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Document publié le Samedi 31 décembre 2005 par la commune de Muraz.
Lien du pdf (Compte-Rendu - 34)
Thèmes du document : Mode, textile et habillement, Aménagement du territoire, Histoire et mémoire,
Bulletin communal no 34SOMMAIRE
Le mot du Maire / Recensement 1-2
Portrait du nouveau facteur / Site internet 3
Tribune libre 4-5
Mont Salève en marches 6
Fleurissement - Palmarès, été 2005 7
Au gré des Raisons / Trucs et astuces 8
Les anciens racontent 9-15
Patois 16
Echos de notre école 17-18
Urbanisme / La recette du mois 19
Etat civil / Toutes nos félicitations 20
Le Souvenir Français 21
Faites connaissance avec l'association U.D.C./A.F.N. 22
Association Sports et Loisirs / Premiers secours 23
Commémoration du 11 novembre / Téléthon 2005 24
Aménagement du square du monument aux morts 25-26
Comptes rendus du conseil municipal / Manifestation en 2006 27-28
BULLETIN COMMUNAL
NUMÉRO 34 - DÉCEMBRE 2005
Journal communal de la Muraz n° 34
Parution biannuelle, gratuite
Tirage 450 exemplaires
Commission du journal: Marie-Noëlle Bovagne, René Drevoux, Christian Dubouloz, Marie-Chantal Jacquemoud, Yves Maire, Nadine Perinet, Etienne Toullec, Didier Verhenne, Christian Zanolla.
Impression: Atelier d’impression Arbusigny
Responsable de la publication: Noël JacquemoudLa période des fêtes de fin d’année sera sans
doute achevée lorsque ce bulletin vous par-
viendra; ainsi l’année 2006 aura égrené ses
premiers jours, ponctués par les traditionnels
vœux que l’on formule à ses proches et au
hasard des rencontres.
Sans attendre, je souhaite à chacune et cha-
cun d’entre vous une bonne et heureuse
année 2006, en mon nom personnel et en
celui des membres du Conseil Municipal. Le
dimanche 15 janvier prochain, dès 11 h 15,
lors de la cérémonie traditionnelle des vœux,
il sera possible de le faire de vive voix à tous
ceux qui nous feront le plaisir et l’honneur de
nous rejoindre à la salle des fêtes.
Une nouvelle fois, j’aimerais souligner com-
bien nous sommes sensibles au fait qu’une
partie de la population, jeunes et anciens,
nouveaux résidents et muraziens d’origine, se
rencontrent à cette occasion particulière; nous
n’excluons pas bien sûr les autres fêtes ou
cérémonies organisées tout au long de l’année
par les associations de la commune ou par le
Conseil Municipal. Certaines de ces manifes-
tations se veulent tout simplement festives;
mais d’autres, pour ne pas dire la plupart,
sont à but lucratif ou humanitaire et il est
souvent nécessaire d’ouvrir son porte-mon-
naie. Et bien que l’aspect financier ne soit pas
le seul en lice, on peut aisément comprendre
que chacun opère ses choix et ne puisse pas
toujours répondre présent.
Cependant, ce sont bien la vie et l’animation
de la commune qui sont concernées. Derrière
l’organisation de chaque manifestation, on
trouve des gens bénévoles qui se dévouent et
donnent de leur temps, quelquefois de leur
argent, pour faire en sorte que notre commu-
ne ne soit pas qu’un simple dortoir, sans vie,
sans âme. Il serait vraiment dommage que
certaines manifestations disparaissent.
Certes, dans le monde où nous vivons, publi-
cité et informations de toutes sortes ont pris
une part tellement importante qu’il est parfois
difficile de s’y retrouver. Pour ce qui concerne
notre microcosme communal, vous trouverez
dans ce bulletin, à toutes fins utiles, le calen-
drier des manifestations et actions qui auront
lieu à La Muraz en 2006.
Durant le premier trimestre de cette année
2006, très exactement entre le 19 janvier et le
18 février, la population de notre commune
sera recensée. Un agent recenseur vous ren-
dra donc visite; je vous remercie par avance de
bien vouloir lui réserver le meilleur accueil
possible, et également de lui faciliter la tâche
en respectant scrupuleusement les délais qui
auront été fixés. Un recensement est en effet
un acte très important : c’est lui qui influence
en particulier les dotations que l’Etat verse
aux communes puisque la population sert de
critère dans le calcul du montant qui nous est
alloué chaque année. Aussi, sachant que l’ac-
te de recensement est obligatoire, j’attire l’at-
tention de chacune et chacun sur cette
démarche hautement citoyenne et en appelle à
l’esprit civique de tous.
Comme chacun sait, la gestion financière des
collectivités, comme celle de l’Etat, des
ménages ou des entreprises, revêt la plus
haute importance dans le monde où nous
vivons et requiert de dresser des stratégies à
plus ou moins longue échéance. Chacun peut
le constater : notre commune ne peut pas être
qualifiée de riche, bien qu’un récent classe-
ment effectué par les services du Conseil
Général la situe dans le milieu du tableau des
communes haut-savoyardes. Ceci signifie qu’il
est nécessaire d’être extrêmement attentif
dans la gestion courante des affaires de la
commune, la marge de manœuvre n’étant pas
des plus confortable.
Dans cet esprit, j’essaye, avec le Conseil
Municipal, de planifier de manière opportune
et au moment propice, les investissements
nécessaires à la bonne marche des institu-
tions communales. C’est donc durant l’année
2006 que le projet de construction d’une nou-
velle salle polyvalente va se préciser. Ce nou-
veau bâtiment mobilisera une partie substan-
tielle de nos moyens. A noter que notre dette
directe en capital s’élève au 31 décembre 2005
LE MOT DU MAIRE
Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005à 264 380.00 €. Calculée sur la base de 800
habitants, elle s’établit à 330.00 €/habitant,
ce qui demeure un chiffre relativement faible
et autorise une marge substantielle de recours
à l’emprunt. L’emprunt, nous devrons obliga-
toirement y souscrire pour financer la
construction et l’équipement de cette salle
polyvalente qui, lorsqu’elle sera opérationnel-
le, permettra, je le précise à nouveau, de libé-
rer les actuels locaux de la salle des fêtes et de
les réaménager en classes d’école, selon le
plan prévu. A court terme, ceci permettra que,
dans l’enceinte de l’école, ne demeurent que
des locaux ayant vocation scolaire.
Durant cette prochaine année 2006, nous ne
focaliserons pas pour autant notre action sur
ce seul projet. D’autres besoins devront être
satisfaits, dans les bâtiments communaux en
particulier, mais aussi en matière de renforce-
ment électrique de certains secteurs, enfouis-
sement des réseaux et mise en place de l’éclai-
rage public manquant. Ces opérations sont
particulièrement coûteuses ; aussi, sachant
pertinemment que les subventions départe-
mentales et les financements provenant de
fonds alimentés par EDF ne sont pas très
assurés dans l’avenir, nous devons mobiliser
maintenant ces concours financiers qui pour-
raient se tarir à terme.
Voilà quelques actions que nous aimerions
mener à bien durant le prochain exercice. A
nouveau, ces projets seront abordés plus en
détail et en images lors de la cérémonie des
vœux du dimanche 15 janvier à laquelle nous
aurons plaisir à vous accueillir pour vous
redire :
«bonne et heureuse année 2006 !».
Noël Jacquemoud
Décembre 2005
2
Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
Entre le 19 janvier et le 18 février 2006, la
République Française procédera à un recense-
ment de la population vivant sur notre territoire.
Chacun de nos foyers recevra la visite d’une
enquêtrice.
Soyez rassurés, cette personne ne tra-
vaille ni pour le fisc, ni pour les services
secrets, ni pour la C.I.A. ou le K.G.B.
N’ayez donc aucune crainte de lui ouvrir
votre porte. Bien sûr assurez-vous de
son accréditation en leur demandant de
vous présenter les documents relatifs au
recensement si vous ne connaissez pas
la personne et que vous ressentez
quelque crainte.
Mais au fait, à quoi sert ce recensement ? Et
quelle est son importance ?
Il permet avant tout de disposer d’une photogra-
phie de la population de notre pays à un instant
donné. Combien sommes-nous ? Quelle est la
composition moyenne des foyers de France ?
Quel est le niveau moyen d’instruction du pays ?
A quoi ressemble le logement moyen des
habitants ? Quelle est la répartition caté-
gorielle et socioprofessionnelle de la
population ?
Toutes ces données sont ensuite exploi-
tées à des fins statistiques sans chercher
à établir de dossier sur qui que ce soit.
Ces statistiques permettent bien sûr de
mieux connaître la population afin de
déterminer ses besoins essentiels.
Nous vous demandons de réserver un bon
accueil à Tiphaine TOULLEC qui viendra enquê-
ter. Merci d’avance pour elle.
E.T.
RECENSEMENTBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
Sourire, gentillesse, disponibilité, vous l’avez
sans doute déjà croisé, dans sa voiture «LA
POSTE», notre nouveau facteur.
Enfant du pays, né en 1957, Pascal a vécu ses
jeunes années à Monnetier, puis à Mornex où
ses parents, Mr et Mme Bachetta tenaient le Café
du Soleil Levant. Son parcours professionnel
commença dans l’entreprise familiale de peintu-
re en bâtiments. Changement de parcours pro-
fessionnel avec la création d’une société infor-
matique (en association avec un cousin) avec
conception de site, suivi informatique auprès des
clients, etc…
Puis c’est le hasard d’un remplacement d’un fac-
teur en vacances qui fera naître chez Pascal cette
nouvelle vocation. Pascal arriva en remplace-
ment du départ en retraite de Jacques Augustin
qui avait occupé ce poste pendant des années.
Sa tournée débute «chez Déperraz» vers 9
heures, pour se terminer aux alentours de 13 h
au hameau de Chavanne. La journée commence
à 7 h 15 au bureau de poste où tous les facteurs
se retrouvent pour le tri qui dure
environ deux heures, et se termi-
nent vers 13 h 15. Le lundi est le
jour «le moins chargé», le volume
du courrier augmentant avec la
fin de la semaine.
A la question :
«avez-vous peur des chiens»
Pascal répond :
«oui, mais je m’y habitue. Les
chiens de la Muraz sont en géné-
ral gentils, le seul qui m’ait fait
peur était sur Monnetier !!». C’est
donc de bon augure pour l’avenir.
Bienvenue à Pascal,
notre nouveau facteur !
N.P.
3
PORTRAIT DU NOUVEAU FACTEUR.
Il y a 6 mois, nous vous avions fait part des
changements qui allaient intervenir dans le cou-
rant de l’été sur la première page du site de notre
commune : c’est donc maintenant chose faite et
depuis le mois d’août dernier, les internautes
peuvent découvrir des informations illustrées et
régulièrement renouvelées.
Les rubriques proposées sont les suivantes :
Infos : rubrique qui relate les faits marquants
du mois écoulé avec photos à l’appui ;
Fêtes et manifestations : informations sur les
manifestations les plus récentes ;
Recette de la saison : à l’intention des cuisi-
niers et des gourmets ;
Dicton du mois : une maxime différente selon
le mois ou la saison ;
Dates à retenir : les fêtes et manifestations des
prochains mois.
A noter que chaque mois ces informations sont
archivées et restent donc consultables à chaque
instant sous le lien ARCHIVES, à la rubrique
Spécial NEWS.
En octobre, la rubrique INFOS mettait plus par-
ticulièrement à l’honneur deux couples, oeu-
vrant pour leur compte certes, mais également –
et indirectement - pour la notoriété de La Muraz.
Pour ceux qui n’auraient pas pu lire ces articles
mais qui désireraient en prendre connaissance,
vous trouverez ci-après les deux interviews réali-
sées à l’époque.
M.C.J.
INTERNET
WWW.LAMURAZ.FR : LA VIE DU SITEBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
Eux, ce sont en particulier le Restaurant
l’Angelick au chef-lieu et le gîte rural récem-
ment ouvert au Mont ; une interview du chef
Yannick JANIN et de
Valérie et Hugues
MOREAU nous per-
mettra d’en savoir
plus sur leur activité.
Le Restaurant
l’Angelick a de nou-
veau été à l’honneur
cet été; il figure en
effet parmi les 3
adresses retenues
pour la Haute-Savoie
par le Nouvel
Observateur qui a
publié en août dernier
un «Guide de la jeune
cuisine: 140 bonnes tables à découvrir dans
toute la France». Les commentaires sont sans
équivoque : «… un jeune chef tout en délicates-
se… Il (le menu ‘Frissons’) traduit la volonté de
proposer des produits simples travaillés mali-
cieusement et de l’audace. Tout ce qu’on aime !».
- Yannick, inutile de te demander si cette distinc-
tion t’a fait plaisir à la veille de vacances bien
méritées?
- Ce fut en effet un grand moment de l’année
avec, en complément, la parution du guide
‘’Carnets de route’’, édité par le magazine
Omnivore, et la soirée d’inauguration de ce
guide à laquelle nous avons participé à Paris le
26 septembre ; cette soirée m’a permis de
côtoyer d’autres jeunes chefs animés de la
même passion et de la même ambition que moi
: préparer la cuisine de demain en privilégiant
l’innovation et en n’hésitant pas à bousculer un
peu les standards. Toute l’équipe est très moti-
vée et fière des distinctions que nous recevons.
- Sans que ce soit trop indiscret, pourrais-tu nous
parler de quelques recettes inédites de ta pro-
chaine carte et nous donner l’eau à la bouche?
- Bien sûr, la « chasse » arrive à grands pas et
nous ne manquerons pas de travailler avec plai-
sir le filet de chevreuil que nous associerons
vraisemblablement au coing pour un mariage
tonique ; le perdreau trouvera aussi sa place sur
un « medley » de légumes anciens façon wok,
juste saupoudré de
réglisse et galanga.
Des desserts nova-
teurs, avec notam-
ment une grande
assiette chocolat
pour les amateurs de
saveurs cacaotées,
servie avec une nou-
velle liqueur de cho-
colat artisanale. Bref,
des nouveautés qui
devraient satisfaire
les plus exigeants.
- Et les cours de cuisi-
ne du samedi matin,
est-ce vrai qu’ils sont souvent suivis par des
hommes… inscrits par leur femme?
- C’est un fait que beaucoup d’hommes aime-
raient bien cuisiner à la maison mais leurs
femmes les en empêchent, alors ils viennent se
réfugier à l’Angelick car il n’y a qu’à cet endroit
qu’ils sont compris ! (rires) La vérité, c’est que
les femmes aimeraient regarder le foot pendant
que leurs maris cuisinent…
- Pour conclure, Yannick, que voudrais-tu ajouter
de particulier ?
- Je voudrais dire que j’ai la chance d’exercer un
métier exaltant, qui me passionne de plus en
plus et qui m’emmène toujours plus loin dans la
recherche et la connaissance. S’il y a beaucoup
de jours et de nuits difficiles, tout s’efface
devant la satisfaction exprimée par les clients
d’avoir partagé un bon moment de gourman-
dises et de plaisir avec des proches. Je milite
tous les jours pour que ce métier retrouve ses
lettres de noblesse, surtout auprès des jeunes.
- Merci beaucoup, Chef, pour cette interview et
très bonne continuation.
M.C.J.
4
TRIBUNE LIBRE
Grâce à eux, La Muraz est de plus en plus connue !Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
Le gîte rural.
C’est au mois de mai de cette année 2005 que
Valérie et Hugues Moreau ont ouvert un gîte
rural au Mont d’en Haut. Cette prestation, inédi-
te à La Muraz, est de plus en plus recherchée par
une clientèle désireuse d’allier congés, liberté et
cadre de qualité. Son affiliation aux Gîtes de
France en garantit le sérieux et la qualité.
- Valérie et Hugues, une question toute bête : est-
ce facile en 2005 d’ouvrir un gîte rural ?
- Facile, pas vraiment car plusieurs éléments
sont à considérer.
Tout d’abord et
bien évidemment,
les investisse-
ments ; dans
notre cas, nous
sommes partis
d’un grenier pour
arriver, après 6
mois de travaux, à
65 m2 de loge-
ment sur 2
niveaux. Il faut
tenir compte
ensuite des pres-
tations néces-
saires pour obte-
nir l’agrément des
Gîtes de France :
l’accent est mis entre autres sur la qualité des
équipements, du mobilier et plus particulière-
ment de la literie, sur le style qui doit rester
régional ; nous avons dû suivre également
quelques journées de formation, très utiles pour
bien intégrer «l’esprit des gîtes», à savoir la prio-
rité donnée à l’accueil, et pour bien cerner toute
la partie finances, impôts, assurances…
- Cette première saison vous donne-t-elle satisfac-
tion et répond-elle aux objectifs que vous vous
étiez fixés ?
- Tout à fait car 90 % d’occupation pour les 5
premiers mois, c’est tout à fait inespéré.
L’automne s’annonce plus calme pour l’instant
mais nous sommes confiants pour la période de
Noël ; de toute façon, il s’agit d’un investisse-
ment à long terme et nous sommes bien
conscients qu’il nous faudra plusieurs années
pour rentabiliser cette opération. Autre point de
satisfaction, le côté relationnel; c’est vraiment
génial et très enrichissant, y compris pour nos
enfants qui ont bien vécu cette nouvelle expé-
rience; nous avons tous beaucoup apprécié les
‘apéritifs dînatoires’ que nous proposons à nos
locataires une fois par semaine et nous savons
qu’il en était de même pour eux aussi.
- Pouvez-vous nous donner une idée de l’origine
de vos résidents ainsi que de la façon dont ils se
sont procurés votre adresse?
- Nos premiers résidents étaient Normands et
avaient de la famille dans la région ; les suivants
venaient du Gard, d’Orléans, de Chambray les
Tours ou encore de Dunkerque ou de l’Ouest de
la France; l’un
d’eux était scéna-
riste, ce qui nous
a valu des discus-
sions passion-
nantes; un autre
couple venait
chercher du tra-
vail, et en a trouvé
d’ailleurs, mais la
plupart était là en
congés. Notre
adresse, ils l’ont
obtenue soit par
de la famille ou
des relations
locales, soit par
notre plaquette
proposée dans des
commerces proches ou à l’Office de Tourisme
d’Annemasse, soit encore directement auprès
des Gîtes de France et bien sûr par Internet.
- Pour l’avenir, certains de vos clients ont-ils expri-
mé le désir de revenir ? Ont-ils des souhaits par-
ticuliers ?
- Revenir, peut-être pas, sauf pour ceux qui ont
de la famille ici ou qui sont attirés par la proxi-
mité de Genève. Plusieurs locataires nous ont
fait parvenir des photos prises lors de leur séjour
murazien qu’ils ont forcément apprécié ; mais la
plupart sont comme beaucoup d’entre nous :
avides de découvrir un petit coin de France dif-
férent chaque année, et si possible bien tran-
quille, ce que nous sommes en mesure de leur
proposer !
- Valérie et Hugues, merci beaucoup pour votre
témoignage et plein succès pour l’avenir.
M.C.J.
5Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
Cette journée, organisée par le Syndicat Mixte
du Salève, commence à bien s’ancrer dans la tra-
dition : fixée au premier dimanche du mois de
septembre, elle permet à des marcheurs en pro-
venance des différentes communes adhérentes,
de converger vers un point du Salève qui change
chaque année.
Après le formidable succès de la première fête
organisée en 2002 au lieu-dit l’Observatoire,
l’édition 2003 s’était déroulée en deux temps, à
la Croisette tout d’abord et à la Tour des Pitons
ensuite ; 2004 permettait de découvrir la ferme
de Mikerne, future Maison du Salève, sise sur la
commune de Présilly. Et cette année, c’est
Cruseilles, commune située à l’extrémité Sud du
massif, qui avait été retenue, avec un site très
accueillant près du parc à biches des Dronières.
Dès le début de matinée, les marcheurs, petits et
grands, s’étaient donné rendez-vous aux diffé-
rents points de départ retenus. Les Muraziens
furent quelques-uns à vouloir profiter d’un
temps idéal : de Vovray au Parc des Dronières en
passant par les alpages de l’Iselet puis le village
de l’Abergement, notre groupe s’est rapidement
étoffé par le renfort de randonneurs d’autres
provenances.
C’est ainsi que plusieurs centaines de sportifs ou
tout simplement amis du Salève se sont retrou-
vés vers midi pour partager l’apéritif offert par
les organisateurs, pendant que l’Harmonie du
Châble-Cruseilles interprétait quelques mor-
ceaux. La partie officielle pouvait commencer
avec en particulier la présentation du topo-guide
sur le Salève et le Vuache, suivie de la remise,
par le Club Alpin Suisse, des chemins de Grande
Gorge et d’Orjobet au Syndicat Mixte du Salève.
Un petit marché organisé pour l’occasion per-
mettait de se procurer quelques excellentes pro-
ductions locales avant que sous-
bois et pelouses ombragées n’of-
frent leur cadre agréable pour un
pique-nique géant et fort sympa-
thique, aux allures de Belle-
Epoque ! Au cours de l’après-
midi, diverses activités furent
proposées ; promenades à dos
d’ânes, visite de carrières, bloc
d’escalade, parcours accro-
branche : il y en a eu pour tous
les âges et tous les goûts…
Une belle et saine journée donc,
qui a ravi tous les participants.
Rendez-vous début septembre
2006 pour une nouvelle édition de
cette fête et en un autre point du
massif du Salève.
M.C.J.
6
DIMANCHE 4 SEPTEMBRE 2005
Mont Salève en marches :
arrivée au Parc des Dronières (Cruseilles)
DATE À NOTER :
Le repas des Ainés se déroulera cette année le dimanche 23 avril 2006, salle des Fêtes de la Muraz, à partir de 11h.30Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
Récompenses fleuries…
Ce sont les mains vertes
qui étaient mises à l’hon-
neur ce vendredi 25
novembre à la salle
consulaire de la mairie de
la Muraz.
Séparés par catégories,
Maisons rénovées et/ou
village, Villas/chalets,
Balcons/plates-bandes et
prix «spécial du jury», le
suspens était grand et les récipiendaires ne
découvrirent leur classement qu’au terme de
cette cérémonie, sur un grand écran. Toute une
année de fleurissement et son organisation
défilèrent en couleurs.
Maisons rénovées et/ou maisons de village
1er prix : Mr & Mme Soudan Marcel
2ème prix : Mr & Mme Guérin Daniel
3ème prix : Mme Viandaz Andrée
Villas et chalets
1er prix : Mr & Mme Molland Jean-Luc
2ème prix : Mr & Mme Clerc Jacky
3ème prix : Mme Veyrat Myriam
Balcons, plates-bandes
1er prix : Mr & et Mme Guerini Gianni
2ème prix : Mr & Mme Gerber François
3ème prix : Mme Luder Patricia
Prix «spécial du jury»
Mr Duret Jacky : Prix
«spécial encouragements»
La boulangerie «Les
Charmettes» Mr et Mme
Meunier Patricia : Prix
«spécial du jury»
Des bons d’achats, pho-
tos et diplômes furent
remis aux gagnants.
Le verre de l’amitié clôtu-
ra cette cérémonie.
N.P.
7
REMISE DES PRIX DU FLEURISSEMENT ÉTÉ 2005.Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
Plus qu’un métier, c’est une véritable passion
que Nicole Chevrier nous fait partager, dans son
échoppe « Au grè des Raisons». Fraîchement
ouvert depuis le jeudi 27 octobre dernier, son
magasin de vente se trouve au lieu-dit « Le
Ferney », vous le trouverez facilement, le par-
cours est fléché depuis le chef-lieu.
Sur place, vous y trouverez toutes sortes de
fleurs fraîches coupées ou séchées, plantes
vertes, pensées, bruyères, et décorations
diverses. Fidèle à sa vocation de fleuriste, Nicole
décore agréablement les vieux paniers, les pots
et les boites récupérées (en bois, en métal) avec
des fleurs séchées, des branches de sapin, le
tout avec le talent que nous lui connaissons.
Bien avant l’ouverture de son magasin de vente,
Nicole nous avait déjà conquis par ses différents
talents de fleuriste, lors des nombreuses ventes
de Noël organisées par l’Association des parents
d’élèves de l’école de la Muraz.
La décoration des tables lors de cérémonies
organisées par la mairie (cérémonie des vœux,
repas des Aînés, fête des Mères, etc…) est égale-
ment assurée par Nicole, chacun ayant pu les
admirer au moins une fois.
Bougies, décorations de Noël, cou-
ronnes en sapins, fleurs, etc… il y
a plein de choses à admirer, des
idées cadeaux à acheter pour
mettre sous… ou sur… le sapin.
Nicole CHEVRIER-DUPONT
Le Ferney Route d’Arbusigny
La Muraz
Tel –Fax :04.50.94.50.42
Portable :06.70.44.96.10
Ouvert de 7H à 19H du lundi au
samedi
Dimanche de 8H à 12H30
Fermé le mercredi.
N.P.
8
"AU GRÉ DES RAISONS…"
UN FOUR PROPRE
Prenez l’habitude de saupoudrer immédiatement
les éclaboussures du jus de cuisson dans le four
avec un peu de sel et de poudre de cannelle : le
sel va absorber l’humidité, alors que la cannelle
va neutraliser l’odeur de brûlé.
Une fois le four refroidi, vous n’aurez qu’à passer
une éponge, et vous aurez un four net et qui sent
bon !
LE MIXEUR NETTOYE
Inutile de démonter les éléments du mixeur ou
de votre robot pour les nettoyer ! Il suffit de rem-
plir le bol mélangeur d’eau additionnée d’un peu
de liquide vaisselle et de faire tourner le mixeur !
Une fois le travail fait, vous n’aurez plus qu’à
rincer !
FLEURS ARTIFICIELLES PROPRES
Nettoyer vos fleurs artificielles en tissu en les
plongeant dans de l’eau tiède additionnée de
liquide vaisselle, puis rincez. Pour nettoyer les
autres fleurs ou plantes artificielles, utilisez une
bombe à air comprimé (au rayon informatique
des hypermarchés).
ETAGERES NETTES
Vaporisez de l’amidon en bombe sur toutes les
étagères de vos placards de cuisine : les casse-
roles ne laisseront plus de traces.
M.N.B.
TRUCS ET ASTUCESBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
Nous avons commencé nos premières visites
auprès des anciens, ils nous ont raconté. Raconté
leur enfance aux champs, l’école trop vite arrêtée
pour aider à la ferme, les privations de la guerre,
avec parfois la fuite et la solitude pour échapper à
l’ennemi. Raconté la vie de village, les fêtes et la
convivialité. Raconté avec leurs mots, leurs
expressions, s’aidant parfois d’un brin de patois...
Il est vite apparu important de leur laisser leurs
mots sans y toucher, pour que leur témoignage
reste intact, qu’il garde la profondeur des cou-
leurs d’origine. Pour l’éternité.
Armand Duret
Ne le cherchez pas chez lui, il est dehors. Au gré
des saisons, vous le trouverez à faucher dans un
champ, affairé au potager, à couper du bois,
après ses ruches… les gestes de la terre, les
gestes de toujours, encore et encore répétés. Le
regard bleu, la parole facile et le patois à fleur de
bouche, il vous offrira un verre de cidre ou de
pruneau. Et sans y prendre garde, bien au
chaud sur la vieille chaise en paille collée au
fourneau, vous vous retrouverez à l’écouter,
l’écouter jusqu’à plus soif.
C’est son témoignage détaillé que vous trouverez
dans ce bulletin municipal.
Germaine Duret
Sous les aboiements du petit chien aux yeux poi-
lus qui nous fait la fête, Germaine apparaît,
toute frêle à côté de la liane robuste de sa glyci-
ne. Une glycine d’un autre temps, qui promène
ses nœuds vers le ciel de la façade, comme le
haricot magique.
Germaine, la « femme à Henri à la Julia », car ici,
dans la mémoire des anciens, les prénoms des
enfants restent liés à ceux des parents.
Elle raconte le dur travail à la ferme que, jeune
fille, elle doit accomplir comme les hommes,
quand son frère est fait prisonnier.
Elle raconte l’époque où l’on faisait tout à pied :
porter le lait dans la boille, aller chercher plu-
sieurs fois par jour des pièces chez le ferronnier
pour réparer la faucheuse…
Elle raconte comment son frère, Gaston la
Magne, qui était rebouteux se réveillait la nuit
pour prononcer les paroles qui « coupent le feu »
ou « coupent le sang ».
Mais ne comptez pas sur Germaine pour vous
raconter … le secret de ses tartes. Elle est trop
modeste pour admettre qu’elles sont d’excep-
tion...
Gustave et Lucette Bartholdi
Une maison perchée à flanc de Salève, au Feu,
avec vue imprenable sur la vallée. Dans la cour,
les chats épient notre arrivée, à l’intérieur, un
privilégié dort au chaud sur une couverture, à
peine si une oreille tressaille au fil de la conver-
sation. Une conversation à deux voix. Deux voix
qui se répondent, se complètent, se titillent par-
fois, quand elles évoquent en écho les épisodes
de leur vie :
Leur origine modeste à tous les deux qui a mar-
qué leur enfance – où le ballon dans lequel on
tapait était une boîte de conserve et où les vête-
ments du dimanche étaient soigneusement ran-
gés sitôt rentré, sous peine de remontrances
parentales.
Une convivialité de village avec les rendez-vous à
la fruitière et les veillées, l’époque où l’ « on ren-
trait chez le voisin comme on rentrait chez soi ».
Pour Gustave, le maquis, les douze mois passés
à se cacher, la peur au ventre.
Puis, après la reprise de l’exploitation familiale,
leur décision commune d’abandonner les
champs au profit de l’usine. Une expérience
nécessaire, mais difficile surtout pour Gustave –
« un paysan à l’usine, c’est comme une hirondel-
le dans une cage » – l’occasion aussi d’accéder à
leur première voiture et, à son bord, aux nom-
breuses escapades en montagne.
Enfin, la « sauce Coffe », à laquelle Lucette
contribue chaque année. Elle explique que tout
est dans le « coup de main », à l’occasion d’une
préparation très codifiée, où les femmes brassent
en papotant, papotent en brassant, pendant que
les hommes veillent aux dosages secrets, faisant
de la « Sauce Coffe » murazienne un événement
à la réputation régionale incontestée.
Juliette et Louis Dupont-Descombes
De nouveau un couple qui nous accueille dans la
chaleur de leur cuisine. Lui, la bouille joviale, la
voix ronde et l’œil malicieux, elle, joyeuse et vive.
Tout comme Gustave Bartholdi, Louis nous fait
partager le maquis, un épisode douloureux de sa
jeunesse, où il fallait se cacher, fuir.
Il nous parle de sa ferme, de ses bêtes qu’il a
toujours traitées avec respect. Il les soignait, les
bichonnait, leur « chosant » les cornes pour les
9
LES ANCIENS RACONTENT :
Début des premiers entretiens et témoignage d’Armand DuretBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
rendre plus jolies. Et au seul son de sa voix, elles
accouraient.
Il évoque son deuxième métier de maçon, à côté
du travail à la ferme. Il en a porté des pierres et
des pierres pour construire sa maison. C’est lui
tout seul qui l’a crépie en dedans comme en
dehors.
Dans ses récits, on comprend que la vie n’a pas
toujours été facile, qu’elle a souvent été jalonnée
de privations, à commencer par l’eau et l’électri-
cité, dont il a fallu retarder l’installation, faute de
pouvoir la payer. Et quand le sort s’acharne, il y
a parfois des miracles : Louis explique comment,
taxé d’une lourde amende pour dépassement de
l’acquit sur l’alcool, la mémé vint miraculeuse-
ment à son secours …
Avec pudeur, Juliette nous confie quelques
recettes. La cuisine du pauvre ? Non, les saveurs
vraies d’antan. C’est en regardant la mémé, sa
belle-mère, qu’elle a appris à cuisiner. Celle-ci,
fille de restaurateurs, savait s’y prendre pour
faire manger les quinze ouvriers qui venaient
faucher l’herbe dans la ferme familiale au Crêt.
Marcelle Jacquemoud
On imagine La Mûre à la grande époque de la
fruitière, où les hommes venaient porter le lait,
la boille au dos, et discuter. C’est là qu’on se ren-
contrait, qu’on s’apprenait les nouvelles, qu’on
décidait d’aller boire un coup, de faire le tour des
bistrots du village avant de s’en retourner chez
soi. Autre lieu de vie, juste à côté, chez Marcelle
et Paul Jacquemoud, où l’activité elle aussi bat-
tait son plein : les caisses à œufs s’entassaient
devant la maison, par la porte de la remise d’à
côté, les plumes volaient sous les doigts expéri-
mentés de la famille, et les clients de passage
n’hésitaient pas à pousser la porte pour venir
commander une volaille.
Comme elle la raconte avec passion, Marcelle, sa
vie aux côtés d’un homme dont elle a partagé
l’amour et le métier. Sa première poule « mal tuée
» faute d’expérience, les expéditions du marché
de Bourg-en-Bresse à celui d’Annemasse, les
conserves d’œufs… pour tout savoir sur l’étran-
ge métier de coquetier.
10
« Je suis né dans cette maison. Mes parents
étaient agriculteurs, à cette époque-là tout le
monde l’était un peu. Il y avait des grosses
familles de cinq ou six enfants. C’est-à-dire qu’il
n’y avait pas d’autre débouché non plus. Il fallait
avoir de quoi nourrir la famille.
Ici c’était une ferme, pas une grosse ferme au
départ, mais après il y a eu des familles qui ont
disparu et on s’est agrandi en rachetant ce qu’il y
avait autour. Mais on n’avait pas les subventions
comme maintenant. Après, dans les années 60,
quand les jeunes sont tous partis travailler, j’en ai
racheté aussi. J’ai acheté, mais j’ai pas fait d’em-
prunt. Moi c’était le fruitier et le boucher Paul
Meunier à Annemasse qui me prenait mes veaux.
Je me suis toujours débrouillé, j’ai jamais fait
d’emprunt. C’est vrai que les investissements
n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui. Le travail
n’était pas le même non plus. Les gens vivaient
mieux avec ce qu’ils avaient, la vie n’était pas si
chère.
J’ai commencé tout petit le travail à la ferme. Au
début, on travaillait avec des bœufs. Et il fallait
prendre des ouvriers pour faner (ce n’était pas
Armand Duret témoigne
Le travail à la ferme, hier et aujourd’hui.Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
comme aujourd’hui, où on peut être tout seul avec
les outils). Pendant qu’ils préparaient le foin, je
descendais le char et je le remontais plein, j’atte-
lais les bœufs tout seul à onze ans. En principe, il
fallait être deux pour lier les bœufs, mais il y en
avait un qui se laissait faire.
Vers douze-treize ans, je fauchais à la faux aussi
bien que les ouvriers ! Il y avait pas mal d’ouvriers
qui disaient « Il faut s’y enlever de d’sous ».
On chargeait tout à la main. Mes frères étaient
plus petits (mon premier frère est de 1926, on a
six ans de différence), j’étais l’aîné, eux ils
aidaient. Les dames dans toutes les maisons
étaient au râteau, derrière, pour râteler au fur et
à mesure. Les hommes chargeaient le foin, on fai-
sait deux rangées de fourchées (des petits tas tout
prêts à prendre à la fourche, pas le boudin comme
aujourd’hui). Il y avait un homme de chaque côté
pour ramasser et un homme sur le char pour ser-
rer le foin. Et puis après sont venues les fau-
cheuses dans les années 30. On a eu le tracteur
en 1960. Mais comme c’était pentu, on n’osait pas
trop aller à la faucheuse dans la pente, alors on
fauchait à la faux.
Il y avait toujours deux ou trois ouvriers par mai-
son. Le matin, vers 5h30, ils partaient pour fau-
cher. Au début, on fauchait avec les bœufs, c’était
bien lent et il fallait les mener, il fallait lever la
lame au bout du champ avant de tourner. Après,
les faucheuses étaient tirées par deux chevaux,
puis elles ont été modernisées avec des moteurs.
Et puis, bien sûr, on avait du lait. Il fallait le por-
ter à la fruitière. On avait un coulage au Feu près
de l’école. Il y en avait un qui faisait la mêne, il
descendait tout le secteur, les trois villages là. Il
prenait tout en descendant. Nous, on allait jus-
qu’au Feu avec nos boilles. Ça fait encore un bon
bout. On traversait les champs et après il y avait
un bon raidillon pour monter jusqu’au Feu. C’était
nous les enfants qui portions le lait, mais pas tous
les jours non plus. Des fois c’était la maman. On
le portait deux fois par jour, matin et soir. Moi, j’ai
porté 71 kg quand j’avais vingt ans.
Nos parents, ils n’avaient que ça pour faire des
sous. Autrement ils vendaient de temps en temps
une vache.
Le premier cheval qu’on a eu, on l’a acheté en
1934. Après on en a acheté deux autres et on a
toujours fait notre travail avec les chevaux. C’était
déjà pas mal avec les chevaux, ça faisait du bon
boulot. Et après quand c’est venu les tracteurs, on
n’a pas trouvé le temps long des chevaux non
plus, parce que c’est bien gentil, les chevaux,
mais faut les soigner. Tandis que là on arrive, le
tracteur, on l’arrête, on le met au garage, à la
remise, il n’y a pas besoin de le soigner, de lui
donner à boire. Le premier tracteur on l’a eu en
1960.
Pendant 30 ans, on a eu trois chevaux. On avait
déjà acheté pas mal de terre. On semait déjà pas
mal. On semait 500 kg de blé. On avait déjà des
grosses parcelles. Maintenant, on ne fait plus de
céréales parce que c’est pas assez plat pour faire
du bon boulot avec les moissonneuses-batteuses.
On semait de l’avoine, du blé, de l’orge, toujours
de la céréale, alors que maintenant dans la
région, il y en a plus, c’est pas rentable. Avec les
chevaux, ça allait tout bien, mais avec la mois-
sonneuse, ça fait du mauvais travail. C’est trop en
pente. Il y a bien quelques parcelles, mais c’est
pas des grandes parcelles, alors maintenant il n’y
a plus que le bétail partout.
Le blé, on en semait entre 500 et 600 kg, ça fait
déjà une bonne surface. On le vendait à la coopé-
rative. On le stockait quelque temps et quand
c’était battu, ils venaient le chercher. La dernière
fois qu’on en a vendu, c’était à la coopérative
d’Annemasse. Quand ils sont venus le chercher
avec leur camion, il y en avait 10 000 kg. »
Entre deux travaux aux champs, les travaux
à l’école : apprentissages et contribution aux
tâches ménagères.
« A l’école du Feu, on était une classe de 26 ou 27
élèves (et même jusqu’à 31) de tous âges, des
plus petits qui apprenaient à lire jusqu’aux plus
grands que la maîtresse préparait pour le certifi-
cat d’études. On commençait l’école à six ans. Il
n’y avait pas de maternelle. De six à onze ans, on
a eu la même institutrice Madame Matron, mais
on a eu la suppléante plusieurs fois.
Je me souviens que la mère de Georges Bovagne
gardait les vaches aux champs pendant la jour-
née (il n’y avait pas de clôtures électriques en ce
temps là) et son dernier fils, Pierrot, quand il ren-
trait de l’école, il allait remplacer sa mère. Elle
allait préparer la soupe et lui restait jusqu’au soir.
Un jour, quand je suis rentré de l’école, tout était
fermé. Il n’y avait pas de feu, mon père avait dû
chercher un chariot de bois et ma mère n’était
pas là non plus. Je me rappellerai toujours
comme ma mère était heureuse quand elle est
revenue, parce que j’avais allumé le feu et mis à
cuire la soupe.
C’est impensable maintenant ce qu’on deman-
dait de faire aux enfants ! Ça a tellement changé.
Je crois que c’est notre génération qui a vu la plus
grosse évolution.
11Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
C’était pas comme maintenant, c’était nous qu’on
balayait la salle de classe. On avait chacun notre
semaine de balayage. C’est nous qu’on entrete-
nait, maintenant il n’y a plus un élève qui donne
un coup de balai. La maîtresse, fallait que ce soit
propre, fallait que ce soit bien balayé, fallait pas
qu’il y ait de poussière – elle passait le doigt sur
le bureau et fallait pas qu’il y ait la trace.
Il n’y avait pas de cantine, on revenait manger à
midi tous les jours. A moins que ça fasse un gros
temps. Des fois, on prenait un petit casse-croûte,
ça arrivait, mais bien rarement. C’est bien rare
qu’on est pas revenu dîner.
En hiver, nous les garçons, on avait les pantalons
courts jusqu’au-dessus du genou. Toujours,
même en hiver. Et puis on avait les bas jusqu’en
dessous du genou et les sabots. J’ai toujours été
à l’école avec les sabots. Ça faisait « la socque »
sous le sabot (ça ramassait la neige et « ça faisait
la boule ») et la neige allait dedans. On arrivait au
Feu à l’école et on avait les sabots pleins de neige.
On portait des chaussettes en laine. Quand il y
avait trop de neige, on avait des espèces de
petites guêtres qui allaient sur le sabot et qui pro-
tégeaient quand même un peu, ça allait moins
dans le sabot. Des guêtres en tissu. A l’école, on
faisait sécher nos habits.
On avait tous un tablier noir, tous habillés pareil.
Les filles, elles avaient aussi le tablier noir avec
une poche là et une « brodure » au fil rouge et pas
de col.
On avait un pull et quand il pleuvait on avait une
pèlerine, avec un capuchon. Mais quand on arri-
vait et que ça avait bien plu, c’était lourd ! C’était
pas imperméable, mais dessous on n’était pas
mouillé. C’était épais et très chaud.
Par temps chaud, on mettait les sabots la grande
partie de l’année. On avait des sandales des fois
quand il faisait vraiment très chaud, les panta-
lons courts et le tablier noir.
Quand on est jeune, on n’a pas froid, avec la
marche ça réchauffe. A moins qu’il fasse vraiment
la bise, pour que ça nous gerce un peu les
genoux ! »
Tout à pied
« A ce moment là (dans les années 30), il n’y avait
que deux voitures au village : le père d’une de mes
« classardes » de chez Tournier, il emmenait déjà
sa fille au lycée avec la voiture et la deuxième voi-
ture était celle du secrétaire de la mairie,
Monsieur Métral, le mari de l’institutrice au chef-
lieu. Voilà les premières voitures qui sont venues
à La Muraz dans les années 30. Et puis après, il
y a eu celles de M. Décérier (aujourd’hui chez
Paulette), de M. Bovagne (là où il y a le restaurant
l’Angélick maintenant, qui était à l’époque le «
Café de l’union ») et puis de Paul Jacquemoud.
Avant, on faisait tout à pied. Il semble pas que
c’est possible qu’on a pu autant marcher.
On a toujours été au catéchisme à pied, on suivait
pas la route, on allait à travers champ, il y a
quand même six kilomètres. Tout droit au plus
direct, on allait au Feu vers l’école et après on
descendait tout droit, par la Biollitte (c’était tout
des champs) on arrivait au village de La Mûre. On
y allait deux fois par semaine, le jeudi et le
dimanche matin. Quand on était jeune, on était
tout content d’aller ensemble, on s’amusait, on
rigolait. Il semble pas que c’est possible qu’on ait
fait autant de pas à pied.
On allait à la Roche à pied, à Cruseilles, à Saint-
Julien, à Reignier. La maman elle venait avec
nous, quand elle avait à faire à Reignier. A
Reignier, il y avait un marchand de linge. En
allant à Reignier, on passait à Grange Gros. Chez
Donat et Grange Gros.
La maman, elle allait aussi porter des œufs à
Annemasse, à pied. C’était bien avant d’avoir le
cheval. A ce moment-là on avait une vingtaine de
poules. Elle partait le matin, prenait ses œufs
dans le panier, les vendait au marché et rappor-
tait je ne sais pas quoi qui était meilleur marché.
J’ai jamais bien été à pied à Annemasse avec elle.
Après, je me souviens que j’avais commencé deux
années au dentiste (j’avais une dent qui s’était
taillée), mais je crois bien que j’y étais allé en vélo,
j’y ai jamais été à pied. »
Les occasions de se distraire avaient une
saveur de liberté.
« On connaissait bien le Salève. Entre enfants, le
dimanche, on disait : « On va aux nids ! ». On allait
observer les différentes espèces. On allait aussi
au muguet, il y en a toujours eu beaucoup, on fai-
sait des bouquets pour la maman et la maîtresse.
On allait aux champignons. On faisait rarement
des sorties en famille. Vers quinze-seize ans, j’ai
commencé à faire des sorties avec les copains à la
Croisette. Il y avait deux ou trois cafés et on se
retrouvait entre jeunes de Collonges ou
Archamps. On se connaissait vite et on se retrou-
vait là-haut.
On faisait aussi des veillées, ici dans la cuisine,
on cassait les noisettes. J’étais encore gosse
(j’avais douze-treize ans), les beaux-frères de mon
père venaient, on cassait jusqu’à minuit. Les
12Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
enfants aidaient à décortiquer. On faisait de l’hui-
le de noisette. Il fallait apporter les noisettes à La
Roche ou à Cornier. Des fois, on y allait à plu-
sieurs familles. Je me souviens y avoir été avec
un voisin, on a couché là-bas et on est reparti le
lendemain avec notre huile. On avait une calèche
tirée par un cheval. On faisait aussi des noix,
qu’on portait aussi à la Roche.
A ce moment là, il y avait pas tant de fêtes que ça,
pendant la guerre il n’y avait rien du tout. Ça a
recommencé après. Tout de suite après la guerre
et même un peu pendant la guerre, pour faire des
sous pour les prisonniers (ils envoyaient des colis
avec), on a fait un peu de théâtre. C’est monsieur
le curé qui s’en occupait et les instituteurs, M. et
Mme Métral. Et au Sappey, après la guerre, les
jeunes ils ont eu fait aussi.
Ah, les petits bals défendus… ! Le dimanche -
c’était pas tous les dimanches non plus - d’abord
pendant l’Occupation, c’était défendu. Alors on en
organisait de temps en temps, un comme ça, et ça
se passait dans une grange ou dans un coin éloi-
gné. Des fois, on allait au Feu pour faire la fête. Il
y avait un monsieur qui vivait tout seul, on faisait
ça chez lui, parce qu’il avait une grande salle der-
rière sa cuisine.
Une fois, on avait été à la Grotte du Diable, au
Salève. On avait décidé ça à la sortie de la messe
un dimanche matin, on était monté là-haut, je ne
sais pas combien on était, une douzaine ? On
avait fait la fête dans la salle du restaurant. On
avait bu un coup, du vin, de la limonade. Et René
Minalolo avait joué de l’accordéon.
Quand on était reparti de la Grotte du Diable,
c’était juste avant la nuit. Je me rappelle toujours,
René Minalolo, il avait pris son accordéon. Lui, il
allait assez loin, depuis là-haut : il allait à la
Chavanne, il fallait encore qu’il aille là. Il dit
comme ça :
- Lequel c’est, qui prend mon accordéon un
moment ?
Je dis :
- Ben donne-moi le jusqu’à La Croisette. On se
reverra bien à La Croisette (on avait décidé qu’on
s’arrêtait à la Croisette).
Et puis, ils partent les premiers, nous on part
après. Tout à coup, il y en a un qui crie :
- Les Allemands !
Eux, ils ont eu peur, ils ont sauté dans les bois, en
bas de la route. Mais c’était pas les Allemands,
c’était les maquisards. Il y en avait qui n’avaient
pas osé remonter. Et les maquisards, ils disaient :
- Remontez ! autrement on vous balance une gre-
nade!»
Pendant la guerre…
«Dans la famille, j’ai un cousin germain qui a été
déporté à Dachau et brûlé, le fils à la sœur de
mon père. Ils étaient fruitiers à Saint-Jean-de-
Tholomé, c’était une institutrice qui marchait avec
les Allemands qui les avait vendus, parce qu’ils
faisaient un peu pour le maquis. Il y en a combien
comme ça ? C’était une vilaine période...
Mon frère Aimé, à 20 ans, il était au chantier de
jeunesse, il a été astreint à aller au STO (Service
du Travail Obligatoire) en Allemagne. Et il s’est
caché ici, dans la maison, jusqu’à la Libération.
Comme on avait de la terre de location à mon
nom, moi j’étais pas obligé d’y aller.
Pendant la guerre, on semait du colza : il y avait la
carte d’alimentation à ce moment là. On avait la
carte du pain, la carte du tabac… des matières
grasses, de la viande... On plantait du colza, c’était
spécialement pour faire de l’huile, parce qu’à ce
moment là les matières grasses, c’était rationné, il
13
René Minalolo et son accordéon
« René Minalolo était d’origine italienne. Son grand-père, qui faisait maçon, il disait toujours « qu’il voulait gagner tant à l’heure ». Les Italiens, ils avaient un petit accent, alors son grand-père disait « tant à l’houre ». Il voulait gagner « tant à l’houre », alors on l’appelait « tantalour ». C’était son sobri- quet.
René Minalolo jouait aussi au chef-lieu, quand il y a eu la Libération, chez Madame Bovagne (où il y a l’Angélick aujourd’hui). Après il avait repris la ferme de son beau-père et il ne voulait plus jouer parce qu’il disait :
- Ah ! maintenant je ne suis plus assez habile avec les doigts.
Il était assez demandé, mais il disait :
- Ah, non non je peux plus.
L’accordéon et puis les manches d’outils, c’est pas la même chose. »Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
y en avait très peu. Mais nous, ça nous a jamais
bien intéressés parce qu’on a toujours élevé des
cochons. On avait la viande et le saindoux. On éle-
vait des tout petits. Il y en avait beaucoup pendant
la guerre qui avaient acheté des truies et qui fai-
saient des petits, mais ça réussissait pas toujours
non plus. C’est assez délicat le cochon.
Pendant la guerre, on avait fait faire un four, on
faisait le pain. Parce qu’avant, on avait le boulan-
ger de La Mûre et il y avait quelqu’un qui livrait le
pain avec un cheval. Mais pendant la guerre, il
était tout seul, alors il a plus livré. Il fallait aller
chercher le pain, porter le lait, chercher le pain …
aux cinq cents diables, alors on a fait un four et
on a fait au four pendant bien cinq ou six ans.
C’était pas rationné, mais on n’avait pas droit à la
farine blanche. C’était mélangé. Je me rappelle
toujours, je menais du grain au meunier à Vovray-
en-Bornes – on lui menait du blé et il nous faisait
de la farine – et au-dessus du sac, il mettait un
petit peu de son. On a jamais été embêtés.
Il y avait la réquisition, il fallait amener une par-
tie de la production, du lait, des pommes de
terres, même des bêtes – c’était un peu comme les
réquisitions. Ça a bien duré deux ou trois ans. J’ai
dû amener une vache à Reignier. C’était un
nommé Bachet, d’une grande boucherie près de
l’Etoile à Annemasse. C’était pour donner de la
viande avec les cartes de restriction, les
Allemands avaient tout pris. Le vin, il en est rien
resté chez nous. Nous ici, on a toujours fait du
cidre. On a des vergers. On en a fait beaucoup.
Pendant la guerre, on vendait tout le cidre, il y
avait preneurs, il n’y avait pas de vin, les
Allemands avaient tout embarqué, les caves de
France étaient vides. Maintenant, si vous allez
offrir du cidre à quelqu’un, il va pas être content
parce qu’il va dire : « je suis pas quand même à
boire du cidre ! ».
Tout le monde faisait du cidre, ça s’en buvait déjà
beaucoup dans les maisons, parce qu’il y avait
toujours des ouvriers l’été. Après, quand on avait
le tracteur ou même les chevaux, qu’on était tout
seul pour faire le travail, jamais on prenait une
bouteille. Tandis qu’avant, le matin quand ils par-
taient faucher, les ouvriers, fallait déjà leur don-
ner une bouteille. Après, le cidre, ça se vendait en
Suisse, on en a eu vendu plus de 10 000 l. Il y
avait un gars, qui nous le prenait. C’est sûr qu’il
n’y avait pas d’autre boisson pour l’hiver.
Maintenant, ça se fait plus. Ils boivent plus du
cidre non plus, les Suisses. »
Petits chalets miniatures en surplomb de la
route, les ruches, construites par son frère
Aimé. Ecoutez Armand parler des abeilles,
on dirait une encyclopédie !
« Des ruches, il y a déjà bien un peu que j’en ai,
oui ! Ça a bien eu marché, mais ça marche plus.
Ça fait comme les sapins, c’est un acaricide, c’est
comme un pou. Ça affaiblit les abeilles. On peut
plus s’en débarrasser. On arrive jamais à les trai-
ter et que ça en reste point. Il suffit que ça en reste
un ou deux et c’est suffisant pour peupler l’année
prochaine. Il y a bien des produits mais c’est
assez délicat à faire. Toutes les années faut trai-
ter, toujours traiter, c’est le désastre aussi. J’ai vu
un apiculteur il y a pas longtemps, un apiculteur
de métier. Il m’a dit qu’il en avait perdu 200 sur
400. Et maintenant, il paraît qu’il y a encore un
nouvel insecte, pas un acarien, un insecte.
Et puis c’est tout différent, c’est la flore qui a toute
changé, avec les engrais, c’est plus la même flore
qu’on avait. C’est carrément changé. Ça butine
tout, les abeilles. Avant, c’était uniquement du
sainfoin, et le sainfoin, ça commence à fleurir de
mai jusqu’à la fin juin. Les abeilles butinent
dedans. Maintenant, il n’y a plus une plante.
Maintenant, dans les pâturages, les bêtes sont au
champ jour et nuit, et ça piétine. Et puis, le sain-
foin, il aime les terres calcaires, si on y met une
année de l’azote ou du fumier, le sainfoin est
perdu tout de suite. Alors les abeilles, aujourd’hui
elles butinent dans les arbres fruitiers et les
petites fleurs dans les foins, dans les bordures de
route pas coupées. Avant on fanait beaucoup plus
tard, maintenant à la fin mai, c’est tout coupé par-
tout. Mais les abeilles vont pas plus loin, elles ont
un certain rayon, deux kilomètres qu’ils disent
d’après les études qu’ils font – moi, je ne sais pas
si c’est vrai. Tout le monde le dit, l’apiculteur de
Cruseilles il dit : « c’est plus la peine d’en avoir ».
Ça a encore été pas trop mal cette année. J’ai
quatre ruches, mais il y en a que deux qui mar-
14Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
chent. Le nombre d’abeilles ? Je le sais : il y en a
10 000 au kilo. Dans une ruche, on voit bien à peu
près tout de suite : s’il y a deux kilos, il y a 20 000
têtes. Dans mes deux ruches, il y en a plus. Mais
à l’heure actuelle peut-être pas plus, parce que la
ponte est arrêtée. Et puis, au printemps, ça redé-
marre bien à moins. Quand le temps est propice
ça va vite, parce qu’une reine, elle pond plus de
mille œufs par jour. Une abeille ça vit 45 jours
quand elle travaille. La reine elle vit quatre ou cinq
ans en principe. En hiver, il y a un arrêt de ponte.
Déjà maintenant (mi-octobre). Et puis ça redémar-
re au mois de janvier : si ça fait des jours de beau,
ça commence à repartir. Ça va vite, quand c’est
propice et qu’elles sont en bonne santé, en point
de temps, mais faut quand même trois semaines
pour un insecte parfait.
Comment j’ai appris ? Mon père en avait déjà et
puis on y voit bien sur les bouquins. Tout le
monde en avait par-là, les Suisses qui avaient
acheté, ils en avaient presque tous, mais mainte-
nant ils ont presque tous abandonné parce que
faut savoir s’en occuper. Ça demande pas un tra-
vail bien pénible, mais faut les surveiller et puis
bien savoir comment ça se passe. En hiver, faut
pas les toucher, faut bien les couvrir et les laisser
au sec. On les couvre avec n’importe quelle cou-
verture ou un vieux sac. On lève le toit et on
couvre bien. On se fait piquer des fois. Je me
couvre le visage surtout – ailleurs, ça me fait rien
– mais les paupières, j’ai beau être immunisé, ça
gonfle tout de suite. C’est pas très agréable. Il y
en a qui disent que c’est bon pour les rhuma-
tismes. Je ne sais pas si c’est vrai…
Tous les ans, on a bien un petit peu de miel. Avant
on en a eu fait plus du miel : moi j’en ai eu fait jus-
qu’à 200 kilos une année. J’avais plus de ruches
aussi, maintenant c’est plus difficile à les tenir,
avec cette maladie, on en perd toujours. Les gens
autour en faisaient toujours pour leur consomma-
tion, pas pour la vente, il y a jamais eu des
grands ruchers ici. Aujourd’hui à La Mûre, il y en
a plus beaucoup. Avant, il y avait pas une maison
où qu’y avait pas des ruches. »
Passez devant chez lui, par tous les temps,
vous verrez Armand fendre du bois.
« Le bois, c’est du travail. Derrière chez nous, c’est
une coupe communale. On avait tous des lots, on
coupait tous ensemble, on faisait plusieurs
paquets. Tous les soirs, on tirait au sort et on mar-
quait chacun notre pile, qu’on venait ensuite cher-
cher quand on avait le temps. Il y avait un gars
qui organisait, un entrepreneur. C’était pour avoir
du bois, mais ça nettoyait aussi la forêt.
Aujourd’hui, on prend les grands troncs et on lais-
se tout ce qui ne sert pas. D’ici cinq ou six ans, ça
ne sera que des ronces... »
La voix d’Armand se teinte de nostalgie lors-
qu’il évoque les changements de La Mûre
« Les commerces à La Mûre : il y avait quatre cafés
et puis la forge, le cordonnier, le charron, deux épi-
ceries... Chez Décérier qui était un grand restau-
rant à ce moment là (aujourd’hui chez la Paulette),
ça marchait, c’était toujours tout plein de Suisses,
à ce moment là. A la place de l’Angélick, c’était le
Café de l’Union. Il y avait aussi la boulangerie, la
maison isolée, près de l’église. Tout gamin, j’allais
chercher le pain là. Quand on était gamin, qu’on
avait des ouvriers et qu’il manquait du pain, on
envoyait vite le gamin chercher du pain. Je met-
tais bien une bonne heure. Fallait marcher.
Aujourd’hui à La Mûre, ça a beaucoup changé
parce que maintenant on connaît plus personne. A
ce moment là on connaissait tout le monde, il n’y
a pas une maison que je connaissais pas à La
Mûre. On se connaissait tous, tous, tous, tous.
Mais maintenant, c’est tout changé 100%. Avant,
on se retrouvait à la messe – maintenant toujours
un peu – avec les enfants de l’école du chef lieu,
on se connaissait bien, parce qu’on allait au caté-
chisme ensemble. On allait à une sépulture, les
cafés étaient tout pleins après une sépulture.
Maintenant la sépulture est finie, c’est tout dans
les voitures, bonjour, au revoir, merci… C’est plus
pareil. »
Dossier réalisé par
Isabelle Lebon
15
LE DICTON DU MOIS :
Un mois de janvier sans gelée
n'amène jamais une bonne annéeBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
LE RNO ET LE BOTIOU
On vio rno to pélo
Marschive pè on matin de Juin,
Awoué on botiou qu’empestove en plian no
Et qu’avait pô l’air bien malin.
-De vnio de m’zji tré polatons
A san Roman shi Jacqulinon ;
D’ai attrappo on gou lapin
A la granjia shi Constantin ;
D’ai Corio, d’ai corio, fo le rno,
Mais yore, d’ai na sè à to casso.
-
Ah, fo le botiou, tô sè
Bin mé n’asbin.
Vetia doué z’heures que de scherche on tarrot
Pé povè y trempo l’no.
Mais si te vus tè reffraichi,
Vin awoué mè, l’ami.
Allin bère u bachè
Que l’maire z’a fait
Su la place d’eglise.
-Grou main, fo le rno,
Vus t te fore éberquo le potrait
Pè le gou shin u dentiste
Qu’é à la bade jhor et né ?
Nan pô raconto des boriqueries,
Allin ptou bère à Magny
Dans la crépire à Paul bocli,
Poué t’porré mzji des folliè de tchius
Dans lou cortis du pôre Biolluz.
On moment, après, lou vétia à l’andrai,
S’cheutant d’dian l’aidie tant qu’è jarrets.
To dou s’étant canflo, à en cheuto,
Le botiou se lamentove en se grattant l’oriè,
Se d’mandove c’man sourti d’sé bachè.
Le rno qu’en avait viu de totes lé colo
Et què connaissive mé d’on to
Lui fô : Pleure pô,frôre ,
Vête c’man yè facile de sourti de s’la more.
Astou dè, astou fait, attrape son ami pè l’cou
Et cheute su lé ran du botiou
Pou ésé ramassant su sous jarrets,
D’un saut é sourtait du golet
On coup sourti ;
Le rno lui dit :
-On otre coup, avant d’cheuto,
T’penserais u moyen de r’monto.
Té tiè, resta yè.
Mè, d’vai fore on to p’les Com’né
M’veilli le grou cô à Jean Falquet.
LE RENARD ET LE BOUC
Un vieux renard tout pelé,
Marchait par un matin de juin
Avec un bouc qui sentait mauvais à plein nez
Et qui n’avait pas l’air très malin.
« -Je viens de manger trois poulets
A Saint-Romain chez Jacqulinon
J’ai attrapé un gros lapin
A la Grange chez Constantin
J’ai couru, j’ai couru » dit le renard
« mais maintenant j’ai une soif à tout casser
« Ah » fait le bouc, « tu as soif »
Et bien moi aussi
Voilà deux heures que je cherche un fossé
Pour pourvoir tremper le nez
Mais si tu veux te rafraîchir,
Viens avec moi, l’ami
Allons boire au bassin
Que le maire a fait
Sur la place de l’église.
« Gros malin » dit le renard,
Veux-tu te faire ébriquer la tête
Par le gros chien du dentiste
Qui est en liberté jour et nuit
Non pas raconter des bêtises,
Allons plutôt boire à Magny
Dans la mare à Paul Bouclier
Puis tu pourras manger des feuilles de choux
Dans le jardin du Père Biolluz ! »
Un moment après, les voilà à l’endroit
Sautant dans l’eau jusqu’aux jarrets
Tous les deux gonflés à en éclater,
Le bouc se lamentait en se grattant l’oreille
Se demandait comment sortir de ce trou.
Le renard qui en avait vu de toutes les couleurs
Et qui connaissait plus d’un tour
Lui dit : « Pleure pas frère,
Regarde comme c’est facile de sortir de cette
mare »
Aussitôt dit, aussitôt fait, attrape son ami par le cou
Et saute sur le dos du bouc,
Et puis se ramasse sur ses jarrets
D’un saut il sort du trou
Une fois, sorti
Le renard lui dit :
« Une autre fois, avant de descendre
Tu penseras au moyen de remonter
Tu es là, reste là …
Moi je vais faire un tour par les communes,
Me veiller le gros coq à Jean Falquet ».
16
PATOISOriginaire de Haute-Savoie, Karine LANTIA
est la nouvelle Directrice de l’école primaire
de la Muraz, en poste depuis la rentrée 2005.
Nous lui souhaitons la bienvenue dans notre
village et beaucoup de réussite dans sa fonc-
tion.
Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
Pour cette nouvelle année scolaire 2005/2006, le
comité de l’association des Parents d’élèves de
l’école de la Muraz est composé de Mesdames :
Corine Tosco, Présidente,
Marie-Claire Daily, vice-Présidente,
Madeleine Bovagne, Trésorière,
Amandine Daucé, secrétaire,
Yannick Canonne, Vice-Secrétaire.
Le comité mis en place depuis
l’Assemblée générale de septembre a
souhaité rencontrer la municipalité,
ce qui s’est concrétisé par un rendez-
vous en Mairie le 10 octobre 2005. Le
premier magistrat, Noël Jacquemoud,
apporta les réponses nécessaires aux
interrogations et questions que le
nouveau comité pouvait se poser
avant de lancer son programme de
manifestations pour l’année à venir :
Le 25 novembre aura lieu le loto, première
grosse manifestation de l’année scolaire, avec
bar et sandwich,
10 & 11 décembre, marché de Noël avec vente
de sapins et décorations,
18 février, Carnaval avec défilé pour les enfants
et parents,
13 & 14 mai, fête de Printemps avec marché
aux fleurs et plantons,
13 juillet, soirée moules-frites, avec animation
musicale et feux d’artifices.
Le samedi 22 octobre 2005, le comité
a tenu une permanence de 9 heures à
12 heures dans les locaux de la canti-
ne scolaire pour se présenter et
répondre aux éventuelles questions
des parents d’élèves.
N.P.
Le comité au complet
17
Association des Parents d’élèves de l’école
de la Muraz... au Féminin pluriel
ECHOS DE NOTRE ÉCOLE
Rencontre en MairieBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
18
C’est le marché de Noël organisé par
l’Association des Parents d’élèves de l’école de la
Muraz, qui avait lieu ce week-end sous le hangar
de la coopérative. Cartes de vœux, boules, déco-
rations fabriquées par les ateliers des enfants
(qui se tiennent le mercredi après-midi), bref,
une multitude d’objets pour des idées cadeaux
ou de décoration ; mais aussi vente de sapins de
Noël, de boudins, de rissoles, et dégustation
d’huîtres. Le vin chaud réchauffant le visiteur, le
tout dans la bonne humeur.
N.P.
Samedi 10 et dimanche 11 décembre 2005
ECHOS DE NOTRE ÉCOLE
Effectifs et répartition des classes année 2005/2006
Petite Moyenne Grande Classe C.E.1 C.E.2 C.M.1 C.M.2
section section section Préparatoire
12+2 13 11 11 8 15 7 11
LOTO DU 26 NOVEMBRE 2005
MARCHÉ DE NOËLBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
19
Déclarations de travaux
Viret Michel Grange-gros abri à bois 19 07 05
Zanolla Christian La Biollitte abri de jardin 19 07 05
Longo Jean Louis Champs de la Pierre abri de jardin + clôture 26 07 05
Sci Pamm Savery La Croisette fermeture veranda 26 07 05
Anthonioz Philippe Chef lieu modification d'ouverture 12 09 05
Chevrier Nicole Le Fernex pose d'un velux 14 11 05
Gal Patrick Monet abri de jardin 24 11 05
Mathey André La Biollitte veranda 24 11 05
Permis de construire
Canesson Marc Cologny maison individuelle 26 07 05
Serra et Gonnet Cologny maison individuelle 26 07 05
Furley Kerine La Mouillette maison individuelle 26 07 05
Baudin Stéphane La Mouillette maison individuelle 26 07 05
Gaillard Patrick Côtes du Fernex veranda+serre 26 07 05
Greiler Alain Le Feu garage et locaux de rangement 26 07 05
Gaec La Verpilliere Besace extension d'un batiment 05 10 05
Feroul Maxime La Croisette aménagement bâtiment existant 14 11 05
Bovagne Pierre Guy Besace abri-voiture 24 11 05
C.Z.
URBANISME
Retenez dès à présent la date du dimanche 9 juillet 2006 à partir de 20 Heures.
Retransmission de la Finale de la coupe du Monde de Foot-ball, sur écran géant, sous chapiteau, terrain de sport de la Muraz.
Préparation : 30 min
Attente : 4 h
Cuisson : 45 mn
Réfrigération : 24 h
Ingrédients :
1 foie gras de canard cru d’environ 500 g
10 cl d’Armagnac
fleur de sel
poivre blanc ou piment d’Espelette
Sortez le foie gras du réfrigérateur 1 heure avant
de le cuisiner.
Séparer les deux lobes à la main et enlevez les
veines et vaisseaux avec un couteau, par torsion
douce et en tirant avec précaution.
Assaisonnez le foie de poivre blanc (ou de piment
d’Espelette) et de fleur de sel avant de le poser
dans un plat.
Arrosez d’Armagnac. Couvrez d’un film alimen-
taire et réservez au frais durant 4 h environ, en le
retournant plusieurs fois.
Préchauffez le four sur th. 4-5 (175°C).
Saupoudrez le fond d’une terrine de fleur de sel
et de poivre. Disposez les deux lobes en les tas-
sant et en assaisonnant à nouveau.
Installez la terrine dans un bain-marie chaud et
faites cuire à four doux durant 45 mn en veillant
à conserver le même niveau d’eau.
Laissez refroidir hors du four dans le bain-marie.
Lorsque le plat est tiède, posez une planchette
sur le foie gras avec un poids dessus.
Laissez reposer au minimum 24 h au réfrigéra-
teur avant de déguster.
Servez avec de la fleur de sel ou sur du pain
d’épices.
Pour l’accompagner : un vin de paille du Jura,
un Sauternes ou encore un Champagne rosé.
LA RECETTE DU MOIS : TERRINE DE FOIE GRAS FRAISBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
20
Naissances
03 07 05 Eliott Huylenbroeck Chef lieu
07 07 05 Caina Hamadouche Chez Patois
26 08 05 Antoine Thorig La Croisette
28 09 05 Manon Bovagne Chez Bovagne
04 10 05 Pierre Bourgoing Les Biollettes
09 11 05 Camille Feroul La Croisette
27 11 05 Nahelle De Rosso Vers Monnet
Mariage
29 10 05 Emmanuelle Guerin Christophe Milanolo
Décès
21 08 05 Basile Schenkel La Croisette
ETAT CIVIL 2005
à l’entreprise BOVAGNE Frères qui vient de
fêter ses 20 ans d’existence ; c’est en effet en
1985 que Jean-Marc a créé sa propre affaire de
maçonnerie. Avec son frère Alain, ils sont main-
tenant à la tête de la plus importante entreprise
familiale que compte le secteur du bâtiment en
Haute-Savoie. La qualité de leur travail a depuis
longtemps largement dépassé les frontières de
notre commune. Nous leur souhaitons bonne
continuation et plein succès dans la poursuite
de leur activité.
à Yannick JANIN et au restaurant l’ANGELICK
qui continuent sur leur lancée : après une ins-
cription méritée dans le « Guide de la jeune cui-
sine : 140 bonnes tables à découvrir dans toute
la France », c’est France 3 qui s’intéresse à eux.
Yannick sera en effet interviewé au cours d’un
reportage dont la diffusion est prévue le
dimanche 22 janvier en fin de matinée. A vos
postes !
M.C.J.
TOUTES NOS FELICITATIONS…
Sitôt que l'on me nomme, je n'existe plus, qui suis-je ?
Réponse dans le prochain journal.
ÉNIGMEBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
LE SOUVENIR FRANÇAIS
Au cimetière, nous pouvons voir appliquée sur certaines tombes, une cocarde tricolore avec la men- tion « Souvenir Français », signe distinctif apposé sur la dernière demeure des anciens combattants «morts pour la France». Par ailleurs, chaque 1er novembre, une urne est placée aux portes du cime- tière pour recueillir les dons pour cette œuvre. Dans notre commune, 85 € ont été recueillis cette année. On peut aussi remarquer que les tombes des anciens combattants sont, pour la Toussaint, fleuries par cette association que nous vous proposons de mieux connaître :
Le souvenir Français
"A nous le souvenir, à eux l'immortalité"
Créée en 1887 et reconnue d’utilité publique depuis 1906, elle est l’une des plus anciennes associa- tions privées françaises.
Elle compte 300 000 adhérents et affiliés de toutes origines, présents dans tous les départements de France métropolitaine et d’outre-mer, ainsi que dans 52 pays étrangers.
Ses objectifs :
- conserver le souvenir de celles et ceux qui sont morts pour la France ; - veiller sur les monuments en France et hors de France ; chaque année une cinquantaine est réno- vé avec sa participation et 100 000 tombes sont entretenues par les 96 délégations générales, les 1'600 comités et les 61 représentations à l’étranger ;
- transmettre l’héritage de mémoire aux générations les plus jeunes, de façon constante en organi- sant chaque année, expositions, colloques et voyages pour plusieurs milliers de jeunes scolaires sur les lieux de mémoire ;
- n’avoir aucune attache politique, être libre de tout lien confessionnel ou philosophique ; - assurer le financement de ses actions de l’ordre de 3 700 000.00 € environ par les cotisations de ses adhérents, par une quête annuelle le 1er novembre aux portes des cimetières et par les dons et legs pour l’association habilitée à les recevoir ;
- le bénévolat est de règle pour le fonctionnement de l’association dont les frais généraux ne dépas- sent pas 15 % de ses dépenses annuelles.
Organisé en Comité Cantonal, celui regroupant le Canton de Reignier et la commune d’Arthaz compte une soixantaine d’adhérents; il s’est réuni le 25 novembre dernier en assemblée générale dans notre commune avec la participation d’une quarantaine de personnes.
R.D.
21Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
A chacune des célébrations intercommunales commémorant en particulier l’armistice du 11 novembre 1918, et d’autres se déroulant au cours de l’année, dans le canton de Reignier, nous pouvons noter une forte présence d’anciens combattants d’Afrique du Nord regroupé au sein de la section cantonale UDC-AFN (Union Départementale des Combattants d’Afrique du Nord). Nous leur ouvrons nos pages pour les présenter.
Association Loi 1901
Affiliée à l’U.N.C. (Union Nationale des Combattants)
6 500 adhérents répartis dans 115 sections haut-savoyardes
Son but : actions de défense des droits des adhérents
Ses principaux acquis :
- la dénomination Guerre d’Algérie a été reconnue en 1999 (168 tués pour la Haute-Savoie) - le T R N (titre de reconnaissance de la Nation) de juin 1967 pour 90 jours de présence en Afrique du Nord
- la carte de combattant depuis 1974 pour 4 mois de présence en A F N - la retraite du combattant
- la retraite mutualiste
- l’officialisation du 5 décembre jour de commémoration de tous les morts pour la France lors de la guerre d’Algérie et des combats au Maroc et en Tunisie - Loisirs vacances (appartements ouverts à tous les adhérents en Haute-Savoie et dans le Var)
La section de Reignier, regroupant les communes du canton plus la commune d’Arthaz, compte 164 adhérents. Le Président en exercice est Emile MERMIN, tél 04 50 43 42 42. Le délégué de la commune de LA MURAZ est Gustave BAILLARD, tél 04 50 94 50 70. Les buts de la section de Reignier sont :
- défendre les intérêts moraux et sociaux des adhérents,
- perpétuer le souvenir des morts pour la France et entretenir des relations fraternelles entre les combattants de tous les conflits.
Permanences :
Tous les premiers mardis de chaque mois de 18 à 19 heures pour toutes les formalités combattantes à l’adresse suivante : 48, Rue du Collège à REIGNIER.
Toute personne ayant participé à un conflit est invitée à se rendre à ces permanences.
Au cours de l’exercice 2004-2005, 6 croix de combattant on été remises à : - André BAILLARD
- Michel BOURGUET
- Jean DECARROUX
- René JACQUEMOUD
- Pierre MARMOUX
- Gzeslaw STOLARCZICK
Activité : au cours du même exercice, ont été établis : 20 dossiers de demande de retraite du combattant, 4 demandes de cartes du combattant, 2 titres de reconnaissance de la Nation. La section participe à toutes les manifestations patriotiques et organise de nombreuses activités festives (pique-nique, concours de belote, repas dansant, visite de sites, voyages, etc….).
R.D.
22
FAITES CONNAISSANCE AVEC L’ASSOCIATION U.D.C. – A.F.N.
ET AUTRES CONFLITSBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
L’association a tenu son assemblée générale à
l’automne et a reconduit pour 2005-2006, le
même montant pour les cotisations annuelles,
soit €.8.-pour une adhésion individuelle et €.16.-
pour l’adhésion d’une famille.
La soirée Lasagnes a été fixée au 1er avril 2006,
et en dépit du calendrier, ce n’est pas une hypo-
thétique brandade tirée du Viaison, mais bien la
farce traditionnelle qui a été prévue au menu.
Pour vous aiguiser l’appétit, voici ce que vous
proposent les différentes sections de l’associa-
tion :
- Gymnastique : C’est le lundi, à la salle des
fêtes : « Fitness » à 19 heures, puis « Stretching »
à 20 heures, deux cours que l’on peut enchaîner.
Responsable : Myriam GRADIA.
- Vélo de route : en contact avec les « Bornes en
VTT » Tous renseignements sur les sorties (et
l’utilisation éventuelle de pneus neige…) auprès
du nouveau responsable André Gougain
(04.50.38.61.64).
- Bibliothèque : vous a proposé en mai 2005
une journée d’animation avec l’exposition « A la
rencontre de l’Asie » comportant également de
magnifiques objets d’art et d’artisanat. Nous
venons d’acquérir quantité de nouveaux livres
pour tous les goûts et tous les âges, et vous êtes
invités à venir les découvrir :
Le jeudi de 16H15 à 18H15 en période
scolaire
Et de 18H à 19H30 en juillet et août.
Responsable : Chantal Gaillard
Association Sports et Loisirs
23
ASSOCIATION SPORTS ET LOISIRS LA MURAZ
Au printemps dernier, une dizaine de personnes
de notre commune avaient participé à un stage
de « premiers secours » organisé par la mairie et
dispensé par les sapeurs pompiers de la caserne
d’Annemasse.
Toutes avaient obtenu leur diplôme AFPS
(Attestation de Formation aux Premiers
Secours).
2006 pourrait tout à fait voir se réitérer une ses-
sion du même type si quelques uns d’entre vous
étaient intéressés.
Cette formation pourrait s’effectuer sur une soi-
rée + une journée, en mars ou avril par exemple.
Si vous êtes intéressé, si vous voulez des rensei-
gnements complémentaires, vous pouvez contac-
ter Marie-Noëlle BOVAGNE au 04.50.85.04.55.
M.N.B.
PREMIERS SECOURS…
PROTEGER – ALERTER – SECOURIRBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
Sous un soleil automnal, un
bon nombre de personnes
s’était déplacé pour l’inau-
guration du réaménagement
du square entourant le
Monument aux morts en
présence du Conseiller
Général, Maurice Sonnerat,
maître d’œuvre de ces tra-
vaux d’embellissement.
Tout juste terminés pour ce
jour de Commémoration,
ces travaux avaient débuté
courant octobre.
Lecture des noms des morts
au champ d’honneur par
des enfants, puis dépôt de
gerbe, cette cérémonie du
souvenir se clôtura par un
vin d’honneur dans la salle
consulaire de la mairie.
N.P.
24
COMMÉMORATION DU 11 NOVEMBRE
Que retenir de ce Téléthon 2005 ?
Si ce n’est d’affirmer que tout s’est par-
faitement déroulé. Mais cela ne sur-
prendra personne ! La marche a susci-
té moins d’enthousiasme en raison
d’une pluie menaçante, et merci aux
participants de tout âge de l’effort
accompli !
La conséquence immédiate aura pour effet un
nombre d’entrées en baisse, par rapport à 2004,
mais le montant de la recette sera compensé par
l'augmentation du prix du repas de 1 € (2'366 €
de bénéfice net pour 171 « bols de soupe vendus »).
Un grand merci aux commerçants et artisans de
la commune pour leurs dons ainsi qu’aux per-
sonnes dévouées à la « pluche » des 25 kg d’oi-
gnons.
Coup de
c h a p e a u
également
au chan-
teur d’un
s o i r !
M e r c i
également
pour les
d o n s
d é p o s é s
dans l’ur-
ne, 258 €.
Y.M.
TELETHON 2005Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
Après les travaux de réfection des façades de l’église et de ses abords (travaux terminés depuis quelques temps déjà), il restait à réaménager le square du monument aux morts. A la mémoire de tous ces soldats morts pour la France au cours des dernières guerres, nous nous devions de leur rendre une place digne de leur courage et de leur sacrifice. C’est chose faite aujourd’hui.
Malgré des délais courts, les travaux ont été terminés pour la commémoration du 11 novembre grâce au sérieux et au respect du planning par les entreprises sollicitées. Nous les en remercions d’ailleurs vivement.
Ces travaux ont été effectués sous la responsabilité de Mr Maurice Sonnerat, architecte et maître d’œuvre, où sont intervenus :
- la Sté SERP pour les travaux de terrassement et de maçonnerie comprenant la pose des dalles, pavés, bacs et bassin en granit .
- les Ets Laurenzio pour toute la fourniture des pierres de taille et du bassin en granit qui conserve ainsi l’idée du plan d’eau existant par le passé dont un jet d’eau agrémentait déjà ce square.
- L’appareillage du bassin, système en circuit fermé, a été installé par les Ets Montant.
- L’entreprise Favre, paysagiste, a orné les bacs et allées de différents arbustes et plantes.
- La Sté Sonnerat J.P était chargée du réseau électrique et éclairage. - Un mât porte-drapeau a été érigé par les Ets Doublet.
Le coût de ces travaux s’élèvent à la somme de :
- SONNERAT M . 3750.00 €
- LAURENZIO 16830.00 €
- SERP 30899.10 €
- SONNERAT J.P. 4040.00 €
- MONTANT 1281.48 €
- FAVRE 4841.50 €
- DOUBLET 561.00 €
- TOTAL HT 62203.08 €
Nous avons bénéficié d’une subvention de 30 % soit la somme de - 18660.92 €
COUT TOTAL HT restant à la charge de la commune 43542.16 €
C.D
25
AMENAGEMENT DU SQUARE DU MONUMENT AUX MORTSBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
26
PLACE DU MONUMENT AUX MORTS :
LES TRAVAUX SONT TERMINÉSBulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
27
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 6 OCTOBRE 2005
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 1 ER SEPTEMBRE 2005
Lors de sa séance du 6 octobre 2005, le conseil municipal a :
Approuvé le choix et les offres des entreprises concernant les travaux de rénovation du square pour un montant de 62'203.08 €. H.T.
Voté la subvention en faveur de l’Association des Parents d’élèves de l’école de la Muraz, concernant la prise en charge de l’emploi de l’aide-cantinière, pour l’année 2004/2005, pour un montant de 3'640.55 € (représentant le salaire pour les deux heures de présence pendant l’heure du repas à la can- tine, plus charges sociales annuelles inhérentes à ce salaire).
Alloué la subvention en faveur de l’association A.D.M.R. (Aide à domicile en milieu rural), secteur de Reignier pour un montant de 500 €.
Régularisé l’emprise d’un chemin communal, par la cession de 32m2 au profit de la commune, à titre gratuit, au lieu–dit Monet.
Pris note que le prochain recensement de la population aura lieu sur notre commune du 19 janvier 2006 au 18 février 2006.
Pris note de la cérémonie du 11 novembre organisée cette année, au niveau cantonal, sur la com- mune de Reignier.
Lors de sa séance du 1er septembre 2005, le conseil municipal a :
Décidé de l'acquisition d'un nouveau tracteur. Plusieurs propositions nous sont parvenues. La Commission VOIRIE les a étudiées. Après examen, le choix s'est porté sur la marque CLASS au prix de 65'250 €. H.T. , auprès des Etablissements BOSSON, La Bergue, 74380 Cranves-Sales.
Décidé de réaménager le square de l'église. Les Devis sont attendus courant septembre. La Commission ENVIRONNEMENT souhaite que ces travaux soient terminés pour la cérémonie du 11 novembre prochain.
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 3 NOVEMBRE 2005
Lors de sa séance du 3 novembre 2005, le conseil municipal a :
Pris note que la cérémonie du 11 novembre 2005 se déroulera à 9H30 près du Monument aux morts, ainsi que l’inauguration du réaménagement du square entourant ce monument, marquant ainsi la fin des travaux d’embellissement. A l’issue de cette cérémonie, un vin d’honneur sera servi dans la salle consulaire de la mairie.
Noté la date du prochain Téléthon qui aura lieu le 3 décembre à la salle des fêtes. Une réunion de pré- paration est fixée le 15 novembre 2005 à 20H30 à la salle consulaire de la mairie.iL
Bulletin communal - Numéro 34 Décembre 2005
28
COMPTE RENDU DE LA SÉANCE DU 1 ER DÉCEMBRE 2005
MANIFESTATIONS À LA MURAZ EN 2006
Lors de sa séance du 1er décembre 2005, le conseil municipal a :
Décidé le lancer l’appel à candidature de maîtrise d’œuvre du projet de construction de la salle poly- valente.
Fixé les derniers préparatifs pour l’organisation du Téléthon qui aura lieu le 3 décembre 2005 à la salle des fêtes.
Manifestations Organisateurs Lieu Date et horaire
Janvier Vœux du maire Conseil Municipal Salle des Fêtes Dimanche 15 janvier 11 h 30
Concours de Belote – repas
en soirée
Anciens d’Afrique du Nord
(A.F.N.) Salle des Fêtes
Dimanche 12 février
14 h
Carnaval des écoles Association des Parents d’Elèves de La Muraz Samedi 18 février
Février
Soirée Sauce-Coffe Association Saint Antoine Salle des Fêtes Samedi 25 février 20 h 30
Soirée Lasagnes – Animation Association Sports et
Loisirs
Salle des Fêtes Samedi 1
er avril
20 h
Nettoyage de Printemps Conseil Municipal Parking de la Muraz Samedi 22 avril 9 h 00 Avril
Repas des Anciens Conseil Municipal Salle des Fêtes Dimanche 23 avril 12 h 00
Cérémonie du 8 mai Conseil Municipal Monument aux Morts Lundi 8 mai 11 h 15
Fête de printemps – Marché
aux fleurs & plantons
APE de La Muraz Parking de la Muraz Samedi 13 mai
Dimanche 14 mai Mai
Fête des Mères Conseil Municipal Salle consulaire Samedi 27 mai 19 h 30
Promenade des Anciens Conseil Municipal Samedi 1
er juillet
Toute la journée
Finale de la Coupe du
Monde de foot Conseil Municipal
Hangar communal
‘Coop’
Dimanche 9 juillet
20 h
Fête Nationale
Bal – Moules-Frites Conseil Municipal - APE
Sous chapiteau au chef-
lieu
Jeudi 13 juillet
20 h 00
Cinéma en plein air
2 séances
Conseil Municipal Sous chapiteau au chef-
lieu
Samedi 15 juillet
22 h & minuit
Juillet
Fête au village Association St Antoine Sous chapiteau au chef- lieu Dimanche 23 juillet Toute la journée
Sept. Mont Salève en Marches Syndicat Mixte du Salève Massif du Salève Dimanche 3 septembre Toute la journée
Armistice 1918 - Cérémonie
intercommunale
Conseil Municipal Monuments aux morts Samedi 11 novembre 10 h 30
Loto – Buvette, sandwich,
pâtisseries APE de La Muraz Salle des Fêtes A définir
Nov.
Résultats du concours de
fleurissement Conseil Municipal Salle Consulaire
Vendredi 24 novembre
19 h 30
Téléthon Conseil Municipal Salle des Fêtes Samedi 2 décembre Déc.
Vente de décorations et de
sapins de Noël APE de La Muraz Hangar communal A définirBLOC-NOTES
“Gendarmerie de Regnier — TA 043093 75 11 SAMU = Tél 15
Police Secours — TÉL 17 Pomplers (Annemasse) — Tél 18
Urgence médicale 2424 — Té_ 04 5038 1122 SMUR — Tél 04 3092 4747
Service social de Reignier, Grande Rue 2, 1930 Reigier — TÉL 0430 43 44 94 “Ouverture lundi au vendredi 9h 2h /1h -17h Fermé leudi après-midi
Hopital Annemasse, Ambil = Tél. 04 30.7 40 40 Clinique de Savoie Annemasse — Tél 04 5092 07 22
Clinique des Vallées (neuro-pychitrique) à Villa Grand - TÉL 0430 38 31 91 Env, Syndicat des Rocailes - Tél 04 5003 0 46. (Dépannage TL 0609 37 2663 et 06 07 37 26 64)
Assainissement Syndicat Intercommunal de Bllcombe - Reg té 04 309371 63 Dépannage Tél 06 77 04 1930 Elecrié. La Roche-su-Foron — Administratif 04 30 03 0003 — Dépannage. 04 30 2 BA 88
(Communauté de communes Ames et Salève — Tl 0430 43 46 14
Poste Mornex — Tél 04 303631 1 — Numéro postal 14360 LA MURAZ. ésor public/ Perception. Le Florin, 2rue du Docteur Goy. 74930 Relier — TE 04 30 43 40 53
Agence Nationale Pour l'Emploi 21, avenue de Verdun, 4100 Annemasse = Té_ 04 5037 27.08
Presbyère de Monnier Tél 4 30 39 638%
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Acta pare Sat Are Pet a Ps ANUS TA 45045608EQUIPE ÉDUCATIVE
Plasset-Desbois Sandra,
Soudan Marie-Christine,
Lantiat Karine,
Bournay Christelle,
Malinjoud Maud.
Absente:
Odile Raphoz
AMÉNAGEMENT DU SQUARE
Nouveau bassin, nouveau square
SOUVENIR FRANÇAIS
Réunis le 25 novembre dernier