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Document publié le Dimanche 1 janvier 2023
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Thèmes du document : Fiscalité, Handicap et inclusivité, Investissement et développement économique,
TT Grand on
@# Montauban
REPUBLIQUE FRANCAISE
GRAND MONTAUBAN - COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION
REGISTRE DES DELIBERATIONS
DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE
SESSION ORDINAIRE
Séance du 21 décembre 2023
N° 343/12/2023 : PACTE FINANCIER ET FISCAL DE SOLIDARITE
L'an deux mille vingt-frois, le jeudi 21 décembre à 17h00, les membres du Conseil
Communautaire du Grand Montauban-Communauté d'Agglomération, se sont réunis dans
la salle du Conseil à l'Hôtel de Ville de Montauban, sur convocation qui leur a été adressée
par la Présidente, conformément à l'article L2121.10 du Code Général des Collectivités Territoriales, le 15 décembre 2023.
Présents Titulaires : 35
Mesdames, Messieurs, Brigitte BAREGES, Mathieu ALBERT, Danielle BEDOS, Marie-Claude
BERLY, Alain BODERIOU, Nadine BON, Bernard BOUTON, Nadine BOUVET, Aline CASTILLO, Nadia CHEKLIT, Jean-Mortial DEJEAN, Marie-Agnès DETAILLEUR, Thierry DEVILLE, Colette ESNAULT, Laurent FARRUGIA, Jean-Pierre FOISSAC, Pauline FORESTIE, Alain GABACH, Jacques GAYRAL, Paul GRAND, Annie GUILLOT, Arnaud HILION, Jean-Louis IBRES, Robert INFANTI Khalid LAABID, Sandrine LAGARDE, Francis MASSIMINO, Gilles MENEGHETTI, Christian MOULIS, Stéphanie OLIVE, Bernard PAILLARES, Bernard PECOU, Françoise PIZZINI, Rodolphe PORTOLES, Claude VIGOUROUX.
Absents ayant donné pouvoir : 9
Mesdames, Messieurs, Philippe BECADE à Marie-Claude BERLY, Michel CORNILLE à Brigitte BAREGES, Jean-François GARRIGUES à Bernard PECOU, Clarisse HEULLAND à Khalid LAABID, Francis LABRUYERE à Françoise PIZZINI, Véronique LAGARRIGUE à Nadine BON, Paulette MUELER-DUPONT à Paul GRAND, Laurence PAGES à Marie-Agnès DETAILLEUR, Michel WEILL à Danielle BEDOS.
Absents Excusés : 4
Mesdames, Messieurs, Hervé CAMINEL, Sandrine DIAZ, Lucie FOURNEL, Stéphane GONZALEZ,Monsieur Thierrÿ DEVILLE donne lecture du rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Le Grand Montauban a connu Un développement important depuis sa création en 200] (transformation en communauté d'agglomération), ce développement ayant été structuré
autour de pactes financiers et fiscaux selon les époques.
Entre 2001 et 2009, le développement financier du Grand Montauban élargi à 7 communes a été structuré autour de la fiscalisation des transferts de charges : le choix a été fait de mettre en place une fiscalité { ménages » communautaire pour assurer le financement des charges transférées. Ce choix a été guidé par une volonté de développer la mutualisation du financement des compétences communautaires {via la fiscalité), tout en assurant une neutralité financière des transferts de compétences pour le GMCA.
A compter de 2010, le GMCA a connu différentes phases d'élargissement avec les adhésions successives des communes de Bressols (2010), Reyniès (2017), Lacourt Saint-Pierre (2018) et Escatalens (2019). À chaque fois, l'adhésion a été réalisée dans le cadre d'un pacte financier et fiscal visant à assurer la neutralité financière et fiscale de l'adhésion, cette neutralité étant passée par :
* La stabilisation des taux d'imposition consolidés (taux communaux et taux communautaires) au moment de l'adhésion, grâce à la mise en place d'un mécanisme d'ajustement des taux communaux en fonction de l'évolution des taux communautaires du fait de l'adhésion au GMCA :
‘+ La détermination des attributions de compensation versées aux communes permettant d'assurer la stabilisation des équilibres budgétaires des communes et du GMCA, notamment compte-tenu des ajustements de fiscalité.
Dans ce cadre, le développement financier du GMCA a reposé sur les deux piliers suivants :
L'autonomie fiscale du GMCA et des communes. En effet, une fois la fiscalité mixte mise en place, les évolutions fiscales ont été effectuées dans un cadre d'indépendance du GMCA par rapport aux communes et inversement : chaque entité à pu fixer librement ses taux d'imposition d'une part, et chaque entité a bénéficié de la croissance des produits issue du panier de ressources de chacun.
‘+ Le corolaire de cette autonomie fiscale a consisté en une stabilité des reversements aux communes. Ainsi, les attributions de compensation ont été stabilisées depuis la mise en place de la fiscalité mixte [AC de 2007). Conformément aux dispositions de l'article 1609 nonies du CGI, ces attributions de compensation n'ont pas été indexées. Seules les modifications relatives à l'adhésion des communes et aux transferts de compétences ont été mises en œuvre.
Le choix a été de ne pas verser de Dotation de Solidarité Communautaire (DSC) aux communes, ef ce depuis 2008. En effet, la DSC est facultative et correspond à l'éventuel { Surplus » de croissance des recettes fiscales professionnelles non grevées par la croissance des charges courantes ou par la croissance de l'annuité de dette. Compte-tenu de la structure des ressources du GMCA (ralentissement de la croissance des bases de fiscalité professionnelle, impact de la ponction DGF au titre de la contribution au redressement des finances publiques), la totalité de la croissance des ressources du GMCA notamment celle de la Contribution à la Valeur Ajoutée des Entreprises a été nécessaire au financement des charges communautaires.
Enfin, on notera que depuis la mise en place du fonds de péréquation intercommunal et communal (FPIC) en 2012 {qui s'est traduit pour le territoire par la perception d'uneattribution nette), le FPIC du territoire a été partagée entre le GMCA et les communes en fonction de la règle « de droit commun » {c'est-à-dire en fonction du coefficient d'intégration fiscale -CIF), sans modification locale.
Le développement financier à venir du GMCA : un programme d'investissement ambitieux
La prospective financière du GMCA montre que la communauté est engagée dans un programme d'investissement ambitieux avec plus de 68 M€ de dépenses d'équipement entre 2024 et 2025, soit près de 415 € par habitant correspondant à un peu plus du quadruple des dépenses annuelles moyennes réalisées par des communautés d'agglomération de 75 000 habitants à 85 000 habitants de la Région Occitanie.
Ces investissements sont rendus possibles grâce à une bonne gestion des budgets communautaires et à la mise en œuvre d'une maîtrise de la croissance des charges de fonctionnement courant.
La réalisation de cet important programme d'investissement conduit alors à envisager la mise en place du pacte financier et fiscal suivant.
Proposition d'actualisation du pacte financier et fiscal du GMCA
Les attributions de compensation
Les attributions de compensation sont figées de par la loi {elles ne peuvent être indexées),
sauf en cas de transfert de charges : elles sont alors réduites du montant des charges nettes transférées à l'EPCI, ou majorées du montant des charges restituées aux communes. Toutefois, l'article 1609 nonies C du CGI outre la possibilité de fixer « librement » l'attribution de compensation « par délibérations concordantes du conseil communautaire, statuant à la majorité des deux tiers, et des conseils municipaux des communes membres intéressées, en tenant compte du rapport de la commission locale d'évaluation des transferts de charges ».
Proposition :
Les attributions de compensation des communes sont stabilisées hors transferts de charges. Le transfert de nouvelles compétences (à l'instar de la compétence petite enfance transférée en 2022) donnera lieu à Une évaluation des charges transférées et à des corrections d'attribution de compensation visant à assurer la neutralité financière pour le GMCA ef pour les communes membres.
Ainsi le montant des attributions de compensations en fonctionnement pour 2023 en incluant les derniers éléments approuvés dans le rapport de la CLECT approuvé par la délibération n° 157 lors du conseil communautaire du 22 juin 2028 est fixé à :
ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT A VERSER AUX COMMUNES guie ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT A LBEFEUILLE LAGARDE 16 520,00 ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT BRESSOLS 845 258,00 ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT CORBA RIEU 2 150,00 ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT ESCATALENS 139 318,00 ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT LACOURT SAINT PIERRE 65 693,00 ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT LAMOTHE CA PDEVILLE 4 762,00 ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT MONTAUBAN 7797 778,00 ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT MONTBETON T 697,00 ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT REYNIES 126 359,00 ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT SAINT NAUPHARY 4 032,00 ATTRIBUTION DE COMPENSATION FONCTIONNEMENT VILLEMADE 17 003,00ATTRIBUTION DE COMPENSATION NEGATIVE EN INVESTISSEMENT À VERSER AU GMCA Te
ATTRIBUTION DE COMPENSATION INVESTISSEMENT BRESSOLS 25 365,00
ATTRIBUTION DE COMPENSATION INVESTISSEMENT ESCATA LENS 23 353,00
ATTRIBUTION DE COMPENSATION INVESTISSEMENT MONTAUBAN | 564 229,00
Pour rappel, dans le cadre du transfert de la compétence Eaux Pluviales conformément au principe écrit dans le rapport adopté de la Commission Locale d'Evaluation des Charges Transférées en 2021, pour les communes du GMCA sauf Montauban, Un versement d'une atfribution de compensation en investissement sera appelé pour une valeur égale au montant des travaux mandatés sur l'exercice budgétaire 2024 sur chacune des communes.
La dotation de solidarité communautaire
L'article L'5211-28-4 du CGCT ouvre la possibilité du versement d'une dotation de solidarité communautaire facultative par la communauté à ses communes membres. Cette dotation
de solidarité communautaire a deux objectifs :
* Procéder à Un « partage » de la croissance des ressources communautaires entre la communauté et les communes ;
* Alimenter une politique de solidarité au bénéfice des communes membres définies comme étant « cibles » d'une péréquation locale.
Proposition :
La définition de la stratégie financière de ia communauté repose sur les points suivants :
° Un ralentissement attendu de la croissance des ressources communautaires du fait de la
réforme fiscale de 2021 et 2023 d'une part, et de la crise économique d'autre part :
* Un effort d'investissement conséquent qui nécessite un maintien d'un niveau
d'autofinancement positif, et qui implique donc une stratégie de maîtrise des charges de fonctionnement, qui, pour la communauté se traduira par une réduction de la croissance des charges de fonctionnement.
En conséquence, le GMCA n'instituera pas de Dotation de Solidarité Communautaire {DSC) : ceci signifie que le GMCA et les communes membres bénéficieront chacune de la
croissance de leur panier de ressources, sans transfert de croissance au bénéfice des communes ou de la communauté.
Les fonds de concours
L'article L 5216-5 du CGCT autorise le versement de fonds de concours entre la communauté
et les communes membres :
« VI. -Afin de financer la réalisation ou le fonctionnement d'un équipement, des fonds de concours peuvent être versés entre la communauté d'agglomération et les communes membres après accords concordants exprimés à la majorité simple du conseil communautaire et des conseils municipaux concernés.
Le montant total des fonds de concours ne peut excéder la part du financement assurée, hors subventions, par le bénéficiaire du fonds de concours.
Le versement de fonds de concours constitue donc une exception aux principes de spécialité et d'exclusivité qui régissent les EPCI à fiscalité propre.
Par délibération du 5 juillet 2021, le conseil de communauté a approuvé un règlement de versement de fonds de concours sur la base des dispositions de l'article L5214-16 du CGCT autorisant le GMCA à verser des fonds de concours aux communes dans la limite de 45 % du coût total de l'opération financée (nette des subventions).En effet, le V. de l'article L5214-16 du CGCT dispose : « Afin de financer la réalisation ou le
fonctionnement d'un équipement, des fonds de concours peuvent être versés entre la communauté de communes et les communes membres après accords concordants exprimés à la majorité simple du conseil communautaire et des conseils municipaux concernés. Le montant total des fonds de concours ne peut excéder la part du financement assurée, hors subventions, par le bénéficiaire du fonds de concours ».
Proposition :
Les fonds de concours seront versés uniquement en section d'investissement, afin de préserver la capacité d'autofinancement du GMCA et suivant le règlement adopté le 5 juillet 2021.
Le partage du FPIC (fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales)
Le FPIC {attribution et contribution) est partagé entre la communauté et les communes de différentes façons :
* Partage de droit commun (sans délibération) : la communauté bénéficie de la part du FPIC correspondant au coefficient d'intégration fiscale (CIF), et le FPIC affecté aux communes est partagé en fonction de la population pondérée par l'indice d'écart de potentiel financier par habitant ;
* Il est possible de procéder à une répartition dérogatoire à la majorité des deux tiers du conseil de communauté sous réserve que l'attribution et la contribution de chaque commune ei de la communauté ne s'écarte pas de plus de 30 % de la répartition calculée dans le droit commun ;
+ Enfin, Une répartition libre est possible, soit par une délibération adoptée à l'unanimité du conseil de communauté, soit par Une délibération adoptée à la majorité des 2/3 du conseil de communauté et par les communes membres.
Proposition :
Comme ce qui a été réalisé depuis 2012, il est proposé que le fonds de péréquation des
ressources intercommunales et communales {FPIC) fasse l'objet d'un partage selon le droit commun prévu par la loi.
L'évolution de la fiscalité du territoire
Le code général des impôts prévoit des règles de lien entre les taux d'imposition conduisant à ce que la variation du taux de cotisation foncière des entreprises CFE du GMCA soit plafonnée à la variation constatée en {n-1) du taux moyen de la taxe foncière sur les
propriétés bâties ou, si elle est moins élevée, à celle du taux moyen des taxes foncières bâties et non bâties pondéré par l'importance relative des bases de ces deux taxes pour l'année d'imposition, étant entendu que les taux moyens tiennent compte des taux communautaires votés.
Le vote du taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties est quant à lui totalement libre. Le taux de TH sur les résidences secondaires a lui été bloqué jusqu'en 2022 compris. Depuis 2023, le pouvoir de vote du taux de taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS) a été rétabli et est maintenant lié au taux de taxe foncière (TF) ou au taux moyen pondéré (TMPides taxes foncières puisque le taux de THRS ne pourra, par rapport à l'année précédente, augmenter plus ou diminuer moins que le taux de TFPB ou le TMP des TF. La variation du taux de la taxe foncière sur les propriétés non bâties est plafonné à la variation
du taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties.
Proposition :
Le cadre d'autonomie fiscale du GMCA et des communes sera maintenu : chaque entité
pourra librement adapter sa fiscalité à ses besoins, sans conséquences sur l'organisation financière du territoire.Les reversements conventionnels de fiscalité
La loi n° 80-10 du 10 janvier 1980 portant aménagement de la fiscalité directe locale ouvre la possibilité de mise en œuvre de reversement conventionnel de fiscalité des zones d'activités. Le GMCA étant compétent sur la totalité des zones d'activités, il n'y a pars lieu d'envisager des reversements de fiscalité.
Proposition :
Les dispositions relatives aux reversements de fiscalité ne sont pas adaptées au territoire du GMCA, en conséquence de quoi aucun reversement de fiscalité n'est envisagé.
La mutualisation des services
Le GMCA a engagé un processus de mutualisation de services qui s'est traduit par la mise à disposition d'agents et la mise en place de convention de remboursement de charges. Une réflexion pourra être réalisée sur l'évolution de la mutualisation des services et sur les modalités de remboursements de charges.
Proposition :
Le GMCA s'engage à étudier le cadre d'un approfondissement de la mutualisation des
services et à revoir les modalités de remboursement des charges correspondantes et des mises à disposition du personnel.
VU les dispositions du Code Général des Collectivités Territoriales ;
VU les dispositions du Code Général des Impôts :
Vu les délibérations communautaires des 27 juillet 2007 et 8 avril 2010 : VU les délibérations communautaires du 24 juin 2015 ;
Vu la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine : VU la délibération communautaire n°106 du 22 juin 2016 :
VU la délibération communautaire n°228 du 5 décembre 2017 ;
Vu la délibération communautaire n°231 du 29 novembre 2018 : Vu la délibération communautaire n°255 du 26 novembre 2019 : Vu la délibération communautaire n°338 du 13 décembre 2021 : VU la délibération communautaire n°353 du 14 décembre 2022 ;
Vu l'avis favorable du Bureau Communautaire du 12 décembre 2023,
AU vu de ces éléments, il vous est demandé de bien vouloir :
- approuver le pacte financier et fiscal de solidarité pour la période courant jusqu'au 31
décembre 2024 selon les modalités de solidarité décrites ci-dessus.Après délibération du Conseil Communautaire, la proposition ci-dessus est :
ADOPTEE PAR 41 VOIX POUR ET ABSTENTIONS : 3.
Pour extrait certifié conforme,
Montauban, le 21 décembre 2023
La Présidente,
Brigitte BAREGES
Le Secrétaire de séance,
Claude VIGOUROUX
La Présidente certifie sous sa responsabilité le caractère
exécutoire de cet acte et informe que celui-ci peut faire
l’objet d’un recours pour excès de pouvoir devant le
Tribunal Administratif de TOULOUSE dans un délai de
deux mois à compter :
De sa transmission en Préfecture 1
2 B DEC. 2023 De sa publication le : 2 6 DEC. 2023