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NM Basque HIRIGUNE
eUsSKa LL. ELKARG OA
HERRIA siomnacion 1 PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
PLUi Amikuze
Pièce 1.4 – EVALUATION ENVIRO.
Evaluation
environnementale
Version arrêt du projet – Conseil Communautaire du 27 septembre 2025
SOULE
- XIBEROA |
AMIKUZE
| SUD BASSE
- NAVARRE
| LITTORAL/LABOURD OUEST |
LABOURD ESTsù
Table des matières /
2
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
.......................................................................................................................... 1
CHAPITRE 1 / Evaluation environnementale.............................................................................. 4
Méthodologie de l’évaluation environnementale ..................................................................... 4
Analyse des incidences du PADD ............................................................................................... 8
Analyse de la prise en compte des enjeux environnementaux et des critères de développement durable ......................................................................................................... 8
Rappel des enjeux issus de l’Etat Initial de l’Environnement ............................................ 8
Les critères de développement durable .......................................................................... 17
Les axes stratégiques du PADD ........................................................................................ 17
Croisement des axes stratégiques du PADD avec les enjeux environnementaux ........... 17
Analyse des incidences par axe du PADD............................................................................. 20
Axe 1 : Pour un territoire Amikuze résilient : ménager, valoriser et transmettre notre patrimoine ........................................................................................................................ 21
Axe 2 : Faire d’Amikuze un territoire durablement vivant et accueillant ........................ 22
Axe 3 : Pour un territoire engagé, qui repense son modèle d’aménagement & et développement ................................................................................................................ 24
Synthèse de l’impact sur l’environnement du PADD ....................................................... 25
Analyse des incidences sur l’environnement du zonage, règlement et OAP et mesures d’évitement, de réduction et de compensation des impacts associées .................................. 27
Détermination des Secteurs Susceptibles d’être Impactés (SSI) par la mise en œuvre du document d’urbanisme ........................................................................................................ 27
L’expertise naturaliste .......................................................................................................... 40
La méthodologie « habitats »........................................................................................... 40
La méthodologie « zone humide » ................................................................................... 41
Analyse thématique des incidences et mesures associées .................................................. 44
Incidences du PLUi sur le climat, l’énergie et la qualité de l’air et mesures associées ... 44
Incidences du PLUi sur le patrimoine naturel et la biodiversité et mesures associées ... 48
Incidences du PLUi sur les ressources naturelles et mesures associées .......................... 82
Incidences du PLUi sur les risques et mesures associées .............................................. 105
Incidences du PLUi sur les pollutions et les nuisances et mesures associées ............... 116
Evaluation des incidences sur les sites Natura 2000.............................................................. 123
Description des sites Natura 2000 ..................................................................................... 125
Les Zones Spéciales de Conservation (données : INPN)................................................. 1253
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Les habitats d’intérêt communautaire et prioritaires de l’annexe I de la directive « Habitats-Faune-Flore » .................................................................................................... 126
Les espèces végétales ou animales de l’annexe II de la directive « Habitats-Faune-Flore » ............................................................................................................................................ 126
Les objectifs de conservation ............................................................................................. 127
Localisation des zones étudiées dans le cadre de l’évaluation des incidences Natura 2000 ............................................................................................................................................ 127
Analyse des incidences et des mesures mises en place dans le PLUi ................................ 137
ZSC FR7200790 – le Saison (cours d’eau) ....................................................................... 137
ZSC FR7200789 - La Bidouze (cours d’eau) .................................................................... 137
Synthèse des mesures complémentaires à mettre en place et conclusion ..... Erreur ! Signet non défini.
Conclusions de l’évaluation environnementale ................................ Erreur ! Signet non défini.
CHAPITRE 2 / Articulation avec les plans et programmes de rang supérieur ........................ 141
Les documents d’urbanisme, plans et programmes avec lesquels le PLUi doit être compatible ................................................................................................................................................ 142
Le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité du Territoire de Nouvelle-Aquitaine ....................................................................................... 142
Le Schéma de Cohérence Territoriale Pays Basque & Seignanx ........................................ 148
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux Adour Garonne ............... 161
Le Plan Local de l’Habitat Pays Basque 2021-2026 ............................................................ 166
Le Plan De Mobilité Pays Basque Adour ............................................................................ 168
Le Plan Climat, Air, Energie Territorial Pays Basque .......................................................... 171
CHAPITRE 3 / Indicateurs de suivi .......................................................................................... 177
Notion d’indicateurs ............................................................................................................... 177
Les indicateurs retenus pour le PLUi ...................................................................................... 178fa LU id prerer *. honsité
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
L’évaluation environnementale est réalisée conformément à l’ordonnance du 3 juin 2004 relative à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement et au décret du 27 mai 2005 relatif à l’évaluation des incidences des documents d’urbanisme sur l’environnement. De même, elle suit scrupuleusement les exigences de l’Article R.151-3 du code de l’urbanisme.
L’évaluation environnementale est une démarche qui permet de s’assurer que l’environnement est effectivement pris en compte, dans les mêmes conditions que les autres thématiques abordées dans le document d’urbanisme, afin de garantir un développement équilibré du territoire. Elle est l’occasion de répertorier les potentialités environnementales de celui-ci et de vérifier que les orientations, envisagées dans le document d’urbanisme, ne leur portent pas atteinte.
La démarche de l’évaluation environnementale comporte plusieurs phases d’étude : - L’analyse de l’état initial de l’environnement dégageant les enjeux et les objectifs environnementaux ;
- L’évaluation des incidences des orientations sur l’environnement, à chaque étape de l’élaboration du projet ;
- La recherche de mesures réductrices et correctrices d’incidences, sur la base de l’évaluation ;
- Le suivi et le bilan des effets sur l’environnement, lors de la mise en œuvre du document d’urbanisme au moyen d’indicateurs.
La méthode utilisée a consisté à intégrer les préoccupations environnementales tout au long des différentes phases d’élaboration du PLUi, selon une démarche itérative.
La représentation schématique ci-dessous présente les grandes étapes de la méthodologie d’évaluation environnementale itérative utilisée.Porter à connaissance
État
La démarche d'évaluation environnementale
Élaboration du PLU Evaluation environnementale
k Diagnostic territorial
| Analyse incidences
Élaboration du PADD environnementales | TN ' y
FLY : Losage Règlement À > orientations incidences
' et programmation |» \ Mesures d'évitement,
Rapport de présentation intégrant l'évaluation environnementale
Arrêt du PLU
Avis de l'Etat et de l'Autorité environnementale
Enquête publique - Approbation
Mise en application
Analyse des résultats de l'application du PLU , au plus tard à l'expiration d'un délai de 6 ans
Cadrage
Autorité
environnementale
5
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Source : Commissariat général au développement durable et Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages
L’état initial de l’environnement a débuté en 2022 et a été complété jusqu’en 2024, en fonction de nouvelles données disponibles.
Il est nécessaire de préciser les choix techniques et politiques retenus pour le choix des sites évalués environnementalement. Ces décisions s’appuient sur une méthodologie présentée puis validée progressivement par les élus décisionnaires siégeant au comité de pilotage du PLUi (COPIL).
Dans un premier temps, la sélection des sites à évaluer – correspondant aux futurs sites de projet – a reposé sur l’élaboration d’un pré-zonage. Celui-ci s’appuie sur les orientations définies dans le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD). La démarche a consisté à partir des « besoins » identifiés, pour l’habitat et pour le développement économique, afin de retenir les sites les plus pertinents.
Etablissement d’un pré-zonage à partir des orientations fixées par le PADD :
Pour l’habitat, le PADD fixe objectifs suivants :
• Renouveler et accroître la population : un taux de croissance moyen de 0,6 %/an a
été projeté à l’échelle du territoire du PLUi, soit environ +1 250 habitants entre 2020 et 2040. L’enjeu est de garantir, au minimum, le maintien de la population dans chaque commune, tout en tenant compte du desserrement des ménages.
• Soutenir les communes en déclin : un volume de logements supplémentaires (par
exemple 5 logements sur 10 ans) est attribué aux communes ayant perdu de la population ou n’en ayant pas gagné au cours de la dernière décennie.6
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
• Assurer un développement démographique équilibré : l’essor démographique doit se
répartir équitablement, à raison de 50 % pour les villages d’Amikuze (+625 habitants) et 50 % pour la polarité d’Amikuze autour de Saint-Palais (+625 habitants).
En complément, il convient d’évaluer le potentiel de densification (dents creuses, divisions parcellaires, réhabilitation de logements vacants) et de renouvellement urbain, ainsi que de prendre en compte les opérations déjà engagées (autorisations d’urbanisme délivrées entre 2021 et 2025).
Un tableau de synthèse a été présenté aux élus du COPIL, permettant d’estimer les surfaces à réserver pour des projets mixtes (habitat, équipements, commerces, activités compatibles, etc.).
En tenant compte des surfaces nécessaires à ouvrir en extension urbaine par communes, les élus ont identifié et localisé les sites les plus propices au développement urbain en extension, en tenant compte des orientations du PADD :
• Éviter l’urbanisation linéaire le long des axes routiers et des lignes de crête ;
• Prendre en considération les risques naturels ;
• Préserver la valeur agricole des terres et l’activité qui en découle ;
• Privilégier une politique foncière publique ;
• Construire en continuité des quartiers existants ;
• Favoriser les secteurs adaptés aux mobilités alternatives.
À la suite de ce travail de pré-zonage, ont ainsi été menées deux campagnes d’inventaires naturalistes :
• Une première entre juin et août 2023 ;
• Une seconde en mars 2025, intégrant des sondages pédologiques.
Ces campagnes visaient à vérifier les habitats et éléments de la Trame Verte et Bleue (TVB) identifiés par le Conservatoire Botanique National (CBN) et par le Conservatoire d’Espaces Naturels (CEN), à évaluer leur fonctionnalité et à préciser les enjeux environnementaux potentiels ou avérés. Les sensibilités écologiques des secteurs définis ainsi que les potentialités d’accueil de la faune et de la flore ont été renseignées. Des expertises complémentaires sur les zones humides ont également été réalisées.
Les résultats ont été présentés aux élus sous forme de fiches synthétiques par site. Ces fiches synthétiques sont présentées en annexe de l’évaluation environnementale. Le critère de la sensibilité environnementale du site a été l’un des premiers critères pour choisir les futurs sites de projets puisque les sites présentant des enjeux forts ou très forts ont été écartés, et des recommandations ont été intégrées aux Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP).
En parallèle, chaque site a fait l’objet d’une analyse concernant la desserte et la capacité des réseaux (eau potable, assainissement, pluvial).
Pour l’économie : une démarche analogueProspections de terrain
effectuées
Amikuze
C2 Amikuze
Zonage du PLUi
EM Zone à urbaniser (46,5%)
ET Zone Agricole (35,1%)
EM Zone naturel
7
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
La méthodologie adoptée pour les sites à destination d’activités économiques suit les mêmes principes que pour l’habitat. Le pré-zonage a été élaboré à partir des orientations du PADD : • Prioriser le maintien et le développement des activités économiques in situ ; • Poursuivre l’aménagement de la ZAE intercommunale de Larramendia pour les activités productives incompatibles avec la proximité de l’habitat ;
• Favoriser la densification et le renouvellement des ZAE existantes ;
• Ouvrir de nouvelles ZAE si nécessaire pour l’économie productive ;
• Encourager l’essor d’activités compatibles avec la proximité de l’habitat au sein des
villes, bourgs et villages.
Les inventaires naturalistes réalisés pour l’habitat ont également concerné les sites identifiés pour le développement économique. Là encore, les sites à enjeux forts ou très forts ont été exclus et les recommandations intégrées aux OAP. Chaque site a ensuite été analysé au regard de sa desserte et des capacités de réseaux.
Les fiches synthétiques par site sont également présentées en annexe de l’évaluation environnementale.
Au total (habitat et économie), ceux sont 72 sites qui ont fait l’objet d’une visite de terrain dans le cadre de la construction du projet de PLUi Amikuze. La majeure partie de ces secteurs se retrouve classée en zone à urbaniser (46,5%) ou en zone Agricole/Naturelle (39,3%) au sein du PLUi.Analyse des incidences du PADD
Analyse de la prise en compte des enjeux environnementaux
et des critères de développement durable
8
PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet
L’évaluation des incidences des orientations du Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) porte à la fois sur les composantes de l’environnement et sur les critères de développement durable de la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain (loi dite SRU n° 2000-1208 du 13 décembre 2000).
Rappel des enjeux issus de l’Etat Initial de l’Environnement
L’état initial de l’environnement (EIE) a permis d’identifier un certain nombre d’atouts et de faiblesses sur le territoire intercommunal, qui, associés à des tendances, ont contribué à faire émerger les enjeux pour un développement durable du territoire. Sur la base d’une synthèse de ces enjeux « détaillés », des enjeux globaux et transversaux ont été identifiés puis hiérarchisés pour la construction et l’adoption du Plan d’Aménagement et de Développement Durable, en réponse aux contraintes et aux besoins du territoire.
Le tableau ci-après récapitule la liste de ces enjeux et la hiérarchisation associée :
Enjeu
majeur
Les enjeux de cette catégorie recouvrent des niveaux de priorité forts au regard de l’évaluation environnementale du PLUi sur l’ensemble du territoire, quel que soit l’échelle d’analyse. Ce sont également des enjeux pour lesquels le PLUi dispose de leviers d’action importants.
Enjeu fort
Il s’agit d’enjeux qui apparaissent d’un niveau de priorité élevé pour l’évaluation environnementale, mais de façon moins homogène que les enjeux majeurs. Ils ont un caractère moins systématique et/ou, malgré un niveau de priorité élevé pour le territoire, peuvent présenter un degré de hiérarchisation plus faible au regard des leviers d’action du PLUi.
Enjeu
modéré
Bien qu’ils s’agissent d’enjeux environnementaux clairement identifiés lors de l’état initial de l’environnement, ils revêtent un niveau de priorité plus faible au regard, par exemple, d'un manque de levier d’action direct.9
PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet
Thématiques Enjeux Etat actuel et tendance Impacts/importance pour le territoire Levier du PLUi Hiérarchisation
Climat - Air -
Energie
L’anticipation et la limitation
des effets du changement
climatique
L’état de l’adaptation au changement
climatique revêt de très nombreux
facteurs, qui s’expriment notamment à
travers les autres enjeux définis ici.
Impacts majeurs du changement
climatique sur l’ensemble des autres
enjeux
Majeur Majeur
La conservation des puits de
carbone
Le territoire est très majoritairement
occupé par des terres agricoles et des
milieux naturels et semi-naturels.
18 % des émissions de GES sont
absorbées par les puits de carbone du
territoire chaque année, soulignant
l’importance du bon fonctionnement de
ces éléments naturels et agricoles dans
l’atteinte de l’objectif de neutralité
carbone.
Majeur Majeur
La diminution de la
consommation énergétique
en agissant notamment sur
l’isolation des bâtiments et le
développement des
alternatives à l’utilisation de
la voiture individuelle
Une consommation d’énergie surtout
liée aux secteurs du transport et du
résidentiel
Impacts majeurs de la combustion des
énergies fossiles sur le changement
climatique
Fort Fort
Le développement des
énergies renouvelables dans
Une production d’énergie renouvelable
loin de couvrir les besoins du territoire,
Fort Fort10
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
le respect des enjeux
environnementaux,
paysagers, architecturaux et
patrimoniaux
ce qui rend le territoire énergétiquement
dépendant des autres
Une dépendance aux ressources fossiles
La limitation des émissions de
polluants pour préserver une
bonne qualité de l’air
Une bonne qualité de l’air, mais peu de
connaissance fine
Une tendance à la baisse des émissions
de polluants atmosphériques mais une
augmentation de la pollution à l’ozone
Impacts importants de la qualité de l’air
sur la santé humaine et la biodiversité
Dans le territoire, ces impacts sont
estimés mesurés du fait d’une bonne
qualité de l’air global
Modéré Modéré
Patrimoine naturel
et biodiversité
La présence d’une mosaïque
de milieux divers, support de
la trame verte et bleue et de
la fonctionnalité écologique
du territoire
Le territoire comporte des milieux variés
(forestiers, ouverts, bocagers,
aquatiques, humides).
Un travail du CEN et des CBN a permis
d’identifier la TVB du territoire.
La biodiversité rend de nombreux
services (d’approvisionnement, de
régulation de soutien, culturel). Le
maintien de ces services contribue à la
durabilité, par exemple en garantissant
l’accès durable aux ressources naturelles
ou encore en fournissant un cadre de vie
de qualité aux sociétés humaines. Au
contraire, leur dégradation peut avoir
des conséquences néfastes comme
augmenter le risque d’inondation,
réduire le niveau de sécurité alimentaire
ou augmenter certains risques sanitaires.
Majeur Majeur
Le maintien et la recherche
d’une activité agricole
favorable à la biodiversité et
respectueuse de
l’environnement
L’activité agricole est fortement
présente sur le territoire. Elle permet
une préservation des milieux ouverts
mais peut aussi impacter négativement
la biodiversité selon les pratiques
utilisées.
Modéré Modéré
L’encadrement de la
fréquentation touristique et
les activités de pleine nature
en adéquation avec la
préservation des milieux
naturels et de la biodiversité
La fréquentation touristique du territoire
non maitrisée peut impacter les milieux
naturels.
Fort Majeur11
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
La limitation du
développement de nouvelles
espèces invasives et la
maîtrise de celles déjà
présentes
Certaines espèces exotiques
envahissantes présentes sur le territoire
mais sans informations précises
disponibles (excepté au niveau des cours
d’eau principaux)
Les espèces exotiques envahissantes
menacent les écosystèmes, les habitats
naturels et/ou les espèces locales avec
des conséquences environnementales,
économiques ou sanitaires négatives.
Modéré Modéré
Ressources
naturelles
La progression vers le bon
état des eaux superficielles
en 2027 et sa non
dégradation
Malgré un objectif DCE initial fixé à 2015,
près de trois quarts des masses d’eau
superficielle n’atteignent pas le bon état
en 2019 en Amikuze.
Le SDAGE Adour-Garonne vise le bon
état de 100 % de ces masses d’eau à
l’horizon 2027. L’absence de démarches
locales globales pourraient rendre plus
difficile l’atteinte de cet objectif. La disponibilité de l’eau, en quantité et en qualité, est un facteur limitant majeur
de développement du territoire, à la fois
pour les usages humains de la ressource,
mais également pour la biodiversité.
Le bon fonctionnement des cours d’eau,
en termes hydromorphologiques
notamment, présente des bénéfices
importants sur ces facteurs.
Fort Majeur
La diminution des pressions
significatives pesant sur l’état
des eaux et la biodiversité
aquatique
Le SDAGE identifie des pressions
significatives sur plusieurs d’entre elles
(altération de l’hydrologie ou de la
continuité ou de la morphologie,
présence de macropolluants ou de
pesticides, etc.). Ces dernières sont à
l’origine d’un état DCE pas bon pour la
majorité des masses d’eau superficielle.
Ces pressions pourraient altérer le bon
état ou l’atteinte du bon état d’ici 2027,
en lien avec l’intensification du
changement climatique.
Fort Majeur
La non dégradation de l’état
des eaux souterraine
Le territoire compte 3 masses d’eau
souterraine, en bon état en 2019. Fort Fort12
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
La réglementation impose l’objectif de
non-dégradation de ces masses d’eau.
La maîtrise de
l’imperméabilisation des sols
Le territoire, plutôt rural, montre un taux
d’artificialisation des sols relativement
faible. Il peut toutefois atteindre des taux
plus importants localement, notamment
à proximité de la Bidouze.
Cette imperméabilisation tend à se
poursuivre, avec un accroissement des
surfaces artificialisées.
Localement, l’imperméabilisation des
sols, associée aux épisodes pluvieux,
entraîne des pollutions dans les milieux
aquatiques par ruissellement, dont
certains sont directement utilisés pour
l’alimentation en eau potable.
Par ailleurs, l’imperméabilisation des sols
provoque également des impacts sur les
risques inondation et le bon
fonctionnement des sols (biodiversité,
puits de carbone, etc.).
Majeur Majeur
La bonne intégration de la
ripisylve, par une
préservation lorsqu’elle est
en bon état et le respect de
conditions favorables à sa
restauration ailleurs
En Amikuze, les ripisylves sont
globalement présentes autour des cours
d’eau (avec quelques secteurs qui n’en
offrent pas), mais peuvent montrer un
état parfois dégradé.
La ripisylve constitue un milieu
particulièrement important pour la
ressource en eau du fait des services
écosystémiques qu’elle rend en bon
état : filtration des pollutions,
ralentissement des débits, stabilité des
berges, support de biodiversité, etc.
Elle est une part essentielle dans
l’atteinte du bon état des masses d’eau
superficielle.
Majeur Majeur
L’économie de la ressource
en eau
La ressource en eau du territoire
présente un état quantitatif globalement
équilibré.
Toutefois, certaines masses d’eau
superficielle présentent une pression
significative due à l’altération de
Comme évoqué précédemment, la
disponibilité de la ressource en quantité
et en qualité constitue un facteur
limitant majeur pour le développement
du territoire (accueil de nouveaux
habitants, activités, etc.).
Fort Fort13
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
L’atteinte d’un bilan
besoins/ressources
durablement non déficitaire,
que ce soit en période de
fonctionnement ou de pointe
l’hydrologie, ce qui peut être provoquée
par des prélèvements importants en
aval.
En outre, de nombreuses communes
présentent des consommations
domestiques d’eau plus élevées que la
moyenne1 et quelques-unes montrent
un bilan besoins / ressources déficitaire.
En l’absence d’aménagements, ce bilan
se dégradera pour plusieurs communes à
horizon T+10 ans et T+20 ans, en
particulier en fonctionnement de pointe.
Majeur Majeur
La poursuite du
développement de la
connaissance du petit cycle
de l’eau et des eaux pluviales
: réseaux (y compris
d’assainissement),
consommations,
prélèvements, capacité des
ressources, etc.
A l’échelle de la CAPB, une étude globale
pour une gestion optimisée de la
ressource en eau est en cours, dont la
restitution est prévue pour la fin 2022.
Dans ces phases 1 et 2, l’étude fait état
de manques de connaissances sur
certains captages (prélèvements,
ressources, rendements, etc.). Les
schémas directeurs AEP et la poursuite
de l’étude devraient permettre de
poursuivre cette acquisition de
connaissances.
En termes d’eaux pluviales, les
connaissances sont moindres mais
suivent une tendance de forte évolution,
La bonne connaissance du petit cycle de
l’eau et des eaux pluviales est un
préalable indispensable à l’atteinte
d’une gestion optimisée de la ressource.
Modéré Modéré
1 Cela peut aussi provenir d’un déficit de connaissance sur les prélèvements et les réseaux.14
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
avec la mise en place de SDEP au niveau
du Pays de Mixe.
Le bon fonctionnement,
conforme aux dispositions
réglementaires, de
l’assainissement des eaux
usées, collectif et non
collectif
Dans le territoire Amikuze, plusieurs
stations d’épuration montrent des
dysfonctionnements.
Par ailleurs, un nombre important
d’installations d’assainissement
autonomes montre également des non-
conformités.
La CAPB et le SPANC travaillent à la mise
en conformité de ces systèmes.
Les dysfonctionnements des STEP
entraînent des risques importants pour
la qualité des eaux, en particulier lors des
épisodes pluvieux.
En outre, le cumul des installations
autonomes d’assainissement non
conformes peut engendrer des
pollutions diffuses localement
importantes.
Fort Fort
La préservation des sites
géologiques d’intérêt
Plusieurs sites d’Amikuze ont été
identifiés comme présentant un intérêt
géologique particulier.
Ces sites participent à la richesse
patrimoniale du territoire. Majeur Fort
La sobriété dans l’usage des
ressources minérales, non
renouvelables
La construction (bâtiments, routes,
parking, etc.) consomme une forte
quantité de matériaux.
Dans un contexte d’importations de
matériaux depuis l’extérieur (bassin de
consommation Sup Pays Basque), la
sobriété des usages constitue un levier
pour une progression vers l’équilibre.
Ainsi, la limitation de l’artificialisation
des sols et l’usage de matériaux
alternatifs représentent des moyens de
réduction de la consommation de ces
matériaux.
Majeur Majeur
L’approvisionnement en
matériaux de carrière par des
ressources locales
Quelques carrières sont présentes au
sein du territoire. Cependant, à l’échelle
du bassin de consommation Sup Pays
Basque (regroupant Amikuze, Sud Basse
L’importation de matériaux implique leur
transport, parfois sur de longues
distances.
Fort Fort15
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Navarre et Soule), un déficit en
matériaux est identifié, impliquant la
nécessaire importations de ressources
depuis des territoires voisins.
Or, dans le cadre de la production de
matériaux, le transport constitue une
source d’impacts majeure (pollutions,
gaz à effet de serre, nuisances, etc.).
Risques
La bonne prise en compte des
secteurs à risques identifiés
dans le futur document
d’urbanisme
Ce territoire est touché par de nombreux
risques naturels, avec des évènements
qui peuvent être parfois violents
(inondation en particulier).
Pour les risques plus diffus (sismique,
radon), le respect de règles
(constructions parasismiques, etc.)
permet de maîtriser les risques.
La diminution des aléas et de la
vulnérabilité du territoire (notamment
par l’adaptation au changement
climatique) concerne directement la
protection des personnes et des biens
vis-à-vis des risques.
Majeur Majeur
L’anticipation de tout
nouveau risque dans le projet
de développement, dans un
contexte de changement
climatique
Dans le cadre de l’intensification du
changement climatique, certains risques
pourraient évoluer, que ce soit en termes
de surface concernées ou d’intensité.
De plus, l’évolution des connaissances
pourra permettre de préciser certains
risques, à l’image de celui lié aux
ruissellements.
Majeur Majeur
Autres pollutions
et nuisances
Le maintien de la collecte et
du traitement des déchets en
adéquation avec les besoins
du territoire
La gestion des déchets ménagers, bien
que présentant des tonnages par
habitant relativement élevés, bénéficie
d’une organisation adéquate avec des
actions de prévention et d’amélioration
de leur traitement.
La bonne gestion des déchets ménagers,
par l’ensemble des enjeux
environnementaux impactés (énergie,
ressources, climat, biodiversité, etc.) est
un préalable indispensable au
développement durable du territoire.
Fort Fort16
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
La mise en place de solutions
pour le traitement des
déchets inertes
Le territoire apparaît comme déficitaire
en termes d’infrastructures de stockage
et de gestion des déchets inertes.
C’est pourquoi le syndicat recherche des
sites pouvant accueillir ces déchets à
l’avenir dans de bonnes conditions.
Le déficit de solutions de prise en charge
des déchets inertes participe à créer des
décharges sauvages, avec des
conséquences pouvant être graves pour
l’environnement, et une baisse
d’efficacité dans le recyclage et la
valorisation de ces matériaux.
Fort Majeur
La prise en compte des sites
susceptibles d'engendrer une
pollution de l'environnement
dans les projets
d’aménagements
Bien que peu concerné, le territoire
comprend tout de même des sites
potentiellement pollués.
Ces sites sont susceptibles de créer des
problématiques sanitaires et
environnementales graves dans la cadre
de leur urbanisation. Leur prise en
compte est donc importante.
Majeur Fort
La prise en compte des zones
bruyantes dans les projets
d’aménagement et la
préservation des zones de
calme
Globalement, le territoire bénéficie d’un
environnement calme.
Toutefois, il faut souligner la présence
d’infrastructures routières classés
comme bruyante ainsi que d’autres
sources potentielles moins
documentées.
Le bruit est un des facteurs à l’origine
d’une dégradation du cadre de vie,
pouvant causer de simples gènes mais,
dans les cas plus importants, de réelles
dégradations de la santé (homme et
biodiversité).
La maîtrise de ce facteur est donc
essentielle dans le cadre de
l’aménagement du territoire.
Majeur Fort17
PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet
Les critères de développement durable
Les plans locaux d'urbanisme doivent permettre d’assurer les objectifs de développement durable suivants :
✓ « L’équilibre entre le renouvellement urbain, un développement urbain maîtrisé,
le développement de l'espace rural, d'une part, et la préservation des espaces
affectés aux activités agricoles et forestières et la protection des espaces naturels
et des paysages, d'autre part, en respectant les objectifs du développement
durable ;
✓ La diversité des fonctions urbaines et la mixité sociale dans l'habitat urbain et dans
l'habitat rural, en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation
suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et futurs
en matière d'habitat, d'activités économiques, notamment commerciales,
d'activités sportives ou culturelles et d'intérêt général ainsi que d'équipements
publics, en tenant compte en particulier de l'équilibre entre emploi et habitat ainsi
que des moyens de transport et de la gestion des eaux ;
✓ Une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, urbains, périurbains et
ruraux, la maîtrise des besoins de déplacement et de la circulation automobile, la
préservation de la qualité de l'air, de l'eau, du sol et du sous-sol, des écosystèmes,
des espaces verts, des milieux, sites et paysages naturels ou urbains, la réduction
des nuisances sonores, la sauvegarde des ensembles urbains remarquables et du
patrimoine bâti, la prévention des risques naturels prévisibles, des risques
technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature ».
Les axes stratégiques du PADD
Les grands axes généraux d’aménagement et d’urbanisme fixés pour l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme intercommunal Amikuze, fondateurs du projet de territoire et décidés par les élus, sont les suivants :
✓ Axe 1 : Pour un territoire Amikuze résilient : ménager, valoriser et transmettre notre patrimoine ;
✓ Axe 2 : Faire d’Amikuze un territoire durablement vivant et accueillant ;
✓ Axe 3 : Pour un territoire engagé, qui repense son modèle d’aménagement & et développement.
Croisement des axes stratégiques du PADD avec les enjeux environnementaux
Le tableau suivant croise les axes du PADD du PLUi Amikuze avec les enjeux environnementaux afin de déterminer si ceux-ci sont bien pris en compte dans le projet.18
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Thématiques Enjeux Hiérarchisation Axe 1 Axe 2 Axe 3
Climat - Air -
Energie
L’anticipation et la limitation des effets du
changement climatique Majeur
x x x
La conservation des puits de carbone
Majeur
x x x
La diminution de la consommation
énergétique en agissant notamment sur
l’isolation des bâtiments et le
développement des alternatives à
l’utilisation de la voiture individuelle
Fort
x x
Le développement des énergies
renouvelables dans le respect des enjeux
environnementaux, paysagers,
architecturaux et patrimoniaux
Fort
x
La limitation des émissions de polluants
pour préserver une bonne qualité de l’air Modéré x
Patrimoine
naturel et
biodiversité
La présence d’une mosaïque de milieux
divers, support de la trame verte et bleue et
de la fonctionnalité écologique du territoire
Majeur
x
Le maintien et la recherche d’une activité
agricole favorable à la biodiversité et
respectueuse de l’environnement
Modéré
x
L’encadrement de la fréquentation
touristique et les activités de pleine nature
en adéquation avec la préservation des
milieux naturels et de la biodiversité
Majeur
x
La limitation du développement de
nouvelles espèces invasives et la maîtrise de
celles déjà présentes
Modéré
Ressources
naturelles
La progression vers le bon état des eaux
superficielles en 2027 et sa non dégradation Majeur
x
La diminution des pressions significatives
pesant sur l’état des eaux et la biodiversité
aquatique
Majeur
x
La non dégradation de l’état des eaux
souterraine Fort
x19
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
La maîtrise de l’imperméabilisation des sols Majeur x x
La bonne intégration de la ripisylve, par une
préservation lorsqu’elle est en bon état et le
respect de conditions favorables à sa
restauration ailleurs
Majeur
x
L’économie de la ressource en eau Fort
x
L’atteinte d’un bilan besoins/ressources
durablement non déficitaire, que ce soit en
période de fonctionnement ou de pointe
Majeur
x x
La poursuite du développement de la
connaissance du petit cycle de l’eau et des
eaux pluviales : réseaux (y compris
d’assainissement), consommations,
prélèvements, capacité des ressources, etc.
Modéré
x
Le bon fonctionnement, conforme aux
dispositions réglementaires, de
l’assainissement des eaux usées, collectif et
non collectif
Fort
x x
La préservation des sites géologiques
d’intérêt Fort
La sobriété dans l’usage des ressources
minérales, non renouvelables Majeur
x x
L’approvisionnement en matériaux de
carrière par des ressources locales Fort
Risques
La bonne prise en compte des secteurs à
risques identifiés dans le futur document
d’urbanisme
Majeur
x x
L’anticipation de tout nouveau risque dans
le projet de développement, dans un
contexte de changement climatique
Majeur
x
Autres
pollutions et
nuisances
Le maintien de la collecte et du traitement
des déchets en adéquation avec les besoins
du territoire
Fort
xAnalyse des incidences par axe du PADD
20
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
La mise en place de solutions pour le
traitement des déchets inertes Majeur x
La prise en compte des sites susceptibles
d'engendrer une pollution de
l'environnement dans les projets
d’aménagements
Fort
La prise en compte des zones bruyantes
dans les projets d’aménagement et la
préservation des zones de calme
Fort
x x x
Le PLUi Amikuze témoigne donc globalement d’une bonne cohérence vis-à-vis de l’ensemble des enjeux du territoire. Issu d’une réflexion concertée et intelligente, il permet aussi de satisfaire les objectifs de développement durable exigés par la réglementation française et prend en compte les objectifs principaux de protection de l’environnement établis dans l’état initial de l’environnement.
Toutefois, certains enjeux ne trouvent pas de correspondance directe dans le PADD :
- La prise en compte des sites susceptibles d'engendrer une pollution de l'environnement dans les projets d’aménagements ;
- L’approvisionnement en matériaux de carrière par des ressources locales ;
- La préservation des sites géologiques d’intérêt ;
- La limitation du développement de nouvelles espèces invasives et la maîtrise de celles déjà présentes.
Ces enjeux sont qualifiés de fort ou modéré dans l’Etat Initial de l’Environnement. Toutefois des correspondances indirectes existent avec la sobriété dans l’usage des ressources minérales via la forte volonté de réhabiliter l’existant (soutenir la mobilisation du bâti vacant et faciliter l'amélioration et l’adaptation des logements), la prise en compte des sites susceptibles d’engendrer une pollution en priorisant le maintien et le développement des activités économiques “in situ”, là où elles se trouvent aujourd’hui et enfin la limitation des espèces exotiques envahissantes en préservant les milieux naturels et la biodiversité.
Le PADD du PLUi Amikuze respecte donc bien les objectifs réglementaires, auxquels il est soumis en tant que collectivité française et européenne.Note Signification
Incidences négatives importantes
Incidences négatives
Incidences globalement neutres
Incidences positives
Mesures importantes en faveur de la protection de l’environnement
NC Non Concerné
21
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Il s’agit dans cette partie d’évaluer les incidences générales de chacun des axes du PADD déclinés en passant en revue les incidences possibles sur les thématiques environnementales développées dans l’État Initial de l’Environnement.
Le système de notation ci-dessous a été utilisé pour déterminer les incidences de chacun des axes du PADD sur l’environnement :
Axe 1 : Pour un territoire Amikuze résilient : ménager, valoriser et transmettre notre patrimoine
Les orientations de cet axe sont les suivantes :
✓ Orientation 1 : Préserver le capital naturel & paysager d’Amikuze ;
✓ Orientation 2 : Valoriser le capital culturel d’Amikuze ;
✓ Orientation 3 : Préserver les ressources en eaux & les sécuriser ;
✓ Orientation 4 : Maintenir le caractère agricole d’Amikuze.
Thème Incidences Note
Climat, air,
énergie
La mobilisation du patrimoine bâti en vue d’offrir de nouvelles
solutions de logement et/ou pour l'économie permets la
préservation des espaces NAF et donc des puits de carbone du
territoire et impacte positivement sur le réchauffement
climatique
++
La valorisation du patrimoine végétal dans les espaces urbanisés
permet de limiter les ilots de chaleur urbain et impacte
positivement sur le réchauffement climatique
++
Patrimoine
naturel et
biodiversité
La mobilisation du patrimoine bâti en vue d’offrir de nouvelles
solutions de logement et/ou pour l'économie permets la
préservation des espaces NAF
+
Le maintien et le développement des activités agricoles véritable
richesse économique et marqueur du territoire en considérant la
valeur agricole des terres et en prenant en compte l’impact sur
l’activité agricole dans les choix d’aménagement et de protection
du territoire notamment par la limitation de l’étalement urbain,
++22
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
la gestion des interfaces entre espaces urbains et agricoles, le
développement d’activités complémentaires.
Elaboration d’une stratégie positive pour la biodiversité
(préservation et valorisation de la Trame Verte et Bleue (TVB),
les continuités écologiques et réservoirs de biodiversité à forts
enjeux environnementaux, prise en compte de la biodiversité
menacée, la restauration d’espaces écologiques plus dégradés
(haies, ripisylves, corridors dysfonctionnels), valorisation du
patrimoine végétal dans les espaces urbanisés, soigner les
transitions entre les espaces bâtis et les espaces naturels ou
agricoles
++
Ressources
naturelles
Adapter les évolutions urbaines aux capacités des ressources et
aux réseaux d’eau potable et d’assainissement afin de limiter les
pressions / pollutions sur les cours d’eau et masses d’eau
souterraines.
+
Sanctuariser les points de captage et protéger strictement leurs
abords ++
Viser le bon fonctionnement des dispositifs d’assainissement
collectif et non collectif +
Dans les espaces bâtis / à bâtir, encourager la gestion intégrée
des eaux pluviales et leur récupération à des fins domestiques +
Protéger les cours d’eau et leurs abords ++
La mobilisation du patrimoine bâti en vue d’offrir de nouvelles
solutions de logement et/ou pour l'économie permets la
sobriété dans l’usage des ressources minérales
+
Risques
La prévention des risques naturels est intégrée au PADD via la
prise en compte des risques existants (feu de forêt, aléa
retrait/gonflement des argiles, inondation…), l’anticipation de
leur évolution liée au changement climatique et la gestion des
eaux pluviales qui participe notamment à la prévention du risque
inondation
++
Autres
pollutions et
nuisances
Veiller à la bonne insertion des projets d’aménagement et de
construction dans leur environnement paysager permet de
lutter contre les nuisances visuelles et préserve les paysages
+
Axe 2 : Faire d’Amikuze un territoire durablement vivant et accueillant
Les orientations de cet axe sont les suivantes :
✓ Orientation 1 : Pérenniser l’accueil démographique & le répartir équitablement ;
✓ Orientation 2 : Permettre à tous de continuer à se loger ici ;23
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
✓ Orientation 3 : Faciliter l’accès à l’emploi & soutenir le dynamisme local en favorisant l’installation, le maintien & l’essor des entreprises ;
✓ Orientation 4 : Affirmer Amikuze en tant que territoire à haut niveau de services.
Thème Incidences Note
Climat, air,
énergie
L’accueil de nouveaux habitants et nouvelles activités sur le
territoire peut engendrer une augmentation de la pollution de
l’air, notamment avec un trafic routier plus important et donc
des émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi qu’une
augmentation de la consommation d’énergie.
-
L’amélioration des bâtiments existants notamment dans
l’habitat en apportant du confort thermique permettra
d’améliorer la consommation énergétique et remettre ces
logements sur le marché afin de limiter la consommation
d’espaces NAF pour la création de nouveaux programmes et
donc des puits de carbone du territoire et impacte positivement
sur le réchauffement climatique
++
Le renforcement de la polarité de Saint-Palais (élargie) et des
cœurs de bourgs et villages pour le commerce, les services, les
emplois et les équipements permettra de limiter les grands
déplacements routiers émetteurs de GES et favoriser les
mobilités douces
+
Patrimoine
naturel et
biodiversité
Valoriser le potentiel touristique du territoire (Chemin de St
Jacques...) en tenant compte de ses capacités d’accueil. +
Ressources
naturelles
La mobilisation du foncier en densification et du bâti existant
permettent la limitation de la surconsommation d’espaces NAF
et de fait la maitrise de l’imperméabilisation des sols
+
La mobilisation du bâti existant permet de fait de limiter le
besoin en matériaux de construction. +
Le développement démographique induira une augmentation
des besoins en alimentation en eau potable et en
assainissement.
-
Risques / /
Autres
pollutions et
nuisances
Le développement démographique induira une augmentation de
la production de déchets. -
Privilégier le maintien, l’accueil et l’essor des activités
économiques compatibles avec la proximité de l’habitat au sein
des ville, bourgs et villages et implanter les activités
incompatibles avec l’habitat dans la ZAE intercommunale
Larramendia permet de limiter les nuisances pour les habitants.
+24
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Axe 3 : Pour un territoire engagé, qui repense son modèle d’aménagement & et développement
Les orientations de cet axe sont les suivantes :
✓ Orientation 1 : Se développer plus sobrement, en tenant compte des capacités d’évolution des espaces bâtis ;
✓ Orientation 2 : Conjuguer durablement développement & qualité ;
Thème Incidences Note
Climat, air,
énergie
Le développement des équipements incitatifs à la pratique de
mobilités alternatives à l’automobile individuelle (aires de
covoiturage, pistes cyclables, cheminements piétons
notamment dans la polarité élargie de Saint-Palais) permettra de
limiter le trafic routier et préserver la qualité de l’air.
++
L’inscription dans la transition écologique conformément aux
engagements du PCAET porté par la Communauté
d’Agglomération du Pays Basque (CAPB) en développant la
production d'énergies renouvelables, en cohérence avec les
orientations générales du PADD (insertion paysagère ;
préservation des terres agricoles et de la biodiversité...)
++
Patrimoine
naturel et
biodiversité
Malgré une capacité à faire significative dans les espaces déjà
urbanisés, ceci ne peut néanmoins couvrir l’ensemble des
besoins du territoire (habitat, équipements, économie, …). C’est
pourquoi le territoire devra encore avoir recours à la
consommation d’espaces NAF.
--
Un usage plus raisonné des espaces naturels, agricoles ou
forestiers en visant une modération de leur consommation
approchant les 50% de celle constatée sur la période 2012-2021.
+
Les projets d’aménagement (dans l’existant ou en extension)
devront prendre en compte l’intégration de la nature en ville,
l’impact sur l’activité agricole, l’intégration paysagère
+
Ressources
naturelles
Adapter les évolutions urbaines aux capacités des ressources et
aux réseaux d’eau potable et d’assainissement +
Risques La densification des espaces déjà bâtis devra prendre en compte les risque naturels ++
Autres
pollutions et
nuisances
Assurer une gestion des déchets (collecte, réemploi, recyclage,
stockage...) en adéquation avec les besoins du territoire (déchets
ménagers et assimilés et déchets inertes) et également
accompagner les projets de méthanisation pour la valorisation
de déchets organiques.
+
Le réaménageant des axes routiers dans leur traversée des
bourgs et villages (sécurisation des mobilités douces et réduction
des nuisances).
+25
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Synthèse de l’impact sur l’environnement du PADD
Le tableau suivant synthétise l’ensemble des incidences, positives ou négatives, du Plan d’Aménagement et de Développement Durables.
Chaque thème s’est vu affecter une note par axe et par orientation, en fonction de la moyenne des notations accordées à chacune des incidences du PADD croisé à une vision globale de l’évaluateur.
Thème Axe 1 Axe 2 Axe 3 Bilan par thème
Climat, air, énergie ++ + ++ ++
Patrimoine naturel
et biodiversité ++ + - + Ressources
naturelles ++ 0 + + Risques naturels et
technologiques ++ / ++ ++ Autres pollutions et
nuisances + 0 + +
La plus-value du PADD sur l’environnement est globalement positive.
Le développement démographique et économique du territoire, bien que maitrisé, entrainera quelques incidences négatives sur l’environnement, en particulier sur les thématiques de l’eau, de l’assainissement, des déchets, de l’énergie et du patrimoine naturel et biodiversité.
Néanmoins, ces incidences sont inhérentes à tout projet de développement et le PADD limite ces incidences avec des orientations axées dans le respect du développement durable en veillant à ce que les évolutions urbaines soient adaptées aux capacités des ressources, aux réseaux d’eau potable et d’assainissement, à la poursuite d’une gestion adaptée des déchets à une consommation limitée d’espaces NAF.
Le développement intercommunal est fait en priorité dans l’enveloppe urbaine, autour de la polarité élargie existante de Saint-Palais, des centre-bourgs en mobilisant les dents creuses et en privilégiant la réhabilitation urbaine. Ainsi, le PADD limite la consommation et le mitage des espaces agricoles ou naturels, préserve les puits de carbone, vise un équilibre fonctionnel et va dans le sens de la loi ZAN en optimisant le foncier disponible sur son territoire.
Le PADD poursuit également des nombreux objectifs inscrivant le territoire dans la transition écologique, tels que l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments, le développement des énergies renouvelables, le développement du maillage de déplacements alternatif à la voiture individuelle, la conservation des puits de carbone, etc.
Dans un contexte de changement climatique global et de renforcement des aléas climatiques, des vigilances particulières sont à prendre en compte sur certains secteurs (risques naturels). Pour cela, le PADD vise à ne pas augmenter la vulnérabilité du territoire en prenant en compte26
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
les risques naturels existants en Amikuze mais également en veillant à anticiper leurs potentielle évolution.
Par ailleurs, l’élaboration d’une stratégie positive pour la biodiversité permettra de protéger, préserver et valoriser les différents espaces naturels (remarquables ou non) du territoire ainsi que la nature en ville.
Les enjeux environnementaux principaux définis dans l’état initial de l’environnement sont globalement donc bien traités dans le PADD. Malgré tout, quelques éléments ne sont pas aussi bien traités au sein du document :
- La prise en compte des sites et sols pollués. Le territoire ne présente pas de site
pollué ou potentiellement pollué connu de l’État appelant une action des pouvoirs publics, ni de site classé en SIS, toutefois 64 sites BASIAS sont répertoriés en Amikuze. La prise en compte de ces sites est réalisée en priorisant le maintien et le développement des activités économiques “in situ”, là où elles se trouvent aujourd’hui ;
- La prise en compte des ressources minérales. En 2022, 3 carrières sont répertoriées en
Amikuze, cependant, à l’échelle du bassin de consommation Sup Pays Basque (regroupant Soule, Amikuze et Sud Basse Navarre), un déficit en matériaux est identifié, impliquant la nécessaire importations de ressources depuis des territoires voisins. Toutefois, la sobriété dans l’usage des ressources minérales est encouragée via la volonté de valoriser le bâti existant (activité et habitat) ;
- La prise en compte des espèces invasives. Le territoire d’Amikuze est concerné par
certaines espèces exotiques envahissantes : on peut citer l’Herbe de la pampa (Cortaderia selloana), le Buddleia du père David (Buddleja davidii), le Chèvrefeuille du Japon (Lonicera japonica). Toutefois, de manière indirecte, l’élaboration d’une stratégie positive pour la biodiversité et les milieux naturels vise à préserver la flore présente et donc lutter contre le développement des espèces invasives.Analyse des incidences sur l’environnement du
zonage, règlement et OAP et mesures d’évitement,
de réduction et de compensation des impacts
associées
Détermination des Secteurs Susceptibles d’être Impactés
(SSI) par la mise en œuvre du document d'urbanisme
27
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Afin de réaliser cette analyse, les secteurs susceptibles d’être impactés (SSI) ont été définis. Les secteurs susceptibles d’être impactés (SSI) sont les secteurs présentant encore une occupation du sol naturelle ou agricole et sur lesquels des aménagements et/ou constructions sont autorisés dans le PLUi.
Les SSI du PLUi Amikuze ont été déterminés selon la méthodologie suivante :
- Sélection de l’ensemble des parcelles situées dans les zones AU (OAP) du projet de zonage graphique (en retirant les parcelles d’ores et déjà artificialisées) ;
- Sélection de l’ensemble des espaces non bâtis et non artificialisés de plus de 2500m² situés à l’intérieur de l’enveloppe urbaine et classés en U au projet de zonage permettant une possibilité de constructions nouvelles ;
- Sélection des parcelles classées en STECAL et pour lesquelles le règlement offre des droits à construire et de plus de 2500 m² ;
- Sélection des emplacements réservés situés en extension de l’enveloppe urbaine et dont la superficie est égale ou supérieure à 2500m².
La définition d’un seuil minimum de 2500 m² et la sélection des secteurs non artificialisés ont permis de passer des SSI « bruts » aux SSI « résiduels », ces derniers étant les secteurs qui, en l’état du règlement, peuvent être impactés par la mise en œuvre du PLUi.
Au total, 92 SSI ont été identifiés :
Commune Nombre de SSI Type de SSI
Aïcirits-Camou-Suhast 7 SSI 6 OAP
1 STECAL
Amendeuix-Oneix 6 SSI 4 OAP
1 STECAL
1 zone U avec conso ENAF
Amorots-Succos 2 SSI 2 OAP
Arancou 2 SSI 1 OAP
1 STECAL
Arbérats-Sillègue 4 SSI 2 OAP28
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
2 STECAL
Arbouet-Sussaute 2 SSI 1 OAP
1 STECAL
Aroue-Ithorots-Olhaïby 2 SSI 1 OAP
1 STECAL
Arraute-Charritte 6 SSI 1 OAP
3 STECAL
2 zones U avec conso ENAF
Béguios 3 SSI 1 OAP
1 STECAL
Béhasque-Lapiste 2 SSI 2 OAP
Bergouey-Viellenave 4 SSI 2 OAP
2 STECAL
Beyrie-sur-Joyeuse 2 SSI 1 OAP
1 STECAL
Domezain-Berraute 2 SSI 2 OAP
Etcharry 2 SSI 1 OAP
1 STECAL
Gabat 2 SSI 2 OAP
Garris 2 SSI 1 OAP
1 STECAL
Illharre 5 SSI 1 OAP
3 STECAL
1 zone U avec conso ENAF
Labets-Biscay 3 SSI 1 STECAL
2 zones U avec conso ENAF
Larribar-Sorhapuru 2 SSI 2 OAP
Lohitzun-Oyhercq 2 SSI 1 OAP
1 zone U avec conso ENAF
Luxe-Sumberraute 2 SSI 2 OAP
Masparraute 4 SSI 2 OAP
2 STECAL
Méharin 5 SSI 2 OAP
3 STECAL
Orègue 2 SSI 1 OAP
1 STECAL
Orsanco 1 SSI 1 STECAL
Osserain-Rivareyte 2 SSI 1 OAP
1 zone U avec conso ENAF
Saint-Palais 12 SSI 2 ER
7 OAP
1 STECAL
2 zones U avec conso ENAF
Uhart-Mixe 2 SSI 1 OAP
1 STECALLocalisation des SSi
Amikuze
[_] Limite de commune
Type de secteur
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29
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementaleLocalisation des SSi
Amikuze
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Réalisation : Agence MTDA, Juillet 2025
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementalel'expertise naturaliste
40
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
La méthodologie « habitats »
Deux campagnes de terrain naturalistes ont été réalisés, la première entre juin et août 2023 et la seconde en mars 2025. Ils ont eu pour premier objectif de vérifier les habitats et les éléments de la TVB, ainsi que leur fonctionnalité, identifiés par le CBN (Conservatoire Botanique National). En parallèle, ces passages de terrain ont permis de préciser les enjeux potentiels ou avérés, d’un point de vue environnemental, sur les sites. Il s'agit d'évaluer les sensibilités écologiques des secteurs définis. Les potentialités d’accueil de la faune ou la flore sur les sites sont ainsi renseignées.
Les résultats des investigations de terrain sont présentés en annexe de ce rapport.
Tableau 1 : Méthodologie d'évaluation des enjeux réglementaires
NUL Aucun des éléments cités dans les autres colonnes n’est présent sur le site.
FAIBLE Proximité à un site Natura 2000 dont les enjeux coïncident avec les caractéristiques du site.
MOYEN
Parcelle comprise dans le périmètre d’un site Natura 2000 mais sans enjeu coïncidant.
Alignements d’arbres en bord de voirie.
FORT
Présence de Zone Humide (critère habitat).
Parcelle comprise dans le périmètre d’un site Natura 2000 dont les enjeux coïncident avec les caractéristiques du site (habitats d’intérêt communautaire).
Présence potentielle d’une espèce protégée (donnée bibliographique non confirmée sur le terrain).
Présence d’un cours d’eau adjacent à la parcelle ou au sein de la parcelle.
TRES FORT
Présence de Zone Humide (critère habitat).
Parcelle comprise dans le périmètre d’un site Natura 2000 dont les enjeux coïncident avec les caractéristiques du site.
Présence avérée d’une espèce protégée.
Tableau 2 : Méthodologie d'évaluation des enjeux non réglementaires
NUL Aucun des éléments cités dans les autres colonnes n’est présent sur le site.
FAIBLE Habitat(s) favorable(s) à la biodiversité ou ayant un rôle dans la matrice paysagère (par exemple rôle de corridor, dernier boisement dans le secteur, zone refuge pour des espèces présentes ou zone d’alimentation).
MOYEN
Présence potentielle d’habitat communautaire.
Présence de dendrohabitats (vieux arbres à cavités, excroissances, arbres morts, etc.).
Eléments ayant un rôle de corridor écologique mais non intégrés à la TVB régionale.
FORT
Présence avérée d’habitat d’intérêt communautaire.
Présence d’une ripisylve.
Présence d’un corridor fonctionnel ou d’un réservoir de biodiversité défini dans la TVB régionale et confirmé sur le terrain.
TRES FORT Habitat(s) favorable(s) à la présence d’espèces à forts enjeux (protégées/menacées) répertoriées sur le secteur.
(A chaque niveau d’enjeu, les critères d’évaluation peuvent se cumuler)41
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Chaque fiche présente le contexte écologique du site (zonages écologiques proches), les espèces à enjeux identifiées dans la bibliographie ainsi que le diagnostic de terrain avec les informations suivantes :
- Localisation du site ;
- Type de parcelle : usages ; surface ;
- Observations : habitats naturels et semi-naturels ; espèces observées ; éléments à enjeux ;
- Intégration aux zonages écologiques ;
- Présence d’éléments rattachables aux trames vertes et bleues (corridors et réservoirs de biodiversité).
- Cartographie ;
- Récapitulatifs des enjeux1 ;
- Obligations2 et recommandations3.
Certains enjeux1 impliquent des obligations2 tels que des restrictions ou la mise en place de mesures réglementaires, il s’agit des enjeux réglementaires liés à :
- La présence d’espèce protégées (dossier CNPN) [Art. L411-1 et L411-2 du code de
l’Environnement] ;
- L’intégration du site à un zonage réglementaire ou proximité direct du site à ce
zonage (évaluation d’incidence au titre de Natura 2000) ;
- Présence de zones humides [Art.L214-1 à 6 et R214-1 du code de l’environnement] ;
- Proximité à un cours d’eau (dossier loi sur l’eau) ;
- Présence d’alignement d’arbres en bord de voiries [Art. L. 350-3 et R. 350-20 à R. 350-
31 du code de l’environnement].
Ces obligations ou restrictions dépendent du type de projet.
D’autres enjeux peuvent être identifiés sur les sites, sans nature réglementaire. Ces enjeux non réglementaires peuvent être liés à :
• La présence d’habitats favorables à la biodiversité (ronciers, vieux arbres à cavités,
haie champêtre pluristratifiée et diversifiée, prairie fleurie diversifiée) ;
• La présence de corridor écologique (alignements arbres aux bords de voirie, haie,
ripisylve) ;
• Etc.
Des recommandations3, de l’ordre du conseil, seront proposer pour répondre à ces enjeux. Leur objectif est de favoriser l’intégration de la biodiversité dans les projets d’aménagement ou de construction futur et/ou de limiter l’impact de ses derniers.
La méthodologie « zone humide »
En complément, certains secteurs ont fait l’objet d’une expertise zone humide en cas de suspicion.
La méthodologie employée sera celle définie à l’arrêté du 24 juin 2008 modifié par celui du 1er octobre 2009 relatif à la délimitation des zones humides.42
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Ces arrêtés précisent les critères de définition et de délimitation des zones humides en application des articles L. 247-7-1 et R. 211-108 du code de l'environnement. Ils précisent "qu'un espace peut être considéré comme zone humide (…) dès lors qu'il présente l'un des critères suivants :
1. Ses sols correspondent à un ou plusieurs types pédologiques parmi ceux mentionnés dans la liste figurant à l'annexe 1.1 complétée et identifiés selon la méthode figurant à l'annexe 1.2 (de l'arrêté du 1er octobre 2009) ;
2. Sa végétation, si elle existe, est caractérisée par :
o Soit des espèces identifiées et quantifiées selon la méthode et la liste d'espèces figurant à l'annexe 2.1 au présent arrêté complétée en tant que de besoin par une liste additionnelle d'espèces arrêtées par le préfet de région sur proposition du conseil scientifique régional du patrimoine naturel, le cas échéant, adaptée par territoire biogéographique ;
o Soit des communautés d'espèces végétales, dénommées " habitats ", caractéristiques de zones humides, identifiées selon la méthode et la liste correspondante figurant à l'annexe 2.2 au présent arrêté.
Ces critères sont alternatifs et interchangeables.
Critère pédologique
Les sondages pédologiques consistent à mener des inventaires de terrain sous la forme d’un carottage du sol. Chaque sondage dans la mesure du possible se fait à une profondeur de 120 centimètres. Les traces hydromorphologiques sont visibles toute l’année et de ce fait, la réalisation des sondages doit être réalisé fin hiver – début printemps (février-avril), période optimale, ou à l’automne. De ce fait, les sondages seront réalisés en début avril.
L'examen des sondages pédologiques vise à vérifier la présence ou l'absence :
o D’horizons histiques (ou tourbeux) débutant à moins de 50 cm de la surface du sol et d’une épaisseur d’au moins 50 cm ;
o De traits réductiques débutant à moins de 50 cm de la surface du sol ;
o De traits rédoxiques débutant à moins de 25 cm de la surface du sol et se prolongeant ou s’intensifiant en profondeur ;
o De traits rédoxiques débutant à moins de 50 cm de la surface du sol, se prolongeant ou s’intensifiant en profondeur, avec des traits réductiques apparaissant entre 80 et 120 cm de profondeur.
Si l’une de ces caractéristiques est présente, le sol est considéré comme un sol de zone humide selon le critère pédologique.
Ses sols correspondent à un ou plusieurs types pédologiques parmi ceux mentionnés dans la liste figurant à l'annexe 1.1 complétée et identifiés selon la méthode figurant à l'annexe 1.2 (de l'arrêté du 1er octobre 2009).WV v " Protoreur amas L ns
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Morphologie des sols correspondant à des “zones humides" (ZH) [m1 horizon rédoxique peu marqué (g) CC] horizon réductique G
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7 * Nappe E horizon Nistique H
D'après les classes d'hydromorphée du Groupe d'Elude des problèmes de Pédoiogie Appliquée (GEPPA, 1881}
43
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Figure 1 : Tableau de détermination des zones humides sur le critère sol
Le nombre, la répartition et la localisation précise des sondages dépendent de la taille et de l'hétérogénéité du site, avec 1 point (= 1 sondage) par secteur homogène du point de vue des conditions mésologiques. Chaque sondage est interprété sur la base de sa dénomination pédologique et en fonction du classement de l’hydromorphie tel que défini par le Groupe d’Etudes des Problèmes de Pédologie Appliquée (GEPPA) en 1981 repris par l’arrêté du 24 juin 2008 modifié.
L'outil utilisé pour la réalisation des sondages est une
tarière manuelle de type Edelman pour sols mélangés.
Aucun élément mécanique n'est utilisé pour la
réalisation des sondages.
Le carottage réalisé est remis en l’état après inventaire (remise en place de la carotte et bouchage du trou) afin de garantir le bon état des parcelles après notre passage et éviter de créer des pièges à faune.
Critère floristique
Les relevés de végétations seront réalisés durant la période optimale de visibilité de la flore. Compte tenu du climat local, cet optimal se situe plutôt entre mi-avril et juin.inalyse thématique des incidences et mesures associées
44
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Le relevé est fait sur des placettes d’un rayon compris entre 1,5 et 10 mètres selon le type de milieux (herbacé, arbustif ou arborescent), puis pointé à l’appareil GPS (précision de 3 à 5 m) et photographié.
Les espèces floristiques sont inventoriées et les pourcentages de recouvrement pour chaque espèce pour chaque strate de végétation sont estimés visuellement par l’opérateur. Une liste des espèces dominantes est ainsi constituée :
• Cumul des espèces de chaque strate classée par ordre décroissant et dont les pourcentages de recouvrement cumulés permettent d'atteindre 50 % du recouvrement total de la strate ;
• Espèces ayant individuellement un pourcentage de recouvrement supérieur ou égal à 20 % non comptabilisées précédemment.
Si la moitié au moins des plantes de cette liste figure dans la liste des espèces indicatrices de zones humides de l’arrêté du 24 juin 2008, la végétation sera qualifiée d'hygrophile. La zone sera alors considérée comme zone humide selon le critère floristique.
Au sein de chaque des thématiques « cartographiables », les enjeux ont été classés en niveaux de sensibilité (cf. état initial de l’environnement) :
- Sensibilité rédhibitoire ;
- Sensibilité forte ;
- Sensibilité modérée.
Pour l’analyse par thématique, les SSI ont été croisés avec ces niveaux de sensibilité. Un focus sera fait sur chaque SSI interceptant un niveau de sensibilité rédhibitoire ou fort, les autres seront mentionnés mais pas analysés spécifiquement.
Après analyse plus approfondie en phase projet (notamment à travers les inventaires terrain et explications des vocations / règles retenues pour chacun des secteurs), les incidences résiduelles des implications du plan sur l’environnement et par thématique ont ainsi pu être évaluées ; soit de manière détaillée par site quand la thématique l’exige, soit de manière globale à l’échelle du projet.
Incidences du PLUi sur le climat, l’énergie et la qualité de l’air et mesures associées
Enjeux
Pour plus de cohérence, les enjeux liés à l’énergie, la qualité de l’air et le climat sont traités ensemble.
Cinq enjeux sont identifiés :
- L’anticipation et la limitation des effets du changement climatique ;45
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
- La conservation des puits de carbone ;
- La diminution de la consommation énergétique en agissant notamment sur l’isolation
des bâtiments et le développement des alternatives à l’utilisation de la voiture individuelle ;
- Le développement des énergies renouvelables dans le respect des enjeux
environnementaux, paysagers, architecturaux et patrimoniaux ;
- La limitation des émissions de polluants pour préserver une bonne qualité de l’air.
Incidences
Le développement intercommunal va entraîner un besoin accru en énergie et va induire des émissions gaz à effet de serre et de polluants dans l’atmosphère plus importantes (transports routiers, habitations, activités…). De plus, l’artificialisation des sols impliquera une diminution de la capacité de stockage du carbone dans les sols.
Les efforts fait pour limiter l’impact sur ces thématiques peuvent cependant induire des effets rebonds (effet pervers et paradoxal par lequel les économies d’énergie entraînent une augmentation de la consommation). Il convient de noter qu’à l’échelle mondiale, les efforts fait en matière de production d’énergies (renouvelables) ne permettent pas une substitution de la consommation actuelle, mais viennent s’y additionner, ce qui impacte également le climat. Le PLUi doit donc veiller à offrir des alternatives plus durables qui viseront la substitution de la consommation d’énergie.
Par ailleurs, la mise en place de certaines actions visant à réduire la pollution, la consommation énergétique et l’émission de GES, peuvent entrainer une délocalisation des impacts environnementaux (par exemple lors de la production de batteries ou de panneaux photovoltaïque), ou bien déplacer la contrainte sur d’autres composantes de l’environnement (l’eau, la biodiversité...).
Enfin, le changement climatique a des répercussions sur les autres thématiques comme les risques naturels ou encore la biodiversité.
Mesures intégrées au PLU
Mesures intégrées aux OAP
Concernant les OAP sectorielles :
Les recommandations générales des OAP habitat précisent que les cheminements piétons / cycles pourront être aménagés à l’intérieur du tissu urbain (trottoirs, pistes cyclables, voies vertes, zones de rencontre…) mais aussi au sein de l’espace rural pour assurer des liaisons inter-quartiers ou inter-bourg.
Les aménagements piétons / cycles permettront des connexions entre les espaces à urbaniser, les polarités du territoires (centres bourgs, équipements…) et les transports en communs lorsqu’ils desservent les territoires afin de favoriser les modes de déplacements doux et alternatifs à la voiture individuelle et ainsi lutter contre les émissions de polluants atmosphériques.46
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Elles encouragent également la nature en ville car la végétation est une composante essentielle du confort urbain, paysager et climatique en privilégiant l’utilisation d’essences locales, nourricières, mellifères, mélangées, adaptées au climat, non invasives et non allergènes (résistantes et vivaces en milieu urbain) et en limitant l’imperméabilisation du sol qui impacte également positivement la séquestration du carbone.
Enfin, Il sera mis en œuvre une démarche de conception bioclimatique favorisant les économies d’énergies et permettant de réduire les dépenses de chauffage et de climatisation en cherchant à obtenir un confort d’ambiance de manière la plus naturelle possible.
Concernant les OAP thématiques :
L’OAP densité vise à l’optimisation de la densification du tissu urbain existant notamment en vue de l’atteinte des objectifs d’accueil de logements fixés. Cette OAP impact favorablement la limitation de la consommation d’espaces NAF et donc la préservation des puits de carbone.
L’OAP « Comment construire en zones d’activités économiques (Z.A.E.) ? » vise à optimiser l’usage des sols et donc limiter la consommation d’espaces NAF, anticiper et atténuer les effets du réchauffement climatique via une approche bioclimatique dans la construction des bâtiments et l’intégration du végétal, enfin, elle vise à intégrer ces zones dans leur environnement élargi notamment via un maillage cycle et piéton renforcé.
Enfin, l’OAP TVB précise de :
- Choisir des essences adaptées au sol, au climat, au paysage et au changement
climatique ;
- Limiter l’imperméabilisation des sols, par exemple sur les parkings réalisés en
revêtement perméable ;
- Prendre en compte la pollution lumineuse qui implique des impacts sur la faune et la
flore mais entraine également des effets néfastes sur la santé humaine (troubles du
sommeil, potentiels effets cardiovasculaires…) et soulève des questions sur la
consommation d’énergie et l’émissions de gaz à effets de serre induite ;
- Conforter la nature en ville notamment dans le but de lutter contre les îlots de chaleur
urbains ;
- Intégrer les principes du bioclimatisme aux constructions et aménagements (développer les énergies renouvelables, intégrer la circulation du vent et lutter contre la chaleur estivale).
L’ensemble de ces règles intégrées aux OAP permettront de limiter les îlots de chaleur urbain, de favoriser une bonne qualité de l’air locale ainsi que de réduire les consommations en énergie liées aux besoins en chauffage et climatisation des nouvelles constructions et au transport (limitation de l’usage de la voiture individuelle via l’accès aux transports en commun et au développement des modes doux de circulation).
Mesures intégrées au zonage et règlement47
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
De manière générale règlement précise que l’installation de dispositifs de production d’énergie solaire est autorisée en toiture sous réserve des conditions suivantes : • Les dispositifs en toiture devront être implantés dans le même plan que la pente du toit.
• Une légère surimposition sera autorisée.
• La surface des panneaux doit être regroupée et ne doit pas couvrir l’intégralité de la toiture ou du pan de toit.
La réalisation de constructions mettant en œuvre des objectifs de qualité environnementale, ainsi que l’installation de matériels utilisant des « énergies renouvelables » sont encouragées. Néanmoins, ces équipements doivent rechercher le meilleur compromis entre performance énergétique et intégration architecturale et paysagère.
Le règlement précise également qu’un coefficient de pleine terre minimal est à respecter selon le zonage :
- 30% du terrain d’assiette du projet en zone Uv, Urv, Ub, Uh, Up, Urp, AU, AUa et AUb; - 20% du terrain d’assiette du projet en zone Ue, Ux, Uy, AUc, AUe, AUx et AUy ; - 30% du terrain d’assiette du projet pour les habitations en zone A et N (pas de règlementation pour les bâtiments agricoles et forestiers).
Il n’est toutefois pas fixé de règles pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif.
De plus, tout projet d’aménagement doit être conçu de façon à préserver le plus grand nombre d’arbres possible (espaces boisés, arbres isolés, haies bocagères en limite séparative, …) sauf impossibilité technique dûment justifiée ou si leur suppression est rendue nécessaire pour la sécurité des personnes et des biens.
L’ensemble de ces dispositions impactent positivement la préservation des puits de carbone sur le territoire.
Bilan
Enjeux Bilan
L’anticipation et la limitation des effets du
changement climatique Neutre
La conservation des puits de carbone Positif
La diminution de la consommation
énergétique en agissant notamment sur
l’isolation des bâtiments et le
développement des alternatives à
l’utilisation de la voiture individuelle
Positif
Le développement des énergies
renouvelables dans le respect des enjeux
environnementaux, paysagers,
architecturaux et patrimoniaux
Positif48
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
La maitrise des émissions de polluants pour
préserver une bonne qualité de l’air Neutre
Incidences du PLUi sur le patrimoine naturel et la biodiversité et mesures associées
Enjeux
Quatre enjeux sont identifiés :
- La présence d’une mosaïque de milieux divers, support de la trame verte et bleue et
de la fonctionnalité écologique du territoire ;
- Le maintien et la recherche d’une activité agricole favorable à la biodiversité et
respectueuse de l’environnement ;
- L’encadrement de la fréquentation touristique et les activités de pleine nature en
adéquation avec la préservation des milieux naturels et de la biodiversité ; - La limitation du développement de nouvelles espèces invasives et la maîtrise de celles déjà présentes.
Incidences
Les milieux naturels sont plus ou moins sensibles aux activités humaines, aux aléas climatiques et à leurs conséquences. L’état des habitats naturels et de l’ensemble des espèces qui les composent est directement dépendant des perturbations subies. Ainsi, les pressions sont importantes, à la fois par leur nombre et par leur intensité :
• L’artificialisation des sols entraîne une destruction totale et permanente des milieux
naturels concernés par un changement d’usage, une imperméabilisation, une
exploitation de matériaux (même si celle-ci est temporaire) et a des effets sur les
milieux environnants en fractionnant les continuités écologiques, en particulier par
certains aménagements linéaires et urbains ;
• L’abandon de pratiques agricoles ou déprise agricole (abandon de la fauche ou
régression des pratiques agro-pastorales) peut mener à la fermeture complète de
milieux ouverts tout en réduisant l’effet mosaïque des milieux ;
• Le changement climatique impacte également les milieux naturels (modification des
aires de répartition de certaines espèces, diminution de la ressource en eau...) ;
• Les pollutions et notamment, l’emploi d’insecticides et pesticides qui, en causant la
perte d’arthropodes et végétaux, perturbe l’ensemble de la chaine alimentaire ;
• La fragmentation des milieux empêche aux espèces animales et végétales de se
déplacer, de migrer, de s’alimenter, de se reproduire, de fuir des conditions49
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
défavorables. Le libre déplacement des espèces est d’autant plus important dans un
contexte de changement climatique et donc de modifications des aires de répartition
des espèces ;
• L’expansion d’espèces exotiques envahissantes. Les invasions biologiques
représentent la 2ème cause de perte de biodiversité dans le monde, d’après l’Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ;
• Les conséquences de l’excès d’éclairage artificiel sont des perturbations pour la
biodiversité (modification du système proie-prédateur, perturbation des cycles de
reproduction, des migrations…) ;
• La fréquentation des milieux naturels peut être préjudiciable à la tranquillité et voire
à la conservation de certaines espèces floristiques et faunistiques.
Concernant les statuts de protection de la biodiversité, le territoire du PLUI Amikuze est concerné par deux sites Natura 2000 au titre de la Directive « Habitats, Faune, Flore ». Il s’agit des Zones Spéciales de Conservation « Le Saison (cours d’eau) » et « La Bidouze ».
Des plus, le territoire est concerné par 1 ZNIEFF de type I et 6 ZNIEFF de type II.
Les pollutions, le changement climatique, sont abordés dans des chapitres dédiés.
Aucun SSI intercepte une sensibilité rédhibitoire sur le territoire. Toutefois, 9 SSI interceptent une sensibilité forte constituée par les sites Natura 2000 du territoire.Sensibilité patrimoine
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementaleSensibilité patrimoine
naturel et biodiversité
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60
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
En plus de croiser les SSI avec les niveaux de sensibilité des enjeux, nous prenons en compte les résultats des comptes-rendus naturaliste (pour les SSI ayant fait l’objet d’une expertise) afin d’affiner l’enjeu de la parcelle.61
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Ces résultats sont intégrés dans le tableau d’analyse ci-après :62
PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet
N°SSI Commune
Avis
naturaliste (si
expertise réalisée)
Précisions enjeux (terrain ou carto) Mesures intégrées Impact résiduel
17 Arancou /
Le site est en partie d’ores et déjà
dédié à l’extraction de matériaux.
L’extension du secteur concerne des
espaces boisés, des surfaces de types
prairies ou parcelles enherbées. De
plus un cours d’eau traverse le secteur
à l’Ouest.
Le site est intégré au site Natura 2000
(ZSC) de la Bidouze (FR7200789)
désigné comme tel pour la richesse de
ses habitats humides associés au
réseau hydrographique (landes
humides, prairies, tourbières, forêts
alluviales), ainsi que pour la présence
d’animaux aquatiques (loutre,
écrevisse à pattes blanches,
saumons).
Il s’agit d’un STECAL Nc (secteur à
vocation d’extraction de matériaux)
d’environ 5,2ha.
Le règlement y autorise :
• Les ouvrages et installations
nécessaires aux services
publics et/ou d’intérêt collectif,
sous réserve qu’ils ne portent
pas gravement atteinte au
caractère naturel et/ou
forestier de la zone.
• Les constructions et
installations liées et
nécessaires à l’exploitation de
la carrière
• Les affouillements et
exhaussements des sols sont
autorisés sous réserve d’être
nécessaires à la mise en œuvre
des aménagements et
constructions autorisés dans la
zone ou le secteur
• Les constructions et
installations nécessaires à
Modéré63
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
l’exploitation d’une installation
de stockage de déchets inertes.
Le zonage du PLUi prévoit par ailleurs,
la préservation de la haie située le long
du cours d’eau à l’Ouest via la mise en
place d’une prescription linéaire
considérant la haie comme Espace
Vert Protégé.
En l’absence d’expertise naturaliste, il
n’est pas possible d’évaluer
précisément les enjeux
environnementaux. Au regard du
caractère déjà en grande partie
aménagé de ce SSI, de la protection de
la ripisylve, mais de la présence
d’espaces naturels (prairies, espaces
boisés) qui pourraient être détruits
pour l’extraction de matériaux,
l’impact résiduel de ce STECAL sera
jugé modéré.
25 Aroue-ithorots- olhaiby /
Le site est en partie intégré au zonage
du site Natura 2000 (ZSC) du Saison
(FR7200790), désigné comme tel pour
son réseau hydrique et les habitats
(forêts alluviales) et espèces qui y sont
associés.
Il s’agit d’un STECAL Na (secteur à
vocation d’activités économiques
isolés) d’environ 0,37ha.
Le règlement y autorise :
• L’extension des bâtiments
d’habitation existants limitée à
Faible64
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Le STECAL est urbanisé dans sa quasi-
totalité avec la présence de plusieurs
bâtiments, voies de circulation et
stationnements. Quelques espaces
enherbés et petits arbres sont
présents sur la parcelle.
50% d’emprise au sol
supplémentaire par rapport à
l’emprise au sol existante à la
date d’approbation du PLUi
• Les annexes aux bâtiments
d’habitation existants, à
condition qu’elles soient
implantées à proximité
immédiate de l’habitation
principale (30m maximum de
ladite habitation) dans la limite
de :
o 50 m² d’emprise au sol
supplémentaires vis-à-
vis de l’emprise au sol
des constructions
existantes à la date
d’approbation du PLUi
sur l’unité foncière.
o 50 m² de surface de
bassin pour les piscines
non couvertes ou dont
la couverture, fixe ou
mobile, a une hauteur
au-dessus du sol
inférieur à 1,80 mètre.
• Les ouvrages et installations
nécessaires aux services
publics et/ou d’intérêt collectif,
sous réserve qu’ils ne portent65
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
pas gravement atteinte au
caractère naturel et/ou
forestier de la zone.
• L’extension et les annexes des
bâtiments d’activités existants
à la date d’approbation du PLUi
limitées à 50% d’emprise au sol
supplémentaire par rapport à
l’emprise au sol existante à la
date d’approbation du PLUi
• Les affouillements et
exhaussements des sols sont
autorisés sous réserve d’être
nécessaires à la mise en œuvre
des aménagements et
constructions autorisés dans la
zone ou le secteur.
En l’absence d’expertise naturaliste, il
n’est pas possible d’évaluer
précisément les enjeux
environnementaux. Toutefois, au
regard du caractère déjà en grande
partie bâti de ce SSI et des possibilités
d’extensions limitées par le règlement,
l’impact résiduel de ce STECAL sera
jugé faible.66
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
29 Arraute- charritte /
Le site est en partie intégré au site
Natura 2000 (ZSC) de la Bidouze
(FR7200789) désigné comme tel pour
la richesse de ses habitats humides
associés au réseau hydrographique
(landes humides, prairies, tourbières,
forêts alluviales), ainsi que pour la
présence d’animaux aquatiques
(loutre, écrevisse à pattes blanches,
saumons).
Le STECAL est urbanisé dans sa quasi-
totalité avec la présence d’un grand
bâtiment, espaces de stockage
extérieur, voies de circulation et
stationnements. Quelques éléments
boisés sont présents sur la parcelle à
l’Ouest.
Un cours d’eau longe le STECAL au
Nord avec présence d’une ripisylve.
Il s’agit d’un STECAL Na (secteur à
vocation d’activités économiques
isolés) d’environ 0,37ha.
Le règlement y autorise :
• L’extension des bâtiments
d’habitation existants limitée à
50% d’emprise au sol
supplémentaire par rapport à
l’emprise au sol existante à la
date d’approbation du PLUi.
• Les annexes aux bâtiments
d’habitation existants, à
condition qu’elles soient
implantées à proximité
immédiate de l’habitation
principale (30m maximum de
ladite habitation) dans la limite
de :
o 50 m² d’emprise au sol
supplémentaires vis-à-
vis de l’emprise au sol
des constructions
existantes à la date
d’approbation du PLUi
sur l’unité foncière.
o 50 m² de surface de
bassin pour les piscines
non couvertes ou dont
la couverture, fixe ou
Faible67
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
mobile, a une hauteur
au-dessus du sol
inférieur à 1,80 mètre.
• Les ouvrages et installations
nécessaires aux services
publics et/ou d’intérêt collectif,
sous réserve qu’ils ne portent
pas gravement atteinte au
caractère naturel et/ou
forestier de la zone.
• L’extension et les annexes des
bâtiments d’activités existants
à la date d’approbation du PLUi
limitées à 50% d’emprise au sol
supplémentaire par rapport à
l’emprise au sol existante à la
date d’approbation du PLUi
• Les affouillements et
exhaussements des sols sont
autorisés sous réserve d’être
nécessaires à la mise en œuvre
des aménagements et
constructions autorisés dans la
zone ou le secteur.
Le zonage du PLUi prévoit par ailleurs,
la préservation de la ripisylve située le
long du cours d’eau au Nord via la mise
en place d’une prescription linéaire68
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
considérant la haie comme Espace
Vert Protégé.
En l’absence d’expertise naturaliste, il
n’est pas possible d’évaluer
précisément les enjeux
environnementaux. Toutefois, au
regard du caractère déjà en grande
partie bâti de ce SSI, des possibilités
d’extensions limitées par le règlement
et de la protection de la ripisylve au
Nord, l’impact résiduel de ce STECAL
sera jugé faible.
39 Bergouey- viellenave /
Le site est d’ores et déjà dédié à
l’extraction de matériaux dans sa
quasi-totalité (quelques petits patchs
d’espaces boisés).
Un cours d’eau longe le Nord du site.
Le site est intégré au site Natura 2000
(ZSC) de la Bidouze (FR7200789)
désigné comme tel pour la richesse de
ses habitats humides associés au
réseau hydrographique (landes
humides, prairies, tourbières, forêts
alluviales), ainsi que pour la présence
d’animaux aquatiques (loutre,
écrevisse à pattes blanches,
saumons).
Il s’agit d’un STECAL Nc (secteur à
vocation d’extraction de matériaux)
d’environ 2,6ha.
Le règlement y autorise :
• Les ouvrages et installations
nécessaires aux services
publics et/ou d’intérêt collectif,
sous réserve qu’ils ne portent
pas gravement atteinte au
caractère naturel et/ou
forestier de la zone.
• Les constructions et
installations liées et
nécessaires à l’exploitation de
la carrière
Faible69
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
• Les affouillements et
exhaussements des sols sont
autorisés sous réserve d’être
nécessaires à la mise en œuvre
des aménagements et
constructions autorisés dans la
zone ou le secteur
• Les constructions et
installations nécessaires à
l’exploitation d’une installation
de stockage de déchets inertes.
Le zonage du PLUi prévoit par ailleurs,
la préservation de la haie située le long
du cours d’eau au Nord via la mise en
place d’une prescription linéaire
considérant la haie comme Espace
Vert Protégé.
En l’absence d’expertise naturaliste, il
n’est pas possible d’évaluer
précisément les enjeux
environnementaux. Néanmoins, au
regard du caractère déjà entièrement
aménagé de ce SSI, l’impact résiduel
de ce STECAL sera jugé faible.
69 Méharin
Favorable
sous
conditions
Le site est localisé sur la D14, il s’agit
de parcelles labourées. Un cours
Il s’agit d’une OAP à vocation d’activité
jouxtant la future station d’épuration,
d’environ 0,83ha.
Faible70
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
d’eau passe au sud-ouest de la
parcelle.
Le site est intégré au site Natura 2000
(ZSC) de la Bidouze (FR7200789)
désigné comme tel pour ses habitats
de forêt alluviales à Alnus glutinosa et
Fraxinus excelsior et la présence du
vison d’Europe. Il est aussi intégré à la
ZNIEFF de type 2 « Réseau
hydrographique de la Bidouze et
annexes hydrauliques ». Ce ne sont
pas des milieux et espèces que l’on
retrouve sur la parcelle.
Favorable sous condition d’éviter les
impacts à proximité du cours d’eau.
L’OAP prévoit la création de haies
paysagères et espaces verts paysagés
sur les franges du secteur avec un recul
des constructions.
Le secteur le plus à l’Ouest à proximité
du cours d’eau sera préservé en zone
naturelle, toutefois, ce secteur est
également concerné par un
emplacement réservé pour la création
d’une nouvelle station d’épuration.
Le règlement écrit fixe les autres règles
de gabarit, d'insertion architecturale
et paysagère, de mobilités et de
réseaux.
Considérant les enjeux relevés lors de
l’expertise naturaliste, l’impact
résiduel est qualifié de faible. On note
toutefois un point de vigilance sur le
respect de la conformité de la STEP
pour éviter toute pollution sur le
milieu naturel.
76 Orègue /
Le STECAL est urbanisé dans sa quasi-
totalité avec la présence de plusieurs
bâtiments, espaces de stockage
extérieurs, voies de circulation.
Un cours d’eau longe le Nord et l’Est
du site.
Il s’agit d’un STECAL Na (secteur à
vocation d’activités économiques
isolés) d’environ 2,7ha.
Le règlement y autorise :
Faible71
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Le site est intégré au site Natura 2000
(ZSC) de la Bidouze (FR7200789)
désigné comme tel pour la richesse de
ses habitats humides associés au
réseau hydrographique (landes
humides, prairies, tourbières, forêts
alluviales), ainsi que pour la présence
d’animaux aquatiques (loutre,
écrevisse à pattes blanches,
saumons).
• L’extension des bâtiments
d’habitation existants limitée à
50% d’emprise au sol
supplémentaire par rapport à
l’emprise au sol existante à la
date d’approbation du PLUi.
• Les annexes aux bâtiments
d’habitation existants, à
condition qu’elles soient
implantées à proximité
immédiate de l’habitation
principale (30m maximum de
ladite habitation) dans la limite
de :
o 50 m² d’emprise au sol
supplémentaires vis-à-
vis de l’emprise au sol
des constructions
existantes à la date
d’approbation du PLUi
sur l’unité foncière.
o 50 m² de surface de
bassin pour les piscines
non couvertes ou dont
la couverture, fixe ou
mobile, a une hauteur
au-dessus du sol
inférieur à 1,80 mètre.
• Les ouvrages et installations
nécessaires aux services72
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
publics et/ou d’intérêt collectif,
sous réserve qu’ils ne portent
pas gravement atteinte au
caractère naturel et/ou
forestier de la zone.
• L’extension et les annexes des
bâtiments d’activités existants
à la date d’approbation du PLUi
limitées à 50% d’emprise au sol
supplémentaire par rapport à
l’emprise au sol existante à la
date d’approbation du PLUi
• Les affouillements et
exhaussements des sols sont
autorisés sous réserve d’être
nécessaires à la mise en œuvre
des aménagements et
constructions autorisés dans la
zone ou le secteur.
Le zonage du PLUi prévoit par ailleurs,
la préservation de la haie située au
Nord via la mise en place d’une
prescription linéaire considérant la
haie comme Espace Vert Protégé
En l’absence d’expertise naturaliste, il
n’est pas possible d’évaluer
précisément les enjeux
environnementaux. Toutefois, au vu73
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
du caractère déjà très artificialisé du
SSI, des possibilités d’extensions
limitées par le règlement et de la
préservation de la ripisylve, l’impact
résiduel est qualifié de faible.
78 Osserain- rivareyte /
Il s’agit d’une parcelle enherbée qui
constitue un espace vert privatif reliée
à une/des habitations. La parcelle est
clôturée et située dans l’habitat diffus
du secteur.
Le site est intégré au zonage du site
Natura 2000 (ZSC) du Saison
(FR7200790), désigné comme tel pour
son réseau hydrique et les habitats
(forêts alluviales) et espèces qui y sont
associés.
Il s’agit d’une zone U avec
consommation d’ENAF d’environ
0,29ha.
Sans expertise naturaliste, il n’est pas
possible de qualifier précisément les
enjeux de ce SSI, toutefois, s’agissant
d’un espace vert entretenu et clôturé
situé en habitat diffus, l’impact
résiduel est qualifié de faible.
Faible
80 Saint-Palais
Favorable
sous
conditions
Le site est localisé au nord de la
commune, il s’agit d’une prairie
mésique. La végétation est peu
diversifiée avec peu d’espèces
fleuries.
Le site est délimité à l’est par une haie
champêtre pluristratifiée qui borde le
cours d’eau Eiheraxaharreko Erreka.
D’autres haies du même type bordent
le site à l’ouest et au sud. Ces haies
champêtres sont des lieux de refuge
et d’alimentation pour la faune
Il s’agit d’un emplacement réservé
pour un terrain de sport d’environ 1ha.
Il n’y a aucune information sur le
projet d’aménagement et la prise en
compte du milieu naturel présent sur
la parcelle. Toutefois le zonage du PLUi
prévoit la préservation de la haie
située à l’Est via la mise en place d’une
prescription linéaire considérant la
haie comme Espace Vert Protégé.
Négligeable74
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
sauvage (oiseaux, insectes dont
pollinisateurs, petits mammifères,
reptiles) mais aussi des corridors de
déplacements (chauves-souris, etc.).
Le site est situé à proximité de la
ZNIEFF de type II « Réseau
hydrographique de la Bidouze et
annexes hydrauliques » et du site
Natura 2000 (ZSC) de la Bidouze
(FR7200789), désigné comme tel pour
la richesse de ses habitats humides
associés au réseau hydrographique
(landes humides, prairies, tourbières,
forêts alluviales), ainsi que pour la
présence d’animaux aquatiques
(loutre, écrevisse à pattes blanches,
saumons). Ce ne sont pas des milieux
et espèces que l’on retrouve sur la
parcelle.
La haie champêtre à l’est de la prairie
vient en continuité de la sous-trame
forestière identifiée dans le SRCE. Elle
pourrait être considérée comme un
corridor écologique et permet de
préserver la qualité du cours d’eau
qu’elle borde.
Favorable sous conditions de
préserver les haies champêtres
autour de la prairie, notamment celle
Considérant les enjeux relevés lors de
l’expertise naturaliste, la vocation de
la parcelle et les prescriptions
appliquées au zonage, l’impact
résiduel est qualifié de négligeable.75
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
à l’est ayant un rôle de corridor
écologique et préservant le cours
d’eau adjacent.
92 Uhart-mixe
/ Le site est constitué de plusieurs
constructions qui occupent une
grande partie de la parcelle, le reste
est constitué d’espaces enherbés et
d’arbres. Deux cours d’eau bordent le
site à l’Ouest et à l’Est (avec ripisylve).
Le site est intégré au site Natura 2000
(ZSC) de la Bidouze (FR7200789)
désigné comme tel pour la richesse de
ses habitats humides associés au
réseau hydrographique (landes
humides, prairies, tourbières, forêts
alluviales), ainsi que pour la présence
d’animaux aquatiques (loutre,
écrevisse à pattes blanches,
saumons).
Il s’agit d’un STECAL Nt (secteur à
vocation touristique) d’environ
0,89ha.
Le règlement y autorise :
• L’extension des bâtiments
d’habitation existants limitée à
30% d’emprise au sol
supplémentaire par rapport à
l’emprise au sol existante à la
date d’approbation du PLUi et
dans la limite de 50m²
d’emprise au sol
supplémentaire.
• Les annexes aux bâtiments
d’habitation existants, à
condition qu’elles soient
implantées à proximité
immédiate de l’habitation
principale (30m maximum de
ladite habitation) dans la limite
de :
o 50 m² d’emprise au sol
supplémentaires vis-à-
vis de l’emprise au sol
des constructions
existantes à la date
Faible76
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
d’approbation du PLUi
sur l’unité foncière.
o 50 m² de surface de
bassin pour les piscines
non couvertes ou dont
la couverture, fixe ou
mobile, a une hauteur
au-dessus du sol
inférieur à 1,80 mètre.
• Les ouvrages et installations
nécessaires aux services
publics et/ou d’intérêt collectif,
sous réserve qu’ils ne portent
pas gravement atteinte au
caractère naturel et/ou
forestier de la zone.
• Les aires de jeux et de sports,
ouvertes au public ou non
• Les constructions destinées à la
restauration sont autorisées
sous réserve d’être liées à une
structure touristique existante
• L'aménagement des terrains
de camping et de caravanage
existants et les constructions et
installations qui y sont liées, à
condition de ne pas porter
atteinte au site et que cela
concerne :77
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
o Des adaptations ou
mises aux normes de
ces installations,
o Des constructions liées
et nécessaires à
l’activité touristique
existante à la date
d’approbation du PLUi,
dont les habitations
légères de loisirs et les
résidences mobiles de
loisirs, dans la limite de
30% de l’emprise au sol
des constructions
existantes à la date
d’approbation du PLUi
et dans la limite de 100
m² de surface de
plancher
supplémentaire au
total.
• Les affouillements et
exhaussements des sols sont
autorisés sous réserve d’être
nécessaires à la mise en œuvre
des aménagements et
constructions autorisés dans la
zone ou le secteur.78
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Le zonage du PLUi prévoit par ailleurs,
la préservation de la haie située à
l’Ouest via la mise en place d’une
prescription linéaire considérant la
haie comme Espace Vert Protégé
En l’absence d’expertise naturaliste, il
n’est pas possible d’évaluer
précisément les enjeux
environnementaux. Toutefois, au
regard de la superficie relativement
réduite des espaces naturels, de la
partie déjà artificialisée du SSI, des
possibilités d’extensions limitées par le
règlement et de la préservation de la
ripisylve, les impacts résiduels sont
qualifiés de faibles.79
PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet
Mesures intégrées au PLU
Mesures intégrées aux OAP
Concernant les OAP thématiques :
L’OAP densité vise à l’optimisation de la densification du tissu urbain existant notamment en vue de l’atteinte des objectifs d’accueil de logements fixés. Cette OAP impact favorablement la limitation de la consommation d’espaces NAF et donc la préservation de la biodiversité inhérente à ces espaces.
L’OAP « Comment construire en zones d’activités économiques (Z.A.E.) ? » vise à optimiser l’usage des sols et donc limiter la consommation d’espaces NAF, limiter l’imperméabilisation des sols en végétalisant, favorisant les espaces de pleine terre et cherchant la continuité écologiques avec les espaces voisins, enfin, elle vise à soigner l’aspect des constructions et de leurs abords notamment via les clôtures en privilégiant les clôtures à mailles larges non maçonnées, de préférence doublées d’une haie vive.
Le PLUi contient également une OAP thématique spécifiquement dédiée à la préservation des continuités écologiques : l’OAP TVB.
Cette OAP contient plusieurs orientations générales favorables à la biodiversité et à l’amélioration des continuités écologiques. Elle définit des principes généraux de végétalisation des projets avec des essences adaptées au sol, au climat et au paysage, valorisation des interfaces entre les espaces agricoles et les franges urbaines, perméabilité des clôtures dans les espaces agricoles et naturels pour le passage de la petite faune et l’écoulement des eaux, d’aménagement sur la nature en ville, la création de gîtes, l’interface entre les espaces agricoles et les franges urbaines, minimisation de l’impact de l’éclairage nocturne, respect des calendriers d’intervention, limitation du développement des espèces exotiques envahissantes et intégration des principes du bioclimatisme dans les constructions.
Elle comprend également les orientations spécifiques suivantes :
- Préserver les réservoirs, supports de biodiversité identifiés dans la TVB du SCoT Pays
Basque et du Sud des Landes ;
- Préserver et restaurer les corridors écologiques identifiés dans la TVB du SCoT Pays
Basque et du Sud des Landes ;
- Préserver les cours d’eau et leur espace de bon fonctionnement (Ils sont préservés de
toutes construction, installation et clôture via la mise en place d’une bande tampon, de
plus un zonage Np est appliqué sur la trame bleue du territoire) ;
- Préserver les zones humides (sur le territoire, les zones humides sont nombreuses et
devront être protégées de toute urbanisation ou faire l’objet de la démarche éviter,
réduire, compenser).
Concernant les OAP sectorielles :80
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Les recommandations générales des OAP habitat favorisent la présence du végétal (arbres de
hautes tiges, plantations, engazonnement…) dans les espaces publiques et communs, la
limitation de l’imperméabilité des sols (préserver le sol naturel dans les cœurs d’îlots et fonds
de parcelle afin de créer des continuités écologiques), les plantations d’essences locales
mélangées, la lutte contre les espèces exotiques envahissantes et l’inscription dans la trame
végétale et paysagère pré-existante.
Concernant l’OAP sectorielle Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, les communes de
Aroue Ithorots-Olhaïby, Lohitzun-Oyhercq, Domezain-Berraute, Larribar-Sorhapuru, Uhart-
Mixe, sont traversées par le chemin dit « voie du Puy ». Les communes de Béhasque-Lapiste,
Saint-Palais, Orsanco, sont en limite de la voie et sont également concernées par les enjeux
liés à l’inscription au patrimoine mondial de ce chemin. L’OAP a pour objectif de protéger le
grand paysage et la séquence paysagère du chemin (clôtures perméables, haies végétales,
murets de pierres laissant passer la petite faune, préservation de la structure végétale (haies,
arbres isolés, alignement d’arbres, boisements)), de participer à la gestion de l’eau
(interdiction d’imperméabiliser le chemin, préserver les fossés, cours d’eau) et de veiller à la
bonne intégration du bâti dans le paysage (bâti agricole, patrimoine bâti).
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Les dispositions générales du règlement précisent plusieurs éléments qui impactent la thématique de manière positive.
De manière générale, tout projet d’aménagement doit être conçu de façon à préserver le plus grand nombre d’arbres possible (espaces boisés, arbres isolés, haies bocagères en limite séparative, …) sauf impossibilité technique dûment justifiée ou si leur suppression est rendue nécessaire pour la sécurité des personnes et des biens.
Les espaces libres doivent être plantés, ou faire l’objet d’un aménagement paysager et les essences végétales variées, locales et rustiques à croissance lente sont privilégiées (les essences invasives, allergènes et toxiques sont à proscrire).
En zone économiques et d’habitats collectifs, les aires de stationnement de plus de 100 m² doivent être plantées à raison d'au moins un arbre de haute tige pour quatre emplacements. La préservation d'arbres préexistants peut être prise en compte dans le calcul précité.
Le PLUi identifie au règlement graphique des Espaces Boisés Classés (EBC) à conserver, protéger ou à créer. Ces derniers sont soumis aux dispositions des articles L 113-1 et L 113-2 du Code de l’Urbanisme. Ce classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création de boisement, entraîne de plein droit le rejet de la demande d'autorisation de défrichement prévue au chapitre Ier du titre IV du livre III du Code Forestier et interdit toute création d’accès et de voie de circulation. Ces éléments sont repérés au règlement graphique, planche A
Il identifie également des éléments de paysage à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques81
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
au titre de l’article L151-23 du code de l’urbanisme (haies, ripisylves). Ces éléments sont repérés au règlement graphique, planches A.
Le règlement précise également qu’un coefficient de pleine terre minimal est à respecter selon le zonage :
- 30% du terrain d’assiette du projet en zone Uv, Urv, Ub, Uh, Up, Urp, AU, AUa et AUb; - 20% du terrain d’assiette du projet en zone Ue, Ux, Uy, AUc, AUe, AUx et AUy ; - 30% du terrain d’assiette du projet pour les habitations en zone A et N (pas de règlementation pour les bâtiments agricoles et forestiers).
Il n’est toutefois pas fixé de règles pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif.
Concernant la préservation des cours d’eau, le règlement précise que :
• En zones naturelles (N) et agricoles (A), toute nouvelle construction est interdite à
moins de 10 m des cours d’eau, mesuré depuis le haut de talus de la berge. • En zones urbaines (U) et à urbaniser (AU), toute nouvelle construction est interdite à moins de 6 m des cours d’eau, mesuré depuis le haut de talus de la berge.
Concernant les clôtures, le règlement précise de manière générale, qu’une partie du linéaire de la clôture devra prévoir un dispositif permettant l’écoulement des eaux et le passage de la petite faune (intégration d’ouvertures régulières en pied de clôture maçonnée, petites ouvertures dans les grillages). Et que les haies monospécifiques de végétaux persistants (thuyas, …), ainsi que les espèces invasives, allergènes, toxiques et les matériaux occultants (plastiques souples, tôles…) sont à proscrire.
En zone A et N, seuls sont autorisés en limite d’emprise et d’espace public et en limites séparatives :
• Les murs en pierres sèches d’une hauteur maximale de 1,20 mètres (sauf prolongation d’un mur existant ou présence d’un mur avoisinant d’une hauteur supérieure). • Les haies végétales d’espèces locales mélangées dont la hauteur devra être maintenue en dessous de 1,50 mètres.
• Le grillage à mouton sur piquets bois.
La CAPB a élaboré un cahier de recommandations pour la composition d’espaces verts favorables à la biodiversité et au paysage végétal. Cette palette végétale est à prendre en compte dès qu’un particulier ou un acteur public souhaite initier une plantation d’arbres et arbustes sur le territoire. Elle a été établie en dialogue et avec l’appui de différents partenaires du territoire notamment le CAUE Pyrénées-Atlantiques, EHLG, le CPIE Pays Basque, le Conservatoire botanique national des antennes Pyrénées /Midi-Pyrénées et Sud Atlantique, l’ONF et le CNPF, des données disponibles dans le cadre de l’Observatoire de la biodiversité végétale en Nouvelle Aquitaine, et des retours d’expérience de certaines communes du territoire. La palette végétale est composée de :
- La liste d’essences végétales à préconiser ;
- La liste d’essences végétales à proscrire (plantes reconnues comme envahissantes et ayant un impact majeur à modéré sur le territoire) ;
- La liste des espèces exotiques envahissantes à interdire selon la règlementation.82
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
En termes de maintien à l’agriculture, le PLUI Amikuze prévoit une zone A indicée (Am) dédié au secteur agricole pastorale situé sur le secteur Sud-Ouest du territoire.
En termes de protection des espaces naturels, le PLUI prévoit une zone N indicée (Np) qui correspond au secteur naturel de protection stricte et qui protège notamment les lits mineurs des cours d’eau.
Enfin, en zones A et N, les travaux et aménagements légers nécessaires, soit à la conservation, à la protection, à la gestion ou à la mise en valeur des espaces naturels sont notamment autorisés.
Bilan
Enjeux Bilan
La présence d’une mosaïque de milieux
divers, support de la trame verte et bleue et
de la fonctionnalité écologique du territoire
Positif
Le maintien et la recherche d’une activité
agricole favorable à la biodiversité et
respectueuse de l’environnement
Positif
L’encadrement de la fréquentation
touristique et les activités de pleine nature
en adéquation avec la préservation des
milieux naturels et de la biodiversité
Positif
La limitation du développement de
nouvelles espèces invasives et la maîtrise de
celles déjà présentes
Positif
Incidences du PLUi sur les ressources naturelles et mesures associées
Enjeux
Douze enjeux sont identifiés :
- L’atteinte du bon état pour l’ensemble des eaux superficielles et, surtout, sa non
dégradation ;
- La diminution des pressions significatives pesant sur l’état des eaux et la biodiversité
aquatique ;
- La non dégradation de l’état des eaux souterraine ;
- La maîtrise de l’imperméabilisation des sols ;
- La bonne intégration de la ripisylve, par une préservation lorsqu’elle est en bon état et
le respect de conditions favorables à sa restauration ailleurs ;
- L’économie de la ressource en eau ;
- Le maintien d’un bilan besoins/ressources durablement non déficitaire, que ce soit en
période de fonctionnement ou de pointe ;83
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
- La poursuite du développement de la connaissance du petit cycle de l’eau et des eaux
pluviales (y compris d’assainissement), consommations, prélèvements, capacité des ressources, etc. ;
- Le bon fonctionnement, conforme aux dispositions réglementaires, de
l’assainissement des eaux usées, collectif et non collectif ;
- La préservation des sites géologiques d’intérêt ;
- La sobriété dans l’usage des ressources minérales, non renouvelables ;
- L’approvisionnement en matériaux de carrière par des ressources locales.
Incidences
Le développement intercommunal va entraîner un besoin de raccordement aux réseaux d’alimentation en eau potable (AEP), ainsi qu’un raccordement aux stations d’épuration du territoire pour l’évacuation des eaux usées (augmentation des charges entrantes des STEP).
Le développement intercommunal peut également entrainer une pollution des eaux notamment par l’artificialisation des sols entrainant une augmentation du ruissellement (hydrocarbures, matières en suspension, déchets, métaux, déjections canines, etc.).
Sur le territoire Amikuze, près de trois quarts des masses d’eau superficielle n’atteignent pas le bon état et 7 masses d’eau superficielle sont soumises à des pressions significatives ou élevées, en particulier au niveau morphologique et des risques de pollution. Concernant les masses d’eau souterraine, elles sont en bon état et ne connaissent pas de pressions significatives selon l’état des lieux 2019 du SDAGE Adour-garonne.
Eau potable
Depuis le 1er janvier 2018, la CAPB assure la gestion de l’eau potable sur l’ensemble de son territoire. Au niveau du périmètre, l’exploitation des ouvrages d’eau potable est assurée en régie par la CAPB, et son prestataire Lagun.
La gestion du service d’eau potable est réalisée selon 7 secteurs géographiques. La majorité des communes du périmètre du PLUi appartient au secteur « Amikuze ». Les communes d’Arancou, de Bergouey-Viellenave et de Méharin sont incluses dans le secteur du Pays de Hasparren et de Bidache, tandis que la commune de Lohitzun-Oyhercq est rattachée au secteur Soule-Xiberoa, et celle d’Orsanco au secteur Garazi-Baigorri/Iholdy-Oztibarre.
Concernant le secteur Amikuze, l’eau potable provient principalement de la ressource de Castagnède, de 3 ouvrages de prélèvement d’eau souterraine (forages qui captent l’eau dans la nappe alluviale du Gave d’Oloron et du Saison) et d’une station de production située à l’extérieur du territoire.
Le territoire est également concerné par la Zone de Sauvegarde en Objectif plus Strict relative à la Masse d'Eau souterraine FRFG031 (Alluvions du gave d'Oloron et du Saison). Les zones de sauvegarde sont des secteurs stratégiques des masses d'eau souterraine qui doivent faire l'objet d'une politique publique prioritaire de préservation des ressources en eau utilisées aujourd'hui et potentiellement utilisées dans le futur pour l'alimentation en eau potable. Une84
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
vigilance particulière est nécessaire afin de prévenir la détérioration de l'état des masses d'eau concernées.
Les zones de sauvegarde ont vocation à centraliser l'ensemble des moyens visant à protéger qualitativement et quantitativement les ressources en eau nécessaires à la production d'eau potable, en vue de la préservation ou de la récupération de la qualité.
Entre 2017 et 2019, l’Institution Adour a réalisé une étude prospective « Adour 2050 », à l’échelle de l’ensemble du bassin de l’Adour, se déroulant en trois phases : - Phase 1. Réalisation d’un diagnostic prospectif ;
- Phase 2. Elaboration collective de scénarios alternatifs et choix des scénarios admissibles ;
- Phase 3. Elaboration de pistes d’adaptation.
Cette étude avait pour objectifs d’apporter des arguments dans le débat public et le contexte
du changement climatique, d’identifier les futurs possibles et le futur le plus souhaitable (et
réalisable) et de proposer des pistes afin d’y parvenir.
Ainsi, en termes de quantité d’eau, le territoire connaît une augmentation des risques de non-
respect des Débits Objectifs d’Etiage (DOE) à l’horizon 2050, et donc un accroissement
probable des déséquilibres.
Concernant la qualité, une stabilité de la situation actuelle est attendue. Ainsi, les bassins de
l’Adour avec la Bidouze et du Gave d’Oloron avec le Saison sont estimés en vulnérabilité
moyenne pour le non-respect du bon état écologique en 2050. Une stabilité est également
prévue concernant la qualité des milieux.
Assainissement collectif
Depuis le 1er janvier 2018, la CAPB assure la gestion de l’assainissement sur l’ensemble de son territoire.
Le réseau d’assainissement collectif du secteur Amikuze est composé de 10 stations d’épuration, pour une capacité totale de 10 950 Equivalents-Habitant (EH), dont 9 000 EH pour la seule STEP de Saint-Palais.
En 2020, les charges maximales reçues par les STEP ont toutes été inférieures à leur capacité, sauf pour la STEP Amorots-Succos (25 EH reçus pour une capacité de 20 EH). Cette STEP a été réhabilité en 2021 avec une capacité de 100 EH.
En 2020, les STEP de Saint-Palais et d’Aroue-Ithorots-Olhaïby ont été analysées comme non conformes. Entre 2020 et 2022, des travaux ont été réalisés sur la STEP d’Aroue-Ithorots- Olhaïby la rendant conforme en 2023 selon le portail de l’assainissement collectif. Concernant la STEP de Saint-Palais, celle-ci est toujours jugée non conforme en équipement et en performance en 2023.
Pour les autres communes n’appartenant pas à ce secteur :85
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
- La commune de Lohitzun-Oyhercq appartient au secteur de gestion Soule-Xiberoa. Ses effluents (pour la zone raccordée) sont traités au sein de la STEP communale, qui présente une capacité de 30 EH.
Cette STEP, estimée conforme en 2020, l’est toujours en 2023 selon le portail de l’assainissement collectif.
- Les communes d’Arancou et de Bergouey-Viellenave sont comprises dans le secteur de gestion du Pays de Hasparren et de Bidache. Elles disposent chacune d’une STEP communale (STEP d’Arancou, d’une capacité de 100 EH et STEP de Bergouey- Viellenave, d’une capacité de 50 EH).
Ces deux STEP, estimées conformes en 2020, le sont toujours en 2023 selon le portail de l’assainissement collectif.
Assainissement non collectif
Concernant l’assainissement non collectif, en 2021, 2 549 installations d’assainissement non collectif étaient réparties en Amikuze avec un taux de conformité des dispositifs d’assainissement évalué à 85 %.
Eaux pluviales
Du fait du dépôt constant de molécules polluantes sur certains sols en zone urbaine et agricole, les eaux pluviales, en ruisselant ou s’infiltrant, entraînent des pollutions diffuses des eaux superficielles et souterraines.
En Amikuze, cinq communes du Pays de Mixe disposent d’un Schéma Directeur des Eaux Pluviales (SDEP) : Aïcirits-Camou-Suhast, Amendeuix-Oneix, Béhasque-Lapiste, Garris et Saint- Palais. Ces schémas récents (2021) ont permis de progresser fortement sur la connaissance de la dynamique des eaux pluviales dans ces communes : pédologie (capacité d’infiltration des sols), imperméabilisation des sols, qualité des rejets du réseau d’assainissement, caractéristiques du système d’assainissement pluvial, dysfonctionnements, impact sur la qualité des cours d’eau, etc.
Ressource minérale
En 2022, le territoire compte 3 carrières en activité :
- la carrière Achtokocho (SAGRAL) dans la commune d’Arbouet-Sussaute, exploitant du
calcaire. L’arrêté préfectoral en vigueur autorise son exploitation jusqu’en 2036 pour
une production annuelle maximale autorisée de 0,4 million de tonnes ;
- la carrière Larrous, Darre-Larrecot, Camy (Carrières Lafitte) dans la commune
Bergouey-Viellenave, exploitant du calcaire, flysch et marne. Son exploitation est
autorisée jusqu’en 2046 pour une production annuelle maximale autorisé annuel de
0,55 million de tonnes ;86
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
- la carrière Lauga (GSM Sud-Ouest) dans la commune d’Arancou, exploitant du calcaire.
L’arrêté préfectoral en vigueur autorise son exploitation jusqu’en 2046 pour un
volume autorisé annuel de 0,45 million de tonnes.
A l’occasion du travail préparatoire pour l’élaboration du Schéma Régional des Carrières de Nouvelle-Aquitaine, une analyse de la production et de la consommation en granulats pour l’année 2011 a été réalisée par l’UNICEM. Il ressort, pour le bassin du Pays Basque Sud (Sud Basse Navarre, Soule et Amikuze), une production réelle de 0,39 million de tonne de granulats pour une consommation de 0,49 Mt, impliquant ainsi des besoins d’importation.
Concernant les ressources naturelles, les croisements entre les SSI et les sensibilités examinées dans le cadre cette évaluation sont les suivants :
- 6 SSI sont concernés par une sensibilité rédhibitoire (proximité avec le lit mineur d’un cours d’eau).
- 4 SSI sont concernés par une sensibilité forte (proximité avec l’espace de mobilité du cours d’eau, ripisylve, zone de sauvegarde de la masse d'eau souterraine FRFG031, déficit actuel du bilan besoins/ressources en eau).Sensibilité ressources
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale92
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale94
PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet
N°SSI Commune Précisions enjeux (terrain ou carto) Mesures intégrées Impact résiduel
17 Arancou
Le SSI correspond à un STECAL Nc (secteur
à vocation d’extraction de matériaux)
d’environ 5,2ha.
Le site est en partie d’ores et déjà dédié à
l’extraction de matériaux. L’extension du
secteur concerne des espaces boisés, des
surfaces de types prairies ou parcelles
enherbées.
Un cours d’eau traverse le secteur à
l’Ouest (lit mineur, espace de mobilité du
cours d’eau et ripisylve associée)
L’aménagement supplémentaire de cette
parcelle participe à la poursuite de
l’urbanisation du territoire, de plus, le
passage des engins entraine un tassement
du sol et un risque de ruissellement pluvial
et de transport de matières polluantes plus
important. Le zonage du PLUi prévoit
toutefois, la préservation de la ripisylve
située le long du cours d’eau à l’Ouest via la
mise en place d’une prescription linéaire la
considérant comme Espace Vert Protégé.
Enfin, l’aménagement devra prendre en
compte la gestion intégrée des eaux
pluviales prévues au règlement afin de
minimiser les risques sur le milieu naturel.
L’impact résiduel attendu est jugé modéré
Modéré
23 Arbouet- Sussaute
Le SSI correspond à un STECAL Nc (secteur
à vocation d’extraction de matériaux)
d’environ 3,5ha.
Le site est en partie d’ores et déjà dédié à
l’extraction de matériaux. L’extension
possible du secteur concerne des espaces
boisés.
Un cours d’eau longe le STECAL au Nord-
Ouest (lit mineur, espace de mobilité du
cours d’eau)
L’aménagement supplémentaire de cette
parcelle participe à la poursuite de
l’urbanisation du territoire, de plus, le
passage des engins entraine un tassement
du sol et un risque de ruissellement pluvial
et de transport de matières polluantes plus
important. Toutefois, l’aménagement devra
prendre en compte la gestion intégrée des
eaux pluviales prévues au règlement afin de
minimiser les risques sur le milieu naturel.
L’impact résiduel attendu est jugé modéré
Modéré95
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
29 Arraute- charritte
Le SSI correspond à un STECAL Na (secteur
à vocation d’activités économiques isolés)
d’environ 0,37ha.
Le STECAL est urbanisé dans sa quasi-
totalité avec la présence d’un grand
bâtiment, espaces de stockage extérieur,
voies de circulation et stationnements.
Quelques éléments boisés sont présents
sur la parcelle à l’Ouest.
Un cours d’eau longe le STECAL au Nord
(lit mineur, espace de mobilité du cours
d’eau et ripisylve)
Le règlement autorise des
constructions/extensions limitées ce qui
limitera les possibilités d’imperméabilisation
de la zone et les atteintes sur le milieu
supplémentaires. Toutefois,
l’imperméabilisation supplémentaire est
tout de même susceptible d’entraîner une
augmentation du ruissellement pluvial et le
transport de matières polluantes d’autant
que la vocation du STECAL est l’activité.
Néanmoins au vu du caractère déjà
artificialisé du STECAL l’impact est faible. De
plus, le zonage du PLUi prévoit la
préservation de la ripisylve située le long du
cours d’eau au Nord via la mise en place
d’une prescription linéaire la considérant
comme Espace Vert Protégé.
L’impact résiduel attendu est jugé faible.
Faible
39 Bergouey- viellenave
Le SSI correspond à un STECAL Nc (secteur
à vocation d’extraction de matériaux)
d’environ 2,6ha.
Le site est d’ores et déjà dédié à
l’extraction de matériaux dans sa quasi-
totalité (quelques petits patchs d’espaces
boisés).
Un cours d’eau longe le STECAL au Nord
(espace de mobilité du cours d’eau et
ripisylve)
L’aménagement supplémentaire de cette
parcelle participe à la poursuite de
l’urbanisation du territoire, néanmoins le
site est déjà urbanisé dans sa quasi-totalité.
Le zonage du PLUi prévoit, la préservation de
la ripisylve située le long du cours d’eau à au
Nord via la mise en place d’une prescription
linéaire la considérant comme Espace Vert
Protégé. Enfin, l’aménagement devra
prendre en compte la gestion intégrée des
eaux pluviales prévues au règlement afin de
minimiser les risques sur le milieu naturel.
Faible96
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
L’impact résiduel attendu est jugé faible.
69 Méharin
Le SSI correspond à une OAP à vocation
d’activité jouxtant la future station
d’épuration, d’environ 0,83ha.
Le site est localisé sur la D14, il s’agit de
parcelles labourées.
Un cours d’eau passe en limite Sud-Ouest
de la parcelle (espace de mobilité du cours
d’eau).
L’OAP prévoit la création de haies
paysagères et espaces verts paysagés sur les
franges du secteur avec un recul des
constructions ainsi que la préservation de la
végétation existante dans la mesure du
possible. Le secteur le plus à l’Ouest à
proximité du cours d’eau sera préservé en
zone naturelle. L’imperméabilisation
supplémentaire est tout de même
susceptible d’entraîner une augmentation
du ruissellement pluvial et le transport de
matières polluantes. Toutefois,
l’aménagement prendra en compte la
gestion intégrée des eaux pluviales afin de
minimiser les risques sur le milieu naturel.
Cependant, la partie préservée en zone
naturelle est également concernée par un
emplacement réservé pour la création d’une
nouvelle station d’épuration. On note donc
un point de vigilance sur le respect de la
conformité de la STEP pour éviter toute
pollution sur la ressource en eau.
L’impact résiduel attendu est jugé faible.
Faible
76 Orègue
Le SSI correspond à un STECAL Na (secteur
à vocation d’activités économiques isolés)
d’environ 2,7ha.
Le site est urbanisé dans sa quasi-totalité
avec la présence de plusieurs bâtiments,
Le règlement autorise des
constructions/extensions limitées ce qui
limitera les possibilités d’imperméabilisation
de la zone et les atteintes sur le milieu
supplémentaires. Toutefois,
l’imperméabilisation supplémentaire est
Faible97
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
espaces de stockage extérieurs, voies de
circulation.
Un cours d’eau longe le Nord et l’Est du
site (lit mineur, espace de mobilité du
cours d’eau et ripisylve).
tout de même susceptible d’entraîner une
augmentation du ruissellement pluvial et le
transport de matières polluantes d’autant
que la vocation du STECAL est l’activité.
Néanmoins au vu du caractère déjà
artificialisé du STECAL l’impact est faible. De
plus, le zonage du PLUi prévoit la
préservation de la ripisylve située le long du
cours d’eau au Nord via la mise en place
d’une prescription linéaire la considérant
comme Espace Vert Protégé.
L’impact résiduel attendu est jugé faible.
77 Osserain- rivareyte
Le SSI correspond à une OAP à vocation
d’habitat, d’environ 1,13ha.
Le périmètre est concerné par la Zone de
Sauvegarde en Objectif plus Strict relative
à la Masse d'Eau souterraine FRFG031
(Alluvions du gave d'Oloron et du Saison).
Dans ces zones, l’ensemble des moyens
visant à protéger qualitativement et
quantitativement les ressources en eau
nécessaires à la production d’eau potable
doit être mis en œuvre.
L’OAP prévoit la préservation d’un cœur
d’ilot végétal dans la partie sud du secteur,
la préservation des arbres identifiés si leur
état sanitaire le permet et le renforcement
du caractère boisé du secteur et la
plantation d’une haie bocagère sur les
limites nord du secteur. Ces aménagements
permettent de limiter l’imperméabilisation
des sols et leur artificialisation. Toutefois,
l’imperméabilisation supplémentaire est
tout de même susceptible d’entraîner une
augmentation du ruissellement pluvial et le
transport de matières polluantes.
Faible98
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Cependant, l’aménagement devra prendre
en compte la gestion des eaux pluviales et
usées prévues au règlement et la vocation de
la parcelle étant l’habitat et non pas
l’activité, le risque de pollution est moindre.
78 Osserain- rivareyte
Le SSI correspond à une zone U avec
consommation d’ENAF d’environ 0,29ha.
Il s’agit d’une parcelle enherbée qui
constitue un espace vert privatif reliée à
une/des habitations. La parcelle est
clôturée et située dans l’habitat diffus du
secteur.
Le périmètre est concerné par la Zone de
Sauvegarde en Objectif plus Strict relative
à la Masse d'Eau souterraine FRFG031
(Alluvions du gave d'Oloron et du Saison).
Dans ces zones, l’ensemble des moyens
visant à protéger qualitativement et
quantitativement les ressources en eau
nécessaires à la production d’eau potable
doit être mis en œuvre.
L’aménagement possible de cette parcelle
participera à la poursuite de l’urbanisation et
imperméabilisation du territoire.
L’imperméabilisation supplémentaire est
susceptible d’entraîner une augmentation
du ruissellement pluvial et le transport de
matières polluantes. Toutefois, la parcelle
concerne un espace vert privé relié à un ou
des logements situés en zone Ub (bourg
rural) et l’aménagement devra prendre en
compte la gestion des eaux pluviales et
usées prévues au règlement afin de
minimiser les risques sur le milieu naturel.
L’impact résiduel attendu est jugé faible.
Faible
85 Saint-Palais
Le SSI correspond à une OAP à vocation
d’habitat, d’environ 3,79ha.
Ce secteur est occupé par des entrepôts
autrefois affectés au négoce ainsi qu’à
l’activité agroalimentaire. Une ancienne
La vocation de la parcelle étant l’habitat et
non pas l’activité, le risque de pollution est
moindre. L’OAP prévoit la dépollution du site
avant tout nouvel aménagement.
Il n’est pas prévu de phasage dans
l’aménagement malgré le fait que la STEP de
Modéré99
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
voie ferrée a desservi cette zone pour du
commerce de marchandise.
Présence d’un site BASIAS relatif à
l’entreprise Lur Berri Distribution ;
Coopérative Agricole
d'Approvisionnement de Basse-Navarre
(Vente de fioul domestique ; Dépôt de
liquides inflammables, garage agricole).
Un cours d’eau longe le Nord-Ouest du
site (espace de mobilité du cours d’eau et
ripisylve).
Saint-Palais soit toujours jugée non
conforme en 2023.
Le zonage du PLUi prévoit par ailleurs, la
préservation de la ripisylve présente via la
mise en place d’une prescription linéaire la
considérant comme Espace Vert Protégé. De
plus, la partie la plus boisée qui longe le
cours d’eau est préservée par son
classement en Espace Boisé Classé (EBC) ce
qui impacte positivement.
L’impact résiduel attendu est toutefois jugé
modéré du fait de son ouverture à
l’urbanisation dès l’approbation du PLUi.
92 Uhart-mixe
Le SSI correspond à STECAL Nt (secteur à
vocation touristique) d’environ 0,89ha.
Le site est constitué de plusieurs
constructions qui occupent une grande
partie de la parcelle, le reste est constitué
d’espaces enherbés et d’arbres.
Deux cours d’eau bordent le site à l’Ouest
et à l’Est (lit mineur, espace de mobilité du
cours d’eau et ripisylve).
Le règlement autorise des
constructions/extensions limitées ce qui
limitera les possibilités d’imperméabilisation
supplémentaire de la zone et les atteintes
sur le milieu. De plus, le zonage du PLUi
prévoit la préservation de la ripisylve située
à l’Ouest et à l’Est via la mise en place d’une
prescription linéaire la considérant comme
Espace Vert Protégé.
L’impact résiduel attendu est jugé faible.
Faible100
PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet
Mesures intégrées au PLU
Mesures intégrées aux OAP
Les recommandations générales des OAP habitat préconisent la limitation de l’artificialisation des sols notamment via le fait de privilégier les espaces de pleine terre et les matériaux de sol poreux et perméables permettant une infiltration minimum lorsque les usages et les fréquentations le permettent (cheminements, aires de jeux…), privilégier l’utilisation de matériaux semi perméables (joints enherbés, dalles alvéolées, gazon…) pour les aires de stationnement et créer des surfaces végétales et/ou perméables en accompagnement des espaces artificialisés (arbres, pieds d’arbres et pieds de façades végétalisés...).
De manière générale et afin de favoriser l’écoulement et l’infiltration des eaux pluviales, il s’agit de limiter l’imperméabilisation des sols en privilégiant des espaces de pleine terre et des revêtements drainants permettant une infiltration minimum lorsque les usages et les fréquentations le permettent (cheminements, aires de jeux, …), préserver les pentes naturelles, gérer les eaux de pluie de préférence à la parcelle et intégrer la récupération, le stockage et valorisation des eaux pluviales dans la conception des projets.
Enfin, comme évoqué précédemment, l’OAP TVB préserve les cours d’eau et leur espace de bon fonctionnement par la mise en place d’un bande tampon à partir du haut de la berge (6m en zone U et 10m en zone A et N). De plus, la ripisylve est aussi préservée de toute atteinte. Par ailleurs, une zone de protection stricte Np est appliquée sur la trame bleue du territoire. Les zones humides sont également préservées. En effet elles jouent un rôle fondamental dans la filtration des pollutions diffuses, la conservation de la biodiversité et la régulation des débits des cours d’eau. Il est précisé que les zones humides doivent donc être protégées de toute urbanisation ou faire l’objet de la démarche éviter, réduire, compenser.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Les dispositions générales du règlement précisent les règles suivantes :
Eau potable :
Toute construction ou installation nouvelle qui, par sa destination, implique une utilisation d’eau potable, doit être raccordée au réseau public de distribution d’eau potable présentant des caractéristiques suffisantes.
Eaux usées :
Dans toutes les zones, excepté dans la zone AUa (secteur conditionné à la desserte en assainissement collectif) :
Les constructions, installations ou aménagements susceptibles d'être à l'origine d'effluents doivent être obligatoirement raccordés au réseau public d'eaux usées s’il existe. Tout déversement d'eaux usées autres que domestiques (ou assimilables à un usage domestique au sens de la réglementation en vigueur) dans le réseau public doit être préalablement autorisé par la collectivité à laquelle appartiennent les ouvrages et peut être subordonné notamment à un dispositif de prétraitement adapté à l'importance et à la nature des rejets.101
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
En l’absence de réseau collectif d’assainissement, les constructions ou installations nouvelles devront être dotées d’un assainissement individuel conforme aux dispositions règlementaires en vigueur.
Dans la zone AUa, les constructions, installations ou aménagements susceptibles d'être à l'origine d'effluents doivent être obligatoirement raccordés au réseau public d'eaux usées.
Le zonage comprend un emplacement réservé (ER_MEH_03) pour la création d’une STEP sur la commune de Méharin
Eaux pluviales :
Les dispositions suivantes s’appliquent sur l’ensemble du territoire communal. Sur certains secteurs, il sera possible de déroger exceptionnellement à certaines règles (analyse au cas par cas, soumise à approbation des services de la direction Eau de la CAPB) :
- Dans les secteurs les plus denses (de type « centre-ville »), sur lesquels
l’imperméabilisation actuelle est proche de 100%, il sera possible de déroger exceptionnellement à certaines règles. L’impossibilité technique de mise en œuvre de l’ensemble des règles devra être dûment justifiée ;
- Les projets portés sur des parcelles directement riveraines d’un cours d’eau principal,
sous réserve que le rejet des eaux pluviales issues de ces parcelles se fasse directement vers le cours d’eau ;
- Les constructions et installations techniques nécessaires au fonctionnement des
réseaux, les équipements d’infrastructure de service public dans la limite des aménagements suivants : cimetière, établissement de santé, aire d’accueil des gens du voyage, panneaux photovoltaïques, installation de collecte et de traitement des déchets, service public de l’eau et de l’assainissement.
Privilégier l’infiltration des eaux pluviales :
L’infiltration des eaux pluviales à la parcelle est la règle prioritaire. Tout projet d’aménagement devra s’orienter vers l’infiltration des eaux pluviales à la parcelle, au plus près du point de chute. Le raccordement à un exutoire (milieu naturel ou réseau public) ne doit être envisagé qu’en cas d’impossibilité d’infiltrer et/ou de contraintes locales justifiées (mauvaise perméabilité du terrain, forte pente, nappe trop haute, périmètre de protection de captage d’eau potable…) ; dans ce cas, un rejet à débit limité à 3l/s/ha pourra être autorisé. Des mesures de perméabilité sont attendues pour le dimensionnement des dispositifs d’infiltration. Ces essais doivent être réalisés sur les emplacements et aux profondeurs prévus pour les dispositifs d’infiltration.
Compenser l’imperméabilisation créée :
Tout nouvel aménagement générant une augmentation de l’imperméabilisation du sol, devra bénéficier de la mise en place d’un volume de stockage des eaux pluviales. Son102
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
dimensionnement correspond à l’écrêtement de la pluie de protection de 44 mm par m² imperméabilisé (par défaut).
L’application de cette règle est effectuée sur des surfaces d’imperméabilisation supplémentaire par rapport à l’existant de plus de 40 m². A compter de l’approbation du présent règlement, l’imperméabilisation supplémentaire sera définie en fonction du projet du pétitionnaire et des imperméabilisations antérieures à la demande dont le pétitionnaire devra prouver qu’elles ont été autorisées préalablement par l’Etat ou les collectivités territoriales. Toute imperméabilisation antérieure à la demande, liée à un projet dispensé d’autorisation d’urbanisme, ne sera pas compensée.
La démolition d’une surface imperméabilisée existante de plus de 40 m², y compris bâtie, entraîne la perte des droits acquis.
Pour toute opération réalisée sur une emprise foncière supérieure ou égale à 1 500 m², il pourra être demandé, en fonction de la capacité de l’exutoire, une amélioration par rapport à la situation existante en vue de ramener le débit de fuite à 3l/s/ha.
Dans le cas d’un rejet limité vers un exutoire (milieu naturel, réseau public), les propriétaires des nouvelles constructions devront mettre en œuvre un régulateur/limiteur de débit approuvé par les services. Dans tous les cas, il sera nécessaire de respecter un diamètre minimal de l’orifice de fuite de 10 mm avec grille de protection démontable pour assurer son entretien.
Pour tout projet, les surverses de sécurité ou trop-pleins vers le réseau public ne sont pas autorisés. Tout ouvrage de gestion des eaux pluviales ne doit posséder aucun trop plein vers l’extérieur de l’unité foncière. Les eaux de trop-plein devront être gérées par débordement sur la parcelle du projet, sans porter atteinte aux propriétés riveraines ou aux voies publiques.
Aménagement des nouvelles constructions :
Tout nouvel aménagement bâti devra respecter les prescriptions suivantes :
- Toute construction nouvelle bénéficiera d’un niveau de seuil habitable d’entrée situé,
en altitude au moins 20 cm au-dessus du niveau de la voirie principale adjacente ou au droit d’une construction en contrebas de la voirie à 30 cm au-dessus du niveau d’assise.
- Sur les terrains d’assiette situés en hauteur par rapport à la voirie principale, les eaux
de ruissellement ne devront pas être renvoyées vers la voirie. Une grille transversale devra être implantée en limite de parcelle. Les eaux récupérées par la grille devront être gérées sur la parcelle du projet (infiltration ou rétention avec débit régulé). A noter que pour garantir le bon fonctionnement des grilles avaloirs, ces dernières feront l’objet d’un entretien régulier à la charge des propriétaires.
- Toute nouvelle construction en-dessous du niveau de voirie sera aménagée en
conséquence : clapet anti-retour, pompage (cf. règlement sanitaire départemental).
- Toute construction à proximité de cours d’eau doit respecter un recul de 3 m de part
et d’autre du haut de berge du cours d’eau ou un recul de 3 m de part et d’autre d’un
fossé.103
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
- Toute construction respectera un recul de 1,5 m minimum de part et d’autre du nu
extérieur d’un ouvrage public enterré de transit des eaux pluviales.
Rabattement de nappe :
Dans le cadre de la réalisation de constructions en sous-sol (caves, parkings…), les rejets provisoires d’eaux de rabattement de nappe au réseau pluvial public, exclusivement pendant la phase travaux, sous conditions fixées par autorisation préalable délivrée par la préfecture conformément à la réglementation en vigueur et après accord du gestionnaire de réseau, sont autorisés.
En dehors de cette phase particulière de travaux, le renvoi permanent des eaux de rabattement de nappe dans les réseaux des eaux usées ou dans les réseaux pluviaux est interdit. Seul un cuvelage peut être efficace contre les eaux d’infiltration.
De plus, concernant la protection de la ressource en eau (qualité et quantité), le règlement graphique identifie des éléments de paysage à protéger au titre de l’article L151-23 du code de l’urbanisme, ce qui concerne notamment la végétation le long des cours d’eau (ripisylve) et les haies identifiées :
Des éléments de paysage à protéger ou à mettre en valeur au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme sont identifiés au règlement graphique. Leur suppression, par coupe ou abattage, est soumise à déclaration préalable. De façon dérogatoire, leur suppression peut être autorisée :
- Au regard de l’état sanitaire,
- Pour des critères de sécurité,
- Dans le cas d’un élargissement de voirie ou de création d’un accès, et ce, en l’absence de solution alternative.
Lorsqu’il n’est pas fait opposition à la déclaration préalable, la destruction de la végétation doit être compensée par une replantation d’essences locales de façon à maintenir ou améliorer les qualités écologiques, paysagères, végétales ou arboricoles des emprises concernées. La surface ou le linéaire à replanter doit au moins être égal(e) à la surface ou au linéaire détruit.
Lorsque l’élément de paysage à protéger est localisé le long d’un cours d’eau ou d’un chemin, les effets réglementaires du PLUi s’appliquent de part et d’autre du chemin ou du cours d’eau dès lors qu’ils sont longés par ces linéaires de part et d’autre.
En effet ces éléments jouent un rôle primordial dans le maintien du bon état des berges (morphologie des cours d’eau), de la filtration des polluants des eaux de ruissellements…
Le règlement précise également qu’un coefficient de pleine terre minimal est à respecter selon le zonage :
- 30% du terrain d’assiette du projet en zone Uv, Urv, Ub, Uh, Up, Urp, AU, AUa et AUb ;
- 20% du terrain d’assiette du projet en zone Ue, Ux, Uy, AUc, AUe, AUx et AUy ; - 30% du terrain d’assiette du projet pour les habitations en zone A et N (pas de règlementation pour les bâtiments agricoles et forestiers).104
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Ce coefficient permet d’impacter positivement l’infiltration des eaux pluviales à la parcelle.
Enfin, concernant la préservation des cours d’eau, le règlement précise que : • En zones naturelles (N) et agricoles (A), toute nouvelle construction est interdite à moins de 10 m des cours d’eau, mesuré depuis le haut de talus de la berge. • En zones urbaines (U) et à urbaniser (AU), toute nouvelle construction est interdite à moins de 6 m des cours d’eau, mesuré depuis le haut de talus de la berge.
• le PLUI prévoit une zone N indicée (Np) qui correspond au secteur naturel de
protection stricte et qui protège notamment les lits mineurs des cours d’eau
Concernant les ressources minérales, 3 SSI sont identifiés comme STECAL à vocation d’extraction de matériaux (secteur Nc). Les sites sont déjà en activité et permettent de poursuivre l’approvisionnement en matériaux de carrière sur le territoire.
Bilan
Enjeux Bilan
La progression vers le bon état des eaux
superficielles en 2027 et sa non dégradation Neutre
La diminution des pressions significatives
pesant sur l’état des eaux et la biodiversité
aquatique
Négatif
La non dégradation de l’état des eaux
souterraine Neutre
La maîtrise de l’imperméabilisation des sols Neutre
La bonne intégration de la ripisylve, par une
préservation lorsqu’elle est en bon état et le
respect de conditions favorables à sa
restauration ailleurs
Positif
L’économie de la ressource en eau Neutre
L’atteinte d’un bilan besoins/ressources
durablement non déficitaire, que ce soit en
période de fonctionnement ou de pointe
Négatif
La poursuite du développement de la
connaissance du petit cycle de l’eau et des
eaux pluviales : réseaux (y compris
d’assainissement), consommations,
prélèvements, capacité des ressources, etc
Neutre
Le bon fonctionnement, conforme aux
dispositions réglementaires, de
l’assainissement des eaux usées, collectif et
non collectif
Négatif
La préservation des sites géologiques
d’intérêt Neutre
La sobriété dans l’usage des ressources
minérales, non renouvelables Neutre105
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
L’approvisionnement en matériaux de
carrière par des ressources locales Positif
Incidences du PLUi sur les risques et mesures associées
Enjeux
Deux enjeux sont identifiés :
- La bonne prise en compte des secteurs à risques identifiés dans le futur document
d’urbanisme ;
- L’anticipation de tout nouveau risque dans le projet de développement, dans le
contexte du changement climatique.
Incidences
Selon l’état initial de l’environnement, le territoire de Soule est concerné par les risques suivants :
- Feu de forêt ;
- Inondation ;
- Mouvement de terrain et retrait/gonflement des argiles ;
- Sismique ;
- Radon ;
Risque industriel ;
- Transport de marchandise dangereuse (TMD).
Les communes du territoire Amikuze ne font l’objet d’aucun Plans de Prévention des Risques naturels (PPRn), ni approuvés ni en cours d’élaboration.
Feu de forêt
Les Pyrénées-Atlantiques sont couvertes par un Plan Départemental de Protection des Forêts Contre les Incendies (PDFCI), pour la période 2020-2030 dans lequel l’aléa feu de forêt est caractérisé en croisant deux paramètres :
- L’aléa subi, obtenu en croisant la sensibilité des peuplements forestiers et le niveau
d’impact des incendies ;
- L’aléa induit, généré par les activités humaines.
Cet aléa feu de forêt classe les communes du territoire en 5 niveaux d’aléa (très faible, faible, moyen, fort et très fort).
Les communes de Beyrie-sur-Joyeuse, Amorots-Succos, Orègue et Arraute-Charritte sont
concernées par un niveau d’aléa feu de forêt très fort. Les communes de Béguios, Orsanco,
Uhart-Mixe, Larribar-Sorhapuru et Lohitzun-Oyhercq sont concernées par un aléa fort.
Les autres communes sont concernées par un aléa moyen à faible/très faible.106
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Inondation
Sur le territoire Amikuze, le bassin de la Bidouze et le bassin du Saison sont tous deux concernés par un AZI (les AZI sont élaborées à titre d’information, de référence, elles n’ont pas de caractère règlementaire).
De plus, le territoire est susceptible d’être affecté par un phénomène de remontée de nappe.
Mouvement de terrain
Le risque mouvement de terrain peut se faire ressentir avec la présence de cavités souterraines.
Les communes concernées par l’aléa mouvement de terrain sont :
- Amendeuix-Oneix ;
- Arancou ;
- Beyrie-sur-Joyeuse ;
- Illharre ;
- Labets-Biscay ;
- Orsanco ;
- Saint-Palais ;
- Uhart-Mixe.
Retrait/gonflement des argiles
L’aléa « retrait - gonflement des argiles » distingue 3 niveaux d’exposition, le niveau 3 étant le plus fort.
L’ensemble des communes du territoire Amikuze sont classées en niveau 2, et présentent donc un aléa moyen. Certaines sont également concernées, en plus ou moins grande partie, par des aléas de niveau 1 (faible) et 3 (fort)
Sismicité
Le territoire Amikuze est en zone 4 (sismicité moyenne), à l’exception des communes d’Arancou, d’Arraute-Charritte, de Bergouey-Viellenave, de Masparraute et d’Orègue qui sont localisées en zone 3 (sismicité modérée).
Radon
L’ensemble du territoire Amikuze est classé en catégorie 1, laquelle est associée à un faible potentiel radon.
Risque industriel
Au total, ce sont 54 ICPE qui sont réparties sur le territoire du PLUi Amikuze, toutes non SEVESO.
En complément, certaines communes recensent des installations déclarant des rejets et transferts de polluants. C’est le cas pour les communes suivantes :
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
- Aïcirits-Camou-Suhast (2 industries, qui sont des ICPE déjà mentionnées plus haut) ;
- Arbérats-Sillègue (industrie) ;
- Lohitzun-Oyhercq (2 élevages).
Risque TDM
Sur le territoire, le risque concerne le transport routier. Le réseau superficiel de transport particulièrement concerné est représenté par les routes départementales RD933, 936, 430, 242, 125, 29, 28, 23 et 11 (pour les principales).
12 SSI sont concernés par une sensibilité forte de type :
- Atlas des zones inondables (AZI) ;
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
N°
SSI Commune Type de SSI Sensibilité forte
1
Aïcirits-
Camou-
Suhast
SSI de type OAP
En partie concerné par l’Atlas des zones
inondables (AZI)
17 Arancou SSI de type STECAL En partie concerné l’Atlas des zones inondables (AZI)
39 Bergouey- Viellenave SSI de type STECAL En partie concerné l’Atlas des zones inondables (AZI)
52 Ilharre SSI de type STECAL Concerné par l’aléa fort de retrait/gonflement des argiles
70 Méharin SSI de type OAP En partie concerné l’Atlas des zones inondables (AZI)
69 Méharin SSI de type OAP En partie concerné l’Atlas des zones inondables (AZI)
76 Orègue SSI de type STECAL Concerné par l’Atlas des zones inondables (AZI)
80 Saint-Palais SSI de type Emplacement réservé Concerné par l’Atlas des zones inondables (AZI)
82 Saint-Palais SSI de type OAP En partie concerné par l’Atlas des zones inondables (AZI)
85 Saint-Palais SSI de type OAP Concerné par l’Atlas des zones inondables (AZI)
91 Uhart-mixe SSI de type OAP En partie concerné par l’Atlas des zones inondables (AZI)
92 Uhart-mixe SSI de type STECAL Concerné par l’Atlas des zones inondables (AZI)
Mesures intégrées au PLU
Mesures intégrées aux OAP
Concernant les OAP sectorielles, l’ensemble de mesures prises dans le cade de la limitation de l’artificialisation des sols permettra de participer à une meilleure gestion des eaux de pluie et limiter le ruissellement qui peut être facteur d’inondation. Idem pour les OAP thématiques.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Concernant le risque inondation :
Les dispositions générales du règlement précisent à l’article 6, que certaines parcelles peuvent être soumises à des prescriptions particulières visant à limiter les occupations et utilisations du sol au regard d’un risque inondation identifié par l’atlas des zones inondables. Elles sont identifiées au document graphique par une trame hachurée bleue.115
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
L’atlas des zones inondables (AZI) vise à faciliter la connaissance des risques d’inondations. Il est élaboré par les services de l’Etat et portés à la connaissance des collectivités et établissements en charge de l’élaboration des documents d’urbanisme.
Il ne s’agit pas d’un document réglementaire mais d’un outil d’information, qui aide à la décision et à l’intégration des risques dans l’aménagement du territoire.
Les projets élaborés dans les zones cartographiées par l’atlas des zones inondables devront prendre toutes les mesures visant à prendre en compte le risque inondation et notamment la protection des biens et des personnes vis-à-vis du risque. Des prescriptions (concernant l’implantation des bâtiments dans la partie de l'unité foncière la moins exposée au risque, les hauteurs de planchers, implantation dans le sens d’écoulement des eaux, la limitation des remblais, etc.) pourront être imposés lors de l’instruction des demandes d’autorisation d’occupation des sols.
En outre, certaines constructions dites sensibles (certains établissements recevant du public, notamment ceux avec hébergements) pourront être interdites en fonction de la connaissance du risque.
Il est également précisé que les règles pourront être revues en fonction des conclusions d’une étude hydraulique ou toute autre étude plus précise que l’atlas des zones inondables qui pourrait être réalisée ultérieurement et qui définirait les conditions de constructibilité des zones étudiées.
Le risque inondation est également lié à la gestion de l’eau sur le territoire. En effet, la gestion des eaux pluviales a la parcelle en privilégiant l’infiltration à la parcelle et la préservation des éléments de paysage type haies participent également à la prise en compte du risque inondation.
Concernant le risque retrait-gonflement des argiles :
Le règlement précise à l’article 7 des dispositions générales, que Le territoire est affecté par des phénomènes de retrait-gonflement des argiles. Les constructions et utilisations du sol devront ainsi se conformer à la nouvelle réglementation applicable depuis le 1er janvier 2020, en application des dispositions du décret n°2019-495 du 22 mai 2019.
Il est recommandé de consulter le guide « construire en terrain argileux – règlementation et bonnes pratiques ».
Concernant le risque incendie :
Le règlement précise que tous les accès doivent être aménagés de façon à satisfaire aux besoins de l’opération future (importance et destination des constructions ou aménagements envisagés) et aux exigences de sécurité de la défense contre l’incendie et de la protection civile, de la collecte des ordures ménagères etc. De plus Les voies nouvelles doivent avoir des caractéristiques (dimensions et formes) adaptées aux besoins de l’opération qu’elles doivent desservir, à l’approche des véhicules de secours, de lutte contre l’incendie et d’enlèvement des ordures ménagères et de livraison.116
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
→ Au vu des mesures déjà intégrées dans le PLUi, aucune mesure supplémentaire n’est à mettre en place pour la thématique des risques.
Bilan
Enjeux Bilan
La bonne prise en compte des secteurs à
risques identifiés dans le futur document
d’urbanisme
Positif
L’anticipation de tout nouveau risque dans
le projet de développement, dans le
contexte du changement climatique
Positif
Incidences du PLUi sur les pollutions et les nuisances et mesures associées
Enjeux
Quatre enjeux sont identifiés :
- Le maintien de la collecte et du traitement des déchets ménagers en adéquation avec
les besoins du territoire ;
- La mise en place de solutions pour le traitement des déchets inertes ;
- La prise en compte du site pollué et des sites susceptibles d'engendrer une pollution
de l'environnement dans les projets d’aménagements ;
- La prise en compte des zones bruyantes dans les projets d’aménagement et la
préservation des zones de calme.
Incidences
Concernant le traitement des déchets, le territoire du PLUi Amikuze compte une déchetterie située à Saint-Palais.
Concernant les déchets inertes, une pénurie d’équipements de valorisation et de traitement des déchets du BTP a été identifiée au niveau départemental. La déchetterie de Saint-Palais accepte des déchets inertes (gravats). Par ailleurs, les deux carrières situées à Arancou et à Arbouet-Sussaute sont autorisées au remblayage (respectivement 3 400 m³/an et 4 000 m³/an). Ceci n’étant pas suffisant, on observe la création de décharges sauvages dans le Pays Basque, impactantes pour les milieux naturels, l’eau et la gestion des ressources notamment. Du fait de ce constat, le syndicat Bil ta Garbi travaille sur l’identification de sites susceptibles d’accueillir des activités de valorisation ou de stockage des déchets inertes.
Concernant les sites et sols pollués, le territoire ne présente pas de site pollué ou potentiellement pollué connu de l’État appelant une action des pouvoirs publics, ni de site classé en SIS. Cependant, les sites BASIAS sont au nombre de 64 sur le territoire du PLUi.
Enfin, concernant les nuisances sonores sur le territoire du PLUi, seule une route est concernée par le classement sonore des infrastructures de transport terrestres et ferroviairesSensibilité pollutions
et nuissances
Amikuze
[7] Limite de commune
Sensibilité
M Rédhibitoire
C1 Amikuze
© BASIAS
ne de secteur
OAP
BEM STECAL
117
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
du département des Pyrénées-Atlantiques. Il s’agit de la RD933 qui est classée en catégorie 4 et qui affecte les communes de Saint-Palais, Amendeuix-Oneix et Aïcirits-Camou-Suhast.
Le reste du territoire est considéré comme calme.
3 SSI de type STECAL sont concernés par une sensibilité rédhibitoire (carrière et stockage de déchets) et 1 SSI de type OAP est concerné par une sensibilité forte lié à la présence d’un site BASIAS.SN ROLL AN Y? + ñ à ; = / 2 \| \ L | . “Lee s NN CG \ À \ T8 is Labide & 6 7 Sensibilité pollutions —_— N QI \ À E q ez e LOI 2Bideren et nuissances
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118
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementaleSensibilité pollutions
et nuissances
Amikuze
— Limite d'Amikuze
[_] Limite de commune
Sensibilité
M Rédhibitoire
© BASIAS
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STECAL
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Sources: IGN (SCAN25) .
Réalisation : Agence MTDA, Août 2025
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119
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementaleSensibilité pollutions
et nuissances
Amikuze
[1 Limite de commune
Sensibilité
© BASIAS
Type de secteur
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0 200 400m
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120
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale121
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
N°
SSI Commune Précisions enjeux (terrain ou carto) Mesures intégrées Impact
résiduel
23 Arbouet- Sussaute
Le SSI concerne un STECAL
correspondant à un secteur à
vocation d’extraction de matériaux
Le site est en activité et
l’activité reste identique Neutre
17 Arancou
Le SSI concerne un STECAL
correspondant à un secteur à
vocation d’extraction de matériaux
Le site est en activité et
l’activité reste identique Neutre
39 Bergouey- Viellenave
Le SSI concerne un STECAL
correspondant à un secteur à
vocation d’extraction de matériaux
Le site est en activité et
l’activité reste identique Neutre
85 Saint- Palais
Ce secteur est occupé par des
entrepôts autrefois affectés au
négoce ainsi qu’à l’activité
agroalimentaire. Une ancienne voie
ferrée a desservi cette zone pour du
commerce de marchandise.
Présence d’un site BASIAS relatif à
l’entreprise Lur Berri Distribution ;
Coopérative Agricole
d'Approvisionnement de Basse-
Navarre (Vente de fioul domestique ;
Dépôt de liquides inflammables,
garage agricole).
Le SSI concerne une OAP
(OAP secteur Gare)
dédiée à l’habitat
principalement collectif.
L’OAP prévoit la
dépollution du site avant
tout nouvel
aménagement. De fait
l’impact résiduel est jugé
Neutre, l’aménagement
de ce terrain participant
à la dépollution de la
zone.
Neutre
Mesures intégrées au PLU
Mesures intégrées aux OAP
En matière de gestion des déchets, les OAP sectionnelles doivent reprendre les principes dictés au règlement. Celle-ci s’organisera selon le règlement du service public de prévention des déchets et de gestion des déchets ménagers et assimilés de la Communauté d’Agglomération Pays Basque, joint en annexe du présent PLUi.
Concernant les nuisances sonores, l’OAP habitat d’Etcharry précise qu’il faudra traiter les lisières du secteur et prendre en compte les nuisances liées à la RD11.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Concernant la collecte des déchets, le règlement précise que tous les accès doivent être aménagés de façon à satisfaire aux besoins de l’opération future (importance et destination des constructions ou aménagements envisagés) et aux exigences de sécurité de la défense contre l’incendie et de la protection civile, de la collecte des ordures ménagères etc. de plus Les voies nouvelles doivent avoir des caractéristiques (dimensions et formes) adaptées aux besoins de l’opération qu’elles doivent desservir, à l’approche des véhicules de secours, de lutte contre l’incendie et d’enlèvement des ordures ménagères et de livraison.
Le règlement précise également que, concernant les déchets ménagers et assimilés, tout projet de construction nouvelle ou de réhabilitation de construction existante public ou privé122
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
quelle que soit sa destination, doit prévoir pour la gestion des déchets du site, un lieu de stockage spécifique suffisamment dimensionné sur le terrain d’assiette du projet pour collecter l’ensemble des flux de déchets, et des voies de desserte permettant aux véhicules de collecte de circuler en toute sécurité.
Les préconisations techniques à respecter sont portées à connaissance en annexe du PLUi dans le « Référentiel technique urbanisme et aménagement urbain pour la collecte des déchets et assimilés ».
Dans tous les projets générant des bio-déchets, une solution de tri à la source de ces déchets doit être intégrée soit par le biais d'aire de compostage collectif soit par une surface de stockage supplémentaire (conteneurs de regroupement extérieurs sous abri dédiés aux bio- déchets). Les aires de compostage collectif doivent être facile d’accès, intégrées, si possible à l’ombre et à l’abri du vent, en contact direct avec la terre, sur un terrain relativement plat, préalablement pioché et ne doit pas occasionner de nuisances pour le voisinage. Le nombre de composteurs à installer est fonction du nombre de foyers. Le ratio à prendre en compte pour le dimensionnement des aires de compostage figure en annexe du PLUi, dans le « Référentiel urbanisme et aménagement urbain pour la collecte des déchets et assimilés ». Suivant la taille du projet il est possible de prévoir plusieurs aires dans les espaces verts afin d’optimiser les dessertes.
Concernant les nuisances, les aires de dépôts et stockages autorisées ne devront pas être visibles depuis l’espace public ou être masqués par un écran de végétation épaisse et persistante. Les aires de compostage collectif ne doivent pas occasionner de nuisances pour le voisinage. De manière générale dans les zones urbaines, les destinations et sous- destinations autorisées ou limitées ne doivent entrainer aucune nuisance incompatible avec l’habitat. Enfin, dans les zones U et AU, les haies végétales d’espèces locales mélangées pourront être plus denses et plus hautes dans le cas d’une localisation en bordure d’une voie à forte nuisance sonore.
Bilan
Enjeux Bilan
Le maintien de la collecte et du traitement
des déchets ménagers en adéquation avec
les besoins du territoire
Positif
La mise en place de solutions pour le
traitement des déchets inertes Neutre
La prise en compte des sites susceptibles
d'engendrer une pollution de
l'environnement dans les projets
d’aménagements
Négatif
La prise en compte des zones bruyantes dans
les projets d’aménagement et la
préservation des zones de calme
NeutreLe, Cf 72 LE, un) PA PF 444 LE L#3
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123
PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet
Natura 2000 est un réseau européen de sites naturels ou semi-naturels ayant une grande valeur patrimoniale. En la matière, les deux textes de l’Union Européenne les plus importants sont les directives « Oiseaux » (1979) et « Habitats, Faune, Flore » (1992). Elles établissent la base réglementaire du grand réseau écologique européen. Les sites désignés au titre de ces deux directives forment le réseau Natura 2000.
La directive « Oiseaux » propose la conservation à long terme des espèces d’oiseaux sauvages de l’Union Européenne en ciblant 181 espèces et sous-espèces menacées qui nécessitent une attention particulière. Plus de 3 000 sites ont été classés par les Etats de l’UE en tant que Zones de Protection Spéciale (ZPS).
La directive « Habitats, Faune, Flore » établit un cadre pour les actions communautaires de conservation d’espèces de faune et de flore sauvages ainsi que de leurs habitats. Cette directive répertorie plus de 200 habitats naturels, 200 espèces animales et 500 espèces végétales présentant un intérêt communautaire et nécessitant une protection. Les Zones Spéciales de Conservation (ZSC), actuellement plus de 20 000 pour 12 % du territoire européen, permettent une amélioration de la prise en compte de ces habitats et espèces à forts enjeux.
Conformément à l’article R.414-22 du Code de l’environnement, l'évaluation environnementale tient lieu de dossier d'évaluation des incidences Natura 2000 dans la mesure où elle satisfait aux prescriptions de l'article R.414-23, c'est-à-dire que :
I. Le dossier doit comprendre dans tous les cas :
1° Une présentation simplifiée du document de planification, accompagnée d'une carte permettant de localiser l'espace terrestre ou marin sur lequel il peut avoir des effets et les sites Natura 2000 susceptibles d'être concernés par ces effets ; lorsque des travaux, ouvrages ou aménagements sont à réaliser dans le périmètre d'un site Natura 2000, un plan de situation détaillé est fourni ;
2° Un exposé sommaire des raisons pour lesquelles le document de planification est ou non susceptible d'avoir une incidence sur un ou plusieurs sites Natura 2000 ; dans l'affirmative, cet exposé précise la liste des sites Natura 2000 susceptibles d'être affectés, compte tenu de la nature et de l'importance du document de planification, de sa localisation dans un site Natura 2000 ou de la distance qui le sépare du ou des sites Natura 2000, de la topographie, de l'hydrographie, du fonctionnement des écosystèmes, des caractéristiques du ou des sites Natura 2000 et de leurs objectifs de conservation.
II. Dans l'hypothèse où un ou plusieurs sites Natura 2000 sont susceptibles d'être affectés, le dossier comprend également une analyse des effets temporaires ou permanents, directs ou indirects, que le document de planification peut avoir, individuellement ou en raison de ses effets cumulés avec d'autres documents de planification, ou d'autres programmes, projets, manifestations ou interventions124
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
dont est responsable l'autorité chargée d'approuver le document de planification, le maître d'ouvrage, le pétitionnaire ou l'organisateur, sur l'état de conservation des habitats naturels et des espèces qui ont justifié la désignation du ou des sites.
III. S'il résulte de l'analyse mentionnée au II que le document de planification, ou le programme, projet, manifestation ou intervention peut avoir des effets significatifs dommageables, pendant ou après sa réalisation ou pendant la durée de la validité du document de planification, sur l'état de conservation des habitats naturels et des espèces qui ont justifié la désignation du ou des sites, le dossier comprend un exposé des mesures qui seront prises pour supprimer ou réduire ces effets dommageables.
Ainsi, le présent rapport de présentation, qui comprend une évaluation environnementale au sens de l’article R.123-2-1 du Code de l’urbanisme, satisfait bien aux exigences de l’article R.414-23 du Code de l’environnement.
Deux sites Natura 2000 au titre de la Directive « Habitats, Faune, Flore » se situent sur le territoire Amikuze :
FR7200789 - La Bidouze ;
FR7200790 - Le Saison (cours d'eau).
Ces deux sites sont concernés par la présence d’habitats d’intérêt communautaire prioritaires.Natura 2000
Communes d'Amikuze (64)
Limite
LE PLUi d'Amikuze
e de Protection Spéciale
|
0 1 2
enr 5: IGN (San N Réalisation : Agen À, Mai 2022
MM Zone Spéciale de Conservation
N2000
)escription des sites Natura 2000
125
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Les Zones Spéciales de Conservation (données : INPN)
FR7200789 - La Bidouze (cours d'eau)
Cours d'eau des coteaux du sud de l'Adour. Les pourcentages de couverture d'habitats sont estimés de manière très approximative et feront l'objet d'ajustements lorsqu'une cartographie précise aura été réalisée.
FR7200790 - Le Saison (cours d'eau)
Cours d'eau de très bonne qualité sur substrat calcaires et flysh.
Comme la plupart des gaves pyrénéens du département, le réseau hydrographique du Saison a la particularité de posséder plusieurs styles fluviaux successifs : torrents de montagnes dans les secteurs de têtes de bassin, styles en tresse sur le piémont (secteur de Tardets et d'Idaux- Mendy), et un chenal unique méandriforme dans sa partie basse.Les habitats d'intérêt communautaire et prioritaires de
l’annexe I de la directive « Habitats-Faune-Flore »
Types d'habitats inscrits à l'annexe |
Superficie
(ha) (% de
couverture)
51
(1,38 %)
127,5
(5%)
127,5
(5%)
51
(1,38 %)
510 Forêts alluvisles à Alnus glufinosa et Fraxi k Pad jon incanse, Salicion albse) (19,84 %)
PF : Forme prioritaire de l'habitat.
Qualité des données : G = «Bonne» (données reposant sur des enquêtes, par exemple); M = «Moyenne» (données partielles + extrapolations, par exemple); P = «Médiocre» (estimation approximative, par exemple). Représentativité : À = «Excellente» ; B = «Bonne» ; C = «Significative» ; D = «Présence non significative». Superficie relative : A= 100-p>15%;:B=15-p>2%;:C=2-p>0%. Conservation : À = «Excellente» ; B = «Bonne» ; C = «Moyenne / réduite».
Evaluation globale : À = «Excellente» ; B = «Bonne» ; C = «Significative».
Types d'habitats inscrits à l'annexe| Évaluation du site
ie AIBICID AIBIC
Code PF (ha) Grottes Qualité des = (% de [nombre] données Représent Superficie c ti Évaluation couverture) -ativité relative globale
6430 6,23 M B C A B itiai é à alpi (0,16 %)
7220 X 0,02 M B C B B Sources pétrifiantes avec formation de tuf (Cratoneurion) (0 %)
91E0 X 84,9 G A C B B Forêts alluvisles à Alnus giuti Fraxi jor (Aino-Padion, Alnion i Salicion albae) (22%)
PF : Forme prioritaire de l'habitat.
Qualité des données : G = «Bonne» (données reposant sur des enquêtes, par exemple), M = «Moyenne» (données partielles + extrapolations, par exemple); P = «Médiocre» (estimation approximative, par exemple). Représentativité : À = «Excellente» ; B = «Bonne» ; C = «Significative» ; D = «Présence non significative». Superficie relative : A=100-p>15%;B=15-p>2%;C=2>-p>0%. Conservation : À = «Excellente» ; B = «Bonne» ; C = «Moyenne / réduite».
Evaluation globale : À = «Excellente» ; B = «Bonne» ; C = «Significative».
Les espèces végétales ou animales de l’annexe Il de la
directive « Habitats-Faune-Flore »
Population présente sur le site
Taille Cat. Qualité || AIBICID
Code Nom scientifique Unité des Min Max CIRIVIP || données Pop.
1092 Austropotamobius pallipes i P DD C
1106 Salmo salar i P DD C
1301 Galemys pyrenaicus i DD
1356 Mustela lutreola i DD
F 6150 Parachondrostoma toxostoma p i DD
P 6985 Vandenboschia speciosa (Wilid.) G.Kunkel, 1966 p i DD
+ Groupe: A= Amphibiens, B = Oiseaux, F = Poissons, | = Invertébrés, M = Mammifères, P = Plantes, R = Reptiles. Type : p= espèce résidente (sédentaire), r = reproduction (migratrice), c = concentration (migratrice), w = hivernage (migratrice). Unité : i = individus, p = couples, adults = Adultes matures, area = Superficie en m2, bfemales= Femelles reproductrices, cmales= Mâles chanteurs, colonies = Colonies, fstems = Tiges florales, grids1x1 = Grille 1x1 km , grids10x10 = Grle 10x10 km , grids5x5 = Grille 5x5 km , length = Longueur en km, localities = Stations , logs= Nombre de branches, males= Mâles, shoots = Pousses, stones = Cavités rocheuses, subadults = Sub-adultes , trees = Nombre de troncs tufts = Touffes.
Catégories du point de vue de l'abondance (Cat.): C = espèce commune, R = espèce rare, V = espèce ! très rare, P: espèce présente. Qualité des données: G = «Bonne» (données reposant sur des enquêtes, par exemple), M =«M partielles + polati par exemple), P = «Médiocre» (estimation approximative, par exemple), DD = Données insuffisantes.
Population : A=100-p>15%;:B=15>p>2%;C=2>p>0%;D = Non significative. Conservation : À = «Excellente» ; B = «Bonne» ; C = «Moyenne / réduite».
Isolement : A = population (presque) isolée ; B = population non isolée, mais en marge de son aire de répartition ; C = population non isolée dans son aire de répartition élargie. Evaluation globale : À = «Excellente» ; B = «Bonne» ; C = «Significative».
126
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
FR7200789 - La Bidouze (cours d'eau)
FR7200790 - Le Saison (cours d'eau)
FR7200789 - La Bidouze (cours d'eau)Population présente sur le site Évaluation du site
Cat. Qualité || AIBICID AIBIC
Code Nom scientifique Unité des i CIRIVIP || données Pop. Cons. Isol.
1092 Austropotamobius pallipes i P DD C B
1301 Galemys pyrenaicus i P DD C B
1355 Lutra lutra p i DD
F 5318 Cottus aturi p i DD
+ _ Groupe : À = Amphibiens, B = Oiseaux, F = Poissons, | = Invertébrés, M = Mammifères, P = Plantes, R = Reptiles.
+ Type : p = espèce résidente (sédentaire), r = reproduction (migratrice), c = concentration (migratrice), w = hivernage (migratrice).
Unité : i = individus, p = couples, adults= Adultes matures, area = Superficie en m2, bfemales = Femelles reproductrices, cmales= Mâles chanteurs, colonies = Colonies, fstems = Tiges florales, grids1x1 = Grille 1x1 km , grids10x10 = Grille 10x10 km , grids5x5 = Grille 5x5 km , length = Longueur en km, localities = Stations , logs= Nombre de branches , males= Mäles ,shoots = Pousses , stones = Cavités rocheuses , subadults = Sub-aduites trees = Nombre de troncs , tufts= Touffes.
Catégories du point de vue de l'abondance (Cat.): C = espèce commune, R = espèce rare, V = Fees très arms P: espèce F Panel Qualité des données: G = «Bonne» (données reposant sur des enquêtes, par exemple); M =«M (donné = Données insuffisantes
Population : A = 100:p>15%; B=15>:p>2%;,C=2:p>0%;D = Non significative. Conservation: À = «Excellente» ; B= «Bonne»; C = «Moyenne / réduite». Isol : A= popul isolée; B = lation non isolée, mais en marge de son aire de répartition ; C = population non isolée dans son aire de répartition élargie. Evaluation globale : A = «Excellente» : B = «Bonne» ; C = «Significative».
par exemple), P = «Médiocre» (estimation approximative, par exemple), DD
es objectifs de conservation
Localisation des zones étudiées dans le cadre de l’évaluation
des incidences Natura 2000
127
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
FR7200790 - Le Saison (cours d'eau)
FR7200789 - La Bidouze (cours d’eau)
Le DOCOB est en cours de réalisation.
FR7200790 - Le Saison (cours d'eau)
Le DOCOB a été approuvé dans sa deuxième version le 21 janvier 2019. Il définit 8 objectifs de conservation ont été définis (par ordre d'importance) :
- Maintien des populations de Desman
- Maintien des habitats d'intérêt communautaire sur le Saison montagnard - Restauration du système de tresses sur le Saison médian
- Amélioration de la continuité écologique des espèces
- Augmentation des surfaces de prairies de fauche, mégaphorbiaies et ripisylve - Restauration de la fonctionnalité des frayères à l'aval de Mauléon
- Identification de la responsabilité du site N2000 du Saison pour l'Agrion de mercure, le Cuivré des marais et le Damier de la succise
- Maintien des populations d'écrevisses à pattes blanches
Un croisement a été réalisé entre les secteurs susceptibles d’être impactés définis précédemment et les sites Natura 2000.
Au total, 9 SSI se situent au sein des 2 sites Natura 2000. Ils sont listés dans le tableau suivant :
N°SSI Commune Type de SSI Site Natura2000 concerné
17 Arancou
Il s’agit d’un STECAL à vocation
d’extraction de matériaux
Le site est intégré au site Natura
2000 (ZSC) de la Bidouze
(FR7200789) désigné comme tel128
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
pour la richesse de ses habitats
humides associés au réseau
hydrographique (landes humides,
prairies, tourbières, forêts
alluviales), ainsi que pour la présence
d’animaux aquatiques (loutre,
écrevisse à pattes blanches,
saumons).
25
Aroue-
Ithorots-
Olhaïby
Il s’agit d’un STECAL à vocation
d’activités économiques isolés
Le site est en partie intégré au
zonage du site Natura 2000 (ZSC) du
Saison (FR7200790), désigné comme
tel pour son réseau hydrique et les
habitats (forêts alluviales) et espèces
qui y sont associés.
29 Arraute- Charritte
Il s’agit d’un STECAL à vocation
d’activités économiques isolés
Le site est intégré au site Natura
2000 (ZSC) de la Bidouze
(FR7200789) désigné comme tel
pour la richesse de ses habitats
humides associés au réseau
hydrographique (landes humides,
prairies, tourbières, forêts
alluviales), ainsi que pour la présence
d’animaux aquatiques (loutre,
écrevisse à pattes blanches,
saumons).
39 Bergouey- Viellenave
Il s’agit d’un STECAL à vocation
d’extraction de matériaux
Le site est intégré au site Natura
2000 (ZSC) de la Bidouze
(FR7200789) désigné comme tel
pour la richesse de ses habitats
humides associés au réseau
hydrographique (landes humides,
prairies, tourbières, forêts
alluviales), ainsi que pour la présence
d’animaux aquatiques (loutre,
écrevisse à pattes blanches,
saumons).
69 Méharin
Il s’agit d’une OAP à vocation
d’activité
Le site est intégré au site Natura
2000 (ZSC) de la Bidouze
(FR7200789) désigné comme tel
pour la richesse de ses habitats
humides associés au réseau
hydrographique (landes humides,
prairies, tourbières, forêts
alluviales), ainsi que pour la présence
d’animaux aquatiques (loutre,
écrevisse à pattes blanches,
saumons).129
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
76 Orègue
Il s’agit d’un STECAL à vocation
d’activités économiques isolés
Le site est intégré au site Natura
2000 (ZSC) de la Bidouze
(FR7200789) désigné comme tel
pour la richesse de ses habitats
humides associés au réseau
hydrographique (landes humides,
prairies, tourbières, forêts
alluviales), ainsi que pour la présence
d’animaux aquatiques (loutre,
écrevisse à pattes blanches,
saumons).
78 Osserain- Rivareyte
Il s’agit d’une zone U avec
consommation d’ENAF
Le site est intégré au zonage du site
Natura 2000 (ZSC) du Saison
(FR7200790), désigné comme tel
pour son réseau hydrique et les
habitats (forêts alluviales) et espèces
qui y sont associés.
80 Saint-Palais
Il s’agit d’un emplacement réservé
pour la création d’un terrain de sport
Le site est intégré au site Natura
2000 (ZSC) de la Bidouze
(FR7200789) désigné comme tel
pour la richesse de ses habitats
humides associés au réseau
hydrographique (landes humides,
prairies, tourbières, forêts
alluviales), ainsi que pour la présence
d’animaux aquatiques (loutre,
écrevisse à pattes blanches,
saumons).
92 Uhart-mixe
Il s’agit d’un STECAL à vocation
touristique
Le site est intégré au site Natura
2000 (ZSC) de la Bidouze
(FR7200789) désigné comme tel
pour la richesse de ses habitats
humides associés au réseau
hydrographique (landes humides,
prairies, tourbières, forêts
alluviales), ainsi que pour la présence
d’animaux aquatiques (loutre,
écrevisse à pattes blanches,
saumons).
Ces sites sont localisés sur les cartes suivantes :SSi localisés sur des
sites Natura 2000
Amikuze
C2 Amikuze
[7] Limite de commune
[2 Sites Natura 2000 (ZSC)
Type de secteur
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M STECAL
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130
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementaleSSi localisés sur des
sites Natura 2000
Amikuze
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1 [2 Sites Natura 2000
Type de secteur
OAP
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementaleYA LS VU BOIS, dé RO SSi localisés sur des GENE LEZ CSA ATEN _ÿ" A sites Natura 2000
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementaleSSi localisés sur des
sites Natura 2000
Amikuze
— Limite d'Amikuze 12
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e de secteur
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0 200 400m
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Réalisation : Agence MTDA, Août 2025
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementaleSSi localisés sur des
sites Natura 2000
Amikuze
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C2 Sites Natura 2000
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STECAL
0 300 600m
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Sources : IGN (SCAN25),nn
Réalisation : Agence MTDA, Août 2025
SSi localisés sur des
sites Natura 2000
Amikuze
— Limite d'Amikuze
[7] Limite de commune
C2 Sites Natura 2000
e de secteur
STECAL
0 200 400m
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À Sources: IGN (SCAN25), INPN
Réalisation : Agence M'T'DA, Août 2025
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementaleSSi localisés sur des
sites Natura 2000 = ) 8 à
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136
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementaleAnalyse des incidences et des mesures mises en place dans
le PLUi
137
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
ZSC FR7200790 – le Saison (cours d’eau)
Le site Natura 2000 est concerné par les SSI suivants :
Commune N°SSI Incidence
Aroue-Ithorots-Olhaïby 25
Il s’agit d’un STECAL à vocation d’activités
économiques isolés. Le STECAL est urbanisé
dans sa quasi-totalité avec la présence de
plusieurs bâtiments, voies de circulation et
stationnements. Quelques espaces enherbés et
petits arbres sont présents sur la parcelle.
Aucune expertise naturaliste n’a été menée sur
ce site, ce qui ne permet donc pas d’évaluer
correctement les enjeux et de conclure à
l’absence d’impact sur le site Natura 2000.
Toutefois, le SSI est déjà urbanisé dans sa quasi-
totalité et le règlement autorise des
constructions/extensions limitées ce qui permet
de limiter les possibilités d’urbanisation future
et donc les éventuels impacts sur le site Natura
2000.
Osserain-Rivareyte 78
Il s’agit d’une zone U avec consommation
d’ENAF. Il s’agit d’une parcelle enherbée qui
constitue un espace vert privatif reliée à
une/des habitations. La parcelle est clôturée et
située dans l’habitat diffus du secteur.
Aucune expertise naturaliste n’a été menée sur
ce site, ce qui ne permet donc pas d’évaluer
correctement les enjeux et de conclure à
l’absence d’impact sur le site Natura 2000.
Toutefois, s’agissant d’un espace vert entretenu
et clôturé situé en habitat diffus, l’urbanisation
de ce SSI, n’est pas susceptible d’entraîner des
impacts sur le site Natura 2000
ZSC FR7200789 - La Bidouze (cours d’eau)
Le site Natura 2000 est concerné par les SSI suivants :
Commune N°SSI Incidence
Arancou 17
Il s’agit d’un STECAL à vocation d’extraction de
matériaux. Le site est en partie d’ores et déjà
dédié à l’extraction de matériaux. L’extension138
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
du secteur concerne des espaces boisés, des
surfaces de types prairies ou parcelles
enherbées. De plus un cours d’eau traverse le
secteur à l’Ouest.
Aucune expertise naturaliste n’a été menée sur
ce site, ce qui ne permet donc pas d’évaluer
correctement les enjeux et de conclure à
l’absence d’impact sur le site Natura 2000.
Bien que le SSI soit déjà aménagé en grande
partie, la destruction des espaces boisés
restants à proximité du cours d’eau pourrait
avoir un impact sur le site Natura 2000 bien que
la ripisylve liée directement au cours d’eau soit
classée Espace Vert Protégé (EVP)
Arraute-Charritte 29
Il s’agit d’un STECAL à vocation d’activités
économiques isolés. Le STECAL est urbanisé
dans sa quasi-totalité avec la présence d’un
grand bâtiment, espaces de stockage extérieur,
voies de circulation et stationnements.
Quelques éléments boisés sont présents sur la
parcelle à l’Ouest.
Un cours d’eau longe le STECAL au Nord avec
présence d’une ripisylve.
Aucune expertise naturaliste n’a été menée sur
ce site, ce qui ne permet donc pas d’évaluer
correctement les enjeux et de conclure à
l’absence d’impact sur le site Natura 2000.
Toutefois, le SSI est déjà urbanisé dans sa quasi-
totalité, le règlement autorise des
constructions/extensions limitées et la ripisylve
liée directement au cours d’eau est classée
Espace Vert Protégé (EVP), ce qui permet de
limiter les possibilités d’urbanisation future et
donc les éventuels impacts sur le site Natura
2000.
Bergouey-Viellenave 39
Il s’agit d’un STECAL à vocation d’extraction de
matériaux. Le site est d’ores et déjà dédié à
l’extraction de matériaux dans sa totalité
(quelques petits patchs d’espaces boisés). Un
cours d’eau longe le Nord du site.
Aucune expertise naturaliste n’a été menée sur
ce site, ce qui ne permet donc pas d’évaluer
correctement les enjeux et de conclure à
l’absence d’impact sur le site Natura 2000.
Toutefois, le SSI est déjà aménagé dans sa quasi-
totalité ce qui permet de limiter les éventuels139
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
impacts sur le site Natura 2000 d’autant que la
ripisylve liée au cours d’eau est classée EVP.
Méharin 69
Il s’agit d’une OAP à vocation d’activité. Le site
est localisé sur la D14, il s’agit de parcelles
labourées. Un cours d’eau passe au sud-ouest
de la parcelle.
Il n’y a pas de milieux et espèces
caractéristiques du site Natura 2000 sur la
parcelle.
L’urbanisation de ce SSI, n’est pas susceptible
d’entraîner des impacts sur le site Natura 2000
car les habitats ayant servi à la désignation du
site ne sont pas présents sur le SSI.
Orègue 76
Il s’agit d’un STECAL à vocation d’activités
économiques isolés. Le STECAL est urbanisé
dans sa quasi-totalité avec la présence de
plusieurs bâtiments, espaces de stockage
extérieurs, voies de circulation.
Un cours d’eau longe le Nord et l’Est du site.
Aucune expertise naturaliste n’a été menée sur
ce site, ce qui ne permet donc pas d’évaluer
correctement les enjeux et de conclure à
l’absence d’impact sur le site Natura 2000.
Toutefois, le SSI est déjà urbanisé dans sa quasi-
totalité, la ripisylve liée directement au cours
d’eau est classée Espace Vert Protégé (EVP) et
le règlement autorise des
constructions/extensions limitées ce qui permet
de limiter les possibilités d’urbanisation future
et donc les éventuels impacts sur le site Natura
2000.
Saint-Palais 80
Il s’agit d’un emplacement réservé pour la
création d’un terrain de sport. Le site est localisé
au nord de la commune, il s’agit d’une prairie
mésique. La végétation est peu diversifiée avec
peu d’espèces fleuries.
Il n’y a pas de milieux et espèces
caractéristiques du site Natura 2000 sur la
parcelle.
L’urbanisation de ce SSI, n’est pas susceptible
d’entraîner des impacts sur le site Natura 2000
car les habitats ayant servi à la désignation du
site ne sont pas présents sur le SSI.
Uhart-mixe 92
Il s’agit d’un STECAL à vocation touristique. Le
site est constitué de plusieurs constructions qui
occupent une grande partie de la parcelle, le140
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
reste est constitué d’espaces enherbés et
d’arbres. Deux cours d’eau bordent le site à
l’Ouest et à l’Est (avec ripisylve).
Aucune expertise naturaliste n’a été menée sur
ce site, ce qui ne permet donc pas d’évaluer
correctement les enjeux et de conclure à
l’absence d’impact sur le site Natura 2000.
Toutefois, le règlement autorise des
constructions/extensions limitées et la ripisylve
liée directement au cours d’eau est classée
Espace Vert Protégé (EVP), ce qui permet de
limiter les possibilités d’urbanisation future et
donc les éventuels impacts sur le site Natura
2000.CHAPITRE 2 / Articulation avec les plans et
programmes de rang supérieur
141
PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet
L’identification des plans et programmes dont on doit analyser l’articulation avec le PLUi est basée sur :
- L’article R151-3 du Code de l’Urbanisme (CU) qui dispose que « Au titre de l'évaluation environnementale lorsqu'elle est requise, le rapport de présentation : 1° Décrit l'articulation du plan avec les autres documents d'urbanisme et les plans ou programmes mentionnés à l'article L.122-4 du code de l'environnement avec lesquels il doit être compatible ou qu'il doit prendre en compte » ;
- Les articles L.131-4 et L.131-5 du Code de l’Urbanisme qui listent les plans et programmes avec lesquels les PLU(i) doivent être compatibles ou qu’ils doivent prendre en compte.
Pour le PLUi Amikuze, les documents analysés seront les suivants :
- Le SRADDET Nouvelle-Aquitaine ;
- Le SCOT Pays Basque & Seignanx ;
- Le SDAGE Adour-Garonne 2022-2027 ;
- Le PCAET ;
- Le PLH 2021-2026 ;
- Le PDM (approuvé le 3 mars 2022).
Lecture des tableaux :
Le projet de PLUi contribue positivement et complètement au plan ou programme
Le projet de PLUi contribue positivement et partiellement au plan ou programme
Le projet de PLUi présente des divergences avec le plan ou programme
Absence de traitement dans le projet de PLUi d'une thématique potentiellement à enjeux
Le projet de PLUi ne traite pas de cette problématiqueLes documents d'urbanisme, plans et programmes
avec lesquels le PLUi doit être compatible
Le Schéma Régional d'Aménagement, de Développement
Durable et d’Egalité du Territoire de Nouvelle-Aquitaine
142
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires de la Nouvelle Aquitaine :
- Prend en compte : la charte du Parc National des Pyrénées, le schéma interrégional d’aménagement et de développement de massif des Pyrénées, le document stratégique des façades.
- Est compatible avec : Le SDAGE Adour-Garonne (objectifs de qualité et quantité des eaux), Le PGRI Adour- Garonne (objectifs et orientations fondamentales).
- Intègre les éléments issus du schéma directeur territorial d’aménagement numérique.
- Absorbe le SRCE, SRCAE, PRPGD, SRIT et SRI, SRADDT.
Le tableau ci-dessous indique les règles du SRADDET qui trouvent un lien avec le PLUi Amikuze.
Règles du SRADDET Articulation avec le PLU
Développement urbain durable et gestion économe de l’espace
Règle N°1 : Les territoires mobilisent
prioritairement le foncier au sein des
enveloppes urbaines existantes.
Le PLUi a évalué les capacités de densification de
l’enveloppe urbaine et de renouvellement urbain du
territoire.
A travers l’axe 3 du PADD, le PLUi vise un
développement plus sobre, tenant compte des
capacités d’évolution des espaces bâtis.
Le PADD fixe pour objectifs de préserver les milieux
naturels et privilégier la mobilisation du foncier
existant ainsi que la densification, et diviser par
deux la consommation d’espace (objectif : 50% de
réduction de la consommation d’espaces agricoles,
naturels et forestiers (ENAF) de celle constatée sur
la période 2012-2021 (140ha environ)).
Règle N°2 : Les territoires organisent
essentiellement le développement des
surfaces commerciales dans les
centralités et les zones commerciales
existantes.
Le PADD cherche à garantir une offre
d’équipements et de services satisfaisante pour
l’ensemble de la population. Cela passe notamment
par le renforcement du rôle de polarité (polarité
élargie de Saint Palais) comme lieu d’accueil143
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Règle N°3 : Les territoires proposent une
armature territoriale intégrant
l’appareil commercial, les équipements
et les services répondant aux besoins
actuels et futurs de leur population en
lien avec les territoires voisins. Cette
armature sera construite en faisant
référence à l’armature régionale.
préférentiel des commerces, services et autres
équipements structurants mais également des
centre-bourgs et villages d’Amikuze dans une vision
d’équilibre dans le fonctionnement global du
territoire.
Règle N°4 : Les territoires favorisent, au
sein des enveloppes urbaines
existantes, l’intensification du
développement urbain à proximité des
points d’arrêts desservis par une offre
structurante en transport collectif.
- Le PADD permet et encourage l’implantation
d’activités artisanales, commerciales et/ou de
service dans les tissus bâtis les plus constitués, afin
de renforcer l’armature du territoire.
Par ailleurs, l’axe 3 du PADD vise à favoriser l’offre
de mobilités alternatives à la voiture individuelle
(mobilités alternatives, covoiturage, transports en
commun).
Les OAP fixent des densités de constructions.
Règle N°5 : Les territoires font des
friches des espaces de réinvestissement
privilégiés.
- Le PADD souhaite optimiser prioritairement les
possibilités de densification des tissus bâtis des
villes, villages, bourgs et quartiers constitués (par
comblement des dents creuses, renouvellement
urbain) et prendre en compte la remise sur le
marché du bâti recensé comme vacants. L’OAP de la
Gare à Saint-Palais illustre cette volonté avec une
OAP habitat pour de l’habitat collectif située sur un
secteur autrefois affecté au négoce ainsi qu’à
l’activité agroalimentaire.
Cohésion et solidarités sociales et territoriales
Règle N°7 : Les documents de
planification et d’urbanisme cherchent,
par une approche intégrée, à conforter
et/ou revitaliser les centres- villes et
centres-bourgs.
Le PADD cherche à garantir une offre
d’équipements et de service satisfaisante pour
l’ensemble de la population. Cela passe notamment
par le renforcement du rôle de polarité (polarité
élargie de Saint Palais) comme lieu d’accueil
préférentiel des commerces, services et autres
équipements structurants mais également des
centre-bourgs et villages d’Amikuze dans une vision
d’équilibre dans le fonctionnement global du
territoire. Il vise également à renforcer l’attractivité
démographique sur l’ensemble du territoire,
notamment en garantissant une répartition
équilibrée de l’offre en logements.
Les OAP fixent des densités de constructions.144
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Règle N°8 : Les administrations,
équipements et services au public
structurants sont préférentiellement
implantés et/ou maintenus dans les
centres-villes et les centres-bourgs
Le PADD permet et encourage l’implantation
d’activités artisanales, commerciales et/ou de
service dans les tissus bâtis les plus constitués, afin
de renforcer l’armature du territoire et renforcer
équipements et services de proximité.
Le PLUi, par sa volonté de limiter l’extension de
l’urbanisation et de mobiliser le potentiel foncier en
densification, entend conforter les équipements et
services publics existants « in situ ».
Règle N°10 : Des dispositions favorables
à l’autonomie alimentaire des
territoires sont recherchées dans les
documents de planification et
d’urbanisme.
Le PADD entend protéger au maximum le foncier
agricole et éviter le mitage. Il permet aussi le
développement d’activités complémentaires et
nécessaires au maintien des exploitations agricoles.
Infrastructures de transport, intermodalité et développement des transports
Règle N°15 : L’amélioration de
l’accessibilité aux sites touristiques par
les modes alternatifs à l’automobile est
recherchée.
Règle N°16 : Les stratégies locales de
mobilité favorisent les pratiques
durables en tenant compte de
l'ensemble des services de mobilité,
d'initiative publique ou privée.
Règle N°17 : Dans les zones
congestionnées, les aménagements
d’infrastructures routières
structurantes privilégient l’affectation
de voies pour les lignes express de
transports collectifs et, en
expérimentation, pour le covoiturage
Règle N°18 : Les documents
d’urbanisme et de planification
conçoivent et permettent la mise en
œuvre d’un réseau cyclable en
cohérence avec les schémas
départementaux, régionaux, nationaux
ou européens.
Règle N°19 : Les stratégies locales de
mobilité développent les zones de
circulation apaisée pour faciliter l’accès
L’axe 3 du PADD améliore l’offre de mobilités
alternatives pour réduire la dépendance à la
l’automobile individuelle en :
Réaménageant les axes routiers dans leur
traversée des bourgs et villages (sécurisation
des mobilités douces et réduction des
nuisances) ;
Prévoyant des aménagements plus favorables
aux mobilités alternatives (aires de
covoiturage, pistes cyclables et cheminements
piétons sécurisés...) notamment dans la
polarité élargie de Saint Palais (liaisons
cyclables entre / au sein des communes...) ;
Développant la perméabilité des tissus bâtis
(éviter les compositions “en impasse” pour
“raccourcir” les trajets à pied / vélo...) et la
continuité des cheminements piéton / cycle ;
Développant un maillage de parking de co-
voiturage ;
Valorisant (densification, extension...)
notamment les secteurs se prêtant davantage
aux mobilités alternatives.
Le projet de PLUi comporte également des OAP dans
lesquels des cheminements pour circulations
douces sont prévus ainsi que des emplacements
réservés pour l’aménagement d’un arrêt de bus et145
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
aux pôles d’échanges multimodaux
(PEM) et aux équipements publics par
les modes actifs
de nombreux cheminements doux.
Règle N°20 : Les espaces stratégiques
pour le transport de marchandises
(ports maritimes et fluviaux, chantiers
de transport combiné, gares de triage,
cours de marchandises, emprises
ferrées, portuaires, routières, zones de
stockage et de distribution urbaine) et
leurs accès ferroviaires et routiers sont
à préserver. Les espaces nécessaires à
leur développement doivent être
identifiés et pris en compte, en
priorisant les surfaces déjà
artificialisées.
/
Climat, Air, Energie
Règle N°23 : Le rafraîchissement passif
est mis en œuvre dans les espaces
urbains denses.
Dans son Axe 1, le PADD fixe pour objectifs
de valoriser le patrimoine végétal dans les espaces
urbanisés ce qui permet de limiter les ilots de
chaleur urbain et impacte positivement sur le
réchauffement climatique ;
Le règlement fixe des coefficients de pleine terre par
type de zones jusqu’à 30% du terrain d’assiette ce
qui permet de limiter l’imperméabilisation des sols
et les ilots de chaleur.
Règle N°24 : Les documents de
planification et d’urbanisme intègrent la
ressource en eau en qualité et en
quantité en favorisant les économies
d’eau, la réduction des ruissellements,
la récupération des eaux pluviales, la
Dans son Axe 1, orientation 3 « Préserver les
ressources en eau & les sécuriser » fixe pour
objectifs de :
- Limiter les pressions / pollutions sur les
cours d’eau et masses d’eau souterraines.146
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
réutilisation des eaux grises et la
préservation des zones tampons.
- Mieux prendre en compte les cours d’eau et
leurs abords immédiats (ripisylve...), dans
leur traversée des bourgs et en dehors.
- Développer une gestion intégrant les cycles
naturels de l’eau (eaux pluviales, eau
potable, eaux usées).
Le règlement fixe les règles relatives à la gestion des
eaux pluviales et eaux usées sur le territoire.
Règle N°26 : Les documents de
planification et d’urbanisme anticipent
les évolutions de la bande côtière et
réduisent les risques côtiers.
/
Règle N°27 : L’isolation thermique par
l’extérieur (ITE) des bâtiments est
facilitée.
Règle N°28 : L’intégration des
équipements d’énergie renouvelable
solaires dans les bâtiments est facilitée
et encouragée.
L’Axe 2 du PADD vise à faciliter l'amélioration et
l’adaptation des logements notamment pour le
confort thermique.
L’Axe 3 du PADD vise à permettre l’équipement en
panneaux solaires des toitures et des surfaces au sol
artificialisées, accompagner les projets de recherche
et les innovations (implantation de panneaux
photovoltaïques sur des plans d’eaux artificialisés).
Le règlement encourage l’installation de matériels
utilisant des énergies renouvelables pour la
réalisation de constructions. Il est également prévu
que ces équipements recherchent le meilleur
compromis entre performance énergétique et
intégration architecturale et paysagère.
Protection et restauration de la biodiversité
Règle 33 : Les documents de
planification et d’urbanisme doivent
lors de l’identification des continuités
écologiques de leur territoire (réservoirs
de biodiversité et corridors écologiques)
à leur échelle :
1. Intégrer les enjeux régionaux de
continuités écologiques
2. Caractériser les sous-trames et les
continuités de leur territoire en
s’appuyant sur les sous trames
précisées dans l’objectif 40 et
cartographiées à l’échelle 1/150 000 et
justifier de leur prise en compte.
Le PADD fixe pour objectifs de :
- Préserver le patrimoine naturel et la
biodiversité (espaces naturels
remarquables (réservoirs de biodiversité,
continuités écologiques à fort enjeux),
continuités écologiques plus dégradées
(haies, ripisylve, corridors difonctionnels),
biodiversité menacée...
Le PLUi s’appuie sur différentes analyses de trames
vertes et bleues connues sur le territoire,
notamment l’atlas cartographique des composantes
de la TVB du SRADDET ainsi que sur la TVB élaborée
dans le cadre du SCOT.
Le PLUi identifie les enjeux des continuités
écologiques.147
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Il limite la fragmentation des trames écologiques, en
évitant de créer de nouvelles zones urbaines en
discontinuité de l’agglomération et en réduisant
considérablement l’extension de l’urbanisation.
Règle N°34 : Les projets
d’aménagements ou d’équipements
susceptibles de dégrader la qualité des
milieux naturels sont à éviter, sinon à
réduire, au pire à compenser.
L’Axe 1 du PADD fixe pour objectifs préverser le
patrimoine naturel et la biodiversité (espaces
naturels remarquables (réservoirs de biodiversité,
continuités écologiques à fort enjeux), continuités
écologiques plus dégradées (haies, ripisylve,
corridors difonctionnels), biodiversité menacée...
Il réduit de manière significative la consommation
d’espaces et l’artificialisation des sols.
Le règlement identifie des Espaces Boisés Classés
(EBC) à conserver, protéger ou à créer.
Il identifie également des éléments de paysage à
protéger pour des motifs d'ordre écologique,
notamment pour la préservation, le maintien ou la
remise en état des continuités écologiques au titre
de l’article L151-23 du code de l’urbanisme (haies,
ripisylves).
Deux éléments susceptibles d’engendrer une
pollution des milieux ressortent de l’évaluation à
savoir :
- La non-conformité de la STEP de Saint-
Palais (polarité du territoire) ;
- La localisation d’un site BASIAS susceptible
d’engendrer une pollution au sein de l’OAP
habitat de la Garde à Saint-Palais.
Règle N°35 : Les documents de
planification et d’urbanisme qui
identifient des secteurs voués à
l’urbanisation doivent y prévoir des
principes d’aménagement visant à
préserver et à restaurer la
fonctionnalité des écosystèmes, la
biodiversité et le paysage.
Le PADD fixe pour objectifs de préverser le
patrimoine naturel et la biodiversité (espaces
naturels remarquables (réservoirs de biodiversité,
continuités écologiques à fort enjeux), continuités
écologiques plus dégradées (haies, ripisylve,
corridors difonctionnels), biodiversité menacée...
Les OAP permettent d’éviter et réduire les
incidences environnementales en identifiant les
éléments à enjeu et favorisant les continuitésLe Schéma de Cohérence Territoriale Pays Basque &
Seignanx
———
148
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Règle N°36 : Les documents de
planification et d’urbanisme protègent
les continuités écologiques et
préservent la nature en ville. Pour cela
ils peuvent mobiliser des outils adaptés
tels que les zonages, les Orientations
d’Aménagement et de Programmation,
la définition d’un Coefficient de Biotope
par Surface, ou encore la définition
d’emplacements réservés.
écologiques dans l’espace urbain.
Le PLUi identifie des espaces boisés classés à
préserver et également des éléments de paysage à
protéger pour des motifs d'ordre écologique,
notamment pour la préservation, le maintien ou la
remise en état des continuités écologiques au titre
de l’article L151-23 du code de l’urbanisme (haies,
ripisylves).
Il fixe des coefficients de pleine terre selon le zonage
concerné.
Prévention et gestion des déchets
Règle N°40 : Les documents
d’urbanisme définissent les
emplacements nécessaires aux
installations de transit, de tri, de
préparation, de valorisation et
d’élimination des déchets issus des
chantiers du bâtiment et des travaux
publics (BTP), dès lors que les besoins
sont identifiés.
L’Axe 3 du PADD vise à assurer une gestion des
déchets (collecte, réemploi, recyclage, stockage...)
en adéquation avec les besoins du territoire via la
collecte et le traitement des déchets ménagers, la
mise en place de solutions de traitement des
déchets inertes (recherche de secteurs d’ISDI…)
Le SCOT Pays Basque & Seignanx a été arrêté le 30 janvier 2025. Au moment de l’arrêt du PLUi Amikuze, il n’est donc pas encore approuvé et donc n’est pas opposable. Néanmoins, il est exposé par anticipation la manière dont le PLUi Soule répond aux orientations principales du futur SCOT.
Orientations fondamentales Articulation avec le PLUi Partie 1 - construire un territoire plus équilibré et solidaire : organiser l’espace pour préserver/ régénérer les ressources et accroitre les capacités de résilience du territoire Accompagner la (re)dynamisation de l’intérieur et favoriser l’apaisement du littoral : faire du réseau de vi(ll)es, la géographie prioritaire du projet
Cœur d’agglomération : Préserver et
valoriser les atouts qui assurent l’aire
d’influence « supra-SCoT » du cœur
d’agglomération pour en faire
bénéficier l’ensemble du territoire, et
maîtriser le développement urbain
pour favoriser la restauration des
fonctions agricoles et naturelles
Le PADD fixe pour objectifs de :
- Préserver le patrimoine naturel le plus
remarquable (continuités écologiques et
réservoirs de biodiversité à forts enjeux
environnementaux) ;
- Encourager la restauration d’espaces
écologiques plus dégradés (haies, ripisylves,
corridors dysfonctionnels, …) ;149
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
- Prendre en compte la biodiversité menacée
et/ou son habitat dans les grands choix
d’aménagement du territoire ;
- Valoriser le patrimoine végétal dans les espaces
urbanisés (arbres remarquables, haies, clôtures
végétales, …) ;
- Préserver le foncier agricole en limitant
l’étalement urbain ;
- Considérer la valeur agricole des terres
(agronomie, relief, irrigation...) et prendre en
compte l’impact sur l’activité agricole dans les
choix d’aménagement et de protection du
territoire.
Préserver et régénérer la charpente écologique : intégrer pleinement la biodiversité a toutes les échelles de projet
Préserver, voire protéger la
biodiversité pour ses multiples
contributions
Le PADD fixe pour objectifs de :
- Diviser par deux la consommation d’ENAF.
- Préserver et valoriser le patrimoine naturel le
plus remarquable (continuités écologiques et
réservoirs de biodiversité à forts enjeux
environnementaux) ;
- Privilégier la densification et la mobilisation du
foncier existant.
Le PLUi s’appuie sur différentes analyses de trames
vertes et bleues connues sur le territoire, notamment
l’atlas cartographique des composantes de la TVB du
SRADDET et celle réalisée à l’échelle du SCoT.
Le PLUi identifie des espaces boisés classés à préserver
et également des éléments de paysage à protéger pour
des motifs d'ordre écologique, notamment pour la
préservation, le maintien ou la remise en état des
continuités écologiques au titre de l’article L151-23 du
code de l’urbanisme (haies, ripisylves).
Les règles de protection qui s’appliquent à ces espaces
sont détaillées dans le règlement écrit.
Des expertises floristiques pour l’identification de
zones humides ont été réalisés dans le cadre des
expertises terrains.
Il priorise le développement du territoire au sein de
l’enveloppe urbaine.
Protéger, restaurer et créer des
milieux humides
Préserver les cours d’eau et leurs
abords en cohérence avec les règles
européennes et nationales
Assurer la reconquête du bon état des
eaux et la qualité écologique des
milieux aquatiques et humides
Protéger les espaces naturels
reconnus au niveau national et
supranational
Délimiter à chaque échelle,
notamment celles infra-SCoT, les
périmètres des réservoirs de
biodiversité en s’appuyant sur la
Trame Verte et Bleue du SCoT et sur
la base de connaissances propres à
chaque territoire
Limiter l’urbanisation dans et à
proximité des réservoirs d’envergure
SCoT150
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Définir et encadrer les pratiques
autorisées dans les réservoirs
d’envergure SCoT
Le PLUi limite l’imperméabilisation des sols, favorise le
développement d’une trame végétale dans les
nouvelles opérations d’aménagement.
Le PLUi fixe des coefficients de pleine terre, ainsi que
des règles de gestion des eaux pluviales par infiltration
à la parcelle notamment.
Le développement du territoire est modéré et projeté
en continuité de l’urbanisation existante.
Les cours d’eau sont classés en zone naturelle dans le
PLUi (sauf lorsqu’ils traversent les agglomérations). De
nombreux boisements rivulaires et ripisylves sont
préservés en espaces verts à préserver au règlement
graphique.
Le règlement précise :
- En zone urbaine et à urbaniser :
« Toute nouvelle construction est interdite à moins de
6 m des cours d’eau, mesuré depuis le haut de talus de
la berge. »
- En zone naturelle et agricole :
« Toute nouvelle construction est interdite à moins de
10 m des cours d’eau, mesuré depuis le haut de talus
de la berge. »
Considérer les corridors d’envergure
SCoT dans un ensemble plus vaste,
interdépartemental mais aussi
transfrontalier.
Préserver et renforcer les corridors
d’envergure SCoT
Privilégier une gestion compatible
avec les milieux, notamment pour les
corridors situés dans des espaces
agropastoraux
Améliorer la fonctionnalité générale
de la trame bleue
Engager des actions de préservation
et de restauration forte sur la trame
littorale
Préserver et améliorer, via
notamment des mesures de
restauration, les corridors
d’envergure SCoT dont la
fonctionnalité est à restaurer
Identifier des trames vertes et bleues
urbaines, connectées à la trame verte
et bleue dans un objectif de
préservation mais aussi de
déploiement d’une nature ordinaire
adaptée au milieu urbain
Intégrer la nature en ville dans des
politiques sectorielles, a toutes les
échelles (intercommunalité,
commune, projet urbain)
Définir une trame brune d’échelle
SCoT et infra-SCoT et identifier des
mesures de restauration des sols et
sous-sols sur certains secteurs.
/
Définir des trames noires d’échelle
SCoT et infra-SCoT et Intégrer des
mesures en faveur de la diminution
de la pollution lumineuse sur
/151
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
l’ensemble des espaces urbanisés du
territoire
Révéler la charpente paysagère : prendre appui sur les grandes séquences paysagères pour mieux intégrer les projets et transmettre les identités du territoire
Considérer les sites paysagers
d’intérêts reconnus et protégés dans
les politiques publiques et les projets
d’aménagement et préserver leurs
caractéristiques paysagères
L’Axe 1 du PADD a pour orientations de :
- Veiller à la bonne insertion des projets
d’aménagement et de construction dans leur
environnement paysager (bâti, naturel,
agricole...), avec une attention particulière
pour les paysages les plus emblématiques du
territoire et/ou fragiles (lignes de crête, points
de vue, centres bourgs…) ;
- Maîtriser l’urbanisation linéaire le long des axes
routiers et des lignes de crête ;
- Requalifier/Rénover les entrées de ville et de
villages dégradées ;
- Soigner les transitions entre les espaces bâtis et
les espaces naturels ou agricoles.
- Identifier et protéger les éléments les plus
significatifs du patrimoine bâti, culturel et
paysager ;
- Eviter le mitage, améliorer la lisibilité des
bourgs, notamment à leurs entrées, et assurer
leur vitalité et leur authenticité afin de protéger
les ressources culturelles ;
- Valoriser les grands sites culturels et
touristiques du territoire (Chemins de Saint-
Jacques de Compostelle…) ;
- Valoriser le potentiel touristique du territoire
(Chemin de St Jacques...) en tenant compte de
ses capacités d’accueil.
Les OAP fixent des règles de qualité de l’insertion
architecturale, urbaine et paysagère et de densité.
Elles encouragent également la nature en ville car la
végétation est une composante essentielle du confort
urbain, paysager et climatique et favorise également
les continuités écologiques.
Le développement du territoire, en mobilisant
principalement le foncier au sein de l’agglomération,
permet de modérer la consommation d’espaces, éviter
Mettre en lien les sites paysagers
d’intérêts reconnus et protégés en
s’appuyant sur les sentiers de
randonnée (GR, Saint-Jacques de
Compostelle, sentier du littoral, …),
voies vertes et chemins ruraux
existants
Organiser leur fréquentation
touristique afin de préserver le milieu
naturel concerné et pérenniser le
caractère emblématique du site
Préserver et mettre en valeur les vues
et perceptions sur les grands
paysages du territoire
Mettre en valeur et restaurer les
paysages de l’eau
Maintenir les identités agricoles
locales garantes d’une diversité des
paysages
Préserver les espaces forestiers et
leurs ambiances paysagères uniques
S’inspirer des paysages urbains
emblématiques
Préserver un espace de vie à 360°,
entre l’océan Atlantique et les
Pyrénéesinimales attendues par niv d'
ÉREETES n
PETER")
urbanisé
CO
LT Hspaca da ve du
Utroral : jo 0: FT Dans les operations en axtension :
arseue l'opération le perm l'autonomie
énergétique des opérations, voire produire des
atles au bénéfice des opérations
Espace de vie
Intermédiaire et
2021-2030 2031-2040 2041-2050
% minimum de réduction
Seignanx
Littoral
Labourd Est 55%
152
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Maintenir des espaces de respiration
au sein du quasi-continuum urbain
le mitage et contribue à la préservation de la ressource
foncière agricole et forestière.
Préserver les reliquats des espaces
agricoles littoraux et créer une
ceinture agricole et nourricière
Tendre vers plus de densité en
s’assurant de la qualité de vie offerte
aux résidents et en veillant à
transmettre les identités urbaines
littorales
Imaginer des espaces paysagers
résilients pour compenser le recul du
trait de côte
Mettre les forces littorales au service
du défi énergétique
Renouer avec le port industriel et son
histoire et repenser cet espace ouvert
sur le reste de l’agglomération
Partie 2 - faire évoluer le modèle de développement : répondre aux besoins d’un territoire dynamique en étant sobre en ressources
1. Limiter l’empreinte environnementale et foncière de nos villes et de nos bourgs Prioriser le développement futur dans
les espaces déjà urbanisés et faire de
l’extension l’exception
Optimiser les usages du foncier déjà
urbanisé, valoriser l’existant
Faire de l’extension l’exception et
maîtriser l’urbanisation future
d’espaces naturels, agricoles et
forestiers pour atteindre le Zéro
Artificialisation Nette en 2050
Les objectifs de réduction de la
consommation d’ENAF territorialisé
en fonction des PLUi
Le développement du territoire, en mobilisant
principalement le foncier au sein de l’agglomération,
permet de modérer la consommation d’espaces et
contribue à la préservation de la ressource foncière
agricole et forestière.
Les OAP fixent des densités de constructions.
Sur environ 1000 logements potentiels évalués au sein
du PLUi
- 50% pourront se réaliser au sein des espaces
bâtis (densification et renouvellement urbain)
sur une surface environ égale à 37ha, soit une
densité moyenne de 11logts/ha ;
- 50% pourront se réaliser en extension des
espaces bâtis sur une surface environ égale à
35ha, soit une densité moyenne de 15logts/ha
(contre 4logts/ha entre 2011 et 2021).153
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Il est aussi établi une OAP thématique « densité »
qui fixe des objectifs de densité. Les projets de
création de nouvelles constructions à destination
d’habitation situés dans les zones urbaines sur des
terrains d’assiette de projet supérieurs à 2 500 m²,
devront permettre d’atteindre les objectifs de
densité définis ci-après, ou ne devront pas
compromettre, à terme, l’atteinte de ces objectifs :
- La commune de Saint-Palais : 30
logements/ha
- Les communes de la polarité :
20logements/ha. Sont concernées les
communes d’Aïcirits-Camou-Suhast,
Arbérats-Sillègue, Béhasque-Lapiste et
Amendeuix-Oneix.
Le PLUi mobilise environ 110ha en extension des
espaces bâtis consommant des espaces NAF à horizon
2040 (dont 59 ha de « coups partis ») en comparaison
aux 121,5 ha consommés entre 2011 et 2021 ;
Au global, ceci correspond à une modération en
moyenne annuelle de 52,4 % sur la période
01/01/2021-01/01/2041, par rapport à la période
01/01/2011-01/01/2021, le projet est donc compatible
avec les objectifs chiffrés du PADD visant une
modération de l’ordre de 50%.
S’inspirer des formes urbaines
emblématiques du territoire… mais ne
pas craindre de les moderniser pour
s’adapter aux enjeux climatiques et
environnementaux
Adapter les formes, l’organisation des
bâtis aux spécificités patrimoniales et
paysagères (respecter l’esprit des
lieux)
Développer la diversité et la densité
des fonctions dans les centralités
Aménager les rues et les espaces
urbanisés pour inciter le recours à la
marche et autres pratiques actives
Développer une approche
bioclimatique de l’urbanisme
Intégrer la nature et préserver la
qualité des sols à toutes les échelles du
projet urbain
Le PADD fixe pour objectifs de :
Veiller à la bonne insertion des
projets d’aménagement et de construction dans
leur environnement paysager (bâti, naturel,
agricole...), avec une attention particulière pour
les paysages les plus emblématiques du territoire
et/ou fragiles (lignes de crête, points de vue,
centres bourgs…) ;
Concevoir les projets d’extension et de
renforcement des espaces bâtis en cohérence
avec la typologie des villes, villages, hameaux
(implantation, orientation, volumes, clôture…) ;
Maîtriser l’urbanisation linéaire le long des axes
routiers et des lignes de crête ;
Requalifier/Rénover les entrées de ville et de
villages dégradées ;
Soigner les transitions entre les espaces bâtis et
les espaces naturels ou agricoles ;154
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Identifier et protéger les éléments les plus
significatifs du patrimoine bâti, culturel et
paysager et s’en inspirer pour concevoir le
développement de demain (formes urbaines,
volumétries, implantations, couleurs, clôtures...) ;
Favoriser l’essor des mobilités alternatives à
l’automobile individuelle (transports en commun,
co-voiturage, vélo, marche à pied...) ;
Permettre l’équipement en panneaux solaires des
toitures et des surfaces au sol artificialisées ;
Intégrer la transition énergétique dans les futures
opérations d’aménagement ;
Encourager l’amélioration énergétique des
bâtiments.
Le règlement fixe des règles de volumétrie des
constructions, implantations des constructions, aspect
esthétique (façades, toitures…), insertion
environnementale et paysagère.
2. Trouver près de chez soi l’essentiel : adapter l’urbanisme et les fonctions urbaines (habitat, équipements, mobilité, commerces)
Rapprocher l’habitat, l’emploi et les
services du quotidien pour réduire les
distances de déplacement
Valoriser et dynamiser l’emploi au
cœur de chaque bassin de vie et de
chaque centralité
Produire plus de logements
accessibles aux revenus de la
population locale et mieux répartir
l’offre nouvelle en fonction du réseau
de vi(ll)es
L’Axe 2 du PADD fixe pour objectifs de :
- Permettre à chaque commune de renouveler sa
population, de la fixer et de la faire croître ;
- Soutenir plus spécifiquement les communes
dont la population a décliné au cours de la
dernière décennie ;
- Plus largement, affirmer le rôle de chaque
secteur d’Amikuze dans l’équilibre et le
fonctionnement global du territoire, en visant
un développement démographique équilibré,
de l’ordre de : 50% de l’essor démographique
pour les villages d’Amikuze ; 50% de l’essor
démographique dans la polarité d’Amikuze
(Saint Palais élargi) ;
- Soutenir l’essor de l’offre de logements
accessibles (logements sociaux, accession
sociale, accession à prix maîtrisés…), adaptée à
la réalité des ressources des ménages locaux,
notamment dans la polarité élargie de St Palais,
en compatibilité avec le PLH ;
- Soutenir la diversification de l’offre de
logements (en taille, en type, en prix, en statut
d’occupation…), pour mieux répondre à la
diversité des besoins (jeunes, familles, aînés…).Les objectifs de production de logements à l'horizon 2050
periode ZUZU-ZUSU
Hypothèse Hypothèse
| basse | haute
Labourd Ouest | 22 900 | 26 700
Seignanx 4 400 5 900
Mic]
Labourd Est
Lutte EE
Amikuze | 2600 3 500
Sud Basse Navarre 3 500
Soule
ETS
SCoT
155
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Produire entre 86 et 116 logements en
moyenne par an
Renforcer la production de logements
sociaux et abordables dans tous les
territoires
Organiser l’offre d’équipements et de
services au plus près des habitants
Accompagner l’évolution des
mobilités pour susciter les mobilités
décarbonées
Le nombre total projeté de logements d’environ 1000
logements dans les scénarios évalué pour la mise en
œuvre du PLUi induit 100 logements/an pour le PLUi
Amikuze.
Cf. compatibilité avec le PLH adopté en 2021 (chapitre
suivant).
Le PLUi, par sa volonté de limiter l’extension de
l’urbanisation et de mobiliser le potentiel foncier en
densification, entend conforter les équipements et
services publics existants « in situ » et privilégier le
maintien, l’accueil et l’essor des activités économiques
compatibles avec la proximité de l’habitat au sein des
ville, bourgs et villages.
Organiser l’offre commerciale pour
plus de proximité (+ document
d’aménagement artisanal commercial
et logistique)
Le PADD vise à :
- Prioriser le maintien et le développement des
activités économiques “in situ”, là où elles se
trouvent aujourd’hui (qu’elles soient localisées au
sein comme en dehors de ZAE), de façon à
maintenir de l’activité économique sur une large
partie du territoire et, ainsi, ne pas éloigner les
emplois des actifs ; ne pas induire de nouvelles
problématiques de friches ;
- Poursuivre l’aménagement de la ZAE
intercommunale Larramendia pour
accueillir/créer sur le territoire de nouvelles
activités “productives” (artisanat, industrie...),
incompatibles avec la proximité de l’habitat ;
- Privilégier le maintien, l’accueil et l’essor des
activités économiques compatibles avec la
proximité de l’habitat au sein des ville, bourgs et
villages ;
- Soutenir le maintien et l’installation
d'équipements, de commerces et de services de
proximité au cœur des bourgs et villages
d’Amikuze ;156
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
- Protéger, renforcer et dynamiser l'offre
commerciale, de services et d’équipements de
Saint Palais, en cohérence avec l’ORT ;
- Poursuivre la politique de modernisation et
d'élargissement de l’offre d’équipements, de
commerces et de services structurants dans la
polarité d’Amikuze, au bénéfice de l’ensemble du
territoire.
Afin de tenir compte des dispositions du SCoT, le PLUi
autorise notamment les activités suivantes :
- en zones Uy, AUy, Urv, Ub, AUb, Uh : Sous réserve qu’elles
n’entraînent aucune nuisance incompatible avec l’habitat, sont
autorisées les constructions destinées à l’artisanat sans limitation et
les constructions destinées au commerce de détail dans la limite de
300 m² de surface de vente
- en zone Up, Urp, AUa : Seule est autorisée la gestion des
constructions existantes à la date d’approbation du PLUi, destinées
à l’artisanat dans la limite de 30% d’extension de surface de
plancher existante et au commerce de détail dans la limite de 10%
d’extension de la surface de vente
- en zone Ux : Les constructions destinées à l’artisanat et au
commerce de détail sont autorisées pour une surface de vente
comprise entre 300 m² et 1000 m²
3. Gérer durablement les ressources du territoire
Moins consommer et mieux produire
l’énergie
Réduire et optimiser les
consommations énergétiques du
territoire
Accélérer la transition énergétique
L’Axe 3 du PADD vise à permettre l’équipement en
panneaux solaires des toitures et des surfaces au sol
artificialisées, accompagner les projets de recherche et
les innovations (implantation de panneaux
photovoltaïques sur des plans d’eaux artificialisés).
Le règlement encourage l’installation de matériels
utilisant des énergies renouvelables pour la réalisation
de constructions. Il est également prévu que ces
équipements recherchent le meilleur compromis entre
performance énergétique et intégration architecturale
et paysagère. De plus il œuvre à encourager
l’amélioration énergétique des bâtiments.
Préserver et restaurer la
multifonctionnalité des sols
Le PADD fixe pour objectifs de développer une gestion
intégrant les cycles naturels de l’eau (eaux pluviales,
eau potable, eaux usées, perméabilité des sols…).
Le PLUi limite l’imperméabilisation des sols, favorise le
développement d’une trame végétale dans les
nouvelles opérations d’aménagement.
Le PLUi fixe des coefficients de pleine terre, ainsi que
des règles de gestion des eaux pluviales par infiltration
(à la parcelle).157
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Gérer durablement les ressources du
sous-sol
Les cours d’eau sont classés en zone naturelle protégée
(Np) dans le PLUi (sauf lorsqu’ils traversent les
agglomérations). De nombreux boisements rivulaires
et ripisylves sont préservés au titre de l’article L151-23
CU comme espaces verts à préserver (EVP).
Dans les zones urbaines et à urbaniser, le règlement du
PLUi fixe la règle suivante : « Toute nouvelle
construction est interdite à moins de 6 m des cours
d’eau, mesuré depuis le haut de talus de la berge. »
Dans les zones agricoles et naturelles la règles est
« Toute nouvelle construction est interdite à moins de
10 m des cours d’eau, mesuré depuis le haut de talus
de la berge. »
Les zones Nc identifiées au règlement du PLUI
correspondent à des secteurs à vocation d’extraction
de matériaux. 3 carrières sont actives sur le territoire.
Assurer une gestion durable de la
ressource en eau
Garantir une eau potable en quantité
suffisante et de bonne qualité
Maîtriser la circulation des flux d’eau
Le PADD fixe pour objectifs de préserver les ressources
en eaux & les sécuriser :
- Limiter les pressions / pollutions sur les cours
d’eau et masses d’eau souterraines ;
- Mieux prendre en compte les cours d’eau et
leurs abords immédiats (ripisylve...), dans leur
traversée des bourgs et en dehors ;
- Sanctuariser les points de captage et protéger
strictement leurs abords ;
- Veiller, dans la durée, à l’adéquation entre le
développement du territoire et la capacité à
répondre aux besoins en eau (besoins
domestiques, économiques, agricoles...) ;
- Optimiser l’usage des réseaux
d’assainissement existants ;
- Viser le bon fonctionnement des dispositifs
d’assainissement collectif et non collectif ;
- Dans les espaces bâtis / à bâtir, encourager la
gestion intégrée des eaux pluviales et leur
récupération à des fins domestiques (usages
extérieurs, sanitaires et liés à la propreté ; hors
usages alimentaires).
Le PLUi maîtrise l’écoulement des eaux pluviales via
l’application du règlement sur la gestion des eaux
pluviales, il favorise l’infiltration en limitant l’emprise
au sol et en définissant des coefficients d’espace en158
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
pleine terre. De plus, il protège de manière significative
la ripisylve du territoire via un classement en espaces
verts protégés (EVP).
Le PLUi tend à préserver le caractère agricole et naturel
des secteurs concernés par un risque inondation hors
des zones urbaines.
On note toutefois une non-conformité en 2023 de la
STEP de Saint-Palais (pôle du développement du
territoire d’Amikuze).
Préserver et valoriser la ressource
forestière
Le PADD fixe pour objectifs de protéger le patrimoine
naturel et diviser par deux la consommation d’ENAF.
Le développement du territoire s’organise
principalement, en mobilisant le foncier au sein des
zones urbaines, ce qui permet de modérer la
consommation d’espaces et contribue à la
préservation de la ressource foncière agricole et
forestière.
Réduire la production de déchets et
les valoriser en tant que ressource
Le PADD fixe pour objectifs d’assurer une gestion des
déchets (collecte, réemploi, recyclage, stockage...) en
adéquation avec les besoins du territoire : collecte et
traitement des déchets ménagers ; mise en place de
solutions de traitement des déchets inertes (recherche
de secteurs d’ISDI…)
4. Anticiper les risques et privilégier des stratégies préventives
Prendre en compte les risques liés au
sol
Prévenir et limiter les risques liés à
l’eau
Le PADD fixe pour objectifs de prendre en compte les
risques naturels :
- Bien prendre en compte les risques naturels
(inondation, feu de forêt, retrait/gonflement
argileux, mouvement de terrain, risque
sismique et radon) dans les choix
d’aménagement et de construction (zonage,
destinations, droits à bâtir ; prescriptions /
interdictions de construire…) ;
- Anticiper leurs évolutions liées au
changement climatique ;
- Encourager la gestion intégrée des eaux
pluviales, dans les nouveaux projets comme
dans l’existant.
Le règlement rappelle que certaines parcelles, peuvent
être soumises à des prescriptions particulières visant à
limiter les occupations et utilisations du sol au regard
d’un risque inondation identifié par l’atlas des zones
inondables.
Prendre en compte le risque incendie159
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
L’atlas des zones inondables (AZI) vise à faciliter la
connaissance des risques d’inondations. Il est élaboré
par les services de l’Etat et portés à la connaissance des
collectivités et établissements en charge de
l’élaboration des documents d’urbanisme.
Il ne s’agit pas d’un document réglementaire mais d’un
outil d’information, qui aide à la décision et à
l’intégration des risques dans l’aménagement du
territoire.
Le PLUi tend à préserver le caractère agricole et naturel
des secteurs concernés par un risque inondation hors
des zones urbaines.
Le PLUi limite l’imperméabilisation des sols, favorise le
développement d’une trame végétale dans les
nouvelles opérations d’aménagement.
Dans les zones urbaines et à urbaniser, le règlement du
PLUi fixe la règle suivante : « Toute nouvelle
construction est interdite à moins de 6 m des cours
d’eau, mesuré depuis le haut de talus de la berge. »
Dans les zones agricoles et naturelles la règles est
« Toute nouvelle construction est interdite à moins de
10 m des cours d’eau, mesuré depuis le haut de talus
de la berge. »
Le PLUi maîtrise l’écoulement des eaux pluviales via
l’application du règlement sur la gestion des eaux
pluviales, il favorise l’infiltration en limitant l’emprise
au sol et en définissant des coefficients d’espace en
pleine terre.
Concernant les phénomènes de retrait-gonflement des
argiles, les constructions et utilisations du sol devront
se conformer à la nouvelle réglementation applicable
depuis le 1er janvier 2020, en application des
dispositions du décret n°2019-495 du 22 mai 2019.
Limiter les nuisances et impacts
induits par l’activité extractive
3 sites d’extraction de matériaux sont identifiés au PLUi
par une zone Nc dans lesquelles sont autorisées :
Les ouvrages et installations nécessaires aux
services publics et/ou d’intérêt collectif, sous
réserve qu’ils ne portent pas gravement atteinte
au caractère naturel et/ou forestier de la zone ;
Les constructions et installations liées et
nécessaires à l’exploitation de la carrière ;160
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Les constructions et installations nécessaires à
l’exploitation d’une installation de stockage de
déchets inertes.
Prévenir et réduire les risques
technologiques, les pollutions et les
nuisances
Le PADD fixe des objectifs de prise en compte de la
pollution sur la santé en :
Diminuant les déplacements ;
Encourageant le recours à des énergies
décarbonées ;
Intervenant sur le parc immobilier pour diminuer
les consommations énergétiques ;
Organisant le développement résidentiel,
économique, agricole…
Il s’agit au travers de ces actions, à la fois de lutter
contre les émissions de gaz à effet de serre,
responsables sur la durée, du réchauffement
climatique, et de limiter les émissions de particules
fines liées à la consommation énergétique, nuisibles à
court terme sur la santé.
Le PLUi prévoit le développement des mobilités
douces, ce qui permettra de diminuer les nuisances
liées au trafic routier et d’apaiser la ville.
Le recentrage de l’urbanisation sur le tissu déjà
urbanisé permet de limiter les déplacements et donc
les émissions de GES.
Le règlement du PLUi fixe une règle générale
concernant l’autorisation des installations et
constructions : elles ne sont autorisées qu’à condition
qu'elles n'entrainent aucune nuisance incompatible
avec l’habitat.
L’OAP de la Gare à Saint-Palais dédiée à de l’habitat
collectif contient un site BASIAS qui peut engendrer
une pollution susceptible du milieu.Le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des
Eaux Adour Garonne
161
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Le SDAGE Adour-Garonne 2022-2027 a été adopté le 10 mars 2022. Il fixe la stratégie 2022- 2027 du bassin Adour-Garonne pour l'atteinte du bon état des milieux aquatiques, ainsi que les actions à mener pour atteindre cet objectif.
Ses orientations fondamentales sont définies comme suit :
- Créer les conditions de gouvernance favorables à l’atteinte des objectifs du SDAGE ; - Réduire les pollutions ;
- Assurer l’équilibre quantitatif de la ressource en eau ;
- Préserver et restaurer les fonctionnalités des milieux aquatiques et humides.
Orientations du SDAGE Articulation avec le PLUi
A. Créer les conditions de gouvernance favorables à l’atteinte des objectifs du SDAGE
Disposition A3 : Traduire
opérationnellement le SDAGE
Le PLUi n’entre pas en contradiction avec cette
disposition
Disposition A5 : Favoriser le
regroupement à la bonne échelle de
maîtrise d’ouvrage
Le PLUi n’entre pas en contradiction avec cette
disposition
Disposition A20 : Évaluer les politiques
de l’eau
Le PLUi propose une série d’indicateurs de suivi de sa
mise en œuvre sur les volets environnementaux, et
notamment sur l’eau (eau potable, milieu).
Disposition A28 : Faciliter l’intégration
des enjeux de l’eau au sein des
documents d’urbanisme, le plus en
amont possible et en associant les
structures ayant compétence dans le
domaine de l’eau
Dans son Axe 1, le PADD fixe pour objectifs de
préserver les ressources en eaux & les sécuriser :
- Limiter les pressions / pollutions sur les cours
d’eau et masses d’eau souterraines ;
- Mieux prendre en compte les cours d’eau et
leurs abords immédiats (ripisylve...), dans
leur traversée des bourgs et en dehors ;
- Sanctuariser les points de captage et protéger
strictement leurs abords ;
- Veiller, dans la durée, à l’adéquation entre le
développement du territoire et la capacité à
répondre aux besoins en eau (besoins
domestiques, économiques, agricoles...) ;
- Optimiser l’usage des réseaux
d’assainissement existants ;
- Viser le bon fonctionnement des dispositifs
d’assainissement collectif et non collectif ;
- Dans les espaces bâtis / à bâtir, encourager la
gestion intégrée des eaux pluviales et leur
récupération à des fins domestiques (usages162
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
extérieurs, sanitaires et liés à la propreté ;
hors usages alimentaires).
Disposition A31 : Limiter
l’imperméabilisation nouvelle des sols
et le ruissellement pluvial et chercher à
désimperméabiliser l’existant
Disposition A32 : S’assurer d’une
gestion durable de l’eau dans les
documents d’urbanisme et autres
projets d’aménagement ou
d’infrastructures
Disposition A33 : Respecter les espaces
de fonctionnalité des milieux
aquatiques dans l’utilisation des sols
Le PADD fixe pour objectifs de :
- Diviser par deux la consommation d’ENAF.
- Protéger et valoriser le patrimoine naturel
(espaces naturels sensibles, réservoirs de
biodiversité et corridors biologiques...) et
favoriser la restauration des milieux dégradés.
- Limiter les extensions urbaines et privilégier la
densification et le foncier existant.
Le PLUi propose un développement urbain et
démographique maîtrisé qui n’est pas de nature à
porter atteinte à la qualité des eaux (superficielles
comme souterraines).
Le projet de territoire est compatible avec les
conditions d’assainissement locales, et les mesures
édictées pour gérer les eaux pluviales permettent de
maîtriser les effets des eaux de ruissellement.
Toute construction ou installation nouvelle qui, par sa
destination, implique une utilisation d’eau potable,
doit être raccordée au réseau public de distribution
d’eau potable présentant des caractéristiques
suffisantes.
Le PLUi limite l’imperméabilisation des sols, favorise le
développement d’une trame végétale dans les
nouvelles opérations d’aménagement.
Le PLUi fixe des coefficients de pleine terre, ainsi que
des règles de gestion des eaux pluviales par infiltration
(à la parcelle, au plus près du point de chute).
Dans les zones urbaines et à urbaniser, le règlement du
PLUi fixe la règle suivante : « Toute nouvelle
construction est interdite à moins de 6 m des cours
d’eau, mesuré depuis le haut de talus de la berge. »
Dans les zones agricoles et naturelles la règles est
« Toute nouvelle construction est interdite à moins de163
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
10 m des cours d’eau, mesuré depuis le haut de talus
de la berge. »
Dans les secteurs ayant fait l’objet de prospections
écologiques, les zones humides ont été recherchées et
délimitées par critère floristique.
Enfin, les risques liés aux inondations sont identifiés et
pris en compte (AZI).
Disposition A34 : Prendre en compte
les coûts induits liés à l’eau dans les
projets d’aménagement
Le PLUi organise un développement au plus possible au
sein du tissu urbain ou au contact avec les zones bâties
existantes. Ainsi, la mise en œuvre du PLUi va
contribuer à optimiser les réseaux existants, tout en
rationalisant l’extension des réseaux lors des nouveaux
développements urbains.
Disposition A35 : Identifier les solutions
et les limites éventuelles de
l’assainissement en amont des projets
d’urbanisme et d’aménagement du
territoire
Le développement de l’urbanisation du territoire est
conditionné à des capacités d’assainissement
suffisantes. La STEP de Saint-Palais est jugée non
conforme en 2023 tout comme une partie des
installations d’assainissement non collectif. Un
emplacement réservé est prévu au PLUI pour la
création d’une nouvelle STEP sur la commune de
Méharin.
Dans toutes les zones, excepté dans la zone AUa :
Les constructions, installations ou aménagements
susceptibles d'être à l'origine d'effluents doivent être
obligatoirement raccordés au réseau public d'eaux
usées s’il existe.
Tout déversement d'eaux usées autres que
domestiques (ou assimilables à un usage domestique
au sens de la réglementation en vigueur) dans le réseau
public doit être préalablement autorisé par la
collectivité à laquelle appartiennent les ouvrages et
peut être subordonné notamment à un dispositif de
prétraitement adapté à l'importance et à la nature des
rejets.
En l’absence de réseau collectif d’assainissement, les
constructions ou installations nouvelles devront être
dotées d’un assainissement individuel conforme aux
dispositions règlementaires en vigueur.
Dans la zone AUa, les constructions, installations ou
aménagements susceptibles d'être à l'origine
d'effluents doivent être obligatoirement raccordés au
réseau public d'eaux usées.
B. Réduire les pollutions164
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Disposition B2 : Promouvoir les
solutions fondées sur la nature, à
chaque fois que cela est possible, pour
gérer les eaux pluviales et traiter les
eaux usées
Le PLUi propose un ensemble de mesures
réglementaires pour gérer les eaux pluviales à la
parcelle, en privilégiant l’infiltration.
Disposition B24 : Préserver les
ressources stratégiques pour le futur au
travers des zones de sauvegarde
Le territoire Amikuze est concerné par la Zone de
Sauvegarde en Objectif plus Strict relative à la Masse
d'Eau souterraine FRFG031 (Alluvions du gave d'Oloron
et du Saison).
Disposition B25 : Protéger les
ressources alimentant les captages les
plus menacés
Disposition B27 : Conserver les
captages d’eau potable fermés pour
cause de qualité de l’eau dégradée
C. Agir pour assurer l’équilibre quantitatif
Disposition C15 : Généraliser
l’utilisation rationnelle et économe de
l’eau et quantifier les économies d’eau
Le PLUi n’entre pas en contradiction avec cette
disposition et prévoit des mesures spécifiques
d’infiltration et de rétention de l’eau. Dans le cadre du
PLUi des solutions de sécurisation de l’eau potable sont
étudiées : interconnexion de l’alimentation en eau,
optimisation de la desserte, réflexion sur les
économies d’eau potable.
Disposition C17 : Améliorer la gestion
quantitative des services d’eau potable
et limiter l’impact de leurs
prélèvements
Le PLUi n’entre pas en contradiction avec cette
disposition.
Le PLUi propose une série d’indicateurs de suivi de sa
mise en œuvre portant spécifiquement sur la ressource
en eau potable.
Le PADD vise à :
- Limiter les pressions / pollutions sur les cours
d’eau et masses d’eau souterraines ;
- Sanctuariser les points de captage et protéger
strictement leurs abords.
Disposition C22 : Créer de nouvelles
réserves d’eau
Le PLUI ne compte pas d’emplacement réservé,
destiné à la création de réserves d’eau
Disposition C23 : Encourager
l’utilisation des eaux non-
conventionnelles
L’Axe 1 du PADD prévoit, dans les espaces bâtis / à
bâtir, d’encourager la gestion intégrée des eaux
pluviales et leur récupération à des fins domestiques
(usages extérieurs, sanitaires et liés à la propreté ;
hors usages alimentaires).
D. Préserver et restaurer les fonctionnalités des milieux aquatiques et humides
Disposition D25 : Renforcer la
préservation et la restauration des
têtes de bassin et des « chevelus
hydrographiques »
Dans les zones urbaines et à urbaniser, le règlement du
PLUi fixe la règle suivante : « Toute nouvelle
construction est interdite à moins de 6 m des cours
d’eau, mesuré depuis le haut de talus de la berge. »165
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Dans les zones agricoles et naturelles la règles est
« Toute nouvelle construction est interdite à moins de
10 m des cours d’eau, mesuré depuis le haut de talus
de la berge. »
Les cours d’eau sont classés en zone naturelle (Np)
dans le PLUi (sauf lorsqu’ils traversent les
agglomérations). De nombreux boisements rivulaires
et ripisylves sont préservés comme espaces verts
protégés (EVP).
L’OAP préserve les cours d’eau et leur espace de bon
fonctionnement ainsi que les zones humides.
Disposition D30 : Préserver les milieux
aquatiques et humides à forts enjeux
environnementaux
Disposition D38 : Cartographier les
milieux et zones humides et les intégrer
dans les politiques publiques
Disposition D43 : Organiser et mettre
en œuvre une politique de gestion, de
préservation et de restauration des
zones humides et intégrer les enjeux
zones humides dans les documents de
planification locale
Les investigations écologiques sur les zones destinées
à être urbanisées ont permis d’identifier les zones
humides du territoire et de limiter l’impact sur celles-
ci.
Le PLUi permet de préserver du développement urbain
les sites à enjeux écologiques comme les sites Natura
2000 notamment.
Une zone de protection stricte Np est appliquée aux
cours d’eau et la ripisylve associée est classée en
espaces verts protégés (EVP).
L’OAP préserve les cours d’eau et leur espace de bon
fonctionnement ainsi que les zones humides.
Disposition D46 : Intégrer les mesures
de préservation des espèces et leurs
habitats dans les documents de
planification et mettre en œuvre des
mesures réglementaires de protection
Dans les zones urbaines et à urbaniser, le règlement du
PLUi fixe la règle suivante : « Toute nouvelle
construction est interdite à moins de 6 m des cours
d’eau, mesuré depuis le haut de talus de la berge. »
Dans les zones agricoles et naturelles la règles est
« Toute nouvelle construction est interdite à moins de
10 m des cours d’eau, mesuré depuis le haut de talus
de la berge. »
Le PLUi a été conçu avec l’objectif de maîtriser les
incidences négatives sur la qualité des eaux et plus
largement l’hydrosystème (définition de taux d’espace
en pleine terre, dispositions réglementaires sur la
gestion des eaux pluviales...).
L’OAP préserve les cours d’eau et leur espace de bon
fonctionnement ainsi que les zones humides.
Disposition D49 : Mettre en œuvre les
principes du ralentissement dynamique
Les secteurs de risque sont identifiés au PLUi
notamment via l’AZI.Le Programme Local de l’Habitat (PLH) Pays Basque 2021-
2026
166
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Le PLUi préserve les éléments de la Trame Verte et
Bleue par le biais du zonage, mais aussi par des
linéaires arborés identifiées.
Le PLUi identifie au titre des articles L.151-19, L.151-23
et L.113-1 du C.U., les éléments de paysage et EBC à
protéger. Ces éléments naturels contribuent à ralentir
les phénomènes de crues (haies ripisylve).
Disposition D51 : Adapter les projets
d’aménagement en tenant compte des
zones inondables
Le PLUi tend à préserver le caractère agricole et naturel
des secteurs concernés par un risque inondation hors
des zones urbaines (espace de mobilité des cours
d’eau).
De plus, il limite l’imperméabilisation des sols par le
projet de développement urbain qu’il propose.
Le PLUi maîtrise l’écoulement des eaux pluviales via
l’application du règlement sur la gestion des eaux
pluviales, il favorise l’infiltration en limitant l’emprise
au sol et en définissant des coefficients d’espace en
pleine terre.
Document de référence pour la politique locale de l’habitat, le PLH définit les objectifs et les principes d'une politique visant à :
- Répondre aux besoins en logement et en hébergement,
- Favoriser le renouvellement urbain et la mixité sociale,
- Améliorer l'accessibilité du cadre bâti aux personnes handicapées.
Il assure entre les communes et entre les quartiers d'une même commune une répartition équilibrée et diversifiée de l'offre de logements (Code de la Construction de l’Habitation article L302-1). L’Etat produit un Porter à connaissance pour préciser ses attentes sur le PLH.
Le PLH est un document de programmation obligatoire qui définit pour une durée de six ans. La stratégie s’articule autour de 5 orientations majeures :
A. La mise en œuvre du PLH, une responsabilité partagée
B. L’action publique en matière d’habitat à inscrire au cœur d’un projet global d’aménagement du territoire
C. L’ambition d’une offre de logements orientée vers les ménages locaux
D. La priorité donnée à l’amélioration et à la reconquête du parc bâti existant E. L’exigence d’une offre de logements accessible à tous
Sur la base d’une extrapolation des objectifs du PLH 2021-2026 à horizon 2035 (cf. page 38 du programme d’actions approuvé le 2 octobre 2021), il faudrait produire en Amikuze environ 19 logements sociaux par an soit au total environ 360 logements sociaux sur la période 2021- 2040 (location et accession sociale).167
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Le bilan réalisé par le service habitat de la CAPB en avril 2025 fait état, sans qu’aucune règle ne soit imposée sur la totalité du territoire, de :
- 103 logements sociaux produits entre 2022 et 2024 (années entières), soit 37 PLUS, 44 PLAI, et 22 PALULOS ;
- 29 en projet à partir de 2025 (12 PLUS, 6 PLAI, et 11 PALULOS).
Les dispositions règlementaires garantiront la réalisation d’un nombre minimal de logements sociaux sur les communes de Saint-Palais, Aicirits-Camou-Suhast, Amendeuix-Oneix, Arbérats- Sillègue et Béhasque-Lapiste. Au vu de la règle imposée et des sites soumis à OAP sur ces communes, il est prévu une réalisation d’environ 183 logements locatifs sociaux sur ces 5 communes de la polarité. Ce chiffre n’inclus pas la réalisation d’accession sociale (type BRS et PSLA).
Le bilan de réalisation de logements sociaux et la projection de la règle de mixité sociale permet d’assurer la compatibilité du PLH avec le PLUi Amikuze.
Pour les autres communes, il n’est pas fixé de règle concernant la réalisation de logements sociaux. En effet, étant plus éloigné de la centralité, des emplois, des services et des transports en commun il a été privilégié la réalisation de logements sociaux sur les communes de la polarité. Cependant, des opérations de logements sociaux pourront bien entendu être réalisées en fonction du contexte et des besoins sans une nécessité de règlementation.2.1.1 Amikuze
Moyenne Production Taux de
Typologie communale annuelle de annuelle de | logement SAR Communes ju É à
détaillée logts construits | logts prévue | social à
2010-2018 2021-2026
Nombre annuel
de logts sociaux
à produire
Amorots-Succos
Arbouet-Sussaute
Aroue-lthorots-Olhaïby
Arraute-Charritte
Béguios
Bevyrie-sur-Joyeuse
Domezain-Berraute
Etcharry
Gabat
Garris
Iharre
Labets-Biscay
Larribar-Sorhapuru
Lohitzun-Oyhercq
Luxe-Sumberraute
Masparraute
Méharin
Orègue
Orsanco
Osserain-Rivareyte
Pagolle
Uhart-Mixe
Aïcirits-Camou-Suhast
Amendeuix-Oneix
Arbérats-Sillègue
Béhasque-Lapiste
Saint-Palais
TOTAL POLE
Plan De Mobilité Pays Basque Adour
168
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Figure 2 : extrait du PLH Pays Basque 2021-2026
Le PDM Pays Basque Adour a été approuvé le 03 mars 2022. Le PDM doit être compatible avec le SCoT Pays-Basque & Seignanx, et prendre en compte le PCAET. Il s’impose au PLUi. Le tableau ci-dessous indique les actions du PDM qui trouvent un lien avec le PLUi Amikuze.169
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Actions du PDM Articulation avec le PLU
Axe 1. Transitions : moins se déplacer, mieux se déplacer
Considérer la mobilité
durable comme un des
critères prioritaires au
service de l’aménagement
et de l’organisation du
territoire
Aménager des territoires
favorables au changement
de pratiques
Faire de la marche la base
de structuration des
réseaux de mobilité et des
cœurs de villes et villages
Le PADD fixe pour objectifs de :
- Recentrer l’urbanisation, en développant
prioritairement les centres bourgs et prévoir un accueil
démographique de 50% sur la polarité élargie (Saint-
Palais, AÏcirits, Amendeuix, Arbérats et Béhasque) ;
- Favoriser une densité moyenne urbaine plus élevée
qu’auparavant ;
- Valoriser (densification, extension...) notamment les
secteurs se prêtant davantage aux mobilités
alternatives ;
- Réaménager les axes routiers dans leur traversée des
bourgs et villages (sécurisation des mobilités douces et
réduction des nuisances).
- Concevoir des aménagements plus favorables aux
mobilités alternatives (pistes cyclables et
cheminements piétons sécurisés...), notamment dans
la polarité élargie de Saint-Palais (liaisons cyclables
entre et au sein des communes...) ;
- Développer la perméabilité des tissus bâtis (éviter les
compositions “en impasse” pour “raccourcir” les
trajets à pied / vélo...) et la continuité des
cheminements piéton / cycle ;
- Soutenir le maintien et l’installation d'équipements, de
commerces et de services de proximité au cœur des
bourgs et villages d’Amikuze ;
- Prioriser le maintien et le développement des activités
économiques “in situ”, là où elles se trouvent
aujourd’hui (qu’elles soient localisées au sein comme
en dehors de ZAE), de façon à maintenir de l’activité
économique sur une large partie du territoire et, ainsi,
ne pas éloigner les emplois des actifs ;
- Poursuivre le déploiement du numérique sur
l’ensemble du territoire.
Les OAP sectorielles contiennent des dispositions relatives aux
mobilités, notamment concernant les voies piétonnes et
cyclables.
Réduire les besoins de
déplacements contraints
Sécuriser et faciliter les
déplacements à vélo
Mieux et moins utiliser la
voiture
Économiser les ressources,
prévenir les risques et
limiter les impacts
Les OAP sectorielles et le règlement préconisent de limiter
l’imperméabilisation des nouvelles voies, planter les aires de
stationnement.170
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Créer les conditions d’une
logistique urbaine durable
Le PLUi exige la réalisation d’espaces de stationnement
sécurisé pour les deux-roues non motorisés :
- Pour les opérations visant la création de 10 logements
minimum à raison d’une place de stationnement pour
3 logements et de 1,5 m² par place,
- Pour les constructions à usage autre qu’habitation, le
nombre de places de stationnement de deux-roues
est au moins de 1 place 1,5 m² par place) par tranche
de 100 m² de surface de plancher.
Idem pour les véhicules motorisés, un nombre de places
nécessaires est calculé selon la nature de l’opération.
Le PADD vise aussi à la sécurisation des mobilités douces.
Axe 2. Cohésion : permettre à toutes et tous de se déplacer
Hiérarchiser et adapter le
réseau de voirie pour
organiser la vie locale tout
en maintenant l’efficacité
de certains échanges
Le PADD fixe pour objectif de favoriser l’essor des mobilités
alternatives à l’automobile individuelle (transports en
commun, co-voiturage, vélo, marche à pied...).
Les OAP sectorielles contiennent des dispositions relatives aux
mobilités, notamment concernant les voies piétonnes et
cyclables et préconisent le partage des voies. Les voies plus
structurantes pourront être accompagnées de
trottoir/circulation piétonne, de bande cyclable et de
végétaux.
Les voies structurantes existantes en traversées de village
pourront être réaménagées et pacifiées pour sécuriser les
déplacements piétons / cycles dans des emprises disponibles
parfois limitées.
Pour les rues résidentielles (voies à sens unique ou de desserte
locale), des aménagements simples de type voie mixte ou
zone de rencontre (sans trottoir) pourront être privilégiées
afin de partager l’espace, de limiter les coûts et favoriser la
circulation piétonne.
Organiser des services
collectifs de mobilité à
l’échelle des bassins de vie
et mailler le territoire
Pérenniser et valoriser les
grands équipements et
liaisons qui ouvrent le
territoire sur l’extérieur
Axe 3. Entrainement : faire pour et avec les usagers
Développer des lieux
d’intermodalité
Le PADD fixe pour objectifs de concevoir des aménagements
plus favorables aux mobilités alternatives (aires de
covoiturage, pistes cyclables et cheminements piétons
sécurisés...) notamment dans la polarité élargie de Saint Palais
(liaisons cyclables entre / au sein des communes...).Le Plan Climat, Air, Energie Territorial Pays Basque
171
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Le PCAET Pays Basque a été approuvé le 19 juin 2021. Le tableau ci-dessous indique les actions du PCAET Pays Basque qui trouvent un lien avec le PLUi Amikuze
Objectifs du PCAET Articulation avec le PLU
Axe 1. S’Adapter au changement climatique : préserver le territoire, ses habitants, ses ressources naturelles, ses activités
1.1 Préserver le
patrimoine naturel et
consolider l'armature
écologique du territoire
L’EIE dresse le profil environnemental du territoire, relevant
notamment les sensibilités en matière de patrimoine naturel et
de fonctionnement écologique.
Les espaces présentant un enjeu ont fait l’objet d’une
préservation en zone agricole ou naturelle au sein du PLUi.
Le projet de PLUI contient une OAP TVB qui vise à préserver les
continuités écologiques et la biodiversité du territoire.
1.4 Prévenir et gérer les
risques d'inondation et
développer la culture
du risque
L’EIE présente un inventaire des aléas naturels connus sur le
territoire.
Le PLUi reprend les études connues à ce jour.
Le PADD vise à ne pas augmenter la vulnérabilité du territoire en
prenant en compte les risques naturels (inondation, feu de forêt,
retrait/gonflement argileux, mouvement de terrain, risque
sismique et radon) dans les choix d’aménagement et de
construction (zonage, destinations, droits à bâtir ; prescriptions /
interdictions de construire…), en anticipant leurs évolutions liées
au changement climatique et en encourager la gestion intégrée
des eaux pluviales, dans les nouveaux projets comme dans
l’existant.
Le PLUI vise à ne pas aggraver les crues en :
- Minimisant l’imperméabilisation des sols ;
- Prévoyant la rétention/infiltration des eaux pluviales à la
parcelle ;
- En définissant des coefficients d’espace en pleine terre ;
- Identifiant au titre des articles L.151-19, L.151-23 et
L.113-1 du C.U., les éléments de paysage et EBC à
protéger. Ces éléments naturels contribuent à ralentir
les phénomènes de crues (haies ripisylve) ;
- En classant les cours d’eau en zone naturelle (Np) dans
le PLUi (sauf lorsqu’ils traversent les agglomérations).
Axe 2. (A)ménager : planifier et construire le territoire post-carbone172
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
2.3 Traduire
concrètement dans les
PLUi les objectifs
climat-air-énergie et les
décliner de manière
opérationnelle dans les
règles d'urbanisme
Dans le cadre de la construction du projet de PLUi Amikuze, les
capacités de densification de l’enveloppe urbaine et de
renouvellement urbain du territoire ont été analysées.
Le PADD fixe pour objectifs de :
- Préserver et valoriser le patrimoine naturel et diviser par
deux la consommation d’espace (objectif : 50% de
réduction de la consommation d’espaces NAF) afin de
conserver au mieux la capacité de stockage carbone des
sols ;
- Développer les réseaux cyclables et piétons et accélérer
le développement du covoiturage ;
- Concevoir des aménagements plus favorables aux
mobilités alternatives (aires de covoiturage, pistes
cyclables et cheminements piétons sécurisés...) ;
- Favoriser une densité moyenne urbaine plus élevée
qu’auparavant.
Le développement du territoire, en mobilisant principalement le
foncier au sein de l’agglomération, permet de modérer la
consommation d’espaces et contribue à la préservation de la
ressource foncière agricole et forestière. La densification et le
renouvellement urbain s’inscrivent dans une logique favorisant
des déplacements quotidiens plus courts, et des modes de
déplacement alternatifs à la voiture.
Le règlement du PLUi encourage à la mise en œuvre
d’équipements liés aux énergies renouvelables sur les bâtiments
sous réserve de leur intégration architecturale et paysagère.
Axe 3. Habiter : accompagner la sobriété et l’efficacité énergétique
3.3 Permettre à tous
d’améliorer les
performances
énergétiques de leur
logement
L’Axe 3 du PADD vise à :
- Permettre l’équipement en panneaux solaires des
toitures et des surfaces au sol artificialisées ;
- Accompagner les projets de recherche et les innovations
(implantation de panneaux photovoltaïques sur des
plans d’eaux artificialisés ; mise en place
d’infrastructures de production / distribution
d’hydrogène…) ;
- Accompagner les projets de méthanisation avec des
objectifs qualitatifs (maintien d’une agriculture de
qualité ; mobilisation des gisements d’effluents à des fins
énergétiques...).
Le règlement encourage l’installation de matériels utilisant des
énergies renouvelables pour la réalisation de constructions. Il est
également prévu que ces équipements recherchent le meilleur
compromis entre performance énergétique et intégration173
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
architecturale et paysagère. De plus il œuvre à encourager
l’amélioration énergétique des bâtiments.
Axe 4. Bouger : changer les pratiques pour des bénéfices « santé »
4.2 Intensifier les
services de transports
en commun dans les
espaces les plus denses
pour contribuer au
report modal
4.3 Décarboner le mix
énergétique de la
mobilité
Le PADD fixe pour objectifs de :
- Favoriser l’essor des mobilités alternatives à
l’automobile individuelle (transports en commun, co-
voiturage, vélo, marche à pied...) ;
- Valoriser (densification, extension...) notamment les
secteurs se prêtant davantage aux mobilités alternatives
;
- Concevoir des aménagements plus favorables aux
mobilités alternatives (aires de covoiturage, pistes
cyclables et cheminements piétons sécurisés...)
notamment dans la polarité élargie de Saint Palais
(liaisons cyclables entre / au sein des communes...) ;
- Développer la perméabilité des tissus bâtis (éviter les
compositions “en impasse” pour “raccourcir” les trajets
à pied / vélo...) et la continuité des cheminements piéton
/ cycle ;
- Réaménager les axes routiers dans leur traversée des
bourgs et villages (sécurisation des mobilités douces et
réduction des nuisances).
Le Code de la construction et de l’habitation prévoit les
obligations en matière d’équipement de bornes de recharge pour
véhicules électriques.
Les effets de la pollution sur la santé sont à prendre en compte.
Cette préoccupation est transversale, il s’agit de limiter les effets
de la pollution sur la santé en :
- Diminuant les déplacements ;
- Encourageant le recours à des énergies décarbonées ;
- Intervenant sur le parc immobilier pour diminuer les
consommations énergétiques ;
- Organisant le développement résidentiel, économique,
touristique, agricole…
Il s’agit au travers de ces actions, à la fois de lutter contre les
émissions de gaz à effet de serre, responsables sur la durée, du
réchauffement climatique, et de limiter les émissions de
particules fines liées à la consommation énergétique, nuisibles à
court terme sur la santé.
Axe 5. Cultiver pour mieux manger : favoriser les pratiques alimentaires et les modes de production agricole soutenables174
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
5.3 Accompagner le
développement et la
structuration des
filières alimentaires
pour mieux répondre à
la demande locale
Le PADD vise à protéger le foncier agricole en limitant l’étalement
urbain : développement prioritaire dans le tissu urbain constitué
des villes et bourgs, encadrement du développement des
activités économiques autres qu’agricole mais également
permettre le développement d’activités complémentaires et
nécessaires au maintien des exploitations agricoles : vente à la
ferme, camping à la ferme, agritourisme...
Axe 6. Produire et consommer autrement : préserver les ressources, prévenir et valoriser les déchets
6.2 Faire du Pays
Basque un territoire
exemplaire par ses
usines durables et son
vivier d'entreprises
industrielles
responsables
6.4 Accompagner le
développement de
l’économie circulaire
dans la filière du
bâtiment et des travaux
publics
Le PADD, dans son Axe 2, fixe pour objectifs de renforcer la
dynamique de création et de développement d’entreprises :
- Prioriser le maintien et le développement des activités
économiques “in situ”, là où elles se trouvent aujourd’hui
(qu’elles soient localisées au sein comme en dehors de ZAE),
de façon à maintenir de l’activité économique sur une large
partie du territoire et, ainsi, ne pas éloigner les emplois des
actifs et ne pas induire de nouvelles problématiques de
friches ;
- Poursuivre l’aménagement de la ZAE intercommunale
Larramendia pour accueillir/créer sur le territoire de
nouvelles activités “productives” (artisanat, industrie...),
incompatibles avec la proximité de l’habitat ;
- Favoriser la densification voire le renouvellement de tout ou
partie des sites d’activités existants (ZAE Amendeuix…) ;
- Conditionner l’ouverture de nouvelles ZAE à leur
complémentarité avec les ZAE communautaires ainsi
qu'avec les sites économiques existants (limiter les effets de
concurrence et prioriser le maintien des entreprises in situ),
et les dédier à l’économie “productive” (artisanat,
industrie...) ;
- Privilégier le maintien, l’accueil et l’essor des activités
économiques compatibles avec la proximité de l’habitat au
sein des ville, bourgs et villages ;
- Soutenir le maintien et l’installation d'équipements, de
commerces et de services de proximité au cœur des bourgs
et villages d’Amikuze et protéger, renforcer et dynamiser
l'offre commerciale, de services et d’équipements de Saint
Palais ;
- Valoriser le potentiel touristique du territoire (Chemin de St
Jacques...) en tenant compte de ses capacités d’accueil ;
- Renforcer la couverture numérique de l’ensemble du
territoire.
Concernant les déchets :
- Assurer une gestion des déchets (collecte, réemploi,
recyclage, stockage...) en adéquation avec les besoins du175
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
territoire : collecte et traitement des déchets ménagers ;
mise en place de solutions de traitement des déchets inertes
(recherche de secteurs d’ISDI...)
Axe 7. Augmenter la production d’énergie renouvelable : couvrir les besoins par la valorisation des ressources locales
7.2 Animer le
développement du
solaire
L’Axe 3 du PADD vise à :
- Permettre l’équipement en panneaux solaires des
toitures et des surfaces au sol artificialisées ;
- Accompagner les projets de recherche et les innovations
(implantation de panneaux photovoltaïques sur des
plans d’eaux artificialisés ; mise en place
d’infrastructures de production / distribution
d’hydrogène…) ;
Le règlement du PLUi précise que l’installation de dispositifs de
production d’énergie solaire est autorisée en toiture sous réserve
des conditions suivantes :
• Les dispositifs en toiture devront être implantés dans le
même plan que la pente du toit.
• Une légère surimposition sera autorisée.
• La surface des panneaux doit être regroupée et ne doit
pas couvrir l’intégralité de la toiture ou du pan de toit.
7.3 Soutenir la
production
d'hydroélectricité
actuelle et étudier les
perspectives de
développement
/
7.4 Développer les
réseaux de chaleur et
de récupération de
chaleur fatale
/
7.5 Accompagner le
développement de
projets de
méthanisation
L’Axe 3 du PADD vise à accompagner les projets de méthanisation
avec des objectifs qualitatifs (maintien d’une agriculture de
qualité ; mobilisation des gisements d’effluents à des fins
énergétiques...).
Axe 8. Coopérer : piloter et animer l’action partenariale et locale
8.11 Déployer la feuille
de route Economie
bleue en articulation
avec le Plan Climat Pays
Basque
/
8.12 Accompagner un
tourisme soutenable
Au travers de l’Axe 3 du PADD, dédié au dynamisme local, le
projet souhaite valoriser le potentiel touristique du territoire
(Chemin de St Jacques...) en tenant compte de ses capacités
d’accueil.
Le PLUI comporte une zone Nt à vocation touristique.176
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
8.13 Structurer une
filière bois local /
Axe 9. Exemplarité de la Communauté Pays Basque
9.1 Mettre en œuvre
un plan d'actions
interne pour
l'exemplarité de la
Communauté Pays
Basque
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PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet
Conformément aux dispositions de l’article R104-18 du code de l’urbanisme, le PLUi doit faire l’objet d’une analyse des résultats de son application, notamment en ce qui concerne l’environnement au plus tard à l’expiration d’un délai de 6 ans, à compter de son approbation. Dans ce cadre, le suivi du PLUi devra être réalisé à travers l’analyse d’indicateurs.
Un indicateur est un outil d'évaluation et d'aide à la décision (pilotage, ajustements et rétro- correction) qui permet de mesurer une situation ou une tendance, de façon relativement objective, à un instant donné, ou dans le temps et/ou l'espace. Un indicateur synthétise un ensemble d'informations complexes afin de favoriser le dialogue entre acteurs, de faciliter le suivi du projet de territoire et d’adapter éventuellement les mesures en cours de l’application du projet.
L'indicateur (qualitatif ou quantitatif) décrit généralement un état, une pression et/ou une réponse ne pouvant être appréhendés directement. L’utilité d’un indicateur dépend d'abord de sa capacité à refléter la réalité, mais aussi de sa simplicité d'acquisition et de compréhension. En fournissant des données quantifiées, il permet de déterminer concrètement le nombre et la qualité des dispositifs à mettre en place lors de la perturbation d'un milieu par l'Homme et ses activités.
Un indicateur efficace doit répondre à plusieurs critères :
• Être robuste, fiable, précis et donc spécifique (il doit refléter les variations de ce qu'il est censé synthétiser ou mesurer) ;
• Être compréhensible et utilisable par tous les acteurs (protocole simple et applicable dans le temps, d'année en année par exemple) ;
• Être pertinent par rapport à l’objectif concerné (par exemple, pour mettre en évidence les liens entre les différents composants du système ou de l'écosystème) ; • Représenter un coût acceptable par rapport au service qu'il rend ;
• Avoir une temporalité déterminée (ou parfois une échéance).
Le modèle d’indicateurs « Pression, État, Réponse » a été mis en place par l'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Il est basé sur la notion de causalité : les hommes et leurs activités exercent des pressions sur les écosystèmes et modifient leur qualité et leur quantité. La société (ou un système) répond à ces modifications, par des mesures dont l'ampleur et les effets peuvent aussi être évalués (si ce n'est mesuré) par des indicateurs.
Les indicateurs de pression décrivent souvent les altérations d'un système. On distingue : • Les pressions directes (ex : pollutions, prélèvements de ressources…) ; • Les pressions indirectes (ex : activités humaines à l'origine d'altérations d'écosystèmes, de systèmes urbains…).CE7777/2
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PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Les indicateurs d’état mesurent à l'instant T l'état d'un système, soit pour le comparer avec un ou des états antérieurs, soit pour le comparer ensuite avec des mesures successives pour mesurer une tendance. Tant que possible, ces indicateurs se rapporteront à la qualité à la quantité (ex : consommation d'énergie, production d'énergie, démographie…).
Les indicateurs de réponse illustrent l'état d'avancement des mesures prises (ex : nombre d’arbres protégés, linéaire de haies plantées…).
Le cadrage général étant établi, les indicateurs suivants sont proposés pour le suivi de l’état de l’environnement sur le territoire intercommunal concerné par le PLUi.
Ils seront suivis par les différents services de la Communauté d’agglomération du Pays Basque (essentiellement les services planification urbaine et environnement).
Les indicateurs devront répondre aux objectifs visés à l’article L101-2 du code de l’urbanisme : 1) L'équilibre entre :
a) Les populations résidant dans les zones urbaines et rurales ;
b) Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des espaces urbanisés, la revitalisation des centres urbains et ruraux, la lutte contre l’étalement urbain ;
c) Une utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières et la protection des sites, des milieux et paysages naturels ;
d) La sauvegarde des ensembles urbains et la protection, la conservation et la restauration du patrimoine culturel ;
e) Les besoins en matière de mobilité ;
2) La qualité urbaine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de ville ; 3) La diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l'habitat, en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et futurs de l'ensemble des modes d'habitat, d'activités économiques, touristiques, sportives, culturelles et d'intérêt général ainsi que d'équipements publics et d'équipement commercial, en tenant compte en particulier des objectifs de répartition géographiquement équilibrée entre emploi, habitat, commerces et services, d'amélioration des performances énergétiques, de développement des communications électroniques, de diminution des obligations de déplacements motorisés et de développement des transports alternatifs à l'usage individuel de l'automobile ;
4) La sécurité et la salubrité publiques ;
5) La prévention des risques naturels prévisibles, des risques miniers, des risques technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature ;
6) La protection des milieux naturels et des paysages, la préservation de la qualité de l'air, de l'eau, du sol et du sous-sol, des ressources naturelles, de la biodiversité, des écosystèmes, des espaces verts ainsi que la création, la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques ;179
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
7) La lutte contre le changement climatique et l'adaptation à ce changement, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l'économie des ressources fossiles, la maîtrise de l'énergie et la production énergétique à partir de sources renouvelables ;
8) La promotion du principe de conception universelle pour une société inclusive vis-à-vis des personnes en situation de handicap ou en perte d'autonomie dans les zones urbaines et rurales.
A noter que pour ce dernier objectif, le PLUi n’a que peu de leviers d’action, aucun indicateur ne sera donc proposé.
Notons, en préalable, qu’une mesure de l’ensemble de ces indicateurs à l’instant t=0, c'est-à- dire avant la mise en œuvre du PLUi, devrait être retenue afin de quantifier l’impact réel de son application future et pas d’en assurer simplement le suivi.180
PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet
Indicateurs Type Source Fréquence de suivi
Objectif 1 – L’équilibre entre renouvellement, développement urbain, utilisation économe des espaces, la protection des sites, des paysages, du patrimoine et des besoins en matière de mobilité
Nombre d’habitants (population du territoire)
Evolution démographique Etat INSEE 1 an
Nombre de logements réhabilités (ANAH, opération façade, etc.) Réponse Communauté
d’agglomération du Pays
Basque (CAPB)
2 ans
Evolution de l’artificialisation des sols en extension urbaine potentielle (hectares) et ventilation :
• Par nature des espaces consommés (agricoles, naturels)
• Par secteur (tissu urbain existant à conforter, extensions urbaines potentielles, espaces à dominante agricole, naturel et forestier à préserver, coupures d’urbanisation).
• Par vocation (économique ou mixte à dominante résidentielle) Nombre d’hectares consommés potentiels en extension urbaine par rapport à l’objectif fixé.
Pression CAPB 1 an
Densité de logements à l’hectare pour les nouvelles opérations Etat CAPB 1 an
Nombre de permis de construire accordés, zonage et surface correspondants Pression CAPB 1 an
Suivi du respect des coefficients de pleine terre dans les zones du PLUi Réponse CAPB 1 an
Répartition entre nombre de logements individuels et nombre de logements collectifs en artificialisation Pression CAPB 2 ans
Evolution de la Surface Agricole Utile et répartition par filière
Evolution du nombre d’exploitations et répartition par filière Etat RGA – Chambre
d’agriculture - Etat 3 ans181
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Evolution des exploitations en signe de qualité environnementale (MAET, bio) Réponse DRAAF / Chambre d’agriculture Selon la
disponibilité
des données
Taux d’occupation des espaces naturels et forestiers État CAPB 2 ans
Fréquentation des transports collectifs interurbains Etat Conseil régional Selon la
disponibilité
des données
Offre en transports collectifs en km/habitant Réponse Conseil régional 2 ans Nombre de km de voies en mode actif (cheminements piétons, bandes/pistes cyclables, etc.) réalisés Réponse CAPB 3 ans Nombre de places de stationnements et évolution, notamment de leur connexion avec les points d’intermodalité Réponse CAPB 3 ans Objectif 2 – La qualité urbaine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de ville
Nombre, type et coût d’investissements réalisés sur les entrées de ville Réponse CAPB / Conseil Départemental 2 ans
Nombre d’éléments ou ensemble du patrimoine bâti/paysager requalifiés et/ou valorisés Réponse CAPB 3 ans
Suivi des évolutions paysagères des zones d’urbanisation futures Réponse CAPB 5 ans
Objectif 3 – La diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l'habitat Nombre de logements neufs (localisation)
Typologie de logements Etat CAPB 1 an Evolution du nombre d’entreprises et d’emplois
Evolution du ratio emplois/actifs Réponse INSEE 3 ans Nombre d’entreprises desservies par le Très Haut Débit Réponse CAPB 2 ans
Nombre de nouvelles implantations de commerces et services Etat CAPB 2 ans
Evolution du nombre de logements sociaux
Nombre de logements sociaux financés
Typologie des logements financés (PLAI, PLUS, PLS)
Taux de logements sociaux (sens SRU)
Réponse CAPB 1 an182
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Objectifs 4 et 5 – La sécurité et la salubrité publiques – La prévention des risques, des pollutions et nuisances
Evolution de la population dans les zones soumises aux risques inondation, mouvement de terrain, industriel, TMD Etat CAPB 2 ans Evolution de la surface artificialisée dans les zones de ruissellement Pression CAPB 2 ans Nombre d’accidents TMD Pression CAPB 1 an Nombre de nouvelles Installations Classées pour la Protection de l’Environnement Pression CAPB 5 ans Evolution de la production de déchets générés (en kg/habitant) et par type de déchets Pression Rapports d’activité 1 an Evolution du taux de valorisation des déchets Réponse Rapports d’activité 1 an Part et évolution de la population exposée au dépassement des valeurs limités réglementaires du bruit et de la pollution de l’air Etat ATMO Nouvelle-Aquitaine 1 an
Objectif 6 – La protection des milieux naturels, la préservation de la qualité de l’air, de l’eau, du sol, des continuités écologiques
Quantité d’eau potable consommée par habitant Pression Rapports d’activité
syndicats / Service eau
potable CAPB
1 an
Evolution de la qualité de l’eau potable distribuée Etat Rapports d’activité
syndicats / Service eau
potable CAPB
1 an
Indice linéaire de Perte (ILP) en eau potable et rendement État Rapports d’activité
syndicats / Service eau
potable CAPB
1 an
Capacité des systèmes d’épuration en nombre d’équivalent habitant Réponse CAPB 1 an Qualité des rejets des stations d’épuration Pression CAPB 1 an Nombre d’installations d’assainissement autonomes défavorables à l’environnement Pression SPANC 1 an
Evolution de la part des constructions autorisées en assainissement autonome État SPANC 1 an
Linéaire de ripisylve le long des cours d’eau Etat CAPB 2 ans183
PLUI Amikuze – Pièce 1.4 : Evaluation environnementale
Evolution de la surface artificialisée en réservoir de biodiversité et corridor écologique Pression CAPB 1 an Taux d’éléments naturels inscrits au L.151-23 requalifiés et/ou valorisés Réponse CAPB 2 ans Nombre et surface des parcs et jardins publics Etat CAPB 2 ans Nombre d’actions visant à protéger/restaurer les continuités écologiques Réponse CAPB 3 ans
Suivi des mesures énoncées pour la protection des milieux naturels sur les secteurs concernés Réponse CAPB
Au moment
de la
construction
Suivi des recommandations naturalistes énoncées pour la phase chantier des aménagements Réponse Porteur de projet
Au moment
de la
construction
Suivi des sites Natura 2000 et des milieux limitrophes (qualité des habitats, espèces, pressions…) Etat Structures porteuses des
sites 3 ans
Émissions de NOx Pression ATMO Nouvelle-Aquitaine 1 an Émissions de PM10 Pression ATMO Nouvelle-Aquitaine 1 an Objectif 7 – La lutte contre le changement climatique
Evolution de la consommation énergétique du territoire par secteurs Etat
OREGES Nouvelle Aquitaine
(Observation Régional de
l’Energie, de la biomasse et
des Gaz à Effet de Serre)
1 an
Nombre de nouveaux projets intégrant des obligations de qualité énergétique des bâtiments Réponse CAPB 2 ans Nombre de logements rénovés énergétiquement Réponse CAPB 3 ans Part des énergies renouvelables produites par rapport au total des énergies produites Réponse OREGES 1 an Evolution des GES émis (en kg tonnes équivalent CO2) sous réserve de données disponibles Pression OREGES 1 an Répartition covoiturage / déplacement alternatifs / déplacements doux / déplacement voitures individuelles… Etat CAPB 5 ans Fréquentation des quartiers de gare Réponse CAPB 3 ans184
PLUI Amikuze – rapport de présentation – Evaluation du projet
Version arrêt de projet