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Arrêté - Préfecture - Haute-Marne - RAA n°11 du 2 avril 2019
Document publié le Mercredi 1 janvier 2020
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Haute-Marne - RAA n°11 du 2 avril 2019)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Transports, Environnement,
Be
Liberté + Égalité + Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PRÉFET
DE LA
HAUTE-MARNE
RECUEIL
DES ACTES
ADMINISTRATIFS
DE LA
HAUTE-MARNE
--------------------
ANNÉE 2019 – Numéro 11 du 2 avril 2019
1SOMMAIRE
SERVICE DÉPARTEMENTAL D’INCENDIE ET DE SECOURS DE LA HAUTE-MARNE
Schéma Départemental d’Analyse et de Couverture des Risques – 2019 …………………………………..3
22019 SOON RTS UT TS Ur PANNE TN AT ROUE EN RU RTL TES SDACR
PNEU NANLS—
Liberté + Egalité + Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
SERVICE DEPARTEMENTAL
D’INCENDIE ET DE SECOURS
La Préfète de la Haute-Marne
Chevalier de la Légion d’Honneur
Chevalier de l’Ordre National du Mérite
Arrêté n ° 1461 du 28 février 2019
portant approbation du Schéma Départemental d'Analyse et de Couverture des Risques
des Services d'Incendie et de Secours de la Haute-Marne
Vu le Code Général des Collectivités Territoriales, notamment les articles L 1424-7 et R 1424- 38 relatifs à l'élaboration et aux modalités d'approbation du Schéma Départemental d'Analyse et de Couverture des Risques (SDACR),
Vu le Code de la Sécurité Intérieure, notamment l’article L 731-2 relatif à son élaboration,
Vu l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2012 approuvant le Schéma Départemental d’Analyse et de Couverture des Risques de la Haute-Marne,
Vu l’arrêté préfectoral du 29 novembre 2017, approuvant le Dossier Départemental des Risques Majeurs de la Haute-Marne,
Vu l’arrêté préfectoral du 3 octobre 2018 portant approbation du Contrat Territorial de Réponses aux Risques et aux effets potentiels de Menaces (CoTRRiM),
Vu l'avis de la commission administrative et technique des services d'incendie et de secours de la Haute-Marne en date du 21 janvier 2019,
Vu l'avis du comité consultatif départemental des sapeurs-pompiers volontaires en date du 2 1 janvier 2019,
Vu l'avis du comité technique des sapeurs-pompiers professionnels, des personnels administratifs, techniques et spécialisés de la Haute-Marne en date du 21 janvier 2019,
Vu la présentation du projet au collège plénier des chefs de service de l'Etat en date du 07 février 2019,
Vu l'avis du conseil départemental de la Haute-Marne en date du 08 février 2019,
Vu la délibération n° 2019-01-03 du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Marne portant avis conforme en date du 2 2 janvier 2019,
Sur proposition du directeur départemental des services d'incendie et de Secours de la Haute- Marne,
ARRETE
Article 1er - Le Schéma Départemental d'Analyse et de Couverture des Risques (SDACR) de la Haute-Marne, annexé au présent arrêté, est approuvé.odie DEGIOVANNI
Article 2 - L'arrêté préfectoral n° 2588 du 28 novembre 2012 est abrogé.
Article 3 - Le présent arrêté sera publié au recueil des actes administratifs de la Haute-Marne. Le SDACR de la Haute-Marne sera consultable sur demande en préfecture et à la direction départementale des services d'incendie et de secours.
Article 4 - Le présent arrêté peut faire l'objet d'un recours devant le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne dans un délai de deux mois à compter de sa publication.
Article 5 - Le directeur des services du cabinet du préfet et le directeur départemental des services d'incendie et de secours sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.
Chaumont, le 28 février 2019« Le passé est irréparable,
mais le présent vous est fourni comme matériaux en vrac aux pieds du bâtisseur
et c’est à vous d’en forger l’avenir ».
Antoine de Saint-Exupéry, Citadelle5
1 TABLE DES MATIERES
1 Table des matières ................................................................................................... 5
2 Préambule................................................................................................................ 7
3 Monographie du département et éléments prospectifs......................................... 9
3.1 Milieu naturel et climat........................................................................................ 9 3.2 Population, agglomération et habitat ................................................................ 10 3.3 Infrastructure et transport ................................................................................. 11 3.4 Activité économique .......................................................................................... 12 4 Description de l’organisation territoriale et fonctionnelle ................................... 21
4.1 Présentation générale ........................................................................................ 21 4.2 Organisation territoriale .................................................................................... 22 4.3 Effectifs............................................................................................................... 28 5 Organisation opérationnelle .................................................................................. 41
5.1 Des missions propres et partagées .................................................................... 41 5.2 La réponse opérationnelle ................................................................................. 41 6 Evaluation du SDACR 2012 .................................................................................... 49
7 Action de prévention et de réduction des risques ................................................ 54
7.1 La prévention des risques bâtimentaires........................................................... 54 7.2 Sensibilisation des populations .......................................................................... 55 8 Risques de la Vie Courante .................................................................................... 57
8.1 Le Secours d’Urgence Aux Personnes (SUAP), les carences d’ambulance privée et les interventions à caractère médico-social .............................................................................. 57 8.2 Le Secours-routier .............................................................................................. 96 8.3 Les Incendies .................................................................................................... 104 8.4 Les Opérations Diverses ................................................................................... 147 9 Risques complexes ............................................................................................... 159
9.1 Les Risques Naturels ........................................................................................ 159 9.2 Les Risques technologiques ............................................................................. 190 9.3 Les sites à risques ............................................................................................. 226 9.4 Les risques sociaux et sociétaux ...................................................................... 237 10 Les orientations du SDACR 2019 ......................................................................... 245
11 Définitions et Glossaires ...................................................................................... 257
12 Annexes................................................................................................................ 2656
Préambule
SDACR 2019
2
Partie7
2 PREAMBULE
Issue de la précédente version du Schéma Départemental d’Analyse et de Couverture des
Risques (SDACR) adoptée en 2012, l’organisation des services d’incendie et de secours de la
Haute-Marne fait preuve d’une solidité globale dans le domaine des opérations. Celle-ci s’observe
depuis le CTA-CODIS et la plate-forme commune 15-18-112, en passant par la chaîne de
commandement jusqu’à la dotation en matériel des centres.
Toutefois, la révision du schéma doit intervenir tous les cinq ans, après une évaluation des
objectifs du précédent schéma. Par lettre de mission du 13 avril 2018, le Préfet de la Haute-Marne
a demandé qu’il soit procédé à son actualisation (cf. annexe 1).
Les travaux ont été menés avec l’ambition pour le SDIS de la Haute-Marne de remplir ses
missions dans l’intérêt et à la satisfaction des populations, en s’adaptant à l’évolution des risques,
en s’efforçant de limiter l’impact sur les coûts de fonctionnement et en maîtrisant l’emploi de ses
moyens.
Pour atteindre cet objectif essentiel, il convient de pérenniser une réponse opérationnelle de
qualité basée sur la ressource du volontariat, appuyée par les personnels permanents, en dépit de
la démographie négative du département et des menaces liées à la réorganisation de l’offre de soins
et de l’aide médicale urgente.MONOGRAPHIE DU DEPARTEMENT
ET ELEMENTS PROSPECTIFS
3.1 Milieu naturel et climat
3.2 Population, agglomération et habitat
3.3 Infrastructure et transport
3.4 Activité économique
3 SDACR 2019
Partie9
3 MONOGRAPHIE DU DEPARTEMENT ET ELEMENTS
PROSPECTIFS1
Le département de la Haute-Marne se situe en région « Grand-Est ». Il s’étend sur une
superficie de 6 211 km², pour une population de 183 7202 habitants répartis dans 427 communes.
3.1 Milieu naturel et climat
3.1.1 La topographie et le relief
Le département de la Haute-Marne a été créé en 1790 par l’Assemblée constituante. Il s’agit
de la réunion de diverses parties des anciennes provinces de Champagne (Bassigny, Vallage,
Perthois), de Lorraine (Barrois), de Bourgogne et de Franche-Comté. Il n'a donc ni unité
géographique, ni unité géologique.
Il est limité par les départements de la Meuse (55), des Vosges (88), de la Haute-Saône (70),
de la Côte-d’Or (21), de l’Aube (10) et de la Marne (51). C’est un département à relief modéré : le
point le plus bas, près du lac du Der se situe à 111 mètres au-dessus du niveau de la mer, le point
culminant, le haut de Baissey à 523 mètres (Sud-Ouest).
3.1.2 Les espaces naturels remarquables
La forêt recouvre plus de 40 % du département, soit environ 251 000 hectares. La qualité
exceptionnelle des forêts a conduit en 2009, le Premier Ministre à lancer la création d’un 11e parc
national situé sur les territoires de la Haute-Marne et de la Côte-d’Or nommé désormais Parc
National des forêts de Champagne et Bourgogne.
Au total, environ 1 800 km de ruisseaux parcourent le territoire haut-marnais. Jadis surnommé
« le château d’eau de la France » trois grandes rivières y prennent leur source :
La Marne qui prend sa source sur le plateau de Langres à Balesmes-sur-Marne, est un élément structurant du département, qu’elle traverse du Sud au Nord sur plus de 142 km ; L’Aube qui prend sa source sur le plateau de Langres à proximité de Praslay à 380 m d’altitude ;
La Meuse qui prend sa source à 409 m d’altitude à Pouilly-en-Bassigny.
Les affluents de la Marne sur le département sont la Traire (29 km), la Suize (48,6 km), le
Rognon (73,3 km) et la Blaise (7,4 km). Ces affluents peuvent présenter des temps de réaction très
1 CoTRRiM de la Haute-Marne, 2018
2 Source INSEE 2018, Population totale légale au 1er janvier 2019 sur valeur statistique du 1er janvier 201610
courts, notamment suite à des précipitations orageuses. Le risque inondation de la Marne concerne
46 communes du département dont 25 sont soumises à un PCS.
3.1.3 Le climat
La Haute-Marne est soumise à un climat océanique très altéré, avec des influences
continentales sensibles, notamment en période hivernale. Ce climat se caractérise par des hivers
longs et froids et des étés chauds et orageux.
Les précipitations sont assez abondantes : entre 810 et 1 070 mm par an qui se répartissent
assez régulièrement tout au long de l'année. Elles sont toutefois plus marquées de novembre à mars
et en mai.
On compte de 150 à 180 jours de précipitations dont 20 à 30 jours avec chutes de neige.
La température moyenne annuelle est fraîche, elle varie de 9 à 11 °C, avec 70 à 85 jours de
gel.
La durée d'insolation totale annuelle est voisine de 1 750 heures, mais ne dépasse pas
170 heures en moyenne de novembre à janvier.
Les vents modérés en moyenne dominent des secteurs Sud à Ouest avec une composante de
Nord-Est non négligeable en hiver.
Le risque climatique est détaillé dans la partie éponyme ci-après.
3.2 Population, agglomération et habitat
3.2.1 La démographie – données générales
La Haute-Marne est un département rural qui compte 183 720 habitants. Elle est le
département le moins peuplé de la région Grand-Est et le 92ème de France.
La Haute-Marne comporte 3 arrondissements (Chaumont – Langres – Saint-Dizier),
16 cantons, 8 intercommunalités.
La densité de 29 habitants au km² est la plus faible de la région (52 en moyenne) et la classe
en 96ème position au niveau national.
3.2.2 Les différentes zones de populations
Aujourd’hui, parmi les 427 communes, le département compte 2 villes de plus de 20 000
habitants (Saint-Dizier et Chaumont), 1 ville de plus de 8 000 habitants (Langres) et 8 villes de 2 000
habitants et 18 communes de + de 1 000 habitants.
37,3 % de la population vivent au sein d’un espace à dominante rurale (400 communes sur les 427 du département).11
3.3 Infrastructure et transport
3.3.1 Le réseau et le transport routier
Le réseau routier haut-marnais est détaillé dans la partie consacrée aux risques routiers.
3.3.2 Le réseau et le transport ferroviaire
Le réseau ferroviaire représente 286 km de lignes exploitées dont seules les lignes
Chalindrey/Dijon et Chalindrey/Nancy sont électrifiées.
Chalindrey, situé dans le Sud du département, est un nœud ferroviaire important. On y trouve
la jonction entre les lignes reliant Paris à Belfort (ligne 001 000), Dijon à Reims et Metz (ligne
020 000) à Dijon.
Quatre tunnels sont présents sur ce réseau :
Culmont (sur la ligne 001 000) : 1320 m
Torcenay (sur la ligne 001 000) : 1115 m
Marnay (sur la ligne 001 000) : 263 m
Provenchères (sur la ligne 032 000) : 262 m
16 points d’arrêts ferroviaires accueillent des voyageurs.
Il n’y a pas d’infrastructures particulières de type quai de chargement de marchandises sur le
réseau ferroviaire national de la Haute-Marne. Toutefois, plusieurs sites « à risques » privés sont
embranchés ou situés à proximité des voies. Il faut citer en particulier :
L’entreprise FERRO de Saint-Dizier qui fait l’objet d’un PPI ;
Les silos à céréales et/ou engrais de Bologne (SEPAC) et Villiers le sec (EMC2) ; Le dépôt militaire de carburant d’Orges (SEVESO seuil haut militaire) ;
L’entreprise de dégazage/nettoyage de wagons de marchandises dangereuses Franz Kaminsky (ex SWRT) à Joinville.
3.3.3 Le réseau et le transport aérien
Une balise aéronautique de type VOR (VHF Omnidirectionnal Range) se trouve à Beauchemin.
Ces balises au nombre de 58 sur le territoire national servent aux avions à se repérer par rapport au
sol. Un tel dispositif place le département sous un important couloir aérien.
La Base Aérienne 113 est installée à l’Ouest de Saint-Dizier. Elle est dotée de deux escadrons
de chasse Rafale, soit une cinquantaine d’avions.
Pour mémoire, le 61e Régiment d’Artillerie (61e RA) de Semoutiers emploie des drones
tactiques. La nouvelle génération d’appareil (type PATROLLER de Sagem) a une envergure de 18m
et une longueur de 8,5 m donc la même dimension que certains avions.12
Le département ne comporte pas d’aéroports, on trouve seulement 3 aérodromes
(Chaumont-Semoutiers, Rolampont et Mussey) destinés essentiellement aux activités de loisirs.
3.3.4 Le réseau et le transport fluvial
Le canal entre Champagne et Bourgogne traverse le département du nord au sud sur environ
170 km. Il est géré par Voie Navigable de France (VNF).
On dénombre sur ce trajet 87 écluses et 2 tunnels de 4 820 m pour celui de Balesmes (qui est
le deuxième plus long tunnel fluvial de France) et 308 m pour celui de Condes.
À long terme (2025-2030), un canal à grand gabarit liant la Saône à la Moselle et/ou au Rhin
pourrait être aménagé. Ce projet, sera soumis au débat public et pourrait s’accompagner de la
création d’un port dans le Sud du département, augmentant ainsi les perspectives de
développement de ce secteur.
Dans le Nord du département, la Marne et la Blaise alimentent le canal d’amenée qui permet
de réguler le remplissage et la vidange du Lac du Der-Chantecoq. Ce dernier sert de régulation pour
le niveau de la Seine. Des barrages et vannages permettent de réguler ce canal d’amenée.
3.4 Activité économique
L’économie de la Haute-Marne se caractérise par une implantation historiquement
importante de l’industrie, notamment dans les domaines de la fonderie et de l’agroalimentaire. La
Haute-Marne compte 3 901 établissements employeurs et 38 277 salariés. L’industrie et le tertiaire
sont les deux secteurs qui prédominent dans ce département.
3.4.1 Le secteur primaire
L’agriculture occupe 51 % de l’espace départemental. Deux systèmes de production
caractérisent le département : les grandes cultures et les exploitations mixtes de culture-élevage.
La Haute-Marne perd des exploitations agricoles mais leur taille moyenne progresse. Le
département occupe le premier rang national avec 174 hectares en moyenne par exploitation.
L’industrie laitière est le premier employeur agroalimentaire du département.
Les régions agricoles du Barrois et du plateau langrois sont constituées de formations calcaires
du Trias décomposées en superficies en argiles donnant des sols argilo-limono-calcaire à teneur
élevée en argile. Ces plateaux sont couverts par de vastes massifs forestiers et des cultures. Le
Bassigny-Châtenois est formé de couches marneuses qui favorisent les prairies grasses. Compte
tenu de ces caractéristiques physiques, trois types de régions sont définis : le Barrois où les céréales
et oléoprotéagineux (COP) se sont substitués au moins partiellement aux exploitations de
polyculture-élevage, le plateau langrois, région mixte avec COP et polyculture-élevage, et le Bassigny-Châtenois, région herbagère d’élevage.13
Pour s’adapter à la conjoncture économique mais aussi pour faciliter l’organisation du travail,
les exploitants se regroupent en société. Ainsi, le poids des GAEC et des EARL atteint 51 % en 2007
et leur part de surface agricole utile exploitée dépasse les deux tiers.
Les exploitations professionnelles du département emploient l’équivalent de 3 877 personnes
occupées à plein temps, soit 3 877 unités de travail annuel (UTA). Depuis 2000, la quantité de travail
diminue avec la même ampleur que le nombre des exploitations, soit 8 %. Le travail est assuré
principalement par les exploitants (2 797 UTA) et leur famille (600 UTA), soit 86 % de l’ensemble du
travail fourni. Les salariés permanents, saisonniers ou des ETA et CUMA n’apportent que 480 UTA.
Dans la région, les exploitations haut-marnaises sont les plus grandes en surface mais également en
termes d’emploi : celui-ci s’établit à 2,1 UTA par exploitation contre 1,9 UTA par structure régionale.
En Haute-Marne, compte tenu des conditions géographiques et pédoclimatiques, seuls les
deux tiers de la SAU du département sont des terres labourables. Les céréales et les
oléoprotéagineux sont les principales cultures. Ils représentent respectivement 28 % et 11 % de la
valeur de la production agricole hors subventions du département. En 2008, la sole céréalière, avec
126 575 hectares occupe le 33ème rang français. C’est la culture la plus importante du département :
elle couvre 41 % de la SAU des exploitations et un cinquième de la surface du département. Le blé
tendre représente la moitié de cette sole. Les surfaces en orge d’hiver constituent la deuxième
céréale du département et le placent à la 10ème place nationale avec 33 475 hectares. La Haute-
Marne affiche les rendements les moins élevés de la région pour ces cultures (respectivement
66 q/ha et 63 q/ha pour la moyenne quinquennale contre 78 q/ha et 72 q/ha). Ceux-ci sont
également inférieurs aux rendements nationaux.
La Haute-Marne est ainsi classée en zone intermédiaire, définie comme les départements
pour lesquels le rendement de référence jachère est inférieur au rendement de référence national
(60 q/ha).
Un tiers du cheptel bovin champardennais est élevé en Haute-Marne. La filière bovine
contribue pour 35 % à la valeur de la production agricole du département, 22 % pour le lait et 13 %
pour la viande bovine. En termes d’effectifs, le département se situe à la 37ème place nationale,
devançant l’Aisne et la Somme. 36 % du cheptel est composé de vaches, et trois vaches sur cinq sont
des vaches laitières. En 2008, le département se classe en 27ème position pour le nombre de vaches
laitières mais seulement à la 43ème pour les vaches allaitantes.
Les exploitations mixtes de culture-élevage ont progressé au détriment des exploitations
spécialisées en lait ou en lait-viande. Il existe peu d’exploitations spécialisées de petite taille (hors-
sol, maraîchage, …). 38 % des exploitations professionnelles sont spécialisées en céréales et
oléoprotéagineux et leur taille moyenne est de 200 hectares. Elles emploient en moyenne 1,9 UTA.
Les exploitations combinant cultures et élevages représentent 35 % des exploitations
professionnelles. La taille moyenne de ces structures est de 181 hectares en termes de surface et14
de 2,3 UTA en termes de main-d’œuvre. Enfin, une exploitation sur cinq est orientée principalement
vers l’élevage bovin. Ces dernières occupent 17 % de la surface détenue par l’ensemble des
exploitations professionnelles. La surface moyenne des exploitations spécialisées en bovins lait-
viande est de 190 hectares, nettement plus élevée que celles spécialisées en bovins lait
(134 hectares) et bovins viande (118 hectares). Ces trois types d’exploitation occupent
respectivement 2,7 UTA, 2,4 UTA et 1,7 UTA.
Les exploitations spécialisées en grandes cultures et herbivores fournissent 38 % des UTA et
celles spécialisées en céréales et oléoprotéagineux un tiers.
La Haute-Marne possède quelques vignes en production couvrant 110 hectares dont
76 hectares de vignes AOP destinées au prestigieux vin de Champagne. Les superficies en vigne AOP
sont situées sur les deux communes de Colombey-les-Deux-Eglises et Rizaucourt-Buchey.
33 hectares appartiennent à des viticulteurs haut-marnais et 43 hectares appartiennent à des
viticulteurs aubois. 34 hectares de vignes IGP (indication géographique protégée) sont destinés à du
vin de pays, sur les deux communes de Coiffy et Montsaugeon.
3.4.2 Le secteur secondaire
La Haute-Marne est un département à tradition industrielle, organisée autour des secteurs
stratégiques suivants : la fonderie, l’agroalimentaire, la coutellerie, les prothèses et l’outillage
médical. Le tissu économique du sud du département est essentiellement appuyé sur des PME, avec
une présence importante dans les produits plastiques destinés à la sous-traitance automobile et au
mobilier urbain.
Dans le secteur industriel, les sous-secteurs prépondérants sont la métallurgie qui concentre
44 % des effectifs industriels, la fabrication de denrées alimentaires, boissons, produits à base de
tabac (13 % des effectifs) et la fabrication de produits en caoutchouc, en plastique ou de produits
minéraux non métalliques (11 %).
En 2014, les métiers de l’industrie représentaient 19,1 % de l’emploi en Haute-Marne, contre
5,5 % pour les métiers relatifs à la construction.
3.4.3 Le secteur tertiaire
Dans le secteur tertiaire, les sous-secteurs qui concentrent le plus d’effectif sont les suivants :
le commerce réparation d’automobile et de motocycles (34 % de l’effectif du tertiaire et 18 % de
l’effectif salarié du département), l’hébergement médico-social et action sociale sans hébergement
et l’activité de services et soutien représentant chacun 12 % des effectifs du tertiaire et 6 % de
l’effectif total du département.
Le secteur tertiaire est le secteur connaissant le taux d’emploi le plus fort en Haute-Marne totalisant à lui seul 70,7 %, en 2014.15
3.4.3.1 Le commerce et les services
En 2016, le nombre de commerces en Haute-Marne s’élevait à 2 091, ce qui représentait
40,4 % des établissements installés dans le département. Le nombre d’établissements relatifs aux
Transports et aux Services se chiffrait à 1 928, soit une part de 37,2 % de l’ensemble des
établissements installés en Haute-Marne.
3.4.3.2 Le tourisme3
Taux de fréquentation des principaux sites touristiques haut-marnais en 2016 (en nombre de
visiteurs) :
Lac du DER 1 200 000 Les 4 lacs du Pays de Langres 200 000 Ville de Langres 150 000 Mémorial Charles de Gaulle (Colombey-les-Deux-Eglises) 65 000 La Boisserie (Colombey-les-Deux-Eglises) 47 000
Hébergement4 :
Hôtels Nombre d’hôtels
classés
Dont 3 étoiles ou plus Nombre de chambres
classées
Dont 3 étoiles ou plus
45 21 1280 626 Campings Nombre de terrains Dont 3 étoiles ou plus Nombre d’emplacements
Dont 3 étoiles ou plus
24 11 1695 1212
Équipements :
◦ 1 station thermale à Bourbonne-les-Bains
◦ 1800 km de rivières de 1ère et 2nde catégorie
Randonnées :
◦ 124 circuits en boucle (de 4 à 32 km)
◦ 2 circuits itinérants en boucle GR de pays (90 et 74 km)
◦ 3 sentiers de grande randonnée (GR 7 – 107 km; GR 703 – 102 km; GR 14b - 38 km) ◦ 1 itinéraire de pèlerinage La Via Francigena itinéraire de pèlerinage de Calais à Rome (GR 145 - 130 km)
◦ 1 golf à 9 trous à Arc-en-Barrois
◦ 19 centres équestres
Thermalisme :
Bourbonne-les-Bains (2 190 habitants) accueille entre 11 000 et 12 000 curistes par an pour le
traitement des fractures. Confrontée au déclin du thermalisme médical traditionnel et à la
3 Maison Départementale du Tourisme de la Haute-Marne, Observatoire Régional du Tourisme de Champagne-Ardenne, 2016
4 Source : INSEE, en partenariat avec la DGE et les partenaires territoriaux 201616
concurrence des villes d’eau des Vosges, la station se tourne vers les activités liées à la remise en
forme et s’est modernisée avec l’aide de fonds européens pour ses investissements mais la situation
reste fragile.
Fin 2005, la ville a acquis les thermes, qui appartenaient jusqu’alors à l’État. Après une longue
période de fermeture, la SOCABO (Groupe Emeraude) a fait construire un nouveau casino
(40 salariés en janvier 2016 – salariés plus nombreux en saison). C’était le seul casino de toute la
région. Toutefois, un casino a été construit au lac du Der, à Giffaumont) et ce nouvel équipement
semble fragiliser celui de Bourbonne-les-Bains. Néanmoins, la direction du groupe semble décidée
à pérenniser le site.
3.4.4 Les employeurs les plus importants du département
Les 10 principaux employeurs industriels en Haute-Marne5 (hors établissements publics et
financiers) 2016/2017
Entreprise Ville(s) principale(s) activité(s) Effectif salarié Manoir Aerospace (Forges
de Bologne)
Bologne Forge, estampage 661
Freudenberg Langres Produits en caoutchouc 471 GHM Sommevoire, Wassy Fonderie, menuiseries métalliques
452
Forges de Courcelles Nogent Forge, estampage 443 Bongrain-Gérard Illoud Produits laitiers, fromage 401 Aciéries Hachette et Driout Saint-Dizier Fonderie d’acier 392 Ferry Capitain Vecqueville Fonderie de fonte 375 Fonderies de Brousseval et
Montreuil
Brousseval Fonderie de fonte 370
Plastic Omnium Langres Produits en matières plastiques
363
Greatbatch Medical Chaumont Matériel médical 310
Une activité économique marquée par la prédominance de l’industrie
L’économie est caractérisée par la prédominance de l’activité industrielle, principalement
métallurgique et mécanique, concentrée autour de Saint-Dizier et dans les vallées de la Marne et
de la Blaise. Le Nord de la Haute-Marne fut en effet au XIXème siècle le premier site métallurgique
de France, grâce à ses mines de fer de surface facilement exploitables, et à ses forêts abondantes
fournissant le charbon de bois pour le traitement du minerai.
Il est à noter que sur l’arrondissement de Saint-Dizier, et plus précisément à Saudron, l’ANDRA
mène des études en vue de l’implantation d’un centre d’enfouissement de déchets radioactifs dont
l’exploitation débutera en 2025.
5 Source : CCI Champagne-Ardenne, 201617
Dans le secteur de la santé :
Le Centre Hospitalier « Geneviève de Gaulle Anthonioz » compte 858 agents, il fait partie du
Groupement Hospitalier du Territoire de Verdun. Les Centres Hospitaliers de Chaumont-Langres et
Bourbonne-les-Bains disposent de quelque 850 agents et font partie du GHT de Dijon.
3.4.5 L’enseignement
Le département de la Haute-Marne relève de l’académie de Reims. La Haute-Marne représente 12,51 % sur le total des élèves inscrits au sein de l’académie de Reims, soit 30 645 élèves.
Le département de la Haute-Marne compte 4 circonscriptions (Chaumont, Langres, Joinville et Saint-Dizier) et une circonscription pour l’Aide et l’Adaptation des élèves en situation de Handicap (ASH) couvrant l’ensemble du département.
Établissements scolaires du premier degré :
34 écoles maternelles
43 écoles élémentaires
86 écoles primaires
Etablissements scolaires du second degré :
26 collèges
1 EREA (établissement régional d'enseignement adapté)
6 lycées d’enseignement général
6 lycées professionnels
2 Lycées polyvalents
Enseignement spécialisé :
1 GRETA (groupement d’établissements pour la formation adulte)
5 CFA (centres de formation des apprentis) :
◦ Agricole et forestier (Chaumont)
◦ Industrie (Saint-Dizier)
◦ Bâtiment (Chaumont)
◦ 2 centres interprofessionnels (Chaumont et Saint-Dizier).
Enseignement supérieur :
1 Ecole supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) à Chaumont 1 antenne délocalisée de l’Institut Universitaire Technologique (IUT) de Troyes à Chaumont (commercialisation, produits bancaires et services)
1 antenne délocalisée de l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) de Reims à Chaumont (Sciences exactes et naturelles/ Lettres et sciences humaines)
Instituts pour des formations sanitaires et sociales :
o Institut de formation des aides-soignants (Saint-Dizier)
o Institut de formation des Soins Infirmiers (Saint-Dizier et Chaumont)
o Institut de formation aux métiers de la santé (Chaumont)
Le Lycée Charles de Gaulle à Chaumont avec spécialité Design, (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués, licence professionnelle, BTS) à Chaumont
1 antenne de l’Université de Technologie de Troyes (UTT), pour des formations d’ingénieurs et de techniciens à Nogent18
Autres :
2 Centres d’information et d’orientation (CIO) (Chaumont/ Saint-Dizier) 1 réseau de création et d'accompagnement pédagogique (CANOPE) (Chaumont) 1 établissement de formation continue (Saint-Dizier)
3.4.6 Principaux centres de recherche en Haute-Marne :
ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs -Laboratoire souterrain) Saudron
CRITT-MDTS (Centre Régional d’Innovation et de Transfert de Technologie – Matériaux, Dépôts et Traitements de Surface) Pôle technologique de Haute-Champagne, Nogent CEA Syndièse, Bure-Saudron
3.4.7 Les autres structures du département :
Établissement pénitentiaire : 1 (Maison d’arrêt de Chaumont)
Établissements pour polyhandicapés : 3
Service d’éducation spécialisée et de soins à domicile : 719DESCRIPTION DE L’ORGANISATION
TERRITORIALE
4.1 Présentation générale
4.2 Organisation territoriale
4.3 Effectifs
SDACR 2019
4
PartiePrésident du Conseil
d'administration du SDIS
ORGANIGRAMME FONCTIONNEL DU SDIS 52
Version 1 du 01 décembre 2018 Préfet
et maires
Autorité administrative &
financière Binôme de direction
(DDSIS & DDASIS)
Etat-major départemental
Finances,
Commande publique
Affaires juridiques
Instances, paritarisme
Systèmes d’information et réseaux
Pôle pilotage, coordination et développement {DDSIS / DDASIS)
Appui aux chefs de centre
Développement du volontariat
Communication
Chancellerie & protocole
Liaison avec associations SP
LD | D | D | LD | D | LD | D | D | LD | D | LD | D | D | LD | D | LD | D | D | “"
Direction départementale des services d’incendie et de secours
Autorités de police
Groupement patrimoine,
moyens techniques et
logistique
Equipements
Atelier mécanique / Parc engins
Matériels/ EPI
Infrastructures
Construction & gros entretien
Intendance & entretien courant
Chaîne logistique
Assistance PUI
COTTON M En
TPE UE el ete
Bureau Personnel
permanent
Transverse RH
Prospective RH
Bureau Volontariat
Centre de Formation -
EDSP
CP lee
HEC TR RTT
opérationnelle
Prévention
ERP/IGH - Habitations
C. Travail & ICPE
RCCI - PAO
Planification opérationnelle
Prévision / DECI
Appui à mission SDACR
Equipes spécialisées
Cartographie SIG
CTA - CODIS
Chefferie santé
Pharmacie à usage intérieur
Service santé et secours médical
Médecine professionnelle et préventive
Santé & bien-être au travail
Appui à mission H&S
Soutien sanitaire en opération
Contribution secours médicalisés
Appui CTA & liaison SAMU
Assistance à la formation SUAP
Centres d'incendie et de secours
du Corps départemental
+
Antennes Etat-major
Nord / arrondissement St-Dizier
Sud / arrondissement Langres
{Missions déconcentrées des
groupements et services, relais vers les
CIS}
Centres de première intervention
communaux et intercommunaux
Fr [ [ [ [ [ [ [ [ [ [ [ [ [ [ [ [ [ [
Légende :
Fonction mutualisée avec le
Conseil départemental
Bureau
Missions
21
4 DESCRIPTION DE L’ORGANISATION TERRITORIALE ET
FONCTIONNELLE
4.1 Présentation générale
Les services d'incendie et de secours de la Haute-Marne comprennent :
Un Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS), établissement public administratif dont la compétence s'étend sur tout le département ;
Des corps communaux ou intercommunaux de sapeurs-pompiers desservant des Centres de Première Intervention (CPI), services publics à compétence locale.
L'organigramme suivant précise les principes de fonctionnement :
Annexe à la note de service n° DIR/NS/2018/221522
En application de l’article R 1424-1-1 du CGCT, les services départementaux d’incendie
et de secours sont classés par ordre décroissant en trois catégories A, B et C.
Le SDIS de Haute-Marne est classé en catégorie C.
Le corps départemental est composé des sapeurs-pompiers professionnels et
volontaires et de volontaires du service civique, le cas échéant.
4.2 Organisation territoriale
4.2.1 Les centres d’incendie et de secours (CIS) du corps départemental :
Ce sont les unités territoriales chargées principalement des missions de secours. Les CIS
sont créés et classés par arrêté du préfet en centres de secours principaux, centres de secours
et centres de première intervention conformément aux critères suivants :
Les centres de secours principaux (CSP) peuvent assurer simultanément au moins un départ en intervention pour une mission de lutte contre l'incendie, deux départs en intervention pour une mission de secours d'urgence aux personnes et un autre départ en intervention ;
Les centres de secours (CS) peuvent assurer simultanément au moins un départ en intervention pour une mission de lutte contre l'incendie ou un départ en intervention pour une mission de secours d'urgence aux personnes et un autre départ en intervention ;
Les centres de première intervention (CPI) peuvent assurer au moins un départ en intervention ;
Les unités locales de secours (ULS) n’assurent pas de missions de secours en autonomie mais apportent une première réponse secouriste ou incendie dans des communes éloignées des autres CIS. Elles fournissent également un complément d’effectif aux CIS dans le cadre d’une COMmunauté de CIS (COMCIS) pour former sur opérations un équipage réglementaire.
Le département est défendu par 49 unités formant 38 Centres de Secours qui sont
répartis comme suit :
Type
CIS CIS Nbre CSP Chaumont, Saint-Dizier 2 CS Langres, Joinville, Wassy, Nogent, Bourbonne-les-Bains 5
CPI
Andelot, Arc-en-Barrois, Auberive, Bayard-sur-Marne, Bettancourt-la-Ferrée, Biesles, Bologne, Breuvannes, Bricon, Chalindrey, Châteauvillain, Chevillon, Colombey-les-Deux-Eglises, Doulaincourt, Doulevant-le-Château, Eclaron, Fayl-Billot, Froncles, Illoud, Is-en-Bassigny, Lac de Charmes, Longeau, Manois, Maranville, Montier en Der, Montigny le Roi, Poissons, Prauthoy, Rolampont, Sommevoire, Varenne- sur-Amance.
31
ULS Aubepierre-sur-Aube, Bourdons-sur-Rognons, Chamouilley-Eurville, Damrémont, Haute-Amance, Laferté-sur-Aube, Longchamp-les-Millières, Robert-Magny, Serqueux, Cusey, Laferté-sur-Amance. 11
Total 4923
4.2.2 Les corps communaux
Les corps communaux d'incendie et de secours font partie des services d'incendie et de
secours.
Type CPI Communaux Nbre CPI Darmanes, Foulain-Crenay, Louvemont, Mareilles, Roches-Bettaincourt, Rouvres-sur-Aube, Thivet. 7
4.2.3 L’implantation territoriale des CIS :
L’implantation territoriale des CIS résulte davantage de l’histoire des services d’incendie
et de secours que d’un maillage strictement rationnel et homogène (comme il est opéré dans
les pays anglo-saxons).
Les CIS sont implantés dans les communes les plus urbanisées profitant d’un vivier de
recrutement et aussi d’un besoin de défendre au plus près la population et les biens.
4.2.3.1 Les secteurs de 1er appel
Sur le principe que chaque commune est défendue par le CIS le plus proche, des secteurs
d’intervention sont définis autour de chaque CIS. C’est ce qu’on appelle le secteur de 1er
appel.
En cas d’indisponibilité du CIS le plus proche, un autre CIS (dans l’ordre de proximité) est
engagé. L’ensemble des communes défendues en 2ème position par un CIS forme son secteur
de 2ème appel.
Le département est donc découpé en autant de secteurs de 1er appel que de CIS (CSP, CS ou CPI) du corps départemental.
Le département de la Haute-Marne est découpé en 38 secteurs de 1er appel
4.2.3.2 Les bassins de desserte opérationnelle
Dans l’esprit de définir des objectifs de couverture et de dotation matérielle
« garantissant une égalité proportionnelle », le SDACR de 2012 a défini que le département
pouvait être défendu par 18 CIS répartis idéalement6.
Le croisement d’une analyse statistique sur les interventions simultanées et les délais
de route avait conduit la définition de « 25 bassins d’intervention dans lesquels doit au moins
se situer un CIS de type CSP, CS, ou CPI. ».
6 Source SDACR 2012, pages 216 à 22424
Le département de la Haute-Marne comporte 25 bassins de desserte
opérationnelle contenant un ou plusieurs CIS
Depuis le SDACR de 2012, l’intégration de CPI communaux en qualité de CIS du corps
départemental (Bettancourt-la-Ferrée, Biesles, Bricon, Cusey, Lac de Charmes) a permis
d’étoffer le maillage départemental et dans certains cas, d’augmenter la rapidité
d’intervention (sauf pour Bettancourt-la-Ferrée et Lac de Charmes).
Le conventionnement d’autres CPI communaux en les intégrant comme Unité Locale de
Secours a permis de créer une première réponse rapide dans des zones éloignées et a permis
de renforcer en effectifs disponibles les CIS existants.
Le découpage territorial est donc réalisé par 25 bassins de desserte opérationnelle
comportant un ou plusieurs CIS confortés en effectifs par une ou plusieurs ULS.
La carte ci-après détermine le découpage territorial opérationnel.20 km
Centre de secours de la Haute-Marne
@ CPI Communaux
[=] Limite secteur d'intervention
@ cr!
@ ULS
—— Lien ULS - CIS
® cs ® cs
25
FIGURE 1 REPARTITION DES CIS4
NS
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© CPI Communaux
—— Couverture en 10 min
—— Couverture en 20 min
—— Couverture en 30 min
@ Centre de secours extradépartemental
intervenant dans le 52
OO Communes couvertes par un
centre de secours extradépartemental
Le temps de prise d'appel et de départ sont
pris en compte pour le calcul des temps de
couverture.
26
4.2.3.3 Analyse de l’implantation territoriale :
Partant de l’objectif généralement retenu que les zones urbaines puissent être
desservies en moins de 10 minutes (détail dans la partie La réponse opérationnelle) et les
zones rurales en 20 minutes. Il est possible de visualiser par isochrone la couverture
opérationnelle du département. Celle-ci démontre un état satisfaisant notamment en intégrant les ULS dans les zones éloignées des autres CIS.
FIGURE 2 COUVERTURE DU TERRITOIRE DEPUIS LES CIS DU SDIS5227
La proximité de certains CIS entre eux permet de conforter l’intérêt des bassins de
desserte opérationnelle. Le dispositif de couverture des risques doit s’envisager par la
mutualisation des disponibilités et la complémentarité des matériels des CIS.
Le dispositif de couverture des risques doit s’envisager par la mutualisation des disponibilités et la complémentarité des matériels des CIS
Le nouveau visage du département post-SDACR 2012 (avec l’intégration des ULS
notamment), nécessite d’envisager un renouvellement du découpage.
Des zones éloignées des CIS actuels pourraient être défendues par la création de Centre
de Première Intervention fonctionnant comme des ULS et garantissant une première réponse
secouriste ou incendie, notamment :
Secteur à l’est du CIS Poissons ;
Secteur compris entre les CIS Doulevant-le-Château, Froncles et Colombey-les-Deux- Eglises ;
Secteur compris entre Arc-en-Barrois, Auberive et Langres à l’ouest de l’autoroute.
4.2.3.4 Conclusions
La complémentarité des centres permet par la mutualisation des effectifs et des
matériels d’apporter une réponse secouriste ou incendie dans des délais acceptables ou
satisfaisants.
Pour compléter l’implantation territoriale et le maillage, il faut envisager la création de
centre d’incendie et de secours de type ULS dans les secteurs éloignés des autres CIS afin de
permettre une réponse prompt secours et incendie.
Des CIS n’apportent que peu de plus-value en terme de délais d’intervention, mais
doivent être conservés (pour leur effectif) avec un nouveau mode de fonctionnement par
coopération et complémentarité des CIS proches (Bettancourt-la-ferrée et Lac de Charmes)28
4.3 Effectifs
4.3.1 Répartition des effectifs
En 2018, le SDIS 52 comprend :
1 101 SPV (y compris le Service Santé et Secours Médical)
132 SPP (y compris le Service Santé et Secours Médical)
31 Personnels Administratifs, Techniques et Spécialisés
auxquels s’ajoutent 127 SPV des corps communaux, soit au total 1 358 sapeurs-
pompiers.
1 358 sapeurs-pompiers dont 1 233 du corps départemental
La répartition par grade et statut et son évolution sont indiqués dans le tableau suivant :
SPP SPV SSSM Total PATS
Off Sous-
off
Grad
et
sap
Total
SPP
Off Sous-off Grad et sap Total
SPV
A B C Total
CIS CPIC CIS CPIC CIS CPIC
2009 20 52 44 116 15 0 169 42 648 463 1337 64 1517 7 5 21 33
2010 20 56 38 114 14 0 166 43 642 431 1296 58 1468 6 4 23 33
2011 21 57 36 114 19 1 177 43 621 434 1295 61 1470 5 4 20 29
2012 23 56 43 122 23 0 174 46 641 448 1332 63 1517 4 3 22 29
2013 25 57 45 127 23 0 176 46 651 430 1326 57 1510 2 4 19 25
2014 24 62 40 126 22 0 224 47 601 424 1318 56 1500 2 6 20 28
2015 25 68 34 127 20 0 247 30 588 309 1194 55 1376 2 6 23 31
2016 24 69 37 130 27 0 319 23 658 140 1167 51 1348 2 6 21 29
2017 24 75 28 127 33 2 357 20 657 105 1174 57 1358 1 7 23 31
La répartition par affectation entre la structure de direction et les CIS territoriaux se décline ainsi :
Etat-Major Dans les CIS CPIC
Années SPP SPV PATS SPP SPV avec SSSM PATS Off Sous-off Hdr
2009 11 0 31 105 896 2 0 42 463
2010 10 1 31 104 879 2 0 43 431
2011 11 0 27 103 878 2 1 43 434
2012 15 0 27 107 901 2 0 46 448
2013 18 1 23 109 905 2 0 46 430
2014 19 1 26 107 902 2 0 47 424
2015 19 1 29 108 909 2 0 30 309
2016 24 0 26 106 1055 3 0 23 140
2017 26 3 29 101 1101 3 2 20 105
TABLEAU 1 EVOLUTION DE LA REPARTITION DES EFFECTIFS
TABLEAU 2 REPARTITION DES EFFECTIFS PAR AFFECTATION29
La répartition par grade des sapeurs-pompiers dans les CIS du corps départemental est la suivante :
On relève une stabilisation du nombre de SPP depuis 2013 et une légère centralisation
à l’Etat-Major des affectations de cadres notamment.
A noter une forte augmentation de la part des sous-officiers tant SPP que SPV pour
répondre aux réformes de la filière et du lien Grade-Emploi.
On relève également une forte diminution de SPV notamment par un effondrement de
l’effectif des CPIc suite à l’inspection de ceux-ci et la radiation des personnels fictifs.
Autre élément d’appréciation, le
roulement des SPV qui se maintient à près
de 19%. A noter également un solde
positif de la balance entrée/sortie depuis
2013 dû notamment aux campagnes de
promotion du volontariat qui ont permis de
compenser et dépasser les départs.
La durée d’engagement moyenne des SPV est de 11 ans en Haute-Marne, c'est-à-dire
légèrement supérieure à la moyenne nationale.
4.3.2 La féminisation des sapeurs-pompiers de Haute-Marne
Le taux de féminisation des sapeurs-pompiers de la Haute-Marne est de 19,36% au
01/01/2018. La répartition par grade et affectation est donnée ci-dessous :
Corps départemental Corps communaux
Sapeurs-pompiers professionnels Sapeurs-pompiers volontaires Sapeurs-pompiers volontaires
Off. S/off. Cap/sap. SSSM Off. S/off. Cap./Sap. SSSM Off. S/Off. Cap./Sap. SSSM
2/24 3/75 1/28 1/3 3/33 31/357 176/657 28/54 0/2 1/20 17/105 0/0
8,3% 4% 3,6% 33,3% 9,1% 8,7% 26,8% 51,8% 0% 5% 16,2% -
Officiers SSSM Sous-officiers Hommes du rang
Années SPP SPV SPP SPV SPP SPV SPP SPV
2009 20 15 1 63 52 169 44 648
2010 20 14 1 57 56 166 38 642
2011 21 19 2 59 57 177 36 621
2012 23 23 2 61 56 174 43 641
2013 25 23 2 55 57 176 45 651
2014 24 22 2 54 62 224 40 601
2015 25 20 3 52 68 247 34 588
2016 24 27 3 48 69 319 37 658
2017 24 33 3 57 75 357 28 657
TABLEAU 3 REPARTITON DES SP PAR GRADE
Années 2015 2016 2017
Taux d'entrée 11,01% 15,18% 12,23%
Taux de sortie 7,60% 10,43% 6,61%
Roulement 18,61% 25,61% 18,84%
TABLEAU 4 ROULEMENT DU VOLONTARIAT30
A noter que le taux de féminisation des recrutements 2018 est de 28,29 %, ce qui laisse
envisager une augmentation de la part du personnel féminin et des besoins qui en découlent
(augmentation des surfaces de vestiaires et sanitaires dédiées, adaptation des Equipements
de Protection Individuelle à la morphologie féminine, …).
4.3.3 Les Personnels Administratifs, Techniques et Spécialisés (PATS)
L’effectif des PATS du SDIS 52 est relativement stable depuis le dernier SDACR. Il s’élève
à 27 en 2018. A noter également que 4 personnels du Conseil Départemental travaillent pour
le SDIS dans le cadre d’une convention de services unifiés. Toutefois, ce taux est légèrement
inférieur à ceux des SDIS du groupe comparatif. Il est susceptible de nuire aux fonctions
d'appui et de soutien aux opérations.
4.3.4 Pyramide des âges
Il est intéressant d’étudier la pyramide des âges non seulement de l’ensemble des sapeurs-pompiers de la Haute-Marne mais aussi et plus finement de chaque CIS.
FIGURE 3 CEREMONIES AVEC SP ET JSP31
18-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60 et + Total
H F H F H F H F H F H F H F H F H F H F
ETAT-MAJOR SPP 1 3 3 1 13 4 1 3 6 1 34 2 36 SPV 8 3 1 1 1 1 1 3 2 2 1 1 3 20 8 28
SAINT-DIZIER
SPP 2 1 1 2 8 1 3 1 7 6 3 1 33 3 36
SPV 13 5 6 3 8 8 1 3 6 1 2 6 1 53 10 63
BAYARD 5 2 2 1 1 4 1 3 1 4 1 20 5 25
BETTANCOURT 1 1 2 3 4 1 1 2 3 1 14 5 19
CHEVILLON 4 3 3 2 4 2 1 2 1 4 19 7 26 DOULEVANT-LE-
CHÂTEAU 2 1 2 2 2 2 1 1 4 1 1 14 5 19 ECLARON 5 1 4 2 3 3 1 3 2 2 1 20 7 27
JOINVILLE 7 4 6 5 1 6 1 1 4 4 1 1 35 6 41 MONTIER-en-
DER 6 2 4 1 2 1 1 2 4 1 4 1 1 23 7 30 POISSONS 1 3 1 3 2 1 2 1 5 2 1 14 8 22
SOMMEVOIRE 2 1 1 2 1 2 1 2 3 13 2 15
WASSY 8 1 5 1 8 1 4 1 2 1 4 1 1 2 1 35 6 41
CHAUMONT SPP 5 4 4 4 7 1 5 2 5 36 1 37 SPV 13 3 10 4 5 1 5 1 8 1 10 2 4 2 3 1 3 61 15 76
ANDELOT 2 3 1 3 3 2 1 2 2 1 4 19 5 24
ARC-EN-BARROIS 1 1 3 2 1 2 4 1 2 1 1 2 3 16 8 24
BIESLES 6 2 5 2 1 1 5 2 1 1 22 4 26
BOLOGNE 3 2 4 2 1 1 2 2 1 2 3 2 19 6 25
BRICON 3 1 1 1 5 1 1 1 12 2 14
CHATEAUVILLAIN 7 1 4 1 2 2 2 5 2 1 23 4 27 COLOMBEY-LES-
DEUX-EGLISES 2 2 1 1 2 4 1 3 2 14 4 18
DOULAINCOURT 4 4 2 3 1 1 1 3 14 5 19
FRONCLES 4 4 3 5 3 1 2 1 3 2 1 24 5 29
ILLOUD 1 1 1 3 1 2 1 1 5 1 2 1 16 4 20
MANOIS 3 1 3 3 3 1 2 1 2 2 2 17 6 23
MARANVILLE 2 2 2 2 2 1 1 1 3 1 12 5 17
NOGENT 8 3 6 5 5 4 6 2 2 3 1 40 5 45
LANGRES SPP 3 1 1 4 4 3 6 2 1 24 1 25 SPV 11 5 9 1 11 2 3 2 4 11 1 3 1 2 1 1 55 13 68
AUBERIVE 2 1 1 4 1 2 1 1 2 12 3 15 BOURBONNE-
LES-BAINS 2 1 3 3 4 2 3 3 3 1 18 7 25 BREUVANNES-
EN-BASSIGNY 1 2 1 1 1 1 1 1 1 9 1 10 CHALINDREY 3 2 7 4 4 1 2 1 3 1 1 3 23 9 32
CUSEY 2 2 1 3 2 5
FAYL-BILLOT 10 1 3 1 1 1 1 1 6 1 2 1 4 23 5 28
IS-EN-BASSIGNY 3 1 2 2 1 3 1 1 1 13 2 15
LAC DE CHARMES 2 3 1 2 1 2 5 2 1 2 2 17 6 23
LONGEAU 2 3 2 2 1 1 6 3 2 1 2 18 7 25
PRAUTHOY 1 1 2 4 1 5 1 3 1 3 1 1 1 17 8 25
ROLAMPONT 7 2 1 1 6 1 1 1 1 18 3 21 VARENNES-SUR-
AMANCE 3 1 1 4 3 2 1 14 1 15 MONTIGNY-LE-
ROI 2 2 4 2 5 3 1 1 5 5 5 1 31 5 36 177 65 119 48 127 31 108 34 114 18 142 19 90 12 72 5 43 1 992 233 1225
242 167 158 142 132 161 102 77 44 122532
4.3.4.1 Evolution des sapeurs-pompiers professionnels
Outre la vision au 1er janvier de l’année 2018, il est intéressant d’avoir un regard sur
l’évolution de l’effectif notamment par âge, par statut et par sexe.
Les évolutions de la pyramide des âges des sapeurs-pompiers professionnels incluant le
SSSM sont :
Années 18-
24
ans
25-
29
ans
30-
34
ans
35-
39
ans
40-
44
ans
45-
49
ans
50-
54
ans
55-
59
ans
60 ans
et plus
2009 3 12 20 25 12 17 21 6 1
2010 3 7 24 25 11 19 17 9 0
2011 3 7 26 19 18 15 14 14 0
2012 2 16 24 25 25 14 18 10 1
2013 1 13 21 24 29 12 18 10 1
2014 2 7 19 29 28 11 19 12 1
2015 3 8 20 28 27 12 19 13 0
2016 5 11 18 31 22 20 13 12 1
2017 3 9 13 21 29 24 13 15 3
La pyramide des âges des sapeurs-pompiers professionnels est la suivante :
On peut voir une bonne répartition des âges avec une pyramide pas encore vieillissante.
3
7
13
19
27
23
13
15
3
2
2
2
1
-5 0 5 10 15 20 25 30
18-24 ans
25-29 ans
30-34 ans
35-39 ans
40-44 ans
45-49 ans
50-54 ans
55-59 ans
60 ans et plus
Nombre d'agents Femmes Nombre d'agents Hommes33
4.3.4.2 Evolution des sapeurs-pompiers volontaires
Les évolutions de la pyramide des âges des sapeurs-pompiers volontaires incluant le
SSSM sont :
Années 16-
24
ans
25-
29
ans
30-
34
ans
35-
39
ans
40-
44
ans
45-
49
ans
50-
54
ans
55-
59
ans
60
ans
et
plus
2009 219 124 94 110 97 94 61 33 0
2010 205 122 95 109 89 97 69 36 0
2011 189 122 97 96 99 92 79 40 3
2012 196 96 97 79 110 88 58 28 1
2013 224 113 99 86 108 85 81 46 8
2014 193 122 106 88 100 87 82 51 18
2015 208 331 111 86 98 86 82 46 15
2016 174 138 134 121 116 128 103 61 29
2017 185 149 146 129 123 132 103 57 23
La pyramide des âges des sapeurs-pompiers volontaires est la suivante :
On observe une répartition différente des hommes et des femmes et une forte
diminution de l’effectif après 54 ans. Il est possible de juger que cette pyramide n’est pas
mauvaise puisque les générations de sapeurs-pompiers sont renouvelées et se maintiennent
à peu près équivalentes. La féminisation des 16-24 ans laisse présager une augmentation du
contingent des tranches supérieures dans quelques années et donc une augmentation
générale des effectifs.
On constate que la féminisation est une piste d’augmentation des effectifs. On peut
deviner également que les Jeunes Sapeurs-Pompiers restent une principale voie de
recrutement des sapeurs-pompiers volontaires (le recrutement à 16 ans n’est possible que
pour les SPV).
108
116
106
103
109
119
98
55
23
77
33
40
26
14
13
5
2
-100 -50 0 50 100 150
16-24 ans
25-29 ans
30-34 ans
35-39 ans
40-44 ans
45-49 ans
50-54 ans
55-59 ans
60 ans et plus
Nombre d'agents Femmes Nombre d'agents Hommes34
4.3.5 La formation de sapeurs-pompiers
Outre les effectifs, il est intéressant d’observer leur niveau de qualification que ce soit
dans les formations initiales mais aussi dans les formations d’avancement :
Formations d'avancement
Années
Chef d'équipe
incendie (CE
INC)
Chef d'agrès
une équipe (CA DIV,
CA SAP, CA SR et CA
MEA)
Chef d'agrès
incendie une
équipe
(CA1INC)
Chef d'agrès
tout engin
(CATE)
SPP SPV SPP SPV SPP SPV SPP SPV 2009 38 296 NC NC NC NC 52 NC 2010 29 291 NC NC NC NC 56 NC 2011 25 304 NC NC NC NC 57 NC 2012 30 308 NC NC NC NC 56 NC 2013 31 290 NC NC NC NC 57 NC 2014 27 243 7 125 NC 0 55 163 2015 25 241 9 137 NC 0 59 110 2016 NC NC 11 224 NC 0 55 151 2017 26 202 21 248 NC 9 54 146
On retrouve dans ces tableaux une formation initiale très importante, quel que soit le
module, qui s’explique par des efforts de recrutements et un taux de renouvellement
important. Le nombre de formations à l’avancement est quant à lui plutôt stable.
4.3.6 La disponibilité :
La disponibilité est le critère déterminant la capacité de réponse du SDIS 52. Cette
disponibilité est suivie en permanence au sein du CTA-CODIS par des outils graphiques et
géographiques.
Formations initiales
Années
Equipier prompt
secours (EQ, PS)
Equipier
secours à
personne (EQ,
SAP)
Equipier secours
routier (EQ, SR)
Equipier
incendie
(EQ, INC)
Equipier
opérations
diverses (EQ,
DIV)
Encadrement
(CDG, CDC,
CDS)
SPP SPV SPP SPV SPP SPV SPP SPV SPP SPV SPP SPV
2009 - - 117 840 117 901 117 962 117 944 17 0
2010 - 16 114 783 114 885 114 929 114 911 15 0
2011 - 127 114 690 114 881 114 925 114 907 17 0
2012 - 140 122 698 122 880 122 936 122 918 19 08
2013 - 113 127 737 127 866 127 936 127 1154 19 15
2014 - 18 126 829 126 863 126 1175 126 1142 24 17
2015 - - 127 855 127 850 127 1174 127 1145 25 20
2016 - - 126 892 126 836 126 1187 126 1166 23 16
2017 - 25 127 1022 127 823 127 1200 127 1180 24 20La)
*
ERET
eh
A |rw
ù
d
RS
=
=
t
LS
SES
TE
ee
CO
e
to
>
>
LE
et
DE
Ta
ù4
Le
ee
TS
-
is
PRE
er"
D
PS
nn
à es
35
La disponibilité intègre deux positions qui influent sur la rapidité de réponse :
La garde postée : il s’agit d’une période pendant laquelle le sapeur-pompier, affecté
prioritairement à des missions opérationnelles, est en mesure d'intervenir instantanément.
En dehors des interventions, cette période est mise à profit pour assurer les tâches
d'entraînement physique, d'instruction, d'entretien des matériels et agrès, de prévision
opérationnelle et de gestion administrative et technique.
L'astreinte : il s’agit d’une période qui est assurée en dehors des locaux du casernement,
au cours de laquelle le sapeur-pompier doit être joignable sans délai et pouvoir se rendre dans
les locaux de service dans un délai moyen de 7 à 9 minutes à compter de la réception de
l'alerte, dans les conditions normales de circulation, en veillant à sa sécurité.
4.3.6.1 Une disponibilité relativement élevée
Le seuil de disponibilité est fixé pour chaque CIS et pour chaque bassin de desserte
opérationnelle actuel par le Règlement Opérationnel7 qui détermine les capacités de missions
requises pour chaque centre et aussi le potentiel d’engagement d’engins spéciaux qu’il
héberge.
7 Règlement Opérationnel des Services d’Incendie et de Secours de la Haute-Marne, édition 2018, 39-40.RE
NT
36
CIS
du bassin
RO Réel Semaine Réel Week-End Commentaire
7h-19h 19h-7h 7h-19h 19h-7h 7h-19h 19h-7h
Bassins Effectif
minimal
de
bassin
Effectif
Nominal
Effectif
minimum
Effectif
moyen
réel8
Effectif
moyen
réel9
Effectif
moyen
réel
Effectif
moyen
réel
Arc-en-Barrois 4 Arc-en-Barrois 6 4 3 3 5.8 4.9 Astreinte Auberive 4 Auberive 6 4 2.8 4.5 5.9 6.5 Astreinte Bourbonne-les-
Bains 6
Bourbonne-les-
Bains
9 6 4.3 5 6.3 6.3 Astreinte
Breuvannes-en-
Bassigny 4
Breuvannes-en-
Bassigny
6 4 5 7.2 10 9.8 Astreinte
Châteauvillain
6
Bricon 4 3 3 4.6 5.5 5.5 Astreinte Châteauvillain 6 4 5.7 4.8 6.1 9.6 Astreinte Maranville 4 3 3.3 4.7 5.7 5.3 Astreinte Chaumont
14
Chaumont 10*+4
9+5 (N)
7+7 10 + 7 9+9.8 9 + 14.3 9+13.1 Garde +
Astreinte
Bologne 4 3 5.3 8.3 10.2 9.1 Astreinte Chevillon 6 Chevillon 6 4 6 8.2 9.5 8.8 Astreinte Bayard 6 4 5.7 10.4 10.6 11.6 Astreinte Colombey-les-
2-Eglises 4
Colombey-les-2-
Eglises
6 4 3.1 5 6.5 6.4 Astreinte
Doulaincourt 4 Doulaincourt 6 4 3.2 5.5 6.9 7.3 Astreinte Doulevant-le-
Château 6
Doulevant-le-
Château
6 4 2.8 5.5 5.9 6 Astreinte
Sommevoire 6 4 4 3.9 5.2 11 Astreinte Fayl-Billot 4 Fayl-Billot 6 4 6.4 11.1 9.7 10.2 Astreinte Froncles 4 Froncles 6 4 5.7 8.5 9.8 10.2 Astreinte Illoud 4 Illoud 6 4 3.1 3.7 4.7 4.4 Astreinte Joinville 6 Joinville 9 6 4.7 6.9 10.3 9.3 Astreinte Langres
14
Langres 7*+5
6+6
5*+7 7 + 6 7+7.7 6 + 10.3 6+10 Garde+Astreint e
Chalindrey 6 4 2.9 4.8 6.1 6.6 Astreinte Lac de Charmes 6 4 3.2 5.7 8.4 8.1 Astreinte Rolampont 6 4 3.4 5 5.6 5.5 Astreinte Longeau 4 Longeau 6 4 6.7 9.1 10.1 9.8 Astreinte Manois 6 Andelot 4 3 2.6 3.1 4.7 3.9 Astreinte Manois 6 4 5 6.2 7.6 6.9 Astreinte Montier-en-Der 4 Montier-en-Der 6 4 4.2 9 9.6 11 Astreinte Nogent-en-
Bassigny
6 Biesles 6 4 6.9 8.4 9.1 8.3 Astreinte Nogent-en-
Bassigny
9 6 12 15.6 20.3 18 Astreinte
Poissons 4 Poissons 6 4 2.3 5.2 5.2 5.6 Astreinte Prauthoy 6 Prauthoy 6 4 5.5 8.2 10.2 9.1 Astreinte Saint-Dizier
14
Saint-Dizier 10*+4
9+5
7+7 10 + 7.9 10 +
10.9
7 + 18.1 7 + 16.7 Garde+Astreint
e
Bettancourt-la-
Ferrée
6 4 3.5 6.3 8.3 7.9 Astreinte
Eclaron 4 3 4.3 7.8 10 9.8 Astreinte Val-de-Meuse 6 Val-de-Meuse 6 4 6.1 12.6 14 13.8 Astreinte Is-en-Bassigny 6 4 3.6 4.9 5.6 5.7 Astreinte Varennes-sur-
Amance 4
Varennes-sur-
Amance
6 4 2.3 3.7 5 5.6 Astreinte
Wassy 6 Wassy 9 6 8.1 15 18.6 18 Astreinte
8 Disponibilité moyenne du CIS 2017-2018 par requête Business Object.
9 Disponibilité moyenne du CIS 2017-2018 par requête Business Object.37
4.3.6.2 Le taux de rupture des CIS
Chaque CIS doit remplir les missions (SUAP, Incendie, OD) qui lui sont fixées par le
règlement opérationnel sur un secteur de premier appel (S1).
Quand les CIS ne peuvent pas remplir leurs missions, il y a « rupture » du CIS entraînant
l’engagement d’un autre CIS, soit pour compléter le premier, soit pour le remplacer.
L’objectif de cette complémentarité entre CIS est de maintenir la continuité du service
public d’incendie et de secours.
Les modes de défaillances amenant un CIS à la rupture sont divers :
Indisponibilité de sapeurs-pompiers ;
Problèmes de qualifications des SP pour accomplir la mission (chef d’agrès, conducteur, ...) ;
Indisponibilité de l’engin (intervention, panne, déplacement).
Ces modes de défaillances se révèlent par l’engagement d’un engin d’un autre CIS sur
son secteur de 2ème appel (S2). Une analyse a été conduite de 2017 à 2018 et indique dans le
tableau suivant les taux de rupture par CIS.38
* Un taux de rupture proche de deux fois le taux objectif ci-après est indiqué en noir ; ** Le taux de disponibilité correspond au rapport du nombre de SP sur le nombre de disponibilité moyenne. S’il est inférieur à 25 %, cela correspond à une anomalie.
TABLEAU 5 ANALYSE DU TAUX DE RUPTURE DES CIS ET DES BASSINS POUR 2017&2018
BASSINS CIS Type CIS
BESOIN EN
ENGINS
D'AUTRES
CIS
SORTIES
D'ENGINS
DU CIS
SUR S1
besoin
du
secteur
%
realisé
taux
rupture
préconisé
taux
rupture du
CIS *
taux
rupture du
BASSIN*
effectif
SPV
effectif
SPP
effectif
total POJ
dispo
moyenne
hors
GARDE
% de
dispo**
Arc-en-Barrois Arc-en-Barrois CPI 102 282 384 73,4% 17,0% 26,6% 26,6% 21 21 6 4,16 20% Auberive Auberive CPI 50 206 256 80,5% 17,0% 19,5% 19,5% 13 13 6 4,92 38% Bourbonne-les-Bains Bourbonne-les-Bains CS 200 747 947 78,9% 10,0% 21,1% 21,1% 33 33 9 5,5 17% Breuvannes-en-Bassigny Breuvannes-en-Bassigny CPI 12 191 203 94,1% 17,0% 5,9% 5,9% 11 11 6 8 73% Colombey-les-deux-Eglises Colombey-les-2-Eglises CPI 37 120 157 76,4% 17,0% 23,6% 23,6% 17 17 6 5,26 31%
Chevillon Chevillon CPI 51 376 427 88,1% 17,0% 11,9% 5,8% 25 25 6 8,13 33% Bayard CPI 38 288 326 88,3% 17,0% 11,7% 5,8% 38 38 6 9,56 25%
Chaumont Chaumont CSP 52 5299 5351 99,0% 1,0% 1,0% 0,9% 66 27 93 14 9,85 15% Bologne CPI 42 326 368 88,6% 17,0% 11,4% 0,9% 19 19 6 8,22 43%
Châteauvillain
Châteauvillain CPI 82 527 609 86,5% 17,0% 13,5% 8,4% 25 25 6 8,31 33% Bricon CPI 112 109 221 82,6% 17,0% 17,4% 8,4% 15 15 4 4,65 31% Maranville CPI 98 339 437 77,6% 17,0% 22,4% 8,4% 30 30 4 4,75 16%
Doulevant-le-Château Doulevant-le-Château CPI 147 246 393 62,6% 17,0% 37,4% 16,8% 24 24 6 5,05 21% Sommevoire CPI 42 144 186 77,4% 17,0% 22,6% 16,8% 16 16 6 4,47 28%
Doulaincourt Doulaincourt CPI 123 388 511 75,9% 17,0% 24,1% 24,1% 18 18 6 5,72 32% Fayl-Billot Fayl-Billot CPI 113 576 689 83,6% 17,0% 16,4% 16,4% 42 42 6 9,54 23% Froncles Froncles CPI 66 443 509 87,0% 17,0% 13,0% 13,0% 23 23 6 8,58 37% Illoud Illoud CPI 82 211 293 72,0% 17,0% 28,0% 28,0% 21 21 6 3,96 19% Joinville Joinville CS 240 1160 1400 82,9% 10,0% 17,1% 17,1% 38 38 9 7,8 21%
Langres
Langres CS à garde 95 2663 2758 96,6% 1,0% 3,4%
2,6%
65 20 85 12 6,72 10%
Chalindrey CPI 261 590 851 69,3% 17,0% 30,7% 34 34 6 5,04 15% Lac de Charmes CPI 181 155 336 46,1% 17,0% 53,9%à 24 24 6 6,35 26% Rolampont CPI 124 310 434 71,4% 17,0% 28,6% 17 17 6 4,87 29% Longeau Longeau CPI 69 475 544 87,3% 17,0% 12,7% 12,7% 25 25 6 8,92 36%
Manois Manois CPI 30 278 308 90,3% 17,0% 9,7% 9,7% 22 22 6 6,43 29% Andelot CPI 230 239 469 87,9% 17,0% 12,1% 25 25 4 3,56 14%
Montier-en-Der Montier-en-Der CPI 128 624 752 83,0% 17,0% 17,0% 17,0% 32 32 6 8,43 26%
Montigny-le-Roi Montigny-le-Roi CPI 105 608 713 85,3% 17,0% 14,7% 10,0% 36 36 6 11,63 32% Is-en-Bassigny CPI 42 125 167 74,9% 17,0% 25,1% 10,0% 11 11 6 4,96 45%
Nogent-en-Bassigny Nogent-en-Bassigny CS 33 837 870 96,2% 10,0% 3,8% 1,6% 40 40 9 16,47 41% Biesles CPI 23 250 273 91,6% 17,0% 8,4% 1,6% 23 23 6 8,17 36%
Poissons Poissons CPI 127 222 349 63,6% 17,0% 36,4% 36,4% 23 23 6 4,57 20% Prauthoy Prauthoy CPI 48 443 491 90,2% 17,0% 9,8% 9,8% 24 24 6 8,24 34%
Saint-Dizier
Saint-Dizier CSP 60 5758 5818 99,0% 1,0% 1,0% 0,7%
51 30 81 14 10,49 21%
Bettancourt-la-Ferrée CPI 253 251 504 96,2% 17,0% 3,8% 15 15 6 6,51 43% Eclaron CPI 91 367 458 80,1% 17,0% 19,9% 28 28 6 7,95 28% Varennes-sur-Amance Varennes-sur-Amance CPI 83 188 271 69,4% 17,0% 30,6% 30,6% 17 17 6 4,14 24% Wassy Wassy CS 81 938 1019 92,1% 10,0% 7,9% 7,9% 42 42 9 14,92 36%39
L’observation des taux de rupture par CIS et par bassin montre une grande disparité entre les
CIS. Le taux moyen de rupture par CIS est de 17% et peut servir de base à des objectifs par type de
CIS, ainsi :
Type de CIS Objectif de taux
de rupture
CIS à garde postée 1%
CS (sous astreinte
uniquement)
10%
CPI 17%
Les taux de rupture qui dépassent ces objectifs sont toujours les conséquences soit d’un taux
de disponibilité des personnels faibles (inférieur à 25%), soit d’une faiblesse d’effectif (exemple :
Auberive, Varennes-sur-Amance, Colombey-les-deux-Eglises), soit d’une mauvaise répartition de la
disponibilité (forte disponibilité la nuit entraînant une bonne moyenne mais ne correspondant pas
aux besoins journaliers donc avec un fort taux de rupture).
Il faut préciser que le maillage créé par l’implantation des CIS, dont certains se situent à moins
de 15 mn d’un autre, permet une complémentarité dans des délais inférieurs à 20 mn.
Cette proximité et la complémentarité qu’elle permet renforcent l’idée de bassins de défense
comme nommés en 2012.
On se rend compte, dans le tableau ci-avant, que le taux de rupture des bassins est plus faible que les taux de rupture de chaque CIS qui le compose.
Cette notion de bassin est donc intéressante pour rationnaliser la couverture des risques
décrite plus loin dans ce document. De façon plus appropriée, il faut parler désormais de bassins de
coopération inter CIS.
4.3.6.3 Conclusion
Les bassins de desserte opérationnelle doivent être revus pour intégrer les modifications
réalisées depuis 2012.
Le terme de bassin de coopération s’avère plus adéquat.
Le taux de rupture par CIS et par bassin s’avère être un indicateur nouveau qui intègre
l’ensemble des modes de défaillances de la couverture des risques. La définition de ce taux et le
calcul doivent être précisés plus finement et mis à jour continuellement (Cf ; Travaux de thèses du
SDIS25).ORGANISATION OPERATIONNELLE
5.1 Des missions propres et partagées
5.2 La réponse opérationnelle
SDACR 2019
5
Partie41
5 ORGANISATION OPERATIONNELLE
5.1 Des missions propres et partagées
L'organisation et les missions des services d'incendie et de secours sont définies par les articles L1424-1 et 1424-2 du code général des collectivités territoriales :
« Les services d'incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la
lutte contre les incendies » qui sont des compétences exclusives.
En outre, « Ils concourent, avec les autres services et professionnels concernés, à la protection
et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes, à l'évaluation et à la prévention
des risques technologiques ou naturels ainsi qu'au secours d'urgence ».
Dans le cadre de leurs compétences, ils exercent les missions suivantes :
La prévention et l'évaluation des risques de sécurité civile ;
La préparation des mesures de sauvegarde et l'organisation des moyens de secours ; La protection des personnes, des biens et de l'environnement ;
Les secours d'urgence aux personnes victimes d'accidents, de sinistres ou de catastrophes ainsi que leur évacuation.
Lorsqu’il apporte son concours, le SDIS garde la maîtrise de l’emploi de ses moyens. A ce titre,
il a la faculté de limiter leur distance de projection pour préserver la couverture opérationnelle.
De plus, l'article L1424-42 du CGCT dispose que « (…) le service départemental d'incendie et
de secours n'est tenu de procéder qu'aux seules interventions qui se rattachent directement à ses
missions de service public définies à l'article L1424-2. S'il a procédé à des interventions ne se
rattachant pas directement à l'exercice de ses missions, il peut demander aux personnes
bénéficiaires une participation aux frais, dans les conditions déterminées par délibération du conseil
d'administration ».
5.2 La réponse opérationnelle
Afin de mener les missions préalablement citées, il existe une chaîne d’alerte garantissant, de
l’appel du requérant au retour à la normale, ce qu’on appelle la « réponse opérationnelle ».
Cette réponse est évaluée en premier lieu par sa rapidité qui dépend de plusieurs facteurs10 :
Délai de réponse = Délai traitement de l’alerte + Délai d’intervention sur zone
10 Source : Indicateurs Nationaux des Services d’Incendie et de Secours42
Une fois la réponse apportée (qui correspond à une obligation de moyens mais pas de
résultats), on rajoute le délai d’exécution de la mission et le délai de retour à la normale selon le
schéma ci-après :
5.2.1.1 La réception et le traitement de l’alerte
Le CTA-CODIS
Le CTA-CODIS et le Centre de Réception et de Régulation des Appels (CRRA) 15 sont situés
dans les locaux partagés.
La prise d’appel sur un site unique et l’organisation du corps départemental permettent la
montée en puissance rapide des moyens lors d’opérations importantes ou particulières.
Le CTA-CODIS est organisé en trois salles :
Le Centre de Traitement de l’Alerte (salle de gestion des interventions courantes) partagé avec le CRRA15, la direction des infrastructures du territoire du conseil départemental est présente également avec son service routes notamment sur la période hivernale.
FIGURE 4 DEROULEMENT D'UNE INTERVENTION -TYPE
DUREE D' UNE INTERVENTION
Délai
de
réponse
Délai de traitement de l'alerte
Délai de prise d'appel
Délai de transmission
Délai d'intervention sur zone
Délai de rassemblement du personnel
Délai de route
Durée
d'éxécution
Durée d'intervention
Durée d'évacuation
Durée de retour à la normale43
Le SAMU 52 ainsi que la flotte des véhicules SMUR sont équipés de radios ANTARES. De par l’effectif limité d’ARM sur le plateau commun CTA-CODIS / SAMU, les ARM rencontrent des difficultés pour veiller la fréquence SSU. Les VSAV passent les bilans le plus souvent par téléphone avec quelquefois de l’attente.
Le Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours (CODIS - salle de coordination et de commandement) qui est activé lors d’une intervention d’ampleur ou qui demande une attention particulière, notamment pour la gestion de crise.
Une salle de débordement (salle de réception des appels lors d’événements particuliers nécessitant la prise de nombreux appels, tels que les tempêtes et les inondations) qui dispose de 7 postes de prise d’appel et d’un poste de supervision. L’activation de cette salle se fait dans le cadre de la procédure Opérations Multiples et Différées (OPMD) et correspond à une prise d’appel en mode dégradé.
Pour assurer son fonctionnement, le CTA est armé en permanence en journée par
2 opérateurs sapeurs-pompiers et 1 chef de salle professionnel ; sauf la nuit en semaine où il est
armé par 1 opérateur et 1 chef de salle professionnel ; ainsi qu’en permanence d’un officier CODIS
en astreinte.
La salle de débordement est armée, en cas de besoin, par des sapeurs-pompiers et des
Personnels Administratifs, Techniques et Spécialisés qui sont rappelés en renfort.
L’activité du CTA-CODIS depuis 2013 est la suivante :
Année Appels reçus
18/112
Interventions Engagement de
moyens
2013 82141 13790 21155
2014 71586 13771 21182
2015 65957 14135 20671
2016 64192 14070 20429
2017 62184 13292 22193
2018 66168 14995 21191
FIGURE 5 CENTRE PARTAGE DE RECEPTION DES APPELS 15-18-112__ Couverture ANTARES
44
L’activité du CTA se développe de façon progressive depuis une dizaine d’années. Le record
d’intervention en 2018 est lié à un phénomène météorologique ayant provoqué de nombreuses
interventions en tout début d’année. L’absence de ce phénomène en 2017 expliquait un niveau plus
faible d’intervention.
Sur le plan technique et informatique, le CTA est doté :
D’un système de réception et de diffusion de l’alerte ; le système GIPSI de la société IMPI qui a été mis en service en 2008, la nouvelle version WebCTA sera déployée en 2019. Fin décembre 2015, l’Etat a décidé d’étudier l’opportunité de créer un système de gestion
opérationnelle unifié des SDIS pour un déploiement industriel et amélioration continue à partir de
fin 2020 (NEXSIS). Le SDIS 52 a prévu de migrer vers la solution NEXSIS fin 2024.
D’équipement
radiophonique numérique
(ANTARES) dont la
couverture présente des
zones sombres (en rouge
sur la carte), notamment
pour deux secteurs à
sensibilité particulière que
sont les secteurs de
Colombey-les-Deux-Eglises
et Saudron.
Le réseau ANTARES s’appuie
sur l’Infrastructure Nationale
Partagée des Transmissions (INPT)
dont l’Etat est propriétaire. Le SDIS
s’acquitte d’une contribution
financière de fonctionnement11.
Les infrastructures ANTARES
seront maintenues au moins
jusqu’en 2030. Ensuite, un
basculement vers le Réseau Radio
du Futur (RRF) en remplacement
du réseau ANTARES sera opéré.
Il n’y a pas de date prévue
pour le basculement sur ce RRF pour le SDIS 52.
11 Arrêté annuel relatif aux montants des contributions financières des SISPo
45
L’alerte des personnels
Les sapeurs-pompiers du
département sont dotés d’un
Récepteur Autonome d’Alerte (RAA
ou « BIP ») dont la couverture n’est
pas assurée sur tous les points du
département. Le règlement
opérationnel prévoit que les SPV
peuvent être recrutés dans un rayon
de 9 km autour du CIS et sous
certaines conditions jusqu’à 12 km.
La carte ci-jointe indique les
zones couvertes en vert, et les zones
maximales de recrutement autour des
CIS en orange.
Le complément de couverture
peut être fait au besoin et en fonction
des recrutements possibles.
L’alerte par SMS est un autre
moyen d’alerte des personnels en cas
de zone d’ombre pour la couverture
hertzienne.
La chaîne d’alerte a été le sujet
d’une étude de vulnérabilité suite à
plusieurs dysfonctionnements. Celle-
ci a été basée sur une analyse des
risques de type « Analyse des Modes de Défaillances de leurs Effets et de leurs Criticités » (AMDEC).
Elle a mis en exergue les besoins de redondance du Centre de Traitement de l’Alerte sur un
site de repli. En 2018, une première étape a permis de sécuriser la moitié des serveurs dans les
locaux du conseil départemental mais ne permet pas aujourd’hui de recevoir ni traiter l’alerte.
A noter qu’il n’existe pas d’astreinte des agents du service des Systèmes d’Information et de
Communication (SIC) permettant d’assurer le rétablissement complet de l’alerte en cas de panne.
Un contrat de maintenance du logiciel GIPSI garantit la permanence du logiciel d’alerte. Un Plan de
Continuité d’Activité (PCA) et un Plan de Reprise d’Activité (PRA) pourraient relier tous les
documents produits et à produire concernant la sécurisation de l’activité du CTA.
FIGURE 7 COUVERTURE DE RECEPTION DES BIPS
FIGURE 6 COUVERTURE THEORIQUE ANTARES46
5.2.1.2 Le commandement des opérations est assuré par une chaîne d’acteurs
Le commandement des opérations de secours relève, sous l’autorité du préfet ou du maire
agissant dans le cadre de leurs pouvoirs de police respectifs, du directeur départemental des
services d’incendie et de secours. En son absence, le commandant des opérations de secours est un
sapeur-pompier désigné d’après le règlement opérationnel.
Outre le commandement de l’intervention, à proprement parlé, le COS doit transmettre au
CODIS toutes les informations nécessaires à la remontée d’information et à la montée en puissance
du dispositif. L’officier CODIS assure le fonctionnement du CTA-CODIS pour des interventions
particulières.
La permanence de la chaîne de commandement est assurée 7 jours sur 7 par :
1 chef de site pour diriger les opérations qui dépassent l’engagement d’une colonne, ou les opérations sensibles ou complexes ;
2 chefs de colonne pour le département pour assurer le commandement d’un détachement de 2 à 4 groupes ;
3 chefs de groupe de secteur (Nord, Centre et Sud), dès la mise en œuvre d’un groupe de 2 à 4 engins ;
1 officier CODIS.
Pour atteindre cet objectif de permanence, à raison d’un nombre d’astreintes de 13 à
17 semaines par an, l’effectif participant à la chaîne de commandement doit être composé au
minimum de :
4 chefs de site (4 sont formés au 31/12/18) ;
8 chefs de colonnes (4 sont formés au 31/12/18) ;
4 chefs de groupes pour chaque secteur Nord, Centre et Sud (5 au Nord, 3 au Sud) ; 4 officiers CODIS (5 sont formés mais cumulent la fonction chef de groupe Centre, donc 5 pour 8 nécessaires).
La fonction officier CODIS est panachée avec la fonction chef de groupe créant un besoin de 8
chefs de groupe sur le Centre.
Cette permanence est complétée par des chefs de groupe et colonne de renforts (sans
obligation d’astreinte) répartis dans les CIS sans gardes postées permettant de garantir la rapidité
d’arrivée de la chaîne de commandement.
Si l’on respecte la doctrine de Gestion Opérationnelle et Commandement, une intervention
doit être commandée par un niveau et un effectif décrit pour notre département dans le schéma ci-
après :NEC QIFEN JENTN SECTEURS) ou DFCON RES dencre
COS
Situation de Niveau
al Chef de Site
Role aie
COS
D ET = En Cir eEn-mr Niveau
Chef de Colonne
=== = = = = =
COS
Niveau
Chef de Groupe
À Chef de site (CDS)
| | Chef de colonne (CDC)
€ Chef de groupe (CDG) COS
Niveau
Chef d'Agrès
47
Il apparaît que les 7 officiers d’astreintes permettent de gérer au mieux une intervention
d’envergure moyenne du niveau de chef de colonne.
Lorsqu’ils sont complétés par des chefs de groupe et de colonne de renfort, le SDIS 52 peut
alors gérer une situation de crise de faible intensité.
Par contre, le SDIS 52 ne possède pas les effectifs pour gérer une situation de crise de forte
intensité et devra donc renforcer sa chaîne de commandement notamment en chef de colonne pour
pouvoir surmonter ce niveau d’intervention.
Ce renforcement de la chaîne de commandement est rendu nécessaire par l’évolution de
certaines doctrines (SIC, tuerie de masse, SINUS, officier de sécurité) et une plus grande exigence
pour les secours et les autorités, et l’accélération de la communication par les médias et le citoyen.
Si nécessaire, un renfort de cadres compétents d’autres départements peut être sollicité
auprès du Centre Opérationnel de Zone de défense Est (COZEST). Dans cette éventualité, un délai
d’acheminement et de mise en œuvre est à prévoir.Evaluation du SDACR 2012
SDACR 2019
6
Partie49
6 EVALUATION DU SDACR 2012
De nombreux points envisagés par le SDACR 2012 ont été réalisés. Ils sont classés par
thématiques et le détail de l’évaluation est fourni par un tableau en annexe 2.
6.1.1 Planification opérationnelle
Améliorer le délai de traitement de l'alerte compte tenu qu’il dépasse de plus de 1 mn le délai moyen national une amélioration ponctuelle a été observée après l’approbation SDACR 2012. Il était de 2mn22s en 2012 et reste identique en 2018 ;
Optimiser délais de route selon plan de défense intégrant notamment les Conventions Interdépartementales d’Assistance Mutuelle (CIAM) et mettre à jour le Règlement Opérationnel (RO) en conséquence les CIAM sont en vigueur et le RO a été mis à jour. Le gain de temps lié aux CIAM n’a pas été estimé ;
Engager les CPI intégrés et les appuyer par les CIS du bassin de rattachement Réalisé ; Etablir convention avec les sapeurs-pompiers de la BA 113 Réalisé ;
Réviser plan de défense particulier du secteur autoroutier Réalisé ;
Tendre vers un effectif de 8 au FPT en milieu urbain Non réalisé, pas envisagé ; Assurer un commandement opérationnel conforme aux normes Réalisé ; Rédiger des fiches réflexes en déclinaison du RO Mise à jour permanente en fonction des besoins ou procédures nouvelles.
6.1.2 Maillage territorial
Organiser, consolider ou pérenniser l'implantation des CIS de sorte que les délais d’arrivée sur les lieux soit de l’ordre de 10 min pour agglomérations de CHT, LGS et STD et 20 min sur 90 % du reste du département des CPI ont été intégrés et 11 ULS créées ; Améliorer ou maintenir délai traitement alerte, délai de départ garde ainsi qu’un délai de rassemblement de l’astreinte à moins de 7min30s :
Délai traitement alerte : non réalisé, à améliorer ;
Délai départ garde : données à fiabiliser (via statut ANTARES) ;
Délai rassemblement : estimer délai moyen départemental.
6.1.3 Le Secours Aux personnes
Rechercher la parfaite complémentarité des moyens de santé La plate-forme commune 15-18 a été mise en place ;
S'interroger sur pertinence plate-forme 15-18 La pertinence de cette plate-forme a été démontrée par sa mise en œuvre. Toutefois, sa pérennité est menacée par l'administration de la Santé ;
Se dessaisir des interventions non urgentes Partiellement réalisé, une facturation pour ces interventions est effective ;
Conforter les missions régaliennes ;
Disposer d'un PRV2/100 000 habitants non réaliste par rapport à la réalité. Le dimensionnement doit être calculé selon les dispositions de la circulaire du 22 juin 1995.50
6.1.4 Mutualiser les services
Mutualiser le SIG avec le Conseil Départemental non retenu compte tenu des productions internes au SDIS (Webcarto, GPS, plans parcellaires, DECI) ;
Mutualiser certians services administratifs avec le Conseil Départemental réalisé. La convention signée le 03/07/15, a été reconduite (CASDIS du 30/06/18), son actualisation est envisagée ;
Normaliser les centres par rapport aux besoins ;
Compte tenu de la probabilité de simultanéité des interventions par CIS, définir : ◦ 2 CSP (CHT, STD) ;
◦ 1 CS garde casernée (LGS) ;
◦ 4 CS astreinte (JOI, NOG, BLB, WAS) ;
◦ CPI de 1er niveau ;
◦ CPI de 2ème niveau.
Le classement a été effectué conformément aux dispositions du CGCT. Il semble nécessaire de réévaluer le classement CS LGS ;
Envisager CS JOI avec garde casernée compte tenu de l’insuffisance réponse opérationnelle Non réalisé car pas jugé pertinent depuis SDACR 2012. Toutefois, une réévaluation avec le nouveau CS s’avère nécessaire.
6.1.5 Optimiser les Ressources Humaines
Respecter les effectifs de référence selon classement des centres et contexte local selon 4 niveaux :
◦ CSP 14 = 11 en garde + 3 en astreinte à 10 min ;
◦ CS 10 = 8 en garde + 2 en astreinte à 10 min ;
◦ CPI 1er niveau = 6 en astreinte à 10 min ;
◦ CPI 2è niveau = 4 en astreinte à 10 min.
Cette disposition est partiellement réalisée et mérite d’être réévaluée ;
Réévaluer coefficient effectif total SPP/effectif de garde SPP Non réalisé, équivalence passée de 16h à 17,08h par 24h de garde ;
Mettre en place une garde de 4 SPP G12 + astreinte à 2 au CIS JOI Non réalisé ; Recourir au service civique Réalisé ;
Autoriser sureffectif CIS pour raison de tuilage (départ annoncé) dans la mesure où le quota départemental est respecté Non réalisé. Il convient de comparer quota et effectif réel des CIS ;
Renforcer les effectifs du groupement des risques et des territoires En cours de réalisation, ce groupement n'existe plus. Le dimensionnement doit être calculé selon les dispositions de la circulaire du 22 juin 1995 ;
Améliorer qualité réponse opérationnelle NRBC par la formation Réalisé mais à poursuivre ;
Organiser des bassins de desserte opérationnelle :
◦ Définir 25 bassins d'intervention avec au moins la présence d’un CIS défendant en première intention un territoire de rayon :
▪ 10 km en régime d’astreinte ;
▪ 15 km en régime de garde.
Réalisé avec l’intégration de CPI (BET, LCH) et la création d’ULS (ANR, ASA, BDR, CUS, DAM, HTA, LAF, RML, SER).51
6.1.6 Planifier l’équipement et le casernement
Elaborer plan pluriannuel d'équipement Réalisé mais à réactualiser ; Elaborer plan de rénovation des casernements Réalisé mais à réactualiser ; Prendre en compte l’urgence du déplacement du CIS JOI situé en zone inondable Réalisé, inauguration du nouveau CIS à Rupt le 16/06/18.
6.1.7 Prendre en compte les CPIc
Encourager intégration des CPI communaux au corps départemental 14 CPI communaux ont fermé depuis 2012, 2 CPI ont été intégrés (BET, LCH). Cependant, 11 ULS ont été créées ; Tendre vers rapprochement des personnels de CPI communaux proches de CIS départementaux Réalisé ;
Intégrer CPI communaux proches d'un CIS départemental : Bettancourt-la-Ferrée, Eurville- Bienville-Chamouilley-Roches-sur-Marne, Hallignicourt, Valcourt-Moeslains, Villiers-en-Lieu, Bricon, Jonchery, Villiers-le-Sec, Brousseval, Chatonrupt, Curel, Rupt, Serqueux Réalisé : Bettancourt-la-Ferrée, Eurville-Bienville-Chamouilley-Roches-sur-Marne , Bricon, Chatonrupt, Curel, Rupt ;
Regrouper CPI communaux proches les uns par rapport aux autres ; CPIc ou CPI intégré : Bannes, Changey, Dampierre et Neuilly-l'Evêque Réalisé par l’intégration du CPI LCH ; Prendre en compte les CPI communaux isolés mais stratégiques (axes routiers) Réalisé (HTA, LAF).
Prendre en compte les secours interdépartementaux :
Assurer la couverture de certains secteurs limitrophes par les SDIS voisins (via CIAM) ◦ Pour le SDIS de la Meuse, le CIS d’Ancerville, de Cousances-les-Forges et de Montiers-sur- Saulx ;
◦ Pour le SDIS de Vosges, les CIS de Liffol-le-Grand, Saint Ouen-les-Paray, Bulgnéville et de Lamarche ;
◦ Pour le SDIS de la Haute-Saône, les CIS de Jussey et de Champlitte ;
◦ Pour le SDIS de la Côte-d’Or, les CIS de Fontaine-Française, Selongey, Grancey-le-Château, Recey-sur-Ource et Montigny-sur-Aube ;
◦ Pour le SDIS de l’Aube, les CIS de Bar-sur-Aube et d’Essoyes ;
◦ Pour les SDIS de la Marne, le CIS de Saint Rémy-en-Bouzemont :
A présent, CIS Ancerville concurrencé par CIS Bettancourt et le CIS Bar-sur-Aube concurrencé par CIS Maranville.
Les CIAM sont réalisées et doivent être comparées aux préconisations. Une Etude CIAM spécifique au secteur de Bure-Saudron doit être réalisée ;
Solutionner la situation communes "non éligibles" à opportunité CIAM : Saudron, Laneuville- aux-Bois et Epizon étudier l’opportunité CIS Bure comme un CIS interdépartemental (à l’image du CIS Breuvannes).52
6.1.8 Rationaliser et optimiser les engins
Doubler FPT NOG non réalisé car pas nécessaire compte tenu de l’implantation des FPT dans les CPI communaux et à l’intérieur des bassins de desserte opérationnelle ; Abandonner les CCF si recours à engins 4x4 (FPTHR, CCR) l’usage n’est pas le même et les CCF sont désormais utiles et maintenus ;
Si recours à 4x2 maintenir 6 CCF réalisé par l’acquisition de CCRL 4x4 ; Créer une réserve départementale en engins pompe à raison d’1 à CHT, 1 à STD et 1 à LGS non réalisé, le plan de recouverture doit être étudié. Par ailleurs, le FPT EDSP est indisponible en période de stage ;
Consolider et rationaliser couverture en engins secours routier réalisé ; Acquérir 6 porteurs d’eau de grande capacité réalisé pour CIS LGS, MLR, CHV, CHE, STD, PRA ;
Affecter 1 VSAV à CHA et BAY réalisé au-delà ;
Affecter 1 VL et 1 MPR par CIS non réalisé pour les VL compte tenu de la polyvalence avec VLTU. Les MPR sont à étudier ;
Garantir moyenne d’âge de 8 à 10 ans pour engins pompe et 5 à 6 ans pour VSAV un état des lieux est à réaliser ;
Choisir porte berce à vocation unique pour eau, mousse, DA, PMA réalisé sauf eau et DA (CCGC et CDL). Nota : mousse à STD non judicieux car risque Hx au sud du dpt ; Choisir porte berce multifonctions pour RT, SDE, UE réalisé sauf SDE ; Affecter 2 portes berces pour CHT, LGS et STD + JOI à terme Partiellement réalisé ; Affecter 1 EPAS 24 m à NGT Réalisé ;
Affecter 1 PCC dans nord du département Réalisé ;
Réaliser étude sur coût d’investissement réalisé en annexe SDACR 2012 ; Déplacer CCGC de Chevillon à Joinville non réalisé en raison du POJ insuffisant de JOI ; Suivre et évaluer la mise en œuvre des préconisations ;
Mettre en place des tableaux indicateurs réalisé ;
Mettre en œuvre les présentes recommandations au travers d'une convention entre le SDIS
et le CD non réalisé.Actions de prévention et de
réduction des risques
7.1 La prévention des risques bâtimentaires
7.2 Sensibilisation des populations
SDACR 2019
7
Partie54
7 ACTION DE PREVENTION ET DE REDUCTION DES RISQUES
7.1 La prévention des risques bâtimentaires
Conformément aux dispositions législatives et réglementaires, issues notamment du
code de la construction et de l’habitation, de celui de l’urbanisme et de celui de
l’environnement, et en application du guide national de référence « Prévention », le SDIS
assure des missions de prévention contre les risques d’incendie en ce qui concerne :
Les établissements recevant du public (ERP) dans le cadre des commissions de sécurité (études de dossiers de permis de construire, d’autorisations de travaux, visites) ; Les habitations (études de dossiers) ;
Les bâtiments relevant des dispositions du code du travail (études de dossiers) ; Les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) (études de dossiers).
En outre, le SDIS assure :
La présidence des jurys SSIAP ;
Les missions « recherche des causes et des circonstances d’incendie » (RCCI) définies par la circulaire du 23 mars 2011 par des sapeurs-pompiers investigateurs dûment formés ;
Le développement de la formation Prévention Appliquée à l’Opération.
L’activité de prévention représente en moyenne annuelle l’instruction de 350 dossiers
et la réalisation de 350 visites d’établissements. Le conseil d’administration du SDIS détermine
les moyens alloués à l'exercice de cette mission effectuée dans le cadre de polices
administratives spéciales au profit de l’État.
Afin d’améliorer le service rendu aux autorités chargées de la sécurité ainsi qu’aux
pétitionnaires porteurs de projets, une réorganisation du fonctionnement des commissions
devra être envisagée.
Le dimensionnement nécessaire à la réalisation de ces missions est estimé à 3,5
Equivalent Temps Plein (ETP) (base : 1 ETP = 1607 h annuel) selon la circulaire du 22 juin 1995.
En effet, elle définit qu’1 ETP (39 h sans autre mission) est nécessaire pour 500 études
ou 250 visites qu’il faut ramener à 35h donc 1 ETP pour 426 études et 213 visites.
Or, le SDIS 52 traite en moyenne 350 visites et 350 études de prévention par an et les
préventionnistes assurent des permanences opérationnelles ainsi que des missions de
formations et autres formations administratives.
Le CASDIS détermine les moyens alloués à l'exercice de cette mission effectuée dans le
cadre de polices administratives spéciales au profit de l’État.55
7.2 Sensibilisation des populations
Sans être clairement inscrit au nombre des missions des SDIS, les actions de sensibilisation
et d’éducation des populations aux risques impactent positivement l’efficacité des secours.
Distinctes de l’urgence, ces prestations relèvent néanmoins de la nécessité du service
public. Le SDIS 52 est déjà engagé dans cette démarche à travers le soutien aux sections de jeunes
sapeurs-pompiers et diverses actions vers le grand public.
Il conviendrait de confirmer ces dispositions tout en leur donnant un cadre d’actions plus
ordonnés en réponse à des objectifs plus précis, afin d’éviter un saupoudrage d’actions éparses
et non coordonnées, voire inutiles.
7.2.1.1 Le soutien aux sections de jeunes sapeurs-pompiers
Les sections associatives de jeunes sapeurs-pompiers contribuent de manière très efficace
et concrète à l’éducation des jeunes aux risques puisqu’elles ont vocation à :
Enseigner les gestes de premier secours ;
Développer l’aptitude physique ;
Développer le sens civique ;
Susciter des vocations de sapeur-pompier.
Le SDIS partage cette vocation en poursuivant leur soutien humain, technique, matériel et
financier.
7.2.1.2 La sensibilisation du grand public et des élus
Les actions diverses vers le grand public doivent se poursuivre mais de façon davantage
coordonnée, en réponse à des objectifs clairs et élargis à tous les risques, en particulier le secours d’urgence aux personnes et l’incendie.
Les formations aux gestes qui sauvent sont assurées dans les CIS de façon ponctuelles au
profit des populations locales. C’est également l’occasion de susciter des engagements volontaires.
L’Ecole Départementale des Sapeurs-Pompiers assure des formations incendies au profit
de partenaires conventionnels extérieurs. Ces formations permettent d’aguerrir des primos
intervenants à-même de réduire rapidement un sinistre et de faciliter l’intervention des secours.
De même l’EDSP à travers l’agrément de l’UDSP 52 assure la formation de Secouriste Sauveteurs du Travail au profit de partenaires extérieurs.
7.2.1.3 Sensibilisation des décideurs et élus à la gestion de crise
Il peut être envisagé que le SDIS réalisent des actions des formations de gestion de crise
pour les élus et décideurs du département en s’inspirant des modules développés par l’ENSOSP.
Ces actions permettraient d’améliorer la résilience sociétale.Les Risques de la vie courante
8.1 Le Secours d’Urgence Aux Personnes, les carences
d’ambulance privée et les interventions à caractère médico-
social.
8.2 Le secours routier
8.3 Les incendies
8.4 Les opérations diverses
SDACR 2019
8
Partie57
8 RISQUES DE LA VIE COURANTE
8.1 Le Secours d’Urgence Aux Personnes (SUAP), les
carences d’ambulance privée et les interventions à
caractère médico-social
8.1.1 Définition du risque :
Le secours d’urgence aux personnes (SUAP) (également dénommé secours à personnes
(SAP) dans différents textes en vigueur) est une mission non exclusive des SIS, auxquels ils
contribuent, qui consiste à :
Assurer la mise en sécurité des victimes, c'est-à-dire les soustraire à un danger ou un milieu hostile, exercer un sauvetage, et sécuriser le site de l’intervention ;
Pratiquer les gestes de secourisme en équipe, dont ceux du prompt secours, face à une détresse vitale, et en évaluer le résultat. Le prompt secours est une action de secouristes agissant en équipe et visant à prendre en charge sans délai des détresses vitales ou à pratiquer sans délai des gestes de secourisme. Il est assuré par des personnels formés et équipés. Son intérêt réside dans son caractère réflexe. Il est à distinguer des actions relevant de la compétence des Services Mobiles d’Urgence et de Réanimation (SMUR), des médecins généralistes, des ambulanciers privés, voire du simple conseil ;
Réaliser l’envoi des moyens adaptés dès la réception de l’appel ou dès l’identification du besoin et en informer la régulation médicale du SAMU notamment lorsqu’il s’agit d’une situation d’urgence nécessitant la mise en œuvre de moyens médicaux ; Réaliser l’évacuation éventuelle de la victime vers un lieu d’accueil approprié.
Le secours d’urgence aux personnes représente l’activité opérationnelle principale des
sapeurs-pompiers de la Haute Marne (76% en 2018).FPEr 4 1 0 A
ua
) 0) 58
8.1.2 Bilan opérationnel
Cette démonstration et analyse opérationnelle relèvent du POJ observé et non celui du
POJ imposé par le RO (Cf. 4.3.6 La disponibilité).
L’analyse des interventions depuis 2013 indique que la part des interventions pour SUAP
augmente chaque année pour atteindre en 2017 76% soit une évolution de 13 points en 5 ans.
C’est ainsi la seule activité opérationnelle du SDIS qui ne diminue pas.
L’activité est essentiellement diurne, avec un pic vers 12h puis vers 18h.
Dans l’ensemble des interventions qui concernent le SUAP, on peut distinguer les
accidents de personnes, des malaises, des autolyses, des intoxications ou encore des aides à
la personne. La part de chacune de ces
interventions est donnée ci-après.
8697 9116 9873
10360 10109
13790 13771 14135 14051 13275
63%
66%
70%
74% 76%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
2013 2014 2015 2016 2017
Nombre total de SUAP Nombre total d'intervention
Part du SUAP sur l'activité totale
FIGURE 8-EVOLUTION DU SUAP 2013-2017
FIGURE 9 REPARTITION DES DIFFERENTS SECOURS A PERSONNE FIGURE 10 VOLUMES HORAIRES PAR TYPE DE SECOURS A PERSONNE
31%
15%
4%
1%
50%
Accident de personne Aide à la personne
Autolyse Intoxication
MalaiseNombre
d'intervention
1,8
1,6
1,4
1,2
0,8
0,6
0,4
0,2
Nombre d'intervention moyen VSAV journalier
par heure 2016-2017
0 123456 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
Groupe horaire
59
On constate que les proportions de
chaque type d’intervention et le volume
horaire d’intervention consacrés sont
similaires.
Les malaises représentent la moitié
des interventions, les accidents représentent
un tiers.
Les aides à la personne qui ne font
pas partie stricto sensu du Secours
d’Urgence Aux Personnes mais plutôt
d’une assistance médico-sociale, donc
hors missions du SDIS, représentent 15% de ces interventions en nombre comme en volume
horaire. Il sera donc intéressant d’analyser plus finement ces interventions à caractère
médico-social.
8.1.2.1 Répartition journalière
La répartition horaire des interventions dans la journée est assez représentative d’un besoin de secours durant les heures d’activité de la majorité de la population.
Ainsi entre 6h et 7h du matin, l’accroissement du nombre d’interventions pour SUAP est
flagrant et dure jusqu’à 21h. Plus précisément, dans le créneau 10h à 12h, il y a en moyenne
pratiquement deux interventions par heure.
33%
14%
3% 1%
50%
Accident de personne
Aide à la personne
Autolyse
Intoxication
Malaise® CPI Communaux
Moyenne annuelle des interventions
de type Secours à Personne (2013 à 2017)
Aucune
0 1-10
EM :1-62
M 563-157
E 158 - 607
M 605-1775
60
8.1.2.2 Répartition géographique
La répartition des interventions est directement liée aux bassins de population. Sur la
carte ci-après, on peut se rendre compte du bon positionnement des centres d’incendie et de
secours lié aussi à un bassin de recrutement.
FIGURE 11 REPARTITION DES INTERVENTIONS MOYENNES ANNUELLES SUAP PAR COMMUNENOMBRE D'INTERVENTIONS PAR SDIS POUR 100 000 HABITANTS
7 869
EH
EH
s
Champagne-
5
SDIS SDIS SDIS SDIS SDIS SDIS
67
SDIS SDIS SDIS SDIS
51 52 Ardenne 57 88 68 08 55 54
Nombre d'interventions pour secours à personne (SAP)
par SDIS pour 100 000 habitants
ETS
V0)
LT
S
88
Sas
807
9
4s
SQs
1979 8 000
TJ
€
968€ 969
€
646€
L__L
BE
OÙ
+
7!
8
8
2
ee
OO
©
©
©
©
©
©
mr
D
On
OM
NM
61
Pourtant, une comparaison avec les autres SDIS de la région Grand-Est indique que la
Haute-Marne a le plus grand nombre d’intervention pour SUAP par tranche de 100 000
habitants12.
13
12 Source : Panorama urgence 2015 activité des structures d’urgence ARS Région Grand Est
13 Source : Panorama urgence 2016 activité des structures d’urgence ARS Région Grand EstNombre moyen de VSAV et d'ambulances privées déclenchés
par SAMU pour 100 000 habitants
12 000 F
10 000 F
8 000
Le s LS se ù NN S Ÿ a NDS
se
À
© A w œ QU H Q pe QE Qi gi Qi N° en
=] Nombre de VSAV déclenchés pour 100 000 habitants
El Nombre d'ambulances privées déclenchées pour 100 000 habitants
62
Le nombre de VSAV
déclenchés pour 100 000
habitants est l’un des plus
important du Grand-Est en
Haute-Marne 14 . Ce
constat signe une
spécificité du territoire qui
semble liée à l’évolution
de la démographie
médicale et au
vieillissement de la
population.
8.1.3 Couverture opérationnelle
Depuis 5 ans, le temps moyen
entre la prise d’appel et l’arrivée sur les
lieux se situe autour de 11 minutes avec
un pic inexpliqué à 12,06 en 2016.
On constate une augmentation faible mais régulière
de la durée d’intervention du SUAP.
14 Source : Panorama urgence 2017 activité des structures d’urgence ARS Région Grand Est
FIGURE 13 DUREE MOYENNE DE L'INTERVENTION EN HEURE
10,75 10,65
11,18
12,06
11,02
9,5
10
10,5
11
11,5
12
12,5
2013 2014 2015 2016 2017
FIGURE 12 DUREE MOYENNE ENTRE LA PRISE D'APPEL ET
L'ARRIVEE SUR LES LIEUX EN MINUTE 1,4 1,38 1,4
1,43
1,48
1,3
1,35
1,4
1,45
1,5
2013 2014 2015 2016 2017LCH : Création du centre en 2017
Une seule année de référence, 2017
@ cs
® cs
® cp!
CZ] Secteur SAP
Total sorties VSAV par centre (2013-2017)
[_ ] 14-100
100 - 1000 i
ee + free) —
Nombre d'interventions VSAV VSAY préconisé
0 à 365 interventions/an 1 VSAV
366 à 730 interventions/an 2 VSAV
731 à 1 460 interventions/an 3 VSAV
1 461 à 2 920 interventions/an 4 VSAV
63
A l’échelle du
secteur de 1er appel, on
peut constater que le
classement des CIS (en
CSP, CS et CPI) correspond
bien à une logique
opérationnelle liée
particulièrement aux
interventions pour SUAP.
8.1.3.1 Répartition des VSAV
La couverture opérationnelle est assurée par des Véhicule de Secours et d’Assistance
aux Victimes. Le département en compte 47 dont 3 servent pour le remplacement des
véhicules en maintenance ou à la formation. La carte suivante indique leur répartition
géographique comparée à la localisation des interventions.
Il est ensuite intéressant de comparer la dotation des CIS en VSAV aux préconisations de la DGSCGC:
FIGURE 14 REPARTITION TOTALE DES SORTIES VSAV PAR CENTRE DE SECOURS44 VSAY pour les centres de
secours
+ 2 VSAV de réserve
+ 1 VSAV pour l'EDSP
© cs
® cs
® cpt
CZ] Secteur SAP (Nb VSAV par centre)
Moyenne annuelle des interventions
de type Secours à Personne (2013 à 2017)
= 47 VSAV sur le département
Aucune n
1-10 _)
EE 11 - 62 ‘
ER 63-157 0 10 20 km
EM 55-607 EE | ER 608-1775
64
FIGURE 15 REPARTITION DES INTERVENTIONS MOYENNES SUAP PAR COMMUNE AVEC LE NOMBRE DE VSAV PAR CENTRE65
*2e VSAV est le VSAV de réserve Nord
Au vu de l’activité opérationnelle moyenne sur 5 ans à l’échelle des centres, il apparaît
que certains CIS sont sous dotés en VSAV en regard des recommandations de la DGSCGC. Il
s’agit des CIS de Chaumont, Saint-Dizier et Langres. A contrario, d’autres apparaissent
confortablement dotés : Bourbonne et Nogent.
CIS doté d’un VSAV 2013 2014 2015 2016 2017 Moyenne
Nombre
de
VSAV
affecté
Total
moy.
interv.
bassin
Dotation
VSAV
préconisée
ARC-EN-BARROIS 89 102 129 103 98 104,2 1 104,2 1
AUBERIVE 44 46 40 59 72 52,2 1 52,2 1
BOURBONNE-LES-BAINS 248 266 255 303 271 268,6 2 268,6 1
BREUVANNES 54 52 72 98 93 73,8 1 73,8 1
CHATEAUVILLAIN 234 253 237 275 245 248,8 1 367,4 2 MARANVILLE 68 82 141 153 149 118,6 1
CHAUMONT 2053 2098 2093 2148 1941 2066,6 3 2178 4 BOLOGNE 69 66 132 148 142 111,4 1
CHEVILLON 153 145 156 169 184 161,4 1 250,2 1 BAYARD 68 65 98 98 115 88,8 1
COLOMBEY-LES-2-EGLISES 56 51 52 55 59 54,6 1 54,6 1
DOULAINCOURT 166 144 155 189 176 166 1 166 1
DOULEVANT-LE-CHÂTEAU 86 94 85 94 80 87,8 1 166,8 1 SOMMEVOIRE 24 46 134 96 95 79 1
FAYL-BILLOT 149 171 187 201 199 181,4 1 181,4 1
FRONCLES 134 184 194 217 184 182,6 1 182,6 1
ILLOUD 86 76 78 75 78 78,6 1 78,6 1
JOINVILLE 453 490 458 506 516 484,6 2 484,6 2
LANGRES 896 990 1013 1123 1147 1033,8 2 1336,9
3
CHALINDREY 158 180 211 220 233 200,4 1
ROLAMPONT 48 50 80 95 98 74,2 1
LAC DE CHARMES 0 0 0 9 48 28,5 1
LONGEAU 130 143 161 150 180 152,8 1 152,8 1
MANOIS 145 185 171 170 197 173,6 1 173,6 1
MONTIER-EN-DER 248 223 264 242 237 242,8 1 242,8 1
NOGENT 433 374 331 359 305 360,4 2 445,8 2 BIESLES 48 61 99 110 109 85,4 1
POISSONS 136 105 104 108 97 110 1 110 1
PRAUTHOY 127 110 120 137 134 125,6 1 125,6 1
SAINT-DIZIER 1987 2042 2282 2399 2356 2213,2 3 2301 4 ECLARON 67 50 75 113 134 87,8 2*
VAL-DE-MEUSE 164 221 224 216 261 217,2 1 262 1 IS-EN-BASSIGNY 27 39 64 50 44 44,8 1
VARENNES 104 93 100 112 108 103,4 1 103,4 1
WASSY 375 415 446 422 413 414,2 2 414,2 266
Plusieurs CIS réalisent moins de 100 interventions annuelles, dont ceux des CIS de
Auberive, Colombey-les-deux-Eglises, Is-en-Bassigny et Lac de Charmes.
La logique de bassin de desserte opérationnelle, permet de tempérer cette première
analyse puisqu’au sein de ces bassins les CIS se complètent pour effectuer en moins de
20 minutes les missions de SUAP. Ainsi, de nombreux bassins (Chevillon, Doulevant-le-
Château, Langres, Nogent, Saint-Dizier, et Val-de-Meuse) sont dotés de plus de VSAV que les
préconisations de la DGSCGC.
Un focus sur le nombre de sortie de chaque engin dans certains CIS dotés de plusieurs
VSAV permet de visualiser l’utilité du doublement de ces engins par rapport à la réalité de la
sollicitation :
Centre véhicule Véhicule
Somme
de
Secteur 1
Somme
de
Secteur 2
Somme
de
Secteur 3
Somme
de
Secteur
>3
Somme de
tous
secteurs
BLB
VSAV 01 BLB 268 10 3 6 287
VSAV 02 BLB 14 1 0 0 15
Total BLB 282 11 3 6 302
CHT
VSAV 01 CHT 1633 17 8 4 1662
VSAV 02 CHT 386 6 3 6 401
VSAV 03 CHT 65 0 2 1 68
Total CHT 2084 23 13 11 2131
LGS
VSAV 01 LGS 902 136 6 2 1046
VSAV 02 LGS 154 27 2 1 184
Total LGS 1056 163 8 3 1230
NOG
VSAV 01 NOG 302 7 3 4 316
VSAV 02 NOG 26 2 1 1 30
Total NOG 328 9 4 5 346
JOI
VSAV 01 JOI 426 35 5 1 465
VSAV 02 JOI 39 3 0 1 42
Total JOI 465 38 5 2 507
ECL
VSAV 01 ECL 87 11 1 3 102
VSAV 02 ECL 0 0 0 0 0
Total ECL 87 11 1 3 102
WAS
VSAV 01 WAS 341 2 8 6 351
VSAV 02 WAS 43 1 1 1 45
Total WAS 383 3 9 7 396
STD
VSAV 01 STD 1911 13 1 2 1927
VSAV 02 STD 498 5 0 1 504
VSAV 03 STD 80 1 0 0 81
Total STD 2489 19 1 3 2512
On constate que Bourbonne-les-Bains et Nogent réalisent moins de 30 interventions
avec leur 2ème VSAV. L’intérêt de ce deuxième vecteur est lié à une approche déterministe
pour Bourbonne-les-Bains et parce que Nogent atteint presque le seuil de dotation d’un
second vecteur.
TABLEAU 6 SORTIE D'ENGINS VSAV TOUTES INTERS MOYENNE SUR 1 AN® cs JA CS
@ cs 7 4 ns ÿ
© cri "AE
C7] Secteur SAP }
Sorties moyenne journalière des VSAV (2013-2017) ET TA
E 7] 00-05 . N EM 0.5-10 | le, 1.0 - 3,0 “an À tnt 5 met 2 SAISIE “ hi! É k Bian des interveñtiore di 5015721 Sur le département 5212015-2118) : EE 30-6.0 Hors autérouts.: 20'inbersenticns / 21 SN robiisés Sur auteroute :'3 nterventonsj 11 VS AY matlisés
M 50-65 |
67
Les 3 CIS à garde postée réalisent quant à eux 68, 184 et 81 interventions avec leur
dernier VSAV. Chaumont et Saint-Dizier réalisent moins de 80 interventions qui ne justifient
pas un 4ème VSAV. Par contre, le CIS de Langres réalise un nombre plus important
d’intervention avec leur 2ème VSAV malgré que le bassin de Langres dispose de 5 VSAV.
FIGURE 16 REPARTITION DES SORTIESMOYENNES JOURNALIERES DES VSAV PAR CENTRE DE SECOURS68
Ce constat peut se justifier d’une part parce que les interventions VSAV du CIS Lac de
Charmes sont systématiquement doublées par le CIS de Langres et d’autre part par le manque
de disponibilité des autres CIS du bassin.
Cette carte montre que certains VSAV sont très peu utilisés (exemple : le 2e VSAV
d’Eclaron n’apporte aucune plus-value). A contrario, ceux des CIS les plus solicités réalisent
plusieurs départs journaliers.
On constate que Joinville est le 1er CIS uniquement volontaire assurant le plus de départ
VSAV suivi de Wassy puis Nogent avec plus d’un départ journalier.
Le CIS de Bourbonne doté de 2 VSAV assure moins d’un VSAV journalier mais cette
dotation de deux vecteurs prévoyait des durées de transport assez longues du fait de
l’éloignement de cette cité thermale dont le Centre Hospitalier n’est pas doté d’un Service
d’Accueil des Urgences.AUTOROUTE AS = 12.19
AUTOROUTE A31 = 12.76
@ cs
® cs
@ cri
® ULsS
® CPI Communaux
Temps de trajet moyen d'un VSAV
sur 5 ans (2013 - 2017)
[__] Pas d'intervention
M moins de 10 min
EM entre 10 et 15 min
[__| entre 15 et 20 min
MN entre 20 et 22 min
69
8.1.3.2 Les délais d’intervention :
Les délais importants
d’arrivée sur les lieux se
situent en majorité en limite
du département. Pour le
secteur de Poissons (Nord-Est
du département), ils
s’expliquent en partie par la
qualité du réseau routier et
d’une certaine difficulté de
localisation dans la prise
d’appel. L’étendue du secteur
explique également ces délais.
Un secteur compris
entre les CIS Doulevant,
Froncles et Colombey-les-
Deux-Eglises et un secteur
compris entre Arc-en-Barrois,
Auberive, Rolampont et
Langres montrent des délais
proches de 20 mn s’expliquant
par la distance entre les
centres de secours et la qualité
des routes. L’implantation
d’un CIS (type CPI)
garantissant une réponse
prompt secours et incendie
dans ce secteur très éloigné se
confirme.
Il est intéressant de mettre en corrélation la durée des interventions SUAP et la distance
qui sépare le secteur du Centre Hospitalier doté d’un Service d’Accueil des Urgences.
FIGURE 17 TEMPS DE TRAJET MOYEN DES VSAV PAR COMMUNE[1
70
Ainsi sur ce graphique, on comprend que la distance CIS-CH correspond le plus souvent
à la durée
3 tendances se dégagent :
Les CIS à garde postée, très proche des CH, ont une durée d’intervention moyenne très inférieure à la moyenne départementale qui est de 85 minutes ;
Une grande majorité des CIS se situent à plus ou moins 20 mn de la moyenne départementale ;
5 CIS sont au-delà des 120 minutes par intervention.
Le temps d’intervention est également augmenté par le délai d’attente aux urgences,
les éventuels transports extra départementaux et le nécessaire passage du VSAV au CIS
support pour complément de matériel.
FIGURE 18 EVOLUTION DES DUREES D'INTERVENTION VSAV EN FONCTION DES DISTANCES CH
0
20
40
60
80
100
120
140
160
LGS CHT STD BOL LCH LON CHA ECL ROL BIE BAY WAS NOG PRA CHV MLR CHE FRO AEB ISB C2E FBI ILLAUB MAR VAR MED DOU MAN JOI SOM DLC POI BRE BLB
Durée Distance CIS-CH Durée moyenne VSAVNombre
d'intervention RER
éE
ë
10
Nombre
d'intervention
20
15
10
9
©
©
©
©
©
BAY JOI
Liste des secteurs
Liste des secteurs
POI
JOI
GB
8
&
&
m5
Nombre
d'intervention
nn
S
S
oo
in
BAY JO POI
Liste des secteurs
71
Le taux moyen des interventions VSAV effectuées hors du secteur de 1er appel (2ème 3ème
et plus) se situe à 11,18%. 8 CIS passent au-dessus de la barrière des 11,18 %.
Si l’on étudie plus finement les interventions pour SUAP effectuées par les CIS hors de
leur secteur de 1er appel, on peut déceler des CIS qui assurent d’avantage d’intervention dans
leur secteur de 2ème appel.
Bayard intervient très souvent sur les
secteurs de Chevillon qui lui-même intervient
sur le secteur de Joinville.
Le taux de rupture important de Joinville (Cf.
4.3.6.2 Le taux de rupture des CIS) explique en partie
le décalage des interventions vers Chevillon d’abord
puis vers Bayard ensuite.
Le CIS Poissons pallie également les
difficultés de disponibilités de Joinville.
0,00%
10,00%
20,00%
30,00%
40,00%
50,00%
60,00%
STD CHT PRA NOG AEB WAS LCH AUB ILL CHA BLB MAN FBI LON MAR BOL FRO JOI BIE DLC MED CHV MLR ROL DOU ECL BAY LGS CHE POI VAR ISB BRE C2E SOM
Part total des interventions hors secteur
Part moyenne des interventions hors du secteur de 1er appel
FIGURE 19 PART DES INTERVENTIONS VSAV EFFECTUEES HORS DU SECTEUR DE 1ER APPEL
FIGURE 21 INTERVENTIONS HORS SECTEUR DU
CS CHEVILLON
FIGURE 20 INTERVENTIONS HORS SECTEUR DU
CS BAYARD
FIGURE 22 INTERVENTIONS HORS SECTEUR DU CS
POISSONSLCH LON MLR PRA ROL VAR
Liste des secteurs
FBI CHA
BBA?
UONJU3AISQUI
P
31QUION
S d
Liste des secteurs
A
8
4
2
UO}U3AI3JUI,P
31QUWON
o
ILL MLR
Liste des secteurs
BRE BLB
FAQ"
UOI}U3AI3JUI
P
21QUWON
BLB ILL ISB MLR SDIS 88
Liste des secteurs
72
Le CIS de Langres double systématiquement les départs VSAV du Lac de Charmes en
raison d’un délai de
réponse plus rapide,
ce qui explique le
très grand nombre
d’intervention
effectué par Langres
sur ce secteur. On
note également que
Langres intervient
fréquemment (80
interventions) sur
Chalindrey. Il faut
noter que
Rolampont,
Chalindrey et Lac de
Charmes sont dans
le même bassin de desserte opérationnelle.
On note que le CIS de Varennes
réalise près de 27% sur 2 secteurs
limitrophes (Bourbonne-les-Bains et Fayl-
Billot).
Le CIS d’Is-en-Bassigny réalise, quant
à lui, 25% de son activité SUAP sur le
secteur de Montigny-le-Roi qui correspond
au même bassin de desserte
opérationnelle.
Le CIS de Breuvannes-en-Bassigny
complète les CIS limitrophes du fait d’une bonne
disponibilité de ses personnels.
Les interventions du CIS Breuvannes
notées SDIS 88 correspondent à ses
engagements en dehors de son secteur 1er
appel des Vosges.
FIGURE 24INTERVENTIONS HORS SECTEUR DE 1ER APPEL PAR
LE CIS DE VARENNES
FIGURE 23 INTERVENTIONS HORS SECTEUR DE 1ER APPEL PAR LE CIS DE LANGRES
FIGURE 25 INTERVENTION HORS DE SECTEUR DE 1ER APPEL
DU CIS D'IS EN BASSIGNY
FIGURE 26 INTERVENTION HORS SECTEUR DE 1ER APPEL DE
BREUVANNES-EN-BASSIGNYNombre
d'intervention
MAR SDIS 10 DLC
Liste des secteurs
60 c
2 50 C
> 40
& 3%
€
© 20
È 5 10
£ 0 Ps ms mn,
< SDIS 10 C2E DLC MED STD
Liste des secteurs
73
Plus de 30% des interventions du CIS de
Colombey-les-deux-Eglises se font au
bénéfice du secteur Bar-sur-Aube (SDIS 10).
Si l’on retire ces interventions, il reste
environ 40 interventions sur ce secteur.
Le CIS de Sommevoire assure de
nombreux renforts sur les secteurs de Montier-
en-Der et Doulevant-le-Château dans une
proportion même plus importante que sur son
propre secteur.
Les CS de Bourbonne et de Joinville sont les centres qui bénéficient le plus du renfort des
CIS extérieurs, il apparaît donc intéressant d’affiner l’analyse des interventions pour SUAP :
FIGURE 29 REPARTITION HORAIRE DES INTERVENTIONS VSAV REALISEES PAR BLB ET CELLES REEALISEES PAR D'AUTRES CIS SUR SON SECTEUR
FIGURE 28 INTREVENTION HORS SECTEUR DE 1ER APPEL DE
COLOMBEY-LES-2-EGLISES
FIGURE 27 INTERVENTION HORS DU SECTEUR DE 1ER APPEL
DE SOMMEVOIRE
0
10
20
30
40
50
60
70
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
Interventions VSAV assurées par BLB
Interventions VSAV réalisées par d'autres secteurs sur le secteur de BLB74
Les deux précédents graphiques montrent que les renforts des CIS de Bourbonne-les-
Bains et Joinville qui sont par ailleurs classés « Centres de Secours » nécessitent un renfort des
CIS extérieurs pour assurer des missions SUAP la journée, principalement de 7h à 19h. C’est
donc dans ce créneau que l’effort en effectif doit être porté pour, à la fois garantir la rapidité
des secours sur ces secteurs, mais aussi maintenir disponibles les unités des secteurs
limitrophes.
8.1.3.3 Les évacuations
Les durées d’évacuation représentent la majeure partie des durées d’intervention et
correspondent à une indisponibilité des équipes et des engins pour garantir la couverture des
risques. Dans la figure 7,il était évoqué une augmentation régulière de cette durée.
C’est donc un paramètre qui doit être attentivement observé pour déterminer les solutions à apporter dans les 5 prochaines années.
87% des interventions pour SUAP se terminent par une évacuation, alors que 13% des
victimes sont soit laissées sur place, soit laissées à leur domicile.
FIGURE 30 REPARTITION HORAIRE DES INTERVENTIONS VSAV REALISEES PAR JOI ET CELLES REEALISEES PAR D'AUTRES CIS SUR SON SECTEUR
0
10
20
30
40
50
60
70
80
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21
Interventions VSAV assurées par JOI
Interventions VSAV réalisées par d'autres secteurs sur le secteur de JOI75
La tendance à l’évacuation est plutôt en légère hausse depuis 2013.
Ces évacuations se font de plus en plus souvent sur des Centres Hospitaliers extérieurs
au département du fait de l’organisation de la santé. Le tableau ci-après indique la répartition
des services spécialisés dans les Centres Hospitaliers départementaux et limitrophes.
On observe que le Centre Hospitalier de Saint-Dizier est désormais le seul du
département à posséder un service de réanimation. Les victimes du centre et du sud du
département peuvent être dirigées vers les Centres Hospitaliers de Dijon, Nancy ou de Troyes.
Cette élongation des distances d'évacuation imposée par l'organisation sanitaire
impacte négativement la disponibilité opérationnelle du SDIS et entraîne un surcoût de
fonctionnement indu.
8697
9116
9873
10360
10109
13,36%
12,75%
11,77% 11,22% 11,49%
1,59% 1,51% 1,40% 1,33% 1,37%
0,00%
2,00%
4,00%
6,00%
8,00%
10,00%
12,00%
14,00%
16,00%
7500
8000
8500
9000
9500
10000
10500
2013 2014 2015 2016 2017
NOMBRE TOTAL INTERVENTION SAP LAISSEE SUR PLACE A SON DOMICILE
FIGURE 31 EVOLUTION DES VICTIMES NON EVACUES PAR LES SP
NOM DU CH HOPITAL
GENERAL
REANIMATION REANIMATION
PEDIATRIQUE
SPECIALITES
MEDICALES
SPECIALITES
MEDICALES
PEDIATRIQUES
SPECIALITES
CHIRURGICALES
SPECIALITES
CHIRURGICALES
PEDIATRIQUES
BRULURES BRULURES
PEDIATRIQUES
SOS MAIN HELISMUR
CHU DE REIMS X X X X X X X
CHU DE DIJON X X X X X X X
CHU DE NANCY X X X X X X X X X
CHR DE TROYES X X X
CHR DE METZ X X X X
CH VITRY LE FRANCOIS X
CH SAINT DIZIER X X
CH CHAUMONT X
CH LANGRES X
CH DE NEUFCHÂTEAU X
CH DE VESOUL X
CH DE BAR SUR AUBE X
CH DE CHATILLON SUR SAONE X
CH DE VITTEL X
CH DE BAR LE DUC X X (filière AVC)ÿ nr 3916 3740
& 3500 324 31 8 3000 - - 2566-
5 2500 208 2 18
2000
& 1500 117
Ê 1000
S 500 3-62 0 3 4 2 5 5 13 14 11 5 18 34 = 0
à à à à à Ca e s
S $ & S 5 # ÿ S V O G d F S S & S S\S S © où © ? œ $ S C & & L GC & © & © S
S Œ
CH départementaux
m année 2015 Mannée 2016 M année 2017
76
La carte ci-dessous montre la répartition des évacuations dans les Centres Hospitaliers
des départements limitrophes et même de la région.
FIGURE 32 EVOLUTION DES TRANSPORTS SUR LES CH DEPARTEMENTAUX 2015-2017Au total entre 2013 et 2017 ; 41 279 victimes évacuées
CR
# CH REIMS
10 —
(H)
51 57 4
H + CH BAR LE DUC (H)
CH NANCY
® 54
4
H 88 CH VITTEL
#2
&
70
Non visible sur la carte
Centre Medico Chirurgicale de Chaumont : 71
Centre Psychiatrique de Chaumont : 14
Centre Psychiatrique de Saint Dizier : 60
Clinique François Premier de Saint Dizier : 29
Clinique de Fontaine es Dijon (21) : 13
À son domicile : 67
Au fonéramium : 1
Autre établissement public : 44
Dans un cabinet medical : 51
laissée sur place : 192 C2 Limite de la Haute Marne
C2] Limite de département limitrophe
(H) Centre hospitalier +
0 25 50 km Nom du centre hospitalier
ARE 1e eee parie
778 E 239 Q
à 250 20 201
g 200
# 150 12
85
En 5 42 43 42 5963 E so 1824 151415 25 23 16 12 S 340 Î E ::° f 1 0 4 EL t + 6 2 o Li = & Eee mou n ŒE en — "u
a S D a a E S S S à & S < $ & Ÿ o & “& v $ S «7 S $° ù S S s' S $ ° a ad S D DS œ Èè à ® &” & S S & C Ô C y & © S KA a & © C SL >
CH de destination
#2015 #2016 m2017
78
On note une augmentation globale du nombre
de transports sur les 3 années sur les 3 CH généraux
du département. Pour les centres hospitaliers
extra-départementaux, l’augmentation est
particulièrement notable pour le Centre Hospitalier
Universitaire Régional de Dijon qui appartient au
même Groupement Hospitalier des Territoires que les
centres hospitaliers de Chaumont et Langres.
Il faut noter que depuis 2017 le sud du
département (Langres) ne possède plus de maternité
ni de pédiatrie obligeant les VSAV à évacuer les
parturientes et les enfants vers Chaumont ou Dijon.
Cette tendance à l’évacuation à l’extérieur du
département fragilise la couverture des risques du
département. Elle porte atteinte également à la
motivation et à l’engagement des sapeurs-pompiers
volontaires qui sont à l’origine du modèle de sécurité
civile français et de l’efficience des secours (efficacité
à coût maîtrisé).
FIGURE 33 EVOLUTION DES TRANSPORTS EXTRA-DEPARTEMENTAUX DE 2015-2017
FIGURE 34 ORGANISATION DES
GROUPEMENT HOSPITALIER DES TERRITOIRES79
8.1.3.4 Conclusions
En application du principe de maîtrise des moyens (Cf. 5.1 supra), l’évacuation vers les
Centres Hospitaliers haut-marnais , CH de Chaumont, Langres ou Saint-Dizier, doit être
systématisée pour les victimes d’accidents ou sinistres prises en charge dans un VSAV du SDIS
52, hormis pour les cas spécifiques listés infra.
De même, les parturientes ou malades pris en charge dans le cadre du prompt secours
ou à la demande du CRRA 15 sont dirigés vers ces mêmes CH.
Outre la solidarité territoriale affirmée avec des établissements publics de proximité,
cette disposition permet de :
- Limiter l’impact budgétaire en termes de kilométrage parcouru, de consommation de
carburant et de péages autoroutiers ;
- Faciliter la récupération des matériels non-consommables utilisés pour le
conditionnement des victimes ;
NB : en dépit de leur identification « SDIS 52 » les dispositifs d’immobilisation
notamment, du type attelles ou matelas à dépression, sont souvent dispersés ou égarés dans
les services hospitaliers particulièrement pour les sites distants tels que Dijon ou Nancy.
- Faciliter le réarmement et le recomplètement en consommables, notamment oxygène,
par un passage aux centres supports de Chaumont, Langres ou Saint-Dizier avant retour au CIS
d’affectation ;
- Réduire la sollicitation des sapeurs-pompiers au temps réellement nécessaire à
l’accomplissement de la mission effective de secours d’urgence ;
- Maintenir la capacité opérationnelle pour les autres missions du SDIS.
La véritable valeur ajoutée du sapeur-pompier consiste à porter secours à une victime,
pas à la véhiculer sur de longues distances. Cette prestation doit être réalisée subsidiairement
par :
- Des ambulances hospitalières relevant des établissements de santé ;
- Des vecteurs relevant des transporteurs sanitaires privés ;80
- Des hélicoptères des établissements de santé, de la sécurité civile ou de la gendarmerie
nationale.
L’évacuation vers l’extérieur du département peut être envisagée pour les cas
spécifiques suivant :
- Grands brûlés ;
- Section de membre ;
- Victimes radio contaminées ;
- Victimes de catastrophe ou d’attentat dans le cadre de la mise en œuvre de
dispositions générales ou spécifiques ORSEC (NOVI, tuerie de masse, …) ;
- Patients pris en charge lors de situations sanitaires exceptionnelles (pandémie, Ébola,
…).
Cas particulier :
Le VSAV du CIS interdépartemental Breuvannes-Damblain peut évacuer vers les CH du
département des Vosges, notamment celui de Neufchâteau.
Une note opérationnelle précisera les destinations autorisées en fonction des secteurs
notamment les communes limites de département et les communes des départements
limitrophes défendues en 1er appel par un CIS du SDIS 52 (CF. Carte-ci-dessous).
FIGURE 35 COMPLEMENTARITE DE MOYENS D'EVACUATION.@ <>
N cs
@ cn
EM CH Chaumont o io 7"
UM CH Langres RE |
ER CH Neufchâteau
BE CH St Drier
81
8.1.3.5 Contribution du SDIS aux missions des SMUR
Les interventions de Secours d’Urgences Aux Personnes les plus graves dépassent les
capacités secouristes et nécessitent des soins d’urgence dispensés par un renfort paramédical
ou médical.
Dans ce cadre, les sapeurs-pompiers « concourent avec les autres services et
professionnels concernés… aux secours d’urgence »15. A ce titre une convention est signée
entre des centres hospitaliers sièges d’un SMUR et le SDIS52 fixant les dispositions de
facturation de leur intervention.
15 Art. 1424-2 du Code Général des Collectivités Territoriales.
FIGURE 36 DESTINATION DES EVACUATIONS PRECONISEES PAR COMMUNE.© cs
ee cs
@ cri
—— Couverture SMUR à 30min depuis les CH de STD CHT et LGS
[En] Secteur avec minimum 1 MSP ou 1 ISP
82
Les Services Mobiles d’Urgence Réanimation et les personnels du Service de Santé et de
Secours Médical peuvent donc être engagés.
Les 3 SMUR partent des
Centres Hospitaliers de
Chaumont, Langres ou Saint-
Dizier.
Le SDIS dispose dans
plusieurs CIS de personnels du
SSSM dont la mission première
est le soutien sanitaire en
opération aux profits des
sapeurs-pompiers et la
médecine d’aptitude. Ils
peuvent néanmoins intervenir
en complément des équipes
SMUR sur une intervention le
nécessitant.
Le Plan régional de Santé
(PRS) donne comme objectif de
projeter une équipe médicale
hospitalière (SMUR) en 30
minutes dans 100% du
territoire.
On s’aperçoit que le
secteur de Bourbonne-les-
Bains et une bande passant par
Joinville et Doulevant-le-
Château ne sont pas couvertes
par les SMUR. Par contre dans
ces secteurs, du personnel
SSSM est susceptible d’être
présent et peut le cas
échéant pallier cette
carence.
FIGURE 37 LOCALISATION DES SECTEURS AVEC AU MINIMUM UN INFIRMIER OU UN MEDECIN SP AINSI QUE LA COUVERTURE DES SMUR A 30 MIN83
Lorsqu’on compare
l’activité des SMUR et du
SSSM, on constate que le
SMUR est l’acteur principal de
la médicalisation du SUAP.
Toutefois, la réponse des
infirmiers de sapeurs-
pompiers augmente de façon
significative.
On remarque également
que les transports médicalisés
par les SMUR diminuent avec
les années.
La médicalisation des VSAV par le SSSM représente en 2017 plus du tiers des médicalisations (374 par le SSSM, pour 1057 médicalisations totales).
La médicalisation des
vecteurs VSAV lors de l’évacuation
est de plus en plus assurée par le
SSSM libérant ainsi le SMUR qui
devient disponible pour une autre
intervention ou le renfort des
urgences du Centre Hospitalier.
Ces prestations effectuées au
profit des Centres Hospitaliers ne
constituent pas des missions
obligatoires pour le SDIS et ne sont
pas rétribués dans le cadre des
conventions centres hospitaliers et
SDIS.
Le développement d’une telle pratique induit le risque que le SDIS assure à lui seul et à
sa charge l’intégralité des SUAP nécessitant une médicalisation. Ce pour quoi, il n’est ni
dimensionné, ni rétribué.
FIGURE 39 PARTICIPATION DES SMUR AUX INTERVENTIONS SUAP
13
490
27
106
20
693
49
191
23
624
49
325
0
100
200
300
400
500
600
700
800
Médecin libéral SMUR MSP ISP
Nombre d'intervention
type d'intervenant
2015 2016 2017
490
693
624
339
420
210
0
100
200
300
400
500
600
700
800
2015 2016 2017
Présence des SMUR aux interventions SUAP
Nombre de transport CH médicalisé par SMUR
FIGURE 38 REPARTITION DES TYPES DE MEDICALISATIONS DES VECTEURS VSAVNombre
d'intervention
12000
10000
8000
6000
4000
2000 1383 1284 1295 1305 1388
Li] |] |] |] E | 0 0% 2013 2014 2015 2016 2017
Année
En Nombre total de SUAP Es Nombre de carence ==@== Part des carences dans le SUAP
84
8.1.4 Carences de transporteurs sanitaires privés
Définition :
Les interventions liées au dysfonctionnement du système de santé notamment comme
carences de transporteurs sanitaires privés ont un impact croissant sur l’activité
opérationnelle du SDIS 52.
Sont considérées comme « carences des transporteurs sanitaires privés » les
interventions effectuées par le SDIS à la demande de la régulation médicale du SAMU, lorsque
celle-ci constate le défaut de disponibilité des transporteurs sanitaires privés, et qui ne
relèvent pas des missions propres des SIS fixées par le Code Général des Collectivités
Territoriales. Au regard de son article L.1424-2, peuvent ainsi être considérées les demandes
suivantes :
Intervention non urgente à domicile, dans un lieu public ou un établissement recevant du public protégé ;
Renfort de brancardage au bénéfice d’un transporteur sanitaire privé ;
Transport sanitaire effectué malgré une demande de jonction formulée par le SDIS avec un transporteur sanitaire privé ;
Demande d’hospitalisation sous contrainte.
Ces interventions donnent lieu à une prise en charge financière par l’établissement de
santé siège du SAMU selon le forfait fixé nationalement.
8.1.4.1 Bilan opérationnel
Le nombre de carence est de plus de 1 300 par an en moyenne sur les 5 dernières
années. Les travaux
engagés entre le
Centre de Réception et
de Régulation
Médicale et le Centre
de Traitement de
l’Alerte ont permis de
contenir l’expansion
de ces carences.
Les carences
représentent en 2017,
14% des interventions
pour SUAP.
Quand les sapeurs-pompiers effectuent ces prestations qui ne relèvent pas de leurs missions, ils ne peuvent garantir la continuité de couverture des autres risques.Moyenne mensuelle des carences 2013-2017
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
£& & o ÿ S £ & £ a £ £
Q < S S Ÿ Ÿ S $ & Pa S S ss & Sa ®
En Moyenne mensuelle du mois de référence —— Moyenne mensuelle de tous les mois
Répartition journalière du nombre de carence 2013-2017
350
300
250
200
150
100
50 |
0
LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI DIMANCHE
En 2013 2014 M 2015 EM 2016 M 2017 = |\/oyenne journalière
85
Les dispositions prises en 2017, permettent de ne pas dégarnir un CIS pour effectuer une
carence mais impliquent l’engagement d’un autre CIS qui possède la ressource humaine
disponible.
La répartition
mensuelle des
interventions pour
carence montre un pic
d’activité en Janvier, Mai
et Juillet ainsi qu’une
activité soutenue tout au
long de l’hiver.
La moyenne
mensuelle est de 111
interventions.
Si l’on observe la répartition journalière, on constate une forte augmentation des
carences le samedi, doublant d’ailleurs la moyenne des autres jours de la semaine. Cette
différence est due à l’absence de garde préfectorale des ambulanciers privés le samedi et
nécessite un échange dans le cadre du COmité Départemental de l’Aide Médicale Urgente de la Permanence des Soins et de des Transporteurs Sanitaires (CODAMUPS-TS).
La répartition horaire montre une différence nette entre les heures de présence d’une
garde préfectorale ambulancière (19h-7h) et les autres. En 2018, une baisse significative des120
100
8
6
4
2
11: LE _ 10 11 13 14 15 16 18 19 20 21 22 23 724
©
©
[æ)
©
mm Moyenne annuelle du groupe horaire de référence = |\/oyenne annuelle répartie jour-nuit
86
carences (902 carences au 10/12/18 pour 1 271 à la même époque en 2017) est probablement
due à l’affectation supplémentaires de plusieurs ambulances privées dédiées au SAMU en
journée sur Chaumont et Bourbonne-les-Bains.
La moyenne annuelle répartie sur la journée est de 87 interventions et 22 pour la nuit.
L’activité des carences est essentiellement diurne avec un premier pic compris entre 8h et 13h
et un 2ème pic entre 17h et 20h.
La localisation des carences d’ambulanciers privés le samedi montre que les secteurs les
plus impactés sont ceux de Saint-Dizier, Langres, Chaumont et Joinville.
FIGURE 40 REPARTITION HORAIRE DES CARENCES 2013-2017
FIGURE 41 REPARTITION DES CARENCES REALISEES LES SAMEDIS 2016-2017
0
20
40
60
80
100
120
BIE LCH BOL BRE ISB MAR ROL C2E ECL DOU FRO ILL AEB DLC AUB PRA MAN BAY CHE NOG SOM VAR POI CHV LON MLR CHA WAS BLB MED FBI JOI CHT LGS STD
Nombre d'intervention
Liste des CIS
Nombre d'intervention MoyenneMoyenne annuelle des carences privées
par secteur ambulancier (2015 à 2017}
I moins de 100
[M 100 à 200
HR 200 à 300
M 300 à 332
Moyenne annuelle des carences
privées par communes (de 2015 à 2017)
EL] pas de donnée
C_]1ès
Es] 5à10 nu
10815 10: ae: BE 15320 {
EE 20:25 0 10 20 km
mn 25:50 EE | M pis de 30
87
8.1.4.2 Répartition géographique des
carences :
La répartition géographique des
interventions permet de constater que la
majorité des carences sont réalisées sur
les bassins de vie les plus importants.
Si l’on superpose les interventions et les
secteurs de gardes préfectorales d’ambulances
privées, on constate un nombre important de
carences réalisées sur les secteurs de garde
ambulancière de Chaumont et de Saint-Dizier.
Ces interventions sont donc
principalement assurées par des sapeurs-
pompiers en garde postée (professionnels ou
volontaires qui ne sont pas sur le lieu de leur
travail).
FIGURE 42
REPRESENTATION PAR
COMMUNE DE LA MOYENNE
ANNUELLE DES CARENCES
PRIVEES
FIGURE 43 REPARTITION DE LA MOYENNE ANNUELLE DES
CARENCES PRIVEES PAR SECTEURS AMBULANCIERMoyenne annuell
effectuées par les
| Pas de donn
| 0 à 20
Moyenne annuelle des carences privées
hors carence de CIS professionnels
en semaine de jour (2015 à 2017)
[ moins de 60
En 60 à 70
EM 70às0
M pis de 80
88
Par contre, si l’on retire les carences
effectuées par les centres à garde postée,
on relève que les centres du secteur de
garde ambulancière de Joinville et
Chaumont sont les plus impactés avec
pour conséquence une fragilité de la
couverture des centres volontaires.
Si l‘on analyse la répartition
globale des interventions pour carence
par secteur d’intervention, on peut
relever 4 CIS qui se distinguent très
largement des autres : Saint-Dizier,
Joinville, Chaumont et Langres.
Comme il a été démontré dans le
cadre de la présentation des taux de
rupture, certains CIS ne peuvent
assurer leurs interventions par défaut
de disponibilité suffisante. Depuis
2017, un engin qui s’engage en carence
d’ambulancier privé part du CIS qui
possède l’effectif minimum requis soit
3 personnels au minimum. Ce qui crée
des déplacements de VSAV hors de
leur secteur comme représenté ci-
dessous. On constate alors que les
interventions pour carence sur les secteurs de Joinville et Bourbonne-les-Bains sollicitent
fréquemment les CIS extérieurs.
FIGURE 44 REPARTITION DE LA MOYENNE ANNUELLE DES
CARENCES PRIVEES PAR SECTEURS AMBULANCIER HORS CARENCE DE CIS
PROFESSIONNELS EN SEMAINE ET DE JOUR
FIGURE 45 REPARTITION DE LA MOYENNE ANNUELLE DES CARENCES
PRIVEESTotal CP depuis 2015, tous centres : 3433
Total CP depuis 2015, centres à astreinte : 1045
Moyenne CP depuis 2015, tous centres : 33
Moyenne CP depuis 2015, centres à astreinte : 9.1
185 CP réalisées par les centres hors de leur secteur
entre 2015 et 2017
Nombre de carences
privées effectuées sur les secteurs
d'intervention par les CIS à astreinte
en semaine et de jour (2015-2017)
L_|0ù15
L 115330 3 Nombre de CP réaksé par les N ER 30345 — ES je Es |
Du 45 60 2 Hombre de CP réalisé par es ( M 60 à 100 — CIS à la place des ULS o 10 20 km
DM 100 5 150 1 Nombre de CP réalisé par les pe ] M 150 5152 —» CIS à la place des CPI C
89
FIGURE 46 REPARTITION DU NOMBRE DE CARENCES PRIVEES EFFECTUEES PAR LES CENTRES DE SECOURS A ASTREINTE EN SEMAINE ET DE JOUR90
CIS Pourcentage
des
carences
hors secteur
Secteur bénéficiaire
POI 14% JOINVILLE
JOI 14% POISSONS
CHV 16% ARC-EN-BARROIS ET MARANVILLE
DOU 16% MANOIS ET JOINVILLE
LGS 19% CHALINDREY ET LAC DE CHARMES
BOL 20% MANOIS ET FRONCLE
C2E 20% DOULEVANT-LE-CHÂTEAU
CHE 23% JOINVILLE ET POISSONS
FRO 23% DOULAINCOURT
MLR 24% BOURBONNE-LES-BAINS ET VARENNE-SUR-AMANCE
BRE 33% BOURBONNE-LES-BAINS ET VARENNE-SUR-AMANCE
ISB 33% MONTIGNY-LE-ROI
VAR 34% BOURBONNE-LES-BAINS ET FAYL-BILLOT
SOM 61% DOULEVANT ET MONTIER-EN-DER
On note que les secteurs les plus renforcés sont Joinville, Poissons et Bourbonne-les-
Bains.
8.1.4.3 Conclusions
Afin de limiter l'impact sur son organisation, le SDIS 52 effectuera les carences
uniquement depuis les CIS à garde postée avec un effectif de 2 SP (1 CASAP, 1 cond). Dans ce
cadre, aucun transport ne sera effectué en dehors du département.
FIGURE 47 PART DES CARENCES REALISEES HORS SECTEUR DE 1ER APPEL 2016-2017
0,00%
10,00%
20,00%
30,00%
40,00%
50,00%
60,00%
70,00%
ILL LCH STD LON PRA
MAR CHT NOG AEB ECL BLB MED BIE WAS FBI CHA AUB BAY DLC MAN ROL POI JOI CHV DOU LGS BOL C2E CHE FRO MLR BRE ISB VAR SOM
Part total des carences hors secteur
Part moyenne des carences hors secteur de 1er appel300
250
200
150
100
50
Evolution des interventions en établissement de soins
262 267
2014 2015 2016
mm Nombre d'intervention réalisé sur les établissements de soins
—— Part des interventions dans les établissents de soins sur l'activité total
2017
3%
3%
2%
2%
1%
1%
0%
91
8.1.5 Interventions à caractère médico-social
8.1.5.1 Bilan opérationnel
Les interventions dans les établissements de soin :
Les interventions dans les établissements de soin représentent 3% de l’activité SUAP soit
environ 200 interventions annuelles. La majorité d’entre-elles sont localisées dans les
établissements de type EHPAD et essentiellement en zone rurale.
S'agissant de lieux protégés disposant de personnels formés à la prise en charge des
résidents, ces interventions n'entrent pas dans les missions du SDIS.
8.1.5.2 Les interventions pour téléassistance
Les interventions pour téléassistance sont réparties de façon similaire à l’ensemble des
interventions pour SUAP et correspondent d’une part aux bassins de vie et d’autre part
principalement aux communes dotées d’un CIS.
Le problème est la part importante de déclenchement non justifié qui impacte sur la
disponibilité et sur la motivation des sapeurs-pompiers.® <>
® cs
@ cr
Nombre d'intervention de
téléassistance (2013-2017)
[| Aucune
CT] 1-5
EM 5-15
EE 5-2:
HE >:
D : 2
20 km
92
Le nombre d’interventions pour téléassistance est en constante évolution depuis 2013
malgré les tentatives de régulation et de traitement conjoint des sollicitations injustifiées
récurrentes. Il s’élève à près de 600 en 2017.
Ce système de téléassistance est en
plein déploiement et correspond au
programme de la santé (PRS) pour le
maintien à domicile des personnes
vieillissantes.
Il repose en principe sur un réseau
de solidarité de proximité
(famille, voisins, ...) qui s'avère
souvent défaillant.
FIGURE 48 REPRESENTATION DU NOMBRE D’INTERVENTION DE TELEASSISTANCE ENTRE 2013 ET 2017
TABLEAU 7 EVOLUTION DU NOMBRE DE TELEASSISTANCE
49
143
454
570 585
0
100
200
300
400
500
600
700
2013 2014 2015 2016 2017+ +, +, +, + +
93
La répartition journalière
montre une légère augmentation du
nombre d’interventions pour
téléassistance le jeudi et le vendredi
de façon inexpliquée.
La répartition horaire montre une part plus
importante en journée
39
33
56
47
36 31 37 40 32
18 19
27 26
19
10 13
4 9
0
10
20
30
40
50
60
Nombre total d'intervention pour téléassistance
Nombre d'intervention téléassistance injustifiée
FIGURE 49 REPARTITION JOURNALIERE
CUMULEE 2013-2017
FIGURE 50 REPARTITION JOUR - NUIT CUMULEE 2013-2017
FIGURE 51 PART DES DECLENCLENCHEMENTS INTEMPESTIFS SUR L'ENSEMBLE DES INTERVENTIONS DE TELEASSISTANCE 2018
0
50
100
150
200
250
300
350
1121
680
Jour NuitTaux de recours à la chirurgie de l'obésité par département en 2014
{(standardisès par sexe et âge et pour 100 000 habitants)
15% d'obèses en France
— Femmes EE SRE aux recours
= ‘bn 14,5% pour 100 000 habitants 13,1% M 115-170
M 85-114
M 56 - 84
10 1% B 27-55
8-26
s, A on compte 6 922 215 personnes obèses
en 2012,
1997 2000 2003 2006 2009 2n2
Selon les revenus mensuels nets du foyer en euros
e0 & de ts populatioe Moiss de 900 egms 25,6% sv” % >
De 900 4 1290 22,8% j & Irdes 2017
De 1201 à 1500 En fonction de l'âge en mme 19, 4 1824 at
1591 3 1900 ., Source : PMSI-MCO 2014
De 1901 à 2300 2 Lecture : La chirurgie de l'obésité toutes techniques chirurgicales confondues — est réalisée de façon très 16,2% inégale sur le territoire. En 2014. les taux de recours standardisés par sexe et âge varient de 8 séjours pour Ds 2301 à 2700 ans 161% RSS CE 100 000 habitants en Guyane et 24 dans le Puy-de-Dôme à 170 en Haute-Corse et plus de 140 dans l'Yonne et De 2701 à 3000 l'Aube. Le taux de recours moyen au niveau national est, quant à lui, de 72 pour 100 000 habitants
De 3001 à 3800 ur ii Issu de l'Afas des variations de pratiques médicales: Recours à dix interventions chirurgicales, lrdes, 2016. room L1,9%
201 à 5200 SEL Besse 2.7 5301 atpus,
Selon les régions
en &de la aton
a En hawsse
v£s baisse
aStabtk
6
Soivce
: Fooutte
nathovale
Æivbuche
2012
94
8.1.5.3 Conclusions
Une des solutions à la priorisation de nos missions obligatoires sur des missions indues
est de ne plus réaliser d’interventions à caractère médico-social ;
Le développement de techniques permettrait aussi d’effectuer les relevages à 2 pour
maintenir un niveau de disponibilité dans les CIS ;
Développer une mission « Levée de doute » dans les établissements de soin par l’envoi
d’un binôme avec un sac de l’avant avec facturation à l’établissement bénéficiaire.
8.1.6 Risque émergents du SUAP : La prise en charge d’une personne obèse
8.1.6.1 1 Définition du risque :
L’obésité est un problème de santé
publique touchant l’ensemble du territoire
national dont la prévalence augmente chaque
année.
L’obésité touche davantage les milieux les
moins favorisés et augmente avec le vieillissement
de la population.
Dans la région Grand-Est, il est observé une
situation plutôt défavorable en matière d’obésité
des adultes. En 2012, les trois ante-régions du
Grand-Est se positionnent dans le premier tiers
des régions les plus touchées par l’obésité des
personnes de 18 ans et plus (taux de prévalence
entre 17 % et 21 % contre 15 % en France).95
De plus, la Champagne-Ardenne et l’Alsace sont, avec la région parisienne, les ante-
régions qui connaissent les plus fortes augmentations en 15 ans16.
Le département de la Haute-Marne est un département possédant un fort taux de
recours à la chirurgie de l’obésité, laissant sous-entendre une importante prévalence de ce
problème de santé sur notre territoire.
8.1.6.2 2 Bilan opérationnel
La spécificité opérationnelle des interventions pour personnes obèses est peu tracée. Le
SDIS 52 s’est doté d’un brancard de type bariatrique au second semestre de 2014 permettant
la prise en charge de personne dont le poids n’excède pas 280 kg. Il est basé au CSP Chaumont
et a vocation à être utilisé sur l’ensemble du territoire haut-marnais. Les brancards
traditionnels des VSAV permettent, en fonction des modèles, la prise en charge de personnes
pesant entre 150 et 180 kg.
Une seule société de transports sanitaires privés est doté de matériel spécifique
bariatrique. Elle est basée à Bourmont.
Le bilan fait état des chiffres suivants :
Année 2013 2014 2015 2016 2017 2018 du 1/01 au 1/11) Sortie pour personne obèse 7 10 16 15 14 12 dont sortie du brancard bariatrique / 1 13 13 7 10
Ces chiffres sous-évaluent vraisemblablement l’activité opérationnelle réelle.
L’évacuation des victimes de très forte corpulence peut poser problèmes lorsque les
communications existantes des habitations sont étroites et imposent et/ou si l’état de la
victime impose une sortie par une fenêtre.
Rappel des charges admissibles en nacelle par les EPA dans le cadre des évacuations sanitaires :
EPA du CIS : STD JOI WAS CHT NOG LGS BLB Poids
admissible
avec support
brancard
200 kg 250 kg 90 kg 200 kg 90 kg 150 kg 90 kg
Des techniques spécifiques GRIMP et SD peuvent proposer des alternatives aux
évacuations sanitaires de personnes obèses.
16 source PRS ARS Grand Est 2017Axes secondaires
96
8.2 Le Secours-routier
8.2.1 Définition du Risque Secours Routier
Réseau routier
Le département de la Haute-
Marne dispose d’un réseau routier de
6 702 km, se répartissant en 115 km
d’autoroutes, 134 km de routes
nationales ;
La RN 67 (axe Nord-Sud) ;
La RN4 au Nord ;
La RN 19 au Sud.
3 861 km de routes
départementales et 2 593 km de voies
communales. Il occupe ainsi le 79e rang
au niveau national sur les
96 départements métropolitains quant
à sa longueur et le 91e quant à sa
densité avec 1,1 kilomètre par
kilomètre carré de territoire.
Ce réseau pourrait être
complété, à l’horizon 2018-2020, par la
réalisation d’un projet autoroutier
reliant Langres à Belfort, facilitant le
transit non seulement vers l’Alsace et
la Franche-Comté mais aussi vers la
Suisse et l’Allemagne.
Trafic routier
Le trafic Poids-Lourds (PL) représente 26% du trafic départemental.
Le trafic moyen sur autoroute se répartit de la façon suivante :
A5 : 17 400 véhicules/ jour dont 15 % de PL ;
A 31 Nord : 20 710 véhicules/ jour dont 24 % de PL ;
A 31 Sud : 30 500 véhicules/ jour dont 24 % de PL.
Les cartes ci-après indiquent les flux routiers sur les différents tronçons du département.
FIGURE 52 RESEAU ROUTIER HAUT-MARNAIS@ c
cs ® cs
cs © cri @ cr: Trafic MJA PL
Trafic MJA VL =" Données non communiquées
—— Données non communiquées —… 1- 200
-— 1-500 =“ 200 - 400 n
—— 500 - 3000 = 400 - 600
—— 3000 - 5000 Les moyennes de trafics pour la N4 et la N67 correspondent à ls en 0003700 Les moyennes de trafics pour la N4 et la N67 correspondent à ls — 5000 - 16800 MUA de 2015/2016 uniquement (DIR-Est). Pas de données pour 0 10 20 km — 1300 - 5000 MIA de 2015/2016 uniquement (DIR-Est). Pas de données pour 0 10 20 km
— 16800 - 21438 la NIS 7 — 5000 - 7128 Rue | Source : DIR-Est et Conseil Départemental 52 Source : DIR-Est et Conseil Départemental 52
97
FIGURE 53 REPRESENTATION DE LA MOYENNE JOURNALIERE ANNUELLE POUR LES VEHICULES LEGERS FIGURE 54 REPRESENTATION DE LA MOYENNE JOURNALIERE ANNUELLE POUR LES VEHICULES LOURDS98
La catégorie « secours routier » concerne les actions de secours d’urgence au profit
d’une ou plusieurs personnes victimes d’un accident impliquant un ou plusieurs véhicules de
transport.
Outre les objectifs de réponse aux missions de secours à personne, les actions de
secours routier sont destinées à procéder :
Systématiquement à la protection des lieux (balisage, éclairage, protection incendie…) ; Éventuellement à la désincarcération des victimes.
En complément des moyens engagés dans le cadre des actions de secours à personne,
un moyen de secours routier (RSR, VSR, FPTSR ou CCRSR) armé par 2 à 6 sapeurs-pompiers
peut être engagé. Les données prises en compte pour l’analyse de l’activité opérationnelle de
cette catégorie concernent l’ensemble des opérations de secours routiers. La durée moyenne
d’indisponibilité d’un engin secours routier engagé sur une opération de secours routier est
de 1 heure 12 minutes.
8.2.2 Bilan opérationnel
Les opérations de secours routier représentent entre 5 et 6 % de l’activité du SDIS. Cette
part a diminué en 2014, elle est constante entre 2014 et 2017.
année Total des interventions Accident secours routiers % sur le total d’intervention toute nature
2013 13790 865 6,27%
2014 13771 800 5,81%
2015 14135 820 5,80%
2016 14070 818 5,81%
2017 13292 791 5,95%
On peut constater une stagnation des interventions depuis 4 ans qui se maintiennent à
environ 800 occurrences par an.
8.2.2.1 Répartition géographique
La carte, ci-après montre bien que les interventions pour secours routier se situent
majoritairement sur les grands axes de circulation et dans les zones urbanisées. On constate
aussi quelques zones accidentogènes sur l’A5 et l’A31 notamment, mais aussi sur la RN19 au
« No man’s land », la RN67 autour de Joinville et au niveau de Bayard, et la D17 entre Langres
et Chalindrey.
FIGURE 55 EVOLUTION DU NOMBRE D'INTERVENTION DE SECOURS ROUTIERBLB Le
@ csr '
© cs
© CPI
Accidents entre 2013 et 2017
(source DDT)
e Accident mortel
e Accident avec blessé hospitalisé
© accident avec blessé léger
Nombre d'interventions SR entre 2013 et 2017
Aucune
0.0 - 5.0 N
_. 5.0-15.0 À.
D 15.0 -30.0 A5 : 166 ( EM 30.0 -80.0 A31 : 289 0 10 20 km
M 50. -150.0 TE RE
BB 150.0 - 463.0 Saint-Dizier : 463 ON 7 A
99 FIGURE 56 REPARTITION DES INTERVENTION SECOURS ROUTIER ET GRAVITENombre d'inter Secours Routier
Pas d'inter
moins de 10
10 à 20
En 20 à 30
Em 240
BB pis de 40
—— Couverture VSR 20 min (garde) N
—— Couverture VSR 20min (astreinte) à.
- Couverture FPTSR 20 min (garde) {
—— Couverture FPTSR 20min (astreinte) D 10 20 km
Couverture CCRSR 20min (astreinte) | Centre À gare : apps 2 omis à dejprart Z rm à rafet 15 en Couverture RSR 20 min (astreinte) Centre 4 astreree: appel 2 mn + départ & min + trajet 10 min
100
8.2.2.2 La couverture du risque
Le SDACR de 2012 préconise une couverture du risque routier courant avec le parc
suivant : Des Remorques Secours Routier, FPT-SR, CCR-SR, VSRL et VSRM.
La différence d’emploi correspond à des capacités d’actions réalisables :
Types d’engin SR
Actions réalisables
Protection
Incendie Balisage Abordage Moyens Légers Moyens Lourds VSRM
Véhicule SR Moyen X X X X X
A développer
VSRL
Véhicule SR Léger X X X X FPT-SR
Fourgon Pompe Tonne SR X X X X CCR-SR
Camion-Citerne Rural SR X X X X RSR
Remorque SR extincteur X X
Le plan d’équipement 2018 prévoit l’acquisition d’un Fourgon Secours Routier lourd
couplé à des moyens de
Sauvetage Déblaiement
dénommé FSRSD. Cette mixité de
fonction est compatible au niveau
matériel mais une vigilance doit
être portée sur la disponibilité de
la mission SR lors de l’utilisation
de l’engin pour des missions SD
(stages sauvetage déblaiement,
risque d’effondrement de
structure).
Si l’on compare les secteurs
sollicitant des secours routiers et
la répartition des moyens actuels
sur la carte de gauche, on
constate une bonne couverture
des risques en 20 minutes.
L’implantation des moyens
est donc cohérente au besoin
mais le type de moyen peut
évoluer.
FIGURE 57 REPARTITION GEOGRAPHIQUE DES INTERVENTIONS DE SECOURS ROUTIER
FIGURE 58 REPRESENTATION DES INTERVENTIONS DE
TYPE SECOURS ROUTIER ET DE LA COUVERTURE DES VEHICULES
SECOURS ROUTIER A 20 MIN© cr
@ cs
® cri
Accidents impliquant des PL
© Accident mortel
S'kdiaelinotugnae ERREUR entre 2013 et 2017 © accident avec blessé léger un re
101
8.2.2.3 Sollicitation des moyens
Si l’on observe les sollicitations de
secours routier par CIS, on constate que
Langres est le CIS qui intervient le plus pour
ce type de mission, c'est-à-dire en
moyenne une fois par jour. Pour ce CIS, la
dotation d’un engin dédié au secours
routier parait indispensable.
Les CIS de Chaumont et Saint-Dizier
arrivent ensuite avec un taux 1/3 plus faible
soit une fois tous les deux jours. Pour ces
deux CIS, un véhicule dédié au secours
routier pourrait être envisagé afin de
garantir la couverture des autres risques.
Un troisième niveau de sollicitation
correspond à un peu plus d’une fois par semaine pour les CIS de Châteauvillain, Montigny-le-
Roi et Nogent. Pour ce niveau, la mixité des fonctions est adaptée.
Enfin, des CIS équipés de RSR
(Froncles, Manois, et Prauthoy) sortent
entre deux et trois fois par mois. Il parait
intéressant de les doter d’un véhicule
plus adapté qu’une remorque pour
gagner en rapidité et en sécurité.
La carte ci-contre montre la
localisation et la gravité des accidents
impliquant des PL. Les véhicules
défendant ces secteurs doivent être
dotés de matériels de désincarcération
lourd et adapté.
2016-2017 VSRM VSRL FPT-SR CCR-SR RSR
BOURBONNE-
LES-BAINS
17
CHATEAUVILLAIN 60
CHAUMONT 260
CHEVILLON 44
FAYL-BILLOT 39
FRONCLES 38
ILLOUD 5
JOINVILLE 45
LANGRES 302
MANOIS 22
MONTIER-EN-
DER
37
MONTIGNY (VAL
DE MEUSE)
75
NOGENT 74
PRAUTHOY 32
SAINT-DIZIER 226
WASSY 63
FIGURE 59 SOLLICITATION DES VECTEURS SECOURS ROUTIER PAR CIS
FIGURE 60 REPARTITION ET GRAVITE DES
SECOURS ROUTIER IMPLIQUANT DES PL102
8.2.2.4 Focus sur les Véhicules à Energie Alternative (VEA)
Les VEA concernent les véhicules ne fonctionnant pas à l’essence, au gazole ou super
éthanol. Ces véhicules possèdent des sources de carburant diverses et parfois combinées
comme des gaz (GPL, gaz naturel, gazogène, hydrogène), des carburants verts (éthanol ou
super-éthanol) et de l’électricité.
Les VEA concernent deux types d’intervention :
1. Les feux de véhicules ;
2. Les accidents routiers.
La couverture opérationnelle du risque feux de VEA est réalisée par les moyens courants
pour les VL mais nécessite du matériel et des formations adaptées (Fiche de désincarcération,
tapis isolants etc…).
L’implication d’un PL ou d’un transport en commun de type VEA dans un feu, implique
le renfort de porteurs d’eau supplémentaires.
Dans le département de la Haute-Marne la part de Véhicules à Energie Alternative est
de 0,9% des véhicules en circulation17. La répartition pour 2017 est la suivante :
512 essence/GPL ;
102 électriques ;
146 gasoil-électrique et autres.
Le département étant traversé par des grands axes de circulation, il faut aussi rappeler
les chiffres nationaux pour les Véhicules Légers :
225 939 hybride-essence ;
59191 hybride-diesel ;
100 000 électriques.
17 Source SDES-RSVERO, Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, mai 2017.œ Borne de recharge électrique
© cr
[ : 17 = eo
© CPI
103
L’objectif gouvernemental est de
600 000 véhicules électriques d’ici à 2022.
Les poids lourds et les transports en
commun utilisent également ces énergies
alternatives, mais il n’y a pas de données
sur leurs nombres en circulation.
Ces VEA vont donc se développer
dans le département apportant un
nouveau risque associé au secours
routier :
L’agglomération de Chaumont a un
projet de déploiement de vecteurs à
l’hydrogène avec une unité de
production d’hydrogène par électrolyse
de l’eau et un parc de véhicules
hydrogènes.
Le territoire de la Haute-Marne
poussé par la dynamique nationale et
européenne18 s’est équipé de bornes de
recharges électriques positionnées le long
des grands axes comme répartis sur la
carte ci-contre.
Les véhicules de nouvelle génération
impliqués dans les statistiques des
accidents ne sont pas suivis formellement
et un retour d’expérience doit être mis en
place.
8.2.2.5 Conclusions
Le SDIS 52 doit s’adapter à ces risques émergents tant au niveau des connaissances que
des pratiques et du matériel.
18 Directive Européenne 2014/94 sur le déploiement des infrastructures de recharge ou de distribution
des carburants alternatifs
FIGURE 62 LOCALISATION DES BORNES DE RECHARGES
ELECTRIQUES
FIGURE 61 LOCALISATION DES BORNES DE RECHARGE ELECTRIQUES104
8.3 Les Incendies
8.3.1 Incendie
8.3.1.1 Définition du risque :
Ce domaine d’activité concerne les actions de lutte contre l’incendie, de levée de doute
(alarme incendie, fumée ou odeur suspecte…), de faits dus à l’électricité, de lutte contre les
fuites de gaz inflammables.
Les interventions pour incendie appellent à toujours plus de technicité de la part des
sapeurs-pompiers, qui doivent désormais faire face à une multitude de risques et à des
difficultés opérationnelles spécifiques suivant le type d’incendie.
Dans le cas particulier des grands feux qui sont définis par la Brigade de Sapeurs-
Pompiers de Paris comme suit « On entend par grand feux, les incendies de grande étendue
et/ou à fort potentiel calorifique nécessitant l’établissement de moyen hydrauliques
importants ». Sont considérés comme tels, les incendies concernant les bâtiments industriels
type entrepôts, les installations précaires, les dépôts d’hydrocarbures, les transports de
matières dangereuses (TMD), les poids-lourds, les autocars et enfin les espaces naturels.
La Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises rappelle dans son
guide de doctrine relatif à la prévention contre les risques de toxicité liés aux fumées
d’incendie l’ensemble des mesures de protections des sapeurs-pompiers en intervention qui
doivent être appliquées.
8.3.1.2 Bilan opérationnel
L’organisation de la réponse opérationnelle pour la lutte contre les incendie s’appuie sur
l’engagement d’un engin de lutte contre l’incendie (armé par 3 à 6 sapeurs-pompiers) soit isolé, ou en groupe constitué en fonction de la nature et des caractéristiques du sinistre.
L’envoi de ces moyens peut être précédé dans certains cas par l’envoi d’une réponse de
prompt secours incendie avec un moyen d’un porteur d’eau, armé par au moins 2 sapeurs-
pompiers formés leur engagement est limité à certaines actions.
Les opérations de feux représentent 2.78 % de l’activité du SDIS. La durée moyenne
d’indisponibilité d’un engin d’incendie engagé sur une opération de feux est de 1 heure
51 minutes.
année Total inter Total incendie % incendie / total inter 2013 13790 1184 2.45
2014 13771 989 3.64
2015 14135 1204 2.99
2016 14070 1036 2.51
2017 13292 1094 2.65
2018 (au 25/10) 12687 1033 2.42
Total 2.78Chaumont : 508
Saint-Dizier : 886
Autoroute AS : 37
Autoroute A31 : 54
© csr
© cs
@ CPI
Nombre d'intervention INC entre 2013 et 2017
|__| aucune
L_ | 1-10
EM 10-20
EM 20-50
EM 50-100
ÆH 100-500
Æ 500 - 886
105
Comparativement aux autres missions de secours ou de protections, les techniques de
lutte contre les incendies nécessitent plus de moyens humains et matériels.
FIGURE 59 : REPRESENTATION DU NOMBRE D'INTERVENTION INCENDIE ENTRE 2013 ET 2017Ÿ Li PES
Auhe
@ cs
@ cs
© CPI
Nombre d'interventions INC
par commune entre 2013 et 2017
| Aucune
| 1-10
bn 10-20
En 20-50
Em 50-100
M 100-500
BB 500 - 556
—— Couverture du risque incendie à 20min
Centre à garde : apgel 2 min + départ 3 min + trajet 15 min Centre à astreinte : apvel 2 min + décart 8 min + traiet 10 min
Population couverte : 177014 hab (902%)
Population totale Haute-Marne : 184 987 hab
A5 : 37
A31 : 54
Langres : 206
Chaumont : 508
Saint-Dizier : 886
LEFER
TS
LD
AU
|
2
0 10 20 km
106
8.3.1.3 La couverture du risque
Le SDACR de 2012 préconise une couverture du risque incendie avec différent type de
véhicule lutte contre les incendies.
FIGURE 63 COUVERTURE DU RISQUE INCENDIE107
TABLEAU DE SOLLICITATION des engins pompes sur 2 ans :
Type véhicule
VPI CCR CCRL CCRSR FPTL FPT FPTSR Total Total
bassin
Arc-en- Barrois 33 33 33
Auberive 1 31 32 32
Bourbonne-les-Bains 2 98 1 101 101
Breuvannes-en-Bassigny 67 67 67
Châteauvillain 91 91
123 Bricon 17 17
Maranville 14 1 15
Chaumont 344 16 53 413 457 Bologne 23 21 44
Chevillon 1 53 54 93 Bayard 39 39
Colombey-les-deux-Eglises 27 27 27
Doulaincourt 35 35 35
Doulevant-le-Château 34 34 81 Sommevoire 47 47
Fayl-Billot 2 103 105 105
Froncles 2 53 2 57 57
Illoud 44 44 44
Joinville 90 90 90
Langres 45 266 311
423
Chalindrey 57 57
Rolampont 29 4 33
Lac de Charmes 22 22
Longeau 66 66 66
Manois 57 57 86 Andelot 29 29
Montier-en-Der 67 4 71 71
Montigny-le-Roi 79 79 107 Is-en-Bassigny 28 28
Nogent 83 83 123 Biesles 40 40
Poissons 39 39 39
Prauthoy 69 69 69
Saint-Dizier 58 525 583
649 Bettancourt-la-Ferrée 31 31
Eclaron 32 3 35
Varennes-sur-Amance 37 37 37
Wassy 3 78 81 81
Totaux 114 386 6 209 296 1545 540 3096 3096
8.3.1.4 Observations :
Les chiffres du tableau ci-dessus pour les engins polyvalents (CCRSR, FPTSR) ne sont pris
en compte que pour leur mission incendie.108
CIS S 1 S 2 S 3 S >3 % S1 % hors S1 TOTAL
Arc-en- Barrois 25 5 2 1 75,8% 24,2% 33
Auberive 25 2 1 4 78,1% 21,9% 32
Bourbonne-les-Bains 84 9 2 6 83,2% 16,8% 101
Breuvannes-en-Bassigny 27 17 4 19 40,3% 59,7% 67
Châteauvillain 54 36 1 59,3% 40,7% 91
Bricon 13 4 76,5% 23,5% 17
Maranville 15 100,0% 0,0% 15
Chaumont 381 8 4 20 92,3% 7,7% 413
Bologne 28 6 6 4 63,6% 36,4% 44
Chevillon 32 7 11 4 59,3% 40,7% 54
Bayard 25 5 9 64,1% 35,9% 39
Colombey-les-deux-
Eglises
13 13 1 48,1% 51,9% 27
Doulaincourt 29 2 4 82,9% 17,1% 35
Doulevant-le-Château 29 5 85,3% 14,7% 34
Sommevoire 28 17 2 59,6% 40,4% 47
Fayl-Billot 92 9 3 1 87,6% 12,4% 105
Froncles 41 10 5 1 71,9% 28,1% 57
Illoud 42 2 95,5% 4,5% 44
Joinville 69 15 2 4 76,7% 23,3% 90
Langres 210 81 13 7 67,5% 32,5% 311
Chalindrey 50 5 2 87,7% 12,3% 57
Rolampont 28 4 1 84,8% 15,2% 33
Lac de Charmes 21 1 95,5% 4,5% 22
Longeau 48 12 4 2 72,7% 27,3% 66
Manois 25 27 2 3 43,9% 56,1% 57
Andelot 27 2 93,1% 6,9% 29
Montier-en-Der 54 10 3 4 76,1% 23,9% 71
Montigny-le-Roi 54 14 7 4 68,4% 31,6% 79
Is-en-Bassigny 20 5 3 71,4% 28,6% 28
Nogent 71 4 3 5 85,5% 14,5% 83
Biesles 21 17 2 52,5% 47,5% 40
Poissons 27 11 1 69,2% 30,8% 39
Prauthoy 58 6 1 4 84,1% 15,9% 69
Saint-Dizier 538 35 2 8 92,3% 7,7% 583
Bettancourt-la-Ferrée 24 5 1 1 77,4% 22,6% 31
Eclaron 34 1 97,1% 2,9% 35
Varennes-sur-Amance 16 19 2 43,2% 56,8% 37
Wassy 64 3 6 8 79,0% 21,0% 81
2442 430 94 130 78,9% 21,1% 3096
TABLEAU 8 REPARTITION DES INTERVENTIONS DES MOYENS INCENDIES PAR SECTEUR SUR 2 ANS (2016-2017)109
Les préconisations de la DGSCGC :
La direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises préconise 1 engin
pompe pour un CIS réalisant jusqu’à 70 interventions par an, 2 engins pompe pour un CIS
réalisant entre 71 et 365 sorties par an :
CIS Nbre inter
sur 2 ans
Nbre inter
sur 1 an
nbre
d'engin
pompe
Préconisation
DGSCGC
Nbre
d’engin
par
bassins
Préconisation
DGSCGC
Nbre
d’engins
par bassins
Arc-en- Barrois 33 17 1 1 17 1 1
Auberive 32 16 1 1 16 1 1
Bourbonne-les-Bains 101 51 1 1 51 1 1
Breuvannes-en-Bassigny 67 34 1 1 34 1 1
Chateauvillain 91 46 1 1
62 1 3 Bricon 17 9 1 VPI 1
Maranville 15 8 1 CCRL 1
Chaumont 413 207 2 2 229 2 3 Bologne 44 22 1 1
Chevillon 54 27 1 1 27 1 1
Bayard 39 20 1 1 34 2 1 Colombey-les-deux-Eglises 27 14 1 1
Doulaincourt 35 18 1 1 18 1 1
Doulevant-le-Château 34 17 1 1 41 1 2 Sommevoire 47 24 1 1
Fayl-Billot 105 53 1 1 53 1 1
Froncles 57 29 1 1 29 1 1
Illoud 44 22 1 1 22 1 1
Joinville 90 45 1 1 45 1 1
Langres 311 156 2 2
213 2 5
Chalindrey 57 29 1 FPTL 1
Rolampont 33 17 1 FPTL 1
Lac-de-Charmes 22 11 1 1
Longeau 66 33 1 1 33 1 1
Manois 57 29 1 1 44 1 2 Andelot 29 15 1 CCRL 1
Montier-en-Der 71 36 1 1 36 1 1
Montigny-le-Roi 79 40 1 1 54 1 2 Is-en-Bassigny 28 14 1 CCRL 1
Nogent 83 42 1 1 62 1 2 Biesles 40 20 1 1
Poissons 39 20 1 1 20 1 1
Prauthoy 69 35 1 1 35 1 1
Saint-Dizier 583 292 2 2
326 2 4 Bettancourt-la-Ferrée 31 16 1 FPTL 1
Eclaron 35 18 1 CCRL 1
Varennes-sur-Amance 37 19 1 1 19 1 1
Wassy 81 41 1 1 41 1 1
Totaux 3096 1548 41 41110
Le nombre et la répartition des engins pompes du département sont en corrélation avec
les préconisations de la DGCSGC et même supérieurs dans les bassins de coopération actuels.
8.3.1.5 Conclusions
Conserver le maillage actuel, en accentuant la mise en place d’engins polyvalents, qui
est propre au secteur d’intervention.
Définir les missions que peuvent assurer en autonomie les engins de type CCRL ou les
VPI en prenant en compte les recommandations de la DGSCGC et en optimisant les ressources
dans les bassins de coopération.
Poursuivre l’ensemble des mesures de protections contre les risques de toxicité liés aux
fumées d’incendie des sapeurs-pompiers en intervention qui doivent être appliquées.
Préciser les limites d’engagement en cas d’effectif réduit (confirmer la possibilité
d’engagement en Prompt Secours à 2 SP).
Les dévidoirs mobiles des engins pompes doivent être armés avec 300 mètres de tuyaux
de Ø70mm minimum comme préconisé dans le RDDECI.
8.3.2 Moyens Aériens
8.3.2.1 Moyen Elévateur Articulé (MEA)
Le département de la Haute-Marne compte 7 moyens aériens répartis sur les centres de
Saint-Dizier, Wassy, Joinville, Chaumont, Nogent, Langres et Bourbonne-les-Bains.
Ils sont utilisés dans le cadre des incendies pour assurer les missions de sauvetage,
d’extinctions, dans les missions de secours à personne et d’opérations diverses.
Ils sont engagés dès lors que la hauteur de l’habitation dépasse 8 mètres.
Il est nécessaire de visualiser la hauteur des bâtis dans le département, pour caractériser
le risque départemental.Limites de secteurs
Hauteur de bâti (m)
EM 0-8
EE 3 2
EM 25-112
111
FIGURE 64 HAUTEUR DES BATIMENTS DANS LES CENTRES VILLESSTD
ec
Taar
J CHE
CT
| M: | POI
som, TS >» ©
LE JO : M DLC
3
pou
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CYR 158
@ NOG $ CA
RoL
«ES
4 LCH BLB
© VAR
©
LGS
CHA
AUS a
Lon ñ
3
@ cs >
© cs
© cr
Nombre d'interventions EPA entre 2013 et 2017
Aucune
1-5 W
5-10 5
10 - 30 {
EM 30-50 0 10 20 km ES 50-150 _ _ M 50 - 440
112
Répartition des interventions des EPA par secteurs sur 2 ans :
La durée moyenne d’indisponibilité d’une échelle aérienne engagé sur une opération
d’incendie, secours à personne ou interventions diverses est de 1 heure 23 minutes.
CIS Secteur 1
appel
Secteur 2
appel
Secteur 3
appel
Secteur >3
appel
total % d'inter sur
S1
% d'inter
hors S1
BLB 27 9 3 13 52 51,9% 48,1%
CHT 187 7 17 65 276 67,8% 32,2%
JOI 18 10 5 18 51 35,3% 64,7%
LGS 96 42 39 59 236 40,7% 59,3%
NOG 13 3 3 14 33 39,4% 60,6%
STD 180 14 1 8 203 88,7% 11,3%
WAS 16 1 12 16 45 35,6% 64,4%
Total général 537 86 80 193 896 59,9% 40,1%
FIGURE 65 REPRESENTATION DES INTERVENTIONS DES EPA ENTRE 2013 ET 2017L A2
= PR RER ” F :
> 2 Bi: SR
4 d CNT
» | Fe A ni
7 | AUB Lo
@ cs | 9 7
œ cs L
© cri $
Nombre d'interventions EPA
entre 2013 et 2017
Aucune
| 1-5
EN 5-10
M 10 - 30 ù EM 30-50 _) M 50-150 { M 50 - 440 0 10 20 km —— Couverture EPA 20min (garde) Centreà garde : appel Zmin + départ 3min + trajet 15min
—— Couverture EPA 20min (astreinte) Céntre à astreinte : appel 2nin + départ &nrin + trafet Ori
113
FIGURE 66 COUVERTURE DES EPA A 20MIN ET REPRESENTATION DES INTERVENTIONS EPA ENTRE 2013 ET 2017@ cs MEN:
© cs | \ L
© cr: f {
Nombre d'interventions EPA
entre 2013 et 2017
Aucune
[1-5 s
EM 5-10 =
EM 10-30
EM 30-50 S EM 50-150 it aber en pra es ra es M 50 - 440 T —— Couverture EPA 30min CHT STD LGS (garde) 0 10 20 km —— Couverture EPA 30min WAS JOI NOG BLB (astreinte)
114
FIGURE 67 COUVERTURE DES EPA A 30 MIN ET REPRESENTATION DES INTERVENTIONS EPA ENTRE 2013 ET 2017CA 7 À ELU MSA NEC LEE
c
5
CO
»
CA
nl
an à MX(2 « Ds 2 * Li
@ cs
© cs
© cr1 0 ; Nombre d'interventions EPA nv CT RME NAT PU à \LS entre 2013 et 2017 a
Aucune di;
=. FU 5-10 LS
EN 10-30
EM 30-50
EM 50-150 Centre à garde : appel 2min + départ Smin + trajet 25min
M 150 - 440
—— Couverture EPA 30min CHT STD LGS (garde) 0
—— Couverture EPA 30min WAS JOI BLB (astreinte) RE
N
Centre à astreinte : appel 2min + décart Smin + trajet 20min +
115
FIGURE 68 COUVERTURE DES EPA A 30 MIN EN RETIRANT NOGENT ET REPRESENTATION DES INTERVENTIONS EPA ENTRE 2013 ET 2017116
Les interventions sur les communes de Saint-Dizier, Chaumont et Langres représentent
46,9% des interventions (421) des EPA. Ces communes ont la plus grosse implantation de bâti
ayant des hauteurs supérieures à 8 mètres l’implantation des EPA sur ces secteurs est donc
indispensable.
De plus l’implantation de bâtiments d’habitation de 3e famille B dont certains dépassent
30 m dans ces communes nécessite la disponibilité immédiate de moyen élévateur aérien de
plus de 30 m.
Les autres secteurs ayant une part non négligeable de bâti ayant une hauteur supérieure
à 8 mètres sont les secteurs de Montier-en-Der, Wassy, Joinville, Nogent et Bourbonne-les-
Bains.
8.3.2.2 Analyse et couverture du risque
Le maillage actuel lors de la mise en corrélation avec le nombre des interventions des
EPA par secteur démontre :
- Les secteurs de Froncles, Doulaincourt, Châteauvillain, Montigny et Fayl-Billot ne
compte pas beaucoup de bâti ayant des hauteurs supérieures à 8 mètres, mais on remarque
une sollicitation moyenne des EPA. Ces secteurs sont couverts par les EPA actuellement
implantées sur le département avec des délais de couverture inférieurs à 30 min ;
- l’EPA affectée au CIS Wassy permet de couvrir les secteurs de Montier-en-Der,
Sommevoire et Doulevant-le-Château ayant des sollicitations moyennes des EPA. ;
- L’EPA implantée au CIS Nogent est entourée par les EPA affectées au CIS Chaumont et
Langres avec des délais de couverture inférieure à 30 min sur le secteur de Nogent pour l’EPA
de Chaumont. Pour autant, ce moyen est souvent mis à disposition des autres CIS dotés car
elle est l’EPA de réserve départementale.
- Le Secteur de Bourbonne-les-Bains nécessite le maintien d’un moyen élévateur aérien
de par son isolement géographique et par la couverture des risques particuliers liés à
l’activité hôtelière.
8.3.2.3 Conclusions
Le maillage départemental actuel est confortable avec 7 moyens élévateurs aériens. La
faible sollicitation de certains vecteurs pose la question du maintien de ce contingent.
Une rationalisation peut être envisagée par une diminution mais en augmentant la
durée moyenne d’intervention sur zone dans certaines communes urbanisées.117
8.3.3 Centres Anciens
8.3.3.1 Définition du risque :
Les villes dites « historiques » possèdent un grand nombre de caractéristiques propres
aux centres anciens ; le département de la Haute-Marne est concerné par les communes de
Langres, Chaumont, Saint-Dizier, Joinville, Nogent et Bourbonne-les-Bains.
On retrouve généralement dans ces centres anciens, plusieurs caractéristiques
architecturales communes :
Le parcellaire est de type lamellaire : c’est-à-dire qu’il est composé d’îlots (pâtés de
maisons) dont les parcelles sont généralement longues et étroites.
Généralement, les bâtisses possèdent en profondeur 4 à 8 fois la largeur de leur façade.
Les toits sont intégralement composés de charpentes bois légères sur lesquelles sont
déposées des tuiles. Les poutres maitresses sont généralement traversantes puisqu’elles sont souvent communes à plusieurs habitations mitoyennes.
Sous ces toits, les combles sont fréquemment utilisés comme grenier. Certains combles
sont également aménagés pour créer un appartement supplémentaire ou un duplex.
Les planchers des différents niveaux sont quasiment tous composés d’une structure bois
avec parquet ainsi que des escaliers menant de l’un à l’autre. Les étages sont donc en communication.
En sous-sol de ces habitations se trouvent des caves dont la profondeur est importante
et d’accès très exigu.
Généralement la structure porteuse des bâtiments a été modifiée aux alentours du 16e
siècle pour contrer les feux de quartier. Depuis cette période, les murs porteurs sont
généralement perpendiculaires à la rue. Un seul mur peut donc être la structure porteuse de
plusieurs habitations.
Les constructions ne dépassent généralement pas R+3 ou R+4 et sont toutes de taille
variable. Les hauteurs sous plancher atteignent souvent 3 m voir 3 m 50.
Une autre caractéristique propre est la présence de cours intérieures dont l’accès se fait
par des cheminements très étroits et la plupart du temps sous voute. Ces couloirs sont
toujours situés sur le mur mitoyen et l’escalier menant aux étages est généralement situé dans
ce couloir.
On retrouve généralement un certain nombre de monuments historiques classés et des
œuvres architecturales ou artistiques anciennes.
Ces quartiers historiques contiennent également des musées dans lesquels sont
présentées des œuvres importantes ou irremplaçables comme la collection d’incunables de
Langres ou la première édition de l’encyclopédie de DIDEROT.118
8.3.3.2 Bilan opérationnel
L’organisation de la réponse opérationnelle pour la lutte contre les incendies de centres
anciens s’appuie sur l’engagement d’un groupe constitué en fonction de la nature et des
caractéristiques du sinistre.
Depuis la rédaction du dernier SDACR des feux sont survenus sur les secteurs de Langres,
Joinville, Saint-Dizier, Nogent et Bourbonne-les-Bains. Ces feux sont peu nombreux, mais ils
sont généralement d’ampleur et complexes par une propagation rapide qui laisse vite place à
un embrasement généralisé. L’engagement important des échelles aériennes jusqu’à 3
(Langres 2017) a permis d’enrayer cette propagation.
Certains feux dans d’autres bourgs s’apparentent à des feux de centre-ville anciens
notamment dans la complexité de construction et d’enchevêtrement des bâtiments (Vignory
2017).
FIGURE 69 PHOTO FEU LANGRES 12/2017£ PS = Fe
en rene À 7] FPS =
ne. Fu U |
Parcelle
an Limite centre ancèn
Population à & parcelle {IRIS 2014)
Moins de 15
e 15-30
e Pusdn
Nombre de locaux d'hab#ation
dans la parcelles (MAJIC 2916)
Moins de 5
5-2
EM0 2
119
Centre ancien de Saint-Dizier d’une superficie de 94 785 m²Parcelle
Limite centre ancien
Population à la parcelle (IRIS 2014)
Moins de 15
15 - 30
Plus de 30
Nombre de bocaux d'habitation
dans la parcelle (MAJIC 2016)
Moins de 5
EN 5-2
ER: « 2
120
Centre ancien de Langres d’une superficie de 424 564 m²Parcelle
— | imite centre ancien
Population à la parcelle (IRIS 2014)
Moins de 15
o 15-37
+ Pus& n
Nombre de bocaux d'habitation
dans la parcelle (MAJIC 2016)
Moins de 5
5-20
:: » »
121
Centre ancien de Joinville d’une superficie de 86 778 m²s L 1 Es
Hi
W Parcelle
. |imite centre ancien
Population à la parcelle (IRIS 2014) ° .
® Moins de 15
- * : ue ” e 15-20 d f .
Le nsc & £ n
Nombre de locaux d'habkation ; -
dans la parcelle (MANC 2016) ne ÿ
4 Moins de 5
EN 5-2 E
ER 0: 20
:
ë «
L
122
Centre ancien de Chaumont d’une superficie de 227 096 m²Percele
Ume centre ancien
Fopuñation à la parcelle (IRIS 2014)
Mons de 15
15 - 30
Plus de 20
Nombre de locaux d'habtration
dans la parcelle (MATIC 2016)
Moins de 5
EE 5-2
ER 5: à 20
4
123
Centre ancien de Nogent d’une superficie de 86 140 m²Popuiatian à la percrir (RES 2074)
® Homés15
+ 15-»
» se D
| Nsrière dé locauc d'hastaten
| dans Le Dércetile (HANC 2016)
| Hands
M :->
LEPr:
GaeOr mms >
124
Centre ancien de Bourbonne-les-Bains d’une superficie de 339 506 m²125
8.3.3.3 La couverture du risque
Le SDACR de 2012 préconise une couverture du risque incendie sans considérer
particulièrement les centres anciens. Les centres de secours de Saint-Dizier et Langres ont en
affectation un fourgon pompe tonne léger qui est adapté à un usage dans les centres-villes
étroits.
En revanche Joinville nécessiterait également un fourgon pompe tonne léger, véhicule
adapté aux rues très exiguës.
Les centres anciens de Chaumont, Nogent et Bourbonne-les-Bains sont desservis par des
cheminement plus larges où les engins classiques peuvent circuler.
Les engagements a priori sont basés x un engin pompe et une échelle aérienne, qui ne
suffisent généralement pas à un feu dans ces situations. En effet, l’enchevêtrement des
bâtiments, les matériaux combustibles présents (bois contrairement à des maisons en béton
et carreaux de plâtres) et des points de passage qui facilitent la propagation.
Les constructions en îlots favorisent le développement des feux tant au niveau des
toitures que par les cours intérieures. Alors que sur des habitations en bande la propagation
se fait suivant un ou deux axes et nécessitent une ou deux échelles, les feux d’îlots ont des
axes de propagation suivant d’autres axes et nécessitent plus de moyens aériens.
Le SDIS 52 a commencé à répertorier ces risques de centres anciens dans des plans
prévisionnels de type ETARE de site. Ce travail n’est pas encore achevé et nécessite un
investissement conséquent.
A l’intérieur de ces centres anciens, on trouve de nombreux monuments classés et des
œuvres architecturales ou artistiques. En cas de feu, il n’existe pas de plan d’urgence pour la
sauvegarde des œuvres des musées et du patrimoine. Ces plans pourraient faciliter l’action
des sapeurs-pompiers en cas de feu.
8.3.3.4 Conclusions
Le SDIS doit participer au plan d’amélioration de l’habitat dans le centre ancien pour
avoir une connaissance partagée du risque.
Poursuivre la répertoriation précise du bâti, de ses particularités et de ses accès.
Notamment en prévoyant des emplacements des CRM et du poste de commandement.
La richesse tant architecturale qu’artistique nécessite que le SDIS participe à
l’élaboration des plans de sauvegarde des œuvres et du patrimoine.
Des reconnaissances et des exercices doivent être mis en œuvre régulièrement pour
tester ces outils de planification.
Il est nécessaire de conserver des engins très mobiles comme les fourgons pompe tonne
légers pour les centres de secours de Saint-Dizier et Langres.126
Le remplacement du FPT par un FPTL au CIS Joinville pourrait améliorer la défense du
centre ancien (la mixité d’un FPTLSR est abordé dans la partie secours routier).
Renforcement du train de départ sur ces secteurs d’interventions
Les moyens aériens sont essentiels dans la couverture des risques car la propagation du
feu se fait très rapidement en toiture et concernent parfois des îlots complets. L’acquisition
d’échelles pivotantes combinées ayant le dernier plan articulé ou matériel équivalent
permettrait d’atteindre les toitures des cours intérieures. Le remplacement de l’échelle de
Langres permettrait de doter le département d’une échelle de ce type.
Des moyens permettant d’accéder aux étages depuis les cours intérieures pourraient
être déployés dans les CIS à garde proches de centres-villes anciens.
Poursuivre l’ensemble des mesures de protections contre les risques de toxicité liés aux
fumées d’incendie des sapeurs-pompiers en intervention.
S’assurer de la cohérence entre les niveaux de protection des équipements de
protection individuelle (EPI), et la situation opérationnelle à laquelle on est confronté. Une
attention particulière doit être apportée sur la protection des mains qui doit être conforme à
la NF EN 659 protection de type C. Cette recherche de cohérence est indispensable pour
minimiser le niveau de risque auquel les sapeurs-pompiers sont confrontés lors du
déroulement de l’intervention.
8.3.4 Grands Entrepôts
Le département de la Haute-Marne compte une quinzaine de grands entrepôts soumis
à la réglementation ICPE rubrique 1510 et 1511 (entrepôts de stockage et frigorifique) à
déclaration, à autorisation ou enregistrement. Ces établissements possèdent des surfaces non
recoupées importantes (de 3000 à plus de 6000 m²) et stockent des potentiels calorifiques
très importants sur des hauteurs élevées de rayonnage.
FIGURE 70 FEU HACHETTE ET DRIOUX 2017SET A 1% SNS
É UE
APE
ES LA CRT
ce 2
rer $ re jrs AN SAT
Or Re
RE CS
e ie
® <>
@:
® cr ü EM Commune aysnt au moins un ICPE 1510-1511 l
dl Surface inférieure à 3000 m? +
Ml Surfece comprise entre 3000 m2 et 6000 m° ° 10 20 km
M Surece supérieure à 6000 m2
127
Les difficultés
opérationnelles sont
accentuées par des temps
d’acheminement des
moyens qui peuvent être
importants.
De plus, les surfaces
très importantes
d’emprise au sol ne
permettent pas toujours
aux jets des lances
d’atteindre le foyer même
à partir des moyens
aériens.
Enfin, le SDIS 52 a
déterminé dans son
Règlement Départemental
de Défense Extérieure
Contre l’Incendie un
volume maximal de besoin
en eau de 720 m³, soit 360
m³/h pendant 2 heures.
Ceci correspond à la
capacité de mobilisation
instantanée maximum du
SDIS 52, soit 6 engins de
lutte contre l’incendie.
8.3.4.1 Conclusions
Compte tenu des délais prévisibles de montée de puissance et l’objectif recherché de
limiter la propagation rapide d’un incendie, le compartimentage doit être préconisé, au moment de la création et en cas de travaux, pour les bâtiments de grandes dimensions :
Les principes de compartimentage sont les suivants :
- Surface maximum de 3000 m² ;
- Murs séparatifs coupe-feu CF 2 heures de façade à façade, avec dépassement de 1 mètre en toiture au moyen d’un matériau pare flamme 1 heure ;
- Portes d’intercommunication coupe-feu 1 heure CF 1 heure à fermeture automatique sous
Détecteur Autonome Déclencheur (DAD).
FIGURE 71 LOCALISATION DES ENTREPOTS ICPE PAR SURFACE AU SOL128
8.3.5 Bâtiments agricoles
8.3.5.1 Définition du risque :
Les interventions pour feux en milieu agricole et de silos appellent à toujours plus de
technicité de la part des sapeurs-pompiers, qui doivent désormais faire face à une multitude
de risques et à des difficultés opérationnelles spécifiques.
Dans le cas particulier des stockages en silos, la mise en suspension de matières
pulvérulentes est susceptible d’entraîner des phénomènes de type d’explosion.
Les bâtiments peuvent aussi contenir des produits phytosanitaires comportant des
dangers divers qui peuvent aggraver les conséquences d’un incendie.
Dans le cadre de la transition énergétique, on assiste au développement d’installations
de valorisation de la biomasse (unités de méthanisation) susceptibles de générer de nouveaux
risques.
8.3.5.2 Bilan opérationnel
L’organisation de la réponse opérationnelle pour la lutte contre les feux en milieu
agricole s’appuie sur l’engagement de « modules » constitués en fonction de la nature et des
caractéristiques du sinistre.
Les opérations de feux en milieu agricole représentent 0,21 % de l’activité du SDIS. La
durée moyenne d’indisponibilité d’un engin d’incendie engagé sur une opération de feux en
milieu agricole est de 13 heures 10 minutes.
année Total inter Total
incendie
Feux de
bâtiment
agricole
% / total
inter
% / total
incendie
Durée
moyenne
en heures
Nbre moyen
de SP
Nbre
moyen
d’engin
2013 13790 1184 29 0,21 2,45 10,03 21,07 7,14
2014 13771 989 36 0,26 3,64 13,4 26,11 8,86
2015 14135 1204 31 0,22 2,99 11,4 13,55 5,81
2016 14070 1036 26 0,18 2,51 11,7 15,54 6,42
2017 13292 1094 29 0,22 2,65 14,9 18,31 7,45
2018 (au
25/10)
12687 1033 25 0,20 2,42 18,3 21,68 8,64Nombre de feux de bâtiment agricole / Fourrage
| Paille / Silo (2013 - 25/10/2018)
129
FIGURE 72 REPRESENTATION DU NOMBRE DE FEUX DE BATIMENT AGRICOLE/FOURRAGE/PAILLE/SILO
ENTRE 2013 ET LE 25/10/2018130
Silos à bois et à céréales ICPE fourrage
FIGURE 74 NOMBRE D'ICPE DE STOCKAGE DE FOURRAGE EN DECLARATION PAR COMMUNE FIGURE 73 LOCALISATION DES SILOS A BOIS ET A CEREALESDA
Nombre d'ICPE par comune (en fonction du régime) :
Déclaration Enrégistrément Autorisation ® csp v
@ cs N
© cpPI À Commune avec au moins un établissement ICPE (élevage) de type : à |
| Enregistrement 0 10 20 km C1 Autorisation |
131
Méthaniseur
REPRESENTATION DES METHANISEURS PAR COMMUNE EN FONCTION DU TYPE DE REGIME
Elevage
FIGURE 75 REPRESENTATION DU NOMBRE D'ICPE ELEVAGE EN FONCTION DU TYPE DE REGIME“
ERA VU LE
LA
© cs
© cs
© cr:
Nombre de feux de bâtiment agricole / Fourrage
{ Paille / Silo (2013 - 25/10/2018)
|__| Aucun
Si 1-2 Contre à garde : appel 2 rit + départ 3 mm + trajet LS ras [ra 2-3 Carttre à astramte : appel 2 anin + départ N rom + trajet 10 mn :
ne 35:
—— Couverture CCGC à 20min CHV MLR PRA CHE (astreinte) +
—— Couverture CCGC à 20min STD (garde) , j — —— Couverture Cellule E à 20min CHT LGS (garde) E
Couverture CD à 20min FBI POI et WAS (astreinte)
132
Carte réponses en moyen spécifique (CD, CCGC) actuel
FIGURE 76 REPONSE EN MOYEN SPECIFIQUE (CD ET CCGC) ACTUEL PAR RAPPORT AU FEUX DE BATIMENT AGRICOLE (COUVERTURE A 20 MIN)133
8.3.5.3 La couverture du risque
La couverture des risques agricoles est basée sur une réponse incendie dont le maillage
est suffisant (Cf. le risque incendie) auquel s’ajoute des moyens d’alimentation (Cf. partie
suivante) et des moyens spécialisés tels que l’unité de dépollution et le risque chimique.
D’une part les bâtiments agricoles sont (par nature) éloignés des zones urbanisées
défendues par un réseau de points d’eau, et d’autres part les incendies requièrent un volume
d’eau important. Les eaux d’extinction ainsi formées partent ensuite dans le milieu et sont
très nocives pour l’environnement notamment la faune aquatique. L’intervention de
personnels dédiés est donc nécessaire en marge de l’extinction du sinistre.
L’unité de dépollution est basée sur Langres ça permet un déploiement rapide dans le
sud et le centre du département. Par contre, les délais pour arriver sur le Nord du
département dépassent l’heure.
Quand il n’existe aucun risque de propagation autour d’un feu de stockage agricole,
l’extinction n’est pas l’unique technique opérationnelle et la surveillance est souvent mise en
place.
Cette surveillance, qui peut durer plusieurs jours, nécessite l’emploi d’une Moto Pompe
Remorquable (MPR) et d’une ligne d’alimentation permettant de libérer l’engin pompe et de
diminuer les effectifs. La couverture actuelle des MPR est assez complète (39 MPR réparties
dans 36 CIS et à l’Etat-Major : Cf. 8.3.6 Alimentation en eau).
8.3.5.4 Conclusions
Même si les incendies de bâtiment agricole sont fréquents dans le département, la
gravité est souvent limitée à la perte du stockage.
Pourtant, la complexité de certains feux qui cumulent des produits phytosanitaires ou
un environnement particulier (silos) nécessitent une compétence particulière qui doit être
développée.
Un partenariat avec d’autres départements limitrophes (l’Aube ou la Marne) doit être
entrepris pour partager cette compétence.
Les feux de bâtiment agricole sont couverts de la même manière que le risque incendie.
Cependant ils mettent souvent en avant des difficultés d’alimentation en eau. En effet ces
sinistres sont consommateurs de grande quantité d’eau pour mener à bien les opérations
d’extinctions. Ainsi, le redéploiement des CD et CCGC étudié dans le chapitre alimentation
permettra également de mieux couvrir ce risque.
Les dévidoirs des engins pompe doivent être armés avec 300 mètres de tuyaux minimum
pour correspondre aux recommandations de maillage du RDDECI.SDIS 52% / | FEU DE BATIMENT AGRICOLE FRESNOY EN BASSIGNY - FEVRIER 2018
134
Poursuivre l’ensemble des mesures de protections contre les risques de toxicité liés aux
fumées d’incendie des sapeurs-pompiers en intervention qui doivent être appliquées.
8.3.6 Alimentation en eau
Dans le cadre de certaines opérations de lutte contre l’incendie s’inscrivant dans le
risque de la vie courante, les ressources en eau peuvent s’avérer insuffisantes ou inexistantes.
Avec la mise en œuvre du Règlement Départemental de Défense Extérieure Contre
l’Incendie (RDDECI) de 2017, les remontées d’information sur les ressources en eau
confirment le constat établi par le SDACR de 2012.
La moitié des communes de la Haute-Marne ne disposent pas de Défense Extérieure
Contre l’Incendie renseignée dans la base de données départementales ou pérennes (Cf. Carte
ci-dessous).@ cs
© cs
© CPI
Débit moyen DECI (en m3/h)
BB Débit inférieur à 30
BB Débit compris entre 30 et 45 x Débit compris entre 45 et 60 +
— Débit compris entre 60 et 120
EM Débit supérieur à 120 0 10 20 km
RE | Débit poteau ou capacité réserve non communiqué
EM Commune sans poteau ou réserve
135
Dans ces cas, il est nécessaire de couvrir le risque incendie par des moyens palliant en
partie l’absence de ressources ou permettant de renforcer la capacité disponible, à partir de :
Moyens de transport d’eau ;
Camions dévidoirs ;
Moto pompes remorquables.
Moyen de transport d’eau
Outre la possibilité d’opérer des rotations entre les points d’eau distants avec des engins
de capacité limitée (≤ 4000 litres), l’emploi de moyens de grande capacité peut s’avérer plus
efficace
FIGURE 77 DEBIT MOYEN DECI PAR COMMUNE136
Le SDIS dispose de 5 camions citernes grande capacité (CCGC) répartis selon la carte ci-
dessous). Deux de ces CCGC cumulent une fonction mousse (Chaumont et Langres) qui
limitent leur capacité de soutien en eau (6000 litres).
Aucun CCGC n’est hors chemin et ne peut donc ni pénétrer dans un champ pour
alimenter des Camions Citernes Feux de Forêts lors d’un incendie de milieu naturel, ni accéder
à des endroits reculés ou enneigés (Cf. Risque climatique).
En 2015, le SDIS 52 a perdu un CCGC qui s’est engagé lors d’un feu de récolte et qui par
défaut de franchissement a été rattrapé par le feu et détruit. L’équipage avait pu s’extraire
sans blessures.
Un redéploiement permettrait de travailler en groupe alimentation. L’acquisition de
CCGC type hors chemin répartis dans chaque secteur (Nord, Centre, Sud) optimiserait leur
usage. Les Camions Citerne Feux de Forêts de type Super (+ de 12 000L) permettent d’ajouter
une mission d’extinction en autonomie et pourrait compléter la couverture des feux de
végétaux (Cf. Les feux de végétaux).
FIGURE 78 CAMION CITERNE GRANDE CAPACITECCGC
ROC LARCHE HAS CHE 10000! . L | TÉL ARNENE
ae 2 D INT LLERNE | RE à |
es D
LIFFOL-LE-GRAND
CHT 60001
CCGC
CHV 16000 |
CSP
cs
CPI
ULS
GRANCEY LE CHATEAU
CPI communaux
CIS extradépartemental
Communes couvertes par CIS extradépartemental PRA 10000 | \
Couverture gros porteur d'eau à 20 min : TT
—— Centre à garde : Appel 2 min + départ 3 min 9 “
—— Centre à astreinte : Appel 2 min + départ 8 min
CE/EM
LGS 6000 |
137
Positionnement des moyens de transport d’eau actuel :
FIGURE 79 LOCALISATION DES MOYENS DE TRANSPORT D'EAU ACTUEL ET LEUR COUVERTURE A 20 MINAUTOROUTE A5 = 19 interventions
AUTOROUTE 431 = 21 interventions
@ cs |
© cs 1
@ cr!
@ ULS
®@ CPI Communaux
Couverture gros porteurs d'eau à 20 min:
——— Centre à garde: Appel 2 min + départ 3 min
—— Centre à astreinte: Appel 2 min + départ 8 min
Somme des interventions CCGC et CE/EM 5 ans: N
, À 2 À su :-: | EE :- Lo 10 20 km BE EE : 2
138
Localisation des sollicitations porteurs d’eau et isochrone des délais de route
FIGURE 80 SOLLICITATIONS DES PORTEURS D'EAU ENTRE 2013 ET 2017 ET COUVERTURE A 20 MIN DES ENGINS139
Camions Dévidoirs (CD)
L’éloignement des points d’eau (hydrant ou points d’eau naturels) peut nécessiter des
établissements en tuyaux dépassant les capacités des engins d’incendie de base. Pour cela,
des Camions Dévidoirs (CD) peuvent être requis.
Le temps de mise en œuvre d’une ligne d’alimentation est en fonction du temps
d’établissement (1min/100m linéaire) auquel, il faut ajouter le temps d’arrivée de l’eau
(1min/100m linéaire). Ce délai impacte la couverture des risques du département.
Les camions dévidoirs déployés actuellement sont très hétérogènes en longueur de
tuyaux emportée et en capacité de franchissement (un seul véhicule hors chemin situé à
Poissons et une longueur de 2 000 m pour Chaumont, 1 000 m pour Poissons et Wassy ; 600
m pour Langres et Fayl-Billot).
Des établissements de 600 m de tuyaux de Ø110mm peuvent suffire sur une partie des
sinistres pour éviter de doubler une ligne d’alimentation de Ø70mm. Cependant la distance
moyenne entre les réserves incendies artificielles et le risque à défendre est de 645m et même
980m19 dans le cas des points d’aspiration naturels. Ce qui impose d’augmenter les capacités
de chaque vecteur.
La Défense Extérieure Contre l’Incendie du département rend souhaitable que ces
véhicules soient sur châssis hors route et avec des capacités supérieures à 1 000m.
Une capacité d’emport de 2 000m pour Chaumont, en position centrale et de 1 200 m
pour les autres engins du département.
La couverture en nombre de camions dévidoirs est suffisante. Un redéploiement
permettrait de travailler en groupe alimentation.
Le groupe alimentation en fonction de la DECI des communes serait composé comme
suit :
1 CCGC, 1 CD, 1 chef de groupe ;
2 CCGC, 1 chef de groupe en l’absence de réseau d’eau ou de point d’aspiration pérenne sur la commune ;
2 CD, 1 chef de groupe pour les feux de grandes ampleurs et industriels.
19 Source analyse cartographique SIG 2018® cs
Ô cs
© cr:
@ urs
® Sc
© CPI communaux © cri c Couverture CD à 20 min centre à astreinte us @ us
5 @ CPI communaux €, o r N —— POI . —— ) à Somme des interventions CD pour 5 ans (2013-2017) }
. + EM : Couverture CD à 20 min centre à garde nn DER T EM 2 0 10 20 km — (165 o 10 20 km EE : RE Centre à garde : appel 2min + départ Amin + trajet 15min RE | | E
Centre à astreinte : appel 2min + départ min + trajet 10min
140
Carte couverture CD actuel
FIGURE 81 LOCALISATION ET COUVERTURE A 20 MIN ACTUELLE DES CD FIGURE 82 REPARTTION DES INTERVENTIONS AVEC CD DE 2013 A 2017Taux de couverture du département en CCGC et CD : 68%
Population couverte : 157 668 hab (85%)
Population totale Haute-Marne : 184 987 hab
Population (INSEE 2015)
5-250 me
250 - 500
500 - 1500 (
1500 - 3000
3000 - 5000
5000 - 10000
10000 - 25968 ERNDE
—— Couverture Cellule E à 20min CHT et LGS (garde)
—— Couverture CCGC à 20min STD (garde) )
—— Couverture CCGC à 20min CHV, MLR, PRA et CHE (astreinte) TT
—— Couverture CD à 20min FBI, POI et WAS (astreinte) 0 10 20 km
BE | Centre à garde : appel 2min + départ 3 min + trajet 15min
Centre à astreinte : agpel Z min + départ 8 min + trajet 10min + (ps SUpp 5 min
141
Pourcentage de population couverte avec la position actuelle des engins
FIGURE 83 POURCENTAGE DE POPULATION COUVERTE PAR LES CCGC ET CD A 20 MIN142
Motopompes remorquables (MPR)
L’absence de ressources en eau dans certains secteurs ou la déficience de la Défense
Extérieure Contre l’Incendie dans certaines communes peuvent nécessiter l’emploi de points
d’eau naturels. Dans ces cas, l’emploi de MPR est requis pour l’alimentation des engins
pompes depuis les points d’aspiration ; utiliser seule avec l’engin d’incendie de base ou avec
le camion dévidoir.
Le SDIS dispose de 39 MPR dont l’utilisation est très faible hormis celles qui sont
couplées avec les camions dévidoirs.
Un redéploiement est possible dans chaque bassin de desserte opérationnelle (ou bassin
de coopération) afin de rationaliser ces moyens.
8.3.6.1 Conclusions
Compte tenu de leur très faible sollicitation poursuivre la réduction du parc de MPR à
une par bassin, dont certaines disposant des caractéristiques de grande puissance seraient
associées aux camions dévidoirs.
Concernant les camions citernes grandes capacités et camions dévidoirs un
redéploiement des véhicules suivants permettrait d’augmenter la couverture (voir carte).
L’acquisition d’un CCGC supplémentaire avec des capacités de franchissement pour
intervenir sur route enneigée ou lors des feux de culture (type CCFS) est nécessaire pour une
affectation privilégiée au CIS Châteauvillain. Un redéploiement du CCGC de Chevillon sur le
CIS Wassy, et celui du CIS Prauthoy sur le CIS Longeau, comme préconisé par le SDACR de
2012, permettrait une meilleure couverture.
A terme l’implantation d’un CCGC et d’un CCFS par secteur Nord, Centre et Sud
permettrait de couvrir efficacement les risques.
Concernant les camions dévidoirs un redéploiement des véhicules suivants permettrait
d’augmenter la couverture (voir carte) :
Le CD du CIS Poissons pourrait être positionné au CIS Joinville, le CD du CIS Wassy
pourrait être positionné au CIS Doulevant-le-Château en supposant que ces derniers puissent
assurer la disponibilité de leur engagement ou au CIS Eclaron qui possède déjà la disponibilité
et le casernement nécessaire.
A terme, il conviendrait qu’ils soient tous de type hors chemin avec un emport de 1 200
m de tuyaux pour les centres suivants : Langres et Fayl-Billot ; Joinville et Doulevant-le-
Château ; Chaumont garde son emport à 2 000 m car sa position au centre du département
en fait un engin d’appui.
La proposition permettrait de couvrir 89 % de la population.143
Optimiser la couverture opérationnelle de certaines communes ayant des carences en
DECI avec un engagement en groupe alimentation qui serait composé de la façon suivante :
- 1 CCGC, 1 CD, 1 chef de groupe pour les communes qui ont un réseau faible ;
- 2 CCGC, 1 chef de groupe en l’absence de réseau d’eau ou de point d’aspiration pérenne
sur la commune ;
- 2 CD, 1 chef de groupe pour les feux de grandes ampleurs et industriels.
FIGURE 84 ALIMENTATION EN EAU D'UN FPT PAR UN CCGCSM se Pr) IE ER AS ON TT NES CRUEL) PÉTER
RARES KsoM A Fa TRS
CHV 160001!
BRE À MLR 16 0001
® cs
© cs
© cri
@ ULS (U} (AE
LÉ KL} ® CPI communaux Al 2
LT Ve
Couverture CCGC 20min No é
centre à astreinte ES à. #)
nn PRE L: CHV tes PE
— MLR RER pra UE
—— LON (simulée)
—— MAN (simulée)
—— WAS (simulée)
Couverture Cellule E 20min centre à garde à
— CHT }
—— LGS TT
Couverture CCGC 20 min centre à astreinte ô Sn ii
"178 Centre à garde : appel 2min + départ 3min + trajet 15min | Centre à astreinte : appel 2min + départ 8min + trajet 10min
144
Carte préconisation couverture CCGC
FIGURE 85 PRECONISATION DE LA COUVERTURE EN CCGCCAR »
2 PV 82 2
/ D LA
SAN (1 L« Ÿ " 4 _ 1 ré K (A ÿ
nd ON FCR F à à A
” En” , 2 2
% | FT
TÉL
D
mia
-©a
La
CSP
cs
CPI
ULS
CPI communaux “a
Couverture CD centre à astreinte
— FBI
—— ECL (simulée) } * . —— JOI (simulee)
F Couverture CD centre à garde 0 10 20 km
— CHT Centre à garde : appel 2min + départ 3min + trajet 15min BR |
— LGS Centre à astreinte : appel 2min + départ 8min + trajet 10 min
145
Carte préconisation couverture CD
FIGURE 86 PRECONISATION DE LA COUVERTURE EN CDTaux de couverture potentiel du département en CCGC et CD : 76%
Population potentielle couverte : 164 723 hab (89%)
Population totale Haute-Marne : 184 987 hab
Population couverte
(INSEE 2015)
10 - 250
250 - 500
500 - 1500
1500 - 3000
3000 - 5000
5000 - 10000 $ ACT RE CRT
10000 - 25968 per LT US GS
Couverture CDà 20min (astreinte) EN US
—— FBI
—— DLC (simulée)
—— JOI (simulée)
Couverture CCGC à 20min (astreinte)
Sy
—— LON (simulée)
—— MAN (simulée) _
— WAS (simulée) V. 0 10 20 km
—— Couverture CCGC à 20min STD (garde)
: Centre à garde : appel 2min + départ 3 min + trajet 15min —— Couverture Cellule E à 20min CHT et LGS (garde) Centre à astreinte : appel2 min + départ8 min + trajet 10min + tps SUpp 5 run
146
Pourcentage de population couverte avec la préconisation des engins en CD et
camions citernes
Le redéploiement des CD et CCGC porterait ainsi la couverture départementale à 76 %
contre 68 % à l’heure actuelle.
FIGURE 87 POURCENTAGE DE LA POPULATION COUVERTE AVEC LA PRECONISATION DES ENGINS CD ET CCGC147
8.4 Les Opérations Diverses
8.4.1.1 Définition du risque :
Les opérations diverses regroupent toutes les interventions à l’exclusion des incendies,
des secours à personne et du secours sur la voie publique pour accidents de circulation.
Figurent notamment dans cette famille d’interventions les opérations sur les fluides : les
inondations, les opérations relatives aux animaux (captures, sauvetages) en particulier les
hyménoptères (destructions), les dégagements de voies publiques, les reconnaissances afin
de s’assurer d’une sécurité (ouverture de porte pour personnes ne répondant plus aux appels)
et d’une manière générale toutes les actions en vue de protéger les biens ou éviter une
menace sur des individus. Le nombre d’interventions diverses est soumise aux aléas météorologiques.
Ces interventions ne présentent pas toujours un caractère d’urgence absolue, et
peuvent dans la majorité des cas, tolérer un traitement non prioritaire.
8.4.1.2 Bilan opérationnel
L’organisation de la réponse opérationnelle pour les opérations diverses s’appuie sur
l’engagement d’un véhicule tout usage ou d’un véhicule léger tout usage armé par 2 sapeurs-
pompiers.
Les opérations diverses représentent 11,5 % de l’activité du SDIS. La durée moyenne d’indisponibilité d’un véhicule tout usage engagé sur une opération diverse est de 1 heure 21 minutes.
FIGURE 88 DEGAT DU VENT SUR LE LYCEE DE FAYL BILLOT EN 2018Gi) In
BAY
+ Æ_
Ne y nd ® cs @ cn Moyenne annuelle des opérations diverses
(2017-01/10/2018) | [_] Moins de 20
EN 20-40
EM 4-60 EM 60-200 RE |
EM :00 - 403
148
Carte des interventions diverses149
8.4.1.3 Analyse et couverture du risque
Les préconisations du SDACR de 2012 couvrent le risque opération diverses avec les
véhicules tout usage et les véhicules léger tout usage.
Les préconisations de la DGSCGC :
La Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises préconise :
1 véhicule tout usage pour un CIS réalisant jusqu’à 365 interventions par an, 2 véhicules tout
usage pour un CIS réalisant entre 366 et 730 sorties par an :
CIS Nbre
inter sur
2 ans
Moyenne
Annuelle
nbre
véhicule
tout
usage
préconisation
DGSCGC
Moyenne
annuelle
par
bassin
Préconisation
DGSCGC par
bassin
Arc-en-Barrois Arc-en-Barrois 59 30 1 1 30 1 Auberive Auberive 43 22 1 1 22 1 Bourbonne-les-Bains Bourbonne-les-Bains 90 45 1 1 45 1 Breuvannes-en-Bassigny Breuvannes-en-Bassigny 34 17 1 1 17 1 Châteauvillain Châteauvillain 80 40 1 1 65 1 Bricon 28 14 1 1
Maranville 21 11 1 1
Chaumont Chaumont 806 403 2 2 435 2 Bologne 63 32 1 1
Chevillon Chevillon 66 33 1 1 76 1 Bayard 85 43 1 1
Colombey-les-deux-
Eglises
Colombey-les-deux-
Eglises
22 11 1 1 11 1
Doulaincourt Doulaincourt 51 26 1 1 26 1 Doulevant-le-Château Doulevant-le-Château 40 20 1 1 31 1 Sommevoire 21 11 1 1
Fayl-Billot Fayl-Billot 68 34 1 1 34 1 Froncles Froncles 62 31 1 1 31 1 Illoud Illoud 33 17 1 1 17 1 Joinville Joinville 120 60 1 1 60 1 Langres Langres 397 199 1 1 260 1 Chalindrey 59 30 1 1
Rolampont 39 20 1 1
Lac de charmes 22 11 1 1
Longeau Longeau 71 36 1 1 36 1 Manois Andelot 37 19 1 1 37 1 Manois 35 18 1 1
Montier-en-Der Montier-en-Der 77 39 1 1 39 1 Nogent Biesles 31 16 1 1 74 1 Nogent 116 58 1 1
Poissons Poissons 27 14 1 1 14 1 Prauthoy Prauthoy 60 30 1 1 30 1 Saint-Dizier Saint-Dizier 577 289 2 1 345 2 Betancourt-la-Ferrée 37 19 1 1
Eclaron 73 37 1 1
Montigny-le-Roi Montigny-le-Roi 51 26 1 1 43 1 Is-en-Bassigny 33 17 1 1
Varennes-sur-Amance Varennes-sur-Amance 32 16 1 1 16 1 37 Wassy 82 41 1 1 41 1 3 Total général 3648 1824 40 39150
Le nombre et la répartition des véhicules tout usage du département sont en corrélation
avec les préconisations de la DGCSGC.
8.4.1.4 Conclusions
Conserver le maillage actuel en nombre et type de véhicule tout usage
En présence d’évènements majeurs impactant plusieurs communes, il faut travailler en
groupe opérations diverses composé de 1 chef de groupe avec une VLHR et de 3 véhicules
tout usage ou véhicules léger tout usage.
Si le nombre de VTU ou VLTU peut être rationnalisé en fonction des bassins de
coopération, leur nombre doit permettre de mener des missions simultanées d’opérations
diverses et de reconnaissances.
8.4.2 Focus sur les activités de loisirs
8.4.2.1 Définition du risque :
Le sport et les loisirs occupent une place croissante dans les habitudes de vie de notre
société. Aux activités traditionnelles telles que les sports classiques ou la baignade se sont
ajoutés des loisirs à sensation, dits « extrêmes » (sports de glisse, VTT…), engendrant une
nouvelle traumatologie caractéristique de ces pratiques.
Pratiquées de manière de plus en plus intensives, les activités de loisirs peuvent
engendrer des accidents, parfois dramatiques, surtout lorsque les règles élémentaires de
sécurité ne sont pas respectées. La prudence est donc de mise pour se protéger soi-même et
protéger les autres, surtout les enfants, particulièrement vulnérables dans ces moments de
détente où la surveillance se relâche.
Ce qui engendre pour les services d’incendie et de secours des problèmes de localisation
et d’accessibilité en fonction du type d’activité.® c>
oo cs
ec
—— Circuit VTT (148 dircuits avec un cumul de 2380 Km)
— Circuit de randonnée (149 circuits avec un cumul de 2390 Km
— Circuit GR
Site d'escalade
151
8.4.2.2 Les circuits de VTT, de Grande randonnées, les campagnes d’affouage et les sites d’escalade
Analyse et couverture des risques
Les interventions concernant le VTT ou le Grandes Randonnées ou d’affouages
concernent les moyens de secours classiques pour les victimes auxquels s’ajoutent des
moyens hors chemin pour l’accessibilité et l’évacuation.
Celles concernant les sites d’escalade peuvent nécessiter le recours à une équipe spécialisé GRIMP d’un SDIS limitrophe.@ cs
cs + @ cri
PR Centres équestres (41) 0 10 20 km D — Circuit équestre (121 circuits avec un cumul de 1843 Km)
152
8.4.2.3 Les centres hippiques
Les interventions concernant les centres hippiques concernent les moyens de secours
classiques pour les victimes ou pour incendie.
Analyse et couverture des risques
Il y a eu 114 interventions dans les centres équestres dans la période 2013 à 2017 soit
16 en moyenne par an dont 80% sont des secours à personne qui nécessitent un seul VSAV.
La couverture pour ce risque est donc assurée comme pour le SUAP et n’amène aucune
remarque particulière.oc - + .5s
® m F
ds Terrains de cross {ro ou auto)
153
8.4.2.4 Sport automobile :
Caractérisation du risque :
Le département comporte plusieurs
pistes de motocross ou autocross sur
lesquels des entraînements ou des
épreuves sont réalisés (2 roues ou buggy).
Le sud du département (Langres et
Bourbonne-les-Bains) accueille des
manches de championnats régionaux ou
nationaux de Rallye (route ou terre).
(Rajouter terrain de cross à
Rozières)
Les promenades à quad ou moto
verte sur des chemins divers sont en plein
essor dans le département. Tous les
secteurs sont concernés.
Analyse et couverture des risques :
De 2013 à 2017, il y a eu 14
interventions sur des terrains de
motocross. En effet, lors des courses de motocross ou des rallyes automobiles la sécurité est
assurée en interne en accord avec la réglementation. Le SDIS apporte son concours lorsque le
public est impacté ou lors des opérations de désincarcération. Ce qui s’avère peu fréquent.
A noter que lors du Rallye terre de Langres, qui figure au calendrier du championnat de
France des Rallyes, il y a eu deux décès dans les dix dernières éditions dont un spectateur
fauché par un véhicule de course.
Les interventions pour des accidents de quad ou de deux roues se développent avec
l’expansion de ces nouveaux loisirs de promenade. Des difficultés de localisation peuvent
impacter la rapidité d’intervention des secours.
L’application GEOLOC 18-112 et la cartographie opérationnelle permet aujourd’hui de
résoudre les difficultés de localisation.
Des moyens hors chemins peuvent être requis pour faciliter l’abordage et l’évacuation
des victimes. Les délais peuvent donc être assez longs. Les remarques concernant le manque
de vecteurs hors-chemin se confirme.
FIGURE 89 LOCALISATION DES TERRAINS DE CROSS (AUTO ET
MOTO)SPORT AUTOMOBILE :154
8.4.2.5 Les aérodromes
Analyse et couverture des risques :
Le trafic sur les aérodromes (Chaumont-Semoutiers, Rolampont, Mussey-sur-Marne,
Saint-Dizier ROBINSON) est de faible intensité destiné essentiellement aux activités de loisirs.
Le risque de chute d’aéronef est donc couvert comme les risques de la vie courante et n’amène pas de remarque particulière.© cs
dc
@ cr
Zone de baignade [9]
ad Baignade surveillée [8]
æ£ baignade non surveillée [1]
0 10 20 km
— cours d'eau
M piar d'eau
155
8.4.2.6 Les risques liés à la baignade et à la plongée en milieu naturel
Les interventions nautiques relèvent des moyens spécialisés plongeurs et sauveteurs
aquatiques. Les moyens plongeurs sont positionnés sur les CIS de Saint-Dizier et Chaumont
ceux-ci sont bien répartis pour le Nord et le centre du département. Le secteur Sud n’est pas
couvert, pourtant il comporte des risques liés aux 4 lacs dotés de zone de baignade. Il serait
judicieux de positionné une équipe nautique composé de SAV et de quelques plongeurs pour assurer le complément de couverture.
Des clubs de plongée sont actifs sur la Lac du Der depuis Giffaumont ou Braucourt, et au
Lac de la Mouche depuis Saint-Ciergues.
Analyse et couverture
Maintenir la capacité opérationnelle de l’équipe plongée départementale sur
l’intégralité du département. Développer la capacité en sauveteurs de surface.2898
DBEyrnaRs 6005
DEEE
@ cr!
Plongée sou
@ cs
© cs
> Site encombré ou non plongé
Nombre de cavités
CE] 1-3
En 3-10
” Site plongé
Site en cours d'exploration #"
1 SE JAUS UU LUUL PIQIILRE
En 10
mm 2
mm «=
156
8.4.2.7 La spéléologie et la plongée souterraine
Le département de la Haute-Marne
comporte de nombreuses cavités dont
certains sont immergées et qui sont les
lieux de parcours spéléologiques.
Les interventions dans les cavités
concernent les moyens de secours
classiques pour les victimes et un moyen
en équipe spécialisé le GRIMP avec
qualification Intervention en Site
Souterrain (GRIMP ISS), à ce jour
ressource non disponible sur le
département.
Les interventions en plongée
souterraine concernent les moyens de
plongée qualifiés « surface non libre ». La
ressource disponible à ce jour est de 2
agents formés (1 SLN2 et 1 SLN1). Les
moyens plongeurs sont positionnés sur
les CIS de Saint-Dizier et Chaumont sont
ceux-ci sont bien répartie pour le Nord et
le Centre du département.
Cette activité se développe dans le
département mais n’a pas amené le SDIS
à participer à des interventions dans la
période de référence 2013 à 2017.
FIGURE 90 LOCALISATION DES CAVITES SOUTERRAINES
FIGURE 91 LOCALISATION DES SITES DE PLONGEE SOUTERRAINE157
Analyse et couverture :
Faire appel aux SDIS limitrophes pour intervenir en milieu souterrain.
Etablir une convention avec le spéléo secours dans le cadre d’un dispositif ORSEC
Spéléosecours.
Qualifier les plongeurs à la surface non libre pour assurer une réponse de prompt secours et
de levée de doute.
Maintenir la capacité opérationnelle de l’équipe plongée départementale sur l’intégralité du
département.Les Risques Complexes
9.1 Les risques naturels
9.2 Les risques technologiques
9.3 Les sites à risques
9.4 Les risques sociaux et sociétaux
SDACR 2019
9
Partie159
9 RISQUES COMPLEXES
9.1 Les Risques Naturels
9.1.1 Le risque inondation
9.1.1.1 Caractérisation :
L’inondation est une submersion, rapide
ou lente, d’une zone habituellement hors d’eau.
Le risque inondation est la conséquence de
deux composantes : l’eau, qui peut sortir de son
lit habituel d’écoulement ou apparaître (ex :
remontées de nappes phréatiques), et l’homme,
qui s’installe dans la zone inondable pour y implanter toutes sortes de constructions,
d’équipements et d’activités. Une crue correspond, elle, a l’augmentation du débit (mesuré
en mᵌ /s) d’un cours d’eau dépassant plusieurs fois le débit moyen. Grâce à l’analyse des crues historiques, on procède à une classification des crues :
Ainsi une crue dite centennale est une crue importante qui, chaque année, a une probabilité de 1/100 de se produire ;
Une crue décennale a, quant à elle, une probabilité de 1/10 de se produire chaque année.
Il peut y avoir des crues centennales se produisant à quelques années d’intervalle.
Chaque année, la probabilité de la connaître reste néanmoins de 1/100. On distingue
trois types d’inondation :
Les montées lentes des eaux en région de plaine, qui sont produites par le débordement d’un cours d’eau ou la remontée d’une nappe phréatique ;
Les formations rapides de crues torrentielles, consécutives à des averses violentes. Ces crues, brutales et violentes, transportent de grandes quantités de sédiments et de flottants (ex : bois mort) pouvant causer d’importants dégâts ;
Le ruissellement pluvial, renforcé par l’imperméabilisation des sols et les pratiques culturales limitant l’infiltration des précipitations.
Au sens large, les inondations comprennent également l’inondation par rupture
d’ouvrage de protection (ex : brèche dans une digue), la submersion marine dans les estuaires,
résultant de la conjonction de la crue du fleuve, de fortes marées et de situations
dépressionnaires.20 Ce phénomène est possible dans les lacs, on parle alors de seiche.
20 Sources DDRM52 du 22 décembre 2017160
9.1.1.2 Risques et conséquences des inondations
D’une façon générale, la vulnérabilité d’une personne ou d’un bien est provoquée par
sa présence en zone inondable. Sa mise en danger survient surtout lorsque les délais d’alerte
et d’évacuation sont trop courts ou inexistants pour des crues rapides ou torrentielles.
Dans toute zone urbanisée, le danger est d’être emporté ou noyé : une automobile
commence à flotter à partir de 30 cm d’eau et on considère généralement que des hauteurs
d’eau égales ou supérieures à 50 cm sont dangereuses pour l’homme. Il est aussi possible
d’être isolé sur des îlots coupés de tout accès (ex : toit d’une habitation). L’interruption des
communications peut également avoir de graves conséquences lorsqu’elle empêche
l’intervention des secours. Si les dommages aux biens touchent essentiellement les biens
mobiliers, immobiliers, le patrimoine, on estime cependant que les dommages indirects (perte
d'activité, chômage technique, réseaux, etc.…) sont aussi importants que les dommages
directs.
Enfin, des dégâts au milieu naturel peuvent être causés par l’érosion des sols, les dépôts
de matériaux et le déplacement du lit ordinaire du cours d’eau. Lorsque des zones industrielles
sont situées en zone inondable, une pollution ou un accident technologique peuvent se
surajouter à l’inondation
9.1.1.3 Les inondations en Haute-Marne
Le risque inondation en Haute-Marne résulte du débordement, lent ou rapide, d’un
cours d’eau. Les inondations dues au ruissellement pluvial sont exclues de ces investigations,
car ces phénomènes peuvent se produire partout et sont trop aléatoires pour en tirer une
cartographie précise.
La Haute-Marne se trouve en situation de tête de bassin pour trois grands bassins
hydrographiques : le bassin de la Seine, le bassin de la Saône et le bassin de la Meuse. Ainsi
l'ensemble des cours d'eau qui coulent dans le département y prennent leur source. Il en
résulte que les crues dans le département sont relativement de courte durée, au regard
d'autres territoires en France, mais également qu'elles sont plus difficiles à prévoir. Les
principaux cours d'eau du département sont la Marne et ses affluents la Blaise et le Rognon,
l'Aube et son affluent l'Aujon, et la Meuse. Plusieurs autres petits cours d'eau peuvent
également causer des inondations, qui posent d'autant problème qu'elles peuvent être
rapides, en particulier l'Ornel et l'Apance.
Les évènements historiques sont plus connus sur la rivière Marne, où la présence
humaine est la plus importante et qui fait aujourd'hui l'objet d'une surveillance. Ainsi outre la
crue bien connue de janvier 1910, qui a également concerné de nombreux autres cours d'eau
du bassin de la Seine, la Marne a causé des inondations importantes en 1924, 1947, 1955,
1983 et 2001. 30 Saint-Dizier en janvier 1910.21
21 Source : http://www.fran.ance.free.fr/inondations161
Le régime des crues de la Marne à partir de l'entrée de Saint-Dizier a été fortement
modifié depuis 1974 et la mise en service du lac-réservoir du Der dont le fonctionnement est
détaillé plus loin. Plus récemment des inondations ont été causées par divers cours d'eau du
département. Ainsi, on peut citer le mois de décembre 2011 lors duquel des épisodes pluvieux
intenses sur le Sud-Est du département ont provoqué des débordements de la Meuse, de
l'Apance, de l'Amance et de leurs affluents. En particulier, les inondations à Bourbonne-les-
Bains ont causé de lourds dégâts (estimés à 4 millions d'euros).
Un épisode de printemps lors du mois de mai 2013 a également causé de nombreux
débordements dans le Sud du département sur le bassin de la Saône et sur le bassin de la
Marne
En juin 2016 plusieurs communes du bassin de la Renne ont subi des inondations par
ruissellement ou par débordement de cours d'eau suite à un épisode orageux intense.
Enfin, durant l’hiver 2018, des phénomènes pluviométriques intenses ont engendré les
débordements remarquables de l’Aube, de l’Aujon, et de la Marne impactant plusieurs
communes et causant le décès de trois personnes.
9.1.1.4 La prévention du risque inondation en Haute-Marne :
La Haute-Marne est concernée à ce jour par quatre PPRi : les PPRi de l’Ornel, de la Marne
aval, de la Marne moyenne et de l’Apance, Les deux premiers PPRI ont été approuvés
respectivement par des arrêtés préfectoraux du 10 août 2005 et du 31 juillet 2007. Pour ce
qui concerne l’Apance et la Marne moyenne, les démarches sont initiées par des arrêtés de
prescription respectivement en date du 2 janvier 2003 et du 21 août 2002. La procédure pour
ces deux cours d’eau en est au stade de l’enquête publique.
L’Apance
La rivière Apance traverse 8 communes du département avec un développement
linéaire de 26 Km en Haute- Marne. Elle prend sa source à Larivière se dirige vers le sud dans
sa première partie puis à hauteur de Bourbonne oblique à l’est pour sortir du département à
Enfonvelle pour se jeter plus loin dans la Saône. La pente de la rivière est faible de 2 à 5 m/km. Le bassin versant en Haute-Marne est de l’ordre de 195 km².
La crue centennale est estimée à 130 m3/s avec les conséquences envisageables
énumérées ci-après :
PPRi de la rivière Apance
Communes concernées Population
(habitants)22
Taux de
population
sinistrable
enjeux
Aigremont 19 Néant Une ferme en limite de zone inondable
22 Populations selon INSEE 2015162
Bourbonne-les-bains 2042 <10% Habitations, moulins de Villars, Le Foulon, grande surface commerciales, RD 417 et 328, transformateurs
EDF.
Enfonvelle 73 >15% Quelques habitations liées aux moulins Fresnes-sur-Apance 160 <10% 2 moulins et 2 fermes, RD 5 coupé Larivière-Arnoncourt 114 <10% Habitations et 1 moulin Serqueux 444 >10% 1 ferme
La Marne aval
Le secteur géographique dit de la « Marne aval » comprend les zones inondables entre
Laneuville-au-Pont et Saint-Dizier, sont incluses dans ce linéaire Valcourt, Hallignécourt et
Moeslains. Prenant sa source en Haute-Marne, cette rivière traverse le département sur un
axe Sud-Nord et présente au niveau de Saint-Dizier un bassin versant de 2 400 km2 environ, le
bassin versant total étant de 7 400 km2. Le cours de cette rivière a été profondément modifié
suite à l’aménagement de la retenue du réservoir du Der avec comme conséquences : la
diminution du débit moyen, l’écrêtement des crues les plus fréquentes et un soutien à l’étiage.
Les crues sont dues à des pluies prolongées aggravées le cas échéant, par des sols saturés en
eau. Les crues sont donc lentes. Il peut aussi y avoir des remontées de nappes phréatiques. La
Marne a un régime pluvial caractérisé par des pluies en hiver, produisant des débits moyens
de 50m3/s et des étiages sévères en été, réduisant le débit horaire à moins de 10 m3/s. Les
crues se situent en hiver et au début du printemps. Avant l’entrée en service de la retenue du
Der, les débits de crues pouvaient atteindre les 530 m3/s (en 1955), 450 m3/s en 1959, mais
plus fréquemment 350 m3/s (en 1966, 1968 et 1970).
Depuis la mise en service du réservoir du Der (capacité de dérivation vers le réservoir du
Der estimé à 375 m3/s si celui-ci n’est pas plein), les débits de crues maximum ne semblent
plus dépasser les 230 m3/s. Néanmoins, lors de l’étude du PPRI (31 juillet 2007) les débits de
crues pris en compte ont été les suivants :
Crue naturelle de fréquence décennale non écrêtée : 430 m3/s,
Crue naturelle de fréquence trentennale non écrêtée : 530 m3/s,
Crue naturelle de fréquence centennale non écrêtée : 670 m3/s
Il est établi que les premiers dégâts peuvent intervenir dès le débit de 180 m3/s atteint.
Ci-après une énumération synthétique des enjeux :
PPRi de la Marne Aval
Communes concernées Population
(habitants)23
Taux de
population
sinistrable
enjeux
Hallignicourt 286 Néant Terrains agricoles Laneuville-au-Pont 210 >10% Partie Nord de l’agglomération de part et d’autre du pont, terrains agricoles
Moeslains 445 >75% Quasi-totalité de l’agglomération RD 384 Saint-Dizier 25 968 10% Quartiers Lachats, Sud Gigny, Prinvault Château Renard délimités schématiquemnt au nord par les rues de la
République, Belle Forêt, du Clos Mortier et au Sud par
les rues J.F Bach et d’Alsace-Lorraine et par RD 38
Valcourt 640 30% Quasi-totalité de l’agglomération RD 384
23 Populations selon INSEE 2015163
La Marne moyenne
Par la Marne moyenne, on entend son parcours entre la commune de Donjeux et la prise
d’eau du lac du Der, soit un linéaire de 42 Km traversant 20 communes en Haute-Marne et
1 en Meuse (Ancerville). Le bassin versant à la prise d’eau du Der est estimé à 5100 Km2.
La Marne a été touchée par des crues historiques déjà évoquées (1910, 1955 1983). Le
débit décennal de crue à
Joinville est calculé à 350m3/s et centennale à 525m3/s.
PPRi de la Marne Moyenne
Communes concernées Population
(habitants)24
Taux de
population
sinistrable
enjeux
Autigny-le-Grand 154 <10% Habitation, RD 167 et 197, AEP, Usine hydroélectrique, terres agricoles
Autigny-le-Petit 61 1 habitation, locaux communaux et associatifs Bayard-sur-Marne <10% 1 ferme, quelques habitations (sous sols) zone d’activités, commerces
Chamouilley 833 néant 25 habitations, STEP, maison de retraite Chatonrupt-Sommermont 313 <10% habitations Chevillon 1388 néant 1 restaurant, 2 habitations, zone d’activités RD 9, terres agricoles
Curel 445 néant 7 habitations, STEP, salle de fêtes, terres agricoles Donjeux 390 <10% AEP, RD 67, quelques habitations, terres agricoles Eurville-Bienville 2159 <10% Habitation, zone d’activité, centre de secours Fontaines-sur-Marne 156 <10% Habitations, terres agricoles Fronville 357 néant Lagunage, salle des fêtes, école, mairie, RD 181, usine Allevard (sur remblais), terres agricoles
Joinville 3366 <10% Habitations (Rue Maucière et Lebon), commerces, lycées, hôtel de la Poste, zone commerciale
Mussey-sur-Marne 364 <10% 2 habitations, usine Allevard-Rejna (sur remblais, terrain agricoles)
Rachecourt-sur-Marne 801 néant AEP, usine Vallourec Roches-sur-Marne 562 <10% 1 loteissement (habitations) Rouvroy-sur-Marne 400 néant Terres agricoles Rupt 338 néant AEP, ferme, terres agricoles Saint-Dizier 25 968 néant Terrains de sport, salle de sport, usine Ispat Saint-Urbain-Maconcourt 658 néant 2habitations, AEP, trerres agricoles Thonnance-les-Joinville 798 néant Habitation, STEP, terres agricoles Vecquville 579 néant Usine Ferry-capitain, rues (14 juillet, Pasteur, V. Hugo), AEP, STEP.
L’Ornel
Cette rivière prend sa source en Meuse à Sommelonne et traverse 3 communes en
Haute-Marne, Chancenay, Bettancourt-la-Ferrée et Saint-Dizier, lieu où elle se jette dans la Marne. Son linéaire est donc court, une quinzaine de kilomètres.
24 Populations selon INSEE 2015164
Des crues historiques ont été enregistrées (crue de 1920 avec la gare de Saint-Dizier
touchée et crue de 1998 considérée comme centennale). Dans des conditions normales (pas
de rupture de digue, pas d’embâcles, bonne gestion des vannes- barrages et pas de
concomitance avec une crue de la Marne), on peut attendre une montée des eaux à
Bettancourt-la-Ferrée en 5 heures et à Saint-Dizier en 10 heures avec les estimations d’impact
ci-après :
PPRi de l’Ornel
Communes concernées Population
(habitants)25
Taux de
population
sinistrable
enjeux
Bettancourt-la-Ferrée 1744 20% Habitations, zone économique et voiries (vacquerie, Loubert, Pré Adam L ; Michel)
Chancenay 1115 <5% Voiries(Zone autour du lavoir) et terrains agricoles Saint-Dizier 25 968 <10% Habitations, surfaces commerciales, RN 35 et rues (J-J. Rousseau, B. Frachon, Belle Forêt)
L’atlas des zones inondables (AZI)
Les services de l’Etat, dans le souci d’améliorer la connaissance des aléas naturels, ont
réalisé un atlas des zones inondables (AZI) sur d’autres cours d’eau. Ce document est destiné
à informer le public, mais n’a pas de force juridique. Il vise à orienter les décisions des maires
des communes concernées en matière d’urbanisme et d’aménagement.
Il concerne les rivières suivantes : L’Aujon, la Blaise (de Wassy à Eclaron), la Marne (de
sa source à Rouvroy-sur-Marne), la Meuse, le Rognon, le Rongeant, le Rognon, et la Traire.
L’Aujon
Ce cours d’eau prend naissance à Perrogney-les-Fontaines et sort du département à
Rennepont. Il se jette dans l’Aube hors du département, après un parcours de 68 Km et irrigue
un bassin de 481 Km2. Le débit moyen interannuel est de 6,4 m3/s.
Le cours d’eau a été dans le passé, l’objet d’une exploitation comme source d’énergie
hydraulique (création de dérivations alimentant des moulins et des usines). Ces installations
sont pour la très grande majorité abandonnées et peuvent créer des difficultés d’écoulement
des eaux en cas de crues. L’habitat est principalement groupé sous forme de petits bourgs et de hameaux. C’est un habitat traditionnel de faible hauteur.
La crue décennale a été calculée à 54 m3/s, cinquantennale à 71 m3/s et centennale à
80 m3/s.
25 Populations selon INSEE 2015165
Vallée de l’Aujon
Communes concernées Population
(habitants)26
Taux de
population
sinistrable
enjeux
Giey-sur-Aujon 129 <10% Quelques habitations et possibilité d’atteinte de la brasserie de Vauclair
Montrot 116 <10% Quelques maisons du village Arc-en-Barrois 779 <10% Quelques habitations, golf Coupray 150 <10% Atteinte possible de la partie ouest du village Cour l’Evêque 169 <10% Quelques habitations Châteauvillain 1619 20% Habitations, zone économique et voiries (vacquerie, Loubert, Pré Adam L ; Michel)
Maranville 420 <5% Voiries(Zone autour du lavoir) et terrains agricoles Aizanville 37 <10% Habitations, surfaces commerciales, RN 35 et rues (J-J. Rousseau, B. Frachon, Belle Forêt)
9.1.1.5 Analyse de la couverture du risque inondation :
Le risque inondation requiert des moyens de reconnaissance (VL et engins hors chemin)
et d’épuisement dans les secteurs inondables précités. L’inondation d’un sous-sol (cave ou
parking souterrain) peut nécessiter le recours à des plongeurs spécialisés Surface Non Libre
(SNL) dont l’effectif n’est pas suffisant en Haute-Marne. Le drone a prouvé son utilité dans
l’exploration de large zone inondée permettant d’ajouter une reconnaissance verticale et
rapide.
Face aux inondations faisant suite à des pluies abondantes, la montée en puissance
théorique des moyens locaux et des départements voisins (donc hors renforts zonaux) est
donnée dans le tableau suivant :
26 Populations selon INSEE 2015
Moyens Nécessaires (MN) CAPACITE (MD)
Objectifs Nature et moyens nécessaires
(MN)
Immédiatement
disponible
Complémentaire possible
T+2h
Delta MD/MN
Secours
aux
personnes
Véhicules de secours et
d’assistance aux victimes
Véhicules de secours routier
Véhicules toutes utilités
Véhicules Hors chemin
Equipe plongeur et SEV
Equipe drône
Chaine de commandement
1 G.SAP
1 G.SR
1 G.DIV
3 CCF
1 Equipe PLG et SEV
1 Equipe drône
Astreinte
départementale
2 G.SAP
2 G.DIV
1 Equipe PLG et SEV dont
spécialité SNL
Rappel personnel de
repos
1 Equipe PLG et
SEV dont
spécialité SNL166
9.1.2 Le risque de Mouvement de terrain
Le département est concerné par plusieurs types de mouvements de terrain :
effondrement de cavités souterraines, glissements de terrain, effondrement ou chute de blocs
et retrait-gonflement des argiles.
Le risque « effondrement de cavités » à Chancenay.
L’existence sur le territoire de la commune de Chancenay de nombreuses cavités
souterraines (anciennes carrières de pierres à bâtir) s’est manifestée par des affaissements
en plusieurs points et par l’effondrement de deux maisons d’habitation en 1989. A la suite de
ces évènements, plusieurs études ont été conduites pour définir le risque et l’étendue du
secteur concerné.
Ce risque d’instabilité des terrains est lié à l’effondrement des cavités abandonnées
sans confortement après exploitation. Compte tenu de la présence de zones urbanisées (zone
pavillonnaire, école, gymnase et infrastructures routières), un arrêté préfectoral du 12 juillet
2006 a prescrit l’élaboration d’un plan de prévention du risque naturel (PPRN) « effondrement
de cavités », approuvé le 06 août 2010.
Ce plan a pour objectif de réglementer l’urbanisation et la construction dans les secteurs
où l’aléa « effondrement de cavités » est présent, afin de prévenir et réduire l’atteinte à la
sécurité des biens et des personnes. Il concerne le secteur Nord de la commune et plus
particulièrement les quartiers suivants : la Vivarde, la Pierre du Roy, les Vignes Colin Houlot,
le Fossé l’Allemand, les Fauchères Sud, les Hauts Champs Sud et Fraquemont Est.
Les aléas sur les communes de Nogent et de Louvières
Un glissement de terrain a été observé en 1998 sur le territoire de la commune de
Nogent, au cours de travaux d’assainissement (creusement d’un bassin de rétention et de
création d’une fosse pour l’enfouissement de la station d’épuration). Deux habitations ont
été détruites.
A Louvières, un rocher menaçant plusieurs habitations a été identifié en 1971. Un arrêté
de péril est toujours en vigueur pour ce site.
Sur ces deux types de phénomènes naturels, les services de l’Etat ont prévu un PPRN dont
le règlement doit être prochainement approuvé.
L’aléa retrait-gonflement des argiles
Ce phénomène est lié au comportement de certaines argiles qui gonflent lorsqu’elles
sont imprégnées d’eau et se rétractent lorsque cette eau s’évapore, notamment lors des
sécheresses. En conséquence, les bâtiments construits ou fondés sur ces couches
géologiques subissent des mouvements de terrain, qui se traduisent par l’apparition de
fissures et de déformations du gros œuvre.167
Ce phénomène est lent et ne présente pas de danger immédiat pour les personnes, alors
qu’ils affectent les biens de manière substantielle. Depuis 1991, 155 sinistres ont été recensés
sur 148 communes du département.
Les services de l’Etat ont fait appel au BRGM pour qu’il procède aux études techniques
préalables à l’établissement d’un plan de prévention du risque naturel. En fonction de la
vulnérabilité des communes, des dispositions constructives spécifiques devront être édictées,
afin de préserver le bâti existant ou futur.
L’aléa est considéré comme moyen ou fort dans les communes citées ci-après.
RETRAIT-GONFLEMENT DES ARGILES – ALEA FORT
ALLICHAMPS LOUVEMONT CEFFONDS VALCOURT MOESLAINS ECLARON-BRONCOURT-SAINT-LIVIERE PLANRUPT
LANEUVILLE-AU-PONT VOILLECOMTE FRAMPAS HUMBECOURT THILLEUX RIVES-DERVOISES LA-PORTE-DU-DER
Les cavités souterraines
L'évolution des cavités souterraines naturelles (dissolution de gypse) ou artificielles
(carrières et ouvrages souterrains hors mine, marnières) peut entraîner l'effondrement du toit
de la cavité et provoquer en surface une dépression généralement de forme circulaire.
De nombreuses communes présentent sur leur territoire des cavités connues. Près de
1000 cavités ont été répertoriées sur le département.
FIGURE 92 EFFONDREMENT DE CAVITE A COURCELLES-SUR-BLAISE SOURCE BRGM ET DDT 52Niveau d'exposition
BB Fort
M Moyen
Faible
168
Analyse de la couverture du risque mouvement de terrain
Le risque de mouvement de terrain est couvert par les risques de la vie courante
complétés par des moyens de sauvetage déblaiement. Les conclusions se réfèrent au risque
sismique
9.1.3 Le risque climatique
9.1.3.1 Définition du risque :
Il convient de préciser que la Haute-Marne dispose d’un climat globalement océanique
altéré avec des influences continentales notables en hiver.
D’une façon générale, du fait de la pluralité de
leurs effets et des zones géographiques touchées
souvent étendues, les conséquences des évènements
climatiques sont fréquemment importantes, tant pour
l’homme que pour ses activités ou son environnement.
Les conséquences humaines :
Les conséquences du risque climatique peuvent être humaines : Il s’agit des personnes
physiques directement ou indirectement exposées aux conséquences du phénomène, le
risque pouvant aller de la blessure légère au décès. Au nombre des victimes corporelles,
souvent important (92 décès dus aux tempêtes de 1999 en France), s’ajoute un nombre de
sans-abris potentiellement considérable, compte tenu des dégâts pouvant être portés aux
constructions.
Les causes de décès ou de blessure les plus fréquentes sont notamment les impacts par
des objets divers projetés par le vent, les chutes d’arbres, les décès dus aux inondations ou
aux glissements de terrain.
Les conséquences matérielles :
L’interruption de la fourniture d’électricité conduit rapidement au refroidissement des
habitations en période froide, à l’impossibilité de la continuité de soins médicaux à domicile
27 Source MEDDE, Gaspar 2015
FIGURE 93 EXPOSITION DE LA POPULATION
AUX ALEAS CLIMATIQUES27169
(personnes dialysées à domicile par exemple). La mise hors service des réseaux de
télécommunication isole les personnes, dès lors dans l’incapacité de faire passer des
informations.
On peut aussi se trouver en situation de thrombose des voies de circulation avec des
véhicules bloquées suite aux impraticabilités prolongées ou à des véhicules accidentés. Se
produit alors rapidement un amoncellement de véhicules surtout sur les réseaux autoroutiers
(demi-tour impossible). Il s’ensuit en quelques heures des problèmes d’hygiène et de
ravitaillement.
Les conséquences économiques
Les destructions ou dommages portés aux édifices privés ou publics, aux infrastructures
industrielles ou de transport, ainsi que l’interruption des trafics (routiers, ferroviaires et
aériens) peuvent se traduire par des coûts, des pertes ou des perturbations d’activités
importants. Par ailleurs, les réseaux d’eau, téléphoniques et électriques subissent à chaque
tempête, à des degrés divers, des dommages ou des interruptions à l’origine d’une paralysie
temporaire de la vie économique. Enfin, le milieu agricole paye régulièrement un lourd tribut
aux tempêtes, du fait des pertes de revenus résultant des dommages au bétail, aux élevages
et aux cultures. En 1999, par exemple, le coût économique de la tempête s’est élevé à
15 milliards d’euros.
Parmi les atteintes portées à
l’environnement (faune, flore, milieu
terrestre et aquatique), on peut distinguer
celles portées par l’effet direct des
tempêtes (ex : destruction de forêts par les
vents, dommages résultant des
inondations) et celles portées par effet
indirect (ex. pollution à l’intérieur des terres
suite aux dégâts occasionnés aux
infrastructures de transport).
FIGURE 94 CARTES DES DIFFERENTS CLIMATS DE HAUTE-MARNED LU Mas
170
9.1.3.2 Les précipitations
Sur une année, la Haute-Marne comptabilise en moyenne entre 130 et 150 jours de
précipitations (avec des cumuls quotidiens supérieurs à 1 mm). La hauteur annuelle de
précipitation varie quant à elle de 800 à près de 1 000 mm
Le Barrois constitue un premier barrage aux masses d’air océaniques qui se traduit par
une augmentation des pluies. Le soulèvement d’environ 200 m des masses d’air venant de
l’ouest provoque une humidification et une augmentation des pluies. Sur le Barrois Nord on
enregistre durant la saison hivernale des cumuls moyens de précipitations importants,
supérieurs à 300 mm.Durées de retour décennales - Épisodes 1h Durées de retour décennales - Épisodes 24h
Cumus (rm) PE Cumus (mm)
Æ 00-32 À Æ 200-750 mn 22.00 - 3100 "1 mn 650-700 Mn 25.00- 2.00 ru EN 60.0 - 65.0 re EM 27.00 - 26.60 ri 56.3 - 60.0 En 26.00 - 27.00 c
25.00 - 25.00 J
\ 24.00 - 25.00 ; à 23.40 - 24.00
171
Durée de retour des fortes précipitations
Les fortes précipitations horaires correspondant aux épisodes convectifs, sont plus
marquées sur le Barrois Nord et le plateau Lingon. On enregistre des cumuls dépassant
localement 30 mm.
En considérant des épisodes pluvieux longs (24 heures), les précipitations les plus
intenses sont localisées plus précisément sur le Barrois Nord avec des cumuls dépassant
70 mm sur le Devernois, moins exposé, les fortes pluies apportent des cumuls souvent
inférieurs à 60 mm
De fortes précipitations sont survenues dans la période de référence (2013 à 2017) et
ont eu pour conséquences de générer une montée brutale des eaux voir dans certains cas des crues torrentielles (Bussières-les-Belmont en 2013, Bricon et Maranville en 2017…).
Ces phénomènes, autrefois rares, tendent à s’intensifier.
Sans être certain, il semblerait donc bien que le changement climatique entraîne une multiplication et une intensification de certains phénomènes météorologiques extrêmes, au moins en ce qui concerne les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations28.
28 Source FUTURA PLANETE, METEO FranceSaint-Dizier
8|8186|#
ÿ 360
40
120
d'xisiuialuluIe
un
alle
oo # un”
Langres
360
20
ec
&c
+00
122
+1
60
189
20
22
22
250
282
309
12
39
360
tu
A in
Pourcentage cer drection
o% 5%
172
9.1.3.3 Le vent :
Les stations de Saint-Dizier au Nord et de Langres au Sud disposent de séries de données
suffisamment longues pour établir des statistiques satisfaisantes. Elles sont par ailleurs les
plus représentatives du département.
FIGURE 95 ROSES DES VENTS PERIODES 1981-2010 :173
La rose des vents de la station de Langres possède des composantes ouest et nord-est
très marquées, tandis que pour la station de Saint-Dizier, ce sont les composantes sud-ouest
qui prédominent.
Ces différences peuvent notamment s’expliquer par le fait que sur le Barrois, les vents
dominants de sud-ouest et de nord-est sont atténués dans de nombreuses vallées presque
perpendiculaires à ces flux, alors que certains plateaux sont bien ventilés.
Durées de retour de vent
Vent moyen (Km/H) Rafales (Km/h)
10 ans 25 ans 50 ans Max 10 ans 25 ans 50 ans Max
Saint-Dizier 72 80 87 101 (26/12/1999) 124 138 149 158 (26/12/1999)
Langres 63 67 69 76 (26/12/1999) 113 122 130 140 (26/12/1999)
En considérant comme stations représentatives, Saint-Dizier et Langres on constate que
les épisodes venteux les plus intenses concernent le nord du département. On a enregistré les
plus fortes valeurs de vent (moyennes et rafales) le 26 décembre 1999 au passage de la
tempête Lothar.
DATE RAFALES MAX
(Km/h)
STATION TEMPETE
28/01/1994 108 Saint-Dizier
26/01/1995 104 Langres
18/02/1997 104 Saint-Dizier
04/03/1998 101 Saint-Dizier
12/12/1999 104 Langres
26/12/1999 158 Saint-Dizier LOTHAR 06/07/2001 104 Langres
02/01/2003 101 Langres CALVANN 12/01/2004 104 Saint-Dizier
13/01/2004 101 Is-en-Bassigny et Langres GERDA 26/06/2005 100 Blecourt
29/07/2005 144 Saint-Dizier
08/12/2006 116 Blecourt VERA 02/12/2007 106 Is-en-Bassigny
10/07/2008 105 Is-en-Bassigny
23/01/2009 116 Blecourt
10/02/2009 115 Langres et Blecourt QUINTEN 28/02/2010 122 Blecourt XYNTHIA 30/03/2010 111 Chaumont-Semoutiers
14/07/2010 106 Chaumont-Semoutiers
04/12/2011 111 Is-en-Bassigny
16/12/2011 109 Blecourt JOACHIM 05/01/2012 107 Blecourt ANDREA 29/06/2012 108 Chaumont-Semoutiers
21/08/2012 136 Chaumont-Semoutiers
19/06/2013 160 Chaumont-Semoutiers
27/07/2013 105 Saint-Dizier
24/12/2013 105 Langres
13/02/2014 120 Chaumont-Semoutiers TINI 16/09/2015 135 Saint-Dizier
09/02/2016 116 Chaumont-Semoutiers SUZANNA 28/03/2016 103 Blecourt
12/01/2017 102 Chaumont-Semoutiers et Blecourt EGON
FIGURE 96 STATISTIQUES DES VENTS PERIODE DE 1993 – 2017Statistiques de foudroiement
01/01/2008 00:00:00
31/12/2017 23:59:59
ee plus de 0.46
M de 0.43 à 0.46
de 0.39 à 0.43
= de 0.36 à 0.39
de 0.32 à 0.36
de 0.28 à 0.32
de 0.25 à 0.28
de 0.21 à 0.25
de 0.18 à 0.21
|__| 0.18 ou moins
Nombres d'éclairs par km2 par an
Mailles 10.00 x 10.00 km
(y)
MÉTÉORAGE
174
27/02/2017 107 Blecourt
06/06/2017 101 Blecourt
14/12/2017 112 Saint-Dizier
03/01/2018 114 Chaumont-Semoutiers ELEANOR 05/06/2018 100 Chaumont-Semoutiers
08/08/2018 110 Is-en-Bassigny
Ces valeurs sont prises sur des sites d’enregistrement des données climatiques. D’autres
zones peuvent être touchées par des vents plus violents sans que des valeurs ne soient
mesurées.
9.1.3.4 Orage
Le Barrois et les hauteurs du plateau de Langres sont les zones les plus exposées aux
orages. Sur les 10 dernières années, la densité de foudroiement y avoisine localement
0,5 éclair par km² par an.
Le risque des orages est de deux natures :
SUAP : pour des personnes touchées par la foudre (pêcheur, promeneur) ;
FIGURE 97 LISTE DES TEMPETES ENREGISTREES DEPUIS 1994175
Incendie : lié à l’ignition dans un bâtiment touché par la foudre.
La réponse opérationnelle du SDIS 52 est donc assurée par les moyens classiques et ne
nécessite pas une couverture particulière.
En revanche, les orages peuvent engendrer une difficulté dans l’engagement d’une
intervention car le Centre de Traitement de l’Alerte et les CIS possèdent des équipements sur
des points hauts (antennes ou pylônes) qui ne sont pas tous résistant à un impact de foudre.
Des améliorations doivent être entreprises pour sécuriser l’alerte et le déclenchement des
secours.
9.1.3.5 Neige
La neige peut être présente sur le département entre début novembre et fin mars. Les
épisodes neigeux peuvent concerner tout ou une partie du département. Les hauteurs
maximales record relevées atteignent 19 cm à Saint-Dizier le 7 janvier 2010 et 35,1 cm à
Langres le 19 décembre 2010.
La chute abondante de neige et la présence de congères créent, plusieurs jours par an,
des difficultés pouvant entraîner le retard des secours.
La prise en compte de ce risque requiert un déploiement suffisant de véhicules hors
chemin notamment dans le sud du département où l’altitude est plus élevée et où il neige en
moyenne 30 jours par an.
Les dégâts que peut créer un enneigement abondant ou brutal sur les infrastructures
aériennes (pylônes EDF et fil électriques : créations de manchons de glaces) entrainent des
interruptions prolongées d’alimentation électriques ou de télécommunication qui peuvent
FIGURE 98 CONSEQUENCES D'UNE TORNADE AU COURS D'UN ORAGE EN 2015 SUR WASSY.176
impacter l’alerte et l’engagement des sapeurs-pompiers. L’AMDEC a permis de mettre en
évidence la nécessité pour le SDIS de se doter d’une capacité en groupe électrogène adapté à
l’alimentation des outils informatiques.
9.1.3.6 Canicule
Au sens du Ministère de la Santé, pour la Haute-Marne, les seuils de déclenchement
d’Alerte Canicule sont des prévisions de températures supérieures à 34 °C en journée et 19°C
la nuit sur une période de 3 jours consécutifs
Le département a été très peu impacté par la canicule de 2015 sur la période du 29 juin
au 8 juillet. L’augmentation des passages aux urgences pour des pathologies possiblement
liées à la chaleur est de 89 personnes29. La surmortalité a été faible sur la région Champagne-
Ardenne, elle est de 26 décès supplémentaires30.
Les fortes températures augmentent néanmoins la probabilité d’intervention pour
secours à personne (personnes âgées en particuliers) et également pour les feux de
végétations.
Lien avec les feux de végétaux.
29 Source Le point épidémio
30 Source Institut National de Veille Sanitaire
FIGURE 99 FEU DE VEGETAUX EN 2016Dervois :
Zone de faible altitude, bordée au nord par le Perthois et
au sud-ouest par la Champagne Humide.
Au nord-ouest, le lac artificiel du Der-Chantecoq permet de
réguler les eaux excédentaires pour lutter contre les
inondations.
En période estivale, dans des conditions de marais
baromeétrique, la cumulification par évolution diurne peut
être marquée jusqu'au développement de cumulonimbus
sur le Perthois, à proximite du lac du Der-Chantecoq.
Plateau Lingon :
La Seine, l'Aube et la Marne prennent leur source dans le
plateau de Langres.
La normale de la pluviométrie annuelle s'affiche dans une
fourchette de 900 à 950 mm, répartis de façon assez
équitable entre les mois, Toutefois le mois d'avril est en
moyenne le plus sec avec une normale d'environ 50 mm.
Le dimat dit semi-continental confère au plateau un
nombre de jours avec chutes de neige assez élevé,
autour de 30 jours.
En flux de sud, si une inversion se forme vers 600 m
(juste un peu plus haut que l'altitude des sommets du
Plateau), le vent est alors accéléré en passant le plateau
de Langres (par effet Venturi entre le sol du Plateau et le
sommet de l'inversion).
Barrois (nord et sud) :
Le sol du Barrois ést constitué de différents types de calcaires
et d'argiles issus de leur décomposition. Ces roches calcaires,
autrefois très utilisées pour la construction, affleurent dans de
nombreux endroits. Elles sont partout fissurées, aussi une forte
re se traduit vite par une augmentation du débit des
rivi ;
On observe une indinaison générale partant de 200 m du côté
de la Champagne humide à 400 m en direction du Plateau de
Langres et du plateau Lorrain.
Le déclenchement de l'instabilité orageuse est assez marqué
l'été par flux de sud-ouest.
A noter que des système convectifs en forme de V ont déjà été
observés sur cette zone. En septembre 2000, l'un d'eux a
donné jusqu'à 160 mm en 3 heures. Un peu d'air froid en
basses couches venant du nord-ouest abordait le Barrois, alors
qu'un flux de sud circulait du plateau de Langres à la Lorraine,
Grand Bassigny :
Zone la plus méridionale du plateau Lorrain
occidental,
On compte 130 à 150 jours de précipitations
dont une vingtaine de jours de chutes de neige
entre novembre et avril et une vingtaine de
jours d'orages entre mai et septembre
Les vent dominants viennent du secteur sud à
ouest mais, en hiver le nombre de jours de vent
de nord-est n'est pas négligeable.
Vallée de la Vingeanne :
Zone contiguë à la plaine de Saône. L'encaissement est
suffisamment marqué pour canaliser les flux de nord (bise)
ou de sud,
Les perturbations océaniques sont atténuées par effet
d'abri du plateau de Langres. Les averses sont moins
fréquentes par flux d'ouest à nord-ouest.
On observe peu d'orages se formant sur place par zone de
convergence et peu d'orages remontant de la plaine de
Saône selon un axe Sud-nord. En revanche, en flux de sud-
ouest, les orages formés sur l'Auvergne/Allier se déplaçant
ni un axe Canal du Centre / Dijon touchent la plaine de
né.
177
9.1.3.7 Descriptif des phénomènes particuliers par zone178
9.1.3.8 La couverture du risque
Le SDACR de 2012 a pris en compte le risque climatique en soulignant le fait qu’il est
illusoire de compter sur les départements limitrophes au motif qu’ils seront également
touchés par les phénomènes climatiques.
Il faut donc préciser que le SDIS 52 doit pouvoir traiter ce risque de manière autonome ;
sauf dans le cas d’une tornade localisée comme ce fut le cas en 2015 entre Sommevoire et
Chevillon pour laquelle la zone d’intervention correspond à une bande de quelques kilomètres
de largeur.
La couverture du risque passe par la capacité du CTA-CODIS à absorber une quantité
importante et simultanée de demande de secours. Puis de prioriser les actions par une analyse
rapide ou une reconnaissance sur le terrain par un sapeur-pompier expérimenté et enfin de
traiter l’intervention par l’engagement des moyens adaptés.
Une note de service opérationnel et une malette « Operations Multiples et Différées »
est à disposition du CTA-CODIS et des CIS mais les différents RETEX montrent qu’elle n’est pas
souvent utilisée dans son intégralité.
Il ne fait pas partie des missions du SDIS de procéder aux rétablissements des voies de
circulations ni de remplacer la fourniture d’énergie sauf en cas de nécessité.
Dans la couverture du risque, il faut noter la faiblesse en véhicules légers de
reconnaissance hors route, constat déjà évoqué dans le SDACR de 2012.
Une substitution à terme d’une partie du parc des véhicules légers classiques par des
engins tout terrain peut être la solution.
Le remplacement, opéré ces dernières années, de VL et de VTU par un engin mixte de
type VLTU réduit la capacité de reconnaissance et d’intervention simultanée. Une analyse plus
fine doit être envisagée pour maintenir un seuil suffisant de VTU (L’ordre zonal d’opération
Colonne Mobile de Renfort préconise la reconnaissance de VTU d’un volume minimal
disponible de 5m3)31.
L’ensemble des centres ont été doté en matériel de tronçonnage, bâchage,
assèchement et épuisement. A noter que 6 lots avec des pompes de 120 m³/h réparties dotent
les CIS de Chaumont, Saint-Dizier, Langres, Bourbonne-les-Bains, Nogent et Joinville
31 OZO Permanent Colonne Mobile de Renfort, 2013179
9.1.3.9 Conclusions
Poursuivre et maintenir la capacité de traiter ces risques d’une manière autonome
comme préconisé par le SDACR de 2012.
Concernant le risque d’orages, il est nécessaire de reprendre l’ensemble des pylônes et
centres de secours pour les équiper de parafoudre judicieusement placé
Augmenter le parc des VLHR et VLTT et améliorer leur déploiement dans le
département.
Se doter de lot supplémentaires en épuisement, facilement projetable qui serait basé
au Groupement Patrimoine, Moyens Techniques et Logistique en complément des dotations
des CIS.
Initier un groupe de travail pour le développement de techniques et compétences
d’intervention sur le risque d’inondation et les techniques d’épuisement permettant de
mettre à jour la procédure de gestion OPMD.
En présence d’évènement majeur impactant plusieurs communes, il faut travailler en
groupe opérations diverses composé de 1 chef de groupe avec une VLHR et de 3 véhicules
tout usage ou véhicule léger tout usage.Taux de couverture forestière et végétale du département : 40%
Taux de couverture des surfaces agricoles du département : 48%
180
9.1.4 Feux de végétaux
Définition du risque :
La forêt recouvre plus de 40 %
du département, soit environ
251 000 hectares. Les surfaces
de cultures de céréales
représentent 20 % du
département soit 126 575
hectares32.
La typologie de ce risque est
variée et dépend de la nature même du
couvert végétal (forêt, broussailles …).
Le département de la Haute-Marne est
concerné par l’ensemble des types de
végétaux, il représente une surface de
40 % ; l’autre part importante qui est de
48 % concernant les récoltes sur pieds.
On définit les feux de récoltes sur
pieds (ou de chaume) comme des
incendies particuliers qui, en fonction
de la nature de la culture, du
nivellement, de la température de l’air,
du taux hygrométrique, de la direction
et de la force du vent, doivent être
traités avec une grande prudence pour
les intervenants. La vitesse de
propagation de ces feux peut piéger
les sapeurs-pompiers et les mettre en danger. Les sapeurs-pompiers peuvent également être
confrontés à des risques de propagation à des bâtiments (habitations, élevages, bâtiments
industriels), à des points sensibles (exemple : éoliennes...). L’enjeu est plus important que pour les autres feux de végétaux par la perte économique directe pour les agriculteurs.
Bilan opérationnel
L’organisation de la réponse opérationnelle pour la lutte contre les feux de végétaux
s’appuie sur l’engagement d’engin d’incendie classique FPT ou CCR complétés par des Camion-
Citerne Feux de forêts (CCF) en cas de besoin d’engagement dans le milieu ou sur des terrains
difficiles.
32 Fiche territoriale AGRESTE Région Grand-Est, DRAAF, 2018, http://agreste.agriculture.gouv.fr
FIGURE 100 COUVERTURE FORESTIERE ET AGRICOLE DEPARTEMENTALE181
L’ampleur du sinistre et l’éloignement de la Défense Extérieure Contre l’Incendie
nécessitent l’appui d’engins porteurs d’eau de type CCGC.
Les opérations de feux de végétaux représentent 1,2 % de l’activité du SDIS elles sont
tributaires des conditions météo. La durée moyenne d’indisponibilité d’un engin d’incendie
engagé sur une opération de feux de végétaux est de 2 heures 10 minutes.
année Total inter Total
incendie
Feux de
végétaux
% /
total
inter
% / total
incendie
Durée
moyenne
en minutes
Nbre moyen
de SP
Nbre
moyen
d’engin
2013 13790 1184 114 0,82 9,63 94,09 7,59 1,54
2014 13771 989 167 1,43 16,88 132,3 8,66 2,14
2015 14135 1204 267 1,24 22,18 163,21 6,04 2,31
2016 14070 1036 123 0,72 11,87 122,61 6,48 1,89
2017 13292 1094 155 1,09 14,17 104,92 6,43 1,74
2018
(au 25/10)
12687 1033 246 1,9 23,81 132,39 6,98 2,03
Moyenne 13624 1090 1072 1,2 16,42 130,88 6,94 2,01
FIGURE 101 LUTTE CONTRE LES FEUX DE VEGETAUX.Nombre de feux de végétaux (2013-24/10/2018)
|__| Aucun
1-2.0
En 2.0-5.0
EN 5.0-13.0
M 13.0 - 46.0
M 46.0 - 148.0
182
9.1.4.1 Répartition géographique
Sur la carte ci-dessous on remarque une répartition assez homogène des feux de
végétaux sur l’ensemble du département avec des communes plus touchées correspondant
aux zones peuplées.
FIGURE 102 REPRESENTATION DU NOMBRE DE FEUX DE VEGETAUX ENTRE 2013 ET 2018Taux de couverture du département en CCF : 33%
Taux de couverture végétale et agricole du département : 30%
Nombre de feux de végétaux
(2013-24/10/2018)
aucune
1à2
D 2ès à
mn sis à
BB 13546
mm “ie \ o 10 20 km
—— CCF 20 min J0I MAN NOG (astreinte) | Centre # oarcle : abyie) 2 ovbr # chéonrt 3 rien + Érapet 15 ru
—— CCF 20 min STD LGS CHT (garde) Convre à astrehnte : ange) 2 mdr + oéénart 8 man + trajet 10 mûr
183
La couverture du risque
Le SDACR de 2012 préconise une couverture du risque feux de végétaux avec 6 Camions
Citernes Feux de forêts (CCF) répartis sur le département et de 6 engins porteur d’eau à grande
capacité CCGC pour constituer un groupe d’attaque.
GA (groupe d’attaque) = 1 VLTT + 3 CCF + 1 porteur d’eau grande capacité
Le SDIS peut former un
groupe d’attaque mais ne
peut regrouper ces moyens
rapidement sur un site, vu
leur dispersion sur le
territoire départemental.
La répartition des CCF
permet des zones de
couvertures en 20 mn assez
minces comparé aux
interventions avérées.
En plus de la
couverture départementale
et par solidarité nationale, le
SDIS de la Haute-Marne met
à disposition 1/2 Groupe
d’Intervention Feux de Forêts
GIFF (1 VLTT+ 2CCF), intégré
dans une colonne de renfort
de la zone EST au profit des
autres zones de défense.
Ces engins sont absents
du département et donc
indisponibles pour couvrir le
risque en moyenne deux
semaines par an durant une
période à risque.
FIGURE 103 COUVERTURE DEPARTEMENTALE DES CCF A 20 MINAutoroute A5 : 37
Autoroute A31 : 54
Chaumont : 508
Saint-Dizier : 886
© csp
® cs
© cpPI
Nombre d'intervention INC
entre 2013 et 2017
aucune
1-10
10-20
En 20-50
En 50 - 100
M :00 - 500
M 500 - 886
—— Couverture CCR 10 min
—— Couverture CCR 15 min
Centre à garde | apoet Levin + dép 3 men + trapet LS mx
Canton à netrainte : apte 2 d ms : 2 imie + Agua M raies + taie À
— Couverture CCRSR 10 min _)
Couverture CCRL 10 min {
Couverture CCF 15 min 0 10 20 km — Couverture CCF 10 min | —— Couverture CCRSR 10 min PRA (simulé)
184
Pour compenser cette faiblesse,
le département s’est équipé d’engin
d’incendie mixte appelé Camion-
Citerne Ruraux (CCR) permettant
d’accéder depuis des chemins blancs
aux milieux en feu.
Par contre ces engins ont une
capacité de franchissement limitée et
ne peuvent entrer dans le milieu
(forestier ou surface céréalière non
brulée) car ils ne sont pas équipés
d’organe de sécurité adapté
(autoprotection, air respirable,
arceaux de sécurité et protection des
organes du châssis).
Le CIS d’Auberive est également
doté d’un FPTHR dont les capacités de
franchissement et d’équipement
approchent celles des CCRM.
L’implantation des différents
engins se traduit par une couverture
en 20 min assez importante mais
pourrait être complétée sur les
secteurs de Doulevant-le-Château,
Châteauvillain ou Fayl-Billot.
Les différentes capacités des différents engins sont données dans le tableau ci-dessous.
Type d’engin CCFM CCR et CCRSR
Ou FPTHR
CCRL CCGC
Equipage nominal
(feux de végétaux)
4 4 4 2
Claies 1 de 25
1 de 45
1 de 25
1 de 45
Utilisation Tous feux de
végétaux
Tous feux sauf :
Pénétration en
milieu forestier et
établissement en
pente
Tous feux sauf :
Pénétration en
milieu forestier et
établissement en
pente
Alimentation en eau
des engins depuis
une route d’accès
FIGURE 105 TABLEAU COMPARATIF DES ENGINS DE LUTTE CONTRE LES FEUX DE VEGETAUX
FIGURE 104 COUVERTURE COMBINEE ACTUELLE DES CCF CCF CCR CCRSR
ET CCRLTaux de couverture prévisionnelle du département en CCF CCFS : 48%o
Taux de pré Be du dép en CCRSR CCRL CCR : 41%
Toux de pré le totale du dé p I pour les engins pour
les feux de végétaux : 68%
Nombre de feux de végétaux
route AS ;
Nombre Feux de végétaux
entre 2013 2018
Aucun
1-2
En 2-5
me 5-1
M 2-4
mn 4-14 UN ENT Uni Mes
—— Couverture CCF à 20min (garde}(simulation) n
— Couverture OCF à 20min (astreinte)(simulation) +
— Couverture CCFS À 20min (astreinte)(simulation]
— Couverture CCRSR à 20min (astrainte) (simulation) A 20 30 on
— Couverture CCRL à 20min (astrointe {simulation} |
— Couverture CCR3 20min (astreinte)(simutation)
Taux de couverture prévisionnel du département en CCF CCFS : 48%
Taux de couverture de feux de végétaux prévisionnel du département en CCF CCFS : 36%
Nombre de feux de végétaux
(2013-24/10/2018)
svucun
142
ON 255
M sis
mm ès
ER ci 145
—— CCF 20 min STD LGS CHT (garde)
CCF 20 min JOI MAN (astrainte) +
—— CCFS 20 min CHV MLR WAS (simulé) (astreinte) o 2 20 km
ss | Corsre à gene FAN a + cépaut J'inve + BONE LS iris
CNE SSP © AD 2 AG + DÉS 0 à DOC LE or
185
Les moyens actuels répondent au risque feux de végétaux à l’exception des secteurs de :
Châteauvillain et Montigny-le-Roi qui
sont dotés d’un camion-citerne de grande
capacité pourraient être dotés d’un camion-
citerne feux de forêt. Pour la couverture du
risque dans l’optimisation des engins il faut
voir les possibilités de polyvalence, sous la
forme d’un Camion-Citerne Feux de forêts de
type Super CCFS.
Le secteur entre Chaumont et Saint-
Dizier nécessiterait un engin d’incendie hors-
chemin supplémentaire. Pour la couverture du
risque dans l’optimisation des engins, il faut
prévoir une possibilité de polyvalence (CCFS
ou CCR).
Les secteurs de Varennes, Doulevant-le-
Château et Colombey-les-Deux-Eglises ont
une réponse avec des engins urbains non
adaptés. Pour la couverture du risque dans
l’optimisation des engins il faut voir les
possibilités de polyvalence.
La carte ci-contre montre la couverture
totale du risque feux de végétaux après
modification du plan de déploiement par le
déplacement et le remplacement de FPT ou de
CCGC par des engins mixtes adaptés à ces feux.
Il reste à noter la faiblesse en véhicules
légers de reconnaissance hors route, constat
déjà évoqué dans le SDACR de 2012. Une
substitution à terme d’une partie du parc des
véhicules légers classiques par des engins tout
terrain peut être la solution.
FIGURE 107 COUVERTURE PREVISIONNELLE DE POPULATION EN CCF CCFS CCRSR CCRL ET CCR SUITE AUX PRECONISATIONS
FIGURE 106 COUVERTURE PRECONISEE EN CCF ET CCFS A 20 MIN»
DEAR ÉFTTOIRS
LA
ANS {)
y
a
a
186
9.1.4.2 Conclusions :
Conserver le maillage actuel des CCF, en accentuant la mise en place d’engins
polyvalents, ayant la fonction camion-citerne rural :
Affecter un CCR au CPI Prauthoy, Fayl-Billot, Doulevant-le-Château et à Colombey-les-
deux-Eglises en remplacement des Fourgons pompe tonne,
Affecter un CCFS dans le secteur Nord pour répondre à la problématique feux de
végétaux et besoin en eau sur le secteur d’intervention.
Remplacer le CCGC de Châteauvillain et Montigny par un CCFS pour répondre à la
problématique feux de végétaux et besoin en eau sur leur secteur d’intervention. Le guide de
Doctrine Opérationnelle risque en milieu agricole précise que les engins d’alimentation
doivent être de préférence hors route pour assurer la pérennité d’alimentation en eau.
Affecter des véhicules légers de reconnaissance hors route pour les centres de Wassy,
Joinville, Froncles, Bourbonne-les-Bains et Manois.
Déplacer le véhicule léger de reconnaissance hors route affecté à Montigny-le-Roi au CIS
de Nogent.
Pérenniser l’affectation des véhicules tout terrain pour les centres de Saint-Dizier,
Chaumont et Langres.
Pérenniser l’affectation véhicule léger de reconnaissance hors route de Breuvannes.187
9.1.5 Le risque sismique
9.1.5.1 Définition du risque :
Un séisme est une vibration du sol transmise aux bâtiments, causée par une fracture
brutale des roches en profondeur créant des failles dans le sol et parfois en surface.
Les séismes sont, avec le volcanisme, l’une des manifestations de la tectonique des
plaques.
L’activité sismique est concentrée le long de failles, en général à proximité des frontières
entre deux des plaques constituant la croûte terrestre. Lorsque, au niveau de ces failles, les
frottements sont importants, le mouvement entre les deux plaques est bloqué. De l’énergie
est alors stockée le long de la faille. La libération brutale de cette énergie permet de rattraper
le retard du mouvement des plaques. Le déplacement instantané qui en résulte est la cause
des séismes. Après la secousse principale, des répliques, parfois meurtrières, correspondant
à de petits réajustements des blocs au voisinage de la faille, se produisent.
Un séisme est caractérisé par :
Son foyer (ou hypocentre), constitué par la région de la faille où se produit la rupture et d’où partent les ondes sismiques ;
Son épicentre, qui est le point situé à la surface terrestre à la verticale du foyer et où l’intensité est la plus importante (sans effet de site) ;
Sa magnitude, qui traduit l’énergie libérée par le séisme. Elle est généralement mesurée par l’échelle ouverte de Richter. Augmenter la magnitude d’un degré revient à multiplier l’énergie libérée par trente ;
Son intensité, qui mesure les effets et dommages du séisme en un lieu donné. Ce n’est pas une mesure objective mais une appréciation de la manière dont le séisme se traduit en surface et dont il est perçu. On utilise habituellement l’échelle MSK, qui comporte douze degrés. Le premier degré correspond à un séisme non perceptible, le douzième à un changement total du paysage. L’intensité n’est pas, contrairement à la magnitude, fonction uniquement du séisme, mais également du lieu où la mesure est prise. En effet, les conditions topographiques ou géologiques locales, particulièrement des terrains sédimentaires reposant sur des roches plus dures, peuvent créer des effets de site qui amplifient l’intensité d’un séisme ;
La fréquence et la durée des vibrations, qui ont une incidence fondamentale sur les effets en surface ;
La faille provoquée (verticale ou inclinée), qui peut se propager en surface.
9.1.5.2 Les conséquences
Un séisme peut se traduire à la surface terrestre par la dégradation ou la ruine des
bâtiments, des décalages de la surface du sol de part et d’autre des failles, mais peut
également provoquer des phénomènes annexes tels que des glissements de terrain, des
chutes de blocs, une liquéfaction des sols meubles imbibés d’eau, des avalanches ou des raz
de marée.188
Les conséquences sur l’homme
Le séisme est le risque naturel majeur le plus meurtrier, tant par ses effets directs
(chutes d’objets, effondrements de bâtiments) que par les phénomènes qu’il peut engendrer
(ex : mouvements de terrain, raz de marée). De plus, outre les victimes possibles, un très grand nombre de personnes peuvent se retrouver blessées, déplacées ou sans abri.
Les conséquences économiques
Si les impacts sociaux, politiques et psychologiques d’une éventuelle catastrophe
sismique en France sont difficiles à mesurer, les enjeux économiques locaux et nationaux
peuvent en revanche être appréhendés. Un séisme et ses éventuels phénomènes annexes
peuvent engendrer la destruction, la détérioration ou l’endommagement des habitations, des
usines, des ouvrages ainsi que la rupture des conduites de gaz, qui peut provoquer des
incendies ou des explosions.
Les conséquences environnementales
Un séisme peut se traduire en surface par des modifications du paysage, généralement
modérées mais pouvant, dans des cas extrêmes, occasionner un changement total de celui-ci.
9.1.5.3 Le risque sismique en Haute-Marne
L’actuel zonage sismique, établi en 2011, classe le département en zone de sismicité 1 :
très faible, ou 2 : faible. Le risque ne doit pas être considéré comme nul.
Ainsi, le 22 février 2003, un séisme, dont l’épicentre a été localisé à Rambervilliers
(département des Vosges), a frappé l’Est de la France, et notamment la Haute-Marne. D’une
magnitude de 5,4, il a été ressenti dans toute la Champagne, et jusque Lyon et Paris. Dans la
région, le séisme précédent, d’une magnitude de 4,8, datait de 1984.
Le séisme de 2003 n’a provoqué aucune victime, mais des dégâts matériels ont été
constatés (chutes de cheminées, fissures dans les murs et fragilisation d’édifices). En Haute-
Marne, il a été plus particulièrement ressenti dans près de 130 communes. Celle de Fayl-Billot
a été reconnue en état de catastrophe naturelle par un arrêté du 26 juin 2003.
L’essentiel du département de la Haute-Marne est classé en aléa très faible. Toutefois,
dans 37 communes, dont la liste est présentée dans le tableau ci-après, le risque est considéré
comme faible.lp
189
9.1.5.4 Analyse de la couverture du risque
L’analyse de la couverture du risque se base sur des moyens de secours classiques
auxquels s’ajoutent des moyens hors chemin permettant d’accéder malgré les routes
endommagées ou encombrées et des spécialistes Sauvetage-déblaiement (Equipe SDE et
équipe cynophile). Le drone permet aussi une reconnaissance verticale et rapide d’une zone
impactée tout en évitant l’engagement de personnels au sol (risque d’effondrement ou d’aggravation des blessures des personnes ensevelies).
Communes concernées Population Risques particuliers AIGREMONT 18
ANROSEY 128
ARBIGNY-SOUS-VARENNES 92
BELMONT 58
BIZE 92
BOURBONNE-LES-BAINS 2218 Hôtels, casino, hôpital de proximité, maison de retraite, salles polyvalentes,
habitats à étages, commerces
CHAMPIGNY-SOUS-VARENNES 123
COIFFY-LE-BAS 92
COIFFY-LE-HAUT 121
DAMREMONT 213
ENFONVELLE 71
FARINCOURT 40
FAYL-BILLOT 1449 Salles polyvalentes, maison de retraite, commerces, habitats à étage
FRESNES-SUR-APANCE 153
GENEVRIERES 139
GILLEY 71
GUYONVELLE 109
LAFERTE-SUR-AMANCE 109
LANEUVELLE 71
MAIZIERES-SUR-AMANCE 101
MELAY 269
MONTCHARVOT 35
NEUVELLE-LES-VOISEY 74
PIERREMONT-SUR-AMANCE 145
PISSELOUP SOYERS 50
POINSON-LES-FAYL 230
PRESSIGNY 204
ROUGEUX 115
SAULLES 46
SAVIGNY 62
SERQUEUX 443
TORNAY 33
VALLEROY 22
VELLES 69
VOISEY 297
VONCOURT 17190
Les moyens SDE du département basé sur les effectifs ci-dessous restent limités, mais
permettent d’assurer la capacité immédiate et complémentaire :
Effectif RO Effectif Statut Niveau de qualification
Spécialité Mini Maxi Total SPP SPV PROVO Chien N1 N2 N3 N4 N5 Total
SDE 54 13 5 36 0 39 13 2 54
9.1.5.5 Conclusion :
Le département est faiblement exposé, et dans l’état actuel des études seulement sur
sa partie sud-est. En cas d’occurrence, on peut admettre des conséquences surtout
matérielles (fissuration des édifices) et quelques blessés légers. Le complément d’équipement
à travers l’arrivée en 2019 d’un Fourgon Secours-Routier Sauvetage Déblaiement permet au
CIS Langres d’améliorer la réponse capacitaire contre ce risque.
Les départements limitrophes dotés d’une équipe cynophile peuvent intervenir en
moins de deux heures sur le département.
9.2 Les Risques technologiques
9.2.1 Les risques liés aux transports collectifs
9.2.1.1 Définition
Par transport collectif de personnes, on entend prendre en compte le risque généré par
un accident de circulation routière, ferroviaire, fluvial ou aérien intéressant un moyen collectif
de transport (autobus, train, bateau, avion). Par extension, sera considéré comme un risque tel,
l’accident de nombreux véhicules routiers du type carambolage.
Note importante : ce type de réponse opérationnelle pourra aussi être utilisé pour les sinistres de toute nature susceptible de produire un nombre élevé de personnes impliquées.
CAPACITE (MD)
Objectifs Nature et moyens
nécessaires (MN)
Immédiatement
disponible
Complémentaire
possible T+2h
Delta MD/MN
Secours aux
personnes
Sécurisation
Véhicules de secours
et d’assistance aux
victimes
Engin pompes
incendie
Engins hors chemin
Moyens Sauvetage
Déblaiement
Moyens Cynophiles
Chaine de
commandement
Equipe drone
1 G.SAP
1 G.INC
½ GIFF
Equipe Reco SDE
Astreinte
départementale
Equipe drone
2 G.SAP
1 G.INC
½ GIFF
1 G.SDE
Rappel personnel de
repos
Renfort SDE
extradépartemental
1 Equipe Cyno
extradépartementale191
9.2.1.2 2. Risques et conséquences du transport collectif de personnes
Ce type d’évènement non rare, génère un grand nombre de victimes nécessitant certes,
un rassemblement de moyens adaptés importants notamment en matière de secours et de
soins à personnes en particulier des VSAV, des moyens de désincarcération, mais aussi, et
surtout une stratégie opérationnelle différente de celle pratiquée journellement visant à :
Concentrer les efforts sur les personnes en situation d’urgence absolue en vue d’une évacuation coordonnée vers les hôpitaux aptes à les recevoir ;
Retenir temporairement sur site, les victimes moins sévèrement touchées dans un point d’accueil, du temps que les évacuations urgentes soient effectuées.
Ce travail de tri et d’évacuation de victimes se réalise dans un poste médical avancé
(PMA) organisé sous tente ou dans un local en dur proche du sinistre en liaison avec les SMUR
et le SAMU.
On traitera donc dans cette rubrique la situation catastrophique avec de nombreuses
victimes nécessitant la mise en œuvre du dispositif ORSEC NOmbreuses VIctime (NOVI).
9.2.1.3 Caractérisation en Haute-Marne
Ce type de risque est potentiel sur les voies de communications routières et ferroviaires
du département, sur une partie du Lac du Der-Chantecoq pour le risque fluvial et sur
l’ensemble de sa surface pour le transport aérien.
Pour la circulation sur fer33, ce type de situation est envisageable sur les axes suivants :
La ligne n° 001 000, qui relie Mulhouse (68) à Paris, via notamment les communes de Chaumont, Langres et Chalindrey avec 39 trains de voyageurs par jour A/R (TER, Eurocités),
La ligne n° 020 000, entre Haussignemont (51) et Chaumont, via notamment les communes de Saint-Dizier et Joinville avec 14 trains de voyageurs par jour A/R de type TER,
La ligne n° 032 000, qui relie Culmont-Chalindrey à Toul (54) qui présente un trafic de TGV et Eurocités, TER et Intercités 10 trains de voyageurs par jour A/R,
La ligne n° 843 000, entre Culmont-Chalindrey et Is-sur-Tille (21) prolongement de la ligne précédente vers Lyon avec 4 trains par jour .
33 Source SNCF 2018192
Pour la circulation routière, on pensera en premier lieu au transport par autobus sur
les voies à statut autoroutier (A31 et A5) ou à 4 voies de la DIR Est (RN 4 et 67) avec un trafic
de transit international et national.
Ce risque s’est concrétisé par plusieurs interventions d’ampleur en 2013 et 2014 sur l’A31. Mais
il existe aussi sur toutes les routes départementales du fait des transports scolaires et des
autobus de liaison interne au département. Il faut en conclure que dans ce type de figure, tout
le département est à prendre en compte. Bien évidemment, le facteur de gravité d’un tel
accident est le même, fonction de la nature du transport, seul le facteur fréquence varie en
fonction du nombre de mouvements.
Pour la circulation fluviale, on peut prendre en compte les bateaux de tourismes sur les
canaux, mais les bateaux de transport collectif du Lac du Der-Chantecoq sont dimensionnants.
Une analyse des risques spécifiques au lac du Der l’a pris en compte (voir annexe). Les risques
s’étalent donc la vallée de la Marne et sur le Nord du département.
S’agissant du transport aérien, bien logiquement, toute la superficie du département
peut être retenue. Toutefois, il faut noter que le secteur de Rolampont dispose d’une balise
de guidage aérien, ceci faisant que la densité de circulation aérienne sur ce point peut être
plus importante. Par ailleurs, il existe trois aérodromes de loisirs dits à circulation aérienne
publique (CAP) à Chaumont-Semoutiers, à Langres-Rolampont, à Joinville-Mussy, deux à statut
privé à Enfonvelle et à Sommevoire ; trois plateformes ULM à Bourbonne-les-Bains, à
Colombey-les-Deux-Eglises et à Pressigny. S’y ajoutent trois hélistations pour les évacuations
sanitaires à Chaumont, à Langres et à Saint-Dizier. Toutes ses installations connaissent des
trafics très réduits inférieurs en moyenne à 20 mouvements/jour (un mouvement représente
soit un décollage soit un atterrissage).
9.2.1.4 Analyse et couverture des risques
Le traitement de ce risque exige à la fois des moyens d’extinction des incendies, des
moyens de désincarcération classiques ou lourds (pour les poids lourds ou les trains), des
moyens de médicalisation (PMA), des moyens de commandement (PC), des moyens
logistiques énergie éclairage (CES) et des embarcations dans le cas du risque fluvial.193
Risque routier/autoroutier
CAPACITE (MD)
Objectifs Nature et moyens
nécessaires (MN)
Immédiatement
disponible
Complémentaire
possible T+2h
Delta MD/MN
Secours à personnes Véhicules de secours
et d’assistance aux
victimes
Poste médicale
avancé
Evacuation
1 G.SAP
1 G.PMA
1 G.EVAC
2 G.SAP
1 G.EVAC
1G.PMA
extradépartemental
Protection des
populations et des
biens
Véhicules de secours
routier
Moyens lourds
désincarcération
Chaine de
commandement
1 G.SR
1 FSRSD (Secteur
Sud)
Astreinte
Départementale
Rappel personnel de
repos
Moyens lourds de
désincarcération194
Accident ferroviaire
Si un accident devait intervenir dans un des tunnels du département notamment avec
une problématique d’incendie des équipes de reconnaissances grandes longueurs pourraient
être nécessaires et devraient être fournis par les départements limitrophes.
Accident de transports fluviaux
Si un accident devait intervenir dans le tunnel de Balesmes-sur-Marne notamment avec
une problématique d’incendie des équipes de reconnaissances grandes longueurs pourraient
être nécessaires et devraient être fournis par les départements limitrophes.
CAPACITE (MD)
Objectifs Nature et moyens
nécessaires (MN)
Immédiatement
disponible
Complémentaire
possible T+2h
Delta MD/MN
Secours à
personnes
Véhicules de secours
et d’assistance aux
victimes
Poste médicale avancé
Evacuation
1 G.SAP
1 G.PMA
1 G.EVAC
2 G.SAP
1 G.EVAC
1 G.PMA
extradépartemental
Protection des
populations et des
biens
Véhicules de secours
routier
Moyens lourds
désincarcération
Moyens ferroviaires
Chaine de
commandement
1 G.SR
1 FSRSD (Secteur
Sud)
Lorrys
Astreinte
Départementale
Lorrys
Rappel personnel de
repos
Moyens lourds de
désincarcération
CAPACITE (MD)
Objectifs Nature et moyens
nécessaires (MN)
Immédiatement
disponible
Complémentaire
possible T+2h
Delta MD/MN
Secours à personnes Véhicules de
secours et
d’assistance aux
victimes
Poste médicale
avancé
Evacuation
1 G.SAP
1 G.PMA
1 G.EVAC
2 G.SAP
1 G.EVAC
1 G.PMA
extradépartemental
Protection des
populations et des
biens
Véhicules de
secours routier
Equipe nautique
Chaine de
commandement
1 G.SR
1 Equipe RECO
PLG/SAV/SEV
Astreinte
Départementale
1 G.RECO
AQUATIQUE
Rappel personnel de
repos195
Accident aéronautique
La capacité en émulseur du SDIS 52 se situe surtout dans le Nord du département
(CEEM=6 000L). Les capacités de 2 000 L du centre et du Sud pourraient être complétées
même si le risque d’accident aéronautique est très faible.
9.2.1.5 Conclusion
On constate que des moyens lourds de désincarcération avec du matériel permettant
de travailler en hauteur (plateforme de travail, étais de grandes dimensions) sur des poids
lourds ou des trains, pourraient être déployés dans le secteur Centre et le Secteur Nord
permettant une plus grande rapidité de réponse ou de compléter les autres moyens de
secours routiers classiques.
L’existence d’une Cellule Emulseur (6 000L) sur Saint-Dizier ne permet pas d’être
déployée rapidement sur l’ensemble du département. Une augmentation de la capacité en
émulseur de la partie Centre (2 000L aujourd’hui) et Sud (2 000L) est à envisager.
Le transport fluvial qui se développe sur le Der, mais aussi les bateaux de plaisance sur
les canaux incitent à garantir une permanence de réponse fluvial (PLG, SAV, Embarcations)
dans ces secteurs.
Pour chaque intervention sur le réseau fluvial, l’intervention d’un cadre de VNF paraît
indispensable et un protocole d’intervention doit être mis à jour.
9.2.2 Le risque bâtimentaire
9.2.2.1 Définition :
Les risques bâtimentaires sont liés aux infrastructures construites par l’Homme.
Ces risques, aux conséquences humaines, économiques, sociologiques et médiatiques,
sont susceptibles de mettre en œuvre des moyens et des procédures pouvant aller au-delà de
la réponse classique compte tenu de l’architecture, de la destination des locaux et du contenu
mais aussi de la population accueillie.
CAPACITE (MD)
Objectifs Nature et moyens
nécessaires (MN)
Immédiatement
disponible
Complémentaire
possible T+2h
Delta MD/MN
Gestion des flux Véhicules de secours et
d’assistance aux
victimes
Engins pompes incendie
Cellule émulseur
Chaine de
commandement
1 G.SAP
1 G.INC
1 CEEM (Secteur Nord)
Astreinte
Départementale
1 G.SAP
Rappel personnel de
repos
1 CEEM (Secteur
Sud)196
On distingue :
Les ouvrages d’art ;
Les parcs de stationnement couverts ;
Les bâtiments d’habitation collective ;
Les ERP ;
Les constructions relevant du patrimoine historique et culturel ;
Les infrastructures liées aux énergies renouvelables.
Ce risque présente la particularité de s’étendre des centres urbains jusqu’aux endroits
les plus isolés.
9.2.2.2 Caractérisation en Haute-Marne
Les ouvrages d’art
VIADUC SNCF de Chaumont ;
TUNNEL FERROVIAIRE TORCENAY – CHAUDENAY ;
TUNNEL FERROVIAIRE CULMONT – CHATENAY ;
TUNNEL FLUVIAL DE BALESMES ;
Barrages et digues d’alimentation du canal entre Champagne et Bourgogne. Les couvertures des risques de ces ouvrages sont reprises dans les autres parties de ce
document.
Les parcs de stationnement couverts
Les feux dans les parcs de stationnement constituent toujours des interventions délicates :
Milieu clos ;
Risque de propagation à d’autres véhicules ;
Approche et extinctions particulières ;
Propagation des fumées ;
Présence possible d’ERP ou d’habitation au-dessus ;
Atteinte des structures ;
Risques d’explosion.
Sans compter les parkings souterrains privés, situés généralement sous les immeubles
d’habitation, le département compte quelques parkings publics :
Parking de stationnement couvert Tréfousse à Chaumont ;
Parking de stationnement couvert Voltaire à Chaumont ;
Parking Pasteur à Chaumont.
Le principal risque de ces parkings est l’incendie. Ces parkings n’ont pas de problématique grande longueur comme on l’entend dans d’autres départements où les parkings peuvent atteindre des surfaces très importantes et cumulées sur plusieurs niveaux. Ce risque est donc couvert par les moyens incendies classiques du département.197
Les bâtiments d’habitation collective
Les bâtiments d’habitation collective sont notamment susceptibles de présenter des
enjeux humains importants liés :
A leur architecture et à leur desserte (hauteur, accessibilité) ;
Au nombre de résidents ;
A la population qui les compose et au comportement de celle-ci (âge, imprudence) ; Au respect effectif de la règlementation contre les risques d’incendie et de panique.
Dans son action de planification préventive, le SDIS réalise et tient à jour des plans
d’établissements répertoriés (ETARE) destinés à donner au COS des éléments factuels pour
l’aider à définir la tactique d’intervention. La décision de réaliser un plan ETARE relève d’une
grille d’analyse des risques présentés par un établissement qu’il soit un ERP, une habitation,
une entreprise ou une industrie.
Parmi les principaux immeubles d’habitation collective, on peut citer :
Immeubles Communes
24 Robespierre
Chaumont 1 Platanes 11 Robespierre
Gendarmerie Mobile
LES TAMARIS
Langres LES TILLEUILS
LES TULIPES
BIZE
Saint-Dizier
ALIZE
ORESTRE
HECTOR
ACHILLE
ELECTRE
MISTRAL
TRAMONTANE
DAMPIERRE
ROBERT GOUBY
MORVAN
ESTEREL
ARDENNES
ARMOR
Ces immeubles qui dépassent les 10 étages nécessitent des moyens élévateurs aériens
permettant d’intervenir par l’extérieur à plus de 30m de hauteur. A cette fin, des voies
échelles sont prévues. La couverture est assurée dans les 3 centres à garde postée.
En revanche les dispositions constructives de ces bâtiments et leur entretien ne sont pas
contrôlés ce qui a engendré des difficultés lors d’interventions pour feu (ex : Février 2013 à Langres).
Il est souhaitable que les reconnaissances opérationnelles se poursuivent ainsi que la
répertoriation dans les outils prévisionnels (Plans parcellaires, plans ETARE) pour faciliter l’action des sapeurs-pompiers lors d’un sinistre potentiel.198
Les Etablissements Recevant du Public (ERP)
Parmi les ERP, certains présentent des risques accrus pour les personnes :
Les établissements pouvant accueillir un nombre élevé de personnes
Les établissements disposant de locaux à sommeil
Les établissements accueillant des personnes dont l’état constitue un facteur aggravant du risque.
Le SDIS est membre des commissions de sécurité contre les risques d’incendie et de
panique dans les ERP. Dans le département, le risque des ERP est caractérisé par 3955 ERP
recensés au 31/12/2017.
897 ERP 1er groupe dont :
◦ 1ère cat. : 32 ;
◦ 2è cat. : 58 ;
◦ 3è cat. : 336 ;
◦ 4è cat. : 471 ;
3058 ERP du 2ème groupe dont :
◦ 84 ERP 2è groupe avec loc. à sommeil.
La Haute-Marne compte 3955 Etablissements Recevant du Public (ERP) dont 99 avec locaux à Sommeil.
Les constructions relevant du patrimoine historique et culturel
Ces constructions doivent faire l’objet d’une répertoriation simple pour parfaire la défense contre l’incendie ou les sinistres en général, et mettre en adéquation les risques et les moyens.
429 ouvrages ou bâtiments sont protégés au titre des monuments
historiques.
Il n’existe pas aujourd’hui de répertoriation de ces sites par le SDIS. Ceux-ci qui peuvent se trouver en zone rurale ou en zone plus urbaine. On peut tout de même citer : Les châteaux de Cirey-sur-Blaise, du Pailly, de Dinteville, de Joinville, de Reynel, … ; La cathédrale de Langres ;
L’abbaye d’Auberive.
Un inventaire doit être tenu à jour dans le département afin de planifier la défense de ces monuments dont la dégradation, par incendie ou événement climatique, pourrait s’avérer néfaste à l’économie et à l’histoire du département.
La défense incendie est aussi primordiale pour les sapeurs-pompiers intervenants afin qu’ils trouvent sur place le volume d’eau nécessaire à l’arrêt de la propagation.199
9.2.2.3 Conclusion
Dans le cadre de la stratégie de planification préventive mise en œuvre par le SDIS,
certains de ces établissements ou sites sont répertoriés le SDIS sous la forme de plans ETARE.
La création de plans ETARE, pour les établissements et sites dont le niveau de risques le
justifie, a besoin d’être poursuivie sur la base d’un recensement exhaustif. La mise à jour de
ces plans doit également être prise en compte.
Les reconnaissances secteurs de ces bâtiments doivent être réalisées et suivies par le
service prévision.
Des travaux d’amélioration de la DECI ou de maintien des mesures constructives doivent
être entrepris avec les maires et les propriétaires de ces bâtiments afin de faciliter
l’intervention des sapeurs-pompiers.
9.2.3 Le risque industriel et agricole
9.2.3.1 Les sites industriels en Haute-Marne :
La Haute-Marne est un département à tradition industrielle, organisée autour des
secteurs stratégiques suivants : la fonderie, l’agroalimentaire, la coutellerie, les prothèses et
l’outillage médical. Le tissu économique du sud du département est essentiellement appuyé
sur des PME, avec une présence importante dans les produits plastiques destinés à la sous-
traitance automobile et au mobilier urbain.
Ces entreprises sont soumises à la réglementation relative aux Installations Classées
pour la Protection de l’Environnement (ICPE) qui quantifie et qualifie les risques engendrés
par leurs différentes activités.
Voir la réglementation applicable aux ICPE en annexe.
La Haute-Marne compte 224 ICPE sur son territoire en 2018.
Parmi elles, on note :
3 établissements soumis à Autorisation classés Seveso « Seuil Haut » relevant du Ministère en charge de la Défense :
◦ 3 dépôts d’hydrocarbures TRAPIL sur les communes d’Autreville-sur-la-Renne, d’Heuilley-le-Grand et de Violot.
◦ Le Centre de Ravitaillement en Essences (CRE) de Orges (Dépôt Militaire). 3 établissements soumis à Autorisation classés Seveso et un projet « Seuil Bas » relevant du Ministère en charge de l’Environnement :
◦ Société FERRO (à Saint-Dizier) : fusion de verre, mélanges de produits présents sur le site qui pourraient présenter un risque plus que l'activité elle-même,
◦ STOROPACK (à Nully) : polystyrène expansé : la présence d'une cuve de gaz justifie le classement en site Seveso,200
◦ Société PREVOST (à Sarrey) et projet à Breuvannes en Bassigny : dépôt d’artifices. 121 établissements soumis à Autorisation ;
22 établissements soumis à Enregistrement ;
53 établissements soumis à Déclaration ;
22 établissements Non Classés.
Répartition des ICPE Industrielles en Haute-Marne
Les différents secteurs industriels se regroupent essentiellement dans les 3 grands
bassins haut-marnais
Le bassin Nord de Saint-Dizier :
Historiquement concentré autour de Saint-Dizier et dans les vallées de la Marne et de la
Blaise, l’activité industrielle se caractérise par la prédominance de la métallurgie et la
mécanique (environ 2500 emplois) avec des fonderies d’acier, de fonte, de bronze et
d’aluminium ;
Le bassin Centre de Chaumont :
Le secteur Centre haut-marnais représente 3 grands secteurs industriels (environ
2500 emplois) autour du médical, de l’aéronautique et de l’automobile ;
Le bassin Sud de Langres :
Le secteur Sud haut-marnais compte différents pôles industriels (environ 2200 emplois)
autour des secteurs de la plasturgie, de l’agro-alimentaire et du transport. Voir la liste non
exhaustive de cette répartition industrielle est annexe 2.@ csP
® cs
® CPI
Nombre d'ICPE industrielles par commune
[_] Aucune &
ER»
Autorisation - SEVESO seuil Haut (TRAPIL)
Autorisation - SEVESO seuil Bas }
Autorisation {—
Déclaration | 0 10 20 km
Enregistrement
NC
201
FIGURE 108 CARTE GENERALE DES ICPE DU SECTEUR INDUSTRIEL (224 SITES)© cs
e cs
® CPI
— Conduite TRAPIL
— Gazoduc
À Site TRAPIL
& Dépot militaire de carburant CRE
202
Le risque Dépôts et Oléoduc de Liquides Inflammables en Haute-Marne
Description et implantation :
Le risque le plus important est
généré par les dépôts TRAPIL Seveso seuil
haut (Autreville-sur-la-Renne, Heuilley-
le-Grand et Violot) qui stockent près de
150 000 m3 de carburant (environ 50 000
m3 par site). Le Centre de Ravitaillement
en Essence situé sur la commune de
Orges, à proximité de Chaumont, est un
site militaire de remplissage et
d’approvisionnement en kérosène par
voies ferrées. Un ensemble de wagons
militaires arrivant sur site sont remplis
avec plus 80 m3 de kérosène provenant
du réseau TRAPIL. Ce stockage sur site
est temporaire et permet la livraison en
kérosène des différents sites militaires
français.
Les canalisations représentent
216 km avec un nœud important situé à
Langres (station de pompage et parcs de
stockage). Plusieurs pipelines sont
présents à partir du point de convergence
de Langres :
Les caractéristiques des
canalisations sont les suivantes :
Diamètre : 324 mm
Débit variable de : 160 à 550 m³/h
Pression de service : 70 bars
Profondeur d’enfouissement : 1 mètre
Les caractéristiques physiques des hydrocarbures transportés sont les suivantes
désignation densité point éclair explosivité point d'auto inflammation LIE LES
Essence naphta 0,65 à 0,70 à partir de - 40 °C 1,4 7,5 460°C
Supercarburant 0,72 à 0,78 à partir de - 32°C 1,4 7,4 440°C
Carburéacteur 0,78 à 0,84 supérieur à 38°C 0,7 6,0 Sup à 230°C
Fioul 0,81 à 0,89 supérieur à 55°C 6 13,5 330°C
FIGURE 109 CARTE GENERALE DES ICPE DU SECTEUR INDUSTRIEL (224 SITES)203
Ces dépôts et canalisations enterrées représentent, au-delà du risque généré, des
éléments stratégiques pour le maintien de l’approvisionnement civil et militaire en carburant
de la région.
Risques et conséquences :
Plusieurs incidents ou accidents peuvent survenir sur ce type d’installation :
Une pollution suite à la perte de confinement à la surface du sol ou sur l’eau ; Une explosion ou un incendie : les hydrocarbures sont inflammables et explosibles.
Conséquences humaines :
Les conséquences humaines envisageables sont : l’asphyxie par privation d’oxygène
surtout en espace clos suite aux vapeurs émises, l’ingestion et le contact cutané (rare
considérant l’aspect odorant des produits) et les brûlures en cas d’incendie.
Conséquences environnementales :
Sur l’environnement, les conséquences pourront être une pollution des eaux de surfaces
ou souterraines (nappes phréatiques) et des atteintes à la flore et à la faune.
Le transport de gaz naturel
Afin de transporter du gaz combustible nécessaire à des usages domestiques ou
industriels, la Haute-Marne est traversée par des canalisations enfouies appelées
communément gazoducs. Ces installations sont créées et exploitées par GRT gaz.
Caractéristiques du gaz transporté :
Il s’agit de gaz naturel essentiellement du méthane entre 86 et 98 % en proportion.
Ce gaz n’est pas toxique mais est impropre à la respiration à forte proportion du fait de l’absence d’oxygène. Il est par ailleurs plus léger que l’air et non polluant.
Il est combustible et explosible dans les proportions de 5 à 15 %.
Caractéristiques de l’installation :
Elles sont enfouies à des profondeurs de l’ordre de 1 mètre. Au droit des traversées de
voiries, de voies ferrées ou de cours d’eau, un balisage sous forme de bornage est présent. Les
sections sont de différents diamètres pouvant varier de 100 à 900 mm, avec des pressions de
service de 50 à 70 bars. Une station de compression est installée sur la commune de Voisines.204
Risques et conséquences :
Les incidents sur les canalisations peuvent être dues à un perforation du tube ou à une
rupture complète de canalisation. Dans les deux cas, une explosion suivie de feux peut
survenir.
L’étude de ce réseau montre un important effort d’évitement des localités, faisant que
les bancs communaux sont traversés sans exposer les constructions.
Le transport d’éthylène
Caractérisation :
La canalisation traversant le département est la propriété de la société ETHYLENE EST,
et est exploité par ETHYLENE EST TOTAL Plateforme de Feyzin avec pour objet de relier les
sites de production de Carling (57) et de stockage souterraine de Viriat (01). Elle véhicule de
l’éthylène gaz incolore, à l’odeur éthérée, inflammable, explosible et non toxique. Le pipeline
se développe sur une longueur de près de 500 km. La section de l’installation est de 200 mm
avec des postes de sectionnement tous les 15 km.
Les capacités de transport s’estiment à 35 tonnes/heure sous une pression maximum de
service de 99 bars.
Ce risque est présent sur la commune d’Enfonvelle, sur une distance de 1225 m
(Cf. Réseau transport de Gaz ci-dessus).
Risques et conséquences :
Une fuite produirait une vaporisation à 70 % alors que la phase liquide restante se
vaporiserait avec échange thermique. Deux situations peuvent se produire : le nuage est
bloqué par un obstacle, le gaz devient stationnaire, il est inflammable voire explosible s’il
rencontre une source d’allumage. Si le nuage n’est pas contrecarré par un obstacle, le jet
vapeur devient turbulent. Une source d’allumage à la brèche ne peut provoquer qu’une
inflammation.
Bien évidemment, les effets seront proportionnels à la section de la brèche et on ne
retiendra dans cette étude que le cas majorant à savoir la rupture totale de la canalisation
avec allumage. On peut dès lors obtenir un rayonnement thermique dans les ordres de
grandeur suivants :
13 kw/m² : taux de létalité 1% pour une exposition de 60 secondes : 220 mètres ; 9,5 kw/m² : taux de brûlures au second degré pour une exposition de 20 secondes : 400 mètres ;
1,3 kw/m² : supportable par l’homme : 800 mètres.205
Analyse et couverture des risques d’oléoduc/Gazoduc et éthylène :
La couverture des risques des transports de liquides et gaz inflammables est assurée à
partir d’une réponse aux risques d’incendie généré par l’inflammation de la substance à
l’extérieur de leur contenant. L’explosion étant généralement intervenue avant que les secours puissent être présents sur les lieux d’une fuite.
Dans le cas d’une fuite enflammée, la technique opérationnelle consiste en
l’établissement d’un périmètre de sécurité et la protection ou le refroidissement par eau.
Dans le cas d’un épandage de liquide, la technique opérationnelle consiste en la création
et l’entretien d’un tapis de mousse sur la surface du liquide et l’entretien pendant le temps
d’obturation de la fuite ou le temps de vidange de la canalisation.
Des techniques anti-pollution peuvent être mises en œuvre comme la pose de barrage
ou la dissémination d’absorbants et leur récupération.
Dans tous les cas, un réseau de mesure est réalisé et la présence de spécialistes RCH est
requise sur le lieux.
La chaîne de commandement est requise sur les lieux.
CAPACITE (MD)
Objectifs Nature et moyens
nécessaires (MN)
Immédiatement
disponible
Complémentaire
possible T+2h
Delta MD/MN
Secours aux personnes Véhicules de secours
et d’assistance aux
victimes
1 G.SAP 2 G.SAP
Gestion des flux Engins pompes
incendie (périmètre
de sécurité)
1 G.INC 1 G.INC
Protection des
populations et des
biens
Engins extinctions
hydrocarbures
Equipe risque
chimique/Depoll
1G.LIF
DEPOLL
1 G.RCH
1 G.LIF
extradépartemental
1 G.RCH
extradépartemental
Coordination du
commandement et
communication
Chaîne de
commandement
1 PCC 1 PCSd AL = | LA
GS
p—A
4
© csr
® cs
© CPI
Nombre d'ICPE par commune
[| moins de 2
EM 2àès5
M 5 à10
D 10 à 24 + ICPE soumis à la rubrique 2712
À Autorisation
mm À Enregistrement
NC
206
9.2.3.2 Le cas spécifique des Casses-Autos et entreprises de déconstruction automobile
Considéré comme un des cas
particuliers des Grands Feux, ces ICPE
rubrique 2712 stockent sur des
surfaces importantes, des véhicules
et pièces de toutes natures
(plastiques, tissus, pneus, huiles,
liquides inflammables…). En effet, les
incendies de ce type d’entreprises
génèrent des feux de grandes
ampleurs sollicitant un engagement
de moyens incendies importants. Ces
volumes d’engins peuvent dépasser
les capacités d’engagement du SDIS
52 fixé par le RDDECI de Haute-Marne
(Cf. Risque Grands Entrepôts).
FIGURE 110 LOCALISATION DES CASSE-AUTOS DU DEPARTEMENT207
9.2.3.3 Évaluation du risque dans le SDACR de 2012 et couverture de ce risque
Ce risque n’a pas fait l’objet d’une étude spécifique.
Risques et conséquences
Ce type d’exploitations est générateur de risques et conséquences multiples :
Incendie de grand ampleur générant des flux thermiques ;
Risques d’explosions dus aux pneus et réservoirs de véhicules ;
Pollution des sols dus aux différents écoulements des batteries des véhicules et eaux d’extinction.
Afin de faire face à ces accidents le SDIS doit veiller à mettre en œuvre une réponse
opérationnelle conséquente consommatrice en eau. L’engagement de porteur d’eau et d’une
berce émulseur au départ des secours est par conséquent prioritaire.
9.2.3.4 Les industries utilisant des sources radioactives
À ce jour, moins d’une dizaine de sites industriels ou médicaux détiennent des sources
radioactives. Ces sources sont créées et utilisées sur place (Gammagraphie pour contrôle de
pièces) ou distribuées par voie routière ou ferroviaire après leur synthèse.
Sur l’arrondissement de Saint-Dizier, à Saudron, l’Agence Nationale pour la gestion des
Déchets Radioactifs (ANDRA) est en cours d’implantation d’un centre de stockage de déchets
radioactifs, le projet CIGÉO (Centre Industriel de stockage GÉOlogique) dont l’exploitation
devrait débuter en 2025.
Au vu du nombre important de transit de ces sources sur le réseau routier et autoroutier
de Haute-Marne, le danger principal est lié à un accident de Transport de Matières
Radioactives (TMR).
9.2.3.5 Synthèse du risque industriel et Analyse
En se référant aux travaux de classification réalisés dans le cadre du suivi des ICPE, on
déterminera en premier les aléas constitués par le produit de la gravité de l’activité par le ou
les flux engendrés par l’activité. Ensuite, on précisera les enjeux formés par le produit du
coefficient de densité industrielle du département par le coefficient de densité de la
population environnant l’établissement. L’indice de l’activité est le produit des aléas par les
enjeux.
L’ensemble de cette étude est détaillé dans l’annexe 3.ICPE de type industriel
À ICPE avec source radioactive
* Autorisation - SEVESO seuil Haut
(TRAPIL et CRE Orges)
À Autorisation - SEVESO seuil Bas
À Autorisation
À Enregistrement
— Conduite TRAPIL
Indice de gravité du risque par commune
[_jo
EI <1
EM 125
EM 254
EM 420
EE 250
208
FIGURE 111 CARTE SYNTHESE DU RISQUE INDUSTRIEL© csr
® cs
® CPI
nombre d'ICPE de type élevage par commune
__ moins de 2
EN 2234
EM 5211 \
EM 221 |
ICPE de type méthaniseur TT
æ Autorisation à d» _—
æ Déclaration RE” |
7 Enregistrement
209
9.2.3.6 Les exploitations agricoles de Haute-Marne
FIGURE 112 CARTE GENERALE DES ICPE DU SECTEUR AGRICOLE= Sio à céréales
210
Les sites de stockage agricole de
Haute-Marne
Le département de la Haute-
Marne compte 8 sites de stockage en
silos à bois et à céréales. Les
interventions dans ce type de
structures engagent les moyens de
secours courants pour feu.
Dans le cadre des interventions
de secours à personnes (personnes
ensevelies et/ou bloquées dans le
silo…), il est recommandé de renforcer
l’engagement courant par des renforts
d’équipes spécialisées GRIMP et SD.
FIGURE 113 CARTE DES SITES DE STOCKAGE AGRICOLE® csr
e cs
e CPI
ICPE de type méthaniseur
@ Autorisation
æ Déclaration
@ Enregistrement
Indice de gravité du risque ICPE agricole
[_jo
[|
EM 0.1à0.5 [ EM 05 à1 o 10 20 km EM : 2 RE EM 22:05
211
Synthèse du risque Agricole et Analyse
Cette analyse sera faite de la même manière que l’analyse effectuée pour le risque
industriel.
FIGURE 114 CARTE SYNTHESE DU RISQUE AGRICOLE212
La couverture du risque
Analyse de la couverture du risque industriel et agricole SDACR de 1999 et 2012
Les capacités de couverture avaient été examinées pour les bassins des risques de
Chaumont, Langres, Nogent / Val-de-Meuse et Saint-Dizier. Les insuffisances avaient été
corrigées à l’exception du renforcement de la capacité en cellule émulseur dont le
département s’est dotée mais qui a été placée à Saint-Dizier par incapacité du CIS Langres à
accueillir une berce supplémentaire.
Un incendie au sein d’une ICPE prévoit l’engagement de moyen d’incendie classique
(Cf. couverture incendie) mais demande des moyens en eau important (Cf. fonction
alimentation) et l’engagement de moyens spécialisés de lutte contre le risque chimique et/ ou
radiologique permettant d’effectuer des réseaux de mesures pour définir le zonage
opérationnel et les premières mesures pour limiter le risque. Ces moyens spécialisés
contribuent à la lutte par une première action contre les pollutions qui sera complétée par
des entreprises spécialisées.
Analyse de la couverture du risque transport de matières dangereuses par canalisation
(tous types confondus) SDACR de 1999 et 2012 :
Deux scénarios ont été envisagés, ils seront également retenus pour cette étude :
Scénario 1 : fuite de gaz et incendie et/ou explosion pour les canalisations de gaz et
l’incendie pour les canalisations d’hydrocarbures. A été retenu comme base un traitement du
risque proche de celui d’un camion-citerne transport des liquides inflammables.
Scénario 2 : fuite non enflammée pour les conduites d’hydrocarbures
A été retenu comme base un traitement du risque proche de celui d’un camion-citerne
transport des liquides inflammables.
9.2.3.7 Conclusions
Il faut noter un éloignement des moyens de DEPOLLUTION pour le risque de Saint-Dizier.
Un complément de matériel antipollution pourrait être ajouté au VIRT si celui-ci venait à évoluer.
La problématique incendie au sein d’une ICPE nécessite l’engagement de moyens
d’incendie classiques (CF couverture incendie) mais demande des moyens en eau importants
(Cf. Fonction alimentation).213
Au vu de cette analyse, on peut remarquer que le risque des ICPE dans le département
de la Haute-Marne reste identique aux bassins de risques évoqués dans l’analyse du SDACR de 2012.
Pour ce type de risques, l’engagement en 1er départ de moyens incendies classiques
associés à un engagement d’une cellule émulseur et d’un groupe alimentation est à
préconiser.
Le SDIS 52 compte une cellule émulseur au CIS Saint-Dizier et deux cellules
eau/émulseur respectivement implantées au CIS CHAUMONT ET LANGRES.
Le SDACR de 2012 évoquait dans ses préconisations la mise en place d’une deuxième
cellule émulseur.
De plus, Le secteur industriel de Langres comporte des risques importants justifiant ce
nouvel engin de lutte contre l’incendie :
- Plusieurs dépôts TRAPIL générateurs de risques incendies et explosifs importants ;
- Quantité importante de grands entrepôts de stockage ;
- Sociétés de transport comprenant plus de 30 poids lourds parqués le weekend sur les sites
(réservoirs de 900 l chacun).
Il est donc recommandé de transformer la cellule eau/émulseur de Langres en cellule
émulseur pour couvrir le secteur sud et centre face à ces risques.
Conforter et renforcer la ressource en personnels spécialisés risques chimiques et
radiologiques. La chaine de commandement des centres supports doit avoir au minimum le
niveau 2 dans ces spécialités.
Il apparait également essentiel de consolider la coopération interdépartementale afin
de couvrir au mieux nos risques.
9.2.4 Le risque de rupture de barrage
9.2.4.1 Définition du risque
Un barrage est un ouvrage artificiel ou naturel (résultant de l’accumulation de matériaux
à la suite de mouvements de terrain), établi en travers du lit d’un cours d’eau, dans une
cuvette géologiquement étanche, retenant ou pouvant retenir de l’eau.
Les barrages ont plusieurs fonctions qui peuvent s’associer, et notamment la régulation
des cours d’eau (ex : maintien d’un niveau minimum des eaux en période de sécheresse,
barrage écrêteur de crue), l’irrigation des cultures, l’alimentation en eau des villes, la
production d’énergie électrique, le tourisme et les loisirs, la lutte contre les incendies.214
On distingue deux principaux types de barrages, selon leur principe de stabilité :
le barrage poids, résistant à la poussée de l’eau par son seul poids. De profil
triangulaire, il est le plus souvent constitué en remblais ;
le barrage voûte, dans lequel la plus grande partie de la poussée de l’eau est reportée
sur les rives par des effets d’arc. De courbure convexe, tourné vers l’amont, il est constitué
exclusivement de béton. Un barrage béton est constitué en plusieurs tranches verticales,
appelées plots.
9.2.4.2 Les conséquences pour les personnes, les biens et l’environnement
La rupture, progressive ou instantanée, d’un barrage peut être causée par un problème
technique (ex : vice de conception), un événement naturel (ex : crue exceptionnelle,
glissement de terrain, séisme) ou un facteur humain (ex : défaut de surveillance).
Elle entraîne la formation d’une onde de submersion, dont la force de destruction est
importante, causant une élévation brutale du niveau de l’eau en aval. La rapidité et
l’importance de l’inondation ainsi que les dommages causés par elle varient en fonction de la zone touchée. On en distingue trois :
- La zone de proximité immédiate, qui connaît une submersion de nature à causer d’importantes destructions. L’étendue de ces dommages est due à des temps d’arrivée du flot incompatibles avec les délais de diffusion de l’alerte aux populations voisines, en vue de leur mise en sécurité ;
- La zone d’inondation spécifique, située en aval de la précédente, dans laquelle l’élévation du niveau des eaux est de l’ordre de celui des plus fortes crues connues ;
- La zone d’inondation, située en aval de la précédente, où l’inondation est comparable à une inondation naturelle.
Les conséquences humaines d’un tel événement varient de la simple blessure au décès
par noyade ou ensevelissement. Pour les victimes, un dispositif de relogement et de soutien
psychologique doit généralement être mis en place.
Les conséquences sur les biens vont également des simples dommages à la destruction
totale des infrastructures. Les services publics peuvent également être paralysés et l’envoi des
moyens de secours rendu difficile.
Enfin, les dommages causés à l’environnement peuvent être très importants (ex :
destruction de la faune et de la flore, des sols cultivables, pollutions diverses causées par les
destructions matérielles).
9.2.4.3 Le risque rupture de barrage en Haute-Marne
Le département de la Haute-Marne est concerné par 7 barrages de classe A ou B au sens
du décret n°2015-526 du 12 mai 2015 (hauteur supérieure à dix mètres) dont deux soumis à
un Plan Particulier d'Intervention (hauteur supérieure à vingt mètres et volume de la retenue
supérieure à 15 millions de m3).215
Le lac réservoir Marne
D’une capacité de 350 millions de m3 d’eau, ce lac artificiel est situé dans la Marne, à dix
kilomètres au sud-ouest de Saint-Dizier. La rupture du barrage de Giffaumont concernerait
cinq communes du département de la Haute-Marne :
COMMUNES CONCERNÉES PAR LA RUPTURE DU BARRAGE DE GIFFAUMONT (LAC RÉSERVOIR MARNE) CEFFONDS PLANRUPT
FRAMPAS RIVES-DERVOISES LA-PORTE-DU-DER
Touchées entre 0h35 et 3h après la rupture du barrage, ces communes se situent dans
la zone d’inondation spécifique. Les habitants de Droyes, Planrupt et de Puellemontier
devraient être évacués.
Le lac réservoir Aube
D'une capacité de 183 millions de m3, ce lac artificiel est situé dans le département de
l'Aube à 25 km environ à l'Est de la ville de Troyes. La rupture du barrage de Brévonnes (partie
Temple uniquement) concernerait une commune du département de la Haute-Marne : Rives-
Dervoises (village de Longeville-sur-la-Laines). Située en zone d'inondation spécifique, le
temps d'arrivée de l'onde est estimé à 7h00 sur cette commune.
COMMUNE CONCERNÉE PAR LA RUPTURE DU BARRAGE DE BRÉVONNES (LAC RÉSERVOIR AUBE) RIVES-DERVOISES
Les barrages de la Liez, de Charmes, de la Mouche et de la Vingeanne
Ces quatre barrages réservoirs ont été construits par l'État près de Langres dans le but
d'alimenter le canal entre Champagne et Bourgogne. Ils sont exploités par Voies Navigables
de France (VNF). Ces barrages ont les caractéristiques suivantes :
Nom Bassin versant Type Hauteur (m) Surface du réservoir (ha)
Capacité
normale
(millions de m3)
Liez Marne Remblai 16,5 275 13,8 Charmes Marne Remblai 18,1 195 11,6 Mouche Marne Maçonnerie 21,7 92 8,1 Vingeanne Vingeanne Remblai 12,7 185 8,7
Une étude des ondes de submersion en cas de rupture de l'un de ces barrages a été
réalisée par l'exploitant en 1999. Les ondes de submersion des barrages de la Mouche, de la
Liez et de Charmes se propageraient respectivement dans les vallées des ruisseaux de la
Mouche, de la Liez et du Val de Gris avant d'atteindre la vallée de la Marne. L'onde de
submersion du barrage de la Vingeanne se propagerait dans la vallée de la Vingeanne.
A noter qu’en janvier 2018, lors de fortes précipitations, le débit de la Mouche a
augmenté très rapidement créant un risque pour le barrage et obligeant l’intervention de
moyens nationaux des Etablissement de Soutien Opérationnel et Logistique (ESOL) pour
aspirer en amont et refouler en aval du barrage.216
Les communes concernées sont les suivantes :
COMMUNES CONCERNÉES PAR LA RUPTURE DES BARRAGES DE LA LIEZ, DE CHARMES OU DE LA MOUCHE AUTIGNY-LE-GRAND LUZY-SUR-MARNE AUTIGNY-LE-PETIT MOESLAINS
BAYARD-SUR-MARNE MUSSEY-SUR-MARNE BOLOGNE PEIGNEY
BRETHENAY POULANGY
CHAMARANDES-CHOIGNES RACHECOURT-SUR-MARNE CHAMOUILLEY RIAUCOURT CHAMPIGNY-LES-LANGRES ROCHES-SUR-MARNE CHARMES ROLAMPONT CHATONRUPT-SOMMERMONT ROUVROY-SUR-MARNE CHAUMONT RUPT
CHEVILLON SAINT-CIERGUES CONDES SAINT-DIZIER CUREL SAINT-MARTIN-LES-LANGRES DONJEUX SAINT-URBAIN-MACONCOURT EURVILLE-BIENVILLE SONCOURT-SUR-MARNE FONTAINES-SUR-MARNE THONNANCE-LES-JOINVILLE FOULAIN VALCOURT
FRONCLES VECQUEVILLE FRONVILLE VERBIESLES
GUDMONT-VILLIERS VESAIGNES-SUR-MARNE HUMES-JORQUENAY VIEVILLE
JOINVILLE VOUECOURT LANGRES VRAINCOURT
Le barrage des Leschères
Le barrage dit « digue des Leschères » a été mis en service en 1883, pour alimenter en
eau le canal de Saint-Dizier à Brousseval. La capacité de la retenue est de 2 millions de m3
d’eau environ.
L’ouvrage est exploité et entretenu par la commune de Wassy.
COMMUNES CONCERNÉES PAR LA RUPTURE DU BARRAGE DES LESCHÈRES ALLICHAMPS LOUVEMONT ATTANCOURT WASSY
HUMBECOURT
9.2.4.4 Analyse de la couverture du risque
La couverture du risque est basée sur des moyens de secours classiques permettant
d’établir des périmètres de sécurité autour de la vague créée par la rupture de barrage et le
traitement des blessés, mais aussi des moyens spécialisés permettant d’accéder aux endroits
isolés et aux secours des personnes coincées par des eaux vives.217
Le niveau de spécialistes du département ne permet pas de garantir une disponibilité
journalière suffisante en Plongeurs (PLG) et Sauveteurs Eaux Vives (SEV)et notamment dans
les zones concernées par ces ruptures de barrage.
Effectif RO Effectif Statut Niveau de qualification
Spécialités Mini Maxi Total SPP SPV PROVO Chien N1 N2 N3 N4 N5 Total
Nautique: SAL/SAV/EV 1 17 16 1 11 0 10 4 3 17
9.2.4.5 Conclusion :
Hormis le cas du barrage de la Mouche avec son barrage bétonné, les quatre autres lacs
sont contenus dans des barrages « poids » en terre. Si, dans le premier cas, on peut imaginer
tout au plus, une ruine rapide avec envahissement des terrains en aval, par contre, dans les
quatre autres cas, on peut évoquer des fissurations avec des ravinements laissant un temps
d’alerte suffisant. De plus, on peut raisonnablement penser que ce phénomène sera unique, ce
qui permettra l’aide des SDIS voisins.
De ce fait, les moyens locaux, régionaux et nationaux (ESOL) paraissent suffisants, ce qui
ne dégage pas pour autant le SDIS, de prévoir un équipement minimal en BLS déjà évoqué
dans les rubriques dédiées aux inondations et d’avoir une capacité d’intervention de premiers
secours en plongeurs (VPL) et en Sauveteurs Eaux Vives (SEV).
9.2.5 Le risque de transport de matières dangereuses
9.2.5.1 Définition du risque
Le risque transport de marchandises dangereuses est consécutif à un accident se
produisant lors du transport de ces marchandises par voie routière, ferroviaire, voie d’eau ou
canalisation.
CAPACITE (MD)
Objectifs Nature et moyens
nécessaires (MN)
Immédiatement
disponible
Complémentaire
possible T+2h
Delta MD/MN
Gestion des flux Engins pompes incendie
(périmètre de sécurité)
1 G.INC 1 G.INC
Sauvetage et mise
en sécurité
Véhicules de secours et
d’assistance aux
victimes
Véhicules hors chemin
Equipe nautique
Véhicules toutes utilités
Chaine de
commandement
Matériels de pompages
grandes capacités
(pompes>150m3/h)
1 G.SAP
1/2 GIFF
1 Equipe SEV
2 G.DIV
Astreinte
départementale
2 G.SAP
½ GIFF
1 équipe SEV
4 G.DIV
Rappel personnel de
repos
2 équipes SEV
extradépartementaux
ESOL et UIISC218
On peut observer plusieurs types d’effets, qui peuvent être associés :
Une explosion peut être provoquée par un choc avec production d'étincelles (notamment pour les citernes de gaz inflammables), par l'échauffement d'une cuve de produit volatil ou comprimé, par le mélange de plusieurs produits ou par l'allumage inopiné d'artifices ou de munitions. L'explosion peut avoir des effets à la fois thermiques et mécaniques (effet de surpression dû à l'onde de choc). Ces effets sont ressentis à proximité du sinistre et jusque dans un rayon de plusieurs centaines de mètres ;
Un incendie peut être causé par l'échauffement anormal d'un organe du véhicule, un choc avec production d'étincelles, l'inflammation accidentelle d'une fuite sur une citerne ou un colis contenant des marchandises dangereuses une explosion au voisinage immédiat du véhicule, voire un sabotage. Compte tenu du fait que 70% des matières dangereuses transportées sont des combustibles ou des carburants, ce type d’accident est le plus probable. Un incendie de produits inflammables solides, liquides ou gazeux engendre des effets thermiques (brûlures), qui peuvent être aggravés par des problèmes d’asphyxie et d’intoxication, liés à l’émission de fumées toxiques ; Un dégagement de nuage toxique peut provenir d'une fuite de produit toxique (cuve, citerne) ou résulter d'une combustion (même d'un produit non toxique). En se propageant dans l'air, l'eau et/ou le sol, les matières dangereuses peuvent être toxiques par inhalation, par ingestion directe ou indirecte, par la consommation de produits contaminés, par contact. Selon la concentration des produits et la durée d'exposition, les symptômes varient d'une simple irritation de la peau ou d'une sensation de picotements de la gorge, à des atteintes graves (asphyxies, œdèmes pulmonaires). Ces effets peuvent être ressentis jusqu'à quelques kilomètres du lieu du sinistre ;
Un risque pour la santé : certaines matières peuvent présenter un risque pour la santé par contact cutané ou par ingestion (matières corrosives, matières toxiques...). Ce risque peut se manifester en cas de fuite (d’où l’importance de ne jamais manipuler les produits suite à un accident) ;
Une pollution des sols ou une pollution aquatique : peut survenir suite à une fuite du chargement. En effet, certaines matières dangereuses présentent un danger pour l’environnement au-delà d’autres caractéristiques physico-chimiques (inflammabilité, corrosivité, …).
9.2.6 Les conséquences pour les personnes, les biens et l’environnement
Hormis dans les cas très rares, les conséquences d'un accident impliquant des
marchandises dangereuses sont généralement limitées dans l'espace, du fait des faibles
quantités transportées :
Les conséquences humaines : il s'agit des personnes physiques directement ou indirectement exposées aux conséquences de l'accident. Elles peuvent se trouver dans un lieu public, à leur domicile ou sur leur lieu de travail. Le risque pour ces personnes peut aller de la blessure légère au décès ;219
Les conséquences économiques : les conséquences d'un accident de TMD peuvent mettre à mal l'outil économique d'une zone. Les entreprises voisines du lieu de l'accident, les routes, les réseaux d’eau, téléphonique, électrique, les voies de chemin de fer, le patrimoine peuvent être détruits ou gravement endommagés. Ce type d'accident peut entraîner des coûts élevés, liés aux fermetures d’axes de circulation ou à leur remise en état ;
Les conséquences environnementales : un accident de TMD a en général des atteintes limitées sur les écosystèmes (la faune et la flore n’étant détruites que dans le périmètre de l’accident), hormis dans le cas où le milieu aquatique serait directement touché (par exemple en cas de déversement dans un cours d'eau). Les conséquences d’un accident peuvent également avoir un impact sanitaire (pollution des nappes phréatiques par exemple) et, par voie de conséquence, un effet sur l’homme. On parlera alors d’un «effet différé ».
9.2.6.1 Le risque transport de marchandises dangereuses en Haute-Marne
Les transports routiers
Compte tenu de la diversité des produits transportés et des destinations, un accident de
transport de marchandises dangereuses peut survenir pratiquement sur n’importe quel axe
routier du département.
Cependant, les grands axes présentent une potentialité plus forte du fait de l’importance
du trafic (autoroutes A5 et A31 ; RN4, RN19 et RN67 ; RD65, RD674 et RD974). Les communes
situées à proximité de ces grands axes de circulation sont donc plus particulièrement
concernées par le risque transport de marchandises dangereuses.
Le développement d’activités liés aux risques radiologiques et nucléaires dans le
département (implantation de l’entreprise SOCODEI à Saint-Dizier, d’une blanchisserie à
Joinville et du projet CIGEO à Saudron) va nécessairement augmenter les flux routiers de transport de matière radioactive dans les prochaines années.
Les transports ferroviaires
Plusieurs lignes de chemin de fer traversent le département de la Haute-Marne :
La ligne n° 001 000, qui relie Mulhouse (68) à Paris, via notamment les communes de Chaumont, Langres et Chalindrey ;
La ligne n° 020 000, entre Haussignemont (51) et Chaumont, via notamment les communes de Saint-Dizier et Joinville ;
La ligne n° 032 000, qui relie Culmont-Chalindrey à Toul (54) ;
La ligne n° 843 000, entre Culmont-Chalindrey et Is-sur-Tille (21).
Ces lignes accueillent des convois de marchandises dangereuses organisés par plusieurs
sociétés de fret. Cette liste pourrait être complétée de quelques autres voies, dont le trafic est
cependant moins important.220
Toutes les communes situées à proximité de ces lignes de chemin de fer sont
potentiellement concernées par le risque transport de marchandises dangereuses. La carte
relative à ce risque, présentée ci-dessous, liste l’ensemble des territoires concernés.
Les transports par voie d’eau
Le canal entre Champagne et Bourgogne, qui traverse le département du Nord au Sud,
peut accueillir des bateaux de transport de marchandises pesant jusqu’à 400 tonnes (canal de
classe II).
Toutes les communes situées à proximité de ce canal sont potentiellement concernées
par le risque transport de marchandises dangereuses. La carte relative à ce risque, présentée
ci-dessous, liste l’ensemble des territoires concernés.
FIGURE 115 COMMUNES IMPACTEES PAR LE RISQUE DE TRANSPORT DE MATIERES DANGEREUSES221
9.2.6.2 Analyse et couverture du risque
La couverture de ce risque est basée sur des moyens courants complétés par des
moyens spécialisés Nucléaires Radiologiques Chimiques Biologique et Explosifs (NRBCE). Les
techniques opérationnelles employées pourraient faire appel à un Groupe Alimentation pour
entretenir un rideau d’eau ou refroidir une citerne par exemples.
Une fuite de produits dangereux pourrait impacter une large surface terrestre ou un
plan d’eau faisant intervenir l’unité dépollution et potentiellement l’équipe plongée.
Il faut noter que les chefs de groupe de secteurs de Langres, Chaumont et Saint-Dizier
possèdent des capacités de détection sur les risques explosions et radiologiques, ce qui crée
une capacité de lever de doute répartie judicieusement sur le territoire.
Effectif RO Effectif Statut Niveau de qualification
Spécialités Min i Maxi Total SPP SPV PROVO N1 N2 N3 N4 Total
RAD 4 4 50 19 3 28 20 26 3 0 50
RCH 4 4 63 21 3 39 23 34 5 0 63
A noter que 17 spécialistes RAD et 19 spécialistes RCH sont implantés sur le secteur SUD
(CIS Langres et Nogent) sans matériel de reconnaissance. L’absence de tenue de protection
(chimique ou radiologique) en dotation dans ces CIS entraîne un temps d’intervention plus
long des équipes spécialisées alors que de nombreux modes et axes de transport de matières dangereuses se trouvent dans ce secteur SUD.
L’absence d’un CT formé dans cette spécialité (N4) et le faible effectif des chefs de CMIR (N3) peut pénaliser l’engagement sécurisé de spécialistes.
CAPACITE (MD)
Objectifs Nature et moyens
nécessaires (MN)
Immédiatement
disponible
Complémentaire
possible T+2h
Delta MD/MN
Secours aux
personnes
Véhicules de
secours et
d’assistance aux
victimes
1 G.SAP 2 G.SAP
Gestion des flux Véhicules de
secours routier
1 G.SR
Lutte contre le
risque incendie
Engins pompes
incendie
Alimentation en eau
Groupe NRBCE
1 G.INC
1G.ALIM
1 G.NRBCE et CEPOLL
2 G.INC
Commandement en
RAD
extradépartemental222
9.2.6.3 Conclusion :
Hormis le transport des matières dangereuses par canalisation, il reste difficile de
définir l’ampleur exacte d’accidents pour les autres types de transport, ainsi que leur
évolution. On peut cependant souligner les progrès en sécurité dans les vecteurs terrestres de
transport de telles matières que quand bien même il y aurait un incident, celui-ci resterait
limité.
Le transport routier se concentre essentiellement sur les voies autoroutières dont le
tracé a pris soin d’éviter la proximité de zones habitées. Il en est de même pour les
canalisations souterraines de transport de gaz ou d’hydrocarbure qui contournent
soigneusement les agglomérations. On ne peut cependant écarter définitivement ce type de
risque et la confrontation entre les besoins théoriques de moyens et les capacités de réponse
opérationnelle, celle-ci révélant plusieurs insuffisances :
L’absence de vecteur et de matériel pour les équipes de reconnaissance du secteur sud
du département entraîne un retard d’intervention d’une équipe de reconnaissance
permettant des actions réflexes. Le redéploiement de matériels (notamment des tenues
d’intervention de Type 1 et du matériel de reconnaissance) sur Langres permettrait
d’améliorer la réponse opérationnelle face à ce risque.
Il est nécessaire de renforcer l’encadrement de la spécialité NRBCE et déterminer un
conseiller technique qui puisse se former pour être en posture de développer cette discipline
et assurer l’appui au directeur départemental et au préfet.
Pour les interventions « paroxystique » comme un accident de chemin de fer avec plus
de trois wagons de transport de TMD en cause un recours à des moyens extérieurs au SDIS 52
s’impose.
On ne peut traiter ce risque TMD sans évoquer le projet de stockage souterrain de
produits radioactifs à Bure qui pourrait générer un trafic routier sur la RN 67 et sur le CD 60.
A l’évidence, de tels mouvements de vecteurs terrestres impliqueraient un rôle accru pour le
CIS de Joinville. Cela ne pourrait que corroborer le renforcement des capacités de ce centre
déjà préconisé dans diverses conclusions.
9.2.7 Le risque des parcs éoliens
9.2.7.1 Caractérisation
La création d’énergie à partir de la force du vent n’est pas une nouveauté technologique.
Il suffit de traverser le département pour constater que l’alimentation en eau du bétail en
plein champs recourrait à cette technique pour faire remonter l’eau à la surface. La volonté
d’utiliser des énergies renouvelables telle que la force du vent, et des incitations fiscales ont
entraîné une expansion rapide des dispositifs éoliens fournisseurs d’énergie. Ce sont ainsi
développés des parcs d’éoliennes principalement dans les départements ruraux.223
Une éolienne est formée d’un mât de hauteur généralement supérieure à 80 mètres
surmonté d’une génératrice animée par une hélice tripale.
La capacité de production d’énergie par une éolienne est de l’ordre de 2 000 kW.
A partir de 90 km/h, les hélices doivent être mises en situation d’arrêt. Les pales se
mettent alors « en drapeau » afin d’offrir une moindre prise au vent.
9.2.7.2 Risques et conséquences
Il faut admettre que les risques générés par de telles installations sont réduits. On peut
tout au plus envisager :
Un accident du travail pour des personnes chargées du montage et de l’entretien des éoliennes ;
Un effondrement de structure ou une perte de pale d’hélice suite une perte d’équilibrage ou une vitesse de rotation trop élevée. L’éclatement des hélices peut entraîner des jets d’éléments jusqu’à 250 mètres. Dans certains cas, ces incidents peuvent générer des incendies.
Dans tous les cas, le risque d’avoir un grand nombre de victimes est particulièrement
faible.
Si de telles installations sont prises en compte dans le SDACR, risques particuliers, c’est
uniquement du fait de la spécificité des interventions à réaliser sur ce type de site et qui se
limite au secours à personne victime d’un accident du travail (chute hors et dans le mât,
électrocution...).
9.2.7.3 Le parc éolien en Haute-Marne
Le parc éolien haut-marnais est en pleine expansion. Actuellement 157 éoliennes sont
en fonctionnement. Potentiellement, le département pourrait accueillir jusqu’à 300 appareils.
Bilan opérationnel
Une intervention en 2016 a mobilisé 17 sapeurs-pompiers et la participation GRIMP du
SDIS 21 à Brennes. Un technicien a été pris de malaise dans la nacelle d’une éolienne de 100 m.
Il sera pris en charge rapidement par l’équipe PIE et évacué par le GRIMP.
En 2018, deux interventions qui n’ont pas nécessité de renfort extérieur (le 12 octobre
électrocution et le 23 novembre, personne blessée, elle s’est fait rouler dessus par une
nacelle).
Au début 2018, le parc éolien pouvant être représenté sur la carte ci-dessous :Centrale éolienne de D
Mont Gimont Les Hauts Pays Les Hauts Pays Mont Gimont Est eçaenvsonsn7r) Mont Doré Hauts du Monts
15 (VESTAS V90 BECOURT IQ ASS 15 (SENVION MM92 ( ) DRAC LE) 28 Piroy (1) 11 (SENVION MM92) € )
. PO SERRUERE ET LARQUE (21 LE
ae ue nd istE En conctruction ATRSOUENT RE OUT (2) 16.11 BETHMCCURT LE HAUT (5) IS IR ISIROACL ET FRAMVERECONRT (2) 22 0 7 FFANECURT (9) 12545 SCUTHIERES (1) 35
LESCHERES SUR LE BLATSERON (3) 27282 FAN) 8789 EPSON (3) 12.12.84 RODECOURT FE) 19.202 222425 ra A re à DE FA; MEAA {
Le Blaiseron Les Hauts Pays
6 (VESTAS V100) Pays Crémont
LÉSCMÈRE SUR ELASERON (5) 122436 13 (SENVION MM92)
CHAMBRE CURT (SE) ES 42526
LEUR PILLE (SE) LABS II ANSE. FE SA 54
Centrale éolienne de
Mont Gimont
Mont Gimont Ouest Vallée Du Rognon
9 (VESTAS V90) 6 (VESTAS V100)
same pau GNDRECOONT SUR BLUISE D 234 MAREILLES Se
Coteau du Blaiseron
La Crete (3) emi Essey Les Ponts (5) Haut Chemin
En DSP ETAE]
Centrale éolienne du
Haut Pays Centrale éolienne STE du Bassigny 6
SARCICOURT 8) 2 RASE 6 (VESTAS V90}
| JS EN SASSISNNY (6) 12345
Biesles
6 (VESTAS V90)
RENE) 129456
Source de Meuse (1) H2 AIR
Plateau de Langres BCTREPNE
6 (Senvion MM92) Vannier - Amance (2)
BRENNES (233 En conctruction ORCEVEAUY (2) 4.
LERSETLLES LE MALT (2! 1.2
Le Haut de Conge
Centrale éolienne Dampierre Langres Sud
14 (SENVION MM92)
2 (Senvion 2) LAMPIERRE (4) ZS01LL3 x ÉENSOM LES HOGENT 7?
À ‘5 fi ravie Noa 1 124 ESUOMS AU CA F9 PÉSIO II 13 131415
CONCELES-LALDESMOUS (1) 25 LELCHEY (3) 143728 |
SAT SRCINIGT LES FOSSES (5) 20212225
VAFLLANT (2) 34
MESVRES SIUS CAN ANEET (27) 50
SDIS52 û 5 10 15 20 km
Bureau Cartographie a — pr] C2] céparement 4 Parc en œnsbuction Version 3 . : : Primo Intervenant Eolien @ Parc éolen Novembre 2018 Version 3 à rvenan © Materiel éolien
224
FIGURE 116 REPARTITON DES EOLIENNNES ET COUVERTURE PAR LES PRIMOS INTERVENANTS EOLIENS225
9.2.7.4 Analyse et couverture du risque
Outre la faible éventualité d’un accident majeur qui imposerait une organisation
opérationnelle et des moyens de type « ORSEC nombreuses victimes » déjà traitée par ailleurs,
il faut davantage s’intéresser à un accident du travail survenant sur ces installations, qui exige
deux temps :
Un premier temps d’abord de la ou (des) victime(s) dont l’hypothèse la plus probable serait quelle(s) soi(en)t localisée(s) en sommet du fût ou à un niveau intermédiaire. Il s’agit alors d’apporter un premier secours et éventuellement de médicaliser ; Un deuxième temps caractérisé par l’évacuation de la ou des victime(s) qui peut se faire de l’intérieur, ou par l’extérieur par des systèmes de cordages ou par voie aérienne (hélicoptère).
Ce type d’intervention nécessite des capacités techniques spécifiques GRIMP.
En 2018, la couverture du risque éolien est assurée par une équipe de Primo Intervenant
Eolien composée de 53 sapeurs-pompiers au total dont 5 infirmiers de sapeurs-pompiers et
un médecin. Ils sont répartis sur 6 centres d’incendie et de secours : SAINT-DIZIER, JOINVILLE,
CHAUMONT, NOGENT, LANGRES et LONGEAU.
L’équipe PIE a pour objectif d’assurer un premier abord de la victime, apporter les
premiers soins et éventuellement médicaliser dans des délais convenables en attendant
l’évacuation de celle-ci par le GRIMP extérieur.
Les 6 centres d’incendie et de secours concernés disposent de matériels et EPI afin de
réaliser toute ascension en sécurité et de civières adaptées afin de conditionner une victime.
Des consignes de prise d’appels au CTA-CODIS ainsi que des procédures d’engagement opérationnelles des équipes sont mises en place.
Une formation initiale de 8h a été réalisée pour l’ensemble des SP de l’équipe PIE et des
formations de maintien des acquis de 4h sont réalisées annuellement pour toute l’équipe.
Des personnels du SSSM sont formés aux risques éoliens et peuvent accéder aux nacelles
en sécurité. Ce qui n’est pas le cas des moyens paramédicaux ou médicaux du SAMU.
Néanmoins, la disponibilité de ce personnel formé reste aléatoire et l’augmentation du
nombre pourrait être une solution.
FIGURE 117 EQUIPE PIE DANS UNE NACELLE226
9.2.7.5 Conclusions :
Actuellement, l’équipe Primo Intervenant est suffisante pour répondre aux
interventions en milieu éoliens, il est nécessaire d’assurer sa pérennité.
- Poursuivre le travail de mutualisation des exercices avec les GRIMP des départements
limitrophes ;
- Poursuivre l’acquisition de matériels complémentaires et adaptés ;
- Former la chaine de commandement aux risques éoliens et aux procédures d’intervention ;
- Poursuivre la formation des primo intervenants éoliens pour le SSSM.
L’augmentation du nombre d’éolienne pourrait nécessiter le réajustement du nombre
de SP formés et une nouvelle implantation dans d’autres CIS.
9.3 Les sites à risques
9.3.1 La base aérienne de Saint-Dizier
9.3.1.1 Caractérisation
La Base Aérienne 113 (BA 113) de Saint-Dizier participe à la mission de dissuasion nucléaire de la France.
Dotée de deux escadrons de Chasse Rafale, soit une cinquantaine d’avions, la BA 113 de
Saint-Dizier représente à ce jour 1 800 personnes dont 1 700 militaires et 100 civils.
La particularité de la BA 113 est d’être doté de l’arme nucléaire pouvant être projetée
par les Rafales. Bien que le principe de conception de ces armes nucléaires rende la probabilité
d’un accident très faible, leur stationnement sur la base présente un certain nombre de
risques dus à la nature de leurs constituants (radioéléments et composants chimiques).
9.3.1.2 Définition du risque
Les risques de la vie courante :
Pour le traitement des risques de la vie courante à l’intérieur de la base, la BA113
dispose d’un service de santé et d’un service incendie. En cas de survenu d’un incident qui dépasse les capacités de la base aérienne, le SDIS 52 complète le dispositif.
Le risque nucléaire :
Le risque majorant de la BA 113 est lié à la présence de l’arme nucléaire. Un Plan
Particulier d’Intervention (PPI) a été rédigé et mis à jour en 2014. Il cite les scénarios d’accident227
pouvant survenir sur l’arme compte tenu de la conception des munitions, des procédures de
mise en œuvre et de manipulation des armes nucléaires34 :
Accident de type « chute, choc ou écrasement » (CCE).
Consécutif d’une défaillance technique ou humaine, il peut provoquer la rupture des
barrières de confinement et la dispersion de matières nucléaires contenues dans la tête
nucléaire aéroportée (TNA) ;
Accident du type « collision du véhicule mouvement de tête » (CVMT). En entraînant un choc des têtes nucléaires contre les parois de stockage, il peut
provoquer la rupture des barrières de confinement et la dispersion de matières nucléaires ;
Accident du type « incendie généralisé sous avion armé » (ISAA).
Un incendie (1 100°C, 35 minutes) provoqué par un événement initiateur externe peut
s’étendre à l’avion ou au vecteur et entraîner la rupture des barrières de confinement et la
dispersion de matières nucléaires en raison des fumées dégagées.
Il s’agit du scénario dimensionnant dont les contraintes ont défini le rayon de la zone de danger immédiat (ZDI de deux kilomètres), zone d’application dans le PPI.
Cette zone de danger immédiat concerne trois communes :
RISQUE NUCLEAIRE – COMMUNES CONCERNEES
MOESLAINS VALCOURT
SAINT-DIZIER
9.3.1.3 Analyse de la couverture
Risques de la vie courante
La couverture de ces risques est assurée par les moyens internes de la BA113 complétés
le cas échéant par les moyens du SDIS 52, tant pour le SUAP que pour l’Incendie. Les
34 interventions effectuées de 2013 à 2017 (soit 7 par an en moyenne), démontrent que la
base aérienne n’impacte pas de façon significative le risque de la vie courante pour les CIS du
secteur.
Risque nucléaire :
Le traitement de tel scénario exige des moyens complexes alliant des moyens de lutte
contre l’incendie, le dégagement des victimes et si, elles sont nombreuses, une structuration
de type ORSEC NOVI (nombreuses victimes) avec une adjonction de moyens de
décontamination d’urgence des personnes.
Deux hypothèses sont dès lors envisageables :
Le cas où les effets restent limités à l’enceinte de la base aérienne : l’autorité militaire est en charge de l’accident ou de l’incident avec des moyens propres notamment en
34 Source Plan Particulier d’Intervention BA 113, 2014.228
unité de décontamination. Les moyens de secours extérieurs n’interviennent qu’en cas de besoin ;
Le cas où les effets dépassent les limites de la BA 113 : dans cette situation extrême, la puissance publique est en charge de l’évènement avec la mise en œuvre d’un dispositif majeur de traitement de la source de l’incident (normalement à la charge de l’armée de l’air), de traitement de victimes pouvant justifier l’enclenchement d’un ORSEC NOVI, et de protection des populations (décontamination, évacuation). Cela impose des mesures internes aux communes susceptibles d’être impactées relevant d’un document d’information (DICRIM), d’un plan communal de sauvegarde (PCS).
Les missions du SDIS au niveau du risque radiologique sont de contrôler la
contamination des populations impactées et de réaliser un réseau de mesure de la
contamination de points préétablis autour de la base. Les militaires disposent également de
moyens autonomes de traitement du risque notamment en unité de décontamination mobile
mais qui pourraient ne pas être disponibles pour la population.
Les moyens en équipe RAD sur Saint-Dizier (VIRT et MCB2 des VLCG) sont une réponse
rapide sous réserve d’avoir le personnel spécialisé disponible. En effet, sur les 50 spécialistes
du département, seulement 10 sont sur les CIS du Nord du département (9 sont sur Saint-
Dizier et 1 sur Wassy).
Effectif RO Effectif Statut Niveau de qualification
Spécialités Min i Maxi Total SPP SPV PROVO N1 N2 N3 N4 Total
RAD 4 4 50 19 3 28 20 26 3 0 50
La première réponse du secteur Nord peut être complété par des moyens de Chaumont
ou de l’Etat-Major, mais ils se situent à plus d’une heure de trajet. Il paraît donc plus
intéressant de solliciter la solidarité interdépartementale (SDIS 51 ou 55) pour la couverture de ce risque dans des délais inférieurs à une heure.
CAPACITE (MD)
Objectifs Nature et moyens nécessaires
(MN)
Immédiatement
disponible
Complémentaire
possible T+2h
Delta MD/MN
Secours aux
personnes
Véhicules de secours et
d’assistance aux victimes
Véhicules de secours routier
Engins pompes incendie
Alimentation en eau
Equipe RCH
Véhicule de détection et de
prélèvement
Module de décontamination
Chaine de commandement
1 G.SAP
1 PMA
1 G.SR
1 G. INC
1 G. ALIM
1 G. NRBC et
CEPOLL
Astreinte
départementale
2 G.SAP
1 PMA
2 G.INC
Rappel personnel de
repos
Commandement en
RAD extra
départemental
VDIP
UMD229
9.3.1.4 Conclusions
La couverture des risques de la vie courante et du risque nucléaire (quand il ne sort pas
de l’enceinte de la BA 113) n’impactant pas les moyens du SDIS 52, seul le scénario de dispersion de particules radioactives à l’extérieur de la BA 113 est à analyser.
Pour cet accident, les moyens spécialisés NRBCE du département semblent insuffisants
pour assurer simultanément les missions de réseau de mesure et de décontamination de la
population, notamment dans le secteur nord. Le risque nucléaire de la BA 113 s’ajoutant à
celui des autres sites déjà cités dans le document (SOCODEI, laverie de Joinville et CIGEO)
incite à développer cette spécialité dans le nord du département.
L’appel à des renforts extra départementaux (équipe spécialisées dont RAD 3 et 4) et
même zonaux (Unité Mobile de Décontamination UMD, Véhicule de Détection d’Identification
et de Prélèvement VDIP) sont à envisager. Afin de garantir l’opérationnalité de ces renforts, il
paraît nécessaire de poursuivre et développer les exercices sur le thème radiologique
impliquant les départements limitrophes (SDIS 51, SDIS 55, SDIS 10).
Décliner dans le département, le Plan National Réponse à un Accident Nucléaire ou
Radiologique Majeur (PNRANRM).
Intégrer les dispositions des Zones Voisines d’Aérodrome (ZVA) dans les dispositions
opérationnelles de réponse
9.3.2 Le lac du Der
9.3.2.1 Caractérisation
Le plan d’eau du Der a été créé artificiellement dans les années 70 afin de réguler le
cours de la Marne et de participer à la lutte contre les inondations de la région parisienne. Il
permet dans le même temps d’augmenter l’étiage de la rivière affluent de la Seine. Il s’étend
sur 48 km2 ce qui en fait le lac artificiel le plus important d’Europe. Il présente une
profondeur maximum faible de l’ordre de 8 mètres. Il s’étend sur deux territoires
départementaux : la Haute-Marne et la Marne. Outre son rôle régulateur de crue ou d’étiage,
le lac du Der est devenu un pôle touristique majeur. Il attire annuellement plus de 1 000 000
de touristes, ce qui en fait la deuxième destination touristique de Champagne- Ardenne, après
Reims. Il dispose de 3 ports de plaisance et de 6 plages. Il est ainsi possible de pratiquer la
voile, la baignade, et les sports nautiques motorisés. Des pistes cyclables sur 250 km
ceinturent le plan d’eau. Les 6 000 hectares de surface aquatique ont permis le développement d’une faune ornithologique majeure.
Enfin, des campings et quelques hôtels complètent l’offre touristique.230
9.3.2.2 Risques et conséquences
Cette analyse est fournie en annexe et énumère ces risques :
Noyade d’un individu lors d’une baignade ou suite au chavirage d’une barque ou d’un autre moyen nautique ;
Noyade collective suite à l’échouage ou naufrage d’un bateau touristique (capacité de 100 personnes maximum pour le bateau « Au fil de l’Eau ») ;
Collision de vecteur nautique ;
Pollution de l’eau par hydrocarbure ;
Pollution de l’eau par produit chimique.
Les conséquences resteront confinées aux limites de l’étendue d’eau. Pour ce qui
concerne spécifiquement les risques de pollution aquatique on peut imaginer une atteinte de
l’écosystème.
Auxquels s’ajoutent les risques de rupture de barrage, d’inondation, de transport
collectif par bateau et les risques bâtimentaires déjà traités dans d’autres parties.
9.3.2.3 Analyse et couverture des risques :
Une analyse spécifique et interdépartementale a été menée en 2015 par le SDIS 51 et le
SDIS 52 au sujet du lac du Der-Chantecoq. Elle avait pour objectif de mutualiser la couverture
des risques. Elle est annexée en l’état à ce document.
Il s’avère que les moyens de plongée de la Marne (embarcation 90cv) est plus adaptée
à un usage sur une étendu d’eau telle que le Lac du Der. Cependant, la proximité des plongeurs
de Saint-Dizier les placent en première réponse face à un risque nautique (excepté lors de la
tenue du poste de secours du 51 à Giffaumont le weekend en période estivale).
Un plan ETARE interdépartemental a été créé et testé lors de deux exercices
préfectoraux.
9.3.2.4 Conclusions
Les conclusions ci-dessous émanent de l’analyse spécifique du Lac du Der de 2015. Les
dispositions qui ont été prises entre 2015 et 2017 ont été retirées :231
Concernant les risques du tourisme :
L’absence de la spécialité SAV dans les deux départements. Cependant, par équivalence
les plongeurs sont titulaires de cette unité de valeur. Une réflexion globale sur la création
d’une spécialité aquatique englobant les spécificités aquatiques, subaquatiques, la conduite
de bateau et la formation aux risques inondations serait sans doute justifiée.
Il semble judicieux de réfléchir à une réorganisation de la réponse opérationnelle face
aux risques nautiques sur le lac qui prenne en compte une mutualisation des moyens et des
ressources des deux départements concernés (51 et 52) tant humain que matériel.
9.3.3 Centre Meuse – Haute-Marne de l’ANDRA
9.3.3.1 Caractérisation :
A cheval sur la Meuse et la Haute-Marne, l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets
Radioactifs (ANDRA) exploite depuis plusieurs années le Centre Industriel de stockage
Géologique (CIGEO), laboratoire de recherche souterrain sis sur la commune de Bure (55) et
sur l’emprise de la commune de Saudron (52).
A terme, il est envisagé l’implantation d’un centre de stockage réversible profond pour
des déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à période longue dans les
formations géologiques. Cette installation aurait une emprise en surface de 600 hectares,
voies de circulation comprise. Le chantier pourrait être lancé en 2022 pour une mise en service
en 2030, avec une phase de test pendant cinq ans.
Pendant cent ans, les 70 000 mètres cubes de déchets de moyenne activité et les 10 000
mètres cubes de déchets vitrifiés de haute activité à vie longue (MAVL et HAVL) issus des
combustibles irradiés, devront pouvoir être retirés si une meilleure solution s’impose.
A défaut, les puits seront fermés et scellés, les barrières de métal et de béton isolant les
déchets, associées aux qualités de l’argile, devant confiner les radionucléides pour plusieurs
centaines de milliers d’années, pour réduire leur dangerosité.
La construction initiale
La construction initiale de CIGEO démarrera dès l’obtention du décret d’autorisation de
création, prévue en 2022. Elle comprendra :
- Un ensemble de bâtiments, notamment le bâtiment nucléaire où seront réceptionnés,
contrôlés, préparés et à partir duquel seront descendus les colis de déchets ;
- La descenderie (tunnel incliné permettant d’acheminer les colis de déchets vers
l’installation souterraine) ;; ï
DE DE LA DEMANDE AUTORISATION DE CRÉATION DE CIGÉO D'AUTORISATION DÉCRET D'AUTORISATION AUTORISATION MISE EN SERVICE
ET LA RÉVERSIBILITÉ DE CRÉATION DE CRÉATION DE MISE EN SERVICE COMPLÈTE
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industrielle pilote
CARACTÉRISATION DU SITE, ARCHÉOLOGIE PRÉVENTIVE è & AMÉNAGEMENTS PRÉALABLES t {ciôture, terrassement. s
préparation des raccordements en eau, étectricité, etc.) .
232
- Des puits (puits verticaux reliant l’installation souterraine à la surface et utilisés pour
le transfert des personnes et des matériaux et pour la ventilation) ;
- Les premiers ouvrages souterrains.
L’exploitation et la construction progressive
Le stockage sera exploité pendant plus de 100 ans et construit de manière progressive
au fur et à mesure de l’arrivée des colis.
Les premiers ouvrages à réaliser seront les installations nécessaires aux travaux
souterrains et au démarrage de l’exploitation. Après la mise en service du stockage, la
construction de l’installation souterraine se fera progressivement par tranches successives.
Les zones en construction seront physiquement séparées des zones en exploitation. Cette
séparation sera également réalisée pour les circuits de ventilation ; les galeries de transfert
des colis disposeront d’une alimentation en air frais indépendante de celle des galeries de
travaux.
Le planning du projet35
35 Source ANDRAANSE Phitarieri k ZONE COMBUSTIBLE:
JUN il ji NE HE Tr a
EE DE D BILAN EN ALAIN AUU LRU AUS A TE HUE [TN nn nr L TT Li TN Hs au TT (fl NUL ‘il M ll LU I Li un dt nn Hart
233
L’installation
souterraine à terme
Elle aura une emprise
de 15 km², 270 km de
galeries et alvéoles à 500
mètres de profondeur.
Les installations en
surface
Les installations de surface de CIGEO seront réparties sur deux zones (zone descenderies
et zone puits) distants de quelques kilomètres.
La surface pour la zone descenderie sera de 280 hectares, cette zone sera composée :
D’un secteur nucléaire regroupant les installations nécessaires à la réception et au contrôle des colis, à leur conditionnement en colis de stockage et à leur regroupement avant leur transfert vers les alvéoles de stockage ;
D’un terminal ferroviaire ;
Des équipements nécessaires au fonctionnement des installations (comme les postes électriques par exemples) ;
De bâtiments d’accueil pour les visiteurs ;
De zones de vie pour les travailleurs (restaurants, locaux sociaux, bureaux...) ; D’un centre de secours dédié à la défense du site.
Pour la zone des puits, la surface sera de 270 hectares dont 182 hectares pour les verses.234
Bien que les puits actuels et les installations de surface soient à ce jour basés
exclusivement en Meuse, le comité de haut niveau a acté la localisation de la descenderie du
futur stockage en Haute-Marne.
Les convois nucléaires
Les colis de déchets seront très majoritairement acheminés par voie ferroviaire jusqu’à
CIGEO.
Au démarrage de l’installation, envisagé au premier trimestre 2031, les flux sont estimés
à environ 5 trains par an, puis 10 à 20 par an jusqu’à la fin de la phase industrielle pilote.
Ensuite, le flux s’intensifierait pour atteindre un train par semaine avec l’objectif de 4 colis par
semaine.
Les colis de déchets en provenance de Valduc (Côte-d’Or) seraient transportés jusqu’à
CIGEO par voie routière. Le flux est estimé à un peu plus d’une centaine de camion au total.
9.3.3.2 Risques et conséquences
Dès que cette installation abritera des produits radioactifs (horizon 2025), elle deviendra
une Installation Nucléaire de Base (INB) qui sous réserve d’une éventuelle évolution
réglementaire, nécessitera l’élaboration d’un Plan Particulier d’Intervention (PPI)
interdépartemental.
Préalablement, pendant la phase de travaux le risque est essentiellement un risque
minier (effondrement de galeries, maniement d’explosifs). Un stockage non permanent
d’explosifs est existant sur le site. Le risque incendie est présent également par l’exploitation
des engins d’excavation et les échauffements qui peuvent se produire.235
Les travaux à venir vont générer des transports, un transit supplémentaire par voie
routière et un développement de la population avec les ouvriers. Les collectivités sont en
cours d’étude pour un contrat de développement du territoire afin de les accueillir.
Si jusqu’à présent le territoire haut-marnais a été peu concerné par les travaux réalisés,
des opérations de terrassement et de creusement devraient prochainement démarrer. En
toute logique, le développement du chantier entraînera une augmentation d’activité et en
corollaire, celle des risques sur ce territoire.
La couverture opérationnelle existante permet de répondre à la faible sollicitation
actuelle sur cette frange de notre département. Toutefois, cette réponse reste fragile et il
convient de la conforter (cf. Figure 2 Couverture du territoire depuis les cis du sdis52 et Figure
16 repartition des sortiesmoyennes journalieres des vsav par centre de secours).
Il est également constaté que cette zone est mal desservie par le réseau ANTARES ce qui
est préjudiciable aux interventions. Un renforcement de l’infrastructure nationale partagée
des transmissions (INPT) doit être réalisé par la direction des systèmes d’information et de
communication du secrétariat général pour l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI/DSIC).
Outre les risques intrinsèques évoqués supra, à l’instar d’autres projets controversés,
une menace d’installation d’une « Zone A Défendre » (ZAD) est à craindre. Les risques sont
abordés dans la partie sur les Risques Sociaux et Sociétaux ci-après.
9.3.3.3 Conclusions
L’amélioration de la réponse opérationnelle pourrait être réalisée par tout ou partie des
mesures suivantes :
- Création ex nihilo d’un centre de première intervention dans un triangle formé par les
communes de Saudron à l’ouest, de Laneuville-aux-Bois à l’est et par la commune d’Epizon au
sud ;
- Mise en place de gardes postées dans des CIS haut-marnais existants ;
- Mutualisation interdépartementale d’un centre d’intervention, en développant la structure
existante à Bure si ses conditions d’exploitation le permettent.
La convention de prévention et de couverture des risques liés à l’exploitation du
Laboratoire de recherche souterrain entre l’ANDRA et le SDIS de la Meuse expirera le
1er septembre 2019.
Cette échéance pourrait être l’occasion d’établir une convention mutuelle tripartite
entre l’ANDRA, le SDIS de la Meuse et le SDIS de la Haute-Marne.236
Indépendamment de cette possible évolution, afin de prendre en compte les risques de
ce secteur et le défaut de couverture SUAP et INC, il conviendrait de créer un poste d’officier
de sapeur-pompier chargé de développer une réponse opérationnelle conjointe, ou à minima
concerter, entre les deux SDIS de la Meuse et de la Haute-Marne, en liaison avec l’exploitant.
Cette réponse devra intégrer :
- L’analyse des risques spécifiques à CIGEO ;
- Un travail de prévision et de recensement des procédures d’interventions ;
- La contribution à l’élaboration de procédures d’intervention interdépartementales
partagées ;
- La vérification de la pertinence et de l’efficacité des dispositifs de couverture des
risques courants qui augmenteront avec l’augmentation prévisible de la population et de flux
de circulation ;
- Le montage d’exercices de sécurité civile interdépartementaux réguliers ;
- L’élaboration en lien avec l’exploitant et les forces de l’ordre d’une coordination pour
répondre au risque de ZAD ;
- L’adaptation de l’équipement du groupe d’extraction (GEX) par rapport à ce risque
(protection complémentaire) ;
- La contribution à l’information et à la formation des primo intervenants sur les
reconnaissances de longue durée et aux agents formés aux risques radiologiques du SDIS de
la Haute-Marne.
Ce poste d’officier, n’étant pas prévu au tableau des effectifs, le SDIS 52 sollicitera sa
prise en charge par l’exploitant.237
9.4 Les risques sociaux et sociétaux
Ce type de risque est généralement classé en quatre types principaux :
Rassemblement de foule ;
Mouvements sociaux ;
Flux migratoire ;
Attentats ;
Piratage des systèmes d’information.
9.4.1 Rassemblement de foule
9.4.1.1 Caractérisation
Les grands rassemblements sont des regroupements localisés dans l’espace et dans le temps
d’un nombre très important de personnes. Ils peuvent avoir lieu à l’extérieur ou à l’intérieur d’un
établissement ou d’une enceinte. Ces manifestations peuvent être à l’origine de troubles de l’ordre
public et de mouvement de foule ou de panique. Elles peuvent donner lieu dans ces cas à de
nombreuses victimes.
En Haute-Marne, les principaux rassemblements de foule sont les suivants :
Lieu Manifestation Durée Nombre de visiteurs Saint-Dizier Musical’été 3 jours 60 000 sur 3 jours (record à 37 000 personnes sur 1 jour)
Montier-en-Der Festival international de la
photo animalière
3 jours 37 000
Châteauvillain Salon des plaisirs de la chasse
et de la nature
2 jours 30 000
Chaumont Festival international de
l’affiche et des arts
graphiques
2 jours 10 000
Villegusien-le-Lac Festival musical « Le chien à
plumes »
3 jours 25 000
Saint-Dizier Meeting aérien de la BA113 2 jours (une fois tous les 5 ans) 40 000
Semoutiers Rassemblement évangélique 10 jours (une fois tous les deux ans environ)
30 000 à 40 000
Chaumont Fête du grand pardon 2 jours (lorsque la St Jean- Baptiste coïncide avec un
dimanche)
30 000
9.4.1.2 Analyse et couverture des risques :
Ces grands rassemblements créent un risque important de secours à personne (risque de la
vie courante dû au rassemblement au même endroit de nombreuses personnes et mouvement de
panique) qui peut nécessiter le pré-positionnement d’un détachement aux abords du site.
La couverture se fait également par la montée en puissance du dispositif pouvant aller
jusqu’au déclenchement des moyens de l’ORSEC NOVI.238
9.4.1.3 Conclusions
La présence de manifestations proches d’autres départements (Saint-Dizier) nécessiterait en
cas d’accident grave l’intervention des SDIS limitrophes dont l’interopérabilité des pratiques
(Commandement ou SINUS) n’a pas été testé. Des exercices interdépartementaux sont à
privilégier.
9.4.2 Mouvements sociaux
9.4.2.1 Caractérisation :
Les mouvements sociaux ne résultent plus seulement d’une action syndicale qui affirme la
primauté de la mobilisation, sur les pratiques de négociation, mais désormais aussi d’un élan
contestataire et populaire fort.
Les actions visent en générale à appuyer les revendications des manifestants, par
l’occupation de voies d’accès, de sites et l’expression ou la mise à exécution de menaces de toutes
natures (notamment liées à des dégradations des moyens de production ou des biens publics).
En cas d’emploi ou de détournement des produits dangereux employés sur les sites de production, des risques importants peuvent être générés.
Dans le département de la Haute-Marne relativement industrialisé et agricole, les
mouvements syndicaux ou fédéraux existent sans qu’il y ait eu, jusqu’à présent, un impact
important sur les missions du SDIS.
Par contre, depuis plusieurs années, une Zone A Défendre se crée autour du laboratoire
Meuse/Haute-Marne de l’ANDRA. Des affrontements entre les ZADISTES et les forces de l’ordre
ont eu lieu à plusieurs reprises et sont susceptibles de devenir de plus en plus fréquents dans
l’avenir en fonction de la concrétisation du projet d’enfouissement des déchets radioactifs.
Les manifestations de ZADISTES ont requis le déclenchement du Groupe d’Extraction pour
approcher les victimes (manifestants ou forces de l’ordre) en sécurité. Une homogénéisation des
pratiques entre les SDIS de la Haute-Marne et de la Meuse pour intervenir efficacement.
Dans ce cadre des troubles à l’ordre public et des actes de violence sont susceptibles de se
produire.
L’intervention des sapeurs-pompiers durant l’hiver 2018-2019, par le mouvement des
« Gilets jaunes » crée un nouveau risque du fait de l’impossibilité de circulations sur certains axes
et le retard entraîné pour les secours.239
9.4.2.2 Conclusion :
Un ordre d’opération identique doit être maintenu entre la Meuse et la Haute-Marne.
Le GEX doit être renforcé.
Un travail en commun devra être conduit avec les forces de sécurité intérieure, notamment
la gendarmerie nationale, afin d’élaborer des procédures adaptées d’intervention des secours en
tenant compte du retour d’expérience de la ZAD de Notre Dame des Landes (44).
9.4.3 Flux migratoire
9.4.3.1 Caractérisation :
Le département de la Haute-Marne est sur un axe de passage migratoire pour atteindre la
zone de Calais, ce qui a généré 17 interventions par an depuis 2017 essentiellement sur
l’autoroute, les migrants embarquant clandestinement dans les camions. Par conséquent, les
personnels intervenants sont confrontés à la barrière de la langue, à des conditions de transports
et de vie difficiles qui peuvent nécessiter des prises en charge médicales plus poussées (cas de
gale, pathologie diverse, …).
Le risque d’être confronté à un camion frigorifique transportant des migrants ne doit pas être écarté (Cf. feux en Autriche avec 71 victimes).
Des centres d’hébergement sont installés dans le département, Les intervenants peuvent
être confrontés à des heurts potentiels entre groupe ethniques différents et/ou des tensions avec
la population locale. Les problèmes de bandes issues des ethnies sont également à intégrer.
Une gestion d’un afflux de migrant se fera également avec les Associations Agréées de
Sécurité Civile qui peuvent mobiliser des moyens humains et matériels en compléments des
moyens SDIS.
9.4.3.2 Analyse et couverture
La couverture de ce risque est assurée par les moyens des risques de la vie courante,
néanmoins le renfort de traducteurs par le biais d’un abonnement au CTA-CODIS ou à un réseau
capable d’intervenir in-situ s’avère nécessaire.
Ces risques sont aussi très sensibles médiatiquement et requièrent une attention particulière
sur la remontée d’information.
9.4.3.3 Conclusion
Maintenir un état de connaissance et de vigilance des équipes sur ce risque et des modalités
de traitement de l’information.240
9.4.4 Menaces « attentats »
9.4.4.1 Caractérisation
Le COTRRIM de la zone de défense et de sécurité EST a relevé que la menace représentée
par le terrorisme se caractérise par son caractère diffus, qui implique que chaque point du
territoire peut devenir la cible d’une attaque terroriste d’ampleur plus ou moins importante. Les
éléments récents montrent que la province n’est pas épargnée par des actes terroristes.
De par sa situation géographique intermédiaire, la Zone de Défense Est constitue une zone
de transit potentielle pour des individus malveillants.
Le SDIS 52 applique les mesures de la posture permanente de sécurité du plan VIGIPIRATE.
Les attaques terroristes de 2015 et 2016 et les dispositions législatives adoptés en 2016, ont
conduit à une révision du plan gouvernemental de vigilance, prévention et protection face aux
risques terroristes, depuis le 1er décembre 2016.
Sa démarche repose sur trois grands principes :
Une méthode croisant l’évaluation de la menace et l’analyse des vulnérabilités ; Une organisation par domaine d’action identifiant les leviers qui permettent de réduire les vulnérabilités en fonction de l’intensité de la menace ;
Une approche par objectifs de sécurité permettant de choisir les mesures les plus adaptées dans une logique de juste suffisance.
Le dispositif comporte un niveau de vigilance et un niveau d’alerte attentat.
En cas d’attentat mettant en jeu des substances NRBCe (nucléaires, radiologiques,
biologiques, chimiques ou explosives), le plan gouvernemental NRBCe et ses déclinaisons locales
ainsi que les circulaires 007, 700, 750, 800 et 747 décrivent la doctrine nationale dictant la réponse
interservices pour protéger les populations.
Les attaques chimiques sont déjà une réalité dans le monde (Syrie, mai 2015). Pour les
spécialistes du renseignement, cette menace est qualifiée de vraisemblable car on peut observer
:
Un renouveau des méthodes permettant de créer le « buzz » et d’entretenir un climat anxiogène ;
La diffusion rapide des techniques d’attaque ;
Le recrutement de « sachant ».
Mais les attaques sont aussi menées par des moyens pauvres et peu techniques comme les
voitures béliers lancées dans la foule.241
9.4.4.2 Analyse et couverture du risque
Le SDIS 52 doit se préparer à des attentats protéiformes sur son territoire.
Un attentat dans le département pourrait engendrer de nombreux blessés potentiellement
par balle.
La présence de matière NRBCe peut requérir des connaissances particulières de
décontamination ou de prise en charge des victimes.
La couverture du risque est réalisée par les moyens de SUAP potentiellement organisés en
ORSEC NOVI (avec SINUS) par l’appui du Groupe d’EXtraction (GEX) assurant une protection
balistique pour l’extraction des victimes de la zone dangereuse et par les spécialistes NRBCe.
Le risque de sur-attentat requiert également une préparation conjointe des équipes à
intervenir sous protection des forces de l’ordre.
9.4.4.3 Conclusions
Il est nécessaire que le SDIS 52 entretienne les compétences des personnels face à ces
attentats de masse (utilisation de sinus), il doit disposer de suffisamment de personnels formé à
l’utilisation des équipements de protection balistique (groupe GEX).
Augmenter les effectifs du GEX.
Réaliser des formations et exercices interservices sur le thème des attentats.
9.4.5 Atteintes des infrastructures du SDIS
9.4.5.1 Défaillance des opérateurs de télécommunication
Les opérateurs de téléphonie fixe ou mobile font l’objet de vulnérabilités qui pourraient avoir
des répercussions sur le fonctionnement du SDIS 52.
Ces vulnérabilités peuvent avoir pour origine des causes purement techniques ou humaines :
Défaillances du transport de l’électricité alimentant les équipements techniques ; Défaillances techniques des réseaux (logicielles ou matérielles) ;
Inondations ou feux d’équipements techniques (nœuds répartiteurs d’abonnés, sous répartiteurs, station radioélectriques) ;
Saturation des réseaux suite à un évènement très médiatique (explosion de l’usine d’AZF par exemple) ;
Cyberattaque informatique sur les logiciels d’exploitation.
Les forces de l’ordre peuvent également, en cas d’attentat terroriste, demander aux
opérateurs de téléphonie mobile de mettre hors service tout ou partie de leur réseau afin de
sécuriser une zone géographique.242
Les moyens de déclenchement appartenant au SDIS(POCSAG), les impacts sur le SDIS d’une
telle défaillance seraient mineurs car les moyens de déclenchement ne sont pas basés sur les
réseaux de téléphonie mobile (les SMS restent un confort d’utilisation).
En revanche, un des 3 vecteurs d’alerte des CIS est basé sur le réseau fibre Haute-Marne
Numérique (réseau HMN) du Conseil Départemental qui relie 18 centres dont l’Etat-Major, les CIS de Chaumont, Saint-Dizier et Langres.
Le départ du réseau fibre se trouve au Centre Administratif Départemental, dont les
conditions de sécurité sont indépendantes du SDIS.
Les fibres sont établies le long du réseau routier avec des armoires situées en bordure de
voirie. Celles-ci sont susceptibles d’être détériorées par un accident routier ou un acte de
malveillance. Les conséquences d’une rupture de la fibre seraient la perte d’un des vecteurs de la
gestion de l’alerte, la perte du réseau téléphonique des fax et des incidences sur le travail
administratif.
Les CIS qui ne sont pas reliés à la fibre sont raccordés à TL Système qui est un réseau filaire
pour la gestion de l’alerte et administrative. A ce jour en cas d’interruption de service, il n’a pas
été contracté d’obligation sur un délai de remise en état du réseau. Ce qui est une fragilité.
La redondance de ces vecteurs d’alerte permet de fiabiliser l’engagement des secours,
cependant leur fonctionnement dépend d’entreprises ou d’établissements sur lesquels le SDIS ne
possède pas d’autorité.
Des travaux de fiabilisation doivent être entrepris avec ces autres acteurs.
9.4.5.2 Défaillance des réseaux radioélectriques opérationnels
Le SDIS 52 dispose de réseaux de travail (opérationnel, débordement, commandement,
sécurité accueil et SSU) fonctionnant sur le réseau ANTARES.
La gestion technique de ces réseaux de travail est assurée par les services de l’Etat.
Les vulnérabilités de ces réseaux peuvent avoir pour origine des causes purement
techniques :
Défaillances du transport de l’électricité alimentant les équipements techniques ; Défaillances des réseaux (logicielles ou matérielles), car la coupure de ligne spécialisée est imputable à un opérateur privé ;
Brouillages ou cyberattaques sur les logiciels d’exploitation. A priori pas de vulnérabilité car sécurisé par le réseau Interservices de l’Etat (RIE).
Les locaux techniques du réseau ANTARES sont à la préfecture. La défaillance des onduleurs
entraîne la perte du lien ANTARES, de la géolocalisation et l’utilisation des statuts (cette panne
s’est déjà produite en septembre 2018).243
9.4.5.3 Sécurisation des locaux des CIS et de l’Etat-Major
Les locaux du SDIS (CIS ou Etat-Major) sont accessibles facilement pour permettre aux
sapeurs-pompiers d’agir plus rapidement. Cependant, cette fluidité rend les locaux vulnérables.
Dans le cadre d’une menace permanente d’atteinte des services de l’Etat et afin de garantir
la résilience du système de secours départemental, il est nécessaire d’améliorer le contrôle de
l’accès aux différents sites pour notamment retarder et diminuer l’impact d’une intrusion.
Notamment et surtout sur les organes de réponse opérationnelle comme le plateau partagé 15-
18.244
Les orientations du SDACR 2019
SDACR 2019
10
PartieAMBITION 1.
Préconisation 1.
Préconisation 2.
Préconisation 3.
245
10 LES ORIENTATIONS DU SDACR 2019
De l’analyse des risques de la vie courante ou des risques complexes, il résulte des
orientations quinquennales pour le SDIS 52 qui se traduisent par 5 ambitions :
AMELIORER LA PERFORMANCE ET L’EFFICIENCE DE LA
REPONSE.
Poursuivre et développer les indicateurs de performance opérationnelle
De nombreux indicateurs opérationnels sont mis en place et doivent être maintenus afin
de garantir un suivi fiable de l’activité. Le taux de rupture des CIS et des bassins de coopération
doit être poursuivi et affiné. Dans le cadre d’un SDACR dynamique, il faut envisager la dotation
d’un outil logiciel de pilotage permettant d’extraire des statistiques en continue et en temps
réel.
Suivre la valorisation socio-économique de l’activité opérationnelle
La valorisation de l’action opérationnelle du SDIS 52 s’inscrit pleinement dans une
démarche de performance publique intégrant les enjeux financiers, économiques, sociétaux
et opérationnels. Le SDIS 52 doit pouvoir disposer d’arguments économiques pertinents et
d’outils d’aide à la décision pour justifier de ses dépenses mais également pour communiquer
sur la place des sapeurs-pompiers comme véritables acteurs économiques de terrain. En effet,
les coûts évités pour la collectivité par la préservation des vies, d’un outil de production, du
milieu naturel sont susceptibles d’être mesurés de manière simple et pertinente. Le SDIS doit
avoir pour objectif de mettre en place des indicateurs opérationnels à valoriser afin de
répondre à ce contexte.
Assurer une veille technologique et organisationnelle
Inclure, dans la charge du SDIS, du temps et des moyens financiers dédiés à la
prospective des matériels, des techniques et des organisations avec un lien de communication
court avec le directeur départemental.
Faire participer les personnels du SDIS (sapeurs-pompiers ou Personnels Administratifs
ou Techniques) à des rassemblements thématiques (conférences, groupes de travail,
formations) pour garantir la veille technologique et la prise de recul.
Assurer une veille et un recensement des risques émergents (réseaux de distribution de
gaz privés, modification des risques industriels).Préconisation 4.
®
Préconisation 5.
©
Préconisation 6.
®
Préconisation 7.
246
Garantir le retour d’expérience comme source d’amélioration
Le RETour d’EXpérience (RETEX), tant opérationnel qu’organisationnel doit être inclus
dans le fonctionnement de l’établissement. Il doit rester formalisé et ouvert à toute idée
émergente par une large diffusion et des accès à distance. Les remarques de RETEX doivent
conduire à une prise en compte dans le développement des compétences.
Spécialiser certains de nos préventionnistes à moyen terme dans des missions de
Recherche des Causes et des Circonstances d’Incendie (RCCI) afin d’améliorer nos pratiques
opérationnelles et de capitaliser sur les sinistres intéressant notamment les habitations (les
plus meurtriers) et les établissements recevant du public.
En lien avec le risque incendie
Favoriser l’innovation interne
La recherche et la spécialisation de sapeurs-pompiers permet de pousser les pratiques
et d’animer des dynamiques d’acquisition de compétences. Des groupes de travail doivent
être créés ou développés sur plusieurs thématiques (Incendie, secours routier, SUAP,
prévision etc..) afin de faire émerger des idées innovantes permettant l’adaptation de
l’établissement à son environnement.
En lien avec le secours routier, les risques émergents.
Développer les compétences liées à la compréhension du système feu
Le risque bâtimentaire (grands entrepôts, bâtiments d’habitation) et l’activité
opérationnelle pour feu nécessitent le développement des compétences liées à la
compréhension du système feu afin d’être plus efficient (rapidité ou consommation d’eau
adaptée au besoin) dans la réponse du SDIS. La formation aux caissons de l’EDSP doit être
généralisée et renouvelée à l’ensemble de l’effectif.
En lien avec la formation et les risques bâtimentaires.
Développer la prévention et la prévision
Développer les fonctions de prévention par une réorganisation du fonctionnement des
commissions et par la mise en place de la Prévention Appliquée à l’Opération (PAO).
Développer la fonction de prévision par la poursuite de la répertoriation, du suivi des risques
industriels, agricoles, bâtimentaires et de la Défense Extérieure Contre l’Incendie.
En lien avec la prévention des risques bâtimentaires, les risques industriels et agricoles et l’alimentation en eau.AMBITION 2.
Préconisation 8.
©
Préconisation 9.
©
Préconisation 10.
247
CONTENIR LE NOMBRE DES INTERVENTIONS ET LEUR
IMPACT SUR LA COUVERTURE DES RISQUES.
Maintenir et développer le centre partagé 15-18-112
Le centre partagé 15-18-112 présent en Haute-Marne est le premier outil permettant
une meilleure répartition des missions entre les acteurs. Les outils et modes opératoires
doivent être travaillés pour lier d’avantage les entités (SAMU, SDIS, Viabilité Hivernale) et un
élargissement vers l’ATSU ou les forces de l’ordre doit être envisagé.
En lien avec la chaîne d’alerte et le SUAP.
Mettre à jour une convention SUAP qui recentre le SDIS sur ses missions
urgentes de secours
Mettre à jour une convention SUAP intégrant chacun des acteurs (SDIS, SAMU, ATSU
mais aussi AASC) en garantissant le respect des missions de chacun.
Revoir dans le cadre de cette convention et en concertation avec l’ARS, les conditions
de réalisation de certaines missions relevant de l’assistance et/ou de l’action sociale
(brancardages, relevages, appuis logistiques des SMUR, indisponibilités).
Cette convention devra également renforcer l’assistance mutuelle SMUR inter
départementale sur les territoires limitrophes (Bar sur Aube, Neufchâteau), et encourager
l’utilisation de moyens héliportés (HéliSMUR et du Dragon 25 médicalisé) pour accélérer le
temps de retour à la disponibilité des engins et des équipages.
Encourager en concertation avec l’ARS l’abandon du « tout hospitalisation » donc du «
tout évacuation » dans les situations ou l’état de la victime le permet (recours à la télé
médecine le cas échéant). Inciter l’évacuation des victimes vers des structures alternatives aux
centres hospitaliers (maison médicale)
En lien avec le SUAP.
Créer une mission du type « levée de doute » dans les établissements
de santé
Afin de diminuer l’impact des engagements pour SUAP dans les établissements de soins,
créer une mission s’effectuant en binôme avec du matériel, garantissant la disponibilité d’un
vecteur VSAV et facturer cette intervention aux établissements bénéficiaires.
En lien avec le SUAP.Préconisation 11.
©
Préconisation 12.
248
Réduire les interventions pour carence d’ambulanciers privés
Optimiser les engagements pour carence par diverses sortes d’organisation :
temporisation des carences qui le justifient voire même planification des carences,
détermination de CIS de carences qui peuvent intervenir tout en garantissant la disponibilité
nécessaire au secteur, s’aligner sur l’organisation des ambulanciers privés pour effectuer les
mêmes missions : équipage à 2SP). Appuyer la création d’une garde préfectorale
ambulancière le samedi.
En lien avec le SUAP.
Diminuer la durée des interventions
Systématiser les évacuations vers des centres hospitaliers du département sauf pour les
cas spécifiques prévues dans la partie sur les évacuations.
Privilégier les transports vers les centres hospitaliers des autres départements par des
autres vecteurs (Public ou privés dont les moyens héliportés) quand l’état de la victime le
permet.
Equiper nos ambulances et nos véhicules d’aide médicale de moyens de télé médecine
afin de moderniser nos outils de diagnostic et de soin (multi paramétrique avec télé
transmission). Développer la capacité de nos intervenants à exploiter ces outils et en faire
bénéficier la régulation médicale du SAMU (levée de doute, destination ou laissé à domicile,
adaptation de la réponse) afin d’éviter les évacuations non obligatoires.
En lien avec le SUAP.
Privilégier l’attaque massive des incendies pour stopper rapidement une propagation
puis contrôler le désengagement rapide des engins pour recouvrir les secteurs et diminuer les
durées d’intervention.
En lien avec l’incendie
Poursuivre les travaux d’amélioration de la Défense Extérieure contre l’Incendie en
renseignant la base de donnée départementale avec les données capacitaires de points d’eau
du département et en travaillant étroitement avec les élus pour l’optimisation des solutions.
En lien avec l’incendie et la préventionAMBITION 3.
Préconisation 13.
®
Préconisation 14.
©
Préconisation 15.
©
Préconisation 16.
249
MAINTENIR ET DEVELOPPER LA CAPACITE HUMAINE DE
REPONSES.
Soutenir les CIS en difficulté de disponibilité
Augmenter la disponibilité du volontariat dans ces CIS (par le recrutement ciblé
notamment au sein des collectivités locales où le volontariat peut être encouragé ou dans des
milieux professionnels présents en zone rurale) et si besoin, organiser une permanence en garde postée complémentaire des astreintes pour assurer les départs journaliers.
En lien avec la disponibilité des CIS
Diversifier le recrutement des sapeurs-pompiers volontaires
Diversifier le recrutement par la possibilité de n’exercer que la mission de Secours
Urgente Aux Personnes.
En lien avec l’effectif
Diversifier le recrutement par le développement de la féminisation en prévoyant les
dispositifs adéquats (bâtimentaires, équipements de protection individuelle, organisation).
En lien avec l’effectif
Développer le SSSM
Développer l’activité opérationnelle du SSSM notamment dans le cadre du Soutien
Sanitaire en Opération (SSO) afin de protéger les sapeurs-pompiers intervenants.
Poursuivre le recrutement de médecins et infirmiers permettant de garantir une
meilleure répartition de la charge du suivi de l’aptitude.
Lien avec les effectifs et le SUAP.
Développer la chaîne de commandement
Augmenter le nombre de chefs de groupe et de chefs de colonne permettant de garantir
la permanence de la chaîne de commandement et d’assurer des missions supplémentaires
telles que l’officier de sécurité. L’investissement de cadre en tant qu’animateur dans les
formations Gestions Opérationnelles et Commandements de l’ENSOSP permettrait de
développer des compétences pour animer les formations initiales et formations de maintien
des acquis dans le département. La réalisation d’exercices dimensionnés chef de site
(9 officiers) devant être effectué chaque année au regard des risques du département.
En lien avec la chaîne de commandement.Préconisation 17.
©
Préconisation 18.
©
Préconisation 19.
250
Développer les spécialités (NRBCE, GEX, PLG)
Augmenter le nombre de spécialistes RAD de façon à garantir sur le département une
permanence de réponse d’une équipe reconnaissance ou intervention par arrondissement
capable de se compléter et de créer une équipe RAD (2 équipes et un chef de Cellule) en moins
d’une heure sur tout le département.
En lien avec le risque TMD, les sites à risque BA113 et CIGEO et les risques sociaux et sociétaux
Augmenter le nombre de spécialistes GEX en élargissement le type de recrutement aux
sapeurs-pompiers professionnels ou volontaires qui ne sont pas militaires de façon à garantir
un effectif minimum journalier.
En lien avec les risques émergents
Améliorer la couverture du risque aquatique, notamment dans le sud du département,
par un développement de l’équipe risque nautique (SAV et SAL) par l’adaptation des
formations et du matériel aux risques locaux (Surface Non Libre) en prenant en compte une
défense mutualisée avec les autres départements (Lac du Der et plongeurs spéléos
notamment).
En lien avec risque inondation, activités de loisir et site à risque Lac du Der.
Développer les matériels adaptés aux risques émergents
Pour le SUAP, augmentation de la capacité de prise en charge des victimes de poids
supérieur à 200 kg. Développer les compétences de prise en charge des évacuations sanitaires
pour personnes obèses.
En lien avec le SUAP.
Pour le secours routier, développer le retour d’expérience sur les nouveaux types de
véhicules dont les Véhicules à Energie Alternatif afin d’adapter la formation, le matériel et les
techniques à ce risque.
En lien avec le secours routier.
Pour le risque RAD, diversifier et accroître le matériel, la formation et les techniques afin
de s’adapter aux nouveaux risques du département.
En lien avec le risque TMD, le risque industriel et les sites à risques BA113 et CIGEO.
Développer le maillage des CIS
Dans un triangle formé par les communes de Saudron à l’ouest, de Laneuville-aux-Bois
à l’est et par la commune d’Epizon au sud, créer ex nihilo un centre de première intervention
permettant d’améliorer la rapidité d’intervention et d’envisager la défense des installations
de l’ANDRA. Ce CIS pourrait être également un CIS interdépartemental basé ou non sur la
mutualisation de la structure existante du CIS de Bure (55) si les conditions d’exploitation le
permettent.Préconisation 20.
251
Dans un triangle formé par les CIS de Langres, Auberive et Arc-en-Barrois, à l’ouest de
l’autoroute, créer ex nihilo un centre de première intervention permettant d’améliorer
également la rapidité d’intervention mais également d’apporter un soutien en effectif des CIS
d’Auberive et d’Arc-en-Barrois.
Dans un triangle formé par les CIS de Froncles, Doulevant-le-Château et Colombey, créer
ex nihilo un centre de première intervention permettant d’améliorer la rapidité et d’apporter
un soutien de ces CIS.
Lien avec l’organisation territoriale et le site à risque du laboratoire Meuse/Haute-Marne.
Développer les compétences
Structurer l’équipe départementale de formateurs dans la perspective d’appliquer la
réforme de la filière formation.
Orienter résolument la formation de nos personnels sur une approche par les
compétences (APC), développer la formation ouverte à distance (FOAD) et généraliser l’auto-
évaluation afin d’améliorer les apprentissages, d’optimiser la prise en compte des
compétences intrinsèques de nos stagiaires et diminuer les temps de présence
Assurer le développement de partenariats avec d’autres structures privées ou publiques
permettant d’enrichir l’enseignement des compétences pour les sapeurs-pompiers.
Poursuivre les démarches de formation à destination des partenaires extérieurs
permettant de rendre plus efficace l’action des primo intervenants de ces structures et de
faciliter nos actions.
Lien avec la formation.AMBITION 4.
Préconisation 21.
®
Préconisation 22.
252
RATIONNALISER LA COUVERTURE DES RISQUES EN
ENGINS ET EN MATERIELS.
Rationaliser le déploiement des engins
Un redéploiement des VSAV et un développement de la réponse prompt secours doit
permettre d’assurer une couverture plus efficiente du SUAP.
En lien avec le SUAP.
Rationnaliser l’implantation des Moyens Elévateurs Aériens tout en conservant une
durée d’intervention sur zone adaptée aux risques à défendre et en conservant ou créant une
procédure de remplacement des vecteurs indisponibles.
En lien avec les Moyens Elévateurs Aériens.
Redéployer les engins liés à la fonction alimentation (CD et CCGC) et diminuer le parc
des MPR en veillant à conserver un exemplaire par bassin de coopération et un exemplaire
adapté dans chaque CIS doté d’un CD.
En lien avec l’alimentation en eau.
Augmenter le nombre de VLHR par leur substitution à certaines VL dans les secteurs à
risque inondation (Bourbonne-les-Bains, Froncles, Joinville) ou Feux de Végétaux à disposition
des chefs de groupe Feux de forêt (Wassy, Nogent ou Prauthoy). Un plan de renouvellement
des VLCG permettrait d’améliorer le déploiement de ces vecteurs. Le repositionnement des
VLHR de Breuvannes et Montigny-le-Roi serait à envisager.
Augmenter le parc des CCR en remplacement des FPT dans les secteurs non couverts (Prauthoy, Fayl-Billot, Doulevant-le-Château, Colombey-les-Deux-Eglises).
En lien avec les feux de végétaux
Mutualiser avec les autres acteurs des secours la réponse aux risques.
Mettre à jour les Conventions Interdépartementales d’Assistance MUtuelle (CIAMU)
pour prendre en compte l’intégralité des modifications et améliorer la couverture frontalière
des risques.
Mutualisation des logiciels d’alerte entre SDIS limitrophes afin d’avoir un meilleur suivi
du déroulement des interventions et une visu sur les moyens extra départementaux. Le SGO-
SGA nationale NEXSIS le permettra à terme. Envisager en attendant, une couverture possible
par un autre SDIS doté du même logiciel d’alerte (SDIS 55 par exemple).
Développer les partenariats et les exercices interdépartementaux pour les équipes
spécialisées (NRBCE, PIE-GRIMP, PLG, SDE).
Lien avec le risque TMD, les sites à risque BA113, Lac du Der et CIGEO, le risque séisme.
Poursuivre les travaux de couverture des risques interdépartementaux du Lac du Der,
du Laboratoire de l’Andra Meuse/Haute-Marne, ou du futur parc National des forêts de Champagne et Bourgogne avec les SDIS concernés.©
Préconisation 23.
®
Préconisation 24.
Préconisation 25.
253
En lien avec les sites à risque Lac du Der, CIGEO.
Ré affirmer, notre volonté de participer de manière tangible à la solidarité nationale en
développant des moyens et des compétences projetables à l’extérieur de notre département
voire de notre zone de défense et de sécurité Est (équipes spécialisées, feux de forêts,
sauvetage-déblaiement) permettant un aguerrissement et le développement de compétences
de nos personnels.
En lien avec le feu de forêts et l’inondation
Développer la mixité des matériels
Privilégier le remplacement de plusieurs engins effectuant des missions différentes par
des engins mixtes pouvant assurer l’intégralité des fonctions (CCFS au lieu de CCGC & CCF à
Châteauvillain ; FPTLSR au lieu de FPTL & RSR ; VLHR au lieu de VL & VLTT).
En lien avec le secours routier, les feux de végétaux et l’alimentation en eau
Dans le cas du secours routier, la mixité pourrait être créée à Joinville, Froncles, Manois
et Prauthoy par le remplacement de deux vecteurs par un seul (FPT-SR ou CCR-SR). En
revanche, elle n’est pas adaptée pour les CIS de Langres, Chaumont et Saint-Dizier qui doivent
conserver un véhicule dédié de type VSR Lourd (ce qui ne met pas en cause le FSRSD dont la
disponibilité doit être étudiée).
En lien avec le secours routier.
Maintenir l’homogénéité départementale des matériels
Etant donné que les personnels de différents CIS se complètent sur intervention afin de
garantir une réponse suffisante en effectif et engins, les matériels doivent être identiques
dans chaque CIS et à l’EDSP afin que les personnels puissent avoir des automatismes
bénéfiques pour les secours.
En lien avec l’organisation territoriale.
Compléter les camions dévidoirs existants pour atteindre une capacité minimale de
1200m de tuyaux en Ø110mm.
Maintenir une capacité de traitement des OPMD
Rationnaliser notre parc de véhicules « opérations diverses » par le maintien de
véhicules de type VTU dépassant 5m3 de capacité et le maintien de VL dans les centres dotés
de chefs de groupe de renfort, d’infirmiers ou de médecins opérationnels.
Installer une réponse opérationnelle diffusable et graduée dans le domaine des
interventions diverses, axée sur l’emploi de lots opérationnels modulables, polyvalents et
projetables (bâchage, épuisement, protection de bien, éclairage, soutien logistique, …).
En lien avec les opérations diverses, les risques climatiques et inondations.| AMBITION 5.
Préconisation 26.
©
Préconisation 27.
©
Préconisation 28.
©
Préconisation 29.
254
GARANTIR LA RESILIENCE DE LA SOCIETE ET DU SDIS
Développer la sensibilisation du grand public aux risques
Poursuivre les démarches de sensibilisation, de formation et d’information à destination du
grand public et des élus (gestion de crise) pour diminuer l’occurrence des événements et diminuer
le besoin d’intervention.
En lien avec la prévention des risques
Développer une politique d’hygiène et de sécurité (H&S)
Mettre à jour les documents structurants en terme d’hygiène et de sécurité (Document
unique, documents de prévention).
Maintenir l’emploi d’un personnel dédié à la centralisation de l’ensemble de mission HS
possédant une proximité avec l’autorité décisionnelle.
Poursuivre la déclinaison du guide de doctrine relatif à la prévention des risques liés à la
toxicité des fumées.
Prévenir les risques psycho-sociaux notamment ceux engendrés par l’exposition chronique
au stress, en opération pour nos intervenants ou en amont pour nos opérateurs et nos chefs de
salle.
En lien avec l’organigramme et le risque incendie.
Protéger la chaîne des secours contre les risques exogènes
Une vigilance toute particulière doit être portée à la sécurisation des points névralgiques
(CTA, Pylônes, CIS) de la chaîne des secours. L’analyse des risques (AMDEC) doit être confirmée et
remise perpétuellement à jour. Chaque nouvel élément doit intégrer une sécurisation de son fonctionnement (nouvel équipement, nouveau logiciel, nouveau CIS).
En lien avec la chaîne d’alerte et le risque climatique.
Se doter d’un CTA-CODIS de repli
La création d’un centre de Traitement des Appels de repli permettrait de fiabiliser le CTA-
CODIS et même le centre partagé par la redondance de fonctionnement. Ce projet pourrait être
prévu dans la rénovation du CIS de Nogent ou de Langres qui sont assez éloignés de Chaumont
pour ne pas être soumis aux mêmes aléas que la cité de sapeurs-pompiers. La présence dans ces
deux CIS de personnels formés comme opérateur de salle opérationnelle ou d’opérateur Poste de
Commandement permettra de mettre en œuvre rapidement et efficacement le CTA de repli en
cas de dysfonctionnement du CTA-CODIS. Des entraînements réguliers doivent être réalisés.
En lien avec la chaîne d’alerte.Préconisation 30.
255
Améliorer la gestion du mode dégradé OPMD
La gestion des Opération Multiples et Différées correspond à un mode de fonctionnement
dégradé du CTA-CODIS et des CIS. La refonte et l’adaptation de la procédure est nécessaire pour
garantir le risque de la vie courante durant les périodes de fortes sollicitations. Des entraînements
réguliers doivent être réalisés.
En lien avec le risque climatique.Définitions et glossaire
SDACR 2019
11
Partie257
11 DEFINITIONS ET GLOSSAIRES
AASC : Associations Agréées de Sécurité Civile
ADR : Accord européen relatif au transport international des marchandises Dangereuses
par Route
ARCEP : Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes
ARI : Appareil Respiratoire Isolant
ARS : Agence Régionale de Santé
ASIP : Agence des Systèmes d’Information Partagés de la santé
AVP : Accident sur la Voie Publique
ANDRA : Agence Nationale pour la gestion des Déchets RAdioactifs
ANTARES : Adaptation Nationale des Transmissions aux Risques et aux Secours
Autolyse : Synonyme de suicide en rapport à la destruction des cellules par leur propre
système enzymatique.
BARPI : Bureau d’Analyse des Risques et Pollutions Industriels
CASAP : Chef d’Agrès Secours A Personne
CATE : Chef d’Agrès Tout Engin
CCR : Camion-Citerne Rural (M : Moyen ; L : Léger)
CCDSPV : Comité Consultatif Départemental des Sapeurs-Pompiers Volontaires
CCF : Camion-Citerne Feux de forêts (4M : 4 000 litres ; 2M : 2 000 litres d’eau)
CCFS : Camion-Citerne Feux de forêts Super (plus de 12 000 litres d’eau)
CCGC : Camion-Citerne Grande Capacité (de 8000 à 16 000 litres d’eau)
CCI : Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Indre
CCI : Camion-Citerne Incendie
CD : Camion Dévidoir (2000m de tuyaux en Ø110mm)
CDL : Camion Dévidoir Léger (1200m de tuyaux en Ø110mm)
CES : CEllule de Soutien
CGCT : Code Général des Collectivités Territoriales
CIAM : Convention Interdépartementale d’Assistance Mutuelle258
CIS : Centre d’Incendie et de Secours
CMIC : Cellule Mobile d’Intervention Chimique
CMIR : Cellule Mobile d’intervention Radiologique
COD : Centre Opérationnel Départemental
CODAMUPS-TS : Comité Départemental de l’Aide Médicale Urgente, de la Permanence des Soins, et des Transports Sanitaires
CODIS : Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours
COS : Commandant des Opérations de Secours
CoTRRiM : Contrat Territorial de Réponse aux Risques et aux Menaces
COZ : Centre Opérationnel de Zone
CPI : Centre de Première Intervention
CRRA : Centre de Réception et de Régulation des Appels 15
CS : Centre de Secours
CSI : Code de la Sécurité Intérieure
CSP : Centre de Secours Principal
CTA : Centre de Traitement de l’Alerte
DDASIS : Directeur Départemental Adjoint des Service d’Incendie et de Secours
DDRM : Dossier Départemental des Risques Majeurs
DDSIS : Directeur Départemental des Services d’Incendie et de Secours
DGSCGC : Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises
DGOS : Direction Générale de l’Offre de Soins
DECI : Défense Extérieure Contre l’Incendie
DIR EST : Direction Interdépartementale des Routes de l’EST
DIV : opérations Diverses
DPS : Dispositif Prévisionnel de Sécurité
EDSP : Ecole Départementale des Sapeurs-Pompiers
ENSOSP : Ecole Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers
ERDF : Electricité Réseau Distribution France
ERP : Etablissement Recevant du Public
ETARE : ETAblissement REpertorié259
ESOL : Etablissement de Soutien Opérationnel et Logistique
FPT : Fourgon Pompe Tonne
FPTSR : Fourgon Pompe Tonne Secours Routier
FPTHR : Fourgon Pompe Tonne Hors Route (HC : Hors Chemin)
FSRSD : Fourgon Secours Routier Sauvetage Déblaiement
G xxx : Groupe d’intervention standardisé pour missions « xxx » tels que définis dans le
tableau ci-dessous :
Intitulé Nature du groupe Echelon Commandement Moyens
G.SAP Groupe Secours à Personne CDG 3 VSAV + 1 VLI + 1 MSP G.EVAC Groupe Evacuation CDG 1 MSP + 1 VLI +1 FPT +2 CEPMA G. PMA Groupe Poste Médical Avancé CDG 1 MSP + 1 VLI + 2 CEPMA G.SR Groupe Secours Routier CDG 2 VSR G.INC Groupe INCendie CDG 2 FPT + 1 EPA + 1 MPR G.ALIM Groupe ALIMentation CDG 2 CCGC* + 1 CD 2000m (ou 2CDL 1200m) + 2 MPR
G.LIF Groupe Liquides InFlammables CDG 1 CEEM + 2 CD 2000 + 2 MPR + 1 VTU + 1 EPA
G.DIV Groupe opération DIVerses CDG 3 VTU
GIFF Groupe d’Intervention Feux de Forêts CDG avec qualification FDF3 4 CCF
G.NRBCE
Groupe Nucléaire
Radiologique Biologique
Chimique et Explosif
RCH 3 / RCH 4 VIRT + CERT + Equipe RECO + INTER
G.SDE Groupe Sauvetage Déblaiement SDE 3 / SDE 4 CESD + Equipe RECO + INTER SDE
G.PLG Groupe Plongeur PLG 3 Equipe PLG + 1 BLS + 1 VPL Equipe
drône Pilote drône 1 drône + 1 pilote + 1 assistant
*de 2 départements
GHT : Groupement Hospitalier de Territoire
GrDF : Gaz réseau Distribution France
GNR : Guide Nationale de Référence
GOC : Gestion Opérationnelle et Commandement
GRDF : Gaz Réseau Distribution France
GRT : Gaz Réseau Transport
GPEAC : Gestion Prévisionnelle des Emplois, des Activités et des Compétences
GRIMP : Groupe de Recherche et d’Intervention en Milieux Périlleux
HTA : Haute Tension A
HTB : Haute Tension B
ICPE : Installation Classée pour la Protection de l’Environnement
IGH : Immeuble de Grande Hauteur260
INC : Incendie
INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques
ISP : Infirmier Sapeur-Pompier
JSP : Jeune Sapeur-Pompier
MEA : Moyen Elévateur Aérien
MPR : Moto-Pompe Remorquable
MSP : Médecin Sapeur-Pompier
nc : non communiqué
NF : Norme Française
NOVI : Nombreuses Victimes (dispositions générales ORSEC)
OD : Opérations Diverses
OPMD : OPérations Multiples et Différées
ORSEC : Organisation de la Réponse de SEcurité Civile
PATS : Personnel Administratif et Technique Spécialisé
PCA : Plan de Continuité d’Activité
PCO : Poste de Commandement Opérationnel
PFLAU : Plateforme de Localisation des Appels d’Urgence
PL : Poids Lourd
PMA : Poste Médical Avancé
PNRANRM : Plan National Réponse à un Accident Nucléaire ou Radiologique Majeur
PRA : Plan de Reprise d’Activité
POJ : Potentiel Opérationnel Journalier
PPI : Plan Particulier d’Intervention
PRS : Projet Régional de Santé
PPRN : Plan de Prévention des Risques Naturels
PPRT : Plan de Prévention des Risques Technologiques
PS : Prompt Secours
PSS : Plan de Secours Spécialisé
RAD : Risques Radiologiques
RCH : Risques Chimiques261
RCCI : Recherche des Causes et des Circonstances d’Incendie
RDDECI : Règlement Départemental de Défense Extérieure Contre l’Incendie.
REAC : Référentiel des Emplois, des Activités et des Compétences
RFF : Réseau Radio du Futur
RTN : Risques Technologiques et Naturels
SAL : Scaphandrier Autonome Léger
SAMU : Service d’Aide Médicale Urgente
SAV : Sauveteur Aquatique
SDACR : Schéma Départemental d’Analyse et de Couverture des Risques
SDIS : Service Départemental d’Incendie et de Secours
SIC : Système d’Information et de Communication
SMUR : Service Mobile d’Urgence et de Réanimation
SPP : Sapeur-Pompier Professionnel
SPV : Sapeur-Pompier Volontaire
SR : Secours Routier
SROS : Schéma Régional de l’Organisation Sanitaire
SSSM : Service de Santé et de Secours Médical
SUAP : Secours d’Urgence Aux Personnes
TER : Trains Express Régionaux
TMD : Transport de Matières Dangereuses
ULM : Ultra-Léger Motorisé
ULS : Unité Locale de Secours
VDIP : Véhicule de Détection d’Identification et de Prélèvement
VEA : Véhicule à Energie Alternative
VIRT : Véhicule d’Intervention des Risques Technologiques
VL : Véhicule d’Appui Logistique
VLHR : Véhicule de liaison Hors Route
VLI : Véhicule Léger Infirmier
VLM : Véhicule Léger Médecin
VLTU : Véhicule Léger Tout Usage262
VNF : Voie Navigable de France
VPC : Véhicule Poste de Commandement
VPI : Véhicule de Première Intervention
VPL : Véhicule des Plongeurs
VRM : Véhicule Radio Médicalisé
VSAV : Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes
VSD : Véhicule Sauvetage Déblaiement
VSR : Véhicule de Secours Routier (M : Moyen ; L : Léger)
VTU : Véhicule Tout Usage
UMD : Unité Mobile de Décontamination
ZVA : Zone Voisine d’Aérodrome (ZVA)263264
Annexes
SDACR 2019
12
Partie265
12 ANNEXESPREFET DE LA HAUTE-MARNE
Chaumont, le 13 avril 2018
Le Préfet
Le préfet de la Haute-Marne
à
Monsieur le directeur départemental
des services d'incendie et de secours
OBJET : actualisation du SDACR (Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques)
REE : - arrêté préfectoral n°2588 du 28 novembre 2012 portant approbation du schéma départemental d'analyse et de couverture des risques
- courrier du ministre de l’intérieur DGSCGC/DSP/SDIAS/BOMSIS n°18 du 22 mars 2017 relatif à la modernisation des schémas départementaux d'analyse et de couverture des risques.
Le schéma départemental d'analyse et de couverture des risques actuellement en vigueur a été approuvé par arrêté de première référence en 2012. Conformément aux dispositions de l’article L731-2 du Code de la sécurité intérieure et celles de l'article L1424-7 du Code général des collectivités territoriales, la révision du schéma doit intervenir tous les cing ans, après une évaluation des objectifs du précédent schéma. En conséquence je vous invite à initier les travaux de révision.
En application des instructions ministérielles de deuxième référence, vous veillerez à élaborer un SDACR s'inscrivant dans Les orientations du CoTRRiM et prenant en compile la dimension interdépartementale pour la couverture des risques particuliers. Il conviendra notamment d'accorder une attention particulière aux secteurs concernés par le centre Mcusc - Haute-Marne de l'ANDRA ct par le lac du Der.
Les conséquences éventuelles de l'évolution du secours d'urgence aux personnes et celle de l'organisation sanitaire relative à l'aide médicale urgente feront l’objet d'une étude spécifique.
Les différents chefs de service de l'État vous apporteront leur concours en tant que de besoin et pourront contribuer à la phase d'analyse.
Compte tenu du processus d'élaboration et de la consultation des diverses instances, je souhaite pouvoir approuver un schéma actualisé pour février 2019 au plus tard.
89 rue Victoire de la Marne 52011 CHAUMONT Cedex - Télépho 3 25 30 52 52 - Télécopie : 03 25 32 01 26 Site internet-ktp:lwvnrhaute-marne.gouwfr + Ouvert de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30 Sérour et naturalisation fermés le mercredi Comact : prefecturefühaute-marne, gounfr
266
Annexe 1. Courrier de demande d’actualisation du SDACR par le préfet267
ORIENTATIONS SDACR 2012 Préconisations 2012 ETAT DES LIEUX AU 26 juin 2018 Estimation
% atteinte
objectifs
Compensation des écarts
Estimation
% atteinte
objectifs
compensé
Améliorer la planification
opérationnelle
(pages 226 à 228)
Améliorer délai de traitement de l'alerte (> 1 min/
délai moyen national)
Non réalisé : Amélioration ponctuelle après
approbation SDAR 2012, chiffrer l'écart 0% 0%
Optimiser délais de route selon plan de défense
intégrant notamment CIAM + MAJ du RO
En partie réalisé : CIAM en vigueur, RO révisé
régulièrement. Estimer gain de temps lié aux
CIAM 90% 90%
Engagement du CPI intégré rejoint par CIS du bassin
de rattachement Réalisé RO 2017 100% 100%
Etablir convention avec SP BA 113 Réalisé 100% 100%
Réviser plan de défense particulier du secteur
autoroutier Réalisé RO 2017 100% 100%
Tendre vers un effectif de 8 au FPT en milieu urbain Non réalisé, pas envisagé 0% 0%
Assurer un commandement ops conforme aux
normes Réalisé 100% 100%
Rédiger des fiches réflexes en déclinaison du RO Réalisé 100% 100%
Améliorer le maillage
territorial
(pages 224 à 225)
Organiser, consolider ou pérenniser l'implantation
des CIS ; délais SLL : ~10 min pour agglomérations
de CHT, LGS et STD & 20 min sur 90 % du reste du
dpt + améliorer ou maintenir délai traitement
alerte, délai de départ garde, délai rassemblement
astreinte < 7,5 min
CPI intégrés et ULS à prendre en compte -->
consolider graphiques n°42 et 43 (nb
communes et population couvertes selon
délais)
délai traitement alerte : non réalisé, à
améliorer
délai départ garde : données à fiabiliser (via
status ANTARES)
délai rassemblement : estimer délai moyen
dptal
80%
80%268
Améliorer le Secours Aux
Personnes
(pages 230 à 231)
Rechercher la parfaite complémentarité des moyens
de santé
Travail au long cours, mise en place plateforme
15-18 100% 100%
S'interroger sur pertinence plateforme 15-18 réalisé mais menacé 100% 100%
Se dessaisir des ITV non urgentes Réalisé, facturation par délibération CA 100% 100%
Conforter les missions
régaliennes
(page 231) disposer d'un PRV2/100 000 habitants
non réaliste par rapport à la réalité, se baser sur
D 95, en cours de réalisation 0% renforcement PRV 50%
Mutualiser les services
(pages 216 et 230 à 231)
mutualiser le SIG avec le CD
Pas d’actualité vu les travaux internes au SDIS
(Webcarto, GPS, plans parcellaires, DECI) 0% 0%
Mutualiser certains services administratifs avec le
CD
réalisé, convention signée le 03/07/15 à
réactualiser
100% 100%
Normaliser les centres par
rapport aux besoins
(pages 224 à 225)
compte tenu étude de probabilité simultanéité des
ITV/CIS , définir 2 CSP (CHT, STD) + 1 CS garde
casernée (LGS), 4 CS astreinte (JOI, NOG, BLB, WAS),
CPI de 1er niveau, CPI de 2ème niveau
classement effectué selon CGCT, réévaluer
classement CS LGS + étude CS JOI avec prise en
compte CIGEO 70% 70%
Envisager CS JOI avec garde casernée vu insuffisance
réponse ops / risques courants et particuliers
non réalisé (pas jugé pertinent depuis SDACR
2012, à évaluer avec nouveau CS) 0% 0%
Optimiser les Ressources
Humaines
(pages 228 et 229)
respecter les effectifs de référence selon classement
des centres et contexte local selon 5 niveaux
(CSP 14 = 11 gardes + 3 astreintes 10 min, CS 10 = 8
gardes + 2 astreintes 10 min, CPI 1er niveau = 6
astreintes 10 min, CPI 2e niveau 4 astreintes 10 min)
Partiellement réalisé, à réévaluer 50%
50%
réévaluer coefficient effectif total SPP/effectif de
garde SPP
Non réalisé, équivalence passée de 16h à 17,08h
Coef à réévaluer 0% 0%
Mettre en place une garde de 4 SPP G12 + astreinte
à 2 au CIS JOI Non réalisé 0% 0%
Recourir au service civique réalisé 100% 100%
Autoriser sureffectif CIS pour raison de tuilage
(départ annoncé) si quota dptal respecté
Non réalisé, comparer quota et effectif réel des
CIS 0% 0%269
Renforcer les effectifs du gpt des risques et des
territoires
En cours de réalisation, GRT n'existe plus,
renforcement prévention selon D 95 50% GRT n'existe plus 50%
Améliorer qualité réponse ops NRBC par formation réalisé, divergence par rapport aux ITV réelles 100% 100%
Organiser des bassins
défenses
(pages 216 à 219)
Définir 25 bassins d'intervention avec au moins 1 CIS
; R = 10 km astreinte & R = 15 km garde
réalisé + intégration CPI (BET, LCH) et création
ULS (ANR, ASA, BDR, CUS, DAM, HTA, LAF, RML,
SER) ; diminution délais ITV + effectifs
réglementaires
--> tableau n° 265 des 25 bassins à consolider +
évaluation rattachement ISB au bassin de MLR
vs NOG
100% 100%
Planifier l'équipement et le
casernement
(page 216)
Elaborer plan pluriannuel d'équipement Réalisé 100% 100%
Elaborer plan de rénovation des casernements Réalisé 100% 100%
prendre en compte urgence du déplacement du CIS
JOI situé en zone inondable réalisé 100% 100%
Prendre en compte les CPIc
(pages 225 à 226) Encourager intégration des CPI communaux au
corps départemental 2 CPI intégrés : BET, LCH 20%
14 fermés depuis 2012 : Jonchery, Villiers-le-Sec,
Voillecomte, Brousseval, Vaux-sur-Blaise, Curel,
Rupt, Valcourt Moeslains, Gillancourt,
Hallignicourt, Lanty-sur-Aube, Leffonds, Villiers-en-
Lieu, Bugnières
9 ULS : ANR, ASA, CER, CUS, DAM, HTA, LAF, RML,
SER
restent 9 CPIc : CSO, DAR, FCR, LLM, LOU, MAS,
RBE, RSA, THI 70%
Tendre vers rapprochement des personnels de CPIc
proches de CIS dptaux Réalisé 100% 100%
Intégrer CPIc proches d'un CIS dptal : Bettancourt-
la-Ferrée, Eurville-Bienville-Chamouilley-Roches-sur-
Marne, Hallignicourt, Valcourt-Moeslains, Villiers-
réalisé : Bettancourt-la-Ferrée, Eurville-
Bienville-Chamouilley-Roches-sur-Marne,
Bricon, Chatonrupt, Curel, Rupt , Serqueux --> à
vérifier A VOIR270
en-Lieu, Bricon, Jonchery Villiers-le-Sec, Brousseval,
Chatonrupt, Curel, Rupt, Serqueux
Regrouper CPIc proches les uns par rapport aux
autres ; CPIic ou CPI intégrés : Bannes, Changey,
Dampierre et Neuilly-l'Evêque Réalisé : CPI intégré LCH 100% 100%
prendre en compte CPIc isolés mais stratégiques
(axes routiers) réalisé (HTA, LAF) 100% 100%
Prendre en compte les
secours
interdépartementaux(pages
217 et 221)
Assurer couverture de certains secteurs limitrophes
par SDIS voisins (via CIAM)- pour le SDIS de la
Meuse, le CIS d’Ancerville, de Cousances-les-Forges
et de Montiers-sur-Saulx- pour le SDIS de Vosges, les
CIS de Liffol-le-Grand, Saint Ouen-les-Paray,
Bulgnéville et de Lamarche,- pour le SDIS de la
Haute-Saône, les CIS de Jussey et de Champlitte,-
pour le SDIS de la Côte-d’Or, les CIS de Fontaine-
Française, Selongey, Grancey-le-Château, Recey-sur-
Ource et Montigny-sur-Aube,- pour le SDIS de
l’Aube, les CIS de Bar-sur-Aube et d’Essoyes- pour
les SDIS de la Marne, le CIS de Saint Rémy-en-
Bouzemont
Nota : CIS Ancerville concurrencé par CIS
Bettancourt +CIS Bar-sur-Aube concurrencé par
CIS Maranville. Les CIAM sont réalisées et
doivent être comparées aux préconisations.
Etude CIAM intégrant CIS Bure
interdépartemental à réaliser.
80% dates des CIAM 80%
Solutionner situation communes "non éligibles" à
opportunité CIAM : Saudron, Laneuville-aux-Bois et
Epizon --> CPI Lézeville ?
opportunité CIS Bure --> tendre vers CIS
interdépartemental (idem CIS Breuvannes) +
SDACR interdépartemental ? 0% CIS Bure 50%
Doubler FPT NGT
non réalisé, pas nécessaire vu l’implantation
des FPT dans les CPIc et à l’intérieur des bassins 0%
implantation des FPT dans les CPIc et à l’intérieur
des bassins 100%271
Rationaliser et optimiser les
engins
(Pages 232 à 237)
abandonner CCF si recours à engins 4x4 (FPTHR,
CCR)
L’usage n’est pas le même et les CCF sont
désormais utiles et maintenus 0% réévaluation et perte CCGC CHV 100%
Si recours à 4x2 maintenir 6 CCF Réalisé CCRL 4x4 100% 100%
Créer une réserve dptale en engins pompe 1 CHT, 1
STD et 1 LGS
non réalisé, FPT EDSP indispo en période de
stage, plan de recouverture à étudier 0%
implantation des FPT dans les CPI et à l’intérieur
des bassins 80%
Consolider et rationaliser couverture en engins
secours routier réalisé 100% 100%
acquérir des 6 porteurs d'eau de grande capacité réalisé LGS, MLR, CHV, CHE, STD, PRA 100% 100%
Affecter 1 VSAV à CHA et BAY réalisé au-delà : ROL 100% 100%
Affecter 1 VL et 1 MPR par CIS
non réalisé, polyvalence avec VLTU et donc
compensé, MPR à étudier 0% polyvalence avec VLTU 50%
garantir moyenne d'âge de 8 à 10 ans pour engins
pompe et 5 à 6 ans pour VSAV EDL à réaliser 0% 0%
Choisir porte berce à vocation unique pour eau,
mousse, DA, PMA
Réalisé sauf eau et DA (GC et CDL). Nota :
mousse à STD non judicieux car risque Hx au
sud du dpt 50% 50%
Choisir porte berce multifonctions pour RT, SDE, UE réalisé sauf SDE, FSRSD prévu à LGS 100% changement stratégie 100%
Affecter 2 portes berces pour CHT, LGS et STD + JOI
à terme Partiellement réalisé 75% 75%
Affecter 1 EPAS 24 m à NGT Réalisé 100% 100%
Affecter 1 PCC dans Nord dpt Réalisé à STD 100% 100%
Réaliser étude sur coûts d'investissement Réalisé, annexe SDACR 2012 100% 100%
déplacer CCGC de CHE à JOI non réalisé insuffisance dispo JOI 0% 0%
Suivre et évaluation la mise
en œuvre des
préconisations
(page 239)
mettre en place des tableaux indicateurs réalisé 100% 100%
mettre en œuvre les présentes recommandations
au travers d'une convention entre le SDIS et le CD non réalisé 0% 0%272