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Arrêté - Préfecture - Lot - recueil 46 2023 048 recueil des actes administratifs special
Document publié le Dimanche 1 janvier 2023
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Lot - recueil 46 2023 048 recueil des actes administratifs special)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Environnement, Transports,
LOT
RECUEIL DES ACTES
ADMINISTRATIFS SPÉCIAL
N°46-2023-048
PUBLIÉ LE 11 AOÛT 2023Sommaire
Préfecture du Lot /
46-2023-08-11-00001 - Arrêté n°2023-137 en date du 11 août 2023 - Portant
approbation du schéma départemental d'analyse et de couverture des
risques (SDACR) du département du Lot (2 pages) Page 3
46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de
couverture des risques du département du Lot (204 pages) Page 6
2Préfecture du Lot
46-2023-08-11-00001
Arrêté n°2023-137 en date du 11 août 2023 -
Portant approbation du schéma départemental
d'analyse et de couverture des risques (SDACR)
du département du Lot
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00001 - Arrêté n°2023-137 en date du 11 août 2023 - Portant approbation du schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR) du département du Lot 3Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00001 - Arrêté n°2023-137 en date du 11 août 2023 - Portant approbation du schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR) du département du Lot 4Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00001 - Arrêté n°2023-137 en date du 11 août 2023 - Portant approbation du schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR) du département du Lot 5Préfecture du Lot
46-2023-08-11-00002
SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse
et de couverture des risques du département du
Lot
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 6Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 7SOMMAIRE
Préambule
Partie 1
Le Corps départemental au filtre du bilan de la mise en œuvre du SDACR de 2010
FOCUS SUR LE CORPS DEPARTEMENTAL ET SA DYNAMIQUE ............................................................ 5
REVUE DES ORIENTATIONS PREVUES AU SDACR 2010 ET AVANCEES ............................................. 39
REVUE D’INDICATEURS-METIERS ET CARACTERISATION D’UN « INSTANTANE 2022 » (APPROCHE QUANTITATIVE) ................................................................................................................................ 43
REVUE DES INDICATEURS NATIONAUX DES SERVICES D’INCENDIE ET DE SECOURS ET NIVEAU DE
« RENDU OPERATIONNEL » (APPROCHE QUALITATIVE) .................................................................. 48
Partie 2
Les risques de sécurité civile dans le département du Lot
Identification, Analyse et Evaluation
APPRECIATION DES RISQUES DE SECURITE CIVILE LIES AUX CARACTERISTIQUES PHYSIQUES DU
DEPARTEMENT DU LOT .................................................................................................................... 61
APPRECIATION DES RISQUES DE SECURITE CIVILE LIES AUX ATTEINTES A LA POPULATION ET AUX
BIENS ................................................................................................................................................ 95
APPRECIATION DES RISQUES DE SECURITE CIVILE LIES AUX ACTIVITES ECONOMIQUES .............. 116
Partie 3
Orientations stratégiques en termes de couverture opérationnelles
des risques de sécurité civile et Plan d'action 2023-2027
ETAT ET EVALUATION DE LA COUVERTURE OPERATIONNELLE DES RISQUES (2018-2022)........... 143
ORIENTATIONS EN MATIERE DE COUVERTURE OPERATIONNELLE DES RISQUES ......................... 167
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 8Préambule
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 91
Le Schéma Départemental d’Analyse et de Couverture des Risques (SDACR) est un document
stratégique pour le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) du Lot. Il détermine les
objectifs de couverture de l’ensemble des risques auxquels le département doit faire face, afin
d’assurer la sécurité des personnes, des biens et de l’environnement.
C’est un outil de pilotage à visée prospective. Il permet à la structure de définir des priorités en termes
de réalisation des objectifs et donne de la lisibilité sur les ambitions du SDIS.
Le nouveau SDACR qui couvre la période 2023-2027 s’inscrit dans la continuité du document réalisé en
2010 et validé par l’autorité préfectorale le 4 juin 2010.
Le SDACR n’étant pas par nature un document figé, il était nécessaire de le mettre à jour, tout en
intégrant les évolutions réglementaires.
Contexte législatif et réglementaire
Conformément aux dispositions de l’article L 1424-7 du Code Général des Collectivités Territoriales
(CGCT), le SDACR est élaboré par le SDIS, sous l’autorité du Préfet, après avis simple du Conseil
départemental et avis conforme du Conseil d’administration du SDIS (CASDIS).
Le SDACR est publié au recueil des actes administratifs de la préfecture et du SDIS. Il peut être consulté
sur demande à la préfecture, dans les sous-préfectures et au siège du SDIS.
Missions du Service Départemental d’Incendie et de Secours
En vertu de l’article L 1424-2 du CGCT, les services d'incendie et de secours sont chargés de la
prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. Ils concourent, avec les autres services
et professionnels concernés, à la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et
catastrophes, à l'évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi qu'aux
secours et aux soins d'urgence.
Dans le cadre de leurs compétences, les services d'incendie et de secours exercent les missions
suivantes :
- la prévention et l'évaluation des risques de sécurité civile ;
- la préparation des mesures de sauvegarde et l'organisation des moyens de secours ;
- la protection des personnes, des animaux, des biens et de l'environnement ;
- les secours et les soins d'urgence aux personnes ainsi que leur évacuation, lorsqu'elles :
. sont victimes d'accidents, de sinistres ou de catastrophes ;
. présentent des signes de détresse vitale ;
. présentent des signes de détresse fonctionnelle justifiant l'urgence à agir.
Les actes de soins d'urgence qui peuvent être réalisés par les sapeurs-pompiers n'étant pas par ailleurs
professionnels de santé ainsi que leurs modalités de mise en œuvre sont définis par décret en Conseil
d'Etat.
Les SDIS ne sont tenus de procéder qu'aux seules interventions qui se rattachent directement à leurs
missions de service public. Dans le cas contraire, ils peuvent demander une participation aux frais aux
personnes bénéficiaires, dans les conditions déterminées par délibération de son conseil
d'administration (L1424-42 du CGCT).
Le secours d’urgence et d’assistance aux personnes est une compétence partagée avec d’autres
services ou acteurs. Les opérations diverses ainsi que la protection des biens et de l’environnement
sont également des compétences partagées.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 102
Les missions, dans leur intégralité, relevant des secours routiers, liées à la prévention, la protection et
à la lutte contre les incendies et les missions spécialisées sont des compétences propres du SDIS.
La loi a défini le contour général mais n’a pas donné de définition exacte des missions des sapeurs-
pompiers. A fortiori les textes réglementaires ne définissent pas les moyens humains et matériels qui
doivent doter les SDIS. Au travers de ses objectifs, le SDACR répond en partie à ce nécessaire besoin
de quantification.
Objectifs du SDCAR
Les préconisations du présent document s’inscrivent dans une réflexion de moyen terme, menée afin
d’adapter le présent mais surtout pour envisager l’avenir de la structure sur le plan opérationnel.
Cette approche permet, sur la base d’une analyse des risques de sécurité civile, de construire une
vision opérationnelle stratégique, d’identifier les conditions de sa mise en œuvre et de planifier
l’agenda de sa réalisation par l’intermédiaire des plans pluriannuels d’investissement.
La démarche retenue pour l’adaptation de la réponse opérationnelle du SDIS est basée sur
l’amélioration continue. Elle intègre successivement une évaluation des besoins opérationnels au
regard des risques à défendre (normative et technique), l’installation d’une stratégie opérationnelle
adaptée (doctrine), la programmation des actions envisagées, leur mise en œuvre et l’évaluation de
leur pertinence et de leur efficacité (indicateur, retour d’expérience opérationnel et péri-
opérationnel).
Le SDACR comprend donc :
- un état de l’organisation couplé à un bilan de mise en œuvre du précédant SDACR ;
- une analyse des risques de sécurité civile ;
- une proposition de couverture opérationnelle de ces risques basée sur des orientations
stratégiques et un plan d’action.
Documents réglementaires pris en compte pour la rédaction du SDACR
Cette révision du SDACR s’inspire et tient compte des éléments issus des documents de référence du
SDIS et émanant d’autres administrations :
- le Contrat Territorial de Réponse aux Risques et aux effets des Menaces (CoTRRiM) qui propose des
solutions pour mettre en place une articulation efficace entre prévention et gestion des risques ;
- le Schéma Régional de Santé (SRS) qui détermine les objectifs d’évolution en termes de prévision
opérationnelle pour l’offre de soins des services de santé ;
- le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) qui dresse la liste des communes soumises
à un risque majeur ; c’est à partir de ce document que le maire élabore le Document d’Information
Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) recensant les consignes de sécurité et les mesures de
sauvegarde ;
- le Plan de Protection des Forêts Contre l’Incendie (PPFCI) qui analyse et dresse les risques incendie
feux de forêts sur chaque commune. ;
- le Règlement Départemental de la Défense Extérieure Contre l’Incendie (RDDECI) qui s’adresse à
tous les acteurs concourant à la Défense Extérieure Contre l’Incendie (DECI) ; il définit notamment
le rôle du SDIS au regard de sa réponse opérationnelle ;
- les Plans de Prévention des Risques Naturels et technologiques (PPRN et PPRT) ;
- les dispositions spécifiques de l’organisation de la réponse de sécurité civile (dispositions ORSEC) ;
- le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), le Schéma Régional d’Aménagement et de
Développement Durable du Territoire (SRADDET), ainsi que le Schéma Régional de Développement
Economique, d’Innovation et d’Internationalisation (SRDEII).
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 11Partie 1
Le Corps départemental au filtre
du bilan de la mise en œuvre
du SDACR 2010
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 123
Plus d’une décennie s’est écoulée depuis l’entrée en vigueur de la dernière mise à jour du SDACR en
2010. Une période au cours de laquelle les objectifs affichés de couverture des risques ont impacté et
modelé l’organisation et la mise en œuvre de la réponse opérationnelle du SDIS Lot.
L’étape de bilan – préalable indispensable à toute démarche de révision – correspond à un point
d’étape dont l’objectif est de permettre à l’établissement public SDIS de s’autoévaluer, d’analyser son
organisation, son fonctionnement et sa réponse opérationnelle (attendue et constatée) et d’en
mesurer la pertinence comparée avec les autres SDIS de France.
Les éléments de bilan sont présentés sous la forme :
- d’un focus sur le Corps départemental et sa dynamique depuis la dernière actualisation du SDACR en
2010 (I) ;
- d’une revue point par point des orientations prévues au SDACR 2010 et des avancées obtenues à ce
jour dans les différents domaines (II) ;
- d’une revue d’indicateurs-métiers basée sur une approche comparative mettant à profit les données
statistiques produites par les services d’incendie et de secours et la DGSCGC et permettant de
caractériser un « instantané 2022 » en matière d’actions, de ressources humaines, d’organisation et
de moyens [approche quantitative] (III) ;
- d’une revue comparative et dynamique des Indicateurs Nationaux des Services d’Incendie et de
Secours (INSIS) permettant une évaluation du produit de l’organisation SDIS en termes de « rendus
opérationnels » [approche qualitative] (IV).
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 135
FOCUS SUR LE CORPS DEPARTEMENTAL ET SA DYNAMIQUE
I.1 UNE ORGANISATION OPERATIONNELLE FONCTIONNELLE
I.1.1 Le traitement de l’alerte et la coordination opérationnelle
I.1.1.1 Le Centre de Traitement de l’Alerte et le Centre Opérationnel Départemental d’Incendie
et de Secours (CTA-CODIS)
Le traitement des appels
Le CTA et le CODIS assurent les missions de réception des appels d’urgence 18 et 112 en provenance
du département, engagent et coordonnent les moyens des Centres d’Incendie et de Secours. Dans le
Lot, ces deux entités sont regroupées en une seule structure appelée CTA-CODIS.
Il est en interconnexion permanente avec les autres centres d’appel des services d’urgence tels que le
CRRA 15 (SAMU), le CORG (gendarmerie) et le CIC (police nationale). En outre, il assure la remontée
d’information vers les autorités.
Dans le cas particulier du secours à personne, les demandes de secours peuvent être réalisées soit
auprès du CTA-CODIS via le 18-112, soit auprès du CRRA 15 via le 15. A ce titre, les rôles et missions de
chacun sont répartis conformément à la convention en date du 11 janvier 2013 liant le SDIS 46 et le
Centre Hospitalier de Cahors siège du SAMU 46, sur la base de l’arrêté du 24 avril 2009 relatif à la mise
en œuvre du référentiel portant sur l’organisation du secours à personne et de l’aide médicale urgente.
Entre 2015 et 2020, le CTA-CODIS a reçu en moyenne 83 377 appels par an (auxquels s’ajoutent 21 971
appels en moyenne entre 2016 et 2018) ventilés par canal de réception comme présenté en Figure 1.
Sur la période, le nombre d’appels s’est révélé stable jusqu’en 2018 puis a amorcé une baisse
significative à partir de 2019. L’année 2018 marque aussi la fin de la réception et de la gestion des
appels de téléassistance par le CTA-CODIS. Une diminution significative du nombre d’appels est donc
observée dès 2018, période de transition dans la mise en œuvre de la nouvelle gestion des téléalarmes
par un prestataire privé. Cette évolution a constitué une réelle amélioration des conditions de prise
d’appel et de gestion des interventions pour les personnels du CTA-CODIS.
Figure 1 : Répartition des appels CTA-CODIS par canal de réception en 2018 (gauche) et évolution de la part des appels de téléassistance dans le total des appels de 2015 à 2020 (droite)
Les moyens humains et techniques
Pour assurer son fonctionnement, le CTA-CODIS est armé en permanence par 2 opérateurs (SPP non
officiers) et 1 chef de salle (SPP lieutenant de 2ème classe) en garde de 24h, complété par un chef de
groupe CODIS (SPP lieutenant de 1ère classe) en astreinte.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 146
Sur le plan technique et informatique, le CTA-CODIS est doté :
- d’un système de gestion de l’alerte (SGA) et système de gestion opérationnel (SGO) ARTEMIS ;
- d’un système d’information géographique Geoconcept ;
- d’équipements radio en réseau numérique ANTARES et services associés (statuts, géolocalisation,
appels de détresse) ;
- d’un enregistreur de communications et voies radio ;
- d’une interface de visualisation de la disponibilité départementale en temps réel ;
- d’une interface d’information opérationnelle des médias et des élus ;
- d’une salle CODIS et d’une salle de débordement avec postes dédiés.
L’alarme des personnels est assurée par des Terminaux Individuels d’Alarme Sélective (TIAS), outils
renforçant à la fois la gestion individuelle (permet de modifier l’état de disponibilité du personnel) ainsi
que la sécurisation de l’alarme (acquittement).
La voie GPRS a été définie comme vecteur principal de transmission de l’alarme des personnels avec
présence permanente du vecteur POCSAG (vecteur de transmission radio pour radiomessagerie) en
cas de défaillance du GPRS (vecteur avec infrastructure non maîtrisée par nos soins).
Dans le cas envisagé de la mise en place du réseau radio du futur, son infrastructure étant prévue
comme commune avec celle du GPRS, une vulnérabilité devrait apparaître sur les modes dégradés
d’alarme des personnels.
Le fonctionnement en mode dégradé
Actuellement, le CTA-CODIS est capable de fonctionner en mode dégradé (poursuivre la prise d’alerte
et la distribution des secours en cas de panne ou de dysfonctionnement) de la manière suivante :
- prise d’appel depuis 2 autocoms et 2 acheminements télécom distincts ;
- mise en place d’un téléphone GSM et 2 téléphones sur station satellite ;
- double équipement du SGA SGO (serveur et réseau) ;
- secours des moyens d’alarme des personnels en mode GPRS (vecteur principal) et vecteur POCSAG
local en secours ;
- en mode ultra dégradé (SGA SGO hors service), mise en œuvre du mode « SOS bips » (alarme des
personnels) avec mise en place de stationnaires dans chaque CIS pour pallier l’absence de gestion
automatisée du SGA SGO dans la gestion des compétences et des moyens ;
- doublement de l’équipement gestionnaire de voies radio (GVR), avec, en mode ultra dégradé,
fonctionnement avec portatifs et 1 poste fixe ;
- doublement des circuits électriques (chaque équipement est rattaché à 2 circuits ondulés, dont 1
circuit hors d’eau, totalement indépendants) ;
- déclenchement automatique du groupe électrogène en cas de coupure spontanée du réseau
d’alimentation et sur épisode orageux ;
- mise en place d’une alarme en cas de défaillance du groupe électrogène (délai de réaction de 90
minutes), avec acheminement d’un groupe électrogène extérieur (CELAR ou autre).
A ce jour, le SDIS ne dispose pas de CTA-CODIS de repli en cas de défaillance et de non opérabilité
(nécessité d’évacuation par exemple) de celui-ci. Le SDIS 46 fait partie des premiers SDIS engagés dans
le projet de SGA SGO national NexSIS porté par l’Agence du numérique de la Sécurité civile. Au-delà
de son adaptation aux nouveaux usages et outils informatiques, ce système, basé sur l’interopérabilité
des différents partenaires de la chaîne de secours, permettra entre autre, la reprise de l’activité du
CTA-CODIS par le CTA-CODIS d’un autre SDIS en cas de rupture.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 157
Par ailleurs, le changement du logiciel d’alerte actuel ARTEMIS (en fonctionnement depuis 2004 avec
changement d’infrastructure en 2010), aujourd’hui frappé d’obsolescence et de plus en plus coûteux
en termes de maintenance reste une priorité dans les projets du SDIS.
I.1.1.2 Les transmissions
Depuis 2010, les transmissions au sein du SDIS 46 sont basées sur le réseau numérique ANTARES
(Adaptation Nationale des Transmissions Aux Risques Et aux Secours). Ce réseau de
télécommunication numérique dédié aux services publics concourant à des missions de sécurité civile
a apporté une nette évolution dans nos systèmes de télécommunication :
- qualité du numérique sur la phonie ;
- conservation du mode tactique (mode DIR) ;
- confidentialité (cryptage des communications) ;
- interopérabilité ;
- appel individuel ;
- transmission de données (status) ;
- géolocalisation ;
- appels de détresse.
Cette mise en service du réseau ANTARES s’est faite conjointement avec le changement des bips de
tous les personnels du SDIS pour évoluer vers des TIAS. Ces équipements permettent en outre à chaque
sapeur-pompier de gérer sa disponibilité en temps réel. Ces changements ont constitué une réelle
évolution pour le CTA-CODIS et pour tous les sapeurs-pompiers du Lot tant sur la qualité des
télécommunications que sur les fonctionnalités qui y sont associées. Cependant, même si des efforts
ont été consentis, plusieurs zones non couvertes par ce réseau perdurent (zones blanches),
principalement sur les secteurs Nord Est, Sud Est, Centre et centre-ville de Figeac (Figure 2). Par
ailleurs, ce réseau n’assure aucune résilience (aléa climatique par exemple).
Figure 2 : Couverture du département du Lot par le réseau ANTARES
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 168
A l’échéance de 2024, le Réseau Radio du Futur, réseau unique commun aux acteurs de la sécurité et
du secours s’appuyant sur les opérateurs privés de la téléphonie mobile, devrait offrir toutes les
fonctionnalités répondant à des besoins nouveaux (résilience, couverture complète du réseau par
exemple) et intégrant à part entière l’évolution des dernières technologies de communication. Il est à
espérer que la mise en œuvre de ce nouveau réseau supprime l’existence de zones non couvertes par
le réseau actuel.
En cas de montée en puissance d’une intervention, le SDIS dispose de deux Postes de Commandement
de Colonne (PCC) pouvant être transformés en un Poste de Commandement de Site (PCS). Ces PC sont
dotés de moyens de communication radio pour la gestion de terrain et d’une liaison DATA au travers
d’un routeur 4G wifi ; celui-ci n’offre pas de liaison directe avec le SGO. Par ailleurs, ces PC ne sont
dotés d’aucun moyen cartographique numérique.
Au-delà de la mise à disposition de matériels spécifiques au sein de chaque PC, les personnels de la
chaîne de commandement (pouvant intervenir sans PC ou durant un laps de temps important avant
son arrivée) ne disposent pas d’outils d’aide à la décision propres à leur niveau de commandement
leur permettant de disposer de données documentaires et d’analyse ainsi que d’applications d’aide à
la décision spécifiques et embarquées.
I.1.1.3 La chaîne de commandement
La chaine de commandement est constituée par des sapeurs-pompiers professionnels en astreinte, sur
les niveaux suivants :
- 1 chef de site ;
- 1 chef de colonne ;
- 1 chef de groupe CODIS.
Cette astreinte est complétée par :
- 1 technicien SIC ;
- 1 infirmier soutien sanitaire opérationnel ;
- 1 infirmière sage-femme (astreinte téléphonique).
La fonction de chef de salle CTA-CODIS est assurée par un lieutenant sapeur-pompier professionnel en
garde de 24h.
La fonction de chef de groupe terrain ou dans les postes de commandement est principalement
assurée par des chefs de groupe locaux (SPV et SPP) déclarant une disponibilité sur le SGO.
La liste d’aptitude de l’ensemble des personnels constituant la chaîne de commandement est établie
annuellement par le DDSIS. Au titre de l’année 2022, le SDIS compte 5 chefs de site, 11 chefs de
colonne, 46 chefs de groupe dont 28 chefs de groupe PC .
Aujourd’hui, l’évolution constante des compétences des personnels dans la gestion opérationnelle et
commandement devrait permettre d’améliorer la répartition de la ressource pour répondre au mieux
aux besoins de proximité (fonction de chef de groupe terrain, PC, armement du CODIS, …).
I.1.2 Les unités opérationnelles
La répartition des centres d’incendie et de secours
Le Corps départemental est composé de 30 centres d’incendie et de secours (CIS) rattachés à une des
trois Unités Territoriales d’Incendie et de Secours (UTIS) dont les sièges sont localisés au sein des CIS
de Cahors, Figeac et Gourdon. Chaque UTIS assure la coordination administrative et fonctionnelle des
CIS qui lui sont rattachés.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 179
Chaque chef d’UTIS assure, sur son secteur de compétence, la liaison entre les CIS et la DDSIS
(remontées d’informations ou questionnements des CIS vers les services de la DDSIS, mise en œuvre
des directives du chef de corps). Il est à noter que les UTIS et le groupement associé – le Groupement
Territoires, Compétences, Citoyenneté (GT2C) – n’ont pas de compétence opérationnelle, mais
uniquement des missions de support administratif, logistique et technique vis-à-vis des CIS.
L’ensemble des CIS est ainsi rattaché au GT2C, unique groupement territorial qui compose le SDIS 46.
La répartition des CIS au sein des UTIS est la suivante sur la base de l’ancienne classification des unités
en CSP, CS et CPI (Figure 1).
Figure 3 : Classement et répartition des CIS par UTIS
Le Corps départemental compte une unité opérationnelle complémentaire, le centre Direction. En
cours de structuration, ce centre a vocation à regrouper des personnels sapeurs-pompiers volontaires
et professionnels souhaitant exercer une activité d’expertise, de commandement ou de spécialité en
dehors d’un engagement en centres d’incendie et de secours. C’est un centre pourvoyeur d’une réelle
disponibilité opérationnelle dont profite notamment la chaîne de commandement et les équipes
spécialisées.
La répartition des 30 centres d’incendie et de secours dans le département répond à une nécessité de
couverture opérationnelle en termes de délais mais ne correspond pas au découpage administratif des
cantons. Certaines zones, comme le causse de Gramat, les vallées du Lot et du Célé ou la Bouriane sont
moins densément desservies par les secours que d’autres zones plus peuplées. La création de CIS dans
ces zones est difficile en raison du faible nombre d’habitants conjugué à une offre d’emploi limitée.
L’objectif de couverture par les CIS doit être permanent (24/24, 365 jours/an).
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 1810
Les moyens matériels des centres d’incendie et de secours
Matériels roulants
L’article R.1424-42 du CGCT prévoit que le règlement opérationnel arrêté par le Préfet, fixe les
consignes opérationnelles relatives aux différentes missions des SDIS et détermine obligatoirement
l’effectif minimum et les matériels nécessaires, dans le respect des dispositions du SDACR et des guides
de doctrine nationale.
Ainsi, chaque CIS, quelle que soit sa taille, possède l’armement minimum suivant :
- un Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes (VSAV) pour effectuer les missions de secours
à personnes ;
- un Fourgon Pompe Tonne (FPTL ou FPT) et un Camion-Citerne Feux de forêt (CCF) pour effectuer
respectivement les missions d’incendie urbain et de végétation ou un Camion-Citerne Rural (CCR)
pour effectuer les missions d’incendie urbain et d’incendie de végétaux ;
- un Véhicule Tout Usage (VTU) pour effectuer les opérations diverses, les missions de
commandement et de renforts entre CIS ;
- un Véhicule Léger Hors Route (VLTT ou VLTC) pour effectuer les opérations diverses, les missions
de commandement et de renfort entre CIS.
Compte tenu de la distribution géographique des centres d’incendie et de secours et de la difficulté à
armer en journée les engins faute de sapeurs-pompiers disponibles, le principe de la polyvalence des
centres est recherché depuis plusieurs années en remplaçant progressivement les moyens couvrant
des missions uniques par des moyens polyvalents.
A ce jour, la répartition générale des moyens matériels est en cohérence avec l’activité des CIS et leur
capacité à armer les engins.
La volonté de répartir sur tout le département un maximum de compétences opérationnelles
(spécialistes, personnels infirmiers, chefs de groupe) nécessite une mise à disposition accrue des
véhicules de liaison. Ceux-ci pouvant être utilisés à des fins de déplacement pour réunion ou plus
fréquemment pour formation, une certaine rigueur doit rester de mise pour ne pas grever le potentiel
opérationnel des CIS.
Casernements
Depuis 2010, le SDIS poursuit ses opérations de réhabilitation et de construction de casernes en
répondant aux besoins fonctionnels et opérationnels des CIS, permettant également de prendre en
compte des évolutions telles que l’augmentation de la féminisation des effectifs de sapeurs-pompiers,
l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments et la sécurisation des bâtiments par la
mise en place de contrôle d’accès. Le projet de construction de la caserne de Cahors est lancé, avec
une échéance de début de travaux en 2024.
Enfin, avec un taux de féminisation de 12% pour les sapeurs-pompiers professionnels et de 25% pour
les sapeurs-pompiers volontaires, l’adaptation des casernements à l’accueil des personnels féminins
(nécessité de disposer de vestiaires et sanitaires dédiées) représente un enjeu important dans le cadre
de la politique de recrutement. De manière à ce que les personnels féminins reçoivent le même niveau
d’accueil que les hommes, ces dispositions sont systématiquement prises en compte et représentent
une priorité et une réelle opportunité de réhabilitation des centres d’incendie et de secours.
A ce jour, 18 centres d’incendie et de secours répondent aux exigences d’accueil des personnels
féminins, à savoir vestiaires et sanitaires dédiés et capacité des vestiaires adaptée à l’effectif de
femmes. Face aux enjeux et aux difficultés de recrutement des SPV, l’absence de locaux adaptés ne
doit plus représenter un frein au recrutement pour les chefs de CIS ; les projets de réaménagement
pour permettre ces adaptations doivent donc rester une priorité pour le SDIS.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 1911
Les moyens humains des centres d’incendie et de secours
Les moyens humains des centres d’incendie et de secours (effectifs et disponibilité) sont abordés au §
0 Partie 1.
Jeunes Sapeurs-Pompiers
La formation des Jeunes Sapeurs-Pompiers (JSP) et leur recrutement en qualité de SPV constitue une
filière privilégiée au sein du département du Lot. A ce titre, l’Union Départementale des Sapeurs-
Pompiers du Lot (UDSP 46) pilote la commission des Jeunes Sapeurs-Pompiers qui est animée par un
bureau spécifique.
Les JSP sont répartis en 3 pôles de formation : Puy L’Evêque (4 sections), Gramat (1 section) et Luzech
(1 section) (le cursus JSP s’étalant sur 4 ans, chaque pôle comprend un ou plusieurs niveaux de
formation), suivant le programme national d’enseignement comme référentiel de formation.
Ainsi, les jeunes sont formés en trois ans, de 13 à 18 ans, avec la possibilité, à partir de 16 ans, de
passer le brevet de JSP et de contracter un engagement de SPV dans un des 30 CIS du département.
En 2022, la section des JSP comptait 22
animateurs (personnels sapeurs-pompiers
adultes qui assurent l’encadrement et la
formation des JSP).
Ces recrutements ont ainsi profité à 40 %
des CIS du département. Une meilleure
répartition et une augmentation des pôles
de formation de JSP pourraient augmenter
cette ressource de recrutement sur tout le
territoire.
Figure 4 : Nombre de JSP recrutés (2016-2022)
Le décret 2021-1569 ouvre de nouvelles perspectives et assoit une gouvernance partagée de la
formation des JSP. Ce changement de paradigme incite le SDIS à soutenir cette activité. Dans le Lot,
l’animation des JSP était fragilisée et marquée par un désengagement des formateurs, alors même que
les JSP seront, pour la plupart, sapeurs-pompiers volontaires à l’issue de trois années de formation au
lieu des quatre antérieurement. Ainsi, le SDIS et l’UDSP46 portent l’ambition de consolider l’animation
des sections en recherchant l’équilibre entre l’énergie à consacrer et les ressources disponibles. Le
résultat recherché d’ici trois ans est de constituer neuf sections de douze JSP, soit 108 au total,
judicieusement réparties entre les trois unités territoriales d’incendie et de secours (UTIS), soit un
potentiel de 36 JSP par UTIS en capacité d’intégrer un centre après obtention du brevet. Ce dispositif
passe par une reconnaissance accrue des formateurs et un programme comprenant vingt-quatre
sessions de quatre heures sur trois ans défini conjointement à partir des référentiels JSP et du
référentiel équipier SPV. La répartition de l’effort à fournir pourra être supporté par plusieurs centres
de secours au sein de chaque UTIS afin de garantir la pérennité de la formation. Dès 2023, aux trois
sections JSP existantes se joindra une quatrième section au CIS Gourdon puis une cinquième en 2024
qui sera localisée sur le CIS Martel ou le CIS Souillac. L’objectif est de créer a minima une section par
an sur les cinq prochaines années pour atteindre l’objectif évoqué ci-avant.
A terme le projet élaboré conjointement par le SDIS du Lot et l’UDSP46 permettra d’enrichir l’effectif
SPV de 36 nouvelles recrues par an au lieu des 11 à 18 JSP brevetés actuellement. De plus ces nouveaux
SPV détiendront la quasi-totalité de la formation initiale d’équipier toutes missions et intégreront les
CIS à la fin des résultats du brevet JSP organisé en juin de chaque année.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 2012
Ce projet ambitieux (à terme) de 36 nouveaux SPV par an représentent 50% des nouvelles recrues
formées annuellement et ferait du pôle lotois de formation de jeunes sapeurs-pompiers le premier
pourvoyeur de sapeurs-pompiers volontaires.
Ces nouvelles dispositions imposent également de modifier les conditions de recrutement des JSP qui
devront désormais répondre aux critères d’engagement des SPV et être âgé de 14 ans au moins.
Cadets de la Sécurité Civile
La circulaire 2016-017 du 8/12/2015 précise la mise en œuvre du programme des cadets de la sécurité
civile au sein des établissements scolaires.
En effet, dans le cadre de la démarche de la promotion des valeurs de la République et des démarches
citoyennes, les classes de cadets de la sécurité civile permettent de sensibiliser une classe d’élèves aux
risques de sécurité civile pour qu’ils adoptent les bons comportements face à ces risques, avec les
objectifs suivants :
- favoriser une culture de sécurité civile ;
- sensibiliser aux comportements de prévention ;
- développer un sens civique ;
- reconnaître les cadets comme assistants de sécurité (ASSEC) dans les établissements scolaires ;
- favoriser l’engagement futur de ces jeunes en faveur de la sécurité civile.
Engagé dans une politique de diffusion de la culture de sécurité civile et de développement du
volontariat, en particulier auprès des publics scolaires, le SDIS 46 a souhaité piloter une classe de
cadets sur 3 années scolaires (2016-2017, 2017-2018 et 2019-2020) dans le but d’expérimenter ce
dispositif sous forme d’une option scolaire. C’est la cité scolaire Gaston Monnerville à Cahors qui a
accueilli cette première promotion (2016-2017). Suite au retour d’expérience réalisé, le SDIS 46 et
l’Education nationale ont décidé de reconduire le dispositif pour l’année scolaire 2017-2018 à Puy-
l’Evêque et pour l'année scolaire 2019-2020 à Souillac où quinze élèves du lycée Louis VICAT ont suivi
une formation sur 12 séances. Cette expérience a donné lieu à un seul recrutement identifié (2017).
Si ces différents dispositifs de sensibilisation (le Service National Universel pourra également en faire
partie) constituent une ressource potentielle en faveur du recrutement de sapeurs-pompiers
volontaires, les effets en termes de recrutement restent à ce jour limités.
La réserve citoyenne du SDIS
Par délibération en date du 8 décembre 2017, le conseil d'administration du SDIS a validé le principe
de la création d'une réserve des anciens agents du SDIS (SPV, SPP et PATS) et en a fixé les principes
généraux. L’expérience aidant et la législation évoluant, le projet d’évolution vers une réserve
citoyenne du SDIS du Lot a été approuvé par Mme la Préfète du Lot par courrier en date du 4 janvier
2023.
Ainsi les membres de la réserve, volontaires et bénévoles, peuvent être sollicités au travers de leur
référents 24h/24 et 365 jours sur 365 pour effectuer les missions suivantes :
- actions de sensibilisation de la population aux risques, aux menaces et à la résilience (visite d’un
CIS par une entreprise ou une école, formation aux gestes qui sauvent, formation de sensibilisation
à la gestion de crise pour les élus, sensibilisation aux risques de toutes natures lors d’action où le
SDIS est partenaire…) ;
- support à la préparation et à la mise en œuvre d'exercices de gestion de crise (rôle de plastron lors
des manœuvres, logistique des manœuvres…) ;
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- promotion de l'engagement de jeunes sapeurs-pompiers, de sapeurs-pompiers volontaires et de
réservistes (participation aux actions d’information en milieux scolaires et associatifs,
accompagnement de futurs SPV pour les rendez-vous de recrutement, transport de sapeurs-
pompiers mineurs, encadrement du SNU…) ;
- appui logistique et technique des sapeurs-pompiers en situation de crise ou lors d'un événement
important (soutien logistique sur intervention de longue durée, convoyage de véhicules au contrôle
technique, déplacement et mise en place de la berce « visites médicales », récupération de
matériels hors département, soutien des CIS…) ;
- appui logistique et technique lors des cérémonies ou des manifestations sportives ou de
valorisation des services d'incendie et de secours (logistique cérémonie, organisation de
manifestations sportives ou mettant à l’honneur les sapeurs-pompiers…) ;
- formation et accompagnement des jeunes sapeurs-pompiers.
Au 01/01/23, le SDIS dispose de 24 réservistes, pour la plupart anciens sapeurs-pompiers volontaires.
Leur implication permet ainsi de ne pas grever le potentiel opérationnel des CIS pour des missions dites
de soutien et de promotion du volontariat et de la citoyenneté.
Le plateau technique de formation
Une partie des formations pratiques des sapeurs-pompiers se déroule sur des sites dédiés dont le SDIS
est locataire, à savoir :
- le plateau technique d’Auzole, depuis 2010 (formations conduite hors chemin et feux réels) ;
- le site de Viroulou, depuis 2017 (formations secours routier).
La mise à disposition de ces sites n’est pas pérenne dans la mesure où le SDIS n’en est pas propriétaire,
alors que certains aménagements nécessaires à la mise en œuvre des formations ont été réalisés à la
charge du SDIS. Par ailleurs, le site de Viroulou est sur le point d’être vendu et les conditions de
partenariat d’utilisation avec le SDIS ne sont plus garanties. L’acquisition par le SDIS et l’aménagement
d’un site dédié aux techniques de formation représentent aujourd’hui une priorité à l’heure où la
technicité des interventions se fait de plus en plus prégnante et exigeante.
L’organisation opérationnelle des centres d’incendie et de secours
L’article R.1424-39 du CGCT dispose que les centres d'incendie et de secours sont créés et classés par
arrêté du préfet, en fonction du Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques et du
Règlement opérationnel, selon trois catégories :
- les centres d'incendie et de secours assurant simultanément au moins un départ en intervention
pour une mission de lutte contre l'incendie, deux départs en intervention pour une mission de
secours et soins d'urgence aux personnes et un autre départ en intervention ; ces centres sont dits
de « catégorie A » ;
- les centres d'incendie et de secours assurant simultanément au moins un départ en intervention
pour une mission de lutte contre l'incendie ou un départ en intervention pour une mission de
secours et soins d'urgence aux personnes et un autre départ en intervention ; ces centres sont dits
de « catégorie B » ;
- les centres d'incendie et de secours assurant au moins un départ en intervention ; ces centres sont
dits de « catégorie C ».
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Chaque centre d'incendie et de secours dispose, selon la catégorie à laquelle il appartient, d'un effectif
lui permettant au minimum d'assurer la garde et les départs en intervention dans les conditions ci-
dessus définies.
Les personnels de garde sont susceptibles de partir immédiatement en intervention ; les personnels
d'astreinte sont susceptibles de partir en intervention dans un délai fixé par le règlement opérationnel.
Le règlement opérationnel de janvier 2014 prévoit l’effectif minimal suivant pour les 3 types de
missions :
- lutte contre l’incendie : 6 sapeurs-pompiers ou 4 sapeurs-pompiers pour les feux de moyens de
chauffage, les feux de poubelle ou de voiture à l’air libre, les feux de compteur électrique, les feux
de végétation ;
- secours d’urgence aux personnes : 3 sapeurs-pompiers, ou 2 sapeurs-pompiers pour les missions
de relevage de personne ;
- opérations diverses : 2 sapeurs-pompiers, ou 1 sapeurs-pompiers pour les missions de
reconnaissance et de transport de matériel.
Conformément au CGCT et au règlement opérationnel, le dimensionnement de l’effectif opérationnel
journalier est défini comme suit :
- CIS de catégorie A : 14 sapeurs-pompiers minimum ;
- CIS de catégorie B : 8 sapeurs-pompiers minimum ;
- Centre de catégorie C : 4 sapeurs-pompiers minimum.
Les départs en intervention des personnels répondent aux principes suivants :
- le CIS de Cahors dispose d’une garde en caserne de 9 agents (dont 5 SPP minimum et 7 SPP
maximum), l’effectif étant complété par du personnel d’astreinte ou déclaré disponible ;
- les 29 autres CIS assurent des astreintes correspondant à leur classement (8 pour les CIS de
catégorie B et 4 pour les CIS de catégorie C) uniquement en dehors des heures habituelles de
travail ; c'est-à-dire les nuits (de 19h à 7h) et les samedis, dimanches et jours fériés. Par ailleurs, des
dispositions dérogatoires permettent aux CIS qui le souhaitent d’instaurer une souplesse
organisationnelle dans la mise en œuvre du dispositif d’astreinte ;
- pendant les heures de journée en semaine, le nombre de SPV disponibles est aléatoire et ne peut
être aujourd’hui encadré par aucune contrainte ; pendant ces périodes, les départs sont assurés en
grande partie par des SPV qui quittent leur travail, avec l’accord de leur employeur ;
- le système de gestion de l’alerte est assis sur le principe de la gestion individuelle de la disponibilité
et des compétences de chaque sapeur-pompier.
Mise en œuvre depuis 2014 sur la totalité des CIS du département, la gestion individuelle de la
disponibilité impose à chaque sapeur-pompier de signaler en temps réel sa disponibilité. Elle lui donne
plus de liberté, lui offre la certitude de partir en intervention lorsqu’il est alerté et permet surtout au
CTA-CODIS de connaître en temps réel la disponibilité des moyens du CIS, pour recourir sans délai au
CIS suivant lors des indisponibilités passagères, soit pour un complément d’armement, soit pour
l’engagement du CIS de 2ème appel. Ce mode d’utilisation offre également aux employeurs de
sapeurs-pompiers volontaires, tout en favorisant les démarches de partenariat avec le SDIS, un moyen
de gérer la disponibilité qu’ils accordent.
La gestion individuelle des compétences permet au CTA-CODIS de n’engager sur les interventions que
des sapeurs-pompiers titulaires des formations obligatoires pour armer le véhicule demandé. Dans ce
cas également, en cas d’absence des compétences requises, le CTA-CODIS fait appel au CIS le plus
proche détenant les personnels disponibles et compétents.
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Ces deux gestions individuelles sont donc complémentaires et garantissent les délais les plus courts
possibles dans le déclenchement des secours ainsi que l’engagement des personnels en toute sécurité.
En complément des éléments précédents, et conformément à l’article R 1424-47 du CGCT, l’assistance
mutuelle interdépartementale dans le cadre des opérations de secours à caractère urgent permet,
d’une part, de diminuer les délais d’intervention des sapeurs-pompiers sur des secteurs proches des
limites départementales, et d’autre part, de mettre à disposition des moyens spécifiques ou plus
importants lors d’opérations de plus grande envergure. A ce jour, le SDIS 46 dispose de Conventions
Interdépartementales d’Assistance Mutuelle (CIAM) avec l’ensemble des SDIS limitrophes (Cantal,
Aveyron, Corrèze, Tarn et Garonne, Dordogne et Lot et Garonne).
Par ailleurs, l’article 21 du règlement opérationnel prévoit l’existence de centres d’incendie et de
secours de soutien permettant de pallier un manque d’effectif d’un CIS disposant d’un engin spécialisé
(EPS, VSR, BAP, …). En effet, un centre de soutien peut contribuer à l’armement d’un engin spécialisé
d’un autre CIS dans la mesure où il dispose du personnel formé à cet effet.
A l’heure actuelle, cette disposition est très peu utilisée puisque seuls les CIS de Figeac et Bagnac-sur-
Célé maintiennent la compétence sur l’armement de l’EPS et du VSR, les CIS de Souillac et Martel pour
l’armement du BAP et les CIS de Latronquière et Sousceyrac pour l’armement du FEMUL. La mise en
œuvre de cette disposition reste à l’initiative des chefs de CIS concernés et le suivi du maintien en
compétence manque de traçabilité. Cependant, plusieurs interventions ont montré l’intérêt de cette
adaptation permettant de gagner un temps considérable sur l’engagement de moyens de secours tels
que l’EPS ou le BAP.
Les secteurs opérationnels
La distribution des secours repose sur un plan de couverture défini en 2011 à l’échelle des trente
centres d’incendies et de secours. L’engagement des moyens des centres d’incendie et de secours est
fondé sur la plus grande proximité avec le lieu-dit support de l’intervention. Pour chacun des lieux du
département, un plan de déploiement incluant les CIS du département et de la frange limitrophe des
départements voisins.
A ce jour, il n’existe pas de niveau d’organisation opérationnelle supra autre que celui des centres
d’incendie et de secours.
La (para)médicalisation des secours et le soutien sanitaire opérationnelle
La (para)médicalisation des interventions de secours à personne est assurée par les infirmiers et
médecins sapeurs-pompiers. Le recrutement régulier d’infirmiers sapeurs-pompiers permet
aujourd’hui de comptabiliser 43 infirmiers sur la liste d’aptitude des personnels infirmiers habilités à
la mise en œuvre des protocoles infirmiers de soins d’urgence (PISU). Le nombre de médecins sapeurs-
pompiers est insuffisant face aux enjeux mais le recrutement reste particulièrement difficile.
Le maillage et l’implication actuelle des infirmiers permet d’apporter un premier niveau de réponse au
manque de disponibilité opérationnelle des médecins sapeurs-pompiers.
Par ailleurs, depuis 2016, 4 infirmières sages-femmes ont été engagées par le SDIS 46 sous le statut de
sapeur-pompier volontaire expert. Rattachées aux CIS de St Céré, Latronquière, Bretenoux et Figeac,
elles assurent une permanence téléphonique à disposition du CTA-CODIS et peuvent être amenées à
se déplacer sur intervention en cas de besoins.
Ainsi, ces expertes, fréquemment sollicitées, sont un réel soutien auprès des équipes engagées
(sapeurs-pompiers et équipes médicales) et constituent avant tout une forte plus-value auprès des
victimes qui se voient ainsi rassurées et prises en charge par du personnel dédié dans des secteurs
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ruraux parfois très éloignés d’une maternité. Enfin, ces sages-femmes sont pleinement impliquées
dans la formation des sapeurs-pompiers sur la prise en charge des accouchements.
La désertion médicale des territoires ruraux ne fait que renforcer la nécessité des services de secours
de s’adapter aux nouvelles contraintes qui en découlent, tout en restant de plus en plus performants.
Aussi, il est fort à parier que les futurs enjeux de sécurité civile de demain exigeront une évolution de
nos techniques et plus généralement des compétences des sapeurs-pompiers.
Mis en place depuis 2006, le Soutien Sanitaire Opérationnel (SSO) répond aux missions suivantes :
- secours et soins d’urgence aux sapeurs-pompiers en intervention ;
- soins de soutien sanitaire aux sapeurs-pompiers en intervention ;
- conseil technique du COS en santé, hygiène et sécurité relevant du SSO ;
- gestion des apports de suppléance et de diététique de l’effort en partenariat avec l’unité de soutien
logistique.
Les critères et modalités d’engagement du SSO sont définis par note de service.
Le SSO est rattaché aux véhicules VSM, remisés aux CIS de Souillac, Cazals, et Figeac.
I.1.3 Les moyens spécialisés
Les équipes spécialisées ont vocation à être engagées lors des opérations nécessitant la mise en œuvre
de techniques spécifiques ou lorsque les moyens traditionnels des sapeurs-pompiers sont insuffisants
ou inopérants. Ces équipes peuvent également intervenir en appui des moyens traditionnels. Les
équipes spécialisées disposent de matériels spécifiques dont l’emploi leur est exclusivement réservé.
Elles interviennent dans le cadre de missions relevant du risque courant ou particulier (risque
inondation par exemple).
Les équipes spécialisées sont composées de personnels formés et entrainés faisant l’objet d’une
inscription sur liste annuelle d’aptitude départementale.
L’encadrement des équipes spécialisées est assuré par un responsable départemental des équipes
spécialisées, en sa qualité de chef du Groupement Analyse et Couverture des Risques. Chaque équipe
est elle-même placée sous la responsabilité d’un responsable d’équipe.
Le SDIS 46 dispose des équipes spécialisées suivantes :
- une unité cynotechnique (CYN) ;
- une équipe de secours nautique composée de scaphandriers autonomes légers (SAL) avec
compétence surface non libre (SNL) et de sauvetage aquatique (SAV) ;
- un groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP) avec compétence en
intervention en site souterrain (ISS) ;
- une équipe pélicandrome (PEL) ;
- une équipe spécialisée en risques technologiques et dépollution ;
- un groupe d’extraction (GREX).
Le nombre d’agents opérationnels au sein de chaque équipe et les niveaux de qualification attendus
sont définis dans le cadre d’un référentiel de gestion des équipes spécialisées. Le respect des effectifs-
cibles doit rester un objectif prioritaire pour maintenir les compétences et les capacités
opérationnelles de chaque équipe.
Dans le cadre de leurs missions de sauvetage, les équipes spécialisées (GRIMP et SAL/SAV
principalement) peuvent être amenées à intervenir avec le concours de moyens héliportés. Ces
sollicitations représentent une réelle plus-value dans la rapidité et la qualité de la prise en charge de
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la victime ; cependant, celle-ci doit se faire en parfaite sécurité pour les intervenants et la personne
secourue.
L’activité des équipes spécialisées sur la période 2015-2022 est présentée par la Figure 5.
Figure 5 : Evolution de l’activité opérationnelle des équipes spécialisées sur la période 2015-2022
L’équipe spécialisée cynotechnique
La spécialité cynotechnie vise l’intervention lors des missions de recherche de personnes ensevelies
(explosion, effondrement, glissement de terrain, séisme…) ou de recherche de personnes égarées en
danger. Les missions sont toujours caractérisées par l’urgence dans le cadre de la sauvegarde des
personnes.
Au 01/01/2023, l’équipe est composée d’un personnel dont :
- 1 CYN3 accompagné d’un chien
Elle dispose d’un véhicule dédiés CYNO remisé au CIS Cahors (8 ans d’âge).
L’équipe secours nautiques
L’équipe secours nautique peut être amenée à être déclenchée sur différents types
d’interventions (sauvetage ou mise en sécurité de personnes lors d’inondations, accidents de
navigation avec atteinte des personnes et des biens, accidents de plongée…) mobilisant trois
compétences spécifiques :
- intervention en milieu subaquatique et hyperbare (SAL – Scaphandrier Autonome Léger) ;
- intervention en milieu clos avec retour à la surface rendu impossible à la verticale et nécessitant
une progression sous plafond (SNL – Surface Non Libre) ;
- sauvetage de personnes en difficulté en surface, en eaux intérieures (SAV – Sauvetage Aquatique à
Victime et SEV – Sauvetage en Eaux Vives et inondations)
Au 01/01/2023, l’équipe est composée de 36 personnels dont :
- 9 scaphandriers autonomes légers dont 7 SAL1 et 2 SAL3 ;
- 8 plongeurs surface non libre dont 7 SNL1 et 1 SNL2 ;
- 28 nageurs sauveteurs aquatiques (SAV1) ;
- 21 nageurs sauveteurs aquatiques qualifiés « secours en eaux vives et inondations » (SEV)
L’équipe dispose d’un véhicule dédié remisé au CSP Cahors (21 ans d’âge) et du VLSPE équipé d’un
module d’emport de matériels.
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L’équipe spécialisée Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieux périlleux
La spécialité GRIMP permet d’intervenir en matière de reconnaissance et sauvetage dans les milieux
naturels et artificiels où les moyens traditionnels des sapeurs-pompiers sont inadaptés, insuffisants ou
dont l’emploi s’avère dangereux en raison de la hauteur ou de la profondeur et des risques divers liés
au cheminement. Une double compétence des personnels en IMP (milieux périlleux) et en ISS (secours
souterrain) est recherchée.
Au 01/01/2023, l’équipe est composée de 15 personnels dont :
- 3 chefs d’unité GRIMP spécialité Intervention en Site Souterrain (IMP3, ISS) ;
- 11 sauveteurs GRIMP spécialité Intervention en Site Souterrain (IMP2, ISS) ;
- 1 sauveteurs GRIMP (IMP2).
Par ailleurs, 2 infirmiers sapeurs-pompiers formés IMP1 sont en capacité d’intégrer de manière
autonome un dispositif GRIMP pour une prise en charge rapide de la victime.
L’équipe dispose d’un véhicule dédié VIMP remisé au CSP Cahors (4 ans d’âge) et du VLSPE équipé du
module GRIMP permettant de réaliser une intervention de manière autonome.
L’équipe spécialisée pélicandrome
L’équipe pélicandrome intervient dans la mise en œuvre du pélicandrome pour permettre le
ravitaillement des avions bombardiers d’eau en retardant, produit destiné à stopper la propagation
des incendies de végétation. Cet équipement est installé sur l’aérodrome de Cahors-Lalbenque.
Lors des dernières saisons feux de forêt, de par son positionnement et sa capacité d’armement, le
pélicandrome de Cahors-Lalbenque est apparu comme un élément indispensable dans la stratégie
nationale de lutte contre les feux de végétation. En effet, il a pu être activé non seulement au profit
de la zone de défense Sud mais également au profit de la zone de défense Sud-Ouest.
Au 01/01/2023, l’équipe est composée de 20 personnels dont :
- 9 chefs d’équipe pélicandrome (PEL2) ;
- 11 équipiers pélicandrome (PEL1).
Les spécialistes sont répartis sur les CIS de Lalbenque, Cahors, Luzech, Castelnau-Montratier et Bagnac
sur Célé.
L’équipe doit être en capacité d’armer le pélicandrome dans un délai de 30 minutes ; en fonction de
l’évaluation du risque et de l’activité des moyens aériens, le personnel peut être amené à être
positionné en garde postée.
L’équipe dispose d’un local d’accueil des personnels au sein de l’aérodrome pour les gardes postées
en journée.
L’équipe spécialisée risques technologiques et dépollution
La spécialité risques technologiques et dépollution vise l’intervention lors d’incidents ou d’accidents
comportant des risques chimiques ou biologiques au travers :
- de l’évaluation immédiate du risque par des relevés d’explosimétrie et/ou des relevés
toxicologiques ;
- de la levée de doute radiologique ;
- de la définition, de l’optimisation et de la mise en place de périmètres de sécurité ;
- de l’intervention sur produits chimiques (colmatage) ;
- d’opérations de dépollutions terrestres et fluviales.
Au 01/01/2023, l’équipe est composée de 20 personnels dont :
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- 2 conseillers techniques risques chimiques (RCH4) ;
- 1 chef de CMIC (RCH3) ;
- 11 équipiers d’intervention risques chimiques (RCH2) ;
- 6 équipiers de reconnaissance risques chimiques (RCH1).
L’équipe dispose d’un véhicule dédié remisé au CSP Cahors (29 ans d’âge) et du VLSPE. Par ailleurs, la
dotation en lots dépollution des CIS de Gourdon, Figeac et Souillac permet d’apporter une première
réponse de proximité dans l’attente des moyens plus importants.
L’équipe GRoupe d’EXtraction
La spécialité Groupe d’extraction vise l’extraction et le transport de victimes d’attentat depuis la zone
d’action du terroriste jusqu’au point de rassemblement des victimes en zone sécurisée. Cette mission,
réalisée en étroite collaboration avec les unités d’élite des forces de l’ordre, sous leur protection, met
en œuvre des techniques de secourisme spécifiques afin de stabiliser l’état de santé des victimes et de
limiter leurs délais de prise en charge.
L’équipe est composée de 6 personnes.
Les spécialistes sont actuellement répartis sur le secteur de Cahors avec un recrutement en cours
orienté vers les secteurs nord du département.
L’équipe, en cours de structuration, ne dispose pas à ce jour de véhicule dédié.
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I.2 UNE DEMANDE DE SECOURS EN CROISSANCE CONTINUE
I.2.1 Une évolution en résonance avec la tendance nationale
Les observations que nous sommes amenées à faire pour la période 2010-2022 s’inscrivent dans une
trajectoire d’évolution amorcée depuis 2004 et caractérisée par une augmentation régulière et
significative du nombre total d’intervention (+64% de 2004 à 2022 et +18.7% de 2010 à 2022) dans un
contexte de forte progression des interventions de secours aux personnes et de quasi-stabilité de
celles liées aux incendies et aux opérations diverses.
Figure 6 : Evolution annuelle du nombre d’intervention, dans le Lot et à l’échelle nationale (2004 à 2022)
La trajectoire observée dans le département du Lot est très proche de celle observée à l’échelle
nationale. S’étant opérée dans un contexte de grande stabilité démographique (+5000 habitants
environ et +3% de la population sur près de 20 ans), sans évolution majeure dans le domaine des
activités économiques et des infrastructures routières, cette trajectoire – principalement conditionnée
par l’explosion du secours à personnes (cf. I.2.2) – trouve sa principale explication dans les
conséquences du vieillissement de la population, la modification de l’offre de soins en territoire et la
modification du rapport au recours aux services de l’urgence.
L’augmentation du nombre d’interventions a pour corollaire l’augmentation du nombre de sorties de
secours (une intervention pouvant donner lieu à plusieurs sorties de secours du fait de la sollicitation
Figure 7 : Evolution du nombre d’intervention et du nombre de sorties de secours (2014 à 2022)
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des moyens de plusieurs centres d’incendie et de secours). Il est important de noter que le ratio
nombre de sortie de secours / nombre d’intervention augmente de façon importante sur la période,
de l’ordre 15 points entre 2014 et 2022. Cela signifie qu’en 2022, une intervention génère en moyenne
1.3 sortie de secours contre 1.1 en 2014. Ceci se traduit par une légère hausse du nombre
d’hommes.heure en intervention (graphique ci-dessous) ainsi que du nombre de moyens roulants
mobilisés.
Figure 8 : Evolution du temps moyen par intervention (2014-2022)
I.2.2 Une demande de secours polarisée
Le graphique ci-dessous illustre l’évolution du nombre d’intervention réalisé par le SDIS du Lot sur la
période 1998-2022, en global et par natures d’intervention.
Figure 9 : Evolution du nombre d’intervention global et par natures d’intervention (1998-2022)
La courbe du total des interventions permet d’identifier quatre trajectoires sur la période 1998-2004 :
(a) 1998-2003 : nombre d’intervention plutôt stable, établi aux alentours de 10000 interventions/an,
avec une légère orientation à la baisse ;
(b) 2003 : baisse significative du nombre d’intervention principalement liée à l’arrêt des interventions
de destruction d’hyménoptères (hors interventions sur le domaine public et réponses en situation
d’urgence) conduisant à un recul d’activité de plus 2500 interventions ;
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(c) 2003-2015 : augmentation forte et régulière du nombre d’intervention (+3500 interventions et près
de +350 interventions par an) ramenant l’activité observée en 2015 à un niveau comparable à celui
de la période 1998-2003 (a), par le seul fait de la très forte progression de l’activité de secours à
personne ;
(d) : 2015-2022 : nombre d’intervention globalement en progression mais avec une forte variabilité
interannuelle (+170 interventions/an en moyenne) ; le nombre d’intervention s’établit aux
alentours de 11000 interventions/an (11572 en 2022), soit 10 pourcent de plus qu’en début de
période 1998-2003 (a) ; l’inflexion significative observée en 2019 et 2020 correspond à la période
de crise sanitaire marquée par les épisodes de confinement extrêmement propices à la baisse
d’activité.
Figure 10 : Evolution du ratio nombre d’intervention / nombre de sortie de secours (2014-2022)
Figure 11 : Evolution de l’activité de secours à personnes et d’accidents de la circulation (1998-2022)
L’évolution de l’activité de secours à personne est la composante principale de l’évolution du nombre
d’intervention. Entre 2003 et 2022, le nombre d’intervention de secours à personne a progressé de +
150 pourcent pour représenter 85.2 pourcent de l’activité totale. C’est sur la période 2004-2015 que
l’évolution est la plus forte et la plus régulière (+ 500 interventions par an en moyenne), avec deux
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phases d’envolée, l’une de 2004 à 2007 et l’autre, juste postérieure à la mise en œuvre du référentiel
portant sur l’organisation du secours à personne et de l’aide médicale urgente, de 2013 à 2015. Des
efforts réguliers de maîtrise de cette activité participent à des inflexions plus moins prononcées de la
courbe comme par exemple en 2011-2012 et en 2016-2017.
Cette évolution défavorable est à relier aux seuls secours à personnes et assistances à victime puisque
dans le même temps, la part des accidents de circulation a baissé de façon très nette (-50 pourcent)
portant à environ 800 le nombre d’intervention contre un peu plus de 1600 en 1999.
La graphique ci-dessous rapporte l’évolution du nombre de missions de carence ambulancière
(missions relevant de l’aide médicale urgente mais réalisées par le SDIS faute de disponibilité
d’ambulanciers privés) et d’appuis logistiques aux SMUR. Il apparaît que ces deux types de missions
progressent très fortement sur la période 2004-2022. Les missions de carence sont les plus
pénalisantes – un petit millier par an actuellement – parce qu’elles correspondent à des interventions
hors du champ missionnel des sapeurs-pompiers et que, intervenant majoritairement en périodes de
moins grande disponibilité des effectifs sapeurs-pompiers, elles mettent parfois le SDIS dans la
difficulté pour réaliser ses missions propres.
Figure 12 : Evolution de l’activité de carence et des missions d’appui logistique aux SMUR (2004-2022)
La problématique des carences est une problématique nationale qui impacte tous les SDIS de France.
La mise en œuvre, fin 2022, de la réforme des Transports Sanitaires Urgents (TSU) dans le département
du Lot impacte l’activité de carence du SDIS : de façon défavorable sur le volume global d’activité
(+19,23% sur la période 01/11/2022-10/05/2023) et sur les missions de carences en période de nuit
profonde (00h00 – 06h00) ; de façon plus favorable sur la période de jour (06h00-00h00, -45.5%).
S’agissant des incendies, le graphique ci-dessous montre une tendance à la baisse de la composante
incendie (feux urbains et feux de forêts et d’espaces naturels) sur la période 1998-2022.
Le nombre d’interventions pour feux urbains est particulièrement stable depuis 2010 et établi aux
alentours de 600 occurrences par an. C’est une tendance communément observée et qui semble être
le produit de l’évolution de la sensibilité des bâtis et des mesures de prévention et de protection.
A l’inverse, le nombre feux de forêts et d’espaces naturels est plus aléatoire et fortement corrélé aux
conditions climatiques et météorologiques. La déprise agricole et l’évolution du couvert végétal tout
autant celle des pratiques sociales façonnent une sensibilité croissante du territoire lotois à la
problématique de ce type d’incendie. Cette plus grande sensibilité est mise en exergue à la faveur de
périodes printanières ou estivales anormalement chaudes et sèches.
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Figure 13 : Evolution du nombre d’intervention pour feux de forêts et d’espaces naturels (1998-2022)
S’agissant des opérations diverses, leur nombre s’établit désormais et de façon stabilisée aux alentours
de 500 interventions par an réparties comme suit (données 2022) : risques technologiques (dont
fuites/odeurs de gaz et faits dus à l’électricité qui comptent pour 90%) : 8.9% ; protection de biens :
16.8% ; autres opérations : 74.3%. A noter qu’en 2022, près d’une intervention sur deux s’est soldée
par une sortie sans action de la part des intervenants.
La forte chute du nombre d’intervention en 2003-2005 est liée à la décision du SDIS de ne plus réaliser
les destructions d’hyménoptères (hors domaine public et situations d’urgence). En 2022, ce sont
seulement 25 interventions pour destructions d’hyménoptères qui ont été réalisées.
Le nombre d’opérations diverses est principalement influencé par l’occurrence d’évènements
météorologiques d’importance (orages, tempêtes…).
Figure 14 : Evolution du nombre d’intervention pour opérations diverses (1998-2022)
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Figure 15 : Evolution des nombres d’intervention et de sortie de secours, par centre d’incendie et de secours (2018-2022)
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I.3 DES RESSOURCES HUMAINES A CONSOLIDER
I.3.1 Des ressources humaines en croissance maîtrisée
L’effectif du SDIS – 1055 agents en 2022 – comprend 117 agents permanents (73 sapeurs-pompiers
professionnels et 44 personnels administratifs, techniques et spécialisés) et 988 sapeurs-pompiers
volontaires (938 sapeurs-pompiers volontaires + 50 Pro-vo).
L’effectif des personnels permanents progresse assez lentement : +6.5% de 2013 à 2021, soit 10 agents
en valeur absolue (+5 postes PATS, +5 postes SPP).
L’évolution sur la période intègre la résorption des emplois aidés (achevée en 2019), la mise en œuvre
de la réduction du temps de travail, la refonte de la filière SPP, la transformation de postes SPP en
postes PATS (mécaniciens) ainsi que la couverture de besoins nouveaux en termes de support
administratif et technique.
Figure 16 : Evolution des effectifs permanents (2013-2021)
En 2022, un travail de construction d’une cartographie des emplois adaptée aux besoins et aux
ambitions du SDIS a confirmé l’adéquation des effectifs permanents actuels majorés de trois emplois,
l’un relevant de la filière PATS (1 ETP), les deux autres (1.5 ETP), de la filière SPP. C’est donc au final un
effectif de 119.5 agents permanents qui est visé.
S’agissant de la ressource humaine sapeurs-pompiers volontaires, l’effectif évolue dans des
proportions comparables à celui des personnels permanents. On observe en effet une légère évolution
à la hausse permettant de disposer d’un effectif proche du millier. C’est entre 80 et 100 nouveaux
recrutements qui sont réalisés annuellement pour un nombre de départs toujours inférieur.
Figure 17 : Evolution des effectifs sapeurs-pompiers volontaires (2013-2021)
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Courant 2022, le SDIS du Lot a travaillé à la détermination d’effectifs-cibles par centre d’incendie de
secours. Ces derniers doivent au permettre au SDIS de garantir sa réponse opérationnelle en tout point
du département. L’effectif-cible global est établit à 1096 sapeurs-pompiers volontaires soit supérieur
de 6.2% à l’effectif actuel. Le graphique ci-dessous rapporte les effectifs-cibles en fonction des centres
d’incendie et de secours et de leur catégorie de rattachement (en rouge : effectif au delà de l’effectif-
cible ; en vert : effectif en deçà de l’effectif-cible).
Figure 18 : Etat des effectifs des CIS au regard des effectifs-cibles
I.3.2 Un potentiel opérationnel journalier consolidé mais empreint d’une fragilité en
période de journée semaine
Sur la période 2010-2022, l’effectif en sapeurs-pompiers aura permis de maintenir un niveau de
disponibilité opérationnelle très stable en période nocturne, en légère baisse sur la période diurne
(Figure 19). En 2022, le nombre moyen de sapeurs-pompiers disponibles s’est établi comme suit :
- Journées semaine : 183 - Nuits semaine : 408
- Journées WE et jours fériés : 299 - Nuits WE et jours fériés : 377
A défaut d’avoir permis une évolution plus favorable, la politique de développement du volontariat
aura permis de maintenir l’existant.
Figure 19 : Evolution de la disponibilité des sapeurs-pompiers (2010-2022)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 3628
Le dimensionnement de l’effectif opérationnel journalier découlant de l’article R 1424-39 du CGCT et
du classement des centres d’incendie et de secours est de 154 personnels. Les niveaux de disponibilité
enregistrés sont au-delà de cette valeur de référence. Pour autant, en période de journées semaine, il
existe de grandes différences entre les centres d’incendies et de secours. Certains d’entre eux ne
parviennent pas à l’effectif attendu (8 pour les CIS de catégorie B et 4 pour les CIS de catégorie C). Le
Tableau 1 rapporte l’évolution des données par CIS pour la période 2018-2022 en JOURSEM (Journées
Semaine), avec :
- « Effectif moyen disponible » : moyenne sur 12 heures du nombre de sapeurs-pompiers
disponibles ;
- « % temps disponibilité fonction SUAP » : pourcentage du temps de la période JOURSEM où l’effectif
est supérieur à 2 sapeurs-pompiers, seuil en deçà duquel le VSAV ne peut être engagé faute de
personnels ; la valeur « 80 » s’entend comme « 80% du temps JOURSEM, l’engagement en
intervention du VSAV du centre est possible » ;
- « % temps disponibilité fonction INC » : pourcentage du temps de la période JOURSEM où l’effectif
est supérieur à 4 sapeurs-pompiers, seuil en deçà duquel l’engin-pompe (CCR ou FPT-FPTL) ne peut
être engagé faute de personnels ; la valeur « 80 » s’entend comme « 80% du temps JOURSEM,
l’engagement en intervention du CCR ou du FPT-FPTL du centre est possible » ;
Tableau 1 : Evolution de descripteurs de la disponibilité opérationnelle des centres d’incendie et de secours / Créneau Journée semaine 07h00-19h00 de 2018 à 2022
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Figure 20 : Exemple d’évolution de la disponibilité opérationnelle au fil d’une journée de semaine
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En valeurs moyennes sur la période 2018-2022, la fonction SUAP est disponible seulement 85% du
temps et celle de la fonction INC, seulement 71% du temps. Mais au-delà des valeurs moyennes, on
identifie que la permanence des fonctions – et notamment celle de la fonction INC – est loin d’être
garantie en tout point du territoire (moins d’un tiers du temps pour l’un d’entre eux). Cette
permanence tient parfois à peu de choses, une indisponibilité ponctuelle ou un recrutement…
La Figure 20 illustre la variabilité diurne de cette disponibilité JOURSEM en fonction des moments de
la journée. Toute la journée, la disponibilité évolue à la fois selon des rythmes communs à tous les
centres d’incendie et de secours et à la fois avec des rythmes propres à chacun d’entre eux.
Ces situations peuvent entraîner des difficultés récurrentes dans l’engagement des secours : refus de
départ en intervention par impossibilité d’armer le véhicule demandé dans le respect des effectifs
minimums ou bien, nécessité de recourir à plusieurs CIS pour armer un seul engin. Cette pratique est
de nature à allonger les délais d’intervention et à diminuer le niveau de sécurité des premiers
intervenants sur les lieux ; en effet, ceux-ci peuvent être contraints de mener des premières actions
avec un effectif insuffisant et/ou ne détenant pas les qualifications requises pour la mission.
Même si la mise en place successive de la gestion individuelle et des Groupes Fonctionnels
Opérationnels ARTEMIS (définition de la réponse à un sinistre en hommes et en matériels en fonction
de la mission à effectuer) permettent un gain de temps et une sécurisation dans l’engagement des
secours, ces difficultés de disponibilité diurne demeurent très préoccupantes au regard de leurs
conséquences potentielles. Il faut donc rester vigilant sur le recrutement et la disponibilité des SPV
afin de maintenir le maillage des CIS. L’amélioration de la disponibilité des sapeurs-pompiers
volontaires, qui est une des missions prioritaires du service du volontariat, et l’envoi systématique de
plusieurs CIS sur une même intervention par le CODIS, permettent de limiter les conséquences des
incidents de départs.
La problématique de la disponibilité est directement liée à des facteurs humains, démographiques et
socio-économiques. L’absence d’activité industrielle ou artisanale, une démographie réduite, une
population âgée dans certains secteurs sont autant de facteurs défavorables à la disponibilité.
Par ailleurs, l’effectif d’un CIS ne garantit pas systématiquement ses capacités de réponse
opérationnelle. En effet, certains CIS comptant peu de personnels parviennent à maintenir un potentiel
opérationnel régulier et élevé en rapport à l’effectif total du CIS.
Ainsi, chaque CIS n’aura pas forcément les mêmes contraintes et difficultés en termes de disponibilité.
Le suivi précis de chaque CIS par rapport à son territoire doit donc rester un axe de travail prioritaire
pour optimiser les recrutements et la disponibilité des nouvelles recrues.
Au 01/06/2023, 318 sapeurs-pompiers volontaires disposaient d’une convention pour missions
opérationnelles (permettant au sapeur-pompier de quitter son lieu de travail pour partir en
intervention) liant le SDIS avec l’employeur et définissant les conditions de mise à disposition.
Les conventions pour missions opérationnelles relèvent pour 60.2% d’employeurs publics et 39.8%
d’employeurs privés.
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I.4 UN PARC ROULANT MAINTENU ET TRANSFORME
I.4.1 Un plan de réorganisation de la couverture opérationnelle en support de la
transformation
En 2009, le principe retenu a été de faire évoluer la couverture opérationnelle en l’adaptant aux
moyens financiers disponibles tout en maintenant une capacité opérationnelle compatible avec les
objectifs qui allaient fixer par le SDACR en cours de révision.
Cette réorganisation s’inscrivait dans un contexte :
- de contraintes budgétaires fortes (poids croissant des dépenses d’investissement et de
fonctionnement, capacités financières à croissance limitée) ;
- de contraintes techniques (mises aux normes et mises en sécurité, obligations en matière
d’immobilier, portage de programmes innovants…) ;
- d’évolution prononcée de l’activité de secours en termes de demande sociale, du point de vue de
l’exercice du volontariat, en termes de réponses techniques envisageables.
Le Plan de réorganisation de la couverture opérationnelle qui en a résulté porte une approche intégrée
et globale de la couverture opérationnelle alliant :
- la prise en compte croisée des dimensions techniques, humaines, organisationnelles et financières ;
- une définition des moyens à la croisée des besoins identifiés par le SDACR et des capacités de mise
en œuvre par les unités opérationnelles.
C’est de ce Plan dont découlent les évolutions décrites ci-après.
Figure 21 : Evolution du parc roulant entre 2008 et 2022
I.4.2 Evolution du parc roulant « poids-lourds »
Les véhicules de plus de 3,5 tonnes ont vu leur évolution à la baisse, non pas par mesure d’économie
mais par le besoin de rationnaliser nos moyens et de les mettre en corrélation avec les effectifs et leurs
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sollicitations. Une étude très fine a été réalisée sur le nombre d’interventions pour feux d’espaces
naturels et pour feux de structures, sur leur simultanéité et sur le positionnement géographique de
ces sinistres.
S’agissant des feux de végétation et d’espaces naturels, la Figure 22 montre que le nombre de
véhicules spécifiques (CCF) a été réduit proportionnellement à l’injection dans le parc de véhicules
mixtes (CCR). Une baisse remarquable du nombre de CCF a eu lieu entre 2016 et 2017en lien avec des
changements de norme drastiques et la survenue d’accidents mortels. Le SDIS a donc fait le choix de
retirer l’intégralité de son parc de CCF 2000 qui ne possédait ni ceinture de sécurité ni arceaux anti-
écrasement. Depuis, le parc a trouvé un équilibre et se retrouve à l’identique de ses origines. Le delta,
qui est à noter, est dû à la suppression des véhicules formation.
Figure 22 : Evolution du parc roulant feux de forêts et d’espaces naturels (2010-2022)
S’agissant des feux de structures, la problématique fut la même que pour les CCF. En effet, le parc
vieillissant était conforme aux anciennes normes qui ne prévoyaient ni les ceintures de sécurité ni les
arceaux anti-écrasement. L’intégration des véhicules mixtes a permis progressivement de retirer ces
véhicules.
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Figure 23 : Evolution du parc roulant feux de structures (2010-2022)
La fin des différentes acquisitions montre que le parc des engins pour feux de structures et celui des
engins pour feux de forêts et d’espaces naturels est identique.
Ce qui démontre que le besoin de moyens pour ces deux types d’intervention est le même alors même
que le nombre d’intervention pour feux de forêts et d’espaces naturels est deux fois plus faible. Ce
besoin s’explique principalement par le nombre d’engin nécessaire à la réalisation de la mission.
Au final, le parc d’engin pour lutter contre l’incendie est :
Figure 24 : Evolution du parc roulant incendie hors MEA (2010-2022)
En ce qui concerne la stratégie de l’eau, le SDIS
a fait le choix de ne pas renouveler son parc
extrêmement vieillissant de CCGC mais
d’acquérir des CCGC de type 6X4 ayant une
capacité d’emport tout aussi importante qu’un
véhicule routier mais avec plus de polyvalence.
De plus, la réduction du parc s’est traduite par
l’acquisition de bâches à eau permettant de
positionner des points d’eau artificiels sur des
endroits stratégiques et de doubler la capacité
en eau délivrable sur intervention avec deux
fois moins de moyens.
Figure 25 : Evolution du parc CCGC (2010-2022)
Pour ce qui concerne les autres types d’engins dit « lourds », il n’y a pas de changement significatif. Le
renouvellement a été réalisé de façon à ce que les dépenses soient lissées et conformes aux
règlementations en vigueur.
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I.4.3 Evolution du parc roulant « véhicules légers »
Concernant le parc des véhicules de moins de 3,5 tonnes, il a subi beaucoup plus de mutations. En
effet, il a dû répondre à l’objectif de disposer de deux véhicules légers par CIS, de répondre aux besoins
grandissant de la formation, d’apporter une réponse aux besoins nouveaux et de préciser l’emploi de
ces véhicules.
Tout d’abord, les véhicules pour les opérations
diverses ont dû s’adapter aux besoins
opérationnels quant à l’emport nécessaire
pour transporter les matériels divers.
L’acquisition de VTUTP est une réponse et
permet d’avoir une cellule volumineuse quand
le besoin est présent et de pouvoir transporter
jusqu’à 6 personnes quand le matériel à
transporter est peu volumineux. Le nombre de
véhicules pour ces opérations est légèrement
différents de celui des CIS car deux CIS ne
peuvent recevoir des véhicules de type hors
route.
Figure 26 : Evolution du parc VTU-VTUTP (2010-2022)
Les véhicules hors routes ont également
évolué, non pas par le nombre mais par la
qualité.
En effet, les véhicules de types 4X4 ne sont pas
toujours adaptés aux besoins opérationnels et,
suivant les secteurs, ce véhicule doit
démontrer des qualités certes en tout chemin
mais également sur le domaine routier. Ainsi,
des véhicules à motricité renforcée ont été
acquis afin de répondre à ce besoin. Figure 27 : Evolution du parc VITT, VLTT et VLTC (2010-2022)
En ce qui concerne les véhicules de liaison, ils
sont de différents types. On retrouve les
véhicules de transport de personnels comme
pour un particulier dans lesquels aucun
équipement SP n’est nécessaire et les véhicules
de commandement. On remarque une stabilité
du parc malgré l’augmentation des effectifs et
de l’organisation de la garde départementale.
Il est à noter que certains de ces véhicules ne
sont pas affectés à la direction départementale
mais dans les territoires. Figure 28 : Evolution du parc VL SDIS, VLCC et VLC
Pour ce qui concerne les VSAV, la répartition est conforme au règlementation opérationnel en vigueur.
Seuls deux VSAV formation viennent s’ajouter au parc. Ces deux véhicules ne sont pas opérationnels
et ne représentent pas le parc. Ce qui pose problème dans l’apprentissage car les apprenants doivent
de nouveau se former aux véhicules de leur centre de secours.
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Les véhicules ateliers ont quant à eux vu leur
nombre s’accroître très rapidement et en
nombre. En effet, le SDIS se veut proche des
territoires et être réactif en cas de
dysfonctionnement dans les CIS ou sur le
théâtre des opérations.
Ce type de véhicules permet ainsi de
transporter l’appareillage nécessaire pour
effectuer tout type de dépannage et ainsi
d’éviter aux sapeurs-pompiers volontaires de
descendre dans les différents ateliers et de
réduire la disponibilité dans les centres de
secours.
Figure 29 : Evolution du parc VAT (2010-2022)
Au final, le parc de véhicules légers a subi une hausse mais qui est compensé par la baisse du parc de
poids lourds.
Le parc de la flotte opérationnelle est également composé d’autres matériels, tels que les berces, les
embarcations et les motopompes remorquables.
Ce type de biens varie en fonction de la stratégie opérationnelle. Le SDIS a fait le choix de réduire son
parc de berces pour travailler en lot et de passer sur des dévidoirs mobiles tout terrain.
Figure 30 : Evolution du parc MPR et berces opérationnelles (2010-2022)
En synthèse, la flotte opérationnelle se compose de la façon suivante :
Figure 31 : Evolution globale de la flotte opérationnelle (2010-2022)
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I.5 UNE GESTION DU PARC MATERIEL OPERATIONNEL EN MUTATION
Le parc de matériel et les opérations qui y sont associées (acquisition, gestion et maintenance) ont dû
s’adapter à l’organisation tant opérationnelle que péri-opérationnelle du SDIS.
La première mutation a trait à l’habillement.
Antérieurement au SDACR de 2010, la dotation habillement était gérée en masse. Cela consistait à
attribuer une somme d’argent (fictive) par centre de secours et le chef de centre choisissait sur
catalogue les effets qu’il souhaitait acquérir pour ses personnels. La somme allouée était
proportionnelle à « l’importance » du CIS.
Trois phénomènes indésirables ressortaient de cette organisation.
Le premier était la disparité des tenues entre les sapeurs-pompiers du département et parfois même
du même centre.
Le second était l’acquisition d’effets alors même qu’il n’y avait pas de besoins car la philosophie de
l’époque était que si l’argent qui n’était pas consommé dans l’année était perdu et ne serait pas
reconduit l’année n+1.
Le troisième était que certains personnels n’avaient pas d’effets à leur taille car les commandes étaient
passées avant leur recrutement et qu’ils récupéraient ce qu’il y avait en stock.
Considérant ce constat, le SDIS a fait le choix de passer à l’échange et mis en place un premier
règlement habillement fixant les règles d’attribution des effets par agent et par CIS.
Combiné aux évolutions normatives
successives, l’enjeu est devenu
financier et l’acquisition des
nouveaux effets d’équipement de
protection individuelle en section
d’investissement a permis de limiter
l’impact budgétaire.
Figure 32 : Evolution du budget Habillement (2010-2022)
La seconde mutation a trait au renouvellement des matériels et l’acquisition de nouveaux équipements
adaptés aux risques auxquels les sapeurs-pompiers sont confrontés. Dans ce cadre, l’intégralité du parc
de matériels de désincarcération a été renouvelé, l’acquisition de nouvelles lances telles que les
LDMRS, des ballons d’éclairage grande surface, des matériels d’éclairage autonome, des caméras
thermiques….
Cette mutation a été rendue possible par la création d’une plateforme logistique offrant trois
avantages majeurs :
- création d’un véritable pôle logistique et technique départemental, regroupant ainsi plusieurs
fonctions qui étaient jusque-là éclatées sur différents sites ;
- réponse aux différents besoins techniques de stockage (habillement, petits matériels, produits
d’hygiène) avec organisation de navettes logistiques desservant les 30 centres d’incendie et de
secours du département ;
- optimisation de l’organisation spatiale des différents services de la direction répartis sur plusieurs
bâtiments.
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Figure 33 : Vues sur la plateforme logistique
La troisième et dernière grande mutation a trait à la maîtrise de l’externalisation de l’entretien des
effets et des contrôles réglementaires notamment par :
- la création d’un laboratoire de contrôles des EPI appuyé par un véhicule atelier permettant de faire
les contrôles dans les centres de secours ; cette méthode permet de limiter l’indisponibilité des
matériels et de ne pas réduire la disponibilité des personnels des CIS ;
- la création d’une laverie centrale permettant de laver, sécher, contrôler et tracer les équipements
de protection individuelle.
Figure 34 : Vue sur la laverie centrale et le laboratoire de contrôle des EPI
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I.6 UN PARC IMMOBILIER QUI FAIT PEAU NEUVE
Depuis 2010, différents plans pluriannuels de rénovation /réhabilitation de centres d’incendie et de
secours se sont succédés. Jusqu’en 2012, un programme immobilier a mis en exergue la nécessité de
reconstruire 16 centres de secours. A partir de 2012, le plan a évolué et a privilégié les réhabilitations.
En effet, avec l’arrivée des véhicules mixtes, la place nécessaire dans les remises pouvait être revue à
la baisse laissant la possibilité de s’étendre à l’intérieur même du CIS. Ainsi, seuls les CIS dont la
réhabilitation nécessitait un agrandissement conséquent ou ceux dont le coût de la réhabilitation
apparaissait prohibitif au regard du coût d’une construction neuve ont vu le choix d’une construction
neuve retenu.
De 2010 à 2022, ce ne sont pas moins de quatorze CIS qui ont fait l’objet de travaux de réhabilitation
(10) ou de construction (4) ( Figure 35).
Figure 35 : Vues sur les CIS réhabilités et rénovés (2010-2022)
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REVUE DES ORIENTATIONS PREVUES AU SDACR 2010 ET AVANCEES
II.1 PROPOSITIONS COMMUNES A L’ENSEMBLE DES RISQUES
II.1.1 Disponibilité des SPV par la gestion individuelle et des compétences
L’acquisition du logiciel métier opérationnel ARTEMIS V2 a permis cette gestion individuelle. Cette
gestion permet à tout sapeur-pompier de gérer lui-même sa
disponibilité en cliquant simplement sur son appareil sélectif. Ainsi,
le CTA/CODIS est capable de connaître à l’instant t la disponibilité
des moyens opérationnels engageables et de compléter ou de
suppléer les départs des CIS qui ne peuvent l’assurer. Il apparait
évident que cette gestion fait gagner un temps précieux sur l’engagement des moyens car il n’y a plus
besoin d’attendre l’acquittement dans le ¼ d’heure par le 1er sapeur-pompier, au risque qu’il soit seul
et ainsi être dans l’obligation de reproduire cette opération dans un autre CIS.
Cette disposition présente une telle souplesse pour les sapeurs-pompiers et la garantie d’assurer les
départs pour le SDIS qu’il parait, à ce jour, inconcevable de devoir ou même de pouvoir s’en passer.
II.1.2 Renfort par des gardes postées par des sapeurs-pompiers
professionnels dans les CIS à forte activité
La gestion individuelle a permis d’éviter d’avoir recours à cette mesure. Seule la garde postée au CIS
de Cahors a été maintenue. Cependant, il est à noter que cette même garde a été réduite de 12 à 9 car
la gestion individuelle a permis la déclaration de la disponibilité des SPV du CIS Cahors.
II.1.3 Augmentation des effectifs dans certains CIS
Le renforcement des effectifs a été réalisé. Cependant, les recrutements se sont concentrés sur la
masse et non la disponibilité. Une nouvelle fois, la gestion individuelle a permis de le démontrer. Le
nombre peut faire la force mais la disponibilité est gage d’efficacité.
II.1.4 L’utilisation de données statistiques comme outil de pilotage
stratégique
L’acquisition de requêteurs spécifiques opérationnels directement liés au logiciel métier a permis dans
un premier temps d’analyser et de réagir en fonction des problématiques identifiées. Pour autant, les
évolutions statistiques en termes de demandes ne tiennent pas compte des évolutions stratégiques
nationales dans la définition des motifs de départs. Ainsi, dès qu’un motif vient à être modifié, la
statistique n’est plus bonne et vient le principe de la « surenchère » statistique par l’acquisition d’un
autre requêteur qui gère les nouvelles données et l’ancien reste le garant de l’ancienne donnée.
II.2 PROPOSITIONS RELATIVES AU SECOURS A VICTIME ET A L’ASSISTANCE A PERSONNE
II.2.1 L’organisation du secours à personne
Les effectifs des personnels du service de santé et de secours médical ne permettent pas de garantir
un départ pour toutes les interventions dites de « niveau 2 » (niveau qui nécessite une présence
paramédicale ou médicale). En effet, seuls deux agents sont professionnels au sein du SDIS du Lot, le
médecin-chef et l’infirmier chef. Tous les autres sont des sapeurs-pompiers volontaires. Par
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conséquent, en fonction des actes qu’ils sont en train de réaliser, ils ne peuvent pas toujours être
disponibles. Ainsi, entre 50 et 60 % des interventions nécessitant l’intervention du 3SM ne peuvent
pas être couvertes par un personnels SSSM.
La recherche d’une plus grande cohérence sur les évacuations hospitalières a été trouvée. L’évacuation
vers le CH le plus proche est priorisée par le SAMU et un transport secondaire sera organisé par la suite
avec un moyen privé. Bien sûr, il se peut que la pathologie nécessite une évacuation vers un centre
spécialisé en urgence. Dans ce cas, le CODIS peut proposer un transport partagé avec un autre centre
de secours qui offre plus de disponibilité.
L’impact de la permanence des soins a un impact sur l’activité du SDIS. Considérant cet état de fait,
l’ARS a lancé une expérimentation en garantissant 4 vecteurs de transport sanitaire d’urgence de garde
hors nuit profonde. Les 5 premiers mois de cette expérimentation démontrent que l’activité de secours
à personne continue d’augmenter et que le nombre de carence ne cesse de croître. En effet,
l’expérimentation suggère que seul le SDIS assure les carences d’ambulance privée en nuit profonde
et bien que le nombre de carence diminue le jour, elle n’est pas compensatrice.
La cohérence entre le SROS (Schéma Régional d’Organisation de la Santé) et le SDACR n’a jamais pu
être réalisée car chaque entité le conçoit de son côté. De plus, ce même SROS a été supprimé dès la
sortie de précédent SDACR et a été remplacé par le PRS (Projet Régional de Santé) qui présente un
volet beaucoup plus large que le SROS.
L’évolution vers une plateforme unique d’appel d’urgence devrait permettre une meilleure
coordination entre le SAMU et le CTA/CODIS. Ce projet est développé par la suite.
II.2.2 La formation des personnels
L’intégralité des sapeurs-pompiers de 2ème classe est formée comme équipier VSAV dès sa 1ère année
d’intégration.
Tous les chefs d’agrès une équipe sont formés chef d’agrès VSAV.
Tous les personnels infirmiers du 3SM ne sont pas formés au soutien sanitaire opérationnel car il n’y a
pas le besoin.
II.2.3 Les associations agréées de sécurité civile
Le SDIS n’a pas signé de convention avec ces associations pour assurer des missions de secours
d’urgence aux personnes. Il s’avère qu’avec le temps, cette orientation ne s’est pas confirmée car
comme toute association, le bénévolat s’essouffle et il leur est difficile d’assurer les dispositifs
préventifs de secours lors de manifestations.
II.3 PROPOSITIONS RELATIVES AUX INCENDIES URBAINS
II.3.1 En ce qui concerne les matériels
L’intégration de véhicules mixtes a été réalisée. Elle correspond à la moitié du parc
incendie du SDIS. En 10 ans, les évolutions successives des normes ont démontré la limite du dispositif
car le gabarit des engins est devenu trop imposant tant sur leur taille que sur leur masse. La mixité est
en parfaite cohérence avec les moyens humains, techniques, organisationnels et économiques du SDIS.
Cependant, elle doit être mesurée et évaluée annuellement en tenant compte des évolutions
techniques.
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II.3.2 La formation des personnels
L’acquisition de caissons simulateurs de feux réels a été réalisée et la mise en situation est devenue
un passage obligé par chaque sapeur-pompier (hors 3SM et personnels sous restrictions médicales).
La création d’un plateau technique incluant des pistes d’entraînement tout terrain a été faite.
Cependant, ce plateau est sous bail emphytéotique et mérite d’être pérennisé.
La prise en charge du permis de conduire des poids lourds est assurée par le SDIS dans la limite des
besoins recensés par les CIS.
Les personnels des CIS détenant un MEA dans leur CIS peuvent se voir former à cet engin sur leur
demande. Une liste départementale de cette compétence est rédigée au fil des acquisitions.
Les FMA dans les CIS ne sont plus limitées à 10 manœuvres à l’année mais à 30 heures. Elles sont
assujetties à un programme prédéterminé par le service formation de la DDSIS. Le nombre d’heures
de FMA est progressif sur plusieurs années avant d’atteindre le nombre de 30 heures.
II.4 PROPOSITIONS RELATIVES AUX FEUX DE VEGETATION
II.4.1 En ce qui concerne les matériels
L’introduction des véhicules mixtes Urbain / Rural a permis de répondre à un
vieillissement du parc CCF et FPTL. Certes la réponse en départ simultanée se trouve amoindrie,
cependant, au regard de ladite simultanéité des départs pour feux de structures et feux d’espaces
naturels, la réponse reste correcte et adaptée à la disponibilité des personnels du SDIS.
Bien que le nombre de CCF ait été divisé par 2, le SDIS continue à assurer un départ d’un groupe feux
de forêt pour les colonnes de renfort extra-départemental.
II.4.2 La formation des personnels
La formation d’équipier feux de forêt est obligatoire pour obtenir la titularisation, excepté pour raison
médicale.
La formation de chef d’agrès CCF est assujettie à l’obtention de la formation FdF2. Bien qu’ouverte aux
sergents, chef d’agrès une équipe, elle n’est pas obligatoire. Cependant, elle est un prérequis pour
accéder au grade d’adjudant et par conséquent de chef d’agrès tout engin.
Le nombre de stage FdF 1 et 2 est, aujourd’hui, adapté à la demande et aux besoins du SDIS.
En ce qui concerne le COD2 (conduite des engins tout terrain), le nombre de stage semble adapté et
correspond au nombre de personnels formés au permis poids lourds.
II.4.3 La surveillance aérienne
La pérennisation d’un avion pour la surveillance et l’aide au commandement n’a pas pu être maintenue
pour des raisons économiques.
Une convention avec une société privée permet d’assurer des vols programmés ou opérationnels. De
plus, cette même société offre la possibilité d’utiliser des drones pour des reconnaissances difficiles ou
longues. Cette prestation reste fragile car elle dépend de la disponibilité des pilotes.
La convention de partenariat entre le SDIS 19/24/46 n’a pas pu être validée car les enjeux entre ces 3
départements sont trop divergents et que bien souvent le besoin de survol est simultané aux trois
départements.
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II.5 PROPOSITIONS RELATIVES AUX OPERATIONS DIVERSES
II.5.1 En ce qui concerne les matériels
Le souhait d’avoir un véhicule hors route par CIS a été réalisé et révèle que ce souhait est en fait un
réel besoin opérationnel. A ce jour, seul 2 CIS ne disposent pas de VLHR par manque de place.
L’acquisition des matériels pour capture d’animaux a été faite. Cependant, la faible occurrence de ce
type d’intervention impose une formation de maintien des acquis bien trop lourde pour les CIS.
II.5.2 La formation des personnels
Le nombre de chef d’agrès une équipe est aujourd’hui en nombre suffisant pour pouvoir assurer les
opérations diverses.
Le nombre de conducteur d’embarcation est également en nombre suffisant pour piloter les BRS.
Cependant, l’équipage armant ces embarcations reste aléatoire et aucune garantie ne peut être faite
sur la capacité du sapeur-pompier à savoir nager.
II.6 PROPOSITIONS RELATIVES AUX EQUIPES SPECIALISEES
L’équipe cynotechnique est à ce jour incomplète. En effet, la quête / décombre, qui est la base d’une
équipe cynotechnique, impose d’intervenir avec un CYN2 et 2 CYN 1. D’autres missions peuvent être
réalisées avec un seul effectif, telles que le pistage (départ par une odeur donnée) et la RVIM
(recherche de personne immergée).
Les membres de l’équipe plongée sont formés aux techniques d’intervention pour les sauvetages et la
mise en sécurité des personnes en cas d’inondation et de fortes crues.
Une convention tripartite a été rédigée entre la préfecture du Lot, le SDIS et l’association des
spéléologues secours français et a déjà fait montre de son efficacité sur intervention.
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REVUE D’INDICATEURS-METIERS ET CARACTERISATION D’UN
« INSTANTANE 2022 » (APPROCHE QUANTITATIVE)
La caractérisation d’un « instantané 2022 » vise à répondre à la question suivante : c’est « quoi », le
SDIS du Lot, en 2022, en termes d’actions, de personnels, d’organisation et de moyens ?
Elle prend la forme d’une revue d’indicateurs-métiers issus des données déclaratives recueillies par la
DGSCGC auprès des services d’incendie et de secours et compilées dans la publication Les statistiques
des services d’incendie et de secours – Edition 2022 (dernière en date).
Cette revue d’indicateurs-métiers pose des valeurs-repères pour le SDIS du Lot et replace la situation
ce dernier dans le contexte national (valeurs sur aplats grisé / Données SIS hors BSPP et BMPM).
LES ACTIONS
Nombre d’intervention
Nombre total d’intervention : 11571 [90ème rang au niveau national]
Nombre d’intervention pour 100 000 habitants : 6348 [57ème rang au niveau national]
Tous SDIS
6 531
SDIS Cat A
6 795 (de 3 700 à 11 620)
SDIS Cat B
6 282 (de 4 131 à 8 426)
SDIS Cat C
6354 (de 3 969 à 8 431)
Répartition des interventions par nature
9861(1)
85.2%
Secours d’urgence
aux personnes
816(2)
7.05%
Incendie 893(2)
7.71%
Opérations diverses
(1) dont Secours à victimes : 8676 (87.98%), Aides aux personnes : 378 (3.83%) et Accidents de circulation : 807 (8.18%)
(2) dont Feux de forêt et d’espaces naturels : 249
(3) dont Risques technologiques : 80 (8.95%), Protection des biens : 150 (16.79%) et Autres opérations diverses: 663 (74.24%)
Tous SDIS
SUAP : 3 520 231 (86.13%) / Incendie : 238 662 (5.83%) / Opérations diverses : 327 835 (8.02%)
Durée des interventions
Durée annuelle totale en intervention : 93 868 heures
dont durée SPV : 86 716 (92.38%) et durée SPP : 7152 (7.62%)
Sollicitation des effectifs par nature d’intervention (en heures)
SUAP : 65020 (69.2%) / Incendie : 25309 (26.96%) / Opérations diverses : 3538 (3.76%)
Durée moyenne d’une intervention (en Hommes.heure) : 7.81 H.h
dont Secours à victimes : 6.13 H.h hors accidents de circulation (10 H.h)
dont Incendies : 28 H.h
dont Opérations diverses : 3.17 H.h hors risques technologiques (10.4 H.h)
Tous SDIS
5.3 H.h
SDIS Cat A
5.1 H.h
SDIS Cat B
5.5 H.h
SDIS Cat C
6.4 H.h
Intervention du Service de santé et de secours médical
Nombre d’intervention SUAP avec au moins un personnel SSSM : 1625 (16.47%)
dont 1619 (99.6%) avec un personnel infirmier
Tous SDIS
228 216 (5.6%)
SDIS Cat A
104037 (5.3%)
SDIS Cat B
82190 (5.6%)
SDIS Cat C
41989 (6.4%)
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Nombre d’intervention SUAP avec mise en œuvre d’au moins un protocole : 1363 (18.82%)
Tous SDIS
74 234 (1.8%)
Taux de protocolisation sur intervention avec personnels SSSM : 83.87%
Tous SDIS
74 234 (30.4%)
Soutien sanitaire en intervention
Volumétrie du soutien sanitaire opérationnel : 71 (0.61% des interventions)
Nombre et part du soutien sanitaire opérationnel dans l’activité du SSSM : 71 (4.18%)
Tous SDIS
3.4%
SDIS Cat A
4.4%
SDIS Cat B
2.3%
SDIS Cat C
3.0%
Victimes prises en charge : 10 186 (hors impliqués)
dont 263 (2.58%) décédées
dont 1804 (15.59%) urgences absolues (blessés/malades graves)
dont 8119 (70.16) urgences relatives (blessés/malades légers)
Tous SDIS
Décédées : 75020 (2.3%) / Urgences absolues : 337 117 (10.3%) / Urgences relatives : 2 855 263 (87.4%)
Solidarité interdépartementale
Nombre d’équivalent hommes.jour accordé au titre des renforts extradépartementaux
sollicités par l’Etat : 298 E.h.j
0 1 à 50 50 à 100 100 à 200 200 à 400 >400 26 SDIS 15 SDIS 14 SDIS 14 SDIS 14 SDIS 16 SDIS
LES PERSONNELS
Effectifs sapeurs-pompiers
Nombre total de sapeurs-pompiers : 1011.5 [91ème rang au niveau national] dont SPP (hors SSSM) : 71 (7.2%) dont SPV (hors SSSM) : 848 (83.6%) + 50 Pro-vo dont SPP SSSM : 2,5 (0.2%) dont SPV SSSM : 90 (8.9%) + 2 Pro-vo
Tous SDIS
239 568
SPP (hors SSSM) : 17.2%
SPV (hors SSSM) : 77.3%
SSSM : 5.49%
SDIS Cat A
90394
SPP (hors SSSM) : 23.5%
SPV (hors SSSM) : 71.3%
SSSM : 5.2%
SDIS Cat B
93764
SPP (hors SSSM) : 15.1%
SPV (hors SSSM) : 79.6%
SSSM : 5.3%
SDIS Cat C
55410
SPP (hors SSSM) : 10.4%
SPV (hors SSSM) : 83.3%
SSSM : 6.3%
Nombre de sapeurs-pompiers pour 100 000 habitants : 561 [22ème rang au niveau national]
Tous SDIS
383
SDIS Cat A
313 (de 186 à 1271)
SDIS Cat B
403 (de 263 à 668)
SDIS Cat C
533 (de 217 à 1134)
Répartition des effectifs par grades (hors SSSM)
Officiers Sous-officiers Caporaux Sapeurs
SPP (hors SSSM) 29 (43.9%) 27 (40.9%) 10 (15.1%) 0 (0.0%) SPV (hors SSSM) 53 (6.2%) 263 (31.0%) 168 (19.8%) 364 (42.9%)
Tous SDIS - SPP (hors SSSM)
Officiers : 18.65% / Sous-officiers : 59.49%
Caporaux : 20.44% / Sapeurs : 1.40%
Tous SDIS - SPV (hors SSSM)
Officiers : 4.84% / Sous-officiers : 29.14%
Caporaux : 24.65% / Sapeurs : 41.35%
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Effectifs féminins : 233 (23.12%)
Tous SDIS : 19.07% Officiers Sous-officiers Caporaux Sapeurs
SPP (hors SSSM) 3 (10.3%) 5.0% 2 (7.4%) 4.0% 1 (10,0%) 8.0% 0 (0.0%) 35.0% SPV (hors SSSM) 0(0.0%) 9.0% 28 (10.6%) 10.0% 44 (26.2%) 18.0% 129 (35.4%) 31.0% SPP (SSSM) 1 (40.0%) 56.0% - SPV (SSSM) 25 (36.8%)
Engagement multiples de SPV : 72 dont 12 dans un autre SIS
Nombre de Pro-vo : 51 (74.45%)
Conventionnement de disponibilité SPV : 374 conventions / 138 employeurs (65 privés et
73 publics)
Effectif jeunes sapeurs-pompiers (JSP)
Effectif total : 72 dont 42 garçons et 30 filles
Nombre de sections : 3
Nombre d’animateurs : 18
Effectifs non sapeurs-pompiers
Nombre de PATS : 44 (4.36%)
dont 23 (56.52%) personnels administratifs, 20 (41.30%) personnels techniques et 1 (2.17%)
personnel relevant d’une filière spécialisée
Tous SDIS SDIS Cat A SDIS Cat B SDIS Cat C Filière adm. : 55.6%
Filière tech. : 43.5%
Autre filière : 0.9%
4.5% 5.9% 4.0% 3.4%
Personnel appartenant au quota handicapé : 5
L’ORGANISATION
Maillage territorial
Nombre de centres d’incendie et de secours : 30
Catégorisation des CIS : 1 CSP, 6 CS et 23 CPI
Ancienneté du parc immobilier
Régime de travail
Organisation de la permanence opérationnelle
Personnels en garde postée : 12 dont 6 SPP (G24) et 3 SPV (G12) au CIS Cahors et 3 SPP au
CTA-CODIS
Personnels en astreinte :
Astreintes unités opérationnelles (CIS) : 178 (attendu)
Nombre annuel moyen observé
Jour semaine
(07h00-19h00)
183
Nuit semaine
(19h00-07h00)
408
Jour WE et fériés
(07h00-19h00)
299
Nuit WE et fériés
(19h00-07h00)
377
Astreinte chaîne de commandement : 4
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Potentiel opérationnel journalier (POJ) pour 100 000 habitants : 108.0*
dont POJ Garde : 6.7 et POJ Astreinte : 101.3
Tous SDIS
49 (jour) / 65 (nuit)
SDIS Cat A
40 (jour) / 48 (nuit)
SDIS Cat B
52 (jour) / 70 (nuit)
SDIS Cat C
67 (jour) / 98 (nuit)
* Etabli sur la base de l’attendu réglementaire (178 personnels en astreinte), attendus jour et nuit identiques
Sur la base du constaté : 101.89 (jour semaine), 166.5 (jour WE et fériés), 227.2 (nuit semaine) et 209.9 (nuit
WE et fériés)
Equivalence temps de travail des gardes 24 heures
Garde 24 heures en CIS : 17.1
Garde 24 heures au CTA-CODIS : 17.9 (chefs de salle) et 21 (opérateurs)
Réception des appels de demande de secours
Organisation de la réception : CTA-CODIS unique
Appels reçus : 18 et 112
Nombre d’appels décrochés : 40 402 appels
Taux d’appels pour 100 000 habitants : 22 495 appels/100000hab
Tous SDIS
23 956
SDIS Cat A
21 994
SDIS Cat B
23 921
SDIS Cat C
29 480
Appels quotidien par opérateur : 55.3 appels/jour/opérateur
Tous SDIS
70
SDIS Cat A
70
SDIS Cat B
73
SDIS Cat C
65
INPT - ANTARES / Couverture satellite
Population couverte par Antarès : 94 à 96%
Taux d’équipement opérationnel ANTARES : 100 %
Raccordement service DGSCGC-SATCOM : oui
Formation
Personnels affectés à la formation pour 1000 sapeurs-pompiers : 5
Tous SDIS
9
SDIS Cat A
12
SDIS Cat B
6
SDIS Cat C
6
Moyens matériels affectés à la formation
Plan de formation (N)
Logiciel formation (O)
Véhicules affectés (O)
Module ARI (O)
Caissons feux (O)
Plateau conduite (O)
Tous SDIS
73%
97%
12
83
44
26
SDIS Cat A
81%
100%
23
17
11
5
SDIS Cat B
81%
100%
11
32
16
10
SDIS Cat C
59%
12%
7
32
15
10
Prévention
Nombre d’ERP du premier groupe par préventionniste : 237 ERP G1/opérateur
Tous SDIS
228
SDIS Cat A
206
SDIS Cat B
255
SDIS Cat C
231
Taux de visite des ERP du premier groupe : xxx
Tous SDIS
91%
SDIS Cat A
91%
SDIS Cat B
91%
SDIS Cat C
92%
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LES MOYENS
Equivalent habitant défendu*
Par un
FPT/CCR
MEA
VSAV
Lot
5 196 hab
45 466 hab
4229 hab.
Tous SDIS
17 961 hab
55 340 hab
9 757 hab
SDIS Cat A
19 890 hab
62 095 hab
12 171 hab
SDIS Cat B
18 565 hab
55 292 hab
9 984 hab
SDIS Cat C
13 234 hab
42 415 hab
6 030 hab
*(Population DGF x surface du département) / moyenne des surfaces des départements
Surface forestière défendue
Par un
CCF/CCR
Lot
62.9 km²
Tous SDIS
43 km²
SDIS Cat A
27 km²
SDIS Cat B
39 km²
SDIS Cat C
68 km²
Parc matériel roulant
Engins de secours
dont VSAV
dont VSR
Engins d’extinction
dont FPT
dont FPT-SR
dont CCR
dont CCF
Moyens élévateurs
Lot
50
43
7
54
20
0
15
19
4
Tous SDIS
85
72
13
96
30
12
14
40
13
SDIS Cat A
134
115
18
152
60
19
12
61
24
SDIS Cat B
88
73
15
103
28
14
16
44
13
SDIS Cat C
53
44
9
60
16
6
14
25
6
Coûts du SDIS par habitant (population DGF)
Dépenses réelles totales par habitant : 90,9 €/habitant
Tous SDIS
86€/hab
SDIS Cat A
89€/hab
SDIS Cat B
82€/hab
SDIS Cat C
87€/hab
Dépenses de personnel par habitant : 50.6 €/habitant
Tous SDIS
59€/hab
SDIS Cat A
63€/hab
SDIS Cat B
56€/hab
SDIS Cat C
56€/hab
Financement du SDIS / Répartition des contributions
Département
Communes/EPCI
Lot
55.3%
44.7%
SDIS Cat A
61%
39%
SDIS Cat B
57%
43%
SDIS Cat C
55%
45%
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 5648
REVUE DES INDICATEURS NATIONAUX DES SERVICES D’INCENDIE
ET DE SECOURS ET NIVEAU DE « RENDU OPERATIONNEL »
(APPROCHE QUALITATIVE)
Les Indicateurs Nationaux des Services d’Incendie et de Secours (INSIS) publiés annuellement par la
DGSCGC permettent de caractériser le « niveau de rendu » d’un SDIS et d’inscrire cette caractérisation
dans une démarche comparative. Les données mobilisées concernent la période 2010 à 2021, 2021
constituant les données les plus récentes (édition 2022). Des données concernant l’année 2022 issues
du renseignement de l’enquête Infosdis 2023 peuvent être exploitées dans le cadre des commentaires.
Dix-neuf indicateurs répartis en quatre catégories (qualité d’exécution et réalisation des missions,
optimisation de l’emploi des SPP et des PATS, optimisation de l’activité du volontariat et optimisation
et lisibilité des coûts et financements) sont ainsi exploités. Une appréciation de la valeur de chaque
indicateur (favorable, assez favorable, acceptable, assez défavorable et défavorable) est proposée.
Pour rappel, la ventilation des SDIS par catégorie est la suivante :
- Catégorie A : 06, 13, 29, 31, 33, 34, 35, 38, 44, 57, 59, 62, 67, 69, 74, 76, 77, 78, 83, 91 et 95
- Catégorie B : 01, 02, 11, 14, 17, 21, 22, 24, 25, 26, 27, 28, 30, 37, 40, 42, 45, 49, 50, 51, 54, 56, 60, 63, 64, 66, 68, 71, 72, 73,
80, 81, 84, 85, 86, 971 et 974
- Catégorie C : 03, 04, 05, 07, 08, 09, 10, 12, 15, 16, 18, 19,2a, 2b, 23, 32, 36, 39, 41, 43, 46, 47, 48, 52, 53, 55, 58, 61, 65, 70,
79, 82, 87, 88, 89, 90, 972, 973 et 976
- Ex 5ème catégorie : 05, 09, 15, 23, 32, 46, 48 et 90
Les données utilisées sont mises en forme et exploitées comme suit :
Nom de l’INSIS
Valeur INSIS 2021 Objectif de l’indicateur
Définition de l’indicateur
Valeur INSIS 2021
Tous SDIS
x
Valeur INSIS 2021
SDIS catégorie A
x
Valeur INSIS 2021
SDIS catégorie B
x
Valeur INSIS 2021
SDIS catégorie C
x
Commentaire
Données INSIS 2010-2021 – Département 46
Appréciation
Favorable
Assez favorable
Acceptable
Assez défavorable
Défavorable
IV.1 QUALITE D’EXECUTION ET DE REALISATION DES MISSIONS
Délai moyen de traitement de l’alerte
2 min 37 sec Mesure du délai moyen de traitement d’un appel
Délai s’écoulant entre le décroché de l’appel au CTA-CODIS et le transfert au CIS concerné (ou au CRRA-SAMU ou autre service) : décroché + écoute/analyse + décision/ordre
Tous SDIS
2 min 29 sec
SDIS catégorie A
2 min 24 sec
SDIS catégorie B
2 min 32 sec
SDIS catégorie C
2 min 39 sec
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 5749
Le délai moyen de traitement s’établit dans la moyenne nationale toute catégorie de SDIS confondue. Il présente une assez grande stabilité sur la période s’établissement à 2 min 54 sec pour l’année 2023.
Cette valeur moyenne intègre l’ensemble des primo-appels indépendamment de la nature de l’intervention et de leur caractère d’urgence. A noter, l’objectif d’un délai inférieur à 1min 30 sec pour les interventions à caractère urgent et les engagements réflexes.
Délai moyen d’intervention sur zone
16 min 39 s Connaître le temps de couverture moyen par type d’intervention Délai entre la diffusion de l’alerte aux centres d’incendie et de secours et l’arrivée sur les lieux de l’intervention du premier véhicule de secours
Tous SDIS
12 min 43 sec
SDIS catégorie A
12 min 03 sec
SDIS catégorie B
12 min 56 sec
SDIS catégorie C
15 min 01 sec
Dans le département du Lot, le temps de couverture moyen est nettement supérieur (de l’ordre de 4 minutes) à la valeur moyenne observée à l’échelle nationale. Cet écart – nettement plus faible en comparaison avec les SDIS de la strate – s’explique en grande partie par l’effet ruralité (maillage du territoire en CIS, étalement des secteurs de défense et praticabilité des réseaux routiers secondaires).
Cette valeur moyenne recouvre de vraies disparités, entre des interventions en nombre important réalisées dans les zones urbaines et en proximité plus ou moins grande des CIS, et des interventions réalisées en zone rurale loin des CIS. En valeur médiane, le temps de couverture avoisine les dix-huit minutes.
A l’échelle globale, le délai moyen d’intervention sur zone décrit une tendance baissière.
Les délais d’intervention sur zone dans le cadre du secours à personnes et du secours routier sont du même ordre (16 min et 01 sec) et parfaitement stables sur la période. L’existence d’un parc VSAV moderne et uniforme en est la raison principale.
Les délais observés dans le cadre des interventions pour incendie sont supérieurs de 5 minutes environ à cette moyenne (21 minutes), en lien principalement avec la nature des moyens mobilisés (poids-lourds), du réseau routier et de la topographie du département.
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Protection de l’environnement – feux de forêts et d’espaces naturels
1.8% Mesure du pourcentage de feux éteints avant d’avoir atteint 5 ha Nombre de feux de forêts et d’espaces naturels à 5 hectares rapporté au nombre total de feux de forêts et d’espaces naturels
Dans le département du Lot, plus de 98 pourcent des feux de végétation et d’espaces naturels sont éteints avant d’avoir parcourus 5 hectares.
En 2022, année considérée à risques élevés, c’est un peu plus de 5 pourcent des feux qui ont dépassés ce seuil de 5 hectares.
Taux de victimes prises en charge suite à l’intervention des sapeurs-pompiers
3.92% Mesure du pourcentage de la population secourue par les sapeurs-pompiers. Nombre de personnes transportées vers un établissement de soins rapporté à la population DGF du département
Tous SDIS
4.2%
SDIS catégorie A
4.27%
SDIS catégorie B
4.12%
SDIS catégorie C
4.16%
3.92% de la population a été secourue et transportée vers un établissement de soins par les sapeurs-pompiers. Ce taux de prise en charge se situe un peu en dessous de la moyenne nationale, toutes catégories de SDIS confondues.
Le graphe ci-dessus décrit une tendance à la hausse de ce taux qui se confirme nettement en 2022 en s’établissant à 5.06%. La déprise médicale et la nécessité croissante de transporter vers un service d’urgence sont avancées comme explication à cette évolution.
Taux annuel de formation des SPP, PATS et SPV
7.79% (SPP)
0.58% (PATS)
3.81% (SPV)
Mesure de l’effort de formation des SDIS
Nombre total d’heures de formation/1607h)/nombre de SPP
Nombre total d’heures de formation/1607h)/nombre de SPP
Nombre total d’heures de formation des SPV)/nombre d’heures d’activité SPV
Tous SDIS
4.8% (SPP)
0.7% (PATS)
2.5% (SPV)
SDIS catégorie A
5.0% (SPP)
0.7% (PATS)
3.1% (SPV)
SDIS catégorie B
4.6% (SPP)
0.8% (PATS)
2.4% (SPV)
SDIS catégorie C
4.1% (SPP)
0.9% (PATS)
1.8% (SPV)
L’équivalent de 0.58% du temps travaillé par les PATS est consacré à leur formation, contre 7.79% pour les SPP et 3.81% pour les SPV. La situation des personnels sapeurs-pompiers est très favorable au regard des situations observées dans tous les autres SDIS. C’est le résultat d’une réelle volonté de l’établissement qui devrait se confirmer dès 2023 avec l’entrée en vigueur d’un plan pluriannuel de formation ambitieux.
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IV.2 OPTIMISATION DE L’EMPLOI DES SAPEURS-POMPIERS PROFESSIONNELS ET DES
PERSONNELS ADMINISTRATIFS, TECHNIQUES ET SPECIALISES
Potentiel opérationnel de garde des SPP
17% Mesure du pourcentage de SPP mobilisable et la capacité de réaction Nombre de SPP de garde rapporté au nombre de SPP total
Tous SDIS
22%
SDIS catégorie A
21%
SDIS catégorie B
21%
SDIS catégorie C
22%
En moyenne, ce sont 17% (18% en 2022) des SPP qui sont présents à la garde simultanément (sollicitation courante), soit moins d’un sur cinq. C’est un niveau plutôt faible et en dessous de la moyenne, toutes catégories de SDIS confondues.
Ce potentiel opérationnel de garde est stable depuis cinq ans et est conforté par la cartographie des emplois permanents du SDIS mise en place au 01/01/2023.
Taux d’encadrement de soutien
7.79% Mesure de la part de soutien à l’opérationnel
Effectif affecté aux missions de soutien à l’opérationnel / effectif total du SDIS (SPP, SPV, SSSM, VSC et PATS)
Tous SDIS
7%
SDIS catégorie A
9%
SDIS catégorie B
5%
SDIS catégorie C
5%
Près de 8% des effectifs sont affectés à des missions de soutien contre 5% en moyenne pour les SDIS de catégorie B et C.
Taux de sollicitation opérationnelle du SSSM
14.83% Mesure du degré d’implication du SSSM dans l’activité relevant du secours d’urgences aux personnes
Nombre d’interventions avec au moins un personnel SSSM rapporté au nombre d’intervention de secours d’urgences aux personnes
Tous SDIS
6%
SDIS catégorie A
5%
SDIS catégorie B
6%
SDIS catégorie C
7%
En moyenne, 14.8% des interventions de secours d’urgence aux personnes ont été réalisées avec le concours d’un membre du SSSM (médecin et/ou infirmier). C’est deux à trois fois plus que les taux observés dans les autres SDIS, toutes catégories confondues.
Ce taux est en constante progression sur la période en lien avec le renforcement des effectifs (notamment infirmiers) et l’organisation de la réponse opérationnelle médicale et paramédicale.
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Taux d’absence théorique (SPP+PATS)
3.3% Mesure de l’absentéisme santé (risques professionnels et maladies) (Nombre de jours d’arrêt de travail x 5 x 100) / (effectif SPP et PATS x 1607)
Tous SDIS
5.7%
SDIS catégorie A
6.3%
SDIS catégorie B
5%
SDIS catégorie C
5.1%
L’absentéisme pour raison de santé équivaut à 3.3 agents sur 100 à l’année. C’est un niveau comparativement très bas et l’un des plus bas des SDIS de catégorie C et d’ex 5ème catégorie.
Il n’y a pas de tendance claire dans l’évolution de ce taux même si la période récente semble plus propice – comme en témoigne diverses études conduites au niveau national – à la multiplication du nombre d’arrêts de travail et à l’augmentation de la population concernée.
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IV.3 OPTIMISATION DE L’ACTIVITE DU VOLONTARIAT
Taux d’engagement des SPV sur intervention
92.38% Mesure du degré d’implication des SPV dans les missions à caractère opérationnel
Nombre d’heures.hommes cumulées en intervention pour les SPV / nombre d’heures.hommes cumulées en intervention
Tous SDIS
67%
SDIS catégorie A
60%
SDIS catégorie B
69%
SDIS catégorie C
80%
Le taux d’engagement des SPV lotois sur intervention est l’un des plus élevé de France avec celui du SDIS des Hautes-Alpes et de la Lozere. C’est une véritable spécificité lotoise qui s’inscrit dans la durée et qui tend à se confirmer (+ 2.4 points en 13 ans).
Pour 2022, c’est 86715 heures d’intervention réalisées par les SPV sur les 93867 réalisées au global.
Durée moyenne d’engagement des SPV
13 ans et 2 mois
Mesure de la capacité du SDIS à fidéliser ses SPV
Durée moyenne d’engagement des SPV en activité
Tous SDIS
11 ans 7 mois
SDIS catégorie A
10 ans et 10 mois
SDIS catégorie B
11 ans et 10 mois
SDIS catégorie C
12 ans et 3 mois
12 ans et 1 mois pour les SPV hors pro-vo
8 ans et 9 mois pour les SPV femmes
8 ans et 5 mois pour les SPV femmes hors pro-vo
La durée moyenne d’engagement des SPV reste élevée et nettement supérieure aux moyennes observées dans les autres SDIS. Dans un contexte où les carrières courtes prennent le pas sur les carrières longues, il n’en demeure pas moins que cette durée moyenne progresse de près de 3 points sur la période 2010-2022.
L’ancienneté chez les SPV femmes est moins importante (entre 4 à 5 ans inférieure) mais en augmentation et supérieure à la moyenne nationale (7 ans et 8 mois) ou à celle des SDIS de catégorie C (7 ans et 11 mois)
Indice de fréquence des accidents des SPV
14.8% Mesure de la fréquence des accidents imputables au service Nombre d’accidents de SPV x 1000 rapporté à l’effectif total de SPV
Tous SDIS
11.3%
SDIS catégorie A
12.8%
SDIS catégorie B
11,4%
SDIS catégorie C
8.5%
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Dans le Lot, on dénombre 14,8 accidents imputables au service pour 1000 SPV. C’est une situation très nettement plus défavorable que dans les autres SDIS, surtout en comparaison avec les SDIS de la strate, pour lesquels l’indice moyen s’établit plus de 6 points en deça.
Le graphique ci-dessous ne laisse pas entrevoir de tendance franche mais plutôt une alternance de situations favorables ou défavorables.
Le chiffre de 14.8% ne prend en compte que les accidents s’étant traduits par un arrêt de travail. Certains accidents ne donnent lieu qu’à une restriction d’aptitudes opérationnelles ; ainsi, en 2022, c’est une quarantaine d’accidents en service commandé qui a été enregistrée.
Durée moyenne d’arrêt d’activité des SPV
36 jours Mesure de la gravité des accidents de service Durée d’activité des SPV rapportée au nombre d’accidents de SPV avec arrêt
Tous SDIS
32 jours
SDIS catégorie A
34 jours
SDIS catégorie B
32 jours
SDIS catégorie C
31 jours
En lien avec une forte accidentalité, le SDIS du Lot affiche un niveau d’arrêt d’activité modéré dans la moyenne nationale mais très nettement en deça des niveaux observés dans quelques SDIS de la catégorie C et ex 5ème. C’est une donnée très variable et très dépendante des pathologies observées.
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IV.4 OPTIMISATION ET LISIBILITE DES COUTS ET FINANCEMENTS
Coût du SDIS par habitant
90,9€/hab Mesure du coût réel du SDIS par habitant
Dépenses réelles totales par habitant (fonctionnement et investissement) / population DGF
Tous SDIS
86€/hab
SDIS catégorie A
89€/hab
SDIS catégorie B
82€/hab
SDIS catégorie C
87€/hab
En valeur moyenne, le coût par habitant du SDIS du Lot est dans la moyenne des coûts constatés pour l’ensemble des catégories de SDIS. Le graphique ci- contre montre pour autant d’importantes différences allant presque du simple au triple au sein de la strate C. C’est un coût qui a progressé de façon régulière sur la période 2010-2021, de l’ordre de 20%.
Cette donnée de coût réel par habitant peut être complétée par le coût moyen d’une intervention de secours, à savoir :
3544.25€ pour une intervention incendie
769.83€ pour une intervention secours à personne
1303.13€ pour une intervention secours routiers
1332.37€ pour une intervention risques technologiques
424.25€ pour une intervention opérations diverses
Rigidité des charges
64% Mesure de la marge de manœuvre du SDIS (Charges de personnels + contributions obligatoires et participations + charges
d’intérêt) / aux produits de fonctionnement réels
Tous SDIS
76%
SDIS catégorie A
77%
SDIS catégorie B
75%
SDIS catégorie C
72%
64% des charges du SDIS sont fixes et indépendantes du volume d’activité.
Capacité d’autofinancement courant
96% Mesure de la marge de manœuvre des SDIS pour le financement en propre de leurs investissements
Charges de fonctionnement réelles + remboursements en capital d’emprunt rapportés aux produits de fonctionnement réels
Tous SDIS
93%
SDIS catégorie A
93%
SDIS catégorie B
94%
SDIS catégorie C
92%
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4% (contre 7 au niveau national) des produits de fonctionnement sont disponibles pour financer l’investissement du SDIS. Cette faible marge de manœuvre implique un recours très marqué à l’emprunt.
Taux d’exécution des investissements
64% Mesure la part des investissements réalisés dans l’année au regard des prévisions
Charges de fonctionnement réelles + remboursements en capital d’emprunt / produits de fonctionnement réels
Tous SDIS
60%
SDIS catégorie A
60%
SDIS catégorie B
62%
SDIS catégorie C
56%
Le SDIS réalise 64% de ses investissements prévus. Ce faible taux – bien que supérieur à ceux observés à l’échelle nationale, toutes catégories confondues – est faible et s’explique par deux raison principales : la difficulté à porter certains projets (notamment immobilier) d’une part, les caractéristiques de l’offre et le portage des marchés publics de l’autre.
Annuité de la dette rapport aux produits de fonctionnement
13% Mesure du poids de la dette Charges d’intérêts + remboursement en capital des dettes bancaires et
assimilées rapportés aux produits de fonctionnement réels
Tous SDIS
4%
SDIS catégorie A
2%
SDIS catégorie B
5%
SDIS catégorie C
5%
En 2021, les recettes du SDIS ont été affectées à hauteur de 13% au remboursement des emprunts. C’est une valeur deux à trois supérieure à celles observées au niveau national et extrêmement pénalisante.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 6557
Partie 2
Les risques de sécurité civile
dans le Département du Lot
Identification, Analyse et Evaluation
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Les risques de sécurité civile (au sens de risques relevant du champ de la sécurité civile tel que défini
par le code de la sécurité intérieure) sont omniprésents sur le territoire lotois et accompagnent le
quotidien de ses habitants : risque incendie (feu de bâtiment, incendie de végétation…), risques de la
vie (maladie, accident domestique…), risques sanitaires (épidémie…), risques technologiques (fuite de
gaz, accident de transport de matières dangereuses…), risques liés aux infrastructures de transport
(accident de circulation, chute de ligne électrique…), risques naturels (glissement de terrain,
inondation…), risques sociétaux (grand rassemblement, risque attentat…)…
Danger éventuel, plus ou moins prévisible, inhérent à une situation ou à une activité ou bien éventualité
d'un événement futur, incertain ou d'un terme indéterminé, ne dépendant pas exclusivement de la
volonté des parties et pouvant causer la perte d'un objet ou tout autre dommage, le risque se définit
comme la combinaison de la probabilité d’occurrence d’un événement non souhaité (aléa) et de la
gravité de ses effets (enjeu) qui découle à la fois de l’intensité de l’événement et de la vulnérabilité
des cibles potentielles, les personnes, les biens ou l’environnement.
Risque = Probabilité d’occurrence d’un événement non souhaité X gravité de ses effets
Gravité des effets = intensité de cet événement X vulnérabilité des cibles
L’appréciation des risques représente un processus global intégrant les trois étapes suivantes :
- l’identification des risques à considérer au regard de leur présence sur le territoire, de l’identification
et de la caractérisation des aléas et des profils de vulnérabilités associés ;
Cette identification est réalisée notamment à partir des sources d’information suivantes :
. les données d’activité opérationnelle du SDIS des dix années passées ;
. la littérature grise relative aux orientations technologiques et aux nouvelles activités (filière
électrique et solaire, méthanisation…) ;
. le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) du Lot, mis à jour en juillet 2020, qui
détermine la liste des communes de notre département susceptibles d’être confrontées à un ou
plusieurs risques majeurs naturels ou technologiques connus tels que les inondations, les
mouvements de terrain, les feux de forêt, les ruptures de barrage, les accidents industriels et le
transport de matières dangereuses ;
. le Contrat Territorial de Réponse aux Risques et aux Menaces (CoTRRIM) arrêté en décembre
2017, qui identifie les risques complexes et menaces du département du Lot, à savoir, les risques
naturels, technologiques, réseaux, sanitaires et sociétaux.
- l’analyse des risques et leur catégorisation en fonction de leur importance relative, en risque
courants et risques particuliers ;
Un risque est dit courant lorsqu’il présente une probabilité d’occurrence plutôt élevée et une gravité
plutôt faible pour la société. La réponse adaptée au risque courant correspond au fonctionnement
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« normal » des services de secours et induit des stratégies de maillage opérationnel, de formation de
sapeurs-pompiers et d’équipements standardisés.
Un risque est dit particulier lorsqu’il présente une probabilité d’occurrence faible voir très faible, et
qui nécessite une réponse spécifique difficile à déterminer puisqu’elle relève plus de la mobilisation
de moyens spécifiques et/ou en nombre peut faire appel aux autres services concernés. Ce risque est
aléatoire (parfois un risque courant peut devenir un risque particulier) et multiforme en matière de
sources, de flux et de cibles. Il se traduit sur l’activité d’un service d’incendie et de secours par une
fréquence statistique non significative, une gravité importante et une résolution de l’évènement avec
ou sans gestion de crise, une durée longue, un nombre de sapeurs-pompiers engagés important et
parfois, l’intervention simultanée d’autres sauveteurs et d’autres services.
- l’évaluation des risques au travers d’une matrice de classification croisant les probabilités
d’occurrence et la gravité des effets.
Le niveau de risque fait référence à l’importance attribuée à un risque en fonction de l’évaluation des
probabilités d’occurrence de l’aléa en cause et de ses conséquences potentielles. Un événement
potentiellement dangereux ne génère un risque que s’il est susceptible de porter atteinte à des enjeux
humains, environnementaux, économiques, culturels. Un risque naturel, par exemple, découle de la
conjonction d'un phénomène naturel aléatoire (ouragan, éruption volcanique…), de ses effets
possibles sur l’environnement immédiat et de la présence de personnes, de biens ou d'activités dans
cet environnement immédiat. La nuance est d’importance. Ainsi, un orage de forte intensité dans une
zone déserte présente un risque faible ; il en est tout autrement si cet orage survient dans une zone
fortement urbanisée...
L’analyse, la catégorisation et l’évaluation des risques sont réalisées de façon empirique sur la base
d’une approche à dires d’expert.
Pour chaque risque considéré, l’appréciation est restituée en synthèse de l’argumentation sous la
forme suivante :
Risque évalué
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Effondrement de structure
Chute de blocs
Ensevelissement de personnes
Courant
Scénario majorant de référence pour l’organisation de la réponse capacité du SDIS
Les risques présents sur le département dépendent des caractéristiques physiques, humaines et
économiques de celui-ci. Aussi, le parti a été pris de structurer leur présentation autour d’elles trois.
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APPRECIATION DES RISQUES DE SECURITE CIVILE LIES AUX
CARACTERISTIQUES PHYSIQUES DU DEPARTEMENT DU LOT
I.1 LES RISQUES INDUITS PAR LE RELIEF ET LES SOLS
Le Département du Lot est formé d’une succession de plateaux calcaires étagés sur les deux tiers du
territoire – les Causses du Quercy – bordés à l’Est par les massifs anciens de la Limargue puis du Ségala
et s’ouvrant au Sud-Ouest vers les coteaux adoucis du Quercy-Blanc et vers les collines de la Bouriane.
Les Causses arborent des sols calcaires formés de sédiments déposés par la mer au cours de l'ère
secondaire au sein desquels les rivières ont sculpté des falaises spectaculaires. Les trois autres entités
sont une variante du Causse, faite de sous-sols composites où le calcaire alterne avec d'autres roches
plus tendres : les poches de sables ferrugineux colorent la Bouriane en ocre ; les molasses du Quercy
Blanc dessinent un doux relief de crêtes et de petites vallées ; les marnes et argiles de la Limargue
enrobent les buttes témoins d'un bocage vallonné. Enfin, au nord-est, le Ségala est la région la plus
élevée en altitude. Par son socle primaire et ses paysages montagnards, elle se rattache encore au
Cantal et au Massif Central.
Ces reliefs sont traversés par les vallées de la Dordogne et du Lot qui drainent respectivement les
secteurs nord et sud du territoire suivant un axe prépondérant Est-Ouest.
Figure 36 : Morphologie du département du Lot (source DREAL-DDT / Atlas départemental des mouvements de terrain)
Les altitudes varient de 59 à 784 mètres, avec près de 90 % du territoire situés en dessous de 400
mètres et près de la moitié entre 200 et 300 mètres (Figure 37).
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 6962
Figure 37 : Hypsométrie et hydrographie du département du Lot
Cette situation – couplée aux caractéristiques d’un climat majoritairement de type « océanique
dégradé » - rend le département du Lot sensible aux mouvements de terrain.
Ces mouvements de terrain correspondent à des déplacements plus ou moins brutaux du sol et/ou du
sous-sol, sous l’effet de processus lents de dissolution/érosion ou des processus rapides d’écroulement
et d’effondrement favorisés par l’action de l’eau et de l’homme. Les volumes mis en jeu sont compris
entre quelques litres et quelques millions de mètres cubes.
Les conséquences sur les personnes et les biens sont étroitement liées à la phénoménologie des
mouvements de terrain. Les mouvements de terrain dits « lents » (affaissement suite à l’évolution des
cavités souterraines, tassement par retrait-gonflement des sols argileux ou certains glissements de
terrain) – pour lesquels la déformation est progressive – seront davantage dommageables pour les
biens. La lenteur et la faible amplitude des déformations rendent ces phénomènes sans danger pour
l’homme mais les dégâts aux constructions peuvent être très importants. Les mouvements dits
« rapides » (effondrement de cavités, chute de blocs, éboulement) sont souvent brutaux, soudain et
imprévisibles et par conséquent très dommageables pour les personnes et les constructions exposées.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 7063
Des mesures de répertoriation (atlas), de prévention (plan de prévention des risques) et de surveillance
(purges de falaises, neutralisation de biens ou d’infrastructures menacées…) sont mises en œuvre dans
le département.
La cartographie afférente aux mouvements de terrain montre un risque présent sur tout le
département. Les conditions climatiques de plus en plus capricieuses et faisant alterner des épisodes
passant d’un extrême à l’autre (sècheresse, inondations, orages) laissent présager une augmentation
de l’occurrence des phénomènes de mouvements de terrain.
Les mouvements de terrain considérés au titre des enjeux de sécurité civile dans le département du
Lot sont :
- les chutes de masses rocheuses (pierres, blocs et éboulements) ;
- les affaissements et effondrements au droit de cavités sous-terraines ;
- les glissements et coulées de boue ;
- les érosions de berges.
I.1.1 Les chutes de masses rocheuses
Caractérisation de l’aléa
Dans le domaine rocheux, les masses prédécoupées par des systèmes de discontinuité ainsi que
l’altération superficielle donnent lieu à des instabilités de mécanismes variés : chute de pierres, chutes
de blocs et éboulements. Ces phénomènes sont les plus répandus dans le Lot. 103 communes (32.9%)
localisées le nord et dans le centre (axe Cajarc/Puy-L’Evêque) du département sont identifiées comme
présentant une sensibilité forte au phénomène, 172 (55.0%) comme présentant un sensibilité
moyenne à forte et 38 (12%) comme présentant une sensibilité nulle à faible.
Figure 38 : Typologie et hiérarchisation du territoire départemental aux éboulements (DDRM46)
Les documents photographiques ci-après (Figure 39) illustrent la réalité du phénomène dans le
département où l’on recense 110 évènements connus (Figure 51). Tout autant que l’existence d’un
Plan de Prévention des Risques incluant ce phénomène sur la commune de Rocamadour et un second,
sur les communes de Autoire, Belmont-Bretenoux, Carennac, Gintrac, Loubressac, Prudhomat, Saint-
Céré, Saint-Jean-Lespinasse, St-Laurent-les-Tours, Saint-Médard-de-Presque, Saint-Michel-Loubéjou.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 7164
Figure 39 : Eboulements sur habitation et voie de circulation (SDIS et DREAL-DDT / Atlas dép. des mouvements de terrain)
Caractérisation des enjeux
Les chutes de blocs, et a fortiori les éboulements, peuvent causer des dommages plus ou moins
importants et durables sur les structures et les infrastructures (voies de communication, éléments de
réseau de surface…), d'autant plus que l'énergie (fonction de la masse et de la vitesse) des blocs est
grande. Le phénomène étant généralement très localisé, l’impact sur la vie sociale et économique reste
limité. Étant donné la rapidité, la soudaineté et le caractère souvent imprévisible de ces phénomènes,
les instabilités rocheuses constituent des dangers pour les vies humaines, même pour de faibles
volumes (chutes de pierres).
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risque de chutes de masses rocheuses
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Chute/Projection de blocs
Atteintes majeures aux structures
(effondrement/menace de ruine)
Obstruction voies de circulation
Ensevelissement de personnes
Blessés (individuel/collectif)
Particulier
Chute de blocs rocheux sur plusieurs habitations
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 7265
I.1.2 Affaissement et effondrement au droit de cavités souterraines
Caractérisation de l’aléa
Ces désordres se manifestent généralement par des affaissements gravitaires qui peuvent évoluer
jusqu’à des effondrements. Résultant du fléchissement lent et progressif des terrains de couverture,
certains effondrements peuvent se manifester brutalement, sans signe précurseur. Ils résultent de la
rupture du toit d’une cavité souterraine. Concernant le département du Lot, ces phénomènes sont
quasi-exclusivement associés aux terrains calcaires fortement karstifiés (phénomènes de dissolution)
mais peuvent aussi être associés à des cavités souterraines anthropiques (phénomènes d’extraction /
cas des phosphatières du Cloup d’Aural). 208 communes (68.4%) du département présentent une
sensibilité forte à ce type de risque, 28 (8.9%), une sensibilité moyenne à forte et 77 (24.6%), une
sensibilité nulle à faible. A ce jour, on recense 29 évènements connus pour le département (Figure 51).
Figure 40 : Susceptibilité aux phénomènes d’affaissement et d’effondrement au droit de cavités souterraines (DDRM46 - DREAL-DDT / Atlas départemental des mouvements de terrain)
La problématique pour le département du Lot tient :
- en la forte sensibilité du territoire à ces phénomènes d’affaissement et d’effondrement et de fait,
l’implication potentielle des éléments anthropiques surincombants (habitations, infrastructures,
animaux, promeneurs…) ;
- en la présence en nombre important de cavités (2316 cavités souterraines répertoriées) pour la
plupart non sécurisées et pour lesquelles le risque de chute à l’intérieur est non négligeable,
notamment pour les animaux ;
- en l’exploitation des cavités (effondrées ou non et potentiellement soumises au phénomène) à des
fins touristiques ou de pratiques sportives, impliquant un nombre de personnes parfois localement
important (8 sites sont aujourd’hui ouverts au public).
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 7366
La spéléologie dans le
Département du Lot attire de
nombreux spéléologues tant
amateurs que professionnels
qui pratiquent cette activité
en mode immergé et émergé.
Parmi les 2316 cavités
recensées, seules 1599 ne
sont positionnées avec
précision (BDCavités du
BRGM) ; 44 d’entre elles
présentes une grande
longueur.
Figure 41 : Grottes et cavités ouvertes au public dans le Lot
Figure 42 : Classification des 44 plus grandes cavités naturelles du département du Lot
Caractérisation des enjeux
Les enjeux sont d’ordre humain lorsque l’affaissement ou l’effondrement de cavité implique des
personnes, sous terre (ensevelissement ou piégeage) ou en surface (chute, blessures ou
ensevelissement consécutif par exemple à l’effondrement d’une habitation occupée). Des enjeux
matériels et économiques peuvent résulter de l’implication de structures ou d’infrastructures ou d’un
arrêt de l’exploitation.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Affaissement et effondrement au droit de cavité souterraine
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Affaissement/Effondrement
Obstruction des voies d’accès
Ensevelissement de personnes
Blessés (individuel/collectif)
Atteintes aux structures et
infrastructures surincombantes
Particulier
Effondrement partiel d’une cavité emprisonnant plusieurs personnes
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I.1.3 Les glissements de terrain
Caractérisation de l’aléa
Un glissement de terrain est un phénomène géologique qui désigne le phénomène de descente d’une
masse de terre sur une pente, sur un plan de glissement. Après la mise en mouvement le glissement
de terrain conservera sa consistance et sa physionomie, ce qui le différencie des coulées de boue qui
elles n'ont pas de forme propre.
Les mouvements de terrain considérés au titre des enjeux de sécurité civile dans le département du
Lot sont :
- les glissements de terrain dits « de masses » (mouvements rotationnels ou plans, d’épaisseur
plurimétrique (> 10 mètres), le plus souvent « en escaliers ») ou « localisés » (les plus répandus,
principalement sous deux formes : les loupes de glissement et les glissements plans) ;
Figure 43 : Mécanismes des glissement de terrain « de masses » (gauche) et « localisés » (droite) (DDRM46)
33 communes (10.5%) des communes
du département présentent une
susceptibilité forte aux glissements de
terrain, 135 (43.1%) présentent une
susceptibilité moyenne à forte et 145
(46.2%), présentent une susceptibilité
faible à moyenne. A ce jour, on recense
85 évènements connus dans le
département (Figure 51).
Figure 44 : Hiérarchisation de la sensibilité aux glissements de terrain (DDRM46)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 7568
Figure 45 : Glissements de terrain localisés
(DREAL-DDT / Atlas départemental des mouvements de terrain)
- les coulées boueuses, instabilités superficielles en termes d’épaisseur, concernant les terrains de
surface et plus particulièrement la couverture de terre végétale, le plus souvent déclenchées par
un apport d’eau météorite soudain ; de consistance plus ou moins visqueuse, elles peuvent
s’étendre sur des distances importantes.
Figure 46 : Hiérarchisation de la susceptibilité aux coulées de boue (DDRM46)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 7669
33 communes (10.5%) du département présentent une susceptibilité forte aux glissements de
terrain, 135 (43.1%) présentent une susceptibilité moyenne à forte et 145 (46.2%) présentent une
susceptibilité faible à moyenne. A ce jour, on recense 3 coulées de boue connues dans le
département (Figure 51).
Figure 47 : Susceptibilité au phénomène de coulées de boue
(DDRM46 - DREAL-DDT / Atlas départemental des mouvements de terrain)
Caractérisation des enjeux
Les glissements de terrain peuvent entraîner des dégâts importants aux constructions et aux
infrastructures. Dans certains cas, ils peuvent provoquer leur ruine complète. L'expérience montre que
les accidents de personnes dus aux glissements de terrain sont peu fréquents, mais possibles dans le
cas d'un phénomène relativement rapide et/ou survenant de nuit.
Les coulées de boue sont quant à elles plus destructrices. Les procédures de protection et d'évacuation
étant difficiles à mettre en œuvre, les personnes et les biens restent menacés, d'autant plus que
l'absence de cours d'eau peut conduire à une impression de sécurité. Les atteintes potentielles sont
directement conditionnées par l’intensité du phénomène. Les enjeux opérationnels portent sur la
sécurisation rapide de la population et du lieu, la protection des équipements et des infrastructures,
la pérennisation de la vie sociale et des activités.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Mouvements de terrain
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Onde de submersion boueuse
Ensevelissement de personnes et de
biens
Atteintes aux structures et
infrastructures
Obstruction voies de communication
Endommagement réseaux de surface
Disparition de personnes/animaux
Blessures (collective)
Particulier
Décrochement de versant porteur d’habitations ou d’infrastructures
Pluies importantes provoquant une coulée boueuse envahissant un village
Glissement de remblai sur pente impliquant une voie de circulation et plusieurs véhicules
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I.1.4 Instabilité et érosion de berges
Caractérisation de l’aléa
Les instabilités directement liées à l’érosion fluviatile des berges constituées de dépôts alluviaux
meubles correspondent aux phénomènes de sape rythmés par le régime du cours d’eau et aux
glissements superficiels provoqués par la baisse rapide du niveau des eaux en période de décrue.
Figure 48 : Mécanismes d’instabilité et d’érosion des berges (DREAL-DDT / Atlas départemental des mouvements de terrain)
Le phénomène intéresse les rivières Lot et Dordogne ainsi que La Cère et le Célé (Figure 49). A ce jour,
on recense 53 points connus dans le département (Figure 51).
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 7871
Figure 49 : Cartes de sensibilité des rivières Lot et Dordogne, de la Cère et du Célé au phénomène d’instabilité et d’érosion des berges DDRM46)
Figure 50 : Vue sur deux érosions de berges sur le Lot et la Dordogne
(DREAL-DDT / Atlas départemental des mouvements de terrain)
Caractérisation enjeux
L'érosion rend les berges plus sujettes aux glissements ou éboulements. Lors de glissements et
éboulements brutaux, des vies humaines sont susceptibles d'être concernées. Les constructions et les
infrastructures peuvent être impactées dès lors que le phénomène de glissement ou d'éboulement se
produit. Le phénomène d’érosion des berges s’inscrivant dans la durée, les secteurs fragilisés font
l’objet d’un suivi particulier.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 7972
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Instabilité et érosion des berges
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Ensevelissement de personnes et de
biens
Atteintes aux structures et
infrastructures
Blessures (collective)
Particulier
Effondrement partiel d’une route circulée suite à sapement de berge
En guise de synthèse, la carte ci-après localise les 280 mouvements de terrain répertoriés dans le
département du Lot à la date de 2019 (données BDMvt du BRGM/LCPC/RTM + archives DDT46). Le
tableau qui l’accompagne recense les principaux évènements qui ont donné lieu à un arrêté de
catastrophe naturelle eu égard aux impacts sur les enjeux habités.
Figure 51 : Distribution spatiale et par famille des principaux mouvements de terrain enregistrés dans le Lot (DREAL-DDT / Atlas départemental des mouvements de terrain)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 8073
Evènement Commune Année
Effondrement Saint Martin le Redon 1989
Glissement de terrain Carennac 1992
Glissement de terrain Saint Martin le Redon 1993
Glissement de terrain Saint Denis Les Martel 1993
Glissement de terrain Montvalent 1993
Eboulement rocheux Rocamadour 1993
Glissement de terrain Figeac 1994
Chute de rochers, de blocs rocheux Tour de Faure 1994
Glissement de terrain Castelnau Montratier 1996 à 1998
Chute de blocs Sainte Alauzie 2013
Eboulement rocheux Frontenac 2013
Glissement de terrain Grézels 2014
Chute de blocs Luzech 2017
Figure 52 : Etat des mouvements de terrain ayant donné lieu à un arrêté de catastrophe naturelle (DDRM46)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 8174
I.2 LES RISQUES INDUITS PAR LES ESPACES NATURELS ET LA COUVERTURE VEGETALE
Le Département du Lot est un département rural dans lequel les espaces naturels (68.7% - 358604ha)
et agricoles (29.0% - 151611ha) prédominent très largement sur les espaces urbains et assimilés (1.67%
- 8679ha) et aquatiques (0.6% - 3291ha). Cette configuration décrit une très grande continuité végétale
à l’échelle du département.
Figure 53 : Couverture végétale et régions forestières du département du Lot
Les espaces naturels sont composés :
- à 65.1% de forêts (233570ha et 41% du territoire départemental), faisant du
Lot le département le plus boisé d’Occitanie et le seizième département de
France le plus boisé ; ces forêts, privées à 99% et souvent mal entretenues,
sont à 96.7% des forêts de production ;
- à 19.7% de prairies et autres surfaces toujours en herbe à usage agricole ;
- à 4.1% des pelouses et pâturages naturels ;
- à 0.1% de landes et de broussailles.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 8275
Figure 54 : La végétation des régions forestières lotoises (Préfecture 46 - PPFCI 2015-2025)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 8376
Le département du Lot offre un climat propice à l’élevage des graines. Ainsi, deux pôles de vergers à
graines sont implantés dans le Lot, l’un dans le Ségala, l’autre en Bouriane. Ils sont d’une valeur
reconnue.
I.2.1 Risques liés aux feux de forêt et d’espaces naturels
Caractérisation de l’aléa
Les incendies de forêt et d’espaces naturels (FDFEN) trouvent dans le couvert végétal et le climat du
département du Lot un terrain propice à leur ignition et à leur développement :
- présence majoritaire de formations végétales sensibles et/ou vulnérables au feu, le plus souvent
ouvertes et complexes, inscrites dans un contexte de déprise et/ou de non gestion, et intégratrices
d’espèces inflammables et combustibles ;
- alternance de périodes pluvieuses favorisant le développement de la biomasse et de périodes
particulièrement sèches et chaudes favorisant le dessèchement critique des strates herbacées et
ligneuses basses principaux aliments de l’incendie ;
- présence de vents modérés qui donnent aux incendies un potentiel de développement, un potentiel
fortement renforcé en régime de sud-est (régime sous lequel sont nés et se sont propagés les
principaux évènements marquants du département).
La Figure 55 présente l’aléa global (sensibilité aux FDFEN) et le risque FDFEN par massif (croisement
de la sensibilité et de la vulnérabilité au FDFEN). L’aléa dominant est un aléa moyen sur les deux tiers
du territoire départemental ; l’aléa fort reste extrêmement limité et influencé, dans sa détermination,
par l’antériorité d’évènements remarquables. Le risque affiché est très majoritairement faible eu égard
à la nature des enjeux concernés.
Figure 55 : Carte de l’aléa global (gauche) et du risque (droite) FDFEN (Préfecture46 – PPFCI 2015-2025)
Pour autant, dans la pratique, la Figure 56 montre que le phénomène intéresse l’ensemble du
département indépendamment de la sensibilité évaluée. A l’inverse, au titre de l’année 2022 et dans
la plupart des cas, les incendies qui ont parcouru d’importantes surfaces se trouvent majoritairement
localisés dans des zones d’aléas moyens à forts. Les exemples des feux de Bagnac-sur-Célé et de
Capdenac-le-Haut – respectivement 5 et 53 ha parcourus par le feu – montrent qu’à la faveur d’une
saison de feu critique comme l’a été celle de 2022, le risque de voir se développer des incendies
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 8477
Figure 56 : Distribution spatiale des FDFEN survenus de 2015 à 2018 (haut) et en 2022 (bas)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 8578
problématiques (au point de devoir recourir à la sollicitation de renforts extérieurs, terrestres et
aériens) est réel en tout point du département.
La caractérisation statistique du phénomène est moins propice que dans la zone méditerranéenne
(données Prométhée) car le dispositif de recensement des évènements est plus récent et moins abouti.
Pour autant, le croisement des données du SDIS du Lot et de la base de données BDIFF (Ministère de
l’agriculture) permet d’en caractériser le contour.
Figure 57 : Distributions annuelle (gauche) et mensuelle (droite) des FDFEN sur la période 2010-2022
Sur la période 2010 – 2022, ce sont 2839 FDFEN qui ont mobilisé les sapeurs-pompiers, avec une
moyenne annuelle de 218 évènements, dans un contexte de forte variabilité interannuelle qui trouve
son explication dans la succession d’années climatiquement plus ou moins favorables.
Les surfaces parcourues par le feu sont assez faibles, de l’ordre de 1150.4 ha sur la période 2015-2022,
pour une moyenne annuelle d’environ 140 ha. Sur la même période, la ventilation des feux par classe
de surface est la suivante :
0-1ha : 2636 1-5ha : 173 5-10ha : 13 10-50ha : 13 50-100ha : 3 >100ha : 1
L’essentiel de ces feux sont des feux de taille modeste : en moyenne 48.7% d’entre eux sont inférieurs
à 100m² (entre 34.9 et 63.1% selon les années). Pour autant, un certain nombre d’évènements de
référence (plusieurs centaines d’hectares) émaille l’histoire du département : Monclar, Gréalou,
Monclar, Gramat, Blars, Orniac, Cahors Ste Marguerite, Cajarc…
Le profil temporel d’occurrence des FDFEN permet d’identifier deux saisons de feux (Figure 57b) :
- une première, principale et plus traditionnelle, durant l’été où les incendies sont les plus nombreux
et les plus impactants ;
- une deuxième, secondaire, au printemps, où les incendies moins nombreux sont principalement le
fait d’écobuages mal contrôlés qui peuvent prendre une part non négligeable au bilan annuel des
surfaces parcourues par le feu.
En termes prospectifs, il convient d’anticiper un renforcement progressif et continu du risque FDFEN
en lien notamment :
- avec l’affirmation d’un changement climatique générateur de situations défavorables (hausse
probable du nombre d’évènements ordinaires et de grande ampleur) ;
- avec la problématique de l’accroissement de la biomasse combustible et de la continuité croissante
des espaces combustibles ;
- avec la confrontation à des feux plus dynamiques et plus dangereux (nouveaux besoins en termes de
détection/localisation, de renforcement de la sécurité des personnels…) ;
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 8679
- avec la problématique montante de la vulnérabilité des espaces d’interface
habitats/forêts étroitement liée à celle de la mise en œuvre effective des obligations légales de
débroussaillement ;
- avec le risque de rupture capacitaire auquel le SDIS devra faire face dans les situations probablement
plus fréquentes de confrontation à la gestion de gros chantiers ou de chantiers simultanés.
Des mesures de prévention du risque sont mises en œuvre et notamment axées sur :
- l’encadrement des conditions d’emploi et d’allumage des feux en plein air, de façon permanente et
renforcée le cas échéant, en fonction des conditions météorologiques et du niveau de risque ;
- la mise en œuvre effective des obligations légales de débroussaillement ;
- la reconquête des espaces embroussaillés et la maîtrise de la biomasse combustible au travers de la
réhabilitation du pastoralisme ou de travaux d’aménagement ;
- la sensibilisation des acteurs du territoire ou du renforcement des aménagements de terrain
(équipements, voies d’accès, création de points d’eau…) ;
- la mise sur pied de plan de prévention des incendies à l’image de celui de la vallée qui Lot (en cours)
qui intéresse 45 communes ...
Préfecture, services de l’Etat, sapeurs-pompiers et Département sont engagés de façon partenariale
dans ces actions.
Caractérisation des enjeux
Les conséquences des FDFEN restent pour autant encore limitées dans le département. La grande
majorité des feux n’a un impact que très limité sur le milieu et la végétation, les caractéristiques des
sols, de la végétation et du climat étant plutôt favorables. Pour autant, plusieurs cas
d’endommagement total ou partiel d’habitations ou de locaux professionnels et/ou de brûlures graves
– citons le cas de l’incendie de Gagnac-sur-Cère en 07/2022 avec ses trois impliqués civiles dont deux
blessés légers et un décédé – ont été enregistrés ces dernières années. Il est également à noter que
les plus importants d’entre eux – ceux qui se développent hors de contrôle – sont de nature à
désorganiser la réponse opérationnelle globale du SDIS et à l’extrême, à mettre ce dernier en situation
de rupture capacitaire.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Feux de forêts et d’espaces naturels
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Incendie de végétation
Atteintes aux structures et aux
personnes
Exposition aux fumées
Blessures
Particulier
Feux multiples avec gestion simultanée de deux chantiers significatifs (engagement > 2 à 3 GIFF par chantier) ou Feu de surface supérieure à 100ha
I.2.2 Risques liés au développement des sports et loisirs de nature
Caractérisation de l’aléa
Les sports et loisirs de nature (randonnée, VTT, trail, accrobranche, via ferrata…) sont en pleine
expansion et les pratiquants sont de plus en plus nombreux. Selon le Baromètre national des sports
et loisirs de nature 2018, 28,8 millions Français de plus de 15 ans déclarent pratiquer une activité
outdoor en 2018.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 8780
Le département du Lot n’échappe pas à cette
tendance et s’impose comme une destination
de pleine nature au centre des priorités des
acteurs du territoire (Département, offices du
tourisme, Parc naturel régionaux…). C’est une
pratique qui mobilise de plus en plus de lotois
et qui induit/profite du tourisme en plein
développement dans le département. De cette
pratique ressort une activité opérationnelle
pour accidents liés à une activité sportive de
335 interventions par an en moyenne sur la
période 2015-2022, soit près de 4% de l’activité
de secours à victimes.
Figure 58 : Evolution du nombre d’accidents liés à une
activité sportive (2015-2022)
Caractérisation des enjeux
Les enjeux sont exclusivement d’ordre humain et liés à la prise en charge de blessés présentant des
pathologies traumatiques, et dans certains, avec une approche difficile (éloignement des voies
carrossables, topographies complexes…).
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Sports et loisirs de nature
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Accident de sport
Disparition de personne
Blessé sport (dimension individuelle)
Accessibilité victime défavorable
Courant
Courant
Prise en charge d’un parapentiste accidenté en milieu de falaise
I.2.3 Risques liés à la faune sauvage
Caractérisation de l’aléa
La variété et l’étendue des espaces naturels lotois sont propices à une faune variée et nombreuse.
La forte expansion des populations d’ongulés sauvages au cours des dix dernières années
(principalement chevreuils et sangliers omniprésents sur tout le territoire lotois) constitue la principale
problématique liée à la faune sauvage. Elle accroît potentiellement le risque d’accident avec les
usagers de la route et des chemins. Une étude conduite en 2020 à l’échelle nationale a estimé à 40000
par an (soit 110 par jour) le nombre de collision entre un ongulé sauvage et un moyen de locomotion
(voiture, vélo ou moto). Elle accroît également le risque de confrontation entre l’homme de plus en
plus présent dans le milieu naturel et l’animal en surpopulation sur ces mêmes espaces. Du fait de
cette même surpopulation, le risque de confrontation tend à se déplacer vers les zones urbaines, en
témoigne, par exemple, l’accident survenu à une nonagénaire de Puy-L’Evêque le 16/01/2021
renversée par un sanglier en plein quartier résidentiel, ou encore, à Cahors, en décembre 2022, ce
sanglier qui a chargé un passant, blessé un cycliste et une personne âgée en pleine ville.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 8881
La seconde problématique est liée aux hyménoptères et à leur prolifération saisonnière. Si la
destruction ne relève pas des missions du SDIS, ce dernier la réalise pour autant dans le cas d’un risque
pour la population (risque réel, avéré et non supprimable) et dans l’espace public. En de telles
circonstances, le risque d’exposition et de piqûres est plus grand et, par voie de conséquence, le besoin
potentiel de prise en charge secouriste ou médicale l’est tout autant.
La troisième problématique est liée à la prise en charge d’animaux sauvages blessés (implication dans
un accident, animal réfugié dans une habitation…) ou d’animaux sauvages de tous ordres (serpents…)
introduits dans des habitations ou assimilés.
Figure 59 : Interventions pour faits d’animaux et destructions d’hyménoptères
Caractérisation des enjeux
Le premier enjeu est lié à la confrontation directe des personnes à la faune sauvage (ongulés,
hyménoptères…) ou indirecte (accident de collision ou d’évitement…). Le second est lié à la capacité
du gros gibier à provoquer des dégâts matériels (maison, voiture…). Le troisième enjeu est
opérationnel et lié à la sécurité des personnels en intervention et la nécessaire limitation des
interventions des sapeurs-pompiers aux seules interventions relevant de leurs compétences (cadre de
la protection des biens en situation de danger réel et imminent).
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Faits liés à la faune sauvage
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Divagation animaux (sains ou blessés)
Accident de circulation
Atteintes aux personnes
Blessés
Courant
Intrusion d’un ou plusieurs sangliers au sein d’un environnement urbain
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I.3 RISQUES LIES AUX MANIFESTATIONS CLIMATIQUES
Les manifestations climatiques potentielles sont dépendantes des caractéristiques du climat, un climat
annoncé en mutation défavorable (hausse des températures, multiplication et aggravation des
phénomènes météorologiques). Dans le Lot, le climat dominant sur les deux tiers du département est
un climat de type océanique aquitain. A l’extrême nord-est du département, ce dernier laisse place à
un climat sous influence montagnarde. Les données descriptives du climat (températures,
précipitations et ensoleillement) sont présentées ci-dessous (Figure 60). Il s’agit de moyennes qui
doivent être observées en considérant une réalité de terrain guidée par un gradient décroissant
s’opérant depuis le sud-ouest vers le nord-est du département.
J F M A M J J A S O N D
Températures minimales moyennes (°C) 2 2 4 6 10 12 14 14 11 9 5 2
Températures moyennes (°C) 5,5 6,5 9 11.5 15.5 18.5 21 20,5 18 14 8,5 5,5
Températures maximales moyennes (°C) 9 11 14 17 21 25 27 27 24 19 12 9
Précipitations moyennes (mm) 68 68 63 78 93 81 60 67 76 82 72 75
Ensoleillement moyen (heures) 89 107 151 176 199 239 283 247 209 163 102 91
Figure 60 : Données climatiques moyennes du département du Lot
Le risque relatif aux manifestations climatiques est présent sur l’ensemble du département, sous des
formes et des intensités différentes.
Dans cette section, ne seront abordées que les manifestations climatiques de type orages, coups de
vent, phénomènes neigeux et canicule. Les autres manifestations (plus indirectes) seront intégrées à
l’analyse des risques spécifiques.
L’analyse de la vigilance météorologique de Météo-France attachée à un territoire peut être un
indicateur du risque climatique. De 2015 à 2020, 35 vigilances orange ont été émises par Météo France
sur le département du Lot : 1 pour vents violents, 5 pour fortes précipitations, 22 pour orages et 7 pour
canicules. Dans le même temps, aucune vigilance rouge n’a été déclenchée.
Figure 61 : Ventilation mensuelle des vigilances Météo-France « oranges » 2015-2020 (Météo-France)
I.3.1 Risques orageux
Un orage est une perturbation atmosphérique violente caractérisée par des phénomènes électriques
(éclairs et tonnerre) souvent accompagnés de pluie et de vent.
De par sa composante électrique, l’orage peut être à l’origine de mises à feu le plus souvent observées
au niveau de bâtiments ou de stockages. Des départs de feu en milieu naturel sont également
documentés.
De par sa composante précipitations et vent, l’orage peut être à l’origine d’une montée des eaux, de
dégradations liées au caractère solide des précipitations ou d’arrachement d’arbres, de toitures…
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Caractérisation de l’aléa
Le risque orageux est apprécié au travers des données fournies par l’Observatoires Français des
Tornades et des Orages Violents (OFTOV).
Le nombre d’orage est en moyenne de 48.7 par an, avec une occurrence centrée sur la période courant
d’avril à octobre, principalement sur les mois d’été. Le nombre d’orages accompagnés de phénomènes
majeurs est relativement faible, entre 6 et 7 en moyenne par an (83 évènements enregistrés sur la
période de douze ans et 57 communes concernées). Ces derniers se répartissent comme suit : foudre
(29), microrafale (2), macrorafale (4), phénomène venteux indéfini (2), pluie intense (13), rafale
linéaire (31), tornade (1) et tuba (1).
Figure 62 : Nombre d’orages et de phénomènes orageux majeurs observé dans le département du Lot (OFTOV-KERAUNOS)
Figure 63 : Incendies dus à la foudre (Saint-Cirq en 05/2023 et Mayrinhac-Lentour 09/2021) / Impact de la foudre sur un arbre
Le phénomène d’orage de grêle est courant dans le département du Lot, principalement dans la
période courant de fin mai à fin juillet. Il prend le plus souvent la forme d’abats solides à grande vitesse
généralement localisés et de courte durée.
Janvier, février, mars Avril, début Mai Fin mai, juin, juillet août, septembre octobre novembre, décembre
Figure 64 : Sensibilité au phénomène de grêle (OFTOV-KERAUNOS)
Les conséquences s’observent principalement sur les biens (destruction de récoltes, endommagement
de serres, habitations ou véhicules…). Les plus gros grêlons sont également dangereux pour les êtres
humains et les animaux. L’accumulation de grêlons sur la chaussée peut être source d’accidents de
circulation. Faisant parfois obstacle à l’écoulement des eaux pluviales (encombrement des chéneaux
ou des regards pluviaux), elle peut conduire à une obstruction complète du système d’évacuation avec
débordement dans les parties habitables.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 9184
Figure 65 : Episodes de grêle à Gourdon (06/2022), à Figeac (08/2020) et Livernon (08/2013)
Caractérisation des enjeux
Les enjeux sont d’abord humains avec des atteintes directes aux personnes (foudroiement) ou liés à la
survenue d’accidents consécutifs au phénomène (accident de circulation, chute d’objets…).
Des enjeux forts sont liés au matériel et à l’atteinte aux biens : atteintes aux équipements individuels
ou collectifs, atteintes aux réseaux aériens (réseaux de transport et de distribution de l’électricité,
réseaux téléphoniques…), coupures d’axes de circulation routière et ferroviaire, saturation des réseaux
collectifs d’évacuation des eaux pluviales, destruction de cultures…
L’impact sur l’activité économique et sur la vie sociale (perturbation ou arrêt plus ou moins durable)
est également notable.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risque orageux
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Impacts électriques
Incendie de structure / FDFEN
Accidents de transport
Obstruction voies de communication
Submersion
Blessures
Particulier
Saturation d’un réseau collectif d’évacuation des eaux pluviales avec importante montée des eaux et implication d’un point d’intérêt vital (hôpital)
I.3.2 Risques liés au vent
Caractérisation de l’aléa
Même s’il ne fait pas figure de département fortement venté (cf. comparaison entre les stations de
Cahors et de Narbonne en Figure 66), le vent est une composante à part entière du climat lotois. En
dépit d’une variation saisonnière assez marquée, le département est sous régime de vent faible un
jour sur deux (octobre à mai) ou sur trois (été). Les jours de vent fort sont statistiquement peu
nombreux, dans la limite de cinq jours dans le mois. C’est en moyenne moins de trente jours par an de
vents supérieurs à 40 km/h. Cette valeur moyenne masque les « coups de vent » qui ont souvent un
impact sur l’activité opérationnelle.
Trois régimes de vent – plus ou moins marqués au niveau des six stations prises pour référence –
cohabitent (Figure 67) : le régime de sud-sud-est, chaud et sec venant de la Méditerranée, le régime
de nord-nord-ouest qui amène un beau temps sec, et enfin le régime d’ouest, humide et doux. A noter
la particularité commune aux stations, liée au vent de secteur sud-sud-est, particulièrement marqué
en fréquence et en force, et connu pour son caractère impétueux.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 9285
Figure 66 : Nombre de jours de vent par mois et par vitesse de vent pour la station de Cahors (gauche) et comparaison du nombre de jours de vent par vitesse de vent pour les stations de Cahors et Narbonne (droite) [Meteoblue]
Martel – Gourdon Labastide-Murat – Cahors-Lalb Puy-L’Evêque – Figeac
Figure 67 : Roses des vents simulées de six stations du département du Lot (Meteoblue)
Les conséquences du vent sont étroitement corrélées à sa force (du simple souffle à la tempête) et
s’exercent à la fois sur les biens (arrachage de toiture, objets menaçant de tomber, déracinement
d’arbre, transport de matières et d’objets…), les personnes (températures ressenties, blessures par
effets mécaniques, implication physique dans le cadre de la dispersion des fumées et des nuages
toxiques…) et l’environnement (chablis, effets desséchant sur les sols et la végétation, sautes de feu,
créations de congères…). Est-il besoin, pour s’en convaincre de rappeler le bilan de la tempête de 1999
responsable au niveau national de 92 morts, de dégâts monumentaux aux forêts et de milliers de
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 9386
kilomètres de route ravagés. Dans le Lot, ce sont plusieurs blessés et un homme de 69 ans qui décèdera
sur la commune de Berganty après avoir été percuté au visage par un portail transporté par le vent.
Figure 68 : Chutes d’arbre (Figeac 08/2020 et Cahors 11/2019) et arrachement de toiture (Calamane, 05/2021)
La prise en compte du vent fait partie intégrante de chaque décision opérationnelle en ce sens où ce
dernier est de nature à impacter chaque situation opérationnelle tout autant que la sécurité des
manœuvres de secours (manœuvre aérienne, risques liés aux chutes d’arbres ou d’objets...). Les
conséquences du vent (arbres en travers des routes par exemple) sont de nature à impacter le
déploiement des secours.
En termes prospectifs, une étude scientifique de 2019 montre que depuis 2010, la vitesse globale du
vent a augmenté d'environ 7 % dans les régions de latitude moyenne du nord, renversant ainsi la
tendance au ralentissement du vent observée lors des décennies précédentes. C’est donc à un vent
renforcé et plus chaud auquel il faut s’attendre dans les prochaines années.
Caractérisation des enjeux
Les enjeux sont d’abord humains avec des atteintes directes aux personnes (accidents de la circulation,
blessures par des objets en mouvement, chutes d’arbres…)
Des enjeux forts sont liés au matériel et à l’atteinte aux biens : atteintes aux équipements individuels
ou collectifs mais surtout atteintes aux réseaux aériens (réseaux de transport et de distribution de
l’électricité, réseaux téléphoniques…), coupures d’axes de circulation routière et ferroviaire…
L’impact sur l’activité économique et sur la vie sociale (perturbation ou arrêt plus ou moins durable)
est également notable.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risques liés au vent
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Chute/Projection d’objets
Atteintes aux structures
Endommagement réseaux aériens
Faits électriques
Chablis
Obstruction des voies de communication
Blessés
Particulier
Saturation d’un réseau collectif d’évacuation des eaux pluviales avec importante montée des eaux et implication d’un point d’intérêt vital (hôpital)
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I.3.3 Risques liés aux phénomènes neigeux
Caractérisation de l’aléa
Bien qu’il ne soit pas un département de montagne, le département du Lot doit régulièrement faire
face à des épisodes neigeux. Le plus souvent sur sa frange Nord-Est, mais aussi sur l’ensemble du
département comme cela a été le cas en début d’année 2023 : 80% du territoire connaît en moyenne,
plus de 4 jours de neige par an (Figure 69).
En termes prospectifs, les observations recueillies au cours des dernières décennies montrent que la
neige se raréfie et on prédit que les chutes de neige ralentiront en Europe au cours des 10 à 20
prochaines années. Pour autant, l’occurrence d’épisodes neigeux peut-être moins nombreux mais tout
aussi désorganisateurs est à considérer.
Caractérisation des enjeux
En termes de réponse de sécurité civile, les conséquences de la neige sont perceptibles à plusieurs
niveaux. Les neiges humides, collantes ou mouillées sont très perturbatrices, notamment pour les
infrastructures ou les zones urbanisées de vallées ou de plaines, non régulièrement concernées :
perturbations graves au trafic (routier, ferroviaire ou aérien), ruptures de réseaux aériens (électriques,
téléphoniques…), dégâts ou chutes d’arbres, effondrement de structures (toits, serres…)… Par ailleurs,
la neige sèche, plus légère mais pouvant être transportée par le vent parfois sur de grandes distances,
peut s’accumuler à l’occasion d’accidents du relief provoquant alors des congères perturbant
fortement la circulation. L’activité économique et sociale peut être ralentie voire stoppée.
Les conséquences sont de fait perceptibles sur les personnes (accidents routiers, chutes, exposition au
froid, isolement des personnes et notamment des personnes fragiles nécessitant des soins…) mais
surtout au niveau du déploiement des moyens de secours (cheminements routiers et accessibilité des
zones d’intervention).
Figure 69 : Episodes de neige à Cahors sud (2023) et à Latronquière (2012) Carte de sensibilité aux épisodes neigeux (Collectif - Atlas géographiques du Lot)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 9588
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risque lié à la neige
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Ensevelissement neigeux
Atteinte aux structures (effondrement
toiture)
Obstruction des voies de communication
Endommagement des réseaux aériens
Faits électriques
Atteintes aux personnes (hypothermie /
blessés)
Particulier
Importantes chutes de neige lourde sur la moitié du département provoquant un arrêt de la vie sociale et économique
I.3.4 Risques liés à la canicule
Caractérisation de l’aléa
Une canicule, ou vague de chaleur, est un phénomène météorologique de températures de l'air
anormalement fortes, diurnes et nocturnes, se prolongeant de quelques jours à quelques semaines,
dans une zone relativement étendue.
En termes prospectifs, le phénomène de canicule tendrait, selon des études scientifiques récentes, à
devenir récurent avec un enchaînement plus resserré et plus précoce de ces vagues de chaleur. L’été
2022, avec trois vagues de chaleur successives et 33 jours au total de canicule, est de ce point de vue
un été record (2ème été le plus chaud depuis 1900 après celui de 2003).
Dans le Lot, de 2015 à 2020, la canicule a donné lieu à 7 vigilances « oranges » de la part de Météo-
France.
Caractérisation des enjeux
Les conséquences de la canicule sont multiples et centrées, en termes de réponse de sécurité civile,
sur la multiplication des incendies, la forte augmentation des secours à la personne (malaises,
pathologies liées aux pics de pollution, coups de chaud, noyades…), la raréfaction de la ressource en
eau et la restriction de ses usages, le bétail et les cultures en péril…
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Manifestations climatiques
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Atteintes aux personnes (dimension
collective)
Atteintes aux animaux
Malades/Malaises/Décès
Incendie de végétation
Raréfaction de la ressource en eau
Courant
Décès massifs de personnes vulnérables
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I.4 RISQUES LIES A L’HYDROLOGIE
Le Département du Lot compte près de
3655km de cours d’eau dont plus de la moitié
est sur la région du Ségala. Les principaux
cours d’eau du département sont :
- la rivière Lot (et ses affluents, Célé, Vers,
Theze …) qui traverse le département dans
une direction d’écoulement sensiblement
Est-Ouest sur une longueur d’environ 170
km environ ;
- la rivière Dordogne (et ses affluents, Cère,
Bave, Mamoul, Sourdoire, Tourmente,
Ouysse, Borrèze, Céou …) qui coule du nord-
est vers le sud-ouest et s’infléchit en entrant
dans le département pour prendre une
direction Est-Ouest sur une longueur
d’environ 55 km ;
- les affluents du Tarn (Lemboulas…) et de la Garonne (Berguelonne, Lemboulas, Séoune…).
De nombreuses réserves d’eau (lacs collinaires dédiés à l’agriculture, lacs de loisirs…) complètent la
carte des eaux de surface.
Le caractère karstique des causses occupant une bande centrale grossièrement orientée Nord-Sud
confère un caractère particulier au réseau hydrographique : les eaux circulent souterrainement sous
les causses entre des zones de pertes et des zones de résurgence.
Les risques liés à l’hydrologie (et aux eaux de surfaces au sens large) sont principalement dus au
phénomène d’inondation, à la navigation et aux activités nautiques de loisirs.
I.4.1 Risques liés aux inondations
Ce risque se traduit une submersion, rapide ou lente, d’une zone qui est habituellement hors d’eau en
réponse à un apport d’eau important, « éclair » (orages) ou inscrit dans la durée.
Schématiquement, les trois types d’inondation auquel le département peut être confronté sont, par
probabilité d’occurrence :
- le ruissellement pluvial, renforcé par l’imperméabilisation des sols et les pratiques culturales limitant
l’infiltration des précipitations ;
- l’inondation de plaine induite par le débordement d’un cours d’eau ou la remontée d’une nappe
phréatique ;
- la crue torrentielle, consécutive à des averses brutales et violentes ;
Une quatrième cause d’inondation tient dans la rupture de barrages ou de digues.
I.4.1.1 Risques liés aux inondations et crues torrentielles
Caractérisation de l’aléa
Le risque d’inondation intéresse l’essentiel du territoire département (267 communes sur 313 et 93.4%
de la population du département) comme le montre la Figure 70. Le Figure 71 montre une récurrence
de crues historiques, tous cours d’eau confondus.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 9790
Figure 70 : Carte des communes concernées par le risque inondation (gauche) et concernées par un PPR (droite) (DDRM46)
Cours d’eau Crues historiques
Lot (station de Cahors) 1728 – 1783 – 1823 – 1927 – 1994 – 2003 - 2021
Célé (station de Figeac) 1843 – 1906 – 1912 – 1994 – 2003 – 2018 - 2021
Dordogne (Souillac) 1944 – 1952 – 1962 – 1982 – 1990 – 1994 - 2021
Cère (Bretenoux) 1912 – 1915 – 1940 – 1982 – 1993 – 2018 - 2021
Bave (Saint Céré) 1960 – 1982 – 1983 - 1994
Céou (Rhodes) 1960 – 1996 – 1998 - 1999
Figure 71 : Principales crues historiques des cours d’eau en territoire Lot (DDRM46)
Le risque inondation fait l’objet d’une véritable prise en compte :
- structurelle par la mise en place de Plans de Prévention des Risques Inondations (PPRI) – 130
communes dotées d’un PPRI – qui contribuent à sensibiliser la population et à réglementer
l’occupation et l’utilisation des sols (Figure 70) ;
- et conjoncturelle au travers de la surveillance continue des cours d’eau par deux services de prévision
des crues (SPC Garonne-Tarn-Lot pour les rivières Lot et Célé et SCP Gironde-Adour-Dordogne pour
les rivières Dordogne, Cère et Céou) en lien avec la « vigilance crues » biquotidienne assurée par le
Service Central d’Hydrométéorologie et d’Appui à la Prévision des Inondations (SCHAPI).
Figure 72 : Vue sur Cahors en 09/2018 (gauche), Cahors en 06/2010 et Puy-L’Evêque en 01/2018
Caractérisation des enjeux
La vulnérabilité d’une personne ou d’un bien est provoquée par sa présence en zone inondable. Sa
mise en danger survient surtout lorsque les délais d’alerte et d’évacuation sont trop courts ou
inexistants pour des crues rapides ou torrentielles.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 9891
Dans toute zone urbanisée, le danger est d’être emporté ou noyé : une automobile commence à flotter
à partir de 30 cm d’eau et on considère généralement que des hauteurs d’eau égales ou supérieures à
50 cm sont dangereuses pour l’homme. Il est aussi possible d’être isolé sur des îlots coupés de tout
accès (ex : toit d’une habitation). L’interruption des communications peut également avoir de graves
conséquences lorsqu’elle empêche l’intervention des secours. Si les dommages aux biens touchent
essentiellement les biens mobiliers, immobiliers, le patrimoine, on estime cependant que les
dommages indirects (perte d'activité, chômage technique, réseaux, …) sont aussi importants que les
dommages directs.
Enfin, des dégâts au milieu naturel peuvent être causés par l’érosion des sols, les dépôts de matériaux
et le déplacement du lit ordinaire du cours d’eau. Lorsque des zones industrielles sont situées en zone
inondable, une pollution ou un accident technologique peuvent se surajouter à l’inondation.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Inondation
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Submersion / Onde de submersion
Ensevelissement (liquide/solide)
Atteintes aux biens
Accident de circulation
Atteintes aux personnes (blessés,
noyades ou disparitions) et aux animaux
Obstruction voies de communication
Particulier
Crue de référence centennale sur un des bassins versants Lot ou Dordogne
I.4.1.2 Risques liés aux ruptures de barrages ou de digues
Un barrage ou une digue est un ouvrage, le plus souvent artificiel, établi en travers du cours d’eau et
retenant ou pouvant retenir l’eau. La rupture entraîne l’inondation de la vallée en aval par une onde
de submersion se traduisant par une élévation brutale du niveau de l’eau. Au-delà du fait que les
causes de rupture puissent être d’origine technique, naturelle ou humaine, celles les plus probables
sont la malveillance ou l’accident.
Caractérisation de l’aléa
Le département du Lot comporte quelques digues sur plan d’eau (lac du Tolerme, lac d’Enguirande…)
sur son territoire mais aucun « grand barrage » (ouvrage de hauteur supérieurs à 20 m et de capacité
supérieure à 15 millions de m3). Néanmoins certains ouvrages construits en amont du département
sont à prendre en compte. Ils concernent le bassin du Lot et le bassin de la Dordogne.
Le département du Lot est concerné par 9 barrages soumis chacun à un Plan Particulier d’Intervention
(PPI) :
- les barrages de GRANDVAL, MONTEZIC-L’ETANG, MONTEZIG-MONNES, CASTELNAU-LASSOUTS,
COUESQUE, MAURY et SARRANS situés dans l’Aveyron, avec un impact direct sur 59 communes du
département en bordure de la rivière Lot, pour une population concernée d’environ 60000
personnes ;
- le barrage de BORT-LES-ORGUES situé dans le département de la Corrèze, avec un impact direct sur
47 communes du département en bordure de la rivière Dordogne, pour une population concernée
d'environ 15000 personnes ;
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 9992
- le barrage de SAINT ETIENNE DE CANTALES situé dans le département du Cantal, avec un impact
direct sur 37 communes du département en bordure des rivières Cère et Dordogne, pour une
population concernée d'environ 22000 personnes.
Figure 73 : Répartition des ouvrages hydrauliques en amont du département du Lot (DDRM)
Figure 74 : Carte des communes exposées au risque de rupture des grands barrages
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 10093
Caractérisation des enjeux
Les victimes de rupture de barrage peuvent être surprises par la montée rapide du niveau d’eau
ou la vague de submersion. Elles peuvent ainsi être noyées, ensevelies, blessées, isolées ou
déplacées.
S’agissant des biens, la conséquence la première est la destruction et la détérioration des habitats,
entreprises, ouvrages (ponts, route…), cultures, cheptel… La paralysie des services
publics est également à prendre en compte.
L’endommagement, la destruction de la faune et de la flore, la disparition du sol cultivable, les
pollutions diverses, les dépôts de déchets, les boues et les débris sont les premières
conséquences visibles. Cependant, la survenance d’un accident technologique, dû à
l’implantation d’industries dans la vallée n’est pas à négliger. Il pourrait provoquer des déchets
toxiques, des explosions par réaction avec l’eau…
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Rupture de barrages
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Submersion / Onde de submersion
Ensevelissement (liquide/solide)
Atteintes aux biens
Atteintes aux personnes (blessés,
noyades ou disparitions) et aux animaux
Obstruction voies de communication
Particulier
Rupture du barrage de Grandval avec ses effets en chaîne
I.4.2 Risques liés aux activités nautiques et aquatiques de nature
Caractérisation de l’aléa
Les activités nautiques et
aquatiques de plein air sont
particulièrement développées et
diversifiées dans le département
(baignade, canoë, aqua-rando,
canyoning…). La diversité des
sites, la qualité des eaux,
l’importance des infrastructures
aménagées et les caractéristiques
du climat en conditionnent une
pratique massive à la fois très
précoce et très tardive dans la
saison estivale.
En plus des plages qui longent les
cours d’eau (450 km de cours
d’eau sont concernés par la
baignade et les loisirs aquatiques),
on retrouve des lacs et étangs qui
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 10194
offrent également des plages surveillées où l’on peut nager (25 sites de baignade recensés en 2021) et
faire d’autres activités nautiques.
La Dordogne, le Célé et le Lot offrent une multitude de possibilités pour pratiquer le canoë-kayak avec
près d’une trentaine de bases nautiques recensées.
La pratique de ces activités est globalement
peu accidentogène et, de ce point de vue, sans
particularisme lotois.
Les caractéristiques hydrologiques et
morphologiques de la Dordogne rendent cette
rivière plus difficile d’accès et parfois
dangereuse, pour les pratiquants mais
également pour les secours.
La Figure 75 rend de l’activité de secours en
piscine et eau intérieures sur la période 2015-
2022. L’essentiel de l’activité concerne les eaux
intérieures, les interventions en piscine
représentant en moyenne moins de 10% du
total.
Figure 75 : Evolution du nombre de secours en piscines et
eaux intérieures (2015-2022)
Entre 2017 et 2022, ce sont 79 victimes qui ont été prises en charge dont 32 indemnes, 21 blessés
légers, 9 blessés graves et 17 personnes décédées.
Hot spot de plongée souterraine, le département du Lot héberge une importante activité de plongée.
On estime à plus de 5000 le nombre de plongeurs fréquentant les cavités lotoises. Les accidents de
plongée représentent en moyenne sur la période 14% de l’activité nautique.
Caractérisation des enjeux
L’enjeu est exclusivement humain, dominé par deux atteintes – l’accident de loisirs (blessure en lien
avec la pratique de l’activité) et la noyade – et une composante majoritairement individuelle.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Activités nautiques et aquatiques de nature
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Blessé (dimension individuelle)
Noyade
Disparition de personne
Courant
Chavirement d’un canoë sur la Dordogne avec dérive de plusieurs personnes
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 10295
APPRECIATION DES RISQUES DE SECURITE CIVILE LIES AUX
ATTEINTES A LA POPULATION ET AUX BIENS
II.1 LES DONNEES DEMOGRAPHIQUES STRUCTURANTES
Les données démographiques issues du recensement INSEE de 2019 et mises en perspective dans une
note de la Direction départementale des territoires du Lot de Février 2022 établissent :
- une stabilité de la population
départementale à 174 094 habitants au 1er
janvier 2019 (léger gain de 368 habitants
par rapport à 2013 correspondant à +0.2%
et +0.03% en moyenne annuelle) ;
- une dynamique territoriale différenciée
qui montre des espaces dynamiques en
périphérie des centralités, notamment de
Cahors et Figeac et des difficultés pour de
nombreux pôles du territoire ;
Figure 76 : Dynamique de la population 2013/2019
- un solde naturel négatif et un solde
migratoire positif participant de la
politique d’attractivité portée par le
Département ; cet apport de personnes
nouvelles est intéressant à regarder de
près car il peut être porteur d’un rapport
différent au territoire, aux risques de
sécurité civile et aux attendus de
couverture opérationnelle ;
Figure 77 : Soldes et variation de populations 2006/2018
- une densité de population à 33 habitants au km² (contre 106 pour la France et 82 pour l’Occitanie).
Figure 78 : Densité de population (2019)
Les espaces les moins densément peuplés du
département sont majoritairement situés
dans le Causse Central et le Ségala. Ce sont
au total 222 des 313 communes du
département qui ont une densité inférieure à
la densité moyenne du département. Les
territoires les plus densément peuplés sont
globalement les pôles de Cahors, Figeac et
Biars/Bretenoux/Saint-Céré ainsi que la
vallée du Lot en aval de Cahors. 13
communes dépassent le seuil de 100
habitants au km² avec en tête Biars-sur-Cère
qui possède la densité la plus forte du
département avec 563 hab./km², loin devant
Cahors (308 hab./km²) et Saint-Céré (301
hab./km²).
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 10396
- une particularité lotoise dans la répartition de
la population par classes d’âge tenant à une
surreprésentation des plus de 65ans (Lot : 29 %,
France : 20%) et une sous-représentation des
moins de 30ans (Lot : 26%, France : 36%) ; la
part croissante des plus de 65 ans et le
vieillissement à venir de cette catégorie de la
population impacte et impactera de plus en plus
certaines politiques publiques (habitat,
mobilités, services à la personnes) dont à
l’évidence, celle du secours à la personne.
Figure 79 : Pyramide des âges pour 10000hab
Le vieillissement de la population s’accompagne
d’un accroissement de l’offre des
établissements spécialisés pour les personnes
dépendantes (54 établissements pour une
capacité totale d’accueil de 3063 résidents). Les
profils et besoins des personnes âgées sont
variés mais celles-ci sont de plus en plus
nombreuses à affirmer leur désir de vivre chez
elles le plus longtemps possible. La politique du
Département incite au maintien à domicile des
personnes en proposant des services adaptés.
Cette attente est clairement posée en
alternative à un accès aux établissements
spécialisés qui est loin d’être envisageable pour
tous, compte tenu de leur coût, de la
localisation, des délais ou du déficit de
disponibilité des places.
Figure 80 : Part des personnes âgées isolées sur le total
des ménages (2010)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 10497
II.2 LES RISQUES LIES AUX ATTEINTES A LA SANTE
Par risques liés à la santé est entendu l’ensemble des situations mettant en jeu l’intégrité physique et
mentale d’une personne, qu’elles relèvent de la maladie ou de l’accident. Pour des raisons de forme,
les accidents de transport sont traités dans le cadre de la section consacrée aux risques liées aux
mobilités.
Les risques liés à la santé sont catégorisés en deux activités : le secours à personne et l’assistance à
victime d’une part, les risques sanitaires d’autre part.
II.2.1 Atteintes à la santé nécessitant un secours à personne et une assistance à victime
L’appréciation des risques nécessitant un secours à personne ou une assistance à victime se fonde sur
l’évolution interannuelle du nombre d’intervention réalisé par les sapeurs-pompiers dans le cadre de
leurs missions propres et de carences. Un gain de précisions nécessiterait pour autant de prendre en
compte l’activité des autres acteurs du secours intervenant dans le cadre de l’aide médicale urgente.
L’évolution globale du secours à personne et de l’assistance à victime sur le moyen terme (1998-2022)
fait l’objet présentation au point I.2.1 de la première partie du document. Il s’agit désormais de
préciser le contenu sur la période plus récente (2018-2022).
Le secours à personne représente 93.4% de l’activité et l’assistance à victime 6.6%. Les deux activités
sont en progression de 6.6% sur la période 2018-2022 (Figure 81).
Figure 81 : Evolution du secours à personne et de l’assistance à victime sur la période 2018-2022
La Figure 82 donne une répartition spatiale globale de l’activité au travers du nombre d’engagement
de véhicule de secours aux victimes (VSAV) par centre d’incendie et de secours pour l’année 2019. Au-
delà d’une relation assez forte attendue entre densité de population et activité de secours, c’est bien
entre la population globale défendue par un centre d’incendie et de secours et son activité VSAV que
le lien est le plus fort. Dans la perspective historique, il est intéressant de noter qu’une légère
différence existaient entre les secteurs ruraux et les secteurs plus urbains, les premiers étant
légèrement moins « consommateurs » de secours que les seconds. Cette différence est aujourd’hui
moins significative pour les raisons qui seront précisées ci-après, et se voit influencée par la présence
ou non d’une offre médicale locale et/ou la proximité directe d’un service d’urgence hospitalier.
L’évolution à la hausse du secours à personne et de l’assistance à victime – pour rappel, + 150% entre
2003 et 2022 et 500 interventions en moyenne en plus par année dans un contexte de stabilité de la
population départementale – s’inscrit dans un contexte marqué notamment par :
- une offre de santé et de soins globalement en difficulté (principalement liée une déprise médicale
avancée sur une grande partie du territoire, une évolution des modalités d’exercice de la médecine
libérale, un système hospitalier et pré-hospitalier en grande tension), malgré le maintien en activité
des cinq hôpitaux (Cahors, Figeac, Gourdon, Saint-Céré et Gramat ) et de leurs services d’urgence (à
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 10598
l’exception de Gramat qui n’en dispose pas) et malgré la prise d’initiatives publiques en la matière
aux résultats actuels ou à venir (création de maisons pluridisciplinaires de santé par exemple,
réformes des transports sanitaires urgents en cours d’expérimentation ou de la permanence des
soins ambulatoires à venir courant 2023) ;
- une modification très marquée dans le rapport de la population à la prise en charge médico-
secouriste et à l’urgence (consumérisme et immédiateté de la réponse attendue) ;
- une évolution des modes de vie (mobilités, loisirs…) ;
- un vieillissement de la population (29% de la population de 65 ans) associé à un maintien à domicile
des personnes âgées…
Figure 82 : Nombre de sorties de véhicules de secours aux victimes (VSAV) par CIS pour l’année 2019
II.2.1.1 Atteintes à la santé nécessitant un secours à personne
Caractérisation de l’aléa
Le secours à personne intègre quatre composante :
- une composante accidentelle (22%), non accidentelle (38%) de type altération de la santé (maladie
ou malaise) et « autre » (40%) recouvrant des motifs comme « personne ne répondant pas aux
appels »… ;
- une composante individuelle (99% des cas) et collective (intoxication collective, mouvements de
foule, attentats…) ;
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 10699
- une composante vie professionnelle (lieu de travail), vie privée (domicile) et voie/lieu public ;
- une composante réponse secouriste (83.5%) et/ou (para)médicale (16.5%).
Figure 83 : Evolution des motifs d’intervention accidentels/non-accidentels sur la période 2018-2022
Au-delà de l’évolution à la hausse du nombre d’intervention, celle du nombre de personne ayant
nécessité un transport vers un établissement de soins est tout aussi intéressante en termes de
trajectoire. Sur la période considérée, le taux de prise en charge est en progression continue – à
l’exception de la période de crise sanitaire Covid19 –, de l’ordre de + 2 points en pourcentage (5.06%
en 2022 contre 3% en 2010).
Figure 84 : Taux de prises en charge de la population lotoise 2010-2022
A noter, dans ces prises en charges, deux évolutions significatives au cours de la période, l’une relative
à la téléassistance, l’autre à la prise en charge de personnes obèses.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 107100
Une part en très net recul des secours
à personne est faite au bénéfice de
personnes bénéficiant d’un service de
téléassistance aux personnes âgées ou
dépendantes. Depuis avril 2019, la
gestion de la téléassistance, dont les
téléalarmes étaient alors reçues par le
CTA-CODIS, est totalement confiée à
un prestataire privé. Depuis cette
nouvelle disposition, le nombre
d’interventions pour téléassistance a
considérablement diminué. Dans de
nombreux cas, ces interventions
n’entrainaient aucune action de la part
des équipes de secours dépêchées sur
place.
Figure 85 : Evolution du nombre d’interventions déclenchées par
téléassistance
En effet, la justification de sollicitation était souvent due à des déclenchements intempestifs de
téléalarme engageant des secours pour ouverture de porte (personne ne répondant aux appels).
Insignifiante il y a à peine 10 ans, la prise en charge de personnes obèses reste aujourd’hui anecdotique
(3 à 5 par an) mais réelle. L’INSERM (2023) évalue à 17% le taux d’obésité en France indiquant une
progression régulière et linéaire de 11 points depuis 2012, date de la première étude de référence qui
chiffrait la prévalence à 6%. La probabilité de prise en charge de personnes obèses est donc appelée à
progresser.
Caractérisation des enjeux
Les enjeux liés au secours d’urgence se structurent autour de deux points principaux :
- le maintien de la qualité de service et à l’adaptation de la réponse opérationnelle aux évolutions
sociétales évoquées supra afin de garantir à chacun une prise en charge adaptée à chaque situation ;
- la maitrise de l’activité opérationnelle de secours d’urgence pour contenir son impact financier,
opérationnel (nécessité de rester sur les missions propres du SDIS et de maintenir une capacité à
couvrir toutes les interventions y compris celles ne relevant pas du secours à personnes) et humain
(sur-sollicitation des personnels et évolution du rapport au métier notamment).
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Atteintes à la santé nécessitant un secours d’urgence
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Accident domestique, de travail et de
transport
Environnement hostile (vicié, agressif
et/ou menaçant)
Accessibilité victime défavorable
Disparition de personnes
Blessés (dimension individuelle et/ou
collective) / Malade
Courant
Intoxication collective au monoxyde de carbone dans un ERP
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II.2.1.2 Atteintes à la santé nécessitant une assistance à victime
Caractérisation de l’aléa
L’assistance à victime se décompose en deux activités : le relevage de personnes et la recherche de
personnes.
Les missions de relevage de personnes concernent des personnes conscientes se trouvant au sol et ne
pouvant pas se relever d’elle-même ou atteintes d’une pathologie contrindiquant leur relevage. Le
nombre de ces missions a plus que doublé en 5 ans, passant de près de 300 en 2018 à plus de 700 en
2022 (Figure 86). La très grande partie de ces relevages intéresse des chutes à domicile de personnes
âgées sans prise en charge autre que le relevage (personnes non blessées). Elles sont souvent le fait
de personnes isolées (personnes vivant seules, en incapacité ou non désireuses de mobiliser une aide
extérieure). L’intervention des moyens sapeurs-pompiers, hors de leurs missions propres et en qualité
de dernier recours, se justifie par la prévention de la dégradation inévitable de l’état de santé de la
personne laissée au sol.
Les missions de recherche de personnes concernent des personnes égarées identifiées comme
vulnérables lors de la demande de secours faite au 18 ou au 112. C’est en moyenne une quinzaine
d’interventions par an, en début de période, souvent conduite en « concurrence de mission » avec la
Gendarmerie et la Police. En 2022, la stricte application du protocole SDIS-Gendarmerie de 2018 a
conduit à une diminution du nombre de ces interventions.
Figure 86 : Nombre de relevages et de recherche de personnes (2018-2022)
Caractérisation des enjeux
L’enjeu majeur est celui de la maîtrise de l’explosion du nombre d’intervention pour relevage de
personne au sol.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Atteintes à la santé nécessitant une assistante à personne
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Personne au sol
Blessé
Disparition de personne(s)
Courant
Egarement de nuit en milieu naturel d’une groupe de 10 randonneurs mineurs vulnérables
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II.2.2 Les risques sanitaires
Le risque sanitaire (épidémies, pandémies et épizooties) est lié à la présence d’agents biologiques
pathogènes …. Il désigne un risque, immédiat ou à long terme, plus ou moins probable auquel la santé
publique est exposée. Les épizooties ne concernent pas directement les populations mais constituent
une point d’entrée potentiel aux épidémies et pandémies.
Caractérisation de l’aléa
Épidémie de choléra au Yémen, de Sras en Chine,
de MERS-CoV en Arabie Saoudite, d’Ebola en
Afrique de l’Ouest, pandémie grippale H1N1,
épidémie de Zika en Amérique Latine, de fièvre
jaune au Brésil, et actuelle pandémie de Covid-19…
Les exemples d’épidémies ne manquent pas et on
constate depuis la fin des années 60 – et surtout
depuis les deux dernières décennies –
l’amplification du phénomène.
Des références géographiques lointaines mais que la période récente a rapproché de notre pays et du
département du Lot : grippe A-H1N1, variole du singe, influenza aviaire (IAHP), Covid-19…
Les activités au contact d’agents biologiques pathogènes sont diverses et réparties sur l’ensemble du
département, au contact de produits d’origine animale ou humaine, notamment en lien avec
l’industrie agroalimentaire ou avec l’assainissement.
Ces risques – parce que sanitaires – ne relèvent pas de la compétence première de la sécurité civile
mais l’expérience a démontré que cette dernière pouvait en être saisie et devenir un acteur de premier
rang (grippe A (H1N1) de 2009 ou Covid19 de 2019-2021). Et ce, à triple titre : par la confrontation
indirecte de ses équipes lors de l’exercice de ses missions propres ; par la réquisition de ses moyens
au service d’une mission d’intérêt public (exemple de la mise en place de dispositifs de désinfection
lors de la grippe H1N1 ou de la vaccination anti Covid19) ; par la prise en charge de missions de secours
d’urgence entrant dans son champ de compétences lorsque la situation l’exige. Dans tous les cas, le
SDIS est susceptible d’être impacté dans son organisation, sa doctrine opérationnelle, ses moyens de
réponse opérationnelle (protection…).
En termes prospectifs, différents facteurs argumentent dans le sens du renforcement de la
menace comme par exemple l’intensification des mobilités (notamment via le transport aérien), le
renforcement de l’élevage industriel… ou encore, les effets du changement climatique dont plusieurs
études scientifiques s’accordent à démontrer son rôle décuplateur des déséquilibres écosystémiques
de nature à engendrer des vagues de maladies vectorielles de niveau épidémique ou pandémique.
Caractérisation de l’enjeu
L’enjeu principal porte sur le risque de large contamination de personnes et d’animaux par voie d’air
et d’eau débouchant sur des répercussions en cascade : mortalité et saturation des services sanitaires,
abatage d’animaux, fortes perturbations de l’activité socio-économique.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 110103
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risque sanitaire
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Contamination eau/air/sol
Atteintes aux personnes et aux animaux
(dimension collective)
Maladie
Saturation du système de santé
Particulier
Epidémie type Covid19 de portée nationale avec impact sur le département du Lot dans un contexte de saturation du système de santé
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II.3 LES RISQUES LIES AUX INCENDIES DE STRUCTURES HABITEES ET AUX FEUX SUR VOIE
PUBLIQUE
II.3.1 Risques liés aux incendies de structures à usage d’habitation
Caractérisation de l’aléa
La Figure 87 présente l’activité liée aux incendies de structures à usage d’habitation sur la période
2015-2022. Cette évolution confirme la stabilité observée depuis le début des années 2000 à la
condition que le rebond de l’année 2022 n’amorce pas une inversion de la tendance. En moyenne,
cette activité est de l’ordre de 300 interventions par, soit un ratio de 167 interventions pour 100000
habitants contre 101 au niveau national. Les incendies de structure à usage d’habitation participent à
37.4% au bilan total des incendies contre 23.7% au niveau national.
La part des feux de moyens de chauffage – étroitement reliée aux conditions climatiques annuelles –
est élevée (59.6% en moyenne sur la période) et problématique en ce sens où une partie d’entre eux
dégénère ou peut dégénérer en incendie d’habitation. C’est un domaine où les actions de prévention
peuvent contribuer à limiter le risque.
Figure 87 : Evolution du nombre d’incendie de structures à usage d’habitation (2015-2022)
L’aléa « incendies de structures à usage d’habitation » est apprécié au travers de plusieurs paramètres
dont l’évolution du nombre total de logements, la structure géographique et le niveau de vulnérabilité
de l’habitat ou les dispositions constructives.
Le nombre de logements total (119499 en 2019) progresse de façon significative entre 1990 et 2019
(+39.3%) prolongeant ainsi une tendance perceptible depuis les années 60. Cette évolution
s’accompagne d’une augmentation de la vacance de logements principalement dans les communes les
plus urbaines et leur périphérie.
Figure 88 : Evolution du nombre de logements dans le département du Lot de 1990 à 2019 (Observatoire des territoires)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 112105
L’habitat est à forte dominante de type « résidences principales » (aux environs de 70% et de façon
stable sur la période), un habitat composé à plus de 70% de quatre pièces et plus et avec un taux
d’occupation moyen de 2.2 en 2019 (Figure 88).
L’activité de la construction démontre que la demande en habitat est principalement orientée vers les
constructions individuelles au détriment des constructions individuelles collectives voire de logements
collectifs.
Figure 89 : Dynamiques territoriales et développement de l’habitat dans le Lot (Préfecture et Département 46 / Plan départemental de l’habitat du Lot 2016-2022)
Les bassins d'habitat du Lot sont organisés autour de 7 pôles d'habitat :
- les agglomérations de Cahors et de Figeac qui constituent deux points de polarisation principaux
dans le département ;
- trois pôles d'emploi de l'espace rural, Gourdon, Gramat et Souillac ;
- deux pôles ruraux de Saint-Céré/Bretenoux/Biars-sur-Cère et Prayssac/Puy-L'Evêque.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 113106
Dans ces pôles d’habitat, cohabitent différents types d’habitats traditionnels (anciens et récents)
mêlant de l’habitat individuel à de l’habitat collectif au sein duquel dominent les ensembles dont le
nombre d’étages est le plus souvent limité à 3 ou 4 étages. Le département du Lot ne compte aucun
immeuble de grande hauteur (IGH).
En marge de ces pôles, des bourgs-structurants et des bourgs-relais concentrent près de 50% de la
population. L’habitat profite des grands espaces et apparaît comme très clairsemé (voire presque
absent sur une zone centrale du département orientée NNO/SSO) et favorisant les zones de contact
avec la végétation naturelle (« interfaces habitat-forêt »).
Le département du Lot a la particularité de compter de nombreux bourgs, villages et cœurs de ville
historiques remarquables d’architecture participant au patrimoine des plus belles villes et villages de
France (Saint-Cirq-Lapopie, Carennac, Autoire, Cahors, Figeac, Gourdon…). En dépit d’une politique
volontariste de restauration et de réhabilitation, ces derniers présentent des vulnérabilités
structurelles importantes, pénalisantes et difficilement résorbables en matière de défense incendie :
- accessibilité réduite aux cœurs historiques des véhicules de secours du fait de ruelles étroites aux
connexions angulaires limitant les manœuvres et obligeant parfois à un stationnement distant de
plusieurs centaines de mètres du lieu d’intervention ; dans la plupart des cas, ces configurations
interdisent également la mise en œuvre des moyens élévateurs aériens ;
- imbrication des bâtisses qui les composent et qui s’imposent comme une seule et même bâtisse de
plusieurs étages : les poutres traversières, les passages possibles de toit en toit, les cages d’escalier
en bois … sont autant de facteurs de risque ; cette configuration rend complexe les opérations de
reconnaissance, de lutte et est propice à une propagation horizontale des sinistres laissant redouter
la survenue de feux de quartiers ;
- déficience de la défense extérieure contre l’incendie.
Enfin, la présence en nombre de châteaux et monuments d’exception complète la liste des enjeux de
protection et de défense.
Au final, l’habitat dans le département du Lot est varié. En campagne, on trouve principalement de
l’habitat isolé, des corps de ferme et des bâtisses remarquables. En villes et villages, on trouve
principalement de l’habitat isolé, de l’habitat isolé collectif, de l’habitat collectif et des bâtiments à
valeur architecturale.
Le niveau de vulnérabilité de l’habitat est à corréler avec :
- une dynamique de construction de
logements neufs en dehors des centres
urbains et centres-bourgs, en lien avec
l’attractivité résidentielle du département,
principalement orientée vers la construction
individuelle pure au détriment de
constructions individuelles collectives voire
de logements collectifs ; cette dynamique
peut être appréciée au travers de la très forte
progression du nombre d’autorisations
d’urbanisme créant au moins un logement
(permis de construire et de déclarations
préalables) (Figure 90).
Figure 90 : Evolution du nombre d’autorisations
d’urbanisme (PC et DP) dans le Lot de 2012 à 2022
(MTECT-SDES)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 114107
- une dynamique de progression de la vétusté des logements isolés (occupés ou vacants) ;
- une dynamique ancrée de délaissement du parc ancien et de fragilisation des centres anciens et des
cœurs de bourg conduisant à une hausse de la vulnérabilité des logements (Figure 91) ;
Figure 91 : Niveaux de vulnérabilité des centres-anciens et centres-bourgs
(Préfecture/Département 46, Plan départemental de l’habitat du Lot 2016-2022)
Les dispositions constructives constituent le quatrième indicateur de caractérisation de l’aléa. La
France s’est engagée dans une transformation progressive des techniques de construction : dès 2012,
par le biais d’une réglementation thermique et depuis 2020, par le biais d’une réglementation
environnementale. L’accélération du développement de l’usage du bois dans la construction (6.5% de
part de marché dans la construction de logements, 16.8% dans la construction de bâtiments non
résidentiels en 2020 d’après une enquête professionnelle nationale de la construction bois) est aussi
déjà visible sur le territoire lotois : maisons individuelles, bâtiments publics (construction du collège de
Bretenoux portée par le Département par exemple)… Ces transformations impactent directement la
physionomie des constructions et de fait, la phénoménologie des incendies (phénomènes thermiques
par exemple) susceptibles de les intéresser.
Caractérisation des enjeux
Au regard du contexte posé ci-dessus, les enjeux liés aux incendies de structures à usage d’habitation
sont importants.
Le premier enjeu est celui de la protection des personnes. Il n’est pas besoin de rappeler que l’incendie
tue et le département du Lot n’échappe pas à la règle : sur les six derniers mois écoulés (novembre
2022 à avril 2023), ce ne sont pas moins de trois personnes qui ont trouvé la mort dans l’incendie de
leur habitation. Et lorsqu’il ne tue pas, il peut blesser gravement au contact des flammes ou des fumées
chaudes et toxiques. L’enjeu réside donc dans l’accès le plus rapide qui soit aux personnes impliquées
dans le sinistre et dans leur mise en sécurité.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 115108
Le second enjeu est celui de la protection des structures en lien notamment avec :
- l’accroissement de la vulnérabilité de certaines structures et l’accélération conséquente du
développement de l’incendie en leur sein ;
- l’évolution de la vulnérabilité des cœurs de villes et des centre-bourgs et la propension au
développement horizontal non maîtrisé des incendies ;
- la prise en compte du risque incendie dans les bâtiments patrimoniaux et la protection des biens
culturels ;
Le troisième enjeu réside dans la prise en compte opérationnelle du risque et la capacité :
- à affiner la connaissance du risque et à planifier la réponse opérationnelle à l’échelle du site (le
quartier ancien de Cahors, le centre-bourg de Saint-Cirq-Lapopie…) à l’image du travail réalisé par
le SDIS sur Rocamadour ;
- à mobiliser des moyens de réponse opérationnelle adaptés en termes de volume, de timing de
déploiement et de capacité à pouvoir remplir la mission attendue ;
- à assurer les sauvetages et mises en sécurité en hauteur ;
- à garantir l’alimentation en eau des engins de lutte ;
- à gérer les fumées ;
- à assurer la sécurité des personnels en matière notamment de formation et de détection.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Incendie de structure à usage d’habitation
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Incendie de structures
Explosion
Faits électriques
Exposition aux fumées et aux flammes
Disparition de personnes
Atteintes aux personnes et aux biens
Blessures
Courant
Incendie dégénératif d’un appartement en étage en hyper centre historique avec mise en jeu d’occupants
II.3.2 Risques lies aux incendies dans les établissements recevant du public
Caractérisation de l’aléa
Les Etablissements Recevant du Public (ERP) constituent des lieux particuliers en ce sens qu’ils
accueillent du public et qu’ils font l’objet d’une réglementation spécifique liée aux risques d’incendie
et de panique. La mise en œuvre progressive de cette réglementation ERP depuis le milieu du
vingtième siècle a fortement contribué à réduire l’occurrence d’évènements majeurs et mortels dans
ces établissements.
Au 31/12/2022, le département du Lot compte 6425 ERP dont 900 soumis à visite périodique. Parmi
eux, une attention doit être portée aux :
- ERP avec locaux à sommeil, en lien avec leur capacité d’accueil, et notamment les centres
hospitaliers [Cahors (350), Figeac (102), Gourdon (421), Saint-Céré (188)], les établissement de
santé et maisons de retraite [La Roseraie (130+64)…], les internats de collèges et lycées ;
- ERP sans locaux à sommeil du premier groupe et notamment les cinémas, les grandes surfaces
commerciales…
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 116109
L’état du parc départemental des ERP apprécié au travers de l’indicateur des « avis défavorables » est
plutôt satisfaisant (Figure 92). De gros efforts ont été consentis et/ou sont en cours pour la mise en
conformité des établissements de santé, d’enseignement et d’accueil pour personnes âgées. A noter
la présence de 48 très petits hôtels (TPH) – établissements qui accueillent 20 personnes au plus au titre
du public dans les chambres et dont le plancher bas de l'étage le plus élevé accessible au public est
situé à moins de 8 mètres du niveau d'accès des secours – pour lesquels certaines règles de sécurité
incendie ont été assouplies.
1ère catégorie 2ème catégorie 3ème catégorie 4ème catégorie 5ème catégorie
Nombre d’ERP 13 35 199 464 5714 Avis défavorable
au 31/12/2022 0 5 31 12 38 dont ERP de type
_SH : sans hébergement
_AH : avec hébergement
M(2) et R_AH (3) L(16), M(8), P(2),
R_SH(3) et X(2)
J(1), L(8), M(1),
O(1) et R_AH (1)
J(1), M(9), N(1),
O(11), R_AH(2),
R_SH (1), T(1),
U_AH(2) et
W(10)
Ratio (%) 0 14.3 15.6 2.6 0.6
Figure 92 : Etat des ERP lotois sous avis défavorables
Les incendies impliquant des établissements recevant du public restent peu nombreux (3.9 en
moyenne annuelle, soit 1.3% du nombre total d’incendie contre 2.5% au niveau national) et
anecdotiques dans ceux qui hébergent des locaux à sommeil (1.4 en moyenne contre, soit 0.46% du
nombre total d’incendie contre 0.8% au niveau national). Ces chiffres traduisent les effets porteurs de
la réglementation appliquée aux ERP et soulignent les efforts réalisés localement.
Figure 93 : Nombre d’incendie intéressant un ERP de 2015 à 2022 (gauche) et vue sur un feu de toiture à l’hôpital de Cahors en 08/2011 (droite)
Caractérisation des enjeux
Les enjeux sont principalement humains et matériels et doivent être replacés dans le cadre l’attention
particulière faite à ces locaux (réglementation ERP).
L’impact sur les personnes est bien évidemment lié au nombre de personnes accueillies dans ces
établissements, un facteur nombre qui influe grandement sur le risque de panique. La présence de
locaux à sommeil est le facteur aggravant le plus pénalisant, qui plus est quand les personnes jouissent
d’une mobilité réduite (cas des EHPAD et des hôpitaux notamment).
Les dispositions constructives de ces bâtiments tout autant que les dispositifs actifs et passifs de
secours limitent leur vulnérabilité au feu (au moins pendant un temps) et facilitent l’intervention des
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 117110
secours. Les enjeux sont avant tout, l’application stricte de la réglementation ERP, la protection de
l’outil de travail et le maintien de l’activité. La connaissance de ces établissements et la réalisation de
plans d’établissement répertoriés au bénéfice des plus importants d’entre eux en termes d’enjeux sont
importantes.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Incendie dans un ERP
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Incendie de structures
Explosion
Faits électriques
Exposition aux fumées et aux flammes
Disparition de personnes
Atteintes aux personnes et aux biens
Blessures
Courant
Feu de chambre en étage dans un ERP de type U
II.3.3 Risques liés aux incendies dans les sites et bâtiments remarquables
Caractérisation de l’aléa
Bâtiments à valeur patrimoniale
Le département du Lot compte près de 450 édifices (châteaux, églises, maisons…) et 2 250 objets
protégés (tableaux, retables, plafonds, orfèvrerie…) parmi les Monuments Historiques. Les communes
regroupant le plus de protections sont les communes de Cahors, Figeac, Rocamadour et Saint-Cirq-
Lapopie.
Le risque réside dans la survenue d’un incendie pouvant rapidement être rendu particulier par la
complexité de l’architecture, la distribution du bâtiment (ou de l’ensemble des bâtiments),
l’imbrication des bâtiments les uns aux autres, l’absence de recoupement des combles, la nature des
matériaux de construction, l’étroitesse des voies d’accès et du faible éloignement des façades, les
objets stockés détenant une valeur patrimoniale…
Figure 94 : Incendie du château de la Rozé à Le Bourg en 06/2021 (gauche), du château de Marcillac à Saint-Cyprien en 08/2018 (centre) et de la gare de Figeac en 11/2018 (droite)
Sites bâtimentaires à risques
Ces sites correspondent à des secteurs historiques d’habitats anciens denses en termes de
constructions et d’occupation humaine. Parmi eux, quatre sites sont identifiés : la cité de Rocamadour,
le village de Saint-Cirq-Lapopie, le « Vieux Cahors » et le « Vieux Figeac ». En leur sein, et eu égard aux
conditions d’intervention et de développement des incendies, tout départ d’incendie présente un
risque majeur de propagation aux constructions contiguës et d’apparition de feux de quartiers. La
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qualification de « sites à risques » renvoie à la nécessité d’une approche globale de la prise en compte
du risque et de la réponse opérationnelle.
Caractérisation des enjeux
Les caractéristiques de ces sites sont de nature à rendre l’action des secours plus difficile tant sur le
plan des reconnaissances que des actions de sauvetage et de lutte contre l’incendie. L’efficacité de la
réponse opérationnelle s’appuie notamment sur une meilleure connaissance des sites, de leurs
risques, des enjeux et des premières actions à mener. Ces sites méritent donc une perception
particulière par les intervenants, associée à la mise en œuvre de procédures opérationnelles adaptées.
Les enjeux qui en découlent sont donc essentiellement liés :
- à la protection des personnes, résidentes ou visiteurs, avec un véritable enjeu quant à leur mise en
sécurité, à leur initiative (difficultés à se soustraire) ou à celle des services de secours (délais
d’intervention et difficultés d’accès et/ou de mise en œuvre des moyens de sauvetage) ;
- à la protection et à la sauvegarde d’un patrimoine bâti vulnérable ;
- au maintien des activités ;
- à une nécessaire meilleure connaissance de ces sites au travers d’un travail de répertoriation et de
la planification.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Incendie dans un site ou un bâtiment remarquable
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Incendie de structures
Explosion
Faits électriques
Exposition aux fumées et aux flammes
Disparition de personnes
Atteintes aux personnes et aux biens
Blessures
Particulier
Incendie dégénératif d’un appartement en étage en hypercentre historique avec mise en jeu d’occupants
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II.3.4 Risques liés aux feux sur la voie publique
Caractérisation de l’aléa
La Figure 95 présente l’activité liée aux feux
sur la voie publique de 2015-2022. Ces feux
regroupent l’ensemble des feux autres que
ceux de véhicules/moyens de transport
abordés dans une autre section (feux de
poubelle, feux d’enseignes électriques, feux
électriques…).
En moyenne, cette activité est de l’ordre de
117 interventions par an, soit un ratio de 65.1
interventions pour 100000 habitants contre
68.4 au niveau national. Les feux sur la voie
publique participent à 15.4% au bilan total des
incendies contre 18.5% au niveau national.
Figure 95 : Evolution du nombre de feux sur la voie
publique de 2015 à 2022
Caractérisation des enjeux
Ces interventions sont peu nombreuses et en moyenne, les moins consommatrices en temps
d’intervention (5.8 Heures.homme en moyenne par intervention). Le préjudice économique est le plus
souvent minime et l’enjeu réside dans la mise en sécurité des tiers (prévention des brûlures et des
blessures par projection ou chute d’objets) et dans la limitation rapide de la propagation aux cibles en
proximité directe pour éviter une propagation en chaîne (poubelles accolées à une habitation,
enseigne en façade d’un bâtiment, stockage de bois en bordure de route). Une attention toute
particulière doit être apportée à ces feux dans les cœurs de ville anciens.
Les feux de poubelles – qui représentent près de la moitié des feux sur voie publique en 2022 (46.1%)
– peuvent s’inscrire dans le cadre de violences urbaines.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Feu sur la voie publique
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Incendie
Explosion
Atteintes aux biens Courant
Incendie malveillant d’un véhicule léger sur un parc de stationnement urbain à l’air libre avec propagation aux véhicules voisins
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II.4 LES RISQUES SOCIETAUX
II.4.1 Les risques liés aux grands rassemblements
Caractérisation de l’aléa
Les grands rassemblements sont des évènements susceptibles de réunir simultanément un grand
nombre de personnes au sein d’un même lieu. La préfecture du Lot a défini le seuil de 5000 personnes
présentes simultanément pour considérer un évènement comme un grand rassemblement.
Certains sont réguliers (festivals de musique, festivités votives...), d’autres sont ponctuels (concerts,
Tour de France, …). Les rassemblements les plus importants et récurrents sont le Festival
Ecausystème (15000 visiteurs) et les Mongolfiades de Rocamadour (10000 visiteurs).
La grille d’évaluation des risques de l’arrêté du 7 novembre 2005 fixant le référentiel national aux
dispositifs prévisionnels de secours (DPS) fixe plusieurs critères permettant d’apprécier le risque ainsi
que les moyens à mettre en œuvre : effectifs et comportements prévisibles du public, caractéristiques
de l’environnement et délais d’intervention des secours publics.
Le département ne déplore, à ce jour, aucun évènement indésirable majeur sur un grand
rassemblement.
Caractérisation des enjeux
Les enjeux associés aux grands rassemblements sont :
- l’augmentation des interventions pour secours à personnes ;
- les mouvements de foule ;
- la simultanéité d’interventions dimensionnantes ;
- la menace d’attentat, en raison de la concentration de cibles dans un périmètre réduit.
Le SDIS n’a pas vocation, sauf exception, à participer aux dispositifs prévisionnels de secours. Cette
activité est du ressort des associations agréées de sécurité civile. Pour certains de ces évènements, il
assure une mission de prévention contre les risques d’incendie et de panique dans les ERP.
Par une analyse proactive, le SDIS doit adapter sa réponse opérationnelle à la modification des risques
et des enjeux présents sur son territoire pendant le grand rassemblement : adaptation de l’effectif
disponible dans les centres de secours, consignes opérationnelles… Pour adapter sa réponse, le SDIS
doit également s’assurer que l’occupation de l’espace public par le grand rassemblement (accès
bloqués, voies déviées…) n’obère pas sa capacité à porter secours dans des délais compatibles avec
l’urgence.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Grands rassemblements
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Blessés/Malade/Malaise Particulier
Mouvement de foule de plusieurs centaines de personnes dans un rassemblement à l’air libre
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II.4.2 Les risques liés aux mouvements sociaux
Caractérisation de l’aléa
Les mouvements sociaux (grèves, manifestations, blocus…) revêtent par certains aspects les mêmes
caractéristiques et risques que les grands rassemblements : de nombreuses personnes sont
rassemblées, dans un but commun, dans un espace limité. Cependant, plusieurs aspects les
différencient :
- à la différence du grand rassemblement généralement prévisible, les mouvements sociaux ne le
sont pas tous et, ces dernières années, plusieurs manifestations non déclarées préalablement ont
été observées ;
- la défiance à l’égard des institutions apparait parfois lors des grands rassemblements, en
conséquence de comportements déviants favorisés par l’effet de foule et l’alcool ; lors de certains
mouvements sociaux, la défiance à l’égard des institutions est l’essence même du mouvement,
notamment lors des épisodes de violences urbaines ; le département du Lot ne compte qu’un
quartier classé au titre de la politique prioritaire de ville et, sur les 5 dernières années, les équipages
du SDIS n’y ont pas rencontré de difficultés particulières.
A ce jour, le département du Lot n’est pas considéré comme département exposé aux mouvements
sociaux et aux violences urbaines. Cependant, se dessine un mouvement de fond national
d’augmentation des agressions physiques et verbales envers les Sapeurs-Pompiers, y compris en zone
rurale. Le SDIS du Lot n’est pas exempt de telles agressions ; au titre de l’année 2022, ce sont 6 plaintes
qui ont été déposées impliquant 9 sapeurs-pompiers et 1 jugement rendu en leur faveur.
Le SDIS doit anticiper de telles agressions en renforçant la formation de son personnel, en développant
les partenariats avec les forces de sécurité et les services de justice, et en systématisant
l’accompagnement psychologique, médical et judiciaire des victimes. Il n’existe aujourd’hui pas de
protocole départemental de traitement des interventions en contexte de violences urbaines, à l’instar
d’autres départements plus exposés. Il serait intéressant pour le SDIS de s’impliquer davantage dans
ce domaine, dans la mesure où l’acculturation des personnels à ces pratiques leur permettrait de réagir
convenablement dans d’autres situations dégradées susceptibles de se produire plus fréquemment
(affrontement entre manifestants et forces de l’ordre sur manifestation, situations de tension lors
d’intervention de secours à personne…).
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Mouvements sociaux
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Accident
Incendie
Mouvement de foule
Affrontements/menaces
Blessés voie publique (dimension
collectif)
Particulier
Forcement, par un véhicule isolé, d’un blocus de manifestants générant plusieurs blessés
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II.4.3 Les risques liés à la menace d’attentats NRBCE et tuerie de masse
La menace d’attentats NRBCE revêt un caractère spécifique en cas d’emploi d’un produit nucléaire,
radiologique, biologique ou chimique, avec ou sans dispersion explosive. La tuerie de masse vise
l'assassinat d’un maximum de personnes en un court laps de temps, soit dans le cadre d’un périple
meurtrier en se déplaçant, soit dans le cadre d’une attaque massive en un lieu spécifique très
fréquenté.
Caractérisation de l’aléa
La France a, depuis 2012, été frappée par plusieurs attentats majeurs, de forme et d’envergure
différentes. Alors que la vague d’attentats de 1995-1996 était constituée d’engins explosifs laissés dans
des lieux publics, le mode opératoire a évolué pour laisser place à des tueries de masse pendant
lesquelles plusieurs personnes sont assassinées en une courte période, à l’arme à feu ou à l’arme
blanche.
La menace s’applique à l’ensemble du territoire national, y compris dans les villes de moyenne
importance (Magnanville, Saint-Etienne-du-Rouvray, Montauban, Trèbes…). Même s’il est a priori loin
des cibles privilégiées, le département du Lot constitue une cible potentielle.
La menace présente la caractéristique d’être diffuse et latente, le plus souvent sans signe annonciateur
du passage à l’acte.
Caractérisation des enjeux
Contrairement à la menace terroriste plus traditionnelle (attentat à la bombe par exemple), l’enjeu est
principal humain et lié à la volonté de faire le plus grand nombre de victimes. L’attendant NRBCE
présente la particularité d’atteindre l’objectif de nombre par la multiplicité des impliqués et la perte
de chance provoquée par le long délai de prise en charge (extraction / décontamination / transfert).
La tuerie de masse, pour sa part, atteint l’objectif de nombre par l’extrême gravité des traumatismes
ou polytraumatismes provoqués avec violence (plaies par balles, explosions, véhicules-béliers…) et la
perte de chance provoquée par l’afflux massif de victimes à traiter dans l’immédiateté.
L’enjeu se situe également au niveau des intervenants : intervention en environnement vicié avec
possible persistance de l’action des terroristes, contexte de panique au sein de la population,
désorganisation de la réponse opérationnelle (multiplicité des chantiers, saturation des ressources…).
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Menace attentats conventionnels et NRBCE
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Explosion
Blessures non conventionnelles
(dimension collective)
Contamination
Particulier
Tuerie de masse dans le hall d’un hôpital ou dans un cinéma
Attaque NRBCE dans la galerie marchande d’un supermarché à l’heure d’affluence
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APPRECIATION DES RISQUES DE SECURITE CIVILE LIES AUX
ACTIVITES ECONOMIQUES
Les activités économiques sont intrinsèquement génératrices de risques. Sont abordés dans cette
section les risques liés aux activités économiques et culturelles, aux mobilités et aux énergies.
III.1 LES RISQUES LIES AUX ACTIVITES ECONOMIQUES ET CULTURELLES
III.1.1 Risques liés à l’activité agricole
Caractérisation de l’aléa
L’agriculture et le secteur de l’agroalimentaire représentent des secteurs d’importance pour
l’économie lotoise. Elle se caractérise par une grande diversité de ses productions - dont plus de 30%
sous signe de qualité (labels, AOC, AOP, IGP) – et un engagement marqué vers l’agriculture biologique.
Le département se découpe en quatre territoires atypiques :
- le territoire du Ségala où dominent les exploitations spécialisées en élevage bovin (24%) ;
- le territoire des causses de Gramat où dominent les élevages ovins et caprins (21%) ;
- les territoires de l’ouest de la vallée du Lot où dominent la viticulture ;
- les autres territoires caractérisés par une diversité d’orientations technico-économiques
(polyculture, poly-élevage, grandes cultures et cultures permanentes).
Les données du recensement agricole de 2020 montrent que si le nombre total d’exploitations
agricoles et le potentiel de production ont diminué respectivement de 23 % et 15% entre 2010 et 2020,
la baisse des surfaces agricoles utiles lotoises est quant à elle restée plus limitée (-2,4%).
La surface agricole utile (218200 ha et 41.8% du territoire lotois) est composée à 75% de prairies, de
parcelles de céréales et d’oléagineux (13%), de fourrages annuels (3%), de vignes (2%) et de cultures
fruitières (2%).
Les principaux dangers liés à l’activité agricole tiennent :
- aux incendies de bâtiments agricoles dont la nature s’est profondément modifiée avec le
développement de l’agriculture moderne en termes :
. de physionomie des bâtiments : surfaces bâtimentaires de plus en plus importantes et
cohabitation de bâtiments traditionnels de petites tailles avec de gros ensembles le plus souvent
à structure acier et présentant une faible résistance à l’incendie ;
. de contenu : volume de stockage (fourrages principalement mais aussi de produits
phytosanitaires) de plus en plus importants ;
. de mise en valeur du patrimoine : développement important du photovoltaïque en toiture.
- aux incendies de végétation susceptibles d’être engendrés par les travaux agricoles (débroussaillage
des abords, travail sur sol caillouteux, écobuages…).
L’activité opérationnelle liée aux incendies de bâtiments agricoles reste toutefois assez faible comme
le montre la Figure 96, de l’ordre de la quinzaine d’évènements par an (5.8% des incendies de
bâtiments en moyenne contre 2.9% au niveau national, sur la période 2015-2022).
Toutefois, ces feux de bâtiments agricoles ont la particularité de s’inscrire dans la durée. A titre
d’exemple, en 2018, la durée moyenne des vingt interventions était de plus de treize heures, la plus
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longue intervention ayant durée plus de trois jours. En 2019, quatre incendies significatifs de bâtiments
agricoles ont totalisé une durée moyenne d’intervention supérieure à quatre jours.
Dans ce contexte, l’action des secours se limite dans la plupart des cas, à la protection et la surveillance,
rendant l’exécution de notre mission de plus en plus longue et pénible. La mise en œuvre de moyens
spécifiques d’attaque pourrait constituer une réponse à ces contraintes.
Figure 96 : Evolution du nombre de feux de bâtiments agricoles (2015-2022) / Feu de bâtiment agricole à Thégra (10/2019)
Caractérisation des enjeux
Les incendies de bâtiments agricoles présentent un danger pour les personnes notamment lié aux
risque de brûlures, d’électrisation (cas des mises en cause d’installations photovoltaïques par exemple)
et d’intoxication par les fumées d’incendies plus ou moins toxiques selon les éléments mis en jeu par
l’incendie.
L’impact sur les biens est important, qu’il s’agisse des biens immobiliers souvent liés à des
investissements, des biens matériels (remisage d’engins agricoles) ou animaux pouvant être parqués
dans les bâtiments. La destruction de fourrages se traduit par des pertes économiques.
Les caractéristiques défavorables évoquées ci-dessus rendent aujourd’hui les locaux agricoles plus
vulnérables au risque d’incendie. A l’inverse, les constructions récentes étant souvent isolées, leur
incendie a tendance à moins impacter les lieux d’habitation.
L’impact environnemental peut être notable par l’impact de l’incendie sur l’entièreté du système
eau/air/sol.
En termes de réponse opérationnelle, ces interventions, peu nombreuses, peuvent être complexes à
gérer tant du point de vue de leur durée que de leur technicité.
Synthèse
Incendie liés à l’activité agricole
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Incendie de structures
Explosion
Faits électriques
Pollution/Contamination eau/air/sol
Exposition aux fumées
Atteintes aux structures
(effondrement/ruine)
Blessure (dimension individuelle)
Courant
Feu de bâtiment agricole à structure acier abritant du fourrage, des animaux et des produits phytosanitaires
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III.1.2 Risques liés à l’industrie et à l’artisanat
Caractérisation de l’aléa
L’économie du Lot se distingue de celle des autres départements ruraux de l’Occitanie par un poids de
l’industrie deux fois plus élevé que celui de l’agriculture (part de l’emploi de l’ordre de 16% en 2019)
et inscrit dans la stabilité contrairement à la tendance régionale et nationale observée depuis 1975.
L’artisanat, qui compte un actif sur cinq, est aussi moteur de l’économie (13% de part d’emploi).
Sur les 16363 entreprises que compte le département du Lot (données INSEE au 01/01/2021), 14%
relèvent de l’industrie (2295) et 38% (6226) de l’artisanat (Chambre des métiers d’Occitanie / Chiffres
clés 2021).
L'activité industrielle dans le Lot se polarise autour de quatre grands secteurs d’activité et de trois
pôles territoriaux :
- la construction électrique développée autour de Cahors dont l’entreprise phare est la MAEC (400
salariés en 2020) ;
- l'aéronautique autour de Figeac dont les entreprises phares sont UTC Aerospace System et Figeac
Aéro (2300 salariés dont 1200 pour UTC Aerospace System en 2020) ;
- la mécanique articulée autour de l’arc industriel Figeac/Saint-Céré – qui bénéficie de la présence
d’une partie du système productif local de la « Mecanic Vallée » – dont les entreprises phares sont
UTC Aerospace System, Figeac Aéro et la Sermati (200 salariés) ;
- l’agroalimentaire inscrit de façon plus diffuse dans le territoire lotois, avec un pôle majeur sur le
secteur de Bretenoux-Biars-sur-Cère, dont l’entreprise phare est Andros (1600 salariés en 2020).
L’artisanat lotois s’organise autour de quatre grands types d’activité (le bâtiment, les services,
l'alimentation et la production) et des spécialités locales (métiers de bouche, métiers d’art, imprimerie
et arts graphiques, restauration de bâtiments). Contrairement à l’industrie, il n’y a pas de polarisation
territoriale et l’implantation concerne tout le territoire.
La plupart de ces entreprises est porteuse d’un niveau de risque courant assimilable au risque du
quotidien. Seul un petit nombre d’entre elles est porteur d’un risque dit industriel ou technologique
se référant à la probabilité de survenue d’un évènement non désirable susceptible d’entraîner des
conséquences graves pour le personnel en charge de la production ou de l’exploitation, la population
avoisinante, les biens et/ou l’environnement.
Les principales manifestations du risque industriel ou technologique sont :
- l’incendie (effet thermique) ;
- l’explosion (effet mécanique) ;
- la dispersion de produits dangereux (chimiques et/ou radiologiques) dans l’air, le sol, ou l’eau.
Le département du Lot compte 772 Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE)
dont 104 sous le régime de l'enregistrement et 111 sous celui de l’autorisation (données MTECT /
Géorisques – 2023).
Parmi celles-ci, 5 sont inscrites au registre des priorités nationales, 12 à celui des IED-MTD et 2 relèvent
du régime Seveso :
- au titre du « seuil bas » pour l’entreprise UTC Aerospace System (Ratier) à Figeac, dont l’activité
recouvre la fabrication de pièces pour l’aéronautique avec stockage et traitement d’acides et de
bases de traitement de surface ; les risques principaux qui y sont associés sont le risque incendie et
le risque toxique ;
- au titre du « seuil haut » pour l’entreprise SNCF Réseau EIV Quercy Corrèze à Biars-sur-Cère, dont
l’activité est le traitement des traverses de bois de chemin de fer par application de créotose ; les
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 126119
risques principaux qui y sont associés sont le risque incendie et le risque toxique ; ce site fait l’objet
d’une Commission de Suivi de Site créée par arrêté préfectoral du 07/05/2019.
Dans les deux cas, les entreprises sont installées en zone périphérique des zones urbaines de
Bretenoux-Biars-sur-Cère et de Figeac.
Figure 97 : Carte des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) soumise à autorisation
Figure 98 : Feu aux établissements Arobois à Gagnac-sur-Cère en 10/2019 (à gauche), Métrasur à Figeac en 09/2017 (au centre) et Matière à Bagnac-sur-Célé en 11/2019 (à droite)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 127120
L’occurrence de ce type de risque est plutôt faible, de l’ordre de 5 à 10 évènements significatifs par an.
Parmi les plus récents, citons l’incendie de l’usine Arobois à Gagnac-sur-Cère le 18/10/2019, à
l’entreprise La Quercynoise à Gramat le 13/07/2020.
Les risques chimiques et radiologiques ne sont générateurs que d’un faible nombre d’intervention.
S’agissant de risque radiologique, le département ne compte à ce jour aucune installation nucléaire de
base ni aucun transporteur déclaré. Le risque est présent au travers des installations classées
détentrices de sources radioactives dans le cadre de leurs activités (hôpitaux, entreprises utilisant des
jauges radioactives, entreprises de conservation de denrées alimentaires…) et des sources en transit
dans le cadre du transport de matières dangereuses.
Caractérisation des enjeux
Les sites industriels présentent un danger pour la santé humaine à l’intérieur ou à l’extérieur de
l’établissement. Les personnes peuvent être directement ou indirectement exposées aux
conséquences de l’accident : toxicité par inhalation d’un produit dangereux, ingestion d’un produit
contaminé, traumatisme par projection d’objets ou onde de surpression… Le risque peut rapidement
concerner un grand nombre de personnes et aller de la blessure légère au décès.
Les entreprises, les routes ou les voies de chemin de fer voisines du lieu de l’accident peuvent être
détruites ou gravement endommagées. Dans ce cas, les conséquences économiques peuvent être
désastreuses.
Enfin, un accident industriel peut mener à la destruction de la faune et de la flore, mais peut également
avoir un impact sanitaire par une pollution de nappe phréatique par exemple.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Incendie liés à l’industrie et à l’artisanat
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Incendie
Explosion
Pollution/Contamination eau/air/sol
Exposition aux fumées et aux toxiques
Chute/Projection d’objets
Blessures
Particulier
Incendie dans un ICPE suivi de la dispersion d’un nuage toxique en direction de zones habitées
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III.1.3 Risques liés à la fréquentation des sites patrimoniaux et touristiques remarquables
Caractérisation de l’aléa
Les sites patrimoniaux et touristiques remarquables sont des lieux d’afflux et de regroupement de
personnes. Le département en compte de nombreux dont :
- au titre des sites patrimoniaux : villages remarquables (Carennac, Loubressac, Autoire, Saint-Cirq-
Lapopie, Capdenac-Le Haut, Cardaillac, Curemonte…), édifices religieux majeurs (Cathédrale de
Cahors, Cité religieuse de Rocamadour, Abbatiale Sainte-Marie à Souillac…), grottes (Phosphatières
du Cloup d’Aural, Pech-Merle, Lacave, Padirac, Cougnac, Merveilles, Presque…), châteaux (Assier,
Cénevières, Pannonie, Lantis, La Coste, Lacapelle-Marival, Larnagol, Larroque-Toirac, Castelnau-
Bretenoux, Rocamadou, Saignes, Montal…)… ;
- au titre des sites de loisirs : trains touristiques (Cahors, Figeac, Martel et Rocamadour), bateaux
promenades sur la rivière Lot (Cahors, Bouziès et Puy-L’Evêque), parcs animaliers et à thèmes (Parc
animalier de Gramat, Préhisto-Dino Parc de Lacave, Reptiland de Martel, Forêt des singes, Rocher
des aigles et Parc de Durandal à Rocamadour)… ;
- au titre des sites naturels remarquables : sites naturels sensibles (vallée de la Masse, landes du Frau-
Dégagnazès, vallées de l'Ouysse et de l'Alzou, couasne de Floirac, massif de la Brauhnie, cirque
d'Autoire, marais de Cléjoux-Lamothe, marais de Saint-Cirq-Madelon, mont Saint-Cyr, caselles de
Marcilhac-sur-Célé…), jardins et réserves naturelles (réserve naturelle des marais de Bonnefont…) ;
29 espaces protégés et gérés, 237 zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique, floristique
(ZNIEFF), 20 sites Natura 2000 (Inventaire national du patrimoine naturel) ;
La population touristique reçue chaque année dans le département du Lot – à laquelle s’ajoute la partie
de la population lotoise fréquentant lesdits sites – est de 2 150 000 visiteurs dont 1 600 000 touristes
(séjournant au moins une nuit dans le Lot), soit l’équivalent d’une population de 30 000 habitants qui
vivrait ici à demeure (source Département 46). A titre d’exemple, la fréquentation du site de
Rocamadour est évaluée à 1.5 millions de personnes par an.
Cette fréquentation présente une forte saisonnalité (57 % des nuitées « tourisme » concernent les
mois de juillet et août). Ce chiffre laisse sous-entendre que plus de 40% se réalisent sur le reste de
l’année, en grande majorité d’avril à novembre.
Les risques liés à la fréquentation de ces sites sont de trois ordres :
- des risques courants liés de façon proportionnelle à l’afflux de personnes et relevant de la dimension
individuelle (malaise, accident de circulation…) ;
- des risques liés à la mobilité (déplacements collectifs en autocars…) et à la concentration importante
de personnes en un même lieu (à la fois dans le cadre des « grands rassemblements de personnes »
et hors cadre de ceux-ci) et relevant de la dimension collective (potentialité d’accidents avec
nombreuses victimes) ;
- des risques liés aux particularismes des sites d’accueil notamment bâtimentaires (sensibilité à
l’incendie, cf. II.3.2 Partie 2 relative), naturels (escarpement des cheminements, présence de falaises,
espaces naturels sensibles à l’incendie…) ou techniques (dangerosité liée à la navigation ou à
l’exercice de certaines activités sportives par exemple).
Caractérisation des enjeux
Les enjeux associés à la fréquention des sites patrimoniaux et touristiques remarquables sont avant
tout humains. Les atteintes aux personnes peuvent être à caractère individuel (accidents ou malaise)
ou collectif (accident d’autocar, mouvement de foule, action terroriste…).
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Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risques liés à fréquentation des sites patrimoniaux et touristiques remarquables
Conséquences majeures
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Accident de circulation ou de loisirs
Blessés Courant
Accident d’un petit train touristique avec plusieurs blessés
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 130123
III.2 LES RISQUES LIES A LA MOBILITE
III.2.1 Les risques liés au trafic routier
Caractérisation de l’aléa
Le réseau routier du département du Lot est long de 13454 kilomètres se répartissant en 94 kilomètres
d'autoroutes, 16 kilomètres de routes nationales (RN 122 en cours de transfert au département), 4013
kilomètres de routes départementales et 9331 kilomètres de voies communales (données INSEE -
31/12/2019). Sa densité est de 2.5km/km² et de 75 kilomètres pour 1000 habitants.
Le trafic sur les routes lotoises est globalement stable dans le temps, notamment en zone rurale où
les itinéraires ont connu très peu d’évolution depuis 20 ans. Il est constaté seulement une légère
augmentation en zone périurbaine directement liée à l’urbanisation, comme par exemple, sur la RD
840 entre Capdenac et Figeac ou sur la RD 811 entre Espère et Cahors, où l’on atteint des trafics de
l’ordre de 10 000 et 11 000 véhicules par jour. Les modifications les plus significatives ont porté sur
des itinéraires nouveaux comme le RD 802 et sur des itinéraires impactés par des reports de trafic liés
à la mise en service de l’autoroute A20 (principal axe traversant le département du Nord au Sud) ou
de la déviation de Figeac. Les trafics moyens sont très variables selon la localisation, à l’intérieur même
des différentes catégories de routes départementales : sur le réseau principal, la fourchette va de
quelques centaines à plus de 15 000 véhicules par jour ; sur le réseau secondaire, on enregistre
couramment des trafics de quelques dizaines de véhicules alors que certains tronçons vont dépasser
le millier. Les fluctuations saisonnières sont importantes et peuvent conduire couramment au
doublement du trafic dans les zones très touristiques, voire une multiplication par 4 dans la vallée du
Lot au niveau de Tour de Faure (de 1 000 à 4 000 véhicules/jour).
Figure 99 : Trafic Routier Tout Véhicule 2016 par classe de trafic (Département 46 / Schéma routier départemental)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 131124
Figure 100 : Evolution du trafic routier de 2007 à 2019 (Département 46)
Sur le réseau autoroutier, le trafic moyen journalier est estimé à 18135 véhicules (en hausse de 2.35%
en 2019 par rapport à 2018) entre Montauban à Brive, avec quelques variations saisonnières
significatives (données Vinci Autoroutes / Rapport d’activité 2019).
Les données relatives à l’accidentologie routière dans le département du Lot sont reportées dans le
Figure 101. La moyenne annuelle du nombre d’accidents corporels est de 90.5, celle des tués de 14.3
et celle des hospitalisés de 24.5. Sur la période récente, le nombre de morts est passé de 74 morts sur
la période 2012-2016 à 60 entre 2017 et 2021, soit 12 en moyenne annuelle.
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 Accidents 106 92 86 110 75 105 85 75 91 71 100 Tués 23 5 16 17 13 23 9 9 16 8 18 Hospitalisés 74 82 64 86 54 95 77 62 81 60 57
Figure 101 : Données relatives à l’accidentologie routière dans le département du Lot 2011-2021 (ONISR)
Les accidents se produisent dans 80.5% des cas en période de jour (moyenne 2017/2021).
Sur la période 2012-2021, le nombre des accidents de circulation sur l’autoroute A20 est de 38 pour 8
tués et 32 hospitalisés.
Les données relatives aux interventions sapeurs-pompiers au motif « accidents de circulation » sont
présentées ci-dessous (Figure 102). Le nombre d’interventions est relativement stable (de l’ordre de
776 interventions/an), exception faite de l’année 2020 qui intègre les périodes de confinement et de
restriction de la circulation. Rapporté à la population défendue, le nombre d’intervention est de 432
pour 100000 habitants contre 422 pour la moyenne des SDIS.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 132125
Figure 102 : Nombre d’intervention pour accident de circulation de 2015 à 2022 (gauche) et types de véhicules impliqués dans les accidents de 2015 à 2019 (droite / Département 46)
Les accidents de circulation impliquent très majoritairement des véhicules légers et dans une
proportion moindre mais significative, des deux roues. L’implication de poids-lourds est faible (3%).
Figure 103 : Localisation des accidents corporels recensés de 2012 à 2021 (données ONISR)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 133126
Les accidents de la circulation sont localisés principalement proches des zones les plus denses en
population ainsi que sur les axes routiers majeurs les plus circulés avec une vitesse significative, à
savoir :
-RD 820 (Saint Paul de Loubressac-Cressensac)
-RD 840 (Capdenac-Cressensac)
-RD 673 (Rocamadour-Sousceyrac)
-RD 656 (Saux-Cahors)
-RD 811 (Cahors-Soturac)
-RD 803 (Souillac-Vayrac-Saint Céré)
-RD 802 (Montfaucon-Figeac)
-RD 807 (Montfaucon-Saint Médard de Presque)
-RD 801 (Montfaucon – Gourdon)
-RD 653 (Cahors-Assier)
De 2015 à 2018, l’A20 comptabilisait une moyenne de 36 interventions pour AVP, soient 5 % des
interventions pour AVP sur l’ensemble du département. L’autoroute A20 représente le 3ème bassin
du département (après Cahors et Figeac) quant au nombre d’interventions pour AVP.
Caractérisation de enjeux
Le secours routier est en profonde évolution : évolution technologique d’une part, dans la conception
(renforcement des habitacles et multiplications des dispositifs de sécurité actifs et passifs) et la
motorisation (énergies alternatives) des véhicules ; évolution opératoire d’autre part, avec une
pratique plus rare de la désincarcération avec la contrepartie de manœuvres de plus en plus complexes
et exigeantes en matériels adaptés ; sécuritaire enfin, avec la nécessité de préserver l’intégrité
physique des impliqués et des intervenants dans un contexte d’évolution du comportement des
automobilistes.
Dans ce contexte, les enjeux tiennent en trois points :
- garantir une prise en charge adaptée des victimes quel que soit le véhicule impliqué (véhicule léger,
deux roues ou poids-lourd), de jour comme de nuit ;
- s’adapter à l’évolution du secours routier et à ses exigences nouvelles en adaptant le matériel
d’approche et de désincarcération, les techniques d’intervention ainsi que la formation (initiale et
continue) des personnels ;
- être en capacité de gérer un chantier de secours complexe (dimension collective) ;
- sécuriser l’intervention des sapeurs-pompiers.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risques liés au trafic routier
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Accident de circulation
Incendie
Blessés (dimension individuelle ou
collective)
Courant
Accident de circulation grave impliquant un autocar et de nombreuses victimes
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 134127
III.2.2 Les risques liés au trafic ferroviaire
Caractérisation de l’aléa
Le principal axe ferroviaire du département est la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse dite « POLT ».
Cette ligne, à double voie électrifiée, est parcourue par des trains Intercités reliant Paris-Austerlitz à
Cahors ou Toulouse-Matabiau, en desservant Souillac et Gourdon, quelques Intercités de nuit et des
TER Occitanie (liO Train).
Plusieurs voies uniques non-électrifiées traversent l'est du département : la ligne de Brive-la-Gaillarde
à Toulouse-Matabiau via Capdenac, la ligne de Figeac à Arvant et la ligne de Souillac à Viescamp-sous-
Jallès (qui commence aujourd'hui à Saint-Denis-près-Martel). Ces lignes sont parcourues par des TER
Occitanie (liO Train) et des TER Auvergne-Rhône-Alpes.
Figure 104 : Carte du réseau ferré et autocar desservant le département du Lot (Région Occitanie / Lio)
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 135128
La principale gare de voyageurs est la gare de Cahors, fréquentée par 352827 voyageurs en 2021 ;
viennent ensuite Figeac, Souillac et Gourdon avec une fréquentation annuelle respective de 118881,
105478 et 103255.
Le réseau ferré lotois comprend :
- 102 passages à niveau (données SNCF) répartis comme suit : ligne POLT (16), ligne Capdenac-Brive
(39), ligne Figeac-Aurillac (5) et ligne Aurillac-Brive (41) ;
- 33 tunnels ferroviaires (sur les 51 que compte le département) pour une longueur totale de 13981
mètres, une longueur moyenne de 423 mètres, et deux tunnels présentant une longueur supérieure
à 1 kilomètre (Tunnel de Roques* : 1762m et Tunnel de Figeac : 1287 mètres) [données
www.tunnels-ferroviaires.org].
* Tunnel situé sur la commune d’Uzech-les-Oules. Utilisé pour du transport de passagers et de marchandises. 2 voies électrifiées. Aménagements réalisés pour faciliter l’action des secours (accès des engins aux entrées des têtes Nord et Sud, défense incendie, moyens de communication filaire, lorrys permettant le transport de matériels sur les rails)
L’accidentologie rattachée au transport ferroviaire est marquée par plusieurs évènements.
L’évènement majeur connu est l’accident de Flaujac-Gare en 1985 faisant 35 morts suite à la collision
frontale entre deux trains sur une ligne à voie unique. Deux accidents intéressant des passages à
niveaux sont recensés : collision entre un bus scolaire et un TER en septembre 2008 en sortie de Cahors
(10 blessés dans le TER dont 4 hospitalisés en urgence relative) ; collision entre un TER et un véhicule
léger en janvier 2013 (3 personnes décédées). Auxquels peuvent être ajoutés, le déraillement d’un
train suite à éboulement de falaise en mai 2012 à Mercuès (56 impliqués) et le heurt d’une personne
par un train entre Gourdon et Souillac (1 personne décédée).
Par ailleurs, les moyens du SDIS ont été sollicités à plusieurs reprises pour porter assistance aux
passagers de trains en panne en dehors d’une gare (arrêt prolongé de nuit en rase campagne, arrêt
prolongé par temps chaud et froid).
Figure 105 : Accidents de transports ferroviaires de Flaujac-Gare (gauche), de Mercuès (centre) et Sarrazac (2013)
Caractérisation des enjeux
Les principaux enjeux sont d’abord des enjeux humains liés :
- au caractère le plus souvent violents pour les tiers impliqués ;
- au caractère potentiellement collectif de ce type d’accident (déraillement, collision…) ou d’incident
(immobilisation prolongée).
Les enjeux sont ensuite matériels et principalement liés à l’endommagement des infrastructures et des
équipements de sécurité (barrières de passage à niveau…). L’arrêt prolongé de la circulation et/ou
l’indisponibilité des voies produisent des effets en cascades : arrêt de toute circulation, maintien des
autres trains à l’arrêt (en gare ou en rase campagne), prise en charge/mise en sécurité de leurs
passagers…
Les enjeux sont enfin liés à la réponse opérationnelle :
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- difficulté d’accès à la zone d’intervention (rase campagne) et notamment pour les engins de secours
qui doivent le plus souvent rester à distance du chantier ;
- spécificité de l’intervention des moyens de secours ;
- interventions aux abords et sur les voies du réseau ferré (protocole national) ;
- mise en sécurité d’un nombre d’impliqués potentiellement important ;
- confrontation à des désincarcérations lourdes, complexes et techniques, pouvant nécessiter des
moyens spécifiques (grue…) ;
- accidents potentiellement associés à un risque incendie ;
- difficultés renforcées dans le cadre d’un accident/incident dans un tunnel.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risques liés au trafic ferroviaire
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Accident de circulation
Blessés (dimension individuelle ou
collective)
Particulier
Déraillement sous tunnel et à faible vitesse d’un train de passagers
III.2.3 Les risques liés au trafic aérien
Caractérisation de l’aléa
Le Lot ne possède aucun aéroport. Sa proximité directe avec l’aéroport de Brive – Vallée de la
Dordogne dans le département de la Corrèze peut le confronter au survol d’avions de ligne dans les
phases d’atterrissage et de décollage. Il est catégorisé pour le transport national et international.
En revanche, le département compte 11 plateformes ULM et aérodromes (dont deux aérodromes
principaux, celui de Cahors-Lalbenque et celui de Figeac-Livernon principalement utilisés par l'aviation
légère de loisirs et de tourisme).
Commune Toponyme Nature Cabrerets
Cahors
Calviac
Carlucet
Cézac
Durbans
Lacave
Loupiac
Montfaucon
Saint Médard de Presque
Cabrerets
Cahors Lalbenque
Calviac
Bigues Carlucet
Cézac
Figeac Livernon
Lacave Le Frau
Loupiac
Montfaucon
Saint Médard de Presque
Base ULM Autorisation OBLIGATOIRE
Aérodrome C.A.P. Libre d'accès aux ULM
Aérodrome Privé Ouvert aux ULM
Base ULM Autorisation OBLIGATOIRE
Base ULM Accès privé
Aérodrome C.A.P. Libre d'accès aux ULM
Aérodrome Privé Ouvert aux ULM
Aérodrome privé fermé temporairement
Base ULM ouverte tous types
Aérodrome Privé Ouvert aux ULM
Figure 106 : Plateformes ULM et aérodromes du département du Lot (FFPLUM, 2023)
L’activité de l’aérodrome de Cahors est la plus importante. Elle est notamment liée :
- à une aviation d’affaire peu développée et à dominante locale ;
- à une aviation de loisirs avec un aéroclub et d’un centre de vol à voile ;
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- au centre école de parachutiste créé en 1965, très actif et dont la renommée (accueil et
environnement de saut) le conduit à accueillir de nombreux pratiquants ;
- à l’accueil de sections militaires nationales et internationales pour l’entraînement parachutiste ;
- à l’hébergement d’une des 22 bases nationales de ravitaillement eau et retardant des avions
bombardiers d’eau de la sécurité civile (pélicandrome) ;
- à l’hébergement d’une école de formation ULM et de formation de télépilotes de drones avec
laquelle le SDIS du Lot est conventionné pour la réalisation de missions d’observation aérienne par
avion et de télésurveillance par drone.
2018 2019 2020 2021 2022
Mouvements commerciaux
Passagers
Fret
3
3
0
0
0
0
4
4
0
6
6
0
47
47
0
Mouvements non commerciaux
Locaux
Voyages
7595
7595
0
6573
5664
909
3694
3694
1478
8284
7235
1049
NR
NR
NR
TOTAL 7598 6573 5176 8290 NR
Figure 107 : Statistiques annuelles d’activité de l’aérodrome de Cahors-Lalbenque 2018-2022 (UAF&FA)
L’activité opérationnelle des sapeurs-
pompiers est présentée par la Figure 108.
Le nombre d’intervention n’est pas
important mais l’issue est souvent fatale.
Parmi les évènements les plus récents
citons une chute d’ULM sur la commune
de Lacave (07/2016, 1 personne décédée)
de Durbans (7/2018, 2 personnes
décédées), de Sousceyrac-en-Quercy
(07/2019, 1 personne décédée). A ces
accidents d’aéronefs, il convient
d’ajouter une activité liée à la prise en
charge de blessés dans le cadre du saut
en parachute.
Figure 108 : Evolution du nombre d’intervention pour accident
aérien de 2015 à 2022
Figure 109 : Accidents d’aviation légère dans le Lot, à Montregard (10/2016), Lacave (07/2016), Sousceyrac-en-Quercy (07/2019) et Durbans (07/2018)
Caractérisation des enjeux
Le nombre d’intervention pour chute d’aéronef est relativement peu élevé mais pour autant pas
anecdotique non plus. La présence d’une pratique régulière de l’aviation de tourisme et de loisirs
notamment autour des aérodromes de Figeac-Livernon (école) mais surtout de Cahors-Lalbenque
(école et parachutisme) justifie la prise en compte du risque.
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L’enjeu humain est principalement lié aux occupants des aéronefs et aux tiers susceptibles d’être
impliqués par la chute. La position décentrée des plateformes ULM et aérodromes par rapport aux
centres urbains limite (sans l’exclure) le risque d’un crash en zone urbaine.
L’enjeu lié aux biens réside principalement dans les dommages provoqués à des biens tiers qui
pourraient être impactés par la chute d’un aéronef (chute sur une maison par exemple) ou aux
infrastructures de l’aérodrome dans le cas d’un accident à l’atterrissage. Le fermeture ponctuelle ou
prolongée de l’aérodrome de Cahors-Lalbenque peut impacter défavorablement la lutte contre les
feux de forêt (indisponibilité du pélicandrome) et l’activité économique du centre école de
parachutisme. La perte économique liée à l’aéronef peut être importante dans le cas d’avions de type
avions bombardier d’eau.
Un enjeu environnemental identifié est celui du risque d’incendie de végétation consécutif à la chute
d’un aéronef.
Enfin, il existe un véritable enjeu lié à la mise en œuvre de la réponse opérationnelle en termes de
localisation des aéronefs au sol, d’accessibilité des chantiers (en rase campagne), d’accès aux victimes
(victimes potentiellement incarcérées) et de la concomitance à l’écrasement au sol, d’un incendie de
l’appareil.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risques liés au trafic aérien
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Accident aérien
Incendie
Atteintes aux structures
Blessés (dimension collective)
Particulier
Chute d’un aéronef (aviation légère) en environnement péri-urbain
III.2.4 Les risques liés à la navigation
Caractérisation de l’aléa
La navigation fluviale connaît un essor de popularité auquel n’échappe pas les rivières lotoises. Si la
navigation sur la Dordogne n’est guère envisageable qu’en moyenne et basse Dordogne – c’est-à-dire,
en aval de Souillac et dans le département de la Dordogne –, le Lot est navigable dans la presque
totalité de sa traversée du département, à l’exception de la partie en amont de Cajarc et d’un tronçon
entre Luzech et Albas. Ce sont près de 120 km de rivière et 27 écluses qui sont accessibles aux bateaux.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 139132
Projet d'envergure, la remise en navigation de la rivière Lot est en cours depuis 1990 avec pour objectif
d’en faire une destination touristique phare de niveau européen et mondial. La fréquentation
croissante et l’activité commerciale qui s’est développée autour cette navigation semblent ne pas
démentir la réussite de l’entreprise. Une étude déjà ancienne (2012) portée par la Chambre de
Commerce et d’Industrie du Lot évaluait un parc nautique de près de 90 unités (66 bateaux habitables
- 4 bateaux promenade -17 gabares) porté par 4 sociétés, une activité de 55100 passagers sur les
bateaux promenades et de 5100 plaisanciers et des retombées économiques évaluées à 4 millions
d’euros. La navigation sur le Lot est devenue une vitrine pour le Lot et une pierre angulaire de
l’attractivité du territoire.
Comme toute activité, la pratique de la
navigation intègre les risques intrinsèques à
une activité de loisirs, motorisée, souvent de
pratique occasionnelle, en contexte aquatique
dynamique. Les motifs des secours réalisés à ce
jour – secours qui restent peu nombreux au
regard du volume d’activité – sont divers
(noyade, secours à victime, mise en sécurité de
personnes suite à avarie moteur ou échouage,
mise en sécurité d’embarcations à la dérive,
feu de bateau, pollution aquatique) et quasi-
exclusivement le fait de non-professionnels. Figure 110 : Evolution du nombre d’accidents de navigation (2015-2022)
Figure 111 : Avaries survenues à des embarcations de plaisance
Caractérisation des enjeux
Le principal enjeu est lié aux personnes directement exposées au risque de noyade (chute accidentelle
à l’eau, chavirement ou naufrage du navire).
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risques liés à la navigation
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Accident de navigation
Incendie / explosion
Echouage/Naufrage d’un bateau
Noyade
Disparition de personne
Pollution eau
Courant
Voie d’eau majeure sur un bateau de plaisance impliquant son naufrage et la mise en jeu d’au moins un occupant resté à bord
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 140133
III.2.5 LES RISQUES LIES AUX TRANSPORTS DE MATIERES DANGEUREUSES
Caractérisation de l’aléa
Le risque lié au transport de matières dangereuses (TMD) est consécutif à un accident qui se produit
lors du transport par voie routière, ferroviaire ou par canalisation de matières dangereuses. Ce type
d’accident représente un danger pour la population, les biens et l’environnement.
Les matières transportées peuvent être inflammables, explosives, toxiques, corrosives, radioactives et
concernent également tous les produits répondant à un besoin régulier des usagers tels que
carburants, gaz, engrais… De par leurs propriétés physiques ou chimiques, différents types d’effets
peuvent être retenus : incendie (flux thermique), explosion (onde de choc), dégagement de nuage
toxique et contamination radiologique.
Le risque TMD est très difficile à appréhender car il peut survenir en n'importe quel point du territoire.
Figure 112 : Axes de transport de matières dangereuses dans le département du Lot (DDRM46)
Dans le Lot, les transports de matière dangereuses se font (Figure 112) :
- par voie routière, notamment sur les axes A20, RN122, RD820, RD840, RD802 et RD811 ;
- par voie ferrée (lignes SNCF Paris-Toulouse et Brive-Aurrilac) ;
- par canalisations (gaz uniquement) (secteur Belfort du Quercy/Lalbenque/Cieurac et secteur
Capdenac/Figeac/Lissac et Mouret).
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 141134
93 communes sont concernées par le TMD par voie routière et 67 par le TMD par voie ferroviaire.
En termes de mesures préventives et de conséquences, le transport routier est soumis aux
dispositions réglementaires de l’ADR (Accord for Dangerous goods by Road). Cette réglementation fixe
les règles relatives à la construction des citernes, le contrôle des équipements de sécurité des
véhicules, le conditionnement des produits, l’agrément et la certification des entreprises de transport,
la réglementation obligatoire à l’intérieur des véhicules, la signalisation, la circulation et le
stationnement des véhicules.
La réglementation s’appliquant au transport par voie ferrée est le RID (Regulations concerning the
International carriage of Dangerous goods by rail) qui fixe les règles techniques s’imposant au transport
ferroviaire de matières dangereuses.
Enfin, le transport de gaz en canalisation est assuré par la société TIGF et impacte directement 13
communes. Il fait l’objet d’une convention avec le SDIS. Cette convention définit les missions
respectives des sapeurs-pompiers et des agents de TIGF lors d’interventions communes, en cas
d’incident ou accident sur le réseau de gaz. Ce réseau fait lui-même l’objet d’un Plan de Surveillance
et d’Intervention (PSI) établi par l’exploitant et visant à réduire les probabilités d’agressions externes.
En termes de manifestations du risque, le département recense quatre interventions spécifiques TMD.
D’autres interventions impliquant un transport routier de matières dangereuses ont pu être traitées
au titre de l’accident de circulation (pas de composante TMD).
Date Commune Evènement
26/08/93 St Jean Lespinasse Renversement d’un TMD d’hydrocarbures
12/02/10 Leyme – VC 106 Accident d’un camion de transport d’hydrocarbures gazeux
01/03/10 Cambes – RD802 Accident d’un ensemble routier transportant 20,8 t de propane
22/02/13 Planioles – RD840 Chute d’un GRV de soude sur la chaussée
21/05/13 Saint Colombe – RD653 Renversement d’un camion-citerne de propane
Figure 113 : Historique des accidents TMD survenus dans le Lot
Caractérisation des enjeux
Les personnes physiques peuvent être directement ou indirectement exposées aux conséquences de
l’accident. Elles peuvent se trouver sur la voie ou dans un lieu public, à leur domicile, sur un lieu de
travail ; le risque pour ces personnes peut aller de la blessure légère au décès.
Un accident peut toucher l’économie d’une zone en impactant les entreprises voisines du lieu de
l’accident, les routes, les réseaux d’eau, téléphoniques, électriques, les voies de chemin de fer, le
patrimoine… qui peuvent être détruits ou gravement endommagés.
Enfin, un accident de TMD peut avoir des conséquences sur les écosystèmes proches de la zone
d’intervention par pollution des sols et sous-sols, ou cours d’eau avoisinants.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 142135
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risques liés au transport de matières dangereuses
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Accident routier
Incendie / Explosion
Nuage toxique / Contamination
radiologique
Pollution
Atteinte aux personnes
Blessés / Impliqués (dimension
individuelle / collective)
Particulier
Accident d’un ensemble routier transportant du propane
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III.3 LES RISQUES LIES AUX ENERGIES
III.3.1 Les risques liés à l’électricité et au gaz
Caractérisation de l’aléa
Dans le département du Lot, le risque intéresse :
- les réseaux de transport :
. électriques via les lignes électriques
hautes-tensions (HT) et très hautes-
tensions (THT) qui traversent le territoire ;
elles sont très peu nombreuses et réduites
à un faible linéaire pour la THT dans
l’extrême nord du département (Figure
114) ;
. gaz via le réseau TIGF très peu développé
dans le département, avec deux
canalisation, l’une en entrée sud, l’autre
en entrée est du département (Figure
112) ;
- le réseau de production (hors solaire), limité
à deux stations hydroélectriques principales
installées sur le Lot (Cajarc et Luzech) ;
- le réseau de distribution aux particuliers
incluant les transformateurs ;
- le stockage électrochimique de l’électricité.
Figure 114 : Réseau électrique HT et THT dans le
département du Lot (RTE)
L’aléa est particulièrement faible s’agissant des réseaux de transport gaz ou électricité et
l’hydroélectrique (aucune intervention sur les 5 dernières années). A l’inverse, la survenue d’incident
est plus régulière pour les réseaux de distribution, et plus pour le gaz (55 interventions en moyenne
annuelle et un nombre de PGR inférieur à 5) que pour l’électricité (22 intervention en moyenne
annuelle) (Figure 115).
Figure 115 : Evolution des interventions pour fuite-odeurs de gaz (gauche) et pour faits dus à l’électricité (droite) 2015-2022
Le stockage électrochimique de l’électricité (batteries lithium-ion, lithium-métal-polymères, sodium-
souffre…) est en plein essor car c’est lui qui permet de faire fonctionner les téléphones et ordinateurs
portables, les vélos ou voitures électriques, ou de conserver l’électricité produite par les panneaux
photovoltaïques. Le risque d’être confronté à l’incendie de ce type de batterie et de bâtiments destinés
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 144137
au stockage de ce type de batteries est donc croissant et non moins problématique en ce qui concerne
l’extinction.
Caractérisation des enjeux
Les enjeux associés à ce type de risque sont des enjeux de sécurité pour la population et pour les
moyens de secours, des enjeux économiques liés au maintien de la vie courante ainsi que des enjeux
de coopération avec les opérateurs réseaux gaz et électricité.
Un autre enjeu important est celui de la prise en compte du nombre croissant d’accumulateurs
électriques.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risques liés à l’électricité et au gaz
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Incendie / Explosion
Faits électriques
Fuite de gaz
Particulier
Incendie impliquant un ou plusieurs accumateurs électrochimiques de type litium-ion
Fuite de gaz sur voie publique avec échappement à l'air libre et présence de gaz dans le bâtiment en contiguïté
III.3.2 Les risques liés au développement du solaire
Caractérisation de l’aléa
L'énergie solaire en France est constituée des trois filières photovoltaïque, solaire thermique et solaire
thermodynamique à concentration. Depuis les années 2010, leur développement est rapide et dominé
par le photovoltaïque.
L'irradiation solaire annuelle globale horizontale (IGH) du département du Lot (aux alentours de 1300
kWh/m2) en fait un territoire propice au développement de cette ressource. Au 30/09/2021, la
puissance solaire totale raccordée est évaluée à 95 MW (MTECT/SDES).
Les projets individuels ou industriels, publics et privés, de taille réduite ou ambitieuse, se multiplient
sur le territoire et devraient se multiplier dans un contexte d’incitation et de forte responsabilisation
citoyenne. L’état, par la récente loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la
production d'énergies renouvelables entend favoriser le déploiement des énergies renouvelables tout
en garantissant la protection de la biodiversité et en minimisant l’artificialisation des sols. Le
Département du Lot, engagé derrière l’objectif de son Président – « faire de l’année 2023 dans le Lot
l’année de la transition énergétique » – ambitionne une politique volontariste de soutien aux
particuliers (au travers du dispositif Lot Solaire) et aux collectivités locales (au travers du FAST - Fonds
d’aide pour les solidarités territoriales) dans l’installation d’équipements solaires.
TotalEnergie a pour projet l’installation d’une centrale photovoltaïque de 44 300 panneaux, qui
s’étendrait sur une surface de 19,15 hectares divisée en trois zones clôturées sur le secteur centre-est
du département. Raccordée au réseau électrique national par 18 kilomètres de lignes enfouies dans
le sol, elle produirait 23 625 mégawattheures (MWh) d’électricité par an.
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Le premier parc solaire citoyen CéléWatt (250 kWc, sur la commune de Brengues) est en production
depuis juin 2018. Il a été développé et financé par un groupe d'habitants avec le soutien de la région
Occitanie. Le deuxième parc, construit en 2020 sur supports innovants en bois brut (250 kWc, sur la
commune de Carayac) a été raccordé en avril 2021.
Les Fermes de Figeac Photovoltaïque font aujourd’hui valoir l’installation de 520 centrales et 318
agriculteurs engagés dans le cadre d’une démarche collective mutualisée.
De nombreux autres sites liés à l’initiative citoyenne sur l’énergie partagée est de plus en plus
fréquente dans le Département et des communautés de communes s’associent à cette démarche.
Figure 116 : Equipements photovoltaïques à Lachapelle-Auzac (gauche), Le Bastit (centre) et Loubressac (droite)
En termes de prévention des risques, le déploiement d’infrastructures solaires doit impérativement
s’inscrire dans le respect des dispositions normatives et réglementaires en vigueur, qu’elles relèvent
de la conception ou de l’implantation.
Le retour d’expérience montre que le principal risque auquel sont soumises les installations solaires
est l’incendie. De l’étude de cas, il semble ressortir une assez faible probabilité d’ignition de feu par
l’installation elle-même et que si tel est le cas, deux facteurs majeurs de causalité sont identifiés : une
pose mal réalisée ou des produits (généralement des connectiques) défectueux. Ce qui laisse entendre
que, hormis les contextes évoqués – l’installation se retrouve souvent impliquée dans l’incendie qui la
met en jeu. De l’étude de cas, il ressort aussi que la présence d’une installation solaire sur le terrain
de développement d’un incendie est un facteur de difficulté – et non un obstacle – dans la maîtrise et
l’extinction de l’incendie.
Caractérisation des enjeux
Les enjeux humains résident principalement dans le risque électrique (défaillance d’un segment de
l’installation ou dégradation de l’installation par un agent extérieur), dans le risque incendie, endogène
(inhérent aux panneaux) et exogène (l’installation se retrouve impliquée dans un incendie). La
combustion des éléments de l’installation (plastiques, batteries…) peut également exposer à un risque
toxique. Une détection rapide de tout incident et une mise en sécurité rapide des personnes en contact
sont les principaux objectifs à rechercher. De ce point de vue, les installations au sol – à la différence
des installations positionnées sur de l’immobilier à usage d’habitation de locaux professionnels –
présentent des enjeux plus importants.
Il est aussi un enjeu à vérifier la conformité normative et réglementaire des installations et à l’entretien
régulier de leurs éléments vulnérables.
D’un point de vue économique et matériel, il est un enjeu à protéger ces installations qui ont encore
un coût élevé et une rentabilité calée sur le long terme.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 146139
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risques liés à l’exploitation de l’énergie solaire
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Incendie / Explosion
Faits électriques
Chute d’objet
Pollution des milieux vecteurs
Exposition aux fumées
Atteinte aux personnes
Particulier
Feu d’un hangar agricole en toiture photovoltaïque destiné au stockage de fourrage
III.3.3 Risques liés à l’exploitation de l’énergie éolienne
Caractérisation de l’aléa
Tout comme l’énergie solaire, l’énergie éolienne constitue un axe important de la stratégie bas
carbone. La France compte aujourd’hui près de 9000 éoliennes en service.
La position géographique du Lot – en Occitanie, troisième région de France la mieux dotée en éolienne
après les Hauts-de-France et le Grand Est – en fait un territoire éligible au développement de l’éolien.
Pour autant, le département ne compte à ce jour qu’un parc éolien, le Parc éolien de la Luzette, situé
sur les communes de Sousceyrac et de Saint Saury (Cantal). Le site compte 7 éoliennes d’une puissance
unitaire de 2000 KW avec un mat de 95 mètres et un diamètre de rotor pour les pales de 110 mètres.
Si la croissance de l'éolien se poursuit, malgré les effets de la crise sanitaire (+21% en 2019), la
construction de nouvelles installations terrestres est freinée par des contraintes d'espace (normes,
règlements) et d'acceptabilité par les populations (pollution visuelle et sonore). Le développement de
la filière est aujourd’hui fortement axé sur l'installation d'éoliennes en mer avec sept projets engagés
pour exploiter les milliers de kilomètres de côtes. Dans ce contexte et malgré quelques projets
d’implantation à l’étude, le développement de l’éolien dans le département du Lot semble devoir être
réduit.
Depuis 2011, les éoliennes terrestres sont soumises à la législation des installations classées pour la
protection de l'environnement (ICPE). L'arrêté du 26 août 2011 impose aux exploitants de concevoir
et mettre en œuvre des dispositions permettant de prévenir et détecter les risques d'incendie, ou
encore, en cas d'incendie, d'alerter les services d'incendie et de secours et de permettre leur accès.
Les principaux accidents observés au niveau national sont les suivants :
- rupture de pale (39%) due à une malfaçon ou à un contact avec un élément extérieur (avion,
parapente, oiseau) ;
- incendie (32%) dû à la foudre, à un défaut de freinage du rotor par grand vent, à une défaillance du
système électrique (notamment le rotor), à une intervention de maintenance… ;
- effondrement de la structure (24%) due au vent, à un incendie, à un défaut de conception de la
fondation ou du mât ;
- chute de pale /éléments avec projection jusqu’à plusieurs centaines de mètres (5%) ;
- atteintes que peuvent subir les agents de maintenance dans l’exercice de leurs missions.
Ces accidents sont majoritairement cantonnés à l’emprise du parc éolien et sans implication de tiers
voisins. De l’étude cas, il ressort des situations de propagation de l’incendie généré par une éolienne
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 147140
à la végétation en proximité directe du parc. La base ARIA, base de référence en accidentologie
industrielle, alimentée et exploitée par la DGPR, recense 31 incendies survenus sur des éoliennes entre
2006 et 2022. Dans 5 cas, une extension de l'incendie aux broussailles a été constatée mais aucune
difficulté de ressources en eau n'a été rencontrée par les services de secours. Ce nombre d'incendie
apparaît faible par rapport au nombre d'éoliennes présentes sur le territoire (plus de 9000 mâts).
Aucun accident n’est à ce jour à déplorer pour le Parc éolien de la Luzette.
Les difficultés d’intervention rencontrées sont liées à la hauteur de la nacelle, à l’étroitesse du mat et
de la nacelle ainsi qu’à la présence d’un courant électrique haute tension.
Le parc éolien de la Luzette fait l’objet d’un plan d’Etablissement Répertorié et d’une procédure
opérationnelle spécifique. Il est défendu par les moyens d’intervention courants, dont GRIMP46 et
GRIMP15, complétés par des moyens aériens en cas de treuillage d’une victime potentielle.
Caractérisation des enjeux
Les enjeux sont principalement :
- humains et liés à la santé/sécurité du personnel travaillant sur site et aux sapeurs-pompiers
intervenant : prise en compte du risque électrique, du risque d’effondrement, du risque de chute et
de projection d’éléments constitutifs de la partie haute de l’éolienne ;
- économiques avec l’impact financier de la destruction d’une éolienne, l’impact sur la production
électrique et sur la rentabilité du parc ;
- environnementale avec le risque de propagation d’un incendie à l’espace naturel mitoyen du parc.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risques liés à l’exploitation de l’énergie éolienne
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Incendie
Chute/Projection d’objet
Effondrement
Blessé/Malade/Malaise
Particulier
Sauvetage d’un agent de maintenance blessé au niveau de la nacelle
III.3.4 Les risques liés à la méthanisation agricole
Caractérisation de l’aléa
Avec la pyrogazéification et le power-to-gaz, la méthanisation est l’un des 3 procédés permettant la
production de « gaz vert », énergie propre, locale, et renouvelable. La méthanisation repose sur un
phénomène naturel proche de la neutralité carbone : la fermentation des matières organiques. Une
unité de méthanisation permet de produire du biogaz à partir de déchets organiques (effluents
d’élevage, déchets agricoles) via le procédé de méthanisation. Le biogaz est produit par la
fermentation de ces matières organiques animales ou végétales en l’absence d’oxygène. La
composition du biogaz (méthane, dioxyde de carbone, sulfure d’oxygène principalement) varie en
fonction de la nature des substrats entrants et des conditions opératoires.
Le département du Lot compte à ce jour 6 unités de méthanisation agricole recensées au titre des
installations classées pour la protection de l’environnement (régime de l’autorisation et de
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 148141
l’enregistrement) : Mayrac, Gorses, Gramat, Viazac, Labathude et Espeyroux. La première d’entre elles,
celle de Mayrac, a été créée en 2012. Depuis, la filière méthanisation tente de se structurer dans le
département, non sans difficulté. Chaque projet d’installation d’une unité de méthanisation suscite
inquiétudes et interrogations, en résonnance à un véritable courant d’opposition.
Les dangers associés à une unité de méthanisation ont été identifiés par l’INERIS (2009) :
- danger d’explosion d’une atmosphère ATEX
- danger d’incendie liée à la cohabitation d’un gaz et de matériaux combustibles
- danger de surpression ou dépression interne à l’intérieur des digesteurs et des stockages de gaz (en
cas de dysfonctionnement des soupapes par exemple) ;
- danger d’intoxication par le sulfure d’hydrogène (H2S) qui présente un risque de toxicité aiguë dans
les milieux confinés ou semi-confinés ;
- danger d’anoxie par substitution de gaz inertes à l’oxygène de l’air ;
- danger de pollution des sols par le déversement accidentel de substrat ou de digestat.
Afin de réduire les conséquences accidentelles et les risques d’effet domino en cas d’accident
(incendie, explosion...), des distances de sécurité sont observées à l’intérieur et à l’extérieur du site.
Caractérisation des enjeux
Chaque unité de méthanisation fait l’objet d’une autorisation préalable et d’un enregistrement au titre
des IPCE. Cette procédure garantit le respect des processus-métiers, les flux et des distances de
sécurité.
Les personnes sont exposées aux effets directs d’un accident mais aussi aux effets indirects, après
diffusion de la pollution dans des milieux vecteurs (air, eau et sol). L’humain est une cible potentielle
sensible : les effets directs et indirects des accidents peuvent engendrer des atteintes graves à la santé
des personnes.
La prévention du danger d’explosion (ATEX ou surpression) et d’incendie au travers du respect des
processus-métiers et des volumes de traitements autorisés et d’une sensibilisation des agents aux
risques liés aux sites de méthanisation.
Du point de vue environnemental, l’enjeu principal est celui de la maîtrise des rejets et de la pollution
des milieux vecteurs (air, eau et sol), en fonctionnement normal ou consécutif à un accident.
Appréciation du risque et scénario majorant de référence
Risques liés à la méthanisation agricole
Conséquences
(nature des impacts sur les cibles)
Catégorisation
(courant / particulier)
Matrice de classification
(matrice probabilité / gravité)
Incendie / Explosion
Pollution des milieux vecteurs
Atteintes aux personnes / Blessés
Particulier
Explosion consécutive à une surpression au niveau d’un digesteur
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 149143
Figure 117 : Risques de sécurité civile étant identifiés comme devant faire l’objet d’une couverture
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 150Partie 3
Orientations stratégiques en matière
de couverture opérationnelle
des risques de sécurité civile
et Plan d’action 2023-2027
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 151143
ETAT ET EVALUATION DE LA COUVERTURE OPERATIONNELLE DES
RISQUES SUR LA PERIODE 2018-2022
L’état et l’évolution de la couverture opérationnelle sont appréciés au travers :
- de la description de la couverture actuelle ;
- de l’évaluation de sa conformité avec les dispositions encadrant l’organisation opérationnelle du SDIS
et plus particulièrement la mise en œuvre opérationnelle sur le territoire ;
- de l’analyse des délais de distribution effective des secours (délais de réponse) ;
- de l’efficience du maillage territorial actuel.
I.1 ETAT DE LA COUVERTURE ACTUELLE
L’état de la couverture opérationnelle actuelle et de ses perspectives d’évolution sont appréhendés
par grandes missions : secours à personne et assistance à victime, incendie (feux urbains et assimilés
/ feux artisanaux et industriels et feux de forêts et d’espaces naturels), opérations diverses, soutien
sanitaire et logistique et commandement.
I.1.1 Couverture du secours à personne et de l’assistance aux victimes
La couverture du secours à personne et de l’assistance à victime répond à l’objectif de secours et de
soins d'urgence aux personnes ainsi que leur évacuation lorsqu'elles sont victimes d'accidents, de
sinistres ou de catastrophes, ou qu’elles présentent des signes de détresse vitale ou fonctionnelle
justifiant l'urgence à agir.
Hormis les détresses vitales et assimilées pour lesquelles la procédure de départs réflexes est de mise
en œuvre récente, toutes les demandes de secours font l’objet d’une régulation par le centre de
réception et de régulation des appels (CRRA 15) du service d’aide médicale d’urgence (SAMU). Cette
régulation permet d’avoir une maîtrise de l’engagement des moyens de secours tant pour le SDIS que
pour l’accueil des victimes dans les centres hospitaliers. Le CTA-CODIS et le CRRA sont distants de
quelques centaines de mètres et sont interconnectés informatiquement mais ne disposent pas d’un
logiciel-métier commun.
Dans le cadre d’un conventionnement tripartite SDIS/SAMU/ETSP, le SDIS est un service concourant
aux transports sanitaires non urgents pour les victimes de maladie et de malaise à domicile ainsi que
pour les missions d’appui logistique lorsqu’une structure mobile d’urgence et de réanimation (SMUR)
est mobilisée ou qu’un médecin demandé par le SAMU est engagé. Le SDIS ne dispose d’aucun véhicule
dédié spécifiquement à ces missions.
Depuis novembre 2022, la mise en œuvre de la réforme des Transports Sanitaires Urgents (TSU)
implique le SDIS dans le cadre du dispositif de substitution en période nocturne, de minuit à six heures
du matin. Cette réforme se traduit une augmentation (+10 à 15%) de l’activité déjà importante de
carences ambulancières (de l’ordre du millier d’intervention par an), sans pour autant créer de
tensions sur le parc matériel faiblement sollicité en période nocturne, tout en réduisant très
significativement l’activité de carence en période diurne.
Réponse secouriste, paramédicale et médicale
La réponse secouriste est assurée au moyen d’un parc de 43 Véhicules de Secours aux Victimes (VSAV)
dont le principe de renouvellement actuel permet de disposer d’un parc récent et bien doté.
Considérant que les missions principales nous conduisent à la prise en charge de détresses vitales et/ou
fonctionnelles et de victimes d’accident, de sinistre ou de catastrophe, le choix a été fait de disposer
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de vecteurs de catégorie 3 (classés en moins de 3,5 T pour s’affranchir des contraintes de permis poids-
lourds) permettant l’accueil et le transport d’une équipe médicale. Aucun de nos VSAV ne présente la
caractéristique d’être tout-terrain.
Tous les centres d’incendie et de secours sont dotés d’au moins un VSAV. Les CIS de Figeac, Gourdon,
Gramat, Souillac et Saint-Céré sont dotés d’un second. Le CIS Cahors en détient quatre. Afin de
maintenir le nombre nécessaire en cas de maintenance, de panne ou de réparation, le SDIS dispose à
ce jour de 4 VSAV de réserve positionnés au plus près des ateliers départementaux et opérationnels
en permanence. Le maillage territorial actuel (nombre et localisation des VSAV) permet une mise à
disposition en tout point du département dans un délai maximal de vingt minutes.
Depuis 2022, chaque VSAV est doté d’une tablette permettant la dématérialisation des bilans
secouristes. Courant 2023 et en application du décret 2022-621 du 22 avril 2022 relatif aux actes de
soins d'urgence relevant de la compétence des sapeurs-pompiers, le SDIS du Lot – déjà en avance sur
le sujet s’agissant des actes à visée diagnostique – introduit de nouvelles compétences au travers de
l’entrée en vigueur de deux actes de soins à visée thérapeutique.
La fonction secouriste est une fonction commune et obligatoire à tous les sapeurs-pompiers et y
compris pour ceux qui exercent dans le cadre d’un engagement différencié. La compétence secouriste
fait l’objet d’un maintien annuel obligatoire sanctionné par une liste d’aptitude annuelle.
En appui des équipages secouristes, la sous-direction organise la réponse paramédicale et médicale
du SDIS selon un principe de graduation de la réponse d’urgence (secouriste > infirmier > médecin).
Cette réponse s’appuie aujourd’hui sur un effectif de 60 infirmiers habilités à la mise en œuvre de
Protocoles Infirmiers de Soins d’Urgence (PISU) et 14 médecins sapeurs-pompiers répartis sur le
territoire départemental. Leur engagement est piloté par le CTA-CODIS, selon un mode d’engagement
identique à celui de l’ensemble des autres moyens (gestion individuelle et déclenchement d’un VLINF
ou d’un VLMED) ou spécifique dans le cadre de l’itinérance professionnelle.
Nombre d’entre eux sont formés et habilités au Soutien Sanitaire Opérationnel (SSO).
Depuis 2016, le SDIS a développé l’expertise liée à la prise en charge de parturientes par le recrutement
par voie d’expert de quatre infirmières sages-femmes. Rattachées à quatre centres d’incendie et de
secours du département, ces dernières assurent une permanence téléphonique H24 pour le compte
du CTA-CODIS et des personnels en intervention, une capacité d’intervention en tant que de besoins
ainsi qu’une activité de formation au profit des sapeurs-pompiers.
Courant 2022, le SDIS s’est engagé dans la sécurisation de la « fonction pharmacie » avec la création
d’une Pharmacie à Usage Intérieur (PUI), outil essentiel et réglementaire dont il n’a jamais disposé.
Cette évolution entrée en vigueur au moins d’avril 2023 est de nature à optimiser la satisfaction des
besoins requis par l’activité de secours du quotidien.
Réponse secours routiers
La couverture du risque est aujourd’hui assurée par sept véhicules de secours routiers de type Véhicule
de Secours Routier Moyen (VSRM), d’une moyenne d’âge de 19 ans, et positionnés sur les CIS de
Cahors, Figeac, Gourdon, Gramat, Puy-L’Evêque, Saint-Céré et Souillac.
Même si les actions de désincarcération restent peu fréquentes par rapport au taux d’engagement des
VSRM, il n’en demeure pas moins que celles-ci sont souvent rendues difficiles face à des véhicules aux
technologies en évolution constante. Par ailleurs, les nouvelles énergies (électrique, hybride, gaz)
viennent complexifier l’intervention des sapeurs-pompiers pour lesquels les formations spécifiques au
secours routier restent un enjeu majeur.
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La sensibilisation des personnels au secours routier a lieu dès la formation d’équipier VSAV où deux
jours sont consacrés au secours routier (Véhicules à Energie Alternative, sécurisation VL, sécurisation
de site, extraction de victime) ; cette formation est complétée lors de la formation de chef d’agrès
VSAV où un jour est dédié à la thématique secours routier (sécurisation de site, véhicules à énergie
alternative équipements impactant). Enfin, la formation spécifique secours routiers est dispensée à
tous les sapeurs-pompiers de CIS disposant d’un VSRM ; ainsi tous les équipiers VSAV des CIS dotés de
VSRM sont également formés en tant qu’équipier secours routier.
Le SDIS compte 221 équipiers SR et 184 chefs d’agrès SR répartis sur les 7 CIS dotés de VSRM.
Ce niveau de formation permet de déclencher des VSRM à trois sapeurs-pompiers dont un chef
d’agrès, sans nécessiter de complément d’équipage sur ce type d’engin.
En cas d’intervention pour accident de circulation, la première mission des secours est la sécurisation
de la zone d’intervention par un balisage d’urgence ; cette action prioritaire et indispensable vise la
protection des intervenants et doit être effectuée au plus tôt après l’arrivée sur les lieux d’un VSAV. A
l’heure actuelle, les VSRM sont les seuls engins disposant des équipements adaptés pour assurer une
sécurisation d’intervention ainsi qu’un balisage d’urgence. Or, il apparait que les délais d’intervention
de ces véhicules laissent très souvent le VSAV seul sur intervention sur une durée largement supérieure
à vingt minutes.
Figure 118 : Isochrones de mise à disposition d’un VSR à 30 (gauche) et 45 (droite) minutes
En ce qui concerne l’autoroute A20, la prise en compte du balisage est encadrée par un protocole
interservices via le gestionnaire autoroutier qui inclut notamment le renforcement de la sécurisation
de la zone d’intervention par un véhicule de type FPT qui a pour but de créer un obstacle physique
protégeant la zone d’intervention.
Pour pallier l’inefficacité des moyens de désincarcération devenus obsolètes et inopérants,
l’équipement complet de cinq VSMR a été remplacé (vérins, cisailles, écarteurs, scie sabre, disqueuse,
outil de déboulonnage).
Les opérations de secours impliquant des trains ou des poids lourds peuvent nécessiter des moyens
de désincarcération et de levage d’une capacité plus importante que nos moyens en dotation (moyens
supportant des débattements et des charges plus élevées).
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Réponses adaptées
En complément des moyens et matériels « traditionnels », le SDIS a organisé une capacité de réponse
dans quatre domaines spécifiques :
- la prise en charge de victimes de forte corpulence : chaque VSAV dispose d’équipement spécifique
pour la prise en charge médico-secouriste (brassard pour tensiomètre, canule oropharyngée, et
masque BAVU bariatriques) et deux VSAV sont désormais équipés d’un lot de matériel de relevage
et de brancardage spécifique (MID, brancard souple, ceinture pelvienne, brancard et élargisseurs de
brancard bariatriques) ; ces dispositions permettent de répondre à des demandes de secours
concernant des victimes de plus de 150 kg ou présentant des caractéristiques morphologiques
incompatibles avec le matériel de prise en charge et de transport habituel ; enfin, lorsque les
conditions d’évacuation d’une victime de forte corpulence sont impossibles ou rendues délicates de
par la configuration des lieux, les moyens spécifiques de l’équipe GRIMP peuvent être sollicités en
complément des moyens décrits ci-dessus ;
- la prise en charge de nombreuses victimes, par l’acquisition d’un Poste Médical Avancé (PMA) d’une
capacité de quinze victimes et la création de lots spécifiques en soutien du PMA répartis sur le
département : 5 kits NOVI, 5 lots oxygène (capacité de 12 ou 24) et 1 lot brancards ;
- le dénombrement des victimes pour toute intervention impliquant de nombreuses victimes :
dotation de chaque VSAV d’une sacoche « NOVI » permettant la collecte manuelle de l’ensemble des
bracelets et fiches apposés sur les personnes impliquées (registres) ;
- l’intervention en contexte de tuerie de masse avec la mise en place de formations (damage control)
et le déploiement de matériels spécifiques.
Réponses spécialisées
Comme évoqué en Partie 1 du document, le SDIS a organisé en son sein plusieurs équipes spécialisées
dont quatre sont dédiées aux secours à personne et à l’assistance à victime (ES Cynotechnique, ES
Secours nautiques, ES GRIMP et ES GREX) et une cinquième – ES Risques technologiques et dépollution
– qui intervient en soutien lors d’interventions à caractère agressif).
En complément des moyens propres de l’ES Secours nautiques (1 CPL + 6 lots SAV répartis sur le
département), le SDIS dispose de 15 embarcations de reconnaissance et de sauvetage (14 BRS et 1
BRRS) et d’un Bateau Aéro-Propulsé (BAP).
I.1.2 Couverture du risque incendie / Feux urbains et assimilés, feux artisanaux et
industriels
Réponse nominale
La couverture nominale du risque est aujourd’hui assurée par 36 engins de lutte contre l’incendie : 15
CCR, 15 FPTL, 5 FPT et un CCRL. Le parc présente une ancienneté de 20 ans pour les FPTL/FPT, de 9 ans
pour les CCR et de 1 an pour le CCRL. Tous les centres d’incendie et de secours sont dotés d’un engin
pompe et les CIS Cahors et Figeac d’un second. Trois véhicules de réserve opérationnelle viennent
compléter le dispositif.
Réponse liée à la permanent de l’air respirable
A ce jour, la répartition des moyens d’approvisionnement en air est la suivante sur le département :
- 2 postes compresseurs d’air fixe implantés dans les CIS de Cahors et Figeac avec vocation première
d’assurer le reconditionnement à la demande des bouteilles d’air (centres de réapprovisionnement) ;
- 2 postes compresseurs d’air mobile type CELAR rattachés aux CIS de Gourdon et Saint-Céré avec
vocation d’assurer le reconditionnement à la demande des bouteilles d’air (centres de
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réapprovisionnement) et d’assurer, à l’échelle du département, les points de ravitaillement in situ
lors des interventions importantes.
Le SDIS du Lot a fait le choix de rester sur des circuits ouverts même dans le cas de reconnaissance de
grande longueur.
Réponse liée à l’alimentation en eau des dispositifs de lutte
La permanence de l’eau sur intervention s’appuie prioritairement sur les points d’eau incendie relevant
du service public de la DECI. En complément, le SDIS dispose :
- de 4 dispositifs d’alimentation sur PI distants (2 camions hors-route et 2 berces-dévidoirs) composés
chacun d’un moyen de transport de tuyaux de refoulement et d’une motopompe remorquable ;
- de 8 Camions Citernes Grande Capacité (CCGC) dont la répartition sur le territoire départemental
permet une couverture à 30 minutes quasi complète (Figure 119) ; 5 d’entre eux sont équipés de 2
citernes souples de 5 000 L chacune favorisant la continuité dans l’alimentation des engins de lutte
lors du remplissage du CCGC sur point d’eau, notamment lors des interventions de longue durée et
éloignées du point d’eau incendie ; la forte vétusté du parc (24 ans d’âge moyen) et la faible
sollicitation s’accompagnent de fréquentes défaillances mécaniques.
Figure 119 : Isochrone de mise à disposition d’un CGCG à 30 minutes / Base 8 CCGC (gauche) Isochrone de mise à disposition d’une EPS à 15, 30 et 45 minutes (droite)
Réponse liée à l’attaque aérienne
L’attaque aérienne est rendue possible par 4 moyens élévateurs aériens de type EPS 24 mètres
(répartis dans les CIS de Bretenoux, Cahors, Gourdon et Figeac). Le parc présente une moyenne d’âge
de 17 ans. Le type et la répartition de ces matériels répond aux besoins du département avec un délai-
cible d’arrivée sur les lieux inférieur à 45 minutes. La Figure 119 illustre cette répartition en prenant
en compte les moyens élévateurs aériens des départements limitrophes.
Cependant, de nombreux bâtiments au sein de centres ville ou centres anciens restent inaccessibles à
ces moyens de par leur configuration et leur typologie (largeur de rue, pente, présence de porche, cour
intérieure, vieux Cahors, vieux Figeac, butte de Gourdon, centre-historique de Saint-Cirq-Lapopie par
exemple).
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Réponse liée aux traitement de feux nécessitant la production et la projection de mousse
En fonction du type de feu auquel les sapeurs-pompiers sont confrontés, l’emploi de la mousse comme
agent extincteur est le seul moyen pour éteindre le feu. Les engins de lutte contre l’incendie récents
sont dotés de dispositifs de mouillant/moussant leur permettant un premier niveau de réponse
(autonomie réduite). En complément, depuis 2016, le SDIS est doté de 3 Fourgons EMULseur (FEMUL)
– dont le retour d’expérience s’impose aujourd’hui comme non concluant – et plus récemment de 2
Camions Citernes EMulseur (CCEM).
Réponse en termes de moyens de désenfumage
Le SDIS du Lot dispose de 7 groupes moto-ventilateurs thermiques permettant l’évacuation de fumées
de locaux de faible importance et nécessitant un sortant pour fonctionner. Les seuls moyens dont
dispose le SDIS 46 permettant de désenfumer des locaux borgnes ou en sous-sol sont les 3 ventilateurs
hydrauliques type ANETI (principe de Venturi, circuit ouvert très consommateur en eau) remisés aux
CIS Cahors, Gourdon et Figeac. Ces équipements sont pour la plupart anciens et contraignants dans
leur utilisation. Doublés en cela d’un manque de formation et d’expériences en matière de ventilation
opérationnelle, ces équipements ne sont que rarement mis en œuvre.
Réponse en termes de forcement
En réponse aux difficultés dans les opérations d’ouverture de portes, de forcement, de pénétration
dans certains locaux en feux, le SDIS s’est engagé dans la dotation de matériels spécifiques : Halligan
tool, mise en place d’un lot « découpe »…
Réponse en matière d’explosimétrie et de détection thermique
La réponse en la matière est basée sur la mise
en œuvre mutualisée de 8 explosimètres et de
6 caméras thermiques répartis sur le territoire
départemental, majoritairement sur le critère
de la plus forte activité opérationnelle. Ces
équipements sont à disposition des chefs
d’agrès, sur demande et par convoyage depuis
les unités supports. La Figure 120 illustre la
problématique de l’organisation actuelle dans
la mise en œuvre adaptée et en temps
opportun de ces équipements dans le cadre de
la marche générale des opérations.
Figure 120 : Isochrone de mise à disposition d’une
caméra thermique à moins de 20 minutes
I.1.3 Couverture du risque incendie / Feux de forêt et d’espaces naturels
Réponse nominale
Le parc des engins de lutte contre les feux de végétation repose sur une mixité de CCF 4000 et de CCR.
Le SDIS dispose à ce jour de 15 CCR d’une moyenne d’âge de 9 ans et 19 CCF (dont 3 de réserve
opérationnelle) d’une moyenne d’âge de 15 ans. Cette répartition est complétée par 16 VLTT, 7 VLTC
et 5 VLCC. Depuis 2020, un nouveau type de matériel (Véhicule d’Intervention Tout-Terrain – VITT) est
venu compléter le parc traditionnel. Il s’agit de véhicules tout terrain, de type léger, dotés d’une pompe
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dite très haute pression, d’une citerne d’eau et d’une réserve de mouillant. L’intérêt majeur de ce type
de véhicule réside dans son employabilité sur des segments critiques : accessibilité des foyers isolés,
rapidité d’engagement, traitement des lisières…
Chaque centre d’incendie et de secours est doté d’un engin-pompe (CCR ou CCF), et pour trois d’entre
eux, d’un CCF de réserve.
L’intégration de la spécialité FDFEN dans les formations d’avancement permet de garantir une
couverture adaptée par rapport à ce risque important dans le département. Cet effort de formation et
de maintien des acquis aux manœuvres spécifiques doit se poursuivre et doit rester un objectif
prioritaire du plan de formation. En effet, une fragilité repose encore sur le nombre de cadres formés
chefs de groupe et chefs de colonne feux de forêt.
Réponse liée à l’alimentation en eau des dispositifs de lutte
La permanence de l’eau s’appuie sur les points d’eau relevant de la DECI et de la DFCI, sur les 8
CCGC/CCEM et les 4 camions et berces dévidoirs que compte le SDIS. Jusqu’en 2023, chaque engin
d’attaque était équipé d’une motopompe flottante lui permettant un approvisionnement au contact
de réserves d’eau. L’évaluation des risques et sa prise en compte doit conduire à leur retrait.
Le parc des engins de lutte contre les feux de végétation repose sur une mixité de CCF 4000 et de CCR.
Réponse en termes de détection et de surveillance
Depuis 2014, le SDIS du Lot bénéficie d’un partenariat de service avec la société AIRVOLIA pour la
fourniture de prestations d’observation aérienne par aéronef. Ainsi, la société met à disposition du
SDIS un vecteur aérien avec pilote, avec la possibilité d’embarquer un observateur aérien. Cette
prestation peut être programmée dans le cadre de missions d’observation préventive en fonction des
conditions météo, ou non programmée, dans le cadre d’une aide à la conduite des opérations
terrestres ou d’une surveillance tactique.
Ce partenariat est étendu à la fourniture d’une prestation à la demande de téléobservation par drone
(visible et infrarouge) inscrite dans le cadre de l’aide au commandement.
Réponse en termes de soutien à la mise en œuvre des moyens nationaux bombardiers d’eau
Le SDIS du Lot assure l’armement d’un pélicandrome situé au sein de l’aérodrome de Cahors-
Lalbenque et permettant le ravitaillement des avions bombardiers d’eau de la flotte nationale. Les
sollicitations récentes et récurrentes ont pleinement réaffirmé la nécessité de maintenir cet
équipement opérationnel ; en effet, son positionnement et sa capacité d’armement en font un outil
indispensable dans la stratégie nationale de déploiement des moyens aériens nationaux.
I.1.4 Couverture du risque relatif aux opérations diverses
Réponse nominale
La diversité des risques à couvrir (faits électriques, capture d’animal, inondation, fuite de gaz, menace
de chute d’objets…) et l’intensité de la manifestation sont de nature à mobiliser une grande variété
des moyens opérationnels du SDIS.
La réponse nominale s’appuie sur la mise en œuvre :
- des moyens légers des centres d’incendie et de secours (VTU, VTUTP, VLTC, VLTT, CTU…), à raison de
deux par centre en moyenne, dont un véhicule route et un véhicule hors route ;
- de petits matériels d’intervention (tronçonneuses, matériels d’éclairage, matériels de capture…) dont
la répartition et la dotation restent peu organisées et très disparates à l’échelon départemental ;
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- de moyens spécifiques comme la cellule inondation, les embarcations nautiques…
L’ensemble des sapeurs-pompiers détient la compétence d’équipier opérations diverses et 36%
d’entre eux détiennent la formation de chef d’agrès opérations diverses.
Réponse liée aux faits d’animaux
La couverture du risque animalier est aujourd’hui assurée par 6 lots permettant la capture et le
transport des animaux domestiques, mais aussi des nouveaux animaux de compagnie ; ces lots sont
répartis sur les CIS de Bretenoux, Cahors, Gramat, Lacapelle-Marival, Luzech, et Souillac et mobilisés
par un véhicule léger du centre engagé en intervention sur son secteur ou au profit d’un autre centre.
Les équipements mis à disposition satisfont aux besoins des principales interventions, parfois avec
l’appui de forces concourantes (vétérinaire, chasseur, OFB…).
Bien que très fortement réduite, l’activité de destruction d’hyménoptères est toujours présente à
hauteur de quelques dizaines d’intervention par an (cas des mises en danger de personne ou cas
établissements publics). De fait, la compétence est toujours enseignée lors des formations opérations
diverses et des matériels et des équipements spécifiques sont toujours en dotation dans chaque CIS.
Pour autant, cette activité n’est aujourd’hui plus couverte de façon satisfaisante (contraintes
d’entretien des matériels et de ravitaillement en produits, tenues en mauvais état et inadaptées aux
risques actuels…).
Réponse liée aux faits d’inondation
Chaque centre d’incendie dispose d’une pompe électrique, d’un groupe électrogène et de deux
éclairages autonomes. Cette dotation de base permet seulement de faire face aux sollicitations
ponctuelles et de temporiser, le cas échéant, avant l’arrivée de renforts.
A l’échelle du département, le SDIS est doté d’une cellule inondation permettant de faire face à des
inondations de locaux de grand volume. Cette dernière intègre des équipements de pompage
(motopompes électriques sur groupes électrogènes variant de 60 à 120 m3), de protection des biens
et de nettoyage.
5 motopompes remorquables, 2 groupes d’épuisement et 15 embarcations nautiques (14 BRS et 1
BRRS) complètent les moyens.
L’équipe spécialisée Secours nautiques est partie prenante de cette réponse.
Réponse liée aux conséquences des risques technologiques et NRBCE
La couverture des interventions liées aux fuites et odeurs de gaz repose sur les moyens incendie feux
urbains et les moyens de détection dont dispose à ce jour le SDIS (8 explosimètres). Elles s’inscrivent
en grande partie dans le cadre de la procédure gaz, et en lien avec les services du gaz concernés.
L’intervention des moyens du SDIS dans un environnement présentant des risques liés à l’énergie
électrique (chutes de câbles, intempéries, accidents de la circulation …) est fréquente. Aujourd’hui, les
moyens du SDIS ne permettent ni la levée de doute (présence de courant) ni le dégagement d’urgence
de personnes ou de personnels coincés (avant ou après notre arrivée) sous un équipement en charge.
L’intervention des moyens sapeurs-pompiers est donc toujours conditionnée à la présence du service
compétent attestant de la mise en sécurité de l’installation et du site d’intervention.
En matière de risque NRBCE, le SDIS dispose d’une compétence limitée aux risques chimiques en
présence desquels, l’ES Risques technologiques et dépollution avec son Véhicule de Reconnaissance
et de Dépollution (VRD) est en capacité de mettre en œuvre un premier niveau de reconnaissance et
d’intervention.
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I.1.5 Couverture du soutien sanitaire et logistique
Réponse liée au soutien sanitaire opérationnel
Le soutien sanitaire opérationnel est assuré dans le cadre d’une astreinte journalière par un infirmier
qualifié SSO rattaché au centre Direction ou à un centre d’incendie et de secours du département. 53
infirmiers et 4 médecins sont aujourd’hui habilités au SSO. L’engagement du SSO est décidé par le CTA-
CODIS sur la base de règles d’engagement préétablies (effectifs sur intervention, risques particuliers,
nature d’intervention…). Il est réalisé au moyen de 3 véhicules dédiés, un par unité territoriale
d’incendie et de secours. Initialement, ces véhicules changeaient de remisage en fonction de l’infirmier
d’astreinte. De mise en œuvre complexe – notamment avec la plus grande occurrence d’astreintes ou
de remplacements à la journée –, cette pratique a été stoppée et le remisage est désormais fixe. Le
véhicule le plus proche et l’infirmier d’astreinte convergent simultanément vers le lieu d’intervention.
En 2022, cela représente 71 interventions.
Réponse liée à la restauration des personnels en intervention
Pour assurer la restauration des personnels engagés en intervention, le SDIS dispose d’un Véhicule
LOGisitique (VLOG). Ce véhicule est en capacité de proposer différentes formules de restauration « de
terrain » adapté au timing de l’intervention. Entre 2018 et 2022, c’est en moyenne 14 sollicitations par
an.
Réponse liée au besoin d’éclairage
Chaque sapeur-pompier dispose d’un éclairage individuel, soit en dotation propre, soit en dotation
collective au sein des véhicules de secours. Certains véhicules de secours sont dotés d’équipements
d’éclairage pour zone éloignée de type ballon d’éclairage (PCC…).
Chaque centre d’incendie et de secours est doté d’un lot éclairage de premier niveau en
fonctionnement autonome. En complément, 4 lots d’éclairage grande surface sont répartis sur le
département (Cahors, Gourdon, Saint-Céré et Figeac). Ces moyens sont transportés au moyen des
véhicules légers des centres.
I.1.6 Couverture du besoin en commandement des opérations de secours
Réponse de commandement au niveau au terrain
Le niveau de commandement Chef d’agrès est assuré par le centre d’incendie et de secours qui fournit
le véhicule. Chaque centre d’incendie et de secours doit avoir une capacité suffisante de chef d’agrès
pour répondre à toutes les sollicitations. Dans la pratique, faute d’une disponibilité adaptée, le CTA-
CODIS est régulièrement contraint à un engagement des secours en mode dégradé et parfois, sans
chef d’agrès. Cette situation implique la sollicitation d’un chef d’agrès en renfort depuis une autre
unité opérationnelle.
Le niveau de commandement Chef de groupe est assuré depuis les centres d’incendie et de secours,
sans astreinte (disponibilité déclarée). Le pool de chefs de groupe est, au 01/01/2023, de 104 chefs de
groupe COS et de 24 chefs de groupe FDF.
Avec une moyenne de 15 à 20 chefs de groupe disponibles en journée (dont une partie relevant du
centre Direction), cet échelon de commandement est plutôt bien assuré. Pour autant, tous les centres
d’incendie et de secours n’en disposent pas et la couverture d’une intervention peut sous-tendre des
délais de mobilisation assez longs. Compte-tenu des effectifs, cette remarque est encore plus vraie
pour le feu de forêt et d’espaces naturels.
Leur vecteur de transport est celui du centre et est fonction de la nature de l’intervention. Il peut
correspondre aussi bien à un VTU (TP) qu’un VLTT ou VLTC. Le SDIS du Lot ne dispose pas de véhicule
aménagé pour cette fonction.
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Le niveau de commandement Chef de colonne s’inscrit dans le cadre d’une astreinte départementale
à hauteur d’un chef de colonne par jour. L’effectif cible de l’astreinte est de 6 sapeurs-pompiers
professionnels. Des vecteurs de transport spécifiques leur sont attribués (VLCC), a minima tout chemin
pour qu’ils puissent être mobilisables en tout temps et pendant la saison feux de forêt.
Le niveau de commandement Chef de site s’inscrit dans le cadre d’une astreinte départementale à
hauteur d’un chef de site par jour. L’effectif cible de l’astreinte est de 6 sapeurs-pompiers
professionnels, tous rattachés administrativement à la DDSIS et travaillant sur le site de la DDSIS. Le
vecteur de transport est un véhicule léger routier de commandement.
Dans le cadre des opérations d’importance, le commandement peut avoir besoin d’un poste de
commandement soit d’un niveau colonne (PCC), soit d’un niveau site (PCS). Le SDIS du Lot fait le choix
de posséder deux postes de commandement de niveau colonne répartis sur le territoire. La
combinaison de deux avec un sas permet une configuration de poste de commandement de niveau
site ou interservices. Ces PC doivent être des véhicules de moins de 3,5 tonnes.
Sur la période 2018-2022, le nombre d’engagement est en moyenne de 18.6 fois par an.
Les postes de commandement actuels sont dotés d’outils de gestion opérationnelle du
commandement de type traditionnels (tableaux…) et de radio-télécommunication. Ils ne sont à ce jour
pas informatisés.
Réponse de commandement au niveau du CTA-CODIS
Le CTA et le CODIS font l’objet d’une activation et d’une montée en puissance proportionnées au
niveau de l’activité opérationnelle. 5 niveaux d’activation du CTA-CODIS et 3 niveaux de montée en
puissance du CODIS sont identifiés.
Le fonctionnement actuel met en œuvre :
- 1 équipe de garde en régime de 24 heures composée d’un chef de salle et de deux opérateurs OTO-
ACAU ;
- 1 chef de groupe CODIS en astreinte avec un effectif cible de l’astreinte de 7 sapeurs-pompiers
professionnels.
- 1 chef de site en astreinte ;
- un renfort en opérateur (OCO) et en chef de groupe en disponibilité déclarée mobilisés au besoin.
Le CODIS est doté d’outils de gestion opérationnelle du commandement de type traditionnels
(tableaux…) et de radio-télécommunication. Il n’est à ce jour pas informatisé.
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I.2 NIVEAU DE SATISFACTION AUX OBJECTIFS REGLEMENTAIRES DE COUVERTURE
OPERATIONNELLE
La couverture opérationnelle des accidents, sinistres et catastrophes vise en tout temps et en tout lieu
une réponse adaptée (volume et type de moyens indexés sur la nature de l’intervention), graduée
(montée en puissance progressive) et intégratrice de la capacité opérationnelle instantanée.
En application de l’article R1424-42 du CCGT et des dispositions spécifiques portées par le Règlement
opérationnel du SDIS du Lot, l’objectif général de couverture opérationnelle a minima est le suivant :
- au moins un engin pompe tonne et au moins six sapeurs-pompiers sur les lieux de l’intervention
pour les missions de lutte contre l’incendie à l’exception départementale des feux de moyens de
chauffage, des feux de poubelle ou de voiture à l’air libre, des feux de compteur électrique, des
feux de végétation pour lesquels le minimum est ramené à au moins quatre sapeurs-pompiers ; le
tableau ci-après montre que l’objectif de moyens matériels est atteint dans 99% des cas (certaines
missions de reconnaissance opérationnelle étant parfois réalisées avec un véhicule de liaison ou de
commandement), celui de moyens humains, dans 99.5% des situations ;
Figure 121 : Niveau de couverture opérationnelle des missions incendie (2018-2022)
- au moins un véhicule de secours et d’assistance aux victimes et au moins trois sapeurs-pompiers
sur les lieux de l’intervention pour les missions de secours à personne et d’assistance à victime à
l’exception départementale des missions de relevage de personne pour lesquelles le minimum est
ramené à au moins deux sapeurs-pompiers ; le tableau ci-après montre que dans près de 99% des
situations, la mission de secours à personne et d’assistance à victime est couverte par un VSAV et
un effectif mobilisé d’au moins trois sapeurs-pompiers ; la dérogation départementale pour les
missions de relevage (effectif de deux sapeurs-pompiers) n’est à ce jour peu ou pas exploitée ;
Figure 122 : Niveau de couverture opérationnelle des missions de secours à personne (2018-2022)
- au moins deux sapeurs-pompiers sur les lieux de l’intervention pour les opérations diverses à
l’exception départementale des missions de reconnaissance et de transport de matériels pour
lesquelles le minimum est ramené à au moins un sapeur-pompier ;
Figure 123 : Niveau de couverture opérationnelle des opérations diverses (2018-2022)
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Au-delà de cette couverture a minima, le Figure 124 montre que 90% des interventions ont nécessité
la mobilisation en simultanée de 1 à 2 véhicules pour le secours à personne et l’assistance à victime,
de 1 à 4 véhicules pour les opérations diverses et de 1 à 6 véhicules pour les incendies.
Figure 124 : Part des interventions et du volume de personnels mobilisés par taille d’intervention (2019-2022)
En lien avec ces obligations, le Figure 125 propose une évolution de l’armement en personnels des
principaux véhicules composant la réponse secours à personne et incendie. L’effectif moyen observé
est dans les deux cas en deçà de l’armement théorique (4 pour le VSAV et 6 pour le CCR et le FPTL et
de 8 pour le FPT), avec de fortes disparités entre les centres d’incendie et de secours.
Figure 125 : Evolution des armements en personnels des VSAV, CCR-FPT-FPTL par créneaux de jours et d’heures (2018-2022)
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La période de journée semaine (SEM-J) – et dans une moindre mesure celle de journée week-end (WE-
J) – est celle pour laquelle les niveaux d’armement sont les plus faibles. C’est la période où la
disponibilité opérationnelle est la plus faible et pour laquelle, sur la période 2018-2022 :
- 49.4% des VSAV ont un armement à 4 sapeurs-pompiers, 48.3% à 3 sapeurs-pompiers et 6.6% à deux
sapeurs-pompiers ; si la disponibilité instantanée est le premier facteur explicatif de la forte part des
équipages à 3, la crise sanitaire de la Covid19 et la possibilité de modulation du nombre de personnels
(3 ou 4) en fonction de la nature de l’intervention participent aussi à l’explication ;
- 47.3% des CCR-FPTL et FPTL ont un armement à 6 sapeurs-pompiers, 12.7% à 5 sapeurs-pompiers,
26.6% à 4 sapeurs-pompiers et 8.0% à 3 sapeurs-pompiers ; la Figure 126 ne montre pas de tendance
marquée même si de façon générale, le contexte de disponibilité et de compétences associées n’est
pas très favorable.
Des renforts en personnels sont recherchés systématiquement pour des VSAV armés à 2 personnels
ou 3 (si absence de chef d’agrès) ; le renforcement du quatrième sapeur-pompier est dépendant du
besoin évalué ou exprimé par le chef d’agrès. Le même principe de renfort s’applique pour le CCR-FPT-
FPTL, dès lors qu’il manque le chef d’agrès ou que la mission nécessite un équipage complet. Cette
situation de sous-effectif peut mettre les équipages en difficulté, notamment dans le cadre de
l’incendie, avec une capacité opérationnelle fortement amoindrie.
Pour l’instant, en contrepartie d’une charge de travail supplémentaire pour le CTA-CODIS et d’une
mobilisation supplémentaire de véhicules, la pratique du renfort permet au SDIS de contrecarrer cette
difficulté de disponibilité en journée semaine.
Figure 126 : Evolution de l’armement des véhicules de première intervention SAP et INC (2018-2022)
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I.3 RESULTATS EN TERME DE DELAIS DE COUVERTURE OPERATIONNELLE DU POINT DE
VUE DE CENTRES D’INCENDIE ET DE SECOURS
Le délai de couverture opérationnelle correspond ici au délai écoulé entre le déclenchement et
l’arrivée sur les lieux du premier moyen de secours. La Figure 127 présente les résultats observés sur
la période 2018-2022 (données tout CIS confondu, intervention sur secteur de premier appel par CIS
compétent et en territoire départemental, hors secteur autoroutier) en termes de réponse produite
par les centres d’incendie et de secours. L’étendue des secteurs opérationnels, la disponibilité
opérationnelle instantanée, les délais de mobilisation des personnels, les conditions de circulation sont
autant de facteurs qui expliquent la forte variabilité du délai de réponse.
Figure 127 : Délais de couverture moyens des centres d’incendie et de secours par nature de missions (2018-2022)
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Le délai de réponse moyen est de :
- de 15’47" toute mission confondue avec 50% des réponses opérationnelles réalisées dans un délai
de 13’ et 90% dans le délai de 23’;
- de 15’17" pour les missions de secours à personne et l’assistance à victime avec 50% des réponses
opérationnelles réalisées dans un délai de 14’ et 90% dans le délai de 25’;
- de 20’42" pour les missions d’incendie avec 50% des réponses opérationnelles réalisées dans un délai
de 24’ et 90% dans le délai de 31’;
- de 18’45" pour les opérations diverses avec 50% des réponses opérationnelles réalisées dans un délai
de 19’et 90% dans le délai de 30’.
La Figure 128 montre une certaine stabilité des délais de réponse moyens quelles que soient les
périodes SEMaine/Week-End et Jour/Nuit (07h00-19h00 et 19h00 -07h00).
Figure 128 : Variation du délai de réponse moyen en fonction des périodes SEMaine/Week-End et Jour/Nuit (07h00-19h00 et 19h00 -07h00) sur la période 2018-2022
Les valeurs moyennes masquent d’importantes distorsions à l’échelle du département. Si l’on fait
abstraction du CIS Cahors qui bénéficie d’une garde postée réduisant le délai de mobilisation de ses
personnels, le rapport de variation observé est de 1.5 entre le CIS présentant le délai de réponse le
plus court et celui présentant le délai le plus long. Ce rapport est du même ordre pour les opérations
diverses et légèrement supérieur pour le secours à personne et l’assistance à victime (1.7) et l’incendie
(1.65).
De façon globale et dans un contexte de tension croissante sur le système de secours et la disponibilité
opérationnelle, l’évolution constatée sur les cinq dernières années laisse apparaitre une certaine
stabilité à l’échelle de la réponse des centres d’incendie et de secours. Ce sentiment général ne doit
pas occulter l’important travail que doivent réaliser au quotidien les chefs de centre et les services du
SDIS pour maintenir l’existant pas plus que les difficultés structurelles rencontrées par certains centres.
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Tableau 2 : Délais de réponse moyens, par missions et par centres d’incendie et de secours (période 2018-2022)
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Figure 129 : Délais de réponse moyens (2018-2022) par centres d’incendie et de secours pour les missions incendie et secours à personnes/assistance à victime
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I.4 RESULTATS EN TERMES DE DELAIS DE COUVERTURE OPERATIONNELLE DU POINT DE
VUE DES TERRITOIRES
La couverture opérationnelle des territoires est intimement liée au maillage du département en
centres d’incendie et de secours. Sur la base des interventions réalisées sur la période 2018-2022, la
Figure 130 présente une ventilation des communes lotoises par délai de réponse moyen observé par
commune, toutes interventions confondues et par nature de mission.
Figure 130 : Délais de couverture moyens par commune et par nature de missions (2018-2022)
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Sur la période, toutes les communes lotoises ont fait l’objet d’au moins une intervention. La moyenne
est de 139.3 interventions/commune/5ans avec un minimum de 4 et un maximum de 8506.
De son analyse, il ressort que :
- 50% du territoire ont bénéficié d’une réponse opérationnelle (toutes missions confondues) dans un
délai de 21 minutes et 90% des communes dans un délai de 25 minutes ;
- 50% de la population ont bénéficié d’une réponse opérationnelle (toutes missions confondues) dans
un délai de 17 minutes et 90% des communes dans un délai de 23 minutes
Les Figure 131 et Figure 132 mettent en évidence une différenciation territoriale qui reflète l’
l’organisation urbaine du département et la stratégie d’implantation de centres d’incendie et de
secours.
Figure 131 : Carte des délais de couverture opérationnelle, par communes, toutes missions confondues (2018-2022)
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Figure 132 : Carte des délais de couverture opérationnelle, par communes, pour les missions incendie et secours à personne/assistance à victime (2018-2022)
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L’organisation territoriale de la couverture opérationnelle est posée et stable depuis de longues
années. Le nombre de centres d’incendie de secours (aujourd’hui de 30) n’a pas évolué depuis 1991,
date de la création du CIS de Cabrerets au lendemain des importants incendies de l’été 1989. Cette
stabilité – dans un contexte national marqué une diminution de 15 % du nombre de centres d’incendie
et de secours entre 2013 et 2021 – est probablement justifiée par le fait que :
- le Lot n’a pas subi de transformations économiques et démographiques de nature à susciter
d’évolution (densification ou allègement) du maillage territorial ; la prise en compte des évolutions
de risque s’est traduite par des évolutions organisationnelles et par le renforcement et la
diversification des matériels de certaines unités opérationnelles ;
- le maillage actuel s’est imposé comme nécessaire pour maintenir un niveau de réponse
opérationnelle attendu, toute fermeture de centre étant de nature à rallonger considérablement le
délai de couverture et/ou à faire peser une contrainte nouvelle - et possiblement préjudiciable à leur
équilibre – sur les centres périphériques pour la plupart en tension sur les périodes de journées
semaine ;
- le plan de défense des communes tel que revisité en 2011 a confirmé l’adéquation entre les
ressources et les objectifs de couverture des risques portés par la gouvernance du SDIS.
En marge de cette « stabilité structurelle », l’organisation a dû (et doit) faire face :
- à une forte augmentation de sa sollicitation (+64% d’intervention entre 2004 et 2022) ;
- à accroissement de la tension sur un modèle de secours fondé en grande partie sur le volontariat,
sur fond de mutations sociétales profondes.
Ces évolutions sont de nature à affecter les délais de couverture des communes de par les
indisponibilités ponctuelles des centres d’incendie et de secours territorialement compétents qu’elles
sont susceptibles d’engendrer. L’intervention d’un centre d’incendie et de secours en substitution (au
mieux, celui dit de « deuxième appel ») est de nature à rallonger de façon plus ou moins importante
les délais d’intervention.
Ces indisponibilités ponctuelles sont de deux natures : indisponibilité par manque de personnels
disponibles ou compétents (compétences opérationnelles nécessaires à la réalisation de la mission
attendue) se traduisant par un « refus primaire de départ en intervention » ; indisponibilité du fait
d’une simultanéité d’intervention. Le Figure 134 en présente un état des lieux.
Les refus primaires de départ en intervention restent à ce jour contenus et s’établissent en moyenne
sur la période à 3.9%. Si leur nombre tend à augmenter sur la période, leur part dans l’activité globale
décrit une tendance à la baisse (-0.6 point). Ces refus concernent tous les centres mais de façon très
différentielle, avec une occurrence très majoritaire en journée de semaine, sans lien direct avec
Figure 133 : Caractérisation des refus primaires de départ en intervention (2018-2022)
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Figure 134 : Activité et indisponibilité opérationnelles des centres d’incendie et de secours (2018-2022)
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l’activité du centre d’incendie et de
secours (Figure 133). Plusieurs centres
d’incendie et de secours sont très
contraints par des taux de refus élevés
(>10%). Dans leur grande majorité, ces
refus sont liés principalement à un
manque de personnel.
Figure 135 : Taux de refus primaire par CIS (2018-2022)
La simultanéité d’intervention sur le secteur de 1er appel correspond à une situation où une ou
plusieurs interventions se chevauchent dans le temps. Aucun CIS n’est à l’abri mais le phénomène est
beaucoup plus récurrent dans les unités à plus forte activité opérationnelle (Cahors, Figeac, Gramat et
Souillac notamment, Bretenoux, Gourdon et Puy-L’Evêque dans une moindre mesure).
Paradoxalement, ces mêmes unités ont des taux de refus primaires très bas, expliqués par des
dotations matérielles supérieures et une disponibilité de bon niveau.
En synthèse, la Figure 136 illustre l’impact observé, sur la période 2018-2022, des substitutions de
couverture opérationnelle. Chaque point matérialise une commune avec en abscisse le délai de
réponse moyen dans le cadre d’une couverture par le CIS de premier appel et en ordonnée, le délai de
réponse moyen observé dans le cas de substitutions.
Figure 136 : Impact de la substitution du CIS de 1er appel sur le délai de couverture opérationnelle d’une commune (2018-2022)
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ORIENTATIONS EN MATIERE DE COUVERTURE OPERATIONNELLE
DES RISQUES DE SECURITE CIVILE
II.1 APPROCHE METHODOLOGIQUE
La définition d’orientations se fonde sur des objectifs
stratégiques de couverture qui découlent des phases
d’analyse des risques et d’évaluation de la réponse
organisée.
Parmi eux figurent :
- l’objectif de maintenir, en tout temps, une réponse
opérationnelle conforme aux exigences
réglementaires (obligation de moyens) et aux guides
nationaux de doctrines et de techniques
opérationnelles (obligation de qualité et de
sécurité) ;
- l’objectif de maintenir des délais de couverture
opérationnelle comparables aux délais moyens
observés sur les cinq dernières années, tout en pérennisant le maillage territorial actuel et en
évitant le décrochage de certains territoires ;
- l’objectif d’étendre la couverture des risques à l’ensemble des risques identifiés – qu’ils soient
récurrents ou émergeants – et de mettre le SDIS en situation d’apporter, en toutes circonstances,
une réponse adaptée et autonome, ou à défaut, dans le cas de risques particuliers, d’apporter un
premier niveau de réponse conservatoire et préalable à l’arrivée de renforts.
Les orientations qui découlent de ces objectifs intègrent :
- l’adaptation de la doctrine de couverture opérationnelle en lien avec l’analyse des risques et les
scenarios majorant de référence identifiés ;
- la déclinaison d’un plan d’actions à portée organisationnelle sur la base des trois orientations
stratégiques retenues :
. adapter notre réponse et notre organisation opérationnelles aux besoins des territoires et à
l’évolution des risques ;
. optimiser et sécuriser l’exercice des missions opérationnelles et des missions-supports ;
. partager l’information, sécuriser et moderniser les systèmes d’information et de
communication.
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II.2 FORMALISATION-CADRE DE LA DOCTRINE OPERATIONNELLE
La doctrine de couverture opérationnelle des risques définit les modalités de la réponse opérationnelle
du SDIS au regard des risques de sécurité civile identifiés. L’objet de la présente section est :
- d’actualiser la doctrine opérationnelle actuelle au regard de l’appréciation des risques de sécurité
civile tels qu’identifiés en Partie 2 ;
- de formaliser cette doctrine au travers d’un document de synthèse unique destiné à supporter la
mise à jour du Règlement opérationnel et la construction et la mise en œuvre du Plan de couverture
opérationnelle.
La formalisation de la doctrine opérationnelle intègre les huit items définis ci-après.
Identification des familles de risques
La doctrine repose sur une classification en cinq familles de risques :
- le secours à personne et l’assistance à victime ;
- l’incendie, avec deux sous-familles identifiées :
. les feux urbains et assimilés / feux artisanaux et industriels ;
. les feux de forêts et d’espaces naturels ;
- les opérations diverses ;
- le soutien sanitaire et logistique ;
- le commandement.
Nature de la couverture opérationnelle
La doctrine distingue deux natures de réponse :
- une couverture générique appelant la mise en œuvre de moyens courants et de compétences de
base ;
- une couverture spécifique nécessitant la mise en œuvre de moyens et/ou de compétences non
courants ou spécialisés.
Typologie des réponses opérationnelles
La doctrine opérationnelle identifie 41 réponses opérationnelles types couvrant les domaines
d’intervention attendus par la couverture des conséquences des manifestations des risques identifiés.
Ces dernières ne sont pas exhaustives et correspondent aux domaines d’intervention pour lesquels le
SDIS organise une réponse capacitaire.
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Moyens-support de la réponse opérationnelle
Pour chacun des types de réponse opérationnelle, la doctrine définit les ressources matérielles
supportant les interventions. Ces ressources matérielles, propres ou mises à disposition du SDIS, font
l’objet d’une Typologie des moyens de réponse opérationnelle (MRO) intégrant :
- des MRO de première ligne (socle commun) ;
- des MRO de seconde ligne (moyens support) ;
- des MRO de troisième lignes (moyens spécialisés).
Les moyens de réponse opérationnelle identifiés sont des moyens propres du SDIS. Ces derniers sont
opportunément complétés par des moyens externes mis à disposition dans le cadre :
- des conventions interdépartementales d’assistance mutuelle (CIAM) conclues entre le SDIS du Lot
et les SDIS limitrophes (Corrèze, Cantal, Aveyron, Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne et Dordogne) ;
- de la réponse opérationnelle nationale (moyens nationaux et autres moyens mobilisés par la zone
de défense de rattachement) ;
- de moyens requis par le directeur des opérations de secours ;
- de partenariat-métiers locaux (Gendarmerie nationale, SAMU…) ;
- de partenariats publics-privés à l’initiative du SDIS.
Les moyens de réponse opérationnelle sont mis en œuvre dans le respect des dispositions
réglementaires en vigueur, des guides de doctrine et de techniques opérationnelle (GDO et GTO) et de
techniques opérationnelles (GTO) et des dispositions prises localement dans le cadre du Règlement
opérationnel et de ses documents annexes.
Réponse capacitaire organisée
La réponse capacitaire organisée recouvre :
- la définition de « capacités à » et d’ « effets majeurs recherchés » pour chacune des réponses
opérationnelles identifiées ;
- la définition du niveau d’organisation territoriale de ces capacités avec pour objectifs :
. de rationaliser les affectations de matériels en termes :
. de cohérence territoriale (juste distribution des matériels en fonction des risques à couvrir et des
délais de déploiement) ;
. de complémentarité et d’implication territoriales de l’ensemble des centres d’incendie et de
secours ;
. de niveaux de sollicitation et de spécificités (technicité de la mise en œuvre, coûts…) des matériels ;
. de mutualisation des missions ;
. de préfigurer une éventuelle gestion de la permanence de la réponse opérationnelle par bassin.
A l’heure actuelle, il n’existe pas d’échelon opérationnel intermédiaire entre l’échelon départemental
et l’échelon local (secteur de défense du CIS).
Le découpage territorial proposé (Figure 1) intègre la volonté :
- de créer des échelles d’organisation et non de commandement ;
- de préserver l’identité des unités territoriales d’incendie et de secours aujourd’hui bien ancré dans
les esprits et les pratiques ;
- de favoriser une cohérence de territoire tant en termes d’espace-temps, de caractéristiques propres
(population défendue, effectifs sapeurs-pompiers, activité opérationnelle…) que de synergies
possibles entre les différentes unités opérationnelles (complémentarité des profils de
disponibilité…).
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Figure 137 : Cartes des refus de départ (gauche) et des disponibilités JOUR-SEM (droite) (2018-2022)
Figure 138 : Niveaux territoriaux d’organisation opérationnelle
Ce découpage se décline en quatre échelons :
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. les secteurs de défense en premier appel centre d’incendie et de secours (au nombre de 30) >
affectation de véhicules et matériels d’usage courant en vue d’une réponse de première intention
et immédiate ;
. les secteurs opérationnels (au nombre de 6) qui correspondent chacun à l’agrégat territorial de 5 à
6 centres d’incendies et de secours > affectations de véhicules de plus faible sollicitation ou de
réserve opérationnelle ainsi que de matériels spécifiques organisés sous forme de « lots
opérationnels » ;
. les unités territoriales d’incendie et de secours (au nombre de 3) qui correspondent chacune à
l’agrégat d’un dizaine de centres d’incendie et de secours > affectation de véhicules spécifiques
(gros porteurs d’eau par exemple) et/ou onéreux (exemple des moyens élévateurs aériens) ;
. le territoire départemental > affectation de matériels à l’unité (soutien sanitaire opérationnel,
véhicule logistique) ou des moyens-supports de l’engagement des équipes spécialisées.
Déploiement / dimensionnement
Sur la base des objectifs de réponse capacitaire organisée, il s’agit de définir la nature, le volume et
les affectations des moyens de réponse opérationnelle. Ce sont ces informations qui fondent le Plan
de couverture opérationnelle (PCO).
Etat d’avancement
L’actualisation de la couverture opérationnelle proposée peut procéder de simples mouvements de
moyens de réponse opérationnelle (redistribution entre unités opérationnelles) ou nécessiter, dans le
cadre d’un plan pluriannuel d’investissements, de procéder à des remplacements ou à des acquisitions.
Trois statuts sont identifiés :
- Atteint (A) : objectif atteint en termes de qualité, de quantité et d’affectation
- En voie d’être atteint (B) : nécessité de procéder à des mouvements ou des reconditionnements
- A atteindre (C) : atteinte de l’objectif qui passe en tout ou partie par une acquisition/travaux
programmés
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SECOURS A PERSONNE – ASSISTANCE A VICTIME(1)
COUVERTURE GENERIQUE
REPONSE MOYENS-SUPPORT REPONSE CAPACITAIRE ORGANISEE DEPLOIEMENT / DIMENSIONNEMENT ETAT
Réponse secouriste
VSAV
[VTU, VTUTP, VTP,
VLTC et VLTT]
Mission de base de tous les CIS
Capacité à mettre en œuvre une réponse secouriste adaptée dans
le cadre des missions de secours à personne du SDIS
Catégorisation des CIS sur la base de l’activité
opérationnelle SUAP et de la simultanéité des départs
CIS1 : 1 VSAV - CIS2 : 2 VSAV - CIS3 : 3 VSAV
1 VSAV de réserve par UTIS (véhicule utilisable en courant
par le CIS siège et non remplacé en cas de réaffectation
provisoire)
A
Réponse médicale et
paramédicale
VTU, VTUTP, VTP,
VLTC et VLTT
VSM
Mission envisagée dans tous les CIS
Capacité à paramédicaliser et/ou médicaliser une intervention
secours à personne.
Engagement des personnels SSSM des CIS à partir des véhicules
légers du CIS (VLINF ou VLMED). Intégration exceptionnelle à
l’armement des VSAV (effectifs critiques).
1 VSM (DDSIS) B
COUVERTURE SPECIFIQUE
REPONSE MOYENS-SUPPORT REPONSE CAPACITAIRE ORGANISEE DEPLOIEMENT / DIMENSIONNEMENT ETAT
Accident de circulation
VSRM et FPTLSR
CCRM, CCRL ou FPTL
VTUTP et VLTT
L1_BALI
Balisage de
protection des SP en
intervention
Mission de base pour tous les CIS
Capacité à mettre en œuvre un balisage
de protection sur tout accident de
circulation
Mission assurée par les VSR pour les CIS dotés
Mission assurée par le véhicule INC des CIS (à défaut par
un véhicule léger balisé et doté d’un L1_BALI)
C
Secours routiers
courants
Mission spécifique organisée à l’échelon
des secteurs opérationnels
Capacité à mettre en œuvre des moyens
de désincarcérations courants sur tout
accident de circulation le nécessitant
1 véhicule de secours routier par secteur opérationnel
1 véhicule de secours routiers de réserve pour le
département (VSRM)
C
Secours routiers
spécifiques
Mission spécifique organisée à l’échelon
départemental
Capacité à mettre en œuvre des moyens de
désincarcération adaptés pour toute
intervention spécifique (poids lourd,
domaine ferroviaire…)
2 véhicules de secours routiers de type VSRM parmi les
véhicules de secours routiers des six secteurs
opérationnels
C
! Réponse de proximité systématique puis renforcement ou non en fonction de l’adéquation entre la capacité opérationnelle de la réponse de proximité et les besoins opérationnels réels.
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Nombreuses victimes
CEPMA
L4_BRANCA
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à aménager un PMA dans un local en dur ou à déployer
une structure PMA de terrain. Capacité d’accueil de 15 victimes.
Délai de mobilisation et de mise en œuvre entre 1h00 et 3h00.
Capacité à assurer, en première intention et sur le secteur avant, le
brancardage, le regroupement et la mise en sécurité de multiples
victimes.
1 CEPMA pour le département (incluant 30 brancards)
1 L4_BRANCA (10 unités) pour le département B
L2_ SINUS
L2_ KNOVI
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à mettre en œuvre le dispositif SINUS (Système
d’information numérique standardisé) de remontée et de
traitement des informations indispensables au suivi des victimes.
1 L2_SINUS de l’avant par secteur opérationnel
1 L2_SINUS de l’arrière par PCC et par PMA
1 L2_KNOVI par secteur opérationnel
C
L3_OXY24
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité autonome à mettre sous oxygène 24 victimes pendant une
durée de deux heures.
Déclenchement en complément de la réponse VSAV.
1 L3_OXY24 par UTIS positionné sur les CIS siège de
réserves oxygène B
Reconnaissance /
Intervention en contexte
agressif (RCH, RAD et/ou
BIO)
VIRT
CEDEPOL
L4_RCH
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à permettre une reconnaissance / intervention des
moyens sapeurs-pompiers en contexte agressif
Intervention conjointe des moyens secouristes et de l’équipe
spécialisée RT
1 VIRT
1 CEDEPOL
1 L4_RCH pour le département
C
Reconnaissance /
Intervention en contexte
menaçant (terrorisme…)
L4_GREX
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à permettre une reconnaissance / intervention en
contexte menaçant et dans le cadre d’une intervention conjointe du
Groupe d’Extraction (GREX) et des forces de sécurité.
Déclenchement en complément de la réponse VSAV
2 L4_GREX pour le département C
Mise en sécurité et
brancardage complexe
et/ou en milieux périlleux
VIMP et VLSPE
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à effectuer un brancardage terrestre en milieu périlleux ou
difficilement accessible
1 VIMP pour le département
1 VLSPE en usage mutualisé pour le département
A
VITT
Mission spécifique organisée à l’échelon des secteurs
opérationnels
Capacité à effectuer à accéder à une victime et/ou à effectuer son
évacuation terrestre motorisée.
1 VITT par secteur opérationnel A
Prise en charge de victime
obèses L4_BARIA
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à prendre en charge une victime obèse et à la ramener en
proximité directe d’un moyen de transport spécialisé privé
2 L4_BARIA pour le département A
Recherche / Accessibilité
difficile MEA
Mission spécifique organisée à l’échelon UTIS
Capacité à prendre en charge des victimes en hauteur et accessibles
à un moyen élévateur aérien
1 MEA par UTIS affecté au CIS siège de l’UTIS
1 MEA en réserve opérationnelle
A
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 182174
Recherche / Accessibilité
difficile
L3_CSAUV
Mission spécifique organisée à l’échelon UTIS
Capacité à assurer le sauvetage en urgence de victimes en hauteur
en complément des moyens traditionnels
1 L3_CSAUV en dotation des MEA C
VLCYNO
L4_CYNO
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à conduire des missions de quête, de piste, de décombres
et de recherche neige. Equipe spécialisée cynotechnique
1 VLCYNO pour le département
1 à 3 L4_CYNO
A
VIMP et VLSPE
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à conduire des recherches terrestres, aquatiques, ou
souterraines et/ou à sécuriser l’accessibilité et les manœuvres en
milieux périlleux
1 VIMP pour le département
1 VLSPE en usage mutualisé pour le département
A
CPL, BRRS, BRS, BAP
et VNM
L4_TSAV
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à conduire des reconnaissances et actions de sauvetage en
lacs et rivières ou lors des inondations. Equipe spécialisée sauvetage
aquatique.
1 CPL pour le département
1 VNM + 1 BAP + 1 BRRS pour le département
7 BRS + 2 BRS réserve pour le département
6 L4_TSAV
C
INCENDIE
FEUX URBAINS ET ASSIMILES / FEUX ARTISANAUX ET INDUSTRIELS
COUVERTURE GENERIQUE
REPONSE MOYENS-SUPPORT REPONSE CAPACITAIRE ORGANISEE DEPLOIEMENT / DIMENSIONNEMENT
Lutte contre l’incendie
EMIM, EMIL, FPTL et
FPTLSR
Mission de base pour tous les CIS
Capacité à mettre en œuvre une réponse adaptée dans le cadre des
missions de lutte contre d’incendie (hors feux d’espaces naturels)
Catégorisation des CIS sur la base de l’activité
opérationnelle INC et de la simultanéité des départs INC
CIS1 : 1 FPTL ou 1 EMIM ou 1 EMIL par CIS
CIS2 : 1 FPTL + EMIM par CIS
CIS3 : 2 FPTL + 1 EMIM
1 FPTL de réserve par UTIS affecté sur le CIS siège de
l’atelier mécanique
A
CELAR
L4_ ARI
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à assurer le ravitaillement/reconditionnement des
bouteilles ARI
2 CELAR
2 compresseurs fixes + 2 L4_ARI (10 unités) A
COUVERTURE SPECIFIQUE
REPONSE MOYENS-SUPPORT REPONSE CAPACITAIRE ORGANISEE DEPLOIEMENT / DIMENSIONNEMENT
Attaque de feux aérienne MEA
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à mettre en œuvre une attaque aérienne dans le cas des
missions de lutte contre l’incendie (hors FDFEN)
1 MEA par UTIS affecté au CIS siège de l’UTIS
1 MEA en réserve opérationnelle
A
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 183175
Attaque de feux au sol
autonome
DA et CCEM
L4_LCAN
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à mettre en œuvre une attaque au sol autonome à partir
de lances canons
1 DA par UTIS
2 CCEM pour le département
5 L4_CAN B
Traitement de feux
nécessitant la production
et la projection de mousse
EMIM, EMIL, FPTL et
FPTLSR
L4_EMUL
Mission de base pour tous les CIS
Capacité de production autonome de solution moussante intégrée
aux engins
CIS1 : 1 FPTL ou 1 EMIM ou 1 EMIL par CIS
CIS2 : 1 FPTL + EMIM par CIS
CIS3 : 2 FPTL + 1 EMIM
4 L4_EMUL pour le département (réserves fixes)
A
CCEM
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à dépêcher sur intervention une réserve de 2000l
d’émulseur
Capacité de production et de projection de mousse au moyen de
lances canon
Réponse complémentaire aux moyens propres des industriels
2 CCEM (1000 L d’émulseur chacun) pour le
département A
CEMUL
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à dépêcher sur intervention une réserve de 4000 litres
d’émulseur
Réponse complémentaire aux moyens propres des industriels
1 CEMUL pour le département
4 Réserves fixe émulseur pour le département
C
Traitement de feux
nécessitant la mise en
œuvre de moyens
extincteurs autres que
l’eau et la mousse
[R4_POUDRE]
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à mettre en œuvre l’attaque d’un sinistre au moyen d’un
extincteur poudre de grande capacité
1 RPOU [à confirmer] C
Reconnaissance /
Intervention en contexte
agressif (RCH et BIO)
VIRT
CEDEPOL
L3_RCH
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à conduire un premier niveau de
reconnaissance/intervention en contexte agressif (RCH ou BIO)
1 VIRT
1 CEDEPOL
1 L3_RCH
C
Alimentation en eau
CCGC
CCEM
Mission spécifique organisée à l’échelon des secteurs
opérationnels
Capacité d’acheminement d’eau sur intervention à raison de 8000 L
minimum par engin
2 CCEM 1 par secteur opérationnel
4 CCGC (avec piscine) A
DAHR+MPRGP
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à établir une ligne d’alimentation simple de 2000 m ou
doublée de 1000 m au débit de 120 m3/h minimum
1 DAHR+MPRGP par UTIS A
CCF4 Mission spécifique organisée à l’échelon départemental Capacité à fournir une réserve d’eau non alimentée de 4000 L Parc CCF A
Détection thermique L1_CTHER Mission de base de tous les CIS Capacité à conduire des thermographies à partir du sol 1 L1_CTHER par CIS C
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 184176
Explosimètre L1_EXPLO Mission de base de tous les CIS Capacité à conduire des reconnaissances en atmosphère explosive 1 L1_EXPLO (multi gaz) par CIS C
Ventilation opérationnelle
L2_VTHER
L2_VENHYD
L3_GMVELEC
Mission spécifique organisée à l’échelon des secteurs
opérationnels
Capacité à mettre en œuvre la ventilation d’un local, la création
d’une brumisation et de production de mousse
1 L2_VTHER par secteur opérationnel
1 L2_VENHYD
1 L3_GMVELEC par MEA
C
Reconnaissance aérienne L4_DRONE HORUS46
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à conduire des reconnaissances aériennes autonomes
dans le domaine du visible et de l’infrarouge
Capacité à fournir une aide à la décision pour le COS par le biais de
reconnaissance aérienne
1 L4_DRONE
Convention Airvolia (drone + aéronef) A
Cité de Rocamadour L4_LECHV
Mission spécifique organisée à l’échelon des CIS concernés
Capacité à mettre en œuvre des moyens spécifiques en rapport
avec un contexte particulier d’intervention
2 L4_LECHV A
Cité de Carennac T4_MPR60
Mission spécifique organisée à l’échelon des CIS concernés
Capacité à mettre en œuvre des moyens spécifiques en rapport
avec un contexte particulier d’intervention
1 T4_MPR60 A
Cité de Saint-Cirq-Lapopie EMIL
Mission spécifique organisée à l’échelon des CIS concernés
Capacité à mettre en œuvre des moyens spécifiques en rapport
avec un contexte particulier d’intervention (gabarit)
1 EMIL A
FEUX DE FORETS ET D’ESPACES NATURELS
COUVERTURE GENERIQUE
REPONSE MOYENS-SUPPORT REPONSE CAPACITAIRE ORGANISEE DEPLOIEMENT / DIMENSIONNEMENT
Lutte contre l’incendie
CCF4 et EMIM
Mission de base pour tous les CIS
Capacité à mettre en œuvre une réponse adaptée dans le cadre
des missions de lutte contre FDFFEN
1 CCF ou EMIM par CIS (+2)
1 CCF de réserve par UTIS
A
VITT
Mission spécifique organisée à l’échelle des secteurs
opérationnels
Capacité à mettre en œuvre un moyen en eau avec des capacités
de pénétration et de franchissement optimales
1VITT par secteur opérationnel
A
Alimentation en eau CCGC CCEM
Mission spécifique organisée à l’échelon des secteurs
opérationnels
Capacité d’acheminement d’eau sur intervention à raison de 8000
L minimum par engin
2 CCEM 1 par secteur opérationnel
4 CCGC (avec piscine) A
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 185177
Alimentation en eau
DAHR+MPRGP
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à établir une ligne d’alimentation simple de 2000 m ou
doublée de 1000 m au débit de 120 m3/h minimum
1 DAHR+MPRGP par UTIS A
L3_ALIMFDF
Mission spécifique organisée à l’échelon des secteurs
opérationnels
Capacité à créer un point d’alimentation ou relais sur point d’eau
naturel
1 L3_ALIMFDF par UTIS C
COUVERTURE SPECIFIQUE
REPONSE MOYENS-SUPPORT REPONSE CAPACITAIRE ORGANISEE DEPLOIEMENT / DIMENSIONNEMENT
Ravitaillement ABE Pélicandrome
Mission de base pour tous les CIS
Capacité à mettre en œuvre une réponse adaptée dans le cadre des
missions de lutte contre les feux de forêts et d’espaces naturels
1 Pélicandrome
A
Reconnaissance aérienne L4_DRONE HORUS46
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à conduire des reconnaissances aériennes autonomes
dans le domaine du visible et de l’infrarouge
Capacité à fournir une aide à la décision pour le COS par le biais de
reconnaissance aérienne
1 L4_DRONE
Convention Airvolia (drone + aéronef)
A
OPERATIONS DIVERSES
COUVERTURE GENERIQUE
REPONSE MOYENS-SUPPORT REPONSE CAPACITAIRE ORGANISEE DEPLOIEMENT / DIMENSIONNEMENT
Epuisement / Assèchement
de locaux
CEINON
L2_ASSECH
L2_EPUIS
Mission de base pour tous les CIS + Mission spécifique organisée
à l’échelon départemental
Capacité à réaliser des opérations d’épuisement et de nettoyage
de premier niveau (épuisement d’un sous-sol d’habitation…)
Capacité à réaliser, par le renfort de la CEINON, des opérations
lourdes d’épuisement et de nettoyage (deuxième niveau)
1 CEINON
1 L2_EPUIS par secteur opérationnel
1 L2_ASSECH par secteur opérationnel
C
Dégagement voie de
communication
CCF, EMIM, VITT,
VSR et FPTLSR
L2_TRONC
Mission de base pour tous les CIS + Mission spécifique organisée
à l’échelon des secteurs opérationnels
Capacité à réaliser des dégagements de voie publique de premier
niveau.
Missions de dégagement de voie publique en lien avec le
rétablissement de la libre circulation des moyens de secours
1 tronçonneuse par engin incendie et par VSR
1 L2_TRONC par secteur opérationnel
C
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 186178
Protection des biens L2_BACH
Mission spécifique organisée à l’échelon des secteurs opérationnels
Capacité à réaliser une protection de biens suite à sinistre
Missions de bâchage temporaire d’urgence
1 L2_BACH par secteur opérationnel C
Extraction et protection des
œuvres d’art [L4_PROART]
Mission spécifique organisée à l’échelon des secteurs opérationnels
Capacité à extraire et/ou protéger des œuvres d’art suite à sinistre 1 L4_PROART [à confirmer] C
Risque animalier + insectes L2_ANIM
Mission spécifique organisée à l’échelon des secteurs opérationnels
Capacité à neutraliser et à mettre en sécurité un animal blessé ou en
mauvaise posture
Capacité à neutraliser des essaims d’hyménoptères à portée de mains ou
accessibles au moyen d’une échelle manuelle
Missions de neutralisation des hyménoptères dans les situations
impliquant une mise en danger réelle et immédiate du public et une
incapacité de sa part à se soustraire seul au danger
1 L2_ANIM par secteur opérationnel B
Fuite de gaz
EMIM, EMIL, FPTL
et VIRT
L1_EXPLO
Mission de base pour tous les CIS + Mission spécifique organisée à
l’échelon départemental
Capacité à traiter un fuite de gaz sur réseau ou citerne dans le cadre des
procédures classique et renforcée.
Engins pompe des CIS
1 VIRT pour le département
1 L1_EXPLO par CIS
C
Pollution environnementale CEDEPOL et VIRT L3_RCH
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à mettre en œuvre un premier niveau de réponse dans le
traitement d’une pollution de l’air, de l’eau ou du sol.
1 CEDEPOL pour le département
1 VIRT pour le département
1 L3_RCH pour le département
B
SOUTIEN SANITAIRE ET LOGISITIQUE
COUVERTURE SPECIFIQUE
REPONSE MOYENS-SUPPORT REPONSE CAPACITAIRE ORGANISEE DEPLOIEMENT / DIMENSIONNEMENT
Soutien sanitaire
opérationnel VSSO
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à assurer le soutien sanitaire opérationnel des personnels sur
opérations de secours
1 VSSO pour le département C
Déblaiement L3_DEBLAI
Mission spécifique organisée à l’échelon des secteurs opérationnels
Capacité à mettre à disposition des matériels spécifiques au déblai suite à
sinistre
1 L3_DEBLAI par UTIS C
Restauration des personnels VLOG
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à assurer le soutien des personnels engagés lors d’interventions
longues et/ou difficiles (compenser les pertes hydriques liées aux efforts,
assurer la re-nutrition, réchauffer ou refroidir).
1 VLOG pour le département A
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 187179
Eclairage L1_ECLAIR L3_EGS
Mission de base pour tous les CIS
Mission spécifique organisée à l’échelon des secteurs
opérationnels
Capacité à assurer l’éclairage autonome d’une zone d’intervention
de petite et grande surface
Moyens mobilisés en complément des capacités d’éclairage de
certains véhicules de secours
1 L1_ECLAIR par CIS
1 L3_EGS par UTIS
B
Acheminement de
matériel et/ou de
personnel
VTU, VTUTP,
VLTC, VLTT, VITT,
CTU et
VTP
Mission de base pour tous les CIS + Mission spécifique organisée à
l’échelon départemental
Capacité à assurer l’acheminement de matériel et/ou de personnel
sur intervention
Mission de transport intégrant les capacités d’emport du véhicule
(transport de lots) et de tractage des embarcations
2 véhicules légers par CIS dont 1 véhicule HR
et 1 VITT par secteur opérationnel
1 VTP par UTIS
1 CTU par UTIS
1 CTU à la Direction
A
COMMANDEMENT
COUVERTURE SPECIFIQUE
RISQUE COUVERT MOYENS-SUPPORT REPONSE CAPACITAIRE ORGANISEE DEPLOIEMENT / DIMENSIONNEMENT
Commandement opérations
de secours
VTU, VTUTP, VTP,
VLTC, VLTT, VITT ou
VLC
Mission de base pour tous les CIS
Capacité à mettre en œuvre un commandement opérationnel de terrain
niveau Chef de groupe
2 véhicules légers par CIS dont 1 véhicule HR et 1
VITT par secteur opérationnel
1 VTP par UTIS
A
VLCC
Mission spécifique organisée à l’échelon départemental
Capacité à mettre en œuvre un commandement opérationnel de terrain
niveau Chef de colonne (astreinte départementale)
3 VLCC pour le département A
VPCC
VLSIC
L4_SAS
Mission spécifique organisée à l’échelon « département »
Capacité à projeter sur le terrain un poste de commandement de niveau
colonne évolutif en niveau site associé à une compétence technique SIC
2 VPCC transformables en 1 PCS pour le
département
1 VLSIC
A
Figure 139 : Doctrine de couverture opérationnelle des risques de sécurité civile
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 188181
II.3 ORIENTATIONS STRATEGIQUES ET PLAN D’ACTION EN TERMES DE COUVERTURE
OPERATIONNELLE DES RISQUES DE SECURITE CIVILE
II.3.1 CONTEXTE DE DEFINITION DES ORIENTATIONS STRATEGIQUES
Au virage de l’année 2022 et dans un contexte de renouvellement complet de la gouvernance de
l’établissement, le SDIS du Lot s’est trouvé confronté la nécessité simultanée :
- de faire aboutir la révision de son SDACR qui définit les conditions de couverture opérationnelle
des risques aux il doit faire face ;
- de donner une suite au projet de service finissant (Demain le SDIS - 2019-2021) de sorte à fixer les
objectifs et les orientations stratégiques des prochaines années et la déclinaison en actions ;
- de palier à l’absence d’une convention pluriannuelle d’objectifs et de moyens avec le Département
fixant les conditions de partenariat et de l’engagement (notamment financier) de ce dernier auprès
du SDIS.
Dans ce contexte, un travail transversal et concerté – alimenté par les travaux en cours de la révision
du SDACR – a été engagé. De ce travail sont issus des Orientations stratégiques et un Plan d’action
pour la période 2023-2027 arrêtés par délibération du CASDIS en date du 5 avril 2023. Construit sur la
base de trois valeurs-socle (l’humain, l’opérationnel et la culture de l’organisation), ces orientations se
déclinent en 3 Axes, 10 Missions, 33 Objectifs et 84 Actions.
Les orientations stratégiques et le Plan d’action spécifiques à la révision du SDACR sont donc intégrés
aux Orientations stratégiques et au Plan d’action de l’établissement. Elles représentent 64 des 82
actions.
En parallèle, le CASDIS a validé par délibération du 5 avril 2023 le Plan Pluriannuel d’Investissements
2023-2027 programmant le financement de la mise en œuvre des Orientations stratégiques et du Plan
d’action 2023-2027.
Enfin, le travail relatif à la convention pluriannuelle d’objectifs et de moyens entre le SDIS et le
Département est sur le point d’être finalisé. Le projet de convention doit être soumis au vote du CASDIS
de début juillet 2023.
Figure 140 : Démarche globale entourant la définition des orientations stratégiques du SDACR
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 189182
II.3.2 ORIENTATIONS STRATEGIQUES ET PLAN D’ACTION 2023-2027
II.3.2.1 Adapter notre réponse et notre organisation opérationnelles aux besoins des territoires
et à l’évolution des risques (Axe 1)
Mission 1 : Connaître les risques, capitaliser les connaissances et actualiser la doctrine de couverture
opérationnelle
Sécuriser et dématérialiser l'activité de prévention du risque d'incendie et de panique
dans les établissements recevant du public
Action 1 - Migrer la solution logicielle en lien avec les orientations nationales
Les lois ELAN (évolution du logement, de l'aménagement et du numérique) et ESSOC (loi pour un État
au service d'une société de confiance) et les ordonnances présidentielles qui en découlent prévoient
l’obligation de dématérialisation des procédures d’urbanisme. L’instruction des déclarations
d’urbanisme portant sur les constructions et/ou modifications d’établissements recevant du public
doivent pouvoir être déposés auprès des services instructeurs par voie dématérialisée. Le SDIS, dans
sa qualité de service instructeur au titre des commissions de sécurité doit se doter d’une solution
logicielle et matérielle adaptée à la réception, à la lecture, à l’instruction et à la présentation des
dossiers de manière entièrement dématérialisée.
Relancer l'activité de prévision du risque en lien avec les démarches de doctrine
opérationnelle et de retour d’expériences
Action 2 - Créer un service dédié et y affecter les ressources humaines nécessaires
Les missions de prévision représentent le cœur de métier des sapeurs-pompiers. Elles ont pour but
d’apporter une meilleure connaissance des sites et d’y associer des moyens de défense adaptés pour
appréhender au mieux les risques présents et faciliter les prises de décision du COS dans la gestion de
son opération de secours. Ainsi, le SDIS doit être en capacité de rédiger, mettre en œuvre, tester et
actualiser ses procédures opérationnelles.
La réorganisation administrative du SDIS en 2019 – fusion des services Prévention et Prévision au sein
d’un service dit de Préparation opérationnelle –, les éléments conjecturels de 2020 et des
indisponibilités de personnels en 2021 et 2022 se sont traduits dans les faits par une réalisation a
minima des missions de prévision opérationnelle, de rédaction des doctrines départementales et de
mise en œuvre de retours d’expérience.
La modification de l’organigramme du SDIS votée en instances représentatives et mis en œuvre en
début d’année 2023 met en place un service chargé de l’opération, de la prévision, de la doctrine, de
la DECI et du RETEX. Ce service disposant de 3 cadres sapeurs-pompiers professionnels à temps plein
doit-être a pour missions :
- la mise en œuvre et l’adaptation du dispositif de réponse opérationnelle sur le temps court comme
sur le temps long, en réponse aux problématiques de terrain, périodiques comme permanentes ;
- la déclinaison des doctrines nationales en adaptation aux contraintes locales, particulièrement en
lien avec l’analyse des risques issue du SDACR ;
- la mise en œuvre d’actions de prévision opérationnelle par la création, la mise à jour et la
publication de plan d’établissement ETARE et de partages d’informations relatives à des contraintes
spécifiques et temporaires ;
- la rédaction et la mise en œuvre d’un protocole de retour d’expérience permettant l’acculturation
des acteurs et partenaires du SDIS à des situations opérationnelles particulières, mais également
l’adaptation, la mise à jour des doctrines et des procédures en vigueur le cas échéant.
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 190183
Répondre aux obligations de contrôle opérationnel des PEI
La refonte de la doctrine nationale de défense extérieure contre l’incendie (DECI) en 2015 par la
création du référentiel national de la DECI a débouché sur la rédaction de son pendant départemental
(RDDECI) en 2017. Ce dernier prévoit que les sapeurs-pompiers sont chargés de la reconnaissance
opérationnelle des points d’eau incendie (PEI) de manière périodique. Le service Opération, prévision
et doctrine et particulièrement chargé du suivi de cette obligation règlementaire.
La reconnaissance opérationnelle est une obligation découlant du RDDECI. Elle vise à s’assurer des
conditions d’accessibilité, de disponibilité et de bon état général des points d’eau incendie mis à
disposition du SDIS dans le cadre de ses missions de lutte contre l’incendie par le service public de la
DECI. Elle permet également l’acculturation des personnels aux ressources en eau disponibles sur leur
territoire, et la remontée d’informations en cas de PEI défectueux aux autorités compétentes.
En dépit de l’obligation portée par le RDDECI, le SDIS du Lot assure partiellement la reconnaissance
opérationnelle des PEI auquel il est astreint. La mise en conformité avec cette obligation est engagée
depuis le début de l’année 2023 au détriment de l’activité de contrôle des PEI que le SDIS du Lot
réalisait jusqu’alors partiellement pour le compte du service public de la DECI qui en a la responsabilité.
La réalisation de cette reconnaissance opérationnelle doit s’accompagner d’un archivage des
conclusions remontant du terrain et leurs transmissions aux autorités territoriales chargées de la DECI
et de son maintien en bon état d’usage. Ces derniers s’appuient aujourd’hui sur la solution logicielle
Escort CR+ Points d’eau qui permet la gestion de la base de données départementale, des
reconnaissances opérationnelles et des tournées de contrôle.
Action 3 - Acquérir et implémenter le module "nomade" du logiciel Escort
La simplification de la démarche pour les centres de secours passe par l’acquisition et le déploiement
de la solution nomade d’Escort CR+ Points d’eau permettant d’optimiser la collecte, le traitement et la
mise à jour des données directement depuis le terrain à l’aide d’une tablette ou d’un PC Portable.
Action 4 - Maintenir une capacité de pesée des PEI dans le cadre des études de prévision opérationnelle
La reconnaissance opérationnelle des PEI n’intègre pas les mesures de débit et de pression. Pour
autant, le SDIS doit conserver une capacité en la matière :
- pour asseoir son expertise dans le cadre des études de prévision qu’il conduit ;
- pour accompagner les communes ou EPCI dans le cadre de la mise en œuvre de nouveaux PEI ;
- pour accompagner les communes ou EPCI employeurs de sapeurs-pompiers-volontaires dans la
mise en œuvre de leur obligation de contrôle de PEI (prêt ponctuel du matériel de mesure).
A ces fins, le SDIS doit renouveler et maintenir en état une partie de sa flotte d’appareil de mesures.
Action 5 - Organiser et mettre en œuvre le contrôle opérationnel régulier
La mise en œuvre de l’obligation de reconnaissance opérationnelle des PEI passe par la rédaction et la
mise en œuvre d’un protocole opératoire départemental. Ce protocole doit garantir la cohérence
globale du processus, depuis la gestion de la ressource humaine, la programmation des tournées, la
réalisation des mesures, la mise à jour de la base de données départementale, le contrôle qualité
jusqu’à l’indemnisation des personnels.
Réinvestir la démarche SIG et l'inscrire dans la transversalité
Les activités opérationnelles et péri-opérationnelles nécessitent de recueillir, stocker, traiter, analyser
puis mettre en forme des données géographiques numériques géolocalisées. Pour répondre à cette
nécessité, le SDIS du Lot s’est engagé avec profit dans une démarche SIG (système d’information
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géographique) au début des années 2000. Il apparaît clairement aujourd’hui la nécessité de réinvestir
cette démarche (évolution logicielle, repositionnement au sein de l’organisation, redéfinition du
modèle conceptuel de données…) et de l’inscrire dans la transversalité (centralisation, valorisation et
partage de l’ensemble des données-métiers du SDIS).
Action 6 - Migration la solution logicielle supportant le système d’information géographique
Le SIG actuellement utilisé par le SDIS est Géoconcept (développé et commercialisé par la société
éponyme au début des années 90) avec l’applicatif-métier GEOPhoenix (développé et commercialisé
par la société la société CGX Graphic). Ce dernier est désormais obsolète, plus commercialisé ni
maintenu depuis plusieurs années. Cette absence de maintenance et d’évolution de version ne permet
plus d’assurer la continuité des services actuels ni d’en développer de nouveaux en réponse aux
besoins actuels et futurs. Le remplacement du logiciel s’impose dans le contexte de redynamisation de
l’activité de prévision (Action 2) et de migration prochaine vers NexSIS. Le choix s’est porté sur le
logiciel QGIS, logiciel SIG libre, open-source, multiplate-forme, communautaire, publié sous licence
GPL. Véritable référence en la matière, c’est un logiciel massivement utilisé par les SDIS et interfaçable
avec NexSIS.
Action 7 - Préparer l'interfaçage-métier avec NexSIS
Le système d’information géographique du SDIS doit être interfacé avec le logiciel de gestion
opérationnelle, aujourd’hui Artemis et demain NexSIS.
Le système d’information géographique (SIG) de NexSIS 18-112 est un système transversal dédié à la
cartographie et interfacé avec les autres composants de NexSIS 18-112, à savoir le système de gestion
des alertes (SGA), des opérations (SGO), de crise (SGC), et les applications mobiles. Il intervient ainsi
sur toute la chaîne de traitement d’une situation d’urgence : du routage de l‘appel à la supervision des
opérations en cours, en passant par la localisation de l’alerte et la détermination du contexte
opérationnel et de la priorité opérationnelle. Sur le plan national, le SIG sera nourri par son interfaçage
avec des partenaires, et notamment l’Institut national de l’information géographique et forestière
(IGN) qui permettra la mise en place d’un réseau routier en navigation GPS sur l’ensemble du territoire.
Sur le plan local, le système s’appuiera sur les données des SIG local qu’il pourra également alimenter
(création ou mises à jour de données).
Les modalités d’interfaçage entre le SIG local et le SIG NexSIS font l’objet d’un cahier des charges
spécifiques impliquant un important travail préalable de préparation, d’organisation et de mise en
forme des données existantes ou à créer (données requises par NexSIS).
Mission 2 : Organiser les moyens d’incendie et de secours en lien avec la doctrine et le plan de
couverture opérationnelle
Le SDIS du Lot dispose d’un parc matériels roulants et de petits matériels opérationnels qu’il convient
de mettre à niveau et de moderniser en référence à l’actualisation de la doctrine opérationnelle de
couverture des risques portée par le SDACR (cf. Partie 3 / I.). Les termes de la doctrine actualisée sont
transcrits de façon qualitative (nature des moyens de réponse opérationnelle), quantitative (nombre)
et géographique (positionnement sur le territoire) au travers d’un Plan de Couverture Opérationnelle
(PCO). Sur cette base et dans le cadre d’un Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI) 2023-2027 voté à
cet effet en date du 05/04/2023, il convient de mettre à niveau et de moderniser le parc des matériels
roulants, de rationnaliser, uniformiser et compléter la dotation en petits matériels opérationnels et
d’organiser des réserves territoriales de petits matériels et équipements de secours.
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Mettre à niveau et moderniser le parc des matériels roulants
Action 8 - Assurer le renouvellement normal des véhicules de secours prévus au Plan de couverture
opérationnelle
Conformément aux règles d’amortissement en vigueur au sein du SDIS du Lot, il convient d’assurer le
renouvellement normal des véhicules parvenus au terme de leur amortissement et prévus au Plan de
couverture opérationnelle.
Action 9 - Acquérir et/ou adapter les nouveaux moyens prévus au Plan de couverture opérationnelle
Conformément aux besoins exprimés, il convient de procéder à l’acquisition et/ou à l’adaptation des
nouveaux moyens prévus au Plan de couverture opérationnelle.
Rationaliser, uniformiser et compléter la dotation en petits matériels opérationnels
Action 10 - Mettre à niveau les armements des véhicules d’incendie et de secours
Les véhicules d’incendie et de secours sont armés de matériels spécifiques correspondant aux attendus
de leurs missions. Aujourd’hui, le constat est fait que les armements peuvent différer d’un véhicule à
un autre véhicule du même type, qu’ils peuvent comprendre des matériels jamais utilisés ou bien qu’ils
devraient être complétés aux regard de besoins identifiés et non couverts.
Aussi, parallèlement à la définition du Plan de Couverture Opérationnelle, il est procédé à la définition
d’un Inventaire-type des moyens de réponse opérationnelle actualisant le périmètre de l’armement
de chaque véhicule d’incendie et de secours.
Dans la continuité de ce travail, il convient de mettre à niveau les armements de l’ensemble des
véhicules de façon conforme au dit inventaire.
Action 11 - Mettre en place une politique de « lots opérationnels »
En complément des véhicules d’incendie et de secours et de leur armement propre, les centres
d’incendie et de secours sont dotés de petits matériels opérationnels destinés à accomplir des missions
diverses (épuisement, destruction d’hyménoptères, capture d’animaux…). Aujourd’hui, ces dotations
apparaissant comme disparates d’une unité à l’autre, parfois inadaptées (matériels non utilisés,
inappropriés ou absents) et susceptibles de créer une différence de capacité, de traitement et de
réponse à l’échelon local.
L’uniformisation et la rationalisation de ces dotations passent par la mise en place de lots
opérationnels standardisés (avec des capacités opérationnelles types) judicieusement répartis sur le
territoire (à l’échelle des centres d’incendie et de secours, des secteurs opérationnels, des UTIS ou du
département) en fonction des besoins et de la complémentarité attendue et voulue entre centres
d’incendie et de secours.
Le Plan de couverture opérationnelle et l’Inventaire-type des moyens de réponse opérationnelle en
ayant défini la nature, le nombre, la composition et l’affectation, il convient de procéder au
conditionnement des lots opérationnels en mobilisant les matériels existants et en faisant l’acquisition
des matériels manquants.
Organiser des réserves territoriales de petits matériels et équipements de secours
Action 12 - Déployer des réserves de proximités de petits matériels et équipements de secours
En complément des dotations de base des CIS en petits matériels et équipements de secours intégrés
aux véhicules d’incendie et de secours et aux lots opérationnels, il convient d’organiser et de déployer
des réserves de proximité (à l’échelle du CIS ou de l’UTIS) permettant aux CIS de palier au
remplacement des petits matériels et équipements défectueux. Ces réserves doivent être envisagées
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comme une première réponse immédiate dans le reconditionnement de la capacité opérationnelle du
CIS, en avance de phase au passage hebdomadaire de la navette interservices ou à l’intervention des
équipes d’astreinte et/ou logistiques.
Ces réserves de proximité viennent en complément des véhicules d’incendie et de secours de réserve
déployés à l’échelle des secteurs opérationnels.
Mission 3 : Organiser les ressources humaines au profit d’une réponse opérationnelle pérenne et de
qualité
Consolider les effectifs en lien avec les effectifs-cibles et la cartographie des emplois
permanents
Action 13 - Piloter les effectifs des CIS et des équipes spécialisées pour tendre vers les effectifs cibles
Par délibération du 16/12/2022, le CASDIS du Lot a défini et arrêté des effectifs cibles pour les centres
d’incendie et de secours et pour la sous-direction Santé et secours médical. L’effectif cible est défini
comme l’effectif que doit atteindre une entité pour garantir sa capacité à réaliser au mieux les missions
qui lui sont confiées. Ces effectifs cibles constituent à la fois un outil managérial pour les chefs de
centre et le médecin-chef et une base de référence pour les fonctions supports (formation, bâtiments,
habillement).
Le cadre étant posé, il convient désormais de définir et de mettre en œuvre la démarche permettant
d’atteindre et de pérenniser ces effectifs cibles et d’accompagner les chefs de centre et le médecin-
chef dans les recrutements.
Action 14 - Créer les postes prévus à la cartographie des emplois
La cartographie des emplois permanents du SDIS du Lot arrêtée par délibération du CASDIS en date du
14/10/2022 prévoit la suppression/transformation de sept postes sur la base des effectifs actuels
majorés de trois créations d’emplois correspondant à 2.5 ETP supplémentaires.
En application de cette cartographie qui constitue le cadre contractuel de la gestion RH de
l’établissement, il convient :
- de procéder aux suppressions/transformations de postes prévues au fur et à mesure des
opportunités ;
- de procéder aux créations d’emplois.
Action 15 - Mettre en œuvre et évaluer annuellement un plan d'action Volontariat et citoyenneté
Sur la base du Plan d’action Volontariat 2019-2021 et des Tables rondes du volontariat de juin 2022, le
SDIS formalise, met en œuvre et évalue annuellement un plan d’action en faveur du volontariat et de
la citoyenneté articulé autour de trois objectifs : attirer, fidéliser et vivifier.
Renforcer et pérenniser la disponibilité opérationnelle
Action 16 - Piloter la disponibilité des CIS et améliorer sa gestion
Pilier du modèle de réponse opérationnelle, la disponibilité opérationnelle des sapeurs-pompiers doit
plus que jamais faire l’objet d’un management particulier, tant à l’échelle globale (celle du corps
départemental) qu’à celle des unités opérationnelles (centres d’incendie et de secours). La relation
linéaire entre les variations de l’effectif global et de la disponibilité opérationnelle qui prévalait
jusqu’alors ne se vérifie plus aujourd’hui : l’augmentation de l’effectif global ne se traduit plus par une
augmentation de la disponibilité globale. De plus, si la disponibilité opérationnelle globale à l’échelle
du département est toujours supérieure au potentiel opérationnel journalier réglementaire – y
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compris en journée semaine – les fortes disparités de situations entre les centres d’incendie et de
secours montrent les difficultés et les limites du système.
Trois actions sont projetées :
- l’éducation à la disponibilité (optimisation de la déclaration individuelle et collective de la
disponibilité) ;
- le pilotage de la disponibilité, global et local (formalisation d’une doctrine, définition d’indicateurs
de suivi…) ;
- la facilitation de la disponibilité (actions sur les modes et les outils de déclaration, optimisation du
temps de mobilisation opérationnelle, recrutements ciblés sur des profils types…)
Action 17 - Poursuivre et développer le relationnel et le conventionnement avec les employeurs
Associer volontariat et activité professionnelle est incontournable : parce que la disponibilité des
sapeurs-pompiers volontaires en journée semaine est étroitement liée aux autorisations d’absence sur
le temps de travail accordées par leurs employeurs ; parce que l’emploi est un facteur déterminant de
la « fixation » d’un sapeur-pompier sur un territoire donné.
L’accent doit être mis sur :
- le développement du relationnel local avec les acteurs économiques de chaque territoire,
employeurs actuels ou futurs employeurs potentiels de sapeurs-pompiers volontaires (connaître, se
faire connaître et reconnaître) ;
- la poursuite de l’effort de conventionnement adapté SDIS/Employeur/SPV au bénéfice d’une plus
grande disponibilité organisée ;
- la création d’un « club employeur » afin d’offrir aux employeurs de sapeurs-pompiers volontaires
conventionnés des prestations et l’appui d’un réseau lui permettant d’échanger et de conforter ses
pratiques.
Action 18 - Renforcer le travail partenarial avec les partenaires du secours
Le cumul de temps passé en intervention devient un frein à la disponibilité du sapeur-pompier
volontaire qui intervient le plus souvent sur un temps d’activité professionnelle. Pendant ce temps
professionnel, le temps de mobilisation opérationnelle est devenu un temps fini : au terme de ce temps
passé en intervention, le sapeur-pompier se déclare indisponible pour préserver son activité
professionnelle. Les sollicitations et mobilisations injustifiées, l’allongement des temps de prise en
charge ou de transport vers des urgences hospitalières plus souvent éloignées… sont autant de
facteurs qui accentuent le phénomène.
Connaître et se faire connaître des acteurs partenaires du secours (police, gendarmerie, SAMU,
ambulanciers…) pour que soit prise en compte la spécificité de la réponse sapeur-pompier basée à plus
de 90% sur le volontariat et que la sollicitation soit optimisée (dépose des victimes au CH de proximité,
mise en place de jonctions SDIS/ETSP, temporisation des carences, désengagement des sapeurs-
pompiers au terme immédiat de leurs actions de secours…) : tel est l’enjeu du relationnel partenarial
qui doit être poursuivi et renforcé.
Former les personnels et moderniser l'environnement pédagogique
Action 19 - Mettre en œuvre un plan pluriannuel de formation en adéquation avec les besoins
L’article L423-3 du code général de la fonction publique dispose que les collectivités territoriales et les
établissements publics en relevant établissent un plan de formation annuel ou pluriannuel qui
détermine le programme des actions de formations.
A ce jour, le service formation organise annuellement l’offre de formation, sans véritablement réaliser
de plan de formation. La définition d’effectifs cibles pour les centre d’incendie et de secours et sa
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déclinaison en terme de compétences, la mise en place d’une cartographie des emplois permanents
et les travaux actuels autour de l’actualisation du SDACR permettent aujourd’hui d’appréhender les
besoins en formation non plus comme un recueil de besoins individuels mais comme un ensemble de
besoins pour atteindre et maintenir les objectifs de compétences attendues. Ces besoins sont
désormais formalisés au travers d’un plan pluriannuel de formation 2023-2027 (en cours de validation)
qu’il convient de mettre en œuvre, de piloter et de faire vivre.
Action 20 - Développer la transversalité inter-SDIS des outils pédagogiques
La mise en œuvre de la formation des personnels nécessite le recours à des outils pédagogiques
diversifiés, spécifiques et/ou techniques (outils de mise en situation opérationnelle, formation de
spécialités, plateformes de formation à distance...). Il est souvent difficile pour un SDIS – qui plus est
un SDIS de petite taille – de satisfaire seul à la couverture de ces besoins tant en termes de ressources
financières qu’humaines. Aussi, il convient de poursuivre et de renforcer la démarche de partenariat
avec d’autres SDIS tant sur la mise à disposition que sur la conception d’outils pédagogiques.
Action 21 - Accompagner la formation des JSP
Le décret 2021-1569 assoit une gouvernance partagée dans la formation des jeunes sapeurs-pompiers.
L’animation des sections relevait quasi-exclusivement du domaine associatif sous le joug de l’Union
départementale des sapeurs-pompiers. Ce changement de paradigme incite le SDIS à soutenir cette
activité qui se fragilise dans le Lot, marquée par un désengagement des formateurs, alors même que
les JSP seront pour la plupart sapeurs-pompiers volontaires à l’issue de trois années de préparation.
Le SDIS et l’UD portent l’ambition de consolider l’animation des sections en recherchant l’équilibre
entre l’énergie à consacrer et la ressource disponible. Le résultat recherché d’ici 3 ans est de constituer
9 sections de 12 JSP, soit un potentiel de 36 JSP en capacité d’intégrer un centre après obtention du
brevet. Le dispositif passe par l’indemnisation des animateurs par le SDIS, la définition d’un planning
de formation supportable, la répartition de l’effort à fournir sur plusieurs centres de secours au sein
de chaque UTIS.
Action 22 - Adapter et développer le plateau technique de formation
Le SDIS du Lot ne dispose pas à ce jour de véritable plateau de formation adapté et pérenne. Il bénéficie
de la mise à disposition, dans le cadre d’un bail emphytéotique prévu de s’éteindre en 2029, d’une
plateforme de formation localisée sur le site d’Auzole à Saint-Pierre-Lafeuille. Cette plateforme
accueille depuis 2010 les activités de formation à la conduite tout-terrain et aux feux réels, et depuis
2022 (et de façon provisoire) les activités de formation liées au secours routier depuis la fin de la mise
à disposition du site de Viroulou.
L’ambition du futur plan pluriannuel de formation peut difficilement être servie par l’existant. Aussi,
parce que disposer d’un plateau technique de formation est la garantie de l’harmonisation et de la
consolidation des pratiques opérationnelles, le SDIS, en lien avec les actuels propriétaires du site, porte
un projet d’adaptation et de développement la plateforme de formation existante. Ce projet, porteur
d’une extension de l’emprise au sol et d’une diversification des thématiques de formation, est prévu
de s’inscrire sur plusieurs années, dès 2023.
Fiabiliser et/ou organiser la permanence des fonctions de commandement et de
soutien technique par l’astreinte
Action 23 - Fiabiliser la permanence de la chaîne de commandement
Pour conduire ses missions opérationnelles, le SDIS doit disposer d’une organisation et d’un effectif
permettant en permanence la mobilisation, en tout point du département, de l’ensemble des niveaux
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de la chaîne de commandement. Pour ce faire, il doit optimiser l’employabilité de cette dernière au
travers de la consolidation de la doctrine d’engagement et de la formation des personnels.
Quatre objectifs sont fixés :
- poursuivre l’effort de formation des chefs de groupe de manière à disposer d’un chef de groupe par
CIS à minima (dans la limite d’un nombre de chefs de groupe par secteur opérationnel égal à 2 fois
le nombre de CIS) et à donner cette compétence à l’ensemble des lieutenants de sapeurs-pompiers
professionnels de deuxième classe ;
- poursuivre l’effort de formation des chefs de groupe feux de forêt de manière à garantir une
couverture homogène sur l’ensemble département (3 FDF3 par secteur opérationnel + tous les chefs
de groupe CODIS) ;
- maintenir et développer la compétence chef de groupe PC à l’échelle des secteurs opérationnels ;
- former tous les capitaines de sapeurs-pompiers professionnels à la fonction de chef de colonne ;
- former tous les chefs de colonne et chefs de site participant à l’astreinte de la chaîne de
commandement à la fonction de chef de colonne feux de forêt.
Action 24 - Fiabiliser la permanence de la réponse SIC
Dans un environnement-métier où l’informatique et les systèmes d’information et de communication
supportent les fonctions administratives et opérationnelles, la permanence du service est un enjeu
majeur de la pleine réalisation des missions. Le SDIS dispose à ce jour d’une astreinte dont les missions
et l’organisation de mise en œuvre doivent être reprécisées.
Action 25 - Mettre en place une permanence de la réponse technique/mécanique
Le maintien opérationnel en tous temps du parc « matériels opérationnels » (matériels roulants et
équipements opérationnels) conditionne la permanence de la réponse opérationnelle en tout point du
territoire et pour l’ensemble des missions. En complément des matériels de réserve mis en place à
l’échelle des centres d’incendie et de secours et des secteurs opérationnels, il est nécessaire
aujourd’hui d’organiser une permanence technique/mécanique en capacité d’intervenir en mode
curatif, dès lors que le recours aux matériels de réserve n’apporte pas une solution adaptée, et en
mode préventif, dans le cas d’interventions d’importance de nature à impacter l’intégrité des matériels
(feux de forêt et d’espaces naturels par exemple).
Mission 4 : Consolider le maillage territorial et adapter les bâtiments aux enjeux humains, opérationnels
et énergétiques
La couverture opérationnelle repose sur un maillage confirmé du territoire départemental par 30
centres d’incendies et de secours. La consolidation de ce maillage intègre la dimension humaine telle
que traitée précédemment mais aussi une adaptation des bâtiments aux enjeux humains,
opérationnels et énergétiques.
Un audit bâtimentaire du parc immobilier a été réalisé en 2022 afin de prioriser les travaux nécessaires
pour maintenir le parc immobilier du SDIS et l’adapter aux besoins nouveaux et à leurs impacts (forte
féminisation des effectifs, évolution de la gestion de l’alerte, généralisation de la fibre optique…).
Cette audit a permis de dégager quatre orientations :
- poursuivre l’effort de rénovation et la réhabilitation des bâtiments du SDIS tout en y intégrant les
nouveaux projets structurants ;
- assurer l’entretien courant et à l’amélioration du bâti existant ;
- aménager et adapter les capacités d’accueil des vestiaires et des sanitaires dans les centres
d’incendies et de secours ;
- sécuriser les installations électriques et informatiques.
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Le Plan d’équipement Infrastructures 2023-2027 voté le 05/04/2023 intègre la programmation et le
financement de ces orientations telles que cadrées par les Objectifs 12, 13 et 14.
Poursuivre l’effort de rénovation et de réhabilitation des CIS
Action 26 - Porter les projets de rénovation (construction neuves)
Le Plan d’équipement Infrastructures 2023-2027 prévoit la construction de quatre centre de secours :
Cahors, Catus, Salviac et Montcuq.
Action 27 - Porter les projets de réhabilitation inscrits au PPI
Le Plan d’équipement Infrastructures 2023-2027 prévoit la réhabilitation de sept centres d’incendie et
de secours : Bagnac-sur-Célé, Cajarc, Lacapelle-Marival, Les Quatre-Routes, Limogne-en-Quercy,
Livernon et Prayssac.
Engager l'entretien courant et l'amélioration des bâtis
Action 28 - Rénover et entretenir les bâtiments existants
Le parc immobilier du SDIS est à 50 % rénové. Cependant, si l’on veut que celui vive conformément à
son amortissement, il convient de l’entretenir régulièrement afin que le moins de dommages possibles
puisse être constaté.
Le Plan d’équipement Infrastructures 2023-2027 prévoit des opérations d’entretien et de rénovation
autour de six natures de travaux priorisées : réfection de toitures (5 CIS), rénovation de façades (6 CIS),
peintures intérieures, rénovation énergétique de l’éclairage (éclairage LED), reprise et l’amélioration
de la signalétique des bâtiments (21 CIS) et motorisation/automatisation des portails (2 CIS).
Action 29 – Aménager et adapter les capacités d’accueil des vestiaires dans les CIS
La féminisation croissante de nos effectifs (23.12% au 31/12/2022) rend (et rendra) inadaptée la
plupart de nos capacités d’accueil des centres d’incendie et de secours. Le sous-dimensionnement
structurel des vestiaires féminins pose la question de la décence des conditions d’accueil et, dans
certains cas, fait obstacle au recrutement. Cette problématique est identifiée comme une
problématique majeure de nature à impacter le potentiel opérationnel des centres.
Le Plan d’équipement Infrastructures 2023-2027 prévoit 14 opérations majeures (dont 4 inscrites dans
le cadre des rénovations et 7 dans le cadre des réhabilitations) et plusieurs opérations de plus faible
ampleur.
Sécuriser les installations électriques et informatiques des CIS
La sécurisation des installations électriques et informatiques des unités opérationnelles est un enjeu
opérationnel. Elle vise à garantir en tout temps la réception de l’alerte et l’alarme des personnels.
Cette alerte et cette alarme reposent désormais entièrement sur la mise œuvre d’équipements et de
réseaux informatiques et radiotéléphoniques. Les évolutions techniques et technologiques en la
matière rendent nos infrastructures de plus en plus sensibles et dépendantes de la permanence de
l’électricité.
Action 31 - Sécuriser l'alimentation électrique des équipements critiques par des groupes électrogènes
La grande majorité des centres d’incendie et de secours (26 sur les 30) ne disposent pas aujourd’hui
de sécurisation électrique. Les interruptions d’alimentation électrique conduisent à un
fonctionnement dégradé (et accepté) des fonctions alerte et alarme des personnels et à une
interruption de toutes les autres fonctions.
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Les évolutions technologiques ont amené à l’installation de fibres optiques dans chaque centre dans
le but d’assurer une connexion téléphonique permanente et fiable. Contrairement à la technologie
« cuivre » qui permettait le fonctionnement en mode dégradé, la technologie « fibre » requiert une
alimentation électrique permanente.
Ces évolutions ont également conduit à la mise en service de périphériques opérationnels (tablettes
bilan dans le cadre du secours à personne par exemple) et d’un contrôle d’accès aux bâtiments qu’il
est nécessaire de maintenir en charge.
Pour ces raisons, le Plan d’équipement Infrastructures 2023-2027 prévoir la dotation des unités non
dotées de groupes électrogènes calibrés pour maintenir les fonctions alerte, alarme des personnels,
périphériques opérationnels et contrôle d’accès.
Action 32 - Sécuriser les équipements critiques par des onduleurs nouvelle génération
Les équipements informatiques mis en œuvre sont de plus en plus sensibles aux variations de courant.
Ainsi, lorsque le courant délivré n’est pas « propre », le système se met en sécurité, le service est
interrompu tout comme l’alerte et l’alarme des personnels.
Pour ces raisons, le Plan d’équipement Infrastructures 2023-2027 prévoir la dotation de l’ensemble
des unités opérationnelles en onduleur nouvelle génération.
Action 33 - Généraliser les baies de brassage informatique
Au fil du temps, le nombre de matériels informatiques entrant dans le processus de l’alerte et de
l’alarme des personnels n’a cessé de croitre. La prise en compte des matériels actuels et nouveaux se
heurte désormais à la place disponible dans les baies informatiques dont le dimensionnement n’est
plus adapté. Par nécessité de sécurisation de l’existant et d’anticipation des besoins nouveaux, il
apparaît nécessaire de remplacer les baies obsolètes par des baies informatiques adaptées.
II.3.2.2 Optimiser et sécuriser l’exercice des missions opérationnelles et des missions supports
Mission 5 : Piloter et évaluer les processus-métiers et les politiques mises en oeuvre
Déployer les outils de pilotage et d'évaluation
Action 35 - Mettre en place le cadre de l'autoévaluation
Dans le cadre général de la démarche de management par la qualité, l’objectif est de mettre en œuvre
une autoévaluation continue de la couverture opérationnelle des risques en termes d’organisation, de
pratiques professionnelles et de résultats produits.
Etablir les diagnostics des vulnérabilités et bâtir un plan de continuité des activités
Dans un contexte de menaces et de vulnérabilités grandissantes (crise sanitaire de la Covid19, piratage
informatique, interruption durable de services de télécommunication, complexification des systèmes
d’information et de communication…), le risque de dégradation et de perturbation majeure des
activités du SDIS est grandissant.
Action 37 - Identifier et évaluer les principales vulnérabilités de l'organisation
Si le SDIS se doit de garantir une continuité de ses activités en situation de crise, toutes les activités
n’ont pas le même impact sur le fonctionnement de la structure en cas d’arrêt inopiné. Le diagnostic
de vulnérabilité constitue le socle de la stratégie qui visera à préparer le SDIS et à réduire sa
vulnérabilité. L’évaluation de ces vulnérabilités en termes de probabilité et de gravité doit conduire à
une liste de préconisations. Celles-ci feront l’objet d’arbitrages selon une logique d’acceptation, ou
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non, du risque à couvrir. Le livrable attendu est un plan d’actions à mener pour accroître la résilience
de la structure dans des domaines variés : énergies, internet, carburants…
Action 38 - Réactualiser le plan de continuité des activités
Décliner la stratégie et l’ensemble des dispositions à prévoir pour garantir au SDIS la continuité de ses
activités jugées indispensables (délivrer le secours notamment) et la reprise progressive des autres
activités (activités délestables sur une période donnée) à la suite d’un sinistre ou d’un événement
perturbant gravement son fonctionnement normal, est une nécessité. C’est l’objet du Plan de
Continuité des Activités (PCA). Le SDIS ne disposant pas à ce jour d’un plan de continuité d’activité
actualisé et opérant, la résilience de l’organisation n’est pas garantie. L’objectif est de procéder à la
réactualisation de son PCA.
Mission 7 : Optimiser et sécuriser l’exercice des missions opérationnelles
Maîtriser l'activité opérationnelle
Action 50 - Optimiser les procédures de traitement de l'alerte et d'engagement des moyens du SDIS
Action 51 - Poursuivre et développer le travail d'information et de concertation auprès des partenaires
et bénéficiaires des secours
Accroître la sécurité des personnels en intervention
Action 52 - Sécuriser les opérations de secours routiers contre les risques de sur accident (balisage)
En cas d’intervention pour accident de circulation, la première mission des secours est la sécurisation
de la zone d’intervention par un balisage d’urgence ; cette action prioritaire et indispensable vise la
protection des intervenants et doit être effectuée au plus tôt après l’arrivée sur les lieux d’un VSAV.
A l’heure actuelle, les VSR (au nombre de 7 sur le département) sont les seuls engins disposant des
équipements adaptés pour assurer une sécurisation d’intervention ainsi qu’un balisage d’urgence. Or,
il apparait que les délais d’intervention de ces véhicules laissent très souvent le VSAV seul sur
intervention sur une durée largement supérieure à 20 minutes.
L’objectif est de doter tous les centres d’incendie et de secours d’une capacité de balisage et de
protection physique des premiers intervenants mobilisable de façon concomitante à l’engagement du
véhicule de secours aux victimes.
Action 53 - Renforcer les capacités de détection en intervention
Lors d’interventions, les sapeurs-pompiers peuvent être confrontées à des atmosphères explosives ou
toxiques (enfumées ou non) constituant une véritable menace. Le moyen conventionnel pour détecter
ces atmosphères est l’explosimètre. A ce jour, le SDIS ne dispose seulement que de 8 explosimètres
répartis dans les unités opérationnelles aux plus fortes activités. En fonction des besoins, ces
explosimètres sont transportés sur les secteurs de défense des autres centres d’incendie et de secours,
avec un délai de mise en œuvre incompatibles avec la réalisation des premières reconnaissances. Parce
qu’il s’impose comme un outil indispensable à la sécurité des sapeurs-pompiers, l’objectif est d’aboutir
à la dotation d’un explosimètre par centre d’incendie et de secours.
Dans le même esprit, l’utilisation des caméras thermiques dans les phases de recherche de foyer ou
de déblais participe de l’efficacité de la mission (limitation des reprises) et de la sécurité des sapeurs-
pompiers. L’objectif est d’étendre le parc de 6 caméras actuellement à 30 caméras (1 par centre
d’incendie et de secours).
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Action 54 - Renforcer les moyens de communication des personnels engagés en phase d'attaque sur
incendie
Lors des phases d’attaque sur incendie, les situations où le chef d’agrès perd de vue ses binômes lors
d’investigation sont fréquentes. Actuellement, hormis le dispositif d’homme mort, aucune
communication n’est alors possible entre les deux parties. Cette situation est préjudiciable au partage
de l’information mais aussi à la sécurité des personnels engagés. Pour ces raisons, l’objectif est de
doter les binômes d’attaque d’un dispositif de réception et de transmission permanent entre le chef
et les binômes.
Action 55 - Développer la fonction "Officier sécurité" sur interventions dimensionnantes
Le commandant des opérations de secours (COS) coordonne l’activité́ de l’ensemble des intervenants
présents sur l’opération. Il veille, à la lumière des éléments dont il dispose, à mettre en place, une
organisation favorisant la préservation de leur sécurité́. Pour cela :
- il organise la répartition des actions pour répartir la charge opérationnelle de manière adaptée ;
- il s’assure de la mise en œuvre des moyens de protection individuelle adaptés ;
- il s’assure de la mise en place des moyens de communication entre les équipes et lui ;
- il met en place les dispositifs collectifs permettant d’anticiper une évolution défavorable de la
situation.
Cependant, en considérant que certaines interventions peuvent être complexes et sur une grande
surface, le maintien des conditions de sécurité peut s’avérer délicate. Le renfort, à la demande du COS
et sous son autorité, d’un officier sécurité en charge de la sécurité individuelle et collective et du
conseil auprès du COS est de nature à accroître le niveau de sécurité global de l’intervention. Dans ce
cadre, l’objectif est de formaliser la fiche de poste de cet « officier sécurité » et de définir les modalités
de son engagement opérationnel.
Action 56 - Renforcer la place du SSO
Le Soutien Sanitaire Opérationnel (SSO) a pour but de s’assurer que la condition physique et mentale
des personnels sur intervention ou en entrainement ne se détériore pas au point d’affecter la sécurité́
et la santé de chacun et/ou de mettre en péril la bonne marche de l’opération. Sur la zone
d'intervention, l'emplacement de la zone SSO doit être défini et peut être coordonnée par des
personnels dédiés. Le SDIS du Lot fait le choix d’y dédier du personnel spécifique appartenant au
service de santé et de secours médical pour les interventions importantes ou à caractères particuliers
et d’y affecter un vecteur spécifique qui permet de prendre en charge plusieurs intervenants en
simultané.
A l’heure actuelle, la mise en œuvre du SSO repose sur 3 véhicules légers positionnés dans trois centres
d’incendie et de secours du département. Ces véhicules sont vieillissants et ne permettent pas la mise
au repos allongé d’un sapeur-pompier en difficulté. L’objectif est de remplacer les 3 véhicules légers
par un véhicule de type fourgon permettant une optimisation de l’équipement et des possibilités
offertes en termes de prise en charge de victimes.
Adapter les tenues d’intervention, améliorer leur entretien et renforcer leur hygiène
Action 57 - Finaliser le remplacement des tenues de feu
Les tenues de feu constituent l’équipement de protection individuelle de base du sapeur-pompier pour
les interventions liées aux incendies (incendies de structures, de forêts et d’espaces naturels…) mais
aussi, liées à certaines opérations diverses et au secours routier. Afin de limiter le nombre d’effets par
sapeur-pompier (une tenue par mission), le SDIS du Lot a fait le choix de d’acquérir des tenues de feu
répondant aux normes de protection incendie et de haute visibilité.
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Une partie du parc a été renouvelée en ce sens. De nouvelles normes impliquant des évolutions
majeures dans la tenue telle que nous la connaissons sont annoncées à court terme dans un contexte
d’incertitudes de fonctionnalités et de prix. L’objectif est donc de finaliser le remplacement des
anciennes tenues au rythme de la mise à la réforme et avant l’arrivée sur le marché des nouvelles
tenues, en réponse à un objectif d’uniformité du parc.
Action 58 - Intégrer l'évolution normative en matière de cagoule (cagoules filtrantes)
A l’instar des tenues de feu, les évolutions techniques des équipements de protection individuelle font
apparaitre la cagoule de protection filtrante, configurée pour les feux de structures et d’espaces
naturels, et destinée à protéger du risque thermique et à garantir la filtration de certaines particules
fines et suies (protection des voies respiratoires et les zones dites « sensibles » au niveau du crâne et
du cou). Cet équipement obligatoire représente pour le SDIS la solution de protection des sapeurs-
pompiers dans le cadre de la prévention des risques liés à la toxicité des fumées.
L’acquisition de ce type d’effet doit se faire à minima sur les deux prochaines années. Cette stratégie
permet d’attendre la consolidation de la norme avant de se porter acquéreur de deux cagoules par
sapeur-pompier. Ce dispositif est permis par la norme elle-même.
Action 59 - Doter l'ensemble des unités opérationnelles de lave-linges et de sèche-linges
Les tenues d’intervention portées par les sapeurs-pompiers nécessitent un lavage régulier destiné à
éliminer les différentes souillures (résidus de fumées, projections de sang ou autres miasmes…).
A l’exception des tenues de feu dont le lavage doit être réalisé par le SDIS selon un protocole
spécifique, le nettoyage des autres tenues est en grande partie réalisé par les agents eux-mêmes à leur
domicile. Le code du travail et le bon sens imposent au SDIS de mettre à disposition des machines à
laver dans chaque centre d’incendie et de secours. Ces mêmes machines permettront également de
laver les effets vestimentaires portés à l’occasion des activités de service (tenues de sport).
Action 60 - Mettre en place des kits de traitement primaire des résidus de fumées en surface des
tenues d’intervention
La prise en compte des risques liés à la toxicité des fumées d’incendie est un véritable enjeu de santé
pour les sapeurs-pompiers. Parmi les points d’attention à observer, celui du traitement primaire des
résidus de fumées en surface des tenues d’intervention s’impose comme une action a minima et un
préalable à tout process de décontamination (passage en armoire de décontamination…). Ce
traitement primaire par brossage n’existe pas au sein du SDIS du Lot et doit être mis en place dans tous
les véhicules d’incendie sous la forme d’un kit de traitement primaire.
Sécuriser l’activité de secours à personne et améliorer le diagnostic préhospitalier
Action 61 - Sécuriser la réception et le traitement de l’alerte par la mise en place d’une plateforme
unique 18/15/112
L'interconnexion entre le centre de traitement de l'alerte (CTA) des SDIS et les centre de réception et
de régulation des appels (CRRA) des SAMU représente un maillon essentiel dans le traitement des
demandes de secours et d'aide médicale urgente. Dans le département du Lot, sa mise en œuvre est
actuellement assurée par voie téléphonique et informatique (échange des "fiches patients"), chaque
entité occupant des locaux propriété de leur structure d'appartenance. Bien que fonctionnelle, la
séparation de ces deux centres de traitement des appels s'accompagne de contraintes liées
notamment à la résilience de chacune des structures mais aussi à l'efficience du traitement des
sollicitations.
La mise en place d’une co-localisation physique des moyens du SDIS et du SAMU au sein d’une
plateforme commune 15-18-112 est une voie encouragée par les retours d’expérience des
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expérimentations-créations lancées depuis 1990 (dix-neuf plateformes en service à ce jour) et par les
orientations en la matière du Président de la République (généralisation des plateformes uniques après
une phase d’expérimentation et de définition du format-type (2022-2024) prévue par la Loi n° 2021-
1520 du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le
volontariat des sapeurs-pompiers et les sapeurs-pompiers professionnels).
Le projet de création d’une plateforme commune 15-18-112 – incluant la dimension soins avec
l’intégration du Service d’Accès aux Soins (SAS) et la Permanence Des Soins Ambulatoires (PDAS) –
dans le département du Lot s’inscrit, pour l’heure, dans une démarche stratégique de territoire
dépassant le seul cadre de la mise en commun de moyens soutenue par l’Etat, le Département, le
Centre Hospitalier de Cahors, le SAMU et le SDIS.
Les enjeux identifiés s’articulent autour de cinq axes :
- l’optimisation du traitement de l’alerte et de la gestion opérationnelle dans le secours, en situations
ordinaires (réduction du délai de traitement des appels et fiabilisation de la réponse opérationnelle
par la concertation, l’application de procédures communes assurant l’unicité et la fiabilité de
l’information, la traçabilité partagée des interventions…) et exceptionnelles (mutualisation des prises
d’appels) ;
- l’ancrage de la régulation médicale et de la coordination des secours au plus proche du terrain et des
acteurs du secours ;
- l’amélioration des conditions de travail des personnels (environnements de travail modernes,
mutualisation des formations SDIS-SAMU, appropriation partagée des pratiques professionnelles…) ;
- le renforcement de la sécurité du parcours patient amont par la mise en œuvre du programme
d'amélioration continue du travail en équipe (Programme PACTE [^7], programme pour lequel le
SAMU46 et le SDIS46 se sont engagés à collaborer) ;
- la modernisation des centres opérationnels du SDIS et du SAMU, la mutualisation des installations et
la sécurisation des infrastructures techniques.
Action 62 - Optimiser la réponse de l’avant par la mise en œuvre de moniteurs/défibrillateurs
communicants dans les VSAV
En réponse à une déprise médicale croissante, la télétransmission de données biomédicales et de
tracés cardiaques depuis le véhicule de secours à victimes des sapeurs-pompiers vers la régulation
médicale présente un grand intérêt. L’établissement d’un diagnostic précoce du syndrome coronarien
aigu dans un contexte de douleur thoracique permet de pratiquer le traitement pré-hospitalier adapté
(thrombolyse) et d’orienter la victime vers le centre hospitalier de référence (coronarographie) pour
optimiser la prise en charge de la douleur thoracique. La loi a récemment permis aux sapeurs-pompiers
de pratiquer certains actes de soins d’urgence dont établir un bilan comportant notamment la pression
artérielle, la température et l’électrocardiogramme. La dotation de tous nos véhicules de secours à
victimes d’un moniteur défibrillateur communicant intégrant les appareils de surveillance (tension,
pouls, saturation, ECG et défibrillateur) permettra d’établir ce diagnostic. Ce diagnostic devrait servir
le patient mais aussi contribuer à réduire le nombre et la durée des transports sanitaires.
Action 63 - Expérimenter la mise en œuvre d'un VRM rattaché à la Direction
La Direction du SDIS dispose en son sein d’un médecin et d’un infirmier sapeurs-pompiers
professionnels. L’employabilité opérationnelle de ce binôme pourrait être optimisée par l’armement
d’un Véhicule Radio Médicalisé (VRM) en capacité d’intervenir en lien et/ou en renfort du Service
Mobile d’Urgence et de Réanimation (SMUR) parfois en tension de disponibilité lorsqu’une situation
opérationnelle le justifie. Une expérimentation en ce sens est prévue.
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II.3.2.3 Partager l’information, sécuriser et moderniser les systèmes d’information et de
communication
Mission 8 : Donner les outils de travail aux personnels pour améliorer le travail collaboratif et à distance
Améliorer la dématérialisation des documents et des procédures
Action 64 - Mise en place d'un ENT-Environnement numérique de Travail
La capacité de production documentaire du SDIS est très significative mais l’accès aux documents
souffre d’un mal grandissant. La difficulté à accéder à l’information, aux documents structurants, aux
notes de service…génèrent pertes de temps et crispations. Malgré les efforts consentis pour
développer l’informatique, les usages actuels ont atteint leur limite. Il est apparu la nécessité d’ouvrir
l’accès à l’information au plus grand nombre : PATS, SPP, SPV... et ce, à partir de terminaux
informatiques variés (PC, smartphones…). L’acquisition d’une solution « environnement de travail
numérique » doit combler ces lacunes en ciblant prioritairement la mise à disposition d’une base
documentaire associée à un moteur de recherches puissant, et le partage de la vie du SDIS au
quotidien. La conduite du changement conduira au déploiement de fonctionnalités supplémentaires
au fur et à mesure que les personnels seront en capacité de se les approprier.
Professionnaliser la gestion des données techniques et patrimoniales à l'échelle du SDIS
Action 66 - Déployer un outil collaboratif commun de gestion des données techniques et patrimoniales
Action 67 - Mettre en place un guichet unique à destination des CIS
Action 68 - Pérenniser le dispositif de navette interservices entre les CIS et les services de la Direction
Mission 9 : Renforcer la sécurité des systèmes d’information et de communication
Fiabiliser les communications opérationnelles
Action 71 - Sécuriser le lien Antarès CG-SDIS
La communication opérationnelle entre le terrain et le CTA/CODIS est actuellement assurée par un
réseau radio, propriété de l’Etat, réseau radio nommé ANTARES. Ce réseau, dont la connexion centrale
est assurée par des équipements situés dans les locaux de la préfecture, nécessite une connexion par
faisceau hertzien entre la Préfecture et le CTA/CODIS. Afin de maintenir une qualité optimale de cette
connexion critique pour l’activité opérationnelle, il est proposé son remplacement par un modèle plus
récent et plus résistant aux éventuelles perturbations.
Action 72 - Déployer des terminaux de communication de secours par satellite en cas de crise
La capacité pour les secours à maintenir une communication entre le CTA/CODIS et le terrain en toute
circonstance représente un enjeu fondamental pour la bonne distribution des secours mais aussi pour
la sécurité des intervenants. En cas de crise majeure, la communication par des moyens terrestres
(téléphone portable, téléphone fixe et internet, moyens radios spécifiques de la sécurité civile, etc.)
peut être altérée au point de rendre toute communication impossible. Afin de garantir une
communication minimale depuis le CTA/CODIS ainsi que sur le terrain en cas d’opérations d’envergure,
le SDIS entend se doter d’équipements portables de téléphonie satellitaire.
Action 73 - Rétablir la liaison radio air/sol pour l'accueil des ABE (liaison VHF)
L’augmentation du nombre de crises de sécurité civiles majeures (inondations, feux de forêt, etc.)
entraine une mobilisation de plus en plus fréquente de moyens aéronautiques (hélicoptères et avions
bombardiers d’eau notamment). Toutefois, les moyens de radiocommunication embarqués dans les
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aéronefs (moyens analogiques aéronautiques) ne permettent pas d’assurer les communications
distantes avec le CTA/CODIS (moyens numériques ANTARES) et donc, leur « accueil radio » (prise de
contact et échanges d’informations sur la mission) sur le territoire départemental. Cette limitation est
consécutive à l’abandon des infrastructures analogiques et au basculement sur le réseau numérique
ANTARES et au non-équipement en ANTARES (obstacles techniques) des moyens aériens de la sécurité
civile. Pour pallier à cette difficulté, il apparaît que la solution dans l’immédiat pour rétablir cette
liaison est que le CTA-CODIS se dote d’un émetteur récepteur radio VHF basé sur les fréquences
aéronautiques.
Mission 10 : Moderniser nos outils de gestion de l’alerte, de communication et de gestion opérationnelle
Migrer notre gestion de l'alerte et de l'opération vers la plate-forme digitale des
secours NexSIS
Action 76 - Poursuivre la mise à niveau et la préparation techniques en vue de la migration vers NexSIS
Le logiciel de gestion opérationnelle représente le cœur de l’organisation des secours dans le
département. Désormais obsolète, le logiciel actuel (ARTEMIS) doit être progressivement remplacé par
un nouveau logiciel (NexSIS) développé avec et pour les SDIS par l’agence du numérique de la sécurité
civile. Ce nouveau logiciel va emmener des changements importants dans la manière d’assurer les
prises d’appels et la distribution des secours. En vue de mettre à disposition de l’ensemble des
personnels les moyens adaptés aux nouvelles méthodes de travail, il est proposé de mettre à niveau
les infrastructures par l’acquisition et la mise en œuvre de l’ensemble des équipements centraux et
périphériques (baies informatiques, ordinateurs des opérateurs et chefs de salle, etc.).
Action 77 - Conduire le changement lié à la migration sous NexSIS
Action 78 - Réaliser la bascule progressive entre Artémis et NexSIS
Le logiciel de gestion opérationnelle en service depuis de nombreuses années au sein du SDIS du Lot
est un outil bien connu et maitrisé par les personnels. Le passage à une version modernisée telle que
proposée par le nouveau logiciel (NexSIS) va nécessiter une phase de paramétrage et d’apprentissage
pour l’ensemble des personnels en charge de la gestion de l’activité opérationnelle. Afin d’assurer un
paramétrage puis une formation efficiente des personnels, il est proposé de mettre en place une plate-
forme de formation dédiée. Sa proximité avec le CTA/CODIS permettra une appropriation continue des
nouvelles fonctionnalités, préalable à une bascule définitive vers ce nouveau logiciel de gestion
opérationnelles lorsque le niveau d’appropriation et la qualité de service attendus seront atteints.
Migrer nos communications opérationnelles vers le Réseau Radio du Futur
Action 79 - Conduire le changement lié à la migration sous RRF
En matière de transmissions, les réseaux analogiques ont laissé leur place au numérique : Antares.
Robuste, la technologie et les fonctionnalités sont aujourd’hui désuets au regard des outils accessibles
au grand public via un smartphone. L’ambition de l'Etat est de moderniser radicalement les
communications exploitables par les forces de sécurité civile : photos, vidéos…. Un travail est mené
pour proposer une solution de communication évolutive, bénéficiant des vecteurs d’actualité : le
réseau 4G et bientôt 5G. Le « RRF » exploitera les infrastructures des opérateurs privés avec des
privilèges en termes d’accès et de résilience. Les communications passeront par des smartphones et
des applications dédiées. Le modèle économique est connu et devrait permettre aux premiers
départements de bénéficier d’un déploiement prochain. Le Sdis du Lot est annoncé par l’Etat en 2025.
Son adoption nécessitera de revisiter en profondeur la doctrine d’exploitation des transmissions.
Action 80 - Réaliser la bascule entre Antarès et RFF
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Les communications entre les moyens concourants aux opérations de sécurité civile (Police,
Gendarmerie, sapeurs-pompiers et autorité préfectorale) sont actuellement assurées par un réseau
radio terrestre nommé ARTEMIS. Propriété de l’Etat, ce système est devenu obsolète, entrainant de
plus en plus de difficultés pour son maintien en conditions opérationnelles. Ses capacités techniques
n’étant plus adaptées aux besoins du terrain, l’Etat a fait le choix de le remplacer progressivement par
un système de nouvelle génération nommé RRF, basé sur les infrastructures de communication des
réseaux de téléphonie portable. L’obsolescence du réseau actuel combinée à la mise en œuvre de ce
nouveau réseau pose comme objectif l’adaptation de nos matériels et procédures opérationnelles. Il
est proposé, à terme, de mettre à niveau l’ensemble des équipements radio (équipements fixes et
mobiles) et de procéder à l’adaptation des procédures de communication opérationnelles à ces
nouvelles spécificités (réécriture des nouvelles procédures et formation des personnels).
Développer les outils d'aide à la gestion opérationnelle
Action 82 - Déployer le logiciel CRIMSON au CTA-CODIS et dans les postes de commandement
Crimson Tactic© est une solution logicielle d’exploitation globale et partagée permettant
d’appréhender rapidement une situation tactique opérationnelle (SITAC) et de mettre en œuvre la
doctrine de Gestion Opérationnelle et Commandement (GOC) pour piloter les opérations. Crimson
Tacticc© s’impose désormais comme la solution logicielle de référence en la matière.
Le SDIS prévoit l’acquisition de la solution logicielle Crimson Tactic et d’assurer son déploiement au
niveau du CTA-CODIS et des deux postes de commandement opérationnels du SDIS. Ce déploiement
implique entre autres un aménagement du CTA-CODIS et un reconditionnement des postes de
commandement préalablement à leur informatisation.
Action 83 - Renforcer le réseau des stations météorologiques du SDIS
La disponibilité de données météorologiques diversifiées et temps-réels est une plus-value importante
dans les phases d’anticipation et de gestion opérationnelle. En complément des données fournies par
les prestataires institutionnels (Météo-France notamment), le SDIS du Lot a fait le choix, dans les
années 2015, de créer son propre réseau de stations métrologiques communicantes. Ce sont
aujourd’hui 14 stations implantées en toiture de 14 centres d’incendie et de secours qui composent
ce réseau et qui fournissent en temps-réel et en accès web des données de température, d’humidité,
de vent, de précipitations… Le retour d’expérience de ces dernières années confirme le bienfondé de
cette complémentarité de données et l’intérêt opérationnel de renforcer le maillage avec un objectif
de doter l’ensemble des centres d’incendie et de secours et des deux postes de commandement.
Action 84 - Renforcer notre capacité de téléobservation par drone
Depuis 2015 et à l’image de nombreux SDIS, le SDIS du Lot dispose d’une capacité de téléobservation
par drone qu’il active dans le cadre d’un partenariat de services avec la société Airvolia implantée sur
l’aérodrome de Cahors-Lalbenque. La convention qui lie les deux parties permet une mise en œuvre à
la demande et une observation dans les domaines optiques du visible et de l’infrarouge thermique.
L’objectif du recours à cette technologie est le renseignement aérien et principalement l’appui à la
chaîne de commandement (visualisation d’un sinistre, identification des accès, des sources/flux/cibles,
recherche de victimes, recherche des points chauds, évaluation des actions entreprises,
reconnaissance dans un milieu dangereux, inaccessible ou autre zone d’exclusion…).
Les perspectives de diversification des missions conduisent le SDIS à vouloir renforcer sa capacité de
téléobservation par drone. Ce renforcement passe par la création d’une équipe spécialisée drones
impliquant l’acquisition de matériels et la formation de télépilotes.
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TABLE DES MATIERES
Préambule
Partie 1
Le Corps départemental au filtre du bilan
de la mise en œuvre du SDACR de 2010
FOCUS SUR LE CORPS DEPARTEMENTAL ET SA DYNAMIQUE ............................................................ 5
I.1 UNE ORGANISATION OPERATIONNELLE FONCTIONNELLE ......................................................... 5
I.1.1 Le traitement de l’alerte et la coordination opérationnelle ................................................ 5
I.1.2 Les unités opérationnelles ................................................................................................... 8
I.1.3 Les moyens spécialisés ....................................................................................................... 16
I.2 UNE DEMANDE DE SECOURS EN CROISSANCE CONTINUE ....................................................... 20
I.2.1 Une évolution en résonance avec la tendance nationale .................................................. 20
I.2.2 Une demande de secours polarisée ................................................................................... 21
I.3 DES RESSOURCES HUMAINES A CONSOLIDER........................................................................... 26
I.3.1 Des ressources humaines en croissance maîtrisée ............................................................ 26
I.3.2 Un potentiel opérationnel journalier consolidé mais empreint d’une fragilité en période de
journée semaine ............................................................................................................................ 27
I.4 UN PARC ROULANT MAINTENU ET TRANSFORME .................................................................... 31
I.4.1 Un plan de réorganisation de la couverture opérationnelle en support… ........................ 31
I.4.2 Evolution du parc roulant « poids-lourds » ........................................................................ 31
I.4.3 Evolution du parc roulant « véhicules légers » .................................................................. 34
I.5 UNE GESTION DU PARC MATERIEL OPERATIONNEL EN MUTATION......................................... 36
I.6 UN PARC IMMOBILIER QUI FAIT PEAU NEUVE .......................................................................... 38
REVUE DES ORIENTATIONS PREVUES AU SDACR 2010 ET AVANCEES .............................................. 39
II.1 PROPOSITIONS COMMUNES A L’ENSEMBLE DES RISQUES ...................................................... 39
II.1.1 Disponibilité des SPV par la gestion individuelle et des compétences ............................. 39
II.1.2 Renfort par des gardes postées par des sapeurs-pompiers professionnels dans les CIS à
forte activité .................................................................................................................................. 39
II.1.3 Augmentation des effectifs dans certains CIS ................................................................... 39
II.1.4 L’utilisation de données statistiques comme outil de pilotage stratégique ..................... 39
II.2 PROPOSITIONS RELATIVES AU SECOURS A VICTIME ET A L’ASSISTANCE A PERSONNE ........... 39
II.2.1 L’organisation du secours à personne............................................................................... 39
II.2.2 La formation des personnels ............................................................................................. 40
II.2.3 Les associations agréées de sécurité civile........................................................................ 40
II.3 PROPOSITIONS RELATIVES AUX INCENDIES URBAINS .............................................................. 40
II.3.1 En ce qui concerne les matériels ....................................................................................... 40
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II.3.2 La formation des personnels ............................................................................................. 41
II.4 PROPOSITIONS RELATIVES AUX FEUX DE VEGETATION ........................................................... 41
II.4.1 En ce qui concerne les matériels ....................................................................................... 41
II.4.2 La formation des personnels ............................................................................................. 41
II.4.3 La surveillance aérienne .................................................................................................... 41
II.5 PROPOSITIONS RELATIVES AUX OPERATIONS DIVERSES ......................................................... 42
II.5.1 En ce qui concerne les matériels ....................................................................................... 42
II.5.2 La formation des personnels ............................................................................................. 42
II.6 PROPOSITIONS RELATIVES AUX EQUIPES SPECIALISEES .......................................................... 42
REVUE D’INDICATEURS-METIERS ET CARACTERISATION D’UN « INSTANTANE 2022 » (APPROCHE
QUANTITATIVE) ................................................................................................................................ 43
REVUE DES INDICATEURS NATIONAUX DES SERVICES D’INCENDIE ET DE SECOURS ET NIVEAU DE
« RENDU OPERATIONNEL » (APPROCHE QUALITATIVE) ................................................................. 48
IV.1 QUALITE D’EXECUTION ET DE REALISATION DES MISSIONS ................................................... 48
IV.2 OPTIMISATION DE L’EMPLOI DES SAPEURS-POMPIERS PROFESSIONNELS ET DES PERSONNELS
ADMINISTRATIFS, TECHNIQUES ET SPECIALISES ..................................................................... 51
IV.3 OPTIMISATION DE L’ACTIVITE DU VOLONTARIAT................................................................... 53
IV.4 OPTIMISATION ET LISIBILITE DES COUTS ET FINANCEMENTS ................................................ 55
Partie 2
Les risques de sécurité civile dans le département du Lot
Identification, Analyse et Evaluation
APPRECIATION DES RISQUES DE SECURITE CIVILE LIES AUX CARACTERISTIQUES PHYSIQUES DU DEPARTEMENT DU LOT .................................................................................................................... 61
I.1 LES RISQUES INDUITS PAR LE RELIEF ET LES SOLS ..................................................................... 61
I.1.1 Les chutes de masses rocheuses ........................................................................................ 63
I.1.2 Affaissement et effondrement au droit de cavités souterraines ....................................... 65
I.1.3 Les glissements de terrain .................................................................................................. 67
I.1.4 Instabilité et érosion de berges .......................................................................................... 70
I.2 LES RISQUES INDUITS PAR LES ESPACES NATURELS ET LA COUVERTURE VEGETALE ............... 74
I.2.1 Risques liés aux feux de forêt et d’espaces naturels ........................................................ 76
I.2.2 Risques liés au développement des sports et loisirs de nature ......................................... 79
I.2.3 Risques liés à la faune sauvage .......................................................................................... 80
I.3 RISQUES LIES AUX MANIFESTATIONS CLIMATIQUES ................................................................ 82
I.3.1 Risques orageux ................................................................................................................. 82
I.3.2 Risques liés au vent ............................................................................................................ 84
I.3.3 Risques liés aux phénomènes neigeux ............................................................................... 87
I.3.4 Risques liés à la canicule .................................................................................................... 88
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I.4 RISQUES LIES A L’HYDROLOGIE ................................................................................................. 89
I.4.1 Risques liés aux inondations .............................................................................................. 89
I.4.2 Risques liés aux activités nautiques et aquatiques de nature ........................................... 93
APPRECIATION DES RISQUES LIES AUX ATTEINTES A LA POPULATION ET AUX BIENS ..................... 95
II.1 LES DONNEES DEMOGRAPHIQUES STRUCTURANTES .............................................................. 95
II.2 LES RISQUES LIES AUX ATTEINTES A LA SANTE ........................................................................ 97
II.2.1 Atteintes à la santé nécessitant un secours à victime et une assitance à personne ........ 97
II.2.2 Les risques sanitaires ....................................................................................................... 102
II.3 LES RISQUES LIES AUX INCENDIES DE STRUCTURES ET AUX FEUX SUR VOIE PUBLIQUE ....... 104
II.3.1 Risques liés aux incendies de structures à usage d’habitation ....................................... 104
II.3.2 Risques lies aux incendies dans les etablissements recevant du public ......................... 108
II.3.3 Risques liés aux incendies dans les sites et bâtiments remarquables ............................ 110
II.3.4 Risques liés aux feux sur la voie publique ....................................................................... 112
II.4 LES RISQUES SOCIETAUX ........................................................................................................ 113
II.4.1 Les risques liés aux grands rassemblements ................................................................... 113
II.4.2 Les risques liés aux mouvements sociaux ....................................................................... 114
II.4.3 Les risques liés à la menace d’attentats NRBCE et tuerie de masse ............................... 115
APPRECIATION DES RISQUES DE SECURITE CIVILE LIES AUX ACTIVITES ECONOMIQUES ........... 116
III.1 LES RISQUES LIES AUX ACTIVITES ECONOMIQUES ET CULTURELLES .................................... 116
III.1.1 Risques liés à l’activité agricole ...................................................................................... 116
III.1.2 Risques liés à l’industrie et à l’artisanat ......................................................................... 118
III.1.3 Risques liés à la fréquentation des sites patrimoniaux et touristiques remarquables .. 121
III.2 LES RISQUES LIES A LA MOBILITE .......................................................................................... 123
III.2.1 Les risques liés au trafic routier...................................................................................... 123
III.2.2 Les risques liés au trafic ferroviaire ................................................................................ 127
III.2.3 Les risques liés au trafic aérien ...................................................................................... 129
III.2.4 Les risques liés à la navigation ....................................................................................... 131
III.2.5 LES RISQUES LIES AUX TRANSPORTS DE MATIERES DANGEUREUSES ............................ 133
III.3 LES RISQUES LIES AUX ENERGIES .......................................................................................... 136
III.3.1 Les risques liés à l’électricité et au gaz ........................................................................... 136
III.3.2 Les risques liés au développement du solaire................................................................ 137
III.3.3 Risques liés à l’exploitation de l’énergie éolienne ......................................................... 139
III.3.4 Les risques liés à la méthanisation agricole ................................................................... 140
Préfecture du Lot - 46-2023-08-11-00002 - SDACR 2023 Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques du département du Lot 209203
Partie 3
Orientations stratégiques en termes de couverture opérationnelles
des risques de sécurité civile et Plan d'action 2023-2027
ETAT ET EVALUATION DE LA COUVERTURE OPERATIONNELLE DES RISQUES SUR LA PERIODE 2018- 2022 ............................................................................................................................................... 143
I.1 ETAT DE LA COUVERTURE ACTUELLE ...................................................................................... 143
I.1.1 Couverture du secours à personne et de l’assistance aux victimes ................................. 143
I.1.2 Couverture du risque incendie/ Feux urbains, feux artisanaux et industriels ................. 146
I.1.3 Couverture du risque incendie / Feux de forêt et d’espaces naturels ............................. 148
I.1.4 Couverture du risque relatif aux opérations diverses ...................................................... 149
I.1.5 Couverture du soutien sanitaire et logistique .................................................................. 151
I.1.6 Couverture du besoin en commandement des opérations de secours ........................... 151
I.2 NIVEAU DE SATISFACTION AUX OBJECTIFS REGLEMENTAIRES DE COUVERTURE
OPERATIONNELLE .................................................................................................................... 153
I.3 RESULTATS EN TERME DE DELAIS DE COUVERTURE OPERATIONNELLE DU POINT DE VUE DE
CENTRES D’INCENDIE ET DE SECOURS ..................................................................................... 156
I.4 RESULTATS EN TERMES DE DELAIS DE COUVERTURE OPERATIONNELLE DU POINT DE VUE DES
TERRITOIRES .............................................................................................................................. 161
ORIENTATIONS EN MATIERE DE COUVERTURE OPERATIONNELLE DES RISQUES ......................... 167
II.1 APPROCHE METHODOLOGIQUE............................................................................................. 167
II.2 FORMALISATION-CADRE DE LA DOCTRINE OPERATIONNELLE .............................................. 168
II.3 ORIENTATIONS STRATEGIQUES ET PLAN D’ACTION EN TERMES DE COUVERTURE OPERATIONNELLE DES RISQUES DE SECURITE CIVILE ............................................................. 181
II.3.1 CONTEXTE DE DEFINITION DES ORIENTATIONS STRATEGIQUES .................................... 181
II.3.2 ORIENTATIONS STRATEGIQUES ET PLAN D’ACTION 2023-2027 ..................................... 182
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