Offres
API
Connexion
Documents similaires
Procès Verbal - PV 00040525 D
Procès Verbal - PV 20085685 D
Procès Verbal - PV 00038279 D
Procès Verbal - PV 00043633 D
Procès Verbal - PV 00056184 D
Procès Verbal - PV 00025424 D
Procès Verbal - PV 00035948 D
Procès Verbal - PV 00065645 D
Procès Verbal - PV 20105710 D
Procès Verbal - PV 00035218 D
Procès Verbal - PV 00074335 D
Document publié le Lundi 7 octobre 2019 par la commune de Bordeaux.
Lien du pdf (Procès Verbal - PV 00074335 D)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Justice et droit, Consommateurs,
DELEGATION DE Monsieur Fabien ROBERT
13Séance du lundi 7 octobre 2019
D-2019/351
BORDEAUX. La Benauge. Parc Pinçon. Rues Raymond
Poincaré/Edouard Branly. Désaffectation et déclassement
d'une emprise foncière cadastrée AR 220p. Décision.
Autorisation
Monsieur Fabien ROBERT, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
La Ville de Bordeaux est propriétaire dans le quartier de la Benauge de la parcelle cadastrée AR 220, sise rue Raymond Poincaré/Edouard Branly à Bordeaux.
Cette parcelle d’une contenance de 4ha 10a 19ca est constituée des espaces verts du Parc Pinçon en cours de réaménagement par la Ville.
L’Office public de l’habitat (OPH) Aquitanis gestionnaire des Tours de la Cité de la Benauge a sollicité la cession à son profit d’un détachement de 399 m² environ de ladite parcelle correspondant au pied des immeubles des Tours 1 et 2 afin de les réaménager et permettre la mise en cohérence de la domanialité directe au pied des tours en donnant un caractère résidentiel aux petites placettes qui jouxtent directement le parvis de ces deux ensembles.
Afin de permettre ces travaux il est nécessaire au préalable de déclasser du domaine public ladite emprise de 399 m², à détacher de la parcelle AR 220 et située rue Raymond Poincaré/ Edouard Branly à Bordeaux.
Ainsi, l’emprise concernée a été fermée à la circulation publique et générale, à l’aide de moyens physiques empêchant tout accès sur cette emprise.
Il convient maintenant de constater la désaffectation et de procéder au déclassement du domaine public de cette emprise.
La désaffectation a été constatée le 6 juin 2019 par exploit d’huissier.
Vu le Code de l’urbanisme, notamment l’article L.318-1 et suivants,
Vu le Code de la voirie routière et notamment son article L.141-3,
Vu l’arrêté de délégation de signature de Monsieur Fabien Robert, adjoint au Maire, en date du 11 mars 2019,
Vu le constat établi par Maître Lacaze, huissier de justice à Bordeaux le 6 juin 2019,
En conséquence nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir : - Décider le déclassement du domaine public d’une emprise foncière de 399 m² à détacher de la parcelle AR 220 sise à Bordeaux, rue Edouard Branly et rue Raymond Poincaré.
ADOPTE A L'UNANIMITE
Délibération modifiée (399m² au lieu de 385m²)
14M. le MAIRE
Monsieur ROBERT.
M. ROBERT
Oui, Monsieur le Maire, mes chers collègues, c’est une délibération technique, très simple où la Ville de Bordeaux est propriétaire d’une parcelle qu’elle se propose de céder à AQUITANIS à la Benauge pour faciliter la gestion du domaine public à proximité d’une résidence. Alors, il y a une petite erreur. Cela n’est pas 385 m², mais 399, soit 6 m² supplémentaires, mais je ne crois pas que ce soit pour cette raison que Vincent FELTESSE ait demandé le déclassement, dégroupement, pardon.
M. le MAIRE
Merci. Monsieur FELTESSE.
M. FELTESSE
J’ai demandé à dégrouper une délibération qui porte sur un déclassement. Non, c’est juste pour nous faire réagir sur la question du foncier puisque nous sommes à une période où nous recevons nos impôts fonciers, et comme tous les contribuables bordelaises et bordelais, j’ai regardé attentivement mes impôts fonciers.
J’ai pu voir apparaître une colonne qui s’appelle « Taxe spéciale », et j’ai pu voir que cette taxe spéciale a augmenté, pour moi personnellement, de 50 %, et en discutant avec des gens autour de moi, c’est une augmentation entre 50 et 80 %. Ce qui n’est pas anecdotique, même si la base est faible. Je me suis interrogé sur quelle était cette taxe spéciale. Cette taxe spéciale correspond au fameux Établissement Public Foncier de Nouvelle Aquitaine. On pourrait se dire : « Ce n’est pas si important que cela comme montant. », mais en lisant l’article 1607bis du Code général des impôts, j’ai découvert que la taxe était non pas par foyer, mais par habitant de chaque foyer, et que le montant pouvait aller jusqu’à 20 euros par habitant, ce qui n’est pas totalement négligeable. Et j’avais, Monsieur le Maire, Monsieur le Premier-Adjoint, et Madame l’Adjointe au logement et au foncier, deux questions à vous poser.
Première question, cela fait maintenant un an et demi que la Ville et que la Métropole bénéficient de la force de frappe de l’Établissement Public Foncier. Nous savons bien que les prix continuent à flamber. Je me souviens encore, il y a quelques mois, d’une discussion avec votre prédécesseur, Monsieur le Maire, disant : « Quartier par quartier, nous allons toiser le prix, et si jamais des ventes se font au-delà du prix, alors nous demanderons à l’Établissement Public Foncier. » Il y a d’ailleurs un grand article de la Tribune de Bordeaux sur ce sujet. En regardant attentivement le rapport d’activité de l’Établissement Public Foncier Nouvelle Aquitaine, en examinant l’ensemble des préemptions depuis 2018, cela fait 18 mois, je n’ai rien vu sur Bordeaux à l’exception d’un partenariat avec Euratlantique qui bénéficie déjà du droit de préemption. Je pensais naïvement que c’était plutôt sur le reste de la Ville que l’EPF allait intervenir pour bloquer les prix et, 18 mois après, rien n’a été fait, en tout cas dans tout ce que j’ai pu dépouiller. Cela, c’est la première question. Quand allez-vous utiliser le levier de l’Établissement Public Foncier pour toiser les choses sur le prix des transactions de l’immobilier puisqu’en 18 mois, rien n’a été fait ? Cela, c’est la première question.
Deuxième question, si je prends l’exemple me concernant, nous sommes cinq dans ma famille. Donc, potentiellement, la taxe de l’Établissement Public Foncier peut aller jusqu’à 100 euros. C’était à 8 euros, on est passé à 12 euros. Jusqu’où comptez-vous aller sur le plafond de l’Établissement Public Foncier pour Bordeaux et pour la Métropole ? Je m’adresse aussi aux différents administrateurs de Bordeaux qui siègent au sein de l’Établissement Public Foncier de Nouvelle Aquitaine. Je dis et redis que cela a été un combat perdu pendant des années pour la mise en place de l’Établissement Public Foncier, mais maintenant qu’il est là, si en plus, on ne l’utilise pas, je trouve cela bien dommage.
M. le MAIRE
D’abord prendre Madame AJON, et après, on répondra en groupe. Emmanuelle AJON.
MME AJON
Monsieur le Maire, chers collègues, nous allons réatterrir sur la Benauge sur cette question.
La première un peu sur la forme de la délibération. La cession de foncier, même si elle est à titre gratuit, me paraît importante, en particulier sur des quartiers comme la Benauge. Or, sur la délibération, nous n’avons pas l’utilisation finale du foncier. À quoi il va servir ? Ce qui est bien dommage, et ce qui ne permet pas d’avoir les éléments pour prendre une décision, je pense, de vote. Après recherches, nous avons bien sûr trouvé que c’était des mètres carrés qui serviront à créer des locaux à destination de la création de collecte de déchets, des déchets ménagers,
15ce qui permettra justement que cela soit bien plus propre et permettre un tri plus efficace qui nous paraît en effet très satisfaisant. Mais pour les autres fois, vous pourriez présenter des délibérations de cession… je pense qu’il serait véritablement nécessaire que la destination finale soit précisée dans la délibération, les détails ne sont pas inutiles dans ce domaine.
La deuxième chose, justement, c’est parce que nous ne serons pas d’accord sur toutes ces destinations de foncier en cession, et j’aimerais bien que vous nous fassiez une projection de toutes les cessions qui sont prévues sur ce quartier de la Benauge parce qu’il y a sur les plans que vous nous avez envoyés, une parcelle au pied des tours G1, des bâtiments G1. Une cession de cette parcelle entraînerait la disparition d’un espace vert avec de nombreux arbres, ce qui serait vraiment dommageable surtout si c’est pour créer du stationnement résidentiel, et donc, payant entraînant un reste à charge pour les familles de la Benauge bien trop élevé.
Voilà. Donc, nous aimerions avoir un peu de clarification sur la gestion du patrimoine et des cessions sur la Benauge. Nous voterons sur cette délibération de façon favorable.
M. le MAIRE
Merci. Sur cette question, je demande à ce que l’on puisse faire un tableau exhaustif des cessions, aliénations, toutes les mutations foncières sur le secteur, et que l’on puisse s’engager à le transmettre rapidement.
S’agissant de l’intervention de Monsieur Vincent FELTESSE, peut-être que Fabien ou Elizabeth ont des éléments. D’abord, rappelons que cet établissement foncier, contrairement à celui que vous aviez envisagé en son temps, ce n’est pas un Établissement Public Foncier local, là, il est à l’échelle régionale. Même si tout le territoire de la Grande Région n’est pas concerné, ce n’est pas la même assiette. Donc, on ne peut pas non plus considérer que c’est au seul profit de la Ville de Bordeaux ou même de l’agglomération que les choses doivent se considérer. Il n’en demeure pas moins, et comme vous, j’ai eu ce réflexe, qu’après 18 mois d’existence, l’installation, la mise en place, l’élection de la Présidente, on arrive à une période où on doit pouvoir faire un premier bilan, et c’est pour cela que j’ai demandé à pouvoir recevoir ou être reçu, mais je vais plutôt la recevoir, Madame la Présidente, Madame ROUÈDE qui est Première Adjointe au Maire de Libourne, qui est la Présidente, pour envisager avec elle, d’une part la façon dont se passent les choses eu égard à un bilan, mais surtout comment maintenant on envisage l’action de cet établissement public sur notre seul territoire, mais au-delà de notre seul territoire, celui de Bordeaux Métropole. Donc, moi, je vais avoir une rencontre très prochaine avec elle, et je vous tiendrai au courant de ce qui a pu être dit.
S’agissant du plafond, il y a des élus qui siègent dans cette instance, j’imagine qu’il y a eu déjà des échanges là- dessus. Si Fabien a des éléments là-dessus… Mais ce n’est pas parce que l’on a un plafond que l’on est obligé de l’atteindre. En tout cas, moi, c’est ce que je demanderai aux élus de la Ville d’avoir comme doctrine.
Monsieur ROBERT.
M. ROBERT
Oui, quelques éléments de réponse. Évidemment la question immobilière est une question déterminante. On a eu un débat ici. Elle est, pour nous, extrêmement importante. Dire que les prix continuent de flamber, vous savez que ce n’est pas tout à fait une réalité. Tous les observateurs extérieurs s’accordent à dire que leur évolution se tasse aujourd’hui. Et par ailleurs, il y a eu une prise en considération très forte liée à l’accession abordable qui va donner lieu, qui a donné lieu à une décision à la Métropole probablement complémentaire de l’action de l’EPF, mais je ne veux pas qu’on laisse s’engager un débat dans lequel on pourrait penser que nous sommes inactifs alors que nous avons un outil à notre disposition.
Concernant la participation financière, Monsieur le Maire, vous l’avez signalée, évidemment, il n’est pas question d’atteindre le plafond. Par ailleurs, je rappelle que nous avons baissé les impôts, que la question fiscale pour nous est une question extrêmement importante, et que nous serons évidemment très, très vigilants de ce point de vue là. Mais nous savions, vous et nous, puisque cela a été l’objet du débat longtemps qu’un Établissement Public Foncier se traduisait par une fiscalité. Donc, cela a été un débat. Aujourd’hui, on est face à ce débat. C’est difficile de refuser, ce n’est pas ce que vous avez fait d’ailleurs, qu’il y ait une fiscalité.
Par rapport à Emmanuelle AJON, peut-être que ce que l’on pourrait proposer, c’est un temps de travail avec Jérôme SIRI, Maire Adjoint du quartier. Sur ces questions de domanialité, on sait très bien que dans les quartiers verticaux, la question de la domanialité, comme au Grand Parc ou ailleurs, est complexe. Donc, oui, on pourra probablement faire un point. Rassurez-vous, ne partons pas de la réalisation de locaux-poubelles pour sortir l’épouvantail du stationnement payant, s’il vous plaît, on n’en est certainement pas là, ou de la coupe des arbres, même si les débats en ce moment sont propices, il s’agit ici de créer des locaux-poubelles.
16M. le MAIRE
Merci. Madame SIARRI.
MME SIARRI
Je voulais juste rappeler qu’est en train d’être étudiée à la Préfecture et à validation la création d’un Office foncier solidaire entre AQUITANIS, MESOLIA et la Métropole.
M. le MAIRE
Ce qui me permet de rajouter que nous proposerons, lors d’une prochaine séance du Conseil municipal, une mesure sur la taxe foncière avec un abattement, une exonération pour toutes celles et tous ceux qui iraient dans ce dispositif. Et je crois savoir, enfin j’en suis même sûr, que DOMOFRANCE réfléchit aussi à la constitution d’un OFS.
Monsieur FELTESSE.
M. FELTESSE
Oui, je connais parfaitement le débat sur l’Office Foncier Solidaire. Le rapport est passé à la Métropole en novembre 2018. On est un an après. Honnêtement, je trouve cela quand même très, très lent. Et je diverge avec Fabien ROBERT, on a différentes sources. Moi, la source que je prends, c’est l’Office des notaires qui publie cet été… quand vous regardez les chiffres des notaires, cela continue à progresser, contrairement à ce que disent certains professionnels.
M. le MAIRE
Merci. Monsieur ROBERT.
M. ROBERT
Oui, je passe à la 353.
M. le MAIRE
Attendez, on passe au vote. Qui est d’avis d’adopter cette délibération ? Qui s’abstient ? Qui vote contre ? Donc, adoptée à l’unanimité.
Madame la Secrétaire.
MME MIGLIORE
Délibération 353 : « Angle des rues Saint-Vincent de Paul et Saget. Désaffectation/Déclassement avant cession de trois lots de copropriété. »
17Parcelle Aquitanis Parcelle
Ville
de
Bordeaux
Parcelle
de
Bordeaux
à céder
à Aquitanis:
385m2
Parcelle Aquitanis
à céder
à
la
Mairie:
5
125m2
Parcelle Aquitanis
à céder
à
la
Métropole:
573m2
Limite
Foncière
Aquitanis/Ville Actuelle
Limite
Foncière
Aquitanis/Ville
Projetée
+ 18Séance du lundi 7 octobre 2019
D-2019/352
BORDEAUX. La Benauge. Parc Pinçon. Rues Raymond
Poincaré/Edouard Branly. Cession à Aquitanis d'une emprise
déclassée à détacher de la parcelle AR 220. Décision.
Autorisation
Monsieur Fabien ROBERT, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Il est rappelé que la Ville de Bordeaux est propriétaire dans le quartier de la Benauge de la parcelle cadastrée AR 220, sise rue Raymond Poincaré/Edouard Branly à Bordeaux.
Cette parcelle d’une contenance de 4ha 10a 19 ca est constituée des espaces verts du Parc Pinçon en cours de réaménagement par la Ville.
Comme cela a été évoqué précédemment l’Office public d’habitat (OPH) Aquitanis gestionnaire des Tours de la Cité de la Benauge a sollicité la cession à son profit d’un détachement de 399 m² environ de ladite parcelle correspondant au pied des immeubles des Tours 1 et 2 afin de les réaménager et permettre la mise en cohérence de la domanialité directe au pied des tours en donnant un caractère résidentiel aux petites placettes qui jouxtent directement le parvis de ces deux ensembles.
Préalablement à cette opération, vous venez au cours de cette même séance, de procéder au déclassement du domaine public de ladite emprise de 399 m² dûment désaffectée et constituant un détachement de la parcelle AR 220 située rue Raymond Poincaré/Edouard Branly à Bordeaux.
La cession envisagée pourrait s’opérer à titre gratuit car s’analysant comme un transfert de charges conformément à l’avis de la Direction de l’immobilier de l’Etat n° 2019-33063V0135 en date du 30 janvier 2019.
Vu l’arrêté de délégaton de signature de Monsieur Fabien Robert, adjoint au Maire, en date du 11 mars 2019,
En conséquence nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir :
- décider la cession gratuite au profit d’Aquitanis d’une emprise foncière déclassée du domaine public, à détacher de la parcelle communale cadastrée AR 200 sise à Bordeaux rue Edouard Branly et rue Raymond Poincaré pour une superficie d’environ 399 m²,
- autoriser Monsieur le Maire ou son représentant à signer l’acte authentique et tous documents se rapportant à cette opération.
ADOPTE A L'UNANIMITE
Délibération modifiée (399m² au lieu de 385m²)
19Parcelle
Aquitanis
Parcelle
Ville
de
Bordeaux
Parcelle
de
Bordeaux
à céder
à Aquitanis:
385m2
Parcelle
Aquitanis
à céder
à
la
Mairie:
5
125m2
Parcelle Aquitanis
à céder
à
la
Métropole:
573m2
Limite
Foncière
Aquitanis/Ville
Actuelle
Limite
Foncière
Aquitanis/Ville
Projetée
+
TROUILLOT
&
[ERrIEL
6,
rue
René
IrrtrencTr
33150
CR5011
TeI:05
5686
77
31
Feu
05
57 54
0502
Errail
trouiIIothemelCorançefr
20Séance du lundi 7 octobre 2019
D-2019/353
BORDEAUX. Angle des rues Saint Vincent de Paul et
Saget .Désaffectation/Déclassement avant cession des lots
de copropriété numéros 76 (bureaux), 123 et 124 (deux
places de stationnement), cadastrés DK106 et DK287.
Décision. Autorisation.
Monsieur Fabien ROBERT, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
La Ville de Bordeaux est copropriétaire d’un ensemble immobilier dénommé « Saint-Jean îlot 1 », sis à l’angle du n°7 rue Saint Vincent de Paul et du n°54 rue de Saget à Bordeaux, cadastré DK 106 et DK 287.
Au sein de cet ensemble, la Ville de Bordeaux est notamment propriétaire du lot 76, correspondant à un local à usage de bureaux (ancienne mairie de quartier) situé au rez-de- chaussée du bâtiment A, et des lots 123 et 124, correspondants à deux places de parking aériennes.
Ce local abritait la Mairie de quartier Bordeaux Sud et ce, jusqu’au 12 avril 2019. Cette structure a déménagé 6 cours de la Marne, de sorte que ledit local est à ce jour libre de toute occupation.
Du fait de la présence de ces équipements publics ouverts au public et affectés à un service public, les lots susvisés relèvent, au regard des dispositions du Code général de la propriété des personnes publiques et notamment de son article L.2111-1, du domaine public de la Ville de Bordeaux.
Lesdits lots ayant vocation à être cédés, il convient au préalable de procéder à leur désaffectation/déclassement.
Vu le Code général des collectivités territoriales,
Vu les articles L2111-1 et L2141-1 du Code général de la propriété des personnes publiques,
Vu l’exploit de Maître LACAZE, huissier de justice à Bordeaux, en date du 9 juillet 2019 constatant la désaffectation desdits lots à un usage public,
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir : - décider, au vu du constat d’huissier constatant leur désaffectation, de déclasser du domaine public communal les lots 76, 123 et 124 situés dans d’un ensemble immobilier dénommé « Saint-Jean îlot 1 », sis à l’angle du n° 7 rue Saint Vincent de Paul et du n° 54 rue de Saget à Bordeaux, cadastré DK 106 et DK 287.
ADOPTE A LA MAJORITE
VOTE CONTRE DU GROUPE ECOLOGISTE
ABSTENTION DU GROUPE SOCIALISTE
ABSTENTION DE M. FELTESSE
21M. LE MAIRE
Monsieur ROBERT.
M. ROBERT
À la faveur de l’évolution du périmètre du quartier Bordeaux sud et face aux besoins, la Mairie de quartier a déménagé. Émilie KUZIEW a son bureau et son équipe Cours de la Marne. Et il s’agit ici de désaffecter avant très probablement vente, mais sur un prochain Conseil, ce local qui est au n° 7 de la rue Saint-Vincent-de-Paul. On a répondu sur les questions qui ont été données en commission, notamment la superficie un peu moins de 200 m².
M. le MAIRE
Merci. Monsieur ROUVEYRE.
M. ROUVEYRE
Oui Monsieur le Maire, mes chers collègues, je reviens effectivement sur cette délibération qui a été un peu animée en Commission Finances. J’avais quatre éléments à présenter au Conseil.
Le premier, mais on a l’habitude de vous le dire, donc on ne va pas s’étaler, on vend encore un bien municipal alors que l’on a toujours besoin de plus d’hébergements et notamment, par exemple, pour rester sur ce bien, d’hébergements d’associations. On se souvient du Conseil de juillet où on regrettait d’avoir à expulser en quelque sorte une association historique dans le quartier Saint-Pierre. Ce n’est que l’arbre qui cache la forêt d’un certain nombre d’associations qui cherchent désespérément des locaux, des associations qui concourent aussi finalement à la satisfaction de l’intérêt général. Et là, vous décidez encore, de manière assez sèche, en termes en tout cas de solde nette concernant le nombre de biens, eh bien de vendre cet immeuble.
Deuxième élément qui nous interroge, c’est la stratégie. On a posé la question de savoir, en commission, si la nouvelle Mairie de quartier était propriété de la Ville, en tout cas l’immeuble qui l’hébergeait ou pas. La réponse du Président de la commission a été de dire : « Oui, oui, ne vous inquiétez pas ». En réalité, évidemment, ce n’est pas le cas puisque nous sommes locataires d’InCité. Donc, alors que nous avions évidemment moins de frais lorsque l’on est propriétaire que quand on est locataire, on fait le choix quand même d’augmenter sensiblement notre budget de fonctionnement. On ne comprend pas vraiment la stratégie qui est à l’œuvre. Alors, ce que l’on peut entendre c’est que les locaux étaient inadaptés, qu’il fallait changer, etc. Enfin, il s’agissait, de notre point de vue, de réfléchir à rester propriétaires pour ne pas alourdir nos frais de fonctionnement. En tout cas, c’est un élément que l’on voulait poser sur la table.
Troisième élément, c’est sur la question de la transparence. Nous avons appris, à l’occasion de cette commission, qu’en réalité, la vente au futur acquéreur était dans les esprits avant même de décider de déménager. Ce qui nous semble extrêmement étonnant, et on s’étonne évidemment que le Conseil municipal n’en ait pas été avisé. Lorsque l’on a voulu avoir le débat en commission, on nous a dit : « Non, mais chaque chose en son temps. » En réalité, vraisemblablement, les choses sont déjà décidées.
Et quatrième élément, Monsieur le Maire, je vous cite : « On s’interroge sur la procédure. » Vous nous avez vendu ici les vertus de la vente aux enchères, de la question de la procédure nouvelle qui est proposée, cette vente notariale interactive. Vous disiez en 2015 : « Elle s’inscrit, cette vente notariale interactive, dans le cadre des règles déontologiques de la négociation notariale en consistant en appel d’offres sur internet via la procédure IMMO-INTERACTIF, etc. » dont le double objectif, vous disiez à l’époque, est de toucher le plus grand nombre d’investisseurs et de permettre aux candidats qui se portaient acquéreurs en assortissant leur offre de prix d’éventuelles conditions suspensives. Vous nous disiez que c’était la meilleure solution pour vendre un bien et évidemment préserver les intérêts de la Ville.
Là, sans que l’on sache vraiment trop pourquoi on décide de procéder - et alors que c’est ce que je disais dans mon troisième point, on avait déjà en tête, les futurs acquéreurs – on décide de procéder à une vente de gré à gré. Là encore, comme j’ai essayé de le dire en commission, peut-être que c’est légitime, peut-être que l’on peut l’expliquer. Ce qui nous trouble, c’est que l’on fixe des règles, et que l’on y déroge sans que l’on sache véritablement pourquoi ou alors que l’on essaie de nous dire : « Mais circulez, il n’y a rien à voir. On verra au moment de la vente. » Ce qui nous trouble, c’est que finalement tout cela ne soit pas discuté au sein du Conseil municipal. En réalité, et si nous avons bien compris ce qui a pu évidemment transparaître de ces commissions, le nouveau propriétaire sera l’Ordre des pharmaciens. Alors, là encore, moi, je ne discute pas sur la question de « Est-ce que c’est bien ou pas que l’Ordre des pharmaciens évidemment se porte acquéreur ? ». Moi, ce que j’aimerais comprendre, c’est surtout pourquoi finalement l’Ordre des pharmaciens n’est pas rentré dans la procédure dont vous nous avez dit qu’elle était celle qui assurerait le mieux les intérêts de la Ville que l’on pouvait éventuellement aussi challenger
22ce nouveau propriétaire, en tout cas ce futur propriétaire par rapport à, effectivement, une vente aux enchères. D’autant que l’on n’a pas le sentiment, mais je sais qu’il y a au moins un collègue pharmacien dans la salle, il nous contredira peut-être, je n’ai pas le sentiment que c’est un ordre particulièrement pauvre.
Donc, est-ce que vous, vous êtes capable de répondre à ces éléments ? Quid de votre stratégie globale, premier élément, immobilière ? Est-ce que vous revenez dessus ? Est-ce que l’on va essayer peut-être de conserver du patrimoine pour le proposer notamment à des associations ? Ou est-ce que vous allez considérer qu’en dehors des acteurs privés qui, eux, se précipitent pour acheter nos bâtiments, nous n’avons, nous, aucune possibilité d’en faire quelque chose ?
Deuxième élément, est-ce que stratégiquement on n’est pas perdant de passer de propriétaire à locataire ?
Troisième élément, pouvez-vous nous dire si le Conseil municipal ne doit pas être tenu au courant quand il y a ce type de transactions qui se prépare ? Et, évidemment, quatrième élément, pouvez-vous nous dire finalement la règle de droit qui s’impose en matière de vente d’immeubles ? Est-ce que c’est cette vente notariale interactive ? Est-ce que c’est une citation ? Est-ce que c’est finalement maintenant du gré à gré ? Et si on change de procédure, qu’est-ce qui préside à la décision ?
M. le MAIRE
Monsieur HURMIC, après, je répondrai. Et puis, Madame KUZIEW répondra aussi.
M. HURMIC
Oui, Monsieur le Maire, cette délibération est étonnante. D’ailleurs, on votera contre. Elle est tellement étonnante qu’elle a donné lieu, effectivement, à des débats assez fouillés en Commission des Finances. Je tiens d’ailleurs à remercier les services qui siègent à la Commission des Finances pour la transparence qui est la leur, et Monsieur Fabien ROBERT également qui nous a fourni tous les renseignements que nous sollicitions sur cette vente qui n’en demeure pas moins aujourd’hui toujours aussi étonnante.
Quel intérêt pour une Ville de vendre du foncier pour, à la place, louer ailleurs les services qui étaient rendus par du foncier dont elle était propriétaire ? Ce débat rejoint un peu celui que l’on a eu sur la précédente délibération, à savoir quelle est la stratégie foncière de la Ville de Bordeaux ? Quelle est la stratégie foncière ? Il n’y en a pas. Cela fait des années qu’avec Delphine JAMET, nous vous demandons, ce que vous avez semblé aujourd’hui accepter pour la Benauge, de nous faire un état des mutations foncières de la Ville. Vous avez donné votre accord pour donner un état des mutations foncières sur le quartier de la Benauge, mais Monsieur le Maire, de grâce, donnez- nous cet état sur toute la Ville. On n’est pas qu’intéressé par la Benauge. Quel est l’état des mutations foncières ? Quel est le patrimoine foncier aujourd’hui de la Ville de Bordeaux, ce qui nous amènera à savoir pourquoi êtes- vous amené à vendre progressivement un certain nombre de biens qui font partie du patrimoine foncier de la Ville de Bordeaux ?
On aimerait bien avoir, à défaut de la déclinaison d’une stratégie foncière, au moins l’état existant à ce niveau-là. J’ajoute même que cela pourrait figurer pas seulement pour les élus, mais sur l’open data de la Ville au titre de la transparence dont nous sommes tous redevables vis-à-vis de nos concitoyens. Les mutations foncières, l’état du patrimoine immobilier de la Ville pourraient très bien figurer sur l’open data de la Ville de Bordeaux. Je crois que cela figure sur l’open data d’autres communes de cette importance.
Nous sommes persuadés, Monsieur le Maire, mais vous n’êtes pas obligé de partager notre point de vue que pour une Ville avoir du foncier, cela fait partie de sa richesse. Vendre progressivement, elle s’appauvrit. J’ajouterai aussi que, ponctuellement, Monsieur le Maire, et là vous ne me contredirez pas forcément, nous pouvons avoir besoin de fonciers à mettre à la disposition dans des laps de temps très rapides... Je vois, par exemple, ce qui s’est passé cet été : évacuation brutale des squats par la Préfecture de la Gironde. Je crois que vous-même, j’ai cru comprendre, qu’à un moment donné, vous vous étiez mis un peu la recherche de locaux pouvant abriter ponctuellement un certain nombre de personnes expulsées, notamment des demandeurs d’asile. Vous vous êtes posé la question. Difficile de trouver un local adapté, mais je pense que si on garde du foncier, on trouvera plus facilement un local adapté partout appartenant à la Ville de Bordeaux que si on est amené à vendre, Conseil municipal après Conseil municipal, l’ensemble de notre richesse foncière.
Voilà les quelques observations que je voulais faire à propos de cette délibération contre laquelle nous voterons.
M. le MAIRE
23Avant de laisser la parole à Madame KUZIEW et peut-être à Monsieur ROBERT. Sur l’intervention de Monsieur ROUVEYRE, oui, j’ai été celui qui, dans cette Ville, a mis en place la vente aux enchères. Maintenant, d’une doctrine, on n’en fait pas un dogme, et que l’on se réserve le droit d’être pragmatiques, d’être dans la souplesse.
Et s’agissant de ce que vous réclamez, une stratégie foncière globale, cela fait cinq ans que j’entends la même chose de votre part, surtout Monsieur HURMIC. On lui répond. Donc, je ne vais pas à nouveau perdre du temps là-dessus. S’agissant de transparence, prenez les ordres du jour du Conseil municipal, et chaque année, vous remarquerez qu’il y a une délibération qui fixe les cessions et les acquisitions avec les montants, à qui on a acheté, à qui on a vendu. Donc, cela, c’est chaque année, faites un petit travail d’archivage et de mémoire, et vous retrouverez tous les éléments. Cela existe dans cette Maison depuis le début des années 2000. Et tout cela, quand vous parlez de data, au moins s’agissant des cessions et des acquisitions, il suffit d’aller sur le site de la Ville, rechercher les délibérations annuelles, et vous pourrez vous faire un état global là-dessus.
Sur la question de la règle et de l’exception, on est dans l’exception. Pourquoi on est dans l’exception ? Et cela, Émilie KUZIEW vous répondra plus loin et facilement que moi, il y avait des contingences d’espace pour la Mairie de quartier, un besoin de se recentrer aussi par rapport au quartier, et par ailleurs, et là, cela justifie, et je réponds à votre interrogation, la vente de gré à gré, l’opportunité de pouvoir le vendre à un voisin, mais elle va nous l’expliquer, c’est mitoyen. Cela me permet de dire, d’ailleurs, qu’à partir du moment où on a envisagé nos besoins et l’opportunité, on peut s’extraire de cette règle qui serait absolue dans votre esprit de la vente aux enchères parce qu’il y a des éléments objectifs qui nous poussent à faire une vente de gré à gré.
Par ailleurs, si je devais suivre votre logique, à tous les deux, cela voudrait dire que quand une autre collectivité, et je pense à une que vous connaissez bien, le Conseil départemental, sollicite la Ville de Bordeaux pour un foncier pour y faire un équipement départemental, il faudrait que je vous dise non parce que le foncier concerné, je le mettrais aux enchères. C’est cela qu’il faudrait que je fasse ? Quand le Conseil départemental me sollicite pour avoir un terrain pour un collège, je vais lui dire : « Non, désolé, maintenant, tous les fonciers, je les mets aux enchères et puis, on verra bien si vous répondez dans les meilleures conditions », d’autant que la plupart du temps, et c’est légitime, vous le demandez, avec une cession gratuite, ou en tout cas au prix des Domaines, mais la plupart du temps, c’est gratuit.
Enfin, s’agissant de la vente de gré à gré, sur le fond, j’ai répondu. Sur la forme, je n’ai pas compris que l’Ordre régional des pharmaciens voulait y réaliser une opération de promotion immobilière. Moi, les échanges que j’ai pu avoir avec leurs représentants, mais Émilie est plus au fait que moi, c’était aussi l’occasion pour eux de pérenniser leur présence dans ce quartier et sur notre Ville. Et que l’on aurait pu, si on n’avait pas trouvé cette solution, prendre le risque de les voir déménager dans une autre ville et ailleurs.
Voilà les quelques éléments de réponses très concrètes à vos interrogations.
Sur la question, c’est vrai que là, pour le coup, le fait de passer d’un statut de propriétaire à locataire, ce n’est pas ce que je préfère foncièrement, mais là aussi il y a des contingences du moment qui font que l’on a une opportunité d’un côté, une opportunité de l’autre, et que pour le coup, on se dirige vers un modèle de bail plutôt qu’un modèle d’acquisition. Si on avait pu acquérir des locaux d’un même secteur avec la même fonctionnalité, on aurait été plutôt vers cela, mais ce n’est pas le cas. Cela n’a pas été possible.
Émilie KUZIEW.
MME KUZIEW
Oui, Monsieur le Maire, merci. Je vais effectivement compléter vos propos, et dire à mes collègues de l’opposition d’arrêter de voir le mal partout. Quelle est notre stratégie foncière en matière de services publics ? Eh bien, elle est clairement la qualité, le bien-être de nos agents au travail, mais aussi la qualité de l’accueil de nos administrés dans nos services publics. Pourquoi nous avons été contraints de déménager ? Puisque nous avions un local de 150 m² qui était composé en gros de 4 bureaux où il fallait loger 11 agents, et accueillir tout un tas de permanences. Hier, dans cette Mairie de quartier, les permanences, par exemple, d’inscription dans les crèches se faisaient dans un placard sans fenêtre de 7 m². Donc, oui, pour nous, c’était urgent de déménager ne serait-ce que pour nos fonctionnaires, mais aussi pour le public que nous étions amené à accueillir. Et nous aurions, effectivement, aimé être propriétaires de nos nouveaux locaux. Nous avons pour cela, pendant un certain nombre de mois, fait de la prospection immobilière, mais ce qui nous animait également, ce n’était pas d’être propriétaires à tout prix. C’était de pouvoir nous relocaliser dans des espaces fonctionnels, mais surtout accessibles. Alors, peut-être pas centraux, mais surtout accessibles. C’est-à-dire desservis par l’ensemble des lignes de transport en commun qui dessinent aujourd’hui le quartier de Bordeaux sud, quel que soit l’endroit où on y habite, et c’est le cas du Cours de la Marne, et de l’endroit où nous sommes aujourd’hui. Ce n’était pas le cas avant puisque toute une partie de nos
24publics ne pouvait se rendre à la Mairie de quartier, car leur secteur d’habitation ne permettait pas d’y accéder en transport en commun. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Donc, oui, nous sommes locataires, mais dans des locaux qui, aujourd’hui, font le triple de ce que nous avions avec des agents heureux de venir travailler dans des bureaux avec des fenêtres et d’accueillir des publics, et aussi tous ceux qui ont envie d’y dispenser des permanences dans des endroits de qualité. Voilà. Merci. Et pourquoi le gré à gré avec l’Ordre des pharmaciens ? Monsieur le Maire, vous l’avez dit, c’est juste que l’Ordre des pharmaciens jusque-là était ancienne Aquitaine. Depuis la régionalisation, il est devenu Nouvelle Aquitaine, et a donc vu ses compétences comme son nombre de personnes augmenter, qu’ils étaient naturellement nos voisins. Quand ils ont su que nous déménagions, ils sont venus nous voir pour nous dire qu’ils étaient très intéressés par ces locaux parce que pour eux, c’était un investissement beaucoup moins important que de totalement déménager, qu’ils étaient attachés par la gare en raison de l’accessibilité au transport en commun pour rayonner justement sur cette Nouvelle Aquitaine, et que c’était surtout des voisins qui étaient très bien acceptés par l’ensemble des habitants de secteur sur un quartier de gare où l’activité est parfois trop importante, peut créer des nuisances. Là, nous avions l’occasion d’étendre un service qui n’était pas un restaurant ou autres et qui amenait une certaine quiétude pour les habitants immédiats, et voilà, cela s’est fait assez naturellement. Merci.
M. le MAIRE
Merci. Monsieur ROUVEYRE.
M. ROUVEYRE
Oui, très rapidement Monsieur le Maire. Je ne reviens pas sur l’opportunité de déménager la Mairie de quartier, et ce n’est pas ici le sujet que l’on soulève. Je ne reviens pas non plus sur l’argument de la cession entre collectivités, car elle se neutralise d’elle-même. Dans une telle hypothèse, vous le savez bien, le bien reste dans le patrimoine public, ce qui est très différent évidemment que s’il appartient après au patrimoine privé.
Je reviens quand même sur une phrase qui m’interroge. Vous dites « D’une doctrine, on n’en fait pas un dogme », mais quand même, Monsieur le Maire, la règle nous protège de l’arbitraire. Aujourd’hui, c’est à l’Ordre des pharmaciens. Demain, pourquoi pas PICHET ou un autre promoteur immobilier ? Sans règle, comment ne pas savoir si on est dans le cas de… c’est à la tête du client ou pas ? Comment, sans règle, on peut effectivement se protéger de cet arbitraire ? Je ne dis pas qu’il ne peut pas y avoir d’exceptions. Nous avons tous les deux fréquenté les bancs de la Fac de droit. À côté du Droit commun, il y a des exceptions. Mais il y a quand même une petite différence, c’est que dans le cadre de la loi, les exceptions, elles sont listées, chacune d’elles. D’ailleurs, c’est ce qui nous prenait, quand on était étudiant, beaucoup la tête, disons-le quand même, c’est qu’il fallait apprendre toutes les exceptions par cœur. Et là, en l’occurrence, il n’y a pas d’exceptions notées, il n’y a pas de règles concernant les exceptions. On gagnerait, je crois, en transparence en fixant le cadre général, le droit commun de la cession des biens immobiliers par la Ville de Bordeaux et tous les cas d’exception parce qu’aujourd’hui, effectivement, l’enjeu n’est pas très important. L’Ordre des pharmaciens, pourquoi pas ? Demain, rien ne nous dit que vous n’allez pas nous sortir la même excuse pour vendre à un promoteur, et là, on sera quand même beaucoup plus interrogatifs. Donc, fixons simplement une règle et ses exceptions.
M. le MAIRE
Ne criez pas avant d’avoir mal. L’exception, on vient de vous l’expliquer. Il y a le voisinage. Le fait que l’Ordre des pharmaciens, c’est quand même un groupement d’utilité publique qui n’est pas dans une démarche mercantile. Et par ailleurs, je rappelle que ce n’est pas la règle absolue de vendre par le marché des notaires. Il nous arrive encore de faire des cessions de gré à gré suivant les opérations.
Monsieur DUCHÈNE.
M. DUCHÈNE
Merci Monsieur le Maire. J’ai entendu dire que la Ville de Bordeaux et, d’une certaine manière, la Métropole aussi n’avaient pas de stratégie foncière. Je crois que ceux qui professent ce genre de choses n’ont pas participé aux nombreuses réunions qui ont eu lieu à la Métropole et dans cette Mairie, car la stratégie foncière, la Ville de Bordeaux en a une, en a une depuis très, très longtemps. D’ailleurs, si aujourd’hui la Ville de Bruges, la Ville de Bordeaux peuvent construire autour du Lac, c’est bien parce qu’il y a eu une stratégie foncière. Mais il est vrai que cette stratégie foncière ne s’appuyait pas sur un EPFL, un Établissement Public Foncier. J’ai souri, vraiment souri, quand j’ai écouté la déclaration de Vincent FELTESSE. Nous avions dit, Alain JUPPÉ l’avait dit, et les membres de cette équipe l’avaient dit : « Si nous nous lançons dans un Établissement Public Foncier, nous allons, nous, contribuables bordelais, payer pour des terrains qui seront achetés en dehors de la Métropole et de la Ville de Bordeaux. » Vincent, on l’a dit une fois, on l’a dit dix fois, on l’a dit cent fois, et pourtant, vous avez poussé, poussé pour que l’on aille vers l’EPFL.
25Résultat, dans la mesure où la Ville de Bordeaux et la Métropole ont une stratégie foncière, une politique urbaine particulièrement dynamique, eh bien, il est arrivé un moment où nous avons finalement peu de terrains disponibles pour les acheter d’une certaine manière. Par contre, ces terrains sont disponibles sur l’ensemble du Département et de la Région. Donc, il y a une très, très forte demande aujourd’hui des communes et des collectivités, de la Région et du Département, pour acheter des terrains. Mais, mais, et Vincent, vous venez de le dire, d’une certaine manière, qui paie ces terrains ? C’est les contribuables bordelais. Vous nous reprochez de ne pas nous servir de cet outil foncier. Il est récent. Là, l’EPFL, c’est une énorme usine - disons-le à l’époque, on disait que c’était une usine à gaz. Est-ce que c’est vrai ?
Est-ce que c’est faux ? Bon, maintenant, on y est. La loi nous a obligés d’adhérer, on y est. On va s’en servir. On s’en sert déjà. Pour information, la Métropole se sert de l’EPFL puisque les premières opérations ont eu lieu en dehors de Bordeaux malheureusement, essentiellement sur l’OIM sur l’Aéroparc, et aussi sur la Ville de Pessac, par exemple. Les opérations bordelaises vont arriver, et cela ne sera pas sur des opérations majeures parce qu’aujourd’hui, sur cette ville et sur une grande partie de la Métropole, la plupart des terrains majeurs, friches industrielles, friches portuaires ou autres, sont dotés de projets urbains. Et donc, il est très difficile de se servir de l’EPFL. Je ne dis pas que l’on ne va pas s’en servir. On s’en sert, peut-être que la Ville de Bordeaux sera concernée. Elle sera sûrement concernée, mais il ne faut pas rêver. Si un jour, dans quelques années, on fait l’équilibre entre ce qu’ont versé les Bordelais et ce que l’on a acheté, bizarrement, cela risque d’être déséquilibré. Il fallait le faire, peut-être, il y a très longtemps, mais je vous rappelle que la Ville de Lyon qui n’a pas à rougir de ses politiques foncières et qui n’est pas de notre sensibilité a mené des opérations sans EPFL sûrement avec des lignes de crédit… des lignes concernées.
Donc, nous reprocher de ne pas avoir de politique foncière, ce n’est pas vous qui l’avez dit, je pense que c’est une erreur, et en plus, c’est faux. Dire qu’il faut se servir de l’EPFL, c’est en cours.
M. le MAIRE
Merci pour ces précisions. Monsieur GAUTÉ.
M. GAUTÉ
Non simplement une précision à Matthieu ROUVEYRE. Pour vous rassurer, l’Ordre des pharmaciens n’est pas un promoteur. La décision qui a été prise par la Mairie de vendre de gré à gré ne me choque pas. L’Ordre des pharmaciens, dans son objet, est une instance professionnelle, n’a aucune intention spéculative. Et pour parer à cela, si d’aventure l’Ordre des pharmaciens décidait de revendre ce bien à un spéculateur, à un promoteur ou autres, nous avons toujours la possibilité de faire jouer notre droit de préemption. Le droit de préemption de la collectivité se ferait sur l’avis des Domaines. Nous ne sommes pas obligés de préempter au prix amiable que pourrait avoir eu l’Ordre des pharmaciens avec quiconque.
M. le MAIRE
Merci aussi de ces précisions qui sont importantes. Monsieur FELTESSE.
M. FELTESSE
Oui, Monsieur le Maire. Comme Michel DUCHÈNE m’interpelle, nécessairement, je réponds. Je voudrais aussi répondre à Fabien ROBERT sur l’augmentation ou non des prix de l’immobilier. Je vous lis l’introduction du baromètre de la Chambre des notaires qui date de février 2019. « Le constat est simple, et inédit. Les trois plus fortes hausses mesurées dans 81 villes françaises et sur un an concernent des communes de la Métropole. Sur le podium, des villes qui ont vu leurs prix exploser. En 2018, on trouve Pessac, +16,4 %, Mérignac, +13,6 %, Bordeaux, +12,7 % ». Donc, moi, ce que je prends comme données sûres, c’est la Chambre des notaires parce que c’est eux qui voient passer toutes les transactions.
Deuxième point puisque c’est un sujet qui… il y a beaucoup de choses qui me rapprochent de Michel DUCHÈNE, mais là-dessus on n’a jamais été d’accord sur l’Établissement Public Foncier. Honnêtement, mais vraiment honnêtement Michel, il y aurait une maîtrise du foncier depuis des années plus forte à Bordeaux, on n’en serait pas là. Je veux bien que tu cites Lyon, cite aussi Rennes. Je veux dire Rennes, il y a une maîtrise du foncier qui a empêché la flambée des prix. Et ce que je vous reproche aujourd’hui, c’est non pas qu’il y ait un Établissement Public Foncier, j’ai toujours plaidé pour, c’est que cet Établissement Public Foncier, vous ne l’utilisiez pas. C’est simple. Il faut faire des exemples pour montrer que ce n’est pas possible de laisser des transactions se faire. C’est ce qui nous oppose. Est-ce que l’on régule ou pas le marché ? Vous pensez qu’avec une politique de la suroffre, quitte à dénaturer ce qu’est l’architecture de Bordeaux, vous allez réguler le marché. On pense le contraire. Je pense le contraire.
M. le MAIRE
26Déjà, on ne peut pas toujours comparer telle collectivité ou tel territoire à tel territoire. Comparer Rennes à Bordeaux, pourquoi pas, mais, enfin, il y a toutes les autres grandes agglomérations. Et par ailleurs, vous parlez d’un constat, il y a aussi des tendances, et je reprends à mon compte ce qui a été dit. Aujourd’hui, la tendance c’est qu’il y a quand même une régulation du prix du marché quoique vous puissiez dire, même si le flux depuis ces dernières années était à la hausse plutôt qu’à la baisse.
S’agissant des débats plus profonds, je serais tenté de vous dire, Vincent, je ne veux pas mettre du sel sur… On a eu une commission réunie sur ces sujets dans cette même pièce. Moi, je suis prêt à rouvrir les débats, mais bon… Monsieur HURMIC.
M. HURMIC
Deux mots, deux minutes pour répondre à Michel DUCHÈNE pour lui dire que c’est bien moi, effectivement, qui ai parlé de l’absence de stratégie foncière de la Ville et de la Métropole. J’ai été sidéré par le contre-argument que vous m’avez avancé. Vous dites : « La preuve que l’on a vraiment une stratégie dynamique, c’est qu’il y a peu de terrains disponibles ». Ce sont vos propos. Le fait qu’il y ait peu de terrains disponibles prouve précisément l’absence de stratégie foncière. Si on avait eu une stratégie foncière, on aurait aujourd’hui du foncier.
M. le MAIRE
Ils ont déjà été achetés, les terrains.
M. HURMIC
C’est pour contrer votre argument, et d’ailleurs, je l’illustrerai mon propos. Je ne suis pas dans la théorie, Monsieur le Maire. Si on n’était pas intervenu pour sauver les 40 ha de la Jallère, vous étiez prêt à les vendre pour des opérations immobilières. Non, mais ne me parlez pas de stratégie foncière…
M. le MAIRE
Ce sont les terrains de la Métropole…
M. HURMIC
… alors que vous êtes prêt à brader le patrimoine naturel de la Métropole. Donc, c’est pour répondre un peu à Michel DUCHÈNE. Et là où on peut peut-être arriver à un accord Michel DUCHÈNE, je ne veux pas que l’on termine sur un désaccord, c’est que l’Établissement Public Foncier, c’était il y a 10 ans qu’il fallait le faire. Il fallait faire un Établissement Public Foncier métropolitain, c’est évident, mais il y a 10 ans, on a loupé le coche. La faute à qui, je n’en sais rien. L’histoire jugera.
M. le MAIRE
Non, non.
M. HURMIC
Même maintenant, on a adhéré… je crois que c’est en 2018…
M. le MAIRE
Je ne pense pas qu’on ait loupé grand-chose…
M. HURMIC
… à l’Établissement Public Foncier Régional, c’était déjà trop tard. Voilà ce que je voulais dire pour terminer mes propos. Merci.
M. le MAIRE
Monsieur FELTESSE, vous voulez reprendre la parole.
M. FELTESSE
Oui, Monsieur le Maire, il n’y a aucun sel. Honnêtement sur des débats aussi stratégiques que l’immobilier, de le faire à huis clos, je trouve cela indécent par rapport aux Bordelaises et aux Bordelais.
M. le MAIRE
Oui, c’est vrai que vous, dès qu’il n’y a pas la presse, vous ne vous déplacez pas.
M. FELTESSE
27Cela s’appelle juste la démocratie, la transparence. Je veux dire, honnêtement, vu les nombres de questions que se posent les Bordelaises et Bordelais sur le prix du foncier, le marché de l’immobilier, qu’on n’ait pas ce débat de manière transparente, je trouve cela assez surprenant.
M. le MAIRE
Je ne vous laisse pas la parole, là, pour vous exprimer ?
M. FELTESSE
Si vous voulez, je peux continuer.
M. le MAIRE
Non, mais allez-y, faites nous un discours magistral sur votre vision des choses, cela ne me dérange pas.
Monsieur ROBERT.
M. ROBERT
Monsieur le Maire, mes chers collègues, je crois que l’on est sur un dossier mineur et que l’on nous fait en plus un procès d’intention. Je voudrais quand même revenir à l’objet de cette délibération, mes chers collègues, en espérant que l’on ne passe pas cinq mois à dériver à chaque fois comme on est en train de le faire aujourd’hui. Il s’agit de déclasser et de désaffecter en vue d’une cession un local, et nous avons, je crois, largement répondu sur le fond. Cher Matthieu, rien à voir avec l’association de juillet, et tu le sais très bien, on n’a pas vendu le local.
On a décidé, et on a assumé de demander à une association de partir d’un local pour en loger une autre. Donc, c’est une décision politique, on peut ne pas être d’accord, mais il ne s’agit absolument pas d’une vente ou d’une cession, donc ne comparons pas ce qui n’est pas comparable.
Je voudrais préciser que nous allons être locataires d’une société publique, InCité. Ce n’est peut-être pas tout à fait la même chose qu’auprès de n’importe quel bailleur. Et par ailleurs, cela a été très bien dit par Monsieur le Maire, il s’agit, l’Ordre des pharmaciens, d’un organisme privé à but non lucratif et d’intérêt général. Par ailleurs, il n’y a aucun débat, de mon point de vue, sauf à vouloir nous faire un procès d’intention sur la transparence et la légalité de cette décision. Le Conseil municipal sera saisi de cette vente et il décidera ou non en fonction des arguments que vous déploierez de faire cette vente de gré à gré ou non. Donc, il y aura bien une saisine du Conseil municipal. Il n’y a rien de caché contrairement à ce qui a pu être sous-entendu.
Puis, une remarque à l’attention de Pierre HURMIC. On parle beaucoup de ce qui est vendu, il faudrait aussi regarder ce qui est construit. Quand on parle d’un appauvrissement du patrimoine municipal, Monsieur HURMIC, regardons les écoles, les crèches, les bâtiments culturels. Tout ce qui est construit ou rénové, et vous vous rendrez compte que dans une ville qui gagne 2 000 habitants par an, le patrimoine, il s’enrichit. Il ne s’appauvrit pas.
M. le MAIRE
Merci de ces précisions. Je rajouterais à l’attention de Monsieur ROUVEYRE, que c’est aussi une façon d’éviter les spéculations foncières. Si vous voulez aller vers que de la spéculation foncière en livrant au plus offrant le moindre bien, dont acte, mais c’est aussi un moyen pour nous de limiter cette spéculation foncière que vous avez l’air d’appeler de vos vœux.
Allez, je passe au vote. Qui est contre ? Un, deux. Qui s’abstient ? Le groupe... Qui est pour ? La majorité. Adoptée à la majorité.
Point suivant.
MME MIGLIORE
Délibération 356 : « Ville d’Art et d’Histoire. Subvention de l’État et du Ministère de la Culture ».
28w o
m
><
00
-4
C,
C,, G) C, ni w w
I 29Séance du lundi 7 octobre 2019
D-2019/354
MERIGNAC BEUTRE. Chemin de Pagneau. "Cité des
Palombes". Bail emphytéotique au profit d'Aquitanis.
Monsieur Fabien ROBERT, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Dans le cadre de la réflexion engagée avec la ville de Mérignac, la Métropole et l’Office public de l’habitat Aquitanis, la requalification urbaine du quartier de Beutre, intégrant la résidence « Cité des Palombes » gérée par la SA HLM Logévie, et celle contigüe et de même configuration, appartenant à Aquitanis, a fait l’objet d’une étude au terme de laquelle ce dernier envisage d’acquérir auprès de Logévie son patrimoine immobilier afin de réaliser une opération globale de requalification de ce vaste ensemble patrimonial.
« La Cité des Palombes » est composée de quarante huit logements édifiés sur des terrains communaux situés à Mérignac, chemin de Pagneau et donnés à bail emphytéotique par la ville de Bordeaux au profit de l’Habitation économique devenue Logévie en date du 12 février 1968, pour une durée de soixante cinq ans avec un terme fixé au 12 février 2033, moyennant une redevance annuelle d’un franc.
Son assiette foncière actuelle d’une superficie d’environ 20 010 m² est cadastrée section DY 332, 335, 336,337, 338 et 340.
Au terme des pourparlers engagés par les bailleurs, un accord a pu être trouvé sur les modalités financières de cession de la valeur résiduelle du bail détenu par Logevie au profit d’Aquitanis moyennant une indemnité de 1 151 000 euros sous réserve de l’avis favorable de la Ville à cette cession de bail. Aquitanis serait autorisé à poursuivre, en qualité de preneur, le bail emphytéotique en cours pour le temps restant à courir et prolongé d’une durée suffisante pour lui permettre de contracter de nouveaux emprunts auprès de la Caisse des dépôts et consignations et ainsi mener à bien cette vaste opération de réhabilitation des quarante huit logements. Il conviendrait par conséquent de prolonger le bail emphytéotique en cours de sorte qu’Aquitanis puisse bénéficier d’une durée de bail restante de trente trois ans à compter de la signature de l’avenant audit bail.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser ;
- la cession du bail emphytéotique en cours consenti à Logévie au profit de l’OPH Aquitanis portant sur le terrain d’assiette de la Cité des Palombes situé chemin de Pagneau à Mérignac Beutre, d’une superficie d’environ 2 ha 10 ca cadastré section DY 332, 335, 336, 337, 338 et 340, pour la période restant à courir jusqu’au 12 février 2033 ainsi que sa prolongation pour une durée restante de trente trois ans à compter de la signature de l’avenant audit bail dans les conditions du bail initial et à titre gratuit.
- autoriser Monsieur le Maire ou son représentant à signer le bail emphytéotique et son avenant ainsi que tous documents afférents à cette opération.
ADOPTE A L'UNANIMITE
30w
><—J cZ
(Q 0 o o o o Q) ‘Q) (j (Q (‘3 L) D C-) D (‘3 (‘3 C Q) Q) Q) > (‘3 C-) ‘D C 0 Q) Q) o o o ‘Q) X D (‘3 Q) -D o Q) ‘D w o t (‘3 C-) (3 Q) Q) (‘3 o- Q) D -D o Q- Q) -c o (‘3 D) o t (‘3 C-) cl) Q) C-)
31Séance du lundi 7 octobre 2019
D-2019/355
CAP COM 2019. Partenariat avec la Ville de Bordeaux.
Convention. Autorisation. Signature
Monsieur Fabien ROBERT, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
La Ville de Bordeaux a été choisie pour accueillir le 31ème forum de la communication publique et territoriale du 3 au 5 décembre 2019.
Afin de mettre en avant la ville de Bordeaux, un partenariat est mis en place par le biais de publicité dont une visibilité de notre logo sur tous les supports de communication du forum et l’achat de pass donnant droit à l’accès du forum qui se tiendra en centre-ville et au Palais des congrès.
Le montant de ce partenariat a été évalué à la somme forfaitaire de 30 000 €.
Une convention a été rédigée énonçant les conditions mutuellement convenues entre Cap com et la ville de Bordeaux précisant les modalités de partenariat et de paiement.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
-signer cette convention.
ADOPTE A L'UNANIMITE
3233Séance du lundi 7 octobre 2019
D-2019/356
Ville d'Art et d'Histoire. Subvention de l'Etat/Ministère de
la Culture. Autorisation. Signature
Monsieur Fabien ROBERT, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Au cours de la séance du 28 février 2008, vous avez autorisé monsieur le Maire à signer la convention avec le ministère de la Culture portant sur les actions à mettre en œuvre dans le cadre du label Ville d’art et d’histoire.
Ce label permet à Bordeaux, parmi d’autres outils, d’affirmer sa volonté de mettre en place une politique d’animation de son patrimoine volontariste, telle que peut l’ambitionner la Ville, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial par l’Unesco depuis juin 2007. Ceci a été rappelé dans le Document d’Orientation Culturelle dont un des objectifs est de conforter le rayonnement patrimonial de la Ville.
Cette convention a permis de cofinancer un certain nombre d’actions au cours de ces dernières années, dont la création de Bordeaux Patrimoine Mondial, centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine ouvert en 2014 (plus de 73 000 visiteurs en 2018). La Ville de Bordeaux, via son service d’Animation du patrimoine, coordonne notamment les Journées européennes du patrimoine, gère Bordeaux Patrimoine Mondial et pilote la programmation saisonnière des Balades Urbaines.
La Direction Régionales des Affaires Culturelles (DRAC), qui était tenue par la convention à un soutien financier les cinq premières années, a souhaité continuer à soutenir les actions de Bordeaux Patrimoine Mondial et a réaffirmé, en 2019, son soutien ciblé à l’action éducative.
Au cœur de la politique de valorisation et de transmission du patrimoine, le jeune public a été d’emblée et reste une cible prioritaire pour la Ville. Les actions culturelles autour de l’éveil, l’éducation au patrimoine et au cadre de vie ont touché en 2018 plus de 5 000 enfants et jeunes autour de thématiques transversales telles que l’habitat, le développement de la ville, le paysage urbain.
Le public jeune qui fréquente les activités de médiation (contexte scolaire ou non) est très largement habitant de Bordeaux Métropole, et pour moitié environ, bordelais. Un des deux postes affectés à Bordeaux Patrimoine Mondial est totalement consacré à l’action en direction du jeune public.
Un budget de fonctionnement de plus de 12 200 euros est consacré par la Ville plus spécifiquement à ce volet pédagogique ; la participation de l’État dans ce budget se monterait à 2 000 euros.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- Solliciter la subvention de l’Etat pour un montant de 2 000 euros au titre de l’année 2019 et signer tous les documents afférents.
ADOPTE A L'UNANIMITE
34M. LE MAIRE
Monsieur ROBERT.
M. ROBERT
La Ville de Bordeaux, comme vous le savez, a un patrimoine extrêmement riche et valorisé puisque c’est l’un des grands facteurs d’attractivité de notre ville qui fait d’ailleurs que l’on ne peut peut-être pas se comparer à n’importe quelle autre ville, et nous avons pour cela reçu un label de l’État, le label « Ville d’art et d’histoire » qui nous donne droit à des subventions de l’État, en l’occurrence ici relativement modestes, de l’ordre de 2 000 euros pour un apport de la ville de 10 000 euros, mais évidemment, il faut passer cette demande de subventions en Conseil municipal. Il s’agit d’ateliers pédagogiques avec les enfants qui seront menés au sein du Bordeaux patrimoine mondial, notre centre d’interprétation, Place de la Bourse.
J’en profite pour rappeler ici que les Journées européennes du patrimoine ont reçu un peu plus de 100 000 visiteurs malgré un contexte un peu difficile.
M. le MAIRE
Oui, Madame AJON.
MME AJON
Monsieur le Maire, chers collègues, je profiterais de cette délibération pour vous faire une demande ou plus un appel que j’espère vous partagerez et ne rejetterez pas. En effet, il y a quelques jours, la semaine dernière, nous nous sommes tous émus du vandalisme dont a été victime le théâtre du Guignol Guérin au cœur du Parc bordelais. Et ce week-end, nombre d’élus ou candidats sont allés au chevet du Guignol Guérin apporter leur soutien, leur poignée de main et autre tape d’épaule. Aussi, je vous rappelle quand même que ce théâtre de marionnettes a été fondé en 1853, qu’il a ravi des générations d’enfants, et de moins jeunes dont nombre d’entre nous ont été, je pense, spectateurs. Il est devenu aujourd’hui partie prenante de notre patrimoine populaire, de notre territoire, souligné d’ailleurs dans le Lonely Planet parlant de Bordeaux ou encore par un magnifique article très long dans Libération. Donc, au-delà de l’émotion et de notre condamnation des faits, je souhaiterais que la Ville s’engage pour permettre à ce théâtre de retrouver un exercice pérenne et même plus qu’il ne l’avait auparavant et, au-delà de simple prêt de bancs en urgence afin que ce patrimoine persiste et puisse enfin être assis correctement dans notre ville après plus de 160 ans, je pense qu’il en serait temps. Je vous en remercie.
M. le MAIRE
Vous avez raison. D’ailleurs, moi, j’ai vu les propriétaires, les animateurs du théâtre le lendemain des faits. Je n’ai pas attendu une semaine pour aller les réconforter, et bien évidemment que nous participerons… alors il y a un jeu qui s’engage avec les assurances, mais la Ville ne fera pas défaut, et c’est l’engagement que j’ai donné en notre nom à tous pour le théâtre de Guérin de pouvoir les aider s’il y a besoin d’acheter du matériel, de reconstituer du matériel, de la logistique, la Ville ne s’enfuirait pas. Donc, je m’associe à ce que vous dites à ce niveau-là, et c’est ce que l’on leur a transmis comme message dès le jour même, enfin, dès le lendemain matin.
Monsieur ROBERT. Non ?
On passe aux voix. Qui est contre ? Qui s’abstient ? Qui est pour ? Adoptée à l’unanimité.
Point suivant.
MME MIGLIORE
Délibération 358 : « Convention Opéra National de Bordeaux entre l’État, la Région Nouvelle Aquitaine, la Ville de Bordeaux et la Régie Personnalisée de l’Opéra 2018-2022. »
35RECAPITULATIF BUDGET 2019
ACTIONS EDUCATIVES – VAH
BORDEAUX
Dépenses Recettes
ACTIONS
Faire évoluer et vivre le CIAP
Expositions photographiques temporaires
Tentations art déco / Rêver la ville (saison
Liberté !)
Parcours numérique
CIAP – autres
Sous-total
3200 €
2180 €
14 300 €
19 680 € Etat (DRAC) 0 € Collectivité 19 680 €
Investir le territoire : actions in situ
Programmations saisonnières
Evénements nationaux : Ndm, JNA,
JEP…
Création numérique : J’entends Bacalan,
balade urbaine sonore
Sous-total
4300 €
24 300 €
4500 €
33 100 €
Etat (DRAC)
0 €
Collectivité
33 100 €
Action pédagogique
Programmation Bordeaux Patrimoine
Mondial
- Amorce parcours jeune public CIAP
- Ateliers pédagogiques JNA, Basic
space et Archi’déco (prestations)
- Atelier pédagogique façade de Gatsby
- Programme journalier Art déco (atelier
+ visite ville) en partenariat avec le
MADD
Soutien au projet Upside down EXTRA
Edition du livret-jeu « les secrets du
monument aux Girondins »
EAC cadre scolaire
Sous-total
4405 €
7000 €
800 €
RH
12 205 €
Etat (DRAC)
2000 €
Ville
10 205 €
PERSONNE L
Service dédié : 3 ETP, montant chargé
Communication (services mutualisés)
Vacations guides
Formation continue
121 222 €
+/ - ½ ETP
8500 €
1500 €
Etat (DRAC)
0 €
Ville
131 222 €
TOTAL
Actions
Personnel
196 207 €
64 985 €
131 222 €
Etat (DRAC)
2 000 €
2 000 €
Ville
194 207 €
62 985 €
131 222 €
36Séance du lundi 7 octobre 2019
D-2019/357
Conservatoire Jacques Thibaud. Subvention de l'Etat.
Sollicitation. Autorisation. Signature.
Monsieur Fabien ROBERT, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Le Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud, établissement d'Enseignement Artistique de la Ville de Bordeaux dispense chaque année des enseignements de Musique, Danse et Théâtre à 2 100 élèves en moyenne, dont 71% sont domiciliés à Bordeaux.
L'Etat, sous le contrôle pédagogique duquel ces enseignements sont effectués, contribue financièrement au fonctionnement de l'établissement.
Pour l'année 2019, le montant de cette participation a été fixé à 275 731 euros (soit le même montant que la subvention allouée en 2018), et représente environ 2,97 % des dépenses de fonctionnement (masse salariale comprise). Cette somme se compose des éléments suivants :
- 185 491 euros pour la contribution à l’enseignement supérieur en lien avec le pôle d’enseignement supérieur musique/danse Bordeaux Aquitaine.
- 60 240 euros pour les activités dans le cadre du renouvellement des pratiques artistiques et pédagogiques.
- 15 000 euros pour les projets d'éducation artistique et culturelle 2018/2019. - 15 000 euros pour les projets concernant le chant choral dans les écoles primaires de Bordeaux.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire :
- à solliciter cette subvention pour l'année 2019 ainsi que le versement éventuel d'un acompte
- à signer tous les documents afférents.
- à émettre un titre de recette correspondant à ladite subvention
ADOPTE A L'UNANIMITE
37BUDGET CONSERVATOIRE 2018
DEPENSES 2018
Fonctionnement:
Masse salariale:
Acquisition instruments
Investissements I maintenance courante du bâtiment:
295.299 €
8.300.217 €
91 .898 €
285.082 €
RECETTES 2018
Total dépenses: 8.972.496 €
Droits d’inscription
Prêts d’instruments
Subvention DRAC : 275 731 € répartie comme suit:
- 185 491 € pour la contribution à l’enseignement supérieur en lien avec le pôle d’enseignement
supérieur musique/danse Bordeaux Aquitaine.
- 60 240 € pour les activités dans le cadre du renouvellement des pratiques artistiques et
pédagogiques.
15 000 € pour les projets d’éducation artistique et culturelle 2017/2018.
15 000€ pour les projets concernant le chant choral dans les écoles primaires de Bordeaux.
Total recettes: 750.889 €
445.024 €
18.971 €
Subventions Région
Mécénat:
1.713€
9.450 €
38BUDGET EAC
DEPENSES 2018
II CLASSES ARTISTIQUES
Coût pour 450 élèves/an 55.600 €
21 RESEAU DE REUSSITE SCOLAIRE
Personnels permanents
Conseiller Pédagogique (1/4 tps)
Enseignants (70 h)
3! COURS D’INITIATION A LA DANSE POUR DES ENFANTS DES CENTRES D’ANIMATION
Personnel permanent 2.500 €
(Coût pour 50 enfants)
4! PLAN CHORALE
Personnels permanents:
Conseiller aux études chargé de l’éducation
artistique et culturelle (1/10 tps) 4.300 €
Enseignant (1/3 tps) 14.000 €
Total dépenses: 93.930 €
II PLAN CHORALE - Subvention DRAC
2! AUTRES PROJETS EAC - Subvention DRAC
15.000€
15.000€
13.000€
4.530 €
RECETTES 2018
Total recettes: 30 000 €
39LES PARTENARIATS
PARTENARIAT AVEC L’ÉDUCATION NATIONALE
L'Éducation Artistique et Culturelle (EAC) vise l'acquisition et l'appropriation par les élèves d'une culture artistique composante du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Elle nécessite une ouverture de l'école à des partenaires qui enrichissent les ressources de l'institution scolaire.
Dans cette perspective, le Parcours d'Éducation Artistique et Culturelle (PEAC) invite à penser cette éducation de façon continue et cohérente, de l'amont à l'aval, sur le temps des scolarités primaire et secondaire. La Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale de la Gironde et la Ville de Bordeaux ont précisé, dans le cadre d’un accord, les principes et finalités d’un partenariat.
Considérant la priorité des deux ministères, Éducation Nationale et Culture, de rendre accessible à tous les jeunes les domaines des arts et de la culture, l’accord précise les objectifs et modalités d’organisation des projets partenariaux.
L’Éducation Nationale et le Conservatoire de Bordeaux collaborent autour de différents dispositifs et démarches :
- Ceux portés par des textes partagés entre le Ministère de l’Éducation Nationale et le Ministère de la Culture : organisation des Classes à Horaires Aménagés Danse (CHAD) et Musique (CHAM) et préparation au Baccalauréat Techniques de la Musique et de la Danse (TMD). Ouverture en septembre 2019 d’une CHAM Musiques Actuelles Amplifiées et Jazz au collège Jacques Ellul de Bordeaux.
- Ceux portés par des initiatives de partenariat avec deux lycées pour la mise en place d’Aménagements d’Horaires Lycée (AHL) permettant d’accompagner la singularité des projets des élèves du conservatoire. Ce projet offre une dynamique d’accessibilité à l’ensemble des publics.
- Ceux qui entrent dans une démarche de développement du Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle (PEAC) tel que défini dans la charte de l’EAC signée par les deux ministères. Le conservatoire y est associé sous diverses formes :
- Des Classes Artistiques organisées dans le cadre scolaire : elles permettent une immersion d’une semaine par la découverte, la sensibilisation et la pratique. - Le plan Chorale à l’École : en cours de réalisation, il permettra d’ancrer l’offre du conservatoire dans les écoles primaires de Bordeaux.
- Une action conventionnée liant le Réseau d’Éducation Prioritaire (REP) et le conservatoire, renouvelée en 2016 : elle permet de structurer le développement culturel dans le cadre de projets menés avec les établissements du réseau. - Les Scènes Publiques du conservatoire : elles offrent une accessibilité gratuite à près de 200 manifestations en Musiques et Arts de la scène qui peuvent être intégrées dans le cadre du Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle.
PARTENAIRES ÉDUCATIFS
Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale de la Gironde (DSDEN 33), Rectorat de Bordeaux, École André Meunier, Collège Aliénor d’Aquitaine, Collège Jacques Ellul, Lycée Brémontier, Lycée Camille Jullian, Lycée Gustave Eiffel, Réseau d’Éducation Prioritaire Bastide-Benauge, les écoles élémentaires de Bordeaux pour les Classes Artistiques.
40PARTENAIRES CULTURELS
Académie des Belles Lettres – Musique de chambre dans les salons des académiciens depuis toujours
Artigues-près-Bordeaux, Le Cuvier de Feydeau – Accueil des jeunes orchestres Association des Centres d’animation des quartiers de Bordeaux – Apprentissage par l’Orchestre à Cordes (Benauge) et de Cuivres (Argonne-Nansouty-Saint-Genès) Association Octandre – Master classes de compositeurs avec les classes de composition Bruges, Espace Treulon – Rencontres musicales girondines
CAPC – Partenaire historique de la Nuit de la Création
Cultures du cœur – Rendre les Scènes Publiques accessibles à tous Darwin – Un nouveau partenaire : projets personnels théâtre
Domaine de Malagar – Musica Malagar depuis 15 ans ! (musique de chambre chez François Mauriac)
École des Beaux-Arts de Bordeaux – Partage d’objets sonores avec les classes de composition
École de musique de Villenave d’Ornon – Musique traditionnelle depuis 3 ans Eysines, le Plateau – Festival Du classique sur un plateau
Glob Théâtre – Un écrin professionnel et créatif pour les comédiens Groupe scolaire Saint-Genès La Salle – Musica Saint-Genès depuis de nombreuses années
Institut Cervantès – Carta Blanca, des concerts autour du répertoire hispanique La Cité du Vin – Exposition Le Vin et la Musique, accord et désaccords La Halle des Douves – Des projets artistiques générateurs de lien social, Aurores Musicales La Manufacture CDCN – Des projets chorégraphiques au cœur du spectacle vivant professionnel
Le Bouscat, l’Ermitage Compostelle – Concert annuel du conservatoire dans la saison Le Rocher de Palmer – Cartes blanches musicales, Big Band du conservatoire et Musica Palmer
Le Taillan-Médoc – Partenaire habituel des départements instrumentaux Musée d’Aquitaine – Parcours musical au cœur des collections
Musée des Arts Décoratifs et du Design de Bordeaux – Créations musicales électroacoustiques au cœur de l’exposition House Life, master classes de chant baroque Musée des Beaux-Arts de Bordeaux – Musique et peinture
Opéra National de Bordeaux Aquitaine – Partenaire depuis 1852 ! Midi Musicaux pour nos chanteurs – Le Lac des Cygnes, le Messie de Haendel, Orphée et Eurydice, Petite Messe Solennelle de Rossini avec les orchestres du conservatoire - Projet DÉMOS
Pôle d’Enseignement Supérieur Musique et Danse – Une collaboration pédagogique incontournable – Orchestre symphonique commun pour les projets avec l’Opéra National de Bordeaux
Quartier Libre – Cartes blanches musiques actuelles et jazz tous les mois Réseau des bibliothèques – Impromptus ! chantés et musicaux
Rock School Barbey – Concerts des groupes de musiques actuelles Secteur paroissial du port – Des orgues accessibles pour les élèves et des concerts dans des lieux patrimoniaux
SCRIME – Collaborations électroacoustiques, projets avec l’association Octandre TnBA/ESTBA – Le(s) voisin(s) ! Partenaire artistique, pédagogique et technique de proximité et de tous les jours
Le Carré-Colonnes, Festival 30/30, La Manufacture CDCN, Le Rocher de Palmer, Glob Théâtre, TnBA, Cinéma UGC Ciné Cité, L’Opéra National de Bordeaux, Le Théâtre du Pont Tournant, Cinéma Le Français, Proxima Centauri – Tous partenaires de l’École du spectateur.
41PARTENAIRES PUBLICS
DRAC Nouvelle-Aquitaine – Ministère de la Culture
Région Nouvelle-Aquitaine
Département de la Gironde
Bordeaux Métropole
PARTENAIRES PRIVÉS - MÉCÉNES
Fonds de dotation CIR
En lien avec le Groupement des Luthiers et Archetiers d’Art de France pour l’École du quatuor à cordes
Mécénat Musical Société Générale
Apprentissages par l’orchestre
Talanton Consulting Group
Trajectoires
Wine and Co
Les grands ensembles
L’ENJEU DES SCENES PUBLIQUES
Les Scènes Publiques font partie intégrante de la formation artistique. Les spectacles et concerts présentent le travail mené par les élèves et les enseignants au sein des différents départements du conservatoire. Véritables mises en représentation des savoir-faire, les Scènes Publiques témoignent de la qualité des enseignements et des innovations pédagogiques développées dans l’établissement. Elles contribuent grandement à la lisibilité du projet et à son rayonnement.
421
RENOUVELLEMENT DES PRATIQUES PEDAGOGIQUES
Les pratiques artistiques collectives, issues de l’expérience des Premiers Pas, ont conduit à la création d'autres dispositifs pédagogiques. En Musiques, ils concernent en particulier le cycle 1 avec les Orphéons, l’Apprentissage par l’Orchestre à Cordes ou Cuivres (AOC) et les Opus. Ces formations répondent à des organisations pédagogiques différentes qui proposent un apprentissage allant d’un à trois cours par semaine. Ils favorisent toujours la globalisation des apprentissages instrumentaux, vocaux et théoriques qui sont définis par les équipes, au plus près des besoins de progression des élèves et de la vie du groupe. Ils accueillent 50% des élèves inscrits en cycle 1 et offrent tous une poursuite dans le dispositif de formation au conservatoire en cycle 2.
Ces nouvelles propositions ont considérablement dynamisé le travail d’équipe, la disponibilité des enseignants dans des temps d’enseignement partagés, la pluridisciplinarité et la polyvalence. Ils donnent lieu à des compositions ou des arrangements sur mesure permettant des répertoires communs.
Les Arts de la scène, pour lesquels apprendre ensemble fait naturellement partie du fonctionnement pédagogique, ont aussi exploré de nouveaux horizons et nous offrent une véritable transformation des propositions.
Expressions de la capacité d’adaptabilité du conservatoire, tous ces projets exigent des locaux disponibles et adaptés ainsi qu’un temps de concertation régulier permettant de définir, entre les enseignants, des objectifs partagés. La place des familles est importante. Les enseignants ainsi que la direction, qui anime l’ensemble du suivi des dispositifs, y sont très attentifs.
LES PREMIERS PAS – depuis 2005
À destination des enfants inscrits en CP ou en CE1, cette année constitue une première période de découverte, d'initiation et d'observation, prélude à l'apprentissage instrumental. Le développement de la créativité et de la curiosité chez l'enfant, en relation avec sa découverte du son et du mouvement, sont les axes forts de ce dispositif.
Ils favorisent une approche sensorielle, d'imprégnation et d'appropriation. Une place importante est donnée au rythme sous toutes ses formes comme socle de toute construction musicale.
La formation propose :
- une découverte de la musique et des instruments au travers d'activités d’expression, - une approche musicale et créative des gestes vocaux et instrumentaux, - une pratique corporelle,
- un premier accès au vocabulaire et aux codes musicaux.
Une organisation pédagogique spécifique met en relation une équipe d’enseignants pluridisciplinaire avec un groupe d'enfants, autour des fondamentaux de l’apprentissage musical et la découverte des instruments.
Elle se décline en 4 ateliers collectifs hebdomadaires :
- initiation musicale,
- découverte des modes de jeux instrumentaux,
- pratique vocale,
- pratiques corporelles.
432
Des Ballades Instrumentales proposées par les Jeunes Ensembles de cycle 2 permettent une découverte des familles d'instruments (orgue et accordéon, cordes, cuivres, percussions, vents, instruments anciens et harpe). Les enfants et leur famille sont en situation de spectateurs avant d’échanger avec les élèves musiciens et les enseignants des Jeunes Ensembles.
En fin d'année, Musiques à tisser est programmé dans les Scènes Publiques du conservatoire. Ce spectacle vivant, interprété par les enfants, s'articule autour d'un répertoire de chansons choisies par l'équipe pédagogique, arrangées, mises en espace et en mouvement spécifiquement pour l'occasion, dans des conditions scéniques professionnelles.
ORPHÉONS (depuis 2008)
Les Premiers Pas ayant ouvert la voie, le conservatoire s’est trouvé devant une difficulté pour proposer une offre de formation dans la continuité de l’initiation. Les Orphéons ont répondu à une nécessité dans l’évolution du projet pédagogique. Les liens indispensables à instaurer entre les disciplines instrumentales et la formation musicale ont généré des réflexions animées et constructives avec et entre les enseignants.
Les Orphéons sont nés de deux questions :
- Comment enseigner la musique, penser des pratiques collectives, sans tenir compte du niveau instrumental des enfants ?
- Comment imaginer des cours de formation musicale en partant des instruments, en constituant de petits ensembles avec des élèves qui ne savent pas jouer ?
L’idée d’une équipe d’enseignants en charge d’un groupe a bousculé les pratiques, questionné et questionne encore les modèles. Les Orphéons n’ont pas été pensés pour être un modèle qui bousculait un autre modèle mais bien pour entrer dans le potentiel de transformation d’un grand établissement. Oser cette mise en œuvre a affirmé un devoir d’essayer, un droit à l’errance et à l’erreur. Ainsi, l’observation constante et une concertation nourrie ont fait naître un nouveau processus, celui de la recherche.
La pratique d’ensemble n’est pas une innovation. Innover, c’est arriver à repenser les organisations pédagogiques de nos institutions de service public.
La première version des Orphéons a proposé deux cours hebdomadaires au même groupe de 12 enfants :
- un premier cours d’instrument de 1h30 avec trois élèves, sur le même créneau horaire pour chaque sous-groupe et dans quatre salles pour permettre tous les regroupements, laissés à l’appréciation de l’équipe enseignante,
- un deuxième cours de formation musicale et chant choral de 1h30 proposé à l’ensemble du groupe.
Le groupe Orphéon est divisé en quatre sous-groupes de trois enfants qui choisissent le même instrument. Chaque sous-groupe est sous la responsabilité d’un professeur d’instrument.
Après des années, cette version n’a pas permis de sceller les collaborations fécondes entre les enseignements d’instruments et de formation musicale, finalement trop à part dans l’organisation. En 2016, une autre formule a été imaginée en partant de trois postulats : - notion de temps commun,
- contenus de formation musicale et d’instruments communs,
- cours hebdomadaire unique et partagé.
Dans la version 2 des Orphéons, apprendre ensemble est donc proposé en un cours hebdomadaire global où le temps du cours collectif se prépare et se complète en amont par
443
le travail instrumental, et en aval par le temps de formation musicale chant choral. Il met en avant l’importance d’un travail collectif de préparation et de suivi de l’équipe d’enseignants pour mettre en œuvre des objectifs partagés, au service de l’apprentissage artistique.
OPUS (depuis 2011)
Dans la continuité des Orphéons ou des trois premières années du cycle 1, tous les enfants inscrits en 4ème année sont affectés dans un groupe Opus. Cet enseignement propose une approche transversale des apprentissages collectifs (formation musicale, chant choral, ensemble instrumental) en parallèle de l’enseignement de la pratique instrumentale. Il permet la préparation à l’entrée en cycle 2 et vise à renforcer les savoir-faire et les réflexes acquis durant les trois premières années du cycle 1.
Il est placé sous la responsabilité d'un binôme d’enseignants réunissant un professeur de pratique instrumentale et un professeur de formation musicale/chant choral qui travaillent en étroite collaboration sur la même plage horaire.
La composition des groupes est faite par le conservatoire et tient compte du parcours déjà effectué par chaque enfant. Selon les instruments pratiqués, deux types d’Opus sont proposés : Ensemble Instrumental ou Ensemble Vocal. Ces groupes, qui comptent un maximum de 18 enfants, suivent un cours de 2h hebdomadaires, organisé autour d’une pratique d’ensemble et d’un cours de formation musicale appliquée.
APPRENTISSAGE PAR L’ORCHESTRE (CUIVRES OU CORDES) AOC (depuis 2017)
L’Apprentissage par l’Orchestre, dernier né des dispositifs expérimentaux mis en place par le Conservatoire de Bordeaux, se situe dans la continuité des précédents en partant du principe groupe/équipe. Contrairement aux Orphéons qui proposent un seul temps pédagogique hebdomadaire, l’AOC favorise la mise en place de trois cours par semaine. Ces trois temps de pratique de 1h ont lieu dans le centre d’animation partenaire, véritable centre culturel du quartier d’implantation. Ils permettent aux enfants de s’engager plus facilement dans un apprentissage global, instrumental, vocal et corporel. La proximité avec le lieu de vie facilite l’accès aux séances de travail. Le centre d’animation peut aussi assurer la transition entre l’école et le lieu de cours.
Cette nouvelle forme d’apprentissage est animée par une équipe pluridisciplinaire composée d’enseignants du conservatoire, d’un animateur du centre d’animation et de deux agents issus des services Vie Scolaire et Technique du conservatoire. Le travail collectif aborde des musiques très variées, adaptées et écrites, dans la majorité des cas, pour les besoins de l’apprentissage.
L’AOC concerne des enfants entrant en CE1 ou CE2, habitant prioritairement dans le quartier d’accueil.
Il concerne le violon, l’alto, le violoncelle et la contrebasse pour l’orchestre à cordes ainsi que la trompette, le cor, le trombone et le tuba pour l’orchestre de cuivres. Les premières semaines permettent aux enfants de découvrir les différents instruments avant de choisir et de se voir remettre un instrument de prêt.
Après une réunion d’information dans un centre d’animation, les inscriptions se font directement sur le site culturel du quartier. Les jeunes instrumentistes sont élèves du conservatoire à part entière et bénéficient des mêmes conditions tarifaires.
454
CELLULE CHORÉGRAPHIQUE (depuis 2011)
La Cellule Chorégraphique a été imaginée comme un groupe de travail singulier à destination de publics souhaitant s’engager dans une formation orientée vers les pratiques chorégraphiques actuelles de la création contemporaine.
Cette formation leur permet d’être en lien direct avec le milieu professionnel du territoire métropolitain. La pédagogie dispensée par la Cellule Chorégraphique vise plusieurs objectifs :
- l’apprentissage technique et artistique des élèves en danse contemporaine, - la valorisation des capacités créatives ou d’interprétation par la mise en œuvre de projets personnels qui permettent aux élèves d’explorer, d’investiguer, d’affiner ou de découvrir leur identité artistique,
- le développement des compétences transversales et des capacités d’adaptabilité aux différentes pratiques artistiques,
- l’accompagnement des élèves dans leur projet personnel, de la conception à la mise en représentation.
CHŒUR EXPLORATEUR (depuis 2012)
Ensemble vocal à géométrie variable, le Chœur Explorateur envisage de nouvelles manières de chanter. Il étudie des domaines artistiques transversaux (textes, danse, architecture, arts plastiques, mise en scène) et des espaces scéniques différents : bibliothèque, hall de gare, bar, musée.
Son travail vocal est empreint d’improvisations, de réécritures, de transpositions et d’innovations. En lien avec le spectacle vivant, les voix peuvent être amplifiées et intégrées à des dispositifs électroacoustiques.
De Jean-Sébastien Bach à la musique du XXIème siècle, le Chœur Explorateur expérimente des liens musicaux créatifs et voyage sur des chemins de traverse.
FORMAT A3/A4 (depuis 2016)
Ce dispositif est proposé aux nouveaux élèves chanteurs par l’équipe enseignante qui évalue, au moment des tests d’entrée, la pertinence pour certains candidats de découvrir le travail collectif.
Format A3/A4 propose un enseignement par petits groupes de 3 ou 4 élèves. Il leur permet de développer une oreille harmonique, leur justesse et un bon sens de l’espace scénique, dès le début de leur apprentissage du chant, en abordant des duos, trios et quatuors autant que des parties seules.
Dès le premier cours, tous sont ensemble sur le plateau pour un travail vocal partagé, chacun dans sa voix.
L’évaluation collective de ce petit groupe à la fin de ce cursus, les élèves se présentent pour une entrée individuelle en cycle 2.
L’ÉCOLE DU QUATUOR À CORDES (depuis 2015)
Le Conservatoire de Bordeaux développe depuis 3 ans, au sein du département Cordes, une École du quatuor à cordes. Elle forme 10 quatuors allant du cycle 2 (enfants âgés de 10 à 14 ans) au Cycle d’Orientation Professionnelle. Cet enseignement du quatuor est encadré par les professeurs du département et bénéficie des conseils réguliers de quatuors invités de réputation internationale (Quatuor Danel en 2017, Quatuor Voce en 2018 et 2019) ainsi que des master classes organisées par l’association Quatuors à Bordeaux. L’école s’inscrit dans la continuité des projets du conservatoire qui, dès le cycle 1, mettent en œuvre un apprentissage musical centré autour des pratiques artistiques partagées.
465
L’École du quatuor donne une orientation particulière au projet du département Cordes en valorisant une pratique artistique exigeante en groupe, dans une situation où chaque musicien est pleinement responsable d’une partie soliste. Le conservatoire s’est engagé dans ce projet ambitieux avec la conviction que le point d’équilibre entre la responsabilité individuelle et collective est la meilleure contribution à la formation des jeunes instrumentistes, pour pratiquer en amateur ou se diriger vers une orientation professionnelle.
LA DIVERSIFICATION DE L’OFFRE ARTISTIQUE,
DÉPARTEMENT ÉCRITURE, ANALYSE, COMPOSITION
L’enseignement de ce département, animé par quatre professeurs, s’articule autour de l’artisanat, de l’invention et de la création musicale :
- maîtriser les outils de l’écriture pour appréhender, en les écrivant soi-même, les langages de toutes les époques et donner le goût de comprendre les œuvres, - approcher les grandes œuvres dans tous les répertoires passés et présents sous l’angle de l’analyse pour en cerner les formes et les développements, - encourager toute démarche compositionnelle et créative en apportant les compétences techniques indispensables à sa réalisation puis concrétiser ces projets avec l’ensemble de la lutherie traditionnelle, les voix ou encore les outils audionumériques issus des technologies les plus avancées de la musique électroacoustique.
Le département offre de multiples occasions d’écoute et de diffusion du travail des élèves, dans le cadre d’ateliers, d’auditions, mais aussi au cours de Musica Création programmation de concerts dans le cadre de Trajectoires, de partenariats avec l’Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine ou encore de classes d’artistes invités. Du piano au quatuor à cordes, de l’orchestre symphonique à l’acousmonium (orchestre de haut-parleurs), la création s’épanouit et s’exprime au conservatoire avec une grande liberté et un souci d’exigence et d’accessibilité.
DÉPARTEMENT INSTRUMENTS ANCIENS
Le département regroupe huit professeurs spécialisés en musique ancienne ou dans l’enseignement des répertoires anciens et contemporains sur instruments dits historiques : flûte à bec, luth, théorbe, guitare renaissance et baroque, violon et alto baroques, viole de gambe, violoncelle baroque, trompette naturelle et clavecin.
L’identité du département et la nature de son projet se fondent essentiellement sur le collectif, dû notamment à la spécificité du répertoire sur lequel s’appuie la vision pédagogique. Les élèves sont sensibilisés, toutes disciplines confondues, au « jouer ensemble » dans les configurations et les situations les plus variées : Orphéons, Opus, Jeune Ensemble, musique de chambre, consorts (flûtes, violes, luths…), Orchestre Baroque, ensembles vocaux, polyphonies instrumentales et vocales. Dans le cadre de ces ensembles, ils sont aussi initiés aux spécificités des répertoires anciens : ornementation, diminution, improvisation, répertoire dansé. Cette variété du répertoire et des situations pédagogiques permet des liens avec de nombreux départements du conservatoire. Enfin, les élèves se produisent dans des lieux qui correspondent à autant de situations artistiques rencontrées dans la pratique du musicien spécialisé en musique ancienne : salles de concerts, musées, théâtres, opéras, églises et chapelles, hôtels particuliers et châteaux. La grande richesse du parc instrumental, en particulier pour les clavecins, est remarquable.
476
DÉPARTEMENT MUSIQUES ACTUELLES AMPLIFIÉES ET JAZZ
Ce département dispense depuis plus de 10 ans un enseignement des musiques actuelles amplifiées et du jazz. Longtemps éloignées des institutions d’enseignement, les musiques actuelles ont démontré, de par la richesse, la diversité et la créativité de leurs pratiques, une réelle capacité à enrichir la réflexion pédagogique du conservatoire. Leur intégration au sein du Conservatoire de Bordeaux, résolument axée sur l'innovation pédagogique et l'ouverture à tous les publics, était évidente. Centré sur les pratiques collectives, la création, la mise en représentation scénique et une exigence de la pratique instrumentale, le département propose un enseignement structurant complet, ouvert sur les différentes esthétiques. Il accueille les pratiques en amateur ou orientées vers la profession. Il rayonne sur le territoire grâce à de nombreux partenariats avec des scènes de la métropole (Rocher de Palmer, Quartier Libre, Jazz360 à Cénac...), et participe au dynamisme culturel de la ville.
LES PERSPECTIVES PEDAGOGIQUES
Toujours attentif à tisser des liens entre les disciplines, entre les publics, et à favoriser les collaborations entre les enseignants, le conservatoire s’engage dans plusieurs chantiers qui vont fédérer les initiatives et multiplier les expériences transversales.
CLAVIERS
Les compétences et les expériences pédagogiques qui existent aujourd’hui autour des claviers sont questionnées et articulées afin de proposer une nouvelle offre de formation globale à destination des élèves débutants. Elle permettra, dans un deuxième temps, un choix d’instrument pour les élèves qui s’y inscriront.
Un groupe de travail est chargé de définir les objectifs et les contenus de cette offre de formation en lien avec la découverte de la culture musicale. Il réunit des professeurs de piano – classique et jazz – des pianistes accompagnateurs, des professeurs d’orgue, de clavecin, de percussions et de formation musicale.
CORPS EN SCÈNE
Les élèves sont tous confrontés à l’expérience de la scène, quel que soit leur parcours de formation. Ainsi, prendre conscience de son corps et de son environnement immédiat permet aux jeunes artistes d’enrichir leur pratique artistique.
Corps en scène développe la conscience de l’être artistique en scène chez les chanteurs, les musiciens instrumentistes et les chefs de chœur ou d’orchestre.
Dispositif expérimental, Corps en scène aborde plusieurs pistes de travail : - la perception du corps, pour rendre conscient le mouvement, le corps dans l’espace, et maîtriser sa projection, son regard et sa relation aux autres,
- l’approfondissement du sens et de la dramaturgie du contenu artistique (texte, intentions, choix, références) et de sa mise en œuvre physique,
- la recherche de son identité corporelle, artistique, et culturelle,
- l’apprentissage de la relation aux autres et au public.
487
CULTURE
L’enseignement artistique n’a de sens que s’il est accompagné des éléments qui permettent de bien comprendre dans quel contexte les œuvres existent, qu’elles soient issues d’un répertoire ou d’un processus de création.
Donner plus de lisibilité à l’enseignement de la culture artistique dispensé au conservatoire, c’est permettre à tous d’aller plus loin dans la compréhension et la transmission de l’œuvre. C’est aussi du lien entre les arts et leur histoire dont il est question.
En rassemblant les éléments existants, il s’agira dans un premier temps de formuler une offre plus lisible donc plus accessible. Dans un deuxième temps, il sera question de s’interroger sur la place faite à la culture artistique dans tous les cours dispensés au conservatoire.
ÉCRITURES
L’écriture musicale est perçue comme une discipline d’érudition alors qu’elle touche à une démarche fondamentale. L’harmonie et le contrepoint restent trop isolés des autres disciplines comme la composition, mais aussi des démarches d’écriture qui, en théâtre et en danse, contribuent grandement à la formation artistique.
La volonté de tisser des liens entre les différentes démarches qui mettent en jeu l’écriture est née de ce constat.
L’équipe projet formée de professeurs de composition (instrumentale et électroacoustique), de formation musicale, d’écritures musicale, chorégraphique et théâtrale, sera chargée de faire un état des lieux des enseignements qui intègrent cette démarche et d’imaginer comment l’acte d’écriture peut être présent tout au long de la formation artistique des élèves, dès les premières années.
IMPROVISATION
La question de l’improvisation n’est pas nouvelle et occupe depuis toujours les pensées des pédagogues. Comme dans beaucoup d’établissements, des expériences fleurissent dans différentes classes et mettent en jeu cette forme d’invention : cours de musiques actuelles, jazz et circle songs pour les chanteurs, cours de basse continue et orgue, Ceili Band (musique traditionnelle), pratiques courantes dans l’apprentissage de la danse et du théâtre. Par ailleurs, un atelier Musiques et Arts de la scène, hebdomadaire ou sous forme de session, a vu le jour ces dernières années. Une Jam réunit trois fois par an toute personne intéressée par la pratique de l’improvisation. Définie comme un terrain de jeux pour tous, elle accueille musiciens, comédiens, chanteurs et danseurs qui désirent expérimenter un travail d’improvisation transversale.
Conçus comme des laboratoires d'apprentissage, d’expérimentation et d’échange, le développement de ces pratiques pourrait servir de base à un projet plus large. Facteur de transversalité dans un conservatoire, ce chantier pourrait alimenter un plan de formation pour identifier une véritable construction pédagogique.
TOUT LE MONDE CHANTE
Un des objectifs prioritaires du projet d’établissement 2014-2020 concerne les pratiques vocales. Il s’adresse à tous les élèves et les enseignants. Le conservatoire s’est engagé dans cette exploration suite à un état des lieux qui a permis de mieux comprendre les forces et les faiblesses de l’organisation actuelle. L’inter-département des Pratiques Vocales, groupe de travail rassemblant les enseignants concernés en Musiques et Arts de la scène, a permis d'échanger sur les pratiques existantes et le rôle de chacun. Les premières décisions ont été de créer de nouveaux enseignements vocaux pour les élèves pratiquant les musiques anciennes et actuelles, et d’esquisser le projet Tout le monde chante.
498
Ce projet permettra à terme de relier toute pratique vocale à une démarche globale, plus cohérente et surtout plus lisible.
Une étape décisive est en cours grâce à un plan de formation qui s’adresse à tous les enseignants de l’inter-département des Pratiques Vocales. Ses objectifs sont de questionner la pédagogie du chant, en ouvrant largement les fenêtres des différents répertoires (musiques actuelles, chants du monde, musiques contemporaines), en développant l’oralité, l’imaginaire, l’implication du corps dans l’apprentissage de la voix et le plaisir de chanter. Il a débuté en décembre 2018, et se poursuit, notamment, en accueillant le colloque de l’Institut Français d’Art Choral (IFAC) en janvier 2019.
Tout le monde chante a vocation à rassembler les interrogations et les envies futures du conservatoire pour l’évolution des pratiques vocales au sens large :
- quelle diversité des esthétiques et des pratiques ?
- quels répertoires ?
- quel équilibre entre la formation musicale et le chant choral ?
- quels projets d'éducation artistique et culturelle associant de nouveaux publics ? Les artistes, Perrine Fifadji, Mathieu Grenier, Valérie Imbert, Dominique Moaty, et Valérie Philippin sont les premiers compagnons de route de cette aventure.
501
PLAN CHORALE A BORDEAUX
Le plan choral s’inscrit dans un projet amitieux d’Education Artistique et Culturelle de la Ville de Bordeaux confié au conservatoire de Bordeaux en partenariat avec l’Education Nationale pour le premier degré. Ce plan est associé à la mise en œuvre de classes artistiques qui débuteront pour l’année scolaire 2018/2019. Cette démarche va permettre de toucher les enfants du cycle 2 (CP/CE1) pour les classes artistiques et le cycle 3 (CM1/CM2) pour le plan choral. Articuler le plan choral au cycle 3 permettra à moyen terme de contribuer à la nouvelle organisation de ce cycle qui est commun avec le collège pour l’année de 6ème.
Extrait de la déclaration du Ministre de l’Education Nationale et de la Ministre de la Culture le 11 décembre 2017 :
Revitaliser le développement des chartes chorales départementales Développer largement les partenariats entre écoles et structures
culturelles locales
Augmenter le nombre d'heures de musiciens intervenants
Proposer une plateforme de repérage et mise en relation des
établissements scolaires et structures culturelles pour faciliter les
partenariats.
Etape de mise en œuvre :
1. Identification avec les CPEM des pratiques chorales dans les écoles de Bordeaux :
Chorale dans le projet départementale chante école
Le projet de chorale de la rive droite
Chorales encadrées par un professeur des écoles ayant les compétences
Projets portés par les CPEM dans le cadre d’un accompagnement ou d’un plan de formation
2. Définir un plan d’action :
Ecoles sans pratiques
Ecoles ayant une pratique mais nécessitant un accompagnement
3. Mise en place du projet de la chorale dans l’école avec l’équipe, les CPEM et le chargé de projet (Dumiste) du conservatoire
Besoins :
1. Détail des actions mener par les CPEM
2. Un intervenant artistique et pédagogique (chargé de projet CRR)
512
Programme/contenu :
Création de chansons
Travail du répertoire chante école
Le corps et le chant
L’improvisation chantée (Sound painting, Caracoles…)
Chansons en lien avec le projet de l’école
La mise en voix
Les différents modes d’utilisation de la voix
….
Mise en œuvre de ces contenus :
Intervention du Dumiste
Formation des CPEM
Travail préparé avec les professeurs des écoles qui auront des outils de travail en autonomie accompagner par des séances avec le Dumiste
Rencontre et échange des pratiques en professeurs des écoles et les chorales Chaque projet fera l’objet d’une préparation en amont, d’un suivi et d’un bilan.
Suite à la réunion du 11 décembre 2018, nous avons établi un état des lieux des écoles ayant une pratique vocale ou de chorale régulière. Les informations ont été rassemblées et croisées par Michel Bourdot, Conseiller Pédagogique Musique pour la DSDEN 33, Emmanuel Vranckx, chargé du projet au conservatoire et Sylvain Marthouret, Conseiller aux études EAC au conservatoire.
Voici le bilan de cet état des lieux pour l’année scolaire 2018-2019 des 49 écoles élémentaires de la ville de Bordeaux :
- 9 écoles n’ont aucune pratiques vocales ou chorales (Abadie, Achard, Anatole France, Balguerie, David Johnston, Deyries, Labarde, Stéhelin, Vaclav Havel)
- 6 ont seulement une pratique vocale (Raymond Poincaré, Pins Francs, Nuyens, Dupaty, Charles Martin, Condorcet)
- 34 écoles déclarent avoir une pratique chorales régulières (Chante école, Projet de réseau, projet d’école…)
Pour la rentrée 2019, sera mis en place un travail avec les 9 écoles n’ayant aucune pratique afin d’assurer 100% des écoles de la ville de Bordeaux avec une pratique vocale et/ou chorale sur l’année scolaire 2018-2019.
Reste à déterminer la forme de ces projets et les modalités d’accompagnement avec les équipes de ces écoles afin qu’elles s’approprient le travail pour en assurer sa continuité.
Cet accompagnement sera assuré par Emmanuel Vranckx en partenariat avec un CPEM de la DSDEN 33.
52Auteur DGFG
Nom du document 21 - E Suivi des tranches par programm
Page 1/8
Date 04/07/2019 15:20
Suivi des Opérations par tranches - Exercice 2018
CdR d'opération : BX- F Conserva. Nat. Région
Investissement
Dépense
Programme Opération Libellé tranche CdR d'engagement Natana Crédits affectés Engagés Réalisés Montant affecté non engagé
Conservatoire
Jacques Thibaud
CNR - Acquisition
et réparation de
matériel musical
P010O005T02 - Acquisition
musicale
BX- F Conserva.
Nat. Région
2070 - 2188 - Autres
immobilisations corporelles -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
29 946,27 29 945,87 29 945,87 0,40
Total Tranche 29 946,27 29 945,87 29 945,87 0,40
P010O005T03 - Acquisition
non musicale
BX- F Conserva.
Nat. Région
2070 - 2188 - Autres
immobilisations corporelles -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
22 246,29 22 246,29 22 246,29 0,00
Total Tranche 22 246,29 22 246,29 22 246,29 0,00
P010O005T11 - Achat de
mobiliers
BX- F Conserva.
Nat. Région
2070 - 2188 - Autres
immobilisations corporelles -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
10 198,07 10 198,07 10 198,07 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
2089 - 2184 - Mobilier - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
16 485,49 16 485,49 16 485,49 0,00
Total Tranche 26 683,56 26 683,56 26 683,56 0,00
Total affecté de l'opération 78 876,12 78 875,72 78 875,72 0,40
Reste à affecter sur opération 0,00
Total Programme 78 876,12 78 875,72 78 875,72 0,40
53Auteur DGFG
Nom du document 21 - E Suivi des tranches par programm
Page 2/8
Date 04/07/2019 15:20
Suivi des Opérations par tranches - Exercice 2018
CdR d'opération : BX- F Conserva. Nat. Région
Fonctionnement
Dépense
Programme Opération Libellé tranche CdR d'engagement Natana Crédits affectés Engagés Réalisés Montant affecté non engagé
Conservatoire
Jacques Thibaud
Action culturelle -
Conservatoire
P010O001T04 - Dépenses
artistiques
BX- F Conserva.
Nat. Région
1585 - 6257 - Réceptions -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
1 330,00 1 330,00 1 330,00 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1718 - 6228 - Divers -
rémunérations
d'intermédiaires et
honoraires - 311 Expression
musicale, lyrique
3 353,15 3 353,15 3 353,15 0,00
Total Tranche 4 683,15 4 683,15 4 683,15 0,00
P010O001T05 - Frais
techniques
BX- F Conserva.
Nat. Région
1639 - 6241 - Transports de
biens - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
540,00 540,00 540,00 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1718 - 6228 - Divers -
rémunérations
d'intermédiaires et
honoraires - 311 Expression
musicale, lyrique
14 482,39 14 482,39 14 482,39 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1894 - 6135 - Locations
mobilières - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
21 538,58 21 538,58 21 538,58 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1934 - 6068 - Autres
matières et fournitures - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
3 502,68 3 502,68 3 502,68 0,00
Total Tranche 40 063,65 40 063,65 40 063,65 0,00
P010O001T06 - Frais
annexes
BX- F Conserva.
Nat. Région
1023 - 60623 - Alimentation -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
2 186,17 2 186,17 2 186,17 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1522 - 6282 - Frais de
gardiennage - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
2 258,54 2 258,54 2 258,54 0,00 54Auteur DGFG
Nom du document 21 - E Suivi des tranches par programm
Page 3/8
Date 04/07/2019 15:20
Suivi des Opérations par tranches - Exercice 2018
CdR d'opération : BX- F Conserva. Nat. Région
Fonctionnement
Dépense
Programme Opération Libellé tranche CdR d'engagement Natana Crédits affectés Engagés Réalisés Montant affecté non engagé
Conservatoire
Jacques Thibaud
Action culturelle -
Conservatoire
P010O001T06 - Frais
annexes
BX- F Conserva.
Nat. Région
1585 - 6257 - Réceptions -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
550,00 550,00 550,00 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1627 - 6247 - Transports
collectifs - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
244,60 244,60 244,60 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
2306 - 651 - Redevances
concessions, brevets,
licences etc - 311 Expression
musicale, lyrique et chorégra
1 790,45 1 790,45 1 790,45 0,00
Total Tranche 7 029,76 7 029,76 7 029,76 0,00
Total affecté de l'opération 51 776,56 51 776,56 51 776,56 0,00
Reste à affecter sur opération 0,00
Moyens généraux
- Conservatoire P010O003T11 - Bâtiments
BX- F Conserva.
Nat. Région
1503 - 6283 - Frais de
nettoyage des locaux - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
75 137,47 75 137,47 75 137,47 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1522 - 6282 - Frais de
gardiennage - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
12 926,10 12 926,10 12 926,10 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1864 - 6156 Maintenance -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
837,22 837,22 837,22 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1934 - 6068 - Autres
matières et fournitures - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
10 517,40 10 517,40 10 517,40 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
952 - 60632 - Fournitures de
petit équipement - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
1 783,07 1 783,07 1 783,07 0,00
55Auteur DGFG
Nom du document 21 - E Suivi des tranches par programm
Page 4/8
Date 04/07/2019 15:20
Suivi des Opérations par tranches - Exercice 2018
CdR d'opération : BX- F Conserva. Nat. Région
Fonctionnement
Dépense
Programme Opération Libellé tranche CdR d'engagement Natana Crédits affectés Engagés Réalisés Montant affecté non engagé
Conservatoire
Jacques Thibaud
Moyens généraux
- Conservatoire
P010O003T11 - Bâtiments
BX- F Conserva.
Nat. Région
991 - 60631 - Fournitures
d'entretien - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
6 845,53 6 845,53 6 845,53 0,00
Total Tranche 108 046,79 108 046,79 108 046,79 0,00
P010O003T12 -
Documentation
BX- F Conserva.
Nat. Région
1834 - 6182 - Documentation
générale et technique - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
39,99 39,99 39,99 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1954 - 6065 Livres, disques,
cassettes (bibliot et média) -
311 Expression musicale
lyrique et chorégraph
8 372,30 8 372,30 8 372,30 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1972 - 6064 - Fournitures
administratives - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
2 341,71 2 341,71 2 341,71 0,00
Total Tranche 10 754,00 10 754,00 10 754,00 0,00
P010O003T13 - Parc
instrumental
BX- F Conserva.
Nat. Région
1894 - 6135 - Locations
mobilières - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
1 348,01 1 348,01 1 348,01 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1934 - 6068 - Autres
matières et fournitures - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
10 122,66 10 112,62 10 112,62 10,04
BX- F Conserva.
Nat. Région
3169 - 61558 Entret et
réparat° des autres biens
mob (parc instrument) - 311
Expession musicale...
52 210,59 52 210,59 52 210,59 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
870 - 61558 Entret et réparat
° des autres biens mob
(instruments prêtés) - 311
Expression musicale...
13 844,00 13 844,00 13 844,00 0,00
Total Tranche 77 525,26 77 515,22 77 515,22 10,04
56Auteur DGFG
Nom du document 21 - E Suivi des tranches par programm
Page 5/8
Date 04/07/2019 15:20
Suivi des Opérations par tranches - Exercice 2018
CdR d'opération : BX- F Conserva. Nat. Région
Fonctionnement
Dépense
Programme Opération Libellé tranche CdR d'engagement Natana Crédits affectés Engagés Réalisés Montant affecté non engagé
Conservatoire
Jacques Thibaud
Moyens généraux
- Conservatoire
P010O003T15 - RI
BX- F Conserva.
Nat. Région
1585 - 6257 - Réceptions -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
796,40 796,40 796,40 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1627 - 6247 - Transports
collectifs - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
3 403,17 3 228,21 3 228,21 174,96
BX- F Conserva.
Nat. Région
1790 - 6188 Autres frais
divers - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
70,00 70,00 70,00 0,00
Total Tranche 4 269,57 4 094,61 4 094,61 174,96
P010O003T16 - Examens
BX- F Conserva.
Nat. Région
1585 - 6257 - Réceptions -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
7 510,36 7 447,56 7 447,56 62,80
BX- F Conserva.
Nat. Région
1718 - 6228 - Divers -
rémunérations
d'intermédiaires et
honoraires - 311 Expression
musicale, lyrique
9 932,10 9 932,10 9 932,10 0,00
Total Tranche 17 442,46 17 379,66 17 379,66 62,80
P010O003T19 - Régie
Technique Atelier
BX- F Conserva.
Nat. Région
1934 - 6068 - Autres
matières et fournitures - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
40,00 40,00 40,00 0,00
Total Tranche 40,00 40,00 40,00 0,00
P010O003T20 - Services
généraux divers
BX- F Conserva.
Nat. Région
1023 - 60623 - Alimentation -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
2 774,97 2 747,41 2 747,41 27,56
BX- F Conserva.
Nat. Région
1565 - 6261 Frais
d'affranchissement - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
272,60 272,60 272,60 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1585 - 6257 - Réceptions -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
490,20 490,20 490,20 0,00
57Auteur DGFG
Nom du document 21 - E Suivi des tranches par programm
Page 6/8
Date 04/07/2019 15:20
Suivi des Opérations par tranches - Exercice 2018
CdR d'opération : BX- F Conserva. Nat. Région
Fonctionnement
Dépense
Programme Opération Libellé tranche CdR d'engagement Natana Crédits affectés Engagés Réalisés Montant affecté non engagé
Conservatoire
Jacques Thibaud
Moyens généraux
- Conservatoire
P010O003T20 - Services
généraux divers
BX- F Conserva.
Nat. Région
1627 - 6247 - Transports
collectifs - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
1 305,14 1 305,14 1 305,14 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1669 - 6236 - Catalogues et
imprimés - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
327,00 327,00 327,00 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1790 - 6188 Autres frais
divers - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
67,00 67,00 67,00 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1812 - 6184 Versts à des
organismes de formation -
311 Expression musicale,
lyrique et chorégraphique
318,55 318,55 318,55 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1972 - 6064 - Fournitures
administratives - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
3 668,72 3 668,72 3 668,72 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
2306 - 651 - Redevances
concessions, brevets,
licences etc - 311 Expression
musicale, lyrique et chorégra
767,75 767,75 767,75 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
3902 - 6281 - Concours
divers (cotisations...) - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
30,00 30,00 30,00 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
3923 - 62878 -
Remboursements de frais à
d'autres organismes - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégra
3 187,35 3 187,35 3 187,35 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
3973 - 60636 - Vêtements de
travail - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
585,80 585,80 585,80 0,00
58Auteur DGFG
Nom du document 21 - E Suivi des tranches par programm
Page 7/8
Date 04/07/2019 15:20
Suivi des Opérations par tranches - Exercice 2018
CdR d'opération : BX- F Conserva. Nat. Région
Fonctionnement
Dépense
Programme Opération Libellé tranche CdR d'engagement Natana Crédits affectés Engagés Réalisés Montant affecté non engagé
Total Tranche 13 795,08 13 767,52 13 767,52 27,56
Conservatoire
Jacques Thibaud
Moyens généraux
- Conservatoire
P010O003T21 - Frais de
COM
BX- F Conserva.
Nat. Région
1669 - 6236 - Catalogues et
imprimés - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
336,00 336,00 336,00 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1699 - 6231 - Annonces et
insertions - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
4 584,00 4 584,00 4 584,00 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
1718 - 6228 - Divers -
rémunérations
d'intermédiaires et
honoraires - 311 Expression
musicale, lyrique
6 688,78 6 688,78 6 688,78 0,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
3977 - 637 - Autres impôts,
taxes et versements
assimilés - 311 Expression
musicale, lyrique,
chorégraphiqu
40,70 40,70 40,70 0,00
Total Tranche 11 649,48 11 649,48 11 649,48 0,00
Total affecté de l'opération 243 522,64 243 247,28 243 247,28 275,36
Reste à affecter sur opération 0,00
Total Programme 295 299,20 295 023,84 295 023,84 275,36
Recette
Programme Opération Libellé tranche CdR d'engagement Natana Crédits affectés Engagés Réalisés Montant affecté non engagé
Conservatoire
Jacques Thibaud
Moyens généraux
- Conservatoire
P010O003T23 - DI
Conservatoire
BX- F Conserva.
Nat. Région
1189 - 7062 - Redevances et
droits des services à
caractère culturel - 311
Expression musicale, lyrique
0,00 445 023,50 445 023,50 -445 023,50
Total Tranche 0,00 445 023,50 445 023,50 -445 023,50 59Auteur DGFG
Nom du document 21 - E Suivi des tranches par programm
Page 8/8
Date 04/07/2019 15:20
Suivi des Opérations par tranches - Exercice 2018
CdR d'opération : BX- F Conserva. Nat. Région
Fonctionnement
Recette
Programme Opération Libellé tranche CdR d'engagement Natana Crédits affectés Engagés Réalisés Montant affecté non engagé
Conservatoire
Jacques Thibaud
Moyens généraux
- Conservatoire
P010O003T24 - Subvention
DRAC
BX- F Conserva.
Nat. Région
623 - 74718 - Autres
participations de l'Etat - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
0,00 275 731,00 275 731,00 -275 731,00
Total Tranche 0,00 275 731,00 275 731,00 -275 731,00
P010O003T25 - Subv
Région Aquitaine
BX- F Conserva.
Nat. Région
1136 - 7472 - Participations -
Régions - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
0,00 1 713,32 1 713,32 -1 713,32
Total Tranche 0,00 1 713,32 1 713,32 -1 713,32
P010O003T26 -
Redevances automates
BX- F Conserva.
Nat. Région
2274 - 757 - Redevances
versées par les fermiers et
concessionnaires - 311
Expression musicale, lyrique
0,00 14 000,00 14 000,00 -14 000,00
Total Tranche 0,00 14 000,00 14 000,00 -14 000,00
P010O003T28 - Autres
participations
BX- F Conserva.
Nat. Région
1115 - 7478 - Participations -
Autres organismes - 311
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique
0,00 437 920,00 437 920,00 -437 920,00
BX- F Conserva.
Nat. Région
3731 - 7713 - Libéralités
reçues - 311 Expression
musicale, lyrique et
chorégraphique
0,00 9 450,00 9 450,00 -9 450,00
Total Tranche 0,00 447 370,00 447 370,00 -447 370,00
P010O003T31 - prêt
instrument
BX- F Conserva.
Nat. Région
1161 - 7083 - Locations
diverses (autres
qu'immeubles) - 322 Musées
0,00 18 971,00 18 971,00 -18 971,00
Total Tranche 0,00 18 971,00 18 971,00 -18 971,00
Total affecté de l'opération 0,00 1 202 808,82 1 202 808,82 -1 202 808,82
Reste à affecter sur opération 1 184 121,00
Total Programme 0,00 1 202 808,82 1 202 808,82 -1 202 808,82
60OPERATION TRANCHE Imputation Libellé Voté2018 Proposition 2019 Observations Variation € Variation % Commentaires
6228 Artistes Scènes publiques 5 000 € 5 000 € Frais de sé jour & transport intervenants + Recrutement d'intervenants s/ factures - € 0,00%
5 000 € 5 000 € - € 0,00%
6068 5 000 € 5 000 € Achats de maté riels & accessoires divers - € 0,00%
6135 25 500 € 25 500 € Locations (maté riels scé niques, instruments de musique, partitions, etc) - € 0,00%
6228 10 550 € 10 550 € Frais de mise à disposition de salles + Mise à disposition d'œ uvres musicales - € 0,00%
6241 2 000 € 2 000 € Manutention d'instruments de musique - € 0,00%
43 050 € 43 050 € - € 0,00%
60623 2 000 € 2 000 € Achats pots & caterings - € 0,00%
6182 450 € 450 € Adhé sion à l'IDDAC (prê t gratuit maté riel scé nique) - € 0,00%
6247 1 000 € 1 000 € Transports d'é lèves - € 0,00%
6282 2 000 € 2 000 € Sé curité(SSIAP 1, Maî tre chien ou frais divers de sé curité ) - € 0,00%
651 1 500 € 1 500 € Redevances droits d'auteur pour les spectacles organisé s - € 0,00% Redevance sur manifestations ponctuelles
6 950 € 6 950 € - € 0,00%
55 000 € 55 000 € - € 0,00%
6282 Gardiennage 9 000 € 9 000 € Prestations ré currentes & ponctuelles - Agent de sé curité - € 0,00%
6283 Nettoyage 98 000 € 98 000 € Prestations ré currentes/ponctuelles - C.R.R, Atelier et Studios de Danse - € 0,00%
60631 4 000 € 4 000 € Produits d'entretien & Papiers Hygié niques (sanitaires) - € 0,00%
60632 300 € 300 € Achat de vaisselles et ustensiles de cuisine - € 0,00%
6068 4 500 € 4 500 € Outillages, peintures, quincailleries et petits é quipements divers + EPI - € 0,00%
6156 100 € 100 € Maintenance machines outils - € 0,00%
115 900 € 115 900 € - € 0,00%
6064 500 € 500 € Achats fournitures et maté riels divers (films plastiques, rubans titreuse,…) - € 0,00%
6065 7 000 € 7 000 € Achat de Partitions Musicales, de CD-DVD et de Livres - € 0,00%
6182 1 300 € 1 300 € Abonnements pé riodiques - € 0,00%
8 800 € 8 800 € - € 0,00%
6068 Petit acquisition 3 000 € 3 000 € Achats d'accessoires & é quipements musicaux - € 0,00%
6135 5 000 € 5 000 € Location instruments de musique (dont ré current 2 pianos + 3 harpes) - € 0,00%
6241 500 € 500 € Manutention d'instruments volumineux ( Hors Action Culturelle) - € 0,00%
61558 Réparation & Entretien 31 800 € 31 800 € Ré paration, ré vision des instruments - € 0,00% 16.000€ pour instruments prêtés. Solde pour parc instr.
40 300 € 40 300 € - € 0,00%
6247 2 500 € 2 500 € Transports (voyages avion et/ou train) - € 0,00%
6257 1 500 € 1 500 € Frais de sé jour (hé bergement, repas, dé placement sur place) - € 0,00%
6188 500 € 500 € Frais de change - € 0,00%
4 500 € 4 500 € - € 0,00%
6228 18 000 € 17 400 € Indemnité s & transports jurys 600 € - -3,33% Priorité donnée à des membres de jury habitant à proximité
6257 7 000 € 7 000 € Frais d'hé bergement et de restaurant pour les jurys d'examens - € 0,00%
25 000 € 24 400 € 600 € - -2,40%
6135 7 000 € 7 000 € Location 3 copieurs + Location 2 FAX (CRR + Studios Danse) - € 0,00%
6068 500 € 500 € Achat consommables FAX (Toners) => CRR + Studios Danse - € 0,00%
7 500 € 7 500 € - € 0,00%
6068 Régie Technique 0 € 0 € Fournitures Ré gisseur Technique pour l'Atelier - € #DIV/0!
0 € 0 € - € #DIV/0!
6247 1 400 € 350 € Transport é lèves CHAM 1 050 € - -75,00% Suppression de la location de bus pour Musica Malagar
673 0 € 0 € Remboursement des droits d'inscription - € #DIV/0!
60623 800 € 800 € Alimentaires divers (sucres, eau, café , vin,…) - € 0,00%
6064 2 000 € 2 000 € Achat papier et é tiquettes d'impression + Fournitures administratives - € 0,00%
6068 200 € 200 € Achats maté riels divers et consommables informatiques (DVD, CD, etc) - € 0,00%
6236 1 500 € 500 € Papier en tê te et enveloppes + Copies couleur service Reprographie Ville 1 000 € - -66,67% Papier en tête imprimé directement par les services
6257 400 € 400 € Frais de ré ception (traiteur, Hôtel/restaurant hors AC, café s) - € 0,00%
6261 200 € 200 € Abonnement annuel Boî te Postale + Frais divers d'affranchissement - € 0,00%
6188 200 € 200 € Frais de stationnement occasionnel + Cotisation Conservatoires de France - € 0,00%
6288 500 € 500 € Abonnements annuels DGINSI : Ligne ré seau Studios Danse + Blackberry - € 0,00%
6156 500 € 500 € Frais de maintenance - € 0,00%
611 250 € 0 € Location fontaine à eau 250 € - -100,00% Nouvelles fontaines à eau mises à disposition gratuitement
6184 Organismes de formation 1 000 € 1 000 € Versement à des Organismes de formation - € 0,00%
6251 3 000 € 3 000 € Agences de Voyages - € 0,00%
6256 500 € 500 € Remboursements des Agents (frais de sé jour) - € 0,00%
651 Redevances droits d'auteur 2 000 € 2 000 € Redevances annuelles SACEM & SPRE (utilisation musique cours) - € 0,00% Abonnements annuels
14 450 € 12 150 € 2 300 € - -15,92%
6228 8 000 € 8 000 € Conception graphique + Traduction de textes + photos - € 0,00%
6236 6 000 € 6 000 € Travaux d'impression support de communication - € 0,00%
6231 Annonces & Insertions 150 € 150 € Parution d'annonces - € 0,00%
14 150 € 14 150 € - € 0,00%
230 600 € 227 700 € 2 900 € - -1,26%
285 600 € 282 700 € 2 900 € - -1,02%
6574 Subvention - € #DIV/0!
0 € 0 € - € #DIV/0!
285 600 € 282 700 € 2 900 € - -1,02%
Communication
Frais de COM
Sous-total Tranche
Sous-total Tranche
Autres prestations diverses
Antenne rive droite - Collège Jacques Ellul
TOTAL DEPENSES BUDGET DE FONCTIONNEMENT
Subvention conservatoire de quartier
Sous-total de l'Opé ration
SOUS TOTAL DEPENSES BUDGET DE FONCTIONNEMENT
Moyens
Gé né raux
Sous-total Tranche
Ordres de Missions
Moyens
Gé né raux
Equipe technique
Sous-total Tranche
Copieurs & Fax
Copieurs & Fax
Sous-total Tranche
Equipement Ré gisseur
Technique
Fonctionnements
gé né raux des Services
Vie Scolaire
Moyens Généraux Divers
Location & Manutention
Sous-total Tranche
Relations
Internationales
Echanges pédagogiques et
artistiques internationaux
Sous-total Tranche
Gestion des bâtiments
Equipe
d'Entretien/Restauration
Gestion du parc
instrumental
Organisation des
examens
BUDGET 2019
Action
Culturelle
Dé penses artistiques Sous-total Tranche
Frais techniques
Jurys d'examens
Sous-total Tranche
Sous-total de l'Opé ration
Frais techniques Scènes
publiques
Sous-total Tranche
Frais annexes
Frais annexes Scènes
publiques
Sous-total Tranche
Service
Documentation
Documentation
Sous-total Tranche
61Séance du lundi 7 octobre 2019
D-2019/358
Convention Opéra National de Bordeaux entre l'Etat,
la Région Nouvelle Aquitaine, la Ville de Bordeaux et la
Régie Personnalisée de l'Opéra 2018-2022. Autorisation.
Signature
Monsieur Fabien ROBERT, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Inscrit dans un réseau national et international de collaborations artistiques et culturelles, l'Opéra National de Bordeaux constitue un pôle d'excellence, de production et d'insertion dans les domaines lyrique, chorégraphique et musical.
Ayant vocation à se situer parmi les grandes maisons d'opéra en France et en Europe, il bénéficie depuis le premier janvier 2001 du label d'Opéra National accordé par le Ministère de la Culture et de la Communication.
Dans la continuité du précédent contrat (2013-2017), l’Etat, la Région Nouvelle Aquitaine et la Ville de Bordeaux ont exprimé leur volonté de poursuivre leur soutien aux activités de l'Opéra National de Bordeaux afin d'assurer les conditions d'un partenariat pérenne pour les années 2018-2022.
La présente convention a pour objet de :
- Définir le cadre d’action de l’Opéra National de Bordeaux au regard des politiques publiques dans les champs artistique, culturel, social et économique ; - Présenter sur la base du projet d’établissement les orientations stratégiques, les missions et les objectifs poursuivis pour la durée de la convention ; - S’entendre sur les modalités administratives et financières de la mise en œuvre et de l’évaluation de cette convention pluriannuelle d’objectifs avec l’Opéra National de Bordeaux sous l’autorité de ses tutelles.
L’engagement des tutelles vise quant à lui à encadrer et garantir les conditions d'un budget stabilisé :
- Pour poursuivre la politique de recherche d'excellence de contenus artistiques et de rayonnement (chapitres I et IV) ;
- Pour que l’Opéra National de Bordeaux puisse exercer ses missions et mettre en œuvre ses orientations stratégiques (chapitre III) ;
- Pour conforter et développer l'emploi, conformément aux dispositifs du chapitre IV.
62Séance du lundi 7 octobre 2019
Des annexes jointes à cette convention précisent :
- Annexe 1 : Projet d’établissement
- Annexe 2 : Echéancier des engagements financiers minimum de la convention - Annexe 2 bis : Etat prévisionnel des investissements à réaliser - Annexe 3 : Organigramme
- Annexe 4 : Indicateurs de suivi des missions et d’évaluation des objectifs - Annexe 5 : Convention de résidence avec l’ensemble Pygmalion - Annexe 6 : Conventions de partenariat avec l’Opéra de Limoges, l’Opéra National de Paris et le Ballet Preljocaj
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- signer la convention.
ADOPTE A L'UNANIMITE
63M. LE MAIRE
Monsieur ROBERT.
M. ROBERT
La Ville de Bordeaux, comme cinq villes en France dont Paris, possède l’un des cinq opéras labellisés « Opéra national » par le Ministère de la Culture. Évidemment, c’est une fierté, mais je laisserai, bien évidemment, ma collègue Laurence DESSERTINE, Présidente de la Régie personnalisée, compléter mon propos. C’est une fierté et nous passons ici la Convention Opéra national 2018-2022. Je précise que la convention a mis un peu de temps à arriver devant vous parce que les négociations, notamment avec l’État ont été assez longues puisque la Régie demandait légitimement des moyens supplémentaires ainsi d’ailleurs qu’avec les autres partenaires, mais elle arrive aujourd’hui devant vous après des échanges et des négociations pour que tous les partenaires se mettent d’accord. Le site « Forum Opéra », titrait avant la présentation de la saison 2019-2020, « Bordeaux mieux que Paris ? », le point d’interrogation est important, mais enfin, le titre également. Nous avons évidemment une excellente saison sous la baguette à la fois musicale et directionnelle de Marc MINKOWSKI et de son Administrateur général Olivier LOMBARDIE. Il y a dans ces objectifs, à la fois, l’excellence, mais au même niveau la transmission et le partage.
Et je veux insister sur ces deux aspects. Cette Maison a un volet évidemment de réinterprétation, de création et d’accessibilité au public des grandes œuvres de l’humanité, des grandes œuvres lyriques, chorégraphiques, et symphoniques, avec cette année, par exemple, la trilogie Da Ponte qui sera au menu, mais aussi de la transmission. C’est plus de 20 000 enfants ou scolaires qui vont, chaque année, dans les murs de l’Opéra ou de l’Auditorium. C’est le PASS pour les étudiants et les jeunes pour quelques euros par mois avec des accès illimités. C’est l’orchestre DEMOS. Cet orchestre DEMOS, il est totalement rendu possible par l’implication de notre Opéra. Et puis, c’est aussi toutes les formules légères, mobiles. Je pense à tout le travail réalisé par le chœur de l’Opéra national sous la baguette de son Directeur Salvatore CAPUTO qui, par exemple, était présent pour l’inauguration de la place Nansouty. J’en parle parce que c’est mon quartier, mais ils sont en permanence dans la Ville au plus près des territoires, et aussi d’ailleurs, au plus près des personnes isolées ou malades. Donc, notre Opéra national est évidemment au cœur de la politique culturelle municipale. Il représente 20 % de notre budget. C’est significatif, et en même temps les résultats sont là, tant en matière de diffusion, de création, que d’emploi artistique et d’économie. Je terminerai par là. On en parle moins souvent, mais 350 emplois, une centaine de contractuels et des retombées économiques, évidemment, importantes pour notre Région. Voilà. Je pense que ma collègue Laurence DESSERTINE peut compléter mes propos maintenant.
M. le MAIRE
Merci. Madame DESSERTINE que je remercie de prendre la parole, mais pas simplement, mais pour son action en tant que Présidente de l’Opéra, qui a sûrement un témoignage à apporter.
MME DESSERTINE
Oui, Monsieur le Maire, chers collègues, merci Fabien d’avoir rappelé ces chiffres qui nous font chaud au cœur. Je voudrais même presque aller un tout petit peu plus loin. Il faut aussi se rendre compte qu’en moyenne par saison, c’est plus de 230 000 participants à l’Opéra. C’est le coût moyen d’une place qui est de 25 euros alors que la moyenne nationale est plutôt aux alentours de 40-42 euros. C’est aussi 25 % de notre public qui a moins de 28 ans. Et puis, vous dire que je me réjouis de cette signature, de cette 4e Convention d’objectif pluriannuel. Cette convention souligne, je crois, au fond, la réussite de ce que peut-être un vrai partenariat dès lors qu’il est noué donc avec l’État, que ce soit aussi les collectivités, et notamment, je crois, c’est aussi la vraie confiance qui est manifestée vis-à-vis de l’institution puisque c’est quand même le premier opérateur de spectacles vivants en Région Nouvelle Aquitaine, et comme l’a dit Fabien, nous disposons, bien sûr, du label Opéra national, mais également du label Orchestre national.
Cette Convention Opéra national est tout à fait dans une démarche d’excellence puisque deux axes majeurs sont ici développés. Bien sûr, valoriser ce que l’on sait faire, ce que nos musiciens, nos chanteurs, et notre chœur et nos danseurs savent faire. C’est valoriser notre patrimoine, mais c’est aussi ouvrir notre belle Maison à des esthétiques qui sont très diverses, et aussi à des répertoires plus nécessairement classiques, mais tournés vers le jazz, ou vers la musique contemporaine.
Pour dire cela très simplement, je crois que l’ambition d’une Maison d’Opéra aujourd’hui, c’est qu’elle soit accessible à l’ensemble des citoyens, peu importe leur origine, j’allais dire, géographique ou même sociale. Il s’agit aussi de transmettre une vraie passion qui est portée par nos artistes. Un savoir-faire aussi qui est l’ADN d’une Maison d’Opéra. Faire venir le public dans une Maison d’Opéra, essayer de créer aussi des moments de complicité, des liens de complicité avec les artistes, et puis, voilà. Surtout donner du plaisir aux gens, et aussi que
64le public prenne plaisir à découvrir des univers musicaux, chorégraphiques, et surtout, essayer de casser l’image qu’une Maison d’Opéra n’est qu’à destination d’un public un petit peu averti. On est loin, loin, loin de cette image aujourd’hui.
Voilà, Monsieur le Maire, ce que je voulais rajouter par rapport à ce qu’a dit Fabien. Merci beaucoup.
M. le MAIRE
Merci à vous pour ce témoignage. Si je devais résumer les présentations tant de Monsieur ROBERT que de Madame DESSERTINE, c’est un lieu de création, cela a été dit, qui est reconnu. Vous le retrouvez dans la délibération. On est, depuis 2001, Opéra national. Ce n’est pas neutre. C’est un lieu de diffusion, et quand Laurence ou Fabien parle de la mixité des gens qui peuvent y avoir accès, c’est cette diffusion au plus grand nombre qui est importante, et c’est aussi le rayonnement auquel on peut aspirer avec cet Opéra. Et moi, je trouve que cela va dans le bon sens de pouvoir contractualiser par ailleurs, et cela a été fait en 2013 entre les trois parties prenantes de l’Opéra, à savoir l’État, la Région et la Ville. Donc, à la fois conforter cet outil majestueux, et aussi pouvoir contractualiser avec nos partenaires sur la stratégie artistique, et puis aussi le soutien apporté à toutes ces activités.
Monsieur HURMIC.
M. HURMIC
Oui, c’est rare que, dans cette assemblée on parle de l’Opéra. Enfin, il y a quelques années, on en a beaucoup parlé, maintenant on en parle beaucoup moins. Et c’est vrai qu’aujourd’hui, on a une délibération qui nous permet d’aborder, brièvement en ce qui me concerne, la question de l’Opéra, tout en étant d’accord avec ce qui a été dit. D’ailleurs, nous voterons cette délibération, mais on peut avoir une vision qui n’est pas que contemplative de l’Opéra et avoir une vision, je dirais, plus nuancée, je ne dirais pas critique, mais plus nuancée que celle à laquelle nous venons d’avoir droit. Et je ferai à cet égard deux observations.
La première observation, elle porte sur le statut de l’Opéra. Nous avons adopté le statut de Régie personnalisée, à l’époque, c’était nécessaire pour obtenir le label national. Donc, nous l’avons fait, je crois que c’était en 2001, et cela fait plusieurs années que nous vous réclamons ici un changement de statut en disant « C’est un peu vieillot une Régie personnalisée », et nous vous demandons d’opter pour un statut qui nous paraît plus adapté, plus moderne qu’est le statut d’Établissement Public de Coopération Culturelle qui, vous le savez, Monsieur ROBERT, prodigue la souplesse nécessaire à une entreprise de création artistique avec une gestion plus élargie, plus collégiale à l’établissement, et avec une meilleure intégration d’autres collectivités territoriales et des usagers. Autant la régie était adaptée à une époque où c’était la Ville de Bordeaux qui portait à bout de bras cette structure métropolitaine et régionale, autant maintenant que nous avons trouvé des partenaires, il faudrait aussi songer à changer et à trouver un statut plus ouvert. Vous savez que le statut d’EPCC dont nous vantons les mérites existe depuis 2002, et que bien d’autres opéras l’ont adopté avec succès comme celui de Rouen, Lille, Toulon ou encore Montpellier.
Dans la délibération que vous nous avez communiquée, c’est intéressant parce que vous avez joint également - cela, c’est très intéressant, le projet d’établissement de l’Orchestre National de Bordeaux, de l’ONB, et je vous remercie de cette communication, et de cette transparence, mais l’étude approfondie de ce projet d’établissement de l’ONB est quand même très intéressante. Moi, j’ai trouvé un certain nombre d’éléments, par exemple, qui militent en faveur du changement de statut que nous vous proposons ici, depuis plusieurs années. Je cite ce qui est dit, page 30 du document : « Au regard de contraintes fortes de fonctionnement liées à ce statut, et des opportunités de développement des ressources propres, il est opportun d’interroger l’efficience d’un tel statut juridique et d’étudier les alternatives possibles. »
« Le statut actuel ne permet notamment pas de développer des activités commerciales, et génère aujourd’hui un suivi administratif très lourd, freinant, voire même entraînant des projets de développement ». J’ai envie de dire : « On est dans le débat là. Pourquoi vous ne l’abordez pas spontanément ? Pourquoi attendez-vous que ce soit moi qui aborde ce sujet-là ? » Vous avez un rapport qui vous dit qu’il est temps maintenant de réfléchir sur le statut de l’Opéra, et je vous ai rappelé in extenso les propos. Mettez-le sur la table, ce débat. Je ne dis pas que l’on a forcément raison, et je ne dis pas que l’EPCC, c’est forcément la panacée, mais acceptez au moins d’ouvrir le débat et de reconnaître que le statut de Régie personnalisée est peut-être un peu dépassé à l’heure actuelle. C’était ma première observation.
Deuxième observation, elle porte un peu sur l’ambiance qui est peut-être beaucoup moins idyllique à l’intérieur de l’Opéra que ce que vous laisseriez entendre si on s’en tenait à vos déclarations. Je note, là aussi, toujours dans le projet d’établissement des informations quand même assez intéressantes. Là, je suis page 7, il nous est indiqué : « Il s’ensuit un constat… » je cite « …un constat aujourd’hui que l’ONB voulant répondre positivement à l’ensemble des missions et demandes s’est dispersé dans une diversité d’actions. Ce manque de hiérarchisation et d’étude des
65conséquences financières et de temps de travail crée des tensions et fragilise le cœur de métier de l’ONB ». Crée des tensions et fragilise le cœur de métier de l’ONB. J’ai envie de dire « Qu’est-ce que vous attendez pour nous en parler ? ». Il y a quand même actuellement un malaise quand même à l’Opéra. Oui, mais si je n’en avais pas parlé, Monsieur Fabien ROBERT, je pense que vous ne l’auriez certainement pas abordé spontanément. Je regrette d’ailleurs que quand vous… je termine Monsieur ….
M. le MAIRE
Pierre, si vous préférez que dorénavant les délibérations fassent l’objet d’une lecture in extenso des 30 pages, non, mais je vais demander à Fabien ROBERT de le faire, comme cela toutes vos interrogations ont des réponses dans le document.
M. HURMIC
Je dis « Si vous la commentez » puisque je ne m’en tiens pas qu’à la délibération « … vous la commentez, essayez de la commenter de façon moins contemplative, peut-être un peu plus nuancée que celle à laquelle on a eu droit ». Alors, quand j’aborde un peu le malaise qui règne actuellement à l’Opéra, je m’étonne de trouver toujours dans le même document… Lorsque l’on parle des défis ressources humaines pour l’ONB, je trouve parmi les premiers défis même si c’est tout petit, j’arrive à le lire, il est indiqué parmi les causes « Démotivation ». Certes, mais l’explication de la démotivation, c’est « Phénomène français en augmentation ». Vous ne croyez pas que vous pourriez trouver un peu quand même que cette explication un peu générique, j’ai envie de dire, un peu décliniste, nous dire que s’il y a une démotivation à l’Opéra, vous n’êtes pas obligé de la rattacher à ce que vous appelez un « phénomène français en augmentation ». Je trouve que cela manque quand même un peu de rigueur, d’analyse que de s’en tenir à des propos aussi généraux et aussi généralistes. Je ne pense pas que soit dû à ce que vous appelez « ce phénomène français de démotivation» lorsque vous avez quand même des musiciens qui distribuent des tracts, lors d’un concert, pour exprimer un malaise affirmant qu’ils étaient 95 % à ne plus souhaiter jouer sous la direction de Marc MINKOWSKI. Si cela, ce n’est pas un vrai malaise dont on peut parler un jour dans cette assemblée, je pense que c’est peut-être le moment de l’aborder ici. Donc, voilà, je ne veux pas être long. Je suis content de vous tendre la perche puisque spontanément, naturellement, vous entendiez aborder ces questions-là, donc, je vous tends la perche.
Je ne dis pas que le changement de statut en EPCC va régler tous les problèmes, loin de là, mais je pense que l’EPCC me paraît plus adapté aux finalités et aux fonctions nouvelles et aux partenaires nouveaux que vous entendez trouver pour notre régie personnalisée de l’Orchestre National de Bordeaux. Je vous remercie.
M. le MAIRE
Je ne suis pas persuadé que ces contingences de boîtes à outils administratives soient à la hauteur des débats que nous portons aujourd’hui, mais je vous laisse le soin d’assumer cela. Le fait de savoir si on passe de la Régie personnalisée à un EPCC, ce n’est pas trop un sujet d’État d’autant que, et c’est transparent, c’est dans le document. Effectivement suite au diagnostic, à l’audit, on peut se poser la question du régime. Enfin, si c’est l’entrée en matière dans vos propos, je trouve cela un peu en décalage par rapport à l’enjeu de cette Convention avec l’État et la Région, premier point.
S’agissant de l’ambiance que vous relevez, il faut toujours être prudent, Monsieur HURMIC, surtout quand on cite les gens, et que l’on cite des rapports de force soi-disant. Attention, vous n’y êtes pas au quotidien pour savoir quelles sont véritablement les relations entre les uns et les autres. Moi ce que je remarque c’est que notre Opéra fonctionne, qu’il y ait peut-être, je ne vais pas le négliger et le nier, qu’il y ait quelques frictions, j’ai cru comprendre que ce n’est pas un usage, mais que dans ce domaine-là, c’est souvent le cas, et qu’il y a des fois, un peu de tensions entre les musiciens et le Directeur.
Monsieur ROBERT.
M. ROBERT
Oui, écoutez, d’une certaine manière, je suis plutôt heureux que le débat se situe à ce petit niveau parce que j’ai souvenir ici de débats sur l’Opéra, comme vous l’avez dit, Pierre HURMIC, qui étaient, on va dire, plus houleux, et je suis, d’une certaine manière, content de voir que vous avez un peu adopté l’Opéra. Tant mieux parce qu’Alain JUPPÉ sur ces sièges, et nous le défendons depuis des années. On nous a accusés, c’est vrai, du fait que nous défendions un établissement qui mangeait 80 % du budget de la Ville, qui était élitiste, etc. Je suis très heureux de voir qu’aujourd’hui, le débat ne se situe plus à ce niveau-là parce que je crois que cela n’était pas la réalité.
Concernant les deux sujets que vous abordez, le statut, vrai débat, et on ne le cache pas puisqu’il est dans le document. Alors, effectivement, je ne l’ai pas évoqué parce que cela ne me semblait pas être le cœur du débat
66aujourd’hui. Nous avons des débats, y compris même en Conseil d’administration. Cela a été évoqué plusieurs fois. L’opposition est représentée au travers de Matthieu ROUVEYRE. Oui, la Direction générale nous dit peut- être qu’un meilleur statut nous aiderait. On étudie cette question, là encore, sans aucun dogmatisme. Pour ma part, je préside un EPCC. Delphine est dans ce Conseil d’administration. C’est plus simple sur certains aspects, cela n’est pas plus simple sur d’autres. Donc, on fera le bilan lorsque l’on aura terminé un mécénat de compétence, d’ailleurs qui est en cours sur ce sujet à l’Opéra.
Deuxièmement, concernant l’ambiance, comme l’a dit Monsieur le Maire, ces questions sont communes à peu près à tous les Opéras parce qu’il y a des tensions entre les objectifs et les moyens. L’Opéra, c’est l’art noble. Il a toujours coûté beaucoup d’argent. On combine musique, danse, théâtre, et aujourd’hui, à l’heure où les collectivités font des efforts, et je veux saluer l’effort que notre Opéra national a su faire sur le plan financier, ces dernières années, effort que nous lui avons demandé, et qu’il a su faire sans renier l’excellence et l’accessibilité, eh bien, oui, il y a des tensions, et c’est pour cette raison notamment que la Convention a mis du temps à arriver devant vous. C’est parce que nous avons dit aux partenaires publics : « Il faut mettre en face des objectifs, les bons, moyens », et nous avons, je crois, aujourd’hui, trouvé un équilibre.
Concernant les questions d’ambiance et d’épiderme, nous avons avec Laurence reçu les représentants des musiciens après la distribution de ce tract, sans doute excessif. Beaucoup ont reconnu que cela ne se ferait plus, d’ailleurs, cela ne se fait plus, et aujourd’hui, nous avons des relations de travail améliorées.
M. le MAIRE
Madame DESSERTINE.
MME DESSERTINE
Oui, je voudrais peut-être compléter un petit peu les propos de Fabien. Juste un exemple pour vous dire comment l’ambiance est à l’Opéra. Vous avez dû vous en rendre compte. La mise en scène a failli ne pas se faire dans le cadre des Contes d'Hoffmann. Pourquoi ? Parce qu’une partie notamment du personnel plateau qui est contractuelle avait souhaité bénéficier d’une prime « captation », notamment puisque l’on avait souhaité capter de manière audiovisuelle les Contes d'Hoffmann, or ce qu’il faut savoir, c’est que l’ONB ne peut pas, de manière règlementaire, verser une telle prime dès lors qu’il n’y a pas de travail supplémentaire effectué, notamment pour le personnel technique contractuel. Les seules possibilités de primes supplémentaires sont les droits d’auteur, les droits voisins, et le droit à l’image. Dans la mesure où le droit à l’image pouvait concerner le personnel plateau, on avait décidé de leur attribuer. Cette réponse n’a pas été suffisante pour la CGT territoriale, qui a décidé qu’elle n’appuierait pas la politique audiovisuelle de l’Opéra tant qu’il n’y aurait pas d’accord trouvé. Donc, voilà un petit peu dans quel état d’esprit nous sommes. Je crois que derrière tout cela, il y a aussi la volonté de protéger ou au moins d’envisager un déroulement de carrière pour ces contractuels à l’Opéra, chose qu’aujourd’hui les textes ne nous permettent pas de faire. Alors, voilà aussi l’ambiance dans laquelle nous sommes amenés à travailler tous les jours.
M. le MAIRE
Merci. Allez, on passe aux voix. Qui est contre ? Qui s’abstient ? Qui est pour ? Adoptée à l’unanimité. Point suivant.
MME MIGLIORE
Délibération 363 : « Subventions au bénéfice d’opérateurs culturels. »
67Convention
pluriannuelle
d’objectifs
Opéra
National
de
Bordeaux
2018-2022 SOMMAIRE PRÉAMBULE CHAPITRE
I —
UNE
MAISON
D’OPERA
AU
SERVICE DES
POLITIQUES
PUBLIQUES
CULTURELLES,
SOCIALES
ET
ECONOMIQUES
CHAPITRE
II
-
UNE
MAISON
D’OPERA
UNIQUE:
ORGANISATION
ET
MOYENS
ACTUELS
DE L’ONB
CHAPITRE
III
—
MISSIONS
ET
ORIENTATIONS
STRATEGIQUES
CHAPITRE
IV-
PROGRAMME
D’ACTION
CHAPITRE
V
—
DISPOSITIONS
ADMINISTRATIVES
ET
FINANCIÈRES
CHAPITRE
VI
—
SUIVI
ET EVALUATION
CHAPITRE
VII
-
DURÉE
ET
CONDITIONS
DE
RÉSILIATION
ET
DE
RENOUVELLEMENT
ANNEXES: Annexe
I
: Projet
d’établissement
Annexe
2
: Plan
de
financement
2018/2022
Annexe
3
: Besoin
en
investissements
Annexe
4:
Organigramme
Annexe
5
: Convention
de
coopération
territoriale
avec
l’Opéra
de
Limoges
Annexe
6:
Contrat
de
résidence
artistique
avec
L’Ensemble
Pygmalion
1/16
68Entre L’Etat
(Ministère
de
la
Culture
et
de
la
Communication),
représenté
par
Madame
Fabienne
BUCCIO,
Préfète
de
la
région
Nouvelle-Aquitaine,
Préfète
de
la
zone
de
défense
et
de
sécurité Sud-Ouest,
Préfète
du
département
de
la
Gironde,
La
Ville
de
Bordeaux,
représentée
par
son
Maire,
en
vertu
de
la
délibération
municipale
du La
Région Nouvelle-Aquitaine,
représentée
par
le
Président
du
Conseil
Régional,
en
vertu
de
la
délibération
n°
de
l’Assemblée
Plénière
du
Et La
Régie
Personnalisée
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux,
représentée
par
sa
Présidente,
en
vertu
de
la
délibération
n°2019043
du
23/05/19
VU
le
règlement
de
l’Union
Européenne
n°
651/2014
de
la
commission
du
17
juin
2014
déclarant
certaines
catégories
d’aides
compatibles
avec
le
marché
intérieur
en
application
des
articles
107
et
108
du
traité,
publié
au
Journal
officiel
de
l’Union
Européenne
du
26juin
2014,
notamment
son
article
53
VU
la
loi
n°
201
7-1
837
du
30
décembre
2017
de
finances
pour
2018
VU
la
loi
n°2016-925
du
7 juillet
2016
relative
à
la
liberté
de
la
création,
à
l’architecture
et
au
patrimoine
VU
le
décret
n°
201
7-1
893
du
30
décembre 2017
portant
répartition
des
crédits
et
découverts
autorisés
par
la
loi
n°
2017-1837
du
30
décembre
2017
de
finances
pour
2018
Vu
le
décret
n°
2017-432
du
28
mars
2017
relatif
aux
labels
et
au
conventionnement
dans
les
domaines
du
spectacle
vivant
et
des
arts
plastiques
entrant
en vigueur
le
1er
juillet
2017
VU
l’arrêté
du
11
octobre 2006
relatif
au
compte
rendu
financier
prévu
par
l’article
10
de
la
loi
n°
2000-
21
du 12
avril
2000
relative
aux
droits
des
citoyens
dans
leurs
relations avec
les
administrations
VU
l’arrêté
du
5
mai
2017
fixant
le
cahier
des
missions
et
des
charges
relatif
au
label
«Opéra
national
en
région»
VU
l’arrêté
du
5
mai
2017
fixant
le
cahier
des
missions
et
des
charges
relatif
au
label
«Orchestre
national
en
région
»
VU
la
circulaire
du
29
septembre
2015
relative
aux nouvelles
relations
entre
les pouvoirs
publics
et
les
associations VU
le
programme
131
de
la
mission
de
la
culture
VU
le
régime
cadre
exempté
de
notification
n°
SA.42681
relatif
aux
aides
en
faveur
de
la
culture
et
de
la
conservation
du
patrimoine
pour
la
période
2014-2020;
VU
le
décret
n°
2017-1049
du
10
mai
2017
et
l’arrêté
du
25
janvier
2018
relatifs à
la
participation
d’amateurs
à
des
représentations
d’une
oeuvre
de
l’esprit
dans
un
cadre
lucratif
Considérant
que
le
bénéficiaire
est
titulaire
des
labels
«
Opéra
national
en
région
» et
«
Orchestre
national
en
région.
2/16
69Considérant
le
projet
artistique
et
culturel
initié
et
conçu
par
le
bénéficiaire,
conforme
à
son
objet
statutaire,
figurant
en
annexe
I et
se développant
autour
de:
•
La
valorisation
du
patrimoine
lyrique,
chorégraphique
et
symphonique
•
L’ouverture
aux
esthétiques
diverses
et
aux
répertoires contemporains
Considérant
la
politique
en
faveur
du
spectacle
vivant
et
de
la
musique
conduite
par
le
ministère
de
la
Culture,
qui
vise
la
mise
en
valeur
du
répertoire,
de
la
création
et
de
la
diffusion
musicale,
notamment
par
le
soutien
à
de
grandes
institutions
nationales,
à
des
structures
de
production
et
de
diffusion
et à
des
ensembles
et
compagnies
indépendantes
Considérant
les
orientations
qui
en
découlent
pour
les
opéras
et
les
orchestres permanents
dont
le
projet
présente
un
intérêt
national
en
matière de
création,
de
production
et
de
diffusion
de
la
musique
symphonique,
lyrique
autant
que
de
l’activité
chorégraphique,
en
particulier
dans
le
cadre
de
référence
des
critères
fixés
par
le
«
cahier
des
missions
et
des
charges»
pour
l’obtention
du
label
« Opéra
national
en
région
» et
« Orchestre
national
en
région
»
Considérant
la
politique
prioritaire
du
ministère
de
la
Culture en
faveur
d’un
renforcement
des
relations
avec
les
publics,
dans
toute
leur
diversité,
et les
territoires,
du
local
à
l’international.
Considérant
que
le
projet
artistique
et culturel, porté
par
Marc
Minkowski,
ci-après
présenté
par
l’Opéra National
de Bordeaux,
participe
de
la
politique
menée
par
les
partenaires
publics;
Considérant
que
les
axes
de
développement
du
projet
artistique
du
directeur
général
de
‘Opéra
National
de
Bordeaux
pour
2018-2022
et
ses
engagements
artistiques,
professionnels,
citoyens,
culturels
et territoriaux
Considérant
le
bilan
favorable
de
la
précédente
convention
pluriannuelle
2013-2017
et
de son
évaluation
effective
par
le
Service
de
l’inspection
de
la
Création artistique
à terme
échu
Considérant
la
volonté
de
l’ensemble
des
parties
que
soit
maintenu
et
poursuivi
le
développement
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
en
matière
de
recherche
d’excellence
artistique,
de
diffusion et
de
transmission,
Il
est
convenu
ce
qui
suit:
3/16
70PRÉAMBU
LE
Inscrit
dans
un
réseau
national
et
international
de
collaborations
artistiques
et
culturelles,
l’Opéra
National
de
Bordeaux
constitue
un
pôle
d’excellence,
de
production,
de
transmission
et
d’insertion
dans
les
domaines
lyrique,
chorégraphique
et
musical.
Ayant
vocation à
se
situer
parmi
les
grandes
maisons
d’opéra
en
France
et en
Europe,
il bénéficie
du
label
«
Opéra
national
en
région
» accordé
par
le
Ministère
de
la
Culture
et
de
la
Communication,
et
dispose
d’un
ballet
classique
d’envergure
national.
Dans
la
continuité
du
précédent
contrat
(2013
—
2017),
tout
en
tenant
compte
de
la
nouvelle
géographie régionale
(émergence
de
la
Métropole
de
Bordeaux
et
de
la
région Nouvelle-Aquitaine)
et
de
la
récente
évolution
des
labels
«
Opéra
national
en
région
»
et
«
Orchestre
national
»,
les
parties
signataires
expriment
leur
volonté
de poursuivre
leur
soutien
aux
activités
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
afin
d’assurer
les
conditions
d’un
partenariat
pérenne.
Le
projet
artistique,
dans
toutes
ses
composantes,
se
développera
dans
une
démarche
d’excellence,
autour
de
2
axes
V
La
valorisation
du
patrimoine
lyrique,
chorégraphique
et
symphonique
V
L’ouverture
aux
esthétiques
diverses
et
aux
répertoires
contemporains
Le
projet
culturel,
plus
largement, s’attachera
à
développer
des
relations
fortes
avec
les
publics,
dans
toute
leur
diversité,
et les
territoires,
du
local
à
l’international.
L’ambition
de
cette
nouvelle
convention
porte
sur
le
développement
significatif
des
activités
de
sensibilisation,
de
médiation
et
de
transmission
auprès
des
publics
dans
le
cadre
de
parcours
culturels
élaborés
avec
ceux-ci,
ainsi
que
sur
le
renforcement
des
partenariats
à
l’échelle
Nouvelle-Aquitaine
dans
l’objectif
d’une
irrigation
territoriale
équilibrée.
OBJET
DE
LA
CONVENTION
La
présente
convention
a
pour objet
d’établir
le
cadre
contractuel
entre
le
bénéficiaire
titulaire
des
labels
«
opéra
national
en
région
»
et
«
orchestre
national
en
région
»
et
les
partenaires
publics
pour
la
mise
oeuvre
du
projet
artistique
et
culturel
du
bénéficiaire
et
de
définir les
modalités
de
son
évaluation
au
travers des
objectifs
concrets.
Par
la
présente
convention,
le
bénéficiaire
s’engage,
à
son
initiative
et
sous
sa
responsabilité,
à
mettre
en
oeuvre
le
projet
artistique
et
culturel
conforme
à
son
objet
statutaire
dans
le
cadre
de
son
projet
global
d’intérêt
général.
Le
projet
conçu
par
son
directeur
et
approuvé
par
le
conseil d’administration
est
précisé
en
annexe
I à
la
présente
convention,
Il est
décliné
en
programme
pluriannuel
d’activité.
La
présente
convention
a
pour
objet
de
V
définir
le
cadre
d’action
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
au
regard
des
politiques
publiques
dans
les
champs
artistique,
culturel,
social
et
économique,
V
de
présenter,
sur
la
base
du
projet
d’établissement,
les
orientations stratégiques,
les
missions
et
les
objectifs
poursuivis
pour
les
cinq
années
à
venir,
V
de
s’entendre
sur les
modalités
administratives
et
financières de
la
mise
en
oeuvre
et de
l’évaluation
de
cette
convention
pluriannuelle
d’objectifs.
Les
partenaires
publics
contribuent
financièrement
au
fonctionnement
général
et
à
la
réalisation
du
projet
artistique
et
culturel.
Ils
n’attendent
aucune
contrepartie
directe
de cette
contribution.
4/16
71CHAPITRE
I —
UNE
MAISON
D’OPERA
AU
SERVICE
DES
POLITIQUES
PUBLIQUES
CULTURELLES,
SOCIALES
ET
ECONOMIQUES
Dans
le
plein
respect
de
la
cohérence
du
projet
artistique
global
auquel
souscrit
l’ensemble
des
collectivités
publiques
signataires
de
la
présente
convention, celles-ci
considèrent que
l’activité
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
s’inscrit
dans
leur
politique
de
soutien
à
la
création
et
à
la
diffusion
artistiques
mais
aussi
de
transmission
et
d’insertion,
de
cohésion
sociale, de
développement touristique
et
économique,
et
enfin,
de
rayonnement
à
l’échelle
nationale
et
européenne. Pour
l’Etat,
conformément
aux
dispositions
de
la
charte
des
missions
de
service
public
du
spectacle
vivant,
l’Opéra National
de
Bordeaux
constitue
un
pôle
de
création,
de
formation
et
de
production
de
spectacles
lyriques,
symphoniques
et
chorégraphiques
inscrit
sur
son
territoire et à vocation
nationale
et
internationale. Son
projet
artistique,
dans
toutes
ses
composantes,
doit
se
développer
autour
de
l’excellence,
de
la
valorisation
du
patrimoine
lyrique,
chorégraphique
et
symphonique,
de
l’ouverture
aux
esthétiques
et
aux
répertoires
contemporains,
et
du
partenariat
professionnel
dont
l’accompagnement
d’équipes
artistiques
(résidences).
Articulé
à
ces
enjeux,
le
projet
de
l’opéra
vise
à
l’irrigation
artistique et
culturelle
du
territoire
en
dialogue partenarial
avec
les
collectivités
: en
favorisant
l’itinérance,
dans
une
démarche
renouvelée
et
réaffirmée
d’éducation
artistique
et
culturelle,
d’accompagnement des
pratiques
notamment
en
amateur,
en
privilégiant
les
territoires
prioritaires
urbains
et
ruraux
identifiés
par
l’Etat
et
les
collectivités
et
dans
ce cadre
les publics
jeunes,
Pour
la
Ville
de
Bordeaux,
l’Opéra
National
de
Bordeaux
est
le
pôle
de
production
et
de
transmission
lyrique,
symphonique
et
chorégraphique
de
la
ville.
Elément
essentiel
de
la
vie
culturelle
de
la ville
et
de
son
agglomération
dont
il
nourrit
par
son
rayonnement
l’identité,
l’Opéra
National
de
Bordeaux
s’appuie
sur
des
composantes
artistiques
dont
l’engagement
et
la
qualité les
positionnent
à
l’échelle
nationale
et
internationale. Ouverte
largement
sur
les
publics
bordelais,
girondins
et
aquitains,
son
action vise à
leur
élargissement,
en
s’attachant
à
la
fois
à
la
pérennité
du
patrimoine artistique
et à
la
création
contemporaine.
La
combinaison
entre
la
salle
du
Grand
Théâtre
et
celle
de
l’Auditorium
doit
contribuer
à cette
ambition
et
à ce positionnement
pour
la Ville
de
Bordeaux.
Par
ailleurs,
cette ouverture
doit
être
aussi
l’occasion
d’asseoir
plus
encore
le
rayonnement
national
et
international
de
cette
institution. La
régie
personnalisée
de
‘Opéra
National de
Bordeaux
se
doit
d’être
exemplaire dans
les
champs
principaux
de
l’action
culturelle
municipale.
Sa
programmation
est
organisée
en
coordination
avec
celle
des
autres
institutions
culturelles
de
la
Ville
de
Bordeaux en
particulier
lors
des
saisons
culturelles.
En
premier
lieu
la
Ville
de
Bordeaux
attache
une
importance
toute
particulière
aux
projets
de création,
qui
permettent
de
découvrir
de
nouvelles
oeuvres
du
répertoire
(lyrique,
symphonique
ou
chorégraphique) comme
d’en
revisiter
certaines.
L’attention
sera
aussi
portée
sur
les
liens mis
en
place
avec
les
autres
labels
inscrits
sur
le
territoire de
la
commune,
notamment
le
TnBA
centre
dramatique
national et
la
Manufacture
CDCN
aussi
bien
au titre
de
collaborations
artistiques
que
pour
l’accueil
de
formes de
grande
ampleur.
Ensuite, l’éducation
artistique
et
culturelle
ainsi
que
toutes
les
formes
de
transmission
demeurent
un
élément
clé
de
la
politique
culturelle
de
la
Ville
et à
cet égard,
seront
favorisés
le
renforcement
des
liens
avec
le
Conservatoire
à
Rayonnement
régional
Jacques
Thibault
ainsi
que
les
initiatives
type
DEMOS
mises
en
place
dès
2016.
La
Ville
souhaite
que
se
développent
des
liens
accrus,
originaux
et
innovants
entre
ces
différents
établissements
(accueil,
présentation,
master
class,
projets artistiques
construits
en
parallèle
avec des
projets
pédagogiques
ou
tout
autre
projet
d’intérêt)
5/16
72Enfin,
véritable
emblème
de
la
politique
culturelle
bordelaise,
l’Opéra
National
de
Bordeaux
se
doit
de
participer
au
projet culturel
municipal
dans
toutes
ses
caractéristiques
et
notamment
à
la
mise
en
oeuvre
de
saisons
culturelles,
marqueur biennal
de
programmation
des
établissements
municipaux
au
cours
duquel
l’opéra
doit
pouvoir
montrer
pleinement
sa
créativité
comme
son
implication au
sein
de
la
vie
de
la
cité,
comme
cela
a
pu
être
le
cas
de
la
programmation
de
La
Vie
Parisienne
et
des
concerts
de
plein
air
en
2017.
Pour
la
Région
Nouvelle-Aquitaine,
‘Opéra
National
de
Bordeaux
s’inscrit
dans
sa
politique
de
sou
tien
à
la
création,
à
la
diffusion,
à
l’éducation
et
à la
sensibilisation
des
publics
(jeunes
ou
prioritaires).
Référent d’excellence
artistique,
de
niveau
régional,
national
et international,
il participe
ainsi
à
l’attrac
tivité
et
au
rayonnement
de
la
Nouvelle-Aquitaine,
au
développement
des
ressources
artistiques,
dans
le
respect des
droits culturels
des
personnes.
Le
projet
artistique
et
culturel
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
répond
aux objectifs
de
la
Région
Nou
velle-Aquitaine
dans
le
cadre
de
ses
compétences,
à
savoir:
-
l’aménagement
culturel
du
territoire,
notamment
par
l’établissement
de
coopérations fortes
et de
partenariats
dynamiques
avec
les
autres
structures
de
diffusion
du
spectacle
vivant,
tant
à
l’échelle
de
la
Métropole
bordelaise
qu’à
celle
de
la
Région,
notamment
avec
l’Opéra de
Limoges,
l’Abbaye
aux
Dames,
-
le
soutien
à
la
création
et
notamment
aux
équipes
artistiques
régionales
(le
Jeune
Orchestre
Atlan
tique,
Ars
Nova,
Orchestre
de
Chambre
Nouvelle-Aquitaine,
Orchestre
de
Pau,
Ballet
Malandain,...)
-
l’aide
à
la
diffusion
professionnelle
sur
l’ensemble
du
territoire
néo
aquitain
et
prioritairement
sur
les
territoires
ruraux
et/ou
vulnérables
(cf
cartographie),
-
l’ouverture
la
plus
large
par
l’accès
aux
spectacles et
aux
ressources
artistiques,
et
plus
spécifique
ment
la
sensibilisation
des
publics
prioritaires
(fragilisés
économiquement, socialement
ou
empê
chés)
et
des
jeunes
(lycéens,
apprentis,
étudiants,
jeunes
en formation
professionnelle
ou
en
ac
compagnement
au
sein
des missions
locales),
-
la
formation
des
professionnels
engagés
dans
le
spectacle
vivant,
-
le
respect
de
l’égalité
entre
les
femmes
et
les
hommes,
notamment
du
point
du
vue
du
salariat.
CHAPITRE
II —
UNE
MAISON
D’OPERA
UNIQUE
: ORGANISATION
ET
MOYENS ACTUELS
DE
L’ONB
L’Opéra
National
de
Bordeaux
est une
Régie
personnalisée
à
caractère
administratif,
dotée
de
la
personnalité
morale et
de
l’autonomie
financière.
Il
est
présidé par
un
Conseil
d’administration
composé
de
six
représentants
de
la
ville
de
Bordeaux,
deux
représentants
de
l’Etat
et
un
représentant
de
la
Région
Nouvelle
Aquitaine.
Son
activité
se
déploie,
à
la
date
de
la
signature
de
la
convention,
grâce
à
V
I
équipe
de
près
de
400
salariés
V
3 forces
artistiques
(Orchestre,
Ballet,
Choeur),
soit
près
de
180
artistes
permanents
(96
musi
ciens, 36
danseurs,
37
choristes)
V
4
ateliers
de
fabrication
Décors,
accessoires,
costumes,
décoration
costumes
/ 70
techniciens
des
arts
de
la
scène
V
2
lieux
de
diffusion
: Grand-Théâtre
(en
activité
depuis 178()
et
l’Auditorium
de ‘Opéra
(ouvert
en
2013
; comportant
2 salles
de
spectacle
et
la
maison
des
musiciens),
proposant
2
500
places
(jauges
cumulées)
6/16
73V
Maison
du
Ballet,
l’Espace
Franklin,
doté
de
2 studios de
répétition
V
3
entrepôts
: atelier
de fabrication
des
décors,
entrepôt
de
stockage
des décors
et
costumes,
entrepôt
de
stockage
des accessoires
V
I
budget
annuel
de
30,5
millions
d’euros
répartis
ainsi
-
79
%
de
subventions
issues
de
3
principaux
financeurs
publics
: Ville
de
Bordeaux,
Ministère
de
la
Culture,
Région Nouvelle-Aquitaine
La
création de
la
Régie
personnalisée
Opéra
National
de
Bordeaux
par
la
Ville
de
Bordeaux
s’est
accompagnée
de
la
mise
à
disposition
contractualisée
de
biens
et
de
prestations
indispensables
à
la
réalisation
des
missions
de
l’Opéra.
Dans
la
poursuite de cet
engagement,
la
Ville
de
Bordeaux,
Bordeaux
Métropole
et
l’Opéra
National
de
Bordeaux
ont conclu
une
convention
de
partenariat
prenant
effet
au
01/01/19
et
dont
le
terme
ultime
correspondra
à celui
de
la
convention
opéra
national.
Cette
convention décrit
d’une
part
concernant
la
Ville,
les
concours
apportés
avec
les
conditions
de
mise
en
oeuvre
parmi
lesquels
l’ensemble
des
bâtiments
dont
l’Auditorium
et
le
Grand-Théâtre,
et
des
dispositions
financières
et
d’autre
part,
pour
Bordeaux
Métropole
la
mise
à
disposition
de
biens
et
de
service. L’Opéra
National
de
Bordeaux
développe
en
outre
son
activité
grâce
à
des
réseaux
internationaux
dans
le
domaine
lyrique,
musicale
et
chorégraphique.
Il est
notamment
membre
d’Opéra
Europa,
de
l’Association
française
des
orchestres
et
de
la
Réunion
des
Opéras
de
France.
L’Opéra
National
de
Bordeaux
s’inscrit
enfin
dans
un
réseau
régional
de
scènes
et
de
compagnies
conventionnées. CHAPITRE
III
—MISSIONS
ET
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
Les
missions de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
sont
de
trois
ordres:
V
Une
mission
de
production,
de
création,
de
diffusion
et
d’accueil
d’artistes
invités;
V
Une
mission
de
médiation
avec
tous
les
publics,
dans
un
esprit
de
dialogue
et
de
partage
V
Une
mission
de
pôle
de
ressource
en
matière
de
transmission,
formation
et
d’insertion
professionnelle
(tant
dans
le
domaine
artistique
que
technique)
Elles
se
déploient
dans
le
cadre
d’un
projet
artistique
complet et
ambitieux
tel
que
défini
dans
le
projet
d’établissement
annexé
à
la
présente
convention.
Le
projet
artistique,
dans
toutes
ses
composantes,
se
développe
notamment,
dans
une
démarche
d’excellence, autour
de
2
axes:
V
La
valorisation
du
patrimoine
lyrique,
chorégraphique
et
symphonique
V
L’ouverture
aux
esthétiques
diverses
et
aux
répertoires
contemporains
Les
3 orientations
stratégiques
telles
que
définies
dans
le
projet
d’établissement
et
qui
encadreront
le
développement
de
l’activité
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
pour
les
cinq
années
de
la
présente
convention
sont
les
suivantes:
>
Se
positionner
comme
un
opéra
de
premier
plan
à
l’échelle
européenne,
atout
essentiel
de
l’attractivité
du
territoire
>
Etre
au
coeur
de
la
vie
culturelle,
sociale
et
économique
de
la
métropole
bordelaise
et
de
la
Nouvelle-Aquitaine
>
Transmettre,
former
et
accompagner
7/16
74CHAPITRE
IV—
PROGRAMME
D’ACTION
Au
regard
du
label
«
Opéra
national
en
région
»,
dans
le
cadre
de
son
projet
d’établissement
(cf.
annexe
1)
et
dans
la
mesure
d’un
équilibre financier
viable,
‘Opéra
National
de
Bordeaux
déploie
ses
activités
selon les
objectifs
suivants
1.
Engagement
artistique
Création
/production
-
Diversité
des
répertoires
lyriques,
vocaux,
symphoniques
et
chorégraphiques
avec
un
minimum
de
5
titres
lyriques
en
version
scénique
(dont
1
création
et
1
opéra
sur
instruments
d’époque
toutes
les
2
saisons)
et
4
programmes
chorégraphiques
du Ballet
par
saison
-
Elargissement
et
développement
du
répertoire
lyrique,
symphonique
et
chorégraphique
(politique
de
commandes,
de
reprise
d’oeuvres et
de
recherches
patrimoniales)
-
Ouverture
sur de
nouveaux
formats
scéniques
et
dramaturgiques;
développement
de
projets
de
créations
ouverts
aux
différents
genres
musicaux
et
différentes
autres
disciplines
et
notamment celles
des
arts numériques
-
Politique
d’accueil
de
créateurs,
d’auteurs
et
d’interprètes
qui
notamment
se
traduira
par
des
résidences
(Ensemble
Pygmalion),
des
collaborations
artistiques
renforcées
(Ballet
Preljocaj
et
Opéra
National
de
Paris),
des
commandes
et
des
créations
-
Politique
de
coproduction
à
l’échelle
régionale, nationale
et
internationale;
Place
des
interprètes
-
Politique
de
chefs
et de solistes
invités;
-
Accompagnement
d’initiatives
d’artistes
dans
la
programmation
et
dans
les
actions
de
médiation
Diffus
ion
-
Mise en
oeuvre
d’une
saison
lyrique,
symphonique,
musicale
et
chorégraphique
au
sein
du
Grand-Théâtre
et
de
l’Auditorium
de
l’Opéra,
sur
la
base
de
200
levers
de
rideaux
-
Mise
en
oeuvre
d’une
saison
de
spectacles
dédiés
au
jeune
public,
sur
la
base
minimum
de
15
productions
par
saison
-
Mise
en
oeuvre
d’une
politique
de
tournées
en
Nouvelle-Aquitaine,
dans
le
cadre
de
partenariats
territoriaux,
mais
aussi
en
France
et
à
l’étranger;
-
Mise
en
oeuvre
d’enregistrements
de
I’ONBA
et
de
captation
de
productions
lyriques
et
chorégraphiques,
notamment
dans
le
cadre
de
partenariats
audiovisuels,
afin
de
contribuer
au
rayonnement
de
notre
programmation
et
à
son
exploitation à
des
fins
pédagogiques
2.
Engagement
professionnel
Recrutement
-
Publicité
des
recrutements
et
transparence
des
procédures;
-
Recrutement
des
musiciens
permanents
(instrumentistes
et
chanteurs)
sur
concours
; recruter
des
danseurs
permanents
et
des
musiciens
non
permanents
sur
audition
Santé
ait
travail
-
Politique de
prévention
des
risques
mises
en
oeuvre
conjointement avec
le
CHSCT;
-
Politique
de
reclassement
du
personnel
dont
les
capacités
physiques
nécessitent
une
évolution
de
poste;
Formation
continue
-
Plan
de
formation
professionnelle et continue
pour
l’ensemble
du
personnel, tout
au
long
de leur
carrière;
-
Incluant
un
volet
dédié
à
la
reconversion
des
personnels
artistiques;
8/16
75Insertion
professionnelle
en
faveur
des
jeunes
artistes
-
Politique
volontariste
en
faveur
des
jeunes
artistes
(chanteurs,
musiciens,
danseurs,
compositeurs)
issus
des
formations
supérieures
artistiques
en région
et
en
France
: concours
(Jeunes
Chorégraphes,
de
chant,
...),
contrat
d’engagement,
commande,
résidence
de
composition
-
Réflexion
sur
la
mise
en
place
d’une
« académie
» au sein
de
I’ONBA,
Choeur
d’Orchestres;
Partenariats
en
matière
de
formation
supérieure
-
Contribution
active
à
l’évolution
de
l’offre
de
formation:
participation
au
Conseil
d’administration
des
établissements,
enseignement
délivré
par
les
artistes
permanents
dans
ces
établissements,
tutorat
de
stagiaires
ou
d’apprentis
au
sein
de
la
Direction
de
la
technique, tutorat
d’étudiants
du
PESMD
sur
DEMOS,
partenariats sur
projet,
mise
à
disposition
de
nos
ressources
(salles,
équipements
matériels,
...)
-
Contractualisation
avec
le
PESMD
Bordeaux
Nouvelle-Aquitaine
pour
un
accompagnement
renforcé,
avec
le
CRR
de
Bordeaux
et
avec
le
Pôle
Aliénor
(Poitiers);
Artistes
invités,
résidences
et
compagnonnage
-
Politique
d’accueil
d’artistes
invités
(créateurs,
auteurs
et
interprètes),
leur
permettant
de
réaliser
des
prises
de
rôles,
des
créations,
...
avec l’accompagnement
de
l’ensemble
des
équipes de
l’Opéra,
et
selon
un
principe
de fidélisation
avec
plusieurs
engagements;
-
Poursuite de
la
résidence
de
l’Ensemble
Pygmalion
jusqu’au
31
08
2022.
3.
Engagement citoyen,
culturel
et
territorial
Une
mission cruciale
de
médiation,
d’éducation
et
de
transmission artistiques,
au service
des
publics
et
des
artistes
en
formation
Au
regard
des
valeurs
défendues
par
l’Opéra
National
de
Bordeaux
que
sont
l’excellence,
le
partage
et
l’ouverture,
l’action
culturelle
constitue
une
priorité
pour
la
structure.
Cette
mission cruciale
de
médiation,
d’éducation
et
de
transmission
artistiques,
concerne
les
publics
dans
toute
leur
diversité
et
les
artistes
en
formation.
Depuis
des
années,
le
Service
de
l’action
culturelle
et
de
la
médiation,
en
lien
étroit
et
avec
l’appui
de
l’ensemble
des
autres
services
de
l’ONB,
conçoit
et
met
en
oeuvre
des dispositifs
pour
offrir
un
accompagnement
de
qualité
pour
des
primo
spectateurs
et
proposer
des
actions
de
transmission
et
de formation
pour
des
publics
amateurs
ou
en
voie
de
professionnalisation.
Cet
engagement
que
l’on
pourrait qualifier
de
citoyen
répond
pleinement
à une
mission
de
service
public
et
vise
à favoriser
l’accessibilité
de
l’offre
à
l’ensemble
des
citoyens
quelque
soient
ses
origines
géographiques
et
sociales,
à
partager
une
passion
et
à transmettre
un
savoir-faire.
Le
Service
d’action
culturelle
et
de
médiation
à
partir
de
l’existant
comme
les
parcours
d’éducation
artistique
et
culturel
s’attachera
notam ment:
-
sensibiliser
les
plus
jeunes,
pour
répondre
à ce
défi
d’une
éducation
artistique
et
culturelle
pour
tous,
-
proposer
une
expérience
de
spectacle
enrichie,
mettant
en
oeuvre
des
supports
innovants
(en
exploitant
notamment
le
numérique,
le
réseau
des
salles
de
cinémas,
...),
-
offrir
aux
amateurs
une
programmation
exigeante,
de
très
grande
qualité
et
des
espaces
dans lesquels
ils
peuvent être
en
dialogue
avec
les
professionnels
voire
même,
partager
la
scène,
-
contribuer
à
la
professionnalisation
(artistes,
techniciens,
médiateur ...)
PREAC
art
lyrique.
Il
est
important
en
outre
de
souligner
que
cela
nécessite
d’avoir
une
capacité
d’accueil
impor
tante
sur
la
programmation
de
l’ONB
afin
que
ces
«
nouveaux»
publics
puissent
avoir
un
accès
aux
titres
du
répertoire.
L’expérience
de
projections
d’opéras
dans
les
cinémas
(comme
en
2014
avec
La
Bohème
dans
toute
l’ex
Aquitaine)
permet
certes
de
s’affranchir
des
contraintes
géographiques et
tarifaires
mais
ne
remplace
en
rien
le
fait
de
se
rendre
dans
une
salle
pour
assister
à
un
spectacle.
9/16
76Ce
défi
de l’élargissement
du
public
sera
par
conséquent
mis
en
oeuvre
dans
la
limite
du
respect
des
objectifs
de
ressources
propres
en
matière
de
billetterie
et
donc
de
l’équilibre
financier
global
de
la
structure. L’objectif
est
aussi
de
pouvoir
créer
des
passerelles
entre
les
dispositifs
afin
de
construire
des
liens
durables
avec ces
publics.
Prenons
l’exemple
de
l’orchestre
DEMOS
Bordeaux
Métropole
Gironde.
Une
réflexion
est
en
cours
afin
de
proposer
aux
114
enfants
en
phase
d’initiation,
de
pouvoir
poursuivre
cette
aventure
musicale directement
au
sein
d’établissement
artistique
de
leur
territoire
voire
même
d’être
intégrés
au
dispositif
Choeur
d’Orchestres.
L’autre
passerelle
actuellement
en
cours
d’élaboration
est
celle
des
établissements
scolaires.
Ces
jeunes
sont inscrits
dans
37
écoles
différentes.
Un
dialogue
est
en
cours
afin
de
proposer
aux
établissements
concernés
de
s’inscrire
dans
des
parcours
académiques
et
qu’ainsi
la
dynamique
enclenchée
au
travers
de
quelques
élèves,
puisse
essaimer
au
sein
des
établissements.
Ces
actions
n’ont
de
sens
que
si
elles
sont
portées
et
développées
par
les
artistes
de
l’ONB,
avec
l’appui
ponctuel
d’intervenants
extérieurs.
Et
d’autre
part,
si
elles
sont
intrinsèquement
liées
à
la
programmation
générale.
Des
propositions
artistiques
dites
«jeune
public»
peuvent
venir
s’y
intégrer
afin
de
nourrir
une
thématique,
proposer
une
approche
pluridisciplinaire
particulièrement
adaptée
à
des
publics
non
connaisseurs
ou
combler
des
champs artistiques
peu
couverts
par
nos
propres
forces
permanentes
(baroque
par
exemple).
La
philosophie
générale
du
projet
de
Marc
Minkowski
(Maison
de
Famille,
Opéra
en
Réseau...)
développe
fortement
l’idée
d’une forte
implantation
et
d’un
rayonnement
à
partir
du
territoire
régional.
De
cette
ambition
découle
notamment
la
responsabilité
d’être
un
lieu
incontournable
de
transmission
et
un levier
crucial pour
l’insertion
professionnelle
des
artistes.
L’ONB
a
toutes
les
ressources
nécessaires
pour
jouer
un
rôle
indispensable
dans
l’émergence
et
la
carrière
de
jeunes
artistes,
notamment
régionaux.
Pour
mener
à
bien
l’ensemble
de
cette
mission,
I’ONB
s’appuiera
sur
un
réseau
de
«
partenaires
relais»
indispensables,
issus
des
différents
secteurs
concernés
l’Education Nationale
en
premier
lieu
mais
aussi
l’animation
socio-culturelle,
les
structures
d’enseignement
artistique,
les
associations
de
pratiques
artistiques
amateurs,
les
services
culturels
des
établissements
d’enseignement supérieur,
les
associations
investies
dans
le
champ
du
handicap,
Les
actions
Egalité
d’accès
et
participation
de
tous
les
publics
-
Politique
tarifaire
accessible
et
attractive,
avec
une
attention
particulière
aux
jeunes
et
aux
publics
fragilisés
(demandeurs
d’emploi...);
-
Renforcement
des
actions de
communication
et
de
promotion
notamment
vers
le
grand
public
(affichage
/ digital
/ évènementiel
I...);
-
Réalisations
régulières
d’études
des
publics
-
Expérimentation
de
formats
artistiques
et
d’outils
de
médiation
permettant
de
diversifier
les
modes
de
rencontres
avec
les
oeuvres
et
renforcer
les
liens
avec
les
publics
potentiels
(spectacle
afterwork
ou
participatif,
performances
hors les
murs,
visites
insolites
du
Grand-
Théâtre...);
-
Développement
d’une
politique
de
médiation
et de
transmission
ambitieuse
couvrant
l’ensemble
des champs
d’expertise
de
I’ONB
(lyrique,
symphonique,
chorégraphique,
technique),
et
menée
en
lien
étroit
avec
les
forces
artistiques
permanentes,
pour
les
publics
de
Nouvelle-Aquitaine
-
Renforcement
des
partenariats
structurants
avec
les
acteurs
institutionnels
et
individuels
issus
de
la
communauté
éducative,
des
pratiques
amateurs
artistiques,
de
la
sphère
sociale
et
solidaire
et
de
l’éducation
populaire,
permettant
la
mise en
oeuvre
et
la
dissémination
des
actions
menées
dans
le
cadre
de
la
politique
d’action
culturelle
-
Elaboration
de
parcours
culturels
et
de
projets
de
coopération
multi
partenariaux
avec
les
secteurs
de
la
formation,
la
santé,
la
justice,
la
politique
de
la
ville,
le
développement
territorial
Partenariats
culturels
-
Collaborations
avec
les
équipes
artistiques
indépendantes
de
la
région
(accueil,
coproductions,
aide
à
la
production
et à
la
fabrication,
mise
à
disposition de
ressources,
...)
en
favorisant
leurs
connexions
avec
d’autres cultures
sur
les
territoires
10/16
77-
Développement
de
partenariats
avec
les
acteurs
du
spectacle
vivant
de
la
région
(Opéra
de
Li
moges,
CCN
Ballet
Malandain
Biarritz,
Orchestre
de musique
de
chambre
de
Nouvelle-Aquitaine,
TnBA,
CDCN
La
Manufacture,
L’Olympia
d’Arcachon,
La
Coursive
à la
Rochelle, les
autres
struc
tures
culturelles
(musées,
festival,
bibliothèques,
...)
ainsi
que
les
opérateurs
socio-culturels
-
Perspective
d’un
territoire
ciblé
(jumelage,
travail
territorial
spécifique
...);
Réseaux locaux
et
pole
ressources
-
Participation
au
développement
du
Pôle
chorégraphique
du
Sud-Ouest
composé
du
Malandain
Ballet
Biarritz, du
Ballet
du
Capitole
de
Toulouse
et
du
Ballet
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
Aquitaine
-
Animation
d’un
pôle
de
ressources
d’éducation
artistique
et culturelle (PREAC)
dans
le
domaine
lyrique.
4.
Modernisation de l’organisation de
l’ONB
-
Etude
sur
l’opportunité
d’un
changement
du
statut
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux,
-
Evolution
des
accords audiovisuels
: élaboration
d’un
accord
global
commun
à toutes
les
forces
artistiques,
-
Réflexion
collective
menée
avec
les
commissions
artistiques,
sur
le
statut
et
les
missions
des
artistes
salariés,
-
Elaboration
d’un
PPI
sur
la
base
de
l’annexe
3.
5.
Planification
de
la
rénovation
des
bâtiments
Certains
des
bâtiments
mis
à
disposition
de
l’Opéra
demandent
la
planification
de
travaux
importants
de
nature
patrimoniale
(toiture
du
Grand-Théâtre,
fauteuil
de
la
salle
...)
et
fonctionnelle
(cage de
scène
du
Grand-Théâtre,
protection
incendie
des
ateliers
décors
...)
et
en
conséquence,
un
plan
pluriannuel
d’investissement
hors
des
capacités
financières
et
des
compétences
de
l’Opéra.
Ces
travaux
concernent
des
réparations
hors
maintenance
et
entretien
courant,
des
rénovations
et
requalifications
et
la
fin
du
désamiantage
des
bâtiments
concernés.
Le
transfert
de
la
Ville
à
Bordeaux
Métropole
de
l’intégralité
des
bâtiments
mis
à disposition
de
l’Opéra
devrait
intervenir
durant
la
période
de
la
présente
convention,
dans
cette
attente,
un
premier
relevé
des
besoins
en
travaux
figure
en
annexe
3.
CHAPITRE
V
—
DISPOSITIONS
ADMINISTRATIVES
ET
FINANCIÈRES
1.
Documents
financiers
Le
budget
prévisionnel
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
est adressé
aux
partenaires
financiers
de
la
régie
personnalisée
selon
un
calendrier
qui
leur
permet
d’informer
au plus tard
trois
mois
avant
le
début
de l’exercice
budgétaire
concerné,
la
direction
de
l’établissement
du
montant
des
subventions
annuelles
qu’ils
prévoient
d’attribuer.
Le
budget
primitif
est
voté
par
le
conseil
d’administration
de
la
régie
personnalisée
au
plus
tard
trois
mois
après
le
début
de
l’exercice.
Le
compte
rendu
des
activités et
le
compte
administratif de
l’année
précédente
sont
votés
par
les
membres
du
conseil
d’administration
de
la
régie
personnalisée
avant
la
fin
du
premier
semestre
de
l’année
en
cours,
accompagnés
d’un
compte
de
gestion
détaillé
par
secteurs
d’activités.
2
-
Engagements
des
partenaires
financiers
Dans
le
cadre
de
la
présente
convention
dont
le
plan
de
financement
prévisionnel
fait
l’objet
d’une
annexe
(cf.
annexe
2),
chacun
des
partenaires
financiers
confirme
à
la
Présidence
de
la
régie
personnalisée
le
montant
prévisionnel de
la
subvention
qu’il
attribue
à
l’Opéra
National
de
Bordeaux
au
début de
l’exercice
en
référence.
11/16
78Les
subventions
annuelles
de
chacun
des
partenaires financiers
seront
créditées
au
compte
auprès
du
Trésor
de
la
régie
personnalisée selon
les
procédures comptables
en
vigueur
sur
présentation
d’un
dossier
de
demande
de
subvention
comportant
l’ensemble
des
pièces
réglementaires,
notamment
le
programme artistique
ainsi
que
le
budget
primitif
de
l’exercice
en
cours
et
le
compte
administratif
approuvés
de
l’exercice
précédent.
La
réalisation
des
objectifs
est
liée
au
respect
du
plan
de
financement.
La
détermination
et
les
modalités
des
versements
des
contributions
financières
des
parties
à
la
structure
pour
la
réalisation
de
son
projet
artistique
sont
fixées
dans
des
conventions
bilatérales
passées
entre
la
structure
et
chacune
des
parties.
Il
est
précisé
qu’au
titre
du
règlement
(UE)
de
la
commission
du
17
juin
2014
visé,
les
partenaires
publics
contribuent
financièrement
au
projet visé
au
paragraphe
«
objet
» de
la
présente
convention.
La
contribution
des
partenaires
publics
est
une
aide au
fonctionnement
et
prendra
la
forme
d’une
subvention.
Les
partenaires
publics
n’en
attendent
aucune
contrepartie
directe.
»
Le
versement
de
la
subvention
de
la
Ville
de Bordeaux
sera
effectué
selon
un
échéancier
mensuel.
Sur présentation
d’une
demande
de
subvention signée
de
la
Présidence
de
l’Opéra
de
Bordeaux,
d’un
programme
d’actions
annuel
et
d’un
budget
prévisionnel,
la
Commission
Permanente
de
la
Région
Nouvelle-Aquitaine
délibère
annuellement
sur
l’octroi
d’une
subvention
à
l’opérateur
sous
réserve
du
vote
du
budget
et
de
la
disponibilité
des
crédits.
Les
modalités
de
versement
de
la
subvention
sont
par
la
suite
établies
chaque
année
dans
le
cadre
d’une
convention annuelle
d’exécution
financière.
Les
modalités
de
versement
de
la
subvention
de
l’Etat
seront
établies
dans
le
cadre
d’une
convention
financière
bilatérale
entre
l’Etat
et
la
régie
personnalisée.
3
-
Recrutements
La
nomination
du
Directeur
général
de
l’Opéra National
de
Bordeaux
par
le
conseil
d’administration
de
la
Régie
Personnalisée,
est
réalisée
dans
le
cadre
d’une
procédure de
recrutement
défini
par
l’article
5 du
décret
n°2017-432
du
28mars2017:
Pour
la
nomination
du
Directeur
Général,
l’Opéra
National
de
Bordeaux
met
en
oeuvre
une
procédure
de
sélection
assurant
l’égalité
de
traitement
des
candidats
et
comportant:
1°
Un
appel
public
à
candidatures,
préparé
en
concertation
avec
les
collectivités
territoriales
et
l’Etat
et
validé
par
son
Conseil
d’administration
2°
Sur
la
base
des
lettres
de
candidatures,
une
présélection
d’un
nombre
restreint
de
candidats,
prenant
en
compte
le
respect
du
principe
d’égal
accès
des
femmes
et
des
hommes
aux
responsabilités
de
direction,
opérée
par
un
comité
de
sélection
comportant
notamment
des
représentants
de
I’Etat
et
des
collectivités
territoriales;
3°
L’élaboration
par
chaque
candidat
présélectionné
d’une
note
présentant
les
moyens
qu’il
entend
mettre
en
oeuvre
pour
la
réalisation
du projet
artistique
et
culturel
de
la
structure
4° La
soutenance
de
ce
projet
devant
un
jury,
composé
dans
la
mesure
du
possible
d’un
nombre
égal
d’hommes
et
de femmes,
comportant
notamment
des
représentants
de
l’Etat
et
des
collectivités
territoriales;
5°
La
validation
de
la
proposition
du
jury
par
le
conseil
d’administration
de
la
Régie
personnalisée
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
L’Opéra
National
de
Bordeaux
transmet
en suivant
au
ministre
chargé
de
la
culture
la
proposition
du
jury
validée
par
son
conseil
d’administration.
La
nomination
du
Directeur
général
fait
l’objet
d’un
agrément
préalable
du
ministre
chargé
de
la
culture
dans
un
délai
de
deux
mois
à compter
de
la
réception
de
la
proposition
validée.
12/16
79Passé
ce
délai,
l’agrément
est
réputé
délivré.
En
cas
de
refus,
le
ministre
notifie
sa
décision
motivée
aux
membres
du
jury
et
au
conseil
d’administration de
l’Opéra
National
de
Bordeaux.
Les
nominations
du
Directeur
de
la
danse
et
du
Directeur musical
sont
réalisées
par
le
conseil
d’administration
sur
proposition
du
Directeur
général.
4
-
Communication
L’Opéra
National
de
Bordeaux
s’engage
à faire
figurer
le
label
« Opéra
national
» ainsi
que
le
concours
financier
des
signataires
par
tout
moyen
approprié sur
l’ensemble
de
ses
supports
de
communication.
5 —
Autres
engagements
Le
bénéficiaire
informe
sans
délai
l’administration
de
toute
modification
de son
identification
et
fournit
la
copie
de toute
nouvelle
domiciliation
bancaire.
En
cas
d’inexécution,
de
modification
substantielle
ou
de
retard
dans
la
mise
en oeuvre
de
la
présente
convention,
le
bénéficiaire
en
informe l’administration
sans
délai
par
lettre
recommandée
avec
accusé
de réception. Le
bénéficiaire
déclare
ne
pas
être
bénéficiaire d’aide
illégale
et
incompatible
soumise
à
obligation
de
remboursement
en
vertu
d’une
décision
de
la
Commission
Européenne.
CHAPITRE
VI—SUIVI
ET
EVALUATION
I —
Comité
d’orientation
Le
comité
d’orientation,
qui
réunit
les
signataires
de
la
présente
convention
au minimum
deux
fois
par
an,
constitue
l’instance
d’échanges
thématiques,
de
dialogue
et
de prospective
qui
permet,
dans
une
forme
restreinte
—
2
représentants
par
partenaire
—
d’accompagner
et
d’évaluer
la
mise en
oeuvre
de
la
convention
quinquennale.
A
la
fin
du
premier
semestre
de
la
quatrième
année,
juin
2021,
le
comité
d’orientation
examinera
le
rapport
d’évaluation
relatif
à
l’application
de
la
présente
convention
dans
les
différents
aspects,
notamment
artistiques
et
financiers,
préparés
par
l’Opéra National
de
Bordeaux.
Parallèlement
à
ce
comité
d’orientation,
des
comités
techniques
thématiques
peuvent
se
tenir
régulièrement,
autour
de
sujets
spécifiques
(les
publics, les
relations
avec
le
territoire,
la
création,...)
ayant
trait
à
la
présente
convention.
2 —
Évaluation
La
réalisation
des
missions
inscrites
au
titre
de
la
présente
convention
fait
l’objet
d’un
rapport
annuel
du
directeur général
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux.
Il est
présenté
au comité
d’orientation
tel
que
décrit
à
l’article
précédent.
2—1.
Pour
l’Etat
La
réalisation
des
objectifs
de
la
présente
convention
fera
l’objet
simultanément
d’une
évaluation
par
le
ministère
de
la
Culture. L’évaluation
portera,
sur
les
plans
qualitatif et
quantitatif
sur
la
réalisation
du
projet
artistique
et
culturel
et
sur
sa
conformité au
regard
du
cahier
des
missions
et
des
charges
du
label. L’évaluation
s’attachera
par
ailleurs
à
apprécier
le
bon
fonctionnement des
différentes
instances
de
concertation, de
suivi
et de
contrôle
financier
prévues
par
la
convention.
Les
indicateurs,
inscrits
au
titre
de
la
présente
convention,
définis
par
les
parties, contribuent
au
suivi
annuel
puis
à
l’évaluation
finale
de
la
réalisation
de
la
convention.
13/16
80Les
indicateurs
ne
sont qu’une
partie
de
l’évaluation
qui fait
toute
sa
place
à
l’analyse
de
la
qualité
et
de
tous
les
aspects
de
l’impact
des
activités
de
la
structure.
Le
rapport
d’évaluation
devra
être
rendu
au
plus tard
au
début
de
l’année
2022.
2
—2.
Pour
la
Ville
et
la
Région
Dans
le
cadre
de l’évaluation
de
ses
politiques
culturelles,
la
Région
et
la
Ville
de
Bordeaux
pourront
effectuer,
selon
toute
procédure
qui
leur
conviendra,
une
évaluation de
la
conduite
de
leurs
propres
politiques
culturelles
à
travers
l’action
de
l’Opéra.
L’Opéra
devra
répondre
pour
cela
à
chaque
demande
d’information
souhaitée
par
ces
partenaires
ou
leurs
représentants.
2
—3.
Pour
l’ensemble
des
partenaires
Un
an
avant
l’expiration
de
la
présente
convention,
et
au
plus
tard
six
mois
avant
celle-ci,
la
direction
de
la
structure
présente
aux
partenaires
publics
une
auto-évaluation
de
la
mise
en
oeuvre
du
projet
artistique
et
culturel
sur
la
base
du
cahier
des
charges.
Celle-ci
prend
la
forme
d’un
bilan
d’ensemble
argumenté
sur
le
plan
qualitatif
et
quantitatif
des
actions
développées
et de
la
réalisation
des
objectifs.
Elle
est
assortie
d’un
document
de
synthèse
des
orientations
envisagées
dans
la
perspective
d’une
nouvelle convention. Ces
deux
documents
sont
remis
aux
collectivités
territoriales
partenaires,
au
directeur général
de
la
création
artistique
et
au
Préfet
de
région (Direction
régionale
des
affaires
culturelles)
qui
transmet
son
avis
au
directeur général
de
la
création
artistique
avec
copie
au
chef
de
l’inspection
de
la
création
artistique. À
l’issue
de
cette procédure
les
partenaires
publics
signataires de
la
convention
pluriannuelle
d’objectif
décident
de
demander
ou
non au
directeur
de
leur
proposer
un
projet
de
nouvelle
convention. Cette
décision
doit
lui
être
notifiée.
Ce
projet
comporte
une introduction
résumant,
le
cas
échéant,
les évolutions
de
contexte
relatives
aux
territoires
et à
l’établissement,
actualise
les
objectifs de
la
précédente
convention
maintenus
et
précise
les
nouveaux
3
-
Indicateurs
et
ratios
Seront annuellement
produits,
sur
la
base
d’une
saison,
les
éléments
informatifs
suivants
-
indicateurs
détaillés
sur
le
nombre
de
productions
et
de
représentations,
-
indicateurs
relatifs
aux
modalités
de
production
: co
production,
coréalisation,
cession,
création,
commande,
reprise
-
fréquentation
globale
et
détaillée
(spectacles,
manifestations,
visites,
...),
-
indicateurs
sur
les
actions
de
diffusion,
notamment
régionale,
-
Indicateurs
sur
les
publics de
l’action
culturelle,
- répartition
budgétaire
des
charges
et détail
de
la
masse
salariale
(permanente
et intermittente),
-
répartition
budgétaire
des
produits
(ressources
propres).
Les
indicateurs seront
finalisés
courant 2019.
4
-
Contrôle
Pendant
l’exécution
de
la
présente
convention
et
à
son
terme,
un
contrôle sur place
peut
être
réalisé
par
l’administration.
Le
bénéficiaire
s’engage
à
faciliter
l’accès
à
toutes
pièces
justificatives
des
dépenses
et
tous
autres documents
dont
la
production
serait
jugée
utile
dans
le
cadre
de
ce
contrôle.
Le
refus
de
leur
communication
entraîne
la
suppression
de
l’aide.
14/16
81CHAPITRE
VII-
DURÉE
ET
CONDITIONS
DE
RÉSILIATION
ET DE
RENOUVELLEMENT I -
Clause
de
résiliation
En
cas
de
non-respect
par
l’une
des
parties
de
l’une
de
ses
obligations
résultant
de
la
présente
convention,
cette
dernière
pourra
être
résiliée
de
plein
droit
par
l’autre
partie,
sans
préjudice de
tout
autre
droit
qu’elle
pourrait
faire
valoir,
à
l’expiration
d’un
délai
de
deux
mois
suivant
l’envoi
d’une
lettre
recommandée
avec
accusé
de
réception
valant
mise
en
demeure
de
se
conformer
aux obligations
contractuelles
et
restée
infructueuse.
2
-
Durée et
conditions
de
renouvellement
La
présente
convention
est
conclue
pour
une durée
de
cinq
ans
à
compter
du
1er
janvier
2018
et
prendra
effet
à
la
signature
de
l’ensemble
des
parties.
La
conclusion
éventuelle
d’une
nouvelle
convention
est
subordonnée
à la
réalisation
de
l’évaluation
et
aux
éventuels contrôles
prévus
en
VI.
Les
conditions
de
son
renouvellement
feront
l’objet
d’une
négociation
à
partir
du
1er
janvier 2022,
négociation
qui
devra
être
finalisée
avant
le
31
décembre
2022.
3
-
Avenant
La
présente
convention
ne
peut
être
modifiée
que
par
avenant
signé
par les
partenaires
publics
signataires
de
la
présente
convention
et
le
bénéficiaire. Les
avenants
ultérieurs
feront
partie
de
la
présente
convention
et
seront
soumis
à
l’ensemble
des
dispositions
non
contraires
qui
la
régissent.
La
demande
de
modification
de
la
présente
convention
est
réalisée
en
la
forme
d’une
lettre
recommandée
avec
accusé
de
réception
précisant
l’objet
de
la
modification,
sa cause
et
toutes
les
conséquences
qu’elle
emporte.
Dans
un
délai
de
deux
mois
suivant
l’envoi
de
cette
demande,
l’autre
partie
ou
l’ensemble
des
parties peut
y faire
droit
par
lettre
recommandée
avec
accusé
de
réception.
4
-
Règlement
des
litiges
Les
parties
conviennent
que
tout
litige
pouvant
naître
de
l’exécution
de
la
présente
convention
sera
déféré,
par
la
partie
la
plus
diligente,
auprès
du
Tribunal
Administratif
de
Bordeaux.
Les
annexes
ci-après
font
partie
intégrante
de
la
présente
convention.
Fait
à
Bordeaux, en
quatre
exemplaires
originaux,
le
La
Préfète
de
la
Région
Nouvelle-Aquitaine
15/16
82Le
Maire
de
la
Ville
de
Bordeaux
Le
Président
de
la
Région
Nouvelle-Aquitaine
La
Présidente de
la
Régie
Personnalisée
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
Le
Directeur
général
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
16/16
83IuIiIII/ItIIIlI
OPERA
riATIONAL
BORDEAUX
[‘r)J(
t d’éab1issement
e
1’:
)p’r.
f\ia
1O
ial
Bordeaux
84«
...
J’aspire...
à faire
venir
le
monde
entier à
l’Opéra National
de
Bordeaux
(ONB)
pour,
avec
lui,
dépasser
les
frontières
et
con
quérir
la
jeunesse.
»
« J’aspire
à
être
depuis
toujours
non
seulement
un
musicien
mais
un
homme
de
spectacle
qui
produit,
anime,
entraîne,
stimule
tout
un
écosystème pour
proposer
à tous
les
publics
des
moments
lyriques
et
artistiques
d’exception,
»
« Je
formule
le
souhait
que
[l’ONB
devienne]
en
ses
deux
lieux,
le
Grand
Théâtre
et
l’Auditorium,
l’une
des
principales
maisons
européennes
d’opéra
du
XXlème
siècle.
»
Projet
de
candidature
de
Marc
Minkowski
—
Mai
2015 2/34
85Table
des
matières
INTRODUCTION
.
4
UN
OPERA
OUVERT
D’EXCELLENCE
4
UN
PROJET D’ETABLISSEMENT
POUR
UNE
REFLEXION
STRATEGIQUE
ET
UNE
AVENTURE
COLLECTIVE
4
1.
L’ONB:
UNE
INSTITUTION
SINGULIERE
DE
PREMIER
PLAN
AVEC
DES
ATOUTS
A
VALORISER.
MAIS
UN
MODELE
SOUS
TENSION
5
1.1.
L’ONB
UNE
INSTITUTION
SINGULIERE
AVEC DES
ATOUTS
A
VALORISER
5
1.2.
L’ONB
: UN MODELE
SOUS
TENSION
6
2.
RAPPEL
DES
MISSIONS,
LABELS
ET
CAHIERS
DES
CHARGES
7
3.
LES
ORIENTATIONS
ARTISTIQUES
10
3.1.
PHILOSOPHIE
GENERALE
DE LA
PROPOSITION
ARTISTIQUE
10
3.1.1.
AXES
TRANSVERSAUX
10
3.1.2.LYRIQUE
11
3.1.3.
SYMPHONIQUE,
MUSIQUE
DE
CHAMBRE,
JAZZ
12
3.1.4.
DANSE
12
3.2.
LA
PROGRAMMATION
12
3.2.1
LYRIQUE
13
3.2.2.
SYMPHONIQUE,
MUSIQUE
DE
CHAMBRE,
JAZZ
14
3.2.3.
BALLET
15
3.2.4
OUVERTURE
ET
TRANSMISSION
17
4.
UN
CAP
ET
DES
OBJECTIFS
PRIORISES
19
4.1.
LES
ORIENTATIONS
STRATEGIQUES
19
4.1.1.
SE
POSITIONNER
COMME
UN
OPERA
DE
PREMIER
PLAN
A
L’ECHELLE
EUROPEENNE,
ATOUT
ESSENTIEL
DE
L’AYrRACTIVITE DU
TERRITOIRE
19
4.1.2
ETRE
AU
COEUR
DE
LA
VIE
CULTURELLE,
SOCIALE
ET
ECONOMIQUE
DE
LA
METROPOLE
BORDELAISE
ET
DE
LA
NOUVELLE-AQUITAINE
22
4.1.3
ACCOMPAGNER, TRANSMEURE
ET
FORMER
26
4.2
LES
PREREQUIS
29
4,2.1
DESSERRER
L’EFFET D’ETAU
29
4.2.2
UNE POLITIQUE
D’INVESTISSEMENT
31
4.2.3
MOBILISER
L’ENSEMBLE
DES
PERSONNELS
31
3/34
86Introduction Un
opéra
ouvert
d’excellence
Inscrit
dans
un
réseau
national
et
international
de
collaborations
artistiques
et
culturelles,
l’Opéra
National
de
Bordeaux
(ONB)
constitue
un
pôle
d’excellence,
de
production,
de
diffusion,
de
programmation
et
d’insertion
dans
les
domaines
lyrique,
chorégraphique
et
musical.
Ayant
vocation
à se
situer
parmi
les
grandes
maisons
d’opéra
en
France
et
en
Europe,
il bénéficie
depuis
le
1er
janvier
2001
du
label
d’
e Opéra
national
en
région
» accordé par
le
Ministère
de
la
Culture
et
de
la
Communication.
L’organisation
de
l’Opéra National
de
Bordeaux
avec
le
rassemblement
dans
une
même
institution
de
deux labels
nationaux
(lyrique,
symphonique),
de
trois
formations
artistiques
permanentes
(ballet,
orchestre
et
choeur)
et
d’ateliers
et
enfin,
de
deux
salles
de
diffusion,
le
singularise
sur
le
territoire
national.
t’Opéra
National
de
Bordeaux,
propose
plus
de
200
levers
de
rideaux
par
saison
et
accueille
près
de
200
000
personnes
(spectateurs,
participants,
visiteurs
...)
dans
le
cadre
de
sa
programmation
annuelle
mise
en
oeuvre
par
près
de
400
salariés.
Le
projet,
ancré
sur
son territoire
et
en
dialogue
constant
avec
ses
publics,
repose
sur
trois
valeurs
fondatrices
l’excellence
/ l’ouverture
et
le dialogue
/ et
enfin,
le
partage.
Un
projet
d’établissement
pour
une
réflexion
stratégique
et
une
aventure
collective
Le
présent
projet
d’établissement
s’inscrit
dans
la
continuité
de
la
nomination
le
2Juillet
2015
de
Marc
Minkowski
au
poste
de
Directeur
Général
de
l’Opéra
National
de Bordeaux,
avec
une
prise
de
poste
au
1 septembre
2016,
et
le
déploiement
de
son
projet
artistique
pour
lequel
les
partenaires
l’ont
recruté.
Après consultation
des
personnels,
validation par
les
différents
cadres
et
services
de
l’ONB,
les lignes
de ce
projet
artistique
« cadre
» du
Directeur
Général
s’organisent
en
dialogue
avec
les
orientations
artistiques
du
Directeur
Musical de
l’ONBA,
Paul
Daniel
(en
poste
jusqu’en
2021).
ainsi
qu’avec
le
nouveau
Directeur
de
la
Danse,
Eric
Quilleré
-etdu
choeur—Salvatore
Caputo.
Deux
rapports
ont en
outre
orienté
l’élaboration
du
projet
d’établissement
-
Le
rapport
d’audit
du
cabinet
Grand
Thornton
commandité
par
la
Ville
de
Bordeaux
(2015/2016)
-
Et
celui
de
la
mission
d’Inspection
générale
du
Ministère
de
la
Culture
etde
la
Communication
(2016/2017)
Fruit
d’une
phase
de
dialogues,
de
concertations
et
de
négociations,
le
projet
d’établissement
permet
-
de
réaffirmer
et
de
communiquer
le
cap
artistique de
ONB
pour
les
prochaines
années,
-
d’arrimer
en
conséquence
les
évolutions
du
modèle
économique et
d’organisation
de
l’ONB,
-
de
hiérarchiser
et
tracer
la
route
des
missions,
afin
de
mieux
répondre
aux
missions
et
cahiers
des
charges
des
partenaires
de
l’ONB
(notamment
l’arrêté
de
mai
2017
fixant
les
conditions d’obtention
du
label
« Opéra
national
en
région
»)
Matérialisant
in fine
un
périmètre
et
une
hiérarchisation
des missions,
cette
feuille
de
route
constitue
un
cadre
artistique
pour
l’institution
ONG,
et
un
cadre
d’organisation
et
de
moyens
pour
le
Directeur
Général
qui,
chargé
de
sa
mise
en
oeuvre
avec
l’Administrateur
général,
en
rendra
compte
régulièrement
aux
partenaires
réunis
au
sein
du
conseil
d’administration
ou
comité
d’orientation.
Son
appropriation
par
l’ensemble
des
parties
prenantes
mais
aussi
sa
communication
auprès
des
partenaires et
mécènes
seront
un
gage
de
réussite.
Ce
schéma
directeur
devra
cadrer
et
accompagner
toutes
les
prises de
décisions pour
les
prochaines
années.
4/34
871.
L’ON
B
: une
institution
singulière
de
premier
plan
avec
des
atouts
à valoriser,
mais
un
modèle
sous
tension
1.1.
L’ON
B
une
institution
singulière
avec
des
atouts
à valoriser
>
L’ONB
: un
miroir
à trois
facettes
La
force
et
la
singularité
de
l’ONB
réside dans
la
«
cohabitation
»
d’une
triple
mission:
lyrique,
symphonique
et
chorégraphique.
Triple
mission
saluée
par
deux
labels’
nationaux
(Opéra
national
en
région,
orchestre
national
en
région) Le
développement
singulier
de
l’ONB
est de
mener
en
parallèle
et
avec
des
convergences
ses
trois
lignes
artistiques.
Cela
nécessite
d’avoir
bien
conscience
que
le
développement de
ces trois
lignes
génère
de
fait
trois
dynamiques,
mais
à l’heure
de
l’impérieuse
nécessité
d’une
plus
grande
diversification
du
public,
pour
l’ONB,
qui
est
un
miroir
à trois
facettes,
c’est une
force
certaine.
L’addition
de
ces
trois
dynamiques rendra
le
projet
de
l’0N8
encore
plus
rayonnant.
Le
défi
est
de
ménager
un
équilibre
qui
laisse
ces
dynamiques
se
développer.
‘
Un
label
national
cc ballet
national
en
région
»,
auquel pourrait
prétendre
le
ballet
de
l’ONB,
permettrait
de
valoriser
la
compagnie
au
travers de
cette
distinction
spécifique,
et
de
définir
un
cahier
des
charges.
‘
Une
Institution
ancrée
dans
son
histoire
et
forte
de
son
public
Même
s’il
est
évident
qu’il
convient
de
toujours
cc
travailler
»
la
question
du
taux
de
fréquentation
d’un
projet,
l’ONB
a une
relation
forte avec
son
public
(près
de
200
000
personnes
touchées
par
saison,
90%
de
remplissage).
Il
suffit
de
regarder
quelques
séries et
notamment
celles
du
ballet
pour s’en
convaincre.
Ses
abonnés
(plus
de
7000)
constituent
une
base
essentielle
sur
laquelle
il faut
s’appuyer
pour
l’avenir.
Il a
développé
en
outre
depuis des
années,
une
politique
active
en
faveur
de
l’éducation
artistique
(15
000
scolaires
par
saison)
mais
aussi
de
l’ouverture
de
l’institution
aux
publics
dans
toute
leur
diversité
et
au
territoire,
que
ce
soit
via
des
actions
hors
les
murs
ou
de l’événementiel
(Journées
Tous
à l’opéra,
retransmissions
Place
de
la
Comédie,
concerts
participatifs,
exposition
d’été
).
‘
Un
Auditorium
de
l’Opéra,
écrin
pour
l’orchestre
C’est
assurément
un
des
points
forts
du
projet
ONB.
Attendu
depuis
tant
d’années,
l’Auditorium
de
l’Opéra,
écrin
de
l’ONBA,
maintenant
ouvert
depuis
Janvier
2013
fait
partie
du
paysage
bordelais.
Cet
équipement
est
une
pièce
maîtresse
du
développement
artistique,
public
et
financier
de
l’ONBA
et
donc
de
l’ONB.
Il
permet
en
outre
d’accueillir
un
programme de
concerts
du
Choeur (midi
musical,
apéro-concerts,
récital,
...).
L’Auditorium
de
l’Opéra
n’a
pas
encore
pleinement trouvé
son
mode
de
croisière.
Son
exploitation
est
toutefois
contrainte
par
un
coût
élevé
de
fonctionnement
et l’aboutissement
des
contentieux
issus
de
sa
construction.
Le
projet
d’établissement
propose
prioritairement
de
mieux
exploiter
cet
outil.
Les
ateliers
de
constructions
décors
et
costumes
Contrairement
à d’autres
institutions,
l’ONg
a tenu
à maintenir
l’ensemble
des
ateliers
de
construction
de
décors,
d’accessoires
et
de
costumes.
Ces savoir-faire
rares, précis
et
précieux
sont
dans
le
paysage
régional
et
national
un
véritable
atout
que
l’ONB
doit
valoriser.
Cette
valorisation passe
par
une
montée
en
puissance
des
capacités
des
ateliers
dans
une
mise
sur
le
marché
régional,
national
et
international
de
ce
savoir-faire.
Soit
par
le
biais,
comme
aujourd’hui,
d’apport
de
l’ONB
en
ingénierie
dans
les
nouveaux
projets
en
coproduction,
soit
par
la
construction
pour d’autres
institutions
lyriques
de
tout
ou
partie
des
décors
et
bu
costumes.
Mais
ce
développement
peut
aussi
se
caractériser
par
l’organisation
en
dialogue
avec
notamment
la
Région
Nouvelle-Aquitaine,
d’une
filière
professionnelle
centrée
sur
ce
savoir-faire
des
métiers
du
spectacle.
Cette
activité
de
formation
se
déploierait
alors dans
le
cadre
de
la
nouvelle
convention
parmi
les
formes diversifiées
de
la
présence
régionale
et
européenne.
5/34
881.2.
L’ONB
un
modèle
sous
tension
« L’Opéra National
de
Bordeaux
se
trouve
dans une
situation
paradoxale,
entre
des
opportunités exceptionnelles
à
saisir
après
l’ouverture
de
l’Auditorium
etface
à des
défis
sans
précédent
à relever,
»
« ..,
Ilfaut
viser
à augmenter
les
ressources
propres.
On
pourra
s’étonner
que
la
candidature
d’un
artiste
commence
par
aborder
ce
point,
mais
c’est
là
le
contexte
incontournable
dons
lequel elle
intervient.
En
outre,
il se
trouve
que
la
solution
à cette
problématique
budgétaire
est,
précisément,
artistique
et
culturelle.
e
« Sortir
par
(e haut
de
cette
situation
passe d’abord
par
le
renouvellement
profond
de
son offre
artistique
et
culturelle...
»
(Projet
Marc
Minkowski
-
Mai
2015)
>
L’ONB
une
institution
en
surchauffe
la
situation
financière
de
l’ON
B
est
très
tendue,
ce
qui
a pour
conséquence
des
répercussions
sur
l’ensemble
de
l’activité
et
sur
la
bonne
marche
de
l’institution.
Les
causes
sont
nombreuses
et
partagées
par
un
très
grand
nombre
d’institutions
culturelles
en
Europe.
La
première
d’entre
elles
qui
a
cristallisé
les
termes
d’une
situation
très
dégradée
et
extrêmement
fragile,
est l’arrêt
de
l’augmentation
systématique
des subventions
publiques,
voire
le
tassement
ou
la
baisse
significative
de
ces
aides.
Cette
situation
arrive
à un
moment
où
l’ONB
doit
assumer
les
charges
d’exploitation
d’un
nouvel
auditorium
et
où
la
pression
des
partenaires
n’a
jamais
été
aussi
forte
et
les
demandes
aussi
diversifiées
sur
les
missions et
les
objectifs. Ces
déséquilibres
ont
pour
conséquence
de
fragiliser
la
colonnevertébrale
à partir
de
laquelle
toute
l’activité prend
naissance. Après
avoir
attaqué
les
budgets
périphériques
(Voir
détail
de
l’effet
d’étau
ciaprés)
et
contraint
à
un
plan
d’économie
drastique,
cette
situation
fragilise
le
coeur
des
institut ons
en
général
et
de
l’ONB
en
particulier.
Elle
enclenche
très
rapidement
une
spirale
négatve
absolument
asphyxiante
loin
du
cercle
vertueux
d’un
développement.
>
Uneffetd’étau
La
baisse
de
subvention
de
la
ville
de
Bordeaux
en
2015
et
2016,
suivi
de celle
de
la
Région
Nouvelle-Aquitaine,
a
déstabilisé
l’équilibre
budgétaire
très
fragile
de
l’ONB
en raison
des
charges
importantes
d’exploitation
du
nouvel
auditorium
et
de
l’augmentation
mécanique des
charges
structurelles
(constituées
de
salaires
à 80%).
Les
termes
employés
dans
le
rapport
de
l’IGAC
sont
dans
ce
sens
très
révélateurs
«
Organigramme
et
effectifs
sous
tension
»,
«
le
budget
artistique
décroche
»,
«
un
financement
sous
tension
e,
«
le
fonds
de
roulement
: le
vertige
de
la
fonte
e
Cet
effet
d’étau
a
pour
conséquence
de
mettre
en
péril
en
premier
les
budgets
e variables
e
que
sont
l’investissement
artistique
(les
solistes,
chefs,
metteurs
en
scène
et
productions),
les
tournées
et
enregistrements
mais
aussi
celui
de
la
communication
et
de
l’action
culturelle
Le
projet
d’établissement
propose
aux
partenaires
des
évolutions
structurelles de
son
organisation,
de
trouver
les
ressources
ou
de
les
adapter
afin
de
limiter
l’effet
d’étau
qui
agit
quand
l’ensemble
des
subventions
couvrent,
à
peine
ou
trop
peu,
le
coût
des
forces
permanentes
(artistiques, techniques
et
administratives)
d’une
institution.
>
L’ONB
deux
labels,
trois
programmations,
des
missions
diversifiées,
un
seul
planning
La
singularité
de
I’ONB
qui
regroupe
deux
labels
nationaux
pour
une
triple
mission
lyrique,
symphonique
et
chorégraphique
est
soulignée
par
l’ensemble
des
intervenants
comme
dans
les
différents
rapports
et
études
(Cf.
Rapport
de
l’IGAC
avril
2017).
Mais
ses
conséquences
en termes
d’organisation
matérielle
du
projet
et
de
faisabilité
concrète
(et
notamment
en
termes
d’agencement
du
planning)
ne
sont
pas
ou
peu
relevées
ou étudiées.
6/34
89Le
rapport
de
l’IGAC
relève
seulement
le
fait
que
les
espaces
sont
«
utilisés
à plein
régime
».
Aujourd’hui,
l’ON
B doit
répondre
à deux
labels
nationaux, trois
cahiers
des
charges
artistiques
auxquels
s’ajoutent
les
missions
dévolues par
la
ville
de
Bordeaux
et
la
Région
Nouvelle-Aquitaine.
Il
s’ensuit
un
constat
aujourd’hui
que
l’ONB,
voulant
répondre
positivement
à
l’ensemble
des
missions
et
demandes,
s’est
dispersé
dans
une
diversité
d’actions.
Ce
manque
de hiérarchisation
et
d’étude
des
conséquences
financières
et
de
temps
de
travail
crée
des
tensions
et
fragilise
le
coeur
de
métier de
l’ONB.
Les
termes
d’une
institution
artistique
forte
et
rayonnante
Afin
de
pouvoir
diffuser et
rayonner
de
manière
significative,
une
institution
musicale
et
chorégraphique
doit
prendre
appui
sur
un
projet
qui
organise
et
stimule
une
stratégie
globale
de
développement
qui
inclut
une
politique
de
ressource
humaine
attentive
à
chacun,
une
politique de
diversification
du
public,
une
réflexion
pédagogique
fondée
sur
la
découverte
de
la
musique
(lyrique,
symphonique,
vocale...)
et
du
spectacle
(opéra,
ballet),
une
politique
tarifaire
optimisée,
un
catalogue
de
moyens
diversifiés
d’écoute
et
de réécoute,
un
tissage
avec
l’activité
économique
et
touristique,
une
optimisation
des
moyens
financiers
et
organisationnels
(cadre
budgétaire
contraint)
par
un
dialogue
de
la
Direction
Générale avec
les
forces
artistiques
et
les
chefs de
services
musicaux,
dans
une
redéfinition
du
périmètre
artistique
qui
permette,
à
côté de
la
transmission
du
grand
répertoire,
des
créations
et
des nouvelles
formes
de
propositions
artistiques.
C’est
dans
l’équilibre,
la
complémentarité
d’une démarche
professionnelle
exigeante
de
l’ensemble
de
forces
artistiques
que
se
trouvent
les
clés
d’un
développement
harmonieux
et
durable.
Tel
est
l’enjeu auquel
répond
ce
nouveau
projet
d’établissement.
2.
Rappel
des
missions,
labels
et
cahiers
des charges
Aujourd’hui,
l’ONB
doit
répondre
à deux
cahiers
des
charges
artistiques
liés
à deux
labels
nationaux
(cf.
arrêtés
du
5 mai
2017)
auxquels
s’ajoutent
la
triple
mission
(lyrique,
symphonique
et
chorégraphique),
ainsi
que
les
missions
dévolues
par
la
ville
de
Bordeaux et
la
Région
Nouvelle-Aquitaine.
Dans
le
cadre
de
l’élaboration
et
la
mise en
place
d’un
projet
d’établissement,
il est
indispensable
de
questionner
l’ensemble
de
ces
obligations
et
demandes
au
regard
-
de moyens
financiers contraints,
-
d’un
nouveau contexte
territorial
-
et
de
la
sortie récente
des
arrêtés
concernant
les
labels
nationaux.
Voici
tout
d’abord,
pour
rappel,
un
résumé
des
missions
et charges
(liées
à la
programmation artistique et
au
public)
mentionnés
dans
la
précédente
convention
quinquennale
Opéra
national:
Pour
l’Etat:
Conformément
aux
dispositions
de
la
charte
des
missions
de
service
public
du
spectacle
vivant,
l’Opéra
National
de
Bordeaux
constitue
un pôle
de
création,
de
formation
et
de
production
de
spectacles
lyriques,
symphoniques
et chorégraphiques
à vocation
nationale
et
internationale.
Son
projet
artistique,
dans
toutes
ses
composantes,
doit
se
développer
autour
de
3 axes
l’excellence, l’ouverture
aux
esthétiques
et
aux
répertoires
contemporains
et
enfin,
le
partenariat
/compagnonnage
avec
des
équipes
artistiques
invitées,
Parallèlement
à
ces
enjeux
artistiques,
le
projet
culturel,
plus
largement,
s’attachera
à poursuivre
son
attention
aux
publics
(dans
toute
leur
diversité)
et
aux
territoires,
du
local
à l’international.
»
Focus
sur
le
nouveau
label
« Opéra
national
en
région
» (arrêté
du
05.05.2017)
Le
nouveau
label
s’inscrit
à
la
fois
dans
la
continuité
du
précédent
tout
en
précisant
ou en
développant
de
manière
significative
certaines
missions du
cahier
des
charges,
7/34
90Sans
aucune
prétention
d’exhaustivité
et
au
regard
de
la
singularité
de
l’histoire
et
de
l’organisation
de
I’ONB,
voici
quelques
points
qui
méritent
d’être
pleinement
pris
en
compte,
intégrés
dans
l’élaboration
du
projet
d’établissement
et
mis
en
débat
dans
la
nouvelle
convention
quinquennale
Permanence
de
l’emploi
artistique
/ artistes
en
résidence
Le
nouveau
label
insiste
sur
l’intérêt
pour
de
telles
institutions
d’avoir
des
forces
artistiques
permanentes.
li s’agit
donc
de
veiller
à ce
que
la
politique
de
ces
maisons
d’opéras
soit
avant
tout
ancrée
sur
les
atouts
de
ces
forces
artistiques
et
exploite
au
mieux
leur
complémentarité.
Au
regard
de
cette
priorité,
on
peut
notamment
s’interroger
sur
la
nécessité
pour
de
telles
structures,
de
mener
une
politique
active
d’artistes
ou
d’ensembles
en
résidence.
Il faut
rappeler
ici
que
l’ONR
est
employeur
de forces
artistiques
permanentes
le
plus
important
en
région.
Il est
le
seul
à disposer
d’un
choeur,
d’un
ballet
et
d’un
orchestre
permanent
(soit
près
de
180
artistes)
li accueille
en
outre
plus
de
500 artistes
invités
par
saison.
Volumètrie
de
l’activité
artistique
Le
nouveau
label
précise
clairement
les
objectifs
au
niveau
de
l’activité
de
production
et
de
diffusion
-
Faire
vivre
la
diversité
des
répertoires
lyriques,
vocaux
et
chorégraphiques
avec
un
minimum
de
5 titres
lyriques
(dont
au
moins
1 création
contemporaine)
en
version
scénique
et
3 programmes
chorégraphiques
(dont
au
moins
1 création)
par
saison.
-
Proposer
70
levers
de
rideaux
à minima sur
sa
ou
ses
scènes
principales.
-
Réaliser au
moins
80
%
de
levers
de
rideaux
de
spectacles
lyriques
sur
la
durée
de
la
convention
en
mobilisant
les
forces
artistiques
permanentes.
Observations
-
Rappel
des
données
de
l’ancien
label
((proposer chaque
saison,
dans
le
domaine
lyrique,
au moins
4
ouvrages
produits
ou
coproduits,
donnant
lieu
à au
moins
20
représentations
dans
la
ville-siège;
proposer
au
moins
50 levers
de
rideaux
lyriques
par
saison.
»
-
li n’y
a pas
d’indication
chiffrée
de
l’activité
artistique
pour
les
orchestres
nationaux.
L’activité
de
l’ONB
n’étant
pas
seulement
délimitée
au
lyrique,
il
n’est
pas
si
aisé
d’adapter
ces
indicateurs
volumétriques. L’objectif
en
termes
de
nombre
de
levers
de
rideaux
est
à
minima
de
180
et
la
quasi-totalité
des
productions
lyriques,
chorégraphiques
et
symphoniques
emploient
les
artistes permanents.
Nous
sommes
sur
ce
plan
largement
au-delà
des
attentes
du
label
national.
En
revanche,
l’objectif
en
termes
de
création
est
difficile
à tenir
en
raison
du
risque
financier
important.
Engagement
citoyen,
culturel
et
territorial
te
nouveau
cahier
des charges
développe
de
manière
Importante
ce
volet
de
mssion
dévolue aux
maisons
d’opéras,
en
mettant
en
avant
notamment
la
nécessité
de
la
diversification du
public et d’ouverture.
La
mission
dite
«
d’action
culturelle
s doit
désormais
embrasser
un
champ
beaucoup
plus
large que
l’éducation
artistique
et
culturelle
(avec
comme partenaire
naturel
et
historique,
l’Education
Nationale)
et
être
en
prise
avec
des
secteurs
très
différents
(médical, judiciaire,
solidaire,
...l.
Elle
doit
en
outre
contribuer
au
développement
des
pratiques
amateurs.
Il est
rappelé
que
ces
projets
doivent
avant
tout
s’appuyer
sur
les
forces artistiques
et
techniques
de
la
structure,
ce
qui
induit de
réinterroger
les missions
et
les
plannings
de
ce
personnel.
Enfin,
cela
supposerait
au
regard
de
ces
objectifs
ambitieux,
qui
peuvent
conduire
à
des
résultats parfois
peu
lisibles,
en
raison
de
son
éparpillement,
de
s’interroger
sur
la
capacité
de ces
structures
à y
répondre,
au
regard
de
moyens
humains
et
financiers
limités.
8/34
91Là
aussi,
l’ONB,
grâce
à des
partenariats
très
actifs
avec
l’Education Nationale,
les
établissements d’enseignement
artistique,
les
acteurs
de
l’animation
socio-culturelle
et
du
handicap,
a mené une
politique
très
active
depuis
20
ans
dans
ce
domaine,
qui,
faute d’évaluation
approfondie
et
partagée,
souffre
toutefois,
et
on
le
déplore,
d’un
manque
de
visibilité
et
de
reconnaissance.
La
mise
en
place
d’un
label
«
Ballet
national
en
région
»
permettrait
d’avoir
une
grille
de
lecture
commune
permettant
de valoriser
les
atouts
du
Ballet
de
l’ONB
et
de
s’engager
collectivement
sur
des
perspectives
de
développement
de
la
danse.
Pour
la
Ville
de
Bordeaux:
«
L’Opéra
National de
Bordeaux
est
le
pôle
de
production
lyrique,
symphonique
et
chorégraphique
de
la
ville.
Sa
programmation
est
organisée
en
coordination
avec
celle
des autres
institutions
culturelles
de
la
Ville
de
Bordeaux. Elément
essentiel
de
la
vie
culturelle
de
la
ville
et
de
son agglomération
dont
il nourrit
par
son
rayonnement
l’identité,
l’Opéra National
de
Bordeaux
s’appuie
sur
des
composantes
artistiques
dont
l’engagement
et
la
qualité
les
positionnent
à l’échelle
nationale
et
internationale.
Ouverte
largement
sur
les
publics bordelais,
girondins
et
aquitains,
son action
vise
à leur
élargissement,
en
s’attachant
à la
fois
à la
pérennité
du
patrimoine
artistique
et
à la
création
contemporaïne.
L’ouverture
de
‘Auditorium
de l’opéra
de
Bordeaux
en
janvier
2013
contribue
à
cette
ambition
et
ce
positionnement
pour
l’Opéra
et
la
Ville
de
Bordeaux.
Par
ailleurs,
cette
ouverture
doit
être
aussi
l’occasion
d’asseoir
plus
encore
le
rayonnement national
et
international.
»
Il est
important
d’ajouter
que
la
Ville
de
Bordeaux s’est
désormais dotée
d’un
Document
d’Orient
otion Culturelle
(DOC)
qui
comporte
trois axes
stratégiques
aux
quels
l’Opéra
doit
souscrire
Orientation
1.
Donner
l’envie
de
culture
à tous
Orientation
2.
Favoriser
la
création
et
l’innovation
Orientation
3.
La
Culture,
facteur d’attractivité
et
de
rayonnement
Pour
la
Région
ex-Aquitaine,
désormais
Nouvelle-Aquitaine
«
L’opéra
National
de
Bordeaux
s’inscrit
dans
sa
politique de
soutien
à la
création,
à la
diffusion,
à l’éducation
et
à
la
sensibilisation
des
publics
(jeunes
ou
prioritaires).
Référent
d’excellence
artistique,
de
niveau
régional,
national
et
international,
il participe
ainsi
à l’attractivité
et
au
rayonnement
de
l’Aquitaine.
Conformément
au
Règlement
d’Intervention
de
la
Région
en
faveur
de
la
Culture,
le
projet
artistique
et
culturel
de
l’opéra
National
de
Bordeaux
répond
aux
objectifs
de
la
Région
Aquitaine
dans
le
cadre
de
ses
compétences
à savoir
-
l’aménagement
culturel
durable
du
territoire,
-
le
soutien
à la
création
dans
sa
diversité
et
notamment
aux
équipes
artistiques
régionales,
-
l’aide
à
la
diffusion
professionnelle
sur
l’ensemble
du
territoire
aquitain
et prioritairement
sur
les
territoires
ruraux
ou
relevant
de
la
politique
de
la
ville,
-
la
médiation
et
l’éducation
artistique
des
jeunes
et
particulièrement
des
lycéens,
des
apprentis
et
des
étudia
nts,
-
la
sensibilisation
des
publics
prioritaires
(fragilisés
économiquement, socialement
ou
empêchés),
-
la
formation
des
professionnels engagés
dans
le
spectacle
vivant.
Afin
de favoriser
l’accès
des
jeunes
de
toute
la
région
aux
spectacles
lyriques,
chorégraphiques
et symphoniques,
l’Opéra
National de
Bordeaux
met
en
oeuvre
les
actions
définies
en
partenariat
avec
la
Région
Aquitaine
et
le
Ministère
de
l’Education
Nationale
dans
une convention
quinquennale
particulière.
»
Ce
cadre
défini
en
2013
doit
être réinterrogé
au
regard
de
la
nouvelle
configuration
territoriale
de
nos
régions,
en
l’occurrence,
nous
concernant, de
celle
de
la
Nouvelle-Aquitaine.
9/34
923.
Les
orientations
artistiques
« Assumer
un
positionnement
toujours
plus
explicite
de
l’offre
artistique
»
(Projet
Marc
Minkowski
-
Mai
2015)
3.1.
Philosophie
générale
de
la
proposition
artistique
L’ONB
est
une
institution
musicale
professionnelle
qui
a trois
missions
artistiques:
-
Lyrique
-
Symphonique
-
Chorégraphique
Cette
triple
mission,
ses
deux
lieux,
constituent
un
ensemble
de
lignes
de programmation
conséquentes.
Le
projet
d’établissement
doit
construire
une
dynamique,
un
cercle
vertueux
dont
«
l’essence
»
est
l’orientation
artistique
du
Directeur
Général
ainsi
que
l’ensemble
des
forces
permanentes, pour
un
parcours
le
plus
dynamique
et collectif
possible. Ces
missions
artistiques
fondatrices
sont
assurées
par trois
forces
artistiques
permanentes
-
Un
ballet
à rayonnement
national
-
Un
choeur
Un
orchestre
national
en
région
Dans
un
environnement
en
grande
évolution,
dans
une
consommation
fragmentée,
dans
un
contexte
de
missions
toujours
plus
nombreuses,
il s’agit
de
réaffirmer
l’ordonnancement
du
projet,
afin
-
d’imprimer
une
image
claire
et
forte,
-
de
monter
l’ordonnancement
autour
d’une
colonne
vertébrale
Les
lignes
de
programmation
des
torces
artistiques
de
l’ONB
constituent
la
base
du
projet, de
son
organisation
et
de
la
programmation
soirées
lyrques,
chorégraphiques,
symphoniques,
programmes vocaux
et
instrumentaux.
Ces
propositions
de
programmation
sont
la
concrétisation
d’une
démarche
artistique
professionnelle,
de
la
plus
haute
exigence
de
qualité
pour
le
plus
large
public
et
dans
un
équilibre
de
ces
trois
missions.
L’organisation
de
‘ON
B répond
à de
nombreuses
règles.
La
proposition
de
la
programmation
est
le
fruit
de
l’agencement
de
toutes
ces
règles
sans
oublier
le
point
de
vue
de
spectateur.
Une
nouvelle
saison
ne
doit
pas
être
une
page
vierge.
Chacun
doit
pouvoir
retrouver
des
rendez-vous,
des
sentiers
déjà
défrichés
afin
de
faciliter
ces
choix,
En
ce
sens,
construire
une
saison
ce
n’est
pas,
si
on
veut
qu’elle
soit
riche,
additionner une par
une
les
productions,
mais
installer
des
lignes
de
programmation,
donnant
du
recul
et
plus
de
perspectives
à chacun
des
projets.
«
Ce
que
l’on
tente
de
dessiner
ici,
c’est
un
chemin
de
développement
et
de
croissance
pour
l’ONB
qui
soit
ô fa
fois
exigeant
et
accessible,
mais
aussi
joyeux
comme peut
l’être
un
succès
collectif
»
(Projet Marc
Mnkowski
—
Mai
2015)
Le
projet
artistique de
Marc
Minkowski
et
les
orientations
artistiques
élaborées
avec
le
Directeur
Musical
de
l’ONBA,
Paul
Daniel,
le
Directeur
de
la
Danse,
Eric
Quilleré,
et
le
Directeur
du
Choeur,
Salvatore
Caputo,
viennent
de
leurs profils
artistiques,
de
leurs
goûts
et
choix,
mais
aussi
d’une
réflexion
plus
large
et
d’une
conviction
ancienne
de
Marc
Minkowski
de
donner
à
aimer
la
musique,
toutes
les
musiques.
Le
succès
d’un
projet
dépend
d’un
équilibre
entre
la
réaffrmation
d’une
ligne
forte
et
l’élargissement
du
périmètre
artistique
de
chaque
ligne
de
programmation
car
un
périmètre
large
est
une
clé
essentielle
pour
une
grande
diversité
de
public.
3.1.1.
Axes
transversaux
Fidéliser
les
grands
artistes,
participer
au
développement
des
jeunes
talents
français
et
régionaux
10/34
93Ilfout
faire
de
l’QNB
un
port
d’attache
de
ces
“valeurs
sures”
et
des
suivantes,
les
“valeurs
montantes’
en
trouvant
le
bon
équilibre...
»
(Projet
Marc
Minkowski
—
Mai
2015)
«
Au-delà
de
l’effet
de
troupe
avec
un
groupe
de
jeunes
artistes,
majoritairement
français,
je
veux
profiter
de
ma
proximité artistique,
culturelle
et
humaine
avec
certains
des
plus
grands
artistes
contemporains
pour
la
mettre
au
service
du
rayonnement
de
l’Opéra
National de
Bordeaux,..
Pour
tous
ces
artistes
l’Opéra
National
de
Bordeaux
deviendra
comme
une
maison
de
famille,
un
lieu
où
ils
seront
heureux
et
fiers
de se
produire
à échéances
régulières
et au
succès
duquel
ils
voudront
par
conséquent
contribuer.»
(Projet
Marc
Minkowski
—
Mai
2015)
Derrière
ces
notions
de
«
troupe
en
réseau
»
pour
les
jeunes
artistes,
de
e
Maison
de
Famille
»
pour
les
plus
grands
artistes,
il y
a la
volonté
d’organiser
une
ambiance,
un
cadre
propice
à la
créativité.
Cela
peut
se
concrétiser par
des
résidences
telles
que
celle
initiée
avec
Pygmalion,
de
partenariats
artistiques
pluriannuels
tels
que
celui
du
Ballet
avec Angelin
Prejlocaj
et
sa
compagnie,
ou bien
prendre
d’autres
formes
(engagements
sur
plusieurs
dates,
prises
de rôle,
parrainage,
...).
Faire
de
Bordeaux un
haut
lieu
de
la
musique
Française
et
du
ballet
classique
et
néo-classique
«
La
musique française,
de
Jas
quin
à Massenet,
de
Lufly
à Rovel,
de
GI,ick
à
Meyerbeer
ou
Gounod,
de
Rameau
à
Chausson,
de
Mondonville
à
Chobrier
mois
aussi
Offenbach...
n’a
pas
de
lieu
clairement
identifié en
Fronce
pour
se
déployer
de
manière
régulière.
L’ONB
o
vocation
à derenir
ce
lieu...
»
(Projet
Marc
Minkowski
—
Mai
2015)
Une
ouverture
unique
en
France
aux
créateurs
étrangers
«
Porter
l’Opéra
National
de
Bordeaux
au niveau
des
meilleures
scènes
européennes
en
s’appuyant
sur
ces
succès,
c’est
l’horizon
de
notre
projet.
»
(Projet
Marc
Minkowski
—
Mai
2015)
«
La
scène
française
o ceci
d’étonnant
qu’elle
est
en
réalité
très
fermée
aux
créations
etrongères.
Au
contraire,
pour
favoriser
à lofais
l’identification
de
!‘ONB
comme
une
scène
à
vocation européenne,
et
pour
enrichir
le
public
de
ces
approches étrangères,
il conviendra
de
proposer
soit
l’accueil
de
quelques
représentations
de
spectacles
récents,
soit
leur
reprise par
les
forces
artistiques
de
la
maison.
»
(Projet
Marc
Mnkowsk’
—
Mai
2015)
Inscrire
l’ONB
sur
la
carte
européenne
des
grandes
maisons
lyriques
et
symphoniques
est
le
complément
de
l’enjeu
d’un
projet
où
il tait
bon
vivre
et
créer.
On
oppose
souvent
les
différents
niveaux
de
rayonnement,
mais
même
s’ils
fonctionnent dans
des
logiques
bien
différentes,
un
projet
fort
sur
son
territoire
rayonnera
d’autant
plus
aisément
sur
son
bassin régional,
s’inscrira
d’une
manière
singulière
au
niveau
national
et attirera
l’attention
au
niveau
européen.
>
Mettre
en
valeur
l’esprit
« d’événement»
pour
que
la transmission
du
patrimoine soit
une
fête
pour
tous.
Investir
de
nouveaux
lieux
et
sortir
des
murs
afin
d’imaginer
des
propositions
artistiques
inédites,
de
toucher
des
publics qui
ne
franchiront
peut
être
jamais
les
portes de
nos
salles
‘
Faire
tomber
les
barrières
entre
les
arts
dits
«
classiques
»,
de
« répertoire
» et
« populaires
»,
entre
les
genres
(opéra,
ballet,
symphonique,
choeur,
cinéma,
arts
plastiques, équestres...)
en
maintenant
un
esprit
d’excellence.
La
présence
de
trois
forces
artistiques
permanentes
est
un
atout
certain
pour
contribuer
à
cet
objectif.
C’est
pourquoi,
un
temps
commun
mobilisant l’ensemble
des artistes
de
la
maison
sera
toujours
un
aspect
primordial
des
réflexions
sur
la
programmation.
Exemple
:La
vie
parisienne
en
17/18.
3.1.2.
Lyrique
>
Mettre
en
valeur
le
répertoire
français
et
le
grand
répertoire
‘yrique
>
Restaurer
le
genre
de
la
musique légère
11/34
94«
La
musique
légère
o fait
les
grandes
heures
de
l’Opéra
de
Bordeaux...
II ne
faudra
pas
hésiter,
à côté
d’une
offre
ambitieuse
et
exigeante,
à proposer
des moments
de
plaisirs simples
autour
de
l’opérette
et
de
la
comédie
musicale.
»
(Projet
Marc
Minkowski
--
Mai
2015)
Inviter
des
metteurs
en
scène
audacieux
mais
respectueux
de
l’esprit
des
oeuvres
‘
Favoriser
des
créations
exigeantes
mais
aussi
attractives
‘
Mettre
en
valeur
le
choeur
3.1.3.
Symphonique,
musique
de
chambre,
jazz,
Développer
les
Grands
Cycles
>
Travailler
la
quintessence
de
l’orchestre
symphonique
‘
Renforcer
la
production
symphonique
en
optimisant
à tous
les
niveaux
du
modèle
de
l’ONBA.
Cela
passe
par l’organisation
des
services
de
répétitions
des
musiciens,
l’ordonnancement
du
planning,
la
construction
de
lignes
de
programmaton
réguére
pour
fidéliser
un
public,
le
doublement
systématique
des
programmes
afin
d’enclencher
une
structuration
et
une
diversification
très
forte
des
profils
des
publics
de
l’ONBA,
le
renforcement
des
offres
de musique
de
chambre
‘
Inviter des chefs
de renommée
internationale
«
Parmi
Voiery
Gergiev,
Gustovo
Dudnmel,
Simon
Rottie,
Donie!
Barenboim,
Ricardo
Mut,,
Philippe
Jardon,
Thomos
Hengelbrock,
Doniel
Hording,
Kent
Nagano,
Christian
Thielemon
ou
encore
Aloin
Altino
glu,
Jean
Claude
Cosadesus
etAndrès
Orozco-Estrada,
on
recherchera
le
passage
d’un à
deux
grands
chefs
»
(Projet
Marc
Minkowski
—
Mai
2015)
«
Proposer
une
programmation
Jazz
et
électro-symphonique
riche,
non seulement
en
programmant
des
artistes
extérieurs
mais
aussi
en
amenant
l’ONBA à
travailler
avec
ces derniers
pour
imaginer
des
formes
inédites,
3.1.4.
Danse
>
Préserver
et
enrichir
le
patrimoine
constitué
par
le
répertoire
des
grands
ballets
classiques
Revisiter
les
notions
de
répertoire et
de
création
en
élargissant
le
répertoire
du
Ballet
à tous
les
courants
chorégraphiques
du
XXème
et
du
XXlème
siècles
‘
Encourager
les
échanges
et
les
partenariats
artistiques
permettant
de rayonner
à
l’extérieur et
de
diversifier
les
propositions
artistiques
de
l’opéra,
notamment
en
s’associant
avec
un
chorégraphe
issus
du
monde
chorégraphique
contemporain
et
de
renommée
internationale
et
avec des
structures
telles
que
l’Opéra
National
de
Paris.
‘
Contribuer
de
manière
active
au
développement
de
la
danse
au
niveau
régional,
en
collaborant
avec
les
forces
artistiques
locales
(CCN,
CDN,
TNBA,
festivals
danse,
les
associations
de
pratique
amateur
...)
3.2.
La
programmation
Les
lignes de
programmation
rassemblent
les
idées
artistiques
et
culturelles de
Marc
Minkowski,
de
Paul
Daniel,
Salvatore
Caputo
et
d’Eric
Guilleré.
12/34
95Les
règles
de l’écriture
d’un
projet
artistique
et
les
conditions
de
recrutement
d’un
dwecteur
général,
induisent
une
focalisation sur
une
démarche,
des
orientations
particulières
qui
singularisent
chaque
candidature.
Mais
en
complément
des
différentes
propositions
singulières, une
institution
comme
l’ONB
tire
ses
fondements
de
la
transmission
du
répertoire.
Cette
ligne
de
programmation
souvent
appelée «grand répertoire
» reste
l’ossature
de
la
démarche
artistique
de
I’ONB.
Ainsi,
au-delà
de
l’originalité
des
orientations
impulsées
par
Marc
Minkowski,
à Bordeaux,
dans
la
Région
Nouvelle
Aquitaine
et
dans
le
paysage
musical
français,
I’ONB
a la
responsabilité
d’être
une
institution
garante
de
la
pérennité
du
répertoire
et
de
l’excellence.
3.2.1
Lyrique
Le
cadre
financier
actuel
permet
difficilement
de
répondre
au
cahier
des
charges de l’arrêté
Opéra
national
en
Région
tout
en
maintenant
un
même
niveau d’exigence
artistique
(notamment
sur
le
plan
vocal), mais
l’objectif
reste
de
présenter
7 productions
d’opéra,
comme
c’est
le
cas
pour
la
saison
2017/2018
qui
compte
26
levers
de
rideaux
lyriques.
Le
lyrique
est
la
seule
variable
d’ajustement
en
cas
de
problème
d’équilibre
budgétaire
-
car
cette
forme
repose
beaucoup
sur
des
artistes
non
permanents
—
mais
il reste
une
mission
essentielle
de
la
production artistique
de
l’ON
B.
Idéalement
nous
souhaiterions
limiter
au
minimum
le
recours au
versions
de
concert
et
passer
à au moins 30
levers
de
rideaux
d’opéra.
Cette
hausse de
l’offre
est
en
outre
une
condition
indispensable
pour
l’élargissement
du
public.
Nous
souhaitons pouvoir
présenter
une
création
contemporaine
toutes
les
2 saisons
et
un
opéra
scénique
sur
instruments d’époque
toutes
les
2 saisons.
Cette
volonté
parait
cohérente
avec
les
missions
à la
fois
patrimoniale
et
de
création,
et
permet
de
proposer
un
volume
suffisant
pour
satisfaire
le
bassin
de
population
ainsi
que
la
hausse
de
fréquentation
touristique.
Saison
2017-2018:
26
levers
de
rideaux
Versions
scéniques
•
La
Vie
Parisienne
(Offenbach)
direction
Marc
Minkowski
—
mise
en scène
Vincent Huguet
•
Pelléas
et
Melisande
(Debussy)
direction
Marc
Minkowski
-
mise
en
scène
Philippe
Béziat
et
Florent
Siaud
•
Mârouf(Rabaud)
direction
Marc Minkowski
—
mise
en
scène Jérôme
Deschamps
•
Lucia
di
Lammermaor
(Donizetti)
direction
Pierre
Dumoussaud
—
mise
en
scène
Francesco
Micheli
•
Pinocchio
(création
de
Boesmans)
direction
Paul
Daniel
—
mise
en
scène
Joél
Pommerat
Versions
concert
et
semi-stage
•
Il Pirata
(Bellini)
direction
Paul
Daniel
•
Elektra
(Strauss) direction
Paul
Daniel
-
mise en
espace
Justin
Way
Saison
2018-2019
(en
projet):
Versions
scéniques
•
Anna Bolena
(Donizetti)
direction
Paul
Daniel
—
mise
en
scène
Marie-Louise
Bishopfberger
•
Il Barbiere
di
Siviglia
(Rossini)
direction
Marc
Minkowski
—
mise
en
scène
Laurent
Pelly
•
Manon
(Massenet)
direction Marc
Minkowski
—
mise
en
scène
Olivier
Py
•
Die
WalkLtre
(Wagner)
direction
Paul
Daniel—
mise
en
scène
•
Mironda
(d’après
Purcell)
direction
Raphal
Pichon
-
mise
en
scène
Katie
Mitcheli
•
Donnerstag
aus
Licht
(Stockhausen),
Le
Balcon
(en
version
réduite)-
mise
en
scène,
Benjamin
Lazar
Version
semi-stage
13/34
96.
La
Périchole
(Offenbach)
direction
Marc Minkowski
Saison
2019-2020
(en
projet)
La
Vie
Parisienne
(Offenbach)
La
légende
du
Roi
Dragon
(Lavandier)
(opéra
partcipatif)
Anodonte
(Handel)
-version
concert
Le
Démon
(Rubinstein)
Le
Dialogue
des
Carmélites
(Pouenc)
Trilogie
da
Ponte
(Mozart)
Toutes
ces
productions
mettent
en
valeur
les
plus
beaux
talents
du
chant
de
notre
époque
avec
une
focalisation
particulière
sur
les
jeunes
artistes
français
et
régionaux
à qui
sont
offertes
de
nombreuses
prises
de
rôle.
On
notera
la
mise
en
valeur
manifeste
du
répertoire
national
et
la
présence
de
la
musique
légère,
le
tout
en équilibre
avec
le
grand
répertoire
étranger,
la
création
contemporaine,
et
avec
le
souci
de
représenter
toutes
les
époques
de
la
création
lyrique
même
si le
coeur
du
répertoire
est
naturellement
ancré
dans
le
19e
siècle.
Aux
productions viennent
s’ajouter
l’invitation
des plus
grands
noms
de
la scène
lyrique
en
récitai:
ionas
Kaufmann,
Elina
Garanca,
Renée
Fleming,
Sonya
Yoncheva,
Anne-Sophie
von
Otter...
Ces
«
stars
»
pouvant
difficilement
participer
à de longues
séries
de
représentations
pour
des
raisons
d’équilibre
budgétaire
général.
Le
choeur
constitue
une
force
artistique
à
part
entière
qui,
non
seulement
s’associe
aux
projets
d’opéras
et
symphoniques,
mais
qui
est
aussi
à
l’initiative
d’une
programmation
de
concerts
qui
lui
est
propre,
dans
le
Grand
Théâtre
et
l’Auditorium,
comme
hors
les
murs.
Grâce
à
sa
flexibilité
et
à la
diversité
de
son
répertoire,
le
choeur
de
l’opéra
National
de
Bordeaux
est
un
atout
essentiel
pour
les
tournées
et
coproductions
internationales,
comme
en
témoignent
les
productions
d’Armide
à
a
Philharmonie
de
Paris,
de
la
Périchole au
Festiva
de
Sazbourg
et
au Festiva
Radio
France de
Montpell
et
(à
chaque
fois
sous
la
direction
de
Marc
Minkowski)
La
mobilité
de
cette
force
artistique
lui
permet
de
s’associer
facilement
à divers
projets
d’action
culturelle
et
de
développement
territorial
(par
exemple
le
Messie
de
Hàndel
à
Ars-en-Ré)
ainsi
qu’à
d’autres
activités
événementielles
ou
happenings
dans
le
cadre
de
manifestations
tels
que
le
Festival
International
des
Arts
de
Bordeaux. 3.2.2.
Symphonique,
musique
de
chambre,
jazz
L’objectif
est
de
présenter
entre
16
et
20
programmes
symphoniques
par saison
(quasi
intégralement
dans
le
nouvel
écrin
que
constitue
l’Auditorium)
en
plus
des
activtés
de
l’orchestre
dans
la
fosse
pour
l’opéra
et
le
ballet.
Ceia
inclut
des
symphoniques avec
choeur.
Pour
le
prochain
mandat,
e
Directeur
Musical
souhaite
continuer
les
cycles
Mahier
et
Sibelius
qui
charpentent
l’identité
de grand
orchestre
symphonique
de
tONBA.
A
côté
du
répertoire
symphonique
romantique,
l’ONBA
se
doit
de
continuer
à cultiver
les
racines
de
la
tradition
symphonique
au
travers
du
répertoire
classique
qui
demande
un
effectif
plus
réduit
et
donc
une
exposition
des
musiciens
plus
solistique.
L’ONBA
et
son
Directeur
Musical
Paul
Daniel
souhaitent
présenter
des
oeuvres
de
Bach,
Haendel,
Gluck,
Rameau..
Par
ailleurs,
un
focus
sur
la
musique
française
permet
de dévoiler
une
personnalité
artistique
tout
en
façonnant
une
identité pour une
Institution
Musicale.
«
t’orchestre
gagnera
également
à
être
davantage
orienté
vers
un
rôle
de
porte-parole
du
répertoire
fronçais,
positionnement
très
propice
à
exporter
dons
le
cadre
de
tournées
: Debussy,
Rave!,
Franck,
Fauré, Albéric
Magnord,
etc.
»
Projet
Marc
Minkowski
—
Mai
2015
14/34
97« Il
sagit
de
faire
de
Bordeaux
une
vitrine
nationale
et
internationale
de
Ici
musique
française
dans
l’esprit
de
ce
que
le
Théâtre
Moriinsky
est
à
l’opéra
russe.
Je
confierai
cette
mission
à I’ONBA
et
son
directeur.,,
»
Projet
Marc
Minkowski
—
Mai
2015
Paul
Daniel
et
rONBA
jouent
régulièrement
ce
répertoire
: le
grand
cycle
Debussy
en
2017-2018
ainsi
que
le
récent
cycle
Ravel
en
sont
l’illustration.
Avec Paul
Daniel,
l’ONBA
continue
d’explorer
un
répertoire
à découvrir dans
la
continuité
des
cycles
déjà
amorcés
les
saisons
passées
-
Jazz
et
électro symphonique
-
Cinéma
et
musique...
Cette
organisation
artistique
permet
ainsi
une
relation
suivie avec
une
ou
des
maisons
d’édition
pour
graver
une
collection
de
CD,
sur
plusieurs
années.
Aux
concerts
symphoniques
de
l’ON
BA
viennent
s’ajouter
ceux
d’orchestres
invités
(Chamber
Orchestra
of
Europe,
Orchestre
d’Euskadi...)
ainsi
que
de
nombreux
récitals
instrumentaux
de
musiciens
de
l’Orchestre
et
de
solistes
invités
de
prestige
(Daniel
Barenboim,
Gregory
Sokolov,
Menaem
Pressier,
Renaud
Capuçon...).
La
programmation
jazz
et
de
ciné-concerts
.,.
(Brad
Meldhau,
ieff
Mills/Ernile
Parisien,
Wynton
Marsalis,
La
Guerre
du
feu
...)
est
un
levier
important
de
l’ouverture
de
l’Auditorium
à de
nouveaux
publics
qui
s’orienteront,
nous
l’espérons, vers
le
reste
de
la
programmation
et
notamment
la
découverte
du
répertoire
symphonique.
3.2.3.
Ballet
Notre
objectif,
actuellement
supérieur
au
cadre
de
l’arrêté
Opéra
national
en
Région,
en
terme
de
nombre
de
programmes, est
de
présenter
4 programmes
de
ballet
parsaison
et
de maintenir
le
niveau
d’excellence
technique
et
un
effectif suffisant
permettant
de
présenter
le
répertoire
classique.
Le
projet
artistique
se
déploiera dans
le
cadre
suivant:
-
Préserver
le
patrimoine
classique
de
la
compagnie,
en
programmant
notamment
un
grand
ballet
du
répertoire
à minima
par
saison.
-
Elargir
ce
répertoire
classique,
en
donnant
la
possibilité
à de
jeunes
chorégraphes
de
réinventer
avec
leurs
moyens
de leurs
temps,
les
grands
ballets classiques,
ainsi
que
l’ajout
au
répertoire
de
certaines
oeuvres
encore
absentes
telles que
Cendrillon
ou
La
Bayardère.
-
Programmer
l’entrée
régulière
au
répertoire
de
la
compagnie,
d’un
ballet ou
de pièces
créés
dans
la
seconde
moitié
du
XXème
siècle,
notamment
des
très
grands
chorégraphes
français
(Roland
Petit,
Maurice
Béjart,
Jean
Christophe
Maillot),
à minima
une
fois
par
saison.
-
Travailler
avec
un
chorégraphe
associé
issu
du
contemporain
de
renommée
internationale
afin
de
définir
véritablement
le
rôle
essentiel
de
la
création
contemporaine
dans
le
paysage
du Ballet
de
Bordeaux.
Agissant
au
coeur
de
la
compagnie,
il lui
permettra
de
s’inscrire
totalement
dans
une
dynamique
d’ouverture
et
mieux
adaptée
au
monde
de
la
danse
d’aujourd’hui
Création
par
un
chorégraphe
invité
pour
le
ballet
de
pièces
spécialement
créées
pour
la
compagnie.
L’objectif
serait
une
création
annuelle
pouvant
éventuellement
être
intégrée
dans
un
programme
plus
large
(type
4 Tendances)
-
Créations
de
formes légères
permettant
une
diffusion
plus
large
sur
le
territoire
régional
-
Montage
d’une
tournée
internationale tous
les
deux ans
Le
projet
artistique
du
Ballet
s’appuiera
en
outre
sur
deux
partenariats
structurants:
-
Un
partenariat
avec
l’Opéra
National
de
Paris
qui
permettra
une
collaboration
fructueuse
en
termes de
production,
de
programmation,
de
formation
des
artistes
et
de
transmission des
ballets.
Ce
partenariat
a
été
conçu
dans
l’objectif
de
développer
des
liens
entre
les
compagnies
pour
ainsi
permettre
à la
danse
classique
et
au
style
français de
continuer
à rayonner
en
France
et
à l’international.
15/34
98-
Un
partenariat
avec
le
Ballet
Preljocaj,
CCN
d’Aix-en-Provence,
dirigé
par
Angelin
Preljocaj,
qui
prévoit
la
programmation
de
ses
oeuvres
et
la
création
de
chorégraphies
pour
le
Ballet
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux.
Ce
partenariat
a
pour
ambition
d’ouvrir
le
Ballet
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
à
une
collaboration
régulière
avec un
chorégraphe
contemporain.
Saison
2017-2018:
47
levers
de rideaux
-
CARLSON
/ CHERKADUI
f LIFAR.
If
to leave
is
to
remember,
Faun,
Suite
en
blanc
-
CHARLES
JUDE
Don
Quichotte
-
LE
RICHE
/ CARLSON
: B
comme
...
—Pneumo
-
KYLIAN
/ BEJART
/ ROBBINS
Petite mort,
Le
chant
du
compagnon
errant,
Le
concert
A
noter,
la
2èm,
édition
du
Concours
Jeunes
chorégraphes
dont
la
finale
aura
lieu
en
mai
2018
au
Grand-Théâtre
de
Bordeaux
Saison
2018-2019:
Environ
50
levers
de
rideaux:
-
Blanche
Neige
d’Anjeliri
Preljocaj
-
La
fille
mal
gardée
de Frédérik
Ashton
-
4 Tendances
-
Notre
Dame
de
Paris
de
Roland
Petit
Et
une créabon
jeune
public par
un
danseur
de
la
compagne.
La
saison
danse
de
l’ONB
est
également
largement
alimentée
par
une
politique
dynamique
de
compagnies
invitées,
afin
de
répondre
aux
objectifs
suivants:
-
Enrichir
de façon
cohérente
la
programmation
du
Ballet
de
l’opéra
National
de
Bordeaux
et
permettre
des
passerelles
entre
ledit
Ballet
et
les
compagnies
invitées
(réciprocité,
échange
....)
-
Faciliter
l’ajout de
nouvelles
pièces
au
répertoire
du
Ballet
de
l’Opéra
national
de
Bordeaux
en
proposant
aux
Chorégraphes partenaires
d’inviter
leur compagnie
dans
le
cadre
des
saisons au
Grand-Théâtre
et
en
retour,
de
venir
transmettre
aux
danseurs
de
la
compagnie
l’une
de
ses
propres chorégraphies
(partage,
transmission
et
collaboration),
-
Faire
découvrir
au
public
bordelais
et
alentours
les
grands
noms
et
compagnies
de
la
danse
dans
le
monde
comme
Crystal
Pite,
Emanuel
Gat,
la
Batsheva
Compagnie,
le
Nederland
Dans
Theater,
Tanztheater
Wuppertal
Pina
Bausch
et
bien
dautres
grandes
compagnies
classiques
européennes
et
internationales.
POUR
LA
SAISON
2017-2018
-
«
Un
break
à
Mozart»
Kader
Attou
/ CCN
de
la
Rochelle
/ Cie
Accrorap
compagnie
invité
en
coréalisation
avec
le
TnBA
(Théatre
national
de
Bordeaux
en
Aquitaine),
-
ii
Nicht
Schiafen
» Alain
Platel
/Les Ballets
C de
la
B en
coréalsation
avec
e Théatre
national
de
Bordeaux
en
Aquitaine,
-
«
Solstice
»
Blanca
Li
/ Creation
2017
en
partenariat
avec
le
Théâtre
O
ympia
Scène
conventionnée
d’Arcachon,
-
«La
Fresque
Angelin PreljocaJ en
partenariat
avec
le
Théâtre
Olympia
Scène
conventionnée
d’Arcachon,
-
Les
Forains
»
Anthony
Egéa
/ compagnie
Révolution
compagnie
invitée
commande
de
l’opéra
de
limoges
POUR
LA
SAISON
2018-2019
Dans
le
cadre
de
la
programmation
des
compagnies
invites, des
échanges
sont
en
cours
avec
-
Paul
Lightfoot,
Directeur
du
Nederland
Dans
Theater,
-
Le
CCN
d’Aix
en Provences
dans
le
cadre
du
Partenariat
avec
Angelin Preljocaj
qui
en
est
le
Directeur,
-
Thierry
Malandain,
Directeur
du
Malandain
Ballet
Biarritz
pour
sa
dernière
création
«Marie-Antoinette»,
-
Benoit Dissaux
pour
des
partenariats
avec
le
Théâtre
Olympia
-
Scène
conventionnée
d’Arcachon,
16/34
99-
Teresa de
Keersmaeker
pour
un
accueil
en
coréalisations
avec
la
Manufacture
•
l’accueil
de
duos
de
Jan
Favre
avec
le
TNBA
dans
le
cadre
du
FAB
3.2.4
Ouverture
et
transmission
>
Nouvelles
formes,
nouveaux
lieux
Dans l’idée
de
spectacle,
ii y
a l’idée
de
spectaculaire.
Et
les
formes
«
traditionnelles
» que
propose
l’ONB
dans
ses
merveilleux
murs
suscitent
déjà
l’émerveillement.
Mais
l’on
peut
aller
encore
plus
loin.
Ainsi
Ballet,
Choeur
et
Orchestre
étaient
présents
Square
Dom
Bedos
devant
plus
de
2 000
personnes
pour
fêter
l’arrivée
de
la
LGV
à Bordeaux
le
2 juillet
2017.
Le
nouveau
Stade,
l’Arena
et
la
base
Sous-Marine,
dont
les
capacités
d’accueil
permettent
d’atteindre
des
équilibres
économiques
viables,
sont
autant
de
lieux
que
l’ONB
prévoit d’investir
pour
dépasser
ses
frontières
et
conquérir
un
nouveau
public.
Et
ces
frontières
ne
sont
pas
que physiques
«
Des
frontières
j’en
ai
passé
beaucoup
dans
ma
vie.
Frontières
entre
les
époques
musicales, du
premier
baroque
au
plus
contemporain.., puisqu’outre
Bortabos,
c’est
avec
Olivia
Ruiz,
Ute
Lemper,
Olivier
Py
ou
Jeon-Claude
Gallotto,
pour
ne
citer
qu’eux,
que
je
me
suis
aventuré
bien
au-delà
du
format
((classique
»
d’une
«
grande
musique
»...
(Projet
Marc
Min
kowski
—
Mai
2015)
((Le
cross-aver,
ou
croisement
des
genres,
est
un
enjeu
incontournable
pour
l’ONB.
Proposer
comme
je
l’aifait
El
Amor
Brujo,
de Manuel de
Folio,
avec
Olivia
Ruiz
dons
le
rôle
principal (Maison de
la
Culture de
Grenoble,
Opéra-
Comique, 2014),
c’est
faire
l’événement
et
attirer
un
public
différent.
Ce
sera naturellement
le
cas
avec
des
artistes
comme
Bartobas
au
,4dèle.
Mais
ilfaut
aller encore
plus
loin.
»
(Projet
Marc Minkowski
—
Mai
2015)
Il ne
suffit
donc
pas
d’optimiser
la
grille
avec
des
nouveaux rendez-vous,
il faut
aussi
proposer
des
nouvelles formes
dans
cette
grille.
Là
encore
I’ONB
doit
pouvoir
s’appuyer
sur
la
personnalité
reconnue
pour
ses
audaces
artistiquement
fondées
de
son
Directeur
Général.
>
Résidences
L’ONB
souhaite
poursuivre
sa
collaboration
avec
l’Ensemble
Pygmalion
en
lui
offrant
le
plus
possible
l’occasion
de
se
produire
au
Grand
Théâtre
et
à l’Auditorium
ainsi
que
dans
des
lieux
insolites
dans
des
formes
variées
(concert,
oratorio,
opéra
en
concert,
opéra
en
scène...).
La
fréquence
des
productions
scéniques
-
forme
de
loin
la
plus
coûteuse
-
que
l’ensemble
pourra
présenter
(1
toutes
les
2
saisons
à
l’heure
actuelle)
est
toutefois
grandement
dépendante
de
l’équilibre
financier
de
l’institution. Cette résidence
doit
s’accompagner
d’un
volet
dédié
à la
transmission
(masterclass
au
Conservatoire
par exemple)
et
à des
projets d’éducation
artistique
et
culturelle
à l’échelle de l’Académie de
Bordeaux,
pour
les
plus
jeunes.
D’autres
pistes
de
résidences
d’artistes
ou
d’ensembles
sont
actuellement
à l’étude,
maïs
restent
conditionnées
à
leur
équilibre
économique.
>
Projets
pédagogiques
Par
ailleurs,
I’ONB
souhaite
vivement
accentuer
le
lien
entre
la
formation artistique
et
le
monde
du
travail
dans
le
spectacle
vivant
à travers
des
projets
ou
dispositifs
artistiques
à
caractère
pédagogique,
qui
seront
pleinement
partie
prenante
de
la
programmation
générale.
Au
niveau
musical
17/34
100Citons
les
collaborations
étroites
avec
-
le
Conservatoire
de
Bordeaux
Jacques
Thibaud;
des
projets
tels
que
le
concert
Le
Messie
donné
en
octobre/novembre
2017,
les
Midis
musicaux
des
lauréats
du
Conservatoire
programmé
chaque
saison
en
juin
à l’occasion
de
la
Fête
de
la
musique,
...
illustrent
pleinement
l’esprit
des
collaborations
à développer
de
manière
encore
plus
significative.
-
le
PESMD
Bordeaux
Aquitaine,
dans
la
lignée de
l’oratorio
El
Pessebre
donné
en
décembre
2016
à
l’Auditorium
-
ces
mêmes
structures
d’enseignement
artistique
mais
aussi
I’UDEA
33,
autour
du
festival
Choeur
d’Orchestres
(1
édition
en
2016,
la
prochaine
est
programmée
en
février
2018
à l’Auditorium)
tout
cela en
lien
avec
‘action
culturelle,
en
tant
qu’élément
à part
entière
de
la
programmation.
Cet
engagement
passe
aussi
par
l’organisation
duri
concours
de
chant
de
l’Opéra
prévu
pour
2018,
et
par
une
posture
militante
sur
l’engagement des
artistes
français
et
locaux
dans
la
programmation.
Au
niveau
du
Ballet
Dans
le
cadre
du
Pôle
de
Coopération
Chorégraphique
du
Grand
Sud-Ouest,
avec
le
soutien
du
Ministère
de
la
Culture
et
de
la
Communication,
3 ballets
: Malandain-CCN de
Barritz,
ballet
du
Capitole
de Touiouse
et
enfin
celui
de
l’ONB,
s’u
fissent
pour
co
organiser
le
concours
de
jeunes
chorégraphes
classiques
et
néo
classiques
A la
clé,
un
accompagnement
permettant
de
créer
des
ensembles
et
de
présenter
les
oeuvres
auprès
des
professionnels et
du
grand
public.
La
deuxième édition
aura
lieu
en
mai
2018
et
débouchera
sur
des
résidences et
des
créations
sur
la
saison
2018/2019
Cette
stratégie
va
dans
le
sens
de
la
volonté de
créer
une
communauté
artistique cohérente
et
ouverte.
Ce
point
qui,
au-delà
du
prisme de
l’artistique,
intègre
des
enjeux
transversaux
(formation, insertion professionnelle,
relations
avec
les
publics
amateurs
)
sera
développé
de
manière
plus
globale
dans
le
chapitre
4.
18/34
1014.
Un
cap
et
des
objectifs
priorisés
Afin
de
répondre
de
la
façon
la
plus
optimale dans
le
cadre
des
deux
voire
trois
labels
nationaux
(en
intégrant
le
ballet),
des
différents cahiers
des
charges
de
l’Etat,
de
la
ville
de
Bordeaux
et
de
la
Région
Nouvelle-Aquitaine,
le
projet
d’établissement
propose
de
hiérarchiser,
d’ordonner
les
missions
et
cahiers
des charges
en
deux
niveaux.
Ce
projet
d’établissement,
fondé
sur
la
base
des orientations
artistiques,
donne,
pour
l’ensemble des
parties
prenantes,
le
cap
et
propose
de
hiérarchiser
les
différents objectifs
en
Orientations
stratégiques
>
Prérequis
Ces
deux
niveaux
d’organisation
sont
transversaux
entre,
la
mise
en
place
du
projet artistique
(Opéra,
Musique
et
Danse),
sa
relation avec
le
public
et
le
territoire
régional
et
l’organisation
de
l’institution
ONB.
4.1.
Les
orientations
stratégiques
Le
projet
artistique, dans
toutes
ses
composantes,
se
développera
autour
de
trois
orientations
stratégiques.
Elles
sont
qualifiées
de
stratégiques
car
elles
ont
un
caractère essentiel
dans
l’évolution
de
I’ONB,
pour
la
bonne
réalisation
du
projet
du
Directeur Général,
le
développement
de
l’ONB
et
de ses
missions.
r
Orientation
n°1
: Se
positionner
comme
un
opéra de
premier
plan
à l’échelle
européenne,
atout
essentiel
de
l’attractivité
du
territoire
r
Orientation
n°2
: Etre
au
coeur
de
la
vie
culturelle,
sociale
et
économique
de
la
métropole
bordelaise
et
de
la
Nouvelle-Aquitaine
r
Orientation
n°3
Transmettre,
former
et
accompagner
«
Dégager
des
ressources
pour
l’action
territoriale et
l’accès
des
publics
empêchés,
relever
le
niveau
gênerai
de
tous,
interprètes
comme
spectateurs
réguliers,
c’est
le
chemin
de
croissance,
dans
tous
les
sens
du
terme,
qui
s’ouvre
pour chacun
l’ONB
dans
san ensemble,
chacune
de
ses
forces
artistiques,
le
public
et
le
territoire.
»
(Projet
Marc
Minkowski
—
Mai
2015)
4.1.1.
Se
positionner
comme
un
Opéra
de
premier
plan
à
l’échelle
européenne,
atout
essentiel
de
l’attractivité
du
territoire
«Je
formule
le
souhait
que
(I’ONB
devienne]
en
ses
deux
lieux,
le
Grand
Théâtre
et
l’Auditorium,
l’une
des
principales maisons
européennes
d’Opéra
du
XXIème
siècle
».
Marc
Minkowski
—
Mai
2015
Premier
axe
stratégique,
qui
constitue
un
rouage
crucial
dans
le
cercle
vertueux
de
développement
que
nous
souhaitons
impulser
positionner
l’ONB
comme
une
maison
d’opéra
de
premier
plan
à l’échelle
européenne.
Bien
que
nécessitant
pour
certains
des
moyens
financiers
conséquents,
les
leviers
sont
nombreux
pour
y parvenir:
-
coproductions
-
tournées
de
nos
forces
artistiques
-
enregistrements,
captations
et
retransmissions,
notamment
dans
le
cadre
de
partenariats
audiovisuels
(Radio
France,
Radio
Classique,
France
TélévisIons,
Arte,
Mezzo,
Culturebox...)
-
communication
et
relations
presse
-
valorisation
touristique
du
Grand-Théâtre
19/34
102Au
regard
du
cadre économique actuel,
voici
les
eviers
que
nous
avons
choisis
de
prioriser
Multiplier
les
coproductions
françaises
et
européennes
«
Cet
object
if ambitieux
(faire
de
I’ONB
une
maison
de famille
pour
les
grands
artistes)
est
inseporoble
de
son
pendant
initier
des
coproductions
avec
les
meilleures
maisons
françaises
et
europeennes.
»
(Projet
Marc
Minkowski
—
Mai
2015)
Cette
mise
sur
la
carte
européenne
doit
être
un
objectif
de
premier
rang,
source
d’économies,
de
revenus,
et
facteur
d’accroissement
du
rayonnement
de
la
structure et
de
fréquentation.
«
A
l’origne
dp
coproductions
en
cours
ou
pro grommées, ma
relation
amicole
et
professionnelle
avec
les
dirigeants
des
plus
grandes
scènes
européennes
favorisera
les
coproductions.
r’
(Projet
Marc
Minkowski
-
Mai
2015)
Exemples.
Pinocchio
présenté
en
mai
2018,
coproduction
Festival
d’Aix
en
Provence,
la
Monnaie
de
Bruxelles,
Opéra
de
Dijon;
Lucia
di
Lammermoor
présenté
en
avril
2018, coproduction
Teatro
La
Fenice
Le
Barbier
rie
Séville
présenté
en
février
2019,
coproduction Théâtre
des Champs
Elysées,
Grand
Théâtre
du Luxembourg,
Opéra de
Marseille;
Manon
présenté
en
avril
2019,
coproduction
Grand
Théâtre
de
Genève,
Opéra-Comique,
Le
Démon
présenté
en
février
2020
en
coproduction
avec
le
Liceu
de Barcelone,
l’Hélikon
de
Moscou
et
‘Opéra
de
N0mberg.
La
politique
de
coproduction
est
axée
sur
un
certain
nombre
de
partenariats
structurant
avec
des
institutions
aux
espaces
scéniques
et
moyens
équivalents
tels
que
le
Théâtre
National
de
l’Opéra-Comique
ou
le
Théâtre
des
Champs
Elysées,
et
vise
à se
positionner autant
que possible,
sur
une
échelle
européenne.
>
Au
niveau
de
la
politique audiovisuelle
L’industrie
audiovisuelle
est
en
complet bouleversement.
Même
s’il
est toujours
important
de
négocier
avec
les
maisons
de
disques,
la
stratégie
d’enregistrement
et
de
diffusion,
le
CD
n’est
plus
le
support
unique
de
la
réécoute.
D’un
autre
côté,
les
enquêtes
d’opinion
le
révèlent,
les
liens
de
confiance
qui
unissent
les
structures
culturelles
à
leur
public
sont
très
forts. L’existence
de
ces
mlliers
de
spectateurs
représente
une
des
pistes
de
reconquête
d’un
marché
désorganisé,
pour
peu
que
l’on
imagine
le
bon service,
la
bonne
offre,
et
l’opportunité
d’une
écoute
plus
asée,
plus
immédiate,
plus
individuelle,
grâce
à la
technologie
numérique.
C’est
cette
réflexion
qui
a présidée
à la
création
du
label
ONBA
live
qui
en
est
à son
4”
opus.
Au-delà d’un
label
propre
de
l’ONBA,
il existe
un
enjeu
d’enregistrements
de
musiques
de
films
et de jeux vidéo.
Ce
marché
était
depuïs
les
années
1980
dominé
par
les
formations
d’outre-manche,
mais
depuis
quelques
années
plusieurs
institutions
musicales
continentales
ont
relevé
ce
défi.
Mais
pour
cela,
il
conviendra
de
regarder
le
modèle
d’organisation
(accord
audiovisuel
de
l’ONB)
afin de
le
rendre
encore
plus
pertinent.
De
même,
les
projets
de
captations
des
productions
de
l’ONB,
pénalisés
par
des
accords
audIovisuels
datés
et
multiples,
sont
actuellement
en
cours
de
renégociation.
Afin
d’envisager
de
pouvoir
réellement
s’inscrire
dans
ces
projets
incontournables
en
terme
d’images,
une
renégociation
des
accords
audiovisuels
s’impose avec
l’ensemble
des forces
permanentes
de
la
maison.
Les
tournées
nationales
et
internationales
Au
regard
de
la
renommée
de
Marc
Mtnkowski,
de
nombreuses
propositions
de
tournées
sont
à l’étude,
Elles
sont conditionnées
par
leur
fragile
équilibre
économique.
C’est
aujourd’hui
un
réel frein
pour
le
développement
de
la
renommée
de
l’orchestre
et
du
ballet.
Toutefois,
notre
volonté est
de
pouvoir
programmer
une
tournée
de l’orchestre
ou
du ballet
une
fois
par
an.
En
2018,
choeur
et
orchestre
de
I’ONB
seront
à
‘Opéra-Comique
pour
Marouf
et
le
Ballet
en
Espagne
à Terrassa.
20/34
103>
Refondre
la
communication,
renforcer
les
relations
presse
et
la
communication
digitale
Larrivée
de
la
nouvelle
direction
a conduit
au
renouvellement
de
l’identité
visuelle
de
l’ONB,
notamment
au
travers
l’élaboration d’une
nouvelle
charte
graphique.
Dans
le
même
temps,
le
site
internet
de
l’ONB
a été
totalement
repensé
dans
ses fonctionnalités
et
son
esthétique.
Sur
la
base
de
ces
éléments
structurants,
la
politique
de
communication institutionnelle
doit
désormais
oeuvrer
à
la
médiatisation
de
ce
futur projet
d’établissement
et
contribuer
au
développement
de
l’image
de
l’ONB
en
France
mais aussi
à l’échelle
européenne.
Une
communication,
des
communications
Afin
d’imposer
une
image
forte
et
une
marque
unique
«
Opéra
National
de
Bordeaux
»,
les
choix
de
communication ont
eu
toutefois
tendance
à
ne
pas
valoriser
les
spécificités singulières des trois
démarches
artistiques
: lyrique,
symphonique et
chorégraphique.
Les
limites
de
ce choix
sont
-
Une
certaine
dissolution
des
entités
artistiques
au
sein
d’une
marque
unique
et
jugée
parfois
trop
institutionnelle,
-
Un
manque
de
lisibilité
des
lignes
de
programmation pour
les
amateurs
portés
sur
une
discipline,
Il conviendra de
trouver
pour
l’avenir
le
bon
et
difficile
équilibre
qui
aide
à
une
communication
claire
tout
en
revendiquant
et
présentant
la
triple
mission
de
l’ONB.
Les
relations
presse
Afin
de
gagner
en
visibilité
et
d’attirer
des
mécènes
et
autres
soutiens,
il est
aujourd’hui
indispensable
que
l’ONB
(que
ce
soit
au
travers
de
sa
programmation,
de ses
personnalités
artistiques,
de
ses
réalisations
techniques,
de
ses initiatives
en
matière
d’action
culturelle,
de
son
patrimoine...),
soit
plus
présent
dans
les
médias.
L’ONB
veillera
à se faire
accompagner
d’une
agence
de
presse
spécialisée,
à avoir
une
politique
d’accueil
et de
prise
en
charge
des
journalistes
adaptée
mais aussi
à organiser très
régulièrement
des
événements
de
relations
publiques. La
communication
digitale, un
levier
encore
sous-exploité
La
mise
en
place
de
compétences
en
communication
digitale
reste encore
récente
à
I’ONB
(fin
2013).
Une
première
phase
de
développement
a
permis
de
refondre
le
site
internet,
d’engager,
en
parallèle,
une
communication
sur
les
réseaux
sociaux
et
de
constituer
une
communauté importante
mais
qui
tend
à ce
jour
à
stagne
r.
li est
capital aujourd’hui
de
relancer
cette
dynamique
qui
ne
peut
que
contribuer
à
un
brassage
de
profils
de
personnes
connectées
et
donc
à une diversité
potentielle
de
nouveau
public
à capter.
Elle
contribue
par ailleurs
très
fortement
à améliorer
la
lisibilité
de
l’action
de
l’ONB
dans
toutes
ces
composantes, artistiques,
sociales
et
territoriales. Deux
axes
sont
à
prioriser
dans
ce
champ
de
la
communication
digitale
: le
développement
des
ressources
multimédias
de qualité
permettant
de nourrir
cette
communication
et
l’e-marketing.
)
e
Grand-Théâtre:
un
joyau
patrimonial
de
renommée
européenne
à mieux
valoriser
L’ONB
a
un
immense
atout
le
Grand-Théâtre,
théâtre
à
l’italienne
du
XVlllème,
figurant
parmi
les
plus
beaux
d’Europe
encore
en
état
de
marche.
Le
Grand-Théâtre,
fleuron
de
la
Route
des
Théâtres
historiques de
France
En
2012,
naissait
un
vaste
projet
européen
ayant
pour
but
la
mise
en
valeur
de
l’extraordinaire patrimoine
que
représentent
les
théâtres
historiques
d’Europe.
Initié
par
Perspectiv
(Association
des
Théâtres
Historiques
d’Europe)
et
avec
le
soutien
du
Programme
Culture de
l’Union
Européenne,
ce
projet
a permis
l’ouverture
de
divers circuits
offrant
au
public
la
possibilité de
découvrir de
nombreuses
merveilles
théâtrales
aux
quatre
coins
du
continent.
Exploitant
l’un
des
plus
beaux
théâtres
européens,
l’Opéra
National
de Bordeaux
a ainsi
été
sollicité
pour
piloter
la
création
de
la
Route
de
France.
Ouverte
le
27
mars
2017,
elle
rassemble
des
lieux
emblématiques
de
la
richesse
et
de
la
diversité
du
patrimoine
théâtral
hexagonal.
Les
grandes
institutions
y sont
représentées
dans
leur
diversité, des
joyaux
du
XVIII
siècle
que
sont
les
théâtres
Montansier
et
Grand-Théâtre
de
Bordeaux,
à
la
splendeur
ultérieure
des Odéon,
Célestins,
Châtelet,
Palais
Garnier...
2 1/34
104Mais
la
Route
ménage
aussi
d’extraordinaires
découvertes
depuis
le
Petit
Théâtre
de
la
Verrerie
du
Creusot
jusqu’au
Théâtre
de
marionnettes
du
fils
de George
Sand,
en
passant
par
le
Théâtre
du
Peuple de
Bussang
surgissant
de
la
forêt
des
Vosges,
Au
coeur
du
développement
du
tourisme
sur
la
métropole
bordelaise
Au
regard
de
l’essor
considérable
du
tourisme
sur
la
région,
notamment
sur
Bordeaux,
le
GrandThéâtre
doit
être
beaucoup
plus
accessible
à
ce
public
en
situation
touristique,
que
ce
soit
pour
découvrir
ce
patrimone
architectural
mais
aussi
la
richesse
de
sa
programmation.
Un
plan
de
développement est
en
cours
d’élaboration,
afin
d’augmenter
l’offre
de
visites,
des
supports
de
médiation
adaptés
et
d’offres
couplées
(visite
/ spectacle)
avec
l’a
ppui
de
professionnels
du
secteur.
C’est
un
lieu
qui
se
prête
aussi
parfaitement
à l’accueil
de
propositions
artistiques
originales.
A
titre
d’exemple,
le
partenariat
avec
le
FRAC,
le
CAPC
et
la
Compagnie
111
d’Aurélien
Bory
a
permis
de
proposer
au
Grand-Théâtre
pendant
l’été
2017,
dans
le
cadre
de
bordeaux
paysages
2017,
une immersion
dans
l’art
contemporain
sur
la
thématique
du
paysage
à 15
000
visteurs.
Il s’agit,
au-delà
dun
enjeu
de
rayonnement,
d’identifier
un
levier
potentiel
de
ressources
propres.
Cet axe
stratégique
contribuera
de
manière
indiscutable
à
conforter
l’ONB,
comme
facteur
d’attractivité
du
territoire,
enjeu
majeur
du
développement
économique
régional.
4.1.2
Etre
au
coeur
de
la
vie
culturelle,
sociale
et
économique
de
la
métropole
bordelaise
et
de
la
Nouvelle-Aquitaine
L’ON
B
a vocation
à
être
au
coeur
de
l’actualité
artistique,
à
ouvrir
ses
portes
à
un
public
abordé
dans
toute
sa
diversité
(amateurs, mélomanes
avertis,
artistes
en
devenir,
jeunes
et
moins
jeunes,
entreprises,
mécènes,
..) et
à rayonner
sur
la
métropole
bordelaise
et
dans
l’ensemble
de
la
Région
Nouvelle-Aquitaine.
Avec
sa
triple
mission
(lyrique,
symphonique
et
chorégraphique)
et
l’ensemble
de
ses
activités
de
productions
et
de
diffusion,
dans
ses
salles
mais
aussi
hors
les
murs,
les
liens
sont
très
nombreux
et
donnent
lieu
â
des
propositions
pour
les
publics
extrêmement
variées
Ils
peuvent
encore
être
renforcés et
surtout
diversifiés.
>
L’ONB,
votre
opéra
e
projet
présenté
ici
même
n’a
pas
vocation
à avoircomme
seul bénéficiaire,
un
public
fidèle
et
abonné.
Il s’adresse
bien au
contraire
à
une
pluralité
de
spectateurs
potentiels,
notamment
un
public
de
proximité
considéré
dans
toute
sa
diversité.
Il
importe de
ne
pas
réduire
la
question
de
la
diversification du
public
à
une
démarche
d’ordre
pédagogique,
d’actions
culturelles
et éducatives,
d’offres ciblées envers
«les
scolaires,
les
jeunes,
les
étudiants
».
Ces
initiatives
indiscutables
(abordées
dans
le
chapitre
4
1.3)
peuvent
laisser
de
côté,
parce
qu’elles
n’ont
pas
été
conçues
avec
cet
objectif,
toute
une
frange de
public
potentiel
appelé
aussi
«
large public
».
Plutôt
que
de
parler
de
renouvellement
des
spectateurs,
ce
qui
pourrait
signifier
l’exclusion
de
celles
et
ceux
qui
sont
fidèles
depuis
tant
d’années,
alors
que
c’est
tout
le
contraire
qui
est
recherché,
il conviendrait
aujourd’hui de
construire
une
politique
de
relations
avec les publics
prenant
en
compte
leur diversité.
Celle-ci
réside
tant
dans
les
profis
de
ces
parties
prenantes
(familles,
jeunes
couples,
seniors,
comités
d’entreprises
et
entreprises,
associations
culturelles,
socio-culturelles,
caritatives
..,),
dans
leur
origine
géographique
et sociale,
dans
leur
niveau
de
pratiques
culturelles
(inexistantes
pour
certains,
très
développées
pour
d’autres), que dans
leurs
attentes
(plus
ou
moins
explicites).
Dans
ce
nouveau
contexte,
l’enjeu
réside
dans
l’élaboration d’une
offre
renouvelée
et
communiquée
de
manière
adaptée,
envers
des
publics
potentiels
et
disponibles.
Cela
peut
se
traduire
par
22/34
105-
L’évolution du
périmètre
artistique
de
la
programmation
ciné
concert,
concert
électro symphonique,
spectacle
jeune
public,
projet
participatif,
exposition,
débat,
atelier
de
pratique,
...
etc
-
L’évolution
du
calendrier
de
programmation,
à l’instar
des
concerts
progra
mmés
à l’heure du
déjeuner
en
semaïne
(midi
musical),
sur
le
créneau
de l’afterwork
(apéro concert
du
Choeur) ou les
concerts
famille
de
nouveau
le
dimanche
à
partir
de
la
saison
2018/2019.
lI s’agit
aussi
de
s’adapter
à des
publics
de
proximité en
demande
d’offres
culturelles
pendant
les
vacances
scolaires
ou
bien
encore
de
clients
de
passage
dans
la
région
en
période
touristique.
-
La
prise
en
considération
de
l’ensemble des
personnes
accueillies
dans
nos
murs
en
tant
que
« public
»,
(que
ce
soit
dans
le
cadre
de
la
location
des
espaces
à
des
entreprises
ou
organismes,
d’événements
caritatifs,
de
touristes
de
passage
venant
découvrir
le
volet patrimonial
du
Grand-Théâtre,
etc...).
A
ce
public
doit
correspondre
des
propositions
permettant
de
créer
une
passerelle
avec
l’activité
de
la
maison
d’opéra.
-
L’organisation
régulière
d’opérations
hors
les
murs,
à caractère
événementielles
et
de
nature gratuite
(retransmissions
sur
écran
géant
d’un
spectacle,
concert
participatif,
impromptu
dans
l’esprit
des
flashs
mobs....)
L’objectif
est
que
tout
à chacun,
résidant sur
le
territoire
de
la
Nouvelle Aquitaine,
puisse
par
des chemins
différents,
avoir
l’occasion
de se
saisir
d’une de
nos
propositions,
de
façonner
sa
propre
trajectoire
de
spectateur,
ou
bien
encore
de
développer
un
sentiment
d’appartenance
et
que
l’ONB,
soit une
source de
fierté.
Pour
une présence
plus
dense
et
diversifiée
sur
le
territoire
régional
On
pourrait
dire
historiquement
que
la
présence
de
l’ONg
sur
le
territoire
régional
se
résumait
à une
diffusion
de
ses
forces
artistiques
présence
de
l’orchestre
et
du
ballet
dans
le
cadre de
la
programmation
de
scènes
partenaires. Avec
le
temps,
l’ONB
a diversifié
les
actions
dites
de
«
décentralisation
».
Cela
se
traduit
concrètement
aujourd’hui
par
-
Une diffusion
régulière
des
forces
artistiques.
l’enjeu
qui
reste
d’actualité
pour
les
années
à venir,
sera
de
pouvoir veiller
à s’inscrire
dans
des
projets
de
territoire
et
d’imaginer
des
formes
adaptées
(exemple
le
projet
de
création
d’un
ballet
jeune
public
pour
un
réseau
de
scènes
dans
les
Landes
pour
2018/2019),
-
la
programmation
de
compagnies
régionales
à
l’Auditorium
de
l’Opéra
ou
le
Grand
Théâtre, véritables
vitrines régionales,
-
Une
aide
à la
production
à des
structures
régionales,
Les
actions vers
les
publics
de
l’action
culturelle,
notamment
scolaires
à l’échelle
de
l’académie
du
Rectorat de
Bordeaux
cf.
Chapitre
4.1.3
L’action
culturelle
et
l’éducation
artistique
et
culturelle Une
relation
forte
avec
les
jeunes
artistes
en
devenir
à
titre
d’exemple,
la
politique
d’engagement
des
jeunes
chanteurs
installés en
région;
projet
de
I’ONBA
intitulé C(h)oeur
d’orchestres
avec
une
académie
à développer,
qui
serait
proposée
aux
musiciens
amateurs
de
la
région,
aux
élèves
et étudiants
des
établissements
d’enseignement
artistique,
aux
artistes
professionnels,
...
cf
.
Chapitre
4.1.3
L’ONB,
un
lieu
de
transmission
et
un
levier
crucial
pour
l’insertion
professionnelle
des
artistes
-
Une filière
de
formation
technique
liée aux
métiers des ateliers
de
décors
et
costumes...
cf.
Chapitre 4.1.3
L’ONB,
un
lieu
de
transmission
et
un
levier cruciol
pour
l’insertion
prafessiannelfe
des
artistes
Ces
projets doivent
pouvoir
se
réaliser
dans
des
modalités
économiques
viables
pour l’ensemble
des
parties
prenantes
et
dans
un
esprit
partenarial,
afin
de
développer
collectivement
un
écosystème
riche et
durable
pour
le
spectacle
vivant en Nouvelle
Aquitaine.
>
A
l’Auditorium
de
l’opéra,
une
programmation
et
une
activité de
transmission
au
rayonnement
régional
23/34
106Depuis
l’ouverture
de
l’Auditonum
de
l’Opéra
en
janvier
2013,
la
situation
dans
le
paysage
régional
a
été
bouleversée,
Bien
qu’étant
attendue
depuis
des
années,
cette
mise
sur
la
carte
régionale
d’une
nouvelle
salle
de
concert
n’a
pas
eu
tous
les
effets
escomptés.
L’Auditorium
de
l’Opéra
a vocation
à
rayonner
bien
au-delà
de
la
métropole
bordelase,
car
c’est
une
salle
à dimension
régionale.
Il
est important
d’intégrer
LAuditorium de
l’Opéra
dans
le
cadre
plus
général
des
liens,
du
rayonnement
et
de
l’implication
de
l’ONB
dans
e
développement
culturel
régional et
cela
de
deux façons
-
Par
un
renforcement
de
la
communication
de
la
programmation
de
I’ONBA
au
niveau régional
comme
outil
structurant
de
la
politique musicale régionale.
-
Dès
lors,
il
serait
aussi
intéressant
de
développer
à
l’Auditorium de
l’opéra,
à
côté
de
la
programmation
de
l’ONBA,
une idée
de
Maison
de
la
Musique
accueillante
pour
nombre
de
musiciens.
La
proposition
de
la
Maison
de
la
Musique
représente
l’accompagnement
lisible
de
la
mise
en
place
d’une
offre
globale,
c’est-à-dire
une
offre
diversifiée
qui
résulte
de l’ouverture
du
périmètre
artistique
de
I’ONB.
Cette
idée
de
Maison
de
la
Musique
signifie
aussi
une
meilleure
communication
d’une
programmation
d’artistes
et
d’ensembles
invités
aux
côtés
des séries
de
concerts
de
I’ONBA.
En
partenariat
avec
les
scènes
pluridisciplinaires
de
la
région
Nouvelle-Aquitaine,
cette
Maison
de
la
Musique
sur
le
territoire
de
la
Région
Nouvelle-Aquitaine
peut former
un
réseau
de
diffusion
et
de
productions
centré
sur
la
musique
en
direct
qui
pourrait
programmer des
artistes
professionnels de
la
vie
musicale
de
ta
Région
Nouvelle-
Aquitaine
(Orchestre
de
chambre
Nouvelle
Aquitaine,
Orchestre
de
l’Opéra
de
limoges,
Ars
Nova,
Orchestre
de
Pau,
,,.),
mais
aussi,
dans
un
cadre
d’action cultuelle,
des
amateurs
à l’image
du
projet
Tutti
avec
des
chanteurs amateurs
ou
Choeur
d’orchestres
avec
les
musiciens
amateurs.
Dans
cette
dynamique,
s’inscrit
aussi
pleinement
le
projet
de
I’ONBA
de
mettre
en
place,
sous
réserve
des
conclusions
d’une
étude
de
faisabilité, une
« académie
»
intitulée
Choeur
d’orchestres,
dans
la
lignée du
Festival
homonyme
(cf.
Chapitre
4
1.3
L’ONB,
un
lieu
de
transmission et
un
levier
crucial
pour
l’insertion
professionnelle
des
ortis
tes).
L’Auditorium
de
l’opéra
-
Maison
de
la
Musique
peut
être
un
espace
de
rencontres,
d’expertises,
de
productions,
de
transmissions
qui
s’appuie
sur
les
forces
artistiques
et
pédagogiques
régionales.
Il
n’est
pas
dans
notre
volonté
en
défendant
ce
positionnement,
de
vouloir
s’enfermer
dans
les
murs
d’un
auditorium.
L’un
des
enjeux
sera
aussi
d’élaborer
et
programmer
collectivement, des
tournées
sur
le
territoire
régional
et
des
petites
formes
adaptées
aux
contraintes
des
scènes
du
territoire
(cf
point
développé
précédemment).
>
Le
Grand-Théâtre
une
vitrine
pour
la
danse
pour
Bordeaux
et
la
Région
Nouvelle-Aquitaine
Le
projet
de
l’ONB
rassemble
dans
sa
triple mission
une
diversité de
programmation.
Cette
diversité
doit
se
retrouver
dans
les
liens
que
l’CNB
doit
tisser
avec
le
territoire
régional.
Le
Grand-Théâtre
doit
pouvoir
programmer
des soirées
de danse
présentant
la
richesse
chorégraphique
régionale,
et
ce
en
lien
avec
les
autres
scènes
régionales.
La
présence
de
compagnies
invitées
participe
là
aussi
de
la
diversification
des
pubhcs.
Elle
doit
s’inscrire
dans
un
dialogue
fructueux
avec
la
programmaton
du
Ballet.
Au-delà de
la
programmation,
un
partenariat
fort,
au
travers
du
Pôle
chorégraphique
du
Sud-Ouest,
unit
les
trois
ballets
dits
classques
ou
néo-classiques
de
ce
territoire.
Comme indiqué
précédemment
(cF.
Chapitre
3.2.4
Ouverture
et
transmission),
ce
pôle
souhaite
véritablement
valoriser
ce
genre
artistique
et
au
travers
d’un
concours
de
jeunes
chorégraphes,
dynamiser
la
création
et
la
faire
connaître.
Le
Grand-Théâtre
accueillera
la
finale
de
ce
concours
en
mai
2018
et
la
création,
fruit
d’une
résidence
d’un
lauréat,
sera
programmée
sur
sa
scène
en
2019 avec
les
danseurs
du
ballet
de
l’ONB.
24/34
107>
Des
ateliers
de
décors
et
costumes
: une
ressource
régionale
Les
ateliers
de
décors
et
de
costumes
de
l’ON
B pourraient
devenir
un
lieu
de
ressource
unique
et
un
véritable
atout
pour
la
Région,
et
ce,
à plusieurs
titres
-
En
tant
que
Lieu
de
fabrication
de décors
et
costumes
et
d’expertise,
pour
le
bénéfice
des compagnies
de
la
Région
Nouvelle-Aquitaine,
-
En
tant
qu’animateur
d’une
filière
de
formation
des
métiers
du
spectacle
(option
costume
et
décor)
-
En
tant
que
plate-forme
de
stockage
Depuis
2015,
le
directeur technique
de
l’ONB
travaille
à un
projet
de
préfiguration
d’ateliers
décors
et
costumes
partagés.
Cela
a fait
l’objet
d’une
présentation
aux
membres
du
Conseil
d’administration.
Au
regard
d’opportunités
clairement
identifiées
à ce
jour
et
de
la
nécessité
d’investissements
conséquents
pour
maintenir
l’activité
actuelle
de
production,
il est
important
à ce
jour
de
relancer
la
réflexion
à partir des
trois
axes suivants
La
fabrication
pour
autrui
L’Opéra
National
de
Bordeaux
dispose
d’ateliers
de
constructions
de
décors
et
de
fabrication
de
costumes
pour
ses
propres
productions
destinées
à être
présentées
à son
public.
L’opéra
souhaiterait
également fabriquer
des
décors,
costumes
et
accessoires
en
dehors
des
besoins
de
ses
propres
productions
et
à destination
de
partenaires
ou
institutions
du
secteur
de
spectacle
vivant.
Ces
prestations
complémentaires
permettraient
de
densifier
le
planning
de
travail
et
de
fabrication
de
ses
équipes
en
période
de
moindre activité,
de valoriser
le
coût
salarial
des
équipes
permanentes
et
de
développer
leur savoir-faire.
La
qualité
de
l’outil
de
production
les
mobiliserait
sur
des
projets valorisants
de
construction pour
de
grandes
scènes
nationales
et
internationales.
Cela
permettrait
en
outre
de
générer
des
recettes
d’ingénierie.
La
création
d’une
filière
de
fomiatiori
technique
liée
aux
métiers
de
la
couture
et
fabrication de
décors
L’Opéra
National
de
Bordeaux
attache
une
importance
particulière
à la
transmission
des savoir-faire
de
ses métiers
rares
pour
faire
face
aux
demandes
des
décorateurs
et
metteurs
en
scène.
0e
nombreux
stagiaires
et
apprentis
sont
formés
tous
les
ans
au
sein
des
ateliers
de
conception
de
décors
et
de
couture.
L’Opéra
National
de
Bordeaux
souhaite
aujourd’hui
pouvoir
former
au
sein
de ses
ateliers des
artisans
autres
que
ses
salariés
permanents,
afin
de
perpétuer
les
savoirs
faire
et
garantir
la
pérennisation
de ces
métiers rares.
L’Opéra
pourrait
se
positionner
en
tant
que
pôle
de
formations complémentaires
aux
formations
déjà
existantes.
Pour cela,
il est
essentiel
que
l’opéra
s’inscrive
dans
un
processus
de
formation
pris
en
charge par
les
entreprises
(taxe
d’apprentissage)
et
par
la
Région
(formation
supérieure
et
formation
professionnelle).
La
mise
en
commun
de
ressources
Certaines
compagnies
ou salles
de
théâtre
de
la
Région
Nouvelle
Aquitaine
sont
en
recherche
de
lieux
de
stockage
et
de
construction
de
leurs
décors
et/ou
costumes.
L’ONB
souhaiterait
donc
mettre
en
commun
ses
ateliers
de
décors
et
couture
afin
d’y
partager
ses
espaces
de
travail
et
son
matériel
avec
d’autres acteurs
culturels
du
territoire
aquitain.
L’ONB
dispose
d’un
certain
savoir-faire
et
d’une
certaine technicité
qu’il
peut mettre
à profit
d’un
écosystème
en
demande.
Plus
particulièrement,
l’Opéra
se
rapprocherait,
dans
un
premier temps,
du
Théâtre
national
de
Bordeaux
Aquitaine
qui
est
aujourd’hui
en
demande
d’un
nouvel
espace
pour
construire
et stocker
ses
décors.
0es
rapprochements
entre
l’ON
B,
les
Ateliers
de
l’Opéra
de
Limoges
et
ceux
du
Théâtre
du
Capitole
de
Toulouse
sont
en
cours
pour
que
ces
trois
institutions
puissent
s’entraider
en
cas
de
surcharge
d’activité
et/ou
de
complémentarité
de
leur
savoir-faire.
Puis,
dans
un
second temps,
il serait essentiel
qu’une
étude
soit
réalisée
pour recenser
les
besoins
précis
des
compagnies et
salles
de
théâtres
de
la
région
afin
de
déterminer
les
conditions
de
mise
en
partage
des
espaces.
25/34
1084.1.3
Accompagner,
transmettre
et
formei’
Cette
troisième
orientation
stratégique
constitue
un
véritable
engagement
pour
l’ONB,
qui
depuis
des
années,
velle
à mettre
en
oeuvre
des
dispositifs
pour
offrir
un
accompagnement
de qualité
pour
des primo
spectateurs
et
proposer
des
actions
de
transmission
et
de
formation
pour
des
publics
amateurs
ou
en
vOie
de
professionnalisation. Cet
engagement
que
l’on
pourrait
qualifier
de
citoyen
répond
pleinement
à une
mission
de
service
pub:ic
et
vise
à
favoriser
l’accessibilité
de
notre
offre
à
l’ensemble
des
citoyens
quelque soient
ses origines
géographiques
et
sociales,
à partager
une
passion
et
à transmettre
un
savoir-faire.
L’action
culturelle
et
l’éducation
artistique
et
culturelle
L’ONB
développe
de
manière
ndiscutable,
depuis
de
nombreuses
années,
un
certains
nombres
d’actions
culturelles
qui
enrichissent
la
démarche
du
projet artistique
et
créent
des
liens
de
l’opéra
avec
tout
un
éventail
de
spectateurs
qui ne
viendrait
pas
ou peu
goûter
à la
programmation.
Env.
20
000
spectateurs
par
saison
assistent
à la
programmation
jeune
public
dont
50%
en
temps
scolaire
A
ce
jour,
ce
sont
plus
de
15
000
scolaires
de
l’Académie
de
Bordeaux
qui,
chaque
saison,
viennent
à minima
voir
un
spectacle
de
l’ONB.
60%
des
productions
de
l’ONB
accueillent
ainsi
du
public
scolaire.
Au-delà
du
champ
de
l’EAC,
l’ONB
a
développé
depuis
quelques
années,
des
projets
participatifs
avec
des
amateurs
de
différents
milieux
(géographiques,
sociaux,
...),
tels
qu’un
orchestre
de
jeunes
DEMOS
Bordeaux
Métropole
Gironde,
Le
festival
Choeur
d’Orchestres,
te
labo
de
la
danse,
le
concert
participatif
Tutti
avec
les
chorales
amateurs
de
la
région,
...
L’ONB
a aussi
largement
investi
le
champ
médico-social.
Quelques
chiffres
complémentaires
pour
illustrer
notre forte
implication
dans
ce
domaine
2
200
étudiants
sont
accueillis
chaque
saison
sur
des
événements
« étudiants
»
(hors
programmation
généra
le)
Un
axe
fort
a été
développé
autour
de
projets
participatifs, invitant
sur
scène
des
artistes
amateurs
de
tous
niveaux
et
dans
les
différents champs
artistiques
(danse, musique,
chant,
...).
Etre
1
000
et
1 500
amateurs
sont
mobilisés
chaque
saison
pour
se
produire
aux
câté
de
nos
artistes
professionnels dans
nos
salles
ou
hors
les
murs
V
Dont
400
choristes
amateurs
issus
de
8
chorales
de
Bordeaux
et
de
Gironde,
dans
le
cadre
du
concert
participatif
Tutti
(aux
cotés
des
180
artistes
professionnels
mobilisés
pour
les
accompagner
sur
le
Requiem
de
Verdi).
V
Dont
114
enfants
de
l’orchestre
DEMOS
impliqués
issus
de
8
territoires
sur
la
Gironde
et
de
37
écoles,
370
ateliers
/ saison,
11
référents
sociaux
et
30
intervenants
artistiques
pour
les
accompagner
L’ensemble
des
dispositifs
d’action
culturelle
et
des
manifestations
événementielles
grand
public
fédèrent
plus
de
50000
participants.
Pour
les
prochaines
années,
en
complément
et
en
renforcement
des
actions
déjà
menées
il faudra
-
sensibiliser
inlassablement
les
plus
jeunes,
pour
répondre
à ce
défi
d’une
éducation
artistique
et
culturelle
pour
tous
-
proposer
une
expérience
de
spectacle
enrichie,
mettant
en
oeuvre
des
supports
innovants
(en
exploitant
notamment
le
numérique,
le
réseau
des
salles
de
cinémas,
...)
-
offrir
aux
amateurs
une
programmation
exigeante,
de
très
grande
qualité
et
des
espaces
dans
lesquels
ils
peuvent
être
en
dialogue avec
les
professionnels
voire
même,
partager
la
scène
-
contribuer
à la
professionnalisation
de
ce
champ
de
travail
(PREAC
art
lyrique)
26/34
109Cette
liste
n’est
en
rien
exhaustive,
mais
elle
souligne
le
vaste
champ
d’actions
imaginables,
souhaitables,
possibles
et
/ ou
réalisables dans
le
cadre
d’un
modèle
économique
et
d’organisation
qui
doit
évoluer
afin
d’intégrer
ces
nouveaux besoins
et demandes
aux
côté des
orientations
stratégiques.
Il
est
important
en
outre
de souligner
que
cela
nécessite
d’avoir
une
capacité
d’accueil
importante
sur
la
programmation
de
l’ON
B
afin
que
ces
«
nouveaux
»
publics
puissent
avoir
un
accès
aux
titres
du
répertoire,
L’expérience
de
projections
d’opéras
dans
les
cinémas
(comme
en
2014 avec
La
Bohème
dans
toute
l’ex
Aquitaine)
permet
certes
de
s’affranchir des
contraintes
géographiques
et
tarifaires
mais ne
remplace
en
rien
le
fait
de
se
rendre
dans
une
salle
pour
assister
à un
spectacle.
Nous
devons
réussir
à relever
ce
défi
de
l’élargissement de
notre
public
malgré
la
contrainte
d’optimisation
de
la
fréquentation
et
donc
de
recettes propres
au
regard
des
enjeux financiers
qui
pèsent
sur
la
structure.
L’objectif
est
aussi
de
pouvoir
créer
des
passerelles
entre
les
dispositifs
afin
de
construire
des
liens
durables
avec
ces
publics.
Prenons
l’exemple
de
l’orchestre
DEMOS
Bordeaux
Métropole
Gironde.
Une
réflexion
est
en
cours
afin
de
proposer
aux
114
enfants
en
phase
d’initiation,
de pouvoir
poursuivre
cette
aventure
musicale
directement
au sein
d’établissement
artistique
de
leur
territoire
voire
même d’être intégrés
au
festival Choeur
d’Orchestres.
L’autre
passerelle
actuellement
en
cours
d’élaboration est
celle
des
établissements
scolaires.
Ces
jeunes
sont
inscrits
dans
37
écoles
différentes.
Un
dialogue
est
en
cours
afin
de
proposer
aux
établissements
concernés
de
s’inscrire
dans
des
parcours
académiques
et
qu’ainsi
la
dynamique
enclenchée
au
travers
de
quelques
élèves,
puisse
essaimer
au
sein
des
établissements.
Ces
actions
n’ont
de
sens
que
si
elles
sont
portées
et
développées par
les
artistes
de
l’ONB,
avec
l’appui
ponctuel
d’intervenants
extérieurs.
Et
d’autre
part,
elles
sont
intrinsèquement
liées
à
la
programmation
générale.
Des
propositions
artistiques
dites
«
jeune
public
»
peuvent
venir
s’y
intégrer
afin
de nourrir
une
thématique,
proposer
une
approche
pluridisciplinaire
particulièrement
adaptée
à des
publics non
connaisseurs
ou
combler
des
champs
artistiques
peu
couverts
par
nos
propres
forces
permanentes
(baroque
par exemple).
Ce
champ
d’actions
s’appuie
enfin
sur
un
écosystème
régional
de
partenaires
relais
représentatifs
des différents
secteurs
concernés
Education Nationale,
le
secteur
de
l’animation
socio-culturelle,
les
structures
d’enseignement
artistique,
des
établissements
médicaux,
les
associations
investies
dans
le
champ
du
handicap
>
L’ONB,
un lieu
de
transmission
et
un
levier
crucial
pour
l’insertion
professionnelle
des
artistes
La
philosophie
générale
du
projet
de
Marc
Minkowski (Maison de
Famille,
Opéra
en
Réseau...)
développe
fortement
l’idée
d’une
forte
implantation
et
d’un
rayonnement
à partir
du
territoire
régional.
De
cette
ambition
découle
notamment
la
responsabilité d’être
un
lieu
incontournable
de
transmission
et
un
levier
crucial
pour
l’insertion
professionnelle
des
artistes.
L’ONB
a toutes
les
ressources nécessaires
pour
jouer
un
rôle
indispensable
dans
l’émergence et
la
carrière
de
jeunes
artistes,
notamment
régionaux.
Dans
les
champs
artistiques:
Nombre des
artistes
de
I’ONB
interviennent,
Soit
de
manière
régulière
en
tant
que
musicien
enseignant,
soit
de
manière
ponctuelle,
en
tant
qu’intervenant,
dans
le
cadre
de
l’enseignement
dispensé
par
les
établissements
de
la
région
(CRR,
PESMD,
écoles
de
musiques
de
I’UDEA
33
ou de
I’UDAM
33,
écoles
de
danse,
...).
Au-delà
de
cette
activité
d’enseignement,
qui
impacte
pleinement
le
planning
de
l’ONB,
l’enjeu
porte
davantage
sur
notre
action
en
matière
de
transmission
et
d’accompagnement
des carrières
de
jeunes
artistes.
Au
niveau
du
chant
Les
distributions
des
productions
lyriques
à venir
montrent
clairement
le
choix
de
favoriser
le
développement
d’un
bassin
d’emploi
artistique
régional.
Cet
engagement
passe
aussi
par l’organisation
d’un
concours international de
chant
de
l’opéra
prévu
pour
2018. 27/34
110Salvatore
Caputo
a en
outre
mis
en
place
le
poste
d’assistant
chef
de
Choeur,
ouvert
à de
jeunes
chefs
de
choeur
pour
des
périodes
de
6 mois, afin
de
compléter
leur
formation.
Au
niveau
instrumental
Fort
du
succès
du
Festival
Choeurd’orchestres,
lauréat
en
2016
du
Prïx
de
l’Enseignement
musical,
I’ONBA
souhaite
développer
un
projet
structurant
de
transmission
de
la
pratique orchestrale
l’académie
Choeur
d’Orchestres.
Le
principe
est
né
de
la
volonté
des
musiciens
de
l’ONBA
de
transmettre
le
savoir-faire
spécifque
de leur
métierselon
une
organisation
orginale
d’un
musicien
pour
un
académicien
et
de
réinventer
une
relation
forte
avec
les
musiciens
amateurs,
en
voie
de
professionnalisation
et
experts.
L’académie
Choeur
d’Orchestres
souhaite
s’adresser
à
tous
les
musiciens
amateurs,
aux
élèves
musiciens
de
la
nouvelle-Aquitaine
(âgés
de
+
de
12
ans),
aux
étudiants
en
formation
professionnelle
(Cycle
d’Orientation
Pro
des
Conservatoires
à
Rayonnement
Régional!
Pôles
Supérieurs),
aux
musiciens
professionnels
(professeurs
etc.).
Ce
concept
simple
mais
ambitieux
de
l’Académie
e
C(h)oeur d’Orchestres-Onba
»,
renouera
les
liens
entre amateurs
et professionnels,
développera
le
principe
de
l’apprentissage
du
musicien,
et
ouvrira
une
nouvelle
voie
aux
missions
du
musicien
d’orchestre
Il permet
de
compléter
la
formation
musicale
proposée
par
les
établissements d’enseignements
artistiques.
La
transmission
est
une
part
de
l’apprentissage
qui
ne
peut
se suffire
du
verbe
de
l’enseignant
mais
doit
se
vivre,
se
partager,
être
ressentie.
L’exemple
est
sa
pierre d’angle.
Le
«
Un
pour
Un
»
créera
ce
trait
d’union
innovant
dans
le
paysage
de l’apprentissage
musical.
Il permet
enfin
d’agir
véritablement
sur
la
dynamique
de
fréquentation
de l’auditorium, en
créant
de
véritables
liens
relationnels entre
les
professionnels,
les
amateurs
et
les
artistes
en voie de
professionnalisation.
Au
niveau
de
la
danse:
Dans
le
cadre
du
Pôle
de
Coopération Chorégraphique
du
Grand
Sud-Ouest,
avec
le
soutien
du
Ministère
de
la
Culture
et
de
la
Communication,
3 ballets
: Malanda:n-CCN
de
Barritz,
ballet
du
Capitale
de Toulouse et
enfin
celui
de
l’ON
B,
s’unissent
pour
coorganiser
le
concours
de
jeunes
chorégraphes
classiques
et
néo
classiques
A
la
c1é,
un
accompagnement
permettant
à
de
jeunes
chorégraphes
de
créer
des
ensembles
et
de
présenter
les
oeuvres
auprès
des
professionnels
et
du
grand
publc.
La
deuxième
édition
aura
lieu
en
mai
2018
et
débouchera
sur
des
résidences
et
des
créations
sur
la
saison
2018/2019.
L’0N8
souhaite
par
ailleurs
développer
des
projets
de création
émanant
d’artistes
de
sa
propre compagnie,
souhaitant évoluervers
la
chorégraphie.
C’est
ainsi
que pour 2018/2019,
un
appel
à projet pour
une
création
d’un
ballet
ieune
public
a été
organisé
à
l’automne
2017
au
sein
de
la
compagnie
Par
ailleurs,
l’enjeu
de
formation
et
de
professionnalisation
pour
les
danseurs
porte
aussi
sur
leur reconversion.
A
ce
niveau,
l’ONB
a
mis
en
place
un
dispositif
depuis
2007/2008.
Son
objectif
vise
à aider
le
danseur
à construire
un
projet complet
et
réaliste de
vie
professionnelle,
en
tissant
des
continuités
entre
les
deux
temps, avant et
après
danse,
et
en
l’accompagnant
le
plus
solidement
possible au
moment
de
la
transition.
Cette
démarche
volontariste
et
pragmatique
a
été
mise
en
oeuvre
de
façon
pluridisciplinaire
: la
DRH
travail1e
avec
le
CND,
le
CNFPT,
Pole
emploi
et
‘Afdas
La
prochaine
étape
est
d’associer
le
Conservatoire
et
le
PESMD
puisque
qu’une
approche
réussie
de
la
reconversion
se
joue
dès
la
formation
initiale.
Ce
dspostif
concerne
tous
les
danseurs
qui
ont
plus
de
33
ans
ou
10
ans
d’ancienneté
minimum
et
à qui
est
annoncé
un
projet
de
licenciement.
Dans
le
domaine
des
métiers techniques
(ateliers
et
de
arts
de
la
scène)
La
création
d’une
filière
de
formation technique
liée
aux
métiers
de
la
couture
et
fabrication
de
décors
L’Opéra
National
de Bordeaux
attache
une
importance
particuiière
à la
transmission
des savoir-faire
de
ses
métiers
rares
pour
faire
face
aux
demandes
des
décorateurs et
metteurs
en
scène.
De
nombreux
stagiaires
et
apprentis
sont
formés
tous
les
ans
au
sen
des
ateliers
de
conception
de décors
et
de
couture.
28/34
111L’Opéra
National
de Bordeaux
souhaite
aujourd’hui
pouvoir
former
au
sein
de
ses
ateliers
des
artisans
autres
que
ses
salariés
permanents,
afin
de
perpétuer
les
savoirs
faire
et
garantir
la
pérennisation
de
ces métiers
rares.
L’Opéra
pourrait
se
positionner
en
tant
que
pôle
de
formations
complémentaires
aux
formations
déjà
existantes.
Pour
cela,
il est
essentiel
que
l’Opéra
s’inscrive
dans
un
processus
de
formation
pris
en
charge
par
les
entreprises
(taxe
d’apprentissage)
et
par
la
Région
(formation
supérieure
et
formation professionnelle).
Dans
le
domaine
de
l’action
culturelle
et
de
l’EAC
Au-delà
des
filières
artistiques
et
techniques,
l’ONB
a développé,
avec
l’appui
du
Rectorat,
de
Canopé
et
de
la
DRAC
un Pôle
de
ressources
d’éducation artistique
et
culturelle
(PREAC)
dans
le
domaine
de
l’art
lyrique.
Il vise
à
accompagner
la
professionnalisation
des
acteurs
de
l’action
culturelle,
notamment
par
le
biais
de
formations
nationales
ou
régionales
(Stage
PREAC)
et
la
création
de
ressources,
destinées
aux
formateurs
de
l’Education
Nationale
mais
aussi
aux
artistes,
aux
médiateurs,
aux
éducateurs,
4.2
Les
prérequis
Le
projet
d’établissement
ne
pourra
se
mettre
en
oeuvre
sans
de
nécessaires
chantiers
fondamentaux,
qui
poseront
ou
conforteront
l’ossature
de
toutes
les
actions.
Ces
chantiers
présentent
des
temporalités
différentes,
certains
nécessitant
des
phases
de
négociations
avec
les
personnels,
tandis
que
d’autres
cimentent
les
équipes
et
dynamisent
la
démarche
artistique.
Ils
sont
au
nombre
de
trois
1
Desserrer
l’effet
d’étau
?
Une
politique
d’investissement
3.
Mobiliser
le
personnel
4,2.1
Desserrer
l’effet
d’étau
La
situation
d’étranglement
de
l’ONg
est
très
bien
décrite
et
en
détails
dans
les
conclusions
du
rapport
d’audit
du
cabinet
Grand
Thornton
et
la
mission
d’inspection
du
Ministère
de
la
Culture
et
de
la
Communication.
Ce
chantier,
pleinement
intégré
dans
le
projet
d’établissement,
doit
permettre
1.
une
optimisation
radicale
du
modèle
d’organisation
de
l’ONB
2.
une
augmentation substantielle
des
recettes
propres
3.
de
porter
un
regard
innovant sur
l’équilibre
et
le
financement
de
la
masse
salariale
artistique
et
technique.
‘
Des
évolutions
précises,
concrètes
du
modèle d’organisation
Pour
desserrer
cet effet
d’étau,
on
peut
agir
soit sur
une
baisse
des charges
fixes
comme
le
préconise
le
cabinet
Grand
Thornton,
soit sur
une
augmentation
des
recettes.
Selon
le
Rapport
de
l’IGAC,
la
première
orientation
a
déjà
largement été
mise
en
oeuvre depuis
trois
ans
«
L’ensemble
des
mesures
d’économies
prises
comme
des
contrôles
de couts
participe
d’un
plan
d’économies
quotidiennes dont
on
peut
considérer
qu’il
est
non
seulement
engagé
mais
quasi
réalisé.
»
Les
propositions
du
projet
d’établissement
doivent
évidemment
agir
sur
ce
macro
équilibre,
mais
elles
se
concentrent
essentiellement
sur
la
mécanique
interne
du
modèle
d’organisation.
Cette
troisième
voie
c’est
la
recherche
d’une
optimisation
à tous
les
niveaux
du
modèle
économique
et
d’organisation.
En
plus de
la
recherche
d’un
nouvel
équilibre,
la
Direction
Générale
de
l’ONB
fait
e
pari
d’installer
une
nouvelle
dynamique
saine
et
durable
à périmètre
constant.
29/34
112Cette
optimisation
passe
par
un
questionnement sur:
-
Le
statut
de l’établissement
-
la
convergence
des
règlements intérieurs
-
La
rationalisation
du
processus de production
-
Le
mécénat
-
Les
développement
des
coproductions
-
Une
politique
d’augmentation des
recettes
de
billetterie
Etude
sur
une
évolution du
statut
de
régie
personnalisée
Le
dernier
changement
de
statut
de
l’ONg
date
de
2001.
La
Régie
personnalisée
a
en
effet
été
créée
par
délibération
du
Conseil
Municipal
de
Bordeaux
du
17décembre2001,
en
application
du
décret
du
23
février
2001.
Il s’agissait
d’une
condition
nécessaire pour
prétendre
au
label
opéra
national.
Au
regard
de
contraintes
fortes
de
fonctionnement
lié
à
ce
statut
et
des
opportunités
de
développement
des
ressources
propres,
il est
opportun d’interroger
l’efficience
d’un
tel
statut
juridique
et
d’étudier
les
alternatives
possbles Une
étude
sera
menée
dans
ce
sens.
L’enjeu
est
de
pouvoir
se
donner
les
moyens
juridiques
d’un
chargement
de
modèle
économique
indispensable
pour
le
développement
durable
de
l’ONB.
Le
statut
actuel
ne
permet notamment
pas
de
développer
des
activités
commerciales
et
génère
aujourd’hui
un
suivi
administratif
très
lourd,
freinant
voire
même
entravant
les
projets
de
développement.
Le
travail de
convergence
des
des
règlements
intérieurs
Trois
filières
d’organisation
interviennent
en
parallèle
au
sen
d’une
institution
comme
l’ONB.
La
production
artistique,
la
production
technique et
la
production
administrative
Ces
trois
filières
ont
des
rythmes
bien
singuliers
et
elles
« obéissent
i
à des
règles
spécifiques
règlements
d’orchestre,
règlement
du
ballet,
règlement
du
Choeur,
accord
plateau,
règlement
intérieur,
...
eux-mêmes
cadré,
par des
textes
nationaux
et
européens.
Dans
la
recherche
d’une
optimisation
de
la
production
artistique,
il est
nécessaire
de
régulièrement
procéder
à un
balayage
de
l’ensemble
des
règlements
afin
qu’ils
correspondent
aux
besoins
actuels
et
émergents
de
l’institution.
Développer
le
mécénat
et
les
coproductions
Le
projet
de
Marc
Minkowski
est
très
clair
sur
sa
volonté
d’accroître
les
ressources
propres
par
des
augmentations
des
recettes
de
coproduction
et
de
mécénat
qui
sont
fortement
liées
à
son
engagement.
Plus
l’ONB
se
positionnera
en
amont
sur
des
projets
en
France et
en
Europe,
plus
il sera
à
même
d’enclencher
des
apports
de
production
et
plus
l’ONB
sera
considéré
comme
un
partenaire
de
premier
plan
à l’échelle
européenne.
Cette
dynamique,
avec
l’investissement
personnel
de
Marc
Minkowski,
doit aussi
avoir
pour
conséquence
de
développer
les
apports
de
mécénat
(et
parrainage).
Une
fois
de
plus
l’anticipation
est
essentielle
pour
l’installation
de
cette dynamique.
Afin
de
relever
les
objectifs
en
termes
de
recherche
de
mécénat,
un
poste
est
créé
en
juillet
2017,
Cette nouvelle
compétence
devra
élaborer
et
mettre
en
oeuvre
une
stratégie
de
recherche
de
fonds,
tout
en
veillant
à articuler
son
action
avec
l’association
Arpeggio.
Une
politique
d’augmentation des
recettes
de
billetterie
30/34
113Pour
ce
faire, plusieurs
actions
vont
être
mises
en
oeuvre
en
parallèle
-
Une
optimisation
des
processus
de
programmation
et
de
production
permettant
d’augmenter
l’actMté,
notamment
de
formes
« rentables
»,
et
donc
les
recettes
de
billetterie.
-
Le
renforcement
de
l’équipe
du
développement
commercial
-
La
diversification
des
canaux
de
vente
et
roptimisation
du
canal
d’achat
4.2.2
Une
politique
d’investissement
L’ONB
dispose
de
deux
équipements
performants
et
plébiscités
par
le
public,
le
Grand-Théâtre
et
l’Auditorium,
mais
aussi
des
lieux
de
travail
indispensables
(Salle
Franklin,
ateliers de
fabrication,
ateliers
de
stockage).
Afin
d’assurer
la
Sécurité
et
la
performance
de
ces
outils
de
travail,
il est
urgent
de
planifier
des
investissements
conséquents
mais
nécessaires.
En
2015,
il a
été
notamment
évoqué
collectivement
en
Conseil
d’Administration
la
nécessité
d’élaborer
un
Livre
Blanc
concernant
les
travaux
de
conservation
et
de
rénovation
du
Grand
Théâtre
de
Bordeaux.
L’Etat
en
la
personne
de
son
Directeur
régional,
l’Elu à
la
Culture
de
la
Ville
de
Bordeaux et
la
Présidente
de
l’opéra
de
Bordeaux
s’étaient
engagés
à financer
l’élaboration
de
ce
document.
Cela
permettrait
de
collectivement disposer
d’un
diagnostic
et
de
prioriser,
en
fonction
des
moyens
disponibles,
les
travaux
sur
les
prochaines
années.
En
annexe,
figure
une
note
relative
à un
premier
état
des
lieux
succinct
des
besoins.
Cette politique
d’investissement
est
conditionnée
par l’étude
en
cours du
transfert
en
équipement
métropolitain
et
au
calendrier
de
sa
mise en
oeuvre.
4.2.3
Mobiliser l’ensemble
des
personnels
Une
institution
artistique
est
synonyme
d’une
magnifique
aventure
humaine.
La
quête
de
l’excellence,
revendiquée
unanimemt’nt
par
l’ensemble
des
salariés
de
l’ONB,
doit
prendre
son
appui
sur
un
projet
énoncé
et
sur
une
organisation
acceptée
et
partagée
par
tous.
L’élaboration
d’un
projet
collectif
repose
avant
tout
sur
les
compétences
des
personnels,
leurs
potentiels
et
leurs
motivations.
Sur
les
10
prochaines
années
(et
notamment
donc
sur
la
durée
de
la
future
convention),
l’ONB
et
son
personnel
seront
confrontés,
sur
le
plan
RH,
à 4
défis
auxquels
il s’agira
d’apporter
des
réponses,
dans
un
contexte
de
contraction
des
ressources
financières
et
de
dialogue
social
constructif.
Cf.
schéma
page
suivante
3 1/34
114Tbiliser le personnel =
-
4. de vision. +drone.
* de + devolunon.
Ph.s dequihbreVe pdveeNie professionreie
I contexte de travail investi par le numerique
‘nvx modes de mana ement
4.yper Inor atici,.. ,yoer espacef
ilyper visibitt4fhypervolatlft
Télzravail tzrava nomade! 0éeI. comrnuncat digtale
Demar.naisation process de gestion z de décision
Osrnozivaon phenomene frsriças en augmentaoon
Performance globale prre orchescratton des performances tndv;dueUes
évolution dtnéle du cadre
DveIopoer.saati en mode prez ezlou
des moies de travail
Exigences plus fortes des agents
• levieilllssementde la
Cadres superieurs sur le depart
Allongement des carrières
Experttse des seniors maintenir
Transmission des savoirs avot
115Face
à ces
enjeux,
2 objectifs
prioritaires
et
complémentaires sont
posés:
-
Orchestrer
le
développement
des
équipes
en
phase
avec
la
vie
de
l’ONB
(sens
du
travail
/évolution
professionnelle/association
....)
-
Faire
du
management
et
de
l’animation
d’équipe
un
levier
durable
de
création
de
valeur
au
même
titre que
l’expertise sur
son
métier
C’est
pourquoi,
le
projet
d’établissement
intègre
un
volet d’actions
relatif
à la
politique en
matière
de
ressources
humaines.
>
Concertation
Conformément
à
la
note
du
30
mars
2017
de
la
présidente
de
l’ONB,
Laurence
Dessertine,
une
concertation
interne
concernant
la
nouvelle
convention
opéra
national
2018/2022
a été
menée
au
printemps.
L’ensemble
des
entretiens
conduits
dans
ce
cadre
(plus
d’une
vingtaine)
ont
permis
de
nourrir
le
projet
d’établissement.
>
Communication
interne
Autre
chantier
concomitant,
la
mise
en
oeuvre
d’une
véritable
action
de
communication
interne.
Au-delà
de
la
nécessité
d’améliorer
la
circulation
de
l’information
et
la
mise
à disposition
de
ressources (planning
des
espaces,
notes
artistiques,
règlements
intérieurs,
formulaires
RH,
...),
la
mise
en oeuvre
d’une
communication
interne doit
faciliter
l’appropriation
du
projet
d’établissement, notamment
des nouvelles
orientations
ainsi
que
du
cadre
d’objectifs
et
de
moyens négociés
avec
les
partenaires
institutionnels (convention
opéra
national).
Deux
leviers
seront
exploités
-
Des
réunions
régulières
de
la
direction générale
pour
le
personnel:
une
fois
par
an
à minima,
avec
l’ensemble du
personnel,
puis
occasionnellement
par
direction!
entité,
-
Un
intranet
coordonné
par
la
DRH
et
alimenté
par
des
correspondants
identifiés
dans
différentes
directions.
‘
Un
nouvel
organigramme
Nouvelle
direction
générale,
nouveau
projet
d’établissement,
nouvelle orga
nisation.
Afin
de
répondre
aux
enjeux
relatifs
à l’optimisation
de
la
production,
au
développement des
ressources
propres
et
à
la
diversification
des
publics,
I’ONB
souhaite
faire
évoluer son
organisation.
Cela
suppose
d’interroger
l’organigramme
actuel,
notamment
les
moyens
affectés
à
ces
objectifs
prioritaires.
Au
regard
du
cadre
économique
actuel
extrêmement
contraint,
il s’agira
avant
tout
de faire
évoluer
des
compétences
actuellement
disponibles,
ou
qui
peuvent
être
acquises
par
le
biais
de
la
formation
professionnelle.
Cela
nécessite
en
parallèle,
sur
la
base
des objectifs définis,
un
dialogue
approfondi
avec
les
équipes
et
les
représentants
du
personnel,
pour
s’entendre
sur une
nouvelle
organisation.
L’objectif
cadre
pour
ce
projet
de
réorganisation
est
le
suivant
améliorer
le
niveau
de
ressources
disponibles
pour
garantir
sur
la durée,
la
production,
la promotion
et
la
diffusion
de
ses
saisons.
Celles-ci
seront
à la
fois
d’excellence
et
de
nature
à
répondre
aux
attentes
des
différentes
parties
prenantes
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
(tutelles/citoyens/
public!
personnel
artistes
et
non artistes
I...
).
Il donne
lieu
à une
déclinaison
en
actions
1!
Faire
évoluer
la
gouvernance
de
l’ONB
et
ses
modes
de
fonctionnements
pour
plus
de
cohérence
et
de
synergie 2/
Associer et mobiliser
le
personnel
de
l’ONB,
considéré
comme une
des
principales
sources
de
performance
de
la
maison
33/34
1163/
Optimiser
le
processus
de
programmation
et
de
production
en
répondant
aux
questons
suivantes
- où
et
avec
qui,
l’intention
artistique
se
définit-elle?
Et
jusqu’à
quel
degré
de
précision
au
regard
de
sa
faisabilité
?
où
et
avec
qui,
l’économie globale
des
projets
issus
de
l’intention
artistique,
se
définit-elle
? (quelles
ressources
? /quels
montages-partenariats
? /quelle
mobilisation
du
personnel
? /queiles
suites
à ces
projets?) - où,
comment
et
avec
quelle temporalité,
le
pilotage
du
processus
global
de
production s’effectue-
t
il
4/ Développer
les
ressources
propres
5/
Renforcer
les
reations
avec
les
citoyens
et
les
territoires
6/
Développer
l’image
et
la
visibilité
de
l’ON
B sur
les
plans
régionaux,
nationaux
et
internationaux
(politique
audio
-visuelle
..)
>
Mise en
place
d’une
politique
salariale
Enfn,
le
nouveau
prolet
d’établissement
doit
s’accompagner
d’une
politique de
rémunération.
Visant
à attirer,
motver
et
fidéliser
les
agents,
celle-ci
doit
se
soumettre
à quelques
principes
-
Privilégier
le
respect
de
l’équité
interne
-
Favoriser
un
sentiment
de
reconnaissance
(mérites
/ prise
en
compte
des
attentes
du
salarié)
-
Assurer
la
cohésion
entre
es
objectifs
individuels
et
les
objectifs
de
l’entreprise
-
Instaurer
un
principe
de
transparence
Au
regard
du
cadre
économique actuel
très
contraint,
elle
doit
se
planifier
sur
le
moyen
terme
afin
d’offrir des
perspectives
aux salariés
tout
en
facilitant
la
compréhenson
des
arbitrages.
34/34
11712/07/2019
ANNOXO
2.
PION
20
PIIANCOMONT
2010/2022
‘‘‘III’’
OPERA
tuJATIONAL
BORDEAUX
Plan
de
financement précitiennet
t eus
réserve
du
acte
des
annuités budgétaires
dec
tcitahcn
dc:
Isitaticn
Budget
Budget
Budget
Budget
acnt(Réalisê)
astllRéatisél
2019
2020
2021
2022
Recettes
tilletterie
4
916
296
4
669
625
1 310 000
0
000
000
1
100
000
5
110
000
Recettes
dnccprcducsisnsntcsréalisatmns
31004
15630
137860
81000
100060
130006
Tuarnéeset
décertralisabuns
332
894
368
020
469
616
400
000
410 000
411
206
Asdisdsunl
24111
13471
5000
05000
20000
20022
Mécénat
161
228
669
121
600
000
053
000
660 000
660
006
k
p
g
mm
b
tq
779290
799643
924000
820000
020000
840006
Oembcursnmenss
CPAM
etecceebunnels
89
923
Itt
431
131
000
140
000
140
000
140
005
Preduits
esreptisnnels
90
778
8
133
5 000
10
000
10
000
50 001
Prods,ts
constatés
d’avance
Recettes
peupres
6 061
924
6 616 638
7
626 478
7
178
000
7250000
7 361
000
Sobveshon
Etat
4714912
4743000
4043000
4843000
4043000
4843005
Ssbveotisn
Région
1 100
500
1180000
6 500 000
1 180
000
0
180
000
1580000
Ssbsensrsn
Ville
(tracstt6
d e
charges
inclusl
16 091 663
56
032
000
16
299
780
16429
780
16
519 780
16
689
782
Ssbanrtisn
dinuestissemens
transtérée
30
981
30
981
24 051
24
051
24
011
24
OIt
vue res
subvenhens
200560
288 194
162000
165000
161060
161006
Subsenticns
22
626 106
22
678 875
22008
836
23
041
831
20 671
831
23 301
832
30aeaIa5bJS
nses
M
asse salariale
16
912
050
11
961 770
56
633
000
16
032 196
17
034
587
17
239
002
Fonctionnement
4 006 576
3 860
401
4097356
4
192
631
4
184 062
4
220
901
TOM
21
009 686
19
831 251
20
738 356
20 978
231
21
218 648
21464900
Programmatsn
4
990 360
6 417
662
7 095
992
6110000
6150600
6150001
Déuelsppcment
des
publics,
éducation
antieti
que
et
culturell
314
498
318 470
321 306
421
306
421 306
421
306
Audiudsunl
20132
77491
00000
00000
50000
50000
eésenrralissùcns
158 802
187 789
156 729
180010
180000
180
ORs
T carnées
148
683
100 197
289
095
200000
200000
200
004
lntermittentstechniquns
885105
1285044
1400000
1110000
1118000
1110002
Pncgnammation
6571378
8441660
9316122
8151386
8151306
8151300
Cemmunisaticn
389104
471 810
400000
400000
400000
400004
Pnrscnnel
de
salles
443
889
445 045
610000
650010
050000
610006
Actrnséé
penses
832993
967360
1050000
1052004
1050004
1050000
50280
1
reut
u
j)ffJ
Résultat
de
l’eoetcise
1 067 973
89
842
-561
169
38
284
1 876
620
118ONB
-
DPT
-
le
17/05/19
II
‘iii
OPERA
r\iATIONAL
BORDEAUX
EVALUATION
DES
BESOINS
EN
INVESTISSEMENT
DE
L’ONB
(Travaux/Stockage)
o
Cage
de
scène
et
environnement
-
travaux
de
sécui-ité/pénibilité
—
opération
visant
à
moderniser
et à
sécuriser
les
éléments
les
plus
vétustes
de
la
cage
de
scène.
Appel
dotire
lancé
en
2014,
mais non
abouti,
potir
le
recrutement
dun
maître
douvrage.
Etude
interrompue
en
vue
du
rattachement
du
bâtiment
à
Bordeaux
Métropole.
Les
travaux
restent
nécessaires
; une
étude
de
programmation globale
est
à
faire
pour
actualiser
le
programme
de
travaux.
30
000
6
000
000
2 -‘
o
Amélioration
des
conditions
de
travail
des
Artistes
du
Choeur
Etude
de
maîtrise
d’oeuvre
à faire
par
un
scénographe
pour
actualiser
le
progranune
de
travaux,
définir
le
phasage
opérationnel
et
financier.
Parallélement
élaborer
un
plan
de
financement
2019
Consultation
de
programmistes
en
2018- Programme
en
2019
(report
crédits
de
20t8)
Travaux
de
rénovation
de
la
cage
de
scène
Accès
dans
les
cintres
Aménagement
de
l’accès
décors depuis
la
rue
Louis
Travaux
sur
fosse
d’orchestre
et
loges
tles
musiciens
Calendrier
Les
Batiments
,
Estimation
financier
GRAND
THEATRE
o Salle
de
spectacle
rénovation
des
rideaux,
des
velours
et
des
fauteuils
‘
Fauteuils
diagnostic
et
réalisation
d’un
prototype.
Chiffrage
de
la
1
.
.
.
2018
budget
GER
renovation
de
tous
les
fauteuils
de
la
Salle.
I
2
Rénovation
de
tous
les
fauteuils
de
la
Salle,
à chiffrer
2
Rénovation
des
rideaux
et
velours
de
la
Salle
o Sécurité-Incendie—
travaux
obligation
réglementaire:
mise
en
confonnité
aux
nonnes
incendie
et
ERP
suite
au
dernier
passage
de
la
Commission
de
Sécurité
Rénovation
du
réseau
sprinklers
—
matériel
en
fin
de
vie
-
à faire
dans
les
cinq
1
prochaities
aimées
—
étude
réalisée par
la
sté
INEO
(40
000€)
et
devis
â venir
240
000
(200
000E)
Travaux
en
Remplacenient
du
système
de
détection
incendie— en
fin
de
vie
-
mise
àjour
1
.
de2Ol9a
300000
du
devis
par
Siensens
en
cours
(environ
300
000€)
2021
Changement
des
anciennes
cellules
électriques
dans
le
TGBT
-
travaux
70 000
réalisés GTC
-
suppression/remplacement
de
l’ancien système
obsolète
2019
50 000
o Amélioration
des
conditions
d’accueil
du
public
2
Réaménagement
des
espaces
publics, d’accueil
et
de
sersice
(étude
In
Extenso)
A
Travaux
acoustiques
et
rénovation
du
Studio
Musical
salle
de
répétition
du
Choeur
: Quelques
artistes
dii
Choeur
ont
des
problèmes
auditifs peut-être
liés
à
la
configuration
de
la
salle
—
la
Médecine
du travail doit
mandater
une
étude
pour
faire une analyse concrète sur poste
avec
un
médecin
et
un
acousticien.
Etude
acoustique
générale
à faire aussi
sur l’ensemble
de
la
pièce.
Etude
diagnostique
à irmandater
pour déterminer
travaux
nécessaires.
Rénovation
du
Studio
Changeur
étude acoustique
déjà
faite
par
l’opéra.
Etude
de
maîtrise
d’oeuvre
â faire
pour
travaiLx
pour
rendre
la
salle polyvalente
(traitement
acoustique,
faux
plafond
à refaire,
éclairage,
peintures)
Rénovation
des
sanitaires
des
Artistes
du
Choeur,
côté
cour
toilettes
vétustes
et
mauvais
état
des
conduites
dévacuation,
très
rouillées,
travaux d’amélioration
et
de mise en
conformité
dii
réseau
deaux
tisées—
étude
faite
par
les
Services
Techniques
de
la
DGAC.
Les
travaux
pourront
être
conduits
directement
par
la
Direction
des
Bâtiments.
2020 2021 été 2019 en cours
80 000 120
000
85
000
1/2 119ONO
-
DPT
-
le
17/05/19
OPERA
NIATIONAL
BORDEAUX
EVALUATION
DES
BESOINS
EN
INVESTISSEMENT
DE
L’ONB
(Travaux/Stockage)
AUDITORIUM
-
pour
mémoire
Aboutissement
des
contentieux
Proeéduie
«expertise,
décennale
et
dommage
ouvrage,
en
cours suite
aux
défauts
dc
conception
constatés
à la
livraison
du
bâtiment
u Travaux
prioritaires
à l’issue de
l’expertise
Stabilisation
de
la
climatisation
de
la
salle,
et
de
l’ensensble
du
systènte
-
lui
:
CVC
1
Climatisation
des
3
régies
-
son,
lumière,
vidéo
-
les
experts
ont
demandé
un
chiffrage
en
ehiffmge
-
le
DGAC
n’en
charge
-
validation
par
les
experts
avant
tmvaux.
cours
2 3 2 2 3 3
SALLE
FRANKLIN
—
SALLE
DE REPF’
o Ansélioration
des
conditions
de
travail
du
Ballet
ATIOT
TPI)Q
DE
nlcrnne
Réseau
RIA
j 2 3 3 2 NB: BUDGET
ANNUEL
VILLE
EN
GER:
50
000E TTTflM
DU
BALLET
DE
I’ONB
Rénovation
des
sanitaires
étude
et
devis
faits
par
les
Sers’icea
Techniques
de
la
DGAC.
Rénovation
de
la
toiture
du
bâtiment
Un
état
des
lieux du
bâti serait
â faire
-
étudier
la
possibilité
de
classement
du
bâtiment
en
ERP
5ème
cnténorie
j____________
85
000
Un
diagnostic
do
bâti
et
des
installations
techniques
des
Ateliers
de
Décorna
été
établi
en
2005.
lI
est
nécessaire
de
procéder
â la
issise
àjour
du
diagnostic
de
confonuité
aux
nonnes
du
bâtiment
pour
l’utilisation
faite.
à chiffrer
u
Travaux
de
rénovation
â prévoir
estinsation
globale
à chiffrer
Isolation
du
bâtiment
Systéme
dc
chauffage
Traitement
de
l’air
Aménagement
des
abords
400
000
STflCWACP
nrn
COSTUMES
ET
ArrrQQflïtfl’Q Un
état
des
lieux
du
bâti serait
à faire
o Entrepât
rue
Pierre
Bnsur—
stnckage
des
décors
et
des
costunses
des
productions
de
l’ONB
à chiffrer
Revoir
la
partir
CVC
—
coisdmtmout
de
stockage des
rostanses
1g
300
costumes)
Les
espaces
sont
sufFmssmsts
pour
le
mmsgeuscut
de
ces
eostunses.
Cependant.
des
dégradations
des
costumes
ont
été constatées,
liées aux
vanations
de
température
et
d’hvgrontétrie
Sécurité-incendie
himablissemuent
d’an
diagnostic
à faire
pcécisant
les
Idisnositifo
à iueure
en
place
Un
état
des
lieux du
bâti
serait
à faire
étude
â faire
o
Entrepât
de
stnctiage
des
accessoires
des
productisns
d
l’ONB
-
location
d’un
local de
t 722
m’
-82
381
€
HT/an
à chiffrer
Etsidier
la
possibilité
de
conotmction
our
le
terrain
libre
de
l’entcepât
de
décors
,
à
chiffrer
situé
me
Pierre Baour,
d’un
local
d’une
surface
équivalente
Livre
Blanc
En
août
2000,
Bemard
FONQUERNIE,
ACMH,
a remis
à la
Ville de
Bordeaux un
livre blanc
n’incluant
pas
la
cage
de
ncêuc
Eu 2015,
il a
été
évoqué
collectivement
en
Conseil
d’Adminiatratioo
la
nécessité
d’élaborer
un
Livre
Blanc
concernant
financement
leu
travaux
de
eonsers’ation
et
de
rénovation
des
éléments
patrimoniaux
du Grand
Théâtre
de
Bordeaux
document
élaboré
par
DR
W
l’architecte
des
moouinents
historiques pemseuant
à la
Ville
et
ses
partenaires
institutionnels
de
valider
collectivement
un
schéma
directeur
des
travaux.
L’Etat
par
l’intemsédiairc
de
la
DRAC,
la
Ville
de
Bordeaux,
la
Région
Nouvelle
Aquitaine
et-l’Gpéra
de
REGION
Bordeaux
s’étaient
engagés
â financer
l’élaboration
dc
cc
docuuscnt.
o Travaux
relevant
do
Livre Blanc
à chiffrer
Rénosation
Foyer
ovale
et
anneae
Rénovation
Foyer
gris
Rénovation
Foyer
rouge
Rénovation
plancher
Foyer
Blanc
Sécurisation
balcons
de
la
Salle
-
Etude
Goulal
n été
faite
Rénovation
des
sanitaires
publics
de
la
Salle
-
dernière
série
Rénovation
menuiseries
Terrasse
des
muses
Rénovation
de
la
toiture
du
GTB
Menuiseries
du
«m
à cour
et
àjardin
Fxteusion
et
mise
aux
normes
du
local
poubelle
de
la
Brasserie
2/2
120PRÉSIDENTE
DIRECTEUR GÉNÉRAL
ADMINISTRATEUR
GÉNÉRAL
•
1
1
I
I••
I•
S
S••••
1
Il
1
I
1
1
11
I
1
S
DIRECTRICE
DIRECTRICE
DIRECTRICE
DIRECTEUR
DIRECTEUR
RESSOURCES
DES
PUBLICS
ADMINISTRATIVE
PRODUCTION
COORDINATION
DIRECTEUR
DIRECTEUR
DE
DIRECTEUR
HUMAINES
ET
FINANCIÈRE
ET
TECHNIQUE
ARTISTIQUE
MUSICAL
LA
DANSE
DU
CHOEUR
ET
CASTING
liii OPERA t’ATONAL BORDEAUX tlflII
Organigramme
Général
Direction f)RII
jVfrF
(19
Pge1
121PROPOSITION D'INDICATEURS
CONVENTION OPERA NATIONAL DE BORDEAUX 2018/2022
Indicateur 1 - Développer une programmation ambitieuse et ouverte Indicateurs sur le niveau d'activité artistique et la fréquentation
Activités artistiques : nombre de productions et de représentations par genre et par saison
Fréquentation : Le taux de remplissage correspond aux billets vendus et gratuits sur le total des places disponibles.
Diversification du réseau des partenaires dans le montage des projets (coproduction, achat de spectacles, location, aide à la production…)
Exemple :
nbre de productions nbre de représentations Charges Recettes places payantes places gratuites dont invitations Total des places Remplissage
Exemple :
Nouvel indicateur
Création Entrée au répertoire
Reprise d'une
de nos
productions
Coproduction Coréalisation Accueil Location de production Commande d'œuvre
Soutien aux
compagnies
artistiques
régionales (aide à
la production …)
Spectacles lyriques
Spectacles chorégraphiques
Spectacles musicaux
Spectacles compagnies invitées
Spectacles Jeune public
0 0 0 0 0 0 0
Indicateur 2 - Ouvrir l'opéra
Indicateurs sur le type d'opérations promotionnelles et découvertes de nos bâtiments Nombre de manifestation et d'événement grand public, recette et fréquentation
Exemple :
Nombre de jours
d'ouverture Recettes places payantes places gratuites
Total des places /
visites
Jeune Public
Total
Saison
Lyrique
Ballet
Musique
Compagnies invitées
NOMBRE DE SPECTACLES (productions) PAR TYPE DE MONTAGE
Journées du patrimoine
Exposition d'été
Opérations promotionnelles
Saison
Visites du GTB
Fête de la musique
Tous à l'Opéra
122Indicateur 3 - Transmettre, former et accompagner / Education artistique et culturelle Indicateur sur l'accompagnement du spectateur et les dispositifs associant des amateurs
Indicateur sur les publics touchés et les dispositifs et actions mis en place : fréquentation globale, nombre d'actions Nombre de structures partenaires sur les dispositifs (établissements scolaires, centre d'animation, établissements d'enseignement supérieur, structrures culturelles et sociales) Nouvel indicateur Focus sur le public scolaire (par niveau de scolarité, zone géographique, …) Nombre d'amateurs mobilisés sur la programmation de l'ONB Nouvel indicateur Budget alloué aux actions et dispositifs (dont programmation jeune public) Nouvel indicateur
Indicateur 4 - Diffusion en France et à l'étranger
Indicateurs détaillés sur la présence de nos 3 forces artistiques sur le territoire régional, national et international
Diffusion globale de nos forces artistiques : nombre de représentations par force artistique , nombre de spectateurs par type de production. Exemple :
places places places places places places places
7 5 707 4 595 11 6 302 14 4 203 4 3 300 0 0 29 13 805
rajout de 2 indicateurs détaillés :
L'opéra au cœur de sa région : nombre de dates de tournée des forces artristiques en région et interventions délocalisées (résidence, masterclass, exposition, conférence, …) Nouvel indicateur L'opéra au-delà des frontières régionales : nombre de dates de tournée des forces artistiques au-delà de la Nouvelle Aquitaine
Indicateur 5 - Optimiser la gestion (année civile)
Indicateur sur la répartition des dépenses : Théâtre en ordre de marche - masse salariale - dépenses artistiques - forces artistiques - personnel d'accueil et intermittent - communication Indicateur sur la répartition des recettes : billetterie, mécénat, subvention… et taux de répartition des recettes propres Nouvel indicateur
rajout de 2 indicateurs détaillés :
Taux de couverture des charges par les recettes propres Nouvel indicateur Taux de couverture du fauteuil par les subventions Nouvel indicateur
Indicateur 6 - Favoriser l'emploi culturel (année civile)
Indicateur sur la masse salariale permanente : répartition des trois forces artistiques, technique, administration/communication / action culturelle, personnel de salle en nombre d'ETP, mixité (hommes-femmes) et coût salarial
nombre nombre nombre Saison
Orchestre Chœur Ballet
Concerts symphoniques Musique de chambre sous-total
nombre nombre
Indicateur sur la masse salariale intermittente : répartition technique et artistes (volume horaires et ETP), parité/mixité (homme/femme metteur en scène, chorépgraphe, cheffe d'orchestre, soliste), zone géographique (Région/France/étranger) Nouvel indicateur
nombre nombre de spectacles
Lyrique Ensemble des productions
123Pygmalioii
OPERA
N.]ATIONAL
B
O
R
DE4LJX
lirertiun
I
CONTRAT
DE
RESIDENCE
ARTISTIQUE
Ensemble
Pygmalion
/ Opéra
National
de
Bordeaux
du
01/09/2017
au
31/08/2022
DAF
18/19-147-mgc
Entre
les
soussignés
La
Régie
Personnalisée
Opéra
National
de
Bordeaux,
représentée
par
sa
Présidente
Mme Laurence
DESSERTINE,
habilitée
aux
fins
des
présentes
par
délibération
n°20
19045
du
Conseil
d’Administration
en
date
du
23/05/19,
Domiciliée
Place
de
la
Comédie
—
BP
90095
—
33025
Bordeaux
cedex
N°
licences
entrepreneurdespectacle:
1-1103117—1-1103116—2-1103112--3-1103111
N° SIRET
: 440
423 960
00010
Ci-après
désignée
«l’Opéra»
D’une
part
ET L’ENSEMBLE
PYGMALION
Représenté par
son
Président,
Thierry
CLEMENTZ,
et
par
délégation,
par
Daniel
TROMAN,
administrateur, agissant
au
nom
de
l’Ensemble Pygmalion
et
du
chef
Raphaèl
PICHON
(regroupés
ci-dessous
sous
la
dénomination
l’ARTISTE)
N°
SIRET
:49301996200031
/N°APE:
9001Z
Siège
Social
: 54
rue TAITBOUT
-
75009
Paris
Licence
d’entrepreneur
de
spectacles
: 2-1043568
Ci-après
désigné
sous
le
nom
de
« l’Ensemble
Pygmalion»
D’autre
part
CECI
EXPOSE,
IL
EST
CONVENU
CE
QUI
SUIT:
Préambule Prolongeant
le
rattachement
à la
DRAC
Aquitaine,
des
soutiens
apportés
à L’Ensemble
Pygmalion
par
le
Ministère
de
la
Culture,
l’Opéra
National
de
Bordeaux
a
fait
le
choix
de
soutenir
l’Ensemble Pygmalion
et
son
directeur
musical
Raphael
Pichon
pour
favoriser
le
rayonnement
et
structurer
l’inscription
territoriale
de
celui-ci
en
Nouvelle-Aquitaine.
La
résidence
artistique
de
l’Ensemble
Pygmalion,
choeur
et
orchestre,
vient
également
compléter,
grâce
à
sa
spécialisation
sur
les
répertoires,
baroque
et
classique,
le
projet
artistique
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
tel
qu’inscrit
dans
son
projet
d’établissement
Elle illustre
également
la
démarche
d’accompagnement
des
jeunes
ensembles français
poursuivie
par
l’Opéra.
Comme
la
précédente
résidence, son
renouvellement
s’inscrit
dans
la
convention opéra national
18/22
contractualisée
entre
l’Opéra
et
ses
tutelles.
Le
présent contrat
ne
constitue
aucune
forme
d’association
ou
de
société
entre
les
parties.
1/6
124Article
1 —
Objet
Conçue
pour
une
durée
de
cinq
ans,
cette
résidence
permet
de
soutenir
artistiquement
les
projets
de
l’Ensemble
Pygmalion,
notamment
les
projets
lyriques,
‘
structurer
des
coproductions
nationales
et
européennes,
•
coécrire des
projets pédagogiques
et
territoriaux
sur
le
long
terme.
Certains
projets
pourront
être
menés
conjointement
avec
les
forces
artistiques permanentes
de
l’Opéra. Le
présent
contrat
vient
définir
les
différents
axes
de
cette
coopération.
Article
2 —.
Les
projets
Les
projets
menés
dans
le
cadre
de
cette
résidence,
se
déclinent
autour
de
trois
axes
les
projets
artistiques
•
les
projets
pédagogiques
et
à caractère évènementiel,
•
le
projet
territorial.
2.1 les
projets
artistiques
La
résidence
de
l’Ensemble
Pygmalion
à l’Opéra
s’appuie
sur
la
réalisation
de
projets
scéniques,
sur
des
concerts dans les salles
de
l’Opéra
et
hors
les
murs,
et
des
projets
d’actions
culturelles
et
pédagogiques.
2.1.1
LYRIQUE,
SCÉNIQUE
OU
SPATIALISÉ
Les
parties
entendent
par
ce
renouvellement
s’appuyer sur
le
succès
des
deux productions réalisées
dans
le
cadre
du
contrat
précédent
: Dardanus
de
Rameau
et
O,feo
de
Rossi.
L’Ensemble
Pygmalion
s’engage
à
solliciter
prioritairement
l’Opéra
pour
coproduire
les
projets
scéniques
qui
seraient
engagés dans
d’autres
maisons
d’opéra.
L’Ensemble
Pygmalion
mettra
en
valeur
les
ateliers de
l’Opéra
lors
des
discussions
avec les
producteurs
et
coproducteurs
des
projets
scéniques
auxquels
il prendra
part.
Dans
le
même
esprit,
l’Opéra
et
l’Ensemble
Pygmalion
chercheront
à agrémenter
les
productions
de
concerts
de
l’Ensemble
Pygmalion
d’accompagnement
scéniques
(costumes,
coiffes,
masques...)
renforçant
ainsi
le
partenariat
artistique
entre
les
deux
entités.
Les
projets
lyriques
en
scène seront
donnés
à l’Opéra
pour
un
maximum
de quatre
dates
et
dans
le
cadre
de
coproductions
et
de
tournées
(un
projet
tous
les
deux
ans).
•
2018-2019
o
Miranda
en
coproduction
avec
le
Théâtre
National
de
l’Opéra-Comique,
le
Théâtre
de
Caen
et
l’Oper
Kln;
part
de coproduction
de
l’Opéra:
50
000
€.
•
2020-2021
o
projet
RAMEAU
à l’Auditorium
•
A
partir
de
la
saison
2022-2023
o
Les
parties
s’engagent
à
évaluer
les
possibilités
de
coproduction
et
de
présentation
du
projet
Ercole
Amante de
Cavalli,
production
du
Théâtre
National
de
l’Opéra
Comique,
créé
en
novembre
2019.
2/6
1252.1.2
PROJETS
HORS
LES
MURS
(budget variable,
à définir
entre
les
parties)
•
2018-2019
o
MONTEVERDI
Vespro
della
beata
vergine
à
la
Basilique
Saint
Seurin
de
Bordeaux
(50 000
€ HT
ah-in
hors
frais
techniques).
•
2020-2021
et
2021-2022
: les
projets
sont
en
cours
de
programmation
en
concertation
avec
les
partenaires institutionnels
et
en
fonction
des
moyens
disponibles.
Il
est
à noter
que
les
concerts
commentés
mentionnés
ci-après
pourront
être
donnés
hors
les
murs.
2.1.3
RECITALS
ET CONCERTS
•
2017-2018
o
Récital
de
Stéphane
DEGOUT
Les
Enfers
oeuvres
de
Rameau
et
Gluck
(36
000
€
HT
ail-in
et
location
d’instruments),
o
BACH
La
Sagesse
(36
000
€ HT
ail-in
et
location
d’instruments),
o
MOZART
Requiem
et
pièces
maçonniques
(60
000
€
HT
ah-in
et
location
d’instruments
pour
2 concerts),
o
BACH La
Consolation
(58
000
€ HT ail-in
et
location
d’instruments).
•
2018-2019
o
Stravaganza
d’Amore
(50
000
€ HT
ail-in
et
location
d’instruments),
o
BACH
Messe
en
Si
(103
500
HT
ail-in
et
location
d’instruments
pour
2
concerts).
•
2019-2020
o
MOZART
Libertà
! (55
000
€ HT
ail-in
et
location
d’instruments),
o
PRAETORIUS
Vêpres
à l’Auditorium
(47
000
€ HT
all-in
et
location
d’instruments),
o
MOZART
programme
autour
de
la
Messe
en
UT
(60
000
€
HT
ahi-in
et
location
d’
instruments).
•
2020-2021
o
BACH
Passion
selon
Saint
Matthieii
à
l’Auditorium
(60
000
€
HT
ail-in
et
location
d’instruments
pour
1 concert),
o
Récital
de
Stéphane
Degout,
oeuvres
de
Schubert
et
Schumann
à
l’Auditorium
(50
000
EUR
HT
ail-in
et
location
d’instruments)
•
2021-2022
: un
minimum
de
trois
programmes
définis
de
manière
concertée
et
pour
un
montant
maximal
de
150
000
€.
Dans
le
cas
où
l’un
des
projets
scéniques
détaillés
à larticle
2.1.1
venait
à être
reporté
ou
ajourné,
les
parties
s’engagent
à ajouter
un
minimum
d’UN concert
au
programme
de
la
saison correspondante.
En
plus
de
ces
projets,
les
parties
s’engagent
à
étudier
la
faisabilité
de
projets
mêlant
les
forces
artistiques
de
l’Opéra
à
l’Ensemble
Pygmalion
comme
par
exemple:
•
un
projet
mixte
rassemblant
le
Choeur
de
l’Ensemble Pygmalion,
le
Choeur
de
l’Opéra
et
l’ONBA
dirigé
par
Raphaèl
Pichon
: Ein
deutsches
Requiem
de
BRAHMS,
ou
•
un
projet
avec
le
Choeur
de
l’Opéra dirigé
par
Raphaèl
Pichon.
Chacune
de
ces
programmations
fera
l’objet
d’un
contrat distinct.
2.2
Les
projets
pédagogiques
et
à
caractère
évènementiel
2.2.1
LES
PROJETS
PEDAGOGIOUES
3/6
126Afin
de
contribuer
à sensibiliser
les
plus
jeunes
à son
répertoire,
l’Ensemble
Pygmalion
s’engage
à
inscrire,
régulièrement
un
concert
dans
le
cadre
de
la
programmation
Jeune
Public
de
l’Opéra.
Celui-
ci
peut
prendre
la
forme
d’un
concert
commenté.
Si
le
planning
le
permet,
il
doit
pouvoir
se
décliner
sur
deux
séances
une
séance
tout
public
et
une
séance
scolaire.
Le
budget
d’un
tel
concert
ne
doit pas
être supérieur
à 3
000
€
HT
all-in
pour
I
concert.
Il
est
convenu
qu’une
somme
forfaitaire
de
500
€
HT
ail-in
sera
ajoutée
au
cachet
si ce
concert
est
doublé
sur
une seule
et
même
journée.
Au-delà
de
cette
programmation,
l’Ensemble
Pygmalion
s’engage
à ouvrir
chacun
des
raccords
ou
répétitions
à des
publics
scolaires
avec
une
rencontre
avec
Raphael
Pichon
et
/ ou
d’autres
artistes.
L’Ensemble
Pygmalion
propose
en
outre,
sur
la
durée
de
la
résidence,
des
interventions
musicales
pour
les élèves
des
collèges
ou
des
lycées
du
Rectorat
de
Bordeaux
(notamment
lors
des
ateliers
prévus
à Station
Ausone).
Ces
actions
s’inscriront
dans
le
cadre
des
Parcours
académiques
organisés
conjointement
par
Le
Rectorat
de
Bordeaux
et
l’Opéra.
En
outre,
en
complémentarité
des
projets
menés
par
l’Opéra
avec
le
CRR,
le
PESMD
de
Bordeaux
Nouvelle
Aquitaine
et
le
CESMD
de
Poitiers,
l’Ensemble
Pygmalion
pourra être amené
à organiser
des
inasterclass,
notamment
avec
les
classes
de
musique
ancienne.
L’Ensemble
Pyginalion
contractualisera
directement
avec
les
établissements
d’enseignement
artistiques
le
cas
échéant.
2.2.2
ACTIONS
A
CARACTERE
EVENEMENTIEL
L’Opéra
participe
chaque
saison
aux
Journées
Européennes
Tous
à
l’Opéra
qui
visent
à
faire
découvrir
au
grand
public,
les coulisses
des
maisons
d’opéras.
Pour
la
saison
2018/2019,
alors
même
que
la
production
lyrique
Miranda
est
donnée
sur
cette
période
au
Grand-Théâtre,
l’Opéra
sollicitera
l’Ensemble
Pygmalion,
si
leur
planning
le
permet,
pour
participer
à ces
journées
événementielles.
2.3
Le
projet
territorial
La
résidence
de
l’Ensemble
Pygmalion
en
Nouvelle
Aquitaine
doit
se
construire
en
complémentarité
artistique
et
territoriale avec
l’Opéra.
Dès
la
saison
17/18,
l’Ensemble
Pygmalion
s’engage
à proposer
des
programmes
de
musique
de
chambre
adaptés
aux
conditions
d’accueil
dans
les
théâtres
ou
lieux
de
patrimoine
en
Nouvelle-
Aquitaine
dont
les
possibilités
financières
sont
limitées.
Ce
maillage
territorial
pourra
prendre la
forme
de
concerts
ou
d’actions
pédagogiques,
et
ne
se
limitera
pas
aux
seules
programmations
officielles.
Ce
rayonnement s’exercera
soit
en
lien
avec
la
direction
des
publics
de
l’opéra,
soit
de
façon
indépendante
au
moyen
de relations
directes
avec
les
institutions
locales.
Ainsi,
à
compter
de
la
saison
2019/2020,
l’Ensemble
Pygmalion
proposera
à
Station
Ausone,
une
série
de
6
programmes
gratuits
destinés
aux
scolaires
et
à
un
public familial,
figurant
dans les
Evènenients
Associés
de
l’Opéra.
4/6
127En
effet,
un
des
axes
prioritaires
de
ce
nouveau
contrat
est
de
permettre
à
l’Ensemble
Pygmalion
d’investir
des
lieux
emblématiques
du
patrimoine
bordelais
comme
la
Base
sous-marine,
le
CAPC,
la
bourse
du
travail,
la CCI, la
Halle
des
Chartrons,
le
Marché
des
Douves...
L’objectif
poursuivi
est la
mise
en
valeur
du
patrimoine
de
la
Ville
de
Bordeaux
ainsi
que
l’accueil
d’un
public
nouveau.
Pour
ces
projets
spécifiques,
les
parties
pourront
solliciter
un
soutien
exceptionnel
de
la
Mairie
de
Bordeaux
ainsi
que
de
partenaires
locaux,
publics
ou
privés.
Article
3 -
Conditions
financières
Toutes
les
conditions
de
mise
en
oeuvre
des
projets
inscrits
dans
le
cadre
de
la
résidence,
sont
décrites
dans un
contrat
de
cession,
de
coréalisation
ou
de
coproduction
selon
les cas,
établi
en
parallèle. Toutes
ces
programmations
se
feront
sur
présentation d’un
budget détaillé distinguant
les
cachets
des
frais
annexes,
validé
par
la
direction
de
l’Opéra.
Les
montants
indiqués
sont
des
maxima.
L’Ensemble Pygmalion
s’engage
par ailleurs
à
offrir
1
CONCERT
COMMENTÉ
de
style,
de
forme,
de
répertoire
ouvert,
avec
ou
sans
Raphaèl
Pichon,
sur
la
durée
du
contrat.
Article
4 —
Apports
de
l’Ensemble
Py2malion
à cette
résidence
Dans une
dynamique
de
résidence,
l’Ensemble
Pygmalion
s’attache
à mobiliser
avec
des
acteurs
régionaux,
des
partenariats
nouveaux
qui
viendront
compléter
les
apports
de
l’Opéra
au
travers
d’engagements
de
long
terme,
riches de
dynamiques
artistiques
et
territoriales
de
grande
qualité.
L’Ensemble
Pygmalion s’engage
à:
•
mettre
en
oeuvre
les
principes
et
les
actions
structurant
le
présent
contrat
de
résidence
artistique,
•
réserver
les
plages
de
planning
nécessaires
à
la
programmation,
inscrite
à
l’article
2.1
et
celles
à
venir
convenues
conjointement,
et
contractualiser
avec
l’Opéra
l’ensemble
des
contrats
qui
en
découlent
sur
présentation
de
budgets
détaillés.
Article
5 —
Apports
de
l’Opéra
à cette
résidence
L’Opéra
s’engage
à:
•
mettre
en
oeuvre
les
principes
et
les
actions
structurant
le
présent
contrat
de
résidence
artistique,
notamment
via
des
apports
en
coproduction
des
projets
lyriques
détaillés
à
l’article
2 des
présentes.
•
inscrire
dans
ses
saisons
17/18,
18/19,
19/20,
20/21
et
21/22
les
programmations
inscrites
à
l’article
2 et
celles
à venir
convenues
conjointement.
Dans
le
cadre
de
cette
résidence,
l’Opéra
s’engage
à
tout
mettre
en
oeuvre
pour
accueillir
l’Ensemble Pygmalion
dans
les
meilleures
conditions
et
à
lui
accorder
la
meilleure
visibilité
possible
sur
ses
supports.
L’Opéra s’attache
à répondre favorablement
à toute
demande
formulée
par
l’Ensemble
Pygmalion
de
mise
à disposition
gracieuse
de
lieu
de
répétitions
ou
de
réunion,
compatible
avec
le
planning
général
de
l’Opéra.
Les
coûts
correspondants
à
la
présence
de
personnel
supplémentaire
(accueil, technique)
seront
facturés
au
réel
; une
convention
de
mise
à
disposition
d’espace
organisera
cette
occupation
temporaire.
5/6
128Article
6 —
Durée
du
contrat
de
résidence
—
Modifications
Le
présent
contrat
a
une
durée
comprise
entre
le
01/09/17
et le
3 1/08/22.
Il
concerne
les
saisons
17/18,
18/19,
19/20,
20/21
et
21/22.
Toute
modification
ou
complément
apporté
aux
termes
de
ce
contrat
fera
l’objet
d’un
avenant
convenu
entre
les
parties.
Article
7 —
Publicité
Les
parties
s’engagent
à
mentionner
la
résidence,
sur
tous
les
supports
de
communication
édités
relatifs
aux
projets
réalisés
dans
le
cadre
de
cette
résidence,
mais
aussi
via
leur
site
internet
respectif. Article
8 -
Résiliation
En
cas
de
force
majeure
issu
d’un
événement
échappant
au
contrôle
du
débiteur,
qui
ne
pouvait
être
raisonnablement
prévu
lors de
la
conclusion
du
contrat
et
dont
les
effets
ne
peuvent
être
évités
par
des
mesures
appropriées,
empêchant
l’exécution
de
son obligation
par
le
débiteur,
le
contrat
pourra
être
résolu
de
plein
droit
et
sans
formalité
dans
les
conditions
fixées
par
l’article
1218
du code
civil.
A
l’exception
des
cas
de
force
majeure,
toute
rupture
ou
inexécution
du
présent contrat
entraîne
pour
la
partie
défaillante
l’obligation
de verser
à l’autre,
une
indemnité
équivalente
au
montant
des frais
réellement
engagés
par
celle-ci,
sans préjudice
de
l’octroi
d’éventuels
dommages
et
intérêts.
Article
9 —
Attribution
de
juridiction
De
convention
expresse
entre
les
parties,
toutes
contestations
portant
sur
l’interprétation
ou
l’application
du
présent
contrat
seront
portées
devant
les
Tribunaux
de
Bordeaux,
auxquels
il
est
fait
attribution
de
juridiction,
seulement
après
épuisement
des
voies
amiables.
Fait
en
deux
exemplaires,
à Bordeaux
le
Pour
le
Producteur,
Pour
la
Régie
Personnalisée,
Pour
le
Président
et
par
délégation,
La
Présidente,
L’
Administrateur
Daniel
TROMAN
Laurence
DESSERTINE
6/6
129Convention
de
coopération
territoriale
entre
l’Opéra
National
de
Bordeaux
et
l’Opéra
de
Limoges
1)\I
l8/I9-146-mc
Entre L’Opéra
National
de
Bordeaux
(régie
personnalisée)
domicilié
place
de
la
Comédie
BP
90095
33025
Bordeaux
Cedex,
SIRET
440
423
960
00010,
Code
APE
9001
Z, Licences
d’entrepreneur
de
spectacles
représenté
n°
1-1103117
;
1-1103116
;
2-1103112
;
3-1
103111
par
sa
Présidente,
Madame
Laurence
Desscrtine,
dûment
habilitée
par
délibération n°2019044
du
23/05/19
Ci-après
dénommé
« Opéra
National
de
Bordeaux»
d’une
part
et L’Opéra de
Limoges
(régie
personnalisée)
domicilié
48
rue
Jean
Jaurès
87000
Limoges,
SIRET
200
056 505
00015,
Code
APE
9001
Z,
Licences
d’entrepreneur
dc
spectacles
1-1029555
/ 2-
1029557
/ 3-1029556,
représenté par
son
Présidcnt,
Monsieur
Ernilc
Roger
Lombertic,
dûment
habilité
par
délibération
n°
201927
du
16
triai
2019;
Ci-après
dénommé
« Opéra
dc
Limoges»
d’autre
part
Vu
la
loi
du
21
juin
2016 relative
la
liberté
dc
la
création,
à
l’architecture
et
au
patrimoine
et
le
projet
d’arrêté
fixant
le
cahier
des
missions
et
des
charges
relatif
au
label
« opéra
national
en
région
».
Vu
l’arrêté
du
5
mai
2017
fixant
le
cahier
des
missions
et
des
charges
relatif
au
label
« Opéra
national
en
région»
Vu
l’arrêté
du
5 mai
2017
fixant
les
conditions
d’attribution
et
ie
cahier
des
missions
et des
charges dc
l’appellation
«Scène
conventionnée
d’intérêt
national»
Vu
la
convention
Opéra
national
en
région
signée
ic
pour
la
période
2018-
2022, Vu
la
convention
Scène
conventionnée
d’intérêt
national
-
art
et
création
pour
l’art
lyriguc
relative au
conventionnement
notifié
‘e
17
avril
2019
pour
la
période
2019-
2022; Considérant
la
valeur
unique
de
l’opéra,
dc
la
danse
et
de
la
musique
symphonique
comme
patrimoine
artistique,
champ
de
création
et
composante
de
l’éducation;
Considérant
la
Charte
des
missions
de
service
public
pour
le
spectacle
vivant
publiée
par
le
Ministère
de
la
Culture
et
de
la
Communication
en
1998,
à laquelle
les
parties
déclarent
adhérer
Considérant
le
grand projet pour
l’Educadon
artistique
et
culturelle
du Ministère
dc
la
Culture
et
notamment
la
circulaire sur
les
parcours
d’Education
artistique
de mai
2013.
Page
I sur
9
130PRÉAMBULE
L’Opéra
National
dc Bordeaux
et
l’Opéra
de
Limoges:
V
sont
les
deux
seuls
opéras
du
nouveau
territoire
régional
disposant
dc
leurs
propres
outils
de
production
:
ateliers
dc
décors
et
dc
costumes,
orchestres,
choeurs
et
ballet
pour
l’Opéra
National
de
Bordeaux;
assurent
la
production
et
la
diffusion
de
spectacles
lyriques,
chorégraphiques,
symphoniques
et
d’activités
connexes
sur leur
territoire
V
couvrent
l’ensemble
du
répertoire
musical,
du
baroque
à la
création
contemporaine;
V
développent
un
projet
territorial défini
en
adéquation
avec
las
politiques
des
collectivités
territoriales
partenaires
“
contribuent
au
rayonnement
de
la
région;
concourent
à l’essor
économique de
leur
territoire
d’implantation;
V
favorisent
l’accès
de
tous
les
publics
aux
oeuvres
sur
leur
zone
géographique
d’influence;
V
portent
une
mission
de
transmission
et
mènent
un
travail
de
fond
à
dimension
éducative
et
sociale
V
ont
déjà
mis
en
place
des
projets
dc
collaboration
s’appuyant
sur
leur
complémentarité
lors des
2
saisons
suivantes 17/18:
Les
Fomins
d’Egéa
avec
l’Orchestre
de
Limoges
à Bordeaux
1
18/19 o
Le
Songe
d’une
I\Tm/
d’Elé
avec
l’ONB\
et
le
Choeur
à Limoges,
o
les
concerts
« Voix
Nouvelles»
et
« Nadinc
Sierra»
à Bordeaux
avec
l’Orchestre
de
Limoges,
o
la
coproduction
du
programme
chorégraphique
Kylian/Béjart/Robbins,
o
la
participation
du
choeur
dc
l’ONB
à Noé
dc
Malandain
à Limoges.
et
C’est
cette
impulsion
que
la
présente
convention
entend
structurer
et
formaliser.
Les
deux
opéras
représentent
chaque
année,
en
volume
-
Pour
Bordeaux
30
000
000
euros
de
budget
200
000
spectateurs
220
levers
de
rideau
-
Pour Limoges 7 000
000
€
de
budget
80
000
spectateurs
80
levers
de
rideaux
La
présente
convention
a
pour
finalité
la
mise
en
place
d’un
partenariat
global
entre
l’Opéra
National
dc
Bordeaux
et
de
l’Opéra
de
Limoges
permettant
dc
valoriser
leurs
ressources
et
leurs
complémentarités
et
dc
renforcer
les
collaborations
entre
les
deux
parties.
Page
2
sur
9
1311-
PRÉSENTATION
DES
DEUX
OPÉRAs
: RESSOURCES
ET SPÉCIFICITÉS
Les
deux
opéras
de
la
Région
Nouvelle
Aquitaine
partagent
des
missions
similaires
et
concourent
à
des
objectifs convergents.
Néanmoins
de
par
leurs
histoires,
leurs
tailles
et leurs
structurations
différentes,
ils
conservent chacune
une
identité
forte
qui leur
est
propre
et
des
spécificités.
1.1-
L’Opéra
National
de
Bordeaux
Inscrit
dans
un
réseau
national
et
international
de
collaborations
artistiques
et
culturelles,
l’Opéra
National
de
Bordeaux constitue
un
pôle
d’excellence,
de
production,
dc
transmission
et
d’insertion
dans
les
domaines
lyrique,
chorégraphique
et
musical.
Ayant
vocation
à se
situer parmi
les
grandes
maisons
d’opéra
en
France
et
en
Europe,
il bénéficie
du
label
« Opéra
national
en
région
» accordé
par
le
Ministère
de
la
Culture.
Les
missions
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux sont
dc
trois
ordres:
V’
une
mission
de
production,
de
création,
de
diffusion
et
d’accueil
d’artistes
invités
V
une
mission
de
médiation
avec
tous
les
publics,
dans
un
esprit
dc
dialogue
et
de
partage;
V’
une mission
de
poic
dc
ressource
en
matière
de
transmission,
fonnation
et
d’insertion
professionnelle
(tant
dans
le
domaine
artistique
que
technique).
Elles
se
déploient
dans
le
cache d’un
projet
artistique
complet
et
ambitieux
tel
que
défini
dans
son
Projet
d’établissement.
Le
projet
artistique,
dans
toutes
ses
composantes,
se
développe
notamment,
dans
une
démarche
d’excellence,
autour
de
2
axes:
V’
la
valorisation
du
patrimoine
lyrique,
chorégraphique et
symphonique;
V
l’ouverture
aux
esthétiques
diverses
et
aux
répertoires contemporains.
Les
3
orientations
stratégiques
telles
que
définies
dans
le
Projet
d’établissement
et
qui
encadrent
le
développement
de
l’activité
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux,
sont
les
suivantes:
V
se
positionner
comme
un
opéra
de
premier
plan
à l’échelle
européenne,
atout
essentiel
dc
l’attractivité
du
territoire
V
êtrc
au
coeur
dc
la
vie
culturelle,
sociale
et
économique
dc
la
métropole
bordelaise
et
de
la
Nouvelle-Aquitaine;
V
transmettre,
former
et
accompagner.
Parallèlement
aux
enjeux
artistiques,
le
projet
culturel,
plus
largement,
s’attache
en
effet
à
développer
des
relations
fortes
avec
les
publics
dans
toute
leur
diversité,
et les
territoires,
du
local
à l’international.
Cela se
traduit
par
le
développement
significatif
des activités
de
sensibilisation
et
dc
transmission
auprès
des
publics.
1.2-
L’Opéra
de
Limoges
L’Opéra
de
Limoges
constitue
un pôle
innovant
de
création,
dc
production
et
de
diffusion
dc
projets
lyriques,
chorégraphiques
et
musicaux.
Il
a pour
vocation
de
proposer
un
nouveau
rapport
entre
les
oeuvres,
les
artistes
et
le
public
et
dc
favoriser
la
transmission
auprès
des
plus
jeunes.
Animateur
de
l’écosystème
lyrique,
il
bénéficie
du
conventionnement
«Scène
conventionnée
d’intérêt
national
-
art
et
création
pour
l’art
lyrique»
accordé
par
le
Ministère
de
la
Culture.
Page
3 sur
9
132Le
projet
de
l’Opéra de
Limoges
se
développe
autour
des
trois axes
suivants, détaillés
dans
la
convention
pluriannuelle
d’objectifs
et
dc
moyens regroupant
l’Opéra,
la
Ville
de
Limoges,
la
Région Nouvelle
Aquitaine
et
le
Ministère
dc
la
Culture:
V’
Un
Laboratoire des répertoires
avec
une attention
particulière portée
aux
créations,
aux
formes
scénographiques innovantes,
aux formats
hybrides
qui
favorisent
la
circulation
des
projets,
aux
résidences
d’artistes
et
aux
démarches
dc
management
créatif
et
participatif
V’
Un
agitateur
artistique
du
territoire
au
niveau
local,
régional
et
national
comme
élément
moteur
de
nouvelles
fonncs
artistiques,
comme
opérateur/fédératcut
de
modalités
de
production
(y
compris
audiovisuels)
et
diffusion
entrecroisées
avec
les
différents
réseaux
et
comme
acteur
de
la
formation
et
dc
l’insertion
des
eunes
artistes.
V’
Un
familistère
dc
ressources
au
service
de
la
transmission
par
la
valorisation
de
ses
ressources
(artistiques,
techniques
et
numériques)
et
à
sa
capacité
à les
utiliser
pour
les
transmettre
i
des
publics
qui
en
sont
à priori
éloignés.
L’Opéra
de
Limoges
participe
pleinement
au
rayonnement
de
la
région
à
travers
sa
capacité
d’innovation,
de
diffusion
dc
ses
projets
et
de
circulation
dc
ses
équipes.
La
qualité
de
ses
productions,
son volume
d’affaire cumulé
(direct
et
indirect)
et les
liens
étroits
qu’il
entretient
avec
l’ensemble
des
entreprises
locales
en
font
un
acteur
économique
fédérateur
et
un
véritable
pôle
d’attractivité du
territoire.
L’Opéra
dc
Limoges
est
un
acteur majeur
du
développement
social
et
culturel
comme
important
employeur d’artistes
et
de
techniciens,
par
sa
présence
soutenue
sur
tous
les
territoires
(aussi
bien
en
milieu
rural
qu’en
milieu
urbain)
et
par
la
multiplicité
des
partenariats
qu’il
a conclu
avec
le
monde
éducatif
et
culturel.
2-
LES
OBJECTIFS
Les
objectifs
dc
cette
convention
sont
d’oeuvrer
conjointement
à
la
valorisation
de
l’image,
l’attractivité
et
la
notoriété
dc
la
Nouvelle
Aquitaine
ainsi
que
dc
la
politique
régionale
du spectacle
vivant,
la
mise
en
oeuvre
d’une
complémentarité
d’action
territoriale afin d’enrichir
et
dc diversifier
l’offre
artistique
pour
tous
les
publics
dc
la
région
Nouvelle
Aquitaine,
de
renforcer
la
toniotion
de
l’art
lyrique,
de
la
musique
symphonique
et
dc
la
production
chorégraphique, l’émergence
de
projets
artistiques
innovants
(modalités,
formats,
dimensions
numériques...)
et
adaptés
aux
territoires
afin
de
développer
la
diffusion,
>
développer
l’éducation
artistique
et
culturelle,
soutenir
la
formation
professionnelle,
favoriser
l’élargissement
des publics.
3-
COMPLÉMENTARITÉ
DES
POLITIQUES
DE
PRODUCTION
ET
DE
DIFFUSION
3.1-
Production
et
diffusion
lyrique
Conformément
aux
cahiers
des
charges
respectifs
des
deux
opéras,
les
productions
lyriques
de
l’Opéra National
de
Bordeaux
et
de
l’Opéra
dc
Limoges
se
complètent
aussi
bien
par
les
répertoires
abordés
que
par
les
formes
proposées
Page
4
sur
9
133-
Grandes formes
à l’Opéra
National
dc
Bordeaux
avec
des
oeuvres
nécessitant
des
effectifs
artistiques
importants;
-
Formes
plus variées
à Limoges
croisant
les
esthétiques
et
les
disciplines
artistiques.
Les
deux
opéras
soutiennent
chacun
la
création
pour
la
laquelle
des
partenariats
sous
la
forme
de
coproductions
ou
de
commandes
communes
peuvent
être
envisagées.
Par
ailleurs,
l’Opéra
National
de
Bordeaux
et
l’Opéra
de
Limoges
partagent
la
volonté
d’une
diffusion
dc
formats
lyriques sur
l’ensemble
du
territoire
régional.
Ils
peuvent
concourir
à
l’émergence
de
productions
compatibles
avec
une
exploitation
dans
certaines
salles
de
la
région:
formes réduites,
versions scéniques
ou
commandes
spécifiques.
La
diffusion
de
ces
projets
peut
être confiée
en
priorité
aux
équipes
artistiques
dc
l’Opéra
dc
Limoges
dont
la
structuration,
le
format
et
la
disponibilité
semblent
plus
adaptés
à cette
mission.
3.2-
Production
et
diffusion
chorégraphique
L’Opéra
dc
Limoges,
qui
ne
dispose
pas
de ballet,
peut
accueillir
prioritairement
le
ballet
de
l’Opéra
National
de
Bordeaux
en
fonction
dcs
projets
et
dans
la
limite
de
sa
capacité
technique
et
financière. Par
ailleurs,
l’Opéra
dc
Limoges
peut
accompagner
le
Ballet
dc
l’Opéra
National
dc
Bordeaux
dans
sa
politique
dc
création
chorégraphique
en
coproduisant
certains
projets.
3.3-
Production
et
diffusion
symphonique
L’Opéra
National
dc
Bordeaux
et
l’Opéra
dc
Limoges
se
partagent
une
mission
dc
diffusion
régionale
sur
leurs
territoires
dc
rayonnement
respectifs
notamment
par
l’intermédiaire
dc
leurs
orchestres symphoniques.
L’Opéra
de
Limoges
pourrait
accueillir
l’ONBA
pour
un
concert
symphonique
tous
les
trois
ans.
Réciproquement,
l’Opéra
national
de
Bordeaux
pourrait
programmer
l’Orchestre
dc
l’Opéra
dc
Limoges
â l’Auditorium
dans
des
programmes
spécifiques.
Par
ailleurs,
l’Opéra
National
dc
Bordeaux
et
l’Opéra
de
Limoges
sont
des
acteurs
essentiels
pour
conduire
la
réflexion
sur
la
filière
économique
et
professionnelle
dc
production
et
dc
diffusion
dans
le
domaine
lyrique
et
symphonique
en
Nouvelle
Aquitaine.
3.4-
Modalités
dc
mise
à disposition
des
équipes
artistiques
et
techniques
La
participation
des
équipes
artistiques
d’un
des
opéras
à un
projet
produit
par
l’autre
opéra
fait
obligatoirement
l’objet
d’un
contrat
dc
mise
à disposition
dc
personnel.
Dans
le
cadre
dc
cc
contrat,
les
frais
supplémentaires
suivants
à
coût
réel
sont
à la
charge
du
théâtre
d’accueil,
sur
la
base
de
devis
validés
par
les
parties
-
de
manière
générale:
les
artistes
supplémentaires,
les
cachets
des
solistes
et
chefs
(permanents
et
intermittents),
les
feux
dc
tournée;
-
dc
manière
particulière:
les
frais
dc
transports,
les
frais
de
séjours des
artistes
(voyages,
défraiements
repas,
hébergement
le
cas
échéant).
Par
ailleurs,
selon
la
nature
du
contrat,
notamment pour
les
coproductions,
le
coût
de
la
masse
salariale
(permanente
et/ou
intermittente)
sera
valorisé
et
non
facturé.
Page
5
sut
O
134Dans
le
cas
de
la
contractualisation
entre
les
deux
opéras,
d’un
contrat
de
cession
pour
un
spectacle
produit
par
un des
partcnaircs,
seuls
les
droits
induits
par
la
représentation
(SACEM,
SACD,
SPEDIDAM)
seront
à la
charge du
théâtre
d’accueil.
Dans
tous
les
cas,
les
parties
s’engagent
à
respecter
les
principes réglementaires
et
les
modalités
pratiques
particulières
régissant
l’organisation
du
travail
des
forces
artistiques
et
des
équipes
techniques
en
vigueur
dans
chaque
opéra.
Les
plannings
des
productions
sont
établis
préalablement
par
ies
deux
directions afin
d’être
compatibles
avec
les
conditions
de travail
des
équipes
artistiques
dc
chaque
opéra.
4-
ACTIONS
PARTAGÉES
EN
FAVEUR
DE
L’ÉDUCATION,
L’ÉLARGISSEMENT
DES
PUBLICS
ET
DE
LA
FORMATION
4.1
-
Education
artistique
et
culturelle
En
partenariat
étroit
avec,
la
DAAC
du
Rectorat
de
Bordeaux,
la
DSDEN,
la
DRAC, Réseau
CANOPE,
l’Opéra
National
de
Bordeaux
porte
le
PREAC
Art
lyrique
qui
a
pour
vocation
de
fournir
des
ressources
et des
outils
pour
faciliter
la
découverte
dc
l’univers
dc
l’opéra,
dans
ic
cadre
dc
projets
d’éducation
artistique
et
culturelle
selon
deux
axes:
-
Organisation
de
temps
dc
formation
des
professionnels
de
la
culture,
d’enseignants
et des
formateurs
de
professeurs
-
Création,
édition
et
diffusion
de
ressources pédagogiques,
documentaires
et
didactiques.
Les
actions
de
formation
menées
par
l’Opéra
de
Limoges
peuvent
compléter
celles
du
PREAC
Art
lyrique.
C’est
le
cas
notamment
des
formations
organisées
par
l’Opéra
de
limoges
pour
les
enseignants
notamment
dans
le
cadre
du
Plan Académique
dc
Formation,
dans
le
cadre
du Plan
Choral
à l’école
ou
des
dossiers
pédagogiques
confectionnés
pour
les
productions
lyriques.
Le
développement
de
projets
innovants
à
destination
des
publics
peut
également
constituer
un
axe de
coopération.
L’Opéra
National
dc
Bordeaux
met
en
oeuvre
un
orchestre
de
jeunes
DEMOS,
le
dispositif
du
Labo
dc
la
danse,
ou
encore
des
opéras
participatifs.
L’Opéra
dc
Limoges met
en
oeuvre
une
plateforme
vocale
destiné
à accompagner
les
publics
tout
au
long
de
leurs
parcours
personnels
incluant
des
projets
comme
OperaKids
pour
les
plus
jeunes
ou
100%
DIVA
pour
les
jeunes
et
adultes
éloignés
du
monde
du
travail.
La
coopération porte
d’abord
sur
un
échange
de
bonnes
pratiques
et
pourra donner
heu
à
des
rencontres
entre
différents
groupes.
4.2-
Fgisscment
des
publics
Un
second
axe
dc
coopération
peut porter
sur
1c
développement
d’une
réflexion
commune
autour
de
l’accessibilité
pour
les
publics
atteints
de
diverses
formes
dc
handicap
au
travers
de
dispositifs
telles
i’audiodcscription,
les
boucles
magnétiques,
les
visites
tactiles,
les
objets
subpacs
permettant
aux
personnes sourdes
ou
malentendantes
de
ressentir
le
son
L’objectif
sera
de
construire
ainsi un
plan
d’action
partagé.
Page
6
sur
9
1354.3-
Formation
professionnelle
L’Opéra
National
de
Bordeaux
et
l’Opéra
de
Limoges
collaborent
chacun
avec
les
PESMD
de
Bordeaux
et
le
CESMD
dc
Poiticrs
notanitncnt
par
l’accueil
d’élèves
dans
le
cadre
dc
projets
artistiques
à caractère
pédagogique
ainsi
qu’en
stage
sur
plusieurs
productions
par
saison.
L’Opéra
National
de
Bordeaux
collabore
également
très
étroitement
avec
le
Consenratoire
à
Rayonnement Régionaljacques
Thibaud. Dans
le
cadre
dc
cc
partenariat
renouvelé
chaque
saison,
l’Opéra
National
de
Bordeaux
accompagne
les
élèves
dans
leur
formation
professionnelle par
des
engagements
sur
des
productions
lyriques,
des
accueils
en stages
et
des
commandes
d’oeuvres.
Ces
contenus
de
collaboration
peuvent
être
étendus
et
généralisés
aux
deux
structures
de
production
et
aux
différents
établissements d’enseignement supérieur
dc
la
région.
Les
deux
opéras
dc
la
région
Nouvelle
Aquitaine
portent
également
une
volonté
commune
de
promouvoir
les
jeunes
artistes lyriques français.
Chacun
joue
déjà
un
rûle
important
en
matière
dc
détection
et
d’insertion
de
ces
artistes
qui
pourrait
être
renforcé
notamment
dans
l’accompagnement
dc
ces
derniers
dans
la
formation
professionnelle.
L’Opéra
National
de
Bordeaux,
l’Opéra
dc
Limoges
et
le
PESMD
Bordeaux
Aquitaine
contribueront
à
une
étude
de
faisabilité
sur
la
mise
en
place d’une
filière
d’enseignement
de
professionnalisation
dans
le
domaine
vocal.
L’Opéra
National
de
Bordeaux
dispose
d’un
chef
assistant.
Ce
dernier
pourrait
être
invité
par
l’Opéra
de
Limoges
à
diriger
ou
à
assister
certains
chefs
invités
sur
des
productions
lyriques,
symphoniques
ou
chorégraphiques
dans
la
limite
dc
ses
disponibilités
et
dans
le
respect
dc
son
contrat
de
travail. 5-
Mise
EN
COMMUN
DE
RESSOURCES
5,1-
Ateliers
de
décors
et
costumes
L’Opéra
National
dc
Bordeaux
disposant
de
certaines
technicités
dont
ne
dispose
pas
l’Opéra
dc
Limoges,
cc
dernier
peut
confier
à l’Opéra
National
de
Bordeaux
la
réalisation
dc
tout
ou
partie
de
certains
décors,
éléments
scéniques, costumes
ou
accessoires
en
fonction
des
productions.
Par
ailleurs,
lorsque
les
besoins
d’un
opéra
dépassent
ses
capacités
de
fabrication,
il peut
être
fait
appel
en
priorité
aux
ateliers dc l’opéra
partenaire.
Un
contrat
vient
fixer
les
modalités
de
ces
échanges
qui
font
l’objet
d’une
refacturation entre
les
opéras
à hauteur
des
coûts
réellement
engagés
par
ces
derniers,
sauf
lorsqu’ils
constituent
un
apport
en
coproduction.
5.2-
Base de
données
des
salles
Afin
de
faciliter
la
diffusion
des
projets
artistiques
des
deux
opéras, une
base
de
données
des
plans
des
salles
dc
spectacles
de
la
région pourrait
être
réalisée
en
commun
et
ensuite
partagée.
5.3-
Artistes
interprètes
Les
opéras
peuvent
faire
appel
à
leurs
forces
artistiques respectives,
en
effectif
complet
ou
partiel,
nécessaires
pour
la
réalisation
dc
leurs
productions
dans
la
limite
des
besoins
dc
service,
et
dont
les
modalités sont
fixées
dans
un
contrat
dc
cession,
mise
à disposition,
partenariat...
Page
7
sur
9
1365.4-
Bibliothèque
musicale
et
parc
instrumental
Chaque
opéra
peut
consentir
des
prêts
gracieux
et
ponctuels
à l’opéra
partenaire
sous
réserve
dc
faisabilité.
Le
transport
et
l’assurance
sont
à la
charge
de
l’emprunteur.
Un
contrat
de
prêt
est
établi.
5.5-
Outils
pédagogiques
Une
mise
en
commun
des
outils
pédagogiques
peut
être
envisagée.
L’accent
peut
être
particulièrement
mis
sur
les
outils
numériques.
La
création
d’objets
numériques
éducatifs
autour
de
productions partagées
ou
plus
généralement
sur l’art
lyrique
peut
constituer
une
piste
dc
travail
commune
dans
le
domaine
de
l’éducation
culturelle
et
artistique.
6-
COMMUNICATiON
ET
POLITIQUE
NUMÉRIQUE
ET
AUDIOVISUELLE
CROISÉES
6.1
-
Communication
Chaque
opéra
s’engage
à communiquer
dans
ses
lieux
sur
la
programmation
de
son
partenaire.
Une
communication
commune
dans
la
région Nouvelle Aquitaine
peut
être
envisagée.
Des
opcrations
ponctuelles
peuvent
être
mises
en
place
afin dc
favoriser
le
croisement
des
publics.
Cela
nécessite
en
amont
de
l’ouverture
des
ventes,
la
définition
de
quotas
de
places.
Ces
offres
peuvent
être
proposées
pour
un
public
d’abonnés
ou
plus
largement.
Des
transports
peuvent
être
orgarnsés
pour
faciliter
l’accès
à ces
spectacles.
Plus
généralement,
tous
moyens
favorisant
le
croisement
des
publics
peuvent
être expérimentés.
6.2-
Politique
audiovisuelle
Toute
diffusion
audiovisuelle
en
direct
ou
différée
d’une
production
organisée
par
un
des
opéras
peut
être
relayée
par
l’opéra
partenaire
dans
1e
respect
du
droit
de
la
propriété
intellectuelle
et
des
interprètes. Sous
réserve
dc
l’acquisition
des
droits, toute
nouvelle
coproduction
entre
les
deux
opéras
peut
faire
l’objet
d’un
projet
de
captation soit
en
vue
d’en
assurer
la
promotion
auprès
dc
partenaires
potentiels
soit
en
vue
d’en
assurer une
diffusion
auprès
d’un
public
le
plus
large
possible
et
par
tous
les
moyens
à disposition.
Les
projets
auxquels
participent
l’Opéra
(forces artistiques
et ateliers) ayant
fait
l’objet
d’une
édition
phonographique
ou
en
vidéogramme
peuvent
être
proposés
à
la
vente
dans
les
deux
opéras
partenaires. La
mise
en
place
d’un
partenariat durable
entre
les
deux
opéras
et
France
3
Nouvelle
Aquitaine
peut
être envisagée.
7-
PROJET ÉVÉNEMENTIEL
7.1
-
Avec
les
forces
musicales
dc
Nouvelle
Aquitaine
Un
événement,
dont
le
financement
reste
à déterminer,
regroupant
les
forces
musicales
dc
la
région
Nouvelle
Aquitaine
pourrait
être
initié
par
l’Opéra
de
National
de
Bordeaux
et
l’Opéra
de
Limoges. l’age
8
sur
9
137Il
s’agit
bien
dc
s’appuyer
sur
les
équipes artistiques
des
opéras
en
partenariat
avec
l’ensemble
des
orchestre
et des
formations
instrurncntalcs
dc
la
région
pour
proposer
une
programmation
la
plus
large
possible
sur
un
temps
restreint.
Cet
évènement
serait
conçu
à
la
fois
comme
une
vitrine
dc
la
politique
musicale
de
la
région
Nouvelle
Aquitaine
comme
un
moment
festif
à destination
de
tous
ies
publics
ainsi
que
comme
un
outil
d’attractivité
pour
le
territoire.
Une
articulation
avec
le
secteur
touristique
dc
la
région
pourrait
être
recherchée
notamment
dans
le
positionnement
géographique
dc
cet
événement.
Cet
événement pourrait
s’inscrire
dans
les
manifestations
nationales
Orchestres
en
fête
ou Tous
à l’opéra.
Afin
dc
ne
pas
multiplier
les
structures
de
gestion,
un
appui
sur
une
organisation
déjà
existante
pourra
être
recherché
plus
particulièrement.
7.2-
Opération
de
mécénat
Les
deux opéras
peuvent
mettre
en
place
des
opérations
à
caractère
événementiel
auxquelles
pourront
être
associés
des
mécènes.
Des
avantages
particuliers
(accès
aux
répétitions,
aux
coulisses,
réceptifs,
...)
pourraient
être organisés
dans
chacun
des
opéras
afin
de
faciliter
notamment
leurs
politiques
dc
recherche
de
financement
privé.
8-
COOPÉRATION
DES
CONSEILS
D’ADMINISTRATION
Le
Directeur
général
ou
son
représentant
peut
être
invité
lors de
séances
dc
travail
en
présence
dc
membres
et
dc
conseils
du
Conseil
d’Administration
de
l’établissement partenaire,
notamment
pour
favoriser
le
partage
d’expériences
dans
différents
domaines.
C’est
également
le
cas
pour
les
membres
des
Conseils
d’Administration
lorsque
les
sujets
abordés
permettent
un
tel
tvpe
d’échange.
9-
DURÉE
La
présente
convention
est
conclue
pour
une
durée
de
cinq ans,
dc 2018
à
2022. Un
bilan
sera
établi
6 mois
avant
sa
date
de
clôture,
en
vue
de son
renouvellement.
10-
ATTRIBUTION
DE
JURIDICTION
Dc
convention
expresse entre
les
parties,
toutes
contestations
portant
sur
l’interprétation
ou
l’application
dc
la
présente
convention
seront
portées
devant
les
Tribunaux
de
Bordeaux,
auxquels
il
est
fait
attribution
dc
juridiction,
seulement
après
épuisement
des
voies
Fait
à Bordeaux
cri
2 exemplaires
le
05
(o
/_t
Pour
l’Opéra
N
légatOfl
Page
9 sur
9
138139Séance du lundi 7 octobre 2019
D-2019/359
Convention pluriannuelle d'objectifs entre la Ville de
Bordeaux et la SCOP Glob théâtre, l'Etat, la Région
Nouvelle Aquitaine et le Département de la Gironde.
Signature. Autorisation
Monsieur Fabien ROBERT, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Dans le cadre de la politique de soutien de la Ville de Bordeaux aux lieux de création et de diffusion œuvrant dans le domaine culturel, et en accord avec les objectifs définis dans le Document d’orientation culturelle, une convention d’objectifs a été établie avec La SCOP Glob Théâtre – Scène d’Intérêt National « Arts et Création », et partagée avec les partenaires institutionnels (l’Etat, La Région Nouvelle Aquitaine, Le Département de la Gironde). La SCOP Glob Théâtre est une scène conventionnée d’intérêt national « art et création ». Celle-ci représente un acteur militant du maillage théâtral et du spectacle vivant de la vie culturelle de la ville. Elle nourrit l’identité de cette vie culturelle à travers son offre. Cette scène participe activement à la diffusion et à la production de la création contemporaine des arts de la scène, à l’écriture de projets de médiation artistique et culturel sur le territoire.
Parallèlement, les actions en direction de la scène émergente de la création contemporaine, développées dans le projet du Glob Théâtre, constituent une ambition importante qui rejoint les orientations du projet culturel de la ville de Bordeaux.
Cette convention est le fruit d’un échange fructueux entre les services de la Direction générale des affaires culturelles et l’équipe du Glob Théâtre. C’est une nouvelle étape dans l’engagement des parties à soutenir la création des arts de la scène dans sa pluralité, avec les autres représentants et services des autres collectivités et institutions partenaires. Cette convention précise d’une part les conditions d’un partenariat pour une durée de quatre ans. D’autre part, les engagements des parties sont définis afin de soutenir les activités et projets du Glob Théâtre. Cette structure est destinée à promouvoir et développer la création et la diffusion des arts de la scène, tant par l’accueil d’artistes en résidences de création, en diffusion, par un travail de production et de coproductions avec les équipes artistiques, par une inscription forte sur le territoire avec la mise en place de projets de médiation et d’éducation artistique et culturelle tout au long de l’année.
Par délibération du 9 juillet 2018, la ville de Bordeaux confirmait son soutien au projet de La SCOP Glob Théâtre, en octroyant une subvention de 500 000 euros pour l’achat du théâtre et en se portant caution pour un emprunt financier contracté par la SCOP Glob Théâtre pour un montant de 250 000 euros auprès du Crédit mutuel du Sud-Ouest. Par ailleurs, la ville a participé au financement d’une étude de faisabilité de travaux à hauteur de 7 500 euros.
140Séance du lundi 7 octobre 2019
La SCOP Glob Théâtre, en obtenant l’appellation Scène d’Intérêt National « Arts et Création » se distingue par la singularité de son projet artistique résolument ouvert à l’expression artistique pluridisciplinaire, dans ses axes de développement de production, de diffusion et d’actions artistiques et culturelles sur les territoires, notamment celles des écritures contemporaines théâtrales. La SCOP Glob Théâtre conjugue accompagnement et exigence artistique et créée du lien avec les publics à la fois dans une dimension artistique et culturelle, mais aussi territoriale et sociale.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à signer cette convention.
ADOPTE A L'UNANIMITE
141VU le règlement de l’Union Européenne n° 651/2014 de la commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d’aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité, publié au Journal officiel de l’Union Européenne du 26 juin 2014, notamment son article 53 ;
VU le régime cadre exempté de notification n° SA.42681 relatif aux aides en faveur de la culture et de la conservation du patrimoine pour la période 2014-2020 ;
VU la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019 ;
VU le décret n° 2018-1355 du 28 décembre 2018 portant répartition des crédits et découverts autorisés par la loi 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019 ;
VU la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine ;
VU le Code Général des Collectivités Territoriales ;
VU le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ;
VU le décret n° 2015-641 du 8 juin 2015 relatif à l’attribution des aides déconcentrées au spectacle vivant ;
VU l’article 1 du décret 2001-495 du 6 juin 2001 pris pour l’application de l’article 10 de la loi n°2000-321 du 12 avril 2000 et relatif à la transparence financière des aides octroyées aux personnes publiques ;
VU la charte des missions de service public pour le spectacle qui définit les principes généraux de l’action de l’État en faveur du spectacle vivant appliquée depuis le 22 octobre 1998 ;
VU l’arrêté du 5 mai 2017 fixant le cahier des missions et des charges relatif à l’appellation « scène conventionnée d’intérêt national » ;
VU la décision du ministre chargé de la Culture en date du 05 mars 2019, attribuant l’appellation « scène conventionnée d’intérêt national – arts et création. » à la SCOP Glob Théâtre ;
VU la circulaire du 4 mai 2016 relative aux modalités d’attribution des aides déconcentrées au spectacle vivant ;
VU le décret du 27 mars 2019, portant nomination de Madame Fabienne BUCCIO en qualité de préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, préfète de Gironde ;
VU l’arrêté ministériel du 1er janvier 2016 portant nomination de Monsieur Arnaud LITTARDI, Directeur régional des affaires culturelles d’Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes;
142VU l'arrêté de la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine n° R75-2019-04-15-018, en date du 15 avril 2019, portant délégation de signature en matière d’ordonnancement secondaire à Monsieur Arnaud LITTARDI, Directeur régional des affaires culturelles de Nouvelle-Aquitaine ;
VU la circulaire du Premier ministre du 29 septembre 2015 relative aux nouvelles relations entre les pouvoirs publics et les associations ;
VU les programmes 131 et 224 de la mission de la culture ;
143– Convention pluriannuelle d’objectifs -
2019 - 2020 – 2021 - 2022
Entre
D’une part,
Le Ministère de la Culture, représenté par par la Préfète de la Région Nouvelle-Aquitaine, Madame Fabienne BUCCIO, désignée sous le terme « l’État »
La Région Nouvelle-Aquitaine, représentée par Monsieur Alain ROUSSET, son Président, dûment habilité par délibération de la commission permanente, désigné dans la présente convention sous le terme la Région,
Le Département de la Gironde, représenté par Monsieur Jean Luc GLEYZE, Président du Conseil Départemental de la Gironde, dûment habilité par délibération de la commission permanente n° 2019 XXX en date du 14 octobre 2019,
La Ville de Bordeaux représentée par Monsieur Nicolas FLORIAN, son Maire, dûment habilité,
Désignés ensemble sous le terme « les partenaires publics »,
Et
D’autre part,
La SCOP Glob Théâtre, ci-après dénommée, dont le siège social est situé 69, rue Joséphine, 33000 Bordeaux, représentée par sa gérante et directrice Madame Monique Garcia dûment mandatée.
N° SIRET 338.009.749.00031 Code APE 9001Z
et ci-après désigné « le bénéficiaire »,
Il est convenu ce qui suit :
Préambule
Considérant les orientations de la politique culturelle de l’État :
144Considérant les orientations de la politique de l’État relatives au soutien à des structures de création et de diffusion artistique présentant un projet d’intérêt général pour la création et le développement de la participation du plus grand nombre à la vie culturelle sur un territoire.
Considérant le programme d’actions mis en place par Madame Monique Garcia, gérante et directrice de la structure, conforme au cahier des missions et des charges de l’appellation scène conventionnée d’intérêt national « art et création », figurant en annexe I.
Considérant que le projet présenté par le bénéficiaire participe de cette politique, compte tenu de la capacité de sa direction artistique à :
Apporter un soutien significatif à des équipes artistiques, notamment celles du territoire d’implantation, par l’apport de moyens humains et matériels favorisant leur travail de recherche et de création (lieux, équipes techniques, financements) ;
S’inscrire dans les réseaux de production et de diffusion favorisant la recherche de diffusion des créations soutenues
Porter une attention particulière au renouvellement des écritures et des formes d’adresse au public ;
Développer une action culturelle de qualité qui allie les exigences de la création à celles de l’implication des publics prioritaires, particulièrement dans le domaine de l’éducation artistique et culturelle.
Considérant la politique culturelle de la Région Nouvelle-Aquitaine :
Considérant que la Région Nouvelle-Aquitaine déploie une politique culturelle en faveur des expressions artistiques dans toutes leurs diversités, inscrite dans le cadre général de sa politique culturelle visant à : développer les industries culturelles, créatives et numériques, contribuer à rendre l’offre artistique et culturelle accessible à tous, valoriser le patrimoine culturel régional, favoriser la diversité de la création artistique professionnelle, accompagner les politiques d’éducation et de médiation artistique et culturelle et structurer une politique publique concertée en faveur des langues régionales.
Considérant que la Région s’est engagée à agir pour la réduction de la fragilité des territoires, fixant deux objectifs prioritaires : soutenir et développer les atouts des territoires, et exprimer la solidarité régionale au bénéfice des territoires les plus vulnérables.
Considérant à ce titre que la Région est attachée au projet artistique et culturel du Glob théâtre construit autour d'une ouverture sur la ville, d’une programmation pluri et interdisciplinaire interrogeant la perception du spectateur, d’un soutien en faveur des jeunes auteurs, et de la recherche d’une diversification des publics par des actions de sensibilisation et de médiation avec une forte attention portée au jeune public, dans le respect de son équilibre budgétaire.
Ainsi, la Région porte une attention particulière aux engagements du Glob théâtre dans les domaines suivants :
Le soutien aux équipes artistiques installées sur le territoire régional, notamment à travers l’accueil en résidence, des apports en co-production et des séries longues de représentation ;
L’établissement de coopérations fortes et de partenariats dynamiques avec les autres structures de diffusion du spectacle vivant, tant à l’échelle de la métropole bordelaise que celle de la Région Nouvelle-Aquitaine ;
La prise en compte, dans le cadre de l’action culturelle, des publics prioritaires aux yeux de la Région (lycéens, apprentis, étudiants, jeunes des missions locales et en formation professionnelle…) ;
145 Le respect de l’égalité entre les femmes et les hommes, notamment du point de vue du salariat.
Considérant que le projet artistique et culturel ci-après présenté par le bénéficiaire participe de cette politique ;
Considérant la politique culturelle du Conseil Départemental de la Gironde :
Considérant l’adoption par le Conseil Départemental de la Gironde d’une politique territoriale Gironde 2033 et sa déclinaison en pactes territoriaux, sa politique culturelle s’inscrit dans le cadre des chefs de filât des solidarités humaines et territoriales, d’autonomie et de développement social.
Considérant que la politique culturelle du Conseil départemental de la Gironde se décline autour des quatre orientations que sont l’accessibilité aux pratiques artistiques et culturelles, le soutien à la vie artistique et culturelle des territoires, la lecture et les coopérations numériques, les patrimoines culturels.
Considérant que la SCOP Glob Théâtre et son programme d’action participent des orientations départementales en faveur des territoires, des professionnels du spectacle vivant et des populations, le Département de la Gironde soutient l’association :
En tant que lieu ressource engagé dans le soutien à la création et à la diffusion dans un principe de diversité culturelle et de pluridisciplinarité,
Portant une attention particulière à l’inclusion des artistes et à l’accompagnement profes- sionnel des compagnies émergentes dans un cadre de consolidation opéré par des séries longues de représentations,
Intégrant les spectateurs aux démarches de création et accompagnant populations et pu- blics fragiles éloignés de l’offre culturelle dans le cadre de ses actions de médiation culturelle.
Considérant la politique culturelle de la Ville de Bordeaux :
Acteur militant du maillage théâtral et du spectacle vivant de la vie culturelle de la ville dont il nourrit par son offre l’identité, la SCOP Glob Théâtre – scène conventionnée d’intérêt national « art et création » participe activement à la diffusion et à la production de la création contemporaine des arts de la scène, à l’écriture de projets de médiation artistique et culturel sur le territoire.
Considérant les objectifs énoncés dans le Document d’Orientation culturelle, cadre de référence de la politique culturelle de la ville de Bordeaux, à savoir :
Donner l’envie de culture à tous, avec la diffusion de la création contemporaine pluridisciplinaire, prioritairement consacrée aux arts vivants, avec une attention pour les spectacles à l’adresse du jeune public.
Favoriser la création et l’innovation, en participant à la production de la création artistique, notamment celle du territoire d’implantation, en identifiant et en accompagnant l’émergence artistique, par la mise en place de résidences, d’accompagnements d’artiste (répétition, reprise, assistance technique, administrative et humain) et d’apports en coproduction avec un engagement sur une série de diffusion.
Soutenir la culture comme facteur d’attractivité et de rayonnement, en s’inscrivant dans les réseaux de production et de diffusion favorisant la recherche de diffusion des créations soutenues, en participant au projet culturel municipal dans toutes ses caractéristiques et notamment à la mise en œuvre de saisons culturelles.
146 Améliorer la visibilité de l’offre culturelle et travailler l’accessibilité pour tous, notamment grâce à l’éducation artistique et culturelle ainsi que toutes les formes de transmissions qui peuvent favoriser la mixité sociale, générationnelle, culturelle, géographique dans un rapport exigeant avec la création artistique, notamment par la diversité des partenariats établis, originaux et innovants.
Considérant que le projet artistique et culturel présenté par Monique Garcia, gérante-directrice de la SCOP Glob Théâtre – scène conventionnée d’intérêt national « art et création » ;
ARTICLE 1 – OBJET DE LA CONVENTION
La présente convention a pour objet d’établir le cadre contractuel entre le bénéficiaire et les partenaires publics pour la mise œuvre du programme d’actions artistiques et culturelles correspondant à la mention « art et création » à laquelle s’engage le bénéficiaire, à son initiative et sous sa responsabilité, et de définir les modalités de son évaluation au travers des objectifs concrets et mesurables.
Elle fixe :
La mise en œuvre concrète du programme d’actions artistiques et culturelles ; Les modalités de financement et les relations avec les partenaires publics ; Les conditions de suivi et d’évaluation du programme d’actions artistiques et culturelles.
Les partenaires publics contribuent financièrement à la réalisation du programme d’actions artistiques et culturelles. Ils n’attendent aucune contrepartie directe de cette contribution.
ARTICLE 2 : MODALITÉS DE MISE EN ŒUVRE
Développant une démarche de soutien aux écritures dramatiques, le Glob déroulera son projet en s’appuyant sur les richesses de la pluridisciplinarité et de l’interdisciplinarité. Théâtre, arts de la rue, danse, musique, numérique, arts plastiques, …, l’ensemble des expressions d’aujourd’hui contribueront ainsi à ce travail de renouvellement des écritures dramaturgiques.
La rencontre entre les créations artistiques et les personnes dans une dynamique intergénération- nelle sera le fil rouge de la construction de nos saisons. En s’appuyant sur les artistes en prise avec leur époque, les nouvelles écritures et une attention à l’émergence, l’accompagnement des créations sera le socle des 4 saisons à venir. Plusieurs axes seront développés :
L’accueil de créations qui intègrent dans leur démarche la perception et la place du specta- teur (3 ou 4 spectacles a minima par saison),
Une présence longue des artistes permettant une mise en lien avec les personnes au plus près des projets,
L’organisation de rendez-vous et de rencontres décalées qui par le déplacement des atten- dus favorisent l’individuation des perceptions (5 à 6 rendez-vous par saison),
La construction d’une programmation pluridisciplinaire en favorisant le croisement des écritures.
En synergie avec d’autres opérateurs culturels du territoire, l’accompagnement des artistes se construira à travers :
Des séries longues de représentations (Pas de représentation unique hors festival. Program- mation
147 Sur un socle majoritaire de 6 à 8 représentations),
La présence d’artistes associés sur un minimum de 2 années,
Des complicités artistiques et intellectuelles qui nourriront le champ de la médiation, Un soutien à l’émergence via différents dispositifs (1 appel à projet Pépinière tous les 3 ans plus l’accueil de 2 à 4 équipes émergentes en création sur 4 ans),
Des coproductions accompagnées d’un temps de résidence et d’un soutien technique et administratif (2 équipes coproduites par an avec un budget minimum de 8 000 € à 10 000€), Des résidences de création au plateau (2 équipes a minima avec un budget de 2 000 € à 8 000 € suivant projet),
Des résidences de recherche au studio (3 à 4 équipes par saison avec un budget de 1 500 € à 8 000 € suivant projet).
Le Glob a pour objectif d’être un lieu ouvert à la vie, accueillant et attentif à la personne afin de mettre en place les conditions de la curiosité, de l’échange et de la circulation des idées. Aller au- devant des personnes se construira à travers :
Des projets de territoire qui s’appuieront sur les compagnies et les artistes accueillis, Des manifestations hors les murs (ouvertures de saison, formes spectaculaires et déambulatoires…),
Le développement de l’accessibilité aux œuvres par une attention au jeune spectateur et aux personnes éloignées de l’offre culturelle.
Cette ouverture sur la ville, et la concomitance des activités au sein du Glob qui en découlera, passeront par une nécessaire réhabilitation du bâtiment.
Pour que le projet soit partagé plus encore et que le soutien aux équipes s’en trouve renforcé, l’activité se devra de travailler à un nécessaire rayonnement sur le territoire par : La construction de partenariats à inventer de nature différente selon les échelles territoriales (coproductions, diffusion des créations ou évènements, médiations et communications par- tagées…). Ainsi le Glob s’attachera à construire ces partenariats en complémentarité avec les opérateurs de la métropole bordelaise (TnBA, Le Carré Colonnes, La Manufacture CDCn, le T4S…), du Département de la Gironde, de la Nouvelle Aquitaine (Maison Maria Casarès, Gare Mondiale, le Gallia scène conventionnée de Saintes, la Mégisserie scène conventionnée de Saint Junien…) et nationaux (Les Bambous, scène conventionnée de La Réunion, La Chartreuse CNES, le Théâtre des Ilets CDN de Montluçon …).
Des collaborations régulières avec les agences territoriales (IDDAC et OARA), La circulation sur des rencontres professionnelles et évènements artistiques nationaux et internationaux,
- sur le champ théâtral, le développement d’un possible axe francophone.
ARTICLE 3 – DURÉE DE LA CONVENTION
La convention est conclue pour une durée de 4 années recouvrant la période du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2022, sous réserve de la disponibilité effective des crédits dans le cadre des Lois de finances concernées et conformément aux dispositions relatives à la clause de revoyure prévues à l’article 11 de la présente convention.
La conclusion éventuelle d’une nouvelle convention ou d’un avenant prolongeant la présente convention, est subordonnée à la rédaction de l’évaluation et au contrôle prévus aux articles 8 et 9 de la présente convention.
148ARTICLE 4 - CONDITIONS DE DETERMINATION DE LA CONTRIBUTION FINANCIERE ET MODALITES DE VERSEMENT
Au titre du règlement (UE) de la commission du 17 juin 2014 visé, les partenaires publics contribuent financièrement au projet visé à l’article 2 de la présente convention. La contribution de chaque partenaire public est une aide au fonctionnement qui prendra la forme d’une subvention. Les partenaires publics n’en attendent aucune contrepartie directe.
4.1 Pour l’État
La définition du montant des subventions attribuées sur la période 2019-2020-2021-2022 se fera dans le principe de l’annualité budgétaire et sous réserve des conditions cumulatives suivantes : L’inscription des crédits de paiement en Loi de finances ;
La reconduction des critères d’intervention du ministère de la culture dans le cadre de sa politique nationale ;
Le respect par le bénéficiaire des obligations mentionnées aux articles 1er, et 6 à 10 de la présente convention ;
La vérification en fin d’exercice que le montant de la contribution annuelle n’excède pas le coût annuel du programme d’actions.
Cette subvention est spécialement versée en contrepartie de la réalisation des activités et des actions précitées.
À titre indicatif, le bénéficiaire a perçu en 2018 pour son programme :
La somme de 91 000 € au titre du BOP 131
La somme de 32 600 € au titre du BOP 224
Pour l’année 2019, la contribution de l’État a fait l’objet d’une convention financière bilatérale annuelle avec le bénéficiaire qui sera complétée par une convention financière bilatérale pluriannuelle après signature de la présente convention.
Pour les deuxième et troisième années d’exécution de la présente convention, la contribution financière annuelle de l’État est notifiée par voie d’avenant à la convention financière pluriannuelle bilatérale.
4.2 Pour la Région Nouvelle-Aquitaine :
Le versement de la subvention fera l’objet d’une convention financière annuelle. En 2019, le montant prévisionnel de la subvention Région Nouvelle-Aquitaine est de 81 500 €.
Pour les deuxième, troisième et quatrième années d’exécution de la présente convention, la contribution financière annuelle de la Région se fera sous réserve de l’arbitrage budgétaire.
4.3 Pour le Conseil Départemental de la Gironde :
La définition du montant des subventions versées sur la période 2019-2022 se fera dans le respect de la règle de l’annualité budgétaire. Leur engagement fera l’objet d’une convention financière spécifique annuelle.
149 Pour mémoire, le montant des subventions versées par le Conseil Départemental de la Gironde à la SCOP Glob Théâtre au titre de l’année 2019 s’élève à 60 000 € (soixante mille euros).
Pour les deuxième, troisième et quatrième années d’exécution de la présente convention, la contribution financière annuelle du Département se fera sous réserve de l’arbitrage budgétaire.
4.4 Pour la Ville de Bordeaux :
La Ville de Bordeaux au regard du projet artistique présenté, consciente de son rôle majeur dans l’attribution des moyens nécessaires à sa réalisation, décide :
De verser une subvention annuelle pour le fonctionnement du Glob Théâtre.
La définition du montant des subventions attribuées sur la période 2019-2020-2021-2022 se fera dans le principe de l’annualité budgétaire et sous réserve de l’inscription des crédits au budget de la Ville.
Cette subvention est spécialement versée en contrepartie de la réalisation des activités et des actions précitées. La contribution de la ville fera l’objet d’une convention financière annuelle bilatérale avec le bénéficiaire.
À titre indicatif, le bénéficiaire a perçu en 2019 : la somme de 130 000 €, dont 10 000 € d’aide supplémentaire au fonctionnement en 2019,
Financement complémentaire au titre d’autres actions spécifiques :
Compte tenu d’autres actions spécifiques qu’il organiserait et qui entreraient dans les critères d’éligibilité de la Ville de Bordeaux, le bénéficiaire peut solliciter l’octroi de subventions spécifiques (fonds d’aide à la création et à la production, Saison culturelle, …) qui feraient l’objet d’une instruction complémentaire selon les modalités en vigueur.
ARTICLE 5 – JUSTIFICATIFS
Le bénéficiaire s’engage à fournir à l’ensemble des partenaires dans les six mois suivant la clôture de chaque exercice les documents ci-après :
Le compte rendu financier de l’action, qui retrace de façon fiable l’emploi des fonds alloués pour l’exécution des obligations prévues à la présente convention. Ce document est accompagné d’un compte rendu quantitatif et qualitatif du projet comprenant les éléments mentionnés à l’annexe I et définis d’un commun accord entre les partenaires publics et le bénéficiaire.
Les comptes annuels et, en cas d'obligation législative ou réglementaire, le rapport du commissaire aux comptes et, le cas échéant, la référence de leur publication au Journal officiel ;
Le rapport annuel d’activité ;
Tout autre document nécessaire à la compréhension du programme d’actions ou mentionné dans les conventions financières bilatérales.
Ces documents sont signés par le président ou toute personne habilitée.
150ARTICLE 6 – AUTRES ENGAGEMENTS
6.1 Le bénéficiaire informe sans délai les partenaires publics de toute modification de son identification et fournit la copie de toute nouvelle domiciliation bancaire.
6.2 En cas d’inexécution, de modification substantielle ou de retard dans la mise en œuvre de la présente convention, le bénéficiaire en informe les partenaires publics sans délai par lettre recommandée avec accusé de réception.
6.3 Le bénéficiaire s’engage à faire figurer de manière lisible l’identité visuelle de chaque partenaire public sur tous les supports et documents produits dans le cadre de la convention.
6.4 Le bénéficiaire déclare ne pas être bénéficiaire d’aide illégale et incompatible soumise à obligation de remboursement en vertu d’une décision de la Commission Européenne.
ARTICLE 7 – SANCTIONS
7.1 En cas de retard dans l'exécution ou d'inexécution de la convention par le bénéficiaire, ou en cas de modification substantielle et unilatérale de celle-ci, sans l’accord écrit des partenaires publics, ces derniers peuvent ordonner le reversement de tout ou partie des sommes déjà versées au titre de la présente convention, la suspension de la subvention ou la diminution de son montant, après examen des justificatifs présentés par le bénéficiaire.
7.2 Tout refus de communication ou toute communication tardive du compte rendu financier
mentionné à l’article 5 peut entraîner la suppression de l’aide. Tout refus de communication des
comptes peut entraîner également la suppression de l’aide.
7.3 Les partenaires publics informent le bénéficiaire de ces décisions par lettre recommandée avec accusé de réception ou par voie électronique avec accusé de réception.
ARTICLE 8 - EVALUATION
8.1 L’application de la présente convention fera l’objet d’un suivi régulier dans le cadre d’un comité de suivi annuel a minima en présence de la direction artistique de la structure bénéficiaire et des représentants des collectivités publiques signataires
8.2 L’évaluation porte notamment sur la réalisation du programme d’actions et, le cas échéant, sur son impact au regard de l’intérêt général.
8.3 Le comité de suivi est chargé de l’examen et du suivi des missions inscrites au titre de la présente convention
Il examine chaque année la réalisation du programme d’actions de l’année venant de s’achever, ainsi que les orientations de l’année à venir et, en fin de convention, l’autoévaluation présentée par la directrice de la structure.
8.4 Le bénéficiaire s’engage à fournir, au plus tard six mois avant le terme de la convention, un bilan d’ensemble qualitatif et quantitatif de la mise en œuvre du programme d’actions dans les conditions précisées en annexe II de la présente convention.
8.5 Les partenaires publics procèdent à une évaluation avec le bénéficiaire de la réalisation du projet auquel ils ont apporté leur concours, sur un plan quantitatif comme qualitatif. Les indicateurs inscrits au titre de la présente convention, définis par les parties, contribuent au suivi annuel puis à
151l'évaluation finale de la réalisation de la convention. Les indicateurs ne sont qu’une partie de l’évaluation qui fait toute sa place à l’analyse de la qualité et de tous les aspects de l’impact des activités du bénéficiaire
ARTICLE 9 - CONTROLE DES PARTENAIRES PUBLICS
9.1 Les partenaires publics contrôlent annuellement, ainsi qu’à l’issue de la convention, que la contribution financière n’excède pas le coût de la mise en œuvre du programme d’actions au titre duquel cette contribution est accordée. Ils peuvent exiger le remboursement de la quote-part excédentaire de la contribution financière ou la déduire du montant de la nouvelle subvention en cas de renouvellement.
9.2 Pendant et au terme de la convention, un contrôle sur place peut être réalisé par les partenaires publics, dans le cadre de l’évaluation prévue à l’article 9 ou dans le cadre du contrôle financier annuel. Le bénéficiaire s’engage à faciliter l’accès à toute pièce justificative des dépenses et tout autre document dont la production serait jugée utile dans le cadre de ce contrôle. Le refus de leur communication entraîne la suppression des aides.
ARTICLE 10 – CONDITIONS DE RENOUVELLEMENT DE LA CONVENTION
La conclusion éventuelle d’une nouvelle convention est subordonnée à la réalisation de l’évaluation prévue à l’article 9, à la réalisation d’une auto-évaluation du programme d’actions artistiques et culturelles produite par la direction au plus tard six mois avant la fin de la convention et aux contrôles de l’article 10 et à une demande provenant du bénéficiaire qui sera examinée dans les conditions de l’article 5 de l’arrêté du 5 mai 2017 relatif aux scènes conventionnées d’intérêt national.
ARTICLE 11 - AVENANT
La présente convention ne peut être modifiée que par avenant signé par les partenaires publics et le bénéficiaire. L’avenant conclu précisera les éléments modifiés de la convention, sans que ceux-ci ne puissent conduire à remettre en cause les objectifs généraux définis à l’article 1er. Les avenants ultérieurs feront partie de la présente convention et seront soumis à l’ensemble des dispositions non contraires qui la régissent.
La demande de modification de la présente convention est réalisée en la forme d’une lettre recommandée avec accusé de réception précisant l’objet de la modification, sa cause et toutes les conséquences qu’elle emporte. Dans un délai de deux mois suivant l’envoi de cette demande, les autres parties peuvent y faire droit par lettre recommandée avec accusé de réception.
ARTICLE 12 – ANNEXES
Les annexes I et II font partie intégrante de la présente convention.
Annexe I : Projet artistique et culturel – programme d’actions
Annexe II : modalités de l’évaluation et indicateurs
ARTICLE 13 – SUSPENSION DE LA CONVENTION
152La présente convention étant conclue sur la base du projet artistique et culturel conçu et mis en œuvre par Madame la directrice, elle est réputée suspendue au départ de celle-ci. La structure ne peut, dès lors, plus se prévaloir de l’appellation « scène conventionnée «
ARTICLE 14- RÉSILIATION DE LA CONVENTION
En cas de non-respect par l’une des parties de l’une de ses obligations résultant de la présente convention, cette dernière pourra être résiliée de plein droit par l’autre partie, sans préjudice de tout autre droit qu’elle pourrait faire valoir, à l’expiration d’un délai de deux mois suivant l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception valant mise en demeure de se conformer aux obligations contractuelles et restée infructueuse.
ARTICLE 15 - RECOURS
Tout litige résultant de l’exécution de la présente convention est du ressort du tribunal administratif territorialement compétent.
153Fait à Bordeaux en 5 exemplaires, le
Pour le bénéficiaire, Pour l’Etat, la Préfète de région
Pour la Région Nouvelle-Aquitaine
Pour le Conseil départemental
de la Gironde
Pour la Ville de Bordeaux
154ANNEXE I
LE PROGRAMME D’ACTIONS
Obligation :
Le bénéficiaire s’engage à mettre en œuvre le programme d’action ci-dessous, destiné à réaliser le projet artistique et culturel défini aux articles 1 et 2
Cf. projet joint
155ANNEXE II
MODALITÉS DE L’ÉVALUATION ET INDICATEURS
Conditions de l’évaluation :
Le compte rendu financier annuel visé à l’article 5 des présentes est accompagné d’un compte rendu quantitatif et qualitatif des actions comprenant les éléments mentionnés ci-dessus.
Au moins six mois avant le terme de la convention, l’auto-évaluation produite par la directrice ou le directeur est communiquée aux partenaires signataires de la convention, accompagnée du bilan d’ensemble qualitatif et quantitatif communiqué par le bénéficiaire comme prévu par l’article 8 des présentes qui fait la synthèse des comptes rendus annuels susmentionnés.
Indicateurs quantitatifs
Dans les bilans annuels comme dans l’évaluation finale, ces indicateurs auront vocation à être accompagnés d’éléments de contexte et documentés par des éléments cartographiques.
Pour les SCIN « Art et création »
1561
P R O G R A M M E D ’ A C T I O N S
A R T I S T I Q U E S E T C U L T U R E L L ES
2 0 1 9 – 2 0 2 2
1572 1583
TABLE DES MATIERES
L’humain, l’échange et le sens ............................................................................................................... 5
1 / PROJET ARTISTIQUE ET CULTUREL .................................................................................................. .6
1.1 Interroger la perception du spectateur ........................................................................................... 6
1.1.1 Au cœur des créations ............................................................................................................ 6
1.1.2 Au cœur de l’organisation de nos saisons : Rencontres et rendez-vous décalés .................. 7
1.2 Un art d’aujourd’hui......................................................................................................................... 8
1.2.1 Des artistes en prise avec leur époque .................................................................................. 8
1.2.2 Les nouvelles écritures au-delà des disciplines ...................................................................... 8
1.2.3 Une attention à l’émergence.................................................................................................. 9
1.3 Création/Exploitation en série/Médiation : Une présence longue des artistes .............................. 9
2 / MODES D’ACCOMPAGNEMENT DES ARTISTES............................................................................... 11
2.1 Séries longues de représentation .................................................................................................. 11
2.2 Artistes associés ............................................................................................................................. 11
2.3 Complicités artistiques et intellectuelles ....................................................................................... 13
2.4 Soutien à l’émergence ................................................................................................................... 14
2.4.1 La Pépinière Soleil Bleu et Glob ............................................................................................ 14
2.4.2 Autres dispositifs .................................................................................................................. 15
2.4.3 Les jeunes auteurs dramaturgiques ..................................................................................... 15
2.5 Coproductions ................................................................................................................................ 15
2.6 Accueil de résidences de création au plateau ............................................................................... 16
2.7 Accueil de résidences de recherche au studio............................................................................... 17
2.8 Prêt de studio ................................................................................................................................. 17
2.9 Volumes de programmation : à titre d’exemple la saison 2018/2019 .......................................... 18
3 / UN THEÂTRE OUVERT à LA VIE ....................................................................................................... 19
3.1 Une attention à la personne…. ...................................................................................................... 19
3.2 Aller au-devant des personnes ...................................................................................................... 19
3.2.1 Des projets de territoire avec le grand quartier autour du Glob ......................................... 20
3.2.2 Hors les murs à travers la ville et au-delà ............................................................................ 20
3.3 Une forte attention au Jeune Public .............................................................................................. 23
3.3.1 Le parcours du Jeune Spectateur ......................................................................................... 23
3.3.2 Le parcours des Ecritures Contemporaines .......................................................................... 24
3.3.3 Le parcours les Arts de la Scène ........................................................................................... 25
1594
3.3.4 Mix Mecs............................................................................................................................... 25
/
4/ RAYONNEMENT ............................................................................................................................... 26
4.1 A l’échelle de la Métropole ............................................................................................................ 26
4.2 A l’échelle régionale et nationale .................................................................................................. 27
4.3 A l’échelle internationale ............................................................................................................... 28
4.3.1 Dans le champ théâtral......................................................................................................... 28
4.3.2 Dans le champ chorégraphique ............................................................................................ 28
ANNEXES
Annexe 1 : Le statut juridique du Glob et son évolution
Annexe 2 : Caractéristiques du personnel
Annexe 3 : Le bâtiment
Annexe 4 : Les fondations
Annexe 5 : Les partenaires éducatifs, sociaux et culturels sur les 3 dernières saisons
Annexe 6 : Contexte et éléments financiers
Annexe 7 : Délibération de l’Assemblée Générale validant la demande d’attribution de l’appellation
1605
L’HUMAIN, L’ECHANGE ET LE SENS
Les quatre dernières années ont fortement questionné et éprouvé la valeur et les valeurs des liens sociaux qui sous-tendent les fondements même de notre démocratie. Nous sommes bouleversés, au sens premier du terme, par la violence, la peur et les phantasmes. Nous nous sentons menacés au cœur de notre sentiment de sécurité, non pas tant individuellement que collectivement et c’est bien à cet endroit que se cache le danger.
Les répercussions des secousses qui traversent actuellement notre société seront indéniablement profondes. Ce qui se joue là est notre capacité à préserver, consolider et développer un corps social apaisé et humaniste. C’est à dire l’affirmation d’une culture qui fasse cause commune, qui entend, accepte et intègre nos différences.
Dans cette responsabilité collective qui vient de nous être révélée, impossible, semble-t-il, pour le milieu artistique de poursuivre son chemin sans repenser le sens de ses engagements et de ses actions.
Nous travaillons avec trois valeurs fortes qu’il est indispensable de remettre au cœur de nos démarches. L’humain, l’échange et le sens. Ce sont des outils dont il faut nous emparer plus fortement encore pour aider, à notre mesure, à la construction dynamique de notre capacité à respecter l’autre dans ce qui le différencie de nous.
La découverte, la compréhension, la circulation des mots, des idées, les échanges sont là pour mettre chacun d’entre nous en mouvement dans sa perception du monde qui l’entoure. Ce sont ces mouvements de l’esprit, cet appétit et cette curiosité qui nous ouvrent à l’autre, nous font grandir et apprendre toujours de ceux qui nous entourent.
Le théâtre et les arts vivants peuvent être à cet endroit-là en s’appuyant sur cette certitude que des êtres qui ont l’habitude, dès l’enfance, de se rencontrer, d’échanger, de s’exprimer, de s’entendre et de confronter leurs idées seront plus à même de comprendre (c’est à dire au sens premier du terme : de prendre avec soi, d’intégrer dans leur propre construction du monde) et d’accepter l’aspect inévitablement multiculturel de notre société, sans y percevoir le danger de l’inconnu et en développant une approche tolérante.
C’est là que nous semble être l’urgence. Et c’est bien là que le théâtre peut travailler sur cet engagement, les actions à développer sont multiples et contribuent de façon poreuse à construire le même objectif.
1616
1 / PROJET ARTISTIQUE ET CULTUREL
Notre projet artistique défend les écritures contemporaines en tant qu'Art d'Aujourd'hui qui questionne le monde de demain. Nos choix s'orientent vers des créateurs qui, en pleine conscience de leur appartenance à notre société, pensent leur démarche artistique nourris par une vision du monde, par les liens qui sous- tendent notre champ social et par la totale prise de conscience de la présence des spectateurs comme autant d'acteurs de ce même champ social.
Nous inscrivons donc la relation entre spectateurs et artistes et le questionnement du lien spectaculaire qui les réunit comme un des fondamentaux de notre démarche et la présence longue des artistes dans nos murs comme un élément indispensable au développement de leurs projets ainsi qu'à la rencontre avec les personnes.
1.1 / Interroger la perception du spectateur :
1.1.1 Au cœur des créations :
Nous mettrons au centre de notre programmation les projets qui intègrent dans leur démarche de création la perception et la place du spectateur. Privilégier donc les créations qui travaillent sur les paramètres de cette perception pour être au plus près du sens de ce qu’elles veulent défendre et qui rendent ainsi au spectateur une posture active dans la construction de ce sens. Mettre l’accent sur les démarches qui s’adressent par ce biais à la sensibilité de chacun plutôt qu’à une masse anonyme, les rendez-vous singuliers et innovants qui ne parlent pas au « nous » mais bien à la somme des « je » qui compose ce nous.
Il ne s’agit pas là de renoncer à la traditionnelle forme frontale mais bien de l’enrichir par de nouvelles expériences. Donner à partager des démarches qui pensent une mise en adéquation du fond et de la forme, une « dramaturgie globale » qui inclut dans le même espace et le même temps toute personne présente lors de l'acte spectaculaire. Il s'agit donc de partager la même réalité. On est ici de la part des artistes à l’opposé d’une attitude formelle mais bien dans une pensée et une construction globale des thèmes qu’ils désirent porter.
Les équipes qui travaillent dans cette voie construisent leur dramaturgie en s’appuyant sur le texte, l’espace, le jeu des acteurs mais également sur le mode de perception qu’ils offrent aux spectateurs. Cette perception devient elle-même porteuse de sens. Le spectateur trouve ici une place de sujet actif et pensant et pas seulement réceptif. Il participe activement à construire son propre chemin dans une appropriation du spectacle qui devient sienne.
Travailler à inclure, questionner et décaler le point de perception des spectateurs peut s'opérer grâce à différents éléments :
o La scénographie : qu'elle soit inclusive, exclusive, mouvante, en travaillant sur l'espace et sur ce qui trouble la frontière entre artistes et spectateurs
o Les variations sur les formes d'adresse et les degrés d'implication des spectateurs dans un processus expérimental
o La chair du texte dans sa capacité à bousculer les représentations et les modes de compréhension o Les espaces de représentations avec une ouverture sur les Arts de la rue o Les démarches pluri et interdisciplinaires en ce qu'elles font naître des frictions sur les modes d'appropriation du sens
1627
o La diversité culturelle qui par la découverte d’esthétiques différentes décale les points de perception et crée de la surprise
Par le passé, nous avons déjà souvent expérimenté ce type de formes et accueilli des artistes qui partagent ces interrogations. Pour n’en citer que quelques-uns : Le traité des mannequins (Władysław Znorko), La chambre du Professeur Swedenborg (Association Arsène), A Game of You (Ontroerend Goed), Paysages Nomades (Glob), Le défilé de slip à l’Opéra (Association Arsène), La Douce (Cie Intérieur Nuit), Le bain de Lagarce (Installation de J.L. Terrade), Free Ticket Kilomètre Zéro (Cécile Léna) …
Chaque saison : Accueil de 3 ou 4 spectacles à minima, nourris de cette démarche d'expérimentation
Sur la saison 2018/2019, nous accueillerons ainsi :
Sensibles quartiers de la Cie Jeanne Simone
Préparer son évasion de l’Atelier de Mécanique Générale Contemporaine
Natanaël d’Opéra Pagaï
Ce que nous ferons de la Cie du Chien dans les dents
Un pays dans le ciel de la Cie du Veilleur
Spectateurs : Droits et Devoirs de Baptiste Amann
1.1.2 : Au cœur de l'organisation de nos saisons : Rencontres et rendez-vous décalés :
Nous aurons à cœur, en collaboration avec nos artistes associés et complices, avec les équipes accueillies et nos partenaires d'imaginer et d'impulser des rendez-vous décalés, des horaires inhabituels, des rencontres surprenantes en privilégiant toujours l'hospitalité.
En décalant les usages, le but est toujours de faire naître, dans ce déplacement des attendus, des curiosités, des interrogations, l’individualisation des perceptions et la fluidité des échanges.
Ces rendez-vous décalés s'adresseront à tous, enfants, adolescents et adultes.
Brunch au Glob : des rendez-vous offrant une carte blanche performative à deux ou trois artistes et un chef culinaire. Proposés le dimanche en fin de matinée et mêlant convivialité et découvertes, ces rencontres sur des horaires décalés permettront échanges et mixité des publics.
Trois rendez-vous par saison
Goûtez au Glob ! : Le Glob est idéalement situé à côté de deux écoles (maternelle et primaire) et voit tous les jours de nombreuses familles venir déposer et rechercher leurs enfants. Pour inviter ces familles à faire un premier pas dans le théâtre, nous pensons ouvrir le Glob une fois par semaine après les classes pour proposer un goûter aux enfants, sœurs, frères, parents … ces temps accompagnés par la présence d'un médiateur, pourront donner lieu à des échanges artistiques sur les spectacles de la saison.
Un goûter au Glob par semaine. Cette action pourra débuter dès que la restructuration architecturale du Glob aura eu lieu.
1638
Dans la même dynamique, il nous paraît important de revisiter avec les équipes les formats traditionnels des temps de rencontres : bords de scène, répétitions ouvertes, débats pour créer des temps d'échanges facilités, plus conviviaux et plus horizontaux.
1.2 / Un art d'aujourd'hui :
1.2.1 Des artistes en prise avec leur époque :
Les rapports entre les personnes se bâtissent dans une nécessaire part de culture commune qui devient alors le terreau symbolique de leurs échanges, permettant la mise en référence et en perspective. A cet égard, il est fondamental que les œuvres qui font patrimoine artistique puissent être accessibles à tous ancrant ainsi chacun d'entre nous dans une trajectoire culturelle.
Toutefois, la nature même de ce qui fait humanité peut difficilement être conçue comme inamovible tant elle s'inscrit dans une perception du réel. Cette perception, en lien direct avec l'avancée des connaissances, fonde le socle sur lequel chacun définit la nature de sa propre humanité : sa relation aux espaces qui l'entourent, sa place dans le monde et l'univers, sa perception du temps et de ses limites, ses liens aux dieux et au sacré, les possibles de la vie ainsi que les notions de destin et de destinée, la construction de ses relations aux autres, ses liens avec la douleur, la maladie et la mort... Tant d'éléments structurants de ce que nous sommes qui ont connu une véritable révolution durant le dernier siècle avec une formidable accélération sur les 20 ou 30 dernières années et qui font peut-être de l'homme d'aujourd'hui le cousin de celui des siècles passés.
Dès la création du Glob, au regard du paysage culturel dans lequel nous nous inscrivions, ce sont les échos de ces bouleversements profonds que nous avons eu à cœur de faire entendre en accompagnant des artistes en pleine conscience de leur époque ; tant dans la construction de nos saisons que dans les productions que nous avons portées.
1.2.2 Les nouvelles écritures au-delà des disciplines :
Les Arts vivants aujourd'hui construisent leurs démarches au-delà des disciplines en cherchant comment s'emparer au plus juste des médiums les plus susceptibles d'inscrire sur le plateau la complexité de notre époque.
L'enjeu de la pluridisciplinarité et de l'interdisciplinarité est donc essentiel à notre projet : théâtre, danse, arts de la rue, arts plastiques, numérique, musique sont autant de langages différents qui enrichissent les différents points de vue et suscitent par frottements des décalages de perception. Il s'agit bien là d'être au plus près du renouvellement des écritures spectaculaires dans ce qu'elles nous offrent comme images du foisonnement des mouvements de notre époque.
Dans ce désir d'échanger avec le plus grand nombre, une palette vaste des différentes écritures de plateau offre des territoires de rencontre plus grands encore car elles permettent des approches sensibles et complémentaires susceptibles de toucher l'unicité des personnes.
Notre objectif ne sera pas d'accueillir avec systématisme l'ensemble des formes d'écriture, mais plutôt de rechercher dans le croisement des écritures tout ce qui peut nourrir, enrichir et développer notre perception et notre relation au monde. Les travaux de restructuration du bâtiment nous permettront, par l'amélioration des performances acoustiques, de développer nos objectifs de pluridisciplinarité en nous permettant d'accueillir des créations intégrant une part musicale plus riche.
1649
1.2.3 : Une attention à l’émergence :
Il y a une nécessité absolue à accompagner les équipes artistiques dans la construction, la stabilisation et le développement de leur parcours professionnel.
Mais il y a également nécessité à offrir à de nouvelles équipes les conditions de leur émergence. C'est bien dans l'équilibre entre ces deux mouvements que le paysage des Arts Vivants de demain construira sa richesse.
Cette attention et ce soutien à porter aux artistes émergents sont pensés en co-construction avec d’autres structures régionales et nationales pour être, au-delà des premiers essais, dans la consolidation d’un parcours professionnel.
Dans notre fabrique, nous serons donc très attentifs à laisser une place importante aux jeunes artistes ou aux jeunes équipes issues de différentes formations supérieures ou bien, nées sous l'impulsion d'initiatives privées. Nos choix se construiront au regard de la démarche de ces jeunes créateurs sans nous laisser contraindre par un champ disciplinaire plutôt qu'un autre.
Bien entendu, nos choix se construiront au regard de la démarche de ces jeunes créateurs sans nous laisser contraindre par un champ disciplinaire plutôt qu'un autre.
Nous porterons un intérêt tout particulier aux jeunes auteurs dramaturgiques. Dans cette circulation des mots et ce désir de construire un regard au présent sur le monde qui nous entoure, il s’agit là de donner à entendre les voix de jeunes auteurs, faire partager au plus grand nombre cette part d’humanité dont leurs univers témoignent.
1.3 / Création/Exploitation en série/Médiation : Une présence longue des artistes :
Nous affirmons donc fortement auprès des spectateurs le goût de la découverte, l'appel à la curiosité et à l'échange, en accueillant majoritairement des créations lors de nos saisons. Ces dernières ne prennent réellement leur sens que dans les temps de rencontre avec les spectateurs. Sur le plan du développement de la qualité du travail artistique, nous concevons les dix premières dates de jeu comme le prolongement nécessaire du temps des répétitions. Le travail de création est loin de s'arrêter après l'épreuve de la générale puisqu'il lui manque alors l'essentiel de ce qui fait sa raison d'être : les spectateurs. C'est lors des premières représentations que se créent les nuances et singularités qui vont tisser les liens entre artistes et spectateurs lors de la représentation : liens indispensables pour que sens et émotions puissent émerger et circuler.
De façon spécifique sur les créations, cette présence longue nous permet de développer :
O Un meilleur accompagnement artistique et technique durant les répétitions et les représentations en séries,
O Une consolidation artistique dans la relation au spectateur, qui permet aux créations de circuler ensuite en tournée, en s’adaptant à des conditions de représentations toujours différentes.
Les contraintes actuelles de notre budget influent sur nos choix de soutien en création, nous limitant à l'accueil de petites formes. Mais nous espérons sur les prochaines saisons surmonter cet obstacle afin d’atteindre un
16510
positionnement cohérent et complémentaire avec les autres scènes métropolitaines en développant l’accueil de formes moyennes.
5 à 6 équipes en création plateau à minima par saison
Sur la saison 2018/2019, nous accueillons en création :
Posare il tempo de Claudia Catarzi / Danse (Italie)
Préparer son évasion de l’Atelier de Mécanique Générale Contemporaine / Théâtre Ce que nous ferons de la Compagnie Du chien dans les dents / Théâtre
Anaswa de la Compagnie Fabre-Sénou / Danse
Les Vivants de la Compagnie Auguste-Bienvenue / Danse
Je ne voudrais pas déranger de la Compagnie de L'Esquif et Collectif Crypsum/Théâtre
16611
2 / MODES D’ACCOMPAGNEMENT DES ARTISTES
Que nous soyons à la facilitation de l'émergence de nouveaux parcours ou bien à la nécessaire stabilisation de trajectoires, il est indispensable de penser l'accompagnement des artistes au plus proche de leurs nécessités.
Pour cela, tant pour le repérage que pour la construction des projets, nous travaillerons en synergie avec les autres opérateurs culturels du territoire et nous rendrons disponibles pour intégrer les comités consultatifs mis en place par la DRAC ou les autres partenaires publics.
2.1 / Séries longues de représentations :
Accueillir les spectacles sur des temps longs nous permet d'être au plus près du soutien que nous désirons construire en lien avec la qualité artistique des projets, le partage et la rencontre avec les habitants et la construction des futures circulations.
Ainsi, la présence longue des artistes est la pierre angulaire permettant la construction de nos saisons en adéquation avec nos objectifs. C'est sur cette présence longue que nous bâtissons :
O Un dialogue significatif entre spectateurs et artistes avec l'élaboration, en concertation avec les équipes de temps de médiation concertés en direction de différents publics pour contribuer ainsi à nourrir l'ensemble du projet.
O Grâce aux séries de représentations, une aide à la construction de la circulation des projets sur le territoire en offrant une visibilité longue à de potentiels diffuseurs et en construisant ainsi des tournées sur les saisons à venir, véritable mise en cohérence de l'investissement de l'argent public permettant une vie des spectacles et leur diffusion sur le territoire et au-delà.
Pas de représentation unique hors festival. Programmation sur un socle majoritaire de 6 à 8 représentations.
2.2 / Artistes associés :
Ce dispositif crée un lien privilégié entre un artiste et un lieu, établit une véritable complicité, donne du sens à une action culturelle concertée afin de chercher ensemble tous les moyens du développement, de la rencontre, et du partage avec les personnes. Il s'agit d'inventer ensemble au cœur du projet artistique de l'artiste et du lieu.
Cette collaboration doit s’entendre comme une co-construction où chacun apporte du savoir-faire, des moyens, du temps, des idées pour, à travers un projet commun, faire progresser le projet individuel et la vie professionnelle de chacun : création commune de rendez-vous lors de la saison, invitations faites à d'autres artistes, communication concertée avec des outils communs ...
Nos deux derniers artistes associés furent : Anthony Egea, chorégraphe de la compagnie Rêvolution, et Faizal Zeghoudi, également chorégraphe.
16712
Sur les deux prochaines saisons, nous accueillerons deux artistes associés :
Aurore Jacob, autrice, s’intéresse à la matière du mot et à l’espace de la langue pour interroger notre rapport au réel.
Notre complicité se tissera d’abord autour de son texte Souviens-toi des larmes de Colchide dont la Pépinière Soleil bleu / Glob Théâtre assurera la production déléguée. Le Glob, en tant que co-responsable de la Pépinière, coproduira la pièce et l’accueillera pour 2 semaines de résidence studio en 2019, 1 semaine de résidence plateau en 2020 et 2 semaines d’exploitation en 2020. Au-delà de cet accueil, nous partagerons avec Aurore Jacob de nombreux moments d’échanges artistiques et techniques et accompagnerons l’équipe dans sa recherche de partenaires.
Nous inviterons également Aurore Jacob à partager plusieurs rendez-vous décalés sur les 2 années à venir et chercherons à tisser des liens avec les autres partenaires impliqués à ses côtés - notamment la Compagnie La Petite Fabrique de Betty Heurtebise (elle-même inscrite dans le dispositif Compagnonnage Auteur - Ministère de la Culture / Drac Nouvelle Aquitaine avec Aurore Jacob) et le Carré - Les Colonnes scène conventionnée Saint Médard / Blanquefort.
Estimation financière provisoire du soutien apporté :
- coproduction de Souviens-toi des larmes de Colchide 10 000 € en numéraire + 10 000 € en nature et en industrie (3 semaines de résidence dans le T.O.M. dont 2 sorties publiques et 10 jours avec technique)
- autres soutiens à affiner en fonction des rendez-vous décalés partagés : 3 000 €
Anthony Thibault, metteur en scène de la compagnie La Nuit te soupire, installée près de Poitiers, a créé la saison dernière la très prometteuse « Loi de la Gravité » d’Olivier Sylvestre au Festival des Francophonies en Limousin. La pièce a été accueillie en mars 2018 au Glob Théâtre sur une série de 7 représentations.
Metteur en scène engagé en faveur de l’émergence des auteurs et autrices contemporains et cherchant à participer à une meilleure représentativité de la diversité sur la scène théâtrale française, il a créé en 2015 le label d’écriture contemporaine : Jeunes Textes en liberté aujourd’hui implanté fortement en région parisienne (quelques partenaires parmi d’autres en IDF : la MC93, les Plateaux Sauvages, Mains d’œuvres, le Théâtre de l’Aquarium, le MAIF social club…). L’assise du label en Nouvelle Aquitaine est plus fragile mais peut déjà compter sur le TAP de Poitiers, le Centre Intermonde de la Rochelle et la Maison des auteurs de Limoges. Ensemble, nous penserons sur les 2 prochaines saisons l’écoute, le partage et la circulation de ces nouvelles écritures dramaturgiques sur la Métropole bordelaise et la région Nouvelle Aquitaine.
Nous accompagnerons également sa prochaine création Seuls dans la nuit de Gwendoline Soublin en lui proposant une coproduction, un temps de résidence long, une création sur une série de 7 représentations et notre soutien dans la mise en circulation de la production sur le territoire régional et national.
Estimation financière provisoire du soutien apporté :
- coproduction de Seuls dans la nuit 8 000 € en numéraire + 5 000 € en nature et en industrie (2 semaines de résidence dans le T.O.M. dont 2 sorties publiques)
- soutien à affiner sur le label Jeunes textes en liberté : 3 000 €
16813
2.3 / Complicités artistiques et intellectuelles :
De manière plus libre et sur des temporalités différentes à inventer, nous inviterons quelques artistes complices à penser avec nous certaines actions à destination des spectateurs.
La présence de ces artistes complices venant de différents champs : auteurs, metteurs en scène, chorégraphes, musiciens, illustrateurs, plasticiens, journalistes, permettra de créer des frictions et des complémentarités, sources de richesses, d’étonnements et de questionnements.
Ainsi,
Sur les saisons 17/18 et 18/19 nous expérimenterons avec Jean-Philippe Ibos des rencontres avec les habitants des quartiers environnants le théâtre et accueillerons la création de sa pièce Préparer son évasion pour 2 semaines de représentations à l’automne 2018.
Jean-Philippe Ibos, auteur, metteur en scène et médiateur, mène depuis plusieurs années au sein de sa compagnie l’Atelier de Mécanique Générale Contemporaine, un travail de territoire sous forme de « collectage » de paroles qui inscrit les habitants dans une dynamique de partage et d’expression.
Estimation financière provisoire du soutien apporté :
o Aide à la résidence sur Préparer son évasion : 3 500 € en numéraire + 6 726 € en nature et en industrie (1 semaine au studio et 10 jours au plateau)
o Projet de territoire : 8 000 € versés à la compagnie en 2017/2018 (avec l’aide de l’iddac, de la Ville de Bordeaux et de la DRAC Nouvelle Aquitaine) et 20 000 € en 2018/2019 (avec l’aide de l’iddac, de la Ville de Bordeaux et de la DRAC Nouvelle Aquitaine)
Avec Alfred, auteur, illustrateur (Fauve d’or du Festival d’Angoulême 2014), et expérimentateur né, notre collaboration s’inscrira sur les deux prochaines saisons dans le cadre de ses démarches performatives et interdisciplinaires mêlant écriture et dessin en direct, musique, danse…, ainsi que sur les enjeux de l’illustration dans l’appropriation du sens dans la réflexion de notre livret pour le jeune public.
Estimation financière provisoire du soutien apporté :
o Droits d’auteur pour sa participation à la conception du livret jeune public : 5 000 €
o Accueil de formes performatives : 2 000 €
Avec Aurélie Armellini, doctorante en arts du spectacle, nous poursuivrons ensemble la réflexion et le développement de notre parcours pour le jeune public sur les deux prochaines saisons.
Aurélie Armellini mène une recherche sur une approche philosophique de la médiation autour des œuvres d’art au sein de sa structure « Les Araignées Philosophes ». Elle intervient notamment auprès des festivals Chahuts, Les toiles filantes ou avec la compagnie La Petite Fabrique.
Estimation financière provisoire du soutien apporté : 5 000 € en 2018/19
16914
2.4/ Soutien à l’émergence :
Le soutien aux équipes émergentes commence par une écoute des projets, des conseils artistiques et administratifs, des mises en relation, une présence aux sorties de résidence et aux premières créations, ainsi qu'aux plateformes de visionnage.
Lorsqu'une collaboration plus structurante nous semble opportune, nous nous investissons dans plusieurs dispositifs en collaboration avec différents opérateurs.
2.4.1 La Pépinière Soleil Bleu et Glob :
Dès 2014, le Glob est venu renforcer le dispositif Pépinière initié par Laurent Laffargue au sein de sa compagnie, le Soleil Bleu. Cette démarche forte de repérage et de soutien aux jeunes équipes est portée par la conviction profonde que partagent les deux équipes de l’importance du texte contemporain, de la place de l’auteur, du partage de ces textes au plateau, et de la nécessité de construire le théâtre de demain en portant une attention toute particulière aux artistes en émergence et aux jeunes auteurs. Faire naître de nouveaux talents pour « parler » ce monde que nous partageons.
Offrir à une jeune équipe du temps, de l’espace, un soutien administratif, financier et artistique pour que son énergie pleine et entière puisse se consacrer à la construction de sa démarche de création tout en renforçant son ancrage professionnel. Ce soutien se construit suivant ces principales étapes :
o Lancement d’un appel à projet national
o Choix de quatre à cinq finalistes sur l’ensemble des projets reçus (entre 60 et 70 sur l’appel à projet 2017)
o Rencontre des équipes et choix du lauréat
o Apport en co-production
o Période de 3 à 4 semaines de résidence
o Série de représentations d’au moins 8 dates
o Echanges artistiques sur tout le temps de travail
o Assistance technique (plateau, régie lumière et son)
o Mise en place de temps de médiation et de rencontres à destination de différents publics
o Communication à destination des publics et des opérateurs culturels
o Concertation soutenue avec les autres coproducteurs du projet.
Deux équipes ont pu déjà bénéficier de ce soutien. Ce fut le collectif Denisyak, avec deux projets de l’auteur Solenn Denis (Sstockholm et Sandre) ; puis la création du texte de Baptiste Amann (Des territoires (Nous sifflerons la Marseillaise…)).
En 2018/19, le Glob accueillera un temps de résidence de la nouvelle équipe accompagnée :
l’autrice Aurore Jacob et la metteuse en scène franco-allemande Sofia Von Gonsen viendront répéter 2
semaines le projet « Souviens-toi des larmes de Colchide » lauréat de l’appel à projet 2017. La pièce sera
créée au GLOB sur la saison 2019/2020.
Un appel à projet tous les trois ans. Le prochain aura lieu sur la saison 20/21.
17015
2.4.2 Autres dispositifs :
o Dans le cadre du Dispositif Local d’Accompagnement Gironde, construit un partenariat avec l’IDDAC, la DRAC Nouvelle Aquitaine, la Région (Culture et ESS), l’EPCI et les acteurs de l’économie sociale et solidaire : offrir un temps de visibilité artistique aux équipes accompagnées avec à minima une semaine financée de travail studio et œuvrer pour que soient présents sur ces temps de découverte un maximum de partenaires professionnels. Ce dispositif s'applique à tous les champs disciplinaires.
o Dans le cadre du dispositif « Patience » initié par l’OARA.
Dès lors qu’une création plateau semble pertinente aux vues de l’avancée de la proposition artistique d’une jeune compagnie, accueil en création sur une série longue avec coproduction et mise en circulation sur le territoire avec d’autres partenaires. Ce dispositif s'applique également à tous les champs disciplinaires.
Accueil de 2 à 4 équipes en création sur 4 ans suivant projet.
2.4.3 Les jeunes auteurs dramaturgiques :
L'accompagnement à offrir aux jeunes auteurs tend également à briser la solitude des temps de l’écriture.
De nombreux dispositifs contribuent et contribueront à ce soutien :
o Lecture des manuscrits et échanges
o Présence au comité de lecture Beaumarchais,
o La Pépinière Soleil Bleu & Glob Théâtre
o Les créations et la circulation de Paysages Nomades (voir page 21),
o La création de la Parenthèse, chambre des auteurs (voir page 20),
o La mise en place d'un temps fort : La semaine des auteurs (voir page 20),
o Accompagnement du label « Jeunes textes en liberté » porté par Anthony Thibault de la Cie La
Nuit te soupire,
o Participation au dispositif « Ouvrez les Guillemets » en lien avec le Bottom Théâtre, les
Francophonies, et la Maison des auteurs/ Nouvelles Zébrures,
o Des résidences d’auteurs avec également des ateliers d’écriture, des rencontres…, en partenariat
avec l’agence régionale du livre Alca,
o Participation au Groupement d'Intérêt Artistique de l'Oara sur la mission bourse à l’Ecriture,
o Présence des livres des auteurs les soirs de représentations en partenariat avec les librairies
Mollat, Machine à Lire
2.5 / Coproductions :
Nous nous engagerons en coproduction, toujours dans le désir de construire nos saisons sur une richesse pluridisciplinaire, sur au moins deux équipes par an, leur offrant ainsi un accompagnement renforcé.
Ces équipes bénéficieront :
17116
o D’un temps de résidence avec mise à disposition du T.O.M et soutien de l’équipe technique et
administrative
o D’un apport en coproduction en numéraire d’un montant de 8 à 10 000 €
o D’une série de 6 à 8 représentations
o D’un appui renforcé en communication
o D’un soutien sur l’administration de la production si nécessaire
o D’un accompagnement sur la conception et la mise en place de temps de rencontres et de
médiation.
Ces coproductions pourront être partie prenante des dispositifs d’accompagnement sur lesquels nous sommes d’ores et déjà engagés : Pépinière Soleil Bleu et Glob Théâtre, Artistes associés, résidences hors les murs OARA, résidences partagées avec l’iddac….
Le Glob participera activement à un portage de ces productions auprès de scènes partenaires pour assurer une meilleure circulation des projets.
Deux équipes coproduites par an, avec un budget de 8 000 à 10 000 euros suivant projet.
2.6 / Accueil en résidences de création au plateau :
Afin d’offrir aux artistes les moyens de répéter leurs créations dans les conditions les plus proches de celles rencontrées lors de l’exploitation, nous proposons :
o En début de création, un accueil en résidence de recherche sur une à deux semaines et pouvant
se construire sur la saison précédent la création
o Un accueil en résidence de plateau sur des derniers temps de travail s'enchaînant directement
avec la série de représentations : de une à deux semaines
o L’utilisation des espaces nécessaires au projet : atelier de décors, studio d’enregistrement...
o Le soutien d’une équipe technique
o La mise en place de sorties de résidence (si souhaitées par les équipes)
o Un appui technique et logistique en construction de décors, sons et lumières
o Des échanges artistiques entre l'équipe accueillie et celle du Glob
o Un appui renforcé en communication et en production
o La mise en place de temps de médiation (si souhaités par les équipes)
o Une aide à la construction de la circulation du projet sur le territoire
Ces accueils pourront se construire avec le soutien des agences IDDAC ou OARA ou de la Ville de Bordeaux et entreront également dans notre objectif de pluridisciplinarité. Ils seront toujours pensés pour répondre au mieux aux besoins des artistes en création : horaires amples de répétition, mise à disposition de l’ensemble du parc technique du théâtre, de l’atelier de construction et du studio d’enregistrement.
Selon les équipes et la construction concertée ou non de la résidence avec une agence du territoire, la résidence pourra être accompagnée :
o D’un apport en coproduction (cf. 2.5)
17217
o D’une aide à la résidence assurant le financement des salaires chargés de l’équipe sur la période de résidence (le montant de l’aide est alors calculé en prenant comme base de rémunération les salaires minimum syndeac en vigueur)
o D’une aide à la résidence assurant le financement des frais annexes induits par la venue de l’équipe à Bordeaux (transport décor, déplacement équipe, hébergement, repas)
Deux équipes a minima accueillies en résidence plateau par an, avec un budget de 2 000 à 8 000 euros suivant projet.
2.7 / Accueil en résidence de recherche au studio :
Le studio du Glob offrant des conditions d’accueil technique plus sommaires, nous y privilégions les accueils de résidence de recherche ou les accueils de petites formes très légères techniquement. De même que pour les résidences plateau, ces accueils pourront se construire avec le soutien des agences IDDAC ou OARA ou de la Ville de Bordeaux.
Les équipes seront accompagnées :
o Dans la prise en compte d’une partie du coût salarial de la résidence (a minima un service chargé
par jour de répétition et par artiste ou technicien)
o Et d’éventuels frais approche /hébergement.
Un échange sur le fond du travail et sa progression sera engagé avec l’équipe. Elle pourra comprendre un conseil artistique, technique ou administratif si désiré.
Dans la mesure du possible, les sorties de résidence (si elles sont souhaitées par les équipes) seront construites dans un dynamique de visibilité professionnelle. Elles pourront être organisées en première partie de notre programmation ou en lien avec des parcours professionnels organisés avec nos partenaires.
Trois à quatre équipes accueillies en résidence de recherche au studio par saison avec un budget de 1 500 à 8 000 euros suivant projet.
2.8 / Prêt de studio :
Bien évidemment, sur des disponibilités, le studio pourra être mis à la disposition d'équipes auprès desquelles nous ne sommes pas engagés mais qui nécessitent de temps de travail supplémentaires dans le montage de leur projet.
Dans ce cadre de ce dispositif léger, nous mettrons en place
o La présence d'un technicien pour l'installation et le démontage
o Des temps de rencontres avec l'équipe du Glob.
17318
2.9 / Volumes de programmation : à titre d’exemple la saison 18-19 :
Les volumes annoncés sur la saison 2018/2019 constituent la base sur laquelle nous développerons les objectifs de la scène conventionnée.
VOLUMES DE PROGRAMMATION DE LA SAISON 2018/2019
18 spectacles programmés
10 CREATIONS :
6 créations Théâtre dont 2 projets de territoires
3 créations Danse
1 création Art de la rue
8 ACCUEILS EN DIFFUSION :
4 accueils Théâtre dont 2 spectacles Jeune Public
1 accueil Danse
3 accueil Performances Interdisciplinaires : Théâtre/Danse/Arts Plastiques
Participation à 2 festivals : Festival International des Arts de Bordeaux Métropole, Trente Trente /Festival de la Forme Courte.
74 REPRESENTATIONS dont 17 scolaires
Soit une moyenne de 6 représentations par équipe hors Festivals.
ACCUEILS EN RESIDENCE FINANCES :
3 accueils en résidences de création au plateau : 19 jours
4 accueils en résidence de recherche au studio : 26 jours
Soit une moyenne de 6,5 jours de résidence par équipe et 5 sorties de résidence.
PRETS DE STUDIO ou DE PLATEAU :
10 équipes accueillies sur 61 jours de prêt pour une moyenne de 6 jours par équipe.
17419
3 / UN THEATRE OUVERT A LA VIE :
Le bâtiment du Glob possède une dimension symbolique par son aspect architectural. Témoin d'une histoire forte et constitutive (un quartier animé d'une intense activité artisanale comme le signalent la cheminée en briques, la charpente et la façade de son hall d'entrée), le Glob permet une appropriation du lieu par les habitants, comme un repère singulier du quartier facilitant la projection de l'imaginaire qui s'y développe.
3.1 / Une attention à la personne :
A travers la présence d’un théâtre au sein d’un quartier, si l'enjeu d'une offre artistique avec une mission éducative se pose, il est important également de favoriser l'émancipation culturelle de chacun. La notion de droit culturel est au cœur de notre société et de notre responsabilité.
Il s’agit de maintenir haut la force des propositions artistiques tout en facilitant la rencontre avec cette communauté qui avance, qui cherche, qui fouille, faite de chacun d’entre nous. Inventer ensemble le désir de découvrir, d’explorer, de se côtoyer, de se perdre… pour mieux se trouver. Notre projet développe donc deux enjeux majeurs : accompagner la curiosité de la découverte chez les spectateurs face à des créations nouvelles, de jeunes équipes ainsi que de nouveaux auteurs, et mettre en place les conditions de l'échange, de la circulation des idées.
Pour cela, il convient de créer toutes les conditions de l'hospitalité qui vont faciliter la mise en mouvement de ces dynamiques :
o Un lieu le plus accueillant possible : dans la qualité d'écoute dont doit faire preuve toute l'équipe
du Glob ainsi que dans le cadre du théâtre lui-même : un hall chaleureux (bois, pierres, éclairage...), un bar offrant boissons et grignotage ainsi que des espaces pour s'y installer,
o Une attention particulière pour maintenir des tarifs accessibles à tous en billetterie (allant d'un Plein Tarif à 16 euros jusqu'à un tarif RSA à 6 euros) ainsi qu'au bar,
o Une ligne rédactionnelle qui, sur tous les supports de communication, tend, sans abaisser le propos artistique, à être entendue par toutes les personnes, y compris lors de spectacles pour les plus jeunes. Il y a une nécessité à être vigilant à ne pas utiliser dans nos échanges avec les spectateurs un champ lexical dont la compréhension relève du « jargon professionnel » et qui pourrait créer un « entre soi » involontaire,
o Un accueil en salle qui privilégie une plus grande proximité de tous, installés dans le même espace, en utilisant banquettes plutôt que fauteuils
3.2 / Aller au-devant des personnes :
Le quartier Bordeaux Maritime dans lequel est implanté le Glob dévoile à lui seul la forte mutation que rencontrent actuellement nos espaces de vie. L'arrivée massive de nouvelles populations, les écarts de niveaux de vie qui s'y côtoient, appellent à une nécessaire réinvention de nos tissus sociaux. Il y a une urgence à créer entre ces populations les relations qui seront les garantes d'une mixité apaisée afin d'échapper à l'écueil de
17520
l'isolement social et catégoriel. Nous ne pouvons imaginer à nous seuls de modifier la société, mais nous croyons pouvoir œuvrer à abaisser les barrières sociales pour plus d'échanges et de partages.
Nous tenterons par notre action de donner l’opportunité aux habitants (anciens et nouveaux) de faire des rencontres riches de sens et de tisser des liens avec l’autre.
Le classement de ce quartier, par le Ministère de l’Intérieur en septembre 2018 en Quartier de Reconquête Républicaine confirme la nécessité de notre présence au côté de ceux qui œuvrent pour cet enjeu majeur, et nous engage d’autant à faciliter l'implication du plus grand nombre.
Ce vaste quartier administratif Bordeaux Maritime, au nord de la ville, rassemble autour des bassins à flots en pleine transformation 4 sous-entités : Bordeaux Nord (socle du Glob) ; Bacalan ; Les Aubiers-Ginko ; le Grand Parc.... Chacune possède une identité forte et un dynamisme retrouvé. Ils sont et seront des partenaires de projets.
Nous chercherons à faciliter les mobilités inter-quartiers pour lutter contre le repli sur soi et créer une identité de quartier qui s’appuie sur l’ouverture à l’autre et au monde.
3.2.1 Des projets de territoire avec le grand quartier autour du Glob :
Chaque saison, des interventions in situ seront proposées aux habitants. Ainsi sur les prochaines saisons, sont envisagés les projets suivants, en partenariat avec les opérateurs culturels, sociaux et éducatifs du quartier et avec le soutien de la Drac et de la ville de Bordeaux via le Pacte de Cohésion Sociale :
o Poursuite du projet initié en 17-18 : L’Encyclo des Mécanos avec l’auteur Jean-Philippe Ibos :
rencontres avec des habitants du quartier Bordeaux Nord, restitution spectaculaire, débats,
expositions...
o Avec l’auteur Anna Nozière et son équipe : répétitions publiques « actives », veilles et veillées,
atelier d’écriture et fête des Esprits
o Avec la Cie Auguste-Bienvenue : ateliers et rencontres en lien avec la place des femmes dans le
monde de l'art dans le fil du rapport du HCE « Inégalités entre les femmes et les hommes dans les
arts et la culture »
o Avec la Cie Jeanne Simone, rencontres avec un groupe d'habitants volontaires, visite/lecture du
quartier par une archi/paysagiste, propositions insolites chez l'habitant et randonnée collective
dans le quartier Bordeaux Nord.
3.2.2 Hors les murs à travers la ville et au-delà :
S'ouvrir sur le vivant, les autres, inventer d'autres formats, d'autres rencontres, aller au-devant des personnes en privilégiant toujours une approche qui fait naître surprise et convivialité.
Ouverture de saison et formes spectaculaires hors les murs : Sortir des murs du théâtre et dévoiler le geste artistique hors du théâtre, que ce soit dans l'espace public ou dans des lieux insolites participe pleinement à susciter rencontres, interrogations et échanges entre les personnes. C'est également là l'occasion d'aller au- devant de nouveaux publics et de renforcer la complicité avec les habitants, de modifier la perception du cadre de vie.
17621
o Ouverture de saison : En lien avec nos partenaires (Centre social, bibliothèques, écoles,
associations …), nous construirons une ouverture de saison déambulatoire, composée de brefs moments artistiques et d'un final convivial au Glob. Aller au-devant de nouvelles personnes avec des formes qui éveillent leur curiosité.
o Formes spectaculaires : Suivant la nature artistique de certains projets, nous aurons à cœur de les
faire circuler et rencontrer de nouveaux publics dans des espaces non référencés.
Sur cette saison :
Création de Sensibles quartiers de la Cie Jeanne Simone dans le quartier Bordeaux Nord dans le cadre du Festival FAB.
Et potentiellement : avec Matthieu Roy et la Cie du Veilleur, petite forme de théâtre documentaire sur l'accueil des réfugiés dans des lieux facilitant les échanges artistes/spectateurs : bibliothèques, centres sociaux...
Une semaine des auteurs : Temps de forte mise en lumière dans et hors les murs du théâtre pensé et construit en collaboration avec l’auteur complice et à laquelle il invitera deux ou trois auteurs de son univers.
Pistes possibles :
Installation d’une terrasse éphémère devant le Glob avec en journée :
o Présence d’écrivains publics animant de mini-ateliers d’écriture destinés à tous o Lecture d’extraits de textes dans le tram
o A partir d’ateliers d’écriture menés dans un quartier pour les résidents, parcours déambulatoire o Mise en écoute des audios créés par les collégiens et lycéens dans le cadre du Parcours des Ecritures Contemporaines co-organisé avec l’Iddac et le TNBA
o Affichage dans la ville de l’horoscope littéraire co-écrit par les auteurs de la semaine …
Et en soirée :
o Ebauches : lectures d’auteurs de textes en chantier ou de textes collectifs écrits suivant des protocoles différents
o Lecture de l’horoscope littéraire
o En deuxième partie Mystery Murder littéraire, d’après une commande d’écriture, dans et hors les murs. Que le meurtre soit littéral, poétique ou métaphorique, l'auteur a pour mission de créer des espaces d'écriture qui prennent en compte l'interactivité avec les personnes et la création d'une quête commune.
Le premier Mystery Murder fera l’objet d’un commande d’écriture à l’autrice Solenn Denis.
Une semaine des auteurs en biennale suivant budget.
La Parenthèse : Chambre des auteurs : Concevoir un dispositif léger qui parte à la rencontre des publics et qui suscite le goût de la découverte des écritures contemporaines : offrir ainsi une première approche avec l’univers d’un jeune auteur sous une forme ludique et intrigante. Deux à trois semaines avant que la création ait lieu au Glob, faire circuler ce dispositif dans les quartiers, s’y arrêter, offrir aux personnes croisées, sous la forme d’un entre-sort, un temps d’immersion et d’expérimentations sensibles et donner ainsi le goût de venir
17722
au théâtre pour découvrir plus encore. Les soirs de représentations, la parenthèse sera, toujours en entrée libre, installée devant le théâtre.
La Parenthèse pourra circuler, de la Métropole à la Grande Région, auprès des partenaires avec qui nous aurons construit l'accompagnement de ces auteurs. Elle sera également l'espace en circulation qui accueillera les ateliers d'écritures nomades dispensés par les auteurs.
Dispositif : Un module dont l’intérieur totalement neutre, sera équipé d’un système de diffusion son et vidéo automatisé. Offrir ensuite cet espace à l'auteur en lui proposant de l’aménager comme une balade au cœur de son univers imaginaire : peinture, éléments de mobilier et de décors, photos, extrais de textes, musiques, ambiances sonores. Tous ces éléments créent ainsi une visite immersive. Sur les temps de présence de l’auteur, ce sera lui qui accueillera les personnes, leur lisant individuellement un morceau choisi d’un de ses textes. Sur les prochaines saisons, nous pourrions travailler avec : Aurore Jacob, Anna Nozière, Baptiste Amann.
Création d'une à deux Parenthèses par saison suivant budget. Ce dispositif pourrait être mis en place pendant la restauration du bâtiment à partir de l'hiver 2020.
Paysages Nomades, conçu comme une installation atypique, est un spectacle nomade et intime qui se déplace de lieu en lieu dans l’espace public pour mieux inviter à découvrir et ressentir les sensibilités et les univers de jeunes auteurs. Que ce soit en version « Live » (3 spectateurs/2 acteurs) ou en version « Installation » (avec tablette numérique), il s’agit de renouveler notre rapport à l’écoute.
Le dispositif constitué de trois « fauteuils-boule » est une installation autonome et mobile qui, grâce à un système de diffusion casque/micro, isole un temps le spectateur de son univers ambiant pour lui offrir la possibilité de s’immerger dans une micro-dramatique de 5mn. Chaque micro-pièce fait l’objet d’une commande à l’écriture ainsi que d’une commande à l’illustration.
En fabriquant cette bibliothèque itinérante, il s'agit de révéler l'importance de l'universalité du rapport intime au texte confié. En souvenir de l'enfant qui écoutait ses parents lui raconter une histoire, on revient ici à un processus simple et direct pour découvrir au mieux la parole d'un auteur. Ce dispositif travaille à créer des conditions d'écoute sensibles, confortables et simples qui permettent la découverte autonome par l'écoute individuelle de plus d'une dizaine de jeunes auteurs : Solenn Denis, Didier Delahais, Baptiste Amann, Mariette Navaro, Davis Dumortier, Timothée de Fombelle, Anna Nozière, Hakim Bah, Guillaume Corbeil, Sonia Ristic… Cet accompagnement est complété par un partenariat fort avec les Editions Les Moires qui assure la parution des livres sur chaque collection et leur présence auprès du dispositif et enfin par la création d’une application numérique prolongement du travail de création …
A partir de la saison 19/20 : installation dans le hall du théâtre et en circulation dans la ville, et au-delà de la version tablette de Paysages Nomades.
Le dispositif léger permet des partenariats avec de multiples structures : librairies, bibliothèques, centres sociaux, écoles ...
Poursuite du travail sur la création de l'application Paysages Nomades à destination des enfants permettant découvertes de textes et jeux sur la langue.
Faire jaillir les mots des auteurs : En variant les supports, permettre une présence surprenante et visible de la langue de chacun des auteurs de la saison : sur les murs extérieurs du théâtre, sur le programme de saison, sur le site, grâce à l’édition de cartes postales ou de tout support créatif à imaginer ...
Ces actions à développer sont en l'état dépendantes d'un budget conforté afin de pouvoir assurer les coûts supplémentaires liés aux actions dans l'espace public.
17823
Une saison en chantier :
Le Glob est devenu propriétaire du bâtiment durant l'été 2018 et, comme il est précisé en annexe, une rénovation accompagnée d’une restructuration de l'équipement s'impose.
Celle-ci devrait avoir lieu à compter de l'été 2020 sur une durée de 6 à 7 mois.
En parfaite concertation avec le cabinet d'architecte Christophe Hutin, nous sommes en train de construire pour cette période une « Saison en Chantier » qui fera totalement corps avec l'avancée des travaux. Le budget de cette rénovation inclut à cet effet un lot destiné à la médiation culturelle.
Cette restructuration et les différentes étapes des travaux seront l'occasion d'amplifier notre ouverture sur le quartier et d'offrir aux habitants d'autres modes de rencontres.
Plusieurs actions vont se développer autour de cet objectif :
o Dès la saison prochaine, des rendez-vous auront lieu avec les habitants, les associations et les opérateurs éducatifs, sociaux et culturels de notre quartier afin d'expliquer le projet et l'augmenter de ces échanges,
o Au début de l'été 2020, une fois terminée la partie démolition, la toiture seule étant concernée, le Glob sera alors pour quelques temps à « ciel ouvert ». Ce sera l'occasion d'organiser plusieurs soirées performatives en lien avec nos artistes complices,
o Une fois la partie reconstruction lancée et jusqu'à sa finalisation, nous mettrons en place, en concertation avec le cabinet d'architecte, des réunions de chantier publiques, des conférences ainsi que des temps artistiques et performatifs ouverts à tous,
o Nous travaillerons également avec nos partenaires à construire durant ces mois une programmation nomade qui investira entre autres des espaces publics.
3.3 / Une forte attention au Jeune Public :
Le champ du jeune public nécessite également une attention particulière. Voir, comprendre, échanger et pratiquer pour que les valeurs fondatrices de l'humain soient ainsi explorées et expérimentées par les plus jeunes. Ce sera sur leur capacité à penser un monde plus fraternel que se construira notre société future.
Les démarches plus spécifiques qui vont suivre, reposent sur un socle d’actions mises en place sur l’ensemble des saisons : bords de scène, ouverture des répétitions aux scolaires, rencontres avec les équipes artistiques, lectures, échanges avec les auteurs, visites du théâtre…
3.3.1 Le parcours du Jeune Spectateur :
Au cœur du projet, la conviction que les échanges autour du sens, des valeurs rencontrées à travers les créations, des ressentis, des idées seront ce qui nous aidera à construire des vies qui s’enrichissent et puisent dans ce que tout notre société multiple peut nous offrir. Dès lors, il nous a paru primordial de construire un parcours spécifique à destination des enfants autour de cette dynamique, persuadés que cette ouverture à l’autre ressentie dès le plus jeune âge saura trouver sa place dans la vie des adultes qu’ils deviendront. Il nous semble également important de faciliter, autant que possible, leur éveil artistique (à la richesse de la pluridisciplinarité) en leur proposant la rencontre avec des arts de différents champs disciplinaires.
17924
Ce parcours est à destination des enfants dans le premier cycle scolaire. Il est pensé et inventé en collaboration avec différents partenaires : l'auteur/illustrateur Alfred, l'équipe éducative de l'école Charles Martin, une enseignante de l'école Dupaty, le pôle médiation de l'Iddac, la bibliothèque de Bacalan, les Araignées philosophes et l'ESPE.
S’appuyant sur deux spectacles accueillis au Glob et les thématiques qu’elles soulèvent, il sera composé d’une dizaine d’étapes : représentations bien sûr, mais également échanges philosophiques en classe, au Glob, rencontres avec les équipes artistiques, visite du théâtre et en ateliers pratiques : apprentissage de certains outils du métier (son, lumière…) non sur un plan directement technique mais en ce qu’ils participent étroitement à la construction du sens et du ressenti d’un spectacle.
Pour accompagner les enfants, leur sera remis un carnet qui les suivra sur la saison et qui leur permettra de façon ludique et intime de recueillir les expériences artistiques qu’ils traverseront.
Ce dispositif, actuellement à un stade expérimental, sera suivi d'un bilan en fin de saison et de temps de réflexion afin de construire un volet de cette action à l'endroit du « tout public » : l'enfant, sa famille, ses amis … Les temps de Goûtez au Glob ! pourront être l'occasion de mettre en place cette ouverture au « tout public ».
En 2019, expérimentation auprès de 9 classes d'écoles primaires.
Continuité et élargissement au champ du tout public sur les saisons suivantes.
3.3.2 Le Parcours des Ecritures Contemporaines :
Ce programme permet à des élèves de collèges et de lycées de découvrir les écritures contemporaines dramatiques au travers d’un triptyque de sensibilisation complet : lire, voir, pratiquer. Pour répondre à ces enjeux, le parcours se décompose en trois temps :
o Une rencontre avec un auteur pour échanger autour du texte de ce dernier que les élèves auront étudié en classe, ainsi que sur le métier d’auteur,
o 6 heures d’intervention avec un metteur en scène qui accompagne les élèves dans la mise en voix du texte sélectionné,
o Découverte d’un ou deux spectacles de théâtre contemporain en cours d’année accompagnée de bords de scène.
Pour les classes qui le souhaitent, le parcours peut se terminer par un temps de restitution des ateliers de mise en voix. Ces dernières années, la restitution s’est faite en partenariat avec l’Escale du Livre.
Le Glob Théâtre est scène référente et ressource pour ce programme auprès de l’IDDAC, ainsi que le TNBA. Ce programme, à l’initiative de l’Iddac, est actuellement organisé par ce dernier. L’équipe du théâtre participe à sa construction et à sa coordination, en lien avec sa programmation artistique.
Sur la saison 2018/2019, l’Iddac mettra en place une passation et sur les prochaines saisons, ce parcours sera entièrement co-construit en partenariat par le Glob et le TNBA. Nous étudierons avec nos partenaires régionaux un élargissement de ce dispositif à l'échelle de la Nouvelle Aquitaine.
6 à 8 parcours par saison, soit plus de 200 élèves du secondaire.
3.3.3 Le Parcours des Arts de la Scène :
Ce programme permet une première approche des arts de la scène dans leur diversité à travers la découverte des lieux, la fréquentation des œuvres, la rencontre avec des artistes et des professionnels du spectacle. L’enjeu est de rendre le spectacle vivant accessible aux jeunes des collèges et des lycées en privilégiant les collèges et lycées éloignés de l’offre et de la pratique culturelle.
18025
Pour répondre à ces enjeux, le parcours se décompose en trois temps :
o 6 heures d’intervention dans une discipline artistique encadré par les artistes des compagnies programmées
o Heures de visite guidée dans un lieu culturel
o Découverte de deux ou trois spectacles au cours de l’année accompagnée de bords de scène.
2 à 4 parcours, soit une centaine d'élèves du secondaire.
3.3.4 Mix Mecs :
Dans le cadre de l’accueil des enfants au sein des Maisons d’Enfants à Caractère Social (MECS) de Gironde, sont développés des projets artistiques et culturels. Véritables outils de l’apprentissage de « soi », ces temps de création se révèlent extrêmement structurants pour les enfants. Ces projets sont initiés par le Département de la Gironde (Direction de la Protection de l’Enfance et de la Famille) et accompagnés de l’Iddac, son agence culturelle. Les formes d’expression sont nombreuses : théâtre, danse, vidéo, arts plastiques, musique… mais tous les projets sont menés durant l’année par des artistes accompagnants.
Pour la cinquième année consécutive, le Glob co-organise une journée de restitutions en présence de tous les participants. Cette journée, se développant à travers tous les espaces du Glob, prend la forme de spectacles et de déambulation à travers expositions, films, micro ateliers... C’est un moment important où chaque enfant voit son travail artistique mis en lumière et découvre d’autres pratiques.
En 2019, accueil de la 5ème édition des Mix Mecs qui réunira plus de 200 enfants, une dizaine d'artistes et environ 60 professionnels.
18126
4 / RAYONNEMENT :
Pour être idéalement partagée et pour se nourrir, l'activité du lieu devra être rendue plus palpable encore bien au-delà des murs du théâtre. Ce mouvement du proche au lointain, du quartier de proximité à l’international, est inscrit dans l’histoire traversée depuis 20 ans. C’est dans cet échange d’idées, d’esthétiques, de façons de faire que de nouveaux équilibres s'inventent et se succèdent d’une saison à l’autre.
Cette capacité à rayonner sera un des moteurs de la mise en œuvre des objectifs du projet.
4.1 / A l’échelle de la Métropole :
La scène conventionnée participera à un meilleur équilibre entre les pôles culturels nord et sud de la ville. D’un hyper centre dominant, nous sommes passés au fil des années à une ville plus homogène, plus harmonieuse avec des quartiers apportant chacun une identité propre.
Le sud intramuros, quartier clairement identifié par la population, possédait jusque-là, avec une forte présence de nombreux acteurs culturels : TNBA, Meca, CDCN, Conservatoire, Beaux-arts, IJBA, Chahuts, ... un fort potentiel de programmation.
Le nord, éparpillé autour du bassin à flots en pleine mutation, peinait à trouver son identité. Les grands chantiers arrivant vers leur terme, un nouvel équilibre se profile : Cite du Vin, Musée de la mer, Base sous- marine, Cap sciences, Garage Moderne… La scène conventionnée apportera sa dynamique dans les arts vivants et contribuera ainsi à la circulation des œuvres et des populations en s’appuyant sur les nombreux liens de collaboration qui existent déjà.
Avec nos partenaires proches :
o TNBA : accueil des élèves de l’ESTBA sur des sessions de travail et sur des créations, échanges sur les équipes en création et coproduites par le Glob avec possibilités de reprise sur des séries au TNBA (Collectif Denisyak : Sandre, SStockolm ; Baptiste Amann : Des Territoires), complémentarité à co-construire dans l'accueil au niveau territorial des équipes de création sur les formes de moyenne taille au plateau.
o CDCN La Manufacture : nombreuses programmations concertées, liens autour d’éducation artistique, co-organisation de temps professionnels, participations au Festival Pouce, rencontres et échanges autour de l’accompagnement des compagnies émergentes
o Festival 30’’30’, Rencontre de la Forme Courte
o FAB : Festival International des Arts de Bordeaux Métropole
Nous proposerons à différents partenaires : TNBA, CDCN La Manufacture, Le Carré Les Colonnes, le Théâtre des 4 Saisons (Gradignan), La Boîte à jouer …, de construire un dispositif de dialogue renforcé de rencontres (automne/hiver) afin d’étudier la possibilité d’accompagnement coordonné avec des artistes que nous souhaiterions soutenir lors de la saison à venir et de conforter la circulation des publics.
o Dans le champ de la médiation, participation aux ateliers d’échanges et de co-construction des pratiques : réunions Clip sur le grand quartier Bordeaux Maritime, commissions de la Communauté Jeune Public Girondine, séances de travail du Réseau Médiation de l’Iddac, Festival Lycéen de la Nouvelle Aquitaine.
18227
4.2 / A l’échelle régionale et nationale :
Mise en réseau et partenariat : Une présence de l’équipe du Glob au sein du réseau professionnel permet à la fois une meilleure connaissance des équipes artistiques, de leur démarche et une meilleure concertation entre opérateurs pour consolider les parcours. Les rencontres professionnelles (Rida, GIA, …) sont les temps nécessaires qui nous permettent de découvrir, de faire découvrir de nouvelles équipes et d’inventer de nouvelles circulations.
Cette ouverture pourra répondre à des objectifs différenciés du local au national et l'international.
o Enrichir le travail dynamique avec le territoire par la capacité du lieu et de son équipe à rencontrer, partager, inventer avec d’autres acteurs, d’autres partenaires d’horizon géographiques élargis.
o Accompagner les projets artistiques en création par un soutien de la circulation de ces projets et de notre capacité à en témoigner : présence dans des espaces de dialogues entre professionnels : RIDA, GIA (Groupe d’Intervention Artistique de l’Oara, Office Artistique Régional de la Nouvelle Aquitaine), journées professionnelles, participation aux commissions consultatives de la DRAC …
o En partenariat avec l'Oara, imaginer et construire une circulation des créations sur des villes de la Nouvelle aquitaine (Poitiers, Limoges, Bayonne, …) ainsi qu'à l'échelle nationale. Réflexion en cours.
o Lors de la construction des co-productions des artistes sur lesquelles nous nous engagerons, recherche de convergences avec les scènes conventionnées de la Nouvelle Aquitaine dont le Gallia Théâtre à Saintes, la Mégisserie de Saint Junien, le Théâtre Ducourneau d’Agen, le Théâtre de Gascogne, Scène de Mont-de-Marsan, et au-delà : notamment Les Bambous, scène conventionnée de La Réunion.
o Poursuivre et développer les liens et les échanges avec des partenaires nationaux repérés : Théâtre Ouvert, les Francophonies, CCN Biarritz et bien d’autres selon projet.
o Echanger avec les lieux intermédiaires qui par leur nature militante, leur engagement, leur créativité forment un réseau de soutien et d’accompagnement pour de jeunes équipes : La Gare Mondiale de Bergerac, la Maison Maria Casarès d’Alloue, le Centre Intermonde de La Rochelle, la Maison des auteurs de Limoges...
o Afin d'élargir le regard sur le projet et de participer à une réflexion nationale sur les données sociales, politiques économiques, artistiques de son activité, le Glob, nouvelle scène conventionnée adhérera à l'association des scènes conventionnées.
Sur les prochaines saisons :
Accompagnement conjoint de la jeune équipe « Du chien dans les dents » en lien avec la Gare Mondiale de Bergerac et la Manufacture CDCN Bordeaux Nouvelle Aquitaine, de la compagnie Polka en lien avec le Studio Théâtre de Vitry et la scène nationale du Mans, de la compagnie Auguste-Bienvenue en lien avec MC2A et le CDCN de la Termitière ; accueil de l’intégrale DES TERRITOIRES Unplugged de Baptiste Amann en lien avec Théâtre Ouvert et la Comédie de Reims, accueil de la la nouvelle création de Yan Allegret « Les enfants éblouis » en partenariat avec la scène conventionnée « Les Bambous » de La Réunion.
18328
4.3 / A l’échelle internationale :
4.3.1- Dans le champ théâtral
Dans cette nécessité d'échange entre les personnes qui est au cœur de notre projet, nous sommes sensibles au croisement des œuvres artistiques comme une tentative de construction d'un dialogue plus universel. La francophonie est, à ce titre, une valeur essentielle qui contribue à l'élaboration d'une culture nourrie d'un langage s'adressant au plus grand nombre. L'ouverture à la francophonie défend par nature les valeurs de fraternité et de tolérance qui contribuent à renforcer un dialogue social fluide.
Nous avons initié à l'automne 2017 une quatrième collection de Paysages Nomades dont un des objectifs est de faire découvrir des écritures francophones. Cette collection qui réunissait quatre auteurs d'origine francophone : Hakim Bah (Guinée), Luisa Campanile (Suisse), Guillaume Corbeil (Québec) et Sonia Ristic (Serbie) est destinée à être diffusée sur le territoire, mais également à être installée en écoute libre dans le hall du Glob et dans les espaces d'accueil de nos partenaires : Centres Sociaux, Médiathèques, ...
Cette création fut également l'occasion d'accueillir, en collaboration avec les Francophonies en Limousin et le Bottom Théâtre, deux stages d'écriture tout public, sur une durée d'une semaine, animés par des auteurs francophones. Ce furent Guillaume Corbeil et Olivier Sylvestre, tous les deux auteurs québécois.
Il s'agit là du tout début de la construction d'une piste que nous désirons explorer plus avant. Sur la durée du conventionnement, nous aurons à cœur de développer nos relations avec les Francophonies en Limousin, Théâtre Ouvert, Centre des dramaturgies contemporaines et La Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, tous trois pôle référents d'une démarche francophone structurante.
Nos liens avec le Québec nous permettront également d'élargir la dynamique de notre démarche en y recherchant et créant de nouveaux partenariats.
4.3.2 - Dans le champ chorégraphique
Le Glob depuis 2010, s’est engagé dans des projets européens forts, relevant principalement du champ chorégraphique. Marquée par des siècles d'une histoire commune faite de conflits, de guerres et de déchirements, une Europe unie et bienveillante reste un projet fragile dans sa construction et sa stabilisation. Le spectacle vivant doit pouvoir prendre une part dans le partage des diversités et des richesses culturelles.
« Regard Croisé » réseau transfrontalier (Espagne / France – Nouvelle Région Aquitaine / Euskadi 2015/16/17). Ce réseau, initié par le Labo Ballet Malandain Biarritz, réunit des partenaires d’Aquitaine et d’Euskadi afin de favoriser les rencontres et échanges entre artistes chorégraphiques, dans une dimension transfrontalière. Une manifestation publique parcourant les territoires est organisée à chaque printemps.
« Dance Roads » : après avoir été initié par Tangente à Montréal, ce réseau est aujourd’hui formé d’un groupe de 8 partenaires européens : Mosaico Danza (Italie), Chapter (United Kingdom), CNDB (Roumanie), Studio Alta (République tchèque), SÍN Arts and Cultural Centre (Hongrie), National Palace of Culture (Bulgarie), et le Glob. Sous forme de biennale, ces échanges visent à créer les conditions de rencontres, de découverte, de mise en commun des pratiques de chacun, avec une mise en circulation d’œuvres et d’aides au développement du parcours professionnel de jeunes artistes chorégraphes. La candidature, finalement non retenue à un projet européen à grande échelle en 2017 et 2018, conduit maintenant le réseau à réfléchir à un nouveau mode d’action.
18429
Le Glob s’appuiera sur cet existant pour continuer à développer cette dynamique et construire des projets en synergie avec différentes structures partenaires.
Nous participerons aux rencontres, plateformes européennes et internationales, soucieux de développer ces valeurs d’humanisme et d’accompagner la jeune création.
L’accueil en mars 2019 du projet « Engagement Féminin », né au Centre de Développement chorégraphique La Termitière de Ouagadougou, porté par la Cie Auguste Bienvenue est un signe fort de cet engagement.
185ANNEXES :
Annexe 1 : Le statut juridique du Glob
Annexe 2 : Caractéristiques du personnel
Annexe 3 : Le bâtiment
Annexe 4 : Les fondations
Annexe 5 : Les partenaires éducatifs, sociaux et culturels sur les 3 dernières
saisons
Annexe 6 : Contexte et éléments financiers
Annexe 7 : Délibération de l’Assemblée Générale validant la demande
d’attribution de l’appellation
1861/2
ANNEXE 1 / LE STATUT JURIDIQUE DU GLOB
ET SON EVOLUTION
La SCOP Glob Théâtre, immatriculée le 21 avril 2010 au Registre du Commerce et des Sociétés de Bordeaux, est issue de la transformation de l’association Glob Théâtre, intervenue par décision de l’assemblée générale extraordinaire du 05 mars 2010.
Mode de gouvernance d'une Scop :
1- Le rôle du gérant :
Dans une SCOP, le gérant est nécessairement un associé salarié. Il est le représentant légal de l’entreprise.
Il anime l'Assemblée générale des coopérateurs, ou le principe fondamental est une personne = 1 voix quel que soit le capital détenu.
Il met en œuvre des procédures de communication interne et externe nécessaire au fonctionnement de la coopérative.
Il garantit la participation de sa SCOP aux instances et activités du mouvement coopératif.
2- Réunion des associés :
La SCOP réunit au moins une fois par trimestre les associés pour des réunions de concertation sur l’évolution du projet.
3- Assemblée générale :
Au moins une Assemblée générale annuelle pour arrêter les comptes de l’année N-1 et présenter les perspectives et prévisionnels de l’année N et N+1.
La SCOP Glob :
La SCOP a élu initialement Mr Bruno LECOMTE comme gérant qui a exercé son mandat du 10 avril 2010 jusqu’au 04 juillet 2017.
Depuis cette date, Madame Monique Garcia a été élue gérante.
La gérante et les associés :
o Ils définissent et conduisent la stratégie globale de l'entreprise.
o Ils assurent le pilotage financier.
o Ils organisent et gèrent les ressources humaines.
Au sein du Glob Théâtre, la fonction de gérant est une fonction non rémunérée.
1872/2
La SCOP Glob est constituée à ce jour de :
3 associés salariés en CDI qui détiennent plus de 50% du capital :
Madame GARCIA directrice,
Mr LECOMTE co- directeur,
Mr CIUTAT directeur technique.
1 associé extérieur, minoritaire en capital : L’iddac : Institut Départemental de Développement artistique et culturel.
Le capital de la SCOP est un capital variable. Il évolue : soit par souscription volontaire, soit par prélèvement de 2% du brut, sur le salaire des salariés associés. Ce prélèvement est obligatoire par décision statutaire jusqu’à à la détention par le salarié de au moins 5000€ de capital.
Le capital initial de La SCOP était 1600€. Il est au 31 /12 /17 de 30 020€ réparti en 1501 parts de 20€.
Evolution en SCIC :
La SCOP Glob envisage d’évoluer vers une structure administrative de SCIC : Société Coopérative d’Intérêt Collectif.
Cette évolution est envisagée dans le contexte suivant :
o Achat par la SCOP du Bâtiment Glob Théâtre en août 2018.
o Travaux de réhabilitation et augmentation de la capacité d’accueil public envisagé pour 2020.
o Possibilité d’ouvrir la gouvernance à nos partenaire publics et partenaires privés ainsi qu'aux
bénéficiaires du projet.
La SCIC :
La Scic est une nouvelle forme de coopérative qui concrétise l’avènement en France de la coopération en multi sociétariat, permettant d’associer et faire travailler ensemble des personnes physiques et morales qui ont un rapport de nature diverse avec l'activité : salariés, usagers, financeurs, bénévoles, etc… Ces personnes peuvent être associées au capital de la coopérative, et regroupées, si besoin, en collèges.
Associés de la SCIC :
Les associés sont des personnes physiques ou morales qui ont un intérêt suffisant dans le projet de la Scic, qu'il soit économique et sociétal, pour souhaiter participer aux décisions d'orientation, en partageant le risque de l'entreprise.
Pour devenir associé, il faut souscrire au moins une part sociale dans la coopérative. Le montant d'une part est fixé par les statuts de la Scic.
Les catégories d’associés bénéficiaires ainsi que celle d’associés salariés doivent être obligatoirement représentées dans la Scic. Au moins une autre catégorie doit être présente, en fonction du projet porté par la Scic (collectivités locales, financeurs, etc…). Le nombre minimum de catégories est donc de trois, la loi ne fixe pas de maximum.
1881/2
ANNEXE 2 / CARACTERISTIQUES DU
PERSONNEL
Effectifs en 2017
5.40 Equivalents temps plein dont
1.25 ETP artistiques 20 femmes 3.35 ETP permanents 2.50 ETP administratifs 19 hommes 2.05 ETP intermittents 1.65 ETP techniques
L’équipe du Glob Théâtre est composée de :
Monique Garcia, directrice à temps plein (CDI)
Bruno Lecomte, directeur à mi-temps (CDI retraite progressive jusqu’au 31/12/2019)
Anne Berger, directrice de production intermittente (700 heures en 2017)
Anne Latournerie, comptable (emploi mutualisé avec les compagnies Ouvre le Chien, du Soleil bleu, Hors-Série et des Marches de l’Eté – 1 jour / semaine)
Charline Gasrel, chargée de l’action culturelle et de la médiation à temps plein (CDD 24 mois) Marina Djaou, secrétaire / relations avec le public à 24h / semaine (Contrat d’avenir 24 mois)
Pierre Planchenault, photographe / chargé de communication (prestataire 2 jours / semaine) Stéphanie Pichon, journaliste en charge des rédactionnels (prestataire)
Hugo Lebrun, attaché de presse (prestataire 2 jours / mois)
Jean-François Ciutat, directeur technique à temps plein (CDI créé en juin 18 avec l’aide du FONPEPS) Didier Lanzeray, régisseur général intermittent (650 heures en 2017)
Djahida Saidi, agent d’entretien en CDII (7h / semaine)
Ainsi que :
des artistes intermittents salariés sur les productions du Théâtre (800 heures en 2017) des régisseurs intermittents participant aux montages, démontages des spectacles accueillis et aux tournées des productions (818 heures en 2017)
quelques vacataires pour la distribution des programmes et des flyers
3 volontaires de services civiques participant au développement d’actions nouvelles à destination des publics
1892/2
Principales évolutions envisagées sur les 4 prochaines années :
Afin de renforcer le pôle action culturelle / médiation :
- Passage à temps plein de Marina Djaou, secrétaire / relations avec le public à compter du
1/01/2019
Afin de soutenir l’équipe administrative et préparer le départ à la retraite de Bruno Lecomte le 31/12/2019 :
- Embauche d’un assistant administratif à mi-temps au 1er janvier 2019
- Embauche de Anne Berger, directrice de production intermittente, en CDI à temps plein,
avec l’aide du FONPEPS, à compter du 1/01/2020
Afin de structurer le pôle communication et libérer du temps aux dirigeants pour mieux circuler sur le territoire régional et national :
- Embauche d’un. e chargé.e de communication à temps plein à partir du 1er septembre 2019
1901/8
A mi-chemin entre les Bassins à Flots et le quartier des Chartrons, le Glob Théâtre a trouvé sa place dans un quartier en pleine redynamisation urbaine. En transformant une ancienne faïencerie en lieu de fabrique artistique, le Glob fut d’ailleurs l’un des éléments qui contribua à cette évolution. Bois, pierre, métal... la chaleur des matériaux participe à la création d’un espace à la fois accueillant et atypique autant pour les artistes que pour les spectateurs. Les premiers travaux de réhabilitation effectués en 1998 ont permis d’en faire un outil complet qui s’étend sur une surface de 1000 m2, tout en conservant une totale modularité des espaces afin de rester accessible à différentes scénographies.
3.1 L’EXISTANT :
ANNEXE 3 / LE BÂTIMENT
1912/8
Le Glob dispose d’un hall d’accueil avec un grand bar et une mezzanine équipée d’une cuisine, ouvert tous les soirs de représentation et en accès libre pour les équipes. Ce sont des espaces de convivialité qui permettent aux artistes et aux spectateurs de se retrouver autour d’un verre, de prendre des repas en commun, d’organiser des lectures, des expositions, des mini-concerts, des impromptus artistiques, des banquets réunissant compagnies et spectateurs, des pots de première...
1923/8
Le plateau principal du Glob est un plancher suspendu sur balles de tennis qui permet une belle qualité de travail pour les équipes chorégraphiques. Ses dimensions sont de : 10 m d’ouverture sur 9 m de profondeur avec d’importants dégagements à Cour et à Jardin. Il est également équipé de loges et d’une douche. Le gradin capable d’accueillir jusqu’à 114 personnes en frontal, est démontable et modulable. Il peut donc être installé en bi ou tri- frontal pour s’adapter aux scénographies des projets. Cet espace de représentation, d’environ 300 m2, peut également être utilisé nu pour des spectacles déambulatoires.
1934/8
Le Glob possède un studio de travail de 110 m2 avec un plancher également sur balles de tennis, une loge avec douche et un studio d’enregistrement.
Cet espace, pouvant accueillir 49 personnes est dédié aux temps de répétitions, de recherches, aux sorties de résidence, aux lectures et aux formes spectaculaires intimistes.
1945/8
Les locaux techniques attenants sont composés d’un local de stockage ainsi que d’un atelier de construction de décors.
1956/8
Un patio donnant directement sur le studio permet également l’accueil des spectateurs lors de spectacles itinérants dans le Glob.
Enfin, un espace bureau d’environ 120 m2 sur deux niveaux permet le travail de l’équipe administrative.
1967/8
1978/8
3.2 L’ACHAT
Durant près de 25 ans, nous avons loué notre bâtiment à un propriétaire privé. Début mars 2018, nous avons reçu par voie d’huissier un acte nous informant qu’une promesse de vente avait été signée entre notre propriétaire et un promoteur et que nous disposions d’un mois pour exercer le droit de préemption dont nous bénéficiions en tant que locataire.
Nous sommes parvenus, grâce à un soutien fort de la ville de Bordeaux, à réunir les conditions nous permettant d’acheter le Glob :
o Une subvention d’investissement exceptionnelle de la ville de bordeaux à hauteur de 500 000 euros
o Un prêt bancaire sur 20 ans contracté par la SCOP auprès de notre banque le CMSO à hauteur de 250 000 euros.
C’est la fin d’une période d’insécurité sur notre outil de travail qui nous permet de construire un avenir stabilisé et qui se verra encore confortée par la transformation de notre SCOP en SCIC et l’arrivée de tutelles partenaires au sein d’un des collèges. (Voir annexe statut juridique)
3.3 LA RESTRUCTURATION
La construction de ce programme d’actions a pris en compte la nécessaire restructuration architecturale du bâtiment.
Outre d’obligatoires interventions sur la toiture et les ouvertures qui permettront le bénéfice d’une dépense énergétique économe et maitrisée et d’une isolation phonique satisfaisante, ces travaux interviennent pour renforcer plusieurs de nos objectifs.
o Dans ce quartier, actuellement secoué par une véritable réorganisation de tous ses repères avec l’arrivée d’un grand nombre de nouveaux habitants, avec la construction très rapide de nombreux bâtiments d’habitation, la présence physiquement affirmée d’un théâtre dans ce territoire sera un des point d’ancrage de cette nouvelle vie relationnelle collective qu’il va nous falloir écrire ensemble.
o Une restructuration de la façade du Glob en travaillant sur ses ouvertures offrira, dès l’approche, l’image d’un lieu plus accueillant
o La réfection de la toiture permettra le rehaussement du grille d’implantation lumière et crée ra donc ainsi des conditions de création (et notamment lumière) en cohérence avec les autres équipement nationaux
o Le doublement de la jauge (actuellement de 110 places) donnera à notre modèle écono mique un souffle important.
o Le remodelage des espaces (accueil, salle) permettra une plus grande flexibilité dans nos acti vités et dans l’utilisation concomitante de l’espace d’accueil et du plateau.
1981/2
ANNEXE 4 / LES FONDATIONS
Hiver 95, une compagnie d'Aquitaine, le Théâtre à Coulisses, loue une ancienne scierie dans les quartiers Nord de Bordeaux pour y installer la scénographie d'un spectacle en chantier qui se jouera lors d'une des dernières éditions du Festival Sigma.
Le besoin d'un outil de travail était vital et les premiers échos des répétitions résonnèrent alors dans ce lieu qui, très vite, sera baptisé le Glob.
G.L.O.B. un monde vaste, ouvert qui éveille
notre curiosité à aller vers l’inconnu, vers
une humanité à découvrir encore et encore…
G.L.O.B. l’œil, curieux, qui voit, scrute et explore…
G.L.O.B. le halo lumineux du réverbère
qui nous guide dans la pénombre…
G.L.O.B. enfin, la référence historique à ce théâtre
engagé, politique et irrévérencieux…
L’espièglerie avait permis alors que les initiales des
patronymes des fondateurs écrivent : G.L.O.B
Dès l'année suivante, le Glob s'ouvre aux autres compagnies de la région. L'élan est impulsé : un lieu tenu par des artistes qui, nourris par des années de répétitions et de tournées, auront à cœur de développer un projet d'accueil au plus proche et à l'écoute des besoins artistiques des équipes avec entre autres la mise à disposition d’outils et d’espaces de dialogue, des temps de répétitions conséquents et des séries longues de représentations, comme étant l'indispensable prolongation du travail de répétition.
Une deuxième évidence viendra aussitôt consolider notre activité : la nécessaire rencontre entre spectateurs et artistes. Débute alors un travail de médiation et de transmission conçu au plus près des créations accueillies.
Nous posons alors les bases de ce qui structure actuellement notre projet :
1. Priorité aux créations, au renouvellement des écritures théâtrales et chorégraphiques
2. Paroles aux auteurs dramatiques contemporains
3. Enjeu de la pluridisciplinarité comme facteur de questionnement et de circulation des paroles.
4. Attention particulière aux jeunes équipes
5. Rendez-vous singuliers dans et hors les murs
1992/2
6. Séries de représentations longues comme outil nécessaire permettant de prolonger et d'approfondir, en lien avec les publics, la force artistique des propositions et la mise en place de rencontres, temps de médiation qui sont autant de clés de lecture permettant un dialogue fort entre artistes et populations.
7. Mise en place d'accompagnements spécifiques : artistes associés, Pépinière Soleil bleu & Glob Théâtre
8. Convivialité du lieu, rencontres et échanges pour susciter la curiosité et l'appétit de la découverte. Un lieu pensé comme un espace de vie et de paroles, ouvert sur la ville.
9. Inscription dans un réseau professionnel national et international
Au fil des années, l’équipe a toujours prêté une attention particulière à l’entretien et à l’amélioration du bâtiment, le faisant évoluer grâce aux soutiens des tutelles lors de tranches de travaux conséquentes. Une étape importante vient d’être franchie en aout 18. Grâce à une subvention d’investissement exceptionnelle allouée par la ville de la ville, la Scop Glob a pu se rendre propriétaire du bâtiment, sécurisant ainsi l’activité du théâtre pour les décennies à venir.
Le Glob en quelques chiffres :
Depuis 2010 : En 2018 :
128 compagnies accueillies en représentation 13 compagnies accueillies en représentation
105 compagnies accueillies en résidence 8 compagnies accueillies en résidence
681 représentations 73 représentations
968 jours de résidence 68 jours de résidence
67 sorties de résidence 5 sorties de résidence
54 438 spectateurs 3 057 spectateurs (de janvier à juin)
2001/4
ANNEXE 5 / PARTENAIRES EDUCATIFS, SOCIAUX
ET CULTURELS SUR LES 3 DERNIERES SAISONS
ECOLES ELEMENTAIRES :
Ecole de Barsac, Bordeaux
Ecole du Grand Parc, Bordeaux
Ecole Dupaty, Bordeaux
Ecole Pierre Castaing, Pessac
Ecole Ste Marie Bastide, Bordeaux
Ecole Lafon Feline, Le Bouscat
Ecole du Centre, Le Bouscat
Ecole du Mirail, Bordeaux
Ecole Jeanne d’Arc, Pessac
Ecole Stendhal, Bordeaux
Ecole Stendhal, Bordeaux
Ecole Somme, Bordeaux
Ecole Jules Michelet, Cenon
Ecole St Leger de Balson, St Leger de Balson
Ecole Flornoy, Bordeaux
Ecole Schweitzer, Bordeaux
Ecole Théodore Monod, Sadirac
Ecole St Bruno, Bordeaux
Ecole Camille Maumey, Cenon
Ecole Marcelin Berthelot, Mérignac
Ecole Jean Jacques Sempé, Bordeaux
Ecole Charles Martin, Bordeaux
Ecole Jules Ferry, Bordeaux
Ecole La Reney, Blanquefort
Ecole Lavignolle, Salles
Ecole Montgolfier, Bordeaux
COLLEGES :
Collège Jacques Ellul, Bordeaux
Collège Massé, Ambarès et Lagrave
Collège Paul Esquinance, La Réole
Collège Cassignol, Bordeaux
Collège Cantelande, Cestas
Collège Edouard Vaillant, Bordeaux
Collège Clysthène, Bordeaux
LYCEES :
Lycée Camille Jullian, Bordeaux
Lycée Hôtelier de Gascogne
Lycée de la Mer, Gujan-Mestras
Lycée de Graves, Gradignan
Lycée du Mirail, Bordeaux
Lycée Elie Faure, Lormont
Lycée Magendie, Bordeaux
Lycée Montesquieu, Bordeaux
Lycée Professionnel Jacques Brel, Lormont
Lycée Toulouse Lautrec, Bordeaux
Lycée St Louis, Bordeaux
Lycée Saintonge, Bordeaux
Lycée François Mauriac, Bordeaux
Lycée Brémontier, Bordeaux
Lycée Daguin, Mérignac
Lycée Marcel Dassault, Mérignac
Lycée Montaigne, Bordeaux
2012/4
Lycée Anatole de Monzie, Bazas
Lycée Pape Clément, Pessac
Lycée St Joseph de Tivoli, Bordeaux
ETABLISSEMENTS SOCIAUX :
CEDEF - Pouponnière
COS Quancard, Villenave D’Ornon
CRFP DON BOSCO
Dispositif expérimental Parempuyre
Foyer Eclaircie
Foyer François constant
Foyer RABA
HOME de Mazères
Institut DON BOSCO
MDSI du Bouscat
MECS COS Quancard
MECS D.Savio / Groupe PREVERT
MECS D.Savio / Groupe ROSA PARKS
MECS Ermitage LAMOUROUS
MECS François Constant (De Gaulle)
MECS François Constant (Tourny)
MECS Gradignan - projet Douze films
MECS Gradignan - projet passage à l'art
MECS Marie de Luze Bordeaux
MECS Montméjean - Bordeaux Bastide
MECS Moulleau
MECS Pouget - Internat + chambre en ville
MECS Robert Pouget Sham
MECS Saint Joseph
MECS ST JOSEPH - PODENSAC / Langon
MESC Ermitage, Pian Medoc
SEPAJ CENON - Restaurant d'application
SHM Bordeaux
ORGANISMES D’ENSEIGNEMENT
SUPERIEUR :
PESMD, Bordeaux Aquitaine
Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud
ESTBA
Jeune Ballet d'Aquitaine
IUT BX Montaigne
Université de Bordeaux Montaigne
Cours Florent
Formation Rêvolution
Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education
Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de
Paysage de Bordeaux
L'Institut Supérieur des Arts Appliqués
ICART - Ecole de Médiation Culturelle et Marché
de l'Art
Sciences Po Bordeaux
CENTRES SOCIAUX ET D’ANIMATION :
GP Intencité, Bordeaux
Centre Social Bordeaux Nord
ARI ASAIS
Centre d’animation du Grand Parc, Bordeaux
L’espace de vie social Chantelude
Union St Jean
Centre d’Animation Monséjour, Bordeaux
Centre d’Animation Argonne, Bordeaux
Centre d’Animation Ginko, Bordeaux
2023/4
ASSOCIATIONS :
ALIFS
Bordonor
CAES
Cultures du cœur
L’Amicale des Locataires du Port de la Lune
Le Collectif H’Nord
Le Kfé des familles
Les petits écrivains
Maison de l’Europe
Mom Bordeaux
Mouvement du 8 OCT
On Sort
Ricochet Sonore
PARTENAIRES CULTURELS :
ALCA
Artothèque de Pessac
Bottom Théâtre
CAPC
CCN Biarrtiz
CDCN La Manufacture
Compagnie du Soleil bleu
Compagnie Ouvre le chien
Culture et Santé Aquitaine
EAT
FAB
FACTS Festival Arts et Sciences de l’Université de
Bordeaux
Festival Jeune Public Pouce
Festival Trente Trente
IDDAC
Institut Cervantes
Institut Français
L’atelier des marches
L’Avant-Scène, Scène Conventionnée de Cognac
L’Escale du livre
La Boite à Jouer
La Fundicion de Bilbao, Espagne
Le Performance
Les Eclats de la Rochelle
Les Francophonies
Musée des Beaux-Arts
OARA
TNBA
BIBLIOTHEQUES :
Bibliothèque de Bacalan, Bordeaux
Bibliothèque Flora Tristan, Bordeaux
LIBRAIRIES :
Mollat
Machine à Lire
Comptines
Books on The Move
FONDATIONS :
Institut Bergonié
2031/2
ANNEXE 6 / CONTEXTE ET ELEMENTS
FINANCIERS
Eléments de compréhension budgétaire :
Les choix artistiques défendus ont un impact fort sur le modèle économique du Glob Théâtre : séries de
représentations, coproductions ou accompagnement de créations, présence dans l’espace public, accueil de
spectacles jeune public et importants dispositifs de médiation nécessitent un budget artistique solide.
Le soutien croissant apporté au théâtre par ses 4 financeurs publics (Ville, Etat, Région, Département) ces
dernières années a permis d’aller vers un équilibre financier et la construction des marges nécessaires à son
activité. L’équipe des 4 fondateurs a pu être rejointe par de jeunes professionnels à même d’accompagner le
théâtre dans ses perspectives de développement territorial et national.
Grâce au FONPEPS du Ministère de la Culture, le directeur technique, jusque-là intermittent, a été engagé en
CDI en juin 18. Des techniciens intermittents fidèles et compétents l’accompagnent pour accueillir au mieux
les équipes au plateau et au studio. Dans une dynamique de transmission, l’équipe accueille chaque saison un
groupe de 2 ou 3 jeunes volontaires de service civique venus s’initier à l’engagement citoyen au sein du
théâtre.
Le poste Communication - encore fragile – est à cette heure réparti entre 3 prestataires. Il est urgent d’en
revoir la structuration et de le consolider pour ne pas passer à côté des enjeux forts portés par les équipes en
création et afin d’accompagner au mieux les séries de représentations.
Il conviendrait également de renforcer et pérenniser le poste de la salariée en charge de l’accueil / billetterie
actuellement en contrat aidé sur 24h/ semaine.
L’achat du bâtiment, en août 2018, rendu possible grâce à une subvention exceptionnelle de la Ville de
Bordeaux d’un montant de 500 000 € et à un emprunt de 250 000 € souscrit par la SCOP auprès du Crédit
Mutuel a permis de sécuriser l’avenir du théâtre et sa relation à un quartier en pleine croissance. Le coût
occasionné par cet investissement peut être estimé à 28 000 € / an ; soit légèrement moins que le montant
du loyer réglé depuis 20 ans à la propriétaire (32 000 € / an). Il devrait être revu à la baisse après les travaux
de réhabilitation du bâtiment.
Le théâtre accueille à ce jour une quinzaine de spectacles par an. Les contraintes budgétaires et techniques
actuelles l’obligent à se restreindre à la programmation de petites formes et à limiter au maximum les frais
annexes. Le soutien des agences départementales (IDDAC et OARA) rend possible chaque saison de
nombreuses séries de représentations mais il ne saurait suffire à nourrir l’autonomie financière du théâtre. La
marge artistique croissante qu’il conviendra de dégager dans les prochaines années devra permettre de
s’ouvrir à des formes moyennes, en meilleure complémentarité avec les autres équipements métropolitains,
et d’augmenter le nombre de compagnies issues de la Grande Région ou du territoire national.
De même, pour occuper pleinement ses fonctions de lieu partenaire et remplir correctement les attendus du
Ministère auprès des scènes conventionnées, le Théâtre devra augmenter le montant de ses apports en
2042/2
coproduction. Des 3 000 € apportés aujourd’hui à un ou deux projets par an, il conviendra d’accompagner au
minimum 2 ou 3 coproductions à 10 000 € / an. Les résidences elles aussi devront être systématiquement
financées.
Pour consolider son équilibre financier, pérenniser une équipe professionnelle compétente et dégager une
marge artistique permettant de mener à bien ce programme d’actions dans le cadre du cahier des charges
d’une scène conventionnée, le Glob aura besoin d’un soutien structurant de ses tutelles dans les prochaines
années. Sa dépendance aux financements publics restera toutefois modérée (74% en 2022) et son modèle
économique vertueux (+ 55% de recettes propres et + 37% de budget artistique à prévoir en 4 ans). Le nombre
de spectateurs sera lui en croissance exponentielle grâce à l’augmentation de jauge et au travail de son équipe
de médiation (10 500 spectateurs attendus en 2022 contre 7 000 en 2018).
205CHARGES DU LIEU ORDRE DE MARCHE 2019 2020 2021 2022 60- Achats
Eau, Edf, Fournitures
Total Achats 21 156 € 19 003 € 18 878 € 19 271 € 61- Services extérieurs
Loyer, locations matériel, entretien, assurance
Total Services extérieurs 20 208 € 17 699 € 17 945 € 18 795 € 62- Autres services extérieurs
Personnel extérieur, honoraires, téléphone, services bancaires
Total autres services extérieurs 30 903 € 25 026 € 21 405 € 21 577 € 63- Impôts et taxes
taxe sur les salaires, taxe apprentissage, formation continue
Total impôts et taxes 4 576 € 6 342 € 5 712 € 6 170 € 64- Charges de personnel
Personnel permanent, charges patronales, indemnités service civique
direction, direction technique, secrétaire, personnel d'entretien temps partiel
Total charges de personnel 159 675 € 186 843 € 190 578 € 208 157 € 66- Charges financières
intérêts emprunt
Total charges financières 4 189 € 3 929 € 6 348 € 6 166 € 68- Dotations aux amortissements et provisions
Total dotations aux amortissements 47 451 € 40 725 € 77 380 € 77 325 €
288 158 € 299 566 € 338 245 € 357 461 €
2019 2020 2021 2022
60- Achats
Coproductions, achats de spectacles, achats bar, matériel régie
Coproductions 25 000 € 30 000 € 36 000 € 41 960 € Aides à la résidence (hors ++) 10 924 € 12 992 € 12 992 € 12 992 € Achats de spectacles (hors ++) 98 989 € 99 030 € 100 932 € 100 976 € Frais annexes transport / déplacements 9 991 € 10 210 € 10 335 € 10 555 € Frais annexes repas 6 014 € 6 014 € 6 114 € 6 256 € Hébergement compagnies accueillies 11 042 € 11 074 € 11 091 € 11 302 € Achats bar avant et après représentations 2 650 € 2 871 € 3 871 € 4 000 € Frais de régie liés aux spectacles accueillis 3 000 € 2 010 € 3 010 € 3 010 € Coréalisations - reversement de billetterie 120 € 240 € 360 € 480 € Achat de places de spectacle 306 € 306 € 306 € 306 € Total Achats 168 036 € 174 747 € 185 011 € 191 837 € 61- Services extérieurs
location véhicules, matériel régie
11 560 € 16 061 € 12 061 € 11 561 €
62- Autres services extérieurs
Personnel extérieur, Impressions, déplacements, mission, réception
Graphiste, comptable
Total autres services extérieurs 36 867 € 39 867 € 42 867 € 44 367 € 64- charges de personnel
salaires CDD, intermittents, charges patronales
Direction de production, chargé de communication de relations publiques, artistes et techniciens interm Total charges de personnel 134 227 € 131 351 € 147 160 € 140 112 € 65- Autres charges de gestion courante
droits auteur, droits voisins
Total autres charges de gestion courante 14 949 € 12 137 € 18 477 € 15 229 €
365 638 € 374 163 € 405 577 € 403 106 €
TOTAL GENERAL 653 797 € 673 730 € 743 822 € 760 567 €
Glob Théâtre
Budgets prévisionnels 2019 - 2022
TOTAL
TOTAL
CHARGES LIEES AU PROJET ARTISTIQUE
Total Services extérieurs
206PRODUITS NON AFFECTES 2019 2020 2021 2022 74- Subventions de fonctionnement
DRAC Nouvelle Aquitaine 91 000 € 91 000 € 91 000 € 96 000 €
Région Nouvelle Aquitaine 96 500 € 96 500 € 96 500 € 101 500 €
Conseil départemental Gironde 75 000 € 75 000 € 75 000 € 80 000 €
Ville de Bordeaux 150 000 € 150 000 € 150 000 € 155 000 €
Aide Service civique 2 400 € 2 400 € 2 400 € 2 400 €
Aides à l'emploi ASP 11 256 € 9 771 € 0 € 10 200 €
FONPEPS 8 833 € 16 833 € 12 833 € 7 667 €
Total subventions de fonctionnement 434 989 € 441 504 € 427 734 € 452 767 € 76- Produits financiers - € Total produits financiers 350 € 350 € 350 € 350 € 77- Produits exceptionnels
Quote-part subvention équipement, APD
Total produits exceptionnels 30 169 € 28 613 € 59 350 € 59 076 € Reprise provisions
Total reprise provisions - € - € 21 387 € - €
465 508 € 470 468 € 508 820 € 512 193 €
PRODUITS LIES A L'ACTIVITE 2019 2020 2021 2022 70- Vente de produits finis, prestations de services
Billetterie, recettes bar, coréalisations, cessions des productions
Total Vente de produis finis, prestations de services 138 989 € 146 280 € 184 721 € 198 075 € 74- Subventions affectées
Onda 4 000 € 4 000 € 4 000 € 4 000 €
DRAC action de territoire 20 000 € 20 000 € 20 000 € 20 000 €
DRAC enseignement 8 300 € 8 300 € 8 300 € 8 300 €
Aides à la création ou à la production 3 000 € 4 000 € 4 000 € 4 000 €
Ville de Bordeaux DSU 14 000 € 14 000 € 14 000 € 14 000 €
reprise fonds dédiés - € 6 681 € - € - €
Total subventions affectées 49 300 € 56 981 € 50 300 € 50 300 € 79- Tranfert de charges - € Total transfert de charges - € - € - € - €
188 289 € 203 261 € 235 021 € 248 375 €
0
TOTAL GENERAL 653 797 € 673 729 € 743 841 € 760 567 €
RESTE A FINANCER 0 € -0 € -0 € 0 €
TOTAL
TOTAL
Glob Théâtre
Budgets prévisionnels 2019 - 2022
2072019 2020 2021 2022
Nb de spectateurs payants attendus 4 700 4 430 5 450 7 426
Nb de spectateurs total 7 640 7 316 8 540 10 911
Variation nb spect payants 115% 108% 133% 182%
Variation nb spectateuts total 111% 106% 124% 158%
Variation Budget artistique 128% 131% 142% 141%
Variation Recettes propres 110% 116% 147% 157%
Variation taux recettes propres / budget total 26% 26% 36% 34%
Poids masse salariale dans budget global 45% 47% 45% 46%
Part du T.O.M dans budget global 44% 44% 45% 47%
L'année 2020 devrait être celle des travaux de restructuration du bâtiment. Le théâtre sera partiellement fermé durant 8 mois, la programmation en partie reportée hors les murs.
Nous avons projeté sur cette année une fréquentation en légère baisse et une part plus importante de spectateurs ne payant pas leur place (notamment sur les hors les murs dans l'espace public)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
120%
140%
160%
180%
200%
2019 2020 2021 2022
Evolution sur 5 ans
Variation nb spect payants Variation nb spectateuts total
Variation Budget artistique Variation Recettes propres
Variation taux recettes propres / budget total Poids masse salariale dans budget global
Part du T.O.M dans budget global
208209210211Objectifs Indicateurs associés à l’objectif
Moyenne 4
dernières
années
2019 2020 2021 2022
Nombre total de spectacles 18 17 17 17 17
Dont accueil sur des séries
(au moins de 4 dates) 9 8 8 8 8
Dont créations 10 10 10 10 10
Dont créations artistes
associés co-produits ou en
résidence
0 1 3 3 3
Dont provenant de
compagnies régionales 13 13 13 13 13
Nombre total de
représentations 74 71 71 75 75
Dont accueil sur des séries
(au moins de 4 dates) 57 52 52 56 56
Dont créations 46 44 46 46 46
Dont créations artistes
associés co-produits ou en
résidence
1 8 12 12 12
Dont matinées ou scolaires 9 11 11 11 14
Budget global production/co-
production (inclus apports en
nature et industrie)
17 361 € 16 645 € 44 000 € 50 000 € 50 000 €
Dont numéraire 6 437 € 7 500 € 30 000 € 36 000 € 41 960 €
Dont artistes de la région 5 464 € 7 500 € 30 000 € 36 000 € 41 960 €
Nb de co-productions 3 1 3 4 4
Dont artistes de la région 2 1 3 3 3
Apport en numéraire
minimum par co-prod 1 625 € 10 000 € 10 000 € 10 000 € 10 000 €
Nombre de résidences (avec
accompagnement financier) 3 4 5 5 5
Nombre de journées artistes
professionnels au travail
(avec accompagnement
financier, répétitions et
représentations)
411 425 425 425 425
Nombre de structures de
création et de diffusion
partenaires
18 18 20 22 26
Fréquentation totale des
spectacles payants 3 956 4 000 4 430 5 450 7 426
Dont public jeune* 342 350 420 500 600
Dont public scolaire** 829 850 850 1 000 1 200
Fréquentation totale incluant
les représentations en entrée
libre
4 781 4 200 4 700 6 000 8 000
Nb d’établissements
scolaires et universitaires
partenaires
26 26 30 30 30
Nb d’établissements
partenaires dans le champ de
l’enseignement supérieur
culture
6 5 6 6 6
Nombre d’établissements
partenaires en dehors du
champ culturel et éducatif
19 22 22 22 22
Proposer une programmation
témoignant de l’actualité de
la création, en particulier des
nouvelles écritures,
notamment dans le champ
esthétique retenu pour
l’appellation.
Apporter un soutien au
travail de création des
artistes, notamment les
équipes professionnelles du
territoire d’implantation de
la structure, et à la diffusion
de leurs œuvres
Rapport aux publics
212Budget d’accueil 309 346 € 313 467 € 374 163 € 405 577 € 403 106 €
Budget global de
production/résidence (y
compris valorisations)
90 474 € 64 425 € 127 448 € 151 200 € 157 160 €
Dont prod déléguée 38 040 € - € 12 166 € 28 200 € 28 200 €
Dont co-prod 6 437 € 7 500 € 30 000 € 36 000 € 41 960 €
Dont pré-achat (des
coproductions et résidences
financées)
16 933 € 16 925 € 38 282 € 40 000 € 40 000 €
Dont aides à la résidence 6 603 € 15 000 € 17 000 € 17 000 € 17 000 €
Dont valorisation moyens
techniques et
professionnels
22 461 € 25 000 € 30 000 € 30 000 € 30 000 €
Parité
Part de la programmation
composée de projets portés
par des créatrices (objectif :
atteindre une
programmation composée
de 50% de projets portés par
des créatrices avec équité de
moyens en moyenne sur les
4 années)
49% 50% 50% 50% 50%
Budget consacré au
programme d’actions lié à la
mention
213Séance du lundi 7 octobre 2019
D-2019/360
Convention pluriannuelle d'objectifs Scènes de musiques
actuelles SMAC d'agglomération bordelaise 2019. Signature.
Autorisation
Monsieur Fabien ROBERT, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Le dispositif SMAC (Scènes de Musiques Actuelles) est initié dès 1996. Il est l’aboutissement d’une dynamique originale qui associe non seulement les collectivités territoriales et l’État, mais aussi les acteurs engagés dans une structuration professionnelle de ce secteur.
Les structures labellisées SMAC portent des projets prônant la diversité artistique et culturelle, l'émergence, le renouvellement des formes et des modes de partage. Elles représentent des pôles de référence de diffusion et de transmission de musiques actuelles et plus largement de soutien aux pratiques musicales émergentes sur le territoire.
Les quatre SMAC du territoire, Musiques de Nuit Diffusion (Rocher de Palmer) à Cenon, Parallèles Attitudes Diffusion (Rock School Barbey) à Bordeaux, AREMA (Rock et Chanson) à Talence et Transrock (Krakatoa) à Mérignac, ont souhaité s’associer, dans le cadre d’une SMAC d’agglomération bordelaise, en vue de mettre en œuvre un projet artistique et culturel commun et de définir les modalités de son évolution au travers d’objectifs concrets. Le projet, conçu par les quatre structures, est décliné en projet pluriannuel d’activité.
Dans le cadre de la politique de soutien de la Ville de Bordeaux aux lieux de création et de diffusion œuvrant dans le domaine culturel, et en accord avec les objectifs définis dans le Document d’Orientation Culturelle, une convention d’objectifs 2019-2022 a été établie entre :
- ces quatre SMAC ;
- les partenaires publics signataires soit, l’État-ministère de la Culture et de la Communication, la Région Nouvelle Aquitaine, le Département de la Gironde, Bordeaux Métropole, la Ville de Bordeaux, la Ville de Cenon, la Ville de Mérignac, la Ville de Talence ;
- les associations AGEC & Co et CO AEQUO.
Cette convention définit l’engagement des parties à soutenir la création musicale dans sa pluralité, avec les autres représentants et services des autres collectivités et institutions partenaires sur l’ensemble du territoire. Elle précise les conditions du partenariat renouvelé pour une durée de quatre ans, et les engagements des parties afin de soutenir les activités et projets.
214Séance du lundi 7 octobre 2019
Les SMAC s’engagent, à leur initiative et sous leur responsabilité, à mettre en œuvre le projet artistique et culturel commun. Ce projet contribue au développement économique du territoire, à la cohésion sociale et territoriale de l’agglomération, à l’image, à l’attractivité et au rayonnement du territoire. La SMAC d’Agglo répond à ces enjeux entre autres en favorisant les échanges, les parcours, et la visibilité des actions menées.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à signer cette convention.
ADOPTE A L'UNANIMITE
215Convention pluriannuelle d’objectifs – SMAC d’agglomération bordelaise – [2019-2022] page 1 sur 17
Convention pluriannuelle d'objectifs
Scènes de Musiques Actuelles
SMAC D’AGGLOMÉRATION BORDELAISE
2019-2022
L’État - Ministère de la culture, représenté par Monsieur Didier Lallement, préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, préfet du département de la Gironde,
La Région Nouvelle-Aquitaine, représentée par son Président, Monsieur Alain Rousset, dûment habilité par la délibération n° XXX du XXX,
Le Département de la Gironde représenté par son président, Monsieur Jean-Luc Gleyze dûment habilité par la délibération n° XXX du XXX,
Bordeaux Métropole représenté par son président, Monsieur Patrick Bobet, dûment habilité par la délibération n° XXX du XXX,
La Ville de Bordeaux représentée par son Maire, Monsieur Nicolas Florian, dûment habilité par la délibération n° XXX du XXX,
La Ville de Cenon représentée par son Maire, Monsieur Jean-François Egron, dûment habilité par la délibération n° XXX du XXX,
La Ville de Mérignac représentée par son Maire, Monsieur Alain Anziani, dûment habilité par la délibération n° XXX du XXX,
La Ville de Talence, représentée par son Maire, Monsieur Emmanuel Salleberry, dûment habilité par la délibération n° XXX du XXX,
Ci-après dénommées ensemble « les partenaires publics signataires »
216Convention pluriannuelle d’objectifs – SMAC d’agglomération bordelaise – [2019-2022] page 2 sur 17
D'une part,
Et
L’Association Association Régionale d’Expression Musicale Aquitaine – Rock et Chanson, ci-dessous dénommée AREMA ou Rock & Chanson, représentée par sa Présidente, Madame Marie-Paule BERTHOUMIEU, dûment habilitée par la délibération de son conseil d’administration du 22/05/2018. Forme juridique : Association loi 1901, agréée d’éducation populaire
Siège social : 181 rue François Boucher - 33400 Talence
N°Siret : 334 130 283 000 16
Code APE : 9499 Z
Licences d’entrepreneurs de spectacle : 1-1024847/ 2-1024848/ 3-1024849
L’Association Musiques de Nuit Diffusion, ci-dessous également dénommée Le Rocher de Palmer, représentée par son Président, Monsieur José LEITE, dûment habilité par la délibération de son conseil d’administration du 3 juillet 2018.
Forme juridique : Association loi 1901
Siège social : Le Rocher de Palmer, 1 bis rue Aristide Briand – 33152 Cenon Cedex N°Siret : 341 693 190 000 33
Code APE : 9001 Z
Licences d’entrepreneurs de spectacle : 1-1040051, 2-1012723, 3-1012724
L’Association Parallèles Attitudes Diffusion – Rock School Barbey, ci-dessous également dénommée La Rock School Barbey, représentée par son Président, Monsieur Emmanuel CUNCHINABE, dûment habilité par la délibération de son conseil d’administration du 11 Avril 2018. Forme juridique : Association loi 1901, agréée d’éducation populaire
Siège social : 18 cours Barbey - 33800 Bordeaux
N°Siret : 350 118 865 000 46
Code APE : 9329 Z
Licences d’entrepreneurs de spectacle : 1-1112194 / 2-1084334 / 3-1084335.
L’Association Transrock, ci-dessous également dénommée Le Krakatoa, représentée par son Président, Monsieur Nicolas GRUET, dûment habilité par la délibération de son conseil d’administration du 13 décembre 2011.
Forme juridique : Association loi 1901
Siège social : 3 avenue Victor Hugo - 33700 Mérignac
N°Siret : 380 163 436 00013
Code APE : 9001 Z
Licences d’entrepreneurs de spectacle : 1-1022535/ 2-1022536/ 3-1022537.
Ci-après dénommées ensemble « les SMAC »
Et
L’association AGEC & CO, représentée par son Président, Monsieur Patrice DUGORNAY, dûment habilité par la délibération de son assemblée générale du XXX, intervenant aux présentes en tant
217Convention pluriannuelle d’objectifs – SMAC d’agglomération bordelaise – [2019-2022] page 3 sur 17
que partenaire associé.
Forme juridique : Association loi 1901
Siège social : 388 boulevard Jean-Jacques Bosc – 33 130 Bègles
N°Siret : 498 484 831 00025
Code APE : 7830Z
L’association CO AEQUO, représentée par son Président, Serge Houot, dûment habilité par la délibération de son assemblée générale du XXX, intervenant aux présentes en tant que partenaire associé.
Forme juridique : Association loi 1901
Siège social : 388 boulevard Jean-Jacques Bosc – 33 130 Bègles
N°Siret : 831 220 496 00010
Code APE : 7830Z
Ci-après dénommées respectivement AGEC&CO et CO AEQUO
D'autre part.
Préalablement aux présentes, il est exposé ce qui suit :
VU la convention de l’Unesco relative à la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005, ratifiée par la France le 5 juillet 2006,
VU le Règlement (UE) n°651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d'aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité instituant la Communauté Européenne, notamment son article 53,
VU le régime cadre exempté de notification n° SA.42681 relatif aux aides en faveur de la culture et de la conservation du patrimoine pour la période 2014-2020,
VU la loi n°2015-991 du 07 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, dite loi NOTRe, notamment son article 103,
VU le Code Général des Collectivités Territoriales et notamment ses articles L1111-4, L4221-1 et L4211-1,
VU l'arrêté du 11 octobre 2006 relatif au compte rendu financier prévu par l’article 10 de la loi n°2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations,
VU la loi n°2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles,
VU la loi n°2016-925 du 07 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine,
VU la loi n°2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l'économie sociale et solidaire,
218Convention pluriannuelle d’objectifs – SMAC d’agglomération bordelaise – [2019-2022] page 4 sur 17
VU la norme ISO 26000 du 01 novembre 2010,
VU l’article 1 du décret n°2001-495 du 06 juin 2001 pris pour l’application de l'article 10 de la loi n°2000-321 du 12 avril 2000 et relatif à la transparence financière des aides octroyées par les personnes publiques,
VU le décret n°2012-1246 du 07 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique,
VU le décret n°2017-1049 du 10 mai 2017 relatif à la participation d'amateurs à des représentations d'une œuvre de l'esprit dans un cadre lucratif,
VU le décret n°2017-432 du 28 mars 2017 relatif aux labels et au conventionnement dans les domaines du spectacle vivant et des arts plastiques entrant en vigueur le 1er juillet 2017,
VU l’arrêté du 05 mai 2017 fixant le cahier des missions et des charges relatives au label « Scène de Musiques Actuelles »,
VU la circulaire du Premier ministre n°5811-SG du 29 septembre 2015 relative aux nouvelles relations entre les pouvoirs publics et les associations,
VU la Charte des missions de service public pour le spectacle vivant d'octobre 1998 qui redéfinit les responsabilités de service public dans le spectacle vivant tant au niveau de l’État que des organismes subventionnés,
VU les circulaires signées entre les ministres de l’éducation nationale et de la culture, du 3 mai 2013 et du 10 mai 2017, relatives au développement d’une politique ambitieuse et partagée en matière d’éducation artistique et culturelle, qui requiert la mobilisation de tous les acteurs culturels
VU la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la république (loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013) intégrant l’éducation artistique et culturelle comme obligatoire
VU les programmes n°131 et n°224 (Transmission des savoirs et démocratisation de la culture) de la mission Culture,
Préambule
Le dispositif SMAC est initié dès 1996, il est l’aboutissement d’une dynamique originale qui associe non seulement les collectivités territoriales et l’État mais aussi les acteurs engagés dans une structuration professionnelle de ce secteur.
Cette dynamique de co-construction franchit une étape majeure en 1998 avec, d'une part, la mise en place d'une « Commission Nationale des Musiques Actuelles », qui inscrit durablement les musiques actuelles dans les politiques publiques de la culture et, d'autre part, l'élaboration concertée d'un dispositif de soutien au fonctionnement des « Scène de Musiques Actuelles - SMAC », devenu label d’État par la circulaire du 31 août 2010.
L'origine particulièrement diverse des « Scènes de Musiques Actuelles – SMAC », renforcée par des politiques publiques répondant au départ à différents enjeux d'intérêt général (jeunesse, social, insertion, environnement, politique de la ville, ruralité,…), génère un réseau de lieux labellisés extrêmement riche par la diversité de leurs histoires, de leurs territoires et de leurs projets.
219Convention pluriannuelle d’objectifs – SMAC d’agglomération bordelaise – [2019-2022] page 5 sur 17
L'objectif d'équité territoriale et de réponse aux réalités des pratiques des musiques actuelles conduit l’État et les collectivités territoriales, à assurer la présence, dans chaque département, d'au moins une structure labellisée « Scène de Musiques Actuelles - SMAC », en prenant en compte la densité de la population, les spécificités territoriales (cadre rural notamment) et la diversité des esthétiques.
Considérant la mise en œuvre de la politique engagée par le Ministère de la Culture dans le domaine du spectacle vivant, la Direction Régionale des Affaires Culturelles de la Région Nouvelle-Aquitaine participe à l’aménagement du territoire et favorise la mise en place de pôles forts de création, de diffusion et de médiation dans les départements de la région Nouvelle-Aquitaine en faveur des musiques actuelles.
Les structures labellisées scènes de musiques actuelles (SMAC) portent des projets prônant la diversité artistique et culturelle, l'émergence, le renouvellement des formes et des modes de partage. La diffusion, l'accompagnement des pratiques, allant de la création professionnelle à la pratique en amateur, la pluralité des projets en terme d'éducation artistique et culturelle constituent pour chaque SMAC un projet inscrit sur son territoire, construit sur les notions de partenariats avec les opérateurs artistiques, culturels, éducatifs, sociaux et de complémentarité, en liens étroits avec les collectivités locales partenaires. Lieu de vie et de partage, une SMAC s'inscrit également dans les réseaux, y compris nationaux.
Considérant la politique de soutien à la filière des Musiques actuelles engagée par la Région Nouvelle-Aquitaine depuis les années 2000.
Considérant également l’engagement de la Région Nouvelle-Aquitaine pour la créativité et l’innovation, en sécurisant la place des créateurs, le droit à l’expérimentation artistique, le soutien aux formes émergentes et la mobilité internationale des artistes.
Considérant enfin la Convention triennale 2017-2019 du contrat de filière des musiques actuelles et des variétés votée le 13 février 2017.
La région Nouvelle-Aquitaine est engagée dans une démarche de co-construction des politiques en faveur des Musiques Actuelles et des variétés en partenariat avec l’État et le CNV (centre National de la Variété et du jazz). Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la responsabilité conjointe des collectivités et de l’État en matière culturelle, dans le respect des référentiels des droits culturels des personnes, qui garantit à chacun de droit de participer à la vie culturelle de son choix. Il tient compte également de la prise en compte de la responsabilité sociétale des organisations (RSO), qui accompagne le développement des démarches par une approche collective et sectorielle, en vue de rendre visible les bénéfices issus des enjeux du développement durable dans les stratégies et pratiques des organismes privés et publics.
La volonté de la Région Nouvelle-Aquitaine au travers de sa politique, de favoriser l’accès à chaque personne aux pratiques des musiques actuelles et spécifiquement aux lycéens, apprentis, étudiants et publics empêchés.
Considérant l’adoption par le Conseil Départemental de la Gironde d’une politique territoriale Gi- ronde 2033 et sa déclinaison en pactes territoriaux, sa politique culturelle s’inscrit dans le cadre des chefs de filât des solidarités humaines et territoriales, d’autonomie et de développement social.
Considérant que la politique culturelle du Conseil départemental de la Gironde se décline autour de quatre orientations :
- L’accessibilité aux pratiques artistiques et culturelles
- Le soutien à la vie artistique et culturelle des territoires
- La lecture et les coopérations numériques
220Convention pluriannuelle d’objectifs – SMAC d’agglomération bordelaise – [2019-2022] page 6 sur 17
- Les patrimoines culturels,
Considérant que
- le Département accompagne les lieux ressources, installés et repérés sur les territoires afin de con- forter leur développement et d’en faire des lieux de vie dans le champ de la création et de l'accessi- bilité,
- le Département porte une attention particulière à l’inclusion des professions artistiques et cultu- relles et à leur accompagnement par des structures professionnelles ;
- le Département accompagne les structures porteuses d'outils, d'actions et de méthodologies d'ac- compagnements reconnus dans le secteur de l'ESS
- le Département accorde dans ses actions en faveur de la médiation culturelle, une attention parti- culière aux populations et publics fragiles, éloignés de l’offre culturelle,
Bordeaux Métropole, au titre de sa compétence spécifique de « soutien et promotion d’une pro- grammation culturelle des territoires de la métropole » soutient les manifestations d’intérêt mé- tropolitain, par délibération n°2011/0778 du 25 novembre 2011 relative à l’évolution des compé- tences, et notamment son annexe 5.
Considérant que le projet porté par la SMAC d’agglomération en partenariat avec les 4 SMAC im- plantées sur 4 communes du territoire métropolitain contribue pleinement : - au développement économique du territoire,
- à la cohésion sociale de l’agglomération,
- à la cohésion territoriale et la création d’une « identité métropolitaine », - à l’image, l’attractivité et au rayonnement de l’agglomération.
Ces éléments constituent les 4 critères définissant l’intérêt métropolitain des manifestations, né- cessaires au soutien accordé par Bordeaux Métropole.
Considérant par ailleurs que le projet de la SMAC d’agglomération :
- vise notamment au rayonnement artistique et culturel de la métropole,
- touche un public très large sur différents lieux de manifestations métropolitains, - contribue à la circulation des habitants et des projets entre les municipalités de la métro- pole bordelaise et au-delà.
Considérant la politique culturelle de la Ville de Bordeaux et les axes de développement du Document d’Orientation Culturelle présenté au Conseil Municipal du 27 octobre 2014. La Ville de Bordeaux, ville-centre d’agglomération qui abrite de nombreux équipements culturels de fort rayonnement nourrissant l’attractivité de l’agglomération, intervient dans une volonté de centralité partagée, qui intègre une double démarche de rayonnement et de proximité. Convaincue du rôle majeur joué par la culture dans l’édification d’une représentation collective du territoire et d’une citoyenneté ouverte, elle s’attache à favoriser la structuration des parcours artistiques et à construire un environnement favorable à la création et à l’innovation.
A ce titre, la Ville de Bordeaux souhaite apporter son soutien aux pratiques amateurs, à l’émergence et à la professionnalisation par le développement des actions de formation et l’augmentation du nombre de studios de répétition. La Ville de Bordeaux, par son soutien renouvelé au secteur des musiques actuelles et amplifiées s’attache à favoriser l’expérimentation artistique et la diversité des expressions artistiques; elle soutient également la promotion de la création et la diffusion d’esthétiques musicales contemporaines, et soutient l’accès à la culture pour le plus grand nombre.
221Convention pluriannuelle d’objectifs – SMAC d’agglomération bordelaise – [2019-2022] page 7 sur 17
Acteur essentiel du maillage associatif musical et de la vie culturelle de la ville et de son agglomération dont il nourrit par son offre l’identité et le rayonnement, la Rock School Barbey représente un pôle de référence de production et de diffusion dans le champ des musiques actuelles et amplifiées sur le territoire, d’accompagnement et de développement des pratiques amateurs et d’actions d’éducation artistique et culturelle. Ce volet de transmission constitue une ambition importante qui rejoint les orientations du projet culturel de la ville de Bordeaux.
Considérant les objectifs énoncés dans le Document d’Orientation culturelle, cadre de référence de la politique culturelle de la ville de Bordeaux, à savoir :
- Donner l’envie de culture à tous, avec la diffusion de la création musicale contemporaine et émergente, la mise en avant des formes artistiques expérimentales au croisement des esthétiques et des disciplines.
- Favoriser la création et l’innovation, en participant à la production de la création artistique musicale et de ces formes nouvelles, par l’accueil d’artistes de référence, en identifiant et en accompagnant l’émergence artistique, qu’elle soit locale, régionale ou nationale, par la mise en place de résidences, d’accompagnements d’artiste et d’apports en coproduction avec un engagement sur une diffusion.
- Soutenir la culture comme facteur d’attractivité et de rayonnement, en participant au projet culturel municipal dans toutes ses caractéristiques et notamment à la mise en œuvre de saisons culturelles, la Fête de la Musique, la Fête de la Musique des Enfants.
- Améliorer la visibilité de l’offre culturelle et travailler l’accessibilité pour tous, notamment grâce à l’éducation artistique et culturelle ainsi que toutes les formes de transmissions qui peuvent favoriser la mixité sociale, générationnelle, culturelle, géographique … notamment par la diversité des partenariats établis, originaux et innovants.
Considérant la politique culturelle de la Ville de Cenon qui mène depuis plusieurs années de multiples actions afin de renforcer l’expression, la diversité, la démocratisation culturelle. La Ville de Cenon a renforcé ces dernières années sa politique culturelle avec de nouveaux équipements tels que le Rocher de Palmer ou l’espace Simone Signoret.
Ceux-ci œuvrent de manière complémentaire afin de déployer une offre culturelle très large pour les habitants.
Cenon est une ville où cohabitent et se côtoient des personnes de nationalités différentes (plus d’une cinquantaine). La Ville de Cenon est donc particulièrement sensible à ce que la diversité culturelle et sociale ainsi que l’accès à la culture pour tous soient garantis.
En ce sens, le Festival Toutes Latitudes, créé par la Ville de Cenon est l’expression de cette volonté de prise en compte des cultures de toutes et tous : mise en avant des villes jumelées avec Cenon, valorisation des communautés présentes sur la ville, via une programmation culturelle spécifique, ainsi que par la présence et l’implication des associations représentatives de ces diverses communautés.
Le Rocher de Palmer est pour la Ville de Cenon un outil important de médiation culturelle auprès des habitants, via différents services (politique de la ville, vie associative, participation des habitants, etc.). La Ville de Cenon a tenu, avec cet équipement d’envergure nationale, à se doter d’un lieu culturel de référence apportant, par la qualité de sa programmation, un autre regard sur la rive droite de Bordeaux.
Considérant que :
222Convention pluriannuelle d’objectifs – SMAC d’agglomération bordelaise – [2019-2022] page 8 sur 17
-La Ville de Mérignac défend une politique culturelle depuis toujours fondée, marquée et mue par la volonté d’une accessibilité permanente pour tous les publics à toutes les formes d’expression culturelle.
-La Ville de Mérignac porte une démarche permanente de concertation et de contribution afin de développer une politique culturelle en phase avec l’évolution sociétale autant qu’avec l’évolution des pratiques culturelles, qu’elles soient amateurs ou professionnelles.
-Défendant une pluralité artistique et culturelle sur son territoire, alliant exigence et proximité, la ville de Mérignac partage en ce sens avec l'ensemble des acteurs culturels de son territoire les objectifs suivants, à savoir,
• La contribution au dynamisme culturel de la Ville,
• Le développement partenarial sur son territoire dans un souci de cohérence et de complémenta- rité d’expériences artistiques et culturelles,
• La mise en place d’actions favorisant l’accessibilité de tous à l’art et la culture, • L’engagement à agir pour le bien-être et l’épanouissement de l’habitant.
Implantée depuis 1985 sur la commune de Talence, l'association AREMA Rock et Chanson est devenue un pôle de compétences et de ressources dans le champ des musiques actuelles et un acteur culturel majeur du territoire talençais. La Ville a soutenu de manière constante et significative cette structure et a accompagné largement le développement de son projet artistique, culturel, éducatif et social. Aujourd'hui, dans le cadre de sa politique culturelle et afin de maintenir la dynamique existante, la Ville entend poursuivre son action de soutien en direction des musiques actuelles. Par ailleurs, la reconnaissance de l'association AREMA Rock et Chanson en tant que scène de musiques actuelles (SMAC) renforce son projet artistique et culturel et son intégration au sein de la SMAC d'agglomération permet une coopération et mutualisation plus grandes avec les autres lieux signataires. Cette mise en réseau permet à la ville de Talence de s’inscrire dans la dynamique collective territoriale. Aujourd'hui, dans le cadre de sa politique culturelle, la Ville souhaite ainsi proposer une offre diversifiée en matière de pratique musicale, de découvertes artistiques en tenant compte des attentes et besoins des publics les plus éloignés de cette offre culturelle. Elle entend donc poursuivre son action de soutien en direction des musiques actuelles et encourager le développement des synergies entre la SMAC du territoire et le nouvel équipement culturel, implanté au centre-ville, regroupant l’école municipale de musique et de danse et une salle de diffusion.
Considérant les projets artistiques et culturels des associations AREMA-Rock et Chanson, Musiques de Nuit Diffusion, Parallèles Attitudes Diffusion-Rock School Barbey et Transrock pour les années 2019, 2020, 2021 et 2022, ; chacun porté par leurs directeurs respectifs et bénéficiant à ce titre du label Scène de musiques actuelles. Considérant à ce titre les conventions pluriannuelles d’objectifs signées par chacune des SMAC avec leurs partenaires publics respectifs, et que complète la présente convention.
Considérant les projets associatifs d’AGEC & Co et de CO AEQUO, dont l’objet est la mise à disposition de personnels mutualisés et l’accompagnement en gestion des ressources humaines dans le domaine culturel. Considérant l’innovation sociale que représente cette nouvelle forme d’organisation du travail pour le développement des compétences disponibles au service des acteurs et des institutions des territoires.
Considérant le projet artistique et culturel de la SMAC d’agglomération pour les années 2019 à 2022,
223Convention pluriannuelle d’objectifs – SMAC d’agglomération bordelaise – [2019-2022] page 9 sur 17
porté collectivement par les associations AREMA-Rock et Chanson, Musiques de nuit Diffusion, Pa- rallèles Attitude Diffusion-Rock School Barbey et Transrock, les quatre scènes de musiques actuelles (SMAC) engagées au sein de la SMAC d’agglomération.
SMAC de « première génération », AREMA-Rock et Chanson, Musiques de Nuit Diffusion, Parallèles Attitudes Diffusion-Rock School Barbey et Transrock ont toutes participé à la reconnaissance et la structuration des musiques actuelles, dès les années 80. Localement, elles ont notamment joué un rôle de moteur dans la création du RAMA - Réseau Aquitain des Musiques Actuelles (aujourd’hui RIM-Réseau des Indépendants de la Musique), en 2017, ou encore de l’AGEC-Aquitaine Groupement d’Employeurs Culturels (aujourd’hui CO, pôle de compétences Ressources Humaines), en 2008. Depuis plus de 30 ans elles ont vu leurs missions et actions se multiplier et se diversifier, proportionnellement à la reconnaissance grandissante des musiques actuelles et, de fait, de leur travail, par l’État et l’ensemble des collectivités territoriales. Les musiques actuelles, phénomène populaire, sont le témoin d’une société riche et complexe, dépassant ainsi les seules considérations artistiques.
La présence de quatre SMAC sur un même territoire, de surcroît une métropole, est un schéma unique en France. Il est le reflet du dynamisme artistique et de la richesse des initiatives associatives pour leur promotion, sur l’agglomération bordelaise. La démarche SMAC d’agglomération offre une nouvelle vision de ce que le mot « scène » signifie, non pas quatre murs mais un ensemble de ressources organisées sur le territoire. Le développement des interactions entre les structures de la SMAC d’agglomération et/ou avec des professionnels du territoire permet, en effet, de porter plus haut et plus fort les valeurs de diversité culturelle, d’éducation populaire, d’économie sociale et solidaire et bien d’autres. En mutualisant leurs expériences, connaissances et compétences autour de la diffusion, l’accompagnement, l’éducation artistique, la transmission, la ressource et autres, les associations ont pour objectif de créer des espaces de vivre ensemble dans lesquels chacun pourrait choisir son identité culturelle et voir ce choix respecté ; accéder et participer à la vie culturelle, avoir la liberté de donner et recevoir un enseignement ou encore celle de s’informer.
Ceci exposé, il est convenu et arrêté ce qui suit :
Article 1 - Objet de la convention
La présente convention a pour objet d’établir les conditions selon lesquelles AREMA-Rock et Chanson, Musiques de Nuit Diffusion, Parallèles Attitude Diffusion-Rock School Barbey et Transrock s’associent, dans le cadre de la SMAC d’agglomération bordelaise, en vue de mettre en œuvre leur projet artistique et culturel commun exposé dans l’article 4 et en annexe 1 et de définir les modalités de son évolution au travers d’objectifs concrets. Le projet, conçu par les quatre directions est décliné en projet pluriannuel d’activité.
Par la présente convention, les SMAC s’engagent, à leur initiative et sous leur responsabilité, à mettre en œuvre le projet artistique et culturel conforme à son objet statutaire dans le cadre de son projet global d’intérêt général.
Par ailleurs, les SMAC reconnaissent les associations AGEC&CO et CO AEQUO en tant que partenaires associés, tel que précisé à l’article 4.5.
Les partenaires publics contribuent financièrement au fonctionnement général et à la réalisation du projet artistique et culturel.
224Convention pluriannuelle d’objectifs – SMAC d’agglomération bordelaise – [2019-2022] page 10 sur 17
Article 2 - Durée de la convention
La présente convention est établie pour une durée de quatre ans à compter du 1er janvier 2019. Elle se termine au 31 décembre 2022 et peut être renouvelée selon les modalités prévues à l’article 9.
Article 3 - Conditions liées à l’attribution du label
Le projet coopératif de la SMAC d’agglomération bordelaise est lié à l’obtention individuelle du label par AREMA Rock et Chanson, Musiques de Nuit Diffusion/Rocher de Palmer, Parallèles Attitudes Diffusion Rock School Barbey et Transrock/Krakatoa. Les conditions d’attribution du label sont précisées à l’article 3 des conventions pluriannuelles d’objectifs de chacune des associations.
Article 4 - Projet artistique et culturel
Article 4.1 - Synthèse du projet artistique et culturel commun
Les musiques actuelles occupent une place importante dans la vie des personnes. Elles permettent l’expression, la rencontre, la découverte et le partage autour de différentes cultures et participent grandement au « vivre ensemble » ainsi qu’à la construction de soi en tant qu’individu et citoyen. Les lieux de Musiques Actuelles comme le Krakatoa, le Rocher de Palmer, Rock et Chanson et la Rock School Barbey sont des relais et des espaces qui permettent cela. Leur rôle est d’autant plus important en ces temps complexes, propices au repli sur soi et au développement d’une peur liée à ce que l’on ne connaît et ne maîtrise pas.
A différentes échelles géographiques (métropole, département, région et même au-delà) la SMAC d’agglomération bordelaise s’inscrit dans ce projet de territoire et de société. A sa manière et avec ses moyens. Ce projet repose sur un travail important avec un réseau de partenaires d’horizons différents, d’artistes et des personnes du territoire.
La SMAC d’agglomération bordelaise propose, collectivement, des actions, espaces, professionnels et ressources aux personnes afin de leur permettre de vivre leur Culture et ainsi de jouïr de leurs droits culturels. Ainsi, cette démarche suit trois orientations complémentaires : valoriser les singularités et les complémentarités des projets artistiques et culturels des quatre structures de la SMAC d’agglomération bordelaise, favoriser les coopérations entre ces dernières, par l’échange de savoir-faire et la co-construction de projets et agir collectivement en ressource et en partenaire d’acteurs et professionnels divers du territoire afin de promouvoir la diversité culturelle et le respect des droits culturels et de contribuer à la structuration du secteur.
Les projets SMAC d’agglomération impliquent, à minima, deux des structures.
Article 4.2 - Orientations stratégiques communes
La présente convention s’appuie sur l'ensemble du projet commun global d’intérêt général des SMAC de l’agglomération bordelaise (annexe 1), laquelle se donne des objectifs prioritaires : • Créer une structure juridique pour la SMAC d’agglomération bordelaise,
• Poursuivre l’impulsion d’une dynamique collective entre les quatre associations, au niveau de la direction et des équipes,
• Organiser de nouveaux projets coopératifs en mutualisant les risques et les moyens et en s’ap- puyant sur les savoir-faire et les spécificités de chaque structure,
• Renforcer et développer les projets déjà existants,
• Poursuivre et élargir les collaborations avec divers acteurs et professionnels à différentes échelles de territoire (métropole, département, région, etc.)
• Construire une relation solide et durable avec les publics et travailler à leur circulation 225Convention pluriannuelle d’objectifs – SMAC d’agglomération bordelaise – [2019-2022] page 11 sur 17
• Etre ressource dans les musiques actuelles pour les porteurs de projets du territoire, des parte- naires et des publics,
• Créer un espace de réflexion et d’innovation au sein de la SMAC d’agglomération, en s’appuyant sur les savoir-faire, l’expérience et le réseau de chacune des structures.
• Expérimenter et initier des projets de mobilité et de coopération à l’échelle nationale, européenne et internationale.
Article 4.3 - Gouvernance concertée avec le territoire
Par la présente convention, et conformément aux objectifs relatifs aux droits culturels, la SMAC initie une gouvernance concertée avec les parties prenantes du territoire. A cet effet, elle s’engage à :