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Compte-Rendu - CRDB CM 101220
Document publié le Jeudi 10 décembre 2020 par la commune d'Ivry-sur-Seine.
Lien du pdf (Compte-Rendu - CRDB CM 101220)
Thèmes du document : Investissement et développement économique, Démocratie locale et participation citoyenne, Logement,
COMPTE RENDU
DE LA SEANCE
DU 10 DECEMBRE 2020
Pour tout renseignement complémentaire, veuillez-vous adresser au Service du Conseil et du
Contentieux, rez-de-chaussée gauche de la Mairie, aux heures de bureau.
Tél. : 01 49 60 20 46(2
ETAT DE PRESENCE A L’OUVERTURE DE SEANCE
Nombre de membres composant le Conseil .............................. 49
Nombre de Conseillers en exercice ........................................... 49
Présents.............................................................…………………………….. 36
Absents représentés ............................................………………………. 5
Absents excusés …........................... 5
Absents non excusés …………………………………………………………………. 3
L'AN DEUX MILLE VINGT LE DIX DECEMBRE à DIX-NEUF HEURES ET QUARANTE MINUTES, le Conseil Municipal de la Ville
d'Ivry-sur-Seine s'est réuni en assemblée sous la présidence de M. Philippe BOUYSSOU, Maire, à la suite de la convocation qui
lui a été adressée le 4 décembre 2020 conformément à la procédure prévue par l'article L.2121-17 du code général des
collectivités territoriales.
ETAT DE PRESENCE AU COURS DU CONSEIL
PRESENTS
M. BOUYSSOU, Maire, M. MARCHAND, Mme BERNARD, M. RHOUMA, Mme LERUCH, M. BUCH, Mme SEBAIHI, M. PECQUEUX
Mme DUMABIN-DELAFOY, M. BERTOUT-OURABAH, Mme OUDART, M. GASSAMA, Mme CHOUAF (à partir du vote du vœu 1),
MM. PRIEUR, SPIRO, Mme KIROUANE, M. QUINET, Mme MISSLIN, adjoints au Maire.
Mmes GILIS, DORRA, M. FAVIER, Mmes LALANDE, BLONDET, M. MRAIDI, Mmes MEDDAS (à partir du vote du vœu 1),
BOUFALA, MM. MALHEIRO, GUESMI, Mmes HALLAF-ISAMBERT, FREIH BENGABOU, M. MASTOURI, Mmes MEDEVILLE,
MACALOU, LE FRANC (à partir du vote du vœu 1), OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER (à partir du vote du point 4), BOUILLAUD,
HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT conseillers municipaux.
ABSENTS REPRESENTES
Mme PIERON, adjointe au Maire, représentée par M. SPIRO
M. KHALED, conseiller municipal, représenté par M. PRIEUR,
M. SEBKHI, conseiller municipal, représenté par M. QUINET,
M. BAMBA, conseiller municipal, représenté par Mme MACALOU,
M. BADI, conseiller municipal, représenté par M. GASSAMA.
ABSENTS EXCUSES
Mme CHOUAF, adjointe au Maire, (jusqu’au vote du compte-rendu des débats),
Mme MEDDAS, conseillère municipale, (jusqu’au vote du compte-rendu des débats).
M. MOKRANI, conseiller municipal,
M. DANSOKO, conseiller municipal,
Mme DIARRA, conseillère municipale.
ABSENTS NON EXCUSES
Mme LE FRANC, conseillère municipale, (jusqu’au vote du compte-rendu des débats),
M. FOURDRIGNIER, conseiller municipal, (jusqu’au vote du point 3),
M. AUBRY, conseiller municipal.
Lesquels forment la majorité des membres en exercice et peuvent valablement délibérer en exécution de l'article L.2121-17 du
code général des collectivités territoriales.
Le Président de l'Assemblée ayant ouvert la séance, il a été procédé en conformité à l'article L.2121-15 du code précité à
l'élection d'un secrétaire.
Mme Méhadée BERNARD ayant réuni la majorité des suffrages est désignée pour remplir ces fonctions qu’elle accepte.
(unanimité)(3
M. BOUYSSOU. – « Bien. Ecoutez, je crois que l’heure est arrivée. Nous allons pouvoir
commencer notre séance du Conseil municipal. Je vais appeler tous les conseillers municipaux à
bien vouloir regagner leur place et faire silence pour qu’on puisse s’entendre. Je sais que les
travées ne sont pas très pratiques, mais si chacun peut achever ses conversations et
s’asseoir, ce serait bien. Merci.
Je vais faire l’état des présences. Vous savez qu’au regard de l’état d’urgence sanitaire, c’est
ce qui vous avait été transmis sur vos tablettes, sur le FAST élus et sur la convocation qui a
été envoyée. Chaque conseiller peut porter désormais deux procurations pour tenir compte de
cet état d’urgence sanitaire. J’ai reçu les procurations suivantes :
Bahri Sebkhi a donné procuration à Bertrand Quinet,
Moulaye Bamba a donné procuration à Coumba Macalou,
Walid Badi a donné procuration à Boukary Gassama,
Marie Pieron a donné procuration à Guillaume Spiro,
Nourdine Khaled a donné procuration à Bernard Prieur.
Je n’ai pas d’autres procurations. J’ai l’impression qu’il m’en manque quelques-unes, non ? C’est
l’intégral, c’est bien. On va considérer que le quorum est atteint et que les différentes
personnes présentes n’ont pas appliqué le quorum réduit et je vous en remercie, étant donné
que c’est le dernier Conseil municipal de l’année 2020. Nous serons donc nombreux pour
achever cette année réglementaire.
Il nous faut maintenant désigner une secrétaire de séance ou un secrétaire de séance. Comme
d’habitude, comme cela rentre dans le champ de ses délégations, je vous propose la
candidature de Méhadée Bernard pour assurer cette fonction.
Y a-t-il d’autres candidatures ? Je ne vois pas de main se lever.
Je mets aux voix. Qui est pour ? Merci. Qui est contre ? Qui s’abstient ? Je ne vois pas
d’abstention. Méhadée Bernard, tu es élue pour cette fonction à l’unanimité.
Le Président de l'Assemblée ayant ouvert la séance, il a été procédé en conformité à l'article L.2121-15 du code
précité à l'élection d'un secrétaire.
Mme Méhadée BERNARD ayant réuni la majorité des suffrages est désignée pour remplir ces fonctions qu’elle
accepte.
(unanimité)
Comme je le disais dans les informations générales, je suis désolé, je suis à bonne distance de
tout le monde. J’ai le malheur de porter des lunettes et donc d’avoir de la buée. Je n’ai plus
les yeux très sûrs, donc j’ai besoin d’enlever mon masque, je m’en excuse. Mais de toute façon,
la distance sanitaire est respectée et tout ira bien.
Du point de vue de l’état d’urgence sanitaire, comme je le disais, pendant cette période
d’exception, nous avons le droit à deux procurations par conseillers municipaux. Je constate
que personne n’a utilisé, semble-t-il, cette possibilité.
Je vous rappelle que vous avez dans les sous-mains une feuille de vote que je vous appellerai à
remplir tout au long de la séance, et à veiller à la remettre à la table de l’administration avant(4
de quitter la salle. Et si vous êtes titulaire d’une procuration et que le vote de votre mandant
est différent du vôtre, il sera alors impératif de le faire figurer clairement sur la fiche, ou
bien d’en remplir une deuxième qui peut vous être fournie en cours de séance. A défaut, le
vote de votre mandant sera considéré comme identique au vôtre.
Concernant l’ordre du jour, pour le point 37, la décision modificative 3, il faut que je vous
fasse part d’un erratum. Il y aura seulement quatre délibérations à voter. Le budget principal,
la restauration municipale, le CMPP et le cinéma municipal, le Luxy. Toujours, concernant ce
point 37 sur le BP 2020, décision modificative 3, les conseillers devront, comme d’habitude,
signer une feuille de présence pour l’envoi en préfecture. Ce sont des documents
réglementaires. Le parapheur circulera pendant la séance.
Je rappelle aux conseillers qui ont reçu une procuration qu’ils ne doivent pas signer ce
document pour leurs mandants, mais uniquement pour eux-mêmes.
Vous avez également dans les sous-mains et cela va faire l’objet de discussions ce soir, deux
vœux dont je m’excuse de ne pas les avoir portés à la connaissance, notamment des groupes
de l’opposition, dans le cadre de la conférence préparatoire au Conseil municipal. Normalement
dans un ordonnancement affûté des questions, les vœux soumis au Conseil, lorsqu’il ne s’agit
pas de vœu d’urgence, auraient dû vous être soumis. Ils vous sont parvenus après cette
conférence préparatoire au Conseil. Je m’en excuse. La prochaine fois, on essayera vraiment
d’avoir un ordonnancement des choses qui ne conduise pas à vous donner les choses
tardivement.
Il y a un vœu d’intérêt local concernant le maintien de La Poste d’Ivry à Ivry-sur-Seine,
notamment dans le quartier du Plateau. Ce sera en début de séance que nous aborderons ce
vœu qui est d’intérêt local.
Et il y aura un deuxième vœu d’intérêt international que nous aborderons en fin de séance, qui
est relatif à la situation du Sahara Occidental.
Il y a également le calendrier actualisé des conseils municipaux pour 2020-2021 qui vous est
transmis.
Vous avez des documents abondants qui sont consultables en séance.
- Concernant le point 36, vous avez le rapport d’activité et le compte administratif 2019
du SIRESCO qui sont disponibles à la table de l’administration derrière.
- Vous avez ensuite, sur le point 38, la question des produits irrécouvrables et les
admissions en non-valeur. Je parle sous le contrôle de l’administration. Anne, il me
semble que les choses irrécouvrables, comme c’est nominatif, on ne le diffuse pas sur
le FAST élus, mais c’est consultable en séance. C’est une question de préservation de la
vie privée de nos concitoyens qui sont concernés par ces éléments. Vous pouvez avoir
accès aux noms, à tous, mais en séance. On ne le diffuse en général pas dans le FAST
élus.
- Et vous avez également le point 46 qui concerne le SIPPEREC. C’est le rapport d’activité
et le compte administratif 2019 qui sont également consultables en séance.(5
Il me reste à vous faire approuver le compte rendu de notre séance du 8 octobre 2020. Y a-t-
il des observations sur ce compte rendu ? Je n’en vois pas.
Je mets aux voix. Qui est pour son adoption ? Merci. Qui s’abstient ? Merci. Les groupes
d’opposition s’abstiennent. Qui est contre ? Je n’en vois pas. Le compte rendu est adopté. »
M. Le Maire met aux voix
LE CONSEIL,
/APPROUVE le compte-rendu des débats du Conseil municipal du 8 octobre 2020.
(36 voix pour et 5 abstentions : Mme OUABBAS, MM. BOUILLAUD, HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)(6
VŒU D’INTERÊT LOCAL
Vœu relatif au maintien du niveau de service public de la Poste à Ivry-sur-Seine
Vœu présenté Guillaume Spiro (PCF) au nom de la majorité municipale « Ensemble pour
Ivry »
M. BOUYSSOU - « Je vais tout de suite passer la parole à Monsieur Guillaume Spiro qui va
nous présenter un vœu au nom de la majorité municipale sur la question du service public
postal à Ivry-sur-Seine. Guillaume Spiro, tu as la parole. »
M. SPIRO - « Bonsoir tout le monde. Sauvons, les services publics, défendons nos bureaux
de poste. En août 2018, il y a deux ans déjà, le ministre de l’Economie annonçait son souhait de
créer un grand Pôle financier public, en rapprochant la Caisse des Dépôts et La Poste. Selon
Philippe Wahl, PDG de La Poste, je le cite : « ce projet va permettre à notre entreprise, qui
entame son sixième siècle d’existence, de se transformer, de diversifier son modèle
stratégique. » En d’autres termes, la Direction de La Poste ne considère plus l’activité
courrier comme cœur de métier et cherche de nouvelles sources de revenus.
Aussi, force est de constater que la crise sanitaire et sociale que nous connaissons toutes et
tous, n’a pas freiné ce projet. En effet, le 4 mars dernier, Bruno Lemaire a annoncé la
création de ce grand pôle. Cette décision s’inscrit donc dans la trop longue lignée des
politiques de désengagement de l’Etat vis-à-vis des services publics de proximité, et
notamment La Poste.
Jusque-là majoritaire dans l’actionnariat de La Poste, avec 73 %, l’Etat n’y pèse désormais
plus que 34 %. En conséquence, partout en France, des bureaux de poste sont menacés de
fermeture. A Ivry depuis le mois de juillet, le Carrefour Contact, situé rue Michelet, fait
office de bureau de poste. On peut donc y expédier et recevoir colis et recommandés. Cette
situation est préjudiciable pour les habitants qui sont attachés au service public de proximité.
J’ajoute que le quartier Monmousseau Vérollot a déjà souffert de la fermeture de l’agence
EDF. Dans ce contexte, nous continuerons à nous mobiliser, comme nous l’avons déjà fait à de
nombreuses reprises, pour la sauvegarde des services publics, et notamment la préservation
des bureaux de poste dans les quartiers.
A ce propos, un rassemblement est organisé ce vendredi 11 décembre à 9 heures 30 devant le
bureau de poste du Plateau. Les activités de réception et d’expédition de colis et d’autres
services postaux doivent cesser d’être externalisées. Elles doivent être maintenues dans les
bureaux de poste ivryens. »
M. BOUYSSOU - « Merci Guillaume Spiro pour cette présentation synthétique, courte et
précise. Je te rends hommage. Qui souhaite intervenir sur ce premier vœu ? Ce n’est pas une
obligation, Clément Pecqueux, je t’en prie. »
M. PECQUEUX - « Merci Guillaume Spiro de nous proposer ce vœu au nom de la majorité. Le
cadre du bureau de poste du Plateau n’est malheureusement pas un cas isolé. Les mobilisations(7
à l’échelle du Val-de-Marne, et plus généralement les mobilisations d’habitants et d’élus dans
tous les territoires ruraux, tentent de mettre la pression sur l’Etat et sur le groupe de La
Poste pour conserver un service public de proximité essentiel, même en considérant les
évolutions technologiques et les modes de communication.
Ce que ces mobilisations dénoncent surtout, c’est une sorte de schizophrénie dans laquelle est
enfermée La Poste en ce moment. Le maillage de proximité sur tout le territoire français
serait donc pour La Poste son meilleur argument commercial pour développer des services qui
n’ont rien à voir avec sa mission d’origine. Je pense notamment à l’accompagnement des
seniors. Mais en même temps, c’est son plus grand désagrément dans une optique de
rationalisation du service et de diminution des coûts d’exploitation.
En réalité, on le sait tous, le fond du problème, c’est que ce service public de première
nécessité est atteint par une pathologie venue du sommet de l’Etat qui s’appelle la privatite
aiguë ? C’est une maladie ultralibérale qui consiste à organiser méthodiquement
l’affaiblissement d’un service public pour en dénoncer, par la suite, la non-rentabilité, comme
si un service public devait par essence être rentable. Ensuite, on lui trouve un remède miracle
qui est la privatisation. Ils l’ont fait avec l’énergie, les aéroports, le ferroviaire, les bus. Qui
seront les prochains malades ?
Mes chers collègues, le vaccin, c’est nous qui l’avons en main par notre mobilisation, par la
mobilisation et le soutien des habitants, par la dénonciation des manœuvres grossières de
l’Etat. Ce vœu nous y aide. Je vous invite donc à le voter. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU - « Merci Clément Pecqueux. Y a-t-il d’autres interventions sur ce point ? Je
ne vois pas de main se lever.
Je vais donc mettre aux voix. Qui est pour son adoption ? Je crois que c’est une unanimité
Merci. Qui est contre ? Qui s’abstient ? Abstention, du côté d’Ivry, c’est vous. Je vous
remercie, ce vœu est adopté. »
M. Le Maire met aux voix
LE CONSEIL,
/ APPROUVE le vœu présenté par Guilllaume SPIRO (PCF) au nom de la Majorité municipale « Ensemble pour
Ivry », relatif au maintien du niveau de service public de la Poste à Ivry-sur-Seine.
(41 voix pour et 3 abstentions : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)(8
INFORMATION ORALE
Crise sanitaire Covid-19 - Dispositif d’aide aux commerces
Information
M. BOUYSSOU - « Il nous a semblé utile, dans cette période marquée par la crise sanitaire,
d’où est en train de découler une crise économique et sociale très importante, de faire un
point auprès de vous ce soir, suite aux actions qui ont été engagées sous l’autorité d’Atef
Rhouma, en tant qu’adjoint à l’activité économique, au commerce, à l’économie sociale et
solidaire et aux marchés alimentaires, je crois que j’ai tout dit. Il va vous faire un point oral.
C’est ce qu’on appelle une information, c’est prévu dans notre règlement intérieur, d’avoir un
point qui rejoint des questions d’actualité qui peut nous donner, l’occasion d’un échange entre
nous sur ces sujets. Atef Rhouma, je te passe la parole. »
M. RHOUMA - « Merci Monsieur le Maire. Bonsoir chers collègues. Je voulais faire court,
mais l’enjeu faisant, il fallait quand même développer ce point.
Monsieur le Maire, chers collègues, Mesdames et Messieurs, la ville d’Ivry-sur-Seine agit au
quotidien pour encourager le déploiement des commerces de proximité, en soutenant leurs
efforts de modernisation et en favorisant leur implantation. Créateurs de richesse, ils
contribuent au tissage de lien social et à la vie locale.
Depuis le 28 octobre dernier, le président de la République a décrété une nouvelle mesure de
confinement pour freiner la résurgence de l’épidémie. En conséquence, pour la seconde fois
cette année, le confinement a contraint bon nombre de commerces et d’artisans ivryens, jugés
non essentiels par le gouvernement, à baisser le rideau, alors même que la première vague du
virus a déjà fortement ébranlé l’activité des commerces de proximité.
Suite à ces annonces, comme la plupart des villes d’Ile-de-France, nous avons pris
ouvertement position contre ces restrictions. Ainsi, nous considérons que la fermeture des
commerces non essentiels implique une rupture d’égalité de traitement en faveur des grands
groupes, de la grande distribution et des grandes plateformes de e-commerce. Ce sentiment
est largement partagé par les commerçants et les artisans, qui jugent cette décision
particulièrement injuste, inéquitable et incompréhensible.
Aujourd’hui, la ville d’Ivry compte environ 900 commerces et artisans, dont les deux tiers
sont considérés comme non essentiels. Tous les commerces aiment Ivry. C’est un véritable
poumon de nos quartiers. Les commerces de proximité sont un secteur clé pour les territoires
en termes d’économie locale, de lien social et d’attractivité.
La ville impliquée dans le dynamisme commercial de ces quartiers est également en première
ligne face à la détresse des commerçants et des artisans qui sont dans une situation
économique, sociale et très préoccupante. Ces fermetures administratives impactent
fortement leur chiffre d’affaires, mettant parfois leur pérennité en jeu, la survie de ces
entreprises, des emplois salariés et d’indépendants et à terme, l’attractivité des quartiers est
un enjeu collectif majeur.(9
Toutefois, et à l’inverse de certaines villes, nous n’avons pas pris d’arrêté permettant
l’ouverture des commerces dans le contexte actuel. La commune ne dispose pas légalement de
cette compétence et un tel arrêté aurait immédiatement été considéré comme caduc par les
services de l’Etat et provoquera des conséquences juridiques et pécuniaires pour les
commerçants.
Dire que nous n’avons rien fait pour eux, c’est complètement faux. Le gouvernement décide
d’un côté, sans concertation avec les élus locaux ni les personnes concernées. Du jour au
lendemain, les décisions tombent sur eux. Comme vous le savez, la législation en vigueur ne
permet pas aux communes d’aider financièrement les commerces. Dans ce cadre, la
municipalité déplore l’absence d’un dispositif législatif pour permettre de soutenir les
commerces de proximité en leur apportant des solutions financières directes. En effet,
comme la ville est au plus près des enjeux économiques locaux, elle doit pouvoir aider
directement les commerces de proximité.
Ainsi, de manière dérogatoire et temporaire, il pourrait être envisagé que, durant la crise
actuelle, les communes puissent attribuer des aides directes forfaitaires aux commerçants
sur leur territoire, dans la limite d’une enveloppe délibérée par le Conseil municipal. Mais face
à cette contrainte réglementaire et législative, la Ville n’a pas chômé durant toute cette
période. Elle a agi en fonction de son champ d’action. Les services de la ville sont au chevet
des commerçants. Le service Commerce conseille, accompagne, oriente et explique aux
différents commerçants de la ville les démarches administratives et aides aux entreprises.
A cette occasion, au nom de l’équipe municipale, je tiens à remercier chaleureusement le
service Commerce pour le travail fourni et accompli auprès des commerçants et artisans de la
ville. Moi-même, j’ai fait des visites de terrain. Je suis allé à la rencontre des commerçants
dans nos différents quartiers, où j’ai pu les orienter en fonction de leurs préoccupations. Je
n’ai pas pu faire tous les quartiers, confinement oblige.
Le site Internet de la ville a mis à jour les informations, les règles et les aides à destination
des commerces de proximité. Un annuaire des commerçants de la ville est en cours d’étude
par les différents services. Cet annuaire recensera les commerces ouverts et mentionne
l’adresse et le téléphone, des possibilités de livraison, la possibilité de vente à emporter et
les horaires d’ouverture.
Nous avons eu les mardis du Maire. Dans ce cadre, les élus sont restés à l’écoute et ont
répondu aux interrogations et aux questionnements des commerçants en direct et en vidéo via
Internet.
Nous avons mis en place aussi la visioconférence. Le Maire et moi-même avons souhaité
mettre en place des visioconférences à destination des commerçants courant novembre pour
leur présenter avec nos partenaires le Territoire, la Chambre des commerces et d’industrie,
la Chambre des métiers et de l’artisanat, les aides existantes. Plus d’une cinquantaine de
commerçants ont répondu présents et ont profité du temps d’échange pour faire remonter
leurs préoccupations.
A l’issue des différents échanges avec eux, nous avons constaté à nouveau l’absence de
stratégie globale des politiques publiques menées par le gouvernement sur le long terme, qui
pénalise les commerçants, les artisans et les indépendants. Faute de visibilité et d’association
en amont des décisions, les commerçants de proximité subissent la logique de "stop-and-go"(10
et peinent à s’adapter. Cette politique empêche d’évaluer l’efficacité des mesures prises par
le gouvernement.
La stratégie du gouvernement est anxiogène pour les commerçants et les artisans. Les effets
psychologiques sur nos concitoyens sont de plus en plus sensibles. Aussi appréciables qu’elles
soient, les aides financières apportées par l’Etat ne suffiront pas. Or, la logique du "quoiqu’il
en coûte" voudrait que ceux qui ne peuvent plus travailler soient indemnisés afin de pouvoir
sortir la tête de l’eau et sauver ce qui est souvent « l’entreprise une vie », mais
l’indemnisation n’est pas à la hauteur. Les quelques pansements ne sont pas à la mesure des
blessures. Le dispositif d’aide est difficile à mettre en place, voire très complexe pour
certains commerçants. De plus, le décalage entre les annonces et la réalité du terrain est
existant.
Afin de réduire les charges pesant sur les commerçants ivryens, Ivry-sur-Seine a décidé
d’exonérer les commerçants sur les droits de terrasse, d’enseignes, pour cette année 2020.
Nous souhaitons vous le proposer dans une future délibération pour l’année 2021.
Nous avons mis en place une plateforme numérique auprès des commerces de la ville pour leur
permettre de vendre leurs produits digitalement, afin de compléter les ventes. La Ville a mis
en place, avec ses partenaires la Chambre de Commerce et d’Industrie et la Chambre des
métiers et de l’artisanat, une solution digitale clé en main à destination des commerçants.
Cette solution s’appelle « Ma place de Noël ». Elle permet de mettre en ligne les produits en
quelques minutes. A travers cette plateforme, les clients peuvent passer commande et payent
en ligne. Ils ont le choix : réserver et payer en magasin, acheter en ligne et récupérer en
magasin, le fameux "click and collect", acheter en ligne et se faire livrer. Cette plateforme
est en expérimentation auprès des commerçants ivryens afin de sauver Noël et le chiffre
d’affaires des commerçants. Un test grandeur nature est prévu pour évaluer s’il faut
pérenniser ce système après le 31 décembre ou mettre en place un dispositif municipal.
On a évoqué la piste financière, ce qui nous a amenés à aboutir sur une piste de travail que les
services sont en train d’instruire, ce sont les fameux bons d’achat. Nous sommes en train de
travailler sur la mise en place de bons d’achat à destination de nos concitoyens, qui seront
utilisables uniquement auprès des commerçants et des artisans de la ville. Ces bons d’achat
peuvent se faire par l’intermédiaire de prestataires comme l’entreprise Kitise, Bigfit ou
autres.
D’ailleurs, je tiens à saluer notamment la République en marche qui avait déjà pris contact
avec une de ces entreprises, et qui nous aide aussi à nous dépasser. Ce dispositif répond à un
triple objectif : soutenir les ménages qui connaissent une perte de pouvoir d’achat, valoriser
les commerçants et artisans locaux qui se sont adaptés aux contraintes sanitaires, inciter les
consommateurs qui seraient tentés de commander auprès du géant du e-commerce, largement
soutenu par le gouvernement, à se tourner davantage vers le commerce de proximité.
Je viendrai dans les prochains conseils municipaux pour détailler les différentes mesures qui
seront prises. En conclusion, la Ville n’a pas abandonné et n’abandonnera jamais ses commerces
de proximité. Nous serons toujours à leurs côtés. Les commerçants et les artisans sont l’âme
de nos quartiers. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU - « Merci Atef Rhouma. Tu nous donnes, en quelque sorte, rendez-vous au
prochain Conseil municipal qui sera, je crois, au mois de février, pour nous présenter un(11
dispositif, notamment sur la question des bons d’achat. Il faut qu’on poursuive l’instruction de
nos services, d’une part, sur les aspects techniques que tu as soulignés, sur la plateforme ad
hoc, pour pouvoir faire quelque chose d’efficace et que la trésorerie déjà fragilisée des
commerces ne soit pas trop mise à l’épreuve. Parce qu’entre le moment où les bons d’achat
sont distribués et arrivent chez les commerçants et le moment où ils se transforment en
espèces sonnantes et trébuchantes, il ne faut pas qu’il s’écoule trop de temps parce qu’on a
déjà à faire à des fragilisations. Il faut regarder cela de manière extrêmement précise.
Il faudra que l’on observe bien entendu, sous l’autorité politique de Ouarda Kirouane, notre
adjoint aux finances, quelle pourra être l’enveloppe dégagée par la municipalité pour
permettre cette question.
J’ai regardé ce qui se passe dans quelques villes qui ont fait grande publicité sur ces aspects.
Je dis bien grande publicité. Sur des villes équivalentes à la nôtre, c’étaient des enveloppes
qui n’excédaient jamais 60 000 euros, ce qui est à regarder aussi.
Mais merci à Atef Rhouma pour ces précisions et pour ce hors-d’œuvre qui nous permettra de
débattre au mois de février sur des délibérations précises. C’est plus ce soir une information
d’orientation, on va le dire comme cela, mais sur laquelle bien sûr, chacune et chacun d’entre
vous est totalement en droit d’intervenir. J’entends les cloches de l’Eglise sonner, mais je ne
vois pas de main se lever. Tu as oublié quelque chose Atef Rhouma, complète, je t’en prie. »
M. RHOUMA - « J’ai oublié deux détails. Comme nous l’avons fait pour les restaurants qui
souhaitaient s’étendre au-delà de leurs murs, donc réservés, bien sûr des espaces sur la
voirie. Et en cette période de Noël, après une très courte et brève discussion avec ma
collègue Sarah Misslin, on est aussi prêt à instruire les demandes de commerçants qui
aimeraient mettre leur étale sur les trottoirs afin de faciliter les flux clients assez
rapidement. »
M. BOUYSSOU - « Le mois de février sera l’occasion aussi pour faire le bilan sur tout cela,
parce que les recettes auxquelles nous avons décidé de renoncer, auxquelles tu faisais allusion
tout à l’heure, représentent déjà quelques centaines de milliers d’euros. On précisera les
choses. Ce n’est pas de l’argent dépensé, ce sont des recettes non inscrites dans notre
budget, mais c’est à prendre en compte.
Et je rajouterai à ce que tu as dit le fait que par exemple, nous sommes intervenus avec
Stéphanie Delafoy auprès des services de l’Office pour que les baux commerciaux
appartenant à l’Office, les loyers des commerces qui ont dû fermer du fait de la pandémie et
de la crise du Covid soient exonérés. Nous l’avons fait de même pour les quelques rares baux
commerciaux en exploitation qui appartiennent à la commune.
Nous avons une démarche incitative en direction des autres propriétaires de baux
commerciaux pour essayer, au moins de lever pour les commerces qui ont dû fermer, les
loyers. Nous ne pouvons pas le faire de manière coercitive. On peut être incitatif sur un tel
sujet, mais guère davantage.
Nous aurons l’occasion de ré échanger sur tout cela au mois de février. »(12
LE CONSEIL,
/ PREND ACTE de l’information présentée par le Maire, relative au dispositif d’aide aux commerces durant la crise
sanitaire liée au COVID-19.
(Pas de vote)(13
AFFAIRES RELATIVES AUX DISPOSITIONS ORGANIQUES
Commissions
POINT 1
Commission consultative des services publics locaux (CCSPL)
A/Composition
B/Désignation des représentants d’associations locales
C/Désignation des représentants de la Commune
Rapporteur : Philippe BOUYSSOU
M. BOUYSSOU - « Je vous propose que nous déroulions l’ordre du jour.
Nous avons encore, je dirais, une queue de comète sur les dispositions organiques qui ont
pourtant conduit à beaucoup de débats dans ce Conseil municipal, à beaucoup de travail. C’est
notamment le point 1 de l’ordre du jour tel que nous l’avons ce soir.
Nous avons une série de désignations à opérer pour la commission consultative des services
publics locaux, pour les établissements d’enseignement du second degré, pour Silver Innov. Je
crois que j’ai fait à peu près le tour.
J’ai besoin de votre accord unanime pour que nous ne votions pas à bulletin secret ces
désignations. Cela nous ferait gagner un précieux temps et ferait régner l’esprit de Noël, on
va le dire comme cela, plutôt que de faire des choses un petit peu rébarbatives. Mais si une
seule ou un seul d’entre vous s’abstenait sur cette proposition, je serai contraint de faire
voter à bulletin secret ce qui nous ferait perdre beaucoup de temps. Ne prenez pas cela pour
une pression d’aucune sorte, mais ce serait plutôt bien que chacun vote cette proposition.
Qui est pour ma proposition ? Merci. J’ai vu toutes les mains se lever, donc tout va bien. On va
pouvoir procéder de la sorte.
M. Le Maire met aux voix
LE CONSEIL,
/APPROUVE comme mode de votation le vote à main levée pour toutes les délibérations relatives aux dispositions
organiques de la Commune (points 1, 2 et 3).
(unanimité)
Concernant la fameuse commission consultative des services publics locaux. Nous avons six
élus du Conseil municipal à désigner, six titulaires et six suppléants.
Pour les titulaires, après débat entre les sensibilités politiques, il est proposé :
Madame Fabienne Oudart, Monsieur Clément Pecqueux, Monsieur Atef Rhouma, Madame
Coumba Macalou, Monsieur Philippe Hardouin et Madame Annie Le Franc.
Et pour les suppléants, il est proposé Monsieur Romain Marchand, Monsieur Ouissem Guesmi,
Madame Ratiba Meddas, Madame Kessa Diarra, Madame Sheerazed Boulkroun et Monsieur
Sébastien Bouillaud.(14
Vous noterez que les deux groupes d’opposition sont bien évidemment représentés dans cette
commission consultative des services publics locaux.
Par ailleurs, j’informe qu’il y a trois représentants titulaires pour les associations qu’on
baptisait anciennement, mais c’est plus compliqué que cela, associations d’usagers ou de
consommateurs. Trois titulaires et trois suppléants, que nous proposons de reconduire ceux
qui étaient précédemment dans cette commission.
Il s’agit de Madame Dec et de Madame Pinet comme suppléante pour la Confédération du
logement et du cadre de vie (CLCV); Monsieur Julien et Madame Pasquier, comme suppléants,
qui représenteraient la Confédération nationale du logement (CNL); Monsieur Normand et
Monsieur Vincent qui représenteraient le Mouvement national de lutte pour l’environnement,
plus connu sous le nom de MNLE.
Ce sont les candidatures qui vous sont proposées, je vous propose un vote bloqué sur cet
ensemble. Qui est pour ? Merci. Qui est contre ? Qui s’abstient ? Des abstentions du côté de
l’opposition. »
M. Le Maire met aux voix
LE CONSEIL,
1B/ DESIGNE comme suit, les représentants des associations locales membres de la Commission consultative des
services publics locaux :
Associations Représentants
Titulaires Suppléants
Confédération du
Logement et du
Cadre de Vie (CLCV)
Mme Deck Mme Pinet
Confédération
Nationale du
Logement (CNL)
M. Julien Mme Pasquier
Mouvement National
de Lutte pour
l’Environnement
(MNLE)
M. Normand M. Vincent
(38 voix pour et 6 abstentions : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. BOUILLAUD, HARDOUIN, Mmes
BOULKROUN, KAAOUT)
1C/ DESIGNE comme suit les représentants du Conseil municipal membres de la Commission consultative des
services publics locaux :
Titulaires suppléants
- Fabienne Oudart - Romain Marchand
- Clément Pecqueux - Ouissem Guesmi
- Atef Rhouma - Ratiba Meddas
- Coumba Macalou - Kessa Diarra
- Philippe Hardouin - Sheerazed Boulkroun
- Annie Le Franc - Sébastien Bouillaud
(38 voix pour et 6 abstentions : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. BOUILLAUD, HARDOUIN, Mmes
BOULKROUN, KAAOUT)(15
Etablissements d’enseignement
POINT 2
Etablissements d’enseignement du 2d degré
Désignation des représentants de la Commune aux conseils d’administration
Modification de la délibération du 8 octobre 2020
Rapporteur : Philippe BOUYSSOU
M. BOUYSSOU - « Ensuite, il faut que nous désignions de nouveaux représentants pour les
établissements d’enseignement du second degré. Nous avions déjà opéré, je crois, Méhadée
Bernard, cette chose au Conseil précédent, mais a interféré dans cette dynamique, le besoin
par rapport aux conseillers territoriaux et aux territoires, et par rapport aux établissements
qui comptent plus de 600 élèves, de pouvoir rajouter des personnes.
C’est une modification tout à fait partielle et personne n’a été retiré, des compléments ont
été faits, par rapport à nos votes précédents.
Pour le collège Vallon, nous proposons Monsieur Philippe Malheiro et Monsieur Ouissem
Guesmi.
Pour le collège Politzer, nous proposons Méhadée Bernard et Kheira Freih Bengabou.
Pour le collège Molière, nous proposons Rachel Lalande et Ghaïs Berthout Ourabah.
Pour le collège Romain Rolland, nous proposons Bertrand Quinet et Estelle Boufala.
Pour le lycée Romain Rolland, nous proposons Nathalie Leruch et Nawel Hallaf-Isambert.
Pour le lycée Fernand Léger, nous proposons Karim Mastouri et Alain Buch.
Pour le lycée Jean Macé, nous ne proposons qu’un titulaire, c’est Boukary Gassama, étant
donné que le suppléant ou inversement, nous n’avons pas pu encore élucider ce mystère, mais
notre délibération fera foi. Il y a un partage de ces deux sièges avec la ville de Vitry, puisqu’il
s’agit d’un lycée intercommunal. Nous n’avons pas encore connaissance du délégué qui a été
désigné par Vitry, mais il y a un partage.
Je soumets à votre approbation cette délibération. Qui est pour son adoption ? Merci. Qui
est contre ? Qui s’abstient ? Merci, les groupes d’opposition.
M. Le Maire met aux voix
LE CONSEIL,
2/ ABROGE sa délibération du 8 octobre 2020 et DESIGNE conformément au tableau ci-après les membres du
Conseil municipal représentant la Commune au sein des conseils d’administration des établissements du 2nd degré à
Ivry-sur-Seine :(16
Etablissements Représentants
Titulaires Suppléants
COLLEGE H.WALLON Philippe Malheiro Ouissem Guesmi
COLLEGE G. POLITZER Méhadée Bernard Kheira Freih Bengabou
COLLEGE MOLIERE Rachel Lalande Ghaïs Bertout-Ourabah
COLLEGE R. ROLLAND Bertrand Quinet Estelle Boufala
LYCEE R. ROLLAND Nathalie Leruch Nawel Hallaf-Isambert
LYCEE F. LEGER Karim Mastouri Alain Buch
LYCEE J. MACE Boukary Gassama
(38 voix pour et 6 abstentions : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. BOUILLAUD, HARDOUIN, Mmes
BOULKROUN, KAAOUT)(17
Etablissements Publics Locaux
POINT 3
Silver Innov
Désignation des représentants de la Commune au conseil d’administration
Rapporteur : Philippe BOUYSSOU
M. BOUYSSOU - « Ensuite, il nous faut désigner un représentant de notre Conseil municipal
au Conseil d’administration de Silver Innov. Vous savez Silver Innov, c’est ce lieu à Ivry Port
qui est une pépinière d’entreprises dans la recherche et l’innovation par rapport au
vieillissement. C’est devenu une sorte de cluster très important dans le paysage, "cluster"
très important, au sens scientifique et très positif du terme. Il ne s’agit pas d’un lieu où le
virus circule, bien au contraire.
Il nous faut des délégués représentants du Conseil à ce Conseil d’administration. Je vous
propose la candidature, au titre de ses délégations, de Monsieur Atef Rhouma. Y a-t-il
d’autres candidatures sur ce point ? Je ne vois personne se manifester.
Je mets aux voix. Qui est pour ? Merci. Qui s’abstient ? Merci, des abstentions.
LE CONSEIL,
3/ DESIGNE comme suit le représentant du Conseil municipal d’Ivry-sur-Seine, pour siéger au Conseil
d'administration de l'établissement public de gestion de la plateforme SILVER INNOV :
- Atef Rhouma
(38 voix pour et 6 abstentions : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. BOUILLAUD, HARDOUIN, Mmes
BOULKROUN, KAAOUT)
J’ai apparemment commis une erreur. Il fallait que je fasse voter séparément les deux
collèges de la CCSPL, je suis désolé, je vous ai fait voter les associations, et les titulaires du
Conseil municipal et les suppléants dans un même mouvement. Il faut que j’annule ce vote et
que je fasse revoter. C’est cela ? Oui.
Heureusement que j’ai un dictateur de cabinet, non un directeur de cabinet. C’est un lapsus
linguae qui surveille avec raison ce que je fais. Il faut donc que je vous soumette la
constitution et la composition de cette commission consultative des services publics locaux.
C’est une délibération à part entière. Il faut que je recueille votre approbation pour qu’elle
soit constituée de six représentants titulaires du Conseil municipal et de six suppléants, et
qu’elle soit également constituée de trois représentants d’associations, un titulaire, un
suppléant, ce qui fait six. C’est à peu près ce que je vous ai dit tout à l’heure, mais j’aurais dû
vous faire voter cela avant.
Je soumets à votre approbation. Qui est pour cette composition de cette commission ?(18
M. Le Maire met aux voix
LE CONSEIL,
1A/ FIXE comme suit la composition de la Commission consultative des services publics locaux :
- 6 titulaires et 6 suppléants représentants du Conseil municipal ;
- 3 titulaires et 3 suppléants représentants d’association d’usagers.
(unanimité)
Ecoutez, c’est parfait parce que là, il y a une unanimité. Pas besoin de refaire le vote que nous
avons refait tout à l’heure. On dira : écoutez, tout va bien.
Les établissements du second degré, c’est fait. Silver Innov, c’est fait. »(19
AFFAIRES ORDINAIRES
LA VILLE EN TRANSITION
POINT 4
203 avenue Maurice Thorez
Acquisition d’une résidence de 60 logements locatifs par la SCIC HLM IDF Habitat
Garantie communale offre de prêt Caisse d’Epargne Ile-de-France d’un montant de
5 700 000 euros
- accord de prêt
- convention
POINT 5
OPH d’Ivry-sur-Seine
Travaux d’investissement parc social
Garantie communale (emprunt Arkéa Banque de 2 000 000 euros)
- contrat de prêt
- convention
POINT 6
OPH d’Ivry-sur-Seine
Rénovation du parking Jeanne Hachette – Participation financière
POINT 7
Coopérative Foncière Francilienne
Adhésion et acquisition de parts sociales
- statuts
Rapporteur : Stéphanie Dumabin-Delafoy (Programmation des constructions de
logement – Coordination du rapport aux bailleurs sociaux)
M. BOUYSSOU - « Nous allons maintenant passer, comme on le dit trivialement, aux
affaires ordinaires. C’est la première rapporteuse de la soirée et Madame Stéphanie
Dumabin-Delafoy, qui a donc, je crois, quelques délibérations à nous proposer dans le champ
de la commission Ville en transition. Tu as, je crois, quatre délibérations, Stéphanie Dumabin-
Delafoy, qui sont sous ton autorité ce soir. Nous t’écoutons. »
Mme DUMABIN-DELAFOY - « Bonsoir tout le monde. Effectivement, quatre délibérations.
Je vais commencer par les délibérations 4 et 5, qui sont donc des garanties communales
d’emprunt.
Pour la délibération 4, concernant le 203 avenue Maurice Thorez, la SCIC HLM IDF Habitat
va racheter à CDC Habitat cet immeuble occupé, pour un montant total de 6 780 000 millions.
Nous proposons donc de garantir cet emprunt à hauteur de 5 700 000 euros. En contrepartie,
nous aurons 12 logements au fur et à mesure de la libération des logements, puisque
aujourd’hui cet immeuble, je le rappelle, est occupé. Il y a 83 places de stationnement.
Concernant le point 5, c’est pareil, une garantie communale, concernant un emprunt de l’OPH,
de deux millions auprès de la banque Arkéa. Cet emprunt fait suite à une augmentation des(20
dépenses relatives à la réhabilitation de la Cité Maurice Thorez, et une partie de cet emprunt
sera utilisée pour travailler aux composantes du parc immobilier de l’office HLM. C’est un
emprunt qui court sur 24 ans, avec un taux très intéressant pour l’Office, qui est à 0,77 en
taux effectif global.
Pour ces deux points, on va les soumettre au vote séparément ? D’accord, donc, je fais tout.
Je vais donc continuer.
Le point 6 concerne une subvention demandée par l’OPH dans le cadre de la rénovation du
parking Jeanne Hachette. La Ville a fait un travail pour favoriser le stationnement résidentiel
dans les parkings en ouvrage, parkings souterrains, pour permettre d’avoir des places
disponibles sur les parkings en surface. Dans ce cadre, l’OPH a fait des travaux dans le
parking Jeanne Hachette et demande à la Ville une subvention de 100 000 euros.
Le point 7 concerne la Coopérative Foncière Francilienne à laquelle nous souhaitons adhérer et
prendre des parts sociales à hauteur de 30 000 euros. La CFF (Coopérative Foncière
Francilienne) va permettre de développer sur la ville l’offre du bail réel solidaire pour
permettre l’acquisition à des ménages modestes d’appartements, de biens, à des tarifs
maîtrisés qui permettront surtout de pouvoir, dans une continuité, proposer du logement, de
l’acquisition sociale à la propriété avec des aides de l’Etat, des aides de la municipalité aussi.
Cette possibilité d’acquérir à ce titre sera pérennisée justement par le principe de l’OFS BRS,
puisque c’est un bail réel solidaire qui est signé pour 80 ans. L’acquéreur est propriétaire du
bâti, La Coopérative Foncière Francilienne restant propriétaire du foncier.
Est-ce que quelqu’un a des questions concernant ces points ? »
M. BOUYSSOU - « Merci Stéphanie Dumabin-Delafoy. Les trois premiers points sur
lesquels tu as rapporté, le point 4, le point 5 et le point 6, ce sont des points de gestion
juridique ordinaire qui, à mon avis, ne devraient pas faire l’objet de débats. Les garanties
d’emprunt communales, on a assez souvent l’occasion d’en passer.
Par contre, l’adhésion à la Coopérative Foncière Francilienne. Je proposerai que pour les trois
premiers points, je vous renvoie à vos feuilles de vote, à moins qu’il y ait vraiment des
questions. Et que nous focalisions peut-être sur le point de la Coopérative Foncière
Francilienne, s’il y a des questions. »
Mme DUMABIN-DELAFOY - « Je voulais juste ajouter Philippe, je pense que je ne l’ai pas
dit : c’est une prise de parts sociales à hauteur de 30 000 euros. »
M. BOUYSSOU - « Merci Stéphanie Dumabin-Delafoy. Qui souhaite intervenir sur ce ou sur
ces points ? Alain Buch, je t’en prie. »
M. BUCH - « Je soutiens avec force l’adhésion de la Ville à la société Coopérative Foncière
Francilienne. Voici une bonne mesure rouge et verte d’intérêt général. Ivry défend depuis
plusieurs décennies une politique de droit à la ville pour tous. Le droit de la ville, c’est pouvoir
se loger dignement, accéder à une vie sociale riche et aussi participer à la construction et à la
transformation de la ville.
Avec l’adhésion à la société Coopérative Foncière Francilienne, Ivry va approfondir sa
politique originale en matière de logement. Ivry a su construire une politique forte de(21
promotion du logement social de qualité en tous lieux de son territoire. Cette politique se
poursuit avec les réhabilitations et le cadre de la Coopérative centre-ville.
Ensemble souhaite que les habitants et leurs organisations aient un contrôle plus actif dans la
construction et le développement de cette Coopérative. Sans l’implication des habitants, nous
n’aurons pas le rapport de force pour maintenir et continuer une politique forte en faveur du
logement social. Par ailleurs, Ivry ne se contente pas de maintenir et entretenir les acquis du
logement social. De nouvelles aspirations à la participation, à la construction de son habitat,
naissent avec les projets d’habitat coopératifs et participatifs. Ils sont intéressants, mais
difficiles à mener.
Depuis quelques années est apparu un nouveau système fondé sur la dissociation entre
propriété du sol appartenant à un organisme foncier solidaire. La Société Coopérative
Foncière Francilienne dont il nous est proposé de devenir membre en entrant dans le capital
est acquise par ces ménages.
Ce dispositif a de nombreuses vertus. En dissociant le solde du bâti, il permet aux ménages de
devenir propriétaires d’un droit de jouissance sur 80 ans, et un prix en moyenne de 30 %
inférieur aux prix du marché. L’acquisition sociale, actuellement en panne à Ivry, peut être
relancée avec une clause très importante de non-spéculation, la valeur à la revente des
logements étant plafonnée à l’évolution de l’indice du coût de la construction. En cas de
revente des mécanismes de sécurisation pour le vendeur, existe aussi.
Ce dispositif va contribuer à faire reculer le logement marchandise, le logement spéculatif qui
pèse sur le revenu des ménages. Cela facilitera l’entretien, permettra sûrement au départ de
construire des logements de meilleure qualité, moins énergivores. Nous souhaitons aller plus
loin et réfléchir au développement, au sein de la Coopérative Foncière Francilienne, de locaux
pour les professionnels conventionnés de santé, pour les activités artisanales et commerciales
de proximité, les TPE, des activités relevant de l’économie sociale et solidaire.
Avec toutes ces mesures et en lien avec d’autres villes, les amicales de locataires, les
collectifs citoyens, nous pouvons, comme à Berlin, à Vienne, lutter pour que le logement
redevienne accessible et ne soit plus source de stress, souffrance, angoisse. »
M. BOUYSSOU - « Merci Alain Buch. Atef Rhouma. »
M. RHOUMA - « Bonsoir. Je vais être assez rapide. C’est un débat qu’on a eu en interne. J’ai
eu l’occasion d’exposer ma position en interne. Je vais la réitérer ici.
Je salue la démarche qui est de permettre une fois encore de pouvoir acquérir un logement à
moindre coût. Je m’en félicite, d’autant qu’Ivry n’échappe pas à la spéculation immobilière.
Comme vous le savez, nous avons eu cette politique des prix maîtrisés après, à la revente, on a
une envolée des tarifs. C’est très bien de créer ce dispositif sur notre commune, je m’en
félicite et j’en suis fier.
Aujourd’hui, une fois encore, je me questionne sur le très peu de candidats, voire l’unique
candidat qui nous a été présenté. J’aurais aimé que l’on puisse nous présenter plusieurs
candidats, que l’on se fasse un avis. Sûrement, celui-ci doit être le meilleur, mais pour des
questions de principe et de mise en « concurrence », j’aurais aimé que l’on puisse avoir
plusieurs candidats et étudier ce qu’ils proposent. »(22
M. BOUYSSOU - « Merci. Y a-t-il d’autres interventions ? Je vous en prie, Monsieur.
Hardouin. »
M. HARDOUIN - « Oui, Monsieur le Maire, chers collègues, je vais faire comme vous. Je vais
être obligé d’enlever le masque parce que sinon, j’ai le même problème de buée.
Nous allons ce soir voter contre toutes les délibérations qui portent sur des programmes liés
à l’habitat social. Et donc, mon intervention, c’est simplement pour vous expliquer les raisons
de ce vote.
On comprend parfaitement bien le besoin de mener une politique d’habitat social dans une ville
où près de 30 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté. Ce pourcentage, d’ailleurs, ne
prend même pas en compte les personnes qui vivent dans des maisons de retraite ou des
foyers de jeunes travailleurs, ou des sans-domiciles fixes, ou encore des populations issues
des campements et des bidonvilles. On reconnaît que c’est un vrai sujet, un vrai problème.
Nous comprenons également que la Ville fait face à une demande accrue en augmentation
vertigineuse de 72 % sur les six dernières années du précédent mandat municipal. On
constate également que la ville d’Ivry enregistre un des taux les plus élevés de logements
sociaux de toute l’Ile-de-France. Aujourd’hui, d’après les chiffres que vous reprenez vous-
même, Monsieur le Maire, 38 %, entre 37 et 38 puisque les deux chiffres figurent, à
comparer à 25 % sur la Métropole du Grand Paris et 31 % sur le Val-de-Marne.
On constate également que le même ratio comparatif s’applique aussi sur les places
d’hébergement, puisque la moyenne de la métropole, c’est à peu près 8,5 places, si tant est
que l’on puisse se diviser les places en deux pour 1 000 habitants, et pour Ivry entre 15 et 20
places pour 1 000 habitants.
Ce que nous constatons, c’est qu’Ivry a donc fait plus que sa part sur l’habitat social.
Evidemment, nous partageons aussi votre indignation que vous avez récemment exprimée
quant au désintérêt que certains arrondissements de Paris et communes limitrophes,
particulièrement l’Ouest parisien, manifestent à l’égard de ses obligations, préférant payer
des pénalités plutôt que de les honorer. Vous comprenez qu’on comprend ce problème, et on
approuve certaines des positions que vous avez prises sur les principes.
Mais notre commune, Monsieur le Maire, se doit de mener une politique d’ensemble. L’horizon
ne peut pas se limiter à agrandir le pourcentage d’habitat social. Cette dernière doit s’inscrire
dans un plan d’ensemble pour sortir notre ville des ornières de la pauvreté, tout en menant
une politique humaine et solidaire. C’est sur ce point de vision que nous nous opposons et c’est
ce qui justifie notre vote.
Dans le même temps, je rappelle au Conseil, et à tous les habitants de notre ville qu’Ivry a des
charges structurelles importantes, avec des marges de manœuvre limitées par rapport à la
moyenne des communes comparables. Sans rentrer dans une analyse trop technique ou trop
financière, car ce n’est pas l’objet, ce soir, on se rend compte que le ratio d’investissement et
de financement traduit une dette significative qui pèse sur les comptes de la commune.
La politique d’ensemble à mener pour sortir des ornières de la pauvreté, et pour éviter qu’Ivry
s’enfonce davantage, passe par la création de richesses qui, en retour, par des gains fiscaux,
bénéficieront à l’ensemble de nos citoyens à Ivry. Ils permettront d’améliorer la politique de
l’habitat social. Cette création de richesse, Monsieur le Maire, c’est dynamiser l’économie de(23
la ville en réinvestissant le cœur de la cité avec des commerces de proximité, nous en parlions
tout à l’heure. C’est dynamiser l’économie de la ville en développement des projets
économiques attractifs pour les entreprises du futur et créer des emplois. C’est mener une
politique ambitieuse de rénovation urbaine et écologique. C’est aussi stopper l’artificialisation
des sols. Et c’est développer un plan à horizon de cinq ans sur la mobilité pour Ivry et pour
aussi garantir la sécurité de nos habitants.
Nous sommes convaincus que seules une ambition, et une vision d’ensemble, permettra à Ivry
de décoller et de devenir une ville attractive, ce que l’on souhaite tous, qui génère des emplois
pour éviter de rester pour longtemps dans la catégorie des villes-dortoirs, sans moyens et qui
se paupériseront davantage d’année en année.
Voilà, la position que nous souhaitions exprimer. C’est dans ce cadre que devrait s’inscrire
votre sujet phare, celui de l’habitat social, comme vous le dites vous-même, Monsieur le Maire.
Merci. »
M. BOUYSSOU - « Merci. Ensuite, Romain Marchand s’est inscrit, Monsieur Bouillaud et
Sabrina Sebaihi. Romain Marchand. »
M. MARCHAND - « Je veux juste réagir à ce que l’on vient d’entendre, parce que si j’ai bien
compris, le Groupe République en Marche s’oppose aux délibérations qui concernent l’habitat
social. On va beaucoup en reparler tout à l’heure, au motif que, c’est le logement social qui
rendrait la ville plus pauvre, si j’ai bien compris votre raisonnement. »
M. HARDOUIN - « Non, je n’ai pas dit ça. »
M. MARCHAND - « Si, c’est exactement ce que vous avez dit au début. »
M. HARDOUIN - « Non, non. »
M. BOUYSSOU - « Attendez, je n’ai pas la possibilité de couper les micros. Par contre, je
propose qu’il n’ y ait pas des échanges directs entre les uns et les autres. Si vous souhaitez
réintervenir Monsieur Hardouin pour répondre à ce que Monsieur Marchand et les
intervenants suivants auront dit. Je vous redonnerai avec plaisir la parole, mais n’utilisez pas
les micros entre deux interventions. »
M. MARCHAND - « De toute façon, chacun aura le loisir de pouvoir réécouter les propos des
uns et des autres. Vous avez dit que développer des logements sociaux continuait d’appauvrir
la ville. Or c’est exactement l’inverse. Quand on construit un logement social et qu’on le donne
à une famille qui est en difficulté, on la rend moins pauvre cette famille, puisqu’elle consacre
une part moins importante de ses ressources à se loger.
Aujourd’hui, les familles qui sont les plus en difficulté de notre ville se trouvent plus dans le
parc privé, qui est très cher, que dans le logement social, où mécaniquement, les familles
consacrent moins de leurs revenus pour se loger. Ce n’est donc pas le logement social qui fait
la pauvreté. Ce qui fait la pauvreté, c’est le chômage, c’est la précarité, c’est la politique du
gouvernement que vous soutenez, et qui est aujourd’hui en place dans notre pays. »
M. BOUYSSOU - « Merci Romain Marchand. Monsieur Bouillaud. »(24
M. BOUILLAUD - « Merci Monsieur le Maire. Bonsoir à tous. Bonsoir chers collègues.
Simplement, sur ce point qui a été débattu en commission, je soulignerais deux ou trois
choses.
La première, c’est qu’acquérir un bien définitivement, puisqu’on propose dans cette
délibération que le bien soit en quelque sorte un bail de 80 ans. Mais acquérir un bien
définitivement, c’est aussi pouvoir transmettre à ses enfants et aux générations futures, un
patrimoine qui est toujours quelque chose de sécurisant pour chacun d’entre nous.
Deuxièmement, une des options qui a été souscrite et retenue dans le cadre de cette
délibération, c’est l’exonération de taxe foncière de 30 %. Chacun qui souhaite au moins être
propriétaire d’un bien doit aussi, à titre d’égalité et d’équité envers tous les contribuables et
les habitants d’Ivry-sur-Seine, pouvoir payer sa taxe foncière sur la totalité de la somme.
C’est un débat sur lequel on reviendra, mais également, c’est un principe d’égalité important.
Ce sont les deux choses qui font que nous ne sommes pas forcément d’accord et nous ne
sommes pas d’accord sur ce principe, et pour lesquelles on s’opposera à la délibération ce
soir. »
M. BOUYSSOU - « Merci Monsieur Bouillaud. Sabrina Sebaihi. »
Mme SEBAIHI - « Merci Monsieur le Maire. Mesdames et Messieurs, très rapidement sur ce
point, puisque nous avons eu l’occasion d’en discuter au sein de la majorité. Nous avions déjà
fait part de nos différentes interrogations sur le sujet.
Ivry, bien sûr, n’échappe pas à la spéculation, comme les autres villes proches de Paris et en
général proches des grandes métropoles. C’est vrai qu’on a un programme ambitieux
d’accession à la propriété sur la ville, puisque l’on pratique déjà le prix maîtrisé. On pratique
également le PSLA pour ceux qui souhaitent le prêt locatif, pour ceux qui souhaitent accéder
à la propriété aujourd’hui.
Là, c’est un nouveau dispositif qui se met en place sur la ville. Je l’ai déjà dit, j’aurais souhaité
qu’on ait plus de temps pour en débattre. Je sais qu’on me dira que c’était déjà le cas sous le
précédent mandat, qu’on l’avait abordé. Je trouve qu’on a vachement accéléré le calendrier
entre le moment où c’est présenté au bureau municipal et le moment où cela arrive au Conseil
municipal.
Je regrette aussi, mais je l’ai déjà dit également, que nous n’ayons pas eu le choix du
partenaire avec lequel on allait travailler, et qu’on nous ait proposé juste la Coopérative
Foncière Francilienne. Je sais qu’il en existe d’autres qui portent ce type de projet, y compris
en Ile-de-France. Cela aurait été bien d’avoir effectivement des éléments de comparaison
entre les différentes structures qui pourraient porter ce projet, avec lesquels nous aurions
pu travailler.
Pour notre groupe, on s’abstiendra sur cette délibération. »
M. BOUYSSOU - « Souhaites-tu donner des éléments, Stéphanie Dumabin-Delafoy ? »
Mme DUMABIN-DELAFOY - « Bien sûr. Je suis désolée, la République en marche, je ne
donnerai pas de nom, vous m’excuserez. Comme l’a dit Romain Marchand, effectivement, je
trouve qu’il n’y a pas d’antagonisme entre le fait de vouloir proposer du logement social et(25
créer de l’emploi et du commerce sur notre ville. Très clairement, c’est un projet et un
mécanisme qui va permettre malgré tout à des ménages modestes de pouvoir effectivement,
dans un premier temps acheter dans le cadre du BRS.
Pour répondre aussi à Monsieur Bouillaud, je crois que c’est vous qui avez parlé de
transmission. Sachez que la transmission est acquise. On n’enlève pas le droit aux héritiers à
pouvoir hériter de leurs parents, simplement, et pour que cela reste dans le cadre d’un
parcours à l’acquisition sociale, les prix de revente sont maîtrisés, tout simplement. C’est pour
éviter la spéculation et pour être certain que justement, c’est quelque chose qui a l’air d’être
très important pour vous, que des fonds publics ne soient pas proposés sur des systèmes à
fonds perdu. Nous sommes certains, avec ce mécanisme, que ces logements resteront des
logements en acquisition sociale avec des plafonds de revenus qui seront imposés.
En revanche, je vous rassure, les héritiers peuvent hériter. Simplement, ils ne pourront pas
faire de spéculation sur le bien, et ils doivent effectivement répondre au plafond de revenus.
Si un parent décède, l’héritier pourra récupérer le bail réel solidaire et repartira sur 80 ans.
S’il a envie de vendre et non pas de rester habiter dans le logement, il aura la capacité de le
faire.
Il y avait des questions concernant le choix de la Coopérative. Effectivement, Sabrina
Sebaihi, comme tu le précisais, ce sont des débats qui ont déjà eu lieu lors de la précédente
mandature. Je n’en faisais pas partie. Je réitère aussi, puisque nous avons eu plusieurs lieux
d’échange sur le sujet, je n’étais, moi-même, pas convaincue par ce mécanisme et par le choix
aussi de la coopérative.
Dans un premier temps, il faut remettre les choses dans leur contexte. Cela avait été décidé
depuis 2018. Il s’avère qu’en 2018, il n’y avait pas tant de coopératives qui étaient créées que
cela. Le choix a été fait d’aller vers quelque chose de très naturel, un partenaire avec lequel
nous travaillons déjà. Aujourd’hui, moi, présentant la délibération, je n’ai pas vu d’incohérence
à continuer avec la coopérative avec laquelle nous avons, vous avez démarré la réflexion. A ce
titre, les statuts sont disponibles en annexe.
Je réitère aussi, concernant le choix de la coopérative, et pour toutes les coopératives de ce
type, tous les OFS, il faut savoir qu’il y a un contrôle strict de la préfecture concernant le
fonctionnement.
J’espère avoir répondu à toutes les questions. »
M. BOUYSSOU - « Merci Stéphanie Dumabin-Delafoy, je pense que oui.
Simplement, quelques mots sur les deux sujets qui nous ont été soumis. D’abord sur
l’intervention de Monsieur Hardouin. J’apprécie votre intervention parce qu’elle est franche
et qu’elle participe du débat politique de la commune. C’est très bien qu’on puisse avoir comme
cela des visions différentes de ce que doit être Ivry, qui se déclinent et qui s’expriment au
sein de cette assemblée communale.
Bien sûr, je porte très haut l’idée du logement social, mais pas seulement l’idée du logement
social, l’idée aussi du logement public. Je parle souvent de logement public. C’est-à-dire que le
logement, pour moi, pour beaucoup d’entre nous, même si là-dessus, on le voit d’ailleurs sur le
BRS, on a quelques débats, on a des ajustements à trouver au sein de la majorité municipale.
C’est bien, cela fait partie aussi de la démocratie et du débat public. Cela me paraît très(26
important. Mais je parle plutôt de logement public, car je considère que le logement, ce n’est
pas une marchandise comme une autre. Dans une ville, avoir plus de 38 % de logements
sociaux, parce qu’effectivement, si on accumule au logement social familial, les résidences
sociales qui existent sur notre territoire et les projets d’insertion, on est plutôt à 42 %. Il
faut être franc là-dessus, et c’est assumé comme tel.
J’ai la fierté, mais j’espère la partager avec la majorité d’entre vous, de penser que si toutes
les communes de la région Métropole, de l’Ile-de-France et de France produisaient les efforts
ouverts sur leur territoire pour pouvoir accueillir les populations les plus en difficulté, la
misère, la grande pauvreté, les difficultés de tout ordre s’atténueraient à l’échelle du pays.
Je ne dis pas qu’Ivry, c’est toujours ce vieux truc un peu suranné, « on ne peut pas accueillir
toute la misère du monde, etc. » Non, d’abord parce que nous n’en avons pas les moyens, mais
dans notre dynamique solidaire, c’est ce qui nous a amenés à mettre en place des projets
d’insertion pour les populations en difficulté dans les bidonvilles. C’est ce qui nous a amenés à
accepter d’accueillir un centre d’hébergement d’urgence des migrants, en partenariat avec la
Ville de Paris, sur le terrain de l’usine des Eaux.
Je note d’ailleurs que cela se passe très bien et qu’il y a des milliers de gens qui ont pu passer
par ce centre, se reconstruire après des parcours migratoires dramatiques. Je trouve que
c’est plutôt une fierté pour notre ville, et que c’est plutôt un chemin sur lequel il faut
continuer à avancer. Continuer à avancer tout en se prétendant exemplaire et en exigeant des
autres qu’ils en fassent au moins autant.
Parce qu’effectivement, il y avait encore aujourd’hui une ville de proximité. Je ne fais jamais
cela d’habitude, mais là, je vais la citer, Saint-Maur, où le gouvernement, dont j’ai cru
comprendre que vous partagiez globalement quelques opinions, vient de prendre la main sur la
construction de logements dans la commune de Saint-Maur, parce que depuis des années,
depuis plus de dix ans, ils refusent de se soumettre à la loi SRU et à la construction d’un
minimum de logements sociaux. Il y a un problème.
Vous savez, à Ivry, j’entends ce que vous dites, mais alors, si on le traduisait de manière un
peu différente, il faudrait dire aux 8 000 demandeurs de logements qui sont inscrits, dont
beaucoup, Romain Marchand le disait tout à l’heure, viennent du locatif privé. Le locatif privé
à Ivry, c’est bien pour cela d’ailleurs que l’on demande à être inscrit dans l’encadrement des
loyers, dans la dynamique de l’encadrement des loyers, pour éviter que les loyers du privé
soient exorbitants et poussent les gens vers l’unique accès du logement social.
On a un problème un peu global là-dessus. C’est d’ailleurs le seul point de la loi ELAN qui peut
nous ouvrir des possibilités intéressantes et qu’on va essayer d’utiliser de ce point de vue.
Sur le rapport porté par Stéphanie Dumabin-Delafoy concernant le foncier solidaire, c’est un
outil de plus, dans l’éventail de ce que nous voulons mettre en place pour lutter contre le
développement de la spéculation immobilière.
Parce que Sabrina Sebaihi l’a rappelé, on a déjà mis en place plein d’autres dispositifs. Je
pense notamment au dispositif de prix maîtrisé et très maîtrisé. Sauf que pourquoi on sort
des prix maîtrisés et très maîtrisés ? Comment arrive-t-on à sortir des prix maîtrisés et très
maîtrisés ? C’est parce que dans les zones d’aménagement concerté, la ville finance de
manière importante, cela nous est d’ailleurs parfois reproché, les équipements publics.(27
Par exemple, je parle sous ton contrôle, Romain Marchand, mais pour la ZAC Confluences, on a
donné combien jusque-là, en millions ? 30 millions pour concourir aux équipements publics dans
un secteur de la métropole, juste à côté de Paris, où une ZAC pourrait tout à fait être
bénéficiaire, ne rien coûter, livrer les équipements publics et faire que la ville n’ait rien à
débourser. On a fait un choix inverse pour qu’il y ait de l’activité économique.
Je rappelle qu’Ivry, dans le T12, c’est la ville qui est le premier employeur. Nous avons
33 000 emplois à Ivry. J’ai découvert récemment que nous étions la ville du département et
du T12 confondus, où le taux d’emploi habitat, c’est-à-dire le nombre de gens qui habitent une
ville et qui travaillent dans cette même ville, est le plus important. Je ne l’ai plus exactement
en tête, si quelqu’un pouvait me le souffler ce serait bien, mais c’est un taux édifiant, et on
est les premiers là-dessus.
Bien sûr, il faut faire plus, il faut développer encore, il faut avancer. C’est 33 000 emplois à
Ivry, c’est plus qu’en nombre de foyers. Nous n’avons pas à en rougir. Il y a des progrès à
faire, mais nous n’avons pas à rougir.
Pour finir sur les ZAC, oui on développe de l’activité économique pour avoir de l’emploi, on
développe du logement à des prix maîtrisés, mais ces prix maîtrisés ne sont possibles que
parce que nous concourrons quelque part à l’équilibre des ZAC. Cet argent public qui vient
concourir à l’équilibre des actes, il y a une clause de cinq ans, je crois, pendant lesquelles les
nouveaux propriétaires, même ceux qui ont bénéficié des prix maîtrisés, ne peuvent pas
vendre leur logement parce que sinon, ils sont soumis à la plus-value.
Mais lorsqu’ils le vendent et lorsqu’ils font la culbute, parce que le prix du foncier, comme l’a
très bien expliqué Stéphanie Dumabin-Delafoy tout à l’heure, continue à augmenter, cette
plus-value, après cinq ans de propriété, de remboursement des emprunts qu’ils vont pouvoir
réaliser, ils la réalisent en partie sur une contribution de l’argent public à leur accession.
Est-ce éthiquement et politiquement, ce que nous souhaitons ? Nous avons besoin de
réinterroger ces questions. Et le BRS est une façon, comme l’a dit Dumabin-Delafoy, je te
paraphrase un petit peu, excuse-moi. Mais sur le fond, on met un nouvel outil à disposition qui
dissociera le foncier de l’habitat, du bâtiment, de la propriété des murs. Leur valeur
progressera, ce n’est pas gelé au moment où on achète. C’est au taux de l’IRL, le fameux
indice de la construction, qui sera pris en compte pour réévaluer la valeur pécuniaire du bien.
Il n’y a pas un gel définitif, mais c’est un nouvel outil.
Je rassure ceux qui ont des inquiétudes, il ne va pas y avoir des milliers de logements dans un
premier temps qui vont être construits sous cette appellation. On peut même dire que notre
entrée dans ce processus a aussi quelque chose de recherche, d’innovation et d’expérimental,
qui nous permettra d’évaluer et d’avancer sur les choses.
Et on me soufflait, Monsieur Bouillaud, que sur l’exonération foncière, des impôts fonciers,
c’est une question qui est en débat, mais qui n’est pas encore actée. On aura, je pense,
l’occasion d’y revenir dans le Conseil municipal pour regarder ces choses.
Ce que je vous propose en m’excusant d’avoir été un peu long sur le point, mais il me semblait
intéressant, c’est de ne voter à main levée que sur le point 7, sur la Coopérative Foncière
Francilienne, puisque c’est cette question qui a fait le plus de débats, et de vous référer à vos
feuilles de vote pour l’ensemble des autres points qui étaient à l’ordre du jour jusque-là.(28
Qui est pour l’adoption de cette délibération ? Merci. Qui est contre ? Merci. Qui s’abstient ?
Merci. Y a-t-il des non-prises de part au vote ? Je n’en vois pas.
M. Le Maire met aux voix
LE CONSEIL,
4/ ACCORDE la garantie communale à la SCIC HLM IDF Habitat à hauteur de 100 % pour le prêt d’un montant de
5 700 000 €, qu’elle se propose de contracter auprès de la Caisse d’Epargne Ile-de-France pour l’acquisition d’une
résidence de 60 logements locatifs sise 203, avenue Maurice Thorez à Ivry-sur-Seine.
(38 voix pour et 7 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
5/ ACCORDE la garantie communale à l’OPH d’Ivry-sur-Seine à hauteur de 100 % pour le remboursement du prêt
référencé MX1833166INS-OPHIVRY d’un montant de 2 000 000 €, qu’elle va contracter auprès d’ARKEA
BANQUE pour le financement de travaux d’investissement de son parc social.
(42 voix pour et 3 voix contre : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
6/ ACCORDE une participation à l’OPH d’Ivry-sur-Seine d’un montant de 100 000 € pour la modernisation de ses
parkings.
(38 voix pour, 3 voix contre : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT et 4 abstentions : Mmes LE FRANC,
OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD)
7/ AUTORISE l’adhésion de la Ville à La Coopérative Foncière Francilienne, organisme de foncier solidaire, avec
pour objectif de favoriser la réalisation de programmes d’accession sociale à la propriété, AUTORISE la Ville à
participer au capital de La Coopérative Foncière Francilienne à hauteur d’un montant de 30 000 € représentant
3 000 parts sociales et DESIGNE Monsieur Romain MARCHAND en qualité de représentant permanent au sein de
l’Assemblée Générale de La Coopérative Foncière Francilienne.
(30 voix pour, 7 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT et 8 abstentions : Mme BERNARD, M. BERTOUT-OURABAH, Mme SEBAIHI,
M. GUESMI, Mme FREIH BENGABOU, MM. MASTOURI, RHOUMA, Mme CHOUAF)
Méhadée Bernard fait part des inquiétudes de certains d’entre vous sur les WhatsApp, les
trucs, les machins, sur ce qu’on a voté en début de séance concernant les collèges et les
lycées, il n’y a pas de changement. Simplement, nous avons à articuler les représentants des
villes et les représentants du territoire en fonction des statuts des uns et des autres. Mais
normalement, il n’y a pas de changement. Ce n’est qu’une délibération de mise en conformité.
Rassurez-vous, il n’y a pas de gros changement là-dessus. »(29
POINT 8
OPH d’Ivry-sur-Seine
Fusion avec la SCPHLM SOCOMA – Modification de la délibération du 19 décembre 2019
- statuts SOCOMA
- convention cession parts sociales
- convention de garantie actif/passif
Rapporteur : Philippe BOUYSSOU
M. BOUYSSOU - « Maintenant, je suis rapporteur sur le point 8 concernant la fusion avec la
SOCOMA et la SCIC HLM. Je profite de ce point pour faire un léger rappel et rendre
hommage aux nouveaux collègues qui nous rejoignent au cours de ce mandat. Parce que toute
une série de délibérations qui passent dans les premiers conseils municipaux sont des
délibérations afférentes à des grands projets structurants qui ont été engagés, il y a de cela
plusieurs années. Elles se déclinent de manière opérationnelle et juridique par toute une
succession de petites délibérations qui sont parfois techniques, mais qui réfèrent à un dossier
beaucoup plus important.
En ce qui concerne cette délibération, il y a maintenant plusieurs années, cela va faire
deux ans, nous avons engagé, à l’occasion de la promulgation de la loi ELAN, un travail pour
modifier les statuts de l’Office public de l’habitat d’Ivry. Sans cette modification et sans ce
travail, il aurait fallu qu’au 31 décembre 2020, nous fusionnions notre Office public de
l’habitat avec un office public de territoires. Ce ne serait plus un office public à
rattachement communal, mais un office public à rattachement territorial.
C’est notamment ce que vont engager des communes comme Cachan, Arcueil, Gentilly, Vitry qui
sont en train de travailler à la fusion de leurs organismes. Ils vont créer un office public
territorial qui va regrouper plusieurs milliers de logements, voire dizaines de milliers de
logements. Ce sera géré par un Conseil d’administration sous l’autorité politique du territoire,
avec là où avant il y avait quatre représentants des locataires dans chaque Conseil
d’administration, il n’y en aura plus que quatre pour l’ensemble, etc.
C’est vraiment un transfert des compétences communales totales sur la question d’un outil de
logement social qui est posée. Nous avons souhaité à Ivry, et mis en débat depuis maintenant
la promulgation de la loi ELAN, le fait de construire une alternative à cette situation. La voie
que nous avons trouvée est celle de transformer le statut de l’Office public de l’habitat en
coopérative. Pour ce faire, nous avons recherché, je dirais, l’acquisition par la commune d’une
coquille vide coopérative qui va permettre de transformer notre office en SCIC, c’est-à-dire
Société coopérative d’intérêt collectif en fusionnant son patrimoine.
Il s’agit ce soir que vous m’autorisiez à signer tous les documents afférents pour acheter une
coquille vide qui s’appelle la SOCOMA, et qui a elle-même changé ses statuts de coopérative
HLM en Société coopérative d’intérêt collectif pour se mettre en conformité avec la loi, et la
loi ELAN notamment.
Actuellement le dossier est déposé auprès de la DREAL. Nous sommes en attente de la
validation de ce dossier par la DREAL. Il devrait l’être sous peu. Ce soir, en gros, les deux
articles de la délibération m’autorisent à signer tous les documents et surtout à acheter 66 %(30
des parts de cette SCIC qui vient d’être créée, puisque les communes, en tant que telles, les
anciennes communes de rattachement des offices publics qui sont concernées par ces
transformations, ne peuvent pas acquérir plus des deux tiers, c’est-à-dire 66 % des parts de
la SCIC.
Nous avons trouvé un partenaire qui est IDF Habitat, qui a aussi transformé sa structure en
SCIC il y a plusieurs années, qui a acheté les parts restantes et qui fera donc partie de
l’aventure avec nous. Je rappelle qu’IDF Habitat est une ancienne création ivryenne, qui était
la coopérative HLM à l’époque des Malicots, qui a fusionné dans les années 90 avec la
Campinoise de logements. Ils ont créé à l’époque une entreprise sociale pour l’habitat qui s’est
appelé IDF Habitat. Ils viennent de redevenir une société coopérative d’intérêt collectif et
ils proposent d’acheter les parts de la SOCOMA restantes pour que nous puissions, pour la
ville d’Ivry, rester majoritaires au sein de cette structure. Mais comme nous n’avons pas le
droit d’aller au-delà de 66 %, ils ont accepté de se joindre à nous.
C’est avec eux et d’autres offices qui connaissent le même sort, je pense notamment à l’office
de Gennevilliers, à l’office de Nanterre, à l’office de Malakoff qui ont fait le choix de se
transformer en société d’économie mixte, nous allons créer une Société anonyme de
coopération. C’est ce qu’on appelle une SAC. Ce sera un outil commun entre toutes ces
sociétés, qui nous permettra surtout de rester autonomes et attachés à la ville d’Ivry dans la
gestion de cet organisme qui va devenir une coopérative.
Voilà l’essentiel de la délibération qui vous est soumise. Y a-t-il des interventions sur ce
point ?
Nous allons soumettre aux voix. Qui est pour ? Merci. Qui est contre ? Merci. Qui s’abstient ?
Merci. Contre pour Ivry, c’est vous, et abstention pour Ivry autrement. »
M. Le Maire met aux voix
LE CONSEIL,
8/ APPROUVE le protocole de cession ainsi que la convention de garantie des actifs et des passifs annexée à ce
protocole, par lesquels la commune d’Ivry-sur-Seine s’engage à acquérir 66 % des parts du capital de la SOCOMA,
ou de toute entité venant aux droits de celle-ci après sa transformation en SCIC HLM et AUTORISE la dépense
liée à l’acquisition de 66 % des parts du capital de la SOCOMA sous réserve de l’obtention de l’agrément prévu à
l’article L 422-3-2 du code de la construction et de l’habitation lié à son nouveau statut de SCIC HLM. Le montant
d’acquisition de la Ville s’élèvera à 12 573 €.
(38 voix pour, 3 voix contre : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT et 4 abstentions : Mmes LE FRANC,
OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD)(31
POINT 9
Reporté
POINT 10
EP Foncier Île-de-France/EPT Grand-Orly Seine Bièvre
Protocole et convention d’intervention foncière 2020
- convention
- protocole
- carte périmètres
POINT 11
EP Foncier d’Île-de-France/EP d’Aménagement Orly Rungis-Seine Amont
Convention de transfert de gestion des espaces extérieurs de la cité Gagarine
- convention (vous sera remise ultérieurement)
POINT 12
Centre Jeanne Hachette
Acquisition du local de la SCI Hélianthème
- avis initial Domaine
- avis Commissaire du Gouvernement
- plan
POINT 13
91/93/93 bis rue Mirabeau à Ivry-sur-Seine.
Acquisition des lots de copropriété n° 3, 4, 6, 8 et 9
- plan
- avis Domaine
POINT 14
59/59 bis avenue Maurice Thorez
Acquisition d’une emprise foncière à la société « Groupe ARC »
- plan
POINT 15
Reporté
POINT 16
Reporté
Rapporteur : Romain MARCHAND (Aménagement de la ville et coordination des
politiques d’attribution du logement social)
M. BOUYSSOU - « Je passe la parole à Romain Marchand qui doit rapporter sur beaucoup
de points. Je crois qu’il y en a cinq, me semble-t-il. Tu fais les cinq d’un bloc et tu essayes
d’attirer notre attention sur ce qui, selon toi, doit faire débat. »(32
M. MARCHAND - « Je vais aller très vite. Je vais m’attarder plus sur deux des cinq
délibérations. Les points 10 et 11 sont des conventions d’intervention foncière avec l’EPFIF.
C’est un sigle que vous reverrez régulièrement dans ce Conseil municipal. C’est l’Etablissement
public foncier d’Ile-de-France. C’est un organisme qui nous aide à faire de la veille foncière et
du portage foncier. C’est-à-dire que sur des secteurs délimités dans la ville, l’établissement
achète pour notre compte les terrains quand ils se vendent, dans la perspective de futurs
projets d’aménagement. Au moment où les projets sont mûrs, l’établissement nous les revend
ou les revend à un opérateur, de manière à ce que la ville n’ait pas à avancer l’argent pour
porter ces terrains le temps de construire les projets.
Les points 10 et 11 sont deux conventions qui se font en lien avec l’EPT, puisque c’est
maintenant l’EPT qui est compétent sur les questions foncières. Le point 11, je précise,
concerne plus spécifiquement la gestion des espaces autour de la Cité Gagarine, qui avait été
portée par l’EPFIF en lieu et place de l’OPH.
Le point 12 concerne une acquisition dans le centre Jeanne Hachette. C’est un local
commercial que la Ville achète dans la continuité des acquisitions précédentes qui se sont
faites ces dernières années. L’objectif poursuivi, on aura l’occasion d’y revenir plus en
profondeur dans un prochain Conseil municipal, c’est de porter un projet de redéveloppement
du centre qui s’articule autour de trois grandes idées que je résume rapidement ici.
- La première est de conforter la partie commerciale du centre sur le secteur où
aujourd’hui, elle a le plus de vitalité, c’est-à-dire autour du métro, sur la partie Marat,
- de développer un pôle d’accueil des services municipaux accueillant le public pour offrir
aux usagers ivryens un accueil unique pour la quasi-totalité des démarches qu’ils ont à
faire auprès des services municipaux qui sont aujourd’hui dispersés dans six ou sept
sites différents du centre-ville,
- et un troisième pôle autour d’activités culturelles, sociales et d’économie sociale et
solidaire pour contribuer à l’animation du centre dans l’ensemble de la semaine et
l’ensemble des journées et des soirées.
Cette acquisition vient s’intégrer dans ce projet. Il y a le plan en annexe, mais pour ceux qui
ne l’identifient pas, c’est le local qui est en pointe en face de l’ancien restaurant chinois, la
Fontaine du Bonheur, je crois qu’elle s’appelait ainsi.
Le point 13, il s’agit d’acquisition de lot de copropriété au 91, 93 et 93 bis Mirabeau. C’est une
copropriété dégradée que la ville suit depuis assez longtemps, et dans laquelle nous avons
engagé l’acquisition des logements depuis 2017, ainsi que le relogement des occupants. Le
relogement des occupants a été terminé. Nous avons eu dans l’intervalle des squats dans les
logements qui avaient été libérés. Le bâtiment est vide de tout occupant depuis la fin du mois
d’octobre, puisqu’il y a eu une évacuation réalisée par les forces de police, suite à la prise d’un
arrêté de sécurité par le maire et d’un arrêté d’insalubrité sur les parties communes par le
préfet.
C’est un immeuble qui est devenu excessivement dangereux. C’est pour cela qu’on a conduit ce
projet. Aujourd’hui, l’immeuble est vide. Nous validons ce soir, si évidemment vous l’approuvez,
l’acquisition des derniers logements qui vont permettre ensuite la revente de l’ensemble à un(33
opérateur social qui va le réhabiliter en logements sociaux. Ce sera donner une deuxième vie à
ce bâtiment qui était en train de sombrer dans la difficulté.
Et la dernière délibération est très rapide. C’est simplement une régularisation foncière. Dans
le cadre du projet Vilar. Nous avons créé une petite percée entre la place Jean Ferrat et le
futur jardin public Vilar. Là, on rachète gratuitement au promoteur qui a construit les
logements en bordure de la place Jean Ferrat, la petite allée qui va permettre de rejoindre le
futur jardin public qui n’est pas encore construit, mais qui existera bientôt. Il portera le nom
d’allée Allain Leprest. »
M. BOUYSSOU - « Merci Romain Marchand. Si j’ai bien suivi Tes interventions, il me
semble, mais j’espère que tu ne trouveras pas cela dévalorisant, qu’il s’agit pour beaucoup de
délibérations techniques qui sont finalement assez faibles. Il n’y a pas d’enjeu très important.
Tout est important, mais voilà. Y a-t-il des interventions sur ces différentes délibérations ?
Bernard Prieur, à toi. »
M. PRIEUR - « Moi aussi je vais ôter le masque. Je n’ai pas de lunettes, mais j’ôte le masque.
Monsieur le Maire, chers collègues, je souhaitais juste intervenir rapidement par rapport au
91/93/93 bis Mirabeau, dans la continuité de l’échange que nous avions tout à l’heure sur la
politique municipale par rapport au logement social et son engagement sur le logement en
général, le logement public, qui est de fait un droit inaliénable. Le 91/93 Mirabeau est
symptomatique de la détermination et de la volonté de la Ville, non seulement de continuer une
politique de logement social, mais de lutter aussi contre l’habitat insalubre.
Le 91/93/93 bis Mirabeau était composé de 22 logements, dont 17 appartenaient à un
marchand de sommeil, une SCI. Cela a été une bataille sans relâche qui a été menée pendant
des années avec des relogements importants de familles. Le droit ne permettant pas de
capter le bien au marchand de sommeil, il a fallu mener cette bataille sans relâche, comme je
le disais, pour arriver à terme à ce que la Ville devienne propriétaire dans le cadre légal via la
préemption.
Cette précision, pour moi, était importante à faire parce qu’il est temps de se poser la
question sur le rôle social du logement privé. Si l’on veut que le logement social prenne moins
de place dans le cadre des budgets communaux, il est temps de se préoccuper de la place du
logement privé, qui a un rôle social sur l’accession au logement dans le droit au logement.
D’ailleurs, je tiens aussi à rappeler que la Ville a mené, via les OPH, les opérations
programmées d’amélioration de l’habitat, une campagne de requalification d’un patrimoine
privé. Ce patrimoine était soit de bailleurs, soit de propriétaires occupants. Cela a permis la
requalification de ce patrimoine, a évité un afflux important de demandes sur le logement
social et donc a réduit la pression qui déjà est grande.
Cette démarche, qui a un rôle social, c’est de l’argent public qui est investi dans le patrimoine
privé, devrait légitimement interroger sur le montant des loyers pratiqués sur Ivry, qui
nécessairement doivent engager une intervention des services publics afin de les cadrer, mais
également d’interroger les propriétaires dans leur rôle social, qu’ils devraient même
revendiquer, me semble-t-il.
Pour en avoir rencontré un grand nombre, quand je dis en grand nombre, ce sont des centaines
à la fois sur Ivry Port, à la fois sur Mirabeau, je sais qu’un grand nombre serait volontaire(34
pour le faire. Encore faut-il qu’il y ait une volonté réelle, affirmée que cela se réalise de leur
part. Merci. »
M. BOUYSSOU - « Merci Bernard Prieur pour cette intervention. Y a-t-il d’autres
interventions sur ces points ou passons-nous directement à la feuille de vote ? Oui,
apparemment. Je vous propose de reporter vos choix de vote sur la feuille qui vous a été
transmise. »
Je dois faire un point d’ordre dans le déroulé de ce Conseil municipal, comme nous l’a très
justement fait remarquer Sabrina Sebaihi, il y a quelques instants. Il y a une inversion sur vos
feuilles de vote. C’est-à-dire que le point 8, et le point 10 portent le même intitulé de
délibération. Il ne faut pas tenir compte de l’intitulé de délibération du point 10, qui reproduit
l’intitulé de délibération du point 8. Le point dix, c’est bien le protocole avec l’Etablissement
public foncier d’Ile-de-France et l’EPT GOSB, comme l’indique l’ordre du jour de notre séance.
Quand vous votez pour le 10, c’est bien pour le protocole avec l’Etablissement public que vous
votez et non pas pour l’intitulé du point 8.
Merci Sabrina Sebaihi de nous avoir fait observer cette coquille. »
LE CONSEIL,
10/ APPROUVE la nouvelle convention d’intervention foncière avec l’Etablissement Public Foncier d’Ile-de-France
(EPFIF) et le Territoire Grand-Orly-Seine-Bièvre (EPT GOSB), ainsi que son protocole tripartite d’intervention
relatifs aux opérations foncières sur la Ville et PRECISE que la nouvelle convention d’intervention foncière prendra
fin, sauf avenant, le 31 décembre 2026.
(38 voix pour, 3 voix contre : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT et 4 abstentions : Mmes LE FRANC,
OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD)
11/ AUTORISE le Maire ou son représentant à signer la convention de transfert de gestion portant sur les
espaces extérieurs de la Cité Gagarine avec l’EPA ORSA et l’EPFIF.
(38 voix pour, 3 voix contre : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT et 4 abstentions : Mmes LE FRANC,
OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD)
12/ DECIDE l’acquisition des lots de copropriété n° 2136 et 2137, d’une surface de 106,83 m², dépendant de
l’ensemble immobilier copropriété Jeanne Hachette à Ivry-sur-Seine (94200), parcelle cadastrée section AN n°
268, d’une superficie de 6 653m², sis 18, promenée Venise Gosnat, lots appartenant à la SCI Hélianthème
représentée par Monsieur Daniel Vigne, au prix de 125 500 €, libres de toute occupation et DECIDE de la prise en
charge par la Ville des charges de copropriété ainsi que de la taxe foncière depuis le 1er janvier 2020.
(38 voix pour et 7 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
13A/ APPROUVE l’acquisition à Monsieur et Madame Issoufaly du lot de copropriété n° 3, dépendant de l’ensemble
immobilier sis 91/93/93bis rue Mirabeau et cadastré section J n° 133 à Ivry-sur-Seine, INDIQUE que cette
acquisition doit s’opérer au prix de 164 500,00 € (hors frais/hors taxes) et PRECISE que les frais de mutation
seront à la charge de l’acquéreur.
(38 voix pour et 7 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
13B/ APPROUVE l’acquisition à Monsieur et Madame Guin du lot de copropriété n° 4, dépendant de l’ensemble
immobilier sis 91/93/93bis rue Mirabeau et cadastré section J n° 133 à Ivry-sur-Seine, INDIQUE que cette
acquisition doit s’opérer au prix de 131 000,00 € (hors frais hors taxes) et PRECISE que les frais de mutation
seront à la charge de l’acquéreur.
(38 voix pour et 7 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)(35
13C/ APPROUVE l’acquisition à Monsieur et Madame Pacôme du lot de copropriété n° 6, dépendant de l’ensemble
immobilier sis 91/93/93bis, rue Mirabeau et cadastré section J n° 133 à Ivry-sur-Seine, INDIQUE que cette
acquisition doit s’opérer au prix de 155 000,00 € (hors frais/hors taxes) PRECISE que les frais de mutation seront
à la charge de l’acquéreur.
(38 voix pour et 7 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
13D/ APPROUVE l’acquisition à la Société Civile Immobilière « Houzefa » du lot de copropriété n° 8 dépendant de
l’ensemble immobilier sis 91/93/93 bis, rue Mirabeau et cadastré section J n° 133 à Ivry-sur-Seine, INDIQUE
que cette acquisition doit s’opérer au prix de 139 700,00 € (hors frais hors taxes) et PRECISE INDIQUE que les
frais de mutation seront à la charge de l’acquéreur.
(38 voix pour et 7 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
13E/ APPROUVE l’acquisition à Madame Abchi du lot de copropriété n° 9, dépendant de l’ensemble immobilier sis
91/93/93bis, rue Mirabeau et cadastré section J n° 133 à Ivry-sur-Seine, INDIQUE que cette acquisition doit
s’opérer au prix de 135 000,00 € (hors frais/hors taxes) et PRECISE que les frais de mutation seront à la charge
de l’acquéreur.
(38 voix pour et 7 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
14/ DECIDE l’acquisition à titre gratuit à la Société « Groupe ARC » de l’emprise foncière sise 59/59 bis, avenue
Maurice Thorez à Ivry-sur-Seine, d’une superficie de 206 m² environ, à détacher de la parcelle actuellement
cadastrée section K n° 187 (division cadastrale et numérotage en cours d’élaboration par un géomètre), afin de
l’intégrer dans son domaine public et de l’affecter en circulation publique et PRECISE que les frais de mutation
seront à la charge de l’acquéreur, les frais de géomètre étant à la charge du vendeur.
(42 voix pour et 3 voix contre : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
15/ Point reporté.
16/ Point reporté.(36
POINT 17
Commerces de détail
Dérogation à la règle du repos dominical pour l’année 2021- Avis du Conseil municipal
POINT 18
Halle et marchés communaux
Tarifs des droits de place et de la redevance pour l’année 2021
- contrat DSP Lombard & Guérin
POINT 19
Halle et marchés communaux
Rapport annuel 2019 du délégataire
- rapport annuel 2019
Rapporteur : Atef Rhouma (Commerces, artisanat et marchés)
M. BOUYSSOU - « Ensuite, je passe la parole, je crois que c’est à Atef Rhouma, qui va
plancher sur trois délibérations, dont la traditionnelle délibération sur la dérogation au repos
dominical. Je te propose de rapporter sur les trois à la chaîne, à toi. »
M. RHOUMA - « Je vais m’étendre un peu plus sur la délibération concernant le repos
dominical. La loi de 2015/990 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances
économiques, dite loi Macron de 2015, offre la possibilité aux enseignes de travailler 12
dimanches au lieu des 5 prévus. A Ivry, nous sommes toujours restés sur 5 dimanches au lieu
des 12 possibles. Cela n’a jamais posé problème visiblement aux enseignes ni à nos élus de le
porter, qui, pour la plupart, souhaitent ne pas travailler les 12 dimanches. C’est acté auprès
des salariés et des organisations syndicales.
Cette dérogation s’applique à l’ensemble des commerces de détail, sachant que les commerces
de détail sur le territoire peuvent ouvrir jusqu’à 13 heures les dimanches. En l’occurrence,
cette délibération implique plus l’ouverture du Grand Carrefour, pour qu’il puisse ouvrir les
cinq dimanches toute la journée, de 9 heures à 21 heures ou à 22 heures. En général, c’est
pendant le retour des vacances scolaires pour les fournitures scolaires, ou les trois ou quatre
dimanches qui précèdent Noël.
Je précise aujourd’hui qu’un vote contre aurait un impact, surtout au niveau du centre
commercial Quai d’Ivry, comme je l’ai dit, et toutes les enseignes du centre commercial qui
comptent sur la période de décembre et fêtes de fin d’année pour faire leur chiffre
d’affaires.
De même, nous serions aussi défavorisés par la concurrence et l’ouverture des autres centres
commerciaux, Bercy, Le Kremlin-Bicêtre et Italie 2. Quelques enseignes aussi seraient
impactées, comme Picard Surgelés et les supermarchés Carrefour Market ou Auchan, Place du
Général de Gaulle, qui en font la demande chaque année. Au-delà de cinq, une délibération doit
passer au Conseil communautaire, le T12.
Je vous rappelle que seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord peuvent travailler
le dimanche, et que ces derniers perçoivent une rémunération en fonction des heures(37
travaillées ainsi que des repos compensateurs, et un doublement, voire un triplement de la
rémunération.
A noter qu’en l’absence d’un arrêté municipal autorisant les cinq dimanches, il serait comme
acquis que nous avons voté pour cette ouverture, et le territoire, ainsi que le Préfet, pourrait
accorder les 12 dimanches.
Je me suis abstenu une année, j’ai voté pour, l’année suivante. On s’était engagé à mener un
débat avec les organisations syndicales, chose que nous n’avons pas faite. Je le regrette. Mais
dès le moment où les collègues m’ont alerté dans leur ensemble, j’ai demandé aux services que
dès janvier, on puisse travailler sur cette question et en discuter. Il ne faut pas que cela
reste en vase clos dans les entreprises, que cela puisse s’ouvrir et que nous puissions
intervenir afin de prendre une décision avec les organisations syndicales et les salariés.
Voilà pour les dimanches.
Ensuite, ce sont les marchés communaux. C’est l’adoption du rapport annuel du délégataire. Il
nous fait part des revenus du marché. Par délibération du 22 novembre 2018, le Conseil
municipal a approuvé la convention de délégation de service public pour la gestion de la halle
et des marchés communaux d’Ivry-sur-Seine, qui a pris effet le 1er janvier 2019. C’est la
société Lombard & Guérin qui exploite, sous forme d’une délégation de service public, les
marchés aux comestibles d’Ivry-sur-Seine.
- En centre-ville, c’est 1 100 mètres linéaires de commerces les mardis vendredis matin et
mercredis après-midi,
- sur le Petit Ivry, c’est 260 mètres, le dimanche matin,
- la Halle Barbusse, c’est 310 mètres, samedi matin.
Le contrat de délégation de service public est signé pour sept ans, jusqu’au 31 décembre
2025. Cette délibération porte sur l’adoption du rapport annuel 2019 du délégataire, et donc
le contrôle des comptes du délégataire, qui s’effectue au cours de la deuxième année de la
délégation en cours.
L’analyse des comptes, vous les avez sur tableau. Je ne vais pas vous les détailler parce que
cela peut être assez long. Le montant de la redevance annuelle forfaitaire pour sa partie fixe
est conforme à l’article 20 de la délégation de service public, qui s’élève à 89 000 euros pour
l’année 2019.
Je vous demande de prendre acte du rapport annuel présenté par la société Lombard &
Guérin, délégataire du service public de la Halle et des marchés communaux, pour l’année
2019.
Ensuite, on a le tarif des droits de place et redevances pour l’année 2021. Dans la convention
de délégation de service public, elle prévoit la fixation du tarif des droits de place selon les
modalités suivantes : la tarification est assise sur le métrage linéaire d’étal correspondant à
la façade commerciale d’une profondeur de deux mètres. Les tarifs sont composés de trois
éléments, à savoir le droit de place, le coût du traitement des déchets et la redevance
d’animation.(38
Afin d’œuvrer à la pérennisation des marchés du quartier de Petit Ivry Barbusse, les droits
de place qui leur sont affectés seront minorés de 10 % par rapport aux droits de place du
marché du centre-ville. Les tarifs applicables à compter du 1er janvier 2021 et pour toute
l’année civile sont fixés comme sur les tableaux que vous avez. La redevance annuelle versée à
la Ville conformément à la convention est fixée à 91 456,40 euros. Et la redevance sera
majorée d’une somme égale à 50 % des recettes annuelles correspondant aux droits de place
perçus par le délégataire au-delà de 411 040 euros hors taxes. Je vous propose aussi
d’approuver cette tarification pour l’année 2021, qui est aussi technique.
J’en ai fini. »
M. BOUYSSOU - « Merci Atef Rhouma. Je n’avais pas remarqué que tu avais un magnifique
pull de Noël. Je crois que c’est comme cela qu’on dit. Cela rappelle un peu la mire de l’ORTF
qu’il y avait dans mon enfance. C’est parce qu’il y a les caméras. Tu as fait un choix pertinent.
Merci pour ton rapport.
Je suppose, je présuppose que la dérogation au travail dominical devrait générer un débat.
Comme tous les ans. Je vois les bras se lever. Nous allons commencer par Kheira Freih
Bengabou. »
Mme FREIH BENGABOU - « Bonsoir, Monsieur le Maire, mes chers collègues. Je ne vais pas
intervenir justement sur ce point. Je vais intervenir sur les points 18 et 19, tout simplement
pour expliquer que le groupe Ecologiste s’abstiendra sur ces points, notamment sur le vote des
tarifs des droits de place.
A travers cette intervention, on souhaite attirer votre attention sur la gestion des marchés
qui, pour nous, est insatisfaisante, que ce soit du point de vue de la relation avec les
commerçants, la gestion de l’espace et du travail de la placière. Pour rappel, le groupe
Ecologiste avait précédemment insisté sur la mise en place du partenariat avec l’association
Biocycle concernant la récupération des invendus afin de redistribuer. Il nous faudra
cependant aller beaucoup plus loin pour avoir des marchés écoresponsables à l’heure du zéro
plastique.
Par ailleurs, les écologistes défendent notamment le retour en régie directe des politiques
publiques. Nous souhaitons, à travers cette intervention, qu’un travail soit engagé sur le
retour en régie directe de la gestion de nos marchés sur Ivry. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU - « Merci. C’est noté. Il semble qu’il y ait une confusion. Une partie des bras
que j’ai vus se lever, c’était pour voter directement, mécaniquement. Sauf Bernard Prieur qui
lui avait bien levé la main pour demander la parole, mais Sarah Misslin et Ouarda Kirouane se
sont laissées distraire par mon pouvoir de persuasion. J’ai essayé d’opérer une digression en
complimentant le tricot d’Atef Rhouma, et cela suffit à vous distraire, vraiment. Bernard
Prieur, je t’en prie. »
M. PRIEUR - « Oui, c’était par rapport au repos dominical. Merci Atef Rhouma pour la
présentation qui nous permet d’y voir beaucoup plus clair sur les conséquences d’une décision
qui serait prise ce soir. Merci pour ce travail, parce que c’est vrai que cela a fait l’objet de
débats.
Ce sur quoi je voulais intervenir, c’était que quand on parle du travail le dimanche, je ne peux
pas le réfléchir ou le penser uniquement comme : suis-je pour ou suis-je contre ? Je ne peux(39
pas me résoudre simplement à le penser comme cela. Je ne peux pas me résoudre à le penser
en dehors du contexte économique et social dans lequel on est. Nous sommes dans un système
qui se nourrit de la précarité. Ce sont les gens précaires sans travail, les gens précaires mal
payés qui seront les premiers à être intéressés pour travailler le dimanche.
C’est pour cela qu’effectivement, tu as raison, Atef Rhouma, il y a un travail à réaliser avec les
organisations syndicales pour qu’un droit apparaisse et protège véritablement les employés.
Parce que la notion de volontaire, j’ai toujours quelques doutes par rapport à la position
volontaire dans des univers tels que Carrefour et autres. Chacun en pense ce qu’il veut, mais
j’ai quelques doutes.
Il y a aussi une réflexion à avoir avec l’ensemble de la population, parce que c’est un problème
qui engage tout le monde. Chacun peut dire que chacun va faire des courses le dimanche.
Qu’est-ce que cela veut dire travailler le dimanche ? Cela veut dire qu’on ferme tout ? Il n’y a
plus de théâtre, plus de cinéma, etc. On va me dire : mais attends, il y a des trucs, ce n’est pas
pareil. Le théâtre ce n’est pas pareil, le cinéma ce n’est pas pareil, les petits commerces ce
n’est pas pareil. Oui, mais lui, c’est le gérant, donc ce n’est pas pareil.
A un moment donné, il y a une vraie réflexion à avoir, ne serait-ce que pour faire émerger un
vrai droit. C’est uniquement parce qu’il y aura un vrai droit qu’il y aura un vrai choix. Et là, pour
le coup, la question des salaires pourra être posée. Je fais partie de ceux qui pensent qu’un
jeune, à partir de 18 ans, doit avoir un salaire. On l’appellera le SMIC jeune, on l’appellera
comme on veut, mais il n’est pas normal que des jeunes étudiants et de jeunes étudiantes
soient obligés de travailler pour payer leurs études, même pas pour payer leurs études, pour
se nourrir, pour se loger. Chacun sait aujourd’hui la situation de précarité dans laquelle se
trouve le monde étudiant. On sait aussi qu’il y a des problèmes de prostitution, il faut le dire,
même dans des lieux comme ici.
La question : est-ce qu’on est pour ou contre le travail le dimanche ? Je comprends qu’on se la
pose, mais je me refuse de me la poser comme cela. Par contre, et sans avoir l’impression de
me contredire et justement parce que je ne veux pas priver ces gens qui n’ont rien, ou presque
rien, de ce revenu, aussi minime soit-il, je voterai et je l’assume, non pas pour, mais pas
contre. Chacun comprendra ce qu’il veut. Merci. »
M. BOUYSSOU - « C’est pas mal. Je ne suis pas pour, mais je ne voterai néanmoins pas
contre. J’ai tout à fait compris le sens de ton vote, Bernard Prieur, et j’aurais à peu près le
même d’ailleurs. Je crois qu’il y avait Fabienne Oudart, Monsieur Hardouin et Sabrina Sebaihi,
ensuite. Fabienne Oudart, vas-y. »
Mme OUDART - « Je vais me positionner de façon un peu plus archaïque. Je vais voter
contre et je vais expliquer pourquoi. Beaucoup de partis politiques de gauche depuis très
longtemps, et je vais reprendre un peu l’argument qu’a donné Bernard Prieur, se battent pour
un droit, un revenu. Un des arguments qui a été beaucoup avancé, c’est : oui, mais travailler le
dimanche permet de payer ses études, ça permet ceci, ça permet cela. Depuis de nombreuses
années, beaucoup de partis progressistes se battent pour que les étudiants aient le droit à un
revenu. C’est un droit. Et qu’ils aient le droit à faire des études sans avoir à travailler le soir,
le dimanche, en semaine, car on sait bien que les populations des étudiants plus pauvres ont
des difficultés à poursuivre leurs études à cause du fait qu’ils soient obligés de travailler
parfois le dimanche, parfois d’autres jours.(40
Je voterai contre pour cette raison, ce qui me semble être un argument très juste. C’est une
question de principe, on doit se battre pour qu’il y ait des revenus décents pour tout le monde,
pour pas qu’il y ait obligation à travailler le dimanche.
Je voterai contre aussi, en sachant qu’on va voter pour que Carrefour, qui, malgré des aides
assez conséquentes de l’Etat, n’a pas produit d’emploi. Il a profité de la crise Covid pour
mettre des gens au chômage, pour pouvoir donner des dividendes à ses actionnaires. Me dire
que moi, communiste, je vais voter pour qu’ils puissent continuer à se faire du lard sur la
précarité, franchement, pour moi ce n’est pas possible.
Et, je vais voter contre encore plus ce soir, car je ne sais pas si vous avez écouté ce qui se
passe pour la culture. Ce soir, on vient d’apprendre que les théâtres vont encore fermer. Peut-
être que je pourrais voter pour, si on disait que les gens de théâtre puissent aller à Carrefour
proposer des actions culturelles et qu’ils soient payés. Ouvrons Carrefour au Duende, ouvrons
Carrefour au TQI, ouvrons Leroy-Merlin pour que ces gens qui sont en train de crever
puissent exister.
Je voterai vraiment contre ce soir, encore plus que d’habitude. »
M. BOUYSSOU - « Après, le "je ne suis pas pour, mais je ne voterai pas contre", nous avons
le degré de vote contre. Les votes contre et les votes très contre. Nous avons un débat
intéressant.
Ensuite, il y a Monsieur Hardouin qui va graduer lui aussi son vote. J’espère. »
M. HARDOUIN - « Je ne sais pas. Je crois que j’ai besoin d’aide, parce que si j’ai bien
compris ce que je viens d’entendre, Sabrina Sebaihi propose de voter contre quelque chose
qui est déjà le minimum qui est prévu dans la loi, c’est cela ? »
M. BOUYSSOU - « Sabrina Sebaihi n’a pas parlé, c’est Fabienne Oudart. Il ne faut pas
confondre Sabrina Sebaihi et Fabienne Oudart. Si vous dites en dehors de cette assemblée
que Sabrina Sebaihi, comme l’a affirmé Fabienne Oudart est communiste, je crains que nous
ayons un léger problème de majorité. Je vous serais reconnaissant de ne pas l’induire,
Monsieur Hardouin, Merci. »
M. HARDOUIN - « C’était peut-être finalement mon intention de créer un peu de confusion
dans la majorité. Je trouve que c’est intéressant de débattre de cette question et je me
réjouis que le débat ait lieu. Parce que dans la position de principe qui a été exposée tout à
l’heure, vous proposez une résolution fondée sur l’opinion des organisations syndicales. Je
respecte tout à fait les positions des organisations syndicales, mais je préférerais que ce soit
celles du Conseil municipal, au sens où finalement, il n’y a pas forcément toujours identité de
vue entre des organisations syndicales et un conseil municipal. Même si, par la majorité qui est
ici, on sait qu’il y a des liens de nature amicale, tout à fait compréhensibles, ce n’est pas une
remise en cause. Mais je trouve que le débat mérite qu’on se pose la question en tant que
conseil. Parce que la question est difficile.
Il y a des besoins de personnes qui sont en recherche d’emploi. On peut regretter qu’il n’y ait
peut-être pas un revenu minimum pour des étudiants, pour qu’ils puissent se nourrir et se
loger normalement. Mais on peut aussi imaginer que des gens ont besoin d’y travailler de façon
extra, même si nous pouvons le regretter et que le débat soit simplement sur une position
d’une organisation syndicale. En plus, si j’ai bien compris, si j’ai bien lu les textes(41
d’organisations syndicales de quelques sociétés, notamment Carrefour, notamment des
hypermarchés. Si j’ai bien compris. Ai-je bien compris ? »
M. BOUYSSOU - « Oui. Vous avez compris qu’on limite les dégâts à 5 dimanches alors qu’on
pourrait aller jusqu’à 12, et que si on ne va pas à cette limitation, on se mettrait en situation
de ne décider de rien et le préfet et le territoire pourraient décider à notre place. Si j’ai
bien compris ce qu’a dit Atef Rhouma tout à l’heure.
Ensuite, il y a Sabrina Sebaihi, justement. »
Mme SEBAIHI - « Bonsoir à toutes et à tous, encore une fois. C’est un débat que nous avons
tous les ans, et tous les ans, on se dit qu’on va aller discuter avec les syndicats pour voir
quelle est leur position par rapport aux salariés, et surtout parce qu’avant tout, cela doit être
la décision des salariés.
Je viens d’entendre la dernière intervention sur la question du revenu, y compris pour les
jeunes. Nous pouvons faire plus que le regretter. Je crois que vous êtes le parti qui
représente toujours le gouvernement. Vous pouvez même vous battre et faire passer des lois
pour cela. Je vous invite, au-delà de le regretter, à faire passer le message plus haut, et à
demander qu’il y ait un travail qui soit fait en ce sens.
Aujourd’hui, effectivement, ceux qui sont les plus précarisés et ceux qui doivent travailler le
dimanche, ce sont les étudiants pour pouvoir financer leurs études, pour pouvoir payer leur
loyer, pour pouvoir se nourrir. Je le sais puisque j’ai travaillé cinq ans à Carrefour à Ivry en
tant que caissière, je peux vous dire que le dimanche payé triple, cela fait extrêmement du
bien au porte-monnaie quand il est vide. Quand on est dans cette situation, ce n’est pas un
choix de travailler le dimanche, mais cela devient une obligation.
C’est un débat compliqué, mais j’espère que l’année prochaine, je compte sur Atef Rhouma,
pour que nous ne soyons pas dans la même situation, à nous demander que l’année 2022 nous
allions rencontrer les syndicats des grandes surfaces pour voir avec eux ce qu’il en est, mais
que nous ayons bien tous les éléments de réponse dont nous aurons besoin pour nous décider.
On votera un peu comme Bernard Prieur, on ne votera pas… Je ne sais plus comment tu as dit,
mais, on va faire comme toi. Merci. »
M. BOUYSSOU - « Bernard Prieur, tu fais des émules au sein de la majorité, c’est très bien.
Romain Marchand a demandé la parole. »
M. MARCHAND - « Oui, c’est effectivement un débat que nous avons chaque année, et sur
lequel on n’a jamais été au bout de l’idée. Je suis par principe opposé au travail du dimanche
pour toutes les bonnes raisons qu’a expliquées Bernard Prieur et celles aussi qu’a données
Fabienne Oudart.
Mais le fait est que dans cette ville, depuis au moins 15 ou 20 ans, en tout cas depuis que l’avis
du Conseil municipal est sollicité sur cette question, on a adopté la première fois, en ayant
fait ce travail justement, d’entendre les syndicats et les salariés qui, pour un certain nombre,
demandaient qu’on puisse permettre ces autorisations, on accorde cette dérogation. Je
précise, Atef Rhouma l’a bien expliqué, qu’on l’accorde dans une version minimaliste par
rapport à ce que la loi permet, puisque c’est cinq dimanches seulement.(42
Et il faut bien préciser que cela s’applique à l’ensemble des commerces de détail. On
caricature un peu, je trouve, le débat autour de Carrefour et compagnie. Il y a aussi
l’ensemble des commerces, parce que ceux qui peuvent ouvrir le dimanche matin, sauf erreur
de ma part, ce sont les commerces de bouche, mais tous les autres pourront de ce fait aussi
ouvrir toute la journée, notamment au moment des périodes de Noël.
Je ne veux pas me faire le chantre du travail le dimanche, encore une fois j’y suis par principe
opposé, mais je crois que ce n’est pas une décision qu’il faut prendre en chambre comme cela,
indépendamment d’un dialogue social avec ceux qui sont les premiers concernés.
Il y a des entreprises où les organisations syndicales, parce qu’elles représentent les salariés,
décident, après débat, après examen de telle ou telle situation concrète, d’être favorable à
du travail le dimanche. Nous l’avons vécu dans une entreprise ivryenne, pas plus tard que
l’année dernière, parce que des intérêts liés à ceux de l’entreprise étaient en jeu.
Nous pouvons ne pas le partager à titre politique, mais il y a un moment donné, je crois qu’on
ne fait pas le bonheur des gens malgré eux. C’est avec les premiers concernés qu’il faut
dialoguer et prendre les décisions. J’appelle vraiment à ce que, et je pense qu’Atef Rhouma s’y
tiendra, j’en prends un peu ma part de responsabilité parce que j’aurais pu aussi l’animer dans
le mandat précédent, mais à ce que l’on mène vraiment ce débat. Cela peut être un débat
passionnant qui ouvre d’ailleurs sur des revendications, sur des actions qui permettent
d’améliorer les droits des salariés, ou la conscience politique des salariés pour pouvoir
conquérir de nouveaux droits.
Je voterai pour ce soir parce qu’il faut se garder de vouloir faire le bonheur des gens malgré
eux. »
M. BOUYSSOU - « Merci Monsieur Bouillaud. Allez-y, je vous en prie. »
M. BOUILLAUD - « Merci Monsieur le Maire. C’est vrai que chaque année, on a ce débat qui
porte sur les mêmes thèmes, sur les mêmes motifs, les mêmes raisons. Nous voterons pour les
cinq dimanches. Dans le contexte des commerces et des commerces physiques tels que nous
pouvons les avoir à Ivry, c’est important de soutenir un peu aussi nos commerces.
Parce que dans un monde assez concurrentiel, et notamment si les villes choisissent plus que 5
dimanches, forcément sur les 7 autres dimanches qui peuvent aller jusqu’à 12 dimanches, on
peut très bien avoir des gens, des clients qui iront sur d’autres communes qu’Ivry-sur-Seine.
Dans le contexte actuel, où c’est important pour ces commerces de pouvoir continuer à
travailler, même si c’est le dimanche, on peut le déplorer aussi par ailleurs, puisque forcément
on met en cause des journées importantes, c’est important.
Là, c’est pour l’année 2021. Pour beaucoup de commerces, cela va être très difficile tout au
long de l’année 2021, donc nous voterons pour. Et même peut-être qu’exceptionnellement, nous
aurions pu augmenter ce chiffre pour aussi soutenir nos commerces, peut-être que pour
l’année 2021, pour éviter que d’autres clients partent sur d’autres communes.
Sur ce sujet, cela peut être intéressant d’avoir aussi une évaluation comparative avec ce que
font nos voisins. Merci beaucoup. »
M. BOUYSSOU - « Nawel Hallaf-Isambert. »(43
Mme HALLAF-ISAMBERT - « Bonsoir à tous. Déjà, c’est une première prise de parole dans
le cadre du Conseil municipal. C’est tout à fait intimidant.
(Applaudissements)
Je n’en attendais pas tant. J’allais parler de mon impression un peu complexe, quand on
devient d’accord avec la dernière prise de parole, mais Monsieur Bouillaud, vous venez de
remettre un peu les choses dans l’ordre. Ce n’est pas vraiment sur la dernière intervention par
rapport au Groupe Carrefour, je serais plutôt d’accord avec Fabienne Oudart qui a pris la
parole tout à l’heure.
Maintenant, j’apprécie de retrouver cette qualité d’échanges et de débats au sein de notre
majorité. Cela me rappelle les moments où on a commencé aussi il y a quelques mois à
échanger. Je pouvais avoir justement cette sensation très riche de me nourrir des avis de
chacun.
A la fois sur cette question, ce que j’ai envie d’exprimer ce soir, c’est que justement, en vue
de la qualité des interventions et surtout de l’argumentaire qui a pu être posé par chacun
d’entre vous, je dirais, maintenant par chacun des colistiers, je préférerais m’abstenir sur
cette question parce que je n’ai pas réussi à trancher, je n’ai pas réussi à prendre peut-être le
temps des discussions approfondies avec la plupart d’entre vous. C’est une attente que j’aurais
aussi sur les mois à venir.
Je retiendrai la proposition d’Atef Rhouma à partir de janvier, de pouvoir établir un débat un
peu plus riche et qui nourrira ma réflexion politique tout à fait nouvelle. C’est la raison pour
laquelle je préfère m’abstenir sur ce vote. »
M. BOUYSSOU - « Merci Nawel Hallaf-Isambert. Tu témoignes dans ton intervention de ce
que je souhaite pour notre Conseil municipal. Je souhaite que, comme tu viens de le faire,
simplement, chacun se sente en capacité de donner son avis, de faire part de ses
préoccupations. C’est effectivement comme cela, par cet échange simple qu’on va pouvoir
transformer un peu l’institution municipale. Pour cela, je te remercie.
Atef Rhouma, tu voulais apporter quelques éléments de réponse pour conclure. »
M. RHOUMA - « Je voulais répondre déjà dans un premier temps à Kheira Freih Bengabou
sur la gestion des marchés. Effectivement, il y a une marge de progrès à avoir, notamment sur
la gestion des déchets, du tri à la source. Aujourd’hui, chaque commerçant doit trier ses
déchets à la source.
D’ailleurs, des travaux ont été entrepris avec ces espèces de BAV enterrées pour que le tri
puisse se faire et qu’on ne se retrouve pas avec des amas de cartons, de fruits, de légumes,
de papier en fin de marché pour que le ramassage puisse être plus efficace. Il restera
toujours une marge de progression.
Je rencontre maintenant, depuis ma prise de fonction, la placière chaque mois pour qu’elle me
fasse état un peu de l’ambiance sur le marché. Je rencontre aussi des représentants des
commerçants qui me font aussi le même état de leurs relations avec leurs autres collègues, la
relation avec la placière pour essayer de faire progresser les choses. Ce que tu me dis m’a été
remonté.(44
C’est pour cela que j’ai pris le problème à bras-le-corps et on essaye de faire que la gestion
s’améliore. C’est notamment le cas aussi sur la gestion de tout ce qui est plastique, blister et
autres. Je souhaite qu’un travail soit mis en place afin de voir les plastiques disparaître du
marché.
Tu as salué la démarche aussi Biocycle. On a fait le bilan avec eux il y a une semaine et demie.
Biocycle, c’est une entreprise de l’économie sociale et solidaire qui intervient sur le marché
les mardis et vendredis, et qui fait du ramassage. A la base, ils devaient ramasser tout ce qui
était invendu ou tout ce qui était produit, entamé. Sauf que les commerçants se sont inscrits
dans une démarche où aujourd’hui, ils donnent de leur stock propre, et ils ne donnent plus tous
les produits qui sont abîmés, touchés. C’est ce qui fait que par mardi et par vendredi, on a à
peu près 300 kg en termes de ramassage.
Cela a permis à l’entreprise Biocycle de créer un emploi en insertion sur un contrat de
25 heures. Ils ont réussi à le pérenniser. Ils nous ont fait la demande, c’est une délibération
que nous allons voter au mois de février prochain pour le renouvellement de la convention. La
convention devait s’arrêter au mois de décembre, mais elle a été prolongée jusqu’au mois de
février, due au mois de confinement, mais nous devons renouveler.
Aujourd’hui, elle est à hauteur de 18 000 euros. Ils vont nous demander un peu plus. C’est
aussi des échanges que nous allons avoir entre nous, pour voir si on accorde un peu plus, ou si
on reste sur les 18 000 euros.
Sur le passage en régie directe, je t’avouerai que c’est compliqué en termes de gestion de
coûts de personnel, notamment. Parce qu’un marché, ce n’est pas que l’heure à laquelle il
commence. Il commence à partir de l’heure d’installation. En général, c’est deux heures ou
trois heures du matin. Il va être compliqué, et je ne le souhaite pas, que ce soit des employés
communaux qui se réveillent à cette heure-là, même des employés autres, parce que pour moi
ce sont des conditions, notamment de travail en hiver, qui sont assez compliquées, assez
complexes. Se lever à deux heures ou trois heures du matin pour venir installer le marché,
retourner dormir, et venir désinstaller, etc., c’est hyper complexe en termes de travail. Si on
décide de passer en régie directe, ce sont ces conditions qu’on va devoir imposer à nos
employés communaux.
En plus de cela, il va falloir mettre les ASVP dans la boucle pour le paiement des places, etc.
C’est tout un mécanisme qui est assez complexe. J’ai demandé à le faire chiffrer, pas dans
l’immédiat, mais c’est quelque chose qu’on va faire. Je pourrai vous présenter le coût que cela
aura pour la commune.
Ensuite, concernant Carrefour, pourquoi j’ai décidé de porter cette délibération ? C’est
qu’aujourd’hui, par habitude, comme nous l’avons dit, les choses se sont installées. C’est cinq
dimanches, c’est inscrit au sein notamment des salariés et de leurs familles. C’est le moment,
comme l’a dit Sabrina Sebaihi tout à l’heure, qui leur permet d’avoir un pécule en plus pour
payer les fournitures de rentrée scolaire, pour payer les cadeaux de Noël, pour améliorer les
conditions de vie.
Je suis tout à fait d’accord avec mes collègues. Effectivement, le dimanche ne doit pas être
un jour travaillé, il doit être consacré au repos, il doit être consacré à la vie familiale. C’est un
débat, comme l’a dit Bernard Prieur, qu’on doit avoir parce qu’il est hyper complexe. Carrefour
souhaite faire travailler ses salariés le dimanche sur la base du volontariat, j’en doute. J’ai(45
été étudiant. J’ai travaillé aussi pour des entreprises de ce type. En général, si vous dites que
vous ne voulez pas travailler le dimanche, ils ne vous embauchent pas. On vous suggère
fortement de travailler.
Comme je l’ai dit, je m’y engage en attendant que l’on puisse mettre un jour en place un salaire
minimum, un salaire pour les étudiants. Je retiens aussi la proposition de Fabienne Oudart. Je
vais proposer à Carrefour et à la gestionnaire de Quai d’Ivry de pouvoir faire des spectacles
dans la galerie pendant cette période de confinement. C’est une idée. »
M. BOUYSSOU - « Merci Atef Rhouma. Je me range à la position de Bernard Prieur. C’est-
à-dire que bien qu’étant contre, je vais voter pour, ou je ne sais plus comment on dit. Cela
n’aura échappé à personne, je suis pour une transformation profonde de la société qui passe
par deux choses fondamentales : un revenu universel pour les étudiants, les jeunes qui leur
permettent de faire leurs études pleinement et entièrement, sans être obligés de sacrifier le
peu de temps de loisirs qu’ils pourraient avoir pour gagner des salaires et survivre, etc.
Le modèle tel qu’il est aujourd’hui n’est pas le bon, et n’est pas respectueux de l’avenir de
cette jeunesse. Il y a des choses dans la vie bien plus épanouissantes que d’aller travailler à
Carrefour ou que d’aller travailler chez McDo pour être moins bien payés que les salariés sous
contrat à durée indéterminée, etc., et être exploités souvent de manière importante. C’est
indéniable.
Je suis aussi pour une réduction massive du temps de travail et un autre partage de l’emploi
qui est possible dans notre pays. Je suis pour, par exemple, qu’il y ait trois jours par semaine
de congé pour l’ensemble des salariés de ce pays, le vendredi, qui permettra aux musulmans
d’aller à la Grande prière collective, le samedi qui permettra aux Juifs de faire Chabbat
tranquillement, et le dimanche qui permettra aux chrétiens d’aller à la messe. Parce que c’est
aussi une référence.
Je comprends l’attachement aux repères ancestral du dimanche comme étant le jour où
toutes les familles se retrouvent, c’est le repère dans notre société aujourd’hui, mais ce n’est
pas le seul repère. Les repères se diversifient. Et trois jours, ce serait une vraie réduction du
temps de travail et une vraie capacité de choses. Et on garderait ces trois jours justement
comme nous l’indique Fabienne Oudart, pour se distraire, se cultiver, voir ses amis, sa famille,
quand il n’y a pas le Covid, bien entendu, sinon, on ne peut pas être plus que six, mais d’avoir un
délai plus large pour pouvoir profiter de la vie simplement.
C’est possible dans le monde tel qu’il est, on pourra avoir trois jours par semaine de congé. Ce
serait bien. Cela nous aiderait tous. On aurait du temps pour les associations, pour militer
dans les syndicats, dans les partis politiques, etc. Ce serait très bien.
Mais dans cette période où nous n’avons pas encore réalisé la révolution, il faut que de temps
en temps, dans l’exercice de gestion, on articule une série de compromis. Je trouve que le fait
de se dire qu’au lieu d’aller aux 12 dimanches maximum, on se contente de 2 dimanches et que
l’on évite, en faisant cela, que le préfet prenne la main pour aller plus loin, on envoie un
message et on limite les choses.
Ceci dit, je rejoins totalement tout ce qui a été dit sur la nécessité de réinterroger cette
question, bien au-delà du cercle du Conseil municipal, et de voir avec les salariés, avec les
comités d’entreprise, avec aussi les commerçants concernés de la ville. Parce que là, on vit un(46
moment, et je renvoie à ce qu’a dit Atef Rhouma dans son information tout à l’heure sur la
situation du commerce qui est aussi préoccupante.
Il faut peut-être envoyer le signe de dire que cette année, le Conseil ne prend pas position et
ne délibère pas sur le sujet. Je ne suis pas bien certain que les commerçants d’Ivry, bien au-
delà de Carrefour d’ailleurs, parce que cela en intéresse d’autres, Picard et les petits
commerces de proximité, je ne suis pas bien sûr que ce message serait compris.
C’est pourquoi je vais voter pour cette délibération, bien qu’étant pour une transformation
plus profonde de la société.
Puis, je regarde Audrey Medeville. Nous avons depuis longtemps désacralisé le dimanche dans
les hôpitaux, plus maintenant, mais j’assume d’autres trucs. Mais à l’époque, on assumait un
dimanche sur deux dans notre roulement, parce que le service public continue. Et c’était
nécessaire, comme dans les milieux de la culture d’ailleurs, c’est un peu la même chose quelque
part.
Qui travaille le dimanche ? Oui, je travaille parfois le dimanche, mais ce n’est pas une
contrainte, c’est un bonheur le travail que je fais le dimanche. Ce n’est pas la même chose.
Bien, écoutez, l’administration est fébrile, car il va falloir compter les votes, donc il va falloir
tenir les bras levés un peu plus longtemps qu’à l’accoutumée.
Je propose de mettre aux voix ce point sur la dérogation au travail du dimanche. Et les deux
autres points, moins fondamentaux, vous les reporterez sur vos feuilles de vote et je vous
dirai quelque chose sur la feuille de vote un peu plus tard.
Qui est pour la délibération que nous a soumise Atef Rhouma ? Levez bien les bras parce qu’il
faut nous compter sur ce sujet. Vous me dites quand nous pouvons baisser les bras. C’est bon,
les pour ont été enregistrés. Qui est contre cette délibération ? A force de dire je vote pour,
mais je suis contre, je ne sais plus où j’habite. C’est bon. Qui s’abstient ? Il ne suffit pas de
compter les mains levées. Il faut aussi reporter les procurations. Je ne pourrai pas vous
donner le résultat du scrutin tout de suite. Il va falloir attendre qu’on me donne les choses.
Est-ce bon pour les abstentions ? C’est bon ? Merci. Je crois que la délibération est adoptée.
Je vous donnerai peut-être le compte des votes un peu plus tard en reportant les
procurations, mais je pense que oui la délibération est adoptée. »
M. Le Maire met aux voix
LE CONSEIL,
17/ EMET un avis favorable à la demande d’ouverture des commerces de détail les dimanches 5 septembre, 5
décembre, 12 décembre, 19 décembre et 26 décembre 2021.
(27 voix pour, 7 voix contre : Mmes BERNARD, OUDART, BLONDET, GILIS, KIROUANE, LALANDE et M. BUCH
et 11 abstentions : MM. PECQUEUX, BERTOUT-OURABAH, GASSAMA, Mmes BOUFALA, HALLAF-ISAMBERT,
MM. BAMBA, BADI, Mme MACALOU, M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)(47
18/ FIXE, à compter du 1er janvier 2021, les droits de place sur les marchés d’approvisionnement de la Ville dans le
cadre de la convention de délégation de service public et PRECISE que la redevance de 91 456,40 € (quatre-vingt-
onze mille quatre cent cinquante-six euros et quarante centimes) HT sera majorée d’une somme égale à 50 % des
recettes annuelles correspondant aux droits de place perçus par le délégataire au-delà de 411 040 € (quatre cent
onze mille quarante euros) HT.
(32 voix pour, 4 voix contre : LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD et 9 abstentions :
M. BERTOUT-OURABAH, Mme BOUFALA, Mme SEBAIHI, M. GUESMI, Mme FREIH BENGABOU,
MM. MASTOURI, M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
19/ PREND ACTE du rapport annuel de la Société Lombard et Guérin, délégataire du service public des marchés
d’approvisionnement de la Ville pour l’exercice 2019.
(32 voix pour, 4 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD et 9 abstentions :
M. BERTOUT-OURABAH, Mme BOUFALA, Mme SEBAIHI, M. GUESMI, Mme FREIH BENGABOU,
MM. MASTOURI, M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
20/ ADOPTE la Charte des Espaces naturels du Val-de-Marne portant sur la dynamique partenariale du Schéma
Départemental des ENS 2018-2028.
(unanimité)(48
POINT 20
Schéma départemental des Espaces naturels Sensibles 2018-2028
Charte des espaces naturels du Val-de-Marne
- charte
POINT 21
Convention portant replantations ponctuelles d’arbres le long des routes
départementales
- convention
Rapporteur : Clément Pecqueux (Ecologie urbaine – Coordination de l’intercommunalité)
M. BOUYSSOU - « Je passe maintenant la parole à Clément Pecqueux, qui a trois
délibérations à nous présenter ce soir, dont une qui est un peu le point d’orgue de notre ordre
du jour sur la gestion de l’eau potable. A toi, Clément Pecqueux. »
M. PECQUEUX - « Merci Monsieur le Maire. Effectivement, je veux vous proposer qu’on
discute les deux premières délibérations ensemble, ensuite de faire un point un peu plus
approfondi sur la troisième délibération, puisque c’est un enjeu très important pour notre
ville.
Le point 20 qui est présenté, il s’agit d’acter un point d’étape du schéma départemental des
espaces naturels sensibles décennal 2018–2028. Il est élaboré avec le département qui a
engagé une concertation partenariale auprès des acteurs institutionnels et associatifs dont
notre ville fait partie, entre les mois de janvier et de juin 2019.
Il y a eu plusieurs rencontres, beaucoup de participants et le département ont pu structurer
un plan d’action du schéma des espaces naturels sensibles, dont une grande partie ouvre à
l’implication des partenaires. Ce schéma porte sur quatre axes déclinés en plans d’action.
- Le premier axe, c’est la meilleure connaissance, la consolidation et le développement de
la trame naturelle départementale pour en faire un support de biodiversité.
- Le second axe est la sensibilisation du plus grand nombre pour faire évoluer les
pratiques au sein des espaces naturels sensibles.
- Le troisième axe, c’est le développement de l’agroécologie dans les espaces agricoles.
- Enfin, le quatrième axe vise à compléter et valoriser le réseau des itinéraires de
promenade et de randonnée pédestre.
Ce plan d’action partenarial vise une mise en œuvre de ce plan d’action à cinq ans et se donne
l’opportunité d’être évolutif. Il prend forme dans une charte des espaces naturels du Val-de-
Marne qui a été annexée à la délibération que vous avez.
Cela s’adresse aux autres acteurs du territoire, donc notre ville, qui souhaitent contribuer à
la préservation de la biodiversité, et la trame verte et bleue en Val-de-Marne. Cette charte a
été validée par les partenaires en comité partenarial. Nous vous proposons de la valider
également.(49
Le point 21 : il s’agit de la reconduction d’une convention que nous passons également avec le
département du Val-de-Marne, concernant la politique de gestion du patrimoine arboré le long
des routes départementales. C’est un programme pluriannuel dans lequel le département prend
des engagements pour le renouvellement ponctuel des arbres d’alignement qui sont
vieillissants ou malades et que nous devons donc abattre et remplacer.
Cette charte est en place depuis mai 2014 et elle doit être reconduite pour une durée de
six ans. Dans cette charte, le Conseil départemental fournit gratuitement les plants d’arbres
avec des calibres permettant aux sujets de vivre correctement en milieu urbain. La commune
procède à l’implantation de ces arbres et prend en charge leur confortement, et le Conseil
départemental assure l’ensemble des opérations d’élagage et de taille.
Dans la précédente convention, il n’a pas été utilisé ce système parce qu’on n’en a pas eu
besoin puisque les arbres étaient en bonne santé. Je précise simplement que c’est bien pour
des remplacements ponctuels d’arbres et non pas des alignements d’arbres, puisque ce n’est
pas le même système qui doit être mis en œuvre si c’est le cas. »
M. BOUYSSOU - « Tu ne proposes pas d’enchaîner la suite. Tu proposes là-dessus, mais là-
dessus, y a-t-il des observations ? Parce que je comptais qu’on utilise les feuilles de vote sur
ces deux premières délibérations. Y a-t-il des observations ? Je n’en vois pas. Je vous renvoie
à vos feuilles de vote. »
LE CONSEIL
20/ ADOPTE la Charte des Espaces naturels du Val-de-Marne portant sur la dynamique partenariale du Schéma
Départemental des ENS 2018-2028.
(unanimité)
21/ APPROUVE la convention avec le Département du Val-de-Marne relative à la replantation ponctuelle d’arbres
le long des routes départementales, pour une durée de 6 ans.
(unanimité)(50
POINT 22
Gestion de l’eau potable
Création d’une régie de l’eau – Avis de principe
Rapporteur : Clément Pecqueux (Ecologie urbaine – Coordination de l’intercommunalité)
M. BOUYSSOU - « Cela te permet, Clément Pecqueux, de poursuivre sur le point suivant. »
M. PECQUEUX - « Merci Philippe. Là, nous allons débattre de la question de la gestion de
l’eau potable au sein de notre ville. Je vais faire une présentation rapide, la plus rapide
possible, mais c’est un sujet très complexe et technique, donc il faut avoir tous les éléments
de connaissance pour pouvoir délibérer correctement. Je vais essayer d’être le plus succinct
possible sur le contexte, ensuite, on pourra débattre et je serai prêt à répondre à vos
questions.
De 1922 à 2015, la compétence de l’eau potable de niveau communal a été exercée à Ivry-sur-
Seine par le Syndicat des eaux d’Ile-de-France, qu’on appelle le SEDIF, auquel la commune
était adhérente. Le SEDIF, c’est un mastodonte qui gère l’eau pour 151 communes sur la
région et qui a fait le choix de passer un marché avec Veolia, qui est chargé de la production
et de la distribution de l’eau potable à Ivry.
En 2016, la compétence sur l’eau potable a été transférée à l’Etablissement public territorial
Grand Orly Seine Bièvre, le T12, dont nous faisons partie. La loi prévoyait à ce moment-là que
la sortie des établissements publics du SEDIF pouvait être automatique au bout de deux ans,
avec la possibilité d’y réadhérer ou non. Cette opportunité, qui était exceptionnelle à ce
moment-là, a permis à certaines communes, dont Ivry, de ne pas réadhérer immédiatement au
SEDIF pour se laisser le temps de voir s’il y avait d’autres solutions.
Par délibération de novembre 2017, notre Conseil municipal a demandé à l’établissement public
du T12 de ne pas adhérer au SEDIF pour son compte, tout en signant une convention qui
permettait de prolonger la distribution de l’eau potable dans les mêmes conditions, et pouvoir
se laisser le temps de voir d’autres modes potentiels de distribution de l’eau potable. Cette
convention arrive à échéance au 31 décembre 2020. C’est dans ce cadre que nous devons
délibérer ce soir.
Depuis trois ans, les études qui ont été missionnées par le T12 nous ont permis d’entrevoir
finalement une réelle potentialité pour reprendre le contrôle en régie publique de l’eau
potable. Ces études ont été menées et demandées par plusieurs communes du T12, qui ont fait
et qui font encore partie de la démarche de prospection pour un retour en régie publique. Ces
conclusions données par les différents bureaux d’études juridiques et techniques ont été
adressées aux élus. Globalement, elles dessinent quatre scénarios de possibilités de sortie du
SEDIF.
Deux scénarios sont les plus favorables pour les communes, dont nous faisons partie et qui
sont d’office rejetées par le SEDIF.
Deux autres scénarios plutôt souhaités et compatibles avec les ambitions du SEDIF sont les
plus désavantageux pour les communes. Ils prévoient notamment des coûts extrêmement(51
élevés pour les travaux d’isolement des réseaux, et un prix de l’eau à l’achat extrêmement
excessif.
En réalité, la volonté politique des communes de disposer de leur eau n’a jamais été prise
comme un point de départ dans les discussions que nous avons eues. Nous considérons qu’à la
sortie de ces études, il y a de nombreuses réserves que nous émettons quant aux desiderata
du SEDIF. Nous nous appuyons notamment sur des expertises sur ce domaine de l’eau publique
et également sur les positions de l’Etat qui dit que le retour en régie publique de l’eau est une
voie que les collectivités doivent privilégier, en raison de la nécessaire reprise en main de
leurs infrastructures par la puissance publique, et des prix de l’eau distribuée, le tout sans
que les travaux lourds en termes économiques et techniques, ne soient envisagés parce qu’ils
sont coûteux et inutiles.
Une fois qu’on a posé cela, on voit bien que nous avons des arguments sérieux à faire valoir au
SEDIF pour engager un combat institutionnel et politique auquel nous devons faire face tous
ensemble.
Au point où nous en sommes rendus aujourd’hui, le Président du SEDIF a reçu, par
l’intermédiaire des neuf maires qui étaient mobilisés sur cette question, et par l’intermédiaire
du T12, un courrier lui demandant de pouvoir prolonger la convention qui nous lie au SEDIF
afin que nous puissions aller vers les Ivryennes et les Ivryens, et discuter avec eux. Il ne
s’agit pas de discuter du principe du retour en régie publique, puisque nous l’avions mis dans
notre programme municipal qui a été plébiscité par les Ivryennes et les Ivryens. Mais il s’agit
bien de discuter des modalités de mise en œuvre de cette régie publique.
Ce délai nous a été refusé par le Président du SEDIF, par voie de presse et malgré le
contexte dans lequel tout dans ce pays a été arrêté du fait du Covid et de la crise sanitaire,
mais pas les petites conventions que nous avons passées avec le SEDIF, et dans lesquelles
aujourd’hui, nous sommes contraints. C’était pour la partie un peu technique et
institutionnelle.
Je voudrais maintenant revenir sur des points un peu plus fondamentaux. Le premier, c’est
que d’abord, je tiens à dire que Veolia, délégataire de service public pour la distribution de
l’eau potable à Ivry, est une multinationale qui, comme toutes les multinationales, cherche à
maximiser ses profits en baissant ses coûts d’exploitation et en faisant payer ses coûts
d’investissement par les usagers pour pouvoir dégager des dividendes importants pour ses
actionnaires.
Je voudrais dire aussi qu’aujourd’hui, à la bourse de Chicago, il y a des contrats futurs sur
l’eau qui s’échangent pour la première fois à la bourse. Pour 1 200 mètres cubes d’eau, en
janvier 2021, ce sera 500 000 dollars. Mais que sont-ils en train de faire ? Ils sont en train
aujourd’hui de faire de la spéculation sur un bien essentiel à l’humanité. Nous refusons cela.
Nous considérons que l’eau est un bien commun de l’humanité, qu’elle est une ressource rare et
précieuse, et qu’elle ne peut pas faire l’objet de spéculations. C’est un bien public qui ne doit
pas être livré au profit et au privé.
Ensuite, quels sont les intérêts pour les Ivryennes et les Ivryens de sortir du SEDIF, au-delà
de cette conception et de cette vision du monde ? Je vois trois éléments essentiels. D’abord,
il y a un enjeu écologique majeur pour une meilleure gestion de l’eau. Les canalisations dans
lesquelles transite l’eau aujourd’hui à Ivry sont la propriété partielle, à notre sens, de la(52
commune et des usagers, puisque c’est l’eau qui paye l’eau, donc les factures des usagers
payent les investissements sur les infrastructures. Premièrement.
Sauf qu’on le sait, aujourd’hui, en France, on estime à 30 % les pertes d’eau du fait des fuites
dans les canalisations qui partent dans les sous-sols, parce que les entreprises privées qui
facturent aux usagers l’entretien des réseaux ne font pas cet entretien des réseaux. Il est
important pour nous d’investir dans l’entretien de ce réseau, au lieu de rémunérer des
actionnaires parce que cette ressource précieuse est gaspillée et perdue dans les sols et
surtout, elle fragilise nos rues. Nous en avons eu quelques démonstrations à Ivry ces
dernières années.
Par ailleurs, nous considérons que nous ne sommes pas là pour financer des essais
technologiques de grandes multinationales. Je parle des investissements que Veolia veut faire
sur l’usine de Choisy, qui coûte un milliard d’euros, qui veulent faire financer par les usagers
Ivryens et Ivryennes, pour avoir, je cite, "l’eau la plus pure du monde". Je vous pose la
question : à quoi bon avoir l’eau la plus pure du monde, si c’est pour l’envoyer dans des
canalisations vieillissantes et fuyantes ?
Ensuite, il y a un enjeu social. Nous le savons, nous l’avons dit à plusieurs reprises, la crise a
aggravé la situation économique de beaucoup de familles, et c’est de notre responsabilité que
chacune et chacun puissent continuer à avoir accès à ce bien essentiel sans avoir à faire de
choix difficiles entre se soigner, se nourrir, se chauffer ou payer sa facture d’eau. La gestion
en régie publique nous permettra de mettre en place des tarifications sociales prenant en
compte des situations des usagers, ce que le SEDIF refuse aujourd’hui.
Enfin, et je terminerai là-dessus, il y a un enjeu démocratique qui est très important. La
gestion de l’eau en régie publique, c’est une manière de remettre les citoyennes et les
citoyens au cœur des enjeux des préoccupations. Bien sûr, nous n’avions pas imaginé prendre
cette décision sans une grande concertation avec les habitants, mais la crise sanitaire ne nous
en a pas donné l’opportunité. C’est pourquoi nous avions demandé au SEDIF un délai
supplémentaire de six mois à un an pour pouvoir revenir vers eux avec ce projet, et pouvoir
discuter des modalités et des modes de gestion et de gouvernance de l’eau publique dans
lequel ils auraient une place prépondérante. Le SEDIF nous a refusé ce délai supplémentaire
et c’est bien la démonstration du peu d’intérêt que le SEDIF porte à la voix des citoyens
usagers.
Le retour à la régie publique, pour nous, c’est le moyen de remettre les intérêts des usagers
de l’eau au centre des préoccupations, parce que leur voix pourra être prépondérante sur la
qualité de l’eau, comme sur son prix. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU - « Merci Clément Pecqueux. Qui souhaite intervenir sur ce point ? Monsieur
Hardouin ? »
M. HARDOUIN - « Excusez-moi, c’est toujours moi qui parle, mais mes collègues n’ont pas
l’intention de prendre la parole ce soir. Je ne sais pas pourquoi. C’est un sujet qui est
évidemment essentiel, de ce point de vue, nous n’avons pas de religion, que ce soit par un
opérateur privé ou en régie publique, toutes les solutions sont bonnes. Elles nécessitent
simplement d’être extrêmement prudemment prises. C’est pour nous une question majeure. On
s’inquiète un peu de la prise de décisions et des conséquences que cela pourrait avoir pour les
habitants d’Ivry.(53
Finalement, le sujet, c’est d’avoir une autre qualité. L’eau, c’est un bien commun. Ce n’est ni de
droite ni de gauche. C’est un produit qui est essentiel, et il faut que tous les habitants
puissent avoir une eau de qualité au meilleur prix. Là-dessus, nous pouvons nous retrouver sur
les objectifs.
Après, je crois que ce qui va faire la différence sur ce sujet, c’est la méthode. J’entends dans
l’exposé, et je vous en remercie, des précisions sur le fait qu’il y a des canaux vétustes, donc
des infrastructures qui nécessiteront des investissements. On sait bien que sur un sujet de
ce type, c’est très complexe, et que toutes les décisions doivent être prises
précautionneusement et avec toute transparence, et notamment des questions essentielles se
posent. Mesure-t-on bien tous les investissements qui vont être nécessaires à être mis en
œuvre ? J’imagine que c’est un point de discussion qui va être important, non seulement avec le
SEDIF, mais avec toutes les réflexions, tous les cabinets qui devront travailler sur ce sujet.
Nous attirons votre attention sur le fait qu’il faut associer étroitement, de ce point de vue,
l’ensemble des élus. Nous recommandons pour la suite, devrions-nous repasser en régie
publique, d’être associés. Nous proposons, de ce point de vue, qu’il y ait une création d’un
conseil de l’eau, comme cela se fait dans d’autres communes, qui permet de veiller à ce que
toutes les étapes, toute la transparence nécessaire soit apportée pour que la décision la
meilleure soit prise en fonction de critères qui sont : la qualité de l’eau, la maîtrise des
investissements et « in finé » aussi le prix de l’eau pour les habitants. »
M. BOUYSSOU - « Après, Monsieur Hardouin, qui souhaite intervenir ? Monsieur Bouillaud,
allez-y. Je vous en prie. »
M. BOUILLAUD - « Merci Monsieur le Maire. De nouveau, nous revenons ce soir sur le sujet
du SEDIF, sujet qui d’ailleurs fait la une du magazine municipal de ce mois-ci. C’est la
première chose, je pense que la décision est prise avant même qu’on en discute ce soir.
On partage, comme nous tous ce soir autour de la table, que l’eau est un bien universel, il n’y a
pas de débat là-dessus, et que l’eau ne devrait pas être un sujet politique. C’est vrai que ce
sujet est débattu depuis très longtemps au sein de ce Conseil municipal. C’est un sujet qui
s’enlise parce que depuis trois ou quatre ans, je trouve que nous n’avons pas énormément
avancé sur la question, et que le scepticisme sur ce sujet commence à gagner un peu de
nombreuses villes du territoire. Ce débat a eu lieu récemment en territoire et de nombreuses
questions se posent encore.
Je constate aussi que ce sujet est éminemment politique, puisque toutes les villes qui sont
plutôt favorables à une reprise en régie ont une obédience à gauche, et remettent en cause le
modèle du SEDIF.
Le débat est uniquement politique parce que nous n’avons aucun élément chiffré ou comparatif
qui nous permette de décider. C’est sur ce point qu’on a très peu avancé ces derniers temps. Il
semblerait même qu’une étude soit en cours, même qu’il y ait déjà des premières conclusions
ou des premières analyses qui aient été remises en septembre. C’est important qu’elles nous
soient communiquées. Ces pré-études, je ne sais pas à quel niveau on en est, mais du moins il
faut que ces études démontrent que quoiqu’il arrive, une hypothèse de sortie du SEDIF
conduirait forcément à une augmentation du prix de l’eau. C’est déjà ce que j’ai dit il y a deux
ou trois ans lorsque nous avions débattu ici même au sein de ce Conseil municipal.(54
Le concept et le principe de mutualisation, surtout au niveau de l’eau, ont prouvé son
efficacité. D’autres communes, même au sein du territoire, comme Viry-Châtillon, qui ont déjà
un peu subi le fait de reprise en régie de l’eau, a conduit à une augmentation du prix de l’eau.
Le modèle syndical ou le modèle de mutualisation de la gestion de l’eau au sein du SEDIF a
prouvé son efficacité, à la fois en termes de sécurité et d’hygiène. Aujourd’hui, nous sommes
tous conscients que l’eau est un bien important et qu’il est de qualité à Ivry. Qu’en sera-t-il à
l’avenir ? Quels sont les niveaux d’investissement nécessaires ?
Aujourd’hui, nous n’avons aucune réponse sur ces chiffres, en termes de dévoiement, en
termes de rupture de canalisation de réseau qui va fonctionner avec le SEDIF et même Eau
de Paris qui est en proximité. L’ensemble de ces acteurs sont indispensables à intégrer au sein
des éléments de débat.
En termes de sécurité, c’est également essentiel puisque forcément un réseau ça s’étale.
Qu’est-ce qui se passe quand il y a une rupture de canalisation ? Qu’en sera-t-il du
fonctionnement et de la qualité de l’eau à l’avenir ?
OK pour le modèle. La délégation de service public, c’est là que porte le vrai sujet, qui devrait
être porté auprès du SEDIF, je le dis à chaque fois. Autant le principe de mutualisation
devrait être gardé que le principe de la délégation de service public ou de la reprise en régie,
c’est là où se porte le débat. C’est pour cela qu’il faut continuer à travailler auprès du SEDIF.
Le principe de la délégation de service public est intéressant sur un point : c’est que l’on peut
imposer des obligations contractuelles au délégataire, qui permettent aussi de préserver une
certaine qualité du service public. Ces obligations contractuelles sont évaluées chaque année.
Le syndicat peut mettre une pression sur le délégataire pour s’assurer que tout fonctionne au
mieux. Mais bien sûr, cela oblige à un suivi extrêmement étroit de la délégation.
En régie publique, peut se poser aussi la question de montrer que c’est forcément mieux en
régie publique, et de ne pas forcément faire les investissements utiles à l’avenir
immédiatement. C’est une de nos inquiétudes sur la qualité du réseau qui en découlera.
Aujourd’hui, c’est bien d’avoir le débat en Conseil municipal. Cela nous semble encore
extrêmement prématuré de trancher. D’ailleurs on propose encore de prolonger le débat.
C’est important, à un moment ou un autre que nous, en tant qu’élus, puisque ayant assisté à la
commission ville en transition où cela a été débattu, nous avions peu d’éléments, nous ayons
ces éléments d’analyse et de conclusions des études.
Aujourd’hui sur ce sujet, la question du principe du SEDIF et du principe du syndicat, nous le
pensons judicieux, adapté. On le retrouve au sein du SIPPEREC, du SIGEIF ou des grands
syndicats intercommunaux d’Ile-de-France qui ont fait leurs preuves. Le débat devrait porter
au sein du SEDIF au niveau du mode de fonctionnement et du mode de délégation.
Nous voterons donc contre et proposons de continuer à travailler au sein du SEDIF. Je vous
remercie. »
M. BOUYSSOU - « Merci. Après, Monsieur Bouillaud, y a-t-il d’autres interventions ?
Sabrina Sebaihi. »(55
Mme SEBAIHI - « Merci Monsieur le Maire. Mes chers collègues, Mesdames et Messieurs.
Comme vous le savez, la reconfiguration institutionnelle générée par la mise en place de la
Métropole du Grand Paris nous confère l’opportunité historique de nous prononcer sur le mode
de gestion de l’eau. C’est un des privilèges aussi rares qu’inattendus de cette construction
purement technocratique qui s’est opérée en grande partie sur le dos des élus et des citoyens.
Aussi, nous ne pouvons pas manquer de courage ni de détermination en cette occasion assez
rare dans la vie démocratique locale.
En outre, nous savons que la volonté d’adopter un mode de gestion publique de l’eau constitue
une ambition qui devrait être transpartisane, qui doit se jouer des étiquettes politiques,
certes légitimes la plupart du temps, de chacune et de chacun autour de cette table.
Car l’eau, cela a été rappelé à plusieurs reprises, n’est pas une marchandise, mais bien
l’élément essentiel conditionnant la vie, nécessitant de fait une politique de gestion adaptée.
Ainsi, durant ces dernières années, de nombreux pays et collectivités ont choisi de renoncer
aux délégations de service public, ce qui laisse aux sociétés privées, souvent des
multinationales, la gestion du service de l’eau. Ces pays et ces collectivités mettent en avant
la défense de l’intérêt général, qui commande une reprise en régie publique de la gestion de
l’eau potable. Il s’agit donc d’une tendance globale de réappropriation d’une ressource
naturelle qui n’a pas vocation à alimenter les profits d’une minorité d’actionnaires.
De fait, en France, depuis les années 90, un mouvement de remise en cause de l’hégémonie des
grandes entreprises de l’eau comme Suez ou Veolia se fait jour. Suez et Veolia d’ailleurs, dont
il se murmure qu’il y aurait une fusion en cours qui se préparerait. C’est le cas, notamment,
avec la remunicipalisation du service de l’eau et de l’assainissement dans les collectivités
comme Grenoble et Paris, ou bien encore la Métropole de Lyon, ainsi que la ville de Bordeaux,
plus récemment.
Pour rappel, la gestion publique des services d’eau, c’est une gestion garante de l’intérêt
général assurée par les représentants, les élus de la collectivité aux côtés des associations et
des organisations représentatives des usagers, permettant une gouvernance participative qui
ne peut réellement exister dans le cadre d’une délégation de service public. C’est une gestion
du service réellement fondée sur les valeurs de solidarité, d’aménagement du territoire, de
lutte contre l’exclusion et les inégalités sociales et sur les principes de développement
durable. C’est un service performant, transparent et évalué grâce à une gestion démocratique
visant une amélioration du service, un prix de l’eau plus juste.
Il est constaté que l’eau gérée par un service public est 25 % moins cher qu’en délégation de
service public, puisqu’il n’y a plus d’actionnaires à rémunérer, ainsi que des investissements
plus importants dans les infrastructures.
Dans cette perspective, la ré-adhésion ou non, de notre collectivité au SEDIF pose une
question éminemment politique, celle de deux visions des rapports humains et sociaux : l’une
où le marché dirige tout, et l’autre où l’intérêt général prend le pas sur les intérêts
particuliers.
Voilà, pourquoi nous ne devons pas nous laisser impressionner par le tableau apocalyptique
dressé par le SEDIF, en cas de non-ré-adhésion. Oui, la solution concrète de la déconnexion
virtuelle existe, cette dernière étant préconisée par le Commissariat général de
l’environnement et du développement durable dans un rapport en date de 2016. Dès lors,(56
l’argument de continuité sanitaire martelé par le SEDIF ne tient pas. C’est très intéressant
de réentendre ce soir justement plusieurs arguments qui sont utilisés par le SEDIF pour nous
décourager.
Ce dernier se grandirait à nous accorder un délai supplémentaire d’une année qui servirait à
l’appropriation collective de cette question, sous la forme d’une concertation citoyenne. Nous
sommes tous d’accord que nous gagnerions tous collectivement à avoir un débat avec les
citoyens et les citoyennes de notre ville. D’ailleurs, les neuf maires des villes concernées ont
fait un courrier en ce sens au SEDIF. Cela a été voté au Conseil de territoire pour demander
ce report. Mais visiblement, le SEDIF n’a pas l’intention de nous accorder ce délai
supplémentaire pour pouvoir faire cette consultation. Malgré tout, l’obtention de ce temps
supplémentaire ne doit pas et ne saurait conditionner notre ambition de mise en œuvre d’une
gestion publique de l’eau.
Mesdames et Messieurs, ne nous y trompons pas. Le choix de la gestion publique de l’eau est
fondamental, en ce qu’il présente des avantages décisifs d’ordre environnemental, social et
démocratique. J’espère que nous pourrons débuter ce nouveau chapitre de notre histoire par
un consensus large autour de cette question. J’appelle forcément à voter, bien évidemment,
pour ne pas réadhérer au SEDIF et aller vers ce retour en régie publique de l’eau. Merci. »
M. BOUYSSOU - « Merci Sabrina Sebaihi. Il y avait Madame Ouabbas qui avait demandé la
parole également. »
Mme OUABBAS - « Merci Monsieur le Maire. Bonsoir Mesdames et Messieurs, chers
collègues. Ce qui manque pour l’appréciation de ce point qui est important, nous sommes tous
d’accord pour dire que l’eau est un bien commun qui ne doit certainement pas être un objet de
marchandisation. Je pense que tout le monde est d’accord là-dessus.
Par contre, on a besoin, pour apprécier les choses, d’éléments factuels. Et les éléments
factuels, je les ai obtenus, en tout cas, quelques-uns, au Conseil territorial qui s’est tenu le
27 novembre. Il y a eu une présentation de trois scénarios en l’occurrence. Et les trois
scénarios aboutissent en l’occurrence à une augmentation du coût, soit en déconnexion
virtuelle ou déconnexion physique. Cela va générer des travaux. Cela va générer des coûts
d’investissement. Cela va générer des coûts de maintenance, des coûts de gestion, en
l’occurrence, du réseau, s’il y a déconnexion totale, donc physique.
Ces éléments, nous ne les avons pas. J’aimerais s’il y a des éléments que vous pouvez nous
apporter, des éléments supplémentaires techniques, en l’occurrence, sur les résultats des
trois études, puisqu’il me semble bien, comme cela a été dit au Conseil territorial, que les
résultats de ces trois études de trois cabinets ou bureaux d’études, que les premiers
résultats sont tombés en septembre. Il semblerait qu’il y ait apparemment deux scénarios
favorables. J’aimerais avoir plus d’informations sur ces deux scénarios favorables. Parce que
ce que j’ai entendu au Conseil territorial ne va absolument pas dans ce sens. Il n’y aura que de
l’augmentation des coûts. C’est ce que j’ai retenu du Conseil territorial, et aucun scénario en
faveur d’une diminution du coût ou d’un maintien du coût actuel. Merci. »
M. BOUYSSOU - « Merci. Y a-t-il d’autres interventions ? Je n’en vois pas. Je vais dire
quelques mots et tu n’hésiteras pas, Clément Pecqueux, si jamais j’oublie des choses en
chemin, à réintervenir après moi.(57
Sur le débat général, je rejoins ce qui a été dit, notamment par Sabrina Sebaihi, par Clément
Pecqueux, sur l’idée qu’il est en train de se passer quelque chose de quasiment irréversible.
Là où je suis moins d’accord, c’est que je crois que, et il faut qu’on l’assume, d’ailleurs, ce n’est
pas grave, nous ne sommes pas tous d’accord sur le fait qu’il y ait des biens communs qui
doivent échapper à la notion de marchandisation et de rentabilité financière. Nous ne sommes
pas d’accord là-dessus.
Nous ne sommes pas tous, et c’est l’originalité d’Ivry, et j’en suis là encore très fier, reliés à
des organisations politiques. Il y a beaucoup de citoyens dans ce conseil qui sont issus d’une
autre dynamique que les organisations politiques traditionnelles. Mais je me souviens de toute
une série de votes qui ont eu lieu au Conseil de l’Europe ou à l’Assemblée européenne, qui ont
petit à petit organisé les choses pour que les biens qui étaient reconnus comme des biens
communs de l’humanité soient peu à peu privatisés. L’eau, cela fait un paquet de temps que
cela a été réglé.
L’énergie, c’est beaucoup plus récent. Le démantèlement d’EDF et le fait qu’il y ait plusieurs
opérateurs, c’est ce qui a été promu à l’échelle européenne, dont le débat le plus marquant est
le débat sur le traité de constitution, il y a quelques années. La question qui y était posée,
c’était la concurrence libre et non faussée sur l’ensemble des sujets, et nous n’avons pas tous
porté les mêmes options à ce moment, que ce soit au sein de la majorité municipale, ou avec la
droite. Il y en avait qui étaient pour, il y en avait qui étaient contre.
Et le résultat aujourd’hui, c’est qu’il y a toute une série de domaines qui devraient
effectivement échapper à la rentabilisation, qui sont aujourd’hui dans le domaine de la
concurrence libre et non faussée et de la rentabilité financière. C’est la réalité d’une société
libérale capitaliste telle qu’elle est aujourd’hui.
Pour répondre très directement à Monsieur Bouillaud sur l’idée, pourquoi pas une régie
publique, mais pourquoi ne pas l’obtenir au sein du SEDIF en restant dans le SEDIF pour faire
évoluer les modes de gestion ? Cela fait des années qu’on se raconte cela, y compris ma famille
politique. On se dit : vaut mieux être à l’intérieur et au bout d’un moment, nous parviendrons à
convaincre que ce n’est pas bien de verser des dividendes aux actionnaires, et qu’il vaudrait
mieux que l’équivalent de ces dividendes soient reversés dans une meilleure gestion des
réseaux, pour éviter ce que disait tout à l’heure Clément Pecqueux, sur 30 % de la production
qui part. Cela réalimente les nappes phréatiques, on peut se consoler en se disant cela. Mais
les nappes phréatiques, il vaut mieux qu’elles soient nourries par l’eau de pluie que par une eau
filtrée usinée, etc. C’est environnementalement une grosse aberration.
Nous, c’est de cela qu’on propose de sortir. Nous pouvons être en désaccord là-dessus. Je
trouve au contraire que c’est plutôt un débat droite - gauche. L’eau qu’on boit n’est ni de
droite ni de gauche. Par contre, la manière de la gérer et ce qu’on pense possible, cela peut
être de droite ou de gauche, sans que ce soit d’ailleurs un très grand drame.
Si la question c’était de créer une régie publique au sein du SEDIF, je crois que cela fait
36 ans que Monsieur Santini, qui est plutôt de votre obédience politique, dirige et préside ce
syndicat, cela veut dire que cela fait 36 ans que sur le périmètre du syndicat intercommunal
qu’est le SEDIF, la droite est majoritaire et a fait des choix majoritaires, parfois dans le
compromis avec les autres forces, avec la gauche notamment, parfois un tout petit peu moins.(58
Mais je ne pense pas qu’on soit d’accord pour remettre en cause aujourd’hui les intérêts de
Veolia. Je ne crois pas, je ne m’en suis pas aperçu.
Et nous, aujourd’hui, ce qu’on veut faire avec les huits autres villes – je fais toujours des
liaisons mal à propos, je mets des S là où il n’en faut pas – qui sont engagées avec nous dans
cette étude, c’est-à-dire Cachan, Gentilly, Kremlin-Bicêtre, Chevilly-Larue, Vitry et Arcueil.
C’est neuf villes de couleur politique différentes, mais neuf villes de gauche, qui ont décidé de
regarder ce qui se passe ailleurs. A Grand Paris Sud par exemple, nos amis de Grigny et de
quelques autres villes sont en train d’opérer le rachat d’une usine pour avoir un outil de
production justement, et pas seulement reprendre la distribution des eaux.
On regarde aussi ce qui se passe du côté d’Est Ensemble, où plusieurs villes sont aussi
engagées dans une dynamique comme la nôtre. Et je vais vous étonner, mais nous avons même
regardé ce qui s’est passé à Nice, qui n’a pas une gouvernance locale très marquée du côté du
PCF, il ne me semble pas, ou alors cela m’a échappé. Ils ont effectivement fait le choix, et
c’est là où le clivage droite-gauche, de temps en temps, s’efface un peu et de manière très
étonnante. Mais à Nice, ils ont créé une régie publique et ils ont été plus loin que ce qu’on
propose de faire.
Il y a un véritable enjeu là-dessus, et si on n’en sort pas maintenant, on n’en sortira plus
jamais. On sera ad vitam aeternam enfermés dans le SEDIF, en espérant qu’un jour, on arrive
à convaincre qu’il faudra remettre l’eau dans la régie publique et arrêter de faire des profits
dessus. Cela fait 36 ans qu’on essaye, maintenant, il est un peu temps de passer à autre chose.
Le deuxième élément que je voulais dire, c’est pour répondre à Madame Ouabbas sur les
études. Bien évidemment, les études du cabinet Expédia qui ont été faites seront transmises
sans aucun problème à tous les membres du Conseil.
Après l’erreur d’orientation de ces études, je le dis ici, comme je l’ai dit d’ailleurs au Conseil
de territoire, c’est qu’on s’est enfermé dans ce que le SEDIF était prêt à négocier. Le SEDIF
veut nous tenir prisonniers dans le contrat de DSP Veolia et ils mettent en avant tous les
éléments pour essayer de nous faire peur, de nous terrifier, en nous menaçant de 87 millions
de travaux qui devraient être faits dans les trois ans. Ils disent aux maires, mais vous allez
voir, vous allez avoir tous vos trottoirs qui vont être ouverts. Cela va être Beyrouth, cela va
être un truc terrible. Forcément, les maires quand on leur dit, il va y avoir des travaux de
voirie, les habitants ne vont pas être contents, etc. Tout cela pour votre dogme d’avoir une
eau publique, etc. Oui, on écoute les gens, on a un peu peur, on est un peu troublé par cela.
Mais je ne me range pas à ces arguments du SEDIF. Je pense que les neuf communes telles
qu’on est là, il faut qu’on revendique la totale propriété de l’usine de Choisy. Parce que ce sont
nos usagers qui ont contribué à la payer avec leurs redevances qui ont été payées par les uns
et par les autres depuis 10 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans. L’usine de Choisy est à nous. Et si le
SEDIF et Veolia veulent continuer à l’utiliser, on va aller devant les tribunaux. On calculera la
quote-part de ce qui leur appartient, de ce qui nous appartient et on leur fera payer une
redevance pour le droit de l’utiliser. Et avec cette redevance, on ira faire des travaux dans
nos sous-sols pour éviter que les tuyaux fuient.
Deuxième chose, les gros feeders qui alimentent, ce sont les gros tuyaux qui passent sous
notre territoire, je dis sont sous nos trottoirs, ils sont à nous. Si le SEDIF et Veolia veulent
continuer à les utiliser pour envoyer de l’eau vers d’autres communes qui seraient restées au(59
SEDIF et qui seraient restées dans la DSP, il faut qu’on prenne les arrêtés ad hoc pour en
revendiquer la propriété. Et si le SEDIF veut continuer à passer de l’eau dedans, il faudra qu’il
nous paye une redevance.
Il faut qu’on sorte du stade de la négociation et qu’on aille vers l’affirmation de choses
politiques un peu fortes qui sont totalement légitimes parce que tout le réseau nous
appartient, c’est nous qui l’avons payé. On n’a pas à se coucher devant des espèces de petites
négociations, de petites choses.
La délibération de ce soir a deux objets. Le premier objet est de dire : on veut un délai parce
que maintenant qu’on a été au bout des études et maintenant qu’on commence à être mûr, et
maintenant qu’on commence à avoir la vision des combats juridiques, citoyens et politiques qu’il
va falloir mener, on a conscience du truc. Nous, les élus, maintenant, on veut que la population
en ait autant conscience que nous, et que l’on partage avec les populations de nos villes cette
décision.
D’ailleurs, c’est l’objet du dossier dans Ivry, ma ville. A aucun moment, Monsieur Bouillaud, ce
dossier dit que l’affaire est faite. D’ailleurs, vous noterez qu’on a même donné la parole de
manière contradictoire au Directeur général du SEDIF qui s’exprime, qui donne sa version. On
a fait cela pour que les Ivryennes et les Ivryens aient absolument tous les éléments pour se
faire une opinion sur le sujet, et pour se faire une opinion fondée.
La délibération de ce soir, elle a donc deux objets : l’objet qui est de dire : on veut un délai
pour pouvoir consulter notre population et alimenter la bataille juridique et politique. Le
deuxième élément, c’est que si ce délai, on ne l’obtient pas, on décide de demander aux
territoires de ne pas réadhérer au SEDIF pour le compte de la ville d’Ivry, comme l’ont déjà
fait les villes de Gentilly, de Chevilly-Larue, du Kremlin-Bicêtre. Et il y a encore des choses à
acter de ce point de vue, je crois, du côté de Cachan et du côté d’Orly. J’ai oublié de citer
Orly tout à l’heure dans mon énumération.
Il y a encore des choses qui vont se caler, mais, ce sont les deux choses : c’est demander un
délai parce que, toute la vie s’est arrêtée pendant le confinement, le délai, la petite
convention que nous avons signée avec Monsieur Santini, on peut quand même nous accorder
six mois de plus. Qu’est-ce que six mois au regard de 36 ans de mandat ? Il ne faut pas se
moquer du monde.
Voilà ce qu’on demande avec la délibération de ce soir. Je comprends qu’il y a un clivage qui
puisse s’opérer là-dessus, mais on va se battre. C’est un choix politique, et qui va être un choix
de mobilisation et de bataille juridique pour reconquérir nos droits. Je crois que c’est de cela
qu’il s’agit. A force de se laisser faire et d’avoir peur, on ne bouge jamais rien. Je vais vous
dire, c’est une des rares fois où je sens qu’on peut articuler la gestion locale, le sens de la
gestion locale des décisions. Tout à l’heure, on parlait du compromis sur le travail du
dimanche. Des compromis, on est obligé d’en faire quand on gère, parce qu’on gère dans un
monde qui n’est pas aussi génial que ce qu’on voudrait qu’il soit. C’est cela notre réalité, donc
on essaye de faire au mieux assez souvent.
Mais là, sur cette question, j’ai le sentiment que nous pouvons, pour une fois, plus que
d’habitude, peut-être, articuler un élément de gestion locale avec une transformation plus
profonde, indicative. Cela participe d’une reconquête des biens communs de l’humanité pour le(60
public et pour essayer d’écarter cela des logiques de rentabilité financière qui font tellement
de mal à toute la société aujourd’hui.
Je vais voter pour cette délibération avec beaucoup d’enthousiasme et de conviction. Est-ce
que tu souhaites ajouter quelque chose ? Clément Pecqueux va, si je t’en prie. »
M. PECQUEUX - « Merci Philippe Bouyssou. Evidemment, tu as dit l’essentiel. Simplement il y
a deux objets, il y a la demande de prolongation sur la convention.
Aujourd’hui, ayons bien en tête que c’est le SEDIF qui nous contraint à prendre cette
décision, ce n’est pas l’inverse. Si on décide ensuite de passer en régie publique parce que
notre première demande n’est pas honorée, ce sera bien la faute du SEDIF qui nous contraint
absolument dans un calendrier qu’il nous impose. C’est un peu le fait du prince, disons-le.
Alors que tout le monde le demande. Tout à l’heure, vous avez dit, Monsieur Bouillaud, qu’il y a
du scepticisme qui monte de partout. Je ne vois pas cela. Je vois le T8 qui prend une
délibération en disant : peu importe la convention que nous avons signée, nous prenons les six
mois supplémentaires qui nous permettront de continuer le débat public.
Je vois des amis villejuifois qui avaient re-signé en 2017 avec le SEDIF, se dire, dans une
majorité qui n’était pas de leur couleur politique actuelle : mais pourquoi on est enfermé là-
dedans, et comment on fait pour en sortir maintenant ? Parce qu’on voit bien que ce n’est pas
cela le sens de l’histoire. Je vois plutôt des gens qui se remobilisent, des conseils municipaux
qui se remobilisent pour prendre en main la régie publique de l’eau. C’est la première chose.
Ensuite, j’ai entendu la proposition sur le Conseil de l’eau. Je rappelle que les commissions
municipales, notamment celle de la ville en transition, sont ouvertes à l’ensemble des
conseillers municipaux qui veulent travailler sur un sujet. Nous avons eu une séance de cette
commission dans laquelle nous avons eu le débat sur l’eau, et dans laquelle il a été donné, y
compris tous les documents d’études qui avaient été donnés aux élus du T12. Il y a une totale
transparence de notre part sur cette question, les éléments ont été mis sur la table. Mais
j’entends la demande d’éléments de précision.
Allons-y. Je vais vous donner des éléments de précision. Quand on parle de la qualité de l’eau,
d’abord, il y a des normes sanitaires dans ce pays et des normes européennes qui sont de tout
temps respectées à la production et à la distribution dans le réseau. Il y a déjà des moyens de
contrôle très précis qui ont été payés par les Ivryens et les Ivryennes depuis plusieurs
années et qui permettent en tout point du réseau de connaître la qualité de l’eau. Là-dessus, il
n’y a pas de problème.
Ensuite, j’entends la question de la complexité sur les investissements dans les
infrastructures. Pour être précis, il n’y avait pas trois scénarios, il y en avait bien quatre.
C’est le quatrième qui nous intéresse particulièrement, celui de la déconnexion virtuelle, dont
vous avez un peu parlé, qui est défendu par l’Etat, je le rappelle, mais qui n’est pas mis en
œuvre. Il est surtout refusé par le SEDIF. Or, dans les scénarios qui sont plébiscités par le
SEDIF, les deux premiers qui sont très défavorables aux communes, il y a une période
transitoire.
Dans cette période transitoire, cela permettrait aux communes de faire les travaux qui
permettraient une totale déconnexion du réseau. A partir de ce moment-là, la déconnexion(61
virtuelle s’applique. Ce qu’il pourrait être possible pendant 10 ans dans une phase transitoire,
ne pourrait pas l’être définitivement. C’est un paradoxe intéressant.
Ensuite, sur la question de l’interconnexion, aujourd’hui, les réseaux d’eau sont toujours
interconnectés. C’est une obligation puisque en cas de défaillance d’un des réseaux, il faut
absolument que les producteurs et les distributeurs puissent s’échanger les eaux, notamment
pour des questions d’incendie par exemple, etc. De fait, cette interconnexion et cette
déconnexion virtuelle existent. Nous demandons simplement à ce qu’elle puisse être
approfondie, qu’on puisse en définir l’ensemble des conditions techniques, et donc de nous
laisser le temps de pouvoir travailler à cette option.
Enfin, et je terminerai là-dessus, la question du coût et du prix de l’eau. Vous dites : si on sort
du SEDIF, l’eau va augmenter. Je dis : si on reste dans le SEDIF, l’eau va augmenter.
Premièrement il y a, et je le rappelle encore, le milliard d’investissements que veut faire
Veolia sur l’usine de Choisy. Si vous voulez des éléments techniques, cela s’appelle l’osmose
inverse basse pression pour obtenir l’eau la plus pure du monde. Et ce milliard
d’investissements, vu que l’on paye l’eau, sera payé par les Ivryennes et les Ivryens. Cela a été
chiffré. C’est environ 20 centimes d’augmentation du mètre cube. Si on est dedans, on paye.
Si on est dehors, par contre, à terme, on est en capacité de choisir nos sources
d’approvisionnement. Nous ne sommes donc pas dépendants de l’usine de Choisy-le-Roi. Nous
ne sommes pas dépendants des investissements de Veolia sur le long terme. Nous faisons le
choix de la liberté et de redonner le choix aux Ivryennes et aux Ivryens, qu’ils soient au
centre des préoccupations de la distribution de l’eau, et qu’on ne soit pas enfermés dans des
politiques technologistes et de rentabilité et de profit d’une multinationale. En plus, comme l’a
dit Sabrina Sebaihi tout à l’heure, elle risque d’être encore plus grosse et avoir une
domination totale sur le marché de l’eau avec sa fusion avec Suez. Quand on voit ce qu’ils sont
en train de faire sur le marché de la bourse, on peut s’inquiéter largement ce que pourrait
faire ce mastodonte. »
M. BOUYSSOU - « Bien, merci aux uns et aux autres. Nous ne sommes pas au bout de ce
débat. On aura encore de nombreuses occasions d’y travailler parce qu’on pourrait vraiment y
passer la nuit. Mais là, on a donné l’essentiel pour la compréhension.
Je vais mettre aux voix cette délibération. Qui est pour son adoption ? Je fais durer un peu,
parce que c’est un moment important dans l’histoire d’une ville. Merci. Qui est contre ? Merci.
Qui s’abstient ? Merci. La délibération est adoptée. Merci Clément Pecqueux pour ce
rapport. »
M. Le Maire met aux voix
LE CONSEIL
22/ PREND ACTE de la demande de prorogation pour une durée d’un an de la convention de gestion de l’eau liant
l’Etablissement Public Territorial Grand-Orly-Seine-Bièvre et le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France, DEMANDE à
l’Etablissement Public Territorial Grand-Orly-Seine-Bièvre de ne pas ré-adhérer au Syndicat des Eaux d’Ile-de-
France pour le compte de la Commune d’Ivry-sur-Seine, si la demande de prorogation de l’article 1 n’est pas
accordée et DEMANDE par conséquent, à l’Etablissement Public Territorial Grand-Orly-Seine- Bièvre de mettre
en place une régie publique de l’eau, en commun avec les autres villes du Territoire le souhaitant, si la demande de
prorogation de l’article 1 n’est pas accordée.
(38 voix pour, 4 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD et 3 abstentions :
M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)(62
LA VILLE SOLIDAIRE
POINT 23
Politique de l’Habitat - Bilan de la politique d’attribution mandat 2014-2020
Pistes de travail et perspectives
Information
- bilan 2014-2020
Rapporteur : Romain Marchand (Aménagement de la ville et coordination des politiques
d’attribution du logement social)
M. BOUYSSOU - « Je passe la parole à Romain Marchand qui va nous parler. C’est une
information aussi de la politique de l’habitat et du bilan des politiques d’attribution tout au
long du mandat 2014–2020. »
M. MARCHAND - « Je vais vous dire un petit mot de ce bilan. Je ne vais pas évidemment
balayer l’ensemble des pages du rapport, puisque vous avez vu qu’au-delà de l’exposé des
motifs, un bilan vous a été remis avec l’ordre du jour qui est très détaillé. C’est un bilan que
l’on passe habituellement chaque année au Conseil municipal. Là comme nous étions à la
jointure entre deux mandats, les agents du service habitat ont réalisé ce bilan sur l’ensemble
de la mandature.
D’ailleurs, je commence par les remercier et saluer le travail des agents du service Habitat.
Au-delà de la réalisation de ce bilan qui, je pense, vous l’avez vu, est très complet et très
intéressant, ils assurent au quotidien une mission de service public qui est essentielle, dans
des conditions que chacun imagine très compliquées.
Simplement, peut-être souligner quelques éléments clés de ce bilan. D’abord, cela n’étonnera
personne, mais il témoigne d’un parc social qui reste très tendu. Bien que notre commune soit
l’une de celles qui respectent le mieux la loi SRU qui impose 25 % de logements sociaux dans
les zones tendues, puisque nous sommes à 38 %, et bien que nous soyons aussi l’une des
communes les plus dynamiques en matière de construction, on reste avec un décalage. Entre
les besoins qui sont aujourd’hui au-delà de 8 000 demandes de logement en attente, et notre
capacité de réponse, qui est, pour ce qui concerne le contingent de la ville, d’en moyenne
400 attributions par an, on reste dans un décalage forcément très compliqué à gérer. Il y a
beaucoup plus de gens qui attendent un logement que de capacité de réponse de la ville.
Cela crée une situation de tension qui n’échappe à personne. Chacun d’entre vous est le témoin
ou parfois le destinataire aussi de situations d’urgence, de grandes difficultés pour notre
concitoyen. Je crois pouvoir dire que les situations de détresse vis-à-vis du logement sont
parmi celles qui sont les plus importantes pour ce qui concerne la gestion communale. Je
rappelle que nous avons en Ile-de-France 1,2 million de personnes considérées comme mal
logées par la Fondation Abbé Pierre, sur 12 ou 13 millions de Franciliens. C’est dire
l’importance de ce fléau.
A noter que dans cette période, en 2014-2019 déjà, avec ce décalage que j’exprimais, on a en
plus assumé le relogement de l’ensemble des locataires de la Cité Gagarine. C’est près de 350(63
relogements qui ont été effectués en totalité sur Ivry. Une centaine de relogements
également dans le cadre de l’opération Ivry Confluences, essentiellement dans des secteurs
qui ont été acquis par notre aménageur et qui ont permis de résorber de nombreuses poches
d’habitat indigne. Et pour parler d’habitat indigne, 64 relogements réalisés dans le suivi
d’opérations d’amélioration de l’habitat ou d’éradication de l’habitat indigne. Nous évoquions
tout à l’heure le 91, 93, 93 bis Mirabeau. Cela s’inscrit dans cette dynamique.
Au cours du mandat précédent, en 2017, nous avons mis en place la cotation pour améliorer la
lisibilité des attributions pour les Ivryens. J’ai conscience que ce système de cotation ne
suffit pas, il n’empêche en rien. C’est pour cela que nous avons pris la décision, lors du Conseil
municipal du mois d’octobre, de lancer cette mission d’information et d’évaluation pour qu’elle
puisse réanalyser ce système de cotation, et peut-être la faire évoluer.
J’en dirai un mot parce que le contexte législatif et réglementaire est en train d’évoluer, mais
pour essayer, dans le pluralisme du Conseil municipal, peut-être de tordre un peu
définitivement le cou à cette idée que pour avoir un logement, il faut connaître machin ou
truc. La cotation aujourd’hui vient apporter de l’objectivité et de la transparence sur un
système qui est complexe, c’est vrai. Et quand parfois on entend des gens dire : oui, mais je
connais quelqu’un qui a eu un logement en très peu de temps, il n’était même pas d’Ivry. Oui,
c’est peut-être vrai, mais c’est peut-être aussi parce que c’est une attribution qui a été faite
par le Préfet. Le Préfet, lui, ne se soucie pas de reloger forcément les Ivryens à Ivry. Il
reloge les personnes reconnues prioritaires DALO, quelle que soit leur commune. A partir du
moment où elles demandent d’Ivry, elles peuvent être relogées à Ivry. Il y a une vraie
complexité dans le système d’attribution, que la cotation essaye un peu d’améliorer et de
simplifier. Mais j’ai conscience qu’on n’y parvient pas totalement.
Ce système de cotation n’empêche en rien une activité intense du service municipal de
l’habitat et de l’élu en charge de l’habitat. Nous en avons eu successivement, si je ne me
trompe pas, trois au mandat précédent, puisqu’il y avait précédemment Philippe Bouyssou
avant qu’ils deviennent maire, Bozena Wojciechowski, puis Mehdi Mokrani sur la fin du mandat.
En six ans, ce sont près de 25 000 courriers qui ont été adressés aux demandeurs de
logement ; des rendez-vous assurés par le service Habitat, 1 430 pour la seule année 2019.
Nous n’avons pas répertorié l’ensemble des années, mais vous voyez le volume de temps de
discussion qu’il y a avec les demandeurs de logement. L’accueil téléphonique s’est aussi
développé, et même s’il reste encore parfois difficile de contacter le service habitat par
téléphone, parce qu’on manque d’agents sur cet accueil téléphonique, les choses se sont bien
améliorées sur la fin du mandat.
Et puis les permanences assurées par les élus, auparavant seulement par l’élu à l’habitat,
c’était près de 500 permanences par an. Depuis le début de ce mandat, comme vous le savez,
nous avons mis en place une nouvelle organisation où l’ensemble des maires adjoints, nous
sommes 18, assurent à tour de rôle une permanence habitat chaque semaine, de façon à ce
qu’on puisse traiter de manière plus collective ce rapport aux demandeurs de logement. Cela
permet aussi pour les demandeurs de logement eux-mêmes de peut-être moins personnaliser
la réponse aux demandes de logement qui, comme je l’ai indiqué, passent par le système de
cotation.
En 2021, pour donner juste quelques éléments sur la suite, la cotation va devenir territoriale.
C’est la loi qui nous l’impose, nous serons donc contraints, comme nous sommes une des rares(64
villes du territoire à avoir mis en place une cotation, on va essayer de faire en sorte que notre
cotation puisse imprimer celle du territoire, même si les réalités de tension sur les questions
de logement ne sont pas les mêmes à Ivry que dans le sud du territoire. Mais, nous allons
essayer d’utiliser notre expérience et notre savoir-faire pour développer cette cotation
territoriale. Nous allons essayer de conserver les critères qui sont les nôtres, dont on
considère aujourd’hui qu’ils sont plutôt bons.
Finir peut-être par un petit point d’alerte. C’est une chose que l’on a vu arriver comme cela de
manière un peu technique. Mais désormais, la loi impose que le numéro de Sécurité sociale soit
indiqué dans la demande de logement. Toutes les personnes qui renouvellent leur demande de
logement doivent mettre leur numéro de Sécurité sociale, ce qui pose un problème pour
certaines personnes qui n’ont pas de numéro de Sécurité sociale. C’est relativement peu de
gens puisque la plupart des personnes ont un numéro de sécu. Mais dans tous les cas, cela
ajoute une démarche administrative supplémentaire et donc une forme de contrainte pour
pouvoir accéder à la demande de logement, et in fine au logement social.
Cela s’inscrit dans tout un environnement de dégradation de la qualité de réponse proposée
par les pouvoirs publics et dont nous sommes un peu tributaires en matière d’accès au
logement. Je crois qu’il est nécessaire que les villes comme les nôtres soient mieux
accompagnées du point de vue des moyens qui sont mis à disposition, à la fois pour gérer la
demande de logement, mais aussi pour construire les équipements publics qui vont avec les
constructions, pour aider, comme on dit, les maires bâtisseurs à mieux assumer le
développement de leur ville.
Ce rapport, j’espère que vous aurez pu en prendre connaissance, mais je me tiens à votre
disposition, au-delà de la discussion de ce soir, pour suivre les approfondissements si
nécessaire. Merci de votre attention. »
M. BOUYSSOU - « Merci Romain Marchand pour ces précisions. En avant-propos avant le
débat, je tiens à remercier Romain Marchand pour son intervention et le travail engagé, mais
également à rendre hommage au travail des services pour l’élaboration de cet énorme
document qui est une véritable mine. Et il tombe au bon moment. C’est-à-dire qu’on a entre
les mains un bilan exhaustif de ce qu’a été le résultat finalement de nos politiques
d’attribution, comme tu l’as rappelé, au cours du précédent mandat, cela fait, je trouve, un
bon point de départ pour la mission d’évaluation et d’information que nous avons instaurée au
Conseil du mois d’octobre. C’est un point de départ et une mine d’informations qui va
permettre de nourrir ce travail. C’est très bien.
Qui souhaite intervenir sur ce point qui, je le rappelle, ne fera pas l’objet d’un vote, c’est une
prise d’information du Conseil. Monsieur Bouillaud, allez-y, je vous en prie. »
M. BOUILLAUD - « Merci Monsieur le Maire. Je ne vais pas intervenir très longuement sur
ce point, parce que la présentation a été importante, mais c’est un sujet essentiel puisque
c’est le premier de nos droits d’avoir un toit et de pouvoir être hébergé.
Il y a une chose qui est intéressante dans ce rapport, même si on ne partage pas du tout la
même vision du logement social, la même vision de l’habitat, ou même le développement de la
ville, ce sont les axes de travail à l’intérieur de cette délibération, du moins de cette
information qui nous est proposée ce soir. C’est un vrai enjeu pour le mandat qui commence,(65
c’était déjà l’objet du mandat précédent. C’est notamment tout ce qui est lié à l’amélioration
de la cotation.
Durant toute la campagne des municipales, on a tous fait part de notre besoin et de l’envie
d’avoir beaucoup plus de transparence dans l’attribution des logements. Et même quand la
cotation a été mise en place, c’était déjà un des points de faiblesse qu’on avait pu soulever. Ce
sera un fil rouge essentiel à avoir tout au long du mandat.
Si nous arrivons à la fin des six ans à pouvoir faire en sorte que toute la transparence soit
faite lors de l’attribution, on aura une grande victoire obtenue, puisque chaque Ivryen est en
droit de savoir pourquoi, comment il a obtenu, ou pas obtenu, un logement dans les différentes
situations.
On ne peut être que favorable à la mise en place de la mission d’information et d’évaluation
sur la question des logements sociaux, puisque c’est un enjeu majeur pour Ivry et de s’appuyer
sur l’ensemble des acteurs. Autant on ne partage pas du tout la vision telle que vous pouvez la
développer sur Ivry, on ne le fait pas régulièrement, que les axes de travail seront vraiment
un fil rouge important.
J’ose espérer que l’on pourra, à la fin de son mandat, dire qu’on a amélioré les choses sur ce
sujet. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU - « Romain Marchand, tu souhaitais rajouter quelque chose. Après, à la fin,
s’il y a d’autres interventions sur cette importante question ? S’il n’y en a pas, ce n’est pas
grave, toute façon, vous vous rattraperez dans la mission d’information et d’évaluation. Là, il
faudra se mettre concrètement au travail. Romain Marchand, je t’en prie. »
M. MARCHAND - « C’est juste une précision, mais c’est l’intervention de Sébastien Bouillaud
qui m’y fait penser. La transparence est là avec la cotation. C’est vrai qu’il est compliqué, sur
chaque logement attribué, de rendre publiques toutes les situations comme cela. En revanche,
avait été mis en place, en accompagnement de la cotation, un comité cotations qui a pour but
de permettre de compléter la cotation. Il a l’intérêt de l’objectivité et de la transparence,
mais aussi la limite d’un système très froid, et qui ne peut pas forcément prendre en compte
un certain nombre d’éléments des situations de demandeurs de logements.
Le comité cotation d’ailleurs, dont la première séance du mandat aura lieu demain matin,
associe, je le rappelle, toutes les sensibilités de notre Conseil municipal, les deux groupes
d’opposition compris. Ce comité cotations a la faculté d’examiner des situations particulières
qui ne seraient pas déjà prises en compte par la cotation et donc de pouvoir donner quelques
points supplémentaires. Cela se fait dans un cadre collectif, ouvert et totalement
transparent, de manière à pouvoir compléter ce système un peu froid et en même temps très
objectif de la cotation.
J’incite évidemment les groupes d’opposition, et notamment vous qui souhaitez la totale
transparence, à être présents demain matin. »
M. BOUYSSOU - « Simplement deux mots pour souligner toute l’importance de ce débat.
C’est vrai que le logement, c’est une des rares questions sur laquelle la ville, la municipalité est
identifiée comme pouvant changer concrètement quelque chose dans la vie quotidienne des
gens autour de cet enjeu extrêmement essentiel qu’est le logement, et notamment l’accès au
logement social. Et forcément, quand on nous identifie comme ayant un pouvoir, une capacité(66
d’action, la pression est très forte sur nous. Je ne fais pratiquement pas la moindre
déambulation dans la rue, même quand je vais faire mes courses au supermarché, ou quand je
suis dans la vie quotidienne, sans rencontrer quelqu’un qui attire mon attention sur sa situation
de logement. C’est très rare que je puisse circuler sans rencontrer une ou deux personnes,
pas forcément des dizaines. Tous les mardis du maire et des élus, que nous ne pouvons plus
faire à cause du Covid, mais on fait autrement ces jours-ci, je reviens toujours en mairie avec
au moins une dizaine ou une quinzaine de personnes qui sont venues me voir pour attirer
l’attention. Elles nourrissent l’illusion que le fait d’avoir attiré l’attention du maire ou des élus
sur des situations souvent dramatiques, cela va régler la situation, que cela dépend de nous et
qu’il va suffire d’un effet de bonne volonté pour pouvoir résoudre une difficulté importante
dans la vie quotidienne des gens. Il y a beaucoup d’illusions autour de cela.
Je crois que Romain Marchand l’a rappelé dans son intervention tout à l’heure, 8 000
demandes de logement, 400 situations réglées chaque année. Ce n’est pas parce qu’on est
méchant, ou qu’on garde des logements vides, ou qu’on fait du clientélisme, ou qu’on choisit
ceux qui auraient la bonne opinion politique, où je ne sais pas quoi. C’est simplement qu’on a des
critères.
Je rappelle également, et Romain Marchand le disait, que la ville n’est pas omnipotente sur
cette question. Au mieux, on a 30 % d’attributions sur les logements sociaux qui sont dans la
ville, un peu plus avec l’Office public de l’habitat, mais en gros, c’est 30 % chez l’ensemble des
bailleurs. La préfecture a 30 %, qui aujourd’hui sont totalement bloqués sur le droit au
logement opposable, ce qui est juste. Il faut avoir obtenu ce droit pour pouvoir être relogés
sur le contingent de la préfecture. Et le 1 % patronal, anciennement Action logement,
aujourd’hui a 40 %. En gros, c’est cela, il y a un peu plus, il y a des tout petits pourcentages.
Quand on voit un de ses amis qui n’est inscrit que depuis deux ans, mais qui obtient un
logement parce qu’il a pu émarger, je vais le dire comme cela, au 1 % patronal, parce qu’il a la
chance de travailler, et de travailler dans une entreprise qui est considérée comme
prioritaire. Il va peut-être attendre deux ans et obtenir un logement social parce qu’il
bénéficie d’Action Logement et de l’ancien 1 % patronal. Alors que quelqu’un qui ne va pas être
reconnu DALO et qui ne va pas travailler dans une entreprise de plus de 50 salariés cotisant
au 1 % patronal, il n’aura que le contingent municipal comme perspective. C’est là où ça
bouchonne et c’est là où ça nourrit en permanence ce sentiment d’injustice.
Ce que je regrette tout le temps, et vous faisiez part, Monsieur Bouillaud, et je vous rejoins
vraiment, de votre espoir qu’on avance sur les questions de transparence. Je vais vous faire
part de mon espoir qu’on arrive, et j’espère, au travers de cette mission d’information et
d’évaluation, à faire en sorte que cette question de l’éternel reproche du clientélisme
totalement infondé, je le dis ici comme ailleurs, recule un tout petit peu ? J’espère que plus
personne ne le dira, pour celles et ceux qui auront eu l’honnêteté d’y travailler, l’honnêteté
d’aller regarder vraiment ce qu’est la situation et de participer à la formulation de
préconisations.
Parce que c’est cela qu’on attend des missions d’information et d’évaluation, c’est de
préconiser des améliorations pour qu’on puisse les adopter au Conseil municipal et que cela
enrichisse la feuille de route des maires adjoints qui sont en charge de ces questions. Je
souhaite que cela devienne plus une espèce de petits jeux politiciens qu’on se trimbale à
chaque élection, parce qu’on sait que c’est un sujet où légitimement, les gens sont sensibles.(67
Vous l’avez rappelé, on a plein de désaccords politiques. On en a assez comme cela pour
alimenter le débat démocratique et on n’est pas obligés d’aller toujours chercher des choses
parce qu’on sait que les gens vont être réactifs et qu’on va surfer sur des fois des petits
aspects, parfois un peu démagogiques. J’espère qu’en mettant tous ensemble « les mains dans
le cambouis », cela nous fera gagner tous en intelligence et en efficacité sur cette question
qui est essentielle pour les Ivryens.
Dernier mot : j’ai souhaité dans l’organisation des délibérations, Romain Marchand l’a rappelé,
les permanences des 18 adjoints. Cela évite la personnalisation et fait de ce sujet, une
question beaucoup plus collective que ce qu’elle n’a pu l’être par le passé. C’est un réel progrès
de mon point de vue et je remercie l’ensemble des adjointes et des adjoints qui prennent ce
temps et qu’ils mettent en œuvre. Tous les témoignages que j’ai recueillis, à la fois des
habitants et à la fois des adjoints, montrent que ce sont des moments plutôt riches et qui
permettent de donner du sens, y compris à notre fonction d’élu.
Je voudrais dire aussi qu’on a voulu que cette question de l’habitat et du logement soit
répartie sur un plus grand nombre de personnes. Romain Marchand coordonne les politiques
d’attribution du logement social. Stéphanie Delafoy a en charge le lien aux bailleurs sociaux et
la programmation de la construction de logements et la vice-présidence de l’Office public de
l’habitat. J’assume la présidence de l’Office. Sabrina Sebaihi s’occupe des enjeux de l’habitat
indigne et Bertrand Quinet s’occupe de tous les processus d’insertion, du logement d’urgence
et du logement d’insertion. Il y a plusieurs élus au sein de l’exécutif municipal qui prennent
chacun un morceau du truc. Cela nous permettra là aussi, je le sens déjà, d’être beaucoup plus
efficace sur ces questions.
Ce rapport et cette information sont tout à fait importants. Merci à toutes celles et ceux qui
y ont contribué. »
LE CONSEIL,
23/ PREND ACTE du bilan de la politique d’attribution des logements de la ville d’Ivry-sur-Seine pour le mandat
2014-2020.
(affaire non sujette à un vote)(68
POINT 24
EHPAD les Lilas
Garantie d’emprunt
- convention de garantie
- offre de financement
POINT 25
Association Solidaritess
Subvention une subvention exceptionnelle
Rapporteur : Bertrand Quinet (Politiques solidaires)
POINT 26
Centre Municipal de Santé
Avenant au marché de Maîtrise d’œuvre (MOE) pour la restructuration et l’extension du
CMS
- avenant n° 3
- tableau de répartition des paiements
POINT 27
Centre Municipal de Santé
Tarifs des actes dentaires de la CCAM pris en charge et non pris en charge
- tableau
Rapporteur : Sabrina Sebaihi (Santé et accès aux soins – Action handicap)
M. BOUYSSOU - « Je vais maintenant passer la parole à Bertrand Quinet. Mon pauvre.
Bertrand Quinet, tu as été bien chargé en délibération, et je me rends compte ce soir que
nous t’avons attribué des délibérations comme rapporteur, bien au-delà des délégations qui
t’ont été confiées. »
M. QUINET - « Ce n’est pas grave. Cela va bien se passer. »
M. BOUYSSOU - « Tes collègues te devront peut-être un petit coup de main, s’il y a des
choses que tu oublies, ou peut-être te faire un cadeau pour Noël pour te remercier d’avoir
rapporté à leur place. Parce que la garantie d’emprunt sur l’EHPAD des Lilas c’est Ghaïs
Bertout-Ourabah qui aurait dû rapporter là-dessus au titre de cette délibération. Quant au
tarif des actes dentaires, cela aurait dû être Sabrina Sebaihi qui aurait dû rapporter là-
dessus. Elle aurait pu également rapporter sur l’avenant au marché de maîtrise d’œuvre. Elle
aurait pu rapporter en duo avec Méhadée Bernard, qui a la responsabilité des bâtiments
communaux. Mais il y a eu une espèce de tunnel, on a tout donné à Bertrand Quinet. Si tu
cales sur certains sujets, ne t’inquiète pas tes collègues t’aideront. »
M. QUINET - « Merci Monsieur le Maire. Chers collègues, Mesdames et Messieurs, je
m’adresse aussi aux internautes qui nous suivent depuis Wallis-et-Futuna, à cette heure
tardive pour eux matinale, sûrement. D’ailleurs, je reparlerai des Ultramarins.(69
Le premier point, c’est le point 24 sur l’EHPAD des Lilas. Il n’y a pas grand-chose à dire, si ce
n’est que c’est une garantie d’emprunt. Ce qui est intéressant dans ce point, c’est que l’EHPAD
des Lilas est géré à la fois par Ivry et par Vitry et que compte tenu des difficultés de ce
genre de lieux, comme vous le savez, surtout dans la période actuelle, il se dégradait
tranquillement, mais sûrement au cours des années. Il a donc été décidé de modifier cela et
d’essayer de faire en sorte que cela puisse s’améliorer. Ce qui est le cas.
Un emprunt va être fait parce qu’actuellement, les locaux appartiennent à Vitry. Ils vont être
rachetés. Le fait de racheter, cela nécessite un emprunt. Cet emprunt sera garanti pour
moitié par le Département et pour un quart par chacune des villes, dont Ivry. Il va y avoir une
différence entre le loyer que paye actuellement l’EHPAD et l’emprunt qui sera fait. Cela veut
dire que ça va dégager une somme d’argent qui sera suffisante pour pouvoir entamer des
travaux.
Je trouve que c’est une bonne solution pour un établissement qui permet, contrairement à
certains établissements privés, d’avoir un coût de fonctionnement à la journée qui est
moindre, et qui permet à des gens plus modestes d’accéder à ce type d’établissement. Je
donne mon avis, mais je trouve que c’est un point intéressant.
Le deuxième point, c’est la subvention à l’association Solidaritess. Comme le disait fort
justement Monsieur le Maire tout à l’heure, avec son sens de la formule, c’est une queue de
comète du Conseil municipal de cet été. En effet, comme vous le savez, en toute transparence
d’ailleurs, je tiens à le préciser, lors de l’annonce par le chef de l’Etat du confinement, il a
fallu que la municipalité s’organise très rapidement et fasse appel aux forces qui étaient en
présence.
Contrairement à ce qu’on imagine, il n’y en avait pas tant que ça. Sachant que le Secours
Populaire avait une difficulté par rapport à ses bénévoles, et donc n’a pas été en mesure de
distribuer la quantité de denrées alimentaires qu’elle le souhaitait. Et également les Restos du
Cœur qui fermaient. On s’est trouvé face à une situation un peu inédite où il a fallu organiser
une distribution alimentaire sans avoir vraiment d’opérateurs importants sur la ville qui soient
en capacité de le faire.
Lors de cette réunion, les associations connues ont été réunies et compte tenu des
possibilités de chacun, l’association Solidaritess a été un petit peu mandatée, par la ville.
Mandatée n’est pas forcément le mot juste, mais, elle a été en lieu et place de la maison de
quartier de Gagarine, qui n’était pas en mesure d’ouvrir non plus à cause des agents.
Parce que, comme vous le savez, une plateforme a été mise en place, et chaque maison de
quartier a été en mesure de distribuer des denrées alimentaires, ce qui n’était pas le cas sur
le centre-ville. Il a donc fallu trouver un local, et c’est l’association Solidaritess qui a assuré la
distribution alimentaire sur cette partie de la ville pour des sommes d’environ 1 000 euros par
jour, parfois de courses.
Il a été octroyé une subvention pour cette association au mois de juillet. Mais il fallait faire
les comptes de façon plus précise. Ils avaient besoin d’un peu de temps, ce qui explique que
l’on a une fin de remboursement des frais qui n’a lieu que maintenant. Il n’y a évidemment
aucune idée, aucune volonté de qui que ce soit, on ne peut pas accuser les Ivryens quels qu’ils
soient, qui ont participé à l’élaboration de cette mise en place de plateformes, d’avoir(70
ostracisé l’une ou l’autre des associations qui auraient pu également aussi participer, tout
comme l’a fait Solidaritess.
D’ailleurs, les associations qui ont fait des demandes au cours de cette période ont, dans la
majorité des cas, et quand c’était possible, en fonction des moyens qui étaient présents sur la
ville ont pu obtenir des choses. Par exemple, emprunter une cuisine pour faire à manger au
quotidien. Parfois, certains ont eu besoin de pleins d’essence pour aller à Rungis, cela a été le
cas, des prêts de camions frigorifiques. Il y a eu tout un tas d’évènements qui ont eu lieu et
qui ont permis à ces associations de fonctionner.
C’est ce qui explique cette subvention, qui est exceptionnelle et qui rentre dans le cadre de ce
qui avait été mis de côté pour indemniser les gens, les associations, etc., et tous les frais qui
ont été engendrés par la crise du Covid.
J’en profite pour dire un petit mot supplémentaire, puisque la situation actuelle est à la fois
semblable, à la fois différente. La municipalité n’est évidemment pas en reste sur cette
question et elle est toujours, comme d’habitude, vigilante, et au premier plan. Je parlais des
Ultramarins tout à l’heure, et nous sommes très inquiets sur les étudiants ultramarins qui sont
complètement isolés, et qui n’ont pas la possibilité de revenir chez eux. Ils sont dans une
situation, que vous connaissez et que je ne vais pas énumérer ici, mais d’isolement, de non-
possibilité d’avoir des contacts sociaux, d’être dans un cadre de travail à distance qui est très
complexe. Ils sont en plus, éventuellement, issus de familles qui sont peut-être moins aisées
que ceux qui sont déjà en métropole. Il y a tout un tas de circonstances qui font que ces
étudiants actuellement sont en difficulté.
Nous avons fait tout un travail, notamment avec Marie Pieron, Boukary Gassama et Ghaïs
Bertout-Ourabah pour essayer de trouver les moyens de contacter ces jeunes. Actuellement,
nous avons pu contacter toutes les Facs d’Ile-de-France, les résidences étudiantes qui sont
sur Ivry, les écoles qui sont sur Ivry. Nous sommes en train de recenser exactement les
besoins. Et ce qui est ressorti là, vraiment dans les deux jours qui précèdent, c’est qu’on allait
pouvoir leur adresser un message directement. Parce que toutes ces institutions n’étaient pas
en mesure de nous donner des noms, puisque les données personnelles sont protégées.
En revanche, ils nous ont expliqué que c’était intéressant qu’on fasse passer l’information à
condition qu’on la donne. C’est ce qu’on va faire. On va essayer de mettre en place une
distribution de chèques-services que les étudiants pourront utiliser, notamment en ces fêtes
de Noël où ils vont être un peu isolés de leur famille. On va essayer de voir avec le CCAS
comment c’est possible d’entrer en contact avec eux, éventuellement, même certains, s’ils ont
la possibilité de venir au CCAS, de prendre un peu contact pour avoir des informations sur les
droits auxquels ils peuvent avoir accès, qu’ils puissent améliorer un petit peu leur situation
dans laquelle ils sont actuellement. Nous avons aussi peut-être une piste pour travailler avec
la Croix Rouge sur cette question. Nous mettons tout en œuvre pour que cela fonctionne.
En ce qui concerne le reste de la population, on mobilise actuellement les maisons de quartier
sur cette question, non pas pour en faire des plateformes comme la dernière fois pour
l’instant, parce que ce n’est pas la question qui se pose. On a souhaité faire confiance et
surtout se reposer sur le tissu associatif qui était déjà né. Parce qu’il y a eu d’autres
associations qui ont grandi et qui ont œuvré beaucoup pendant le premier confinement. Nous
avons souhaité nous mettre en contact avec eux et les réunir très rapidement. C’est ce que
l’on a fait il y a trois semaines, il me semble. C’était pour voir avec eux quel lien ils pouvaient(71
avoir avec la maison de quartier pour pouvoir coordonner leur action en direction des gens qui
auraient besoin d’une aide alimentaire.
Nous sommes dans cette construction en ce moment. Nous sommes dans une situation
difficile, parce que des nouvelles familles ont basculé dans la précarité récemment, et ne sont
pas dans nos radars. Pour l’instant, on ne les connaît pas. On ne sait pas encore les identifier.
Cela va être un moyen pour nous de le faire au travers des maisons de quartier par exemple.
On a aussi essayé de récupérer les kits d’hygiène pour les donner aux maisons de quartier et
au foyer Femmes Solidaires, où ils pourront avoir plus qu’un : tiens, je te donne un kit et tu
t’en vas. C’est plus avoir aussi une parole et un contact avec eux. L’idée aussi des maisons de
quartier, c’est qu’ils puissent renvoyer certaines familles en direction du CCAS, pour qu’on
puisse, pareil, être dans un système de travail avec eux sur leur accès au droit et sur ce à
quoi ils pouvaient prétendre.
Cela s’organise. Là, je ne vous cache pas que probablement les vacances et la suite des
vacances, cela risque d’être un tout petit peu plus compliqué parce que pour l’instant, les
enfants sont à la cantine. Beaucoup bénéficient d’un repas chaud par jour. Quand tout le
monde sera à la maison, là, ça va commencer à se compliquer sérieusement, d’autant que nous
sommes dans une phase où beaucoup de gens ont probablement mis leur activité
professionnelle de côté pour x ou y, raison. Ils n’ont pas forcément la possibilité de se
déplacer et éventuellement, cela s’est surtout restreint en termes d’offre. Nous avons des
familles précaires, il faut vraiment que l’on essaye de les joindre. On travaille là-dessus en ce
moment.
A ce titre, on n’oublie pas non plus les seniors puisqu’il y a beaucoup de gens qui sont un peu
isolés chez eux, et qui vont probablement l’être davantage vu les circonstances actuelles et
les annonces du Premier ministre. Peut-être que Ghaïs Bertout-Ourabah voulait ajouter. Un
petit commentaire là-dessus, d’ailleurs. Je lui laisse la parole, si je peux me permettre,
Monsieur le Maire. »
M. BOUYSSOU - « Vous allez vous partager le truc à trois Ghaïs Bertout-Ourabah, Sabrina
Sebaihi et toi, parce que je viens de me rendre compte que les délibérations suivantes, c’est
sur ta proposition, Sabrina Sebaihi, que nous allons les adopter. Il serait malséant que ce soit
Bertrand Quinet qui rapporte dessus, vu que c’est ta proposition. Ghaïs Bertout-Ourabah. je
t’en prie. »
M. BERTOUT-OURABAH - « Merci, Monsieur le Maire. Tous les ans, la Ville offre aux
seniors des colis de chocolats et des gourmandises. Cette année, nous avons décidé, avec
l’adjoint à la jeunesse, de faire quelque chose d’un peu différent et de faire un appel au
bénévolat, notamment en partenariat avec certaines associations jeunesse, pour pouvoir
organiser cette distribution. J’invite tous les collègues qui ne l’ont pas encore fait. Je vous ai
envoyé le mail pour ceux qui veulent s’inscrire à la distribution.
Je voulais revenir sur ce qu’a dit Bertrand Quinet, notamment sur les étudiants, parce que
c’est vrai que je suis vraiment inquiet. On remarque que depuis des semaines, de plus en plus
d’étudiants viennent frapper aux portes des associations, que ce soit à Ivry et ailleurs, pour
pouvoir de nouveau se nourrir. Il est important de soutenir les associations d’intérêt public
local en faveur des publics fragilisés, notamment des étudiants.(72
L’année 2020 est une année noire pour les étudiants. Le gouvernement et le président ont
beau le répéter dans des discours larmoyants et apitoyés, il est dur d’avoir 20 ans en 2020.
Rien n’est fait alors que les étudiants sont à peu de chose près, le seul groupe social qui ait
subi de plein fouet les deux confinements et leurs conséquences. Les rapports universitaires
indiquant leur détresse matérielle et psychologique l’attestent tous. La précarité s’accroît, on
le sait, les étudiants souffrent d’une grande précarité, et ce depuis de nombreuses années.
C’était déjà le cas avant de confinement. Un étudiant s’était même immolé devant le CROUS
en novembre 2019. Pourtant, ce geste désespéré n’avait pas donné lieu à une réelle prise de
conscience des pouvoirs publics.
Le confinement aggrave drastiquement la situation. Les indicateurs des associations d’aide
montrent que de plus en plus d’étudiants doivent recourir à une aide d’urgence. Evidemment,
ce sont des étudiants déjà fragilisés qui sombrent dans la misère. Beaucoup n’ont en outre pas
le matériel, les conditions personnelles nécessaires au suivi de cours à distance.
Les étudiants de première année sont particulièrement fragilisés. Anciens Terminales sans
véritable année scolaire, perturbée par la Covid 19, nouveaux étudiants sans véritable rentrée
immédiatement plongés dans des études difficiles à distance, les étudiants de première année
en souffrent, en témoignent les taux d’abandon encore plus élevés que d’habitude cette année,
atteignant 60 à 70 % dans certaines filières et dans certaines Facs.
Les étudiants qui entreprennent des études en alternance peinent à trouver les stages
nécessaires à la validation de leurs acquis. Aucun programme ne leur est destiné. Certains
risquent d’échouer uniquement parce qu’aucune entreprise ne les accepte en stage.
Enfin, des rapports alertent sur la situation psychologique des étudiants isolés, esseulés,
privés de socialisation universitaire. Beaucoup sont en dépression. Nous n’avons aucune
visibilité sur les cicatrices que va laisser le confinement sur la jeunesse, elles risquent d’être
profondes. Face à cela, non seulement le gouvernement se détourne du problème, mais en
outre, il profite du confinement, où il a maintenu les étudiants pour saper leur capacité
d’organisation et leurs forces politiques.
Dans le cadre de la loi LPR sur la recherche, contestée par la quasi-totalité du milieu
universitaire, un nouvel article a fait son apparition la veille de son vote en pleine nuit :
l’article 147 dit du délit d’entrave. Cet amendement stipule que tout délit d’entrave est
désormais passible d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. Et s’il est commis
en réunion de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende. Ce délit d’entrave, c’est le fait
de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement, occupation, blocage, assemblée
générale non autorisée. Tout cela trouble la tranquillité. Tout cela est donc maintenant
passible de prison.
Précarisation accrue, criminalisation du mouvement étudiant, voici donc les réponses du
gouvernement à sa jeunesse. Ivry cherche à réagir à ses moyens, à son échelle. Bien
évidemment, cela devrait être les prérogatives du gouvernement que d’assurer le bien-être de
sa jeunesse et des étudiants. Mais ne nous voilons pas la face. L’Etat ne fait rien, l’Etat
profite de la situation pour laminer la sociabilité étudiante, les chances de réussite et les
capacités de mobilisation.
Même si nous essayons de réagir avec l’aide de l’adjointe en charge des étudiants, de la
jeunesse et des politiques solidaires, ainsi que des forces diverses de la ville, nous travaillons(73
pour soutenir scolairement et psychologiquement les étudiants, notamment en soutenant des
acteurs locaux, comme il est le cas avec cette délibération. Interpeller les pouvoirs publics
n’est pas inutile, car la détresse invisible ne cesse de s’accroître et les étudiants de ce pays
méritent mieux que de beaux discours mensongers. La perspective d’un échec et le
musellement de leurs revendications sont légitimes. Merci. »
M. BOUYSSOU - « Merci pour cette intervention. Sabrina Sebaihi, est-ce que tu te sens
prête au débotté de nous dire des choses sur les deux délibérations ? »
Mme SEBAIHI - « Très rapidement, sur les deux délibérations en question. La première,
concernant les travaux du CMS. C’est un avenant sur le marché de maîtrise d’œuvre.
Le premier, parce qu’on a ajouté des travaux supplémentaires, suite à un changement de
réglementation. Parce que nous avons dû aussi remettre à jour aussi les besoins du CMS en
fonction des travaux. De fait, le prix a augmenté.
Le deuxième avenant est en lien avec l’augmentation de la durée des travaux. On est en crise
sanitaire, donc les travaux ont pris du retard aussi au niveau du CMS. L’allongement des
travaux fait que forcément, cela nous coûte un peu plus cher. Nous faisons donc un avenant,
ce qui explique l’augmentation du coût qu’on observe sur cette délibération qui est proposée
ce soir.
A l’occasion, là, c’est un peu compliqué, mais vraiment pour ceux qui n’y ont pas été, je vous
invite à aller visiter le CMS, qui est un superbe équipement aujourd’hui, avec les deux
premières phases du chantier qui sont terminées et qui ont été livrées. Là, on attaque la
troisième phase du chantier pour avoir une livraison, je l’espère, premier semestre 2021. A ce
moment-là, j’espère qu’on sera sorti de cette crise sanitaire et qu’on pourra organiser une
visite officielle et une inauguration de ce superbe outil qui est notre Centre municipal de
santé.
La deuxième délibération, c’est vraiment très technique. C’est la question des
remboursements sur les soins dentaires, avec un gros volet sur le préventif, sur toute la
prévention bucco-dentaire, et sur une partie du remboursement des soins sur les actes
techniques en termes d’actes dentaires, couronne, etc. Ce sont vraiment des plafonnements
par rapport au remboursement de la Sécurité sociale. L’idée est que le reste à charge du
patient soit le moindre possible, voire zéro sur les actes dentaires. L’idée est qu’au niveau du
CMS, on se mette à jour au niveau de la codification de la Caisse primaire d’assurance-maladie
pour que le patient ne soit pas lésé sur son remboursement au niveau dentaire. »
M. BOUYSSOU - « Il ne me reste plus qu’à vous remercier tous les trois pour vos brillantes
interventions. Merci à vous. Y a-t-il des remarques sur ces différentes délibérations ? Vas-y
Ouissem Guesmi. »
M. GUESMI - « Bonsoir tout le monde. Je vais enlever le masque, ça va être mieux.
Concernant le point 25, le groupe écologiste votera cette délibération. Solidaritess est une
association bien connue des habitants du centre-ville, mais aussi du reste de la ville. Leurs
actions sont reconnues comme leur collaboration avec les autres associations de la ville. A ce
titre, le soutien des associations comme Solidaritess, qui remplissent souvent des rôles que
l’Etat a désertés, va dans le bon sens.(74
Notre interrogation porte sur la méthodologie appliquée. Les premiers retours ne répondent
pas complètement à nos demandes d’éclaircissement. La décision du choix de l’association
Solidaritess s’est faite en réunion plénière. Il serait constructif de savoir tout d’abord si
d’autres associations ont été candidates et quelles sont les autres structures qui auraient
éventuellement demandé la subvention Covid.
Par ailleurs, nous ne savons toujours pas si les autres structures identifiées sur la même
thématique ont été informées sur la possibilité à bénéficier de ce fonds Covid. Et si oui, par
quels moyens de communication ? Il nous apparaît que la parfaite information de toutes les
structures associatives est un gage majeur pour éviter la rupture d’égalité. Je vous
remercie. »
M. BOUYSSOU - « Merci. Y a-t-il d’autres interventions ? Peut-être Bertrand Quinet, si tu
as des éléments de réponse ? Attends, il y a Madame Boulkroun. Comme cela, on va prendre
toutes les interventions, et tu répondras après. Je vous en prie. »
Mme BOULKROUN - « Monsieur le Maire, mes chers collègues, je vais revenir également sur
le point 25, mais également sur le point 33, qui est une autre attribution de subventions.
Comme cela, je ne vais faire qu’une intervention pour reprendre ces deux sujets.
Nous l’avions indiqué lors du Conseil municipal d’installation et rappelé lors du Conseil municipal
du 9 juillet. Nous serons intransigeants sur la transparence dans l’attribution des subventions
aux associations. Je vais rejoindre les propos de Ouissem Guesmi, parce que j’ai également
posé des questions lors de la commission qui s’est tenue il y a une dizaine de jours et les
réponses n’ont pas été, à mon sens, convaincantes.
Ces associations constituent le cœur battant de la ville, et elles ont, pour beaucoup entre
elles, joué un rôle important dans la crise que nous traversons et continue d’ailleurs de le
faire, comme vous l’avez souligné. Beaucoup d’entre elles ont par ailleurs été très durement
touchées par ce contexte particulier. Pour autant, l’attribution de subventions
exceptionnelles, dites Covid, doit se faire en toute transparence et bien que nous ne puissions
qu’admirer le travail accompli par l’association Solidaritess, l’attribution d’une subvention
exceptionnelle nous interpelle sur cette absence de transparence, et peut semer le trouble
chez nos concitoyens.
D’autres associations ont joué un rôle important dans l’élan de solidarité né du premier
confinement. Pour autant, elles n’ont pas eu la chance d’être récipiendaires d’une subvention.
Sur quels critères se fait cette attribution ? Et un appel a-t-il été lancé pour prétendre à ces
subventions exceptionnelles ?
Ensuite, nous nous interrogeons également sur l’attribution d’une subvention exceptionnelle à
l’Association pour le logement des jeunes Ivryens, au motif que les comptes de ces dernières
sont déficitaires. Nous ignorions que la mairie avait vocation à combler le déficit de certaines
associations. D’ailleurs, au cours de la campagne municipale, nous avions rencontré une
association qui, à une demande similaire, s’était vu répondre que ce n’était pas la vocation de la
mairie.
Ainsi, tant que l’attribution de subventions aux associations restera relever d’un obscur
algorithme, nous ne pourrons que voter contre. Nous attendons donc avec impatience la
convocation de la Mission d’information et d’évaluation de la vie associative pour rendre aux(75
Ivryens la confiance qu’ils doivent avoir dans nos institutions pour une attribution
transparente des subventions. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU - « Merci. Y a-t-il d’autres interventions ? Je ne vois pas de main, peut-être
Bertrand Quinet.
Et de toute façon, sur la subvention de l’ALJI, sur le point 33, c’est Romain Marchand qui
rapportera tout à l’heure sur cette question. Bertrand Quinet, je t’en prie. »
M. QUINET - « Juste une petite précision. Effectivement, tout s’est passé dans un
caractère qui était très urgent. Nous avons fait face à une situation qui était tout à fait
particulière et inédite, puisque, que je sache, il y a un certain temps qu’on ne s’était pas
confiné. Il se trouve qu’il n’y avait pas de volonté de quoi que ce soit, de ne pas donner à untel,
ou de ne pas donner à l’autre. Effectivement, tous ceux qui en ont fait la demande ont eu une
aide de la part de la municipalité. Je serais ravi d’étudier de nouveau des demandes
d’associations qui auraient été en difficulté financière face à cette première campagne de
Covid de l’année dernière. Je serai tout à fait intéressé par des remarques des uns et des
autres sur cette question. Merci. »
M. BOUYSSOU - « Les choses ne sont pas closes. S’il y a des associations sur le territoire
ivryen qui ont pris part, et je sais qu’il y en a d’autres, aux actions de solidarité qui se
trouveraient aujourd’hui, avec des besoins particuliers, liés notamment à cette période, mais
aussi à la nouvelle période qui s’ouvre. Parce que j’ai écho que d’autres collectifs, d’ailleurs, pas
forcément tous constitués avec un statut associatif 1901, des collectifs d’habitants, souvent
de manière tout à fait autonome, portent des actions de proximité. Il y a des maraudes en ce
moment qui se font de manière très importante dans la ville.
Il faut que nous soyons attentifs à ce que cette solidarité soit soutenue par les choses. Mais
j’entends ce qui est dit sur les dimensions transparentes. Peut-être que la faiblesse dans
notre dispositif est de ne pas avoir porté à connaissance très publiquement de tout le monde
les possibilités qu’il y avait. Mais nous sommes dans une ville assez petite et assez en réseau,
pour savoir qu’une asso qui serait en difficulté sur ces enjeux peut s’adresser aux élus, et que
nous pouvons examiner les demandes.
C’est plus une question de proactivité qui peut nous être peut-être reprochée, par rapport à
ce qu’on a vu comme émergence associative dans cette période, qu’une question de
transparence. Parce que la meilleure des transparences, c’est que tout ce qu’on décide, on le
décide au Conseil municipal. Cela peut être interrogé, critiqué, et on essayera d’améliorer les
choses. Et si encore une fois, il y a des besoins justifiés, exprimés dans la ville, ils seront bien
évidemment examinés dans la limite de nos possibilités.
Je vous renvoie à vos feuilles de vote pour ces différentes délibérations. Je le redis, les
feuilles de vote, prenez-en grand soin et donnez-les bien à la sortie, à l’administration, car
tout le monde a très peur de ne pas pouvoir recueillir vos votes ce soir. Je vous appelle à les
remplir avec le plus grand sérieux. D’ailleurs, Méhadée Bernard est au bord de défaillir, en
tant que secrétaire de séance, tellement elle a peur que les feuilles n’arrivent pas à
l’administration en fin de séance.
Plusieurs fois comme cela, je ferai le relou, comme on dit parfois, pour vous souvenir de
remplir vos petites feuilles. »(76
LE CONSEIL
24/ APPROUVE la garantie par la commune à hauteur de 25% de l’emprunt La Banque Postale d’un montant total de
de 1 923 543 € concernant le financement pour l’acquisition des locaux, sis 70, rue des carrières à Vitry-sur-Seine.
(unanimité)
25/ ACCORDE une subvention exceptionnelle d’un montant de 3 500 € au profit de l’association « Solidaritess »
afin de soutenir ladite association dans ses actions engagées.
(42 voix pour et 3 voix contre : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
26/ APPROUVE l’avenant n° 3 au marché de maîtrise d’œuvre relatif à l’extension et à la réhabilitation du centre
municipal de santé à Ivry-sur-Seine avec le groupement ELLENA + MEHL architecte, mandataire du groupement,
EPDC, Bureau d’études techniques tous corps d’états, MEBI, Economiste de la construction, IETI, bureau d’études
environnementales.
(38 voix pour, 3 voix contre : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT et 4 abstentions : Mmes LE FRANC,
OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD)
27/ FIXE, à compter du 1er janvier 2021, les tarifs des actes dentaires et d’orthodontie de la CCAM soumis à
dépassement d’honoraires, et de ceux non pris en charge, applicables aux patients du centre municipal de santé et
PRECISE que les tarifs sont susceptibles d’être modifiés durant l’année en cours.
(unanimité)(77
LA VILLE QUI EMANCIPE
POINT 28
Cinéma municipal Le Luxy
Dispositif « Collège au cinéma » en Val-de-Marne
Convention de partenariat avec l’association « Cinéma Public »
- convention
POINT 29
Cinéma municipal Le Luxy
Festival International du film d’animation d’Annecy
Remboursement des frais d’hébergement
POINT 30
Cinéma municipal Le Luxy
Projet cinéma Méliès - Convention de partenariat de classe à projet artistique et culturel
avec le collège Molière
- convention
POINT 31
Dispositif d’aide d’urgence aux associations culturelles présentes sur le territoire
ivryen
Proposition de subventions exceptionnelles pour les associations « Les Carnavaliers » et
« le Forum Léo Ferré »
POINT 32
Mise à disposition d’équipements culturels
Tarifs et conventions pour des tournages de films au cinéma Le Luxy et à la Manufacture
des Œillets
- convention
Rapporteur : Méhadée Bernard (Culture)
M. BOUYSSOU - « Je passe maintenant la parole à Méhadée Bernard qui a toute une série
de délibérations sur la ville qui émancipe. J’en compte cinq délibérations. »
Mme BERNARD - « Merci Monsieur le Maire. Bonsoir à toutes et à tous. Je profite d’avoir la
parole, puisque je vais passer une série de délibérations sur la délégation à la culture, pour
dire à quel point les annonces du Premier ministre ce soir ont, une fois encore, secoué le
monde de la culture, auquel je peux ajouter, je crois, Alain Buch, le monde du sport. Ce sont
les deux champs très oubliés de la période, qui subissent de plein fouet cette crise avec des
intermittents en galère + +, des structures qui vont fermer, des troupes à l’arrêt, des clubs
sportifs en galère.
Je vais reprendre ce qu’a écrit Mathieu Cabiac, qui est artiste intermittent, coopérateur au
théâtre El Duende, pour ceux qui le connaissent. Il a écrit aujourd’hui : « Sacrifiés sur l’autel
de la Bûche. ». Je crois que c’est assez juste. Cela doit nous interroger quand les grands
magasins sont ouverts et que pas un théâtre, pas un cinéma ne peut produire, alors qu’il(78
produisait dans des conditions absolument exemplaires en termes de mise en place de
protocoles sanitaires.
C’est une fois encore un coup dur porté à la culture et au sport. Je vous invite, puisque
malheureusement il n’y a plus que cela comme possible, à Ivry, à vous inscrire sur le site du
théâtre El Duende qui fait une vitrine tous les week-ends. Il faut s’inscrire sur leur site
Internet, avec un petit spectacle dans la vitrine du Duende, à bonnes distances dans le froid,
parce que c’est le seul possible qu’ils ont trouvé. Ce sont des secteurs qui inventent,
cherchent, se prennent des coups depuis très longtemps, arrivent à rebondir. Mais je crois
que ce soir, le rebond va être difficile. N’hésitez pas à aller voir le spectacle d’El Duende.
C’est gratuit parce que ce sont des gens altruistes. Ce sont des gens généreux et qui donnent
à voir du beau à Ivry. Allez-y.
Vous avez dans vos petites pochettes le programme « V’là, Ivry Noël. ». On avait anticipé. On
ne savait pas que Castex allait faire ces annonces ce soir. Il y avait les annonces de la reprise
de Vitez, mais il n’y aura pas de reprise de Vitez au mois de décembre. Il y aura des
animations au balcon pendant quelques jours, du 19 au 23. Mais c’est un peu dur.
La première délibération porte sur une convention de partenariat avec une association qui
s’appelle Cinéma Public. C’est un dispositif national qui mène une action de pédagogie visant à
sensibiliser les collégiens au cinéma. C’est une action qui est lancée par le département du Val-
de-Marne depuis 2002. C’est un dispositif qui n’entraîne aucune dépense dans le budget
municipal. Le Luxy est un partenaire essentiel. Je vous invite à voter pour cette convention.
Le point 29, Festival d’Annecy, vous le savez, ou pas d’ailleurs, mais le Festival international du
film d’animation d’Annecy, c’est un peu le Cannes du jeune public. Le cinéma Le Luxy a un label
jeune public. D’ailleurs, pour celles et ceux qui ont des enfants, quand le Luxy pourra rouvrir,
je vous invite chaleureusement à y aller le samedi, le dimanche, parce que c’est juste génial.
Une agente travaille spécifiquement cette question et tous les ans, part au festival d’Annecy
pour rencontrer des réalisateurs, des distributeurs, voir des films. C’est « the place to be »
pendant quelques jours.
Mais il se trouve qu’Annecy, c’est très cher, et que pour le personnel communal, il y a une
règle : quand des agents partent en déplacement, ils ne sont pas aux frais réels. Ils ont un
forfait de nuitée à l’hôtel de 60 euros. Or à Annecy, je vous invite à chercher un hôtel à
60 euros. Il n’y en a pas. Pour ne pas envoyer Leslie Darel, pour ne pas la nommer, mais de
toute façon son nom est dans la délibération, à Pétaouchnock, on lui permet d’être
remboursée aux frais réels. Il va sans dire qu’elle ne prend pas une place dans un hôtel de
luxe, mais elle est en bonne position pour pouvoir se déplacer facilement et pour pouvoir
mener son travail dans de bonnes conditions. Je vous invite également à voter cette
délibération. »
M. BOUYSSOU - « Elle pourrait faire un effort et aller au camping. »
Mme BERNARD - « Je ne sais même pas à quelle période, à quelle saison c’est. C’est au mois
de janvier, c’est un peu la loose.
Ensuite, le point 30, c’est un projet important. C’est une convention de partenariat, ce qu’on
appelle pour les plus anciens de l’Education nationale qui connaissent ça, les classes à PAC, les
projets artistiques et culturels. C’est un projet artistique et culturel qui est mené avec le(79
Luxy, la Direction académique, une multitude de partenaires et le collège Molière. Il permet
aux collégiens de Molière de pouvoir travailler la question du cinéma sur tous les niveaux :
sixième, cinquième, quatrième, troisième, dans un rapport étroit au Luxy. Ils travaillent sur la
confrontation aux œuvres, la création, regarder des films, apprendre à regarder des films.
C’est un projet assez important qui est très subventionné par l’Education nationale. C’est un
jeu d’écritures comptables, on sert de réceptacle, on facture à la Direction académique, les
séances. C’est simplement cela.
Ce qui est important dans ce projet, et j’attire votre attention parce qu’on y reviendra, cela
fait trois ans que ce projet est mené. Il est mené à Molière, mais parallèlement, vous le savez,
il y a une option cinéma à Romain Rolland très importante et très structurante de la vie de ce
lycée. Et il y a tout un travail fait autour du cinéma à l’école, L’Orme au chat.
Du coup, dans le programme municipal, il y avait la volonté de pouvoir étendre les classes
artistiques à d’autres collèges. Aujourd’hui le collège Politzer a une classe à horaires
aménagés musique. Ce projet pourrait être la préfiguration d’une classe à horaires aménagés
cinéma à Molière. On reviendra vers vous, avec Fabienne Oudart, sur cette histoire. On va
commencer à travailler et à tisser des choses, mais c’est important. On aimerait pouvoir faire
la même chose dans un autre collège autour des questions de théâtre, et sur le quatrième
collège sur les questions d’arts plastiques. Ainsi, on aura couvert le champ des arts, et je crois
que cela ferait du bien à nos collèges de pouvoir mener des actions de ce type, en plus
d’autres actions que souhaite mener, Fabienne Oudart, autour d’options particulières de
langue. Il faut revaloriser un peu les collèges de nos territoires.
Le point 31, je vais faire un petit retour au Conseil municipal précédent, parce que le point 31,
c’est la suite de ce que nous avions voté au mois de juillet. C’étaient des subventions
exceptionnelles à des associations culturelles de cette ville, sur notamment du spectacle
vivant. En juillet, c’était plus spécifique sur le spectacle vivant, puisque les suites de cette
pandémie faisaient que des associations et des structures étaient vraiment très en difficulté.
Le service culturel a regardé les associations qui avaient des frais de structure, à la fois des
salaires et des loyers. Il a observé les choses, a interrogé les associations et a regardé avec
elles comment on pouvait les aider. On va rentrer dans les débats budgétaires bientôt et les
associations vont faire des demandes de subventions. On sera très attentif aux autres
associations à ce moment-là. Mais c’est vrai que nous nous sommes d’abord concentrés sur
celles-ci dans un premier temps.
C’est ce qui nous avait valu au mois de juillet de voter une subvention exceptionnelle pour le
théâtre El Duende, pour le théâtre Aleph, pour l’association Les bergers en Seine, il me
semble qu’il y avait la librairie Envie de lire.
Je fais un retour parce que je suis un peu teigneuse, au Conseil municipal précédent, Madame
Kaaout, vous nous aviez interpellés en disant : il faut créer le fonds de dotation pour le
spectacle vivant. Or ça, ça permet au spectacle vivant de vivre et de continuer à vivre. Et je
rappelle qu’au mois de juillet, vous aviez voté contre cette délibération d’aide au spectacle
vivant. J’ai vérifié. Je suis un peu obligée de vous le dire, ou de le dire aux spectateurs
Ivryens de Wallis-et-Futuna et d’ailleurs, pour que tout le monde le sache.
Ce soir, je vous propose d’accorder deux subventions à l’association Les Carnavaliers, qui est
une grosse association très présente sur la ville, qui ont des locaux rue Raspail que vous(80
connaissez sans doute. Ils ont été très présents lors des chariots d’Ivry. Ils nous
accompagnent très souvent et ils accompagnent d’ailleurs d’autres villes sur des évènements
festifs. Ils ont une perte sèche de 108 000 euros. Il ne s’agit pas de les subventionner à
hauteur de 108 000 euros, mais nous avions des commandes que nous pensions honorer. Sauf
que Covideux, nous n’avons pas pu honorer les commandes. Je vous propose de pouvoir leur
accorder une subvention exceptionnelle de 5 300 euros, qui est le montant des commandes
que nous leur avions passées, pour qu’il soit un peu moins dans la panade qu’ils ne le sont. Je
crois qu’ils ont entamé des démarches avec d’autres villes avec lesquelles ils travaillent
d’ordinaire.
Le forum Léo Ferré, je ne sais pas si vous voyez où cela se trouve. C’est là-haut, à côté du
moulin. C’est un forum qui est géré par une association qui s’appelle La chanson pour tout
bagage, qui est un lieu de diffusion de musique et de chanson. Pour votre information, depuis
2017, il y a 480 concerts qui ont eu lieu dans cet endroit, près de 25 000 spectateurs. C’est
un lieu de diffusion de la chanson très important à Ivry, et qui vraiment a été très en
difficulté avec la crise du Covid. Ils se sont posé énormément de questions de
restructuration. Le bureau de son association a retravaillé, a renommé les gens, a essayé de
regarder comment ils pouvaient faire.
Là, ils commencent à sortir un peu la tête de l’eau. Ce n’est pas pour tout de suite, mais quand
ils le pourront, l’idée c’est de pouvoir produire dès que cela sera possible, deux concerts par
semaine, avec de la restauration le soir. C’est ce qu’ils faisaient précédemment. Nous avons
regardé les charges qui étaient à leur compte, et nous avons décidé, comme nous l’avions fait
pour le Duende, pour Aleth et pour les Bergers, d’aller jusqu’à 60 % de subvention et de leur
apporter une subvention de 13 000 euros au regard des difficultés qu’ils rencontrent, et pour
leur permettre de ne pas mourir demain.
Enfin, la dernière délibération. On la passe en urgence parce qu’on est sollicités pour le
tournage de deux films à la Manufacture des Œillets et au Luxy. Vous verrez, on aura tout à
l’heure, une délibération sur la mise à disposition de l’espace public pour des tournages. Là, on
passe des délibérations en urgence. On a cherché avec le service culture, une espèce de tarif
qui est sans doute un peu sous-évalué, mais nous avons fait les choses un peu en urgence. On a
regardé ce que faisait la Mairie de Paris.
On va s’outiller, et on va travailler pour que demain, on puisse avoir un vrai point qui passe à
l’ordre du jour du Conseil municipal avec de vrais tarifs, que ce soit pour l’espace public, pour
les équipements culturels, pour les équipements sportifs, pour les salles de quartier. Parce
qu’on est sollicités, y compris parce que cela nous permettrait de faire rayonner la ville
autrement que d’avoir des grilles tarifaires qui soient un peu précises. Nous allons travailler
cette question.
Je proposerai d’ailleurs, à l’issue de ce travail, que ce travail soit piloté par la culture, parce
que c’est du cinéma, et que nous avons quelque chose à dire aussi sur les synopsis qui nous sont
proposés. Nous ne pouvons pas tout accepter n’importe comment. Cela ne peut pas être
simplement des effets d’opportunité. Il faut que ce soit un peu intelligent, que ce soit un peu
travaillé, mais nous le travaillerons avec tous les secteurs pour que ce soit monté de manière
intelligente, comme on sait le faire quand on travaille à plusieurs.(81
Et là, ce soir, il s’agit d’acter deux tarifs, demi-journées et journées pour le TQI et le Luxy,
pour des tournages qui ont lieu maintenant, puisque j’ai croisé Romane Bohringer en rentrant
chez moi tout à l’heure. Je suppose qu’elle était là pour l’un des films concernés.
Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU - « Non, Romane Bohringer habite à Ivry, c’est pour cela que tu l’as croisée,
non ? Tout le monde habite à Ivry. Elle aurait pu y habiter aussi. Merci Méhadée Bernard. Qui
souhaite intervenir sur ces différentes délibérations ? Je vous en prie. »
Mme KAAOUT - « Merci, Monsieur le Maire. C’était juste pour répondre à Madame Bernard
et lui dire qu’effectivement, je me félicite qu’elle ait répondu à mon appel lors du dernier
Conseil. Bien évidemment, nous n’en attendons pas mieux justement de tout ce qu’elle propose
et nous soutiendrons toujours toutes les actions qui seront menées en faveur du spectacle
vivant, de la culture et pour faire rayonner bien évidemment tout ce beau monde à Ivry-sur-
Seine et ailleurs. Merci. »
M. BOUYSSOU - « Méhadée Bernard a pour tradition de répondre à vos appels. Je suis moi-
même très ému. Qui d’autre souhaite intervenir ? Je ne vois pas de main. Fabienne Oudart, je
t’en prie. »
Mme OUDART - « Juste deux petites choses. Je fais un saut d’écart par rapport au forum
Léo Ferré. C’est un lieu un peu emblématique de la chanson française. C’était juste pour faire
un petit hommage à une grande chanteuse qui est morte, et qui est passée à Léo Ferré il y a
quelque temps, et qui y passait beaucoup de temps. Léo Ferré, c’était Anne Sylvestre. C’était
un petit hommage à une Grande Dame de la chanson.
Et aussi, je voulais reparler du point 30 par rapport à ce qu’a expliqué Méhadée Bernard sur la
préfiguration de ce que serait un rêve d’une classe à horaires aménagés cinéma, qui serait
dans la continuité de l’Orme au chat, et dans la perspective pour les lycéens de Romain
Rolland, de l’option cinéma. Malgré tout, je tiens encore à me dire ce soir, c’est toujours en
danger. Il se passe des choses très intéressantes au collège, avec des classes à PAC, mais
nous ne savons pas comment l’avenir sera pour les lycéens avec l’option cinéma, à cause de la
réforme du bac. »
M. BOUYSSOU - « Oui, tout à fait. Merci Fabienne Oudart. D’ailleurs, je signale, c’est un
peu une information toute fraîche, tu as rendu hommage à Anne Sylvestre. J’ai été convié ce
soir par El Duende, je crois que Méhadée Bernard tout à l’heure, a peut-être fait une allusion
à la vitrine du Duende. On m’invite à donner un micro récital, Anne Sylvestre, dans la vitrine
du Duende d’ici quelques semaines, je vous préviendrai.
Mme BERNARD - « Il n’y a que six places.
M. BOUYSSOU - « Il n’y a que six places dans la vitrine, mais on peut être sur le trottoir.
C’est six places sur le trottoir, mais à tour de rôle.
Je vous propose de vous référer à vos feuilles de vote pour adopter les délibérations que
Méhadée Bernard nous a soumises ce soir. «(82
LE CONSEIL
28/ APPROUVE la Convention de partenariat avec l’association Cinéma Public relative à la mise en œuvre, par le
cinéma municipal Le Luxy, du dispositif « Collège au Cinéma » en Val-de-Marne pour l’année 2020/2021.
(unanimité)
29/ AUTORISE le remboursement aux frais réels de l’hébergement de l’agent Leslie DAREL, responsable « jeune
public » du cinéma municipal Le Luxy, durant le festival international du film d’animation d’Annecy 2021 (sur
production des pièces justificatives et pour un montant maximum de 120 € par nuitée).
(41 voix pour et 4 abstentions : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD)
30/ APPROUVE la convention financière avec le collège Molière, relative à la mise en œuvre de la classe à projet
artistique et culturel « Projet Méliès » pour l’année scolaire 2020/2021
(unanimité)
31/ ACCORDE un ensemble de subventions exceptionnelles selon la répartition dans le tableau ci-dessous :
Structure concernée Aide proposée
Nature Montant
Les Carnavaliers Aide aux frais de fonctionnement 5 300 €
Forum Léo Ferré Aide aux frais de fonctionnement 13 000 €
Total 18 300 €
(unanimité)
32/ APPROUVE la convention de tournage de films à conclure avec, d’une part, la société ESCAZAL FILMS et,
d’autre part, la société WY PRODUCTIONS, Fixe, les tarifs de location pour des tournages, comme suit :
-Tarif journée : 700 € TTC
-Tarif demi-journée : 350 € TTC
Et PRECISE que ces tarifs sont fixés à titre provisoire avant la mise en place d’une grille tarifaire d’occupation
des équipements culturels municipaux pour des prises de vue.
(unanimité)(83
POINT 33
Association pour le Logement des Jeunes Ivryens (ALJI)
Versement d’une subvention de 4 000 euros
Rapporteur : Romain Marchand
M. BOUYSSOU - « Je passe le micro à Romain Marchand pour l’ALJI, je ne me trompe pas.
Dans l’ordre, nous sommes à la 33e délibération, il nous en reste encore quelques-unes. Vas-y
Romain Marchand. »
M. MARCHAND - « Ce sera très rapide. L’ALJI, c’est une association pour le logement des
jeunes Ivryens, qui gérait le foyer Spinoza, qui est un foyer de jeunes travailleurs géré pour
le compte de la municipalité par cette association. C’est une association qu’on peut qualifier de
paramunicipale puisqu’elle exerçait cette activité en gestion déléguée par la Ville.
Nous avons pris la décision, au cours du précédent mandat, de cesser l’activité de cette
association et de cesser l’activité du foyer pour rediriger les jeunes qui étaient hébergés
dans ce foyer vers le foyer Louis Bertrand, que nous avons rénové. Aujourd’hui, il accueille
notamment des jeunes, ainsi que des jeunes sportifs, de façon à ce que le foyer Spinoza
puisse être reconfiguré et que sa gestion soit restituée à l’OPH afin d’y refaire des
logements, ou qu’il reprenne une vocation plus cohérente avec le reste de la résidence de la
Cité Spinoza.
Quand nous avons pris cette décision, il y a eu toute une période pendant laquelle un certain
nombre de chambres n’ont pas été relouées parce qu’il y avait des travaux importants à faire
que nous n’avons pas faits. L’association a accumulé comme cela au fil des années des dettes
assez importantes qui ont été résorbées, via une précédente subvention d’équilibre accordée
par le Conseil municipal.
Là, dans la période de clôture vraiment de l’activité de l’association, il reste quelques petites
dépenses. Il y a, derrière les 4 000 euros qui sont demandés, 99 euros de factures de
téléphone, des sommes de mutuelle pour l’ancien directeur de l’association, le nettoyage des
locaux, puisque nous avons rendu les locaux dans un état propre, ils ne l’étaient pas, et les
frais de prestation comptable de la comptable qui se charge de liquider l’association. Il y aura
encore quelques petits résidus de frais de résiliation bancaire, etc. Cette subvention de
4 000 euros, je sais qu’elle a posé beaucoup de questions en commission, mais elle n’a que pour
but d’accompagner la cessation d’activité de cette association. »
M. BOUYSSOU - « Merci Romain Marchand. Y a-t-il des questions sur ce point ? Ouissem
Guesmi. »
M. GUESMI - « Nous voterons pour cette délibération. Néanmoins, je tiens à rappeler que
nous restons interrogatifs. Les subventions versées aux associations servent à financer des
projets, à contribuer à une gestion administrative, financière et solidaire de leurs structures.
Mais nous souhaitons aussi marquer sur ce point notre scepticisme concernant certaines
choses qui nous apparaissent discutables, comme le règlement de frais de mutuelle de la
Présidente de l’association. Cela nous apparaît hors de propos et comme ne couvrant pas les
champs ordinaires d’attribution des subventions publiques. Merci. »(84
M. BOUYSSOU - « Merci. Ouissem Guesmi. Il y a d’autres interventions sur ce point ? Vous
en aviez parlé, Madame Boulkroun tout à l’heure. Je crois qu’il faut être clair, et je vais
essayer de rester dans le cadre de ce que je peux dire.
D’abord, le foyer Spinoza, c’est une histoire à Ivry. C’est un élément tout à fait historique. Il
y a beaucoup de gens de ma génération qui, dans leur jeunesse, ont commencé leur autonomie
au foyer Spinoza parce qu’à l’époque, il n’y avait pas grand-chose du point de vue de
l’autonomie des jeunes. C’était même à l’époque quelque chose d’assez innovant. Au moment où
cela a été créé, dans les années 80, Je regarde Alain Buch, oui c’est cela. C’était dans les
années 80, et c’était vraiment quelque chose d’innovant. C’était pour l’autonomie des jeunes.
A l’époque, on parlait très peu de résidence pour l’autonomie des jeunes. La ville avait impulsé,
dans le cadre du projet, d’ailleurs de Renée Gailhoustet de la Cité Spinoza, un espace
intergénérationnel. C’était avant que ce soit la mode, et que tous les promoteurs immobiliers
essayent de nous vendre à chaque fois des machins intergénérationnels. Nous l’avions décidé
dans ces années, avec des ateliers d’artistes, avec des logements familiaux, avec un cabinet
médical, avec une crèche, avec un foyer pour les jeunes travailleurs. C’était le foyer des
jeunes travailleurs. Il y avait déjà une petite crise de l’accès au logement traditionnel.
On a créé cela, et on a créé une association de gestion qui était l’ALJI qui gérait. Il y avait un
salarié mis à disposition. Il y avait des moyens mis en œuvre et le différentiel historique
entre les loyers très bas, le coût de fonctionnement d’une telle structure, etc. a
historiquement été absorbé par le budget communal. Je crois qu’il faut le dire comme cela.
C’est quelque chose qu’il faut arrêter maintenant, pour les raisons qu’a données Romain
Marchand. Nous ne sommes pas là sur un sujet d’association traditionnelle au sens où on
l’entend habituellement. Il y a un mot que je n’ai pas le droit de dire dans cette enceinte, mais
que je vais dire quand même c’est la question de la gestion de fait qui est reprochée parfois
aux collectivités locales.
Il y a eu des exemples de rapport de la Chambre régionale des comptes qui disent : le mi-
chemin entre la régie publique et une vraie gestion autonome est toujours un peu compliqué à
trouver. Et au fil du temps, cette gestion était un peu de cette nature-là. C’était une
subvention d’équilibre qui était donnée systématiquement pour une mission qui aurait pu être
une régie publique de la ville directe, et sans passer par l’élément de gestion d’une association.
Ces petits 5 000 euros font suite à d’autres… 4 000 euros, oui, pardon, j’arrondis toujours au
supérieur, ça fait hurler Ouarda Kirouane. Mais, on clôt une question. On ne la clôt pas parce
que le besoin des jeunes, ce serait, et je rebondis sur ce que disait Ghaïs Bertout-Ourabah
tout à l’heure sur la situation des étudiants. Il y a encore des besoins sociaux énormes du
point de vue de la jeunesse, et notamment de la jeunesse ivryenne.
Mais on a développé toutes ces dernières années, cette dernière décennie même, dans
différents projets d’aménagement de la ville, ce qu’on appelle les résidences jeunes en
autonomie. Il y en a plusieurs dans la ville, qui ont été créées, qui répondent à un vrai besoin,
qui sont beaucoup plus modernes, beaucoup plus confortables, où les jeunes payent une
redevance, où ils peuvent bénéficier des APL, et où il y a une liaison avec un travailleur social,
d’accompagnement, des lieux communs, etc. On en a plusieurs dans la ville. Cela répond
globalement.(85
Attention, je ne parle pas des investissements privés d’une série de résidences privées qui
existent sur le territoire communal, et qui coûtent très cher et qui n’ont pas grand-chose de
social, mais qui sont des produits d’investissement qui permettent une rentabilité, des
investissements avec des loyers très chers, moins chers que les chambres de bonnes
parisiennes, certes, mais d’un niveau assez élevé.
Il y a aussi ces résidences sociales jeunes qui permettent de répondre à ce besoin. Ce
résiduel qui était devenu des décennies, le foyer de l’ALJI ne correspondait plus à ces
besoins. Je suis assez content qu’on termine cette histoire. Mais il faut terminer cette
histoire en ayant conscience que c’est un élément historique du patrimoine immatériel de
notre ville qui a préfiguré des réponses modernes à des besoins contemporains. Nous pouvons
être fiers de cette histoire, même si aujourd’hui il s’agit de la terminer pour passer à autre
chose.
Les logements sociaux qu’on pourra faire dans cet endroit, parce qu’il faut savoir que les
chambres, les jeunes acceptaient d’y aller de manière extrêmement transitoire, mais c’était
pour patienter en attendant que leurs demandes de logements sociaux soient abouties. Par
exemple, il y avait un cabinet de toilette, mais il n’y avait pas de toilettes dans ces chambres.
Il y avait des toilettes collectives sur les paliers. Ce n’est plus ce qu’on souhaite aujourd’hui
pour le confort de la jeunesse.
C’est une gestion qui a été municipale, via une association, mais qui aurait pu être une régie
directe. Les engagements finaux qu’on prend ce soir sont légitimes, mais je comprends que
cela puisse, comme l’a fait Ouissem Guesmi, soulever des questions, mais il faut se dire les
choses de manière transparente justement, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté.
Tu souhaites compléter Romain Marchand ? »
M. MARCHAND - « C’est juste une petite rectification sur le sujet de la mutuelle. Ce n’est
pas la présidente de l’association qui avait la mutuelle, mais le salarié de l’association qui
d’ailleurs aujourd’hui a été réintégré dans le personnel communal. Comme les agents
communaux avaient le droit à une mutuelle, lui avait aussi une mutuelle dans le cadre de son
activité. Mais la présidente de l’association est bénévole et n’a aucun avantage tiré de cette
responsabilité. »
M. BOUYSSOU - « C’est d’ailleurs, un salarié qui avait été mis à disposition de l’association
par détachement de la Ville. C’est normal qu’on lui restitue ce dont il aurait dû bénéficier dans
le cadre d’un travail normal sur un poste à la ville.
On se réfère à vos feuilles de vote pour ce point aussi. «
LE CONSEIL
33/ APPROUVE le versement d’une subvention à l’association ALJI d’un montant de 4 000 €.
(30 voix pour, 7 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT et 8 abstentions : Mme DUMABIN-DELAFOY, M. GASSAMA, Mme BOUFALA,
MM. BADI, RHOUMA, Mme CHOUAF, M. MRAIDI, Mme MEDDAS)(86
POINT 34
ZAC Ivry-Confluences
Réalisation d’une école provisoire
POINT 35
UNICEF France
Renouvellement du label « Ville amie des enfants »
Rapporteur : Fabienne Oudart (Politiques éducatives du 1er et du 2ème degré - Loisirs et
vacances de l’enfance)
M. BOUYSSOU - « Ensuite, c’est Fabienne Oudart qui a deux délibérations et une attention
à attirer sur un rapport d’activité. A toi. »
Mme OUDART - « Le SIRESCO, ce n’est pas moi. »
M. BOUYSSOU - « Je ne sais, c’est tout mélangé. »
Mme OUDART - « C’est Bertrand Quinet. »
M. BOUYSSOU - « C’est moi qui ne sais pas lire, c’est Fabienne Oudart qui en a deux et
Bertrand Quinet qui reprend le manche. Excuse-moi. »
Mme OUDART - « D‘accord, parce que le SIRESCO, j’étais en panique. C’était terrible. Je
vais enlever le masque, sinon je ne vois rien.
Pour la rentrée 2021, une école sur la ZAC Ivry Confluences a été votée lors du précédent
mandat. Les travaux qui auraient dû faire ouvrir cette école en 2021 ont été retardés, car il y
a un appel d’offres qui a été infructueux, donc il y a du retard. Nous devons donc créer une
école provisoire, dans l’attente de l’école qui sera pérenne l’année d’après, en 2022.
Nous devons délibérer ce soir, car le mouvement des enseignants se fait au mois de février
pour pouvoir avoir des professeurs s’ils n’ont pas tous disparu entre-temps. Il faut qu’on
puisse voter maintenant pour qu’en février, ils puissent s’inscrire dans le mouvement pour
qu’on ait des professeurs à mettre devant les élèves de cette école provisoire, qui serait un
peu comme une préfiguration puisqu’elle sera située sur l’implantation juste concomitante avec
l’école qui sera pérenne après.
C’est une toute petite école qui est prévue. Cinq à six classes. Ce sont des enfants qui vont
venir. Les services de la ville sont en train de voir un peu la sectorisation pour créer une
sectorisation qui soit la plus juste possible. Ces enfants qui seraient dans cette école
provisoire seront après dans l’école pérenne. A la limite, c’est un défaut qui peut se
transformer en qualité, puisque cela va être aussi l’occasion pour les enfants qui vont
accompagner la fin de la construction de l’école pérenne, de voir comment tout ce projet se
met en place. En fin de compte, cela peut être quelque chose de plutôt intéressant parce qu’ils
vont être vraiment acteurs de cela.
Je vous appelle à voter cette délibération 34. On ne va voter que sur le fait d’avoir une école
provisoire. Tout ce qui est lié à la ZAC Ivry Confluences et toutes les problématiques que cela(87
peut soulever dès qu’on parle des écoles à la ZAC Ivry Confluences, j’attends déjà les
questions sur autre chose.
Je vais vous parler du point 35, qui est lié au renouvellement de notre demande de
labellisation par l’UNICEF comme Ivry, Ville amie des enfants. Je suis assez fière de vous
faire voter cette délibération, car elle est le signe de la reconnaissance des politiques
ivryennes, les politiques éducatives, culturelles qui sont liées à la petite enfance, qui sont
pratiquées depuis très longtemps dans notre ville. C’est la deuxième labellisation, c’est notre
passé qui fait que nous avons été reconnus comme ville Amie des enfants. Vous pourrez le voir,
ce n’est pas toutes les villes qui sont Amies des enfants.
Je suis assez fière parce qu’il n’y a pas longtemps, il y a à peine un mois, le 20 novembre, nous
avons commémoré, je vais prendre juste cet exemple, le fait que la ville d’Ivry-sur-Seine est
vraiment partie prenante sur l’émancipation de tous les enfants Ivryens. Nous avons
commémoré les 20 ans de la Convention des droits des enfants. Et malgré les empêchements
qui ont été dus à la crise du Covid, cela a été vraiment travaillé par les services éducatifs de
la ville et plus particulièrement par les centres de loisirs qui avaient vraiment produit
beaucoup de travail pour prendre part à cette convention des droits des enfants qui n’a pas
été ratifiée par tous les pays, je dois le rappeler.
Je me suis perdue, parce que je n’avais pas prévu de le dire. Donc, plus particulièrement par
les centres de loisirs qui malheureusement n’ont pas pu faire profiter tout le monde de tout
ce travail qui avait été fait depuis de longs mois.
Il y a juste une petite chose. Les centres de loisirs avaient choisi un droit, le droit de jouer,
le droit de rêver, etc. C’était le droit de jouer. Ils ont produit un Escape game, un truc où il
fallait s’enfuir dans le petit Robespierre. Et ce sont ces centres de loisirs qui ont produit
vraiment un travail très intéressant avec les enfants. Ils ont invité les écoles. Il y avait
vraiment quelque chose de plus. Je prends cela juste comme exemple, parce que je trouvais
que c’était très intéressant, le travail qui a été fait par les centres de loisirs. Après, cela a
irrigué aussi les choses qui ont pu être faites avec les écoles, sur toutes les écoles.
Je ne reviendrai pas encore sur la fermeture des centres, de tout ce qui est lié à la culture,
mais en ce moment, les écoles vraiment souffrent de ne pas pouvoir sortir, de ne pas pouvoir
toucher à la culture. Et là, pour le coup, les centres de loisirs avaient produit quelque chose
vraiment de grande qualité.
Je vais m’arrêter là et s’il y a des questions, j’essayerai d’y répondre, surtout sur : comment
on s’échappe. »
M. BOUYSSOU - « Comment tu as appelé, ce jeu ? Tu peux nous le redire ? Bravo Fabienne
Oudart. Qui souhaite intervenir ? Monsieur Hardouin, je vous en prie. »
M. HARDOUIN - « Oui, sur le point 34, vous nous demandez de voter pour la construction
d’une école. Evidemment, on ne peut pas faire autrement que de dire oui, c’est évident.
Maintenant, si on en croit les propos de Romain Marchand, tenus il y a quelques jours lors
d’une réunion, il a expliqué que cette construction s’imposait par manque d’anticipation. Si
c’est le cas, c’est regrettable. On aurait aimé, dans ces conditions, que cet argent soit utilisé,
par exemple toujours dans le cadre scolaire, mais pour le soutien scolaire qu’on demande avec(88
insistance. On estime que depuis des mois, avec le confinement, il y a un besoin de renforcer
le soutien scolaire pour les enfants à Ivry.
Nous le voterons, mais si c’est le cas, le fait que ce projet soit obligé de se faire sur des
préfabriqués pour une durée d’un an, par manque d’anticipation, c’est 2 millions d’euros. C’est
beaucoup d’argent, cela aurait pu servir à autre chose. »
Mme OUDART - « Romain Marchand, est-ce que je dois t’enfermer dans l’Escape game du
petit Robespierre, ce soir, ou est-ce que tu peux répondre ? »
M. BOUYSSOU - « Romain Marchand va répondre, je pense. »
M. MARCHAND - « Je ne sais pas ce que je peux répondre. Je démens formellement avoir
tenu ces propos. »
M. BOUYSSOU - « Comme l’a expliqué Fabienne Oudart, en plus, on serait vraiment les rois
du monde, si l’on était capable d’être prêt pour construire, là, une école provisoire comme
cela. Pouf on décide au mois de décembre pour la prochaine rentrée, puisque c’est bien cela
que tu nous proposes, Fabienne Oudart, parce qu’on n’aurait pas anticipé qu’il y avait des
maisons qui allaient se livrer et qu’il fallait répondre en capacité scolaire.
La réalité, c’est celle qui est donnée dans les documents qui nous sont présentés ce soir et
dans les exposés des motifs. Il y a eu des problèmes avec les appels d’offres pour la
construction, puisque le projet architectural a été retenu. C’est d’ailleurs une grande
architecte dont j’aime beaucoup l’œuvre, qui a été retenue, c’est Emmanuelle Colboc. Le projet
a été choisi dans les temps, etc.
Il y a eu un problème sur le marché d’appels d’offres de travaux qui a fait que les choses ont
glissées et qu’il a fallu décider de manière forte de ne pas surcharger. Fabienne Oudart l’a
souligné, en plus, c’est six classes, pour cette année de transition. Nous allons faire une école
neuve définitive qui aura bien plus que six classes, mais qui justement sera prête à temps pour
accueillir les montées d’effectifs au fur et à mesure des livraisons.
Ce n’est pas un manque d’anticipation, c’est un défaut de conduite technique de cette affaire
qui, je le précise, n’incombe pas aux services de la Ville. Romain Marchand, tu souhaites
compléter ? J’ai vu que Madame Boulkroun avait demandé la parole. »
M. MARCHAND - « Ce n’est pas pour compléter, mais je pense avoir retrouvé à quel propos
Monsieur Hardouin faisait référence. Je pense que vous parlez de la réunion publique
numérique qui s’est tenue sur Ivry Confluences, lors de laquelle j’ai dit, on pourra retrouver
aussi mes propos, effectivement que nous avions été surpris par la vitesse à laquelle l’école
Rosalind Franklin s’était remplie, et que nous avions dû déclencher plus rapidement la
construction d’une deuxième école.
Mais à aucun moment, je n’ai dit que cette deuxième école arrivait en retard à cause d’un
déclenchement trop tardif. Si elle arrive en retard, c’est pour les raisons que donnait
Fabienne Oudart : un problème d’attribution de marché. Le fait est que Rosalind Franklin s’est
remplie beaucoup plus vite que ce qu’on imaginait. Je crois que dès la deuxième année - je
parle sous le contrôle de Méhadée Bernard, après sa livraison, elle était déjà pleine, alors que
nos estimations nous poussaient un peu plus loin. On a dû déclencher plus vite cette deuxième(89
école. Mais s’il n’y avait pas eu ce problème de marchés de travaux, elle aurait été livrée dans
les temps à la rentrée de 2021. »
M. BOUYSSOU - « Madame Boulkroun. »
Mme BOULKROUN - « Effectivement. C’était pour compléter le propos de Philippe Hardouin
sur l’anticipation. Il me semble que si une école se remplit, les enfants n’arrivent pas par
l’opération du Saint-Esprit. Surtout à l’école, il faut trois ans avant… »
M. BOUYSSOU - « C’est bientôt Noël, vous savez. »
Mme BOULKROUN - « Je sais bien, mais entre la conception et le moment où un enfant va à
l’école, il y a quelques années qui se passent, au moins trois, voire six, ce qui laisse supposer
qu’on a le temps d’anticiper. Si ce n’est pas des arrivées de nouvelles personnes. Il y a bien
quelque part un petit manque d’anticipation.
Après, on entend très bien, et c’est exposé aussi, que l’appel d’offres n’a pas été pourvu, qui
fait que nous nous retrouvons maintenant dans cette situation de mettre les enfants dans des
préfabriqués. Pour l’avoir vécu pendant trois ans dans un lycée, ce ne sont pas les meilleures
conditions, quoi qu’on fasse, et quoiqu’on choisisse pour faire les préfabriqués. Cela ne reste
pas les conditions idéales pour accueillir des enfants. »
M. BOUYSSOU - « Méhadée Bernard qui a eu cette délégation pendant longtemps
souhaitait compléter. Vas-y. »
Mme BERNARD - « Il n’y a pas eu de souci d’anticipation, vraiment, je vous l’assure. Rosalind
Franklin a été remplie plus vite que prévu. On a ralenti des opérations de construction de
logements, parce que nous avions la possibilité de le faire, en lien avec la SADEV. Avec Romain
Marchand, je peux vous assurer que nous avons travaillé à touche-touche tous les deux. Parce
que dès que je voyais un immeuble se construire, j’avais des palpitations. Nous l’avons vraiment
anticipé.
La seule chose, c’est qu’il y a eu un marché infructueux, comme l’a dit Fabienne Oudart, comme
l’a dit Philippe Bouyssou. C’est un truc que nous ne pouvions pas tout à fait envisager. Je
rappelle que sur les prévisions d’effectifs, on a quelqu’un dans le service de l’éducation, dont
c’est le métier, c’est son travail quotidien. Elle le fait extrêmement bien. La difficulté que
nous avons eue à Confluences, c’est qu’autant on peut anticiper le peuplement des immeubles
de logements sociaux, parce qu’on sait que dans cinq pièces, on met une grande famille, que
dans un deux-pièces, on met un couple sans doute sans enfants.
Par contre, sur les logements en accession, on a beaucoup plus de mal à anticiper les politiques
de peuplement. Y compris, il peut y avoir des propriétaires qui achètent des logements et qui
y mettent des familles et parfois, on achète un trois-pièces, et pour autant on est cinq
dedans. D’autres achètent des cinq pièces et ils ne sont que deux dedans. C’est cela qui a été
difficile pour Rosalind Franklin.
Par contre, comme l’a dit Romain Marchand, dès qu’on a vu que Rosalind Franklin était remplie,
on a tout de suite cherché un terrain parce que c’est une vraie question de trouver un terrain
qui soit favorable à la construction d’une école et qui soit bien placée. Et chat échaudé craint
l’eau froide, qui ne soit pas polluée, je ne vais pas revenir sur toute cette histoire. Nous avons(90
mené le projet, nous avons fait le concours, on était bien, et on était vraiment bien. C’est-à-
dire que l’école ne se terminait pas fin août pour une rentrée en septembre.
Mais voyant que cela ne fonctionnait plus, on a lancé la possibilité d’avoir une école provisoire.
Je rappelle qu’à Makarenko, quand on a fait l’extension de Makarenko, il y avait des Algeco
provisoires de très longue durée à Makarenko. Il faudrait que je retrouve les verbatims des
réunions avec les conseils d’école, avec à la fois les parents d’élèves et la communauté
éducative, quand on leur a dit qu’on allait démolir les préfabriqués dans lesquels ils ont
enseigné dans une partie de l’école. C’était un drame parce que les préfabriqués, ce n’est pas
ce qu’on faisait il y a 20 ans. Là, ce sont des préfabriqués qui vont être de très haute qualité,
puisqu’il ne s’agit pas non plus de sacrifier les enfants.
Je pense sincèrement que l’expérience que vont vivre les enfants va être une expérience
particulière, mais qui pédagogiquement, peut être hyper intéressante, notamment dans le lien
avec un chantier. Il y a beaucoup de choses à travailler. A Makarenko, quand nous avons fait
les travaux d’agrandissement de l’école, il y a des choses incroyables qui ont été travaillées
avec les équipes de construction, de constructeur et l’architecte. Les enfants ont été sur les
visites de chantier, très souvent, ils ont appris beaucoup, ils se sont baladés, ils ont donné
leur avis sur les espaces. C’est important, et cela participe d’ancrer une école sur son
territoire et de l’ancrer dans son quartier.
C’est pour cela aussi qu’à Ivry, on fait travailler les enfants sur les noms des écoles bien en
amont, pour que l’école soit ancrée dans son territoire et qu’elle soit ancrée dans son
territoire à partir des enfants. Vraiment, il n’y a pas eu de défaut de gestion. Il n’y a pas eu
de défaut d’anticipation.
Je vais donner un dernier argument parce que je suis un peu têtue sur la question. Juste un
tout petit. Quand on a refait l’école Makarenko, le service enseignement avait fait des
prévisions d’effectifs au regard de la construction, notamment de la place du Général de
Gaulle. Mais il y avait un doute sur les prévisions d’effectifs du service. Nous avons pris un
cabinet de démographe en plus du travail du service pour faire le même travail. Ce sont les
chiffres du service qui étaient bons, ce n’était pas les chiffres du cabinet de démographe qui
l’étaient, je ne sais plus, soit très en dessous de la vérité, soit très au-dessus. Vraiment, il y a
une expertise dans ce service. Je peux vous dire que ce sont eux qui sont en première ligne.
Ce sont eux qui ont les parents au téléphone toute la journée. Ce sont eux qui ont les
directeurs d’écoles au téléphone toute la journée, quand ça ne va pas. Vraiment, il n’y a pas de
volonté de cacher quoi que ce soit ni d’être dans un truc pas anticipé. Pas du tout. »
M. BOUYSSOU - « Sabrina Sebaihi. »
Mme SEBAIHI - « Rapidement, c’est vrai que sur la ZAC Ivry Confluences, je ne vais pas
tout balayer parce que nous aurons l’occasion, j’en suis sûre, de revenir sur ce sujet qui nous
occupe habituellement à chaque fin d’année sur les conseils municipaux. Mais, j’entends qu’il
n’y a pas eu de défaut d’anticipation sur cette école. Nous nous retrouvons malgré tout dans
l’obligation de faire des préfabriqués pour accueillir les enfants avec une école qui s’est
remplie plus vite que prévu.
Je suis un peu inquiète parce que je vois en face de chez moi une dizaine de grues, un peu
moins, maintenant. Il y a encore beaucoup de logements, qui vont être livrés sur le quartier.
Je crois que nous devons déjà prévoir, en plus de cette école, un nouvel équipement scolaire(91
sur le quartier, justement pour faire face à toutes ces livraisons de logements. J’ai envie de
dire qu’il y a une conjoncture d’évènements, malheureusement, sur cette ZAC. Puisqu’on peut
parler de la question des espaces publics avec le manque criant d’espaces verts, le retard du
T-Zen, qui ne sera livré que partiellement, je crois, en 2024, le collège Assia Djebar
également, qui n’a toujours pas ouvert ses portes. Il y a plusieurs choses qui s’empilent les
unes aux autres sur la ZAC. Et c’est vrai que nous avons exprimé plusieurs fois nos inquiétudes
sur le phasage de la livraison des logements, sur la question des équipements publics, sur
l’activité économique de cette ZAC.
Cette école, finalement, c’est un petit bout, mais un petit bout révélateur des
dysfonctionnements peut-être, ou du problème de phasage et de la construction de cette
ZAC, qui est peut-être à revoir. Nous n’aurons pas toutes les réponses ce soir, mais on sera
extrêmement vigilants sur la présentation qui sera faite et du futur débat que l’on aura sur la
ZAC Ivry Confluences. »
M. BOUYSSOU - « Nous aurons cette occasion mirifique que nous ne souhaiterions ni les uns
ni les autres manquer. Ce grand rendez-vous annuel aura lieu au mois de février. Au Conseil de
février, nous analyserons le bilan de la ZAC. Je ne sais plus comment on appelle cela. C’est
comme Fabienne Oudart et les Escape game, je n’arrive jamais à dire ce mot. Nous aurons
l’occasion d’aborder sur le fond l’ensemble de ces questions.
Juste pour compléter ce qu’ont dit mes collègues. Quand on parle de bâtiments modulaires, il
faut plutôt avoir en tête ce qui existe à la maison de quartier d’Ivry centre, près de Gagarine,
qui vit depuis. L’école Casanova c’est encore plus ancien. Mais c’est ce type de bâtiment qu’on
va mettre effectivement, les préfabriqués, les modulaires. Ce n’est plus du tout ce que nous
avons pu connaître les uns et les autres dans nos enfances respectives, qui n’ont pas eu lieu à
la même époque, les choses étaient alors bien différentes.
Comme nous avons beaucoup discuté sur cette question, je vous propose pour une fois de faire
un vote à main levée. Qui est pour l’adoption de cette délibération ? Merci. C’est une
unanimité. Le débat n’exclut pas l’unanimité.
M. BOUYSSOU - « Ensuite, c’est toi, Bertrand Quinet.
Mme OUDART - « Pardon… »
M. BOUYSSOU - « Fabienne Oudart, tu pourrais demander l’autorisation, avant de causer.
Tu n’es pas en réunion de cellules là. Vas-y. »
Mme OUDART - « Je lève la main, en général. Je suis un peu déçue que personne ne parle de
la labellisation de la ville Ivry, Amie des enfants. C’est tout ce que je voulais dire. C’est
bientôt Noël, Jésus, les migrants, tout cela ? Bref. »
M. BOUYSSOU - « Respectons le cadre de la laïcité, s’il te plaît, Fabienne Oudart. Madame
Boulkroun a déjà fait allusion au Saint-Esprit, à quelques encablures de Noël. Je ne voudrais
pas être encore une fois taxé de séparatisme ou de communautarisme. Cela m’est déjà arrivé
par le passé. Si on pouvait m’épargner cela pour ce soir, ce serait bien.
Mais tu as raison, Fabienne Oudart. C’est un sujet important. La ville Amie des enfants, nous
en sommes très fiers, mais cela ne fait même pas débat, tellement c’est acté, et tellement
tout le monde en est content. »(92
LE CONSEIL
34/ APPROUVE la réalisation par la SADEV94 d’une école provisoire comprenant 6 classes pouvant être affectées
à des enfants d’âge maternelle ou élémentaire, 2 salles pour les activités périscolaires, 1 dortoir, 1
préau/motricité, des sanitaires, les espaces nécessaires à la restauration, des réserves et une cour de récréation,
sur une partie de l’ilot 3E sur la ZAC Ivry Confluences.
(unanimité)
35/ DECIDE d’engager la Commune dans la procédure de renouvellement du label UNICEF « Ville amie des enfants
dans le cadre de la politique municipale menée en direction des enfants et des jeunes ».
(unanimité)(93
POINT 36
SIRESCO
Communication du rapport d’activité et du compte administratif 2019
- rapport annuel 2019 + compte administratif (consultables en séance)
Rapporteur : Bertrand Quinet (Politiques solidaires)
M. BOUYSSOU - « Je propose que Bertrand Quinet nous parle d’un sujet beaucoup moins
glamour, le SIRESCO. »
M. QUINET - « Je ne vais pas non plus m’étendre parce que même si c’est le SIRESCO on
n’a plus faim, je crois, à 23 heures 58. Juste deux ou trois mots pour dire qu’on a la chance de
travailler avec un syndicat intercommunal. Et quand j’ai lu le rapport d’activité, j’étais très
surpris du foisonnement des propositions, des activités et des travaux qui ont été menés au
sein du SIRESCO avec toutes les villes présentes et beaucoup avec la municipalité d’Ivry. Il
faut le dire.
C’est vrai qu’on a beaucoup avancé sur un tas de sujets : les menus végétariens, la composition
des plats, des produits respectueux de l’environnement, la présence d’allergènes, les valeurs
nutritionnelles, l’ouverture aux parents des informations sur tout ce que les enfants étaient
en capacité de manger. Il y a eu énormément de travail. C’est vraiment une forme de
partenariat qui a été très profitable. Je suis très content que cela perdure.
Je pense aussi aux personnes âgées, puisqu’il y a eu 77 000 repas envers les personnes âgées,
dont beaucoup en portage, puisque 18 % de ces repas ont été servis au foyer, mais 81 % en
portage direct chez les gens. C’est vraiment une activité très forte, très volontariste de la
part de la ville. Cela fonctionne plutôt très bien.
Dans ce qui va se passer dans la suite des années, il y a eu par exemple des expérimentations
sur les contenants qui vont nous être demandés, parce que les normes européennes vont nous
obliger à avoir des contenants qui ne sont plus des contenants plastiques. Il y a eu des
premières expérimentations avec du verre, avec de l’inox, des produits en métal, etc.
Il s’est avéré, juste un petit détail, qu’en maternelle, on a fait des tests avec des plats en
verre et que les enfants, voyant la nourriture d’une façon différente que dans les barquettes
rose saumon plastique du SIRESCO, ont trouvé que c’était magnifiquement bon. Il y a eu
beaucoup moins de gâchis parce qu’ils ont trouvé que cela avait l’air de ce qu’ils mangeaient à la
maison.
Ce sont des pistes intéressantes, même si cela pose beaucoup de problèmes pour les agents,
de porter, après de stocker. Ce sont quelques petits détails comme cela, toujours en
partenariat évidemment avec les enfants. Les centres de loisirs, par exemple, travaillent
beaucoup avec le SIRESCO sur un tas de pans de travail proposés.
On travaille aussi évidemment sur la réduction des biodéchets.
Sur les offres alimentaires, on va essayer aussi de voir maintenant comment nous pouvons
faire pour différencier les menus pour les personnes âgées qui pourraient avoir des problèmes
de diabète ou des problèmes de régime sans sel. Maintenant, c’est le site de Choisy qui(94
s’occupe de cela, et c’est compliqué de le mettre en place, mais ce sont des pistes de travail
pour l’avenir. L’avantage de travailler avec un syndicat intercommunal, c’est qu’il y a vraiment
des possibilités très fortes de mener des projets en termes d’environnement, de mieux se
nourrir, etc.
Fabienne Oudart pense que c’est d’aller dormir et non pas de manger, donc je m’arrête là. »
M. BOUYSSOU - « Merci Bertrand Quinet. Moi qui suis président du SIRESCO, qui fait en
ce moment le tour des 19 villes et des 19 maires qui sont adhérents, qu’est-ce que j’aimerais
entendre des paroles aussi, enthousiastes et positives que les tiennes chaque fois que je fais
ces déplacements. Je vais peut-être t’emmener, dans les prochains. J’aurais dû te filmer, cela
aurait été bien.
Y a-t-il des interventions ? Il n’y a pas de délibération. Madame Boulkroun, je vous en prie. »
Mme BOULKROUN - « Le SIRESCO, c’est un sujet qui me tient à cœur. J’avais déjà fait une
intervention à un précédent Conseil municipal. Je vous remercie pour cette présentation du
rapport d’activité du compte administratif 2019 du SIRESCO, syndicat intercommunal auprès
duquel le Conseil municipal a renouvelé la convention de coopération pour les cinq, voire les dix
prochaines années.
Si la lecture de ce rapport lève certaines interrogations que nous avions mentionnées en
juillet dernier, concernant notamment la place du bio et du consommer local, avec l’adhésion,
certes modeste, mais qui a le mérite d’exister, à la coopérative bio d’Ile-de-France, l’adhésion
à la démarche Ecocert, la lutte contre le gaspillage alimentaire ou l’élimination des contenants
en plastique expérimentés à Ivry-sur-Seine et permettant de réduire l’exposition des usagers
aux perturbateurs endocriniens. Il n’est pas fait mention cependant de certains points pour
lesquels la Chambre régionale de la Cour des comptes avait formulé des rappels au droit.
C’est le cas notamment concernant le respect de la durée annuelle de travail, l’évaluation des
risques professionnels, la mise en concurrence pour les achats, ou encore la mise en
conformité sur le plan fiscal.
Nous tenons à souligner que nous resterons vigilants quant au respect des engagements du
SIRESCO pour répondre aux recommandations de la Cour des comptes. Nous resterons
également vigilants quant à la qualité du service proposé pour l’alimentation de nos enfants,
mais également de nos seniors, comme vous l’avez indiqué, une alimentation saine et équilibrée
contribuant à une bonne santé. Nous resterons vigilants quant aux mesures prises pour lutter
contre le gaspillage alimentaire. Enfin, nous resterons vigilants pour que la transition se fasse
rapidement, entre expérimentation et pérennisation, concernant le remplacement des
contenants plastiques et la gestion des biodéchets. Merci. »
M. BOUYSSOU - « Ce que je vous proposerai peut-être, pas ce soir, bien sûr, parce qu’il est
tard, mais je serais intéressé, il n’y a pas d’urgence, mais je m’adresse notamment à Bertrand
Quinet et sa coprésidente, Estelle Boufala, pour que peut-être on puisse organiser dans le
cadre de la commission que vous coprésidez tous les deux, un petit moment d’échanges et de
travail sur les enjeux du SIRESCO. Il y a effectivement beaucoup de choses à dire là-dessus,
et qu’on associe l’ensemble des représentants de la ville au comité syndical. J’inviterai le
Directeur général des services pour alimenter les choses.(95
Une petite soirée thématique là-dessus, dans les mois qui viennent, il n’y a pas d’urgence, mais
pour regarder les choses. Par exemple, ce que vous venez de dire les uns et les autres sur les
contenants. Il y a deux écoles qui s’affrontent aujourd’hui : celles qui disent il faut aller très
vite sur l’élimination du plastique et donc il faut passer par des contenants jetables, mais
biosourcés, qui renoncent à une partie du plastique et qui règle, semble-t-il, la question des
perturbateurs endocriniens. Mais la science n’est pas au bout des conséquences de ces
matériaux biosourcés. Il y a encore beaucoup d’interrogations là-dessus, notamment sur leur
tenue à la chauffe dans le cadre de la liaison froide. Il y a des interrogations encore qui se
posent. Mais ce serait la rapidité, ce serait de dire : on élimine plus vite les plastiques que ce
que la loi Egalim va nous proposer, ce qui peut être une bonne chose et une première étape. Là,
c’est juste une question de marchés publics et d’acheter des contenants à la place d’autres.
Et il y a ceux qui, comme l’a un peu évoqué Bertrand Quinet tout à l’heure, disent qu’il vaut
mieux passer directement, ce qui prendra plus de temps, à des matériaux réutilisables type
verre ou inox. Je trouve que l’anecdote que tu racontes, Bertrand Quinet, sur le fait de
présenter aux enfants des denrées réchauffées dans des plans en verre, cela semble un peu
plus comme à la maison, que dans une restauration collective. Il y a aussi un côté psychologique
dans l’accès aux repas qui se pose.
Ce sont des éléments importants qui vont être déterminants et sur lesquels il va falloir qu’on
se positionne, les 19 villes, tous ensemble dans les mois qui viennent. Je trouve que ce serait
intéressant de creuser l’ensemble de ces sujets. Je trouve qu’une commission ville solidaire,
ce serait bien de s’y consacrer.
Il n’y a pas de vote sur ce point. C’était une information.
LE CONSEIL
36/ PREND ACTE de la communication du rapport d’activité et du compte administratif 2019 du SIRESCO.
(affaire non sujette à un vote)(96
LA VILLE QUI DEBAT
POINT 37
Budget primitif 2020
Décision modificative n° 3
A/Budget Principal
B/Budget annexe du chauffage urbain
C/Budget annexe de la restauration municipale
D/Budget annexe du centre médico psycho-pédagogique
E/Budget annexe du cinéma municipal Le Luxy
- tableaux
POINT 38
Produits irrécouvrables – Admission en non-valeur
A/Budget Principal
B/Budget annexe du cinéma municipal Le Luxy
- états (consultables en séance)
POINT 39
Ouverture des crédits d’investissement pour la période allant jusqu’au vote du
budget primitif 2021
A/ Budget principal
B/ Budget annexe de la restauration municipale
C/ Budget annexe du centre médico-psycho-pédagogique
D/ Budget annexe du cinéma municipal Le Luxy
- tableaux
POINT 40
Droits de voirie, tournages de films
Tarifs à compter du 1er janvier 2021
- nomenclature droits de voirie
- barème tournages de films
POINT 41
Domaine public communal
Fixation des redevances pour occupation du domaine public par le réseau public de
distribution d’électricité et de gaz
POINT 42
Redevance spéciale
Exonération partielle au bénéfice des entreprises impactées par les mesures sanitaires
liées à l’épidémie du Covid-19
Rapporteur : Ouarda Kirouane (Finances)(97
M. BOUYSSOU - « Et nous allons ensuite passer la parole à Madame Ouarda Kirouane, la
responsable des sous, qui a quatre délibérations à nous proposer. C’est l’adjointe aux finances,
je précise. »
Mme KIROUANE - « Monsieur le Maire. Bonsoir à toutes et à tous, chers collègues.
Quelques délibérations que je vais vous présenter.
La première, le point 37, c’est une décision modificative du budget primitif 2020. Cette
décision vient ajuster certaines recettes et dépenses d’un point de vue comptable. Je
voudrais mettre à profit cette décision modificative pour donner des informations des
conséquences budgétaires Covid, avant la clôture de l’exercice. Je vais rester prudente ce
soir parce que ces informations sont encore en train d’être compilées. Mais comme j’ai eu les
premiers éléments hier, il me paraissait important d’informer et d’éclairer le Conseil
municipal.
Sans rentrer dans le détail de la délibération qui est très exhaustive, je vais essayer d’en
livrer quelques points saillants. D’abord, sur les recettes, on a plutôt des abondements au
budget communal. La dotation globale de fonctionnement, ce qu’on appelle la DGF, c’est un
versement de l’Etat qui est supérieur à 265 000 euros à ce que nous attendions. C’est plutôt
une embellie au milieu de la baisse structurelle de cette recette.
Nous sommes également bénéficiaires du fonds de solidarité des communes de la région IDF.
Pardonnez-moi, je ne sais pas lire l’acronyme, c’est le FSCRIF. C’est un outil de péréquation,
c’est-à-dire que c’est un outil de correction entre les collectivités franciliennes qui
demandent ou attribuent des sommes aux communes en fonction de facteurs économiques et
sociaux sur le territoire. La ville d’Ivry y participe et elle reçoit. Nous sommes bénéficiaires
cette année pour un montant de 288 242 euros.
Je vais également vous parler sur les recettes du PUP. C’est ce qu’on appelle le Projet urbain
partenarial. On va constater une tranche de 1,18 million d’euros sur 4,7 millions environ. Ce
que je vous disais, c’est que cela provient du projet urbain partenarial. C’est dans le cadre de
la ZAC Ivry Confluences. Cette somme est allouée par le promoteur de l’aménagement de
l’opération immobilière rue Maurice Gainsbourg. C’est l’ancien site de l’imprimerie du Monde, si
cela peut vous éclairer. C’est une contribution à la commune pour la construction
d’équipements publics, qui accompagne le développement du nouveau quartier. Cette somme
sera reversée par la commune à l’aménageur SADEV au titre de notre participation financière
aux équipements.
Sur les dépenses, je vais essayer de passer vite sur les différentes sommes détaillées dans
l’exposé des motifs, qui renvoient à des compléments de crédits pour une série de petits
travaux d’entretien ou de réhabilitation. Mais c’est nécessaire au service public communal.
L’exercice budgétaire s’achève. Je souhaite attirer votre attention sur les conséquences
financières de la crise sanitaire. Comme je vous le disais au début de mon intervention, nous
sommes encore en train de compiler les mouvements budgétaires survenus du fait de la crise.
On compile les dépenses supplémentaires, les recettes non perçues afin de déterminer
l’équilibre global de SCOR qu’a coûté la crise sanitaire à la municipalité en 2020. Je peux déjà
vous donner quelques chiffres.(98
578 000 euros de la prime Covid seront versés à nos agents. 1,2 million d’euros en produits et
en équipements de protection sanitaire, aussi bien pour nos agents que pour nos habitantes et
nos habitants. De mémoire, c’est près de 920 000 masques qui ont été achetés. On a
500 000 euros de recettes non perçues suite à l’exonération des droits de voirie. Il reste à
affiner des choses par exemple Ivry, en fête qui doit, comme je vous l’ai dit, être affiné au
regard des dettes. Pareil pour le SIRESCO, les résultats doivent être affinés. Vous le verrez
au point 42, il y a l’exonération partielle de la redevance spéciale, la gestion des déchets où il
y a une exonération de 280 000 euros.
Tous ces éléments doivent être évidemment affinés. Je m’étais engagée, et je le ferai, à
revenir dans la commission la Ville qui débat, qui aura les éléments le 26 janvier, comme je m’y
suis engagée pour éclairer la commission et le prochain Conseil municipal. »
Sans plus tarder, je vais passer au point 38, qui est un point sur les produits irrécouvrables.
C’est un ajustement comptable. C’est une délibération qui fait suite à une réunion de travail
avec le Trésor public. La Ville émet chaque année un grand nombre de titres de recettes, ce
qu’on appelle des créances, à l’intention des Ivryennes et des Ivryens, mais aussi les
institutionnels. On le trouve, notamment dans le cadre des prestations municipales, les
activités tarifées au quotient familial, les soins médicaux, les redevances de voirie, charge
ensuite au Trésor public de recouvrer ses dettes. Lorsque toutes les voies de recouvrement
sont épuisées et qu’il n’est plus possible d’obtenir quittance de la somme, comme on dit, on
doit voter une admission en non-valeur afin d’ordonner la comptabilité de la commune à
recouvrer ces montants.
C’est donc 209 000 euros de produits irrécouvrables et pour les anciens, cela date de 1993.
Là, c’est 209 000 euros pour des produits de 1993 à 1997.
Sur le point 39, l’ouverture de crédits d’investissement, c’est quelque chose de très habituel.
C’est pour le premier budget de ce mandat et pour prendre en compte la mise en place de
l’équipe au milieu de l’année 2020, avec l’impact Covid. Nous avons souhaité décaler au mois
d’avril le vote du budget. Je mets à profit ce point pour vous en informer. Le débat
d’orientation budgétaire se tiendra au Conseil municipal de février.
Pour autant, la vie de la municipalité ne va pas s’arrêter au 1er janvier. Cette délibération doit
nous permettre d’engager les sommes déjà prévues en matière d’investissement entre le
1er janvier 2021 et le vote du budget par notre assemblée. Evitons d’arrêter plus longtemps
les chantiers, par exemple.
Pour le point 40, ce sont les droits de voirie et tournages de films. Méhadée Bernard en a
déjà parlé tout à l’heure. C’est une délibération qui fixe le montant des sommes perçues par la
commune au titre de l’espace public communal, pour les terrasses, les emprises chantier, les
tournages. C’est une simple augmentation indexée sur l’inflation à 0,7 %.
Il y a deux exceptions notables. Ce sont les terrasses des commerces et restaurants. Au
regard des conséquences de la crise sanitaire, confinement, couvre-feu, la municipalité va
poursuivre la gratuité pour les terrasses jusqu’au 30 juin 2021. Pour les tournages, il y a un
abattage, excusez-moi je suis fatiguée, il y a un abattement de 50 % pour les courts-
métrages hors pub, exonération pour les films des projets d’école ou soutenus par ailleurs,
par la ville, le département ou la région.(99
Sur le point 41, je peux vous dire que c’est une délibération technique. Quant aux droits
d’occupation que payent les opérateurs de réseaux de gaz et d’électricité de la commune, à qui
ils payent une redevance ; On propose d’adopter les taux maximums autorisés par les décrets
gouvernementaux.
Enfin, comme je vous le disais un peu plus tôt sur le point 42, c’est l’exonération partielle de la
redevance spéciale, la gestion des déchets. C’est en lien avec ce que nous expliquait Atef
Rhouma en ce début de séance. La Ville ne peut pas subventionner en direct les commerces et
les artisans, même dans un contexte de crise aussi, on mobilise d’autres leviers pour leur venir
en aide. Ici, certains professionnels s’acquittent d’une redevance spéciale relative à la gestion
de leurs déchets par la collectivité.
Nous proposons dans cette délibération une exonération partielle pour les 1 100 premiers
litres hebdomadaires, ce qui correspond à un peu moins de 300 euros pour le payeur. Nous
l’avons déjà fait pour le second trimestre 2020. Il s’agit de le reproduire pour le trimestre
écoulé.
Les plus petits producteurs de déchets, les petits commerces, les cafés qui sont sous la barre
de ces 1 100 litres ne payeront donc rien sur la période. Cela représente près de 60 % des
entreprises redevables. Les autres bénéficieront d’une exonération partielle de près de
300 euros sur les sommes dues. Comme je vous le disais, cette mesure, c’est un coût total
pour la ville depuis le début de la crise de 280 000 euros. De toute façon, vous avez la
délibération qui est très détaillée sur ce sujet.
Merci. »
M. BOUYSSOU - « Merci Ouarda Kirouane. Je vais le dire, en facteur commun pour tous les
maires adjoints qui ont rapporté ce soir, parce que j’ai conscience que ce n’est que le
deuxième Conseil municipal vraiment ordinaire, avec des points d’ordre du jour récurrents qui
vont revenir, etc. Je suis plein d’admiration devant tout ce que vous faites et la maîtrise dont
vous témoignez déjà, devant cette Assemblée communale de vos différentes délibérations les
uns et les autres. Je le dis au moment où Ouarda Kirouane parle, mais j’aurais pu le dire à
chaque intervention devant le Conseil.
Un tel renouvellement avec peu d’adjoints finalement, qui étaient déjà adjoints dans les
mandats précédents et autant de maîtrise, cela m’impressionne, je dois le dire.
Qui souhaite intervenir sur ces différents points ? Kheira Freih Bengabou. »
Mme FREIH BENGABOU - « C’est une brève intervention. C’est simplement pour appuyer le
point 42, et pour redire la fierté que la municipalité a aujourd’hui de faire preuve de
solidarité sur notamment l’exonération partielle de cette redevance. On le sait tous, la crise
sanitaire est importante. Elle a des conséquences énormes sur les commerces et nous ne
sommes qu’au début de cette crise sociale et économique qui va tendre à s’amplifier. Il faut
vraiment aujourd’hui être fier et saluer cette ambition de la ville. Merci.
Et il faudra aussi continuer à soutenir les entreprises du territoire. Merci. »
M. BOUYSSOU - « Absolument. Qui d’autre souhaite intervenir ? Je ne vois pas de voix.
Monsieur Bouillaud, je vous en prie. »(100
M. BOUILLAUD - « Merci, Monsieur le Maire. Une intervention importante sur la décision
modificative, puisque le budget vient retranscrire l’ensemble des actions municipales et
notamment l’ensemble des politiques publiques. Ce qui m’ennuie sur cette décision modificative
et je l’avais déjà exprimé lors de la commission, même si nous avons un début de réponse ce
soir, c’est que cette décision modificative ne respecte pas un des principes fondamentaux des
finances publiques, c’est celui de la sincérité budgétaire.
Le budget, c’est un document d’ouverture de crédits, mais c’est aussi un document de
prévision, et sur ce sujet, le compte n’y est pas du tout. Je m’interroge beaucoup sur la façon
dont vous pouvez piloter une commune sans prévisions budgétaires ajustées. Cette décision
modificative ne reflète en rien la situation financière de la commune.
Le budget primitif a été voté avant la crise sanitaire, neuf mois avant le début de celle-ci.
Neuf mois après le début de celle-ci, nous attendons toujours le bilan du coût de la crise
sanitaire. Nous avons déjà un début de réponse ce soir, et je vous en remercie, notamment
sur quelques éléments importants : la prime Covid, ou l’impact sur certaines redevances
d’occupation du domaine public. Mais il est anormal que nous n’ayons à ce jour, notamment
suite à la fin de la première période de confinement qui était en juin, rien, alors que j’ose
espérer que vous ayez des chiffres.
Vous osez annoncer dans la décision modificative, notamment une hausse de l’autofinancement
autour de 9 millions d’euros, alors que je pense que la crise sanitaire a considérablement
rogné vos marges de manœuvre et impacté les finances de la ville. J’avais déjà fait la
remarque, notamment en commission.
On attend aujourd’hui encore certains chiffres que l’on aura, j’ose espérer maintenant, en
janvier. Notamment, qu’en est-il des recettes liées aux crèches, aux activités culturelles et
sportives, alors que celles-ci ont dû fermer plusieurs semaines ? Qu’en est-il des droits de
mutation de la taxe de séjour, alors que cette recette cumulée s’élève à plus de 3 millions
d’euros au sein du budget ? Qu’en est-il des travaux qui ont dû être décalés ou annulés au
cours de l’année 2020 ? Qu’en est-il des coûts des différentes exonérations de la Ville, on a
eu un début de réponse ce soir, mais qui ont pu être accordées par la ville, notamment dans le
domaine public ou des loyers ?
Et enfin, contrairement à beaucoup d’autres villes, pourquoi avoir décidé la gratuité du
stationnement au mois de novembre sans aucune vision sur la situation financière de la ville ?
Si vous l’aviez, pourquoi ne pas nous l’avoir donné concrètement ce soir ? J’estime
personnellement le coût d’un mois de gratuité, quand on prend le budget à environ
150 000 euros. La question, c’est : comment allez-vous le financer ? Jusqu’à quand cette
gratuité sera-t-elle mise en œuvre ? C’est écrit sur les horodateurs jusqu’à la fin du
confinement. Aujourd’hui, c’est encore une date qui est complètement aléatoire et
indéterminée.
Ces décisions sont donc prises à l’emporte-pièce et mon inquiétude est d’autant plus forte que
cette dernière décision modificative ne donne aucune vision sur l’atterrissage financier 2020,
et donc les grandes inquiétudes pour le budget 2021, qui sera donc voté en avril, alors que
l’année 2021 sera bien entamée. Nous en reparlerons lors du débat d’orientation budgétaire
en février.(101
Mais comment et qui va payer une facture alors que vous n’avez aucunement anticipé le coût ?
Devons-nous nous attendre à une nouvelle hausse d’impôts ? Comment allez-vous intégrer la
future taxe d’enlèvement des ordures ménagères, alors que vous ne nous avez toujours dit que
celle-ci est intégrée au sein de la taxe foncière ? Allez-vous mettre en œuvre les Ivryens
pour régler cette facture, et des décisions dont vous n’avez aucunement estimé le coût
préalablement ? Allez-vous chercher des responsables ailleurs alors que cette fois-ci, les
décisions ont été prises par vous-même sans en évaluer le coût ?
A mon sens, cette ville mérite un bien meilleur pilotage, une bien meilleure gestion communale.
Cela passe aussi par une bonne gestion de ses finances.
En matière d’estimation du budget, ce soir on vote le point 38 sur les admissions en non-
valeur, qui s’élève à hauteur de 220 000 euros, qui ont été estimés à 50 % de moins au sein du
budget, puisqu’il manquait 110 000 euros au sein du budget. Sur ce sujet des admissions en
non-valeur qui, pour certaines, sont très anciennes, quelles mesures prenez-vous, notamment
en termes de prépaiement, pour essayer de limiter un maximum ces coûts pour la ville ? Je
vous remercie. »
M. BOUYSSOU - « D’autres interventions après celle de Monsieur Bouillaud ? Sarah
Misslin. »
Mme MISSLIN - « Merci Monsieur le Maire. Chers collègues, je souhaiterais rerépondre à
Monsieur Bouillaud, puisque la totalité des points qu’il a évoqués dans sa prise de parole, il a eu
les mêmes questions au moment de la commission. Ouarda Kirouane et moi-même lui avons déjà
répondu. Peut-être faut-il le faire de nouveau, même si j’ai peu d’espoir sur le fait d’être
entendue.
Nous avons décidé, en accord avec Monsieur le Maire, de rendre de nouveau le stationnement
gratuit, afin de ne pas aggraver la crise. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, Monsieur
Bouillaud, de l’exigence que vous pouvez porter, alors que nous avons un Etat qui navigue à vue
et qui, toutes les trois semaines, au mieux, réoriente et modifie l’ensemble de la vie de
60 millions de personnes. Et vous voudriez que nous, à la ville d’Ivry, nous puissions assommer
encore les Ivryennes et les Ivryens en leur disant : vous ne pouvez pas aller travailler. Vous
avez perdu votre emploi, parce qu’il ne faut jamais oublier de donner des dividendes. Par
contre, pour payer les salaires, c’est toujours un peu plus compliqué pour les gens qui ont la
philosophie que vous partagez. Je ne peux pas aller travailler, je suis en télétravail, par
contre, je dois payer mon stationnement ? Nous avons la solidarité au cœur, Monsieur
Bouillaud, et nous ne sommes pas d’accord sur ce point de vue. Je l’entends bien.
En revanche, nous saurons mettre à jour le budget. Là-dessus, ne vous inquiétez pas, tout va
très bien. Madame Kirouane s’en occupera avec brio, je n’en ai aucun doute. En revanche, la
solidarité, nous continuerons à la porter. Pour le coup, ce ne sont pas des paroles en l’air, je
l’affirme, quoi qu’il en coûte. Merci. »
M. BOUYSSOU - « Qui d’autre souhaite intervenir sur ce point ? Ouarda Kirouane, tu
voulais apporter des éléments de réponse, peut-être ? J’ai cru le lire dans ton regard. »
Mme KIROUANE - « Oui, tout à fait. Je ne répondrai pas avec exhaustivité parce que comme
je l’ai dit, on compile encore les impacts, les impacts financiers de la crise Covid.(102
Non, c’est juste en réaction par rapport à ce que vous disiez, Monsieur Bouillaud, sur : ne
respecte pas la sincérité budgétaire. Qu’est-ce que cela veut dire "ne respecte pas la
sincérité budgétaire ?" On est une commune, on est une collectivité. Le trésorier est public, il
est garant de nos comptes, il est garant de notre trésorerie. On ne peut rien dépenser, on est
sur la réglementation des marchés publics. Je suis très surprise que vous nous taxiez de ne
pas être sincères sur la retranscription du budget.
Par ailleurs, vous le savez, Monsieur Bouillaud, je ne suis pas une experte en comptabilité
publique, mais quand même, cela va être retracé dans le compte administratif, tous ces
mouvements. Quel est notre intérêt de ne pas être sincère ? Quel est notre intérêt de ne pas
vous dire quel est l’état de nos dépenses ? Vous pensez que je prendrai la parole ce soir en
n’étant pas sincère, en représentant la puissance publique de la ville d’Ivry ? Je ne prendrai
pas cette responsabilité, et je ne la ferai pas prendre à cette majorité municipale.
Vous aurez les éléments comme je m’y suis engagée. Nous sommes dans un contexte, pardon
de le dire, mais pour celles et ceux qui ne le savent pas, particulier. Nous avons des agents en
télétravail. Nous avons des agents aussi qui ont des pathologies et qui sont arrêtés et qui,
dans un contexte de crise sanitaire, font fonctionner au quotidien le service public pour les
usagers. Ils sont en préparation budgétaire et compilent les éléments de l’impact crise Covid.
Vraiment, Monsieur Bouillaud, je vous appelle à être, non pas vigilant, je ne me permettrais
pas, mais à faire attention quand vous parlez de sincérité budgétaire. Vous aurez les
informations aux petits oignons pour la commission Ville qui débat. J’en prends
personnellement l’engagement, Monsieur Bouillaud.
Je suis désolée, c’est un peu la colère. Non, ce n’était pas de la colère, c’était de la passion. »
M. BOUYSSOU - « Tu as très bien répondu Ouarda Kirouane. Dire que le budget d’Ivry est
insincère. On peut être en désaccord, heureusement qu’on l’est. Sinon, il n’y a plus de
démocratie, il n’y a plus de politique, il n’y a plus tout cela. Mais je peux vous dire que c’est la
première fois depuis que je suis maire, donc pas depuis très longtemps, mais que j’entends
parler d’insincérité du budget communal. Vous êtes mieux placé que personne, Monsieur
Bouillaud, pour savoir ce que cela signifie.
Je peux vous dire que vous avez fait vibrer l’administration communale ce soir, avec qui vous
travaillez pourtant depuis des années. Les éléments que je viens de donner Ouarda Kirouane,
sur l’état de nos services dans cette période de crise, il faut avoir cela en tête. On a des gens
qui sont en télétravail. Le fonctionnement des services communaux, première étape de
confinement, deuxième étape de confinement n’est pas le même qu’en temps normal. C’est le
contraire qui sera anormal. Et toutes les collectivités locales sont dans cette situation
aujourd’hui.
La compilation des chiffres va être faite. On votera, comme nous l’avons voté tous les ans, un
compte administratif qui fera état de la réalité des dépenses sur le budget précédent et qui
sera fait. Et le qui va payer, je pourrais retourner la question.
J’aime bien le petit jeu, mais il est utile du point de vue de la démocratie et du point de vue
de la politique. Oui, souvent dans cette assemblée communale, que ce soit les adjoints, les
conseillers municipaux ou moi-même, on met en cause la politique de l’Etat, c’est vrai, et on
continuera de le faire. Parce que demander au maire d’Ivry et à son adjointe aux finances qui(103
va payer les cadeaux dispendieux qu’on fait ? C’est dispendieux, comme vient de le rappeler
Sarah Misslin, de lever le stationnement payant dans cette période ? Les subventions
supplémentaires aux associations que nous avons votées tout à l’heure, c’est dispendieux ?
En plus, on est filmés, les commerçants d’Ivry, dont vous considérez à tort que c’est plutôt
votre clientèle électorale, vont être contents d’entendre qu’on prend des décisions à la légère
en exonérant des droits de voirie et des droits d’enseigne. C’est cela que vous appelez des
mesures légères ? Nous, c’est ce qu’on appelle effectivement des mesures de solidarité avec
ceux qui s’en prennent le plus plein la figure en ce moment.
Mais c’est bien, il y a un positionnement de la droite qui là, est tout à fait éclairant sur un
certain nombre de choses et que vraiment, je trouve tout à fait choquant. Le qui va payer, je
pourrais retourner la question au gouvernement d’ailleurs. Combien y a-t-il ? C’est
100 milliards. Quoi qu’il en coûte, tu l’as dit tout à l’heure, et c’est très bien. Et pour une fois,
ces mesures de prise en charge du chômage partiel, toutes les mesures qui ont été prises pour
permettre aux pays de tenir debout, je ne les conteste pas, mais je me pose la même question
que vous. Qui va les payer ?
Je vais vous donner un petit élément de réponse à qui va les payer ? Vous n’êtes pas sans
savoir, vous qui êtes toujours sur les enjeux de la fiscalité tellement prolixe, que la taxe
d’habitation va être supprimée. Ce n’est pas nous qui l’avons décidé. C’est une mesure de la loi
de finances et de l’Etat. Un tiers, des personnes qui payent la taxe d’habitation vont en être
exonérées. C’est une mesure de l’Etat. Soit, cela améliorera le pouvoir d’achat de beaucoup de
nos concitoyens. Et cette mesure, nous dit-on, va être compensée par l’Etat aux collectivités
locales. C’est ce qu’on nous a dit. Je parle sous ton contrôle, Ouarda Kirouane.
100 milliards qui viennent de sortir et qui sont justifiés, je ne me permettrais pas de dire
cela, qui va payer vous ? Vous vous y connaissez autant que moi, et bien plus même. Toutes les
mesures de compensation des réformes fiscales dans ce pays, quels qu’aient été les
gouvernements, qu’ils aient été socialistes ou de droite, ou aujourd’hui la République en
marche, enfin on verra d’ailleurs ce qu’ils feront, mais toutes les mesures de compensations
de l’Etat suite à des réformes fiscales sont toujours devenues au fil du temps la variable
d’ajustement de l’équilibre du budget de l’Etat.
Ce que je crains aujourd’hui, c’est que les 100 milliards d’euros qui ont été donnés, on nous
dise dans un an, dans deux ans, quand la crise sera un peu passée, les compensations de la
suppression de la taxe d’habitation ne peuvent plus sortir des poches de l’Etat pour aller vers
les collectivités territoriales. En ce qui nous concerne, c’est, je crois, de mémoire, 20 millions
qui sont menacés dans ce périmètre. Et 20 millions, c’est quasiment le fonctionnement de
toutes les écoles, ou à peu près, ce sont des sommes considérables. Je crains, et je serais
presque prêt à prendre le pari devant vous ce soir, que ce soient ces compensations de la
suppression de la taxe d’habitation et l’effort des collectivités locales, qui demain sera
convoqué pour payer les décisions justes, encore une fois, légitimes, qu’a pris l’Etat dans cette
situation de crise. Et on verra à ce moment-là comment il faudra faire.
Et sur la fiscalité, sur l’application de la TOM, avec Ouarda Kirouane, on ne fait pas que
peigner la girafe. On travaille aussi, on réfléchit, on conçoit les choses, et on l’a toujours dit.
Cela fait quatre ans qu’on le dit dans cette enceinte communale. Pourquoi croyez-vous que
nous n’ayons pas réévalué les taux de fiscalité depuis maintenant trois ans ? Nous n’avons pas
réévalué les taux de fiscalité dans cette ville depuis trois ans. Si les taux et si les impôts ont(104
augmenté, ce n’est pas de notre fait. C’est du fait de la loi de finances, c’est du fait des
valeurs locatives cadastrales qui ont été modifiées. Ce n’est pas du fait de l’Assemblée
communale d’Ivry. Depuis trois ans pour anticiper l’arrivée progressive de la taxe
d’enlèvement des ordures ménagères, qui désormais devient obligatoire, depuis la décision de
la loi MAPTAM, nous avons gelé les taux de fiscalité pour que le coût soit moins lourd pour les
Ivryens. C’est un choix stratégique que nous avons fait.
Et c’est d’ailleurs sans faire trop d’avant-première, le choix stratégique que je pense, Ouarda
Kirouane nous proposera de poursuivre à l’occasion du débat d’orientation qu’on aura au mois
de février sur cette question. On mettra en œuvre progressivement la taxe d’enlèvement des
ordures ménagères, pour ne pas que cela pèse trop lourdement sur une population déjà en
crise. On le fera au fur et à mesure pour ne pas aboutir les choses.
Mais, tout cela veut dire qu’il faudra qu’on fasse des choix dans la dépense publique, qu’on
aura à faire dans les prochaines années. Ce sont des choix sans doute cruels qu’on aura à
faire. On ne regrettera pas de les faire parce qu’on aura suspendu le stationnement payant,
parce qu’on aura suspendu les droits de voirie et les droits d’enseigne pour les commerçants
Ivryens. Et au contraire, on l’assumera et on partagera ensemble le plus démocratiquement
possible, avec les habitants, les choix qu’il faudra faire à ce moment-là.
Mais le budget de la ville d’Ivry, il ne vous convient pas parce qu’il porte des choix qui sont des
choix politiques, mais il est sincère. Et je témoigne ici de mon attachement, de ma sympathie
et de ma solidarité avec les services publics de la ville qui, chaque année, travaillent ces
questions. Ils ne répondent pas à des oukases des élus aux finances pour essayer de masquer
une réalité qu’on n’a jamais masquée dans cette ville.
Voilà, ce que je voulais dire. Et comme je vous ai un peu agressé, je vous rends la parole parce
que je ne voudrais pas passer pour… »
M. BOUILLAUD - « Merci, Monsieur le Maire. En effet, vous me prêtez des propos que je
n’ai pas dits. Je n’ai jamais remis en cause les décisions que vous preniez, notamment l’aide aux
commerçants, je ne l’ai pas remis en cause. Ce que je dis, c’est qu’on arrive à la dernière
décision modificative de l’année, au moment où c’est la dernière fois qu’on va parler du budget
2020, avant d’en reparler au moment du compte administratif qui ne viendra qu’en juin. Six
mois plus tard, on aura ici le bilan définitif de l’impact Covid 2020, qu’au mois de juin.
Concrètement, même si on va en discuter auparavant, et je vous en remercie, mais on l’aura
véritablement qu’en juin.
Ce que je reproche, et ce que je note, c’est surtout un constat que je fais, c’est que les
décisions politiques que vous portez, notamment par exemple l’exonération de redevance
spéciale, ou des choix de ce type, ne sont pas retranscrites concrètement dans le budget. Et
finalement, cela ne va être qu’au compte administratif que l’on pourra voir la différence. C’est
un constat important.
Vous nous demandez de délibérer sur un budget primitif qui sont des autorisations, mais aussi
des prévisions. Des prévisions au moment de la dernière décision modificative de l’année, c’est
toujours embêtant quand on n’a pas l’impact budgétaire des choix que vous portez. »
M. BOUYSSOU - « Les décisions qu’on prend en termes d’exonération de recettes, on prend
une décision un jour pour des recettes qui devraient rentrer plus tard. Nous n’avons pas(105
besoin de témoigner de cela. Les décisions qu’on prend, elles seront traduites dans le CA,
comme vous venez de le dire. Et au mois de juin, on pourra reprendre ce débat passionnant
pour voir où nous en sommes, et ce qui sera reversé au budget 2021 en termes de reliquat de
l’année et de l’exécution du budget.
Effectivement, on prend des décisions et nous les assumerons. Mais croyez bien qu’on en
perçoit toute la portée et que l’on anticipe les choses, contrairement à ce que vous dites. Il
n’y aura pas de problème, vous aurez un CA qui témoignera de l’ensemble des dépenses. On
peut continuer dans cette période à prendre une série de décisions.
On a des débats intéressants quoi qu’il en soit.
Je vous propose de vous en remettre à vos feuilles. Mais j’ai bien entendu ce que vous avez
dit. Vous interrogez les décisions qu’on prend. Vous avez corrigé dans votre deuxième
intervention, mais la première, je ne l’avais pas entendue comme cela. Si je l’avais entendue de
travers, je m’en excuse, mais on est filmé. On pourra regarder les vidéos, cela nous
occupera. »
LE CONSEIL,
37A/ ADOPTE la décision modificative n° 3 de l’exercice 2020 du budget principal et PREND ACTE des annexes
jointes à la décision modificative n° 3 de l’exercice 2020 du budget principal.
(38 voix pour, 4 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD et 3 abstentions :
M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
37B/ ADOPTE la décision modificative n° 3 de l’exercice 2020 du budget annexe de la restauration municipale et
PREND ACTE des annexes jointes à la décision modificative n° 3 de l’exercice 2020 du budget annexe de la
restauration municipale.
(38 voix pour et 7 abstentions : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
37C/ ADOPTE la décision modificative n° 3 de l’exercice 2020 du budget annexe du centre médico psycho-
pédagogique et PREND ACTE des annexes jointes à la décision modificative n° 3 de l’exercice 2020 du budget
annexe du centre médico psycho-pédagogique.
(42 voix pour et 3 abstentions : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
37D/ ADOPTE la décision modificative n° 3 de l’exercice 2020 du budget annexe du cinéma municipal Le Luxy et
PREND ACTE des annexes jointes à la décision modificative n° 3 de l’exercice 2020 du budget annexe du cinéma
municipal Le Luxy
(38 voix pour et 7 abstentions : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
38A/ DECIDE d’admettre en non-valeur, les sommes portées sur les états, dressés par le comptable public à la
somme de 209 090,36 €.
(38 voix pour, 4 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD et 3 abstentions :
M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
38B/ DECIDE d’admettre en non-valeur, les sommes portées sur les états, dressés par le comptable public à la
somme de 261,81 €.
(38 voix pour, 4 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD et 3 abstentions :
M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)(106
39A/ AUTORISE le Maire à engager, liquider et mandater des dépenses d’investissement en début d’année dans
l’attente de l’adoption du budget primitif pour le budget principal, dans la limite de 8 100 000 € pour tous types
d’immobilisations spécifiées.
(38 voix pour, 4 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD et 3 abstentions :
M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
39B/ AUTORISE le Maire à engager, liquider et mandater des dépenses d’investissement en début d’année dans
l’attente de l’adoption du budget primitif pour le budget restauration municipale, dans la limite de 5 000 € pour les
immobilisations corporelles.
(38 voix pour et 7 abstentions : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
39C/ AUTORISE le Maire à engager, liquider et mandater des dépenses d’investissement en début d’année dans
l’attente de l’adoption du budget primitif pour le budget centre médico-psycho pédagogique, dans la limite de
300 € pour les immobilisations corporelles.
(42 voix pour et 3 abstentions : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
39D/ AUTORISE le Maire à engager, liquider et mandater des dépenses d’investissement en début d’année dans
l’attente de l’adoption du budget primitif pour le budget Cinéma municipal Le Luxy, dans la limite de 2100 € pour
les immobilisations corporelles.
(38 voix pour et 7 abstentions : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
40/ FIXE, à compter du 1er janvier 2021, à 0,287 € le taux de l'unité de taxation des droits de voirie figurant à la
nomenclature (ancien taux : 0,285 €), et DECIDE en ce qui concerne les tournages de films :
- d’augmenter de 0,7 % (arrondi au % et à l’€ le plus proche) le montant des prestations facturées (hors occupation
du domaine public) figurant dans le barème ci-annexé, hormis celles liées aux tournages de nuit et à la taille de
l’équipe, dont le montant est plus fortement augmenté,
- du maintien de l’exonération du paiement de l’ensemble des droits liés aux tournages de films réalisés dans le
cadre de projets d’écoles sur présentation d’attestation de la direction d’établissement et pour les projets faisant
l’objet d’une aide financière de la Ville (Coup de pouce), du Conseil départemental du Val-de-Marne ou encore du
Conseil régional d’Île-de- France,
- du maintien de l’abattement de 50 % pour les films d’une durée inférieure à 59 minutes, hors films à vocation
publicitaire,
- de maintenir la facturation de tout tournage constaté sans qu’il ait fait l’objet d’une autorisation préalable de la
Ville conformément au barème en vigueur, facturation à laquelle s’ajouteront le montant correspondant à 4 h de «
mise en œuvre technicien » ainsi que le doublement des droits figurant dans la nomenclature des droits de voirie
(conformément à cette dernière),
- de maintenir la facturation de l’instruction de la demande d’autorisation même en cas de désistement de la
production (dès lors que l’instruction aura donné lieu à l’établissement d’une simulation financière, un forfait
correspondant à 6 h de « mise en œuvre technicien » sera facturé à la production dûment informée au préalable).
(41 voix pour et 4 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD)
41/ FIXE la redevance pour occupation provisoire du domaine public par les chantiers sur les réseaux publics de
transport et de distribution d’électricité et de gaz en fonction du linéaire des travaux réalisés sur les réseaux de
transports et à hauteur des plafonds actualisés à la date de la délibération et FIXE la redevance pour occupation
permanente du domaine public pour les ouvrages de transport et de distribution d’électricité et de gaz à hauteur
des plafonds actualisés à la date de la délibération et PRECISE que les termes financiers de ces formules
évolueront au 1er janvier de chaque année proportionnellement à l’évolution de l’index ingénierie mesurée au cours
des douze mois précédant la publication de l’index au 1er janvier.
(unanimité)
42/ DIT que les factures des 2ème et 4ème trimestres 2020 de la redevance spéciale pour les professionnels
faisant appel à la collectivité pour la gestion de leurs déchets ménagers et assimilés seront annulées pour les
factures inférieures ou égales à 298,56 € (coût de 1.100 litres d’ordures ménagères résiduelles) et PRECISE que
les factures supérieures à ce montant seront réduites de 298,56 €.
(unanimité)(107
POINT 43
Subventions 2021
Avances de trésorerie à certains organismes
- liste des organismes
POINT 44
Budget participatif – Projet « Aménager Spinoza »
Demandes de co-financements auprès du Conseil Départemental du Val-de-Marne, de la
Région Ile-de-France et de tout autre financeur potentiel
Rapporteur : Bernard Prieur (Démocratie – Assemblée citoyenne – Vie associative)
M. BOUYSSOU - « Je crois que c’est Bernard Prieur maintenant qui rapporte. Et remettez-
vous à vos feuilles de vote, parce que dans les dépenses un peu légères que j’ai faites dans la
dernière période, en échange de votre feuille de vote, vous sera remise une boîte de
chocolats, pour Noël. Bernard Prieur, à toi. »
M. PRIEUR - « Monsieur le Maire, chers collègues. Je vais soumettre à votre approbation à
une décision qui amènera un cofinancement d’un projet qui fait partie des 190 projets qui ont
été proposés par la population, dans le cadre du premier budget participatif. Il y a eu 190
projets dont 133 ont été retenus et 12 qui ont été lauréats, élus pour pouvoir être réalisés.
Le projet dont on parle ce soir, c’est le projet qui doit se réaliser sur la cour qui est entre la
Cité Spinoza et la Cité Denis Papin. C’est un projet qui a été porté par des enfants et par des
adolescents, des jeunes qui proposaient un City stade, et un espace de jeux pour enfants. Lors
de l’estimation première, après qu’il ait fait l’objet d’une étude, pour voir s’il répondait aux
critères du cahier des charges qui permettait de déterminer quels étaient les projets qui
étaient recevables dans le cadre du budget participatif. Il a également fait l’objet d’une
étude par les services, dans un premier temps et dans un temps très contraint, compte tenu
du nombre de projets qui ont été proposés.
Le budget qui a été évalué était de 70 000 euros. Sachant que le budget maximal qui pouvait
être accordé pour chacun des projets ne pouvait pas dépasser 100 000 euros. Or il s’avère
que lors de la mise en œuvre pour sa réalisation, le budget s’est trouvé plus élevé. Nous étions
donc devant deux possibilités :
- La première était de reformater le projet de manière à ce qu’il rentre dans le budget
de 70 000 euros,
- soit d’envisager un financement supplémentaire en demandant à des cofinancements au
niveau du Département, de la Région, voire d’autres financeurs.
Nous avons rencontré les porteurs du projet, et il a été convenu effectivement d’entrer dans
une logique de demande de subvention pour obtenir des cofinancements. L’ensemble du projet,
qui pourra donc être réalisé dans sa totalité est porté, en termes de budget, à 158 295 euros.
Chacun peut être étonné de la différence entre la première et la deuxième évaluation.
Toutefois, il faut remettre le temps d’étude, dans le temps contraint qui a été accordé à
chacun des budgets. Cela s’explique aussi, au niveau des choix des matériaux, pour que cela(108
corresponde à la totalité de ce qui a été souhaité par les porteurs du projet. C’est pour cela
qu’on arrive à un budget de 158 295 euros.
Je vous propose de donner votre accord afin que les services de la Ville puissent engager les
procédures afin d’obtenir les subventions du Département, de la Région et de tous les autres
financeurs possibles. Merci à vous. »
M. BOUYSSOU - « Merci Bernard Prieur. Cela me rappelle une émission de télé de dans le
temps. Toi aussi, Rachel Lalande ? On est né la même année, je crois, à peu près.
Qui souhaite intervenir sur ce point Ghaïs Bertout-Ourabah ? »
M. BERTOUT-OURABAH - « J’avais juste une question pour Bernard Prieur, parce que tu
dis dans la totalité du projet, mais si je me rappelle bien, il avait été question d’un barbecue à
un moment donné. C’était juste ma question. »
M. BOUYSSOU - « Karim Mastouri. »
M. MASTOURI - « Merci Monsieur le Maire. Mes chers collègues, je constate que l’on passe
d’une enveloppe initiale de 70 000 euros à 158 295 euros, soit plus du double. Ce projet
aurait-il été sous-évalué ? Cela m’interpelle, car comme je viens de le dire, on passe du simple
à plus du double. Peut-être aurait-il fallu privilégier d’autres projets plus réalisables ? Si
jamais la Ville n’arrive pas à obtenir des financements qui sont importants de la part du
Département et de la Région, qu’en sera-t-il du projet ? Sera-t-il remis en cause ?
Il faut être vigilant à l’avenir sur l’organisation du budget et revoir le contenu de la charte.
Cela permettra d’accompagner en amont les porteurs de projets, concernant les coûts et
surtout leur faisabilité. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU - « Merci. Y a-t-il d’autres interventions sur ces points avant que je redonne
la parole… Fabienne Oudart. »
Mme OUDART - « Je voulais revenir sur ce projet qui à mon avis a été sous-budgétisé parce
qu’il y avait cette première session du budget participatif, où on a accepté des choses. Il faut
reconnaître que sur ce projet, l’envie, le désir et le plaisir de voir toutes ces réponses nous a
emportés. On a peut-être oublié d’être un peu vigilants au niveau de la faisabilité.
Je suis d’accord avec toi, lors du prochain budget participatif, parce que cela a vraiment été
une réussite au niveau de la participation des gens. Il faut vraiment être très vigilants sur les
critères, et peut-être prendre moins de projets, pouvoir plus les partager et qu’on soit après
en capacité de les mettre en œuvre dans les meilleures conditions possibles.
Mais après, c’est intéressant parce que j’étais à la réunion pour présenter la difficulté de la
faisabilité du projet, pour dire : les services de la ville, on dit : on peut chercher des
subventions à la Région, on peut faire ci, on peut faire ça. Ils ont vraiment travaillé avec les
jeunes qui étaient porteurs du projet pour trouver des solutions et pour arriver jusqu’à la
faisabilité. C’était intéressant, mais à la base, en effet, je suis d’accord avec toi, il y a eu un
enthousiasme qui a permis cela. »
M. BOUYSSOU - « Merci Atef Rhouma. »(109
M. RHOUMA - « Rapidement, une fois encore, je tiens à me féliciter qu’on continue à
instruire ce projet, parce que le budget participatif a suscité un engouement auprès de toute
la population, notamment chez les plus jeunes. C’était la première fois que je voyais des tout
jeunes habitants se bouger pour porter une dynamique. Il y a eu ces deux dynamiques, celle du
terrain à la Cité Maurice Thorez et celle à Denis Papin, Spinoza.
C’est aussi un bon signal que de les avoir rencontrés et de dire on continue à avancer sur ce
projet, en leur disant effectivement peut-être qu’il a été sous-évalué, mais on va aller au bout,
ce qui permettra par la suite de continuer à les mobiliser et de mobiliser les plus jeunes. Il
faut vraiment qu’on aille au bout de cette démarche. Revoir le projet à la baisse, ce serait une
déception pour tous.
C’est l’idée que j’avais soulevée à un des conseils municipaux. Il faut éventuellement, et c’est
ce qui est en train d’être fait, chercher des partenariats avec la Région, avec le ministère des
Sports éventuellement, bien que son enveloppe ne cesse de baisser, voir comment on peut
aller au bout de ce projet, notamment sur le terrain de foot et les jeux pour enfants.
Il y a aussi la CAF que nous pouvons solliciter pour les jeux pour enfants, je ne sais pas si la
démarche a été entreprise, mais la CAF finance les espaces de jeux pour enfants. C’est une
piste à explorer. Merci. »
M. BOUYSSOU - « D’autres questions, non ? Bernard Prieur, peut-être sur le barbecue
notamment. »
M. PRIEUR - « Je te promets de te donner la réponse. Parce que ce qui a fait vraiment sujet
c’est le City Stade. Pour en avoir vu quelques-uns, parce que l’on travaille avec d’autres
porteurs de projets sur Pierre et Marie Curie, qui souhaitent également développer ce type
d’activité, nous avons été en voir plusieurs, et cela peut être très différent. C’est-à-dire que
d’un City Stade à l’autre, les aménagements peuvent être très variables et donc impacter le
montant du budget.
Ceci dit, c’est vrai, comme vient de le dire Fabienne Oudart, le succès du budget participatif,
c’est 190 projets, 143 retenus sur un temps contraint : l’étude a commencé en février, et le
vote s’est fait en juin. Cela veut dire que les services ont dû répondre à cette forte demande,
ce qui a contribué à une charge de travail supplémentaire, parce qu’elle n’était pas du tout
attendue à ce volume.
Effectivement, c’est une première. L’attitude, de mon point de vue, la plus constructive par
rapport à la situation qui nous est faite et sur l’ensemble des imperfections… Parce qu’on
pourrait dire qu’il n’y a pas que celle-là. On sait par exemple que la plupart des projets qui
posent problème à réaliser, c’est ceux qui se passent dans l’espace public. Or l’espace public
demande systématiquement une enquête publique pour être sûr que ce qui est proposé
correspond à une attente de l’ensemble de la population avoisinante.
Or le budget participatif, par définition, est porté soit par un citoyen ou une citoyenne, soit
par une association qui doit se donner les moyens de procéder à cette enquête publique. Cela
veut dire qu’effectivement, dans le prochain budget participatif, il faudra anticiper les
moyens à mettre en œuvre pour permettre un soutien à l’ensemble des porteurs de projets,
où il y aura nécessité de mettre en place une enquête publique.(110
Dans les 12 projets lauréats, il y en a 8 qui sont réalisés, et 4, actuellement font l’objet d’une
approche en vue de les réaliser tous à leur terme. C’est vrai que quand on s’engage dans une
opération de cette nature, qui engage la volonté citoyenne, qui engage la participation
citoyenne, c’est au fur et à mesure que les services trouvent leur place dans le volume de
travail que cela vient demander pour qu’ils puissent répondre à la demande.
La garantie, c’est que tous les projets seront réalisés dans les termes qu’ils ont été proposés.
C’est vrai qu’il faut savoir en tirer la leçon et nourrir le prochain budget participatif. Il faut
savoir entendre, il faut savoir, pour nous, écouter et tirer les leçons de cette première
expérience, tout à fait. »
M. BOUYSSOU - « Merci Bernard Prieur. Oui, nous sommes dans une première
expérimentation. Sabrina Sebaihi, vas-y. »
Mme SEBAIHI - « Très rapidement. Le barbecue n’a pas été évoqué dans la réponse. Juste
pour donner un élément de réponse. »
M. PRIEUR - « J’ai dit que je m’engageais à répondre à Ghaïs. »
Mme SEBAIHI - « Juste pour donner un élément, au cours du précédent mandat, nous avions
travaillé à cette question des barbecues, et au même titre que ce qui a été réalisé sur le
quartier Monmousseau, il est normalement prévu l’implantation d’aire à barbecues sur chaque
quartier de la ville, en contrepartie du fait que la ville prend tous les ans un arrêté
d’interdiction des barbecues sur l’espace public. A priori, sur le centre-ville, il y aura bien une
implantation d’aire à barbecues. Ce ne sera peut-être pas là, mais, normalement, c’est prévu. »
M. BOUYSSOU - « Très bien. Je vous renvoie à vos feuilles de vote sur l’appréciation.
LE CONSEIL
43/ AUTORISE le Maire à mandater, dès que nécessaire, aux associations et autres organismes locaux percevant
une subvention communale et qui en ont justifié la nécessité, un ou plusieurs acomptes de subvention au titre de
2021 dans la limite du quart du montant accordé en 2020, suivant le tableau ci-dessous :
ASSOCIATIONS Subvention communale
2020
Avance de trésorerie
basée sur 1/4 de la
subvention
communale 2020
Association Culturelle du Théâtre
Aleph
7 615 € 1 904 €
Bergers en scène 230 184 € 57 546 €
CASC 318 000 € 79 500 €
CREDAC 168 758 € 42 190 €
Jazz Ivry 4 608 € 1 152 €
Ne pas Plier 9 200 € 2 300 €
Secours Populaire Français 4 500 € 1 125 €
Union Locale CGT 11 400 € 2 850 €
Union Sportive d’Ivry Club
Omnisport
389 795 € 97 449 €
Union Sportive d’Ivry Handball 1 133 250 € 283 313 €
Établissement public et/ou groupement d'intérêt public
Théâtre des Quartiers d'Ivry –
TQI
749 659 € 187 415 €(111
(33 voix pour, 3 voix contre : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT ; 4 abstentions : Mmes LE FRANC,
OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD et 5 ne prennent pas part au vote Mmes MEDEVILLE, BERNARD,
OUDART et LERUCH, M. FAVIER)
44/ APPROUVE la demande d’une subvention d’investissement pour la réalisation du projet lauréat au Budget
Participatif 2019 n°65 « Aménager Spinoza » et AUTORISE le Maire à engager les démarches nécessaires à
l’obtention de ces subventions auprès du Conseil Départemental du Val-de-Marne, de la Région Ile-de-France et de
tout autre financeur potentiel.
(unanimité)(112
POINT 45
SIFUREP
Communication du rapport d’activité 2019
- rapport annuel 2019
POINT 46
SIPPEREC
Communication du rapport d’activité et du compte administratif 2019
- rapport annuel 2019
- compte administratif (consultable en séance)
Rapporteur : Méhadée Bernard (Affaires générales et fonctions support du service
public – Ville numérique)
M. BOUYSSOU - « Méhadée Bernard, il faut maintenant que tu rapportes très longuement
sur le rapport d’activité du SIFUREP et du SIPPEREC. Non, je ne propose pas que ce soit très
long, je plaisantais. »
Mme BERNARD - « Non, je vais essayer d’aller vite. On a coutume de passer en Conseil
municipal les rapports de nos syndicats intercommunaux. Le SIFUREP, ce n’est pas glam, c’est
le Syndicat intercommunal funéraire de la région parisienne qui regroupe 105 collectivités où
je siège. Mon suppléant c’est Guillaume Spiro.
En gros, le SIFUREP, pour aller un peu vite, permet d’avoir évidemment des éléments chiffrés
sur le nombre de décès en Ile-de-France. C’est intéressant dans la période, puisque dans le
dernier rapport, on apprend qu’entre le 2 mars et le 3 mai, 24 000 Franciliens sont décédés,
soit 88 % de plus par rapport à l’année précédente. Cela nous éclaire beaucoup sur le Covid,
qui n’est pas une vue de l’esprit.
Mais c’est un syndicat qui nous permet de bénéficier de tarifs négociés et qui permet aux
Ivryennes et aux Ivryens de bénéficier de tarifs négociés auprès de leurs délégataires, qui
s’appelle OGF, ou ce que vous connaissez souvent mieux, les pompes funèbres générales.
Ils développent beaucoup de choses autour de l’accompagnement notamment. Vraiment, c’est
glauque l’accompagnement des décès pour les enfants de moins d’un an, pour les enfants de
moins de 16 ans. C’est le syndicat qui gère tout cela.
Je profite de l’occasion, puisque nous sommes évidemment adhérents du SIFUREP, mais pour
autant, la Ville a choisi de garder en régie toute une série de choses autour de la gestion des
cimetières. Nous avons un service funéraire très dynamique qui est rattaché au service des
affaires civiles. On entretient deux cimetières sur la commune. Nous reprenons les
concessions échues. On s’occupe de gérer les caveaux périmés. On construit des
columbariums, les cavurnes.
Ce sont des agents qui accompagnent évidemment en premier lieu les familles dans leur deuil
parce qu’ils sont là. J’ai eu l’occasion de passer du temps avec eux le 1er novembre et je peux
vous assurer qu’ils sont essentiels en termes de politique de service public, même si cela a l’air
un peu éloigné de nous. Mais dans ces moments, la bienveillance et l’accueil du service public,
c’est un peu différent d’un accueil privé, donc c’est important.(113
Je l’avais fait un petit peu sur Facebook parce que je trouvais que c’était intéressant, les
agents du cimetière ont travaillé à la végétalisation du cimetière avec une technique
particulière qui s’appelle l’hydro-mulch. Je vous invite, quand vous avez l’occasion, à passer au
cimetière Monmousseau, à regarder les parcelles. C’est intéressant comme technique de
revégétalisation d’espaces qui sont un peu dégradés, qui d’un seul coup, deviennent verts. C’est
pour le SIFUREP.
Ensuite, je crois qu’il y a un deuxième rapport qui est le rapport du SIPPEREC. Le SIPPEREC,
c’est le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de
communications. Il y a un rapport d’activité que j’ai en version papier, qui est plutôt assez bien
fait. C’est un syndicat qui regroupe 116 collectivités, qui développe des compétences autour de
l’électricité et des énergies renouvelables et des compétences numériques. Le SIPPEREC
contrôle le service public de la distribution de la fourniture d’électricité par EDF et Enedis
afin de garantir une qualité de service. Il peut être amené à soutenir la ville via les CCAS, en
développant, par exemple, les chèques énergie pour les familles qui sont en précarité
énergétique. Il accompagne les villes dans les achats de véhicules électriques aussi. Même si
pour le coup, sur ce volet, pour en avoir discuté avec Clément Pecqueux et Sarah Misslin tout
à l’heure, les offres du SIPPEREC ne sont pas nécessairement très intéressantes. Il
accompagne les villes dans la transition numérique et digitale.
Vous avez le rapport à votre disposition. Je ne vais pas être plus longue. Il est très tard. »
M. BOUYSSOU - « Merci, Méhadée. J’imagine que ces rapports, qui ne suscitent pas de
vote, puisque c’est la présentation du rapport annuel, ne suscitent pas d’intervention. Nous
sommes d’accord. »
LE CONSEIL
45/ PREND ACTE de la Communication du rapport d'activité 2019 du SIFUREP
(affaire non sujette à un vote)
46/ PREND ACTE de la Communication du rapport d’activité et du compte administratif 2019 du SIPPEREC.
(affaire non sujette à un vote)(114
POINT 47
Association Malienne de Solidarité et de Coopération Internationale pour le
Développement (AMSCID)
Attribution d’une subvention exceptionnelle
POINT 48
Réseau de Coopération Décentralisée pour la Palestine (RCDP)
Convention de soutien et d’amitié avec le village d’Aldouyouk Alfoqa
Attribution d’une subvention dans le cadre du projet Santé-Prévention-Solidarité
Rapporteur : Nathalie Leruch (Lutte contre les discriminations - Relations
internationales – Travail de mémoire)
VŒU D’INTERET INTERNATIONAL
Vœu relatif à la situation au Sahara Occidental
Vœu présenté par Nathalie Leruch (Tiers Citoyen) au nom de la majorité municipale
« Ensemble pour Ivry »
M. BOUYSSOU - « Je vais passer la parole à Nathalie Leruch. Ce que je propose pour qu’on
essaye d’avoir des pôles cohérents. Comme nous avons un vœu d’intérêt international et que
Nathalie Leruch va le rapporter sur deux délibérations internationales, si elle veut bien
enchaîner avec le vœu dans la poursuite de ces deux délibérations, comme ça, cela garde une
cohérence d’ensemble. D’accord ? »
Mme LERUCH - « Oui, tout à fait d’accord. Je rappelle à chacun que les relations
internationales ont pour objet de créer des partenariats et des liens avec des communautés
qui habitent le territoire, et également le territoire ivryen, bien sûr.
C’est dans ce cadre qu’il y a une coopération internationale depuis de longues années avec
l’AMSCID, qui est l’Association malienne de solidarité et de coopération internationale pour le
développement. C’est une coopération qui existe depuis 2005 avec la commune rurale de
Dianguirdé. C’est une coopération qui a été signée plusieurs années de suite avec des
collectivités et leurs partenaires, l’association Malienne de Solidarité, le Comité de jumelage
et l’association de développement de la commune de Dianguirdé.
Ce sont des conventions pluriannuelles avec des objectifs différents qui sont essentiellement
de travailler dans les domaines de l’eau, l’hygiène, l’assainissement, la promotion de la santé,
l’éducation et le soutien scolaire, l’appui aux activités génératrices de revenus pour les
femmes, le soutien au développement institutionnel, etc. Je ne fais pas toute la liste, mais
vous pourrez la trouver en annexe.
Il s’agit cette fois-ci de financer le travail d’un animateur rural. C’est quelqu’un qui coordonne,
qui travaille et qui enseigne aussi des meilleures techniques d’agriculture pour aider les gens
de ce village à mieux profiter de leurs terres. C’est une subvention de 3 700 euros que l’on
doit verser au titre de l’année 2020. On est en retard de ce paiement. On régularise une
situation qui a été un peu retardée.(115
La deuxième subvention concerne toujours bien sûr la coopération internationale avec des
villages palestiniens de la vallée du Jourdain. Je ne vais pas vous refaire peut-être à cette
heure la situation israélo-palestinienne et toutes les difficultés que cette situation engendre.
Mais, on travaille avec d’autres communes, emmenées par la commune de Gennevilliers sur une
coopération et une aide. Nous avons été sollicités par le réseau de coopération décentralisée
pour la Palestine pour exprimer notre solidarité avec le refus de l’annexion de la vallée du
Jourdain, et la poursuite par le gouvernement israélien du morcellement du territoire
palestinien.
Il est proposé qu’on signe une convention de soutien et d’amitié avec la commune palestinienne,
je vais essayer de le dire bien d’Aldouyouk Alfoqa, qui est située dans la région nord de
Jéricho. C’est une population de 4 600 habitants dont l’agriculture est le principal secteur
d’emploi.
L’idée, c’est qu’on participe, comme je vous l’ai dit, avec d’autres communes. Nous en
particulier à Ivry, on est focalisé sur un projet qui a pour objectif de traiter trois thèmes
principaux autour de la santé :
- la santé mentale et la psychologie,
- les maladies chroniques,
- et un suivi médical particulièrement adapté aux femmes.
Le chef de file de ce projet, je vous l’ai dit, c’est la ville de Gennevilliers. Le principe c’est que
l’on va déposer un dossier de cofinancement au ministère de l’Europe et des Affaires
étrangères, le MAE avant la fin décembre. Ce sont les derniers délais pour répondre à un
appel à projets. Et si cela fonctionne, si le projet est retenu, le ministère des Affaires
étrangères abonde d’autant, que ce qui permet de financer ces projets de façon très
importante et très intéressante.
Pour ce qui nous concerne, on s’engagerait à hauteur de 2 000 euros.
J’en termine avec effectivement le vœu concernant la situation au Sahara occidental qui a
brutalement évoluée aujourd’hui, mais pas dans un sens très heureux malheureusement,
puisque Donald Trump qui fait le ménage avant de partir, qui fait le nettoyeur, plus
exactement, a annoncé aujourd’hui même qu’il avait signé une proclamation reconnaissant la
souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Ce soutien du Président Amérique aurait fait
l’objet d’une négociation en échange de la normalisation des relations du Maroc avec Israël.
C’est la dette qui a été proposée.
Vous le savez, à Ivry, nous avons un citoyen d’honneur depuis plusieurs années qui s’appelle
Naâma Asfari. Il est emprisonné depuis dix ans avec 19 de ses camarades dans les geôles
marocaines, dans différentes prisons d’ailleurs. Ils ont été séparés les uns des autres.
C’est pareil, il est très tard, donc je ne vais pas vous refaire l’historique de la situation du
peuple Sahraoui et le conflit qui les oppose au gouvernement marocain depuis des années, qui
s’est aggravé très considérablement ce dernier mois, puisqu’on est maintenant dans une
proclamation d’un Etat de guerre.(116
L’idée, c’est simplement de renouveler notre soutien, bien sûr, au mari de Claude Mangin, qui
est une citoyenne qui se bat depuis de longues années pour ce combat, au point d’en avoir fait
une grève de la faim il y a quelques années, vous le savez, et également de soutenir ses
camarades, d’exiger sa libération et que les négociations auxquelles le Maroc s’était engagé
auprès de l’ONU, il y a dix ans, aient enfin lieu. J’en termine ici. »
M. BOUYSSOU - « Merci Nathalie Leruch. Qui souhaite intervenir ? Je vous propose de
focaliser nos échanges sur le vœu. Parce que les deux autres délibérations… Kheira Freih
Bengabou, je t’en prie, à toi. »
Mme FREIH BENGABOU - « Merci Monsieur le Maire. Chers collègues, Mesdames et
Messieurs. A l’heure où effectivement Nathalie Leruch, merci de préciser, où les Nations
Unies demandent un référendum sur l’autodétermination du peuple Sahraoui, le Président des
Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump, Président sortant, a annoncé, des sources de l’agence
France Presse, ce jeudi 10 décembre à 17 heures 20, après un entretien téléphonique avec le
roi Mohammed VI du Maroc : reconnaître la légitimité du Maroc sur le Sahara occidental.
Cette position géopolitique, c’est une obstruction à l’apaisement dans cette région du monde
en tension, ainsi que pour la liberté des peuples.
Aujourd’hui, nous ne pouvons que regretter la décision du Maroc d’étendre illégalement la
brèche de Guerguerate ce qui intensifie le conflit et déclenche des échanges permanents.
Les écologistes saluent l’engagement de Claude Mangin, l’épouse de Naâma Asfari, qui se bat
depuis des années afin de rendre visite à son mari emprisonné au Maroc. Bien entendu, les
écologistes et la ville d’Ivry continueront de soutenir le peuple Sahraoui à disposer d’eux-
mêmes. Je vous remercie. »
M. BOUYSSOU - « Merci Kheira Freih Bengabou. Sarah Misslin. »
Mme MISSLIN - « Oui, merci Monsieur le Maire. Rebonsoir à toutes et tous. Pour aller dans
le sens de ce que vient de développer Kheira Freih Bengabou, et remercier Nathalie Leruch de
porter ce vœu. Effectivement, il y a peu, nous avons malheureusement fêté les dix ans
d’emprisonnement de Naâma Asfari.
Le communiqué royal annonce la normalisation des rapports diplomatiques entre le Maroc et
Israël, tout en disant bien sûr maintenir la défense de la juste cause palestinienne, et bien
sûr l’intention de rouvrir les ambassades dans chaque pays, tout cela pour simplifier les
rapports, cela va de soi. Encore une fois, l’économie bafoue des peuples et nie l’écrasement du
peuple palestinien et du peuple Sahraoui, moins dans un silence assourdissant depuis cet
après-midi, mais ce n’est pas gagné.
Nous avons toujours combattu la colonisation, nouvelle comme ancienne. Cette question est
malheureusement toujours d’actualité. Aucun pays n’a plus de droits qu’un autre à bafouer les
droits et la dignité des habitantes et des habitants.
Pour ne pas être plus longue, je citerai un rappeur val-de-marnais que nous sommes nombreux
et nombreux à aimer, Kerry James qui dit : "il n’y a pas de couleurs qui garantissent ton
honnêteté, pas de couleur pour être raciste, pas de couleur qui t’innocente de toute injustice."
Merci. »(117
M. BOUYSSOU - « Merci Sarah Misslin. Qui d’autre souhaite intervenir sur ce point ? Je ne
vois pas de main se lever. Je vais mettre aux voix ce vœu.
Bien évidemment, je ne vais pas être paranoïaque et dire que Donald Trump à l’œil rivé sur
l’ordre du jour de notre Conseil municipal, mais c’est vrai que ce hasard de calendrier est à la
fois triste, et en même temps renforce le sens du vœu qui vous est proposé ce soir.
Comme l’a rappelé Nathalie Leruch, cela fait des années qu’on agit pour le droit du peuple du
Sahara occidental à disposer de son destin et de son autonomie. C’est un Etat qui est reconnu
par l’ONU. L’ONU agit depuis des décennies pour essayer de faire reconnaître le droit à cet
Etat.
Le vœu que l’on prend ce soir va dans ce sens et apporte son soutien à un citoyen d’honneur de
notre ville. C’est toujours important.
Je mets aux voix. Qui est pour qu’on adopte ce vœu ? Merci. Qui est contre ? Merci. Qui
s’abstient ? Merci. Qui ne prend pas part au vote ? Merci bien. »
M. Le Maire met aux voix
LE CONSEIL,
47/ APPROUVE le versement d’une subvention exceptionnelle d’un montant de trois mille sept cent un euros
(3 701 €) à l’AMSCID afin de permettre le financement d’un poste d’animateur rural à Dianguirdé pour l’année
2020.
(41 voix pour et 4 abstentions : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD)
48/ APPROUVE la convention avec la commune d’Aldouyouk Alfoqa dans la vallée du Jourdain, APPROUVE la
subvention au Réseau de Coopération Décentralisée pour la Palestine afin de pouvoir obtenir le Co-financement du
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères pour le projet Santé-Prévention-Solidarité et PRECISE que le
montant de la subvention accordée par la Ville à ladite association s’élève à 2 000 €. (41 voix pour et 4 voix contre : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD)
LE CONSEIL,
/ APPROUVE le vœu présenté par Nathalie LERUCH (Tiers Citoyen) au nom de la Majorité municipale « Ensemble
pour Ivry » relatif à la situation au Sahara occidental.
(29 voix pour, 3 voix contre : Mmes KAAOUT, BOULKROUN, M. HARDOUIN ; 5 abstentions : Mmes MACALOU,
DUMABIN-DELAFOY, MM. RHOUMA, MRAIDI, BAMBA et 8 ne prennent pas part au vote : MM. GASSAMA,
BADI, BERTOUT-OURABAH, BOUILLAUD, FOURDRIGNIER, Mmes CHOUAF, LE FRANC, OUABBAS)(118
POINT 49
Evolution des emplois et du tableau des effectifs
POINT 50
Création d’emplois répondant à un accroissement saisonnier d’activité ou temporaire
d’activité dans l’attente du vote du budget
POINT 51
Direction des Services Informatiques
Création d’un emploi spécifique de chef de projet informatique (cat. A)
POINT 52
Centre Interdépartemental de Gestion
Adhésion au service Conseil Insertion Maintien dans l’Emploi (CIME) – Convention
- convention
Rapporteur : Romain Marchand (Personnel communal et dialogue social)
M. BOUYSSOU - « Je vais passer la parole pour les dernières délibérations à
Romain Marchand, mais qui ne souhaitait même pas intervenir. Il dit que ce n’est que de la
technique. Mais dites-nous un mot s’il y a des questions. »
M. MARCHAND - « S’il y a des questions, je veux bien y répondre, mais très sincèrement, on
est dans les délibérations habituelles. Je vous l’ai dit la dernière fois, que vous retrouverez à
chaque Conseil municipal, dès qu’il y a des évolutions dans le tableau des effectifs, on est
amené à passer des délibérations, mais qui ne nécessitent pas de débat, surtout à cette heure
tardive.
M. BOUYSSOU - « Merci Romain Marchand.
Excusez-moi, je vais retenir votre attention encore 30 secondes. Vraiment, ce n’est pas très
long. Je voudrais saluer ce soir la présence parmi nous de Marianne Fillère qui est à la table
de l’administration. C’est cette jeune femme, j’ai envie de dire cela, qui est directrice
générale adjointe des services. Elle a notamment en charge toutes nos politiques jeunesse,
nos politiques de l’enfance, nos politiques familiales, nos politiques de l’éducation, nos
politiques de sport aussi. Elle est directrice générale adjointe depuis de nombreuses années à
nos côtés. Elle va nous quitter, car elle va arriver en retraite, bien qu’elle ait l’air très jeune.
Vraiment, je te remercie, Marianne Fillère, pour toutes ces années.
Applaudissements
Merci Marianne Fillère pour toutes ces années au service de notre ville et de ses habitants.
Vous aurez le droit à une boîte de chocolats en échange de vos feuilles de vote. Je suis lourd,
mais j’insiste. C’est la dernière fois, vous n’aurez pas cela à tous les conseils. »(119
LE CONSEIL
49/ DECIDE, à compter du 1er janvier 2021, la création des emplois suivants :
- 1 emploi d’attaché hors classe
- 2 emplois d’attaché principal
- 4 emplois d’attaché
- 2 emplois de rédacteur
- 19 emplois d’adjoint administratif principal de 1ère classe
- 4 emplois d’adjoint administratif principaux de 2ème classe
- 1 emploi d’adjoint administratif
- 5 emplois de technicien principal de 1ère classe
- 4 emplois de technicien principal de 2ème classe
- 4 emplois d’agent de maîtrise principal
- 11 emplois d’adjoint technique principal de 1ère classe
- 9 emplois d’adjoint technique principal de 2ème classe
- 1 emploi d’animateur principal de 1ère classe
- 1 emploi d’animateur principal de 2ème classe
- 4 emplois d’adjoint d’animation principal de 2ème classe
- 1 emploi de cadre de santé de 1ère classe
- 1 emploi de sage-femme hors classe
- 1 emploi de psychologue hors classe à temps non complet
- 1 emploi d’ATSEM principal de 1ère classe
- 2 emplois d’auxiliaire de soins principal de 1ère classe
- 3 emplois d’agent social principal de 2ème classe
- 2 emplois d’adjoint principal du patrimoine de 1ère classe
- 1 emploi d’opérateur principal des APS
- 1 emploi de technicien paramédical de classe supérieure
- 1 emploi d’ergothérapeute de classe supérieure
- 1 emploi d’ergothérapeute hors classe
- 1 emploi de manipulateur d’électroradiologie médicale de classe supérieure
- 1 emploi de manipulateur d’électroradiologie médicale hors classe
- 1 emploi de psychomotricien de classe supérieure
- 1 emploi de psychomotricien hors classe
Et DECIDE, à compter du 1er janvier 2021, la suppression des emplois suivants :
- 1 emploi de directeur territorial
- 2 emplois d’attaché
- 2 emplois de rédacteur principal 1ère classe
- 19 emplois d’adjoint administratif 2ème classe
- 4 emplois d’adjoint administratif
- 5 emplois de technicien principal de 2ème classe
- 7 emplois de technicien
- 4 emplois d’agent de maîtrise
- 11 emplois d’adjoint technique principal de 2ème classe
- 9 emplois d’adjoint technique
- 1 emploi d’animateur principal de 2ème classe
- 1 emploi d’animateur
- 4 emplois d’adjoint d’animation
- 2 emplois de cadre de santé de 2ème classe
- 1 emploi de sage-femme de classe normale
- 1 emploi de psychologue de classe normale à temps non complet
- 3 emplois de technicien paramédical de classe supérieure
- 1 emploi de psychomotricien de classe supérieure
- 1 emploi de manipulateur d’électroradiologie médicale de classe supérieure
- 1 emploi d’ergothérapeute de classe supérieure(120
- 1 emploi d’ATSEM principal de 2ème classe
- 2 emplois d’auxiliaire de soins principal de 2ème classe
- 3 emplois d’agent social
- 2 emplois d’adjoint du patrimoine principal de 2ème classe
- 1 emploi d’opérateur qualifié des APS
- 1 emploi d’assistant socio-éducatif de 2ème classe
(38 voix pour, 7 abstentions : Mmes LE FRANC, OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD, HARDOUIN,
Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
50/ DECIDE, à compter du 1er janvier 2021, la création d’emplois non permanents répondant à un accroissement
saisonnier d’activité comme suit :
- 7,25 mois d’adjoint technique
Et DECIDE, à compter 1er janvier 2021, la création d’emplois répondant à un accroissement temporaire d’activité
comme suit :
- 21 mois d’adjoint d’animation,
- 6 mois d’adjoint administratif,
- 24 mois d’adjoint technique,
- 4 mois d’auxiliaire de puériculture principal de 2ème classe,
- 4 mois d’agent social,
- 4 mois de technicien,
- 8 mois de rédacteur,
- 4 mois d’attaché.
(38 voix pour, 3 voix contre : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT et 4 abstentions : Mmes LE FRANC,
OUABBAS, MM. FOURDRIGNIER, BOUILLAUD)
51/ DECIDE la création d’un emploi spécifique de catégorie A (ingénieur), chef de de projet informatique au sein
de la direction des systèmes d’information et PRECISE que cet agent bénéficiera d’une rémunération mensuelle
calculée par référence à la grille indiciaire des ingénieurs territoriaux revalorisée en fonction des augmentations
de traitements de la fonction publique
(42 voix pour et 3 abstentions : M. HARDOUIN, Mmes BOULKROUN, KAAOUT)
52/ APPROUVE la convention portant adhésion de la Ville au service Conseil, Insertion, Maintien dans l’emploi
(CIME) des personnes en situation de handicap du Centre Interdépartemental de Gestion de la Petite Couronne
(unanimité)
LA SEANCE A ETE LEVEE A 1H20
LA SECRETAIRE
M. BERNARD
LE MAIRE
P. BOUYSSOU