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Document publié le Mercredi 1 janvier 2025 par la commune de Sceaux.
Lien du pdf (Procès Verbal - proces verbal 250925 approuve)
Thèmes du document : Transports, Logement, Aménagement du territoire,
VILLE DE SCEAUX
CONSEIL MUNICIPAL
PROCÈS-VERBAL DE LA SÉANCE PUBLIQUE
25 septembre 2025
Adopté à la majorité (1 vote contre : Mme Maud Bonté) lors de la séance du conseil municipal du 11 décembre 2025Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 2
Table des matières
Table des matières
I- OUVERTURE DE LA SÉANCE ....................................................................................................... 4
II- DÉSIGNATION DU SECRÉTAIRE DE SÉANCE ......................................................................... 4
III- APPEL ET VÉRIFICATION DU QUORUM .................................................................................. 4
IV- INSTALLATION D’UN NOUVEAU CONSEILLER MUNICIPAL SUITE À LA DÉMISSION
D’UN MEMBRE DU CONSEIL MUNICIPAL ....................................................................................... 5
V- APPROBATION DU PROCÈS-VERBAL DE LA SÉANCE DU 26 JUIN 2025. ......................... 6
VI- ADMINISTRATION GÉNÉRALE ................................................................................................... 7
Désignation d’un membre du conseil municipal au sein : ......................................................................................... 7
o du conseil d’administration du centre communal d’action sociale, .............................................................. 7
o du syndicat intercommunal pour le Gaz et l’Électricité en Île-de-France (SIGEIF)..................................... 7
o de la commission paritaire des marchés d’approvisionnement. .................................................................... 7
Réalisation du lot 3 du secteur des Quatre Chemins – autorisation donnée à la SEM de prendre une participation
dans une société commerciale.................................................................................................................................... 9
VII- HABITAT .......................................................................................................................................... 13
Garantie d’emprunt accordé à Sceaux Bourg-la-Reine Habitat pour le financement d’une opération de
réhabilitation des résidences Robinson et Renaudin ................................................................................................ 13
Garantie d’emprunt demandé par RATP Habitat pour l’opération de construction de 60 logements sis 2 bis avenue
Jules Guesde à Sceaux - précisions relatives à la délibération du 26 juin 2025....................................................... 16
Réalisation de logements sociaux résidence des Mésanges – attribution d’une subvention à SEQENS ................. 17
VIII- DOMAINE COMMUNAL ............................................................................................................. 19
Dénomination d’une voie nouvelle : rue des Mésanges. ......................................................................................... 19
Approbation de l’avenant n° 3 à la convention d’intervention foncière avec l’établissement public foncier d’Île-de-
France. ..................................................................................................................................................................... 21
IX- STATIONNEMENT-ESPACE PUBLIC ........................................................................................ 23
Délégation du service public de stationnement payant : .......................................................................................... 23Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 3
o approbation et autorisation de signature du contrat pour la gestion du stationnement sur et hors voirie de la
Ville ; ................................................................................................................................................................... 23
o convention de mandat pour la gestion des recettes du stationnement payant sur voirie. ............................ 23
X- FEUILLE DE ROUTE « BIEN VIVRE ET RÉUSSIR AUX BLAGIS » ..................................... 35
Approbation de la convention d’utilisation de l’abattement de la taxe foncière sur les propriétés bâties dans les
quartiers prioritaires de la politique de la Ville........................................................................................................ 35
Approbation de conventions relatives à l’organisation d’un séjour intercommunal ................................................ 41
Attribution d’une subvention complémentaire à l’Association de développement intercommunal des Blagis ....... 43
XI- RESSOURCES HUMAINES ........................................................................................................... 44
Adaptation du tableau des effectifs pour les filières administratives, technique, médico-sociale, culturelle, police
municipale et animation........................................................................................................................................... 44
XII- AFFAIRES FINANCIÈRES ............................................................................................................ 45
Budget ville-exercice 1025-approbation de la décision modificative n° 2. ............................................................. 45
XIII-VŒUX ET MOTIONS PROPOSÉS PAR LES GROUPES D’ÉLUS ......................................... 48
Vœu du groupe Sceaux ensemble en faveur d'un hommage de la Ville à certains des résistants scéens et en
particulier à Gaston Lévy......................................................................................................................................... 48
XIV-QUESTIONS DIVERSES ................................................................................................................ 52
XV- COMMUNICATIONS DU MAIRE ................................................................................................ 53
XVI-DÉCISIONS DU MAIRE ................................................................................................................. 53
XVII-QUESTIONS ORALES .................................................................................................................. 53
Question orale de M. Fabrice BERNARD ............................................................................................................... 53
Question orale de M. Jean-Christophe DESSANGES ............................................................................................. 55
Question orale de Mme Maud BONTÉ ................................................................................................................... 56Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 4
I- OUVERTURE DE LA SÉANCE
La séance du conseil municipal est ouverte à 19 h 39 sous la présidence de Philippe Laurent.
M. le maire
Mes chers collègues, nous allons ouvrir la séance.
Avant cela, je souhaitais attirer votre attention sur la serviette éponge déposée devant vous, destinée
à amortir les échos de nos débats parfois animés. Plus sérieusement, il s’agit d’un petit objet logoté
au nom de la Halle, de notre espace sport et santé inauguré au début du mois. Cet équipement
connaît déjà un beau succès, puisque nous comptons aujourd’hui environ 550 adhérents, soit
presque autant qu’avant sa fermeture pour travaux, où nous étions aux alentours de 600. En
quelques semaines seulement, le lieu a donc retrouvé toute sa dynamique.
Je crois que beaucoup d’entre vous ont déjà eu l’occasion de le visiter et ont pu constater qu’il
s’agit effectivement d’un équipement de grande qualité, qui vient renforcer l’offre de nos services
publics.
II- DÉSIGNATION DU SECRÉTAIRE DE SÉANCE
M. le maire
Je vais demander à M. Ossart de bien vouloir procéder à l’appel.
III- APPEL ET VÉRIFICATION DU QUORUM
Hugues OSSART
Sont présentes les personnes suivantes :
Philippe Laurent
Jean-Philippe Allardi
Florence Presson
Francis Brunelle
Isabelle Drancy
Sylvie Bléry-Touchet
Patrice Pattée
Roselyne Holuigue-Lerouge
Jean-Pierre Riotton
Annie Bach
Frédéric GuermannConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 5
Sabine Ngo Mahob
Emmanuel Goujon
Axelle Poullier
Claire Vigneron
Corinne Deleuze
Catherine Palpant
Hugues Ossart
Philippe Clairaz
Jean-Christophe Dessanges
Christiane Gautier
Maud Bonté
Fabrice Bernard
Philippe Szynkowski
Liliane Wietzerbin
Sont excusées ou en retard les personnes suivantes :
Philippe Tastes, en retard, a donné pouvoir à Jean-Philippe Allardi, est arrivé à 21 h 30.
Monique Pourcelot, excusée, a donné pouvoir à Philippe Laurent.
Christian Lancrenon, excusé, a donné pouvoir à Roselyne Holuigue-Lerouge.
Sakina Bohu, excusée, a donné pouvoir à Catherine Palpant.
Numa Isnard, absent.
Konstantin Schallmoser, excusé, a donné pouvoir à Florence Presson.
Nadine Lacroix, excusée, a donné pouvoir à Isabelle Drancy.
Xavier Tamby, en retard, est arrivé à 19 h 54.
M. le maire
Merci, le quorum est atteint. Nous pouvons donc délibérer.
IV- INSTALLATION D’UN NOUVEAU CONSEILLER MUNICIPAL SUITE À LA DÉMISSION D’UN MEMBRE DU CONSEIL MUNICIPAL
M. le maire
Je voulais vous informer d’un changement au sein de notre conseil municipal. J’ai en effet reçu la
démission de Kinga Grège qui a accepté un poste au sein de l’administration départementale des
Hauts-de-Seine.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 6
Cette nouvelle fonction, qui la conduira notamment à traiter de dossiers touchant directement la
commune, est juridiquement incompatible avec son mandat de conseillère municipale.
C’est une décision qui, je dois le dire, l’attriste, car Kinga était très investie, en particulier sur les
questions de transition et d’environnement. Elle aurait souhaité poursuivre son engagement à nos
côtés, mais sa carrière professionnelle en a décidé autrement. Elle continuera toutefois à participer
à nos travaux, notamment dans le cadre du conseil des Transitions.
Son siège au conseil municipal sera désormais occupé par Philippe Clairaz, suivant sur la liste
Vivre à Sceaux, à qui nous adressons la bienvenue.
Applaudissements.
V- APPROBATION DU PROCÈS-VERBAL DE LA SÉANCE DU 26 JUIN 2025.
M. le maire
Le premier point à l’ordre du jour concerne l’approbation du procès-verbal de la séance du 26 juin
2025.
Est-ce qu’il y a des observations ou des questions sur ce procès-verbal ?
Maud BONTÉ
Bonsoir, Monsieur le maire, bonsoir chers collègues, Mesdames et Messieurs du public.
J’ai un apport à vous faire. Alors, il s'agit de la décision du maire 2025-252. C'est une demande de
subvention auprès de la Région Île-de-France relative au renouveau de l'Amiral d'un coût total de
1 195 273 euros, dans le cadre du programme « Réhabiliter plutôt que construire » pour la
rénovation de la charpente, des menuiseries, revêtement, cloisons, électricité, plomberie et
ascenseurs de l'Amiral.
Puisque ce type de programme ouvre droit à des subventions, il aurait été pertinent de l’appliquer
également au bâtiment situé en face, et plus particulièrement à la maison du géomètre, édifice
emblématique du XIXe siècle.
Par ailleurs, je souhaite souligner que la déclaration produite devant le juge des référés par
l’architecte Soraya Martel, concluant à l’absence de caractère patrimonial de cette maison, n’émane
pas d’une architecte spécialisée en patrimoine. Une telle déclaration n’aurait donc pas dû être
recevable en l’état.
M. le maire
Madame Bonté, cela n’a rien à voir avec le procès-verbal.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 7
Maud BONTÉ
Je tiens à ce que ce soit inscrit au procès-verbal.
M. le maire
Mais cela n’a rien à voir avec l’approbation du procès-verbal de la séance du 26 juin.
Nous passons au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
Le procès-verbal de la séance du 26 juin 2025 est adopté à l’unanimité.
VI- ADMINISTRATION GÉNÉRALE
Désignation d’un membre du conseil municipal au sein :
o du conseil d’administration du centre communal d’action sociale,
o du syndicat intercommunal pour le Gaz et l’Électricité en Île-de-France (SIGEIF) o de la commission paritaire des marchés d’approvisionnement.
M. le maire
Nous passons maintenant au point suivant, qui concerne la désignation d’un membre du conseil
municipal au sein de plusieurs instances.
Mme Kinga Grège siégeait dans ces organismes et il convient donc de pourvoir à son remplacement
au sein du conseil d’administration du centre communal d’action sociale, du SIGEIF et de la
commission paritaire des marchés d’approvisionnement.
Il est proposé au conseil municipal de désigner un représentant pour siéger dans ces différentes
instances. J’ai reçu la candidature de M. Clairaz.
Y a-t-il d’autres candidatures ?
Liliane WIETZERBIN
Je suis candidate pour siéger au sein de la commission paritaire des marchés d’approvisionnement.
M. le maire
Est-ce que tout le monde est d’accord pour que nous procédions au vote à main levée ?
À l’unanimité, le conseil municipal décide de procéder aux désignations par un vote à main levée.
Alors, puisqu’il n’y a pas d’autres candidats, je mets d’abord aux voix la désignation de Philippe
Clairaz au sein du conseil d’administration du CCAS.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 8
Le conseil désigne, à l’unanimité des votants avec 24 voix pour (MM. Philippe Laurent, Jean-
Philippe Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe
Tastes, Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne
Holuigue-Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric
Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier,
Claire Vigneron, Corinne Deleuze, Catherine Palpant, Nadine Lacroix, MM. Hugues Ossart,
Philippe Clairaz) ; 1 abstention (M. Konstantin Schallmoser), M. Philippe Clairaz en qualité de
délégué du conseil municipal au sein du conseil d’administration du centre communal d’action
sociale.
M. Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane Gautier, M. Fabrice Bernard, Mme Maud Bonté,
M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane Wietzerbin ne prennent pas part au vote.
M. le maire
Est-ce qu’il y a d’autres candidats pour siéger au sein du syndicat intercommunal pour le Gaz et
l’Électricité en Île-de-France ?
Je n’en vois pas.
Nous passons au vote sur la désignation de Philippe Clairaz.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
Le conseil désigne, à l’unanimité des votants avec 24 voix pour (MM. Philippe Laurent,
Jean-Philippe Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy,
M. Philippe Tastes, Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot,
Roselyne Holuigue-Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach,
M. Frédéric Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon,
Mmes Axelle Poullier, Claire Vigneron, Corinne Deleuze, Catherine Palpant, Nadine Lacroix,
MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz) ; 1 abstention (M. Konstantin Schallmoser), M. Philippe
Clairaz en qualité de délégué suppléant du conseil municipal au sein du SIGEIF.
M. Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane Gautier, M. Fabrice Bernard, Mme Maud Bonté,
M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane Wietzerbin ne prennent pas part au vote.
M. le maire
Pour la commission paritaire des marchés d’approvisionnement, nous avons donc deux candidats :
Mme Wietzerbin et M. Clairaz.
Résultats du vote :
Nombre de votants : 27
Abstention : 1Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 9
Liliane Wietzerbin : 3 voix
Philippe Clairaz : 25 voix
Le conseil désigne, à l’unanimité des votants avec 27 voix pour (MM. Philippe Laurent,
Jean-Philippe Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy,
M. Philippe Tastes, Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot,
Roselyne Holuigue-Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach,
M. Frédéric Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon,
Mmes Axelle Poullier, Claire Vigneron, Corinne Deleuze, Catherine Palpant, Nadine Lacroix,
MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz, Mme Maud Bonté, M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane
Wietzerbin) ; 1 abstention (M. Konstantin Schallmoser), M. Philippe Clairaz en qualité de délégué
du conseil municipal au sein de la commission paritaire des marchés d’approvisionnement.
M. Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane Gautier, M. Fabrice Bernard ne prennent pas
part au vote.
Réalisation du lot 3 du secteur des Quatre Chemins – autorisation donnée à la SEM de prendre une participation dans une société commerciale.
M. le maire
Comme vous le savez, nous avons engagé depuis plusieurs années le réaménagement du quartier
des Quatre Chemins. Certains lots sont déjà réalisés, d’autres sont en cours. Le lot n° 3, que vous
connaissez bien, est situé à l’angle de l’avenue du Plessis et de l’avenue de la Gare, où se trouvent
aujourd’hui provisoirement La Cant1ne et l’association COP1.
La maîtrise foncière de ce lot est désormais totalement assurée par la Ville, la SEM et
l’Établissement public foncier. Cela nous permet de passer à la phase opérationnelle de la
construction d’environ 4 000 m² de logements, dont 30 % de logements locatifs sociaux, ainsi
qu’un rez-de-chaussée commercial d’une surface d’au moins 500 m².
Il est proposé que notre SEM Sceaux Bourg-la-Reine Habitat, dont je rappelle que la Ville est
actionnaire majoritaire, s’associe à un opérateur immobilier dans le cadre d’une société civile de
construction-vente. La SEM deviendrait en outre propriétaire, une fois les logements achevés, des
logements sociaux, ce qui renforcera son parc, ainsi que du local commercial en rez-de-chaussée.
La prise de participation envisagée est de 10 % dans cette SCCV, dont le capital sera fixé à
1 000 euros. Comme toujours dans ce type d’opération, la société n’a vocation à durer que pour le
temps de la construction, avant de disparaître.
La durée de cette société sera limitée à la réalisation de son objet qui sera le suivant :
l’acquisition des terrains concernés ainsi que tous les immeubles auprès de la Ville, la SEM
et l’Établissement public foncier ;Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 10
l’étude de faisabilité, la définition des immeubles et l’obtention des autorisations
administratives nécessaires à leur réalisation ;
la construction en vue de la vente des immeubles ;
la conclusion de tout contrat relatif à cette acquisition et ces constructions, le financement
par tous moyens de ces opérations et la constitution des garanties y relatives, et
accessoirement la conclusion de tout contrat permettant l’exploitation et l’entretien des
immeubles ;
et plus généralement toutes opérations mobilières, immobilières ou financières pouvant se
rattacher directement ou indirectement à cet objet.
Un pacte d’actionnaires sera naturellement établi entre les deux partenaires.
Toute prise de participation d’une entreprise publique locale dans une société commerciale doit
avoir fait l’objet d’un accord préalable exprès des collectivités territoriales disposant d’un siège au
sein de leur conseil d’administration.
Il est donc proposé au conseil municipal d’autoriser la SEM Seaux Bourg-la-Reine Habitat à
prendre une participation dans la société civile de construction-vente à mettre en place pour la
réalisation du lot 3 de l’opération des Quatre Chemins, et d’autoriser les représentants de la Ville
à voter en faveur de ce projet.
Y a-t-il des questions sur ce dossier ?
Philippe SZYNKOWSKI
Bonsoir à toutes et à tous.
En ce qui concerne Sceaux Bourg-la-Reine Habitat, j’ai relevé dans le projet que la SEM détient
36 % du terrain, mais qu’elle ne prend que 10 % de participation dans la SCCV, un sigle que l’on
voit de plus en plus à Sceaux. Il s’agit d’un montage immobilier purement privé, avec l’intervention
de promoteurs, d’opérateurs divers et parfois de la Ville.
Ma question est donc la suivante : pourquoi Sceaux Bourg-la-Reine Habitat ne prend-elle que 10 %
de participation, alors qu’elle détient plus du tiers du terrain et qu’elle sera ensuite gestionnaire de
l’ensemble des logements sociaux construits et des surfaces commerciales en rez-de-chaussée ?
Est-ce une manière d’indiquer, d’une certaine façon, que la vocation première de la SEM n’est pas
de s’impliquer majoritairement dans ce type de montage ?
Cette limitation résulte-t-elle d’une contrainte légale ? Je ne le pense pas, mais peut-être pourrez-
vous nous le préciser. Ou bien traduit-elle une orientation volontaire, qui consiste à rappeler que la
mission principale de Sceaux Bourg-la-Reine Habitat reste le logement social, et non la spéculation
ou les opérations immobilières à caractère commercial ?Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 11
Voilà les interrogations que suscite ce dossier, et je vous remercie d’avance pour les
éclaircissements que vous pourrez nous apporter.
Jean-Christophe DESSANGES
Nous partageons, bien évidemment, l’objectif de redynamiser le quartier des Quatre Chemins.
Cependant, la délibération qui nous est soumise aujourd’hui nous demande d’approuver un
montage financier, sans que nous disposions de tous les éléments essentiels.
Vous nous avez donné quelques indications sur la surface prévue et sur la prise de participation de
la SEM. Mais quelle est, concrètement, la finalité de ce montage ? Qu’en attend-on précisément ?
Quelles garanties sont prévues ?
En tant qu’actionnaires, nous nous engageons dans une structure dont découlera une opération qui
peut s’avérer positive, mais aussi déficitaire. Dès lors, qui portera le risque, notamment en cas de
vacance des logements ou des locaux commerciaux ?
Liliane WIETZERBIN
Vous évoquez 30 % de logements sociaux, et c’est une bonne chose. Mais j’aimerais savoir s’il
s’agira de logements destinés aux familles ou aux étudiants. En d’autres termes, de quel type de
logements sociaux parlons-nous exactement ?
Mon deuxième point concerne le cahier des charges.
Qui pilote le cahier des charges et comment s’assure-t-on de la qualité environnementale des
futures constructions ? Je fais référence à ce qui est sorti de terre récemment dans le quartier
Robinson, certains éléments paraissent déjà datés et la problématique des îlots de chaleur reste
présente. J’ai compris que le cahier des charges serait établi par ailleurs, mais j’aimerais que vous
puissiez nous rassurer sur ce point et préciser qui détient réellement la maîtrise d’ouvrage, et donc
qui élabore le cahier des charges.
Enfin, mon troisième point rejoint les questions posées par mes deux collègues. La SEM ne
détiendra que 10 % de participation. Dès lors, il aurait été intéressant de pouvoir consulter le pacte
d’actionnaires.
Quels pouvoirs réels sont attachés à ces 10 % ? Est-ce uniquement un droit sur les logements
sociaux, un droit de regard sur la manière dont se déroule la construction, ou simplement une
contribution financière à hauteur de 10 % ? Autrement dit, quels moyens de contrôle cette
participation confère-t-elle à la SEM ?
Il aurait été utile d’avoir davantage de détails sur ce pacte d’actionnaires, ses principales clauses et
le degré de pouvoir qu’il confère à la SEM par rapport à ses 10 %.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 12
M. le maire
Je précise d’abord que cette opération relève de la SEM et que c’est bien le conseil d’administration
de la SEM qui délibérera. Ce que nous demandons au conseil municipal, c’est simplement
l’autorisation de permettre à la SEM d’y participer. Nous ne sommes donc pas dans l’examen
détaillé de l’opération elle-même.
S’agissant des aspects financiers, pour répondre à la question de M. Szynkowski, il faut bien
distinguer la SEM en tant que propriétaire foncier et la SEM en tant qu’actionnaire de la SCCV.
En tant que propriétaire, la SEM vendra à la SCCV le foncier dont elle dispose, comme le feront
l’EPFIF et que la Ville, qui sont également propriétaires. Il n’y a donc aucun lien direct entre la
participation de 10 % de la SEM au capital de la SCCV et le prix de cession du terrain.
Ensuite, la SEM achètera à la SCCV les logements sociaux ainsi que la surface commerciale
réalisés dans le programme. En clair, la SCCV fonctionne comme un promoteur. La raison pour
laquelle nous avons souhaité associer la SEM au capital de ce promoteur spécifique – qui ne
réalisera que cette opération –, c’est précisément pour renforcer le contrôle sur la bonne exécution
du projet.
C’est tout l’objet du pacte d’actionnaires. Il prévoit que toutes les principales décisions doivent être
prises à l’unanimité, ce qui est une pratique courante dans les SCCV, même si à Sceaux nous
n’avons encore jamais eu recours à ce type de montage. Cela implique un suivi attentif de la part
de la SEM, qui devra être présente à toutes les étapes du projet, aux côtés du promoteur.
Bien entendu, il existe toujours des aléas possibles, mais le risque pour la SEM est limité à hauteur
de sa participation, soit 10 %. Les bénéfices ou marges dégagés par l’opération seront également
répartis proportionnellement, à hauteur de 10 %.
Je le répète, ce n’est pas une nouveauté, de nombreuses communes ont recours à ce type de
montage. La Ville, elle, n’est pas engagée financièrement dans l’opération au-delà de l’autorisation
donnée. Elle interviendra uniquement pour garantir la SEM lorsque celle-ci achètera les logements
sociaux construits par la SCCV, comme elle le fait déjà dans d’autres opérations en VEFA. C’est
une pratique courante, que nous avons mise en œuvre à plusieurs reprises ces dernières années.
Liliane WIETZERBIN
Mais est-ce que la Ville garde un droit de regard sur le cahier des charges ?
M. le maire
La SEM disposera d’un droit de regard. Je rappelle par ailleurs que la construction sera soumise à
un permis de construire, lequel devra naturellement respecter les dispositions du PLUI.
Est-ce que j’ai répondu à toutes vos questions ? »Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 13
Jean-Christophe DESSANGES
Quelle est la temporalité du projet ?
M. le maire
On va mettre en place la SCCV. Il faudra ensuite désigner un promoteur partenaire. Les travaux
devraient démarrer fin 2026 ou début 2027. Le permis de construire pourrait être délivré fin 2026
pour un début de réalisation en 2027.
Philippe SZYNKOWSKI
Ce sera donc la fin de La Cant1ne.
M. le maire
C'est le sort de tout ce qui est éphémère. Mais ils le savent. Et Madame Toyo le sait aussi. On
trouvera un autre emplacement. On a toujours trouvé d'autres emplacements.
Nous passons au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à la majorité avec 27 voix pour (MM. Philippe Laurent, Jean-Philippe
Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes,
Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-
Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric
Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier,
Claire Vigneron, Corinne Deleuze, M. Konstantin Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine
Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz, Mme Maud Bonté, M. Philippe Szynkowski) ;
1 vote contre (M. Xavier Tamby) ; 4 abstentions (M. Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane
Gautier, M. Fabrice Bernard, Mme Liliane Wietzerbin).
VII- HABITAT
Garantie d’emprunt accordé à Sceaux Bourg-la-Reine Habitat pour le financement d’une
opération de réhabilitation des résidences Robinson et Renaudin.
M. le maire
Tous les administrateurs de la SEM doivent quitter la salle et je demande à M. Allardi de bien
vouloir présider la séance.
Philippe Laurent, Roselyne Holuigue-Lerouge, Sylvie Bléry-Touchet, Monique Pourcelot,
Catherine Palpant et Annie Bach quittent la salle du conseil municipal à 20 h 08.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 14
Isabelle DRANCY
Bonjour à toutes et à tous.
Nous vous proposons une délibération qui concerne l’octroi d’une garantie d’emprunt par la Ville.
Cette garantie portera sur des emprunts contractés par la SEM Sceaux Bourg-la-Reine Habitat,
destinés à financer la réhabilitation de 15 logements sociaux situés à proximité de la résidence
Renaudin, ainsi que de 66 logements sociaux au square Robinson.
Pour la résidence Renaudin, il s’agit de travaux de réhabilitation, tandis que, pour les logements du
square Robinson, il est question d’une réhabilitation énergétique.
Dans ce cadre, la Ville est autorisée à accorder sa garantie d’emprunt à hauteur de 100 %.
La note de présentation précise, pour chaque résidence, le montant des prêts, l’organisme prêteur,
en l’occurrence la Banque des Territoires, les taux appliqués, ainsi que les modalités de
remboursement.
Jean-Philippe ALLARDI
Merci, Madame Drancy.
Y a-t-il des demandes d'intervention ?
C'est une délibération habituelle.
Philippe SZYNKOWSKI
Je comprends la raison pour laquelle cette garantie est accordée. J’aimerais néanmoins poser une
question concernant le taux du livret A. Ici, il est indiqué à 2,40 %. Or, il est actuellement de 1,7 %.
Cela laisse à penser que, lorsque la décision d’accorder cette garantie a été prise, il était à 2,40 %.
Dans la pratique, lorsque le taux du livret A est revu à la baisse, comme cela a été le cas au 1er août,
où il est passé de 2,4 % à 1,7 %, ne pourrait-on pas, rétroactivement, ajuster les conditions afin que
le coût soit inférieur ? En cas d’appel de la garantie, cela représenterait un impact non négligeable,
puisque le taux retenu ne serait plus de 2,4 %, mais bien de 1,7 %. Cela concerne à la fois la
résidence Renaudin et les logements de Robinson.
Par ailleurs, une autre interrogation porte sur la différence de taux : 3 % pour Renaudin et 3,80 %
pour Robinson. Qu’est-ce qui peut expliquer cet écart ? Est-ce lié au type de logements concernés ?
Je pense notamment aux PLI. Cela signifierait-il que le taux appliqué diffère selon qu’il s’agit de
PLI ou d’un autre type de logement ?
Je vous remercie de vos éclaircissements sur ce point.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 15
Jean-Christophe DESSANGES
Madame Drancy, merci pour cette présentation.
J’aurais simplement une question : pourriez-vous nous rappeler l’encours global des garanties
d’emprunt accordées par la Ville, à la fois en montant et en pourcentage du budget ?
Isabelle DRANCY
Alors, il s’agit bien du taux du livret A. Au moment où cela a été présenté, il était à un certain
niveau, s’il a baissé depuis, il sera naturellement réajusté. Il faut cependant ajouter une marge pour
couvrir les frais administratifs. C’est d’ailleurs bien précisé dans le tableau qui vous a été transmis.
Le taux appliqué correspond au livret A, majoré de 0,60 point.
Deuxième précision : les taux diffèrent selon qu’il s’agit d’une construction neuve ou de travaux.
Ici, nous sommes dans le cadre de travaux, et donc c’est le taux spécifique aux travaux qui
s’applique. Ce sont des taux administrés par la Banque des Territoires, il n’y a pas de négociation
possible.
S’agissant du montant de l’encours, vous trouverez le détail dans le Compte Financier Unique
présenté en juin dernier. Ce que je peux vous dire, c’est que l’encours est important, puisque nous
nous faisons un devoir d’apporter notre garantie aux opérations de construction et de rénovation de
logements sociaux. Mais jusqu’à présent, nous n’avons jamais été appelés en garantie d’emprunt,
car ce sont des opérations solides.
Il faut donc regarder deux éléments : d’une part le volume global de garanties, et d’autre part le
fait que, sur les trente à quarante dernières années, la Ville n’a jamais été sollicitée pour honorer
une garantie.
Enfin, pour ce qui est du montant précis, il évolue en permanence, puisque de nouveaux emprunts
s’ajoutent et d’autres s’éteignent. Nous ne faisons pas de reporting trimestriel comme une
entreprise privée, mais un CFU annuel, qui vous donnera le montant arrêté au 31 décembre 2025.
À titre d’information, tout le détail figure dans le tableau de la page 126, avec le montant, la date
et l’organisme concerné.
Nous garantissons systématiquement à 100 % les opérations de logement social, mais d’autres
règles s’appliquent lorsqu’il s’agit d’interventions différentes, par exemple pour l’école Jeanne
d’Arc, où un plafond limite les garanties que la Ville peut apporter.
Jean-Philippe ALLARDI
Je crois que nous pouvons passer au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 16
La délibération est adoptée à la majorité avec 21 voix pour (M. Jean-Philippe Allardi,
Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, MM. Patrice Pattée,
Jean-Pierre Riotton, Frédéric Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, M. Emmanuel Goujon, Mmes
Axelle Poullier, Claire Vigneron, Corinne Deleuze, Nadine Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe
Clairaz, Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane Gautier, M. Fabrice Bernard, Mme Maud
Bonté, M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane Wietzerbin) ; 1 vote contre (M. Xavier Tamby)
M. Philippe Laurent, Mmes Roselyne Holuigue-Lerouge, Sylvie Bléry-Touchet, Catherine Palpant
et Annie Bach réintègrent la salle du conseil municipal à 20 h 17.
M. le maire
Merci à Mme Drancy et M. Allardi, d’avoir mené ce combat que je n’ai pas suivi personnellement,
mais qui me semble avoir été homérique. Passer autant de temps sur une affaire aussi simple, que
nous avons déjà traitée, c’est étonnant… Mais enfin, c’est ainsi.
Garantie d’emprunt demandé par RATP Habitat pour l’opération de construction de 60
logements sis 2 bis avenue Jules Guesde à Sceaux - précisions relatives à la délibération du
26 juin 2025.
Roselyne HOLUIGUE-LEROUGE
Bonsoir à tous.
C’est une délibération que je vous avais présentée en juin et que nous avions alors adoptée. La
Banque des Territoires nous a demandé de préciser que la garantie de la collectivité est accordée
pour la durée totale du prêt et jusqu’au complet remboursement de celui-ci et qu’elle porte sur
l’ensemble des sommes contractuellement dues par l’emprunteur tant qu’il ne s’en serait pas
acquitté à la date d’exigibilité.
C’est donc cette modification que nous devons approuver ce soir. Pour le reste, les conditions de
la garantie demeurent inchangées. C’est donc cette modification que nous devons approuver ce
soir. Pour le reste, les conditions de la garantie demeurent inchangées.
M. le maire
Merci. Est-ce qu’il y a des questions ou des observations ? Je n’en vois pas.
Nous passons donc au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à la majorité avec 31 voix pour (MM. Philippe Laurent, Jean-Philippe
Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes,
Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 17
Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric
Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier,
Claire Vigneron, Corinne Deleuze, M. Konstantin Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine
Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz, Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane
Gautier, M. Fabrice Bernard Mme Maud Bonté, M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane
Wietzerbin) ; 1 vote contre (M. Xavier Tamby)
Réalisation de logements sociaux résidence des Mésanges – attribution d’une subvention à SEQENS
Roselyne HOLUIGUE-LEROUGE
Je vous ai déjà présenté à plusieurs reprises cette subvention.
Dans le cadre d’un programme de rénovation urbaine visant à remplacer 140 logements sociaux
aidés, nous avons reconstruit 150 logements en deux phases : 60 livrés en 2019 et 90 en 2022.
Nous en sommes aujourd’hui à la troisième phase, qui prévoit la construction de 120 logements
supplémentaires. Cette opération sera livrée entre fin 2026 et début 2027.
Dans le cadre de la convention partenariale de rénovation de cette résidence et de ce quartier par
SEQENS pour ce qui concerne le logement social, nous avons approuvé une garantie d’emprunt
ainsi qu’une subvention de 1,5 million d’euros destinée à couvrir la surcharge foncière.
À ce jour, 1 341 346,47 euros ont déjà été versés.
La décision proposée aujourd’hui permet de compléter ce financement pour atteindre le total de
1,5 million d’euros.
En contrepartie de ce soutien financier, la Ville bénéficie de droits de réservation complémentaires
par rapport au contingent habituel. Pour cette dernière tranche, cela représente 20 % des
120 logements, soit 24 logements, auxquels s’ajoutent 4 logements supplémentaires à titre de
bonus, puisque nous arrivons au terme du programme.
Au total, cela représente 68 logements réservés pour la Ville, en tout cas pour ce qui concerne la
première attribution. Ce ne sera pas le cas pour les relogements ultérieurs, puisque la gestion se fait
désormais en flux.
Le montant de la subvention concernant cette tranche s’élève à 158 653,53 euros.
M. le maire
Ce qui nous permettra d’atteindre au total le 1,5 million d’euros sur lequel nous nous étions engagés
au début de l’opération.
Est-ce qu’il y a des questions ?Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 18
Philippe SZYNKOWSKI
Je connais bien le site des Mésanges puisque j’y habite moi-même. Je suis donc particulièrement
intéressé par cette question. La Ville est intervenue, comme on le sait, pour couvrir la surcharge
foncière, puisque des montants très importants ont déjà été engagés par SEQENS, avec l’aide de la
Caisse des Dépôts. On pourrait penser que nous arrivons à la fin, mais ce n’est pas tout à fait le cas
puisque les deux nouvelles constructions, représentant 120 logements, ne sont pas encore réalisées.
La Ville a tenu ses engagements – c’était le minimum attendu puisqu’elle s’y était engagée – mais
c’est aussi une très bonne chose qu’elle ait su le faire dans le cadre du partenariat d’abord avec
France Habitation, puis aujourd’hui avec la société anonyme SEQENS. C’est donc un grand
satisfecit sur ce point.
J’ajouterai un élément complémentaire à cette délibération, qui peut paraître un peu technique et
sèche. Les deux nouveaux bâtiments seront équipés d’un nombre très important de panneaux
solaires. C’est un atout considérable pour les futurs locataires, qui bénéficieront ainsi d’une gestion
autonome d’électricité, d’une moindre dépendance au gaz, et donc de charges réduites.
C’est un aspect très positif, et c’est pourquoi je voterai cette délibération avec enthousiasme.
M. le maire
Merci beaucoup, M. Szynkowski.
S’il n’y a pas d’autres interventions, nous passons au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à la majorité avec 31 voix pour (MM. Philippe Laurent, Jean-Philippe
Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes,
Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-
Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric
Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier,
Claire Vigneron, Corinne Deleuze, M. Konstantin Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine
Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz, Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane
Gautier, M. Fabrice Bernard Mme Maud Bonté, M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane
Wietzerbin) ; 1 vote contre (M. Xavier Tamby)Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 19
VIII- DOMAINE COMMUNAL
Dénomination d’une voie nouvelle : rue des Mésanges.
Patrice PATTÉE
Les futurs habitants bénéficieront non seulement de panneaux solaires, mais également d’une
nouvelle adresse.
De quoi s’agit-il ? Dans l’ancienne configuration, le quartier des Mésanges était traversé et desservi
par une rue privée, appelée « rue des Mésanges ».
Cette rue des Mésanges a été supprimée afin de permettre la réalisation du plan de masse, et une
nouvelle voie a été créée pour desservir à la fois les immeubles déjà construits et habités, ainsi que
les futurs bâtiments dont nous venons de parler.
Ce qui est proposé ce soir, c’est donc de donner à cette nouvelle voie le nom de l’ancienne, à savoir
« rue des Mésanges ».
Voilà, Monsieur le maire.
M. le maire
Merci, Monsieur Pattée.
Est-ce qu’il y a des questions ?
Philippe SZYNKOWSKI
J’ai une observation. En adoptant ce nom de « rue des Mésanges », nous préservons la mémoire du
quartier, ce qui est très important. Je rappelle que cette appellation existait déjà avant la nouvelle
dénomination et qu’elle a perduré jusqu’en juillet 2023. À cette date, les derniers habitants restés
sur place avaient encore cette adresse.
Pendant deux ans, la rue que nous allons à nouveau appeler « rue des Mésanges » portait en réalité
le nom de « rue des Mouilleboeufs », ce qui posait plusieurs difficultés. D’abord, c’était compliqué
à écrire, et surtout, cela n’avait pas de sens pour les anciens habitants, qui sont encore nombreux
dans le quartier. Ce retour au nom historique était donc nécessaire.
Je voudrais ajouter une remarque complémentaire. Dès le permis de construire de 2016 pour le
bâtiment A, puis pour le bâtiment B livré en 2022, on voyait bien que « rue des Mouilleboeufs »
ne correspondait pas à la réalité du lieu. Le fait d’actualiser aujourd’hui cette appellation, avec le
souci de préserver la mémoire du quartier, est une excellente chose. Certes, cela entraînera des
démarches, sans doute payantes, pour les habitants, qui devront mettre à jour leur adresse auprès
de la Poste. Mais cela permettra aussi de clarifier les choses.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 20
Je me permets toutefois une suggestion : puisque cette voie est privée, comme l’a rappelé Patrice
Pattée, et qu’elle n’est empruntée que par les habitants, les services publics et éventuellement des
livraisons, on aurait pu l’intituler non pas « rue des Mésanges », mais « sente des Mésanges ». Cela
aurait marqué sa spécificité tout en conservant la mémoire du lieu.
Quoi qu’il en soit, je considère qu’il s’agit d’une très bonne décision pour notre quartier, pour la
mémoire de la Ville, qui contribue à préserver, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, la mémoire
et l’originalité de ce site.
M. le maire
Merci, Monsieur Szynkowski, de ce vibrant plaidoyer, et d’avoir reconnu que nous sommes très
attachés à l’histoire locale.
Xavier TAMBY
Mon intervention sera d’un autre ordre. On pourrait considérer comme anodin le fait de voter un
changement de nom. Pour ma part, je voterai contre, non pas en raison du nom lui-même, mais
pour signifier ma désapprobation.
Cette dénomination vient en effet conclure ce que je considère comme l’une des pires catastrophes
urbanistiques que notre ville ait connues, c’est-à-dire une densification à outrance, avec
600 logements supplémentaires. Le résultat est qu’aujourd’hui, lorsqu’on se trouve dans le quartier
Robinson, on n’a plus le sentiment d’être à Sceaux, mais plutôt à Colombes, Garenne-Colombes
ou Courbevoie. Cela n’a plus rien à voir avec Sceaux. Cela représente vraiment une partie du
massacre de Sceaux, opéré au fil de vos différents mandats.
M. le maire
Je vous remercie.
Est-ce qu’il y a d’autres interventions ?
Nous passons au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à la majorité avec 31 voix pour (MM. Philippe Laurent, Jean-Philippe
Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes,
Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-
Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric
Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier,
Claire Vigneron, Corinne Deleuze, M. Konstantin Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine
Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz, Jean-Christophe Dessanges, Mme ChristianeConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 21
Gautier, M. Fabrice Bernard Mme Maud Bonté, M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane
Wietzerbin) ; 1 vote contre (M. Xavier Tamby)
Approbation de l’avenant n° 3 à la convention d’intervention foncière avec l’établissement public foncier d’Île-de-France.
Patrice PATTÉE
Il s’agit du troisième avenant à la convention signée avec l’EPFIF le 25 avril 2017. La Ville l’avait
mandaté, dans un premier temps, pour acquérir un certain nombre de biens dans un périmètre donné
au fil de leur mise en vente, puis, dans un deuxième temps, sur un périmètre élargi, pour faire de la
veille foncière afin d’identifier d’éventuelles opportunités.
Cette mission est assurée par l’EPFIF depuis avril 2017. Précédemment, il s’agissait de l’EPF des
Hauts-de-Seine.
Une enveloppe de 35 millions d’euros avait été allouée aux acquisitions foncières sur la commune.
À ce jour, 25 millions d’euros ont été mobilisés dans le cadre de cette opération.
Ce soir, nous vous proposons de prolonger d’un an la convention signée en avril 2017. Cette
prolongation est justifiée par le fait que certaines réserves foncières constituent l’assiette
d’opérations en cours. Il est donc préférable de ne pas perturber leur déroulement et d’éviter d’avoir
à transférer prématurément la gestion de ces biens.
Voilà, Monsieur le maire.
M. le maire
Merci, on ne change rien, mais on prolonge d’un an.
Est-ce qu’il y a des questions ?
Maud BONTÉ
Alors si le principe de la convention d'intervention foncière de l'EPIF a toute sa pertinence, ses
réalisations concrètes sont contestables.
Au-delà de l'aspect technique du portage, les interventions de l'établissement public foncier
régional appliquent, sous votre impulsion, une orientation de politique foncière que je n'approuve
pas.
Qu'il s'agisse du centre-ville, du sentier de la Tour, du quartier Robinson avec l'avenue de la Gare,
les opérations immobilières sont très denses, trop denses par rapport à la prise en compte de la
qualité de vie des habitants, raison pour laquelle je voterai contre cette délibération.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 22
Jean-Christophe DESSANGES
Merci, Monsieur le maire.
J’aimerais simplement vérifier que j’ai bien compris vos propos. Il s’agit d’un prolongement d’un
an, sans modification du montant de l’enveloppe de 35 millions d’euros. On reste donc à
25 millions pour l’année à venir, sans variation. Il s’agit juste d’une continuation de ce que vous
avez déjà engagé. C’est ma première question.
Ma deuxième question concerne le taux de mobilisation de l’enveloppe. Nous en sommes à
25 millions sur 35, soit environ 70 %. Quelles en sont les raisons ? Est-ce un manque
d’opportunités ou un choix délibéré de la Ville de ne pas mobiliser l’intégralité des moyens
disponibles ?
Je vous remercie.
M. le maire
Monsieur Pattée, il faut réexpliquer comment fonctionne l'EPFIF et quelle est la nature de nos
relations avec cet établissement.
Patrice PATTÉE
L’enveloppe initiale de 35 millions d’euros est par définition une enveloppe. Cela ne signifie pas
nécessairement que la totalité doit être consommée. Les opportunités foncières et les cessions qui
se sont présentées au cours de ces huit années n’ont représenté que 25 millions d’euros. Nous
avions un droit de tirage jusqu’à 35 millions, mais nous ne l’avons pas consommé.
Je voudrais faire une remarque sans pour autant polémiquer.
M. le maire
Non, ce n’est pas nécessaire.
Jean-Christophe DESSANGES
On reste donc sur le montant de 25 millions.
Patrice PATTÉE
Oui, bien sûr. Cet avenant, qui vise à prolonger la convention de 2017, a simplement pour objet de
permettre d’aller au bout des opérations déjà engagées sur le foncier actuellement en portefeuille.
Nous verrons en 2027 comment les choses évolueront.
Pour l’instant, il s’agit uniquement de finaliser les opérations en cours, sans en interrompre le
déroulement.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 23
M. le maire
Nous passons au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à la majorité avec 30 voix pour (MM. Philippe Laurent, Jean-Philippe
Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes,
Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-
Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric
Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier,
Claire Vigneron, Corinne Deleuze, M. Konstantin Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine
Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz, Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane
Gautier, MM. Fabrice Bernard, Philippe Szynkowski, Mme Liliane Wietzerbin) ; 2 voix contre
(M. Xavier Tamby, Mme Maud Bonté).
IX- STATIONNEMENT-ESPACE PUBLIC
Délégation du service public de stationnement payant :
o approbation et autorisation de signature du contrat pour la gestion du stationnement sur et hors voirie de la Ville ;
o convention de mandat pour la gestion des recettes du stationnement payant sur voirie.
Patrice PATTÉE
Cette délibération fait suite à celle adoptée par le conseil municipal le 10 décembre 2024, qui actait
le principe de renouveler la délégation de service public pour la gestion du stationnement à Sceaux.
En effet, la DSP actuelle, confiée à EFFIA, arrive à échéance le 31 décembre 2025.
Je ne reviendrai pas sur le déroulé de la consultation engagée juste après la délibération de
décembre, mais je rappelle que trois candidats étaient en lice. Vous avez tous les détails dans le
dossier, notamment dans le rapport d’analyse des offres.
À l’issue de cette analyse, éclairée par notre AMO Sareco, il apparaît que l’offre d’EFFIA, le
délégataire sortant, est la meilleure pour la Ville. Nous vous proposons donc de lui confier la
nouvelle DSP, pour une durée limitée à cinq ans. Cette limitation s’explique par les évolutions
possibles du périmètre du stationnement, notamment avec l’ouverture du parking en ouvrage sous
la place de Gaulle en substitution du parking de l’Amiral.
Qu’est-ce qui va changer ? Relativement peu de choses, mais plusieurs améliorations sont prévues.
D’abord, le renouvellement du matériel, avec la généralisation des nouveaux modèles
d’horodateurs. Des travaux sont aussi prévus sur le parking Penthièvre, très sollicité malgré sa
capacité limitée à 60 places : le chenal d’entrée sera doublé pour sécuriser et fluidifier l’accès grâceConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 24
à un deuxième contrôle, et le chenal de sortie sera légèrement réaménagé afin d’améliorer la lecture
automatique des plaques d’immatriculation.
Une nouvelle application sera par ailleurs déployée : EFFIA utilisera l’application Macaron,
développée par une start-up, pour améliorer le service sur smartphone.
Des aménagements nouveaux sont aussi prévus pour les cyclistes :
le parking sécurisé de Robinson passera à plus de 110 places ;
au parking Charaire, une aire de stationnement sécurisé et gratuit pour les vélos de passage
sera créée. Elle est notamment destinée aux clients des commerces ou aux cyclotouristes.
Elle sera équipée de casiers, permettant aux usagers de déposer leurs effets personnels ou de
recharger la batterie de leur vélo.
Enfin, deux bornes de recharge rapide en courant continu seront installées dans le parking
Penthièvre, contre le mur de clôture.
Voilà, Monsieur le maire, l’essentiel des nouveautés prévues dans le cadre de cette DSP.
Je précise enfin qu’il y a en réalité deux délibérations :
la première autorise le maire à signer la DSP avec EFFIA ;
la seconde porte sur la gestion des recettes du stationnement payant sur voirie.
M. le maire
Merci.
Est-ce qu’il y a des questions sur cette délibération ?
Christiane GAUTIER
Merci, Monsieur Pattée pour cette présentation.
La loi du 27 janvier 2014 a donné aux collectivités la pleine maîtrise du stationnement payant. En
contrepartie, le produit du forfait de post-stationnement est destiné à financer la politique des
transports en commun, et des politiques de circulation et de mobilité respectueuses de
l’environnement.
En 2024, la Ville a perçu 742 000 euros de FPS et devrait en percevoir encore davantage en 2025
du fait de l’extension du stationnement payant. Or, la lisibilité de l’affectation de ces sommes est
limitée. Pouvez-vous préciser comment ces recettes importantes ont été investies à Sceaux pour
améliorer concrètement les mobilités et les transports ? C'est ma première question.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 25
Désormais, Sceaux compte 3 350 places de stationnement payant sur voirie. Combien de nouvelles
places la Ville est-elle encore en capacité de créer sans pénalité, au-delà des 15 % prévus dans le
présent contrat ?
L'article 23 du contrat fixe un seuil : au-delà de 5 % de places supprimées définitivement, c'est-à-
dire plus de 167 places, la Ville est pénalisée. Pourtant, rien n'est clairement indiqué sur le montant
exact des pénalités en cas de suppression transitoire ou permanente. À titre d'exemple, la
neutralisation des 12 places du parking Amiral pendant les travaux coûte déjà 1 824 euros par mois,
soit 22 000 euros par an. Ne faudrait-il donc pas que le contrat indique explicitement le montant
des pénalités en cas de suppression temporaire ou définitive et selon qu'il s'agisse de places sur
voirie ou en parking ? Et ces pénalités varient-elles selon la zone concernée, rouge ou verte ?
Autre interrogation sur les travaux de végétalisation envisagés sur le parking Penthièvre. S’ils sont
réalisés, seront-ils considérés comme des travaux d'aménagement initiaux, ou bien donneront-ils
lieu à pénalité si le nombre de places inactivées dépasse le seuil fixé ?
Enfin, Vallée Sud-Grand Paris projette la création de pistes cyclables sur plusieurs axes, avenue
Claude Perrault, avenue Paul Couderc, la D75 aux Blagis, la rue du docteur Roux ou encore la D67
à Robinson. Combien de places payantes seront supprimées à Sceaux pour ces aménagements
cyclables ?
Si ces suppressions n'ont pas été anticipées, la Ville risque de lourdes pénalités, puisqu’au-delà de
5 % de suppression définitive, mais aussi si elle modifie ou augmente les emplacements au-delà de
15 %, c'est-à-dire au-delà de 500 places. Comment la Ville compte-t-elle gérer ces contradictions
contractuelles ?
Est-il possible que la Ville amende le contrat dans un sens favorable à ses intérêts, si ces
aménagements n'avaient pas été prévus en amont, c'est-à-dire que la suppression de ces places de
stationnement ne soit pas pénalisable pour la Ville ?
Enfin, quelles seront ses marges de manœuvre à l'avenir alors que quasiment toutes les places
disponibles sont déjà utilisées ?
Je vous remercie.
Fabrice BERNARD
Merci, Monsieur le maire. Bonsoir à tous.
C’est simplement une remarque et cela fait partie de mes lubies habituelles. Je ne remets
absolument pas en cause le choix qui a été fait, fondé sur des critères rationnels et cohérents.
Je voudrais simplement attirer l’attention sur un point : celui des bornes électriques. Sur ce volet,
EFFIA est le moins-disant par rapport aux autres candidats. Ils en proposent 10, contre 19 pour
Facility Park et 24 pour Indigo.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 26
Je souhaitais mettre un petit coup de projecteur sur cet aspect, car le train électrique arrive et il faut
en tenir compte. Dix bornes, cela me paraît peut-être un peu juste.
Liliane WIETZERBIN
J’avais une demande de précision et une proposition à faire.
D’abord, l’article 17 du contrat de concession prévoit une clause d’insertion sociale à hauteur de
5 % des heures travaillées en direct ou en sous-traitance. J’aimerais savoir combien d’employés
sont concernés par cette clause d’insertion. Cela permettrait de mesurer l’ampleur réelle du
dispositif.
Ensuite, ma proposition. Le stationnement représente un coût important pour certains salariés qui
ne résident pas à Sceaux, mais y travaillent toute la journée. Ils ont certes droit à un tarif
professionnel, mais celui-ci reste élevé. Une pétition a d’ailleurs circulé à ce sujet et vous y aviez
répondu précédemment, en soulignant les contraintes juridiques.
Cependant, dans le même temps, nous cherchons à fidéliser le personnel communal, notamment
dans les crèches et les écoles, je me demandais donc s’il serait possible d’étudier un dispositif
d’aide, par exemple, une indemnité correspondant à la moitié d’un passe Navigo – soit environ 40
à 45 euros par mois – pour ce personnel. Cela permettrait de contribuer à fidéliser certains
employés, comme ceux des crèches par exemple, dont le recrutement est difficile, et réduire ainsi
le frein que peut représenter la distance et le coût du transport pour ceux qui viennent travailler à
Sceaux sans y habiter.
Jean-Christophe DESSANGES
Je vais essayer d’être bref pour éviter les redites.
Je salue le choix d’installer des bornes DC en surface. Nous en avions déjà parlé lors de précédents
échanges. Mais, comme l’a souligné mon collègue Bernard, je trouve que le délégataire retenu est
le moins ambitieux en nombre de bornes publiques. Certes, la Métropole déploie déjà des
équipements, mais il me semble qu’en parking, nous aurions pu aller plus loin, surtout lorsqu’on
sait qu’à Paris, des parkings entiers sont équipés de bornes lentes, voire même rapides. Sur ce point,
je pense que nous ratons une marche.
S’agissant des bornes 25 DC prévues, c’est un progrès, mais un peu limité. On aurait pu, à mon
sens, viser une puissance plus élevée, même si cela représentait un surcoût.
J’ai par ailleurs une question concernant l’option proposée par EFFIA dans son offre, à savoir la
perméabilisation du parking Penthièvre. C’est une mesure positive pour l’environnement, d’autant
que nous avions déjà évoqué ce type d’aménagement sur le parking de l’Amiral. La Ville entend-
elle saisir cette opportunité ? Et si oui, quel en serait le coût ? Quel impact cela aurait-il sur le
contrat de DSP et sur les recettes de la Ville ?Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 27
Enfin, disposez-vous d’une estimation de la durée du chantier, sachant que ce parking est l’un des
plus fréquentés du secteur ?
Philippe SZYNKOWSKI
J’aurais une remarque sur la place de la voiture en ville. À moyen ou long terme, cette place est
appelée à décliner, et je pense que ce sont des réflexions que vous intégrez à chaque fois qu’un
contrat de DSP est conclu. Il faut s’habituer à l’idée qu’un jour ou l’autre, il y aura moins de
voitures, et donc mécaniquement moins de recettes pour la Ville, qui profite aujourd’hui encore du
fait que beaucoup de personnes viennent faire leurs courses en voiture.
Mais cette tendance ne pourra pas durer en raison du réchauffement climatique, des limites liées
aux batteries, et plus largement les contraintes techniques et environnementales, tout cela réduira
inévitablement la part de la voiture en ville.
En contrepartie, il faudra accompagner et accélérer le développement du vélo, qui reste l’un des
modes d’avenir demandant le moins d’énergie, hormis l’énergie musculaire avec éventuellement
l’addition d’une batterie.
Voilà les remarques que je voulais faire, pour souligner que nous traversons encore une période
relativement favorable au stationnement en ville, mais peut-être qu’un jour, cela n’existera plus.
M. le maire
Merci beaucoup Monsieur Szynkowski.
S’il n’y a pas d’autres interventions, je vais demander à Monsieur Pattée de bien vouloir apporter
des éléments de réponse.
Patrice PATTÉE
Oui, beaucoup de choses ont été dites.
Pour reprendre dans l’ordre, Madame Gautier, vous avez raison : la loi MAPTAM prévoyait que
les recettes du FPS soient fléchées vers les mobilités alternatives à la voiture. Dans les faits, très
peu de communes appliquent ce principe à l’euro près.
À Sceaux, nous pouvons tout de même mettre en avant un certain nombre d’investissements en
faveur des mobilités douces, en particulier pour les cyclistes. Je pense, par exemple, à la création
prochaine d’une nouvelle station Vélib’ dans le quartier du Parc, qui représente un coût non
négligeable pour la Ville. Des vélos ont également été achetés pour les agents municipaux, ainsi
que pour les enfants dans les écoles. Bref, il y a bien des investissements concrets réalisés pour
encourager des modes de mobilité plus vertueux, comme le vélo.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 28
Concernant les transports publics, la compétence ne relève pas de la Ville, VSGP étant l’opérateur
du Paladin.
Il n’existe pas de comptabilité séparée qui permettrait d’affecter directement les recettes FPS aux
bus ou au vélo. Les amendes, elles, sont collectées par Île-de-France Mobilités, et si les recettes
sont insuffisantes, la Ville doit abonder au budget IDFM.
Sur les quotas de places, vous l’avez noté, la DSP est un contrat vivant. Tout au long du contrat,
nous avons trouvé des solutions avec l’opérateur lorsqu’il fallait s’écarter du cadre initial. Je pense
à la période du Covid, où nous avons dû partager certains frais, ou encore aux travaux
supplémentaires commandés sur les parkings, qui ont fait l’objet d’avenants. De même, le transfert
du parking de la place de Gaulle vers celui de l’Amiral a nécessité des ajustements. Il n’y a donc
pas lieu de s’inquiéter outre mesure sur les seuils de +15 % et –5 %. D’autant que, vous l’avez
rappelé, –5 %, cela représente 167 places. Or, les projets de pistes cyclables impliquant la
suppression de places de stationnement que vous mentionnez ne nous amènent pas à ce niveau,
nous restons très en deçà de ce seuil.
Sur la végétalisation du parking Penthièvre, EFFIA nous avait bien proposé cette option. L’impact
en termes d’exploitation serait assez faible, puisque les travaux seraient réalisés en août, période
où le parking est moins fréquenté. Mais nous n’avons pas retenu cette option pour l’instant.
Pourquoi ? Parce que ce parking est très fréquenté, et dans les faits, la végétalisation serait vite
compromise. Les voitures occuperaient en permanence les places, empêchant la pousse du végétal,
qui se transformerait en terre battue. Nous pensons que ce ne serait pas satisfaisant, ni pour
l’environnement ni pour le confort des usagers. Cela dit, rien n’est figé, et cette option pourra être
réexaminée à l’avenir.
Concernant les bornes de recharge, le choix qui a été fait est d’installer deux bornes de recharge
rapide dans le parking Penthièvre, qui devraient trouver leur public, notamment auprès de ceux qui
viennent y faire leurs courses.
Nous avons limité l’installation à deux bornes, car depuis toujours, nous essayons d’accompagner
la demande. D’ailleurs, nous avons récemment lancé une enquête auprès des propriétaires de
véhicules propres de Sceaux pour connaître leurs besoins. Son dépouillement est en cours, mais
selon les résultats, nous pourrons envisager, avec le SIPPEREC – qui n’y est pas opposé – de créer
de nouveaux points de recharge sur le territoire de la Ville, en voirie.
En parking, nous nous sommes limités à deux bornes, car pour l’instant, la grande majorité des
véhicules restent thermiques et que la demande spécifique en bornes de recharge demeure limitée.
Notre objectif reste toutefois d’accompagner la demande au fur et à mesure qu’elle évolue.
Concernant l’article 17 sur la clause d’insertion, je rappelle qu’EFIA respecte ses obligations, mais
à l’échelle de l’Île-de-France et non pas uniquement à Sceaux, où les effectifs sont restreints. LeConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 29
métier d’ACS est par ailleurs exigeant et nécessite une bonne maîtrise. Quoi qu’il en soit, EFFIA
s’acquitte bien de ses engagements, comme le montre le rapport d’activité annuel.
Sur la question du coût du stationnement, j’aimerais élargir le sujet au coût global de la voiture. On
stigmatise le stationnement, mais il ne représente qu’une petite part du coût réel de la voiture.
Vous avez aussi évoqué la situation des employés de la crèche. À ce sujet, une mesure existe déjà
puisque la Ville prend en charge une partie du stationnement des agents. Le maire pourra y revenir.
Enfin, sur l’aspect plus prospectif, M. Szynkowski a raison, la place de la voiture en ville est une
vraie question. EFFIA s’est engagé sur une DSP de 5 ans en considérant que, dans ce délai, la
voiture sera encore présente et que leur plan économique reste viable. Mais au-delà de ces cinq ans,
l’avenir est plus incertain.
M. le maire
Mme Gautier souhaitait avoir quelques précisions.
Christiane GAUTIER
J’aurais deux questions.
Premièrement, la réalisation des futures pistes cyclables envisagées par Vallée Sud-Grand Paris à
Sceaux entraînera la suppression de combien de places de stationnement ?
Deuxièmement, combien de rues restent encore en stationnement gratuit, c’est-à-dire combien de
places ne sont pas encore soumises au stationnement payant ?
Patrice PATTÉE
Concernant le décompte des places supprimées, je n’ai pas le chiffre exact en tête, mais je peux
confirmer qu’il reste largement en deçà des 167 places, soit les 5 % prévus dans le cadre du contrat.
S’agissant du stationnement payant, vous le savez comme nous, le quartier des Chêneaux n’est pas
encore concerné. Ce secteur n’ayant pas fait l’objet d’une étude à ce jour, je ne suis donc pas en
mesure de vous donner le décompte précis des places de stationnement qui s’y trouvent.
Liliane WIETZERBIN
Je voulais juste rebondir sur la remarque de Mme Gautier concernant la végétalisation des parkings.
J’entends bien que la végétalisation complète puisse poser certaines difficultés, mais ne pourrait-
on pas au moins envisager un système qui permette à l’eau de s’infiltrer, afin d’éviter une
artificialisation totale des parkings ?Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 30
Patrice PATTÉE
Effectivement, je pense que cette option mérite d’être examinée. Vous avez raison, comme nous
l’avons déjà fait ailleurs, par exemple sur la place des Ailantes, toute solution permettant à l’eau
de s’infiltrer directement dans la nappe plutôt que de rejoindre le réseau de collecte des eaux
pluviales va clairement dans le bon sens.
Nous pourrons donc, en effet, envisager une réflexion sur l’infiltration des eaux directement sur ce
parking.
M. le maire
Madame Gautier, pour préciser et compléter ce qu’a indiqué M. Pattée, il faut rappeler que nous
avons actuellement deux mouvements en parallèle : d’un côté, des ajouts de places et, de l’autre,
des suppressions.
En ajout, il y aura tout le quartier des Chêneaux, soit environ 300 à 350 places, selon les
estimations.
Nous aurons des suppressions liées à la réalisation des pistes cyclables, probablement autour de
150 à 200 places, ainsi qu’une diminution progressive des places situées au droit des carrefours, ce
qui représente environ 90 places.
Au final, tout cela s’équilibre avec les nouvelles places créées dans le quartier des Chêneaux-
Sablons.
Comme l’a rappelé Patrice Pattée, la DSP est un contrat vivant. Depuis 8 ans, nous avons passé des
avenants pratiquement chaque année pour financer des investissements, et nous avons toujours eu
des échanges souples et constructifs avec EFFIA. Rien n’est figé, les dispositions du contrat
peuvent évoluer au fil du temps.
S’agissant de la réflexion de M. Szynkowski sur la place de la voiture, je rappellerai qu’il y a déjà
quelques mois, ici même, M. Bernard avait posé une question sur le dimensionnement du parking
de Gaulle. La tendance est claire : aujourd’hui, la pression sur le stationnement est moins forte, y
compris aux périodes de pointe. Dans le même temps, nous observons que la fréquentation du
quartier piéton augmente, notamment lors des animations. On voit bien qu’il existe désormais un
lien moins direct entre le nombre de places de stationnement disponibles et la fréquentation des
zones commerçantes. Ce lien existe encore, mais il est moins fort qu’auparavant. L’évolution est
réelle, mais elle sera progressive. C’est pourquoi la DSP est prévue sur 5 ans, ce qui nous laisse la
capacité d’ajuster.
Concernant la question de la végétalisation du parking Penthièvre, nous nous sommes
effectivement penchés sur le sujet. Pour l’instant, ce principe sera appliqué sur les places restantesConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 31
du parking des Ailantes, soit une vingtaine environ. Elles seront aménagées avec un système de
pavés et de gravillons permettant la perméabilité du sol.
Ce choix s’explique par le fait que le parking des Ailantes connaît beaucoup moins de mouvements
que celui de Penthièvre, où la fréquentation est bien plus intense. Nous allons donc observer le
résultat sur les Ailantes, et si le dispositif s’avère solide et satisfaisant, il pourra ensuite être
envisagé à Penthièvre.
Il est important de préciser qu’il ne s’agit pas de végétalisation, mais bien de
désimperméabilisation. Il n’y aura pas d’herbe, car elle ne résisterait pas au passage fréquent des
véhicules. Les zones de stationnement seront donc traitées de cette manière, tandis que les voies
de circulation resteront probablement en enrobé, afin de garantir leur robustesse.
Enfin, concernant les salariés qui travaillent à Sceaux, mais n’y habitent pas, et qui doivent donc
s’acquitter du tarif annuel de 300 euros au lieu du tarif résident de 89 euros. Je rappelle que les
employeurs, qu’ils soient publics ou privés, ont l’obligation de prendre en charge 50 % du Pass
Navigo et peuvent, s’ils le souhaitent, aller jusqu’à 75 %.
C’est ce que fait la Ville pour ses propres agents. Les agents paient le tarif normal et la Ville
participe pour environ 210 euros, laissant un reste à charge de 90 euros. Il n’y a rien qui empêche
les autres employeurs d’en faire autant. C’est à chacun d’assumer ses responsabilités. J’ai d’ailleurs
répondu en ce sens aux enseignants. Je comprends bien leurs difficultés, mais il revient à l’État, en
tant qu’employeur, de participer à ce coût. Nous ne pouvons pas prendre en charge à leur place,
d’autant que juridiquement, je ne suis pas certain que cela soit possible.
Jean-Christophe DESSANGES
Monsieur le maire, j’ai porté à votre connaissance ce matin – ou cet après-midi, je crois – plusieurs
amendements que j’ai également partagés avec mes collègues. J’aimerais en dire quelques mots
avant que nous ne passions au vote, s’il vous plaît.
M. le maire
Si vous voulez, mais il me semble que nous y avons plus ou moins répondu.
Jean-Christophe DESSANGES
Ce que nous voulions, c’était proposer quatre amendements à cette délibération que nous
introduisons de la manière suivante : « Conformément à l’article L1411-1 du code général des
collectivités territoriales, le conseil municipal subordonne l’autorisation donnée au maire de
signer le contrat de délégation à l’intégration par le délégataire des objectifs suivants : ».
Le premier porte sur la transition climatique. Nous pensons que la Ville doit conserver la
possibilité, au cours de l’exécution du contrat, de supprimer des places de stationnement afin deConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 32
végétaliser des espaces publics et ainsi lutter contre les îlots de chaleur. Ces suppressions ne
devraient donner lieu à aucune compensation financière au bénéfice du délégataire.
Pour moi, il est normal qu’il n’y ait pas de double peine. Si nous faisons face à des îlots de chaleur,
il n’est pas concevable que la Ville doive en plus payer. Et, de fait, nous avons déjà une bonne
visibilité sur leur localisation.
Le deuxième concerne les mobilités douces. Merci, Monsieur le maire, pour vos explications
pertinentes sur le fait que nous ne devrions pas rencontrer de difficultés pour déployer des pistes
cyclables sans dépasser le seuil de 5 % de compensation. Je reste néanmoins persuadé que ce seuil
est relativement bas. Nous avons déjà vu, lors de la précédente délégation, que certaines
expérimentations n’avaient pas pu avoir lieu en raison de ce plafond. Je pense notamment à une
expérimentation sur une voie vélo. Et il ne s’agit pas seulement des pistes cyclables, les
cheminements piétons doivent aussi être pris en compte. Je citerai par exemple, la rue du Lycée
dans laquelle l’un des trottoirs y est trop étroit pour permettre à une poussette ou à un fauteuil
roulant de circuler en toute sécurité. L’élargissement du trottoir impliquerait la suppression d’une
vingtaine de places, entre l’avenue de Verdun et l’avenue de Fontenay.
Le troisième, évoqué par mon collègue Bernard, concerne l’électromobilité. Il s’agit du respect de
la loi LOM. Le contrat doit prévoir qu’au moins 5 % des places de stationnement soient équipées
de bornes de recharge pour véhicules électriques, dont une part en charge rapide, notamment dans
les parkings structurants comme Penthièvre et Charaire, conformément à l’esprit de la loi LOM et
aux objectifs nationaux de décarbonation.
Enfin, le dernier concerne une clause sociale d’inclusion. Certes, le délégataire affiche une
politique RSE ambitieuse, mais j’aurais souhaité voir dans ce contrat une clause spécifique
prévoyant la mobilisation d’un volume minimal d’heures de travail réservées à des publics en
insertion, en lien avec les acteurs locaux de l’emploi et de la formation. On parle tout de même
d’un demi ETP, ce qui, pour une ville comme Sceaux, permettrait déjà de faire pas mal de choses.
Francis BRUNELLE
Monsieur le maire, je souhaitais simplement préciser que je ne suis pas en mesure de prendre
position sur les amendements qui viennent d’être présentés, car je n’en ai pas eu connaissance en
amont de ce conseil municipal. Je ne peux donc pas me prononcer sur leur pertinence.
M. le maire
Monsieur Pattée, est-ce que vous pouvez apporter quelques précisions ? Il me semble tout de même
que nous avons déjà répondu à la plupart de ces questions.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 33
Je voudrais rappeler qu’on n’amende pas ce type de sujet de cette manière. Une DSP, c’est le fruit
d’une discussion et d’une négociation approfondies, qui ont d’ailleurs permis d’aborder l’ensemble
des points évoqués.
Ce n’est pas en séance du conseil municipal que l’on renégocie tout cela. D’ailleurs, pour négocier,
il faudrait que le délégataire soit présent et en mesure de répondre. Or, ce n’est pas le cas et je ne
suis pas capable de répondre à sa place.
Nous avons conduit une négociation en recherchant l’équilibre le plus conforme à l’intérêt général
de la ville, et c’est sur cette base que nous avons abouti à la proposition actuelle.
Monsieur Pattée, je vous invite à rappeler les éléments essentiels.
Patrice PATTÉE
Oui, je peux rappeler quelques éléments.
Sur le seuil de 5 %, puisque vous l’avez évoqué à plusieurs reprises, vous n’êtes pas dans le secret
de la négociation, mais ce qu’il faut savoir, c’est que le candidat, lorsqu’il a remis son offre, était
en deçà de ce seuil. Les 167 places correspondent donc au résultat d’une négociation.
Au passage, et cela rejoint votre remarque sur la végétalisation, nous avons estimé à environ
90 places les suppressions liées à l’application de la loi LOM, c’est-à-dire le respect des 5 mètres
en amont des passages piétons. Ces 90 places ne sont pas comptabilisées dans les 3 350.
Concrètement, cela veut dire que les 167 places prévues s’ajoutent à ces 90 places déjà identifiées
comme devant être neutralisées. Nous ne pouvons pas garantir que tout sera réalisé d’ici au
31 décembre 2026, mais nous allons nous y employer. Et notre objectif, c’est bien de végétaliser
ces zones, ce qui rejoint vos préoccupations sur la lutte contre les îlots de chaleur et l’adaptation
au changement climatique.
Sur les infrastructures de recharge électrique, vous dites que le compte n’y est pas. C’est vrai, et ce
n’est pas complètement vrai. Nous avons intégré dans nos obligations toutes les bornes déjà
installées : avenue de la Gare, devant la mairie, avenue Franklin Roosevelt et avenue Paul
Langevin. Cela représente un nombre significatif de points de charge. Cette approche est conforme
à la loi LOM et a été validée. Si la demande augmente, il n’est pas impossible que nous rajoutions
des bornes, que ce soit en voirie ou dans les parkings.
Concernant la clause sociale d’insertion, elle est bien appliquée par le délégataire, à l’échelle
nationale. Cela ne se voit pas toujours localement, mais c’est une obligation respectée et suivie,
comme en attestent les rapports annuels.
Enfin, sur les cheminements piétons, certains trottoirs n’atteignent pas 1,40 m de large, mais rue
du Lycée, un des deux trottoirs respecte la norme. Et permettez-moi une remarque un peu
provocatrice : aujourd’hui, avec la baisse importante du trafic motorisé, la rue dans son ensembleConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 34
devient un espace largement partagé, où les piétons circulent beaucoup plus librement. On voit se
développer de plus en plus ces usages partagés. Je pense notamment à la rue des Clos Saint-Marcel.
M. le maire
Je suis désolé, mais nous ne pouvons pas voter ces amendements, car la négociation a déjà eu lieu
entre l’exécutif et le délégataire. Nous avons d’ailleurs voté ici même le cahier des charges, et c’est
bien à ce moment-là que ces points pouvaient être discutés.
Je mets donc aux voix cette délibération, qui comporte deux volets : d’abord le contrat de
délégation de gestion du stationnement, puis la convention de mandat.
Sur le premier point : qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à la majorité avec 31 voix pour (MM. Philippe Laurent, Jean-Philippe
Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes,
Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-
Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric
Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier,
Claire Vigneron, Corinne Deleuze, M. Konstantin Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine
Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz, Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane
Gautier, M. Fabrice Bernard Mme Maud Bonté, M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane
Wietzerbin) ; 1 vote contre (M. Xavier Tamby)
Sur le deuxième point qui concerne la convention de mandat : qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à la majorité avec 31 voix pour (MM. Philippe Laurent, Jean-Philippe
Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes,
Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-
Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric
Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier,
Claire Vigneron, Corinne Deleuze, M. Konstantin Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine
Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz, Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane
Gautier, M. Fabrice Bernard Mme Maud Bonté, M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane
Wietzerbin) ; 1 vote contre (M. Xavier Tamby)Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 35
X- FEUILLE DE ROUTE « BIEN VIVRE ET RÉUSSIR AUX BLAGIS »
Approbation de la convention d’utilisation de l’abattement de la taxe foncière sur les propriétés bâties dans les quartiers prioritaires de la politique de la Ville.
Isabelle DRANCY
Comme vous le savez, depuis le décret de décembre 2023, le quartier intercommunal des Blagis
fait partie des quartiers Engagement 2030. Le contrat signé en mars 2024, qui fixe plusieurs
orientations, s’inscrit dans le prolongement de la démarche « Parlons ensemble des Blagis », cette
feuille de route que nous avions adoptée en 2021.
Nous franchissons aujourd’hui une étape supplémentaire dans cette collaboration visant à améliorer
le quartier, puisque nous vous proposons par cette délibération de voter un abattement de 30 % sur
la taxe foncière sur les propriétés bâties. Cet abattement concernerait 76 logements, soit une perte
de recettes de 16 090 €, compensée à hauteur de 40 % par l’État.
Pourquoi cette exonération partielle ? Parce qu’elle s’inscrit dans un engagement tripartite entre
l’État, Vallée Sud-Grand Paris et la Ville de Sceaux. Elle doit permettre d’agir dans trois directions
principales :
L’entretien du cadre de vie
La tranquillité résidentielle,
Le renforcement du lien social.
La convention s’appliquera du 1er janvier 2026 jusqu’en 2030. La Ville centralisera toutes les
propositions d’action en vue d’améliorer la qualité de vie dans le quartier des Blagis avant toute
prise de décision. Ces propositions devront être transmises avant le 15 novembre, afin d’être mises
en œuvre dès le 1er janvier 2026. Le maire validera les mesures retenues ainsi que les dépenses
correspondantes.
Vous trouverez en annexe un aperçu des actions envisagées, comme l’amélioration de la gestion
des déchets et l’entretien des locaux poubelles, le soutien à des actions favorisant le vivre-
ensemble, le renforcement de l’accompagnement social en organisant par exemple un appel à idées
auprès des habitants sur la transformation des locaux situés sur le parking Marc Sangnier.
Tous ces éléments sont énumérés dans l’annexe.
Enfin, le pilotage opérationnel sera assuré par la direction de proximité du bailleur social, afin que
les actions soient concrètes et adaptées aux besoins du terrain.
Voilà l’objet de cette convention que je viens de résumer et dont les détails figurent dans l’annexe.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 36
M. le maire
Merci, Madame Drancy. Vous avez vu que cela porte sur un montant extrêmement faible.
Qui souhaite intervenir ?
Maud BONTÉ
Merci, Madame Drancy.
Alors, en ce qui concerne ce texte, il y a quand même un goût de revenez-y.
Un abattement de 30 % compensé à 40 % par l'État est accordé aux bailleurs sociaux des
76 logements cités. Pourquoi ce cadeau aux bailleurs sociaux alors que les actions présentées sont
déjà traitées par le contrat Engagement Quartiers 2030 ?
Concernant le premier point que vous avez cité, l'entretien du cadre de vie, il s'agit du nettoyage
des graffiti à retirer qui font déjà partie des obligations des bailleurs, de la gestion des encombrants
qui se traduit par l'envoi d'un courrier et quelques affichettes pompeusement baptisées « Campagne
d'information » et enfin de sécuriser les locaux vélos et poussettes par un digicode.
Concernant la tranquillité résidentielle, il s'agit – c'est dans le texte que vous nous soumettez – de
la présence d'agents de médiation sociale alors que le contrat Engagement Quartiers 2030 l'avait
déjà instauré. D'ailleurs, il en a résulté trois médiateurs sociaux en parka orange présents
actuellement jusqu'à 22 h, mais dont le bilan est décevant, puisque le point de trafic prospère, ce
qui inquiète fortement les habitants.
Concernant le lien social, il est prévu l'installation d’un banc. Un banc, ça valait le coup de faire
une nouvelle convention !
L'organisation aussi d'un appel à idées, mais nos idées, on les a déjà portées – vous le disiez vous-
même – lors du « Parlons ensemble des Blagis » qui, à mon sens, n'ont pas d'ailleurs été très
écoutées.
Et puis les éternelles modalités de pilotage technique et décisionnel avec suivi et bilan. Éternelles,
car déjà instaurées dans la convention Quartiers 2030.
Tout ceci est très bien, sauf que ces actions présentées sont déjà incluses dans Quartiers 2030.
Alors, de quoi s'agit-il concrètement à part faire un cadeau aux bailleurs sociaux pour des missions
qu'ils devraient déjà assurer ?
Cette déduction de taxe foncière de 30 % en faveur des bailleurs sociaux nous fait perdre des
ressources et la compensation de 40 % de l'État plombe encore plus les comptes nationaux.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 37
Alors vous venez de dire que 16 000 euros, ce n’est rien. C'est quand même une année de salaire
d'un employé de catégorie C. Ce n'est pas si rien.
Xavier TAMBY
Écoutez, je crois que cela ne trompe personne. C’est un effet d’annonce, et je ne peux pas
m’empêcher de faire le lien avec la délibération précédente comme avec celles qui vont suivre.
J’ai été frappé par le côté un peu lunaire de la discussion sur la DSP sur le stationnement payant.
Je ne sais pas si vous discutez avec les Scéens, mais il existe un vrai sentiment de matraquage fiscal
à Sceaux. Ils viennent de recevoir leur taxe foncière, et c’est une brutalité incroyable. Pendant ce
temps, nous avons eu tout à l’heure une discussion de salon pour savoir si EFFIA allait investir
quelques moyens pour installer un simple dispositif permettant aux cyclistes de ranger leurs effets
personnels.
La réalité, c’est que le stationnement payant est perçu comme du matraquage fiscal, tout comme la
taxe foncière, au niveau où vous les avez portés.
Et voilà qu’à quelques mois des élections municipales, vous présentez un package de délibérations
sur les Blagis. Certes, le montant paraît dérisoire, mais 16 000 euros restent 16 000 euros, comme
l’a justement rappelé Maud Bonté. Cela vous permettra, à peu de frais, d’afficher votre
bienveillance pour les Blagis. Vous savez qu’il y a là une réserve électorale non négligeable que
vous cherchez à mobiliser par le biais d’actions de communication et de vos relais. Les trois
délibérations en question serviront précisément à cela.
Je trouve cette démarche assez culottée, même si, venant de vous, on n’est plus vraiment surpris
par le cynisme dont vous faites preuve sur le plan politique comme dans vos pratiques de gestion
de la ville. Pour tout dire, je considère que c’est vraiment du foutage de gueule, et même assez
indécent.
Je voterai évidemment contre cette délibération.
M. le maire
Merci pour cette intervention constructive.
Xavier TAMBY
Comme toujours.
Liliane WIETZERBIN
À la lecture de cette délibération, je comprends bien la logique qui la sous-tend et, sur le principe,
pourquoi pas. Mais il me semble important de rester vigilants. Il ne faudrait pas que ce dispositifConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 38
se transforme en effet d’aubaine pour les bailleurs sociaux, notamment pour des actions qui
relèvent déjà de leurs missions habituelles, comme la gestion des déchets ou des encombrants.
C’est peut-être sur l’axe renforcement du lien social que l’on pourra trouver une vraie valeur
ajoutée. J’ai bien entendu que vous avez précisé que les actions seraient répertoriées et validées
avant toute mise en œuvre, et cela me paraît essentiel.
Par ailleurs, pourquoi ne pas imaginer aussi que cet abattement de taxe foncière puisse se traduire
par une baisse des loyers ? Même si l’on parle de seulement 76 logements, et que cela peut paraître
complexe à mettre en place, ce serait une piste à examiner.
En résumé, il faudra effectivement se demander comment éviter que ce dispositif ne devienne un
effet d’aubaine pour les bailleurs sociaux, qui pourraient s’en servir pour financer des missions
relevant déjà de leur responsabilité. La question est donc de savoir quel contrôle sera mis en place
et comment sera appréciée la liste des actions qui nous sera proposée. Et puis, pourquoi ne pas
envisager également, dans le package, une baisse des loyers, afin que les habitants puissent en
bénéficier directement ?
Sabine NGO MAHOB
Par rapport à cette proposition, il faut rappeler que, puisque nous sommes entrés dans le dispositif
des quartiers prioritaires, les loyers sont déjà gelés jusqu’en 2030. Il n’y a donc pas véritablement
de sujet majeur à ce niveau. Et je peux en témoigner, ayant moi-même longtemps habité aux Blagis,
les loyers y sont très bas. Je ne sais pas ce qu’il en est pour Hauts-de-Seine Habitat, mais avec
Sceaux Bourg-la-Reine Habitat, les loyers sont très raisonnables.
Les habitants ne se plaignent pas du montant de leur loyer, mais plutôt de questions de gestion
courante, comme les poubelles qui débordent ou encore le manque de stationnements pour les
vélos, y compris dans les logements récents.
C’est pour cette raison que les aménagements proposés vont clairement dans le bon sens, pour
améliorer le quotidien des habitants des Blagis. Ils ne sont pas laissés de côté.
Et je voudrais rappeler qu’au cours de ces six dernières années, depuis notre élection, nous avons
déjà réalisé beaucoup de choses pour ce quartier : la place des Ailantes, la salle de sport, et bien
d’autres équipements. Ce n’est donc pas un effet d’aubaine lié à l’échéance électorale. Les besoins
sont bien réels, notamment pour l’aménagement des espaces extérieurs et de la voirie. Et c’est
vraiment nécessaire.
Jean-Christophe DESSANGES
Je poserai une question très simple : pourquoi avoir attendu 2026 pour lancer ces abattements, alors
que les contrats Engagement Quartiers 2030 ont été signés dès avril 2024 ?Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 39
Maud BONTÉ
Est-ce que je peux poser une question complémentaire par rapport à l’intervention de Sabine Ngo
Mahob ?
J’aimerais avoir une précision juridique. Le dispositif Quartiers Prioritaires de la Ville, est-ce qu’il
bloque les loyers uniquement pour les 76 logements concernés ? Parce que, quand on regarde le
périmètre du QPV sur le plan, cela ne couvre pas l’ensemble des Blagis, mais seulement quelques
rues. Cela ne concerne pas tous les Blagis.
Isabelle DRANCY
À Sceaux.
Maud BONTÉ
Bien sûr, à Sceaux. Mais cela ne concerne pas tous les Blagis. Il ne faut donc pas laisser croire que
tous les Blagis ont cet avantage.
M. le maire
Mais on ne laisse rien croire du tout !
Isabelle DRANCY
Je voudrais répondre sur l’idée selon laquelle cette politique serait électoraliste. Ce n’est pas du
tout le cas. Nous n’avons pas lancé ce travail il y a six mois. En 2021, nous avons consacré tout un
conseil municipal aux Blagis, avec une feuille de route relayée ensuite dans le magazine municipal.
Depuis, nous avons conduit de nombreuses actions, notamment sur l’amélioration du centre
commercial ou encore la médiation avec les médiateurs en orange, qui ne relèvent absolument pas
du contrat relatif aux quartiers prioritaires de la ville. Relisez le contrat.
Le QPV, lui, est centré sur trois axes : la réussite éducative, l’insertion des jeunes et la tranquillité
publique. Ce que nous proposons aujourd’hui, c’est de permettre aux bailleurs sociaux d’améliorer
très concrètement la qualité de vie. Nous avons fait un diagnostic en marchant, en rencontrant les
habitants, qui nous ont parlé de problèmes très concrets : poubelles qui débordent le week-end,
encombrants déposés n’importe où, halls dégradés… D’où la nécessité de travaux d’aménagement
et aussi d’accompagnement pour expliquer et sensibiliser les habitants.
C’est vrai, comme le soulignait Mme Wietzerbin, que le risque serait que tout cela reste théorique.
Mais nous avons prévu des garanties : une gouvernance claire, des points d’étape réguliers, et
surtout aucune dépense engagée sans validation préalable du maire. Cela doit assurer que les
actions prévues soient réellement mises en œuvre.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 40
J’ajoute que ce dispositif ne bénéficiera pas seulement aux 76 logements directement concernés
par l’abattement. Concrètement, la convention permet d’avoir un spectre d’action beaucoup plus
large.
Alors oui, 16 000 euros représentent un coût. Ce n’est pas négligeable – même si cela n’est pas un
salaire de catégorie C, comme vous l’avez dit, car cela ne représenterait même pas le SMIC – mais
c’est suffisant pour déclencher des actions qui bénéficieront à l’ensemble du quartier, bien au-delà
des seuls logements concernés.
Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait plus tôt ? Parce qu’après la vente des logements par ICADE à
Hauts-de-Seine Habitat, ils bénéficiaient encore d’une exonération de longue durée. La Ville ne
percevait donc aucune taxe foncière jusqu’à très récemment, et il fallait attendre la fin de ce régime
avant d’envisager une exonération partielle.
Nous voulons surtout garantir des résultats concrets pour les habitants. C’est pourquoi le pilotage
sera rapproché et ciblé sur des actions très concrètes : une meilleure gestion des encombrants, la
réaffectation de locaux désaffectés, l’implication des jeunes à travers des projets comme la
réparation de vélos, etc.
Un comité de pilotage réunissant l’État et les directions de proximité des bailleurs veillera à la
bonne mise en œuvre de ces actions, pour que les habitants constatent réellement les améliorations.
Liliane WIETZERBIN
J’aurai une proposition qui est de faire participer les habitants aux propositions.
Isabelle DRANCY
C’est prévu. Il est prévu d’associer les locataires à la définition des besoins et au diagnostic.
M. le maire
Cette convention, qui porte sur un montant somme toute relativement modeste, vous est présentée
parce qu’un accord a été trouvé entre les quatre communes. Les trois autres communes ont souhaité
bénéficier de cet abattement, malgré certaines réticences, et l’État a fortement insisté pour que la
démarche aboutisse. Il n’était donc pas envisageable pour nous de nous désolidariser des trois
autres communes.
Sur le fond, je pense qu’il faut cesser de considérer les Blagis comme un quartier abandonné.
Isabelle Drancy a rappelé la feuille de route votée par le conseil municipal il y a quatre ans, en
présence de nombreux partenaires, le président du Département, le commissaire de police, entre
autres. Cette feuille de route a donné lieu à de multiples réalisations, et la quasi-totalité des actions
prévues a été mise en œuvre grâce à des investissements importants, rendus possibles avec le
soutien de nos partenaires, notamment le Département.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 41
Quant aux médiateurs de rue, ils n’ont pas vocation à résoudre les points de deal. C’est le travail
de la police nationale, qui existe toujours et qui, je le rappelle, agit activement. Elle est parfaitement
consciente du sujet, et des interpellations ont eu lieu à plusieurs reprises ces derniers mois. La suite
relève de la justice.
Cessons donc de pleurnicher sur le quartier des Blagis. Nous poursuivrons nos investissements
dans ce secteur, comme nous le faisons dans tous les autres quartiers de la ville.
Nous passons au vote sur cette convention.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à la majorité avec 30 voix pour (MM. Philippe Laurent, Jean-Philippe
Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes,
Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-
Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric
Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier,
Claire Vigneron, Corinne Deleuze, M. Konstantin Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine
Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz, Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane
Gautier, MM. Fabrice Bernard Philippe Szynkowski, Mme Liliane Wietzerbin) ; 2 voix contre
(Mme Maud Bonté, M. Xavier Tamby).
Approbation de conventions relatives à l’organisation d’un séjour intercommunal
Isabelle DRANCY
Il est proposé, par cette délibération, de mettre en place une action en faveur d’une meilleure
insertion des jeunes. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’Engagement Quartiers 2030 et vise à
développer des actions spécifiques, notamment pour lutter contre les phénomènes de bandes, et
promouvoir la mixité sociale, les valeurs républicaines, la citoyenneté, l’engagement et la
responsabilité.
Dans ce cadre, il est envisagé d’organiser un séjour intercommunal auquel participeront 32 jeunes
issus des quatre villes, soit huit par commune. Ce séjour se déroulera dans le Calvados, pendant les
vacances de la Toussaint, du 20 au 24 octobre.
L’objectif est de favoriser le vivre-ensemble, l’écoute et la compréhension mutuelle, à travers une
expérience collective de mixité et de partage.
Deux délibérations sont soumises au vote. La première porte sur la convention d’organisation du
séjour précisant notamment sa durée et ses modalités, et la seconde concerne la mise à disposition
d’un personnel par chaque ville. Pour Sceaux, il s’agira d’un animateur titulaire chargé, en lien
avec ses collègues, d’assurer l’encadrement et l’organisation du séjour.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 42
La convention détaille également le programme des activités : des jeux, mais aussi la découverte
de métiers, la visite d’un centre d’insertion comme un Esat, etc.
Voilà ce que l’on vous propose de voter.
M. le maire
Est-ce qu’il y a des questions ?
Liliane WIETZERBIN
Vous venez de dire qu’il fallait arrêter d’affirmer que tout va mal au Blagis, et je trouve que les
termes employés dans la convention sont mal choisis. On y lit : « Pour faire face aux difficultés
sociales que vivent les jeunes du quartier du Blagis perte de repères, décrochage scolaire,
conduites à risques et manque de formation entravant leur insertion professionnelle, etc. ». Cela
me pose problème, car on généralise. On donne l’impression que tous les jeunes des Blagis sont
concernés par ces difficultés, alors que ce n’est évidemment pas le cas. Je préférerais que l’on
emploie le terme plus nuancé de jeunes habitants, comme celui que vous utilisez d’ailleurs dans la
délibération.
Je trouve que cette formulation est assez stigmatisante. C’est mon premier point sur la forme.
Sur le fond, au regard de l’ampleur des difficultés décrites, je ne suis pas certaine que ce séjour soit
à la hauteur des enjeux. J’aimerais donc avoir davantage de précisions sur le principe qui sous-tend
cette démarche et sur la manière concrète dont elle pourra répondre à ces problématiques.
Par ailleurs, je note que seuls huit jeunes par ville sont concernés. Comment sont-ils choisis ? Est-
ce sur la base du volontariat ? Quels critères sont retenus ?
Enfin, dernière question : cette action a-t-elle vocation à être reconduite d’une année sur l’autre ?
M. le maire
Nous ferons part de vos remarques à la commune de Fontenay-aux-Roses qui a rédigé la
convention.
Liliane WIETZERBIN
J’avoue que notre délibération est mieux rédigée.
M. le maire
Ce genre de travail commun avec les communes se fait généralement sans délibération. Si nous
devons en adopter une aujourd’hui, c’est uniquement pour des raisons juridiques, puisqu’un
animateur salarié de la Ville sera directement impliqué dans l’organisation du séjour.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 43
Isabelle DRANCY
Ce que je voulais dire, c’est qu’effectivement, ce ne sont peut-être pas les termes que nous aurions
choisis, mais il ne faut pas non plus se cacher derrière son petit doigt : si le quartier a été retenu
dans le cadre d’Engagement Quartiers 2030, c’est bien parce qu’il présente certaines réalités. La
convention rappelle d’ailleurs quelques éléments : une population très jeune, un besoin de soutien
à la parentalité, une proportion plus importante de bénéficiaires du RSA, un taux d’emploi inférieur
à la moyenne d’Île-de-France, un chômage élevé et une population composée presque
exclusivement de locataires.
Concernant le choix des jeunes, il se fera sur la base du volontariat parmi ceux qui fréquentent la
Rotonde.
L’idée de ce séjour, c’est aussi de répondre à certaines inquiétudes. On a entendu parler de bandes,
de rixes parfois. Justement, l’objectif est de créer du vivre-ensemble, d’apprendre à se parler et à
échanger. D’ailleurs, quand on regarde le programme, on voit bien qu’il comporte plusieurs temps
forts dédiés au dialogue et aux discussions.
M. le maire
Nous passons au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à l’unanimité.
Attribution d’une subvention complémentaire à l’Association de développement
intercommunal des Blagis.
Mmes Annie Bach, Sabine Ngo Mahob, et M. Philippe Laurent quittent la salle du conseil à
21 h 57.
Isabelle DRANCY
Il vous est proposé de voter une subvention complémentaire à l’ADIB. Comme vous le savez, cette
association gère la Maison du droit et de la justice aux Blagis, sous l’autorité du président du
tribunal judiciaire, et s’efforce d’être au plus près des habitants. Elle assurera également le pilotage
des actions mises en œuvre dans le quartier intercommunal des Blagis.
Dans ce cadre, un chef de projet a été recruté. Sa mission sera non seulement de coordonner ces
actions, mais aussi de rechercher des financements supplémentaires et de travailler sur le projet de
Cité éducative.
Comme ce poste n’avait pas été budgété, les quatre communes concernées se sont engagées à verser
une subvention complémentaire. Celle-ci s’élève à 6 250 euros d’ici la fin de l’année 2025 et
permettra de rémunérer la personne chargée de piloter l’ensemble de ces actions.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 44
Jean-Philippe ALLARDI
Y a-t-il des questions ? Je n’en vois pas.
Nous passons au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à la majorité avec 28 voix pour (M. Jean-Philippe Allardi,
Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes,
Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-
Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Frédéric Guermann, Mme Sakina Bohu,
M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier, Claire Vigneron, Corinne Deleuze, M. Konstantin
Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz,
Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane Gautier, M. Fabrice Bernard Mme Maud Bonté,
M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane Wietzerbin) ; 1 vote contre (M. Xavier Tamby)
Mmes Annie Bach, Sabine Ngo Mahob, et M. Philippe Laurent réintègrent la salle du conseil à
21 h 59.
XI- RESSOURCES HUMAINES
Adaptation du tableau des effectifs pour les filières administratives, technique, médico- sociale, culturelle, police municipale et animation.
M. le maire
Il s’agit d’une délibération assez classique visant à prendre en compte différents mouvements de
personnel. Concrètement, il est proposé de supprimer un poste sur le grade d’adjoint administratif
et de créer un poste sur le grade d’attaché principal ainsi qu’un poste sur le grade de rédacteur.
Un nouvel ajustement, post-recrutement en cours, sera effectué le moment venu afin de supprimer
le poste surnuméraire. À moyen terme, il n’y aura donc pas d’augmentation du nombre total de
postes.
Vous disposez du bilan complet ainsi que du tableau récapitulatif des effectifs.
Est-ce qu’il y a des questions ?
Xavier TAMBY
Une remarque : lorsque vous avez été élu maire en 2001 – je cite ce chiffre de mémoire, donc je
peux me tromper – les effectifs de la Ville étaient d’environ 200. Aujourd’hui, ils sont de 449.
Ma question porte sur la création du poste sur le grade d’attaché principal. De quelle fonction
précise s’agit-il, s’il vous plaît ?Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 45
M. le maire
Si l’on crée des postes, ce n’est pas forcément sur des fonctions précises. On crée des postes pour
qu’ils puissent être pourvus, mais l’affectation relève du maire, qui organise l’administration
municipale. Ce n’est pas une prérogative du conseil.
Par ailleurs, le chiffre que vous avancez est totalement faux. Nous n’étions pas 200, mais plutôt
autour de 350 en 2001. Nous avions déjà les effectifs liés aux crèches, et le cinéma existait déjà
également à cette date.
Les seules augmentations significatives concernent essentiellement la police municipale, qui
comptait très peu d’agents à l’époque, alors qu’aujourd’hui, on en compte plus de 20 dans
l’ensemble du service.
Mais peut-être estimez-vous qu’il ne fallait pas recruter des policiers municipaux…
Nous passons au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à la majorité avec 31 voix pour (MM. Philippe Laurent, Jean-Philippe
Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes,
Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-
Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric
Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier,
Claire Vigneron, Corinne Deleuze, M. Konstantin Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine
Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz, Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane
Gautier, M. Fabrice Bernard Mme Maud Bonté, M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane
Wietzerbin) ; 1 vote contre (M. Xavier Tamby)
XII- AFFAIRES FINANCIÈRES
Budget ville-exercice 1025-approbation de la décision modificative n° 2.
Isabelle DRANCY
Nous vous proposons de voter la deuxième décision modificative du budget 2025. Vous vous
souvenez que le budget primitif a été adopté en mars 2025, puis qu’une première délibération
modificative a été votée le 26 juin 2025.
Cette seconde délibération prévoit une hausse de la section de fonctionnement de 390 000 euros.
Cette augmentation s’explique principalement par une hausse des dépenses de personnel à hauteur
de 320 000 euros, ainsi que par l’obligation pour la Ville de procéder aux versements de capital
décès aux ayants droit de deux agents municipaux décédés.
À cela s’ajoutent quelques ajustements fiscaux.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 46
Du côté des recettes de fonctionnement, nous intégrons une augmentation des produits fiscaux,
pour un montant de 100 000 euros, et une hausse des recettes liées aux droits de mutation estimée
à 150 000 euros.
Concernant l’investissement, les nouvelles sont plutôt positives puisqu’en recettes, nous
enregistrons 200 000 euros supplémentaires de subventions, ce qui permet de réduire le recours à
l’emprunt.
En dépenses, nous devons intégrer les dépenses liées au projet de végétalisation de l’avenue
Poincaré, qui sera subventionné par la MGP à hauteur de 80 %.
Cette décision modificative n’affecte pas l’autofinancement prévisionnel et réduit même le recours
à l’emprunt de 200 000 euros.
Il vous est donc proposé d’adopter cette délibération.
M. le maire
Merci, Madame Drancy.
Est-ce qu’il y a des questions ?
Xavier TAMBY
Je suis tout de même très surpris par l’incapacité des services à maîtriser la masse salariale.
320 000 euros de dépenses de personnel supplémentaires, cela me paraît considérable au regard du
volume global.
Et j’avoue ne pas comprendre la justification que vous avancez : « + 320 000 € de frais de
personnels (rémunérations et charges) du fait d’une très faible rotation, de remplacements très
rapides des agents quittant la collectivité (ce qui montre l’attractivité de la Ville), notamment dans
les services d’accueil de la petite enfance et de la police municipale, et du fait de remplacement
d’agents en maladie ou en reclassement ».
Est-ce que l’on peut avoir un peu plus de détails, car c’est un peu touffu et pas très clair.
Jean-Christophe DESSANGES
L’ouverture d’un crédit de 100 000 euros est prévue pour financer des études complémentaires.
Pourriez-vous nous préciser les montants et les intervenants associés à chacune de ces études ?
Quel est également le montant estimatif des travaux envisagés pour les projets mentionnés, et
quelles subventions ont déjà été identifiées (montants, financeurs et taux de prise en charge) ?
Par ailleurs, sur quel calendrier prévisionnel la Ville prévoit-elle d’engager ces opérations,
notamment pour la couverture des terrains de tennis et la réhabilitation du site de l’Amiral ?Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 47
Enfin, j’aurais une deuxième question : vous indiquez dans cette DM que le démarrage des travaux
de la crèche a connu un léger retard. Ce décalage aura-t-il un impact sur le calendrier de livraison
de l’équipement ?
Isabelle DRANCY
Sur la question du personnel, il faut relativiser ce qui a été présenté comme un non-pilotage : les
320 000 euros supplémentaires représentent environ 1 % d’une masse salariale de 22 millions
d’euros. Ce n’est donc pas un dérapage majeur.
Par ailleurs, jusqu’à présent, entre le départ d’agents par démission, mutation ou mobilité vers la
province et leur remplacement, il s’écoulait un certain délai, parfois de trois à six mois. Cela pouvait
même nous contraindre à fermer des sections de crèche faute de personnel disponible. Or, grâce à
une politique de recrutement plus volontariste, avec une meilleure communication, notamment sur
les réseaux sociaux, ou lors d’événements comme le cross, nous avons aujourd’hui davantage de
candidatures. Le délai entre le départ d’un agent et son remplacement s’est donc considérablement
réduit. C’est ce que nous avons voulu souligner dans cette phrase.
Concernant les 100 000 euros évoqués, ils correspondent à des études complémentaires de maîtrise
d’œuvre, pour approfondir ou préciser certains points, notamment en lien avec l’Amiral.
S’agissant du calendrier, à ce stade, nous pensons pouvoir tenir les délais de livraison de la crèche.
Néanmoins, il s’agit d’un équipement complexe, du fait de sa proximité immédiate avec le
cimetière.
Liliane WIETZERBIN
La couverture des deux terrains de tennis, cela correspond bien à la bulle n° 3 ? Parce que, sauf
erreur, cela avait déjà été prévu.
Isabelle DRANCY
Le chantier a démarré.
M. le maire
C’est une opération assez complexe, mais le chantier démarre.
Nous passons au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à la majorité avec 28 voix pour (MM. Philippe Laurent, Jean-Philippe
Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle, Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes,
Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 48
Lerouge, MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric
Guermann, Mmes Sabine Ngo Mahob, Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier,
Claire Vigneron, Corinne Deleuze, M. Konstantin Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine
Lacroix, MM. Hugues Ossart, Philippe Clairaz, Mme Maud Bonté, M. Philippe Szynkowski,
Mme Liliane Wietzerbin) ; 1 vote contre (M. Xavier Tamby) ; 3 abstentions (M. Jean-Christophe
Dessanges, Mme Christiane Gautier, M. Fabrice Bernard).
XIII- VŒUX ET MOTIONS PROPOSÉS PAR LES GROUPES D’ÉLUS
Vœu du groupe Sceaux ensemble en faveur d'un hommage de la Ville à certains des résistants scéens et en particulier à Gaston Lévy.
Jean-Christophe DESSANGES
Monsieur le maire, chers collègues, membres du public, je souhaite partager avec vous un vœu en
faveur d’un hommage de la Ville à plusieurs résistants scéens, et plus particulièrement à Gaston
Lévy, dont une rue porte déjà le nom à proximité du collège Marie Curie.
Je vais vous donner lecture de ce vœu, que vous avez d’ailleurs tous en copie dans le fascicule.
Monsieur le maire, est-il possible de l’afficher également pour le public présent dans la salle ?
M. le maire
Moi, je ne peux pas, mais l'administration doit pouvoir le faire. Valérie Dec doit pouvoir l’afficher.
Elle sait toujours tout faire.
Jean-Christophe DESSANGES
Très bien. Je vais commencer.
Le conseil municipal de Sceaux,
Considérant l’importance de maintenir vivante la mémoire des femmes et des hommes qui se sont
engagés dans la Résistance face à l’occupant nazi,
Considérant l’exemple de courage et de patriotisme que représentent les figures locales de la
Résistance, déjà honorées par des rues qui portent leur nom,
Considérant que parmi sept rues dédiées à des résistants et une rue dédiée à un combattant de 39-
45, seules cinq plaques rappellent explicitement leurs actes de Résistance ou leur sacrifice, et que
trois autres – dont celle de Gaston Lévy – n’en portent pas la mention,
Considérant que la transmission de cette mémoire auprès des jeunes générations est une
responsabilité collective,
Émet le vœu :Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 49
1. Que la Ville de Sceaux engage une démarche visant à compléter l’ensemble des plaques de
rues portant le nom de résistants ou de combattants de la Seconde Guerre mondiale par une
mention explicite rappelant leur engagement et leur sacrifice, afin d’assurer une cohérence
mémorielle.
2. Que cette démarche soit mise en œuvre en particulier pour la rue Gaston Lévy, résistant
scéen assassiné par les Allemands à Saint-Amand-Montrond en juillet 1944, dont la tombe
au cimetière de Nanterre porte les mentions « Médaillé de la Résistance » et « Mort pour la
France ». Par décret du 31 mars 1947, il s’est vu attribuer la médaille de la Résistance
française.
La plaque pourrait rappeler qu’il fut :
« Gaston Lévy, résistant, mort pour la France – victime de la dernière grande rafle de Juifs en
France sous l’Occupation, unique acte de l’Holocauste en France, survenu à Saint-Amand-
Montrond en juillet 1944. »
3. Qu’à l’occasion de l’inauguration de ces nouvelles plaques, une cérémonie d’hommage soit
organisée, en présence des élus, des habitants, des familles et des associations mémorielles.
4. Que la Ville propose à l’association locale de mémoire de travailler avec les élèves du
collège Marie Curie, situé à proximité, ainsi qu’avec ceux de l’école du Centre, afin de faire
de cet hommage un temps de transmission éducative et citoyenne.
Dans le contexte actuel, où le rappel des valeurs de liberté, de courage et de fraternité est plus que
jamais essentiel, cet hommage collectif constituerait un geste fort pour la mémoire scéenne et pour
l’avenir de nos jeunes.
Je voulais juste rajouter qu'en adoptant ce vœu, nous rendons hommage à Gaston Lévy,
syndicaliste, socialiste et résistant dont le destin tragique s'est achevé en juillet 1944 dans le puits
de Guerry.
Jeté vivant dans un puits avec 35 autres hommes, femmes et enfants, il fut victime de l'unique acte
de l'Holocauste perpétré sur le sol français.
Employé de banque, il s'était engagé très tôt dans la défense des travailleurs et des idées de progrès.
Fondateur du syndicat des travailleurs de la banque, secrétaire de la fédération socialiste de la
Seine, acteur du mouvement coopératif, il fut de ceux qui portaient une vision de justice sociale et
de solidarité.
Pendant la guerre, il participa à la résistance, diffusant des journaux clandestins, aidant ses
coreligionnaires, organisant des parachutages d'armes.
Deux jours avant son arrestation, on lui proposa de gagner Londres en avion. Il refusa avec ces
mots : « Je pense pouvoir encore être utile ici ».Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 50
Reconnu médaillé de la résistance et mort pour la France, son nom figure sur le monument aux
morts de notre mairie, au rond-point de la résistance à Saint-Amant-Montrond, et même en Israël,
dans la forêt de Roglit, où une stèle porte le nom des 80 000 juifs français victimes de la Shoah.
Sa maison, de la rue des Imbergères à Sceaux, abrite encore ses descendants et reste un lieu chargé
de mémoire.
Aujourd'hui, en rappelant son parcours, nous faisons bien plus que poser un nom sur une rue, nous
inscrivons dans la mémoire collective de notre ville l'histoire d'un homme qui a préféré le courage
à la fuite, la solidarité au silence, la résistance à la soumission.
Je tiens aussi à remercier l'Association des Amis de Sceaux pour leur travail de mémoire, et
l'arrière-petit-fils de Gaston Lévy, qui a pris le temps de partager certains détails de la vie de son
aïeul que je viens d'évoquer.
Ce geste illustre que la mémoire n'est pas seulement un devoir collectif, mais aussi une transmission
familiale précieuse, qui nous permet aujourd'hui de mieux comprendre et de mieux honorer le
parcours de Gaston Lévy.
Que son souvenir éclaire les jeunes générations du collège Marie-Curie et de l'école du Centre,
toute proche de la rue qui porte son nom, et que notre ville, par ce vœu, s'engage à transmettre
l'exemple de Gaston Lévy, celui d'un citoyen debout, fidèle à ses convictions jusqu'au sacrifice
ultime.
Je vous remercie.
M. le maire
Merci, Monsieur Dessanges.
Naturellement, la majorité municipale ne voit aucun inconvénient, bien au contraire, à voter ce
vœu.
Je veux quand même rappeler qu’à Sceaux, ce sont huit résistants qui sont honorés par des noms
de rues : Gaston Lévy, Guy Flavien, Jean Mascré, Léon Wirtzler, Michel Voisin, Paul Couderc,
Pierre Bizos, Raymond Gachelin. Et il y a deux autres victimes de la guerre : le lieutenant Jean
Massé et Madeleine Crenon.
Tout ceci avait donné lieu à des délibérations du conseil municipal entre 1944 et 1946.
Liliane WIETZERBIN
Pour ma part, je suis très favorable à l’idée d’ajouter une petite phrase sous la plaque, afin
d’expliquer ce qu’ont fait ces résistants. Mais il me semble important que cela ne concerne pas
seulement Gaston Lévy. Là, je trouve que c’est un peu trop centré sur lui. Les autres, même s’ilsConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 51
sont moins connus, ont eux aussi accompli des actes héroïques. Il serait donc juste que l’hommage
leur soit également rendu.
Par ailleurs, il y a une phrase que je ne comprends pas bien dans le texte : « unique acte de
l’Holocauste en France ». Est-ce que cela signifie qu’il n’y en a pas eu d’autres ?
Jean-Christophe DESSANGES
Non, il n’y a pas eu d’autres massacres de juifs en France. L’histoire est effroyable.
Liliane WIETZERBIN
Je pense qu’il faut la réécrire.
Jean-Christophe DESSANGES
C’est un massacre qui a eu lieu dans le puits de Guerry près de Saint-Amand-Montrond, où en
juillet 1944, une quarantaine de juifs ont été raflés, jetés dans ce puits et massacrés à coups de
pierres. Je n’ai pas de connaissance d’autres massacres.
Liliane WIETZERBIN
C’est un point de vigilance sur la formulation, car je ne pense pas qu’il y ait qu’un seul acte.
Sabine NGO MAHOB
Les faits historiques sont complexes, et ce sujet, avec l’actualité que nous connaissons depuis
bientôt deux ans, est devenu particulièrement sensible. Chacun l’aborde avec son histoire
personnelle, ses convictions et ses références propres.
Pour ma part, je vais m’abstenir sur ce vote. Je ne voterai pas pour, car je n’ai pas eu le temps de
prendre connaissance du texte en détail et de vraiment me l’approprier.
Je ne veux pas partager l'appropriation personnelle des gens parce qu'ils ont des relations
personnelles. Les souffrances ne sont pas hiérarchisées. Merci.
Francis BRUNELLE
Je partage les interrogations et les réticences exprimées quant au libellé proposé par ce vœu, en
particulier concernant l’utilisation du terme Holocauste. Ce mot a une définition extrêmement
précise, et son emploi dans ce contexte me gêne beaucoup.
Pour des raisons familiales que je n’exposerai pas ce soir, c’est une histoire que je connais
relativement bien. J’ai en effet été très proche d’une famille, la famille Bamberger, que certains ici
connaissent peut-être. Je suis extrêmement réticent sur l’introduction de termes qui prêtent àConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 52
confusion. Le mot rafle, notamment. C’était peut-être la dernière, mais pas nécessairement la toute
dernière.
Il y a quelques imprécisions et l’utilisation de termes qui me gênent.
En conséquence, comme Sabine, je pense que je m’abstiendrai sur ce vote.
M. le maire
Je propose qu’on enlève cette phrase, puisqu’elle pose problème.
Jean-Christophe DESSANGES
Je n’ai pas de souci avec cela. Peut-être que mes sources ne sont pas bonnes. L’objectif n’est pas
d’être sur les émotions. C’est un fait. Cet homme est mort. Il a été reconnu résistant.
M. le maire
Je propose de garder le vœu et de modifier le libellé de la plaque.
Je soumets ce vœu amendé au vote.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à l’unanimité des votants avec 29 voix pour (MM. Philippe Laurent,
Jean-Philippe Allardi, Mmes Florence Presson, Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes, Mme Sylvie
Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée, Mmes Monique Pourcelot, Roselyne Holuigue-Lerouge,
MM. Christian Lancrenon, Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric Guermann,
Mme Sakina Bohu, M. Emmanuel Goujon, Mmes Axelle Poullier, Claire Vigneron, Corinne
Deleuze, M. Konstantin Schallmoser, Mmes Catherine Palpant, Nadine Lacroix, MM. Hugues
Ossart, Jean-Christophe Dessanges, Mme Christiane Gautier, M. Fabrice Bernard, Mme Maud
Bonté, M. Philippe Szynkowski, Mme Liliane Wietzerbin, M. Xavier Tamby) ; 3 abstentions
(M. Francis Brunelle, Mme Sabine Ngo Mahob, M. Philippe Clairaz)
Christiane GAUTIER
Monsieur le maire, me permettez-vous d’intervenir ? Il me paraît important de préciser sur cette
plaque qu’il était juif et résistant.
Liliane WIETZERBIN
Ce n’est pas évident. Peut-être que lui-même ne se présentait pas comme juif. Il me semble essentiel
de bien se référer à l’histoire,
XIV- QUESTIONS DIVERSES
Pas de questions diverses.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 53
XV- COMMUNICATIONS DU MAIRE
XVI- DÉCISIONS DU MAIRE
M. le maire
Le relevé des décisions du maire figure au dossier.
XVII- QUESTIONS ORALES
Question orale de M. Fabrice BERNARD
Fabrice BERNARD
Je reviens sur un sujet que j’ai évoqué en tout début de mandature, mais les choses s’aggravant et
une loi étant adoptée sur le sujet, je vous pose la question suivante :
Depuis le 15 mars 2025, la loi visant à endiguer la prolifération du frelon asiatique est entrée en
vigueur. Portée par un collectif de députés de toutes tendances politiques, soucieux des enjeux
écologiques et économiques de cette menace invasive, elle vise à structurer et harmoniser les
moyens de lutte contre Vespa Velutina.
Le frelon asiatique, introduit accidentellement en France il y a plus de 20 ans, est devenu un
véritable fléau pour les abeilles domestiques et les autres pollinisateurs, la biodiversité, mais aussi
pour la population, puisque les accidents entraînant des piqûres, des hospitalisations et
malheureusement parfois des décès en France sont de plus en plus fréquents, en relation avec le
développement de l’implantation du frelon asiatique qui est exponentiel : toutes les régions sont
touchées et on note malheureusement une recrudescence de cette implantation dans les zones
urbaines.
À ce sujet, j’invite tous élus à se promener dans les jardins de l’hôtel de ville et à observer la
prédation des frelons sur le rucher de la ville : certaines ruches sont déjà faibles ou mortes, des
dizaines de frelons gravitent autour des ruches et finiront par décimer ce rucher, comme d’autres
en région parisienne (1 frelon consomme entre 30 et 50 abeilles/jour).
Enfin, le frelon asiatique, qui est omnivore, envahit également les étals des marchés : fruits,
poissons, pâtisserie, etc. sont des cibles privilégiées par ce nuisible, comme j’ai pu le constater
encore sur le marché bio ce dimanche 21 septembre, créant une gêne pour les exposants comme
pour les consommateurs
Ce que prévoit la loi :
La création d’un plan national de lutte : ce plan national sera décliné en plans
départementaux ; il vise à coordonner les actions à l’échelle départementale et locale ; la
déclinaison concrète des mesures restant à définir et fera l’objet de textes d’application.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 54
D’autres dispositions de la loi concernent l’encadrement du piégeage, le soutien à la
recherche, etc.
La déclinaison dans les territoires via des plans départementaux. Les plans départementaux
joueront un rôle clé dans l’application du plan national. Sous la responsabilité du préfet,
chaque département adaptera ses actions aux réalités locales en collaboration avec les
conseils départementaux, les élus communaux, la section départementale des organismes à
vocation sanitaire, les acteurs de la filière apicole et agricole, ainsi que les organismes de
protection de l’environnement et de la biodiversité.
Les premières mesures prises par le Département des Hauts-de-Seine :
Des pièges pour capturer les frelons asiatiques seront installés sur l’intégralité des surfaces des
parcs gérés par le Département, donc le parc de Sceaux pour ce qui nous concerne (soit
181 hectares, dont 121 sur la commune de Sceaux).
Ce piégeage sera généralisé en 2026 avec une mesure des insectes piégés durant une période de
2 mois pour en mesurer l'impact.
La Ville a-t-elle était associée à la construction de ce plan de lutte départemental ? Et si oui, quelles
ont été ses préconisations ?
Afin d’accompagner le Département dans ce plan de lutte et dans l’intérêt de la biodiversité locale
et des Scéens, le piégeage initié dans le parc de Sceaux en 2026 pourrait-il être également complété
par une généralisation de celui-ci dans les principaux espaces verts de la ville (jardin de l’Hôtel de
Ville, parc de la Ménagerie…) ?
Je vous remercie.
M. le maire
Merci, Monsieur Bernard.
Une loi a en effet été promulguée le 14 mars 2025 en vue d’endiguer la prolifération du frelon
asiatique et de préserver la filière apicole. Celle-ci ne prévoit cependant pas de dispositions
d’application immédiate.
Elle confie aux ministres chargés de l'agriculture et de l'environnement l’élaboration d’un plan
national qui fixera les orientations nationales et les indicateurs de suivi des actions de surveillance,
de prévention, de piégeage sélectif et de destruction des frelons asiatiques à pattes jaunes.
Des plans départementaux déclineront dans les territoires le plan national. Ils seront élaborés par
les préfets et non pas par les conseils départementaux comme vous l’indiquez.
À ce jour, notre commune n’a pas encore été sollicitée par les services du Préfet à ce sujet.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 55
En ce qui concerne les ruches du jardin de l’hôtel de ville, différentes mesures sont prises pour
limiter l’impact de la présence de frelons asiatiques.
L’apiculteur chargé de la gestion des ruches a ainsi installé des pièges, en fin de saison, destinés à
capturer les frelons et préserver ainsi la biodiversité. Ce dispositif a déjà permis d’en piéger un
grand nombre. Depuis plusieurs années, des muselières ont également été installées afin de protéger
les abeilles à la sortie des ruches et faire barrage aux frelons asiatiques.
Grâce à ces actions et à la vigilance de l’apiculteur, ces ruches sont toujours vivantes.
Parallèlement, la Ville a engagé plusieurs actions de sensibilisation auprès des Scéens et des
Scéennes. D’une part à travers la publication, dès 2023, du guide de l’animal en ville, comprenant
une rubrique consacrée aux frelons.
Ce guide permet de sensibiliser sur cet enjeu de santé publique et explique la marche à suivre pour
signaler la présence d’un nid.
Le guide de l’animal en ville est accessible sur le site Internet de la Ville.
Des conférences animées par des chercheurs ont également été proposées en lien avec les travaux
du comité consultatif des Transitions pour approfondir la connaissance de cette problématique.
Des articles réguliers sont également publiés tout au long de la saison sur les différents supports de
la Ville (site de la Ville, newsletter, réseaux sociaux) afin de pouvoir sensibiliser les habitants.
Question orale de M. Jean-Christophe DESSANGES
Jean-Christophe DESSANGES
Monsieur le maire, chers collègues,
Lors de travaux de construction importants, il n’est pas rare que le maître d’œuvre demande la
neutralisation temporaire des trottoirs. Ces interruptions compliquent les circulations piétonnes et
cyclistes, comme on le constate rue Houdan, où la piste cyclable a été interrompue pour le chantier
de la nouvelle crèche. Si un cheminement piéton a été rétabli, les cyclistes restent encore sans
itinéraire sécurisé.
Pourtant, la plupart des permis de construire sont accompagnés de plans et d’études disponibles
plusieurs mois avant leur réalisation.
Quelles procédures la Ville met-elle en place pour garantir, y compris en période de chantier, la
continuité et la sécurité des mobilités douces ?
Et ne serait-il pas pertinent d’associer en amont les associations concernées, afin d’anticiper ces
situations et d’éviter que les piétons et, surtout, les cyclistes ne soient mis en danger ?
Je vous remercie.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 56
M. le maire
En réponse à votre question, je vous confirme qu’il est essentiel que les conditions d’usage et de
partage de l’espace public demeurent satisfaisantes. Lorsqu’un chantier est engagé, nous devons
implanter des palissades et des installations de chantier sur les trottoirs.
Si l’on prend l’exemple de la crèche, il a fallu plusieurs mois de concertation pour valider le plan
d’installation du chantier. Ces plans sont aujourd’hui beaucoup plus exigeants en matière d’espace,
notamment pour garantir de bonnes conditions de travail aux ouvriers. C’est évidemment légitime,
mais il faut reconnaître que les installations de chantier occupent désormais bien plus de surface
qu’il y a vingt ou trente ans.
Dans ce cas précis, nous avons été confrontés à un manque d’espace à proximité du site, d’autant
que le terrain du chantier est lui-même assez exigu. Il a donc été nécessaire d’utiliser une partie du
trottoir. Cela a entraîné le déplacement provisoire de l’arrêt de bus, la mise en place de protections
autour des arbres qui, bien sûr, ont été préservés, et la déviation du cheminement piéton. À un
certain moment, il faut bien admettre qu’il devient physiquement impossible de faire mieux.
La continuité cyclable reste cependant signalée, puisque des pictogrammes jaunes ont été tracés au
sol. Certes, la solution n’est pas entièrement satisfaisante, mais elle demeure temporaire. La
situation est d’ailleurs comparable sur l’avenue Franklin Roosevelt où nous faisons face au même
type de contraintes dans une ville où chaque mètre carré est déjà largement occupé. Nous faisons
donc au mieux dans ce contexte.
Enfin, concernant la concertation avec les associations, vous le savez, nous travaillons
régulièrement avec elles, notamment CTVS et Sceaux à vélo, et nous nourrissons notre expertise
des nombreux échanges que nous entretenons avec elles sur ce sujet comme sur d’autres.
Question orale de Mme Maud BONTÉ
Maud BONTÉ
Ma question porte sur l’EHPAD Renaudin. Alors, vous vous rappelez sans doute que,
courant 2022, un communiqué de votre part avait dressé les grandes lignes du projet Renaudin.
Pour rappel, lors du conseil municipal du 15 novembre 2018, M. Jean-Jacques Campan vous avait
interrogé sur le legs à caractère exclusivement social de Maître Renaudin qui nécessitait une
décision de justice pour sa levée.
Vous y aviez répondu, tout en soulignant que la gestion de l’EHPAD relevait de son CA, que « pour
envisager l'avenir de l'ensemble de la propriété, il était nécessaire de demander une levée totale
ou partielle du legs réalisé par Maître Renaudin. Nous avons obtenu le jugement du tribunal
compétent qui accordait la possibilité de lever les conditions qui avaient été fixées ».
J’ai quelques questions.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 25 septembre 2025 57
De quelle juridiction s'agit-il et à quelle date s'est-elle prononcée ?
Quelles conditions la décision a-t-elle levées ?
Et puis également, pour revenir un peu plus dans l'actualité, peut-on vendre une partie de la parcelle
ou est-il indispensable de faire intervenir la SEM Sceaux Bourg-la-Reine Habitat ?
Le projet que vous nous aviez présenté en 2022 a-t-il progressé ?
Je vous remercie.
M. le maire
Pour faire suite à votre question, je vous précise que le tribunal de grande instance de Nanterre
s’est prononcé sur le legs de Maître Renaudin par jugement du 11 janvier 2018.
Le legs du 9 janvier 1914 prévoyait en effet la construction d’un hospice.
Le tribunal a prononcé la levée de la charge du legs qui avait pour condition de créer un hospice.
Il n’existe pas à l’heure actuelle de projet arrêté pour les terrains concernés. Il n’existe d’ailleurs
aucune obligation de faire intervenir la SEM Sceaux Bourg-la-Reine Habitat ou tout autre acteur
dans la réalisation d’un projet sur ces terrains.
Des discussions sont en cours avec les services de l’État (l’Agence régionale de santé) et ceux du
département des Hauts-de-Seine pour la définition d’un projet. L’ARS et le département des Hauts-
de-Seine constituent en effet les deux seules autorités de tutelle de l’EHPAD Renaudin.
Je ne manquerai pas d’exposer au conseil municipal la teneur d’un projet dès que celui-ci aura pu
être esquissé.
Mesdames et Messieurs, merci de votre participation.
La séance du conseil municipal est levée à 22 h 35.