalents en volume aux arrivées quotidiennes d’actifs
occupés, ou tous les emplois sont occupés par des actifs
de la commune (pas de départs et pas d’arrivées).
Le taux estimé de fécondité est le rapport entre la
moyenne des naissances au cours des trois dernières
années et la population féminine âgée de 15 à 44 ans (en
âge d’avoir des enfants). Il diffère de l’indice conjoncturel
de fécondité calculé par l’Insee.
Temps partiel : La répartition des actifs ayant un emploi
selon qu’ils occupent leur emploi principal à temps
partiel ou à temps complet est réalisée sur la base de
la déclaration des personnes concernées.
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187Lexique
Lexique
U
L’unité de consommation permet de comparer les niveaux
de vie de ménages de taille différente en prenant en
compte leur composition. L’Insee utilise la méthode de
calcul suivante : le premier adulte (ou une personne seule)
vaut une part entière (donc une unité de consommation),
les autres personnes de 14 ans ou plus valent 0,5 part,
les enfants de moins de 14 ans 0,3 part.
Z
Une zone d’emploi est un espace géographique à
l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et
travaillent, et dans lequel les établissements peuvent
trouver l’essentiel de la main d’œuvre nécessaire pour
occuper les emplois offerts.
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188Spécialiste du développement social local
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